Sougya : Abaye achรจve l'objection ร Rabba : Rabbi Eliezer, l'homme au milieu de ses quatre amot, fait entrer celui qui n'est sorti que de deux amot, et retient celui qui est sorti de trois. L'enclave des tehoumin compte.
Les Sages ne la refusent ร Rabbi Eliezer que pour une affaire facultative ; pour une mitsva ils la lui accordent. Le Roch laisse Rabba sous l'objection et suit Rav Chimi bar Hiya.
Puis la page rรจgle le retour de ceux qui sauvent, le siรจge du Chabbat, la ville-frontiรจre, et deux michnayot : celui qui dรฉcouvre la ville sans l'avoir voulu, et celui qui s'endort en chemin.
Or n'avons-nous pas enseignรฉ : Rabbi Eliezer dit : deux, il entre ; trois, il n'entre pas. N'est-ce pas que Rabbi Eliezer suit son principe, lui qui a dit : et il est au milieu d'elles,
Suite de l'objection d'Abaye ร Rabba. La michna de Rabbi Eliezer : shtayim, yikanes ; shalosh, lo yikanes. Deux amot hors du tehoum, il rentre ; trois, il ne rentre pas.
Le principe est ve-hou be-emtsan : des quatre amot que les Sages donnent ร celui qui est sorti, il est au milieu. Deux derriรจre lui, deux devant lui. Sorti de deux, les deux d'arriรจre sont devukot, attachรฉes au tehoum : Rabbi Eliezer les tient pour mublaot, enclaves. L'havla'a compte.
Rachi sรฉpare deux versions lues au daf prรฉcรฉdent. Premiรจre version : ceci objecte Rabba. Seconde version : Rabba permet dรฉjร le retour, et la glose ne l'รฉclaire pas. Celui qui garde le texte en tire un a fortiori : l'attache suffit dรฉjร , l'enclave a plus forte raison ne fait qu'un tehoum.
et les quatre amot que les Sages lui ont donnรฉes sont comme si elles รฉtaient enclaves, et il dit : il entre. On en tire que l'enclave des tehoumin est une chose qui compte.
Fin de la phrase. Les quatre amot sont ke-man de-mivla'an : comme enclaves dans le tehoum d'origine. De lร le mot yikanes, il entre.
Havla'at tehoumin milta hi : faire entrer un tehoum dans un autre est une chose qui compte. C'est le point qu'Abaye oppose ร Rabba.
Rabba bar bar Hana dit ร Abaye : et c'est depuis Rabbi Eliezer que tu objectes ร notre maรฎtre ? Il lui dit : oui, car je l'ai entendu de notre maรฎtre : les Sages ne divergent de Rabbi Eliezer que pour une affaire facultative, mais pour une affaire de mitsva ils le lui accordent.
Mar est Rabba. Rabba bar bar Hana s'รฉtonne : la halakha ne suit pas Rabbi Eliezer, puisque les Sages divergent de lui. Comment objecter ร Rabba depuis cet avis ?
Abaye l'a entendu de Rabba lui-mรชme. La divergence des Sages ne porte que sur un davar ha-reshout, une sortie facultative. Pour un davar mitsva, ils accordent ร Rabbi Eliezer que l'enclave compte. Or la michna, celui qui est sorti bi-reshout, est une sortie de mitsva. L'objection tient.
Tossefot : cette rรฉponse fait dire ร Rabba qu'il tient comme les Sages. Cela coince avec la seconde version de Rachi, oรน Rabba tient dรฉjร que l'enclave compte pour rentrer, alors que les Sages, eux, n'ont pas d'enclave.
Et tous ceux qui sortent pour sauver reviennent ร leur lieu. Et mรชme beaucoup ?
Or tu as dit dans la premiรจre clause : deux mille amot, et rien de plus !
Nouvelle question, sur la fin de la michna du daf prรฉcรฉdent : kol ha-yotsin le-hatsil hozrin li-mekomam, tous ceux qui sortent pour sauver reviennent ร leur lieu.
Va-afilou tuva : mรชme de trรจs loin, plus de quatre mille amot, dit Rachi. La premiรจre clause n'a donnรฉ que alpayim ama lร oรน les tehoumin ne s'enclavent pas. Les deux bouts se heurtent.
Rav Yehouda dit au nom de Rav : c'est qu'ils reviennent avec leurs armes ร leur lieu. Et quelle est la difficultรฉ ?
Peut-รชtre que sauver est diffรฉrent !
Premiรจre rรฉponse. She-hozrin bi-khlei zayin : le hidouch de hozrin li-mekomam est le retour avec les armes, dans les deux mille. On ne leur dit pas de poser les armes dรจs que l'acte est fait.
La Guemara รฉcarte cette lecture comme rรฉponse ร la difficultรฉ. Le-hatsil shani : sauver des ennemis laisse craindre la poursuite. Le tรฉmoignage de la lune et la sage-femme, eux, restent ร deux mille.
Plutรดt, s'il y a une difficultรฉ, voici la difficultรฉ : car nous avons enseignรฉ : au commencement, ils ne bougeaient pas de lร tout le jour.
La vraie tension est une michna de Roch Hachana 23b. Les tรฉmoins de la lune venus de loin le Chabbat รฉtaient placรฉs dans une cour, et lo hayu zazin mi-sham : ils ne bougeaient plus de lร de tout le jour.
Rรจgle de fond : sorti hors du tehoum, on n'a que quatre amot, tant qu'aucune institution n'รฉlargit.
Rabban Gamliel l'Ancien a instituรฉ qu'ils ont deux mille amot de chaque cรดtรฉ. Et ils ne l'ont pas dit pour ceux-lร seuls : mรชme une sage-femme qui vient accoucher, et celui qui vient sauver de la troupe, du fleuve, de l'รฉboulement et de l'incendie, les voici comme les gens de la ville, et ils ont deux mille amot de chaque cรดtรฉ.
Rabban Gamliel ha-Zaken donne aux tรฉmoins alpayim ama le-khรดl ruah, deux mille de chaque cรดtรฉ, pour qu'ils ne renoncent pas ร venir.
La mรชme mesure vaut pour la hakhamah qui vient accoucher, et pour qui vient sauver d'un gayis (troupe), d'un fleuve, d'une mapolet (รฉboulement) ou d'un incendie. Ils sont ke-anshei ha-ir, comme les gens de la ville. Deux mille, et la clause s'arrรชte lร . Notre michna, elle, dit qu'ils reviennent ร leur lieu.
Et rien de plus ? Or tu as dit : tous ceux qui sortent pour sauver reviennent ร leur lieu, mรชme beaucoup !
La michna de Roch Hachana dit deux mille pour celui qui sauve. La nรดtre dit le retour au lieu, afilu tuva. C'est la difficultรฉ que la suite va trancher deux fois.
Le Roch rรฉsume les deux rรฉponses et les garde toutes les deux. Rav Yehouda : le hidouch est le retour armรฉ, appuyรฉ par la baraรฏta. Rav Nahman bar Yitshak : la mesure dรฉpend de l'issue du combat, et il est batra, le dernier. Les deux ukimtot sont la halakha.
Rav [Yehouda dit au nom de Rav] : c'est qu'ils reviennent avec leurs armes ร leur lieu. Comme on l'enseigne : au commencement, ils dรฉposaient leurs armes dans la maison voisine du rempart.
Rav Yehouda reprend. On ne lit pas dans la michna un droit de rentrer de n'importe quelle distance. On y lit le droit de rentrer armรฉ.
La baraรฏta donne l'usage d'avant la takana : au retour, les armes restent dans la premiรจre maison, ha-bayit ha-samoukh la-homa, pour ne porter le Chabbat que le moins possible. Rachi : la maison extรฉrieure, hors du rempart.
Une fois, les ennemis les reconnurent et les poursuivirent. Ils entrรจrent pour prendre leurs armes, et les ennemis entrรจrent derriรจre eux.
Ils se pressรจrent les uns les autres, et ils se tuรจrent les uns les autres plus que les ennemis n'en tuรจrent. ร cette heure, ils instituรจrent qu'ils reviennent ร leur lieu avec leurs armes.
Les ennemis voient des hommes sans armes, sortis de la ville. La poursuite les rejette dans la maison oรน sont les armes. La maison est รฉtroite : dahaku ze et ze. Dans la bousculade, ils tuent plus des leurs que l'ennemi.
De lร la takana : hozrin li-mekomam bi-khlei zaynam. On rentre ร son lieu sans dรฉposer les armes. Le hidouch de la michna est celui-lร .
Rav Nahman bar Yitshak dit : cela ne fait pas difficultรฉ. Ici, quand Israรซl a vaincu les nations du monde ; ici, quand les nations du monde ont vaincu elles-mรชmes.
Seconde rรฉponse. La kashya : les deux textes parlent de deux issues.
Nitshu Israรซl : Israรซl a vaincu. Plus de poursuite. Deux mille, comme les gens de la ville. C'est la michna de Roch Hachana.
Nitshu umot ha-olam et atsman : les nations ont vaincu elles-mรชmes. Le mot est un dรฉtour : elles ont vaincu Israรซl. La poursuite reste ร craindre. On rentre ร son lieu, afilu tuva. C'est notre michna. Rachi pose les deux mesures.
Rav Yehouda dit au nom de Rav : des nokhrim qui ont assiรฉgรฉ des villes d'Israรซl, on ne sort pas contre eux en armes, et on ne profane pas le Chabbat ร cause d'eux.
Nouvelle halakha, toujours sur la guerre du Chabbat. Nokhrim she-tsaru : des non-Juifs assiรจgent des villes d'Israรซl.
Phrase de Rav, encore sans distinction : ein yotsin, on ne sort pas en armes, ve-ein mehalelin, on ne profane pas le Chabbat. Rachi renvoie ร la limite qui vient : cela vise l'affaire d'argent.
On enseigne aussi ainsi : des nokhrim qui ont assiรฉgรฉ, etc. Dans quel cas dit-on cela ?
Quand ils sont venus pour une affaire d'argent. Mais s'ils sont venus pour une affaire de vies, on sort contre eux en armes, et on profane le Chabbat ร cause d'eux.
La baraรฏta reprend Rav et le coupe en deux. Bame devarim amurim : le refus de sortir vaut al iskei mamon, quand ils viennent pour les biens.
Al iskei nefachot : s'il y a crainte pour les vies, on sort bi-khlei zayin et on profane le Chabbat. Pikouah nefech.
Et dans une ville voisine de la frontiรจre, mรชme s'ils ne sont pas venus pour une affaire de vies mais pour une affaire de paille et de chaume, on sort contre eux en armes, et on profane le Chabbat ร cause d'eux.
Ir ha-semukha la-sefar : ville collรฉe ร la frontiรจre, entre Israรซl et les nations.
Mรชme teven ve-kash, paille et chaume, donc une razzia de biens, on sort et on profane. Rachi : s'ils prennent cette ville, le pays devient facile ร conquรฉrir. La frontiรจre se garde le Chabbat.
Rav Yossef bar Minyoumi dit au nom de Rav Nahman : et Babel est comme une ville voisine de la frontiรจre. Et on l'explique : Nehardea.
U-Vavel ke-ir ha-semukha la-sefar damya. Rav Nahman donne ร Babel le din de la ville-frontiรจre : on sort le Chabbat mรชme pour une affaire de biens.
Targuma : Nehardea. Rachi situe la ville : nokhrim d'un cรดtรฉ, villes des bnei ha-gola de l'autre. Le mot Babel, ici, ne couvre pas tout le pays.
Rabbi Dostaรฏ de Biri a exposรฉ : que signifie ce qui est รฉcrit : Et ils annoncรจrent ร David, pour dire : voici, les Philistins guerroyent ร Keila, et ils pillent les aires.
Rabbi Dostaรฏ ouvre un appui de verset, I Samuel 23, 1. Les Philistins nilhamim be-Keila et shosim et ha-geranot : ils pillent les aires, donc le grain, pas un siรจge pour tuer.
La question mai di-khtiv attend la halakha que la baraรฏta va poser : Keila est une ville du sefar.
On a enseignรฉ : Keila รฉtait une ville voisine de la frontiรจre, et eux n'รฉtaient venus que pour une affaire de paille et de chaume, car il est รฉcrit : et ils pillent les aires. Et il est รฉcrit : David interrogea ื' en disant : irai-je, et frapperai-je ces Philistins ?
Et ื' dit ร David : va, frappe les Philistins, et tu sauveras Keila.
La baraรฏta aligne le verset sur la halakha. Keila ir ha-semukha la-sefar hayeta. Les Philistins ne viennent que pour teven ve-kash, preuve : ils pillent les aires. Et David reรงoit l'ordre d'aller frapper et de sauver la ville. Rachi : il se livre quand mรชme.
Le Ben Yehoyada cherche d'oรน l'on sait que Keila est une ville du sefar. Le mot de trop, ve-hosha'ta et Keila, enseigne la permission : frapper le Chabbat, parce que la ville sauvรฉe est une ville-frontiรจre. Une autre ville n'aurait pas ce din.
Qu'est-ce qui lui faisait question ? Si tu dis : est-ce permis, ou est-ce interdit, or le tribunal de Chemouel de Rama existe.
La Guemara refuse de lire dans la question de David un doute de issour ve-heter. Rachi : c'รฉtait Chabbat, dans cette lecture. Mais beit dino shel Chemouel ha-Ramati kayam : le tribunal de Chemouel est lร . Un interdit et un permis, on les demande au tribunal, pas aux ourim ve-toumim.
Le Ben Yehoyada tient le Chabbat par le mot ha-elekh, irai-je. Aller, ce jour-lร , profane les tehoumin et fait porter les armes. La question porterait sur la rรฉussite de cette marche.
Plutรดt : rรฉussira-t-il, ou ne rรฉussira-t-il pas. C'est prรฉcis aussi, car il est รฉcrit : va, frappe les Philistins, et tu sauveras Keila.
On l'en tire.
La question de David est i matsliah, i lo matsliah : l'issue de la guerre. Le verset rรฉpond ve-hosha'ta et Keila : on lui annonce la victoire. Chema mina.
Tossefot : si la question n'est que la rรฉussite, et si le jour peut รชtre un jour de semaine, oรน Rabbi Dostaรฏ apprend-il qu'on profane le Chabbat pour une razzia de paille ? Rรฉponse : le verset appelle cela milhama, et David livre sa vie alors qu'ils ne viennent que pour les aires. On en tire le hilloul Chabbat pour la ville du sefar.
Michna. Celui qui s'est assis en chemin, s'est levรฉ, et a vu : le voici prรจs de la ville.
[Puisque] son intention n'allait pas ร cela, il n'entre pas. Paroles de Rabbi Meir.
Nouvelle michna. Il s'assoit pour se reposer, fatiguรฉ, sans savoir qu'il est dans le tehoum de la ville. La nuit tombe. Au lever, il voit la ville. Lo hayeta kavanato le-khakh : il n'avait pas voulu fixer lร sa chevita dans la ville.
Rabbi Meir : lo yikanes. Il ne devient pas comme les gens de la ville. Il mesure deux mille depuis l'endroit oรน la nuit l'a pris. La suite donne Rabbi Yehouda.
Premier pesak du Roch : la halakha suit Rabbi Yehouda, et, dans Erouvin, partout oรน il enseigne. Le second pesak, rattachรฉ ici, porte sur une autre michna : celui qui ne reconnaรฎt pas le lieu, ou qui n'est pas baki. Deux mille agolot, rondes, pour Rabbi Hanina ben Antigonos ; merubaot, carrรฉes comme une table, pour les Sages, afin de gagner les angles. Pour qui est รฉveillรฉ, dire shevitati bi-mekomi n'est pas exigรฉ : pouvoir le dire suffit.
Rabbi Yehouda dit : il entre. Rabbi Yehouda a dit : il y eut un fait, et Rabbi Tarfon entra sans intention.
Rabbi Yehouda : yikanes. Il entre, et il est comme les gens de la ville, mรชme sans avoir visรฉ la ville quand la nuit est tombรฉe.
Preuve qu'il rapporte : maaseh, Rabbi Tarfon est entrรฉ shelo mi-tokh kavana. Rachi, sur le lo yikanes de Rabbi Meir : deux mille pas moyens depuis le lieu de la nuit, et il entre jusqu'oรน ces pas finissent.
Guemara. On enseigne : Rabbi Yehouda a dit : un fait, au sujet de Rabbi Tarfon, qui marchait en chemin.
La nuit tomba sur lui, et il passa la nuit hors de la ville. Au matin, des bergers de bรฉtail le trouvรจrent.
Ils lui dirent : Maรฎtre, voici la ville devant toi, entre. Il entra, s'assit dans la maison d'รฉtude, et exposa tout le jour.
La baraรฏta dรฉtaille le fait. Hashkha lo en chemin, il dort houts la-ir. Le matin, les ro'ei vakar lui disent d'entrer. Il entre au beit ha-midrach et derach tout le jour.
Rabbi Yehouda y lit : on entre sans avoir eu l'intention la veille. Les Sages, au segment suivant, retirent la preuve.
(Ils lui dirent :) de lร , une preuve ? Peut-รชtre cela รฉtait-il dans son cลur, ou bien la maison d'รฉtude รฉtait enclavรฉe ร l'intรฉrieur de son tehoum.
Mi-sham reaya : le fait ne prouve pas l'avis de Rabbi Yehouda. Deux issues restent ouvertes, et les deux s'accordent avec Rabbi Meir.
Chema be-libo hayeta : peut-รชtre avait-il dรฉjร dans le cลur de prendre sa chevita vers la ville. Rachi : en s'asseyant, il savait รชtre dans les deux mille du lieu de sa chevita.
Ou bien beit ha-midrach muvla : la maison d'รฉtude tombait dans les deux mille de l'endroit oรน la nuit l'a pris. Entrer lร , tout le monde l'accorde. Le derach de toute la journรฉe ne montre pas qu'il a pris le din des gens de la ville.
Michna. Celui qui a dormi en chemin et n'a pas su que la nuit tombait : il a deux mille amot de chaque cรดtรฉ.
Paroles de Rabbi Yo'hanan ben Nouri.
Autre michna. Yashen ba-derekh : il dort, et lo yada she-hashkha, il n'a pas su que le Chabbat entrait.
Rabbi Yo'hanan ben Nouri : la prรฉsence suffit. Il a acquis la chevita lร oรน il est, alpayim ama le-khรดl ruah, sans intention. Les Sages, au segment suivant, ne lui laissent que quatre amot.
Et les Sages disent : il n'a que quatre amot. Rabbi Eliezer dit : et il est au milieu d'elles.
Les Hakhamim : sans intention, pas de chevita de deux mille. Ein lo ela arba amot. Rachi : il dormait, il n'a pas voulu acquรฉrir.
Rabbi Eliezer : ve-hou be-emtsan. Ces quatre amot ont l'homme au centre : deux de chaque cรดtรฉ. C'est le principe qu'Abaye a citรฉ en haut de page.
Le Roch place ici le pesak de la sougya d'enclave, celle du daf prรฉcรฉdent. Rabba est restรฉ be-tayuvta. La halakha suit Rav Chimi bar Hiya : l'enclave compte, mรชme sans avoir fixรฉ le Chabbat dans l'air des cloisons, et il est ki-vnei iro.
Rabbi Yehouda dit : il ira vers le cรดtรฉ qu'il voudra. Et Rabbi Yehouda convient que, s'il s'est choisi un cรดtรฉ, il ne peut plus se rรฉtracter.
Rabbi Yehouda : les quatre amot ne sont pas partagรฉes autour de lui. Le-eizeh ruah she-yirtse yelekh : il les prend toutes du cรดtรฉ qu'il choisit.
U-modeh : une fois le cรดtรฉ birer lo, choisi, eino yakhol lahazor bo. Il ne reporte pas les quatre amot d'un autre cรดtรฉ. Rachi : aprรจs avoir choisi, il ne choisit plus.
S'ils รฉtaient deux, une partie des amot de celui-ci ร l'intรฉrieur des amot de celui-lร : ils apportent et ils mangent au milieu,
Cas de deux dormeurs, ou de deux hommes rรฉduits ร quatre amot. Miktsat amotav shel ze betokh amotav shel ze : une partie des amot de l'un entre dans celles de l'autre.
Rachi fixe la distance : six amot. Chacun รฉtend ses quatre vers l'autre. Deux amot de chacun tombent dans la zone de l'autre. Le milieu commun fait deux amot. Meviin ve-okhlin ba-emtsa : chacun apporte, et ils mangent lร . La michna continue au daf suivant.
Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).