Eruvin 44a - Deux amot sans cloison, tente provisoire et paroi de soucca

Eruvin 44a

Sougya : Suite de Nehemia, sorti du tehoum. La question de Rav Hisda porte sur le cas oรน les hommes ne remplissent pas l'intervalle : la halakha suit-elle Rabbi Eliezer, qui laisse rentrer celui qui n'a dรฉpassรฉ que de deux amot ?

Le mot " qu'il entre " le confirme : le dernier trajet se fait sans cloison. Rav Nahman bar Yitshak objecte ร  Rava, ร  partir de la soucca dont la paroi est tombรฉe : on ne dresse pas une tente provisoire (ohel arai) le Yom Tov, et encore moins le Chabbat.

Une autre baraรฏta permet de faire de son prochain une paroi. Aprรจs deux essais, la Guemara tranche selon les Rabbins : la troisiรจme paroi crรฉe la tente et reste interdite ; la quatriรจme n'est qu'un ajout, et elle est permise.

Que demande Rav Hisda pour Nehemia ? Deux lectures. La Guemara ne garde que la seconde. Milou gavrei Les hommes remplissent jusqu'au tehoum. Question possible : halakha comme Rabban Gamliel ? Dir, sahar, bateau. Rav a dรฉjร  tranchรฉ. Cette lecture tombe. Lo milou gavrei Les hommes s'arrรชtent ร  deux amot du tehoum. Question retenue : halakha comme Rabbi Eliezer ? Deux amot : il entre. Trois amot : il reste. C'est le cas du daf. Preuve du mot yakhnas, " qu'il entre ". Rav Nahman : cloison d'hommes, puis Nehemia avance seul. Le dernier trajet est sans mehitsa. Les hommes ne couvrent pas tout. Rachi : la michna d'Eruvin. Deux amot hors du tehoum, il entre. Tossefot, sur l'autre cas : si les cloisons atteignent le tehoum, il a dรฉjร  usรฉ ses quatre amot. On le renvoie ร  son premier tehoum.
Milou gavrei est รฉcartรฉ : Rav a dรฉjร  fixรฉ la halakha comme Rabban Gamliel. La question vise Rabbi Eliezer, ร  deux amot du tehoum.
Deux baraรฏtot sur la cloison, jusqu'ร  la troisiรจme paroi Chaque essai est รฉcartรฉ. La conclusion est en bas. Les deux baraรฏtot se contredisent. L'une interdit : paroi de soucca tombรฉe, homme, bรชte, ustensiles, lit. L'autre permet : son prochain comme paroi, pour manger, boire, dormir ; lit contre le soleil. Essai 1, รฉcartรฉ. Interdit : Rabbi Eliezer. Permis : les Rabbins, comme le pakak. Rabbi Yo'hanan : tous interdisent l'ohel arai dรจs le dรฉbut, Yom Tov et Chabbat. Le diffรฉrend ne porte que sur l'ajout ร  une tente dรฉjร  lร . Essai 2, รฉcartรฉ. Permis : Rabbi Meir. La bรชte ne fait pas cloison. Interdit : Rabbi Yehouda. Pour lui, elle fait cloison. Meir n'a รฉtรฉ entendu que pour la bรชte, de peur qu'elle fuie. Rabbi Eliezer interdit mรชme l'ajout. Les Rabbins : l'ajout seul. Conclusion. Les deux baraรฏtot sont les Rabbins. Ustensiles face ร  ustensiles : troisiรจme paroi, elle crรฉe l'ohel, interdite dรจs le dรฉbut ; quatriรจme paroi, simple ajout, permise le Chabbat. Preuve : " sa paroi est tombรฉe ", la paroi qui rend la soucca valable. Avec trois parois, la soucca est kacher (Soucca 2a).
Les deux baraรฏtot. Eliezer contre les Rabbins, puis Meir contre Yehouda, sont รฉcartรฉs. Reste : troisiรจme paroi interdite, quatriรจme permise.
Deux, trois, quatre parois Rachi : deux parois, on n'appelle pas cela une tente. Deux parois Troisiรจme paroi Quatriรจme paroi La soucca est passoul. Michna : sans trois parois, invalide. Deux parois : Rachi, on n'appelle pas cela une tente. Rien n'est encore un ohel arai. Elle fait de l'ensemble une tente. Ohel arai dรจs le dรฉbut. Les Rabbins l'interdisent, Yom Tov comme Chabbat. Baraรฏta qui interdit : sa paroi est tombรฉe. Ni homme, ni lit. La soucca est dรฉjร  kacher avec trois. La quatriรจme est un ajout. Les Sages ajoutent le Chabbat, et ร  plus forte raison le Yom Tov. Baraรฏta qui permet : prochain, lit, drap. Homme, bรชte et ustensiles suivent la mรชme ligne, une fois les essais Meir et Yehouda รฉcartรฉs. Rabbi Eliezer, lui, interdit mรชme l'ajout. Les Sages du pakak ne vont pas jusque-lร  : ils permettent l'ajout seul.
Deux parois : pas encore une tente. La troisiรจme crรฉe l'ohel arai. La quatriรจme n'ajoute qu'ร  une soucca dรฉjร  kacher.
1
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ou bien la halakha ne suit pas Rabban Gamliel. Ou peut-รชtre traitons-nous du cas oรน les hommes ne remplissent pas, et il demande : la halakha suit-elle Rabbi Eliezer, ou la halakha ne suit-elle pas Rabbi Eliezer ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
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Il dit dans la michna : celui qui est sorti de deux amot hors du tehoum peut entrer.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
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Ou peut-รชtre traitons-nous du cas oรน les hommes remplissent. Dรจs lors, mรชme si la halakha ne suit pas Rabbi Eliezer, il entre. Et si tu dis : les Rabbins disent que mรชme une seule ama, il n'entre pas, bien que ses quatre amot soient enclavรฉes dans le premier tehoum ; de mรชme ici, quand les hommes remplissent et que les cloisons atteignent l'intรฉrieur du tehoum, il n'entrerait pas. On rรฉpond : le cas est autre. Ici, quand tu retires la cloison d'hommes, il est dรฉjร  sorti, par cette cloison, des quatre amot que les Sages lui ont donnรฉes. Dรจs lors, il aurait fallu lui donner quatre autres amot. Puisqu'il se trouve dans le premier tehoum, on ne lui donne pas quatre autres amot : il revient ร  son premier tehoum. Dans l'enclave des quatre amot, oรน il n'a pas perdu quatre amot par son entrรฉe, il n'entre pas.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la question ouverte au daf prรฉcรฉdent. Milou gavrei : les hommes couvrent tout l'intervalle jusqu'au tehoum. La question serait alors la halakha de Rabban Gamliel, dir, sahar et bateau.

Lo milou gavrei : ils s'arrรชtent ร  deux amot. La question devient celle de Rabbi Eliezer : deux amot hors du tehoum, il entre ; au-delร , il reste.

Tossefot explique l'autre branche. Si les cloisons atteignent le tehoum, il a dรฉjร  quittรฉ les quatre amot des Sages. Placรฉ dans le premier tehoum, on ne lui ouvre pas quatre amot nouvelles : il retrouve son tehoum. Le cas oรน ses quatre amot sont seulement enclavรฉes dans le tehoum reste celui des Rabbins : mรชme une ama, il n'entre pas.

2
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C'est รฉvident : nous traitons du cas oรน les hommes ne remplissent pas. Car si tu pensais que nous traitons du cas oรน les hommes remplissent, que demanderait-il ?

Rav a dit : la halakha est comme Rabban Gamliel pour le dir, le sahar et le bateau ! Plutรดt, ร  coup sรปr, nous traitons du cas oรน les hommes ne remplissent pas, et c'est la rรจgle de Rabbi Eliezer qu'il demande.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
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Car si c'รฉtait le cas oรน ils remplissent, que demanderait-il ? Bien que Rabbi Meir, plus loin, invalide une bรชte comme paroi de soucca, il est clair pour lui que la halakha suit Rabbi Yehouda. On n'expliquera pas qu'au sujet d'un homme Rabbi Meir convient aussi, du fait que " de peur qu'elle s'enfuie " ne le concerne pas. Telle n'est pas la raison de Rabbi Meir, comme on le conclut au chapitre Ha-yachen (Soucca 23a). Et l'objection d'ensuite, " un homme et des ustensiles, l'as-tu entendu de lui ? ", vise celui qui explique dans Soucca que la raison de Rabbi Meir est la crainte qu'elle s'enfuie.
โš–๏ธ Rosh (1)
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Rav Papa a dit : des fruits sortis hors du tehoum et revenus, mรชme volontairement (be-mezid), n'ont pas perdu leur lieu. Quelle est la raison ? Ils sont contraints (anussin). Et telle est la halakha. Bien qu'on รฉtablisse la parole de Rav Papa comme un diffรฉrend de tannaรฏm, et que Rabbi Nehemia et Rabbi Eliezer ben Yaakov disent : ils restent toujours interdits, jusqu'ร  ce qu'ils reviennent ร  leur lieu par inadvertance (be-shogeg). Rav Papa tient comme le premier tanna, qui permet l'inadvertance hors de leur lieu, et le volontaire dans leur lieu. Rabbi Nehemia et Rabbi Eliezer ben Yaakov ne permettent que s'il y a deux motifs de lenite (trei le-tivouta) : qu'ils reviennent ร  leur lieu, et par inadvertance. Bien que nous tenions : la michna de Rabbi Eliezer ben Yaakov est kab ve-naki, un petit nombre d'enseignements, et ils sont retenus. Ici la halakha ne suit pas son avis, puisque Rav Papa tient comme les Rabbins, qui permettent dans leur lieu mรชme en cas de volontaire. Peut-รชtre ceci n'entre-t-il pas dans le compte des cent deux. Car Rabbeinou Hananel zal a รฉcrit, d'aprรจs la tradition reรงue, qu'en cent deux choses la halakha est comme lui, et pas au-delร . Toutefois, la permission des Rabbins pour l'inadvertance hors de leur lieu : nous ne trouvons pas que Rav Papa se range avec eux. Il est possible qu'ici la halakha suive Rabbi Eliezer ben Yaakov, qui interdit. Toutefois, lร  encore, la halakha ne suit pas son avis. Il est peu recevable que la halakha suive une partie de ses paroles, et qu'elle laisse l'autre. De plus, nous tenons que les tehoumin sont d'ordre rabbinique, et que la halakha suit l'avis lรฉger en matiรจre d'erouv. De plus, nous tenons que le volontaire dans son lieu est permis, comme Rav Papa ; ร  plus forte raison (kal va-homer) l'inadvertance hors de son lieu. Car, selon la sougya de la Guemara, le volontaire dans son lieu appelle une rigueur plus grande que l'inadvertance hors de son lieu. Elle le dit ainsi : pour le volontaire dans leur lieu, tous conviennent de l'interdit, et le diffรฉrend porte sur l'inadvertance hors de leur lieu. Volontaire hors de leur lieu : ils sont interdits. Il me semble qu'ils sont interdits mรชme pour un autre, qui ne les a pas sortis. Car on enseigne : en cas de volontaire, il ne mangera pas, et le sens vise toute personne. Le cas diffรจre de celui qui vient de hors du tehoum pour tel Juif, et qui est permis ร  un autre Juif. Ici, un interdit ร  รฉtรฉ commis en eux : un Juif les a sortis. Rav Nahman a dit au nom de Chemouel : celui qui marchait dans une vallรฉe et ne connaรฎt pas le tehoum de Chabbat marche deux mille pas moyens. Et c'est lร  le tehoum de Chabbat. Rav Nahman a dit au nom de Chemouel : celui qui a fixรฉ le Chabbat dans une vallรฉe, et que des nokhrim ont entourรฉe d'une cloison le Chabbat, y marche deux mille amot, et dรฉplace dans toute l'enceinte par jet (zrika). Et cela, prรฉcisรฉment lorsqu'ils l'ont entourรฉe pour une habitation (ledira). Explication de Rachi : cela vaut mรชme selon Rabban Gamliel, qui convient ici que toute l'enceinte ne compte pas comme quatre amot, puisqu'il dispose dรฉjร  de deux mille amot. Car c'est seulement lorsque des nokhrim l'ont fait sortir qu'on a allรฉgรฉ pour lui, parce qu'il n'a alors que quatre amot. Et dans le Yerouchalmi, premiรจre pisqa, on รฉtablit la parole de Chemouel selon Rabbi Yehochoua. Et Rav Houna a dit : il marche deux mille amot et dรฉplace sur quatre amot ; dans toute l'enceinte, par jet, non. De peur qu'il se laisse entraรฎner aprรจs son objet. Dans les deux mille, en tout cas, il dรฉplace ร  la maniรจre habituelle, parce que c'est comme une cloison percรฉe sur toute sa longueur vers un lieu qui lui est interdit. Une baraรฏta appuie Chemouel : il mesurait en avanรงant, et sa mesure s'acheva au milieu de la ville. Il peut dรฉplacer dans toute la ville, pourvu qu'il ne franchisse pas le tehoum de son pied. Et par quel moyen dรฉplace-t-il ? N'est-ce pas par jet ? Explication : puisqu'il ne peut franchir de ses pieds le tehoum, et que ce tehoum est le milieu de la ville, il ne dรฉplace dans la ville entiรจre que par jet. On l'a placรฉ dans un dir et un sahar, etc. Rav a dit : la halakha est comme Rabban Gamliel pour le dir, le sahar et le bateau. Et Chemouel a dit : la halakha est comme Rabban Gamliel pour le bateau, et non pour le dir et le sahar. Des maรฎtres tranchent la halakha comme Chemouel. Bien que nous tenions que la halakha suit Rav dans les interdits, ici ils la font suivre Chemouel, parce qu'une baraรฏta va dans son sens. Car on a enseignรฉ : Hanania dit : tout ce jour-lร , ils s'assirent et jugรจrent une question de halakha. Le soir, le frรจre de mon pรจre trancha entre eux et dit : les paroles de Rabban Gamliel paraissent justes pour le bateau, et les paroles de Rabbi Akiva pour le dir et le sahar. Et nous ne tenons pas ainsi. De cette baraรฏta, nous n'apprenons que le diffรฉrend entre Rabban Gamliel et Rabbi Akiva. Un appui pour l'un des deux, nous ne l'en tirons pas. Car nous tenons (Bava Batra 130b, Nidda 7b) : on n'apprend pas la halakha de la michna, ni de la Guemara. Et si tu dis : celui-ci est un arbitre (makhria), et partout oรน deux divergent et qu'un troisiรจme arbitre, la halakha suit l'arbitre. Nous avons dit sur cette sentence, au chapitre Kira (Chabbat 40a) : ces paroles valent dans une michna ; dans une baraรฏta, non. De plus, le frรจre du pรจre de Rabbi Hanania est Rabbi Yehochoua. Comment serait-il ร  la fois celui qui diverge et celui qui arbitre ? Dรจs lors, nous revenons ร  notre rรจgle : la halakha suit Rav dans les interdits, et Chemouel dans les affaires d'argent. De plus, nous disons plus loin (Erouvin 44a), au sujet de Nehemia fils de Rav Houna bar Hanilaรฏ : si tu pensais que nous traitons du cas oรน les hommes remplissent, que demanderait-il ? Rav a dit : la halakha est comme Rabban Gamliel pour le dir, le sahar et le bateau. On en tire que la halakha est celle qu'a tranchรฉe Rav. Ainsi a รฉcrit Rav Alfas. Et de mรชme plus loin (Erouvin 47b), au sujet de ces boucs venus ร  Mavrakhta : on en tire que toute la ville compte comme quatre amot.
๐Ÿ’ก Explication

Peshita. Rav a dรฉjร  tranchรฉ : halakha comme Rabban Gamliel pour le dir, le sahar et le bateau. Si les hommes remplissaient jusqu'au tehoum, Rav Hisda n'aurait plus de question. Le cas retenu est lo milou gavrei, et la question vise Rabbi Eliezer.

Tossefot : mรชme si Rabbi Meir invalide plus loin une bรชte comme paroi, la halakha suit ici Rabbi Yehouda. L'objection " homme et ustensiles " d'ensuite suppose la raison " de peur qu'elle s'enfuie ", que Soucca 23a ne retient pas comme raison finale de Rabbi Meir.

Le Roch rassemble trois pesakim antรฉrieurs : fruits sortis du tehoum, marche dans une vallรฉe entourรฉe par des nokhrim, dir, sahar et bateau. Il revient ร  la rรจgle : dans les interdits, halakha comme Rav, donc comme Rabban Gamliel pour les trois. La baraรฏta de Hanania ne sert pas de makhria : Rabbi Yehochoua y serait ร  la fois partie et arbitre.

3
ื“ื™ืงื ื ืžื™, ื“ืงืืžืจ ืœื™ื” ืดื™ื›ื ืกืด. ืžืื™ ืดื™ื›ื ืกืด โ€” ืœืื• ื‘ืœื ืžื—ื™ืฆื”?!

Le texte le confirme aussi, puisqu'il lui a dit : " qu'il entre ". Que signifie " qu'il entre " ?

Une entrรฉe sans cloison.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ื™ืงื ื ืžื™ ื“ื‘ื“ืœื ืžืœื• ื’ื‘ืจื™ ื”ื•ื”:
C'รฉtait bien le cas oรน les hommes ne remplissent pas.
ื“ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืขืฉื” ืœื• ืžื—ื™ืฆื” ืฉืœ ื‘ื ื™ ืื“ื ื•ื™ื›ื ืก ืœืžื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื™ื›ื ืก ืืœื ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ื™ืขืฉื” ื”ืžื—ื™ืฆื” ื”ืฉืชื™ื ื•ืื—ืจ ื›ืš ื™ื›ื ืก ื”ื•ื ืžืขืฆืžื• ื‘ืœื ืžื—ื™ืฆื”:
Rav Nahman : fais-lui une cloison d'hommes, et qu'il entre. Pourquoi devait-il dire " qu'il entre " ? Voici ce qu'il dit : qu'on fasse la cloison jusqu'aux deux, puis il entrera de lui-mรชme, sans cloison.
๐Ÿ’ก Explication

Dika nami. Si les hommes allaient jusqu'au tehoum, " fais une cloison " suffisait. Yakhnas ajoute le trajet qui reste : Nehemia franchit les derniรจres deux amot seul, sans mehitsa.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Yakhnas : le dernier trajet sans cloison Nehemia va vers le tehoum. Les hommes s'arrรชtent avant. Nehemia dehors Deux rangรฉes d'hommes Deux amot vides Tehoum il entre Rachi : qu'on fasse la cloison jusqu'aux deux amot, puis il entre de lui-mรชme. C'est le signe du cas lo milou gavrei, et de la question sur Rabbi Eliezer.
Aprรจs les hommes, deux amot vides. C'est lร  qu'il entre sans cloison.
4
ืื™ืชื™ื‘ื™ื” ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ืœืจื‘ื: ื ืคืœ ื“ื•ืคื ื” โ€” ืœื ื™ืขืžื™ื“ ื‘ื” ืื“ื ื‘ื”ืžื” ื•ื›ืœื™ื. ื•ืœื ื™ื–ืงื•ืฃ ืืช ื”ืžื˜ื” ืœืคืจื•ืก ืขืœื™ื” ืกื“ื™ืŸ, ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืื”ืœ ืขืจืื™ ื‘ืชื—ื™ืœื” ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘, ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื•ืžืจ ื‘ืฉื‘ืช.

Rav Nahman bar Yitshak objecta ร  Rava : si sa paroi est tombรฉe, on n'y placera ni un homme, ni une bรชte, ni des ustensiles. Et on ne redressera pas le lit pour รฉtendre un drap dessus, parce qu'on ne fait pas une tente provisoire (ohel arai) pour la premiรจre fois un jour de fรชte, et il n'est pas besoin de le dire pour le Chabbat.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื ืคืœ ื“ื•ืคื ื” ืฉืœ ืกื•ื›ื”:
D'une soucca.
ื•ืœื ื™ื–ืงื•ืฃ ืืช ื”ืžื˜ื” ืฉื™ืฉ ืœื• ื‘ืกื•ื›ื” ื›ื ื’ื“ ื”ืคืจืฆื” ื•ืืข"ื’ ื“ืœื ืžื™ื—ื–ื™ ื›ื‘ื ื™ืŸ ื“ื“ื•ืžื” ื›ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืœืคื ื•ืช ืœื• ืžืงื•ื ื”ืกื•ื›ื” ืืคื™' ื”ื›ื™ ืืกื•ืจ ื•ืงืฉื” ืœื”ื ืš ื“ืฉืจื• ืœืขืฉื•ืช ืžื—ื™ืฆื” ืฉืœ ื‘ื ื™ ืื“ื ื‘ืฉื‘ืช:
Le lit qu'il a dans la soucca, face ร  la brรจche. Mรชme si cela n'a pas l'aspect d'une construction, et que l'on dirait qu'il veut seulement se dรฉgager une place dans la soucca, la chose reste interdite. Et cela pรจse sur ceux qui permettent de faire une cloison d'hommes le Chabbat.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle objection, de Rav Nahman bar Yitshak ร  Rava, sur la cloison d'hommes au Chabbat. Baraรฏta : paroi de soucca tombรฉe, on ne la remplace ni par un homme, ni par une bรชte, ni par des ustensiles, ni par un lit couvert d'un drap.

Raison : ohel arai dรจs le dรฉbut, interdit le Yom Tov, et ร  plus forte raison le Chabbat. Rachi : le lit en face de la brรจche reste interdit, malgrรฉ l'absence d'aspect de binyan (construction).

5
ืืžืจ ืœื™ื”: ืืช ืืžืจืช ืœื™ ืžื”ื, ื•ืื ื ืืžื™ื ื ืœืš ืžื”ื: ืขื•ืฉื” ืื“ื ืืช ื—ื‘ื™ืจื• ื“ื•ืคืŸ ื›ื“ื™ ืฉื™ืื›ืœ ื•ื™ืฉืชื” ื•ื™ืฉืŸ. ื•ื™ื–ืงื•ืฃ ืืช ื”ืžื˜ื” ื•ื™ืคืจื•ืก ืขืœื™ื” ืกื“ื™ืŸ ื›ื“ื™ ืฉืœื ืชืคื•ืœ ื—ืžื” ืขืœ ื”ืžืช ื•ืขืœ ื”ืื•ื›ืœื™ืŸ.

Il lui dit : toi, tu me citรฉs celle-ci, et moi je te cite celle-lร . Un homme fait de son prochain une paroi, afin de manger, de boire et de dormir.

Il redresse le lit et รฉtend un drap dessus, afin que le soleil ne tombe pas sur le mort ni sur les aliments.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื›ื“ื™ ืฉื™ืื›ืœ ื•ื™ืฉืชื” ื•ื™ืฉืŸ ืขื™ืงืจ ืžืฆื•ืชื” ืฉืœ ืกื•ื›ื” ื‘ื’' ื“ื‘ืจื™ื ื”ืœืœื•:
L'essentiel de la mitsva de la soucca tient en ces trois choses.
ื•ื™ื–ืงื•ืฃ ืืช ื”ืžื˜ื” ื›ื•' ืืœืžื ืฉืจื™ ื•ืคืจื›ื™ื ืŸ ืงืฉื™ื™ืŸ ืื”ื“ื“ื™:
On en tire que c'est permis. Et nous objectons : elles se contredisent.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ื“ื™ ืฉืœื ืชืคื•ืœ ื—ืžื” ืขืœ ื”ืžืช ื•ื”ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืคืจืง ื›ื™ืจื” (ืฉื‘ืช ื“' ืžื’:) ืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืžื—ื™ืฆื” ืœืžืช ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืžืช ื”ื ื“ืฉืจื™ ื”ื›ื ื”ื™ื™ื ื• ื›ื“ืžืคืจืฉ ื”ืชื ื‘ืื™ืŸ ื‘ื ื™ ืื“ื ื•ื™ื•ืฉื‘ื™ืŸ ื‘ืฆื“ื• ื•ื›ื•' ื•ืจ"ื™ ืžืค' ื“ื”ื›ื ื”ื•ื™ ืฉืคื™ืจ ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื—ื™ ืฉืื ื™ืกืจื™ื— ื”ืžืช ื™ืฆื˜ืจื›ื• ืœืฆืืช ืžืŸ ื”ืกื•ื›ื”:
Afin que le soleil ne tombe pas sur le mort. Et ce que nous disons au chapitre Kira (Chabbat 43b) : on ne fait pas de cloison pour un mort en faveur du mort. Ce qui est permis ici suit l'explication donnรฉe lร -bas : il n'y a pas de gens assis ร  son cรดtรฉ, etc. Et le Ri explique qu'ici la cloison est bien en faveur d'un vivant : si le mort se corrompt, ils devront sortir de la soucca.
๐Ÿ’ก Explication

Rava rรฉpond par une autre baraรฏta. On peut dresser son prochain comme dofen (paroi) pour manger, boire et dormir dans la soucca, et dresser un lit avec un drap pour garder le mort ou les aliments du soleil.

Rachi : manger, boire, dormir, c'est le cล“ur de la mitsva. La baraรฏta permet donc une paroi qui met la soucca en รฉtat. Tossefot : ร  Chabbat 43b, la cloison pour un mort ne se fait pas en faveur du mort. Le Ri lit ici une cloison en faveur des vivants, qui sans cela devraient quitter la soucca.

6
ืงืฉื™ื™ืŸ ืื”ื“ื“ื™! ืœื ืงืฉื™ื: ื”ื โ€” ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ, ื”ื โ€” ืจื‘ื ืŸ, ื“ืชื ืŸ: ืคืงืง ื”ื—ืœื•ืŸ, ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ื‘ื–ืžืŸ ืฉืงืฉื•ืจ ื•ืชืœื•ื™ โ€” ืคื•ืงืงื™ืŸ ื‘ื•, ื•ืื ืœืื• โ€” ืื™ืŸ ืคื•ืงืงื™ืŸ ื‘ื•. ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ื‘ื™ืŸ ื›ืš ื•ื‘ื™ืŸ ื›ืš ืคื•ืงืงื™ืŸ ื‘ื•.

Elles se contredisent ! Il n'y a pas de difficultรฉ : celle-ci est Rabbi Eliezer, celle-lร  est les Rabbins.

Car nous avons appris : le bouchon de la fenรชtre (pakak ha-halon). Rabbi Eliezer dit : lorsqu'il est attachรฉ et suspendu, on bouche avec lui ; sinon, on ne bouche pas avec lui.

Et les Sages disent : dans un cas comme dans l'autre, on bouche avec lui.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืื ืœืื• ืื™ืŸ ืคื•ืงืงื™ืŸ ื‘ื• ื“ื“ืžื™ ืœื‘ื•ื ื” ืฉืžื•ืกื™ืฃ ืขืœ ืกืชื™ืžืช ื”ื‘ื™ืช ื•ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืขืจืื™ ื”ื•ื ืฉื”ืจื™ ื™ื—ื–ื•ืจ ื•ื™ืคืชื—ื ื•:
Car cela ressemble ร  celui qui construit, en ajoutant ร  la fermeture de la maison, mรชme si c'est provisoire, puisqu'il rouvrira.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืคืงืง ื”ื—ืœื•ืŸ ื‘ืค' ื›ืœ ื”ื›ืœื™ื (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืงื›ื”:) ืค"ื” ื“ื”ืื™ ื—ืœื•ืŸ ื”ื•ื™ ืœืžืขืœื” ื‘ื’ื’ ืื‘ืœ ืžืŸ ื”ืฆื“ ืœื ืฉื™ื™ืš ืื™ืกื•ืจ ืื”ืœ ื•ื”ื‘ื™ื ืจืื™ื” ืžืค' ื›ืœ ื’ื’ื•ืช (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ืฆื“.) ื’ื‘ื™ ืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ ื“ื”ื•ื• ื™ืชื‘ื™ ื‘ื”ื”ื•ื ื—ืฆืจ ื ืคืœ ื’ื•ื“ื ื‘ื™ื ื™ ื•ื‘ื™ื ื™ ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื ื’ื•ื“ื• ืœื™ื” ื’ืœื™ืžื ืื”ื“ืจื™ื” ืจื‘ ืœืืคื™ื” ื•ืคืจื™ืš ืœืฉืžื•ืืœ ืœืžื” ืœื™ ืœืžืขื‘ื“ ื”ื›ื™ ื•ื”ืืžืจ ื–ื” ืžื˜ืœื˜ืœ ืขื“ ืขื™ืงืจ ืžื—ื™ืฆื” ื›ื•' ื•ืžืฉื ื™ ื“ืฉืžื•ืืœ ืขื‘ื™ื“ ืœืฆื ื™ืขื•ืช ื‘ืขืœืžื ืžืฉืžืข ืฉืื ื”ื™ื” ืฉืžื•ืืœ ืื•ืกืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ื›ืจื‘ ืœื ื”ื•ื” ืงืฉื” ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื™ื›ื™ ืฉืจื™ ืœืžื™ืขื‘ื“ ื”ื›ื™ ืืœืžื ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืื”ืœ ื‘ื“ืคื ื•ืช ืžืŸ ื”ืฆื“ ื•ื”ื ื“ืงืคื™ื“ ืจื‘ ืœื ืืขืฉื™ื™ืช ืžื—ื™ืฆื•ืช ืืœื ืžืฉื•ื ื“ืงืกื‘ืจ ืืกื•ืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ื”ืกื“ื™ืŸ ื‘ืชื•ื›ื” ื•ื‘ืค"ืง ื“ืกื•ื›ื” (ื“' ื˜ื–:) ื’ื‘ื™ ืขื•ื‘ื“ื ื“ืฉื›ื—ื• ื•ืœื ื”ื‘ื™ืื• ืก"ืช ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช ืœืžื—ืจ ืคืจืกื• ืกื“ื™ื ื™ืŸ ืขืœ ื’ื‘ื™ ืขืžื•ื“ื™ืŸ ื•ื”ื‘ื™ืื• ืก"ืช ื•ืงืจืื• ื‘ื• ื•ืคืจื™ืš ืคืจืกื• ืœื›ืชื—ื™ืœื” ื•ืžื™ ืฉืจื™ ื•ื”ืืžืจ ืžืจ ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ืฉืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืื”ืœ ืขืจืื™ ื‘ืชื—ืœื” ื‘ืฉื‘ืช ืจืฉ"ื™ ืœ"ื’ ืืœื ืคืจืกื• ืกืœืงื ื“ืขืชืš ืคื™ืจื•ืฉ ืื™ืš ื”ื‘ื™ืื• ื“ืจืš ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื•ืžืฉื ื™ ืืœื ืฉืžืฆืื• ืกื“ื™ื ื™ืŸ ืคืจื•ืกื™ืŸ ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ืœืžื—ื•ืง ื”ืกืคืจื™ื ื•ืขื•ื“ ืžืื™ ืงืฉื™ื ืœื™ื” ืื™ืš ื”ื‘ื™ืื•ื ื“ืœืžื ื”ื‘ื™ืื•ื ื“ืจืš ืžืœื‘ื•ืฉื™ื ื•ืขื•ื“ ื“ื‘ืฉืžืขืชื™ืŸ ืžื•ื›ื— ื“ืžืŸ ื”ืฆื“ ืฉื™ื™ืš ืขืฉื™ื™ืช ืื”ืœ ื“ืืขืฉื™ื™ืช ื“ื•ืคืŸ ืžื™ื™ืชื™ ืœื™ื” ื•ืขื•ื“ ื“ืœืฉื•ืŸ ื—ืœื•ืŸ ืฉื™ื™ืš ื‘ื›ื•ืชืœ ื•ื‘ื’ื’ ืงืจื™ ืœื™ื” ืืจื•ื‘ื” ื›ื“ืชื ืŸ (ื‘ื™ืฆื” ื“ืฃ ืœื”:) ืžืฉื™ืœื™ืŸ ืคื™ืจื•ืช ื“ืจืš ื”ืืจื•ื‘ื” ื•ื ืจืื” ืœืจ"ืช ื“ืžืŸ ื”ืฆื“ ืฉื™ื™ืš ืขืฉื™ื™ืช ืื”ืœ ื•ื”ื™ื›ื ืฉื”ืžื—ื™ืฆื” ืžื•ืขืœืช ืœื”ืชื™ืจ ื—ืฉื•ื‘ ืขืฉื™ื™ืช ืื”ืœ ื‘ืชื—ืœื” ื›ื”ื”ื™ื ื“ืคื™ืจืกื• ืกื“ื™ื ื™ืŸ ื•ืœืจื‘ ื“ืืกืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ื‘ื›ืœ ื’ื’ื•ืช ืฉื™ื™ืš ืขืฉื™ื™ืช ืื”ืœ ืœื›ืชื—ื™ืœื” ื•ืืขืฉื™ื™ืช ืžื—ื™ืฆื•ืช ืงืคื™ื“ ื•ื”ื•ื™ ื›ื“ื•ืคืŸ ื’' ืฉืœ ืกื•ื›ื” ื“ื—ืฉื‘ื™ื ืŸ ืœื™ื” ื”ื›ื ืื”ืœ ืื‘ืœ ืœืฉืžื•ืืœ ื“ืฉืจื™ ืœื˜ืœื˜ืœ ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืืœื ืชื•ืกืคืช ืื”ืœ ื›ืžื• ื“ื•ืคืŸ ืจื‘ื™ืขื™ืช ืฉืœ ืกื•ื›ื” ื“ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ืชื•ืกืคืช ืžืฉื•ื ื“ื‘ืœืื• ื”ื›ื™ ืžื™ืฉืชืจื™ ื•ืื™ ื”ื•ื” ืืกื™ืจ ืฉืžื•ืืœ ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื“ื”ื•ื” ืคืจื™ืš ืœื™ื” ื”ื™ื›ื™ ืฉืจื™ ืœืžื™ืขื‘ื“ ื”ื›ื™ ื•ืžืืŸ ื“ืฉืจื™ ืชื•ืกืคืช ืื”ืœ ืœืžืขืœื” ื ืžื™ ืฉืจื™ ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ื”ืžื•ืฆื ืชืคื™ืœื™ืŸ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืงื‘.) ื’ื‘ื™ ื”ื ื™ ื“ื™ื›ืจื™ ื“ื‘ื™ืžืžื ื‘ืขื• ื˜ื•ืœื ื•ื‘ืœื™ืœื™ื ื‘ืขื• ืื•ื™ืจื ื•ื‘ืค' ื”ื™ืฉืŸ (ืกื•ื›ื” ื“ืฃ ื›ื–:) ื’ื‘ื™ ืจ"ื ืฉืฉื‘ืช ื‘ืกื•ื›ืชื• ืฉืœ ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ:
Le bouchon de la fenรชtre. Au chapitre Kol ha-kelim (Chabbat 125b), Rachi explique que cette fenรชtre est en haut, dans le toit. Sur le cรดtรฉ, l'interdit de la tente (ohel) ne s'applique pas. Il en apporte la preuve au chapitre Kol ha-gagot (plus loin, Erouvin 94a) : Rav et Chemouel รฉtaient assis dans une cour, le mur entre eux tomba. Chemouel dit : tendez-lui un manteau. Rav dรฉtourna la face. On objecte ร  Chemouel : pourquoi agir ainsi ? On a dit : celui-ci dรฉplace jusqu'ร  la base de la cloison, etc. On rรฉpond : Chemouel n'agissait que pour la pudeur (tseniout). On en dรฉduit : si Chemouel avait interdit de dรฉplacer comme Rav, l'objection aurait visรฉ la permission mรชme d'agir ainsi. Une cloison latรฉrale ne compte donc pas comme une tente. Rav se montre sรฉvรจre parce qu'il tient pour interdit de dรฉplacer le drap ร  l'intรฉrieur. Sa sรฉvรฉritรฉ ne porte pas sur la fabrication des cloisons. Au premier chapitre de Soucca (16b), on avait oubliรฉ d'apporter le sefer Torah dรจs la veille du Chabbat. Le lendemain, on รฉtendit des draps sur des colonnes, on apporta le sefer Torah et on y lut. On objecte : on a รฉtendu dรจs le dรฉbut (lekhathila), et cela serait permis ? Mar a dit : tous conviennent qu'on ne fait pas une tente provisoire (ohel arai) pour la premiรจre fois le Chabbat. Rachi ne garde pas cette leรงon. Il lit seulement : on รฉtendit, irait-on penser ? Autrement dit : comment les a-t-on apportรฉs par le reshut ha-rabim (domaine public) ? On rรฉpond : on trouva des draps dรฉjร  รฉtendus. Effacer le texte des livres ne convient pas. De plus, oรน serait la difficultรฉ sur la faรงon de les apporter ? On a pu les apporter ร  la maniรจre de vรชtements. De plus, notre sougya prouve que, sur le cรดtรฉ, la fabrication d'une tente s'applique : on l'amรจne ร  propos de la fabrication d'une paroi. De plus, le mot fenรชtre (halon) vise un mur. Pour un toit, on dit lucarne (aruba), comme la michna l'enseigne (Beitsa 35b) : on descend des fruits par la lucarne. Rabbeinou Tam : sur le cรดtรฉ, la fabrication d'une tente s'applique. Lร  oรน la cloison sert ร  permettre le dรฉplacement, elle compte comme une tente faite dรจs le dรฉbut, comme lorsqu'on รฉtendit des draps. Selon Rav, qui interdit de dรฉplacer sur tous les toits, la fabrication d'une tente dรจs le dรฉbut s'applique, et sa sรฉvรฉritรฉ porte sur la fabrication des cloisons. Cela รฉquivaut ร  la troisiรจme paroi d'une soucca, comptรฉe ici comme une tente. Selon Chemouel, qui permet de dรฉplacer, cela ne compte que comme un ajout de tente, ร  l'image de la quatriรจme paroi d'une soucca : on la compte comme un ajout, parce que sans elle le lieu est dรฉjร  permis. Si Chemouel avait interdit, l'objection aurait รฉtรฉ plus forte encore : comment permettre d'agir ainsi ? Celui qui permet un ajout de tente en haut permet aussi l'ajout sur le cรดtรฉ, comme on le voit dans Ha-motse tefilin (plus loin, Erouvin 102a), au sujet de ces boucs qui de jour demandent l'ombre et de nuit l'air libre, et au chapitre Ha-yachen (Soucca 27b), au sujet de Rabbi Eliezer qui passa le Chabbat dans la soucca de Rabbi Yo'hanan.
๐Ÿ’ก Explication

Premier essai. La baraรฏta qui interdit suit Rabbi Eliezer. Celle qui permet suit les Rabbins. Modรจle : le pakak ha-halon. Attachรฉ et suspendu, Rabbi Eliezer permet de boucher. Dรฉtachรฉ, il interdit. Les Sages permettent dans les deux cas.

Rachi : boucher avec un volet libre ressemble ร  un ajout de construction, mรชme provisoire. Tossefot rapportent Rachi, pour qui la fenรชtre du pakak est dans le toit, et Rabbeinou Tam, pour qui une cloison latรฉrale compte comme ohel dรจs qu'elle permet de dรฉplacer : elle vaut alors la troisiรจme paroi. Si elle ne fait que s'ajouter ร  un lieu dรฉjร  permis, elle vaut la quatriรจme, comme chez Chemouel.

7
ื•ื”ื: ืื™ืชืžืจ ืขืœื”, ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ืฉืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืื”ืœ ืขืจืื™ ื‘ืชื—ื™ืœื” ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘, ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื•ืžืจ ื‘ืฉื‘ืช. ืœื ื ื—ืœืงื• ืืœื ืœื”ื•ืกื™ืฃ, ืฉืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ืื™ืŸ ืžื•ืกื™ืคื™ืŸ ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘, ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื•ืžืจ ื‘ืฉื‘ืช. ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ืžื•ืกื™ืคื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช, ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื•ืžืจ ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘!

Or on a dit ร  son sujet : Rabba bar bar Hana a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : tous conviennent qu'on ne fait pas une tente provisoire pour la premiรจre fois un jour de fรชte, et il n'est pas besoin de le dire pour le Chabbat. Ils n'ont divergรฉ que sur l'ajout : Rabbi Eliezer dit : on n'ajoute pas un jour de fรชte, et il n'est pas besoin de le dire pour le Chabbat.

Et les Sages disent : on ajoute le Chabbat, et il n'est pas besoin de le dire un jour de fรชte.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ื ืืชืžืจ ืขืœื” ื“ืืคื™ืœื• ืจื‘ื ืŸ ืœื ืฉืจื• ืืœื ืœื”ื•ืกื™ืฃ ื›ื’ื•ืŸ ืคืงืง ื—ืœื•ืŸ ื“ืชื•ืกืคืช ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ื•ื‘ืจื™ื™ืชื ืฉืจื™ ืœืžื™ืขื‘ื“ ื“ื•ืคืŸ ืœื›ืชื—ื™ืœื”:
Mรชme les Rabbins ne permettent que d'ajouter, par exemple le bouchon de la fenรชtre, qui n'est qu'un ajout. Et la baraรฏta permet de faire une paroi dรจs le dรฉbut.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yo'hanan ferme cet essai. Sur le pakak, tous interdisent un ohel arai fait des le dรฉbut. Le diffรฉrend ne porte que sur la tossefet (l'ajout) ร  une structure dรฉjร  lร .

Rabbi Eliezer interdit l'ajout dรจs le Yom Tov. Les Sages le permettent mรชme le Chabbat. Aucune des deux opinions ne couvre une paroi de soucca dressรฉe dรจs le dรฉbut. La baraรฏta permissive reste donc sans auteur.

8
ืืœื ืœื ืงืฉื™ื: ื”ื โ€” ื›ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ, ื”ื โ€” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”. ื“ืชื ื™ื: ืขืฉืื” ืœื‘ื”ืžื” ื“ื•ืคืŸ ืœืกื•ื›ื”, ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืคื•ืกืœ, ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžื›ืฉื™ืจ.

Plutรดt, il n'y a pas de difficultรฉ : celle-ci est selon Rabbi Meir, celle-lร  selon Rabbi Yehouda. Car on a enseignรฉ : s'il a fait d'une bรชte une paroi pour une soucca, Rabbi Meir invalide (passoul), et Rabbi Yehouda dรฉclare valide (kacher).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจ' ืžืื™ืจ ืคื•ืกืœ ืžืคืจืฉ ื‘ืžืกื›ืช ืกื•ื›ื” [ื“ืฃ ื›ื.] ืฉืžื ืชื‘ืจื—:
On l'explique dans le traitรฉ Soucca (21a) : de peur qu'elle s'enfuie.
๐Ÿ’ก Explication

Second essai. On rattache les baraรฏtot ร  la mahloket de la bรชte-paroi. Rabbi Meir invalide la soucca. Rabbi Yehouda la dรฉclare kacher. Rachi renvoie ร  la crainte que la bรชte s'enfuie.

La suite retourne les positions : celui qui refuse la bรชte comme cloison de soucca permet de la dresser le Chabbat ; celui qui l'accepte comme cloison l'interdit le Chabbat.

9
ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื“ืงื ืคืกื™ืœ ื”ืชื โ€” ืืœืžื ืœื ืžื—ื™ืฆื” ื”ื™ื, ื”ื›ื ืฉืจื™, ื“ืœืื• ืžื™ื“ื™ ืงื ืขื‘ื™ื“.

Rabbi Meir, qui invalide lร -bas : on en tire qu'il n'y a pas lร  de cloison. Ici, il permet, car il ne fait rien.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืœืื• ืžื™ื“ื™ ืงื ืขื‘ื™ื“ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืžืชืงืŸ ืœืกื•ื›ื” ืืข"ื’ ื“ืขื‘ื™ื“ ืื”ืœ ืฉืจื™ ื“ืงืกื‘ืจ ืขื•ืฉื™ืŸ ืื”ืœ ืขืจืื™ ื•ื”ื•ืื™ืœ ื“ืœื ืžืชืงืŸ ืกื•ื›ื”. ืื™ื ื• ืืœื ืื”ืœ ืขืจืื™ ื•ืฉืจื™ ื•ืื›ืชื™ ื˜ื•ื‘ื ืื™ื›ื ืœืžื™ืคืจืš ืขืœื” ื“ื”ื ื›ื“ื™ ืฉื™ืื›ืœ ื•ื™ืฉืชื” ื•ื™ืฉืŸ ืงืชื ื™ ืืœืžื ืœืชืงื ื” ืœืกื•ื›ื” ืงืืชื™ ื”ื ืคืจื›ื™ื ืŸ ืขืœื™ื” ืคื™ืจื›ื™ ื˜ื•ื‘ื ืขื“ ื“ืžืคืงื™ื ืŸ ืœื™ื” ืžื˜ืขืžื:
Puisqu'il ne met pas la soucca en รฉtat, mรชme s'il fait une tente, c'est permis : il tient qu'on peut faire une tente provisoire. Et puisqu'il ne met pas la soucca en รฉtat, il ne s'agit que d'une tente provisoire, et c'est permis. Il reste beaucoup ร  objecter : on enseigne " afin qu'il mange, qu'il boive et qu'il dorme ", on en tire qu'il vient mettre la soucca en รฉtat. Nous รฉlevons lร -dessus de nombreuses objections, jusqu'ร  sortir de cette raison.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื“ืงืคืกื™ืœ ื”ืชื ืืœืžื ืœืื• ืžื—ื™ืฆื” ื”ื™ื ื”ืฉืชื ื‘ืขื™ ืœืžื™ืžืจ ื“ืื™ื™ืจื™ ื‘ื“ื•ืคืŸ ืฉืœื™ืฉื™ืช ืืค"ื” ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืืœื ืชื•ืกืคืช ื‘ืขืœืžื ืœืจ"ืž ื“ืงืคืกื™ืœ ื•ืงืฉื” ื”ื ืงืชื ื™ ื‘ื”ื“ื™ื ื”ืชื ื›ื“ื™ ืฉื™ืฉืชื” ื•ื™ืื›ืœ ื•ื™ืฉืŸ ื•ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืคื™' ื“ื”ื•ื” ืžืฆื™ ืœืžืคืจืš ืืœื ื‘ืœืื• ื”ื›ื™ ืคืจื™ืš ืฉืคื™ืจ ืืš ืž"ืž ืงืฉื” ื“ืžืื™ ืคืจื™ืš ื‘ืกืžื•ืš ืื™ืžืจ ื“ืืžื•ืจ ืจื‘ื ืŸ ืœื”ื•ืกื™ืฃ ืœื›ืชื—ื™ืœื” ืžื™ ืืžื•ืจ ื”ื ืืžืจ ื“ืœืจ"ืž ื“ืงืคืกื™ืœ ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืืœื ืชื•ืกืคืช ื‘ืขืœืžื ืข"ื› ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื•ื“ืื™ ื“ืคืจื™ืš ืžื“ืงืืžืจ ื›ื“ื™ ืฉื™ืื›ืœ ื•ื™ืฉืชื” ื•ื™ืฉืŸ ืืœืžื ืžื™ืชื›ืฉืจ ืกื•ื›ื” ื‘ื”ื›ื™ ื“ืขื™ืงืจ ืžืฆื•ืช ืกื•ื›ื” ื‘ื’' ื“ื‘ืจื™ื ื”ืœืœื• ื•ืื ื›ืŸ ื”ืจื™ ืขืฉื™ื™ืช ืื”ืœ ืœื›ืชื—ื™ืœื” ื”ื•ื ืืš ืงืฉื” ืœื”ืฉืจ ืžืงื•ืฆื™ ื“ื”ืฉืชื ื›ื™ ืžืฉื ื™ ื”ื ืจ"ืž ื”ื ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืœื ืชื™ืจืฅ ื›ืœื•ื ืืžืขืฉื” ื“ื ื—ืžื™ื” ื•ื ืจืื” ืœืคืจืฉ ื“ื”"ืค ื›ื™ื•ืŸ ื“ืคื•ืกืœ ืจ"ืž ืœื–' ื™ืžื™ ืกื•ื›ื” ืฉืื™ื ื” ื™ื›ื•ืœื” ืœืขืžื•ื“ ืฉื ื›ืœ ื–' ื’ื‘ื™ ื ื—ืžื™ื” ืฉืจื™ ืœื›ืชื—ื™ืœื” ืืข"ื’ ื“ืžื”ื ื™ ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืืœื ืชื•ืกืคืช ื‘ืขืœืžื ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื•ืชื” ืžื—ื™ืฆื” ืื™ื ื” ืจืื•ื™ื” ืœื–' ื•ื›ืŸ ื”ื ื“ืงืชื ื™ ื›ื“ื™ ืฉื™ืื›ืœ ื•ื™ืฉืชื” ื•ื™ืฉืŸ ืฉืจื™ ื“ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ืฉืžื ืชื‘ืจื— ืœืคื™ ืฉืขื” ื•ื‘ืชืจ ื”ื›ื™ ืคืจื™ืš ืื™ืžืจ ื“ืืžื•ืจ ืจื‘ื ืŸ ืœื”ื•ืกื™ืฃ ืœื›ืชื—ื™ืœื” ืžื™ ืืžื•ืจ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื”ื ื™ ืืคื™' ืœืฉืขื” ื—ืฉื™ื‘ ืขืฉื™ื™ืช ืื”ืœ ืœื›ืชื—ืœื” ื›ืžื• ืคืงืง ื”ื—ืœื•ืŸ:
Rabbi Meir, qui invalide lร -bas : on en tire qu'il n'y a pas lร  de cloison. ร€ prรฉsent, on veut dire que l'on parle de la troisiรจme paroi. Mรชme alors, pour Rabbi Meir qui invalide, cela ne compte que comme un simple ajout. Difficultรฉ : lร -bas, on enseigne explicitement " afin qu'il boive, qu'il mange et qu'il dorme ". Dans le Kontres, Rachi explique qu'on aurait pu objecter de lร  ; mรชme sans cette objection, la difficultรฉ tient. Autre difficultรฉ : que vise l'objection d'ensuite, " les Rabbins ont parlรฉ de l'ajout ; ont-ils parlรฉ du dรฉbut " ? On avait dรฉjร  dit que, pour Rabbi Meir qui invalide, cela ne compte que comme un simple ajout. Il faut donc dire que l'objection vient de la formule " afin qu'il mange, qu'il boive et qu'il dorme " : la soucca devient valide par lร , car l'essentiel de la mitsva de la soucca tient en ces trois choses. C'est alors une fabrication de tente dรจs le dรฉbut. Le Sar de Coucy y voit une difficultรฉ : quand on rรฉpond " celle-ci est Rabbi Meir, celle-lร  est Rabbi Yehouda ", le fait de Nehemia reste sans rรฉponse. Explication. Rabbi Meir invalide, pour les sept jours de Souccot, une paroi qui ne peut rester en place tous les sept jours. Pour Nehemia, la chose est permise dรจs le dรฉbut. Elle sert, et elle ne compte que comme un simple ajout, car cette cloison n'est pas apte ร  tenir sept jours. De mรชme, l'enseignement " afin qu'il mange, qu'il boive et qu'il dorme " est permis : on n'a pas ร  craindre qu'elle s'enfuie le temps d'un moment. Ensuite vient l'objection : les Rabbins ont parlรฉ de l'ajout ; ont-ils parlรฉ du dรฉbut ? Dรจs lors que la cloison sert mรชme un instant, elle compte comme une tente faite dรจs le dรฉbut, ร  l'image du bouchon de la fenรชtre.
๐Ÿ’ก Explication

Logique proposรฉe pour Rabbi Meir. ร€ Souccot, la bรชte ne vaut pas mehitsa. Au Chabbat, la dresser ne compte donc pas comme un acte : lav midi ka avid, il ne fait rien qui vaille construction.

Rachi ajoute la raison, puis la marque comme fragile : " afin de manger, boire et dormir " montre qu'on met la soucca en รฉtat, donc qu'on fait un ohel dรจs le dรฉbut. Tossefot : le Sar de Coucy note que " Meir / Yehouda " ne rรฉpond pas encore au fait de Nehemia. Il lit une cloison incapable de tenir sept jours : elle ne compte que comme un ajout, et Nehemia peut s'en servir.

10
ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืงื ืžื›ืฉื™ืจ ื”ืชื โ€” ืืœืžื ืžื—ื™ืฆื” ื”ื™ื, ื”ื›ื ืืกืจ.

Et Rabbi Yehouda, qui dรฉclare valide lร -bas : on en tire que c'est une cloison. Ici, il interdit.

๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yehouda tient la bรชte pour une vraie mehitsa de soucca. La dresser le Chabbat, c'est faire un ohel. Il l'interdit. C'est ร  lui que l'on rattache, dans cet essai, la baraรฏta de la paroi tombรฉe.

11
ื•ืชื™ืกื‘ืจื? ืื™ืžืจ ื“ืฉืžืขืช ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื‘ื”ืžื”. ืื“ื ื•ื›ืœื™ื ืžื™ ืฉืžืขืช ืœื™ื”?

Et peux-tu le concevoir ainsi ? Admets que tu aies entendu Rabbi Meir pour une bรชte.

Un homme, et des ustensiles, les as-tu entendus de lui ?

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืื™ืžื•ืจ ื“ืฉืžืขืช ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื“ืคืกื™ืœ:
Qu'il invalide.
ื‘ื”ืžื” ืžืฉื•ื ืฉืžื ืชื‘ืจื—:
ร€ cause de la crainte qu'elle s'enfuie.
ืื“ื ืฉื™ืฉ ื‘ื• ื“ืขืช ืœืขืžื•ื“ ืื• ื›ืœื™ื ืฉืื™ืŸ ื–ื–ื™ืŸ ืžืžืงื•ืžืŸ ืžื™ ืฉืžืขืช ืœื™ื” ื•ื”ืื™ ืชื ื ืื“ื ื•ื›ืœื™ื ื”ื•ื ื“ืงืชื ื™ ืขื•ืฉื” ืืช ื—ื‘ื™ืจื• ื“ื•ืคืŸ ื•ื™ื–ืงื•ืฃ ืืช ื”ืžื˜ื”:
Qui a la conscience de rester debout ; ou des ustensiles, qui ne bougent pas de leur place : l'as-tu entendu ? Or ce tanna parle d'un homme et d'ustensiles, puisqu'il enseigne : on fait de son prochain une paroi, et on redresse le lit.
๐Ÿ’ก Explication

L'essai cรจde sur le motif. Rabbi Meir n'a invalidรฉ qu'une bรชte, de peur qu'elle parte. Un homme peut rester. Des kelim (ustensiles) ne se dรฉplacent pas seuls.

La baraรฏta permissive parle justement d'un homme et d'un lit. On ne peut pas la mettre au compte de Rabbi Meir.

12
ื•ืชื• โ€” ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืืœื™ื‘ื ื“ืžืืŸ? ืื™ ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ โ€” ืœื”ื•ืกื™ืฃ ื ืžื™ ืืกืจ.

Et encore : Rabbi Meir, selon qui ? Si c'est selon Rabbi Eliezer, il interdit aussi d'ajouter.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ืชื• ื ื”ื™ ื“ืœื ืžืชืงืŸ ืœื” ืœืกื•ื›ื”:
Soit : il ne met pas la soucca en รฉtat.
ืจ' ืžืื™ืจ ื“ืžื•ืงืžืช ืœื”ื ื“ืฉืจื™ื ืืœื™ื‘ื™ื” ื•ืžืฉื•ื ื“ืœื ื”ื•ื™ ืชื™ืงื•ืŸ ืžื—ื™ืฆื” ื•ืื”ืœ ื“ืœืื• ื”ื›ืฉืจ ืžื—ื™ืฆื”:
Tu fais reposer cette permission sur lui, parce qu'il n'y a lร  ni mise en รฉtat d'une cloison, ni tente, la cloison รฉtant sans validitรฉ.
ืืœื™ื‘ื ื“ืžืืŸ ื“ืฉืจื™ ืจ' ืžืื™ืจ ืœื ืงืืžืจ ื›ืจ"ื ืจื‘ื™ื” ื•ืœื ื›ืจื‘ื ืŸ ื“ื”ื ืคืงืง ื”ื—ืœื•ืŸ ืื™ืŸ ื‘ื• ืžืฆื•ืช ืกื•ื›ื” ื•ืœื ืฉืจื• ืจื‘ื ืŸ ืืœื ืœื”ื•ืกื™ืฃ:
Ce que Rabbi Meir permet, il ne le dit ni comme Rabbi Eliezer son maรฎtre, ni comme les Rabbins. Car le bouchon de la fenรชtre ne comporte pas de mitsva de soucca, et les Rabbins n'ont permis que l'ajout.
๐Ÿ’ก Explication

Second angle, mรชme si l'on gardait la crainte de la fuite. Selon quel maรฎtre Rabbi Meir parlerait-il de l'ohel au Chabbat ? Selon Rabbi Eliezer, son maรฎtre, l'ajout lui-mรชme est interdit, Yom Tov compris. Une paroi dรจs le dรฉbut le serait aussi.

13
ืืœื ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื ืŸ, ืื™ืžืจ ื“ืืžืจื™ ืจื‘ื ืŸ ืœื”ื•ืกื™ืฃ, ืœื›ืชื—ื™ืœื” ืžื™ ืืžื•ืจ?

Plutรดt, selon les Rabbins. Admets qu'ils ont parlรฉ de l'ajout : ont-ils parlรฉ du dรฉbut (lekhathila) ?

๐Ÿ’ก Explication

Reste l'avis des Rabbins du pakak. Ils permettent d'ajouter ร  une tente dรฉjร  lร , mรชme le Chabbat. Ils n'ont pas permis de commencer un ohel arai. La baraรฏta qui autorise une paroi neuve ne se range pas sous leur avis, tant qu'on lit cette paroi comme un dรฉbut.

14
ืืœื: ื”ื ื•ื”ื ืจื‘ื ืŸ. ื•ื›ืœื™ื ืื›ืœื™ื ืœื ืงืฉื™ื, ื”ื โ€” ื‘ื“ื•ืคืŸ ืฉืœื™ืฉื™ืช, ื”ื โ€” ื‘ื“ื•ืคืŸ ืจื‘ื™ืขื™ืช.

Plutรดt : celle-ci et celle-lร  sont les Rabbins. Et ustensiles face ร  ustensiles, il n'y a pas de difficultรฉ : celle-ci pour la troisiรจme paroi, celle-lร  pour la quatriรจme paroi.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืœื ื”ื ื•ื”ื ืจื‘ื ืŸ ื•ื”ื ื“ืงืชื ื™ ื ืคืœ ื“ื•ืคื ื” ืœื ื™ืขืžื™ื“ ื‘ื” ื›ื•':
Et ce que l'on enseigne : si sa paroi est tombรฉe, on n'y placera pas, etc.
ื‘ื“ื•ืคืŸ ืฉืœื™ืฉื™ืช ื“ื‘ืฉืชื™ ื“ืคื ื•ืช ืื™ืŸ ืงืจื•ื™ ืื”ืœ ื•ื›ื™ ืขื‘ื™ื“ ื‘ื” ื“ื•ืคืŸ ืฉืœื™ืฉื™ืช ืžืฉื•ื™ ืœื™ื” ืื”ืœ ื•ืžื•ื“ื• ืจื‘ื ืŸ ื“ืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืื”ืœ ืขืจืื™ ื‘ืชื—ื™ืœื” ื•ื”ื ื“ืชื ื™ ืžื•ืชืจ ื‘ื“ื•ืคืŸ ืจื‘ื™ืขื™ืช ื“ื‘ืœืื• ื”ื›ื™ ื”ื•ื™ ืื”ืœ ื•ื”ืื™ ืชื•ืกืคืช ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ื•ืจื‘ื ืŸ ืœื˜ืขืžื™ื™ื”ื• ื“ืืžืจื™ ืžื•ืกื™ืคื™ืŸ ืื”ืœ ื‘ืฉื‘ืช:
Avec deux parois, on n'appelle pas cela une tente. Quand on y fait une troisiรจme paroi, on en fait une tente, et les Rabbins conviennent qu'on ne fait pas une tente provisoire dรจs le dรฉbut. Et ce que l'on enseigne comme permis vise la quatriรจme paroi : mรชme sans elle, c'est dรฉjร  une tente, et ceci n'est qu'un ajout. Les Rabbins restent sur leur ligne : on ajoute ร  une tente le Chabbat.
๐Ÿ’ก Explication

Conclusion. Les deux baraรฏtot suivent les Rabbins. Le heurt entre ustensiles et ustensiles se lรจve par le numรฉro de la paroi.

Troisiรจme dofen : deux parois ne font pas un ohel. La troisiรจme le crรฉe. Interdit dรจs le dรฉbut. C'est " sa paroi est tombรฉe ".

Quatriรจme dofen : la soucca est dรฉjร  une tente. On ne fait qu'ajouter. Les Rabbins le permettent le Chabbat. C'est la baraรฏta du prochain, du lit et du drap.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux, trois, quatre parois Rachi : deux parois, on n'appelle pas cela une tente. Deux parois Troisiรจme paroi Quatriรจme paroi La soucca est passoul. Michna : sans trois parois, invalide. Deux parois : Rachi, on n'appelle pas cela une tente. Rien n'est encore un ohel arai. Elle fait de l'ensemble une tente. Ohel arai dรจs le dรฉbut. Les Rabbins l'interdisent, Yom Tov comme Chabbat. Baraรฏta qui interdit : sa paroi est tombรฉe. Ni homme, ni lit. La soucca est dรฉjร  kacher avec trois. La quatriรจme est un ajout. Les Sages ajoutent le Chabbat, et ร  plus forte raison le Yom Tov. Baraรฏta qui permet : prochain, lit, drap. Homme, bรชte et ustensiles suivent la mรชme ligne, une fois les essais Meir et Yehouda รฉcartรฉs. Rabbi Eliezer, lui, interdit mรชme l'ajout. Les Sages du pakak ne vont pas jusque-lร  : ils permettent l'ajout seul.
La troisiรจme paroi fait l'ohel. La quatriรจme ne fait qu'ajouter.
15
ื“ื™ืงื ื ืžื™, ื“ืงืชื ื™: ื ืคืœ ื“ื•ืคื ื”. ืฉืžืข ืžื™ื ื”.

Le texte le confirme aussi, puisqu'on enseigne : si sa paroi est tombรฉe. On l'apprend de lร .

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืงืชื ื™ ื ืคืœ ื“ื•ืคื ื” ื“ืžืฉืžืข ื“ื•ืคืŸ ืฉื”ื™ื ืžื•ืชืจืช ื‘ื” ื•ืจื‘ื™ืขื™ืช ืœื ื”ื•ื™ื ืชื™ืงื•ืŸ ืกื•ื›ื” ื“ืชื ืŸ (ืกื•ื›ื” ื“' ื‘.) ื•ืฉืื™ืŸ ืœื” ืฉืœืฉ ื“ืคื ื•ืช ืคืกื•ืœื” ื”ื ื‘ื’' ื›ืฉื™ืจื”:
Ce qui implique la paroi par laquelle elle est permise. La quatriรจme ne met pas la soucca en รฉtat. Car on a appris (Soucca 2a) : celle qui n'a pas trois parois est invalide ; avec trois, elle est donc valide.
๐Ÿ’ก Explication

Dika nami. " Sa paroi est tombรฉe " vise la paroi qui rend la soucca utilisable, la troisiรจme. La quatriรจme ne fait pas ce travail : Soucca 2a, trois parois suffisent pour une soucca kacher. Chema mina.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).