Eruvin 4a โ€” L'ama des kilayim, les amot de l'autel et les chiourin halakha le-Moche mi-Sinaรฏ

Eruvin 4a

Sougya : Le daf achรจve l'examen de la beraita : toutes les amot des Sages sont de six tefahim, ร  condition qu'elles ne soient pas mesurรฉes au plus juste. Pour Rava la beraita s'explique bien (tefahim larges pour les kilayim, serrรฉs pour la souca et le mavoy) ; pour Abaye il faut la corriger, et il dรฉclare suivre Rabban Chimon ben Gamliel, qui ne parle que des kilayim.

On se demande si, pour Rava, il s'agit aussi d'une discussion de Tannaim : non, Rabban Chimon ben Gamliel explique le premier Tanna, et sa prรฉcision 'd'une ama de six' exclut les amot du yessod et du sovev de l'autel, mesurรฉes en petites amot selon le verset de Ye'hezkel. Le daf ouvre ensuite un nouveau sujet : Rav enseigne que les chiourin (mesures), les hatsitsin (interpositions) et les mehitsin (cloisons) sont halakha le-Moche mi-Sinaรฏ.

On objecte que les mesures sont tirรฉes du verset 'un pays de blรฉ et d'orge...', et le daf commence l'รฉnumรฉration : blรฉ, orge, vigne.

La beraita des amot lue par Abaye et par Rava Tanna kamma : toutes les amot des Sages = ama de 6, ร  condition qu'elles ne soient pas exactes RaChBaG : toutes les amot des Sages POUR LES KILAYIM = ama de 6, pas mesurรฉes au plus juste Abaye (souca / mavoy = 5, kilayim = 6) Rava (tout = 6, larges ou serrรฉs) 1. 'toutes les amot = 6' le contredit : kouchia 2. Correction : lire 'l'ama des kilayim = 6' 3. Mais la fin (RaChBaG) montre que le Tanna kamma parle de toutes les amot 4. Rรฉponse : je suis l'avis de RaChBaG Discussion de Tannaim : certaine Tanna kamma contre RaChBaG 1. 'pas exactes' = larges (kilayim), serrรฉs (souca, mavoy) : bien compris 2. RaChBaG explique le Tanna kamma : kilayim = pas au plus juste 3. 'ama de 6' exclut yessod et sovev de l'autel (petites amot de 5) Pas de discussion de Tannaim RaChBaG prรฉcise, il ne conteste pas
Pour Abaye la beraita oppose deux Tannaim ; pour Rava, Rabban Chimon ben Gamliel explique le Tanna kamma.
Rav : trois domaines halakha le-Moche mi-Sinaรฏ Chiourin mesures (kazayit, reviit...) Hatsitsin interposition ร  l'immersion Mehitsin cloisons (hauteur 10 tefahim) Objection : les chiourin sont de la Torah ! Devarim 8, 8 : un pays de blรฉ, d'orge, de vigne... ; Rav Hanan : tout le verset est dit pour les mesures Blรฉ temps de manger un peras (pain de blรฉ, accoudรฉ) maison atteinte : les habits portรฉs deviennent impurs Orge os d'un mort gros comme un grain d'orge impur par contact et port, pas par la tente (ohel) Vigne un reviit de vin pour le nazir Tossefot / Rabbenou Tam : reviit ou kazayit ? La suite de la liste (figue, grenade, olive, miel) et la rรฉponse viennent en 4b.
L'รฉnoncรฉ de Rav et l'objection tirรฉe du verset des sept espรจces : chaque espรจce fixe une mesure.
1
ืฉืœื ื™ื”ื• ืžื›ื•ื•ื ื•ืช. ื‘ืฉืœืžื ืœืจื‘ื โ€” ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื™ื”ื•ื™ื™ืŸ ื”ืœืœื• ืฉื•ื—ืงื•ืช ื•ื”ืœืœื• ืขืฆื‘ื•ืช. ืืœื ืœืื‘ื™ื™ ืงืฉื™ื!

qu'elles ne soient pas exactes. Cela se comprend selon Rava : afin que celles-ci soient [mesurรฉes en tefahim] larges (sohakot) et celles-lร  [en tefahim] serrรฉs (atsevot).

Mais selon Abaye, c'est une difficultรฉ !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉืœื ื™ื”ื• ืžื›ื•ื•ื ื•ืช ื›ื“ืžืคืจืฉ ื•ืื–ื™ืœ ืฉื™ื”ื• ืืžื•ืช ื›ืœืื™ื ืฉื•ื—ืงื•ืช ื•ืฉืœ ืžื‘ื•ื™ ื•ืกื•ื›ื” ืขืฆื‘ื•ืช:
Qu'elles ne soient pas exactes : comme il l'explique ensuite, que les amot des kilayim soient larges (sohakot) et celles du mavoy et de la souca serrรฉes (atsevot).
ืืœื ืœืื‘ื™ื™ ืงืฉื™ื ื”ื ื“ืงืชื ื™ ื›ืœ ืืžื•ืช ื‘ืืžื” ื‘ืช ืฉืฉื”:
Mais selon Abaye c'est une difficultรฉ : ce qui est enseignรฉ, que toutes les amot sont d'une ama de six.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la beraita commencรฉe en 3b : toutes les amot des Sages sont de six tefahim, ร  condition qu'elles ne soient pas exactes. Pour Rava, cette clause signifie que le tefah varie : large (sohakot) pour les kilayim, serrรฉ (atsevot) pour la souca et le mavoy. Pour Abaye, qui fixe l'ama de la souca et du mavoy ร  cinq tefahim, la phrase 'toutes les amot sont de six' fait difficultรฉ (kouchia).

2
ืืžืจ ืœืš ืื‘ื™ื™, ืื™ืžื: ืืžืช ื›ืœืื™ื ื‘ืืžื” ื‘ืช ืฉืฉื”.

Abaye te dira : dis [plutรดt] : l'ama des kilayim est d'une ama de six.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ืžื ืืžืช ื›ืœืื™ื ื‘ืืžื” ื‘ืช ืฉืฉื” ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ื›ืœ ืืžื•ืช ืฉืืžืจื• ื‘ื›ืœืื™ื ื‘ืืžื” ื‘ืช ืฉืฉื” ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ื”ื• ืžื›ื•ื•ื ื•ืช ืžืฆื•ืžืฆืžื•ืช ืืœื ื’ื“ื•ืœื•ืช ื‘ื˜ืคื—ื™ื ืฉื•ื—ืงื•ืช:
Dis : l'ama des kilayim est d'une ama de six : et voici ce qu'elle dit : toutes les amot qu'on a dites pour les kilayim sont d'une ama de six, ร  condition qu'elles ne soient pas exactes, mesurรฉes au plus juste, mais grandes, en tefahim larges (sohakot).
๐Ÿ’ก Explication

Abaye corrige la lecture de la beraita (eima, ยซ dis ยป) : elle ne parle que des amot des kilayim. La clause ยซ pas exactes ยป signifie alors : en tefahim larges.

3
ื•ื”ื ืžื“ืงืชื ื™ ืกื™ืคื: ืจื‘ืŸ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ืื•ืžืจ: ื›ืœ ืืžื•ืช ืฉืืžืจื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ื›ืœืื™ื ื‘ืืžื” ื‘ืช ืฉืฉื”, ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ื”ื• ืžืฆื•ืžืฆืžื•ืช, ืžื›ืœืœ ื“ืชื ื ืงืžื ื›ืœ ืืžื•ืช ืงืืžืจ!

Mais puisqu'il est enseignรฉ dans la fin [de la beraita] : Rabban Chimon ben Gamliel dit : toutes les amot dont les Sages ont parlรฉ pour les kilayim sont d'une ama de six, ร  condition qu'elles ne soient pas mesurรฉes au plus juste (metsoumtsamot) โ€” il s'ensuit que le premier Tanna parle de toutes les amot !

๐Ÿ’ก Explication

Argument par la structure du texte : si Rabban Chimon ben Gamliel (RaChBaG) prรฉcise ยซ pour les kilayim ยป, le tanna kamma (premier Tanna) parlait donc de toutes les amot. La correction d'Abaye ne tient pas.

4
ืืžืจ ืœืš ืื‘ื™ื™: ื•ืœืื• ืžื™ ืื™ื›ื ืจื‘ืŸ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ื“ืงืื™ ื›ื•ื•ืชื™, ืื ื ื“ืืžืจื™ ื›ืจื‘ืŸ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ.

Abaye te dira : n'y a-t-il pas Rabban Chimon ben Gamliel qui se tient selon moi ? Moi, j'ai parlรฉ selon Rabban Chimon ben Gamliel.

๐Ÿ’ก Explication

Abaye accepte que le tanna kamma soit contre lui. Sa rรจgle suit l'avis de RaChBaG, qui limite l'ama de six aux kilayim.

5
ืœืื‘ื™ื™ ื•ื“ืื™ ืชื ืื™ ื”ื™ื. ืœืจื‘ื ืžื™ ืœื™ืžื ืชื ืื™ ื”ื™ื?

Selon Abaye, c'est certainement une discussion de Tannaim. Selon Rava, faut-il dire que c'est une discussion de Tannaim ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืื‘ื™ื™ ื•ื“ืื™ ืชื ืื™ ื”ื™ื ื“ืœื ืžืฆื™ ืœืื•ืงืžื™ ืœืจื‘ื ืŸ ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ื”ื ื›ืœ ืืžื•ืช ืงืืžืจื™:
Selon Abaye c'est certainement une discussion de Tannaim : car il ne peut pas รฉtablir que les Rabbanan sont d'accord avec lui, puisqu'ils disent ยซ toutes les amot ยป.
ืœืจื‘ื ืžื™ ืœื™ืžื ืชื ืื™ ื”ื™ื ืžื™ ืืžืจื™ื ืŸ ืจื‘ืŸ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ืืžืช ื›ืœืื™ื ื‘ืืžื” ื‘ืช ืฉืฉื” ืื‘ืœ ืฉืืจ ืืžื•ืช ื›ื’ื•ืŸ ืกื•ื›ื” ื•ืžื‘ื•ื™ ื‘ืืžื” ื‘ืช ื—ืžืฉื” ืื• ื“ื™ืœืžื ืคืจื•ืฉื™ ืงื ืžืคืจืฉ ืจื‘ืŸ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ืœืžื™ืœืชื™ื™ื”ื• ื“ืจื‘ื ืŸ ื“ืืžืจื™ ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ื”ื• ืžื›ื•ื•ื ื•ืช ื“ื™ืฉ ืžื”ืŸ ืฉื•ื—ืงื•ืช ื•ื™ืฉ ืžื”ืŸ ืขืฆื‘ื•ืช ื•ืœื ืคื™ืจืฉื• ืื™ื–ื” ืžื”ืŸ ืฉื•ื—ืงื•ืช ื•ืื™ื–ื” ืžื”ืŸ ืขืฆื‘ื•ืช ื•ืืชื ืื™ื”ื• ืœืคืจื•ืฉื™ ื“ื”ื ืš ื“ื›ืœืื™ื ืœื™ื”ื•ื• ืฉื•ื—ืงื•ืช ื›ื“ืงืชื ื™ ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ื”ื• ืžืฆื•ืžืฆืžื•ืช ื•ืœื”ื›ื™ ืื“ื›ืจ ื›ืœืื™ื ื•ืœื ืœืžืขื•ื˜ื™ ืฉืืจ ืืžื•ืช ืœื”ื™ื•ืช ื‘ื ื•ืช ื—ืžืฉื” ืืœื ืœืžืขื•ื˜ื™ื ื”ื• ื“ืœื ืœื™ื”ื•ื• ืฉื•ื—ืงื•ืช:
Selon Rava, faut-il dire que c'est une discussion de Tannaim : disons-nous que Rabban Chimon ben Gamliel est en dรฉsaccord avec lui, pour dire que l'ama des kilayim est d'une ama de six, mais que les autres amot, comme celles de la souca et du mavoy, sont d'une ama de cinq ? Ou peut-รชtre Rabban Chimon ben Gamliel ne fait qu'expliquer les paroles des Rabbanan, qui disent ยซ ร  condition qu'elles ne soient pas exactes ยป : certaines sont larges et certaines serrรฉes, et ils n'ont pas prรฉcisรฉ lesquelles sont larges et lesquelles serrรฉes ; lui vient expliquer que celles des kilayim doivent รชtre larges, comme il enseigne ยซ ร  condition qu'elles ne soient pas mesurรฉes au plus juste ยป. C'est pour cela qu'il mentionne les kilayim : non pour exclure les autres amot et les ramener ร  cinq, mais pour les exclure d'รชtre larges.
๐Ÿ’ก Explication

Pour Abaye, la beraita contient une mahloket Tannaim : le tanna kamma (tout = 6) contre RaChBaG (kilayim = 6). La question porte sur Rava : RaChBaG le contredit-il, ou explique-t-il seulement le tanna kamma ? Rachi dรฉtaille les deux possibilitรฉs.

6
ืืžืจ ืœืš ืจื‘ื: ืจื‘ืŸ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ื”ื ืืชื ืœืืฉืžื•ืขื™ื ืŸ: ืืžืช ื›ืœืื™ื ืœื ื™ืฆืžืฆื.

Rava te dira : Rabban Chimon ben Gamliel vient nous apprendre ceci : l'ama des kilayim, on ne la mesure pas au plus juste (lo yetsamtsem).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื ืืชื ืœืืฉืžื•ืขื™ื ืŸ ืืžืช ื›ืœืื™ื ืœื ื™ืฆืžืฆื ื•ืœืคืจื•ืฉื™ ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืชื ื ืงืžื ื”ื•ื ื“ืืชื ื•ืœื ืœืžืขื•ื˜ื™ ืฉืืจ ืืžื•ืช ืžื‘ืช ืฉืฉื”:
Il vient nous apprendre ceci : l'ama des kilayim, on ne la mesure pas au plus juste : il vient expliquer la parole du premier Tanna, et non exclure les autres amot [de la mesure] de six.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse pour Rava : RaChBaG n'ajoute qu'une prรฉcision. Parmi les amot de six, celles des kilayim sont larges ; les autres restent de six, en tefahim serrรฉs.

7
ื•ืœื™ืžื: ืดืืžืช ื›ืœืื™ื ืœื ื™ืฆืžืฆืืด, ื‘ืืžื” ื‘ืช ืฉืฉื” ืœืžืขื•ื˜ื™ ืžืื™? ืœืื• ืœืžืขื•ื˜ื™ ืืžืช ืกื•ื›ื” ื•ืืžืช ืžื‘ื•ื™?

Qu'il dise [seulement] : ยซ l'ama des kilayim, on ne la mesure pas au plus juste ยป ! [Les mots] ยซ d'une ama de six ยป, que viennent-ils exclure ?

N'est-ce pas pour exclure l'ama de la souca et l'ama du mavoy ?

๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle objection contre Rava : la formule de RaChBaG contient ยซ d'une ama de six ยป. Si elle ne sert qu'ร  dire ยซ pas au plus juste ยป, ces mots sont superflus ; ils semblent donc exclure la souca et le mavoy, ce qui revient ร  l'avis d'Abaye.

8
ืœื, ืœืžืขื•ื˜ื™ ืืžื” ื™ืกื•ื“ ื•ืืžื” ืกื•ื‘ื‘,

Non : pour exclure l'ama du yessod et l'ama du sovev,

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื ืœืžืขื•ื˜ื™ ืืžื” ื™ืกื•ื“ ื•ืืžื” ืกื•ื‘ื‘ ื“ืœืื• ื‘ื ื•ืช ืฉืฉื” ื”ืŸ:
Non, pour exclure l'ama du yessod et l'ama du sovev : qui ne sont pas de six.
๐Ÿ’ก Explication

Les mots ยซ d'une ama de six ยป excluent des amot d'un autre domaine : celles de l'autel. Le yessod est la base de l'autel extรฉrieur ; le sovev est le rebord qui en fait le tour plus haut. Ces mesures se font en petites amot de cinq tefahim.

9
ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ืืœื” ืžื“ื•ืช ื”ืžื–ื‘ื— ื‘ืืžื•ืช ืืžื” ืืžื” ื•ื˜ืคื— ื•ื—ื™ืง ื”ืืžื” ื•ืืžื” ืจื—ื‘ ื•ื’ื‘ื•ืœื” ืืœ ืฉืคืชื” ืกื‘ื™ื‘ ื–ืจืช ื”ืื—ื“ ื•ื–ื” ื’ื‘ ื”ืžื–ื‘ื—ืด. ืดื—ื™ืง ื”ืืžื”ืด โ€” ื–ื” ื™ืกื•ื“, ืดื•ืืžื” ืจื—ื‘ืด โ€” ื–ื” ืกื•ื‘ื‘, ืดื•ื’ื‘ื•ืœื” ืืœ ืฉืคืชื” ืกื‘ื™ื‘ืด โ€” ืืœื• ื”ืงืจื ื•ืช, ืดื•ื–ื” ื’ื‘ ื”ืžื–ื‘ื—ืด โ€” ื–ื” ืžื–ื‘ื— ื”ื–ื”ื‘.

comme il est รฉcrit : ยซ Et voici les mesures de l'autel en amot, l'ama [รฉtant] une ama et un tefah : le hik d'une ama, une ama de largeur, et sa bordure sur son pourtour, un empan (zeret), et ceci est le dos de l'autel ยป (Ye'hezkel 43, 13). ยซ Le hik d'une ama ยป : c'est le yessod ; ยซ une ama de largeur ยป : c'est le sovev ; ยซ et sa bordure sur son pourtour ยป : ce sont les cornes (keranot) ; ยซ et ceci est le dos de l'autel ยป : c'est l'autel d'or.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื‘ืืžื•ืช ืืžื” ืืžื” ื•ื˜ื•ืคื— ื‘ืืžื•ืช ืงื˜ื ื•ืช ื‘ืช ื—ืžืฉื” ืฉื™ืฉ ื‘ืืžื” ื‘ืช ื•' ื‘ื™ื ื•ื ื™ืช ืืžื” ื•ื˜ืคื— ืžืืœื•:
En amot, l'ama [รฉtant] une ama et un tefah : en petites amot de cinq, de sorte que l'ama moyenne de six fait une ama et un tefah de celles-ci.
ื—ื™ืง ื”ืืžื” ื ืžื“ื“ ื‘ืืžื•ืช ืงื˜ื ื•ืช ื•ื›ืŸ ืืžื” ืจื•ื—ื‘ ื•ื›ืŸ ื’ื‘ื•ืœื• ืขืœ ืฉืคืชื• ื–ืจืช ื”ืื—ื“ ื•ื–ื” ื’ื‘ ื”ืžื–ื‘ื— ื›ื•ืœืŸ ื‘ืืžื•ืช ืงื˜ื ื•ืช ื”ืœืœื•:
Le hik d'une ama : mesurรฉ en petites amot ; de mรชme ยซ une ama de largeur ยป, de mรชme ยซ sa bordure sur son pourtour, un empan ยป, et ยซ ceci est le dos de l'autel ยป : tous en ces petites amot.
ื—ื™ืง ื”ืืžื” ื–ื” ื™ืกื•ื“ ื—ื™ืง ืขืœ ืฉื ืฉื”ื•ื ื—ื™ืงื•ื™ื• ื•ืชื™ืงื•ื ื• ืฉืœ ืžื–ื‘ื— ืžืœืžื˜ื”:
Le hik d'une ama, c'est le yessod : hik, du fait qu'il est la forme et l'achรจvement de l'autel par le bas.
ืืœื• ื”ืงืจื ื•ืช ืฉื”ืŸ ืืžื” ืขืœ ืืžื” ื•ื”ืื™ ื“ื›ืชื™ื‘ ื–ืจืช ื”ืื—ื“ ืžืืžืฆืขื™ืช ืจื—ื‘ื• ืฉืœ ืงืจืŸ ืžื•ื“ื“ ื–ืจืช ืฉื”ื•ื ื—ืฆื™ ืืžื” ืœื›ืœ ืจื•ื— ื“ื”ื•ื™ ืืžื” ืขืœ ืืžื”:
Ce sont les cornes : qui font une ama sur une ama ; et ce qui est รฉcrit ยซ un empan ยป : depuis le milieu de la largeur de la corne on mesure un empan, qui est une demi-ama, dans chaque direction, ce qui fait une ama sur une ama.
ื•ื–ื” ื’ื‘ ื”ืžื–ื‘ื— ื›ืœื•ืžืจ ื‘ืืžื” ืงื˜ื ื” ื–ื• ื ืžื“ื“ ื”ืืžื” ืฉืœ ืžื–ื‘ื— ื”ื–ื”ื‘ ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ื™ื” ืืžื” ืืจื›ื• ื•ืืžื” ืจื—ื‘ื• (ืฉืžื•ืช ืœ) ื•ื‘ืžืกื›ืช ืžื ื—ื•ืช ื‘ืคืจืง ืฉืชื™ ื”ืœื—ื (ืžื ื—ื•ืช ื“' ืฆื–:) ืžืคืจืฉ ืœื™ื” ืœื”ืื™ ืงืจื ื“ืืžื” ื™ืกื•ื“ ื“ืงืืžืจื™ ื‘ืงื˜ื ื” ืœืื• ื‘ืจื•ื—ื‘ ื›ื ื™ืกืช ื”ื™ืกื•ื“ ืืœื ื‘ื’ื•ื‘ื” ืขืœื™ื™ืชื• ื“ืืžืจ ืžืจ ืขืœื” ืืžื” ื•ื›ื ืก ืืžื” ื–ื”ื• ื™ืกื•ื“ ืื‘ืœ ืจื•ื—ื‘ ื”ื›ื ื™ืกื” ื‘ืืžืช ื‘ืช ืฉืฉื” ื•ืืžื” ืกื•ื‘ื‘ ื›ื ื™ืกื” ื“ื™ืœื” ื‘ืืžื” ืงื˜ื ื” ื•ืœื ื—ืžืฉ ืืžื•ืช ืฉืœ ืขืœื™ื™ืช ื’ื•ื‘ื”ื” ื‘ืืžื” ืงื˜ื ื” ื›ื“ืชื ืŸ ืขืœื” ื—ืžืฉ ื•ื›ื ืก ืืžื” ื–ื” ื”ืกื•ื‘ื‘ ื•ืงืจื ื•ืช ืœื ืฉื ื ื’ื•ื‘ื”ืŸ ื•ืœื ืฉื ื ืจื•ื—ื‘ืŸ ื‘ืืžื” ืงื˜ื ื”: ื”ื’"ื” - ื›ืืฉืจ ืžืคื•ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืฉืžืข ืจื‘ื™ื ื• ืžืจ' ื™ืขืงื‘ ื‘ืจ ื™ืงืจ ื•ืขืชื” ื—ื–ืจ ื‘ื• ื“ืงืฉื™ื ืœื™ื” ืžื” ืฉืชืจื’ื ื™ื•ื ืชืŸ ืืžื” ืืžื” ื•ื˜ืคื— ืืžืชื ื“ื”ื™ื ืืžืชื ื•ืคืฉืš ื•ื ืžืฆื ื“ื‘ืืžื” ื’ื“ื•ืœื” ืžื™ื™ืจื™ ื•ืขื•ื“ ืื ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ื–ืงืŸ ืœื ื”ื™ ืœื• ืœื›ืชื•ื‘ ื•ื—ื™ืง ื›ื™ ืื ื—ื™ืง ื”ืืžื” ื•ืคื™ืจืฉ ืœื ื• ืจื‘ื™ื ื• ื”ื›ื™ ืœืžืขืœื” ื”ื–ื›ื™ืจ ืžื“ื•ืช ื”ืžื–ื‘ื— ื•ื”ืืจื™ืืœ ืฉืชื™ื ืขืฉืจื” ืืžื” ื•ืฉืืจ ืžื“ื•ืชื™ื• ื•ืขืชื” ื›ืš ืืžืจ ื”ื›ืชื•ื‘ ืืœื ืžื“ื•ืช ื”ืžื–ื‘ื— ืฉืืžืจืชื™ ืœืš ื”ื›ืœ ื ืžื“ื“ื• ื‘ืืžื” ืฉื”ื™ื ืืžื” ื•ื˜ืคื— ื•ื—ื™ืง ืฉื”ื™ื ื™ืกื•ื“ ืื™ื ื• ื ืžื“ื“ ืืœื ื‘ืืžื” ืฉื”ื™ื ืืžื” ืงื˜ื ื” ื•ืœื ื‘ืืžื” ืฉื”ื™ื ืืžื” ื•ื˜ืคื— ื•ืขืชื” ื“ื‘ืจื™ ื™ื•ื ืชืŸ ื‘ืŸ ืขื•ื–ื™ืืœ ืงื™ื™ืžื™ืŸ ื›ืš ืฉืžืขืชื™ ื•ืขื™ืงืจ. ืข"ื› ื”ื’"ื”:
Et ceci est le dos de l'autel : c'est-ร -dire qu'avec cette petite ama se mesure l'ama de l'autel d'or, dont il est รฉcrit : ยซ une ama sa longueur et une ama sa largeur ยป (Chemot 30). Dans le traitรฉ Menahot, au chapitre Chtei halehem (Menahot 97b), on explique ce verset ainsi : l'ama du yessod dont on dit qu'elle est en petite [ama] ne concerne pas la largeur du retrait du yessod, mais la hauteur de sa montรฉe, comme a dit le Maรฎtre : il monte d'une ama et se retire d'une ama, c'est le yessod ; mais la largeur du retrait est en ama de six. Pour l'ama du sovev, c'est son retrait qui est en petite ama, et non les cinq amot de sa montรฉe en hauteur, comme nous l'avons appris : il monte de cinq et se retire d'une ama, c'est le sovev. Et les cornes, que ce soit leur hauteur ou leur largeur, en petite ama. Hagaha : ce qui est expliquรฉ dans le Kountres, notre maรฎtre l'avait entendu de Rabbi Yaakov bar Yakar ; mais il est revenu sur cela, car il lui รฉtait difficile que Yonatan traduise ยซ ama ama vatefah ยป par ยซ amta dehi amta ufechakh ยป (une ama qui est une ama et un tefah), d'oรน il rรฉsulte qu'il s'agit d'une grande ama. De plus, selon les paroles de l'Ancien, [le verset] n'aurait pas dรป รฉcrire ยซ ve-hik ยป mais ยซ hik ha-ama ยป. Notre maรฎtre nous a donc expliquรฉ ainsi : plus haut [le prophรจte] a mentionnรฉ les mesures de l'autel et de l'ariel, douze amot, et ses autres mesures ; et maintenant le verset dit : toutes les mesures de l'autel que je t'ai dites ont รฉtรฉ mesurรฉes avec une ama qui est une ama et un tefah ; et le hik, qui est le yessod, n'est mesurรฉ qu'avec une petite ama, et non avec l'ama qui est une ama et un tefah. Ainsi les paroles de Yonatan ben Ouziel se maintiennent. Voilร  ce que j'ai entendu, et c'est l'essentiel. Fin de la hagaha.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืืœื” ืžื“ื•ืช ื”ืžื–ื‘ื— ื‘ืืžื•ืช ืืžื” ืืžื” ื•ื˜ื•ืคื— ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜' ื‘ืืžื•ืช ืงื˜ื ื•ืช ืฉื™ืฉ ื‘ืืžื” ื‘ื™ื ื•ื ื™ืช ืืžื” ื•ื˜ืคื— ืžืืœื• ื•ืงืฉื” ื“ืœื ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ื›ืชื‘ ื•ื—ื™ืง ื‘ื•ื™"ื• ื›ื™ื•ืŸ ื“ืงืื™ ืืืžื•ืช ื•ื ืจืื” ื›ืžื• ืฉืคื™ืจืฉ"ื™ ื‘ืคื™ืจื•ืฉ ื™ื—ื–ืงืืœ ื“ืคื™ืจืฉ ื‘ืืžื•ืช ืืžื” ืืžื•ืช ื’ื“ื•ืœื•ืช ืฉื™ื”ื ืืžื” ื•ื˜ื•ืคื— ื‘ืฉืœ ืืžื” ื‘ืช ื”' ื•ื›ืŸ ืชืจื’ื ื™ื•ื ืชืŸ ื‘ืืžืชื ื“ื”ื™ื ืืžืชื ื•ืคืฉืš ื•ืงืื™ ืืฉืืจ ืืžื•ืช ื”ืžื–ื‘ื— ื•ื—ื™ืง ื”ืืžื•ืช ื”ื•ื• ืงื˜ื ื•ืช:
Et voici les mesures de l'autel en amot, l'ama [รฉtant] une ama et un tefah : le Kountres (Rachi) explique : en petites amot, de sorte que l'ama moyenne fait une ama et un tefah de celles-ci. Mais c'est difficile : [le verset] n'aurait pas dรป รฉcrire ยซ ve-hik ยป avec un vav, puisqu'il se rapporte aux amot [prรฉcรฉdentes]. Il semble plutรดt conforme ร  ce que Rachi a expliquรฉ dans son commentaire sur Ye'hezkel : ยซ en amot, l'ama ยป dรฉsigne de grandes amot, qui font une ama et un tefah de l'ama de cinq ; de mรชme Yonatan traduit ยซ be-amta dehi amta ufechakh ยป. Cela se rapporte aux autres amot de l'autel, tandis que celles du hik sont petites.
๐Ÿ’ก Explication

Le verset de Ye'hezkel distingue deux amot : l'ama ยซ d'une ama et un tefah ยป (six tefahim) et une ama plus petite (cinq tefahim). La Guemara attribue la petite ama au yessod (hik), au sovev, aux keranot (cornes) et ร  l'autel d'or (mizbah hazahav) du Heikhal.

Rachi et Tossefot discutent le sens de ยซ ama ama vatefah ยป : petites amot rapportรฉes ร  l'ama moyenne (premiรจre explication de Rachi), ou grandes amot pour le reste de l'autel, le hik seul รฉtant en petite ama (Rachi sur Ye'hezkel, Targoum Yonatan, Tossefot). Rachi cite aussi Menahot 97b : pour chaque partie, on prรฉcise quelle dimension (hauteur ou retrait) est en petite ama.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Profil de l'autel extรฉrieur et amot mesurรฉes en petite ama (5 tefahim) Yessod : 1 ama de haut montรฉe de 5 amot jusqu'au sovev partie supรฉrieure retrait 1 ama sovev 1 ama keren : 1 x 1 ama (un zeret de chaque cรดtรฉ) Petite ama (5) hik = yessod ama rohav = sovev gevoula = keranot gav = autel d'or
Parties de l'autel extรฉrieur ; les mesures citรฉes par le verset sont en petite ama de cinq tefahim.
10
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืืฉื™ ืืžืจ ืจื‘: ืฉื™ืขื•ืจื™ืŸ ื—ืฆื™ืฆื™ืŸ ื•ืžื—ื™ืฆื™ืŸ, ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™.

Rabbi Hiya bar Achi a dit au nom de Rav : les mesures (chiourin), les interpositions (hatsitsin) et les cloisons (mehitsin) sont une halakha [transmise] ร  Moche au Sinaรฏ (halakha le-Moche mi-Sinaรฏ).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืฉื™ืขื•ืจื™ืŸ ืฉื ืชื ื• ื—ื›ืžื™ื ืœื›ืœ ื“ื‘ืจ ื›ื’ื•ืŸ ื›ื–ื™ืช ื“ื ื—ืœื‘ ืคื™ื’ื•ืœ ื•ื ื•ืชืจ ื•ื›ื–ื™ืช ืžืŸ ื”ืžืช ืฉืžื˜ืžื ื‘ืื”ืœ ื•ืฉืืจ ืฉื™ืขื•ืจื™ืŸ ื“ืžืคืจืฉ ืœืงืžืŸ:
Chiourin : que les Sages ont donnรฉes pour chaque chose, par exemple le kazayit (volume d'une olive) de sang, de graisse interdite (helev), de pigoul et de notar, et le kazayit d'un mort qui rend impur par la tente, et les autres mesures que l'on explique plus loin.
ื—ืฆื™ืฆื™ืŸ ื—ืฆื™ืฆื” ื”ืคื•ืกืœืช ื‘ื˜ื‘ื™ืœื”:
Hatsitsin : l'interposition (hatsitsa) qui invalide l'immersion (tevila).
ื•ืžื—ื™ืฆื™ืŸ ื”ืœื›ื•ืช ืžื—ื™ืฆื” ืฉืชื”ื ื’ื‘ื•ื”ื” ืขืฉืจื” ื•ื›ืŸ ืฉืืจ ื”ื™ืœื›ื•ืชื™ื” ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™:
Mehitsin : les lois de la cloison, qu'elle soit haute de dix [tefahim], et de mรชme ses autres lois : halakha le-Moche mi-Sinaรฏ.
๐Ÿ’ก Explication

Nouveau sujet, liรฉ aux mesures traitรฉes plus haut. Une halakha le-Moche mi-Sinaรฏ est une loi reรงue par tradition orale depuis Moche, sans source dans le verset. Rav range dans cette catรฉgorie les chiourin (kazayit, reviit, etc.), les lois de hatsitsa (tout ce qui sรฉpare le corps de l'eau du mikve) et les lois de mehitsa (cloison de dix tefahim, fondamentale pour Eruvin).

11
ืฉื™ืขื•ืจื™ืŸ?! ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื”ื•ื! ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืืจืฅ ื—ื˜ื” ื•ืฉืขื•ืจื” ื•ื’ื•ืณืด, ื•ืืžืจ ืจื‘ ื—ื ืŸ: ื›ืœ ื”ืคืกื•ืง ื”ื–ื” ืœืฉื™ืขื•ืจื™ืŸ ื ืืžืจ โ€”

Les mesures ?! Elles sont de la Torah (deoraita) !

Comme il est รฉcrit : ยซ Un pays de blรฉ et d'orge, etc. ยป (Devarim 8, 8), et Rav Hanan a dit : tout ce verset a รฉtรฉ dit pour les mesures โ€”

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœืฉื™ืขื•ืจื™ืŸ ื ืืžืจ ื•ื›ืœ ืืœื• ืžืฉืขืจื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ื“ื‘ืจื™ื ืื—ืจื™ื:
A รฉtรฉ dit pour les mesures : et avec toutes ces [espรจces] on mesure d'autres choses.
๐Ÿ’ก Explication

Objection : les mesures auraient une source รฉcrite. Selon Rav Hanan, chacune des sept espรจces du verset sert d'รฉtalon ร  une mesure halakhique. La Guemara va le montrer espรจce par espรจce.

12
ืดื—ื˜ื”ืด, ืœื›ื“ืชื ืŸ: ื”ื ื›ื ืก ืœื‘ื™ืช ื”ืžื ื•ื’ืข ื•ื›ืœื™ื• ืขืœ ื›ืชื™ืคื™ื•, ื•ืกื ื“ืœื™ื• ื•ื˜ื‘ืขื•ืชื™ื• ื‘ื™ื“ื™ื• โ€” ื”ื•ื ื•ื”ื ื˜ืžืื™ืŸ ืžื™ื“. ื”ื™ื” ืœื‘ื•ืฉ ื›ืœื™ื•, ื•ืกื ื“ืœื™ื• ื‘ืจื’ืœื™ื•, ื•ื˜ื‘ืขื•ืชื™ื• ื‘ืืฆื‘ืขื•ืชื™ื• ื”ื•ื ื˜ืžื ืžื™ื“, ื•ื”ืŸ ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ืขื“ ืฉื™ืฉื”ื ื‘ื›ื“ื™ ืื›ื™ืœืช ืคืจืก โ€” ืคืช ื—ื™ื˜ื™ืŸ ื•ืœื ืคืช ืฉืขื•ืจื™ืŸ, ืžื™ืกื‘ ื•ืื•ื›ืœ ื‘ืœื™ืคืชืŸ.

ยซ Blรฉ ยป : comme nous l'avons appris : celui qui entre dans une maison atteinte de tsaraat (bayit menouga) avec ses vรชtements sur ses รฉpaules, et ses sandales et ses bagues dans ses mains : lui et eux sont impurs immรฉdiatement. S'il รฉtait vรชtu de ses vรชtements, ses sandales ร  ses pieds et ses bagues ร  ses doigts, lui est impur immรฉdiatement, et eux sont purs jusqu'ร  ce qu'il reste le temps de manger un peras โ€” du pain de blรฉ et non du pain d'orge, en รฉtant accoudรฉ et en le mangeant avec un accompagnement (liftan).

๐Ÿ“œ Rachi (7)
ื›ืœื™ื• ืขืœ ื›ืชื™ืคื™ื• ื•ืกื ื“ืœื™ื• ื•ื˜ื‘ืขื•ืชื™ื• ื‘ื™ื“ื™ื• ืฉืื™ื ืŸ ืžืœื•ื‘ืฉื™ืŸ ื‘ื• ื“ืจืš ืžืœื‘ื•ืฉ ื“ื•ืžื™ื ื“ื›ืœื™ื• ืขืœ ื›ืชืคื™ื•:
Ses vรชtements sur ses รฉpaules, et ses sandales et ses bagues dans ses mains : qu'il ne porte pas ร  la maniรจre d'un habit, comme ses vรชtements sur ses รฉpaules.
ื”ื•ื ื•ื”ืŸ ื˜ืžืื™ืŸ ืžื™ื“ ืฉืืฃ ื”ืŸ ื‘ืื™ืŸ ืืœ ื”ื‘ื™ืช ื•ื›ืชื™ื‘ ื•ื”ื‘ื ืืœ ื”ื‘ื™ืช (ื•ื™ืงืจื ื™ืดื“:ืžืดื•):
Lui et eux sont impurs immรฉdiatement : car eux aussi entrent dans la maison, et il est รฉcrit : ยซ et celui qui entre dans la maison ยป (Vayikra 14, 46).
ื”ื™ื” ืœื‘ื•ืฉ ื›ืœื™ื• ื•ื›ืŸ ื›ื•ืœื ื“ืจืš ืœื‘ื™ืฉืชืŸ ืงืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื’ื“ื™ื• ื•ื‘ื˜ืœื™ืŸ ืืฆืœื• ื•ื›ืชื™ื‘ (ืฉื) ื•ื”ืื•ื›ืœ ื‘ื‘ื™ืช ื™ื›ื‘ืก ืืช ื‘ื’ื“ื™ื• ื•ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื‘ืชื•ืจืช ื›ื”ื ื™ื ืžืงืจื ื“ื”ืื™ ืื•ื›ืœ ืœืื• ืื›ื™ืœื” ืžืžืฉ ื”ื•ื ืืœื ืฉื™ืฉื”ื ื›ื“ื™ ืฉื™ืขื•ืจ ืื›ื™ืœื” ื•ื‘ื‘ื™ืื” ื‘ืœื ืฉื”ื™ื™ื” ืื™ื ื• ืžื˜ืžื ื‘ื’ื“ื™ื:
S'il รฉtait vรชtu de ses vรชtements : de mรชme, tous [ces objets] portรฉs ร  leur maniรจre sont appelรฉs ยซ ses vรชtements ยป et sont secondaires par rapport ร  lui ; et il est รฉcrit (ibid.) : ยซ et celui qui mange dans la maison lavera ses vรชtements ยป. Nous expliquons dans le Torat Kohanim que ce ยซ mange ยป ne dรฉsigne pas une consommation rรฉelle, mais le fait de rester le temps d'une mesure de consommation ; par une entrรฉe sans sรฉjour, il ne rend pas les vรชtements impurs.
ืคืจืก ื“' ื‘ื™ืฆื™ื ื”ืŸ ืžื–ื•ืŸ ืกืขื•ื“ื” ื‘ื™ื ื•ื ื™ืช ืคืจืก ืœืฉื•ืŸ ืคืจื•ืกื” ืฉืฉื™ืขืจื•ื”ื• ื‘ื—ืฆื™ ื›ื›ืจ ื”ืืžื•ืจ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืžื–ื•ืŸ ื‘' ืกืขื•ื“ื•ืช ื•ืชื ืŸ ื”ืชื ื—ืฆื™ื” ืœื‘ื™ืช ื”ืžื ื•ื’ืข ื‘ืคืจืง ื›ื™ืฆื“ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ืคื‘:):
Peras : quatre ล“ufs (beitsim), la nourriture d'un repas moyen. Peras, du mot perousa (morceau) : on l'a รฉvaluรฉ ร  la moitiรฉ de la miche dont on parle pour l'erouv, ou il faut la nourriture de deux repas ; et nous avons appris lร -bas : ยซ sa moitiรฉ pour la maison atteinte ยป, au chapitre Keitsad (plus loin, Eruvin 82b).
ืคืช ื—ื™ื˜ื™ืŸ ืื™ืŸ ืฉื•ื”ื” ื‘ื” ื›ืคืช ืฉืขื•ืจื™ืŸ:
Pain de blรฉ : on ne s'y attarde pas autant qu'au pain d'orge.
ืžื™ืกื‘ ืฉื”ื™ื™ื” ื–ื• ื‘ื”ืกื™ื‘ื” ืฉื™ืขืจื•ื”ื• ื•ืœื ื‘ื ืื›ืœืช ื‘ืขืžื™ื“ื” ื•ื”ื•ืœืš ื•ื‘ื ืฉื”ื•ื ืฉื•ื”ื” ื‘ืื›ื™ืœืชื• ื™ื•ืชืจ:
Accoudรฉ : ce sรฉjour a รฉtรฉ รฉvaluรฉ pour quelqu'un d'accoudรฉ, et non pour du pain mangรฉ debout en allant et venant, ou l'on met plus de temps ร  manger.
ื•ืื•ื›ืœื” ื‘ืœื™ืคืชืŸ ืฉื ืื›ืœืช ืžื”ืจ:
Et le mange avec un accompagnement : car il se mange vite.
๐Ÿ’ก Explication

Premier exemple : le blรฉ fixe une durรฉe. Dans une maison atteinte de tsaraat, la personne devient impure dรจs son entrรฉe. Les objets portรฉs ร  la main entrent eux aussi et sont impurs aussitรดt. Les habits portรฉs normalement ne deviennent impurs qu'aprรจs un sรฉjour รฉgal au temps de manger un peras (demi-miche, quatre ล“ufs de volume).

Ce temps est calculรฉ au plus court : pain de blรฉ (plus rapide que l'orge), accoudรฉ, avec un liftan (accompagnement qui fait passer le pain).

13
ืดืฉืขื•ืจื”ืด, ื“ืชื ืŸ: ืขืฆื ื›ืฉืขื•ืจื” ืžื˜ืžื ื‘ืžื’ืข ื•ื‘ืžืฉื, ื•ืื™ื ื• ืžื˜ืžื ื‘ืื”ืœ.

ยซ Orge ยป : comme nous l'avons appris : un os de la taille d'un grain d'orge rend impur par contact (maga) et par port (masa), mais ne rend pas impur par la tente (ohel).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืื™ื ื• ืžื˜ืžื ื‘ืื”ืœ ืฉื•ื ืขืฆื ื‘ืœื ื‘ืฉืจ ืขื“ ืฉื™ื”ื ืฉื ืฉื“ืจื” ืฉืœื™ืžื” ืื• ื’ื•ืœื’ื•ืœืช ืื• ืจื•ื‘ ื‘ื ื™ื ื• ืฉืชื™ ืฉื•ืงื™ื™ื ื•ื™ืจืš ืื—ืช ืื• ืจื•ื‘ ืžื ื™ื™ื ื• ืงื›"ื” ืื‘ืจื™ื:
Et ne rend pas impur par la tente : aucun os sans chair [ne rend impur par la tente], ร  moins qu'il y ait une colonne vertรฉbrale entiรจre, ou un crรขne, ou la majeure partie de sa structure, deux jambes et une cuisse, ou la majeure partie du nombre [des os], cent vingt-cinq membres.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme exemple : le grain d'orge est la mesure minimale d'un os de mort pour transmettre l'impuretรฉ par maga (contact) et masa (port). L'impuretรฉ par ohel (se trouver sous le mรชme toit) exige beaucoup plus, comme le dรฉtaille Rachi.

14
ืดื’ืคืŸืด: ื›ื“ื™ ืจื‘ื™ืขื™ืช ื™ื™ืŸ ืœื ื–ื™ืจ.

ยซ Vigne ยป : la mesure d'un reviit de vin pour le nazir.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจื‘ื™ืขื™ืช ื™ื™ืŸ ืœื ื–ื™ืจ ืœื—ื™ื™ื‘ื• ืžืœืงื•ืช:
Un reviit de vin pour le nazir : pour le rendre passible de flagellation (malkout).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื’ืคืŸ ื›ื“ื™ ืจื‘ื™ืขื™ืช ื™ื™ืŸ ืœื ื–ื™ืจ ืคืจืฉ"ื™ ืœื—ื™ื™ื‘ื• ืžืœืงื•ืช ื•ืงืฉื” ื“ืœื ื”ื•ื” ื“ื•ืžื™ื ื“ืื—ืจื™ื ื™ ื“ืžืฉืขืจื™ื ืŸ ื‘ื”ื• ืžื™ืœื™ ืื—ืจื™ื ื™ ื•ื ืจืื” ื›ืคืจืฉ"ื™ ื“ืกื•ื›ื” (ื“' ื•.) ื“ืคื™ืจืฉ ืฉืื ืื›ืœ ืขื ื‘ื™ื ื•ื—ืจืฆื ื™ื ื•ืœื•ืœื‘ื™ื ืžื’ืคืŸ ืื™ื›ื ืœืž"ื“ ื‘ืจื‘ื™ืขื™ืช ื•ื–ื” ื‘ื™ื™ืŸ ืžืฉืขืจื™ื ืŸ ืฉื™ืงื— ื›ื•ืก ืžืœื ื™ื™ืŸ ื•ื™ืฉื™ื ื‘ื• ืขืœื™ืŸ ื•ืœื•ืœื‘ื™ืŸ ื›ืฉื™ืขื•ืจ ืžื” ืฉืื›ืœ ื•ืื ื™ืฆื ืจื‘ื™ืขื™ืช ื—ื™ื™ื‘ ื•ืื ื”ื™ื” ื‘ื ืœืฉืขืจ ื‘ืžื™ื ื”ื™ื” ื™ื•ืฆื ืจื‘ื™ืขื™ืช ื‘ืคื—ื•ืช ืฉืื™ืŸ ื ื’ื“ืฉื™ืŸ ืขืœ ืฉืคืช ื”ื›ืœื™ ื›ืžื• ื™ื™ืŸ ื•ื›ื”"ื’ ืชื ื™ื ื‘ืชื•ืกืคืชื ื›ื™ืฆื“ ื™ืขืฉื” ืžื‘ื™ื ื›ื•ืก ืžืœื ื™ื™ืŸ ื•ืžื‘ื™ื ื–ื™ืช ืื’ื•ืจื™ ื•ื ื•ืชืŸ ืœืชื•ื›ื• ื•ืฉื•ืคืข ืื ืฉืชื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื• ื—ื™ื™ื‘ ื•ืื ืœืื• ืคื˜ื•ืจ ื“ื‘ืจื™ ืจ' ืขืงื™ื‘ื ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ืื•ืžืจ ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืขื“ ืฉื™ืฉืชื” ืจื‘ื™ืขื™ืช ื™ื™ืŸ ื•ืืชื™ื ืœืฉืžืขืชื™ืŸ ื›ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ื•ื‘ืค' ื’' ืžื™ื ื™ืŸ (ื ื–ื™ืจ ื“' ืœื“.) ืชื ืŸ ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืขื“ ืฉื™ืื›ืœ ืขื ื‘ื™ื ื›ื–ื™ืช ืžืฉื ื” ืจืืฉื•ื ื” ืืžืจื• ืขื“ ืฉื™ืฉืชื” ืจื‘ื™ืขื™ืช ื™ื™ืŸ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืื•ืžืจ ืืคื™' ื ื–ื™ืจ ืฉืฉืจื” ืคืชื• ื‘ื™ื™ืŸ ื•ื™ืฉ ื‘ื• ื›ื“ื™ ืœืฆืจืฃ ื›ื–ื™ืช ื—ื™ื™ื‘ ื•ืงืืžืจ ื‘ื’ืž' ืช"ืง ืžื“ืžื™ ืœื”ื• ืืกื•ืจื™ ื ื–ื™ืจ ืื›ื™ืœื” ืœืฉืชื™ื” ืคื™ืจื•ืฉ ืช"ืง ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื ื” ืจืืฉื•ื ื” ืžื“ืžื” ืื›ื™ืœื” ืœืฉืชื™ื” ื•ื‘ืขื™ ื‘ืื›ื™ืœืช ืขืœื™ืŸ ื•ืœื•ืœื‘ื™ืŸ ื ืžื™ ืจื‘ื™ืขื™ืช ื•ื ืงื˜ ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืฉืชื™ื™ื” ืžืฉื•ื ื“ืื›ื™ืœื” ืžื™ื ื” ื™ืœืคื™ื ืŸ ื•ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ ืœื ื™ืฉืชื” ืชืจื™ ื–ื™ืžื ื™ ื•ืœื ื—ืฉ ืœืคืจืฉ ืฉื ื˜ืขืžื ื“ืจ' ืขืงื™ื‘ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืืžืจ ืงืจื ื•ืขื ื‘ื™ื ืœื—ื™ื ื•ื™ื‘ืฉื™ื ืœื ื™ืื›ืœ ืžื” ืื›ื™ืœื” ื‘ื›ื–ื™ืช ืืฃ ื›ืœ ื‘ื›ื–ื™ืช ื•ื”ื ื“ื ืงื˜ ืื›ื™ืœื” ื‘ืžืฉื ื” ืื—ืจื•ื ื” ืžืฉื•ื ื“ืฉืชื™ื” ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžื™ื ื” ื•ื›ืœ ื—ื“ ื ืงื˜ ืžื™ื“ื™ ื“ื™ืœื™ืฃ ืžื™ื ื™ื” ื•ื"ืช ื•ืž"ืž ืžืื™ ื ืคืงื ืžื™ื ื” ืœืฉืขืจ ื‘ื™ื™ืŸ ื•ื”ืœื ื›ืœื™ ื”ืžื—ื–ื™ืง ืจื‘ื™ืขื™ืช ื”ื•ื ื‘ื™ืฆื” ื•ืžื—ืฆื” ื•ืžื” ืฉืžืคื™ืœ ื‘ื™ืฆื” . ื•ืžื—ืฆื” ื‘ื™ืŸ ื™ื™ืŸ ื•ื‘ื™ืŸ ืžื™ื ืื ืฉื™ืขื•ืจ ืขืœื™ืŸ ื•ืœื•ืœื‘ื™ืŸ ืฉืื›ืœ ื™ืคื™ืœื• ื›ืœ ื›ืš ื—ื™ื™ื‘ ื•ื™"ืœ ื“ื ืคืงื ืžื™ื ื” ืื ื™ืฉ ื›ืœื™ ืฉืžื—ื–ื™ืง ืžื” ืฉืžืคื™ืœ ื‘ื™ืฆื” ื•ืžื—ืฆื” ืžืŸ ื”ื™ื™ืŸ ืฉืœื ื™ืฉืขืจ ืขืœื™ืŸ ื•ืœื•ืœื‘ื™ืŸ ื‘ื›ื•ืก ืžืœื ืžื™ื ืขื“ ืฉื™ืชืžืœื ื”ื›ืœื™ ืฉื–ื” ื”ื›ืœื™ ืื™ื ื• ืžื—ื–ื™ืง ื‘ื™ืฆื” ื•ืžื—ืฆื” ืžืŸ ื”ืžื™ื ืฉืื™ื ืŸ ืขื‘ื™ืŸ ื›ืžื• ื™ื™ืŸ ื•ื ืžืฆื ืฉืื™ืŸ ื”ื›ืœื™ ื–ื” ืจื‘ื™ืขื™ืช ื•ื“ื•ื—ืง:
Vigne : la mesure d'un reviit de vin pour le nazir โ€” Rachi explique : pour le rendre passible de flagellation. Mais c'est difficile, car ce n'est pas semblable aux autres [cas], oรน l'on mesure d'autres choses avec [l'espรจce]. Il semble plutรดt conforme ร  l'explication de Rachi dans Souca (6a) : s'il a mangรฉ des raisins, des pรฉpins et des pousses (loulavim) de vigne, il y a un avis qui [exige] un reviit ; et cela se mesure avec du vin : il prend une coupe pleine de vin et y met des feuilles et des pousses ร  la mesure de ce qu'il a mangรฉ ; s'il en dรฉborde un reviit, il est passible. S'il mesurait avec de l'eau, un reviit dรฉborderait avec moins, car l'eau ne s'amoncelle pas sur le bord du rรฉcipient comme le vin. De la mรชme maniรจre il est enseignรฉ dans la Tossefta : comment fait-il ? Il apporte une coupe pleine de vin, apporte une olive agouri, la met dedans et [le vin] dรฉborde ; s'il a bu autant, il est passible, sinon il est exempt โ€” paroles de Rabbi Akiva. Rabbi Elazar ben Azaria dit : il n'est passible que s'il boit un reviit de vin. Notre sougya suit Rabbi Elazar ben Azaria. Au chapitre Chlocha minim (Nazir 34a) nous avons appris : il n'est passible que s'il mange un kazayit de raisins ; la premiรจre michna disait : jusqu'ร  ce qu'il boive un reviit de vin ; Rabbi Akiva dit : mรชme un nazir qui a trempรฉ son pain dans du vin, s'il y a de quoi complรฉter un kazayit, il est passible. Et on dit dans la Guemara : le premier Tanna assimile, dans les interdits du nazir, manger ร  boire. Explication : le premier Tanna, c'est la premiรจre michna, qui assimile manger ร  boire et exige aussi un reviit pour la consommation de feuilles et de pousses ; la michna a mentionnรฉ la boisson parce que c'est d'elle qu'on apprend la consommation. La raison : il est รฉcrit ยซ il ne boira pas ยป deux fois. [La Guemara] n'a pas jugรฉ utile d'expliquer la raison de Rabbi Akiva, puisque le verset dit ยซ et des raisins frais ou secs il ne mangera pas ยป : de mรชme que manger se fait avec un kazayit, tout se fait avec un kazayit. La derniรจre michna a mentionnรฉ la consommation parce que c'est d'elle qu'on apprend la boisson ; chacun a mentionnรฉ ce dont il tire son enseignement. Et si tu demandes : quoi qu'il en soit, quelle diffรฉrence y a-t-il ร  mesurer avec du vin ? Le rรฉcipient qui contient un reviit fait un ล“uf et demi ; ce qui fait dรฉborder un ล“uf et demi, que ce soit du vin ou de l'eau : si la quantitรฉ de feuilles et de pousses qu'il a mangรฉe en fait dรฉborder autant, il est passible. On peut rรฉpondre que la diffรฉrence existe s'il y a un rรฉcipient qui contient ce qui dรฉborde d'un ล“uf et demi de vin : on ne mesurera pas les feuilles et les pousses dans une coupe pleine d'eau jusqu'ร  remplir ce rรฉcipient, car ce rรฉcipient ne contient pas un ล“uf et demi d'eau, qui n'est pas รฉpaisse comme le vin, et il se trouve que ce rรฉcipient n'est pas un reviit. Et c'est une rรฉponse forcรฉe.
ื”ื’ื”"ื”. ื•ืงืฉื” ื“ืฉืžืขืชื™ืŸ ืืชื™ื ื“ืœื ื›ืžืฉื ื” ืื—ืจื•ื ื” ื•ืขื•ื“ ื“ื‘ืกืคืจื™ื ื™ืฉื ื™ื ืžืฆื ืจ"ืช ื“ื’ืจืกื™ื ืŸ ื‘ื ื–ื™ืจ (ื“' ืœื—:) ืชื ื ืงืžื ืœื ืžื“ืžื™ ืœื”ื• ืœื›ืœ ืื™ืกื•ืจื™ ื ื–ื™ืจ ืœืื›ื™ืœื” ืžืฉืžืข ืœื”ืš ื’ื™ืจืกื ื“ื‘ืื›ื™ืœื” ืœื ืคืœื™ื’ื™ ืืœื ื”ื•ื™ ืœื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ื‘ื›ื–ื™ืช ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื“ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื‘ืื›ื™ืœื” ื“ืงืืžืจ ืžืฉื ื” ืจืืฉื•ื ื” ืขื“ ืฉื™ืฉืชื” ืจื‘ื™ืขื™ืช ื“ื”ื ื“ืจืฉื™ื ืŸ ืฉื›ืจ ืฉื›ืจ ื“ื›ืชื™ื‘ ื’ื‘ื™ ืฉื›ืจ ืจื‘ื™ืขื™ืช ื”ื”ื™ืŸ ืžื” ืœื”ืœืŸ ืจื‘ื™ืขื™ืช ืืฃ ื›ืืŸ ืจื‘ื™ืขื™ืช ื—ื–ืจื• ืœื•ืžืจ ืœื ื™ืื›ืœ ื•ืœื ื™ืฉืชื” ืžื” ืื›ื™ืœื” ื‘ื›ื–ื™ืช ืืฃ ืฉืชื™ื” ื‘ื›ื–ื™ืช ืžืฉืžืข ื“ืื›ื™ืœื” ืœื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ื‘ื›ื–ื™ืช ื•ื ืจืื” ืœืจื‘ื™ื ื• ืชื ื“ื’ืจืกื™ื ืŸ ื‘ืฉืžืขืชื™ืŸ ื’ืคืŸ ื›ื“ื™ ื›ื–ื™ืช ื™ื™ืŸ ืœื ื–ื™ืจ ื•ืงืฉื” ืœืคื™ืจื•ืฉ ืจื‘ื™ื ื• ืชื ื›ืš ื™ื›ื•ืœ ืœืฉืขืจ ื‘ืžื™ื ื›ืžื• ื‘ื™ื™ืŸ ื‘ืžืงื•ื ืฉื™ืฉ ื–ื™ืช ืื’ื•ืจื™ ื™ืฉื™ื ืขืœื™ืŸ ื•ืœื•ืœื‘ื™ืŸ ืื ื™ืคื™ืœื• ืฉื™ืขื•ืจ ืขืœื™ืŸ ื•ืœื•ืœื‘ื™ืŸ ืฉืื›ืœ ื›ืฉื™ืขื•ืจ ืฉื™ืคื™ืœ ื”ื–ื™ืช ื”ืŸ ืžื™ื ื”ืŸ ื™ื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ื•ืื™ ื‘ืฉืชื™ื” ืื™ื™ืจื™ ืœื—ื™ื™ื‘ื• ืื ืฉืชื” ื›ืฉื™ืขื•ืจ ืžื” ืฉืžืคื™ืœ ื–ื™ืช ืื’ื•ืจื™ ืžืŸ ื”ื™ื™ืŸ ื“ืžืฉืขืจื™ืŸ ื‘ื™ื™ืŸ ืฉื”ื•ื ื“ื‘ืจ ืžื•ืขื˜ ื•ืœื ื‘ืžื™ื ืคืฉื™ื˜ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืฉืชื” ื™ื™ืŸ ืฉืœื ื™ืฉืขืจ ืืœื ื‘ื™ื™ืŸ ื•ืžื” ืฆืจื™ืš ืงืจื ื•ื’ื ืœืค"ื” ืงืฉื” ืžืื™ ื ืคืงื . ืžื™ื ื” ื•ืœื™ ื ืจืื” ื“ืœืค"ื” ืœื ืงืฉื” ื›ืœืœ ื“ืจื‘ื™ืขื™ืช ืฉืœ ืชื•ืจื” ื”ื•ื ืืฆื‘ืขื™ื™ื ืขืœ ืืฆื‘ืขื™ื™ื ื›ื•' ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืขืจื‘ื™ ืคืกื—ื™ื (ื“' ืงื˜.) ื•ื–ื”ื• ืžื” ืฉืžืคื™ืœ ื‘ื™ืฆื” ื•ืžื—ืฆื” ืžืŸ ื”ืžื™ื ืœืคื™ ื—ืฉื‘ื•ืŸ ื“ืž' ืกืื” ื“ืžืงื•ื” ื•ื”ืฉืชื ืžืฉืขืจื™ื ืŸ ืขืœื™ืŸ ื•ืœื•ืœื‘ื™ืŸ ืฉืื›ืœ ื›ืฉื™ืขื•ืจ ืฉื™ืคื™ืœื• ืžืŸ ื”ื™ื™ืŸ ื›ืœื™ ืžืœื ืืฆื‘ืขื™ื™ื ืขืœ ืืฆื‘ืขื™ื™ื ืฉื”ื•ื ืฉื™ืขื•ืจ ื’ื“ื•ืœ ื•ืœื ืžืฉืขืจื™ื ืŸ ื›ืฉื™ืขื•ืจ ืฉื™ืคื™ืœื• ืžืŸ ื”ืžื™ื ืฉื”ื•ื ื“ื‘ืจ ืžื•ืขื˜. ืข"ื› ื”ื’ื”"ื”:
Hagaha. Il est difficile [aussi] que notre sougya ne suive pas la derniรจre michna. De plus, Rabbenou Tam a trouvรฉ dans des livres anciens qu'on lit dans Nazir (38b) : le premier Tanna n'assimile pas tous les interdits du nazir ร  la consommation. Selon cette lecture, ils ne sont pas en dรฉsaccord sur la consommation, qui est pour tous d'un kazayit. C'est aussi ce qui ressort du Yerouchalmi, qu'ils ne sont pas en dรฉsaccord sur la consommation, puisqu'il dit : la premiรจre michna [disait] jusqu'ร  ce qu'il boive un reviit, car nous apprenons ยซ chekhar ยป, ยซ chekhar ยป : il est รฉcrit ร  propos de la boisson forte ยซ un quart de hin ยป ; de mรชme que lร -bas un quart, ici aussi un quart. Ils sont revenus pour dire : ยซ il ne mangera pas ยป et ยซ il ne boira pas ยป : de mรชme que manger se fait avec un kazayit, boire aussi avec un kazayit. Il en ressort que la consommation est pour tous d'un kazayit. Et il semble ร  Rabbenou Tam qu'il faut lire dans notre sougya : ยซ vigne : la mesure d'un kazayit de vin pour le nazir ยป. Mais c'est difficile pour l'explication de Rabbenou Tam : on peut alors mesurer avec de l'eau comme avec du vin ; lร  oรน il y a une olive agouri, il mettra des feuilles et des pousses : si elles font dรฉborder, pour la quantitรฉ de feuilles et de pousses qu'il a mangรฉe, autant que l'olive fait dรฉborder, que ce soit de l'eau ou du vin, il est passible. Et s'il s'agit de boisson, pour le rendre passible s'il a bu autant que ce que l'olive agouri fait dรฉborder de vin, qu'on mesure avec du vin, petite quantitรฉ, et non avec de l'eau, cela va de soi : puisqu'il a bu du vin, on ne mesure qu'avec du vin ; pourquoi faudrait-il un verset ? Selon l'explication de Rachi aussi il est difficile [de dire] : quelle diffรฉrence cela fait-il ? Et il me semble que selon l'explication de Rachi ce n'est pas difficile du tout : le reviit de la Torah est de deux doigts sur deux doigts, etc., comme nous le disons dans Arvei Pessahim (109a), et c'est ce que fait dรฉborder un ล“uf et demi d'eau, selon le calcul des quarante sea du mikve. On mesure donc les feuilles et les pousses qu'il a mangรฉes ร  ce qu'elles font dรฉborder de vin d'un rรฉcipient plein de deux doigts sur deux doigts, qui est une grande mesure, et non ร  ce qu'elles font dรฉborder d'eau, qui est une petite quantitรฉ. Fin de la hagaha.
๐Ÿ’ก Explication

Troisiรจme exemple : la vigne fournit le reviit (quart de log) de vin, mesure ร  partir de laquelle le nazir est passible de malkout (flagellation).

Tossefot relรจve que, dans les autres exemples, l'espรจce sert ร  mesurer autre chose. D'oรน l'explication tirรฉe de Rachi dans Souca : le vin sert d'รฉtalon pour mesurer ce que le nazir a mangรฉ de la vigne (pรฉpins, feuilles, pousses), par dรฉbordement dans une coupe pleine. La hagaha rapporte la lecture de Rabbenou Tam (ยซ un kazayit de vin ยป) et la discute.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).