Eruvin 4b โ€” Chiourin, hatsitsin, mehitsot : halakha le-Moche mi-Sinaรฏ ou verset ? Puis la largeur du miout sous la kora

Eruvin 4b

Sougya : Le daf achรจve l'examen de l'enseignement de Rav : chiourin (mesures), hatsitsin (interpositions) et mehitsot (cloisons) sont des halakhot transmises ร  Moche au Sinaรฏ. La Guemara objecte chaque fois que la chose est รฉcrite dans la Torah.

Pour les chiourin, le verset ยซ terre d'olivier, d'huile et de miel ยป n'est qu'un appui (asmakhta). Pour les hatsitsin, le verset enseigne la rรจgle de base et la halakha vient pour les cheveux, puis pour les distinctions rov/miout et makpid/eino makpid (Rabbi Yitshak).

Pour les mehitsot, la hauteur de dix tefahim se dรฉduit de l'arche, sauf selon Rabbi Yehouda ; selon Rabbi Meir la halakha vient pour goud, lavoud et dofen akouma. Le daf revient ensuite au mavoy : si la kora est au-dessus de vingt amot et qu'on surleve le sol, quelle largeur faut-il ?

Rav Yossef dit un tefah, Abaye quatre, et la Guemara cherche le fond du dรฉsaccord.

Rav : chiourin, hatsitsin, mehitsot = halakha le-Moche mi-Sinaรฏ Domaine Objection : c'est รฉcrit ! Rรฉponse : ce que la halakha apporte Chiourin mesures Terre de blรฉ, orge, vigne, figue, grenade, olive, miel (Devarim 8, 8) Les mesures sont halakha le-Moche mi-Sinaรฏ ; les Sages les ont seulement appuyรฉes sur le verset (asmakhta) Hatsitsin interpositions ve-rahats et kol besaro : rien entre la chair et l'eau La halakha vient pour les cheveux (Rabba bar Rav Houna) et kol : ce qui est accessoire ร  la chair = les cheveux Elle vient pour rov / miout et makpid / eino makpid (Rabbi Yitshak) Mehitsot cloisons Arche 9 + kaporet 1 = 10 tefahim (ama de 6 tefahim) Selon R. Yehouda (ama des ustensiles = 5) : 8,5 seulement, donc les dix tefahim viennent de la halakha Selon R. Meir : la halakha vient pour goud, lavoud, dofen akouma
Les trois halakhot de Rav, l'objection tirรฉe d'un verset, et ce que la halakha le-Moche mi-Sinaรฏ ajoute dans chaque cas.
Rabbi Yitshak : les quatre cas de hatsitsa Makpid (il y tient, veut l'enlever) Eino makpid (indiffรฉrent) Rov la majeure partie Miout une petite partie Hotsets de la Torah Hotsets (gezera) dรฉcret, ร  cause de rov + makpid Hotsets (gezera) dรฉcret, ร  cause de rov + makpid Eino hotsets pas de dรฉcret : pas de gezera le-gezera Seul le cas en rouge vient de la Torah ; les deux cas orange sont des dรฉcrets des Sages.
Le tableau de Rabbi Yitshak : un seul cas relevant de la Torah, deux dรฉcrets, et un cas sans dรฉcret.
1
ืดืชืื ื”ืด: ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ืœื”ื•ืฆืืช ืฉื‘ืช.

ยซ Figuier ยป : [la mesure] d'une guerogueret (figue sรจche) pour le transport (hotsaa) le Chabbat.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืจื•ื’ืจืช ื”ื™ื ืชืื ื” ื™ื‘ื™ืฉื” ื•ื‘ื” ืฉื™ืขืจื• ื›ืœ ืื•ื›ืœ ืื“ื ืœืขื ื™ืŸ ื”ื•ืฆืืช ืฉื‘ืช ื“ืชื ืŸ (ืฉื‘ืช ื“' ืขื•:) ื”ืžื•ืฆื™ื ืื•ื›ืœื™ืŸ ื›ื’ืจื•ื’ืจืช: ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื—ืก ืขืœ ื›ืœื™ื• ื•ืื ื ื™ืงื‘ ื›ืžื•ืฆื™ื ื–ื™ืช ืžืฆื ื™ืขื• ืœืื’ื•ื–ื™ื ื›ืื’ื•ื– ืžืฆื ื™ืขื• ืœืจืžื•ื ื™ื ืœืคื™ื›ืš ืื ื ื™ื˜ืžื ื•ื ื™ืงื‘ ืขื“ื™ื™ืŸ ื˜ืžื ืขื“ ืฉื™ื ืงื‘ ื›ืžื•ืฆื™ื ืจืžื•ืŸ ื•ื”ื™ื™ื ื• ืฉื™ืขื•ืจืŸ ื›ืจืžื•ื ื™ื ืื‘ืœ ื›ืœื™ ืื•ืžืŸ ื”ืขื•ืžื“ ืœื™ืžื›ืจ ื˜ื”ื•ืจ ื‘ื ืงื‘ ืงื˜ืŸ:
C'est une figue sรจche, et c'est d'aprรจs elle qu'on a mesurรฉ tout aliment humain pour le transport du Chabbat, comme nous l'avons appris (Chabbat 76b) : celui qui sort des aliments du volume d'une guerogueret [est passible]. [Pour la grenade :] le propriรฉtaire mรฉnage ses ustensiles : si l'ustensile est percรฉ d'un trou laissant passer une olive, il le rรฉserve aux noix ; [d'un trou laissant passer] une noix, il le rรฉserve aux grenades. C'est pourquoi, s'il est devenu impur puis a รฉtรฉ percรฉ, il reste impur jusqu'ร  ce qu'il soit percรฉ d'un trou laissant passer une grenade ; c'est cela ยซ leur mesure est de grenades ยป. Mais l'ustensile d'artisan, destinรฉ ร  la vente, devient pur par un petit trou.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la derasha sur les sept espรจces (Devarim 8, 8) : chaque fruit renvoie ร  une mesure halakhique. La guerogueret (figue sรจche) est la mesure minimale d'aliment rendant passible celui qui le transporte d'un domaine ร  l'autre le Chabbat (hotsaa).

2
ืดืจืžื•ืŸืด, ื›ื“ืชื ืŸ: ื›ืœ ื›ืœื™ ื‘ืขืœื™ ื‘ืชื™ื ืฉื™ืขื•ืจืŸ ื›ืจื™ืžื•ื ื™ื.

ยซ Grenade ยป, comme nous l'avons appris : tous les ustensiles des propriรฉtaires (baalei batim), leur mesure est de grenades.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื›ืœ ื›ืœื™ ื‘ืขืœื™ ื‘ืชื™ื ืฉื™ืขื•ืจืŸ ื›ืจืžื•ื ื™ื ื’ื‘ื™ ื›ืœื™ ืขืฅ ืžืชื ื™ื™ื ื‘ืžืกื›ืช ื›ืœื™ื ืคืจืง ื™"ื– (ืž"ื) ืื‘ืœ ื’ื‘ื™ ื›ืœื™ ื—ืจืก ืชื ืŸ ื‘ืค"ื’ (ืž"ื) ื“ื›ืœื™ื ื”ืขืฉื•ื™ื™ื ืœืื•ื›ืœื™ื ืฉื™ืขื•ืจืŸ ื›ื–ื™ืช ื•ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ืกื•ืฃ ื”ืžืฆื ื™ืข (ืฉื‘ืช ื“' ืฆื”:) ื—ืžืฉ ืžื“ื•ืช ื‘ื›ืœื™ ื—ืจืก ื ื™ืงื‘ ื›ืžื•ืฆื™ื ื–ื™ืช ื•ื›ื•' ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ื›ืœื™ ื”ื•ื ืœืงื‘ืœ ื‘ื• ืจืžื•ื ื™ื ื”ื™ื™ื ื• ื”ื™ื›ื ื“ื™ื™ื—ื“ื• ืœืจืžื•ื ื™ื ืื‘ืœ ืกืชืžื ื”ื•ื™ ื›ืžื•ืฆื™ื ื–ื™ืช:
Tous les ustensiles des propriรฉtaires, leur mesure est de grenades : cela est enseignรฉ ร  propos des ustensiles de bois, dans le traitรฉ Kelim, chapitre 17 (michna 1). Mais pour les ustensiles de terre, nous avons appris au chapitre 3 de Kelim (michna 1) que ceux qui sont faits pour les aliments ont pour mesure une olive. Et ce qui est dit ร  la fin du chapitre Ha-matsnia (Chabbat 95b) : cinq mesures pour l'ustensile de terre, percรฉ d'un trou laissant passer une olive, etc., et c'est encore un ustensile pour y recevoir des grenades, cela vise le cas oรน on l'a rรฉservรฉ aux grenades ; mais sans prรฉcision, [la mesure] est un trou laissant passer une olive.
ืฉื™ืขื•ืจืŸ ื›ืจืžื•ื ื™ื ื‘ืคืจืง ื™"ื– ื‘ืžืกื›ืช ื›ืœื™ื (ืž"ื“) ืชื ืŸ ื”ืจืžื•ื ื™ื ืฉืืžืจื• ื’' ืื—ื•ื–ื™ื ื–ื” ื‘ื–ื” ืžืฉืžืข ื“ืฉื™ืขื•ืจืŸ ื‘ื’' ืจืžื•ื ื™ื ื•ืงืฉื” ื“ื‘ืคืจืง ื”ืžืฆื ื™ืข (ืฉื‘ืช ื“' ืฆื”.) ืืžืจ ื ื™ืงื‘ ื›ืžื•ืฆื™ื ืจืžื•ืŸ ื˜ื”ื•ืจ ืžืฉืžืข ืจืžื•ืŸ ืื—ื“ ื•ืœืงืžืŸ ืค"ื‘ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื›ื“.) ื‘ืขื™ ื—ื–ืงื™ื” ื ื™ืงื‘ ื›ืžื•ืฆื™ื ื–ื™ืช ื•ืกืชืžื• ื•ื—ื–ืจ ื•ื ื™ืงื‘ ืขื“ ืฉื”ืฉืœื™ืžื• ืœืžื•ืฆื™ื ืจืžื•ืŸ ืžื”ื• ื•ืœื ืงืืžืจ ื ื™ืงื‘ ื›ืžื•ืฆื™ื ืจืžื•ืŸ ื•ืกืชืžื• ื•ื—ื–ืจ ื•ื ื™ืงื‘ ื›ืžื•ืฆื™ื ืจืžื•ืŸ ืขื“ ืฉื”ืฉืœื™ืžื• ืœื’' ืจืžื•ื ื™ื ืžื”ื• ื•ื™"ืœ ื“ื’' ืื—ื•ื–ื™ื ืœื ืฉื™ืฆืื• ื‘ื™ื—ื“ ืืœื ื–ื” ืื—ืจ ื–ื” ื•ืฆืจื™ืš ื ืงื‘ ืจื—ื‘ ืœื”ื•ืฆื™ื ื’' ื‘ื–ื” ืื—ืจ ื–ื” ื™ื•ืชืจ ืžืžื” ืฉื”ื™ื” ื”ืื—ื“ ืœื‘ื“ ืื™ ื ืžื™ ื’' ืื—ื•ื–ื™ื ืคื™ืจื•ืฉ ืฉื’ื“ื™ืœื™ื ื’' ื‘ื™ื—ื“ ื•ื”ื ืจืžื•ื ื™ื ื‘ื™ื ื•ื ื™ื ื•ืœื ืžืื•ืชืŸ ืฉื’ื“ื™ืœื™ืŸ ืื—ื“ ืื• ื‘' ื™ื—ื“ ืฉื”ื ื’ื“ื•ืœื™ื ื•ืœื ืžืื•ืชืŸ ืฉื’ื“ื™ืœื™ืŸ ื“' ืื• ื”' ื‘ื™ื—ื“ ืฉื”ื ืงื˜ื ื™ื ื•ืœืขื•ืœื ืจืžื•ืŸ ืื—ื“ ืœื‘ื“ ืงืืžืจ:
Leur mesure est de grenades : au chapitre 17 du traitรฉ Kelim (michna 4), nous avons appris : les grenades dont ils ont parlรฉ, trois attachรฉes l'une ร  l'autre. Cela laisse entendre que leur mesure est de trois grenades. Or c'est difficile, car au chapitre Ha-matsnia (Chabbat 95a) il est dit : percรฉ d'un trou laissant passer une grenade, il est pur, ce qui laisse entendre une seule grenade. Et plus loin, au chapitre 2 (Erouvin 24a), Hizkia demande : s'il a รฉtรฉ percรฉ d'un trou laissant passer une olive, qu'on l'a bouche, puis qu'il a de nouveau รฉtรฉ percรฉ, jusqu'ร  complรฉter [un trou] laissant passer une grenade, qu'en est-il ? Il ne dit pas : percรฉ d'un trou laissant passer une grenade, bouche, puis percรฉ de nouveau d'un trou laissant passer une grenade, jusqu'ร  complรฉter trois grenades. On peut rรฉpondre que ยซ trois attachรฉes ยป ne signifie pas qu'elles sortent ensemble, mais l'une aprรจs l'autre ; il faut un trou plus large pour faire sortir trois [grenades] l'une aprรจs l'autre que pour une seule. Autre rรฉponse : ยซ trois attachรฉes ยป signifie qu'elles poussent ร  trois ensemble, et ce sont des grenades moyennes ; ni de celles qui poussent une ou deux ensemble, qui sont grandes, ni de celles qui poussent quatre ou cinq ensemble, qui sont petites. En rรฉalitรฉ, il s'agit d'une seule grenade.
๐Ÿ’ก Explication

Un ustensile impur redevient pur quand il est brisรฉ, c'est-ร -dire percรฉ au point de ne plus servir. Pour un particulier, qui garde ses ustensiles tant qu'ils servent encore, le trou doit laisser passer une grenade.

Tossefot prรฉcise qu'il s'agit des ustensiles de bois ; les ustensiles de terre ont une mesure plus petite (olive). Il concilie aussi la michna des ยซ trois grenades attachรฉes ยป avec les textes qui parlent d'une seule grenade.

3
ืดืืจืฅ ื–ื™ืช ืฉืžืŸ (ื•ื“ื‘ืฉ)ืด: ืืจืฅ ืฉื›ืœ ืฉื™ืขื•ืจื™ื” ื›ื–ื™ืชื™ื. ื›ืœ ืฉื™ืขื•ืจื™ื” ืกืœืงื ื“ืขืชืš?! ื•ื”ืื™ื›ื ื”ื ื™ ื“ืืžืจืŸ! ืืœื ืื™ืžื: ืืจืฅ ืฉืจื•ื‘ ืฉื™ืขื•ืจื™ื” ื›ื–ื™ืชื™ื.

ยซ Terre d'olivier ร  huile (et de miel) ยป : une terre dont toutes les mesures sont des olives (kezeitim). Toutes ses mesures, cela te vient ร  l'esprit ?!

Il y a pourtant celles que nous avons dites ! Dis plutรดt : une terre dont la plupart des mesures sont des olives.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจื•ื‘ ืฉื™ืขื•ืจื™ื” ื›ื–ื™ืชื™ื ืื›ื™ืœืช ื—ืœื‘ ื•ื“ื ื•ื ื•ืชืจ ื•ืคื™ื’ื•ืœ ื•ื˜ืžื ื•ื ื‘ื™ืœื” ื•ื‘ื”ืžื” ื˜ืžืื” ื•ื‘ืฉืจ ื”ืžืช ืœื”ืื”ื™ืœ ื•ืžื’ืข ื ื‘ื™ืœื•ืช: ื›ืœ ื“ื‘ืฉ ื”ืืžื•ืจ ื‘ืชื•ืจื” ื“ื‘ืฉ ืชืžืจื™ื ื•ื›ื“ืืžืจ ื”ืชื (ื‘ื›ื•ืจื™ื ืค"ื ืž"ื’) ืื™ืŸ ืžื‘ื™ืื™ืŸ ื‘ื›ื•ืจื™ื ื›ื™ ืื ืžื–' ื”ืžื™ื ื™ืŸ ื•ืœื ืžืชืžืจื™ื ืฉื‘ื”ืจื™ื ื•ืœื ืžืคื™ืจื•ืช ืฉื‘ืขืžืงื™ื ืืœืžื ืคืฉื™ื˜ื ืœื™ื” ืœืชื ื ื“ืชืžืจื™ื ืžื–' ื”ืžื™ื ื™ืŸ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื“ื‘ืฉ:
La plupart de ses mesures sont des olives : manger du helev (graisse interdite), du sang, du notar (reste d'un sacrifice), du pigoul, [un sacrifice] impur, une nevela, un animal impur ; la chair du mort pour [l'impuretรฉ de] la tente ; le contact des nevelot. [Miel :] tout miel mentionnรฉ dans la Torah est du miel de dattes, comme il est dit lร -bas (Bikkourim 1, 3) : on n'apporte les prรฉmices que des sept espรจces, et non des dattes des montagnes, ni des fruits des vallรฉes. Il en ressort qu'il est รฉvident pour le Tanna que les dattes font partie des sept espรจces, et c'est le ยซ miel ยป.
๐Ÿ’ก Explication

Le kezayit (volume d'une olive) est la mesure la plus frรฉquente : interdits alimentaires, impuretรฉ du mort, contact d'une nevela. La Guemara corrige ยซ toutes ยป en ยซ la plupart ยป, puisque d'autres mesures viennent d'รชtre citรฉes.

4
ืดื“ื‘ืฉืด, ื›ื›ื•ืชื‘ืช ื”ื’ืกื” ืœื™ื•ื ื”ื›ื™ืคื•ืจื™ื.

ยซ Miel ยป : [le volume d'une] grosse datte (kotevet ha-gassa) pour Yom Kippour.

๐Ÿ’ก Explication

Le ยซ miel ยป du verset dรฉsigne la datte. Le volume d'une grosse datte est la quantitรฉ d'aliment dont la consommation rend passible le jour de Kippour. La Guemara semble donc montrer que les mesures sont รฉcrites dans la Torah.

5
ื•ืชื™ืกื‘ืจื ืฉื™ืขื•ืจื™ืŸ ืžื™ื›ืชื‘ ื›ืชื™ื‘ื™? ืืœื ื”ืœื›ืชื ื ื™ื ื”ื•, ื•ืืกืžื›ื™ื ื”ื• ืจื‘ื ืŸ ืืงืจืื™.

Et tu penses que les mesures sont รฉcrites ?! Ce sont plutรดt des halakhot, et les Sages les ont appuyรฉes sur des versets.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ื™ืœื›ืชื ื ื™ื ื”ื• ื•ืืกืžื›ื™ื ื”ื• ืจื‘ื ืŸ ืืงืจืื™ ื‘ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ื™ื•ืžื (ื“' ืค.) ื"ืจ ื™ื•ื—ื ืŸ ืฉื™ืขื•ืจื™ืŸ ื•ืขื•ื ืฉื™ืŸ ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™ ื•ื”ื™ื” ื›ืชื•ื‘ ื‘ืกืคืจื™ื ืฉื™ืขื•ืจื™ืŸ ืžื›ืชื‘ ื›ืชื™ื‘ื™ ืื™ืžื ืฉื™ืขื•ืจื™ืŸ ืฉืœ ืขื•ื ืฉื™ืŸ ื•ืœื ื’ืจืกื™' ื”ื›ื™ ื“ื”ื ืžืกืงื™ื ืŸ ื”ื›ื ื“ืืกืžื›ืชื ื ื™ื ื”ื• ื•ืขื•ื“ ื“ืœื ื”ื•ื” ืžืฉื ื™ ืžื™ื“ื™ ืืœื ื’ืจืกื™ื ืŸ ืขื•ื ืฉื™ืŸ ืžื›ืชื‘ ื›ืชื™ื‘ื™ ืื™ืžื ื•ื›ื•':
Ce sont des halakhot, et les Sages les ont appuyรฉes sur des versets : au dernier chapitre de Yoma (80a), Rabbi Yo'hanan dit : les mesures et les peines sont halakha le-Moche mi-Sinaรฏ. Et il รฉtait รฉcrit dans les livres : ยซ les mesures sont รฉcrites ?! dis : les mesures des peines ยป. Nous n'avons pas cette lecture, car nous concluons ici que ce sont des appuis (asmakhta). De plus, [dans cette lecture] il ne rรฉpondrait rien. Nous lisons plutรดt : ยซ les peines sont รฉcrites ?! dis, etc. ยป
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse : les mesures ne sont pas dรฉduites du verset. Elles sont halakha le-Moche mi-Sinaรฏ, et le verset sert seulement d'asmakhta (appui, allusion).

Tossefot corrige une lecture de Yoma 80a qui parlait de ยซ mesures รฉcrites ยป, puisque notre passage conclut que les mesures ne sont qu'un appui.

6
ื—ืฆื™ืฆื™ืŸ, ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื ื™ื ื”ื•! ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ืจื—ืฅ ืืช ื›ืœ ื‘ืฉืจื• (ื‘ืžื™ื)ืด, ืฉืœื ื™ื”ื ื“ื‘ืจ ื—ื•ืฆืฅ ื‘ื™ืŸ ื‘ืฉืจื• ืœืžื™ื. ืดื‘ืžื™ืืด โ€” ื‘ืžื™ ืžืงื•ื”. ืดื›ืœ ื‘ืฉืจื•ืด โ€” ืžื™ื ืฉื›ืœ ื’ื•ืคื• ืขื•ืœื” ื‘ื”ืŸ, ื•ื›ืžื” ื”ืŸ โ€” ืืžื” ืขืœ ืืžื” ื‘ืจื•ื ืฉืœืฉ ืืžื•ืช. ื•ืฉื™ืขืจื• ื—ื›ืžื™ื ืžื™ ืžืงื•ื” ืืจื‘ืขื™ื ืกืื”.

Les hatsitsin (interpositions) sont de la Torah ! Car il est รฉcrit : ยซ Il lavera toute sa chair (dans l'eau) ยป : qu'aucune chose ne s'interpose entre sa chair et l'eau.

ยซ Dans l'eau ยป : dans l'eau du mikve. ยซ Toute sa chair ยป : une eau dans laquelle tout son corps entre ; et combien est-ce ?

Une ama sur une ama, sur une hauteur de trois amot. Et les Sages ont รฉvaluรฉ l'eau du mikve ร  quarante sea.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ืžื™ื ื‘ืžื™ ืžืงื•ื” ื”ืžื›ื•ื ืกื™ืŸ ืžืฉืžืข ื•ืืข"ื’ ื“ืœืื• ื—ื™ื™ื ืžื“ืœื ื›ืชื™ื‘ ื—ื™ื™ื:
Dans l'eau, dans l'eau du mikve : [le verset] laisse entendre des eaux rassemblรฉes, mรชme si elles ne sont pas vives, puisqu'il n'est pas รฉcrit ยซ vives ยป.
ื›ืœ ื‘ืฉืจื• ืžืฉืžืข ื›ืœ ื‘ืฉืจื• ื›ืื—ื“:
Toute sa chair : cela laisse entendre toute sa chair en une fois.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme รฉlรฉment de la liste de Rav : les hatsitsin. Le verset (Vayikra 15, 16) semble enseigner l'interdit d'interposition, le type d'eau (mikve, eau rassemblรฉe) et le volume : de quoi immerger le corps entier d'un coup, soit 1 x 1 x 3 amot, รฉvaluรฉ ร  quarante sea.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le volume minimal du mikve 1 ama 1 ama 3 amot 1 x 1 x 3 amot = 40 sea de quoi immerger tout le corps ร  la fois
Le volume dรฉduit de ยซ toute sa chair ยป : une ama sur une ama sur trois amot, soit quarante sea.
7
ื›ื™ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ื”ื™ืœื›ืชื, ืœืฉืขืจื•. ื•ื›ื“ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื, ื“ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื: ื ื™ืžื ืื—ืช ืงืฉื•ืจื” ื—ื•ืฆืฆืช, ืฉืœืฉ ืื™ื ืŸ ื—ื•ืฆืฆื•ืช, ืฉืชื™ื ืื™ื ื™ ื™ื•ื“ืข.

La halakha a รฉtรฉ nรฉcessaire pour ses cheveux, conformรฉment ร  Rabba bar Rav Houna. Car Rabba bar Rav Houna a dit : un cheveu nouรฉ seul fait interposition ; trois ne font pas interposition ; deux, je ne sais pas.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืœืฉืขืจื• ืฉืชืคืกืœ ื‘ื• ื—ืฆื™ืฆื”:
Pour ses cheveux : que l'interposition y rende [l'immersion] invalide.
ื•ื›ื“ืจื‘ื” ื“ืืžืจ ืจื‘ื” ื—ืฆื™ืฆื” ืคื•ืกืœืช ื‘ืฉื™ืขืจ:
Conformรฉment ร  Rabba : qui a dit que l'interposition invalide dans les cheveux.
ื ื™ืžื ืื—ืช ืงืฉื•ืจื” ื—ื•ืฆืฆืช ื“ืžืฆื™ ืœื”ื“ื•ืงื” ืฉืคื™ืจ ื•ืื™ืŸ ื”ืžื™ื ื ื›ื ืกื™ืŸ ื‘ืงืฉืจ:
Un cheveu nouรฉ seul fait interposition : car on peut le serrer fortement, et l'eau n'entre pas dans le nล“ud.
ืฉืœืฉ ืื™ื ืŸ ื—ื•ืฆืฆื•ืช ื“ืœื ืžื™ื”ื“ืงื™ ืฉืคื™ืจ ื•ืขื™ื™ืœื™ ื‘ื”ื• ืžื™ื:
Trois ne font pas interposition : car ils ne se serrent pas fortement, et l'eau y entre.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre rรฉponse : la halakha le-Moche mi-Sinaรฏ รฉtend la hatsitsa aux cheveux. Rachi explique la distinction de Rabba bar Rav Houna : un cheveu seul se noue serrรฉ et l'eau n'y pรฉnรจtre pas ; trois cheveux ensemble restent lรขches.

8
ืฉืขืจื• ื ืžื™ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื”ื•ื, ื“ืชื ื™ื: ืดื•ืจื—ืฅ ืืช ื›ืœ ื‘ืฉืจื•ืด โ€” ืืช ื”ื˜ืคืœ ืœื‘ืฉืจื•, ื•ื–ื”ื• ืฉืขืจ!

Ses cheveux aussi, c'est de la Torah ! Car il a รฉtรฉ enseignรฉ : ยซ Il lavera et kol besaro ยป : ce qui est accessoire ร  sa chair, et ce sont les cheveux !

๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle objection : le mot et, apparemment superflu, inclut ce qui est accessoire (tafel) ร  la chair, c'est-ร -dire les cheveux. Les cheveux sont donc aussi dans le verset.

9
ื›ื™ ืืชืื™ ื”ื™ืœื›ืชื ืœืจื•ื‘ื• ื•ืœืžื™ืขื•ื˜ื• ื•ืœืžืงืคื™ื“ ื•ืœืฉืื™ืŸ ืžืงืคื™ื“, ื•ื›ื“ืจื‘ื™ ื™ืฆื—ืง.

La halakha est venue pour la majeure partie (rovo) et la petite partie (miouto), pour celui qui y tient (makpid) et celui qui n'y tient pas, conformรฉment ร  Rabbi Yitshak.

๐Ÿ’ก Explication

Seconde rรฉponse : la halakha fixe les critรจres de l'interposition : quelle surface (rov ou miout) et quelle attitude de la personne (makpid ou non).

10
ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืฆื—ืง: ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื” ืจื•ื‘ื• ื•ืžืงืคื™ื“ ืขืœื™ื• ื—ื•ืฆืฅ, ื•ืฉืื™ื ื• ืžืงืคื™ื“ ืขืœื™ื• ืื™ื ื• ื—ื•ืฆืฅ. ื•ื’ื–ืจื• ืขืœ ืจื•ื‘ื• ืฉืื™ื ื• ืžืงืคื™ื“ ืžืฉื•ื ืจื•ื‘ื• ื”ืžืงืคื™ื“, ื•ืขืœ ืžื™ืขื•ื˜ื• ื”ืžืงืคื™ื“ ืžืฉื•ื ืจื•ื‘ื• ื”ืžืงืคื™ื“.

Car Rabbi Yitshak a dit : selon la parole de la Torah, [ce qui couvre] la majeure partie et ร  quoi il tient fait interposition ; ce ร  quoi il ne tient pas ne fait pas interposition. Et [les Sages] ont dรฉcrรฉtรฉ sur la majeure partie ร  laquelle il ne tient pas, ร  cause de la majeure partie ร  laquelle il tient, et sur la petite partie ร  laquelle il tient, ร  cause de la majeure partie ร  laquelle il tient.

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื” ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™ ื‘ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื”:
Selon la parole de la Torah : halakha le-Moche mi-Sinaรฏ, dans la Torah orale.
ืจื•ื‘ื• ืจื•ื‘ ืฉืขืจื• ืฉืื ื™ืฉ ื‘ื• ื“ื‘ืจ ื”ื—ื•ืฆืฅ ื›ื’ื•ืŸ ื“ื ื™ื‘ืฉ ื•ื“ื™ื• ื•ื˜ื™ื˜ ื™ื‘ืฉ ื•ื–ืคืช ื™ื‘ืฉ ืื• ืฉืงืฉื•ืจ ืจื•ื‘ื• ืื—ืช ืื—ืช:
La majeure partie : la majeure partie de ses cheveux, s'il s'y trouve une chose qui s'interpose, comme du sang sรจche, de l'encre, de la boue sรฉchรฉe, de la poix sรฉchรฉe, ou si la majeure partie [des cheveux] est nouรฉe un par un.
ื•ืžืงืคื™ื“ ืขืœื™ื• ืฉืžืฆื˜ืขืจ ืขืœ ืœื™ื›ืœื•ืš ื–ื” ืฉื‘ืจืืฉื•:
Et ร  quoi il tient : il est gรชnรฉ par cette saletรฉ sur sa tรชte.
ื•ืฉืื™ื ื• ืžืงืคื™ื“ ืขืœื™ื• ื”ื•ื™ ื›ื’ื•ืคื• ื•ืืข"ื’ ื“ื”ื•ื™ ื‘ืจื•ื‘ื• ืœื ื—ื™ื™ืฅ:
Et ร  quoi il ne tient pas : c'est comme son corps, et bien que ce soit sur la majeure partie, cela ne fait pas interposition.
ื•ื’ื–ืจื• ืขืœ ืจื•ื‘ื• ืฉืื™ื ื• ืžืงืคื™ื“ ื”ื•ืื™ืœ ื•ื”ื•ื™ ืจื•ื‘ ื•ื“ืžื™ ื‘ืžืงืฆืช ืœื—ืฆื™ืฆื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื:
Et ils ont dรฉcrรฉtรฉ sur la majeure partie ร  laquelle il ne tient pas : puisque c'est une majeure partie et que cela ressemble en partie ร  l'interposition de la Torah.
ื•ืขืœ ืžื™ืขื•ื˜ื• ื”ืžืงืคื™ื“ ื”ื•ืื™ืœ ื•ื“ืžื™ ืœื™ื” ื‘ื”ืงืคื“ื” ื•ื’ื–ืจื• ืœืื• ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™ ื”ื•ื ืืœื ื’ื–ื™ืจื” ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืจื•ื‘ื• ื”ืžืงืคื™ื“ ืœื—ื•ื“ื™ื” ื”ื•ื ื“ื”ื•ื” ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™:
Et sur la petite partie ร  laquelle il tient : puisque cela lui ressemble par le fait d'y tenir. ยซ Et ils ont dรฉcrรฉtรฉ ยป : ce n'est pas halakha le-Moche mi-Sinaรฏ mais un dรฉcret des Sages ; seul [le cas de] la majeure partie ร  laquelle il tient est halakha le-Moche mi-Sinaรฏ.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื” ืจื•ื‘ื• ื•ืžืงืคื™ื“ ืขืœื™ื• ื—ื•ืฆืฅ ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื‘ืฉืขืจื• ืžืฉืžืข ืื‘ืœ ื‘ืฉืจื• ืืคื™ืœื• ืžื™ืขื•ื˜ื• ืฉืื™ื ื• ืžืงืคื™ื“ ื—ื•ืฆืฅ ื•ืงืฉื” ืœืจ"ืช ื“ื‘ืคืจืง ื”ืขืจืœ (ื™ื‘ืžื•ืช ื“' ืขื—. ื•ืฉื) ืืžืจื™ื ืŸ ื ื›ืจื™ืช ืžืขื•ื‘ืจืช ืฉื ืชื’ื™ื™ืจื” ืื™ืŸ ื‘ื ื” ืฆืจื™ืš ื˜ื‘ื™ืœื” ื•ืงืืžืจ ืื™ืœื™ืžื ืžืฉื•ื ื“ืจ' ื™ืฆื—ืง ื”ื ืืžืจ ืจื‘ ื›ื”ื ื ืœื ืฉื ื• ืืœื ืจื•ื‘ื• ืื‘ืœ ื›ื•ืœื• ื—ื•ืฆืฅ ื•ื”ืฉืชื ืื“ืจื‘ื” ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื›ื™ ืืžืจ ืจ' ื™ืฆื—ืง ื‘ืฉืขืจื• ื‘ืฉืจื• ืžื™ ืืžืจ ื•ืขื•ื“ ื“ื‘ืค' ื“ื ื—ื˜ืืช (ื–ื‘ื—ื™ื ื“' ืฆื—.) ืžื™ื™ืชื™ ื“ื ืฉืขืœ ื‘ื’ื“ื• ื—ื•ืฆืฅ ื•ืื ื˜ื‘ื— ื”ื•ื ืื™ื ื• ื—ื•ืฆืฅ ื•ืขื•ื“ ืื™ ื‘ืฉืขืจื• ื“ื•ื•ืงื ืื ื›ืŸ ื›ืฉื ืืžืจ ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™ ื”ื•ืฆืจืš ืœื•ืžืจ ืฉืขืจื• ืจื•ื‘ื• ื•ืžืงืคื™ื“ ืขืœื™ื• ื—ื•ืฆืฅ ืื ื›ืŸ ืฉืขืจื• ื”ื•ื™ ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™ ื•ืืžืื™ ืฆืจื™ืš ืงืจื ืœืฉืขืจื• ื•ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ืคืจื™ืš ื‘ื›ืžื” ื“ื•ื›ืชื™:
Selon la parole de la Torah, la majeure partie ร  laquelle il tient fait interposition : le Kountres (Rachi) explique [qu'il s'agit] de ses cheveux, ce qui laisse entendre que pour sa chair, mรชme une petite partie ร  laquelle il ne tient pas fait interposition. Rabbenou Tam objecte : au chapitre Ha-arel (Yevamot 78a), nous disons : une non-Juive enceinte qui s'est convertie, son enfant n'a pas besoin d'immersion ; et on dit : si c'est ร  cause de [la rรจgle de] Rabbi Yitshak, Rav Kahana a pourtant dit : on n'a enseignรฉ cela que pour la majeure partie, mais la totalitรฉ fait interposition. Or on aurait dรป dire au contraire : quand Rabbi Yitshak l'a dit, c'est pour les cheveux ; l'a-t-il dit pour la chair ? De plus, au chapitre Dam hatat (Zevahim 98a), on cite : le sang sur son vรชtement fait interposition, et s'il est boucher cela ne fait pas interposition. De plus, si c'รฉtait seulement pour les cheveux, alors quand on dit que la halakha le-Moche mi-Sinaรฏ a eu besoin de dire que pour ses cheveux la majeure partie ร  laquelle il tient fait interposition, les cheveux seraient halakha le-Moche mi-Sinaรฏ, et pourquoi faudrait-il un verset pour les cheveux ? C'est ainsi qu'on objecte en plusieurs endroits.
๐Ÿ’ก Explication

Le tableau de Rabbi Yitshak : de la Torah, seul rov + makpid invalide. Les Sages ont ajoutรฉ deux dรฉcrets (gezerot) : rov sans makpid, et miout avec makpid, car chacun ressemble par un trait au cas de la Torah.

Rachi applique cela aux cheveux (dans la chair, toute interposition compterait). Rabbenou Tam, dans Tossefot, conteste : la rรจgle vaut aussi pour la chair, preuves de Yevamot et de Zevahim.

11
ื•ืœื™ื’ื–ื•ืจ ื ืžื™ ืขืœ ืžื™ืขื•ื˜ื• ืฉืื™ื ื• ืžืงืคื™ื“ ืžืฉื•ื ืžื™ืขื•ื˜ื• ื”ืžืงืคื™ื“, ืื™ ื ืžื™ ืžืฉื•ื ืจื•ื‘ื• ืฉืื™ื ื• ืžืงืคื™ื“!

Qu'on dรฉcrรจte aussi sur la petite partie ร  laquelle il ne tient pas, ร  cause de la petite partie ร  laquelle il tient, ou bien ร  cause de la majeure partie ร  laquelle il ne tient pas !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืœื™ื’ื–ื•ืจ ื ืžื™ ืขืœ ืžื™ืขื•ื˜ื• ืฉืื™ื ื• ืžืงืคื™ื“ ืขืœื™ื• ืžืฉื•ื ืžื™ืขื•ื˜ื• ื”ืžืงืคื™ื“ ื“ื“ืžื• ืœื”ื“ื“ื™ ื“ื”ืื™ ืžื™ืขื•ื˜ ื•ื”ืื™ ืžื™ืขื•ื˜:
Qu'on dรฉcrรจte aussi sur la petite partie ร  laquelle il ne tient pas, ร  cause de la petite partie ร  laquelle il tient : car elles se ressemblent, celle-ci est une petite partie et celle-lร  est une petite partie.
ืื™ ื ืžื™ ื ื™ื’ื–ื•ืจ ื‘ื• ืžืฉื•ื ืจื•ื‘ื• ืฉืื™ื ื• ืžืงืคื™ื“ ื“ื“ืžื™ ืœื”ื“ื“ื™ ื“ื”ืื™ ืื™ื ื• ืžืงืคื™ื“ ื•ื”ืื™ ืื™ื ื• ืžืงืคื™ื“:
Ou bien : qu'on dรฉcrรจte ร  cause de la majeure partie ร  laquelle il ne tient pas, car elles se ressemblent, dans les deux cas il n'y tient pas.
๐Ÿ’ก Explication

Le quatriรจme cas (miout + eino makpid) ressemble lui aussi ร  chacun des deux cas dรฉcrรฉtรฉs. Pourquoi ne pas l'inclure ?

12
ื”ื™ื ื’ื•ืคื” ื’ื–ื™ืจื”, ื•ืื ืŸ ื ื™ืงื•ื ื•ื ื™ื’ื–ื•ืจ ื’ื–ื™ืจื” ืœื’ื–ื™ืจื”?!

Cela mรชme est un dรฉcret, et nous irions dรฉcrรฉter un dรฉcret pour [protรฉger] un dรฉcret ?!

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื™ื ื’ื•ืคื” ื’ื–ื™ืจื” ืžืฉื•ื ืจื•ื‘ื• ื”ืžืงืคื™ื“ ื›ื“ืืžืจ:
Cela mรชme est un dรฉcret : ร  cause de la majeure partie ร  laquelle il tient, comme on l'a dit.
๐Ÿ’ก Explication

Principe : on ne fait pas de gezera le-gezera (dรฉcret pour protรฉger un dรฉcret). Les deux cas intermรฉdiaires sont dรฉjร  des dรฉcrets ; le quatriรจme cas ne ressemble qu'ร  eux, pas au cas de la Torah.

13
ืžื—ื™ืฆื•ืช, ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื ื™ื ื”ื•!

Les mehitsot (cloisons) sont de la Torah !

๐Ÿ’ก Explication

Troisiรจme รฉlรฉment de la liste de Rav : les mehitsot. La hauteur de dix tefahim qui dรฉfinit une cloison semble avoir une source dans la Torah.

14
ื“ืืžืจ ืžืจ: ืืจื•ืŸ ืชืฉืขื” ื•ื›ืคื•ืจืช ื˜ืคื—, ื”ืจื™ ื›ืืŸ ืขืฉืจื”.

Car le Maรฎtre a dit : l'arche, neuf [tefahim], et la kaporet, un tefah : cela fait dix.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืจื•ืŸ ืชืฉืขื” ื•ื›ืคื•ืจืช ื˜ืคื— ืืจื•ืŸ ื’ื•ื‘ื”ื• ืชืฉืขื” ื˜ืคื—ื™ื ื“ื›ืชื™ื‘ (ืฉืžื•ืช ื›ืดื”:ื›ืดื‘) ื•ืืžื” ื•ื—ืฆื™ ืงื•ืžืชื• ื•ื›ืคื•ืจืช ื˜ืคื— ื”ืจื™ ืขืฉืจื” ื•ื›ืชื™ื‘ ื•ื“ื‘ืจืชื™ ืืชืš ืžืขืœ ื”ื›ืคื•ืจืช ื•ืชื ื™ื ื‘ืค"ืง ื“ืกื•ื›ื” (ื“' ื”.) ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืื•ืžืจ ืœืขื•ืœื ืœื ื™ืจื“ื” ืฉื›ื™ื ื” ืœืžื˜ื” ืžืขืฉืจื” ื“ื›ืชื™ื‘ ื”ืฉืžื™ื ืฉืžื™ื ืœื”' ื•ื”ืืจืฅ ื ืชืŸ ืœื‘ื ื™ ืื“ื ื•ืœืžื˜ื” ืžืขืฉืจื” ื˜ืคื—ื™ื ื—ืฉื™ื‘ ืืจืฅ ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ื“ื‘ืจืชื™ ืืชืš ืžืขืœ ื”ื›ืคื•ืจืช ืืœืžื ืขืฉืจื” ื”ื•ื™ ืžื—ื™ืฆื” ื“ืœืžืขืœื” ืžืขืฉืจื” ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ืจืฉื•ืช ืชื—ืชื™ืช ืืœื ืจืฉื•ืชื ืื—ืจื™ืชื™:
L'arche neuf et la kaporet un tefah : l'arche avait neuf tefahim de haut, car il est รฉcrit : ยซ et une ama et demie sa hauteur ยป (Chemot 25, 10), et la kaporet un tefah, cela fait dix. Et il est รฉcrit : ยซ je te parlerai de dessus la kaporet ยป (Chemot 25, 22). Et il est enseignรฉ au premier chapitre de Souca (5a) : Rabbi Yossi dit : jamais la Chekhina n'est descendue au-dessous de dix [tefahim], car il est รฉcrit : ยซ Les cieux sont les cieux de Hachem, et la terre, Il l'a donnรฉe aux hommes ยป ; et au-dessous de dix tefahim cela compte comme la terre, car il est รฉcrit : ยซ je te parlerai de dessus la kaporet ยป. Il en ressort que dix [tefahim] font une cloison, car au-dessus de dix ce n'est pas considรฉrรฉ comme le domaine d'en bas mais comme un autre domaine.
ื˜ืคื— ื›ื ื’ื“ ืจื—ื‘ื” ืฉืœ ืงื•ืจื” ื•ืชื—ืชื™ื”:
Un tefah : correspondant ร  la largeur de la kora et de ce qui est dessous.
๐Ÿ’ก Explication

L'arche mesure une ama et demie ; avec une ama de six tefahim, cela donne 9, plus la kaporet (couvercle) d'un tefah : 10. La Chekhina se rรฉvรฉlait au-dessus de la kaporet et ne descend pas au-dessous de dix tefahim. Dix tefahim sรฉparent donc deux domaines : c'est la base de la mehitsa.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Hauteur de l'arche et de la kaporet selon la valeur de l'ama 10 tefahim arche 1,5 ama x 6 = 9 kaporet 1 R. Meir : 10 tefahim arche 1,5 ama x 5 = 7,5 kaporet 1 R. Yehouda : 8,5 tefahim
La hauteur arche + kaporet atteint dix tefahim avec une ama de six, et seulement 8,5 avec une ama de cinq.
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ืœื ืฆืจื™ื›ื, ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ: ืืžืช ื‘ื ื™ืŸ ื‘ืืžื” ื‘ืช ืฉืฉื”. ืืžืช ื›ืœื™ื ื‘ืืžื” ื‘ืช ื—ืžืฉื”.

Ce n'est nรฉcessaire que selon Rabbi Yehouda, qui a dit : l'ama de construction est une ama de six [tefahim] ; l'ama des ustensiles est une ama de cinq.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืืžื•ืช ื‘ื ื™ืŸ ื›ื’ื•ืŸ ืืžื•ืช ื”ืงืจืฉื™ื ื•ื”ื™ืจื™ืขื•ืช:
Les amot de construction : comme les amot des planches et des tentures.
ืืžืช ื›ืœื™ื ื›ื’ื•ืŸ ืืžื•ืช ื”ืืจื•ืŸ ื•ื”ืžื–ื‘ื—ื•ืช ื•ื”ืฉืœื—ืŸ:
L'ama des ustensiles : comme les amot de l'arche, des autels et de la table.
ื‘ืืžื” ื‘ืช ื—ืžืฉื” ื“ื”ืฉืชื ืœื ื ืคืงื ืœื™ื” ืžืืจื•ืŸ ืžื™ื“ื™ ื“ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืœื ื”ื•ื™ ืœืืจื•ืŸ ื‘ื”ื“ื™ ื›ืคื•ืจืช ืืœื ืฉืžื ื” ื˜ืคื—ื™ื ื•ืžื—ืฆื”:
Une ama de cinq : car alors on ne peut rien tirer de l'arche, puisque selon Rabbi Yehouda l'arche avec la kaporet ne fait que huit tefahim et demi.
๐Ÿ’ก Explication

Selon Rabbi Yehouda, les ustensiles du Michkan se mesurent en amot de cinq tefahim : l'arche fait 7,5 tefahim, avec la kaporet 8,5. La preuve des dix tefahim tombe, et la halakha le-Moche mi-Sinaรฏ est nรฉcessaire.

16
ื•ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื“ืืžืจ: ื›ืœ ื”ืืžื•ืช ื”ื™ื• ื‘ื‘ื™ื ื•ื ื™ืช, ืžืื™ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ?

Et selon Rabbi Meir, qui a dit : toutes les amot รฉtaient moyennes, que peut-on dire ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ื‘ื™ื ื•ื ื™ืช ื‘ืืžื” ื‘ืช ื•' ื‘ื™ื ื•ื ื™ืช ืœื›ืœ ืื“ื ื•ื™ืฉ ื’ื“ื•ืœื” ืžืžื ื” ื›ื“ืืžืจ ื‘ื›ื™ืฆื“ ืฆื•ืœื™ืŸ (ืคืกื—ื™ื ืคื•.) ืฉืชื™ ืืžื•ืช ื”ื™ื• ื‘ืฉื•ืฉืŸ ื”ื‘ื™ืจื” ืื—ืช ื™ืชื™ืจื” ืขืœ ืฉืœ ืžืฉื” ื—ืฆื™ ืืฆื‘ืข ื•ืื—ืช ื™ืชื™ืจื” ืขืœื™ื” ื—ืฆื™ ืืฆื‘ืข ื ืžืฆืืช. ื™ืชื™ืจื” ืขืœ ืฉืœ ืžืฉื” ืืฆื‘ืข:
Moyennes : une ama de six [tefahim], moyenne pour tout homme. Il en existe de plus grandes, comme il est dit au chapitre Keitsad tsolin (Pessahim 86a) : il y avait deux amot ร  Chouchan ha-bira, l'une dรฉpassant celle de Moche d'un demi-doigt, et l'autre la dรฉpassant d'un demi-doigt ; celle-ci dรฉpasse donc celle de Moche d'un doigt.
๐Ÿ’ก Explication

Pour Rabbi Meir, toutes les amot du Michkan sont de six tefahim : la preuve de l'arche fonctionne, et la hauteur de dix tefahim est bien dans la Torah. ร€ quoi sert alors la halakha ?

17
ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ, ื›ื™ ืืชืื™ ื”ื™ืœื›ืชื โ€” ืœื’ื•ื“ ื•ืœืœื‘ื•ื“ ื•ืœื“ื•ืคืŸ ืขืงื•ืžื”.

Selon Rabbi Meir, la halakha est venue pour goud, pour lavoud et pour dofen akouma.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื’ื•ื“ ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื›ืžื” ื“ื•ื›ืชื™ ื’ื•ื“ ืื—ื™ืช ื’ื•ื“ ืืกื™ืง ื•ืคื—ื•ืช ืžืฉืœืฉ ื›ืœื‘ื•ื“ ื•ืœืฉื•ืŸ ืœื‘ื•ื“ ื›ืžื• ืกื ื™ืฃ ื“ื‘ืจ ืงืฆืจ ืฉื”ื•ืกื™ืคื• ืขืœื™ื• ื•ื”ืืจื™ื›ื•ื”ื•:
Pour goud : que nous disons en plusieurs endroits : goud ahit, goud assik (prolonge vers le bas, prolonge vers le haut) ; et moins de trois [tefahim] est comme lavoud. Le mot lavoud a le sens d'un ajout : une chose courte ร  laquelle on a ajoutรฉ et qu'on a allongรฉe.
๐Ÿ’ก Explication

Trois rรจgles de cloison qui ne sont pas dans le verset :

Goud : une paroi est prolongรฉe virtuellement vers le haut ou vers le bas. Lavoud : deux รฉlรฉments sรฉparรฉs par moins de trois tefahim sont considรฉrรฉs comme joints. Dofen akouma (paroi courbรฉe) : dans une souca, un toit invalide de moins de quatre amot attenant ร  une paroi est considรฉrรฉ comme la paroi qui se recourbe.

18
ื”ื™ื” ื’ื‘ื•ื” ืžืขืฉืจื™ื ืืžื” ื•ื‘ื ืœืžืขื˜ื•, ื›ืžื” ืžืžืขื˜? ื›ืžื” ืžืžืขื˜?! ื›ืžื” ื“ืฆืจื™ืš ืœื™ื”!

S'il รฉtait plus haut que vingt amot et qu'on vient le diminuer, de combien diminue-t-on ? De combien diminue-t-on ?!

Autant qu'il lui faut !

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ื‘ื ืœืžืขื˜ื• ืœืขืฉื•ืช ื‘ื ื™ืŸ ืืฆื˜ื‘ื ืื• ืขืคืจ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ื‘ืืจืฅ ืœืžืขื˜ ื’ื•ื‘ื” ื”ื—ืœืœ:
Et qu'on vient le diminuer : construire une banquette (itstaba) ou [mettre] de la terre sous la kora, sur le sol, pour diminuer la hauteur de l'espace.
ื›ืžื” ืžืžืขื˜ ืžืฉืžืข: ื›ืžื” ื™ื’ื‘ื™ื” ื”ืงืจืงืข:
De combien diminue-t-on : cela laisse entendre : de combien surรฉlever le sol.
ื›ืžื” ื“ืฆืจื™ืš ืœื™ื” ืขื“ ืฉืœื ื™ื”ื ื”ื—ืœืœ ื™ื•ืชืจ ืขืœ ืขืฉืจื™ื:
Autant qu'il lui faut : jusqu'ร  ce que l'espace ne dรฉpasse pas vingt [amot].
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la michna : une kora placรฉe ร  plus de vingt amot n'est pas valable. On peut surรฉlever le sol sous elle. La question ยซ de combien ? ยป paraรฎt vide : il faut ramener l'espace sous vingt amot.

19
ืืœื: ืจื—ื‘ื• ื‘ื›ืžื”? ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ: ื˜ืคื—, ืื‘ื™ื™ ืืžืจ: ืืจื‘ืขื”.

Mais [la question est] : sa largeur, combien ? Rav Yossef a dit : un tefah.

Abaye a dit : quatre.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืจื—ื‘ื• ืฉืœ ืžื™ืขื•ื˜ ืœื”ืจื—ื™ื‘ื• ืœืชื•ืš ืื•ืจืš ื”ืžื‘ื•ื™ ื›ืžื”:
Sa largeur : [la largeur] du rehaussement, combien faut-il l'รฉtendre dans la longueur du mavoy ?
ื˜ืคื— ื›ื ื’ื“ ืจื—ื‘ื” ืฉืœ ืงื•ืจื” ื•ืชื—ืชื™ื”:
Un tefah : correspondant ร  la largeur de la kora et de ce qui est dessous.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื”ื™ื” ื’ื‘ื•ื” ืžืขืฉืจื™ื ืืžื” ื•ื‘ื ืœืžืขื˜ื• ืžืžืขื˜ ื‘ืงื•ืจื” ืฉืจื—ื‘ื” ื˜ืคื— ื•ื“ื™ื•. ื“ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจื ื”ื•ื ื•ื”ื™ื›ืจ ืฉืœ ืžื˜ื” ื›ื”ื™ื›ืจ ืฉืœ ืžืขืœื” ื•ื›ืฉื ืฉืœืžืขืœื” ื“ื™ื™ื” ื‘ื˜ืคื— ื›ื“ืชื ืŸ ื“ื™ื™ ืœืงื•ืจื” ืฉืชื”ื ืจื—ื‘ื” ื˜ืคื— ื–ื” ืœืฉื•ืŸ ืจื‘ ืืœืคืก ื–"ืœ ื•ืื™ืŸ ืœืฉื•ื ื• ืžื›ื•ื•ืŸ ื“ืžืฉืžืข ืฉืžืžืขื˜ ื‘ืงื•ืจื” ืื—ืจืช ืฉื ื•ืชืŸ ืœืžื˜ื” ืžืขืฉืจื™ื ื•ื›ืŸ ื›ืชื‘ ื”ื•ื ืœืžืขืœื” ื›ื™ืฆื“ ื ื•ืชืŸ ืขืœื™ื• ืงื•ืจื” ืžืขืฉืจื™ื ืืžื” ื•ืœืžื˜ื”. ื•ืœื™ืฉื ื ื“ื’ืžืจื ืœื ืžืฉืžืข ื”ื›ื™ ื“ืื‘ื™ื™ ืžื•ื“ื” ื‘ื”ื ื“ืกื’ื™ ื‘ื˜ืคื— ืืœื ื“ืžื™ื™ืจื™ ื‘ื‘ื ืœื‘ื ื•ืช ื‘ื ื™ืŸ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื”. ื•ื”ืจ"ื– ื”ืœื•ื™ ื–"ืœื›ืชื‘ ื“ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื“ืจื‘ื™ื” ื“ืื‘ื™ื™ ื”ื•ื”. ื•ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื’ืจืก ื›ื™ืฆื“ ืžืžืขื˜ ืขื•ืฉื” ืื™ืฆื˜ื‘ื ืขืœ ืคืชื— ื”ืžื‘ื•ื™. ื›ืžื” ื™ื”ื ื‘ื”. ืจื‘ื™ ืื—ื ื‘ืจ ืื•ืฉืขื™ื ืื•ืžืจ ื“' ื˜ืคื—ื™ื ื›ื“ื™ ืžืงื•ื. ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืื•ืžืจ ื˜ืคื— ื›ื“ื™ ืงื•ืจื”. ื•ืžืกืชืžื ื›ื™ื•ืŸ ืฉื”ื–ื›ื™ืจ ืจื‘ื™ ืื—ื ื‘ืจ ืื•ืฉืขื™ื ืชื—ื™ืœื” ื”ื™ื” ื’ื“ื•ืœ ืžื“ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื•ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื”. ืื ื”ื™ื” ื’ื‘ื•ื” ืคื—ื•ืช ืžืขืฉืจื” ื˜ืคื—ื™ื ื—ื•ืงืง ื‘ื• ื“' ืืžื•ืช ืœืชื•ืš ืื•ืจืš ื”ืžื‘ื•ื™ ืœืจื•ื—ื‘ ื›ืœ ื”ืžื‘ื•ื™ ื›ื“ื™ ืœื”ืฉืœื™ืžื” ืœืขืฉืจื” ื˜ืคื—ื™ื ื›ืื‘ื™ื™. ื•ืืข"ื’ ื“ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื“ื”ื•ื ืจื‘ื™ื” ื•ืืžืจ ื“ืกื’ื™ ื‘ื“' ื˜ืคื—ื™ื. ื›ื™ื•ืŸ ื“ืกื•ื’ื™ื™ืŸ ื›ืื‘ื™ื™ ื“ืืžืจ ืžืฉืš ืžื‘ื•ื™ ื‘ื“' ืืžื•ืช ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื”. ื•ืžื“ื›ืชื‘ ืจื‘ ืืœืคืก ื–"ืœ ื“ื”ืื™ ืคื™ืกืงื ื”ื•ื™ ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื“ื”ื•ื™ ืจื‘ื™ื” ื“ืื‘ื™ื™ ืื™ ืœืื• ื“ืกื•ื’ื™ื™ืŸ ื›ืื‘ื™ื™ ืื ื›ืŸ ื‘ื’ื‘ื•ื” ืžื›' ื•ื‘ื ืœืžืขื˜ื• ืžืฉืžืข ืฉืคื•ืกืง ื›ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ. ื•ื’ื ื”ืจืžื‘"ืŸ ื–"ืœ ืคืกืง ื“ืžืฉืš ืžื‘ื•ื™ ื‘ื“' ืืžื•ืช ื’ื‘ื™ ืœื—ื™ ื”ื‘ื•ืœื˜ ืžื“ื•ืคื ื• ืฉืœ ืžื‘ื•ื™. ื•ืจื‘ื™ื ื• ืื‘ื™ ื”ืขื–ืจื™ ื–"ืœ ืคืกืง ื›ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื“ืื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืชืœืžื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื”ืจื‘. ื•ืื™ ืžืฉื•ื ื”ื”ื™ื ื“ืœื—ื™ ื”ื‘ื•ืœื˜ ื”ื ื“ื—ื” ืœื™ื” ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื“ืœืืคื•ืงื™ ืžืชื•ืจืช ืœื—ื™ ืขื“ ื“ืื™ื›ื ื“' ืืžื•ืช. ื“ื”ื ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื’ื•ืคื™ื” ืืžืจ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื™.) ื’ื‘ื™ ืœื—ื™ ื”ืžื•ืฉืš ืขื ื“ื•ืคื ื• ืฉืœ ืžื‘ื•ื™ ืฉ"ืž ืžืฉืš ืžื‘ื•ื™ ื“' ืืžื•ืช ื•ื"ื› ืชืงืฉื” ื“ื™ื“ื™ื” ืื“ื™ื“ื™ื” ืืœื ืข"ื› ื”ืชื ื ืžื™ ืœืืคื•ืงื™ ืžืชื•ืจืช ืœื—ื™ ืงืืžืจ. ื•ื›ื™ ืื™ื™ืชื™ ืื‘ื™ื™ ืจืื™ื” ืœืžื™ืœืชื™ื” ืžืœื—ื™ ื”ื‘ื•ืœื˜ ื”"ื  ืžืฆื™ ืœืืชื•ื™ื™ ืžื”ื”ื™ื ื“ืœืงืžืŸ ืืœื ืžื—ื“ื ืžื™ืœื™ื™ื”ื• ืžื™ื™ืชื™. ื•ืืข"ื’ ื“ื˜ืคื™ ื”ื•ื” ื ื™ื—ื ืœื™ื” ืœืืชื•ื™ื™ ืžื”ื”ื•ื ื“ืœืงืžืŸ ืžืฉื•ื ื“ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื’ื•ืคื™ื” ืืžืจ. ื“ื™ืœืžื ืื›ืชื™ ืœื ืฉืžืขื” ืžื™ื ื™ื”. ื•ืจ"ืž ื–"ืœ ื”ื‘ื™ื ืจืื™ื” ื“ื”ืœื›ื” ื›ืื‘ื™ื™ ืžื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื™ืคืกืง ื›ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื‘ืฉื“ื” ืขื ื™ืŸ ื•ืžื—ืฆื” ื‘ืค"ื— ื“ื‘ื‘ื ื‘ืชืจื ื“ืฃ ืงื™ื“: ื•ื“ืฃ ืงืžื’: ื•ื‘ืžื—ืฆื” ืœื™ื›ื ืžืืŸ ื“ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ืืœื ืื‘ื™ื™ ืžื›ืœืœ ื“ื‘ืฉืืจ ื“ื•ื›ืชื™ ืœื™ืช ื”ืœื›ืชื ื›ื•ืชื™ื” ืœื’ื‘ื™ ืื‘ื™ื™ ืื™ืชืžืจ ืžื‘ื•ื™ ืฉื ืคืจืฅ ืžืฆื“ื• ื›ืœืคื™ ืจืืฉื• ืื™ืชืžืจ ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ ืืžื™ ื•ืจื‘ ืืกื™ ืื ื™ืฉ ืฉื ืคืก ื“' ืžืชื™ืจ ืคื™ืจืฆื” ืขื“ ืขืฉืจ ื•ืื ืœืื• ืคื—ื•ืช ืžื’' ืžืชื™ืจ ื’' ืื™ื ื• ืžืชื™ืจ:
S'il รฉtait plus haut que vingt amot et qu'on vient le diminuer, on diminue au moyen d'une kora large d'un tefah, et cela suffit. Car la kora est [placรฉe] ร  titre de signe (hekkera), et le signe d'en bas est comme le signe d'en haut ; de mรชme qu'en haut un tefah suffit, comme nous l'avons appris : il suffit que la kora soit large d'un tefah. Tel est le langage de Rav Alfas (Rif). Son langage n'est pas prรฉcis, car il laisse entendre qu'on diminue par une autre kora placรฉe au-dessous de vingt [amot] ; et c'est ce qu'il a รฉcrit plus haut aussi : comment fait-on ? on place une kora ร  vingt amot ou au-dessous. Mais la formulation de la Guemara ne laisse pas entendre cela, car Abaye reconnaรฎt sur ce point qu'un tefah suffit ; [la Guemara] traite de celui qui vient faire une construction sous la kora. Et le Rav Zerahia Halevi a รฉcrit que la halakha suit Rav Yossef, car il รฉtait le maรฎtre d'Abaye. Dans le Yerouchalmi, on lit : comment diminue-t-il ? il fait une banquette (itstaba) ร  l'entrรฉe du mavoy. Combien doit-elle avoir ? Rabbi Aha bar Ochaya dit : quatre tefahim, de quoi former un lieu (makom). Rabbi Yossi dit : un tefah, comme une kora. Vraisemblablement, puisqu'on a citรฉ Rabbi Aha bar Ochaya en premier, il รฉtait plus grand que Rabbi Yossi, et la halakha suit son avis. S'il รฉtait haut de moins de dix tefahim, on creuse sur quatre amot dans la longueur du mavoy, sur toute la largeur du mavoy, pour le complรฉter ร  dix tefahim, selon Abaye. Et bien que Rav Yossef, son maรฎtre, soit en dรฉsaccord avec lui et dise que quatre tefahim suffisent, puisque la sougya suit Abaye, qui dit que la longueur (meshekh) du mavoy est de quatre amot, la halakha suit son avis. Et du fait que Rav Alfas a รฉcrit que dans ce passage la halakha suivrait Rav Yossef, qui รฉtait le maรฎtre d'Abaye, n'รฉtait que la sougya suit Abaye, il en ressort que dans le cas oรน [la kora] est plus haute que vingt et qu'on vient la diminuer, il tranche comme Rav Yossef. Le Ramban aussi a tranchรฉ que la longueur du mavoy est de quatre amot, ร  propos du lehi qui dรฉpasse de la paroi du mavoy. Et Rabbenou Avi ha-Ezri a tranchรฉ comme Rav Yossef, car la halakha ne suit pas l'รฉlรจve face au maรฎtre. Quant au cas du lehi qui dรฉpasse, Rav Yossef l'a รฉcartรฉ : [cela vise seulement] ร  le faire sortir du statut de lehi, tant qu'il n'y a pas quatre amot. Car Rav Yossef lui-mรชme dit plus loin (Erouvin 10a), ร  propos du lehi qui se prolonge avec la paroi du mavoy : on en dรฉduit que la longueur du mavoy est de quatre amot ; il se contredirait donc lui-mรชme. Force est de dire que lร  aussi il parle de le faire sortir du statut de lehi. Et quand Abaye apporte une preuve ร  son avis ร  partir du lehi qui dรฉpasse, il aurait pu aussi l'apporter du cas de plus loin, mais il l'apporte de l'un des deux. Et bien qu'il lui aurait รฉtรฉ prรฉfรฉrable de l'apporter du cas de plus loin, puisque Rav Yossef lui-mรชme l'a dit, peut-รชtre ne l'avait-il pas encore entendu de lui. Et Rabbi Meir a apportรฉ une preuve que la halakha suit Abaye, du fait qu'il a fallu trancher comme Rav Yossef dans [les cas mรฉmorisรฉs par] ยซ Chadรฉ, Inyan et Mehetsa ยป, au chapitre 8 de Bava Batra (114b et 143b) ; or pour ยซ Mehetsa ยป, seul Abaye est en dรฉsaccord avec lui ; on en dรฉduit qu'ailleurs la halakha ne suit pas [Rav Yossef] face ร  Abaye. Il a รฉtรฉ dit : un mavoy brรจche sur son cรดtรฉ, vers son extrรฉmitรฉ : il a รฉtรฉ dit au nom de Rav Ami et Rav Assi : s'il y a lร  une bande (pass) de quatre, elle permet une brรจche jusqu'ร  dix ; sinon, moins de trois permet, trois ne permet pas.
๐Ÿ’ก Explication

La vraie question porte sur la largeur du rehaussement, dans la longueur du mavoy. Rav Yossef : un tefah, comme la largeur minimale de la kora. Abaye : quatre tefahim, un espace utilisable (makom).

Le Roch discute la halakha : le Rif et Rav Zerahia Halevi suivent Rav Yossef (le maรฎtre), tandis que le Yerouchalmi et la preuve de Rabbi Meir penchent vers Abaye.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Surรฉlever le sol sous une kora trop haute (vue de profil) reshout ha-rabim intรฉrieur du mavoy kora au plus 20 amot 1 tefah 4 tefahim (Abaye) Rav Yossef : 1 tefah, largeur de la kora Abaye : 4 tefahim, un makom (espace utilisable)
Le sol est surรฉlevรฉ sous la kora : sur un tefah selon Rav Yossef, sur quatre selon Abaye.
20
ืœื™ืžื ื‘ื”ื ืงื ืžื™ืคืœื’ื™ ื“ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื˜ืคื—, ืงืกื‘ืจ: ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื”,

Dirons-nous qu'ils sont en dรฉsaccord sur ceci : celui qui dit un tefah pense qu'il est permis d'utiliser [l'espace] sous la kora,

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื˜ืคื— ืงืกื‘ืจ ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ื“ืืžืจ ื—ื•ื“ื• ื”ื—ื™ืฆื•ืŸ ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ื›ื“ืžืฉืžืข ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื—:) ื•ื”ืœื›ืš ื›ื™ื•ืŸ ื“ืฉื™ืขื•ืจ ืขืฉืจื™ื ืืžื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื”ื•ื ื”ืจื™ ื™ืฉ ื”ื™ื›ืจ ืœืขื•ืžื“ ืขืœ ืื•ืชื• ื˜ืคื— ืฉื ื’ื‘ื” ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื”:
Celui qui dit un tefah pense qu'il est permis d'utiliser [l'espace] sous la kora : il dit que le bord extรฉrieur [de la kora] descend et ferme, comme on le laisse entendre plus loin (Erouvin 8b). C'est pourquoi, puisque la mesure de vingt amot est une question de signe (hekker), il y a un signe pour celui qui se tient sur ce tefah surรฉlevรฉ sous la kora.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืงืกื‘ืจ ื—ื•ื“ื• ื”ื—ื™ืฆื•ืŸ ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ื•ืžืืŸ ื“ืืกืจ ืกื‘ืจ ื—ื•ื“ื• ื”ืคื ื™ืžื™ ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ื•ืœื ืจืฆื” ืœืคืจืฉ ื“ืžืจ ืกื‘ืจ ื”ื™ื›ื™ืจื ืœื‘ื ื™ ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื•ืžืจ ืกื‘ืจ ื”ื™ื›ื™ืจื ืœื‘ื ื™ ืžื‘ื•ื™ ืžืฉื•ื ื“ืงืืžืจ ื‘ืชืจ ื”ื›ื™ ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื ื“ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ื™ืจื ืžืฉืžืข ื“ืขื“ ื”ืฉืชื ืœื ื”ื•ื™ ืœื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ื™ืจื ื•ืื™ืŸ ืœื”ืงืฉื•ืช ืœืคื™ืจื•ืฉื• ื”ื•ืื™ืœ ื•ืกื‘ืจื™ ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื"ื› ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื˜ืคื— ื•ื”ื ืœื ื”ื•ื™ ืžื—ื™ืฆื” ืœืคื—ื•ืช ืžื“' ืื™ืŸ ืœื—ื•ืฉ ื”ื•ืื™ืœ ื•ื”ื•ื™ ื“ื•ืคืŸ ืืœื ืฉื‘ื ืœืžืขื˜ื• ื›ื“ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจ' ื‘ืขื ื™ืŸ ื–ื” ื‘ืกืžื•ืš:
Il est permis d'utiliser [l'espace] sous la kora : le Kountres explique qu'il pense que le bord extรฉrieur descend et ferme, et celui qui l'interdit pense que le bord intรฉrieur descend et ferme. Il n'a pas voulu expliquer que l'un pense que le signe est pour les gens du domaine public et l'autre pense que le signe est pour les gens du mavoy, parce que [la Guemara] dit ensuite : ยซ et si tu veux, dis que tous pensent que la kora est ร  titre de signe ยป, ce qui laisse entendre que jusqu'ici tous ne pensaient pas qu'elle รฉtait ร  titre de signe. On ne peut pas objecter ร  son explication : puisqu'ils pensent que la kora est ร  titre de cloison, quelle est la raison de celui qui dit un tefah, alors qu'il n'y a pas de cloison de moins de quatre ? Il n'y a pas lieu de s'en inquiรฉter, puisque c'est une paroi, mais qu'on vient seulement la diminuer, comme le Kountres l'explique ร  ce sujet ci-aprรจs.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre hypothรจse : le dรฉsaccord dรฉpend du statut de l'espace sous la kora. Si le bord extรฉrieur de la kora ยซ descend et ferme ยป (yored ve-sotem), l'espace sous la kora fait partie du mavoy : un tefah de rehaussement, sous la kora, suffit ร  la rendre visible depuis l'intรฉrieur. La suite de l'hypothรจse se lit en 5a.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).