Eruvin 45ร  - Enclave des tehoumin, armes du Chabbat, et celui qui dort en chemin

Eruvin 45a

Sougya : Abaye achรจve l'objection ร  Rabba : Rabbi Eliezer, l'homme au milieu de ses quatre amot, fait entrer celui qui n'est sorti que de deux amot, et retient celui qui est sorti de trois. L'enclave des tehoumin compte.

Les Sages ne la refusent ร  Rabbi Eliezer que pour une affaire facultative ; pour une mitsva ils la lui accordent. Le Roch laisse Rabba sous l'objection et suit Rav Chimi bar Hiya.

Puis la page rรจgle le retour de ceux qui sauvent, le siรจge du Chabbat, la ville-frontiรจre, et deux michnayot : celui qui dรฉcouvre la ville sans l'avoir voulu, et celui qui s'endort en chemin.

Quatre amot : l'homme est au milieu Rabbi Eliezer. Deux amot derriรจre lui, deux devant lui. Sorti de deux amot : il entre tehoum 2 lui 2 Les deux amot d'arriรจre touchent le tehoum. Rabbi Eliezer les tient pour enclaves. Il entre. Sorti de trois amot : il n'entre pas tehoum 1 2 2 Un vide d'une ama. Les deux amot d'arriรจre n'atteignent pas le tehoum. Abaye : l'enclave des tehoumin compte. Objection ร  Rabba. Rabba bar bar Hana : objecter depuis Rabbi Eliezer, dont les Sages divergent ? Abaye : ils ne divergent de lui que pour une affaire facultative. Pour une mitsva, ils lui accordent l'enclave. Roch : Rabba reste sous l'objection. Halakha comme Rav Chimi bar Hiya : l'enclave compte, c'est comme s'il n'รฉtait pas sorti de son tehoum.
Deux amot hors du tehoum : les deux amot d'arriรจre touchent le tehoum, il entre. Trois amot : un vide d'une ama, il n'entre pas. L'enclave compte, et le Rosh suit Rav Chimi bar Hiya.
Siรจge le Chabbat : quand sort-on ? Rav Yehouda au nom de Rav, puis la baraรฏta. Affaires d'argent Affaires de vies Ville du sefer Ils viennent pour le mamon. On ne sort pas en armes. On ne profane pas le Chabbat. La baraรฏta limite ainsi la phrase de Rav. Ils viennent pour les nefachot. On sort en armes. On profane le Chabbat. Crainte qu'ils tuent. Mรชme pour paille et chaume. On sort, on profane. S'ils prennent la ville, le pays s'ouvre. Babel : Nehardea. Keila : les aires. Rav Yehouda : le retour Rav Nahman bar Yitshak Le hidouch : revenir avec les armes, dans les deux mille. Avant : dรฉpรดt dans la maison du rempart. Poursuite, bousculade, ils s'entretuent. Takana : on rentre armรฉ jusqu'ร  son lieu. Israรซl vainqueur : deux mille, et rien de plus. Les nations vainquent : retour au lieu, mรชme loin. Poursuite ร  craindre. Le Roch tient les deux pesakim. Tรฉmoins de la lune, sage-femme, gayis, fleuve, รฉboulement, incendie : comme les gens de la ville, deux mille de chaque cรดtรฉ. Roch Hachana 23b. Rabban Gamliel l'Ancien.
Argent : on ne sort pas. Vies : on sort. Frontiรจre, mรชme pour la paille : on sort. Babel, c'est Nehardea. Le retour en armes et le retour selon la victoire sont deux pesakim.
Deux michnayot : la nuit le prend en chemin L'intention, puis le sommeil. Il s'assoit, puis voit la ville Il dort, il n'a pas su Rabbi Meir : il n'entre pas. Deux mille depuis le lieu oรน la nuit est tombรฉe. Rabbi Yehouda : il entre, comme les gens de la ville. Rabbi Tarfon est entrรฉ, a exposรฉ tout le jour. Rรฉponse : intention possible, oรน la maison d'รฉtude dans ses deux mille. Halakha : Rabbi Yehouda. Rabbi Yo'hanan ben Nouri : deux mille de chaque cรดtรฉ. Les Sages : quatre amot. Pas d'intention, pas de chevita. Rabbi Eliezer : au milieu, deux amot de chaque cรดtรฉ. Rabbi Yehouda : quatre amot du cรดtรฉ qu'il choisit. Le choix fait, il ne revient pas. Deux hommes : voir le schรฉma. Roch, sur celui qui ne reconnaรฎt pas le tehoum, rattache ร  cette page : Rabbi Hanina ben Antigonos : deux mille rondes. Les Sages : carrรฉ, comme une table, pour gagner les angles. Pour qui est รฉveillรฉ, dire ma chevita est ici n'est pas requis : s'il pouvait le dire, c'est comme dit. Le riche, la nuit tombรฉe au tehoum, n'acquiert les deux mille que s'il l'a voulu.
Sans intention devant la ville : Rabbi Meir refuse l'entrรฉe, Rabbi Yehouda l'accorde, et la halakha suit Rabbi Yehouda. Le dormeur : quatre amot, ou deux mille, selon l'avis.
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Or n'avons-nous pas enseignรฉ : Rabbi Eliezer dit : deux, il entre ; trois, il n'entre pas. N'est-ce pas que Rabbi Eliezer suit son principe, lui qui a dit : et il est au milieu d'elles,

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ื ืชื ืŸ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ ืžื™ ืฉื™ืฆื ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ื‘' ืืžื•ืช ื™ื›ื ืก ืื‘ืœ ื’' ืœื ื™ื›ื ืก ืžืื™ ื”ืื™ ืฉื™ืขื•ืจื ื“ื ืงื˜ ืœืื• ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ืœื˜ืขืžื™ื” ื“ืืžืจ ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื’ื‘ื™ ื“' ืืžื•ืช ืฉื ืชื ื• ื—ื›ืžื™ื ืœื™ื•ืฆื ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ื“ื”ื•ื ื‘ืืžืฆืขืŸ ืฉื™ืฉ ืœื• ืœื›ืœ ืฆื™ื“ื™ื• ื‘' ืืžื•ืช ื•ืœืคื™ื›ืš ื–ื” ืฉื™ืฆื ื‘' ืืžื•ืช ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘' ืืžื•ืชื™ื• ื“ื‘ื•ืงื•ืช ืœื• ื‘ืชื—ื•ืžื• ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ื›ืžืืŸ ื“ืžื•ื‘ืœืขืŸ ื‘ืชื—ื•ืžื™ื” ื“ืžื• ื•ืžื•ืชืจ ืœื™ื›ื ืก ืืœืžื ืžื™ืœืชื ื”ื™ื. ืœืœื™ืฉื ื ืงืžื ื”ื•ื™ื ืชื™ื•ื‘ืชื™ื” ืื‘ืœ ืœืœื™ืฉื ื ื‘ืชืจื ืœื ื ื”ื™ืจื ืœื™ ื“ื”ื ืœื ืงืืกืจื™ ืœื™ื” ืœืžื”ื“ืจ ื•ืžืืŸ ื“ื’ืจื™ืก ืœื” ืžืคืจืฉ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ื ืœื ื”ื•ื• ืžื•ื‘ืœืขื•ืช ืืœื ื“ื‘ื•ืงื•ืช ื•ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ืฉืจื™ ืฉืžืข ืžื™ื ื” ื”ื‘ืœืขื” ื“ื‘ืจ ื’ื“ื•ืœ ื”ื•ื ื•ื”ื™ื›ื ื“ืžื™ื‘ืœืขืŸ ื—ื“ ืชื—ื•ืžื ื”ื•ื™:
Et n'avons-nous pas enseignรฉ : Rabbi Eliezer dit. Celui qui est sorti hors du tehoum de deux amot, il entre ; mais de trois, il n'entre pas. Que signifie cette mesure qu'il a prise ? N'est-ce pas que Rabbi Eliezer suit son principe, lui qui a dit dans la michna, au sujet des quatre amot que les Sages ont donnรฉes ร  celui qui sort hors du tehoum, qu'il est au milieu d'elles : il a deux amot de chaque cรดtรฉ. C'est pourquoi celui-ci, qui est sorti de deux amot hors du tehoum, puisque ses deux amot sont attachรฉes ร  son tehoum, Rabbi Eliezer tient qu'elles sont comme enclaves dans son tehoum, et il lui est permis d'entrer. On en tire que c'est une chose qui compte. Selon la premiรจre version, c'est son objection. Mais selon la seconde version, cela ne m'รฉclaire pas, car on ne lui interdit pas de revenir. Et celui qui garde cette leรงon explique : puisque celles-ci รฉtaient attachรฉes, sans รชtre enclaves, et que mรชme ainsi c'est permis, on en tire que l'enclave est une grande chose, et lร  oรน elles sont enclaves, c'est un seul tehoum.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de l'objection d'Abaye ร  Rabba. La michna de Rabbi Eliezer : shtayim, yikanes ; shalosh, lo yikanes. Deux amot hors du tehoum, il rentre ; trois, il ne rentre pas.

Le principe est ve-hou be-emtsan : des quatre amot que les Sages donnent ร  celui qui est sorti, il est au milieu. Deux derriรจre lui, deux devant lui. Sorti de deux, les deux d'arriรจre sont devukot, attachรฉes au tehoum : Rabbi Eliezer les tient pour mublaot, enclaves. L'havla'a compte.

Rachi sรฉpare deux versions lues au daf prรฉcรฉdent. Premiรจre version : ceci objecte Rabba. Seconde version : Rabba permet dรฉjร  le retour, et la glose ne l'รฉclaire pas. Celui qui garde le texte en tire un a fortiori : l'attache suffit dรฉjร , l'enclave a plus forte raison ne fait qu'un tehoum.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Quatre amot : l'homme est au milieu Rabbi Eliezer. Deux amot derriรจre lui, deux devant lui. Sorti de deux amot : il entre tehoum 2 lui 2 Les deux amot d'arriรจre touchent le tehoum. Rabbi Eliezer les tient pour enclaves. Il entre. Sorti de trois amot : il n'entre pas tehoum 1 2 2 Un vide d'une ama. Les deux amot d'arriรจre n'atteignent pas le tehoum. Abaye : l'enclave des tehoumin compte. Objection ร  Rabba. Rabba bar bar Hana : objecter depuis Rabbi Eliezer, dont les Sages divergent ? Abaye : ils ne divergent de lui que pour une affaire facultative. Pour une mitsva, ils lui accordent l'enclave. Roch : Rabba reste sous l'objection. Halakha comme Rav Chimi bar Hiya : l'enclave compte, c'est comme s'il n'รฉtait pas sorti de son tehoum.
ร€ deux amot dehors, l'arriรจre touche le tehoum. ร€ trois, une ama vide les sรฉpare.
2
ื•ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื“ื™ื”ื‘ื• ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ื›ืžืืŸ ื“ืžื™ื‘ืœืขืŸ ื“ืžื•, ื•ืงืืžืจ ืดื™ื›ื ืกืด โ€” ืืœืžื ื”ื‘ืœืขืช ืชื—ื•ืžื™ืŸ ืžื™ืœืชื ื”ื™ื.

et les quatre amot que les Sages lui ont donnรฉes sont comme si elles รฉtaient enclaves, et il dit : il entre. On en tire que l'enclave des tehoumin est une chose qui compte.

๐Ÿ’ก Explication

Fin de la phrase. Les quatre amot sont ke-man de-mivla'an : comme enclaves dans le tehoum d'origine. De lร  le mot yikanes, il entre.

Havla'at tehoumin milta hi : faire entrer un tehoum dans un autre est une chose qui compte. C'est le point qu'Abaye oppose ร  Rabba.

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ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืœืื‘ื™ื™: ื•ืžื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืงืžื•ืชื‘ืช ืœื™ื” ืœืžืจ? ืืžืจ ืœื™ื”: ืื™ืŸ, ื“ืฉืžื™ืข ืœื™ ืžื™ื ื™ื” ื“ืžืจ: ืขื“ ื›ืืŸ ืœื ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ืขืœื™ื” ื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืืœื ืœื“ื‘ืจ ื”ืจืฉื•ืช, ืื‘ืœ ืœื“ื‘ืจ ืžืฆื•ื” ืžื•ื“ื• ืœื™ื”.

Rabba bar bar Hana dit ร  Abaye : et c'est depuis Rabbi Eliezer que tu objectes ร  notre maรฎtre ? Il lui dit : oui, car je l'ai entendu de notre maรฎtre : les Sages ne divergent de Rabbi Eliezer que pour une affaire facultative, mais pour une affaire de mitsva ils le lui accordent.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืžื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืชื‘ืช ืœื™ื” ืœืžืจ ื”ื ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ืขืœื™ื” ื‘ืžืชื ื™':
Et depuis Rabbi Eliezer tu objectes ร  notre maรฎtre. Or les Sages divergent de lui dans la michna.
ืœื“ื‘ืจ ืžืฆื•ื” ืžื•ื“ื• ืœื™ื” ื•ืžืชื ื™' ื“ืžื™ ืฉื™ืฆื ื‘ืจืฉื•ืช ื“ื‘ืจ ืžืฆื•ื” ื”ื•ื ื•ืงืืžืจ ืจื‘ื” ืœืขื™ืœ ื“ื”ื‘ืœืขื” ืœื ืžื”ื ื™ื:
Pour une affaire de mitsva, ils le lui accordent. Et la michna de celui qui est sorti avec autorisation est une affaire de mitsva, et Rabba a dit plus haut que l'enclave ne sert pas.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืžื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืงืžื•ืชื‘ืช ืœื™ื” ืœืžืจ ืžืฉืžืข ื“ืจื‘ื” ืืžืจ ืื ื ื“ืืžืจ ื›ืจื‘ื ืŸ ื•ื–ื” ืงืฉื” ืœืœืฉื•ืŸ ืฉื ื™ ื“ืจืฉ"ื™ ื“ืจื‘ื” ืื™ืช ืœื™ื” ื”ื‘ืœืขืช ืชื—ื•ืžื™ืŸ ืžื™ืœืชื ื”ื™ื ืœืขื ื™ืŸ ืœื™ื›ื ืก ื•ืœืจื‘ื ืŸ ืœื™ืช ืœื”ืŸ ื”ื‘ืœืขื” ื›ืœืœ:
Et depuis Rabbi Eliezer tu objectes ร  notre maรฎtre. Il en ressort que Rabba a dit : ce que je dis, je le dis comme les Sages. Et ceci pรจse sur la seconde version de Rachi : Rabba tient que l'enclave des tehoumin est une chose qui compte pour entrer, alors que les Sages n'ont aucune enclave.
๐Ÿ’ก Explication

Mar est Rabba. Rabba bar bar Hana s'รฉtonne : la halakha ne suit pas Rabbi Eliezer, puisque les Sages divergent de lui. Comment objecter ร  Rabba depuis cet avis ?

Abaye l'a entendu de Rabba lui-mรชme. La divergence des Sages ne porte que sur un davar ha-reshout, une sortie facultative. Pour un davar mitsva, ils accordent ร  Rabbi Eliezer que l'enclave compte. Or la michna, celui qui est sorti bi-reshout, est une sortie de mitsva. L'objection tient.

Tossefot : cette rรฉponse fait dire ร  Rabba qu'il tient comme les Sages. Cela coince avec la seconde version de Rachi, oรน Rabba tient dรฉjร  que l'enclave compte pour rentrer, alors que les Sages, eux, n'ont pas d'enclave.

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Et tous ceux qui sortent pour sauver reviennent ร  leur lieu. Et mรชme beaucoup ?

Or tu as dit dans la premiรจre clause : deux mille amot, et rien de plus !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืืคื™ืœื• ื˜ื•ื‘ื ื™ื•ืชืจ ืžืืจื‘ืข ืืœืคื™ื ื‘ืชืžื™ื” ื•ื”ืืžืจืช ืจื™ืฉื ื”ื™ื›ื ื“ืœื ืžื™ื‘ืœืขืŸ ืืœืคื™ื ืื™ืช ืœื™ื” ื•ืชื• ืœื:
Et mรชme beaucoup. Plus de quatre mille, sur le ton de l'รฉtonnement. Or tu as dit dans la premiรจre clause : lร  oรน ils ne sont pas enclaves, il a deux mille, et rien de plus.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle question, sur la fin de la michna du daf prรฉcรฉdent : kol ha-yotsin le-hatsil hozrin li-mekomam, tous ceux qui sortent pour sauver reviennent ร  leur lieu.

Va-afilou tuva : mรชme de trรจs loin, plus de quatre mille amot, dit Rachi. La premiรจre clause n'a donnรฉ que alpayim ama lร  oรน les tehoumin ne s'enclavent pas. Les deux bouts se heurtent.

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ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ืฉื—ื•ื–ืจื™ืŸ ื‘ื›ืœื™ ื–ื™ื™ืŸ ืœืžืงื•ืžืŸ. ื•ืžืื™ ืงื•ืฉื™ื? ื“ื™ืœืžื ืœื”ืฆื™ืœ ืฉืื ื™!

Rav Yehouda dit au nom de Rav : c'est qu'ils reviennent avec leurs armes ร  leur lieu. Et quelle est la difficultรฉ ?

Peut-รชtre que sauver est diffรฉrent !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘ ืœื ืชื™ืžื ืืคื™' ื˜ื•ื‘ื ื“ืœื ืฉืจื™ ืืœื ืืœืคื™ื ื•ื”ื ืืชื ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ื‘ื›ืœื™ ื–ื™ื™ื ืŸ ื•ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื ืขืฉื” ืžืขืฉื” ื™ืฉืœื™ื›ื• ื›ืœื™ ื–ื™ื™ื ืŸ ืžืขืœื™ื”ืŸ ื•ืœื ื™ื—ืœืœื• ืฉื‘ืช ื‘ื—ื–ืจืชืŸ ื•ื˜ืขืžื ืžืคืจืฉ ืœืงืžืŸ:
Rav Yehouda dit au nom de Rav. Ne dis pas : mรชme beaucoup. On n'a permis que deux mille. Et ceci vient nous apprendre qu'ils reviennent avec leurs armes. Et nous ne disons pas : puisque l'acte a รฉtรฉ accompli, qu'ils jettent leurs armes de sur eux et qu'ils ne profanent pas le Chabbat ร  leur retour. Et la raison est expliquรฉe plus loin.
ื“ื™ืœืžื ืœื”ืฆื™ืœ ืฉืื ื™ ื•ืžื™ ืฉื™ืฆื ื‘ืจืฉื•ืช ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืื™ื›ื ืœืื•ืงืžื™ ื‘ืขื“ื•ืช ื”ื—ื“ืฉ ื•ื‘ื—ื›ืžื” ื”ื‘ืื” ืœื™ืœื“ ืื‘ืœ ื”ื‘ื ืœื”ืฆื™ืœ ืžืื•ื™ื‘ื™ื ื™ืฉ ืœื—ื•ืฉ ืฉืžื ืื•ื™ื‘ื™ื ื™ืจื“ืคื• ืื—ืจื™ื• ื”ืœื›ืš ืืคื™' ื˜ื•ื‘ื ื ืžื™ ื™ื›ื ืกื• ืœืขื™ืจ:
Peut-รชtre que sauver est diffรฉrent. Et celui qui est sorti avec autorisation, dans notre michna, on peut le placer sur le tรฉmoignage de la lune et sur la sage-femme qui vient accoucher. Mais celui qui vient sauver des ennemis, il y a ร  craindre qu'ils le poursuivent. C'est pourquoi, mรชme beaucoup, ils entrent aussi dans la ville.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre rรฉponse. She-hozrin bi-khlei zayin : le hidouch de hozrin li-mekomam est le retour avec les armes, dans les deux mille. On ne leur dit pas de poser les armes dรจs que l'acte est fait.

La Guemara รฉcarte cette lecture comme rรฉponse ร  la difficultรฉ. Le-hatsil shani : sauver des ennemis laisse craindre la poursuite. Le tรฉmoignage de la lune et la sage-femme, eux, restent ร  deux mille.

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ืืœื ืื™ ืงืฉื™ื, ื”ื ืงืฉื™ื: ื“ืชื ืŸ ื‘ืจืืฉื•ื ื” ืœื ื”ื™ื• ื–ื–ื™ืŸ ืžืฉื ื›ืœ ื”ื™ื•ื ื›ื•ืœื•.

Plutรดt, s'il y a une difficultรฉ, voici la difficultรฉ : car nous avons enseignรฉ : au commencement, ils ne bougeaient pas de lร  tout le jour.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื ื”ื™ื• ื–ื–ื™ืŸ ืžืฉื ื‘ื™ื•ืฆืื™ืŸ ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ืœื”ืขื™ื“ ืขืœ ื”ื—ื“ืฉ ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืžืกื›ืช ืจ"ื” (ื“ืฃ ื›ื’:) ืœื ื”ื™ื• ื–ื–ื™ืŸ ื“ืžื™ ืฉื™ืฆื ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ืื™ืŸ ืœื• ืืœื ื“' ืืžื•ืช:
Ils ne bougeaient pas de lร . Il parle de ceux qui sortent hors du tehoum pour tรฉmoigner de la lune, dans le traitรฉ Roch Hachana (23b). Ils ne bougeaient pas, car celui qui est sorti hors du tehoum n'a que quatre amot.
๐Ÿ’ก Explication

La vraie tension est une michna de Roch Hachana 23b. Les tรฉmoins de la lune venus de loin le Chabbat รฉtaient placรฉs dans une cour, et lo hayu zazin mi-sham : ils ne bougeaient plus de lร  de tout le jour.

Rรจgle de fond : sorti hors du tehoum, on n'a que quatre amot, tant qu'aucune institution n'รฉlargit.

7
ื”ืชืงื™ืŸ ืจื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ื”ื–ืงืŸ ืฉื™ืฉ ืœื”ืŸ ืืœืคื™ื ืืžื” ืœื›ืœ ืจื•ื—. ื•ืœื ืืœื• ื‘ืœื‘ื“ ืืžืจื•, ืืœื ืืคื™ืœื• ื—ื›ืžื” ื”ื‘ืื” ืœื™ืœื“, ื•ื”ื‘ื ืœื”ืฆื™ืœ ืžืŸ ื”ื’ื™ื™ืก ื•ืžืŸ ื”ื ื”ืจ ื•ืžืŸ ื”ืžืคื•ืœืช ื•ืžืŸ ื”ื“ืœื™ืงื” โ€” ื”ืจื™ ื”ืŸ ื›ืื ืฉื™ ื”ืขื™ืจ, ื•ื™ืฉ ืœื”ืŸ ืืœืคื™ื ืืžื” ืœื›ืœ ืจื•ื—.

Rabban Gamliel l'Ancien a instituรฉ qu'ils ont deux mille amot de chaque cรดtรฉ. Et ils ne l'ont pas dit pour ceux-lร  seuls : mรชme une sage-femme qui vient accoucher, et celui qui vient sauver de la troupe, du fleuve, de l'รฉboulement et de l'incendie, les voici comme les gens de la ville, et ils ont deux mille amot de chaque cรดtรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ื‘ื ืœื”ืฆื™ืœ ืžืŸ ื”ื’ื™ื™ืก ื›ื•' ื•ืงืืžืจ ืืœืคื™ื ื•ืชื• ืœื ื•ืžืชื ื™' ืงืชื ื™ ื›ืœ ื”ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืœื”ืฆื™ืœ ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ืœืžืงื•ืžืŸ ื•ืืคื™' ื˜ื•ื‘ื:
Et celui qui vient sauver de la troupe, etc. Et il dit : deux mille, et rien de plus. Et notre michna enseigne : tous ceux qui sortent pour sauver reviennent ร  leur lieu, et mรชme beaucoup.
๐Ÿ’ก Explication

Rabban Gamliel ha-Zaken donne aux tรฉmoins alpayim ama le-khรดl ruah, deux mille de chaque cรดtรฉ, pour qu'ils ne renoncent pas ร  venir.

La mรชme mesure vaut pour la hakhamah qui vient accoucher, et pour qui vient sauver d'un gayis (troupe), d'un fleuve, d'une mapolet (รฉboulement) ou d'un incendie. Ils sont ke-anshei ha-ir, comme les gens de la ville. Deux mille, et la clause s'arrรชte lร . Notre michna, elle, dit qu'ils reviennent ร  leur lieu.

8
ื•ืชื• ืœื? ื•ื”ื ืืžืจืช: ื›ืœ ื”ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืœื”ืฆื™ืœ ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ืœืžืงื•ืžืŸ โ€” ืืคื™ืœื• ื˜ื•ื‘ื!

Et rien de plus ? Or tu as dit : tous ceux qui sortent pour sauver reviennent ร  leur lieu, mรชme beaucoup !

โš–๏ธ Rosh (1)
ื›ืœ ื”ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืœื”ืฆื™ืœ ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ืœืžืงื•ืžืŸ. ื•ืืคื™ืœื• ื˜ื•ื‘ื ื•ื”ื ืืžืจืช ืจื™ืฉื ืืœืคื™ื ื•ืชื• ืœื. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘ ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ื‘ื›ืœื™ ื–ื™ื™ื ืŸ ืœืžืงื•ืžืŸ. ื›ื“ืชื ื™' ื‘ืจืืฉื•ื ื” ื”ื™ื• ืžื ื™ื—ื™ืŸ ื›ืœื™ ื–ื™ื™ื ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ื”ืกืžื•ืš ืœื—ื•ืžื” ืคืขื ืื—ืช ื”ื›ื™ืจื• ื‘ื”ื ืื•ื™ื‘ื™ื ื ื›ื ืกื• ืœื™ื˜ื•ืœ ื›ืœื™ ื–ื™ื™ื ืŸ ื•ื ื›ื ืกื• ื”ืื•ื™ื‘ื™ื ืื—ืจื™ื”ื ื“ื—ืงื• ื–ื” ืืช ื–ื” ื•ื”ืจื’ื• ื–ื” ืืช ื–ื” ื™ื•ืชืจ ืžืžื” ืฉื”ืจื’ื• ื‘ื”ื ืื•ื™ื‘ื™ื. ื‘ืื•ืชื” ืฉืขื” ื”ืชืงื™ื ื• ืฉื™ื”ื• ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ื‘ื›ืœื™ ื–ื™ื™ื ืŸ ืœืžืงื•ืžืŸ. ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ืืžืจ ื›ืืŸ ืฉื ืฆื—ื• ื™ืฉืจืืœ ืืช ื”ืขื•ื‘ื“ื™ ื›ื•ื›ื‘ื™ื ื•ื›ืืŸ ืฉืขื•ื‘ื“ื™ ื›ื•ื›ื‘ื™ื ื ื•ืฆื—ื™ื ืืช ืขืฆืžืŸ. ื•ื›ืชื‘ ืจ"ืž ื–"ืœ ื“ื”ืœื›ืชื ื›ื”ื ืš ืชืจื™ ืื•ืงื™ืžืชื ื›ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ื“ื‘ืชืจืื” ื”ื•ื ื•ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื”:
Tous ceux qui sortent pour sauver reviennent ร  leur lieu. Et mรชme beaucoup ? Or tu as dit dans la premiรจre clause : deux mille, et rien de plus. Rav Yehouda dit au nom de Rav : ils reviennent avec leurs armes ร  leur lieu. Comme on l'enseigne : au commencement, ils dรฉposaient leurs armes dans la maison voisine du rempart. Une fois, les ennemis les reconnurent. Ils entrรจrent pour prendre leurs armes, et les ennemis entrรจrent derriรจre eux. Ils se pressรจrent les uns les autres, et ils se tuรจrent les uns les autres plus que les ennemis n'en tuรจrent. ร€ cette heure, ils instituรจrent qu'ils reviennent avec leurs armes ร  leur lieu. Rav Nahman bar Yitshak dit : ici, quand Israรซl a vaincu les adorateurs des astres ; ici, quand les adorateurs des astres vainquent eux-mรชmes. Et Rabbi Meir, de mรฉmoire bรฉnie, a รฉcrit que la halakha suit ces deux รฉtablissements : comme Rav Nahman bar Yitshak, car il est le dernier, et comme Rav Yehouda, car une baraรฏta va dans son sens.
๐Ÿ’ก Explication

La michna de Roch Hachana dit deux mille pour celui qui sauve. La nรดtre dit le retour au lieu, afilu tuva. C'est la difficultรฉ que la suite va trancher deux fois.

Le Roch rรฉsume les deux rรฉponses et les garde toutes les deux. Rav Yehouda : le hidouch est le retour armรฉ, appuyรฉ par la baraรฏta. Rav Nahman bar Yitshak : la mesure dรฉpend de l'issue du combat, et il est batra, le dernier. Les deux ukimtot sont la halakha.

9
ืืžืจ ืจื‘ [ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘]: ืฉื—ื•ื–ืจื™ืŸ ื‘ื›ืœื™ ื–ื™ื™ืŸ ืœืžืงื•ืžืŸ, ื›ื“ืชื ื™ื: ื‘ืจืืฉื•ื ื” ื”ื™ื• ืžื ื™ื—ื™ืŸ ื›ืœื™ ื–ื™ื™ื ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ื”ืกืžื•ืš ืœื—ื•ืžื”.

Rav [Yehouda dit au nom de Rav] : c'est qu'ils reviennent avec leurs armes ร  leur lieu. Comme on l'enseigne : au commencement, ils dรฉposaient leurs armes dans la maison voisine du rempart.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื ื™ื—ื™ื ื›ืœื™ ื–ื™ื™ื ืŸ ื‘ื—ื–ื™ืจืชืŸ ื‘ื‘ื™ืช ื”ื—ื™ืฆื•ืŸ ืฉืžื•ืฆืื™ืŸ ื—ื•ืฅ ืœื—ื•ืžื”:
Ils dรฉposent leurs armes. ร€ leur retour, dans la maison extรฉrieure qu'ils trouvent hors du rempart.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yehouda reprend. On ne lit pas dans la michna un droit de rentrer de n'importe quelle distance. On y lit le droit de rentrer armรฉ.

La baraรฏta donne l'usage d'avant la takana : au retour, les armes restent dans la premiรจre maison, ha-bayit ha-samoukh la-homa, pour ne porter le Chabbat que le moins possible. Rachi : la maison extรฉrieure, hors du rempart.

10
ืคืขื ืื—ืช ื”ื›ื™ืจื• ื‘ื”ืŸ ืื•ื™ื‘ื™ื ื•ืจื“ืคื• ืื—ืจื™ื”ื, ื•ื ื›ื ืกื• ืœื™ื˜ื•ืœ ื›ืœื™ ื–ื™ื™ื ืŸ, ื•ื ื›ื ืกื• ืื•ื™ื‘ื™ื ืื—ืจื™ื”ืŸ. ื“ื—ืงื• ื–ื” ืืช ื–ื”, ื•ื”ืจื’ื• ื–ื” ืืช ื–ื” ื™ื•ืชืจ ืžืžื” ืฉื”ืจื’ื• ืื•ื™ื‘ื™ื. ื‘ืื•ืชื” ืฉืขื” ื”ืชืงื™ื ื• ืฉื™ื”ื• ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ืœืžืงื•ืžืŸ ื‘ื›ืœื™ ื–ื™ื™ื ืŸ.

Une fois, les ennemis les reconnurent et les poursuivirent. Ils entrรจrent pour prendre leurs armes, et les ennemis entrรจrent derriรจre eux.

Ils se pressรจrent les uns les autres, et ils se tuรจrent les uns les autres plus que les ennemis n'en tuรจrent. ร€ cette heure, ils instituรจrent qu'ils reviennent ร  leur lieu avec leurs armes.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ื›ื™ืจื• ื‘ื”ืŸ ืื•ื™ื‘ื™ื ืฉื™ืฆืื• ื—ื•ืฅ ืœืขื™ืจ ื•ืจื“ืคื• ืื—ืจื™ื”ืŸ:
Les ennemis les reconnurent. Qu'ils รฉtaient sortis hors de la ville, et ils les poursuivirent.
ื ื›ื ืกื• ื”ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืœื™ื˜ื•ืœ ื›ืœื™ ื–ื™ื™ื ืŸ ื•ื”ื‘ื™ืช ืฆืจ ื•ื“ื—ืงื• ื–ื” ืืช ื–ื”:
Ils entrรจrent. Ceux qui รฉtaient sortis, pour prendre leurs armes. Et la maison est รฉtroite, et ils se pressรจrent les uns les autres.
๐Ÿ’ก Explication

Les ennemis voient des hommes sans armes, sortis de la ville. La poursuite les rejette dans la maison oรน sont les armes. La maison est รฉtroite : dahaku ze et ze. Dans la bousculade, ils tuent plus des leurs que l'ennemi.

De lร  la takana : hozrin li-mekomam bi-khlei zaynam. On rentre ร  son lieu sans dรฉposer les armes. Le hidouch de la michna est celui-lร .

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pourquoi on rentre avec les armes Baraรฏta. La takana vient d'un massacre dans la maison du rempart. 1. Au retour ils posent les armes dans la maison hors du rempart. 2. Les ennemis les voient sans armes et les poursuivent. 3. Ils rentrent prendre les armes. Maison รฉtroite. Ils s'entretuent plus que l'ennemi. 4. Takana : ils reviennent ร  leur lieu avec les armes. Rav Yehouda : c'est lร  le hidouch de la michna, dans la limite des deux mille. Le retour de loin, s'ils ont รฉtรฉ vaincus, est l'autre rรฉponse, celle de Rav Nahman bar Yitshak.
Dรฉpรดt des armes, poursuite, bousculade, puis la takana du retour armรฉ.
11
ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ืืžืจ: ืœื ืงืฉื™ื. ื›ืืŸ โ€” ืฉื ืฆื—ื• ื™ืฉืจืืœ ืืช ืื•ืžื•ืช ื”ืขื•ืœื, ื›ืืŸ โ€” ืฉื ืฆื—ื• ืื•ืžื•ืช ื”ืขื•ืœื ืืช ืขืฆืžืŸ.

Rav Nahman bar Yitshak dit : cela ne fait pas difficultรฉ. Ici, quand Israรซl a vaincu les nations du monde ; ici, quand les nations du monde ont vaincu elles-mรชmes.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื ืฆื—ื• ื™ืฉืจืืœ ืืœืคื™ื ื•ืชื• ืœื:
Israรซl a vaincu. Deux mille, et rien de plus.
ื ืฆื—ื• ืื•ืžื•ืช ื”ืขื•ืœื ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ืœืžืงื•ืžืŸ ืืคื™' ื˜ื•ื‘ื:
Les nations du monde ont vaincu. Ils reviennent ร  leur lieu, mรชme beaucoup.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde rรฉponse. La kashya : les deux textes parlent de deux issues.

Nitshu Israรซl : Israรซl a vaincu. Plus de poursuite. Deux mille, comme les gens de la ville. C'est la michna de Roch Hachana.

Nitshu umot ha-olam et atsman : les nations ont vaincu elles-mรชmes. Le mot est un dรฉtour : elles ont vaincu Israรซl. La poursuite reste ร  craindre. On rentre ร  son lieu, afilu tuva. C'est notre michna. Rachi pose les deux mesures.

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ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ื ื›ืจื™ื ืฉืฆืจื• ืขืœ ืขื™ื™ืจื•ืช ื™ืฉืจืืœ โ€” ืื™ืŸ ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืขืœื™ื”ื ื‘ื›ืœื™ ื–ื™ื™ื ืŸ, ื•ืื™ืŸ ืžื—ืœืœื™ืŸ ืขืœื™ื”ืŸ ืืช ื”ืฉื‘ืช.

Rav Yehouda dit au nom de Rav : des nokhrim qui ont assiรฉgรฉ des villes d'Israรซl, on ne sort pas contre eux en armes, et on ne profane pas le Chabbat ร  cause d'eux.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ืŸ ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืขืœื™ื”ืŸ ื›ื“ืžืคืจืฉ ืœืงืžืŸ ื›ืฉื‘ืื• ื ื›ืจื™ื ืขืœ ืขืกืงื™ ืžืžื•ืŸ:
On ne sort pas contre eux. Comme on l'explique plus loin : lorsque les nokhrim sont venus pour une affaire d'argent.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle halakha, toujours sur la guerre du Chabbat. Nokhrim she-tsaru : des non-Juifs assiรจgent des villes d'Israรซl.

Phrase de Rav, encore sans distinction : ein yotsin, on ne sort pas en armes, ve-ein mehalelin, on ne profane pas le Chabbat. Rachi renvoie ร  la limite qui vient : cela vise l'affaire d'argent.

13
ืชื ื™ื ื ืžื™ ื”ื›ื™ ื ื›ืจื™ื ืฉืฆืจื• ื•ื›ื•ืณ. ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื, ื›ืฉื‘ืื• ืขืœ ืขืกืงื™ ืžืžื•ืŸ, ืื‘ืœ ื‘ืื• ืขืœ ืขืกืงื™ ื ืคืฉื•ืช โ€” ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืขืœื™ื”ืŸ ื‘ื›ืœื™ ื–ื™ื™ื ืŸ, ื•ืžื—ืœืœื™ืŸ ืขืœื™ื”ืŸ ืืช ื”ืฉื‘ืช.

On enseigne aussi ainsi : des nokhrim qui ont assiรฉgรฉ, etc. Dans quel cas dit-on cela ?

Quand ils sont venus pour une affaire d'argent. Mais s'ils sont venus pour une affaire de vies, on sort contre eux en armes, et on profane le Chabbat ร  cause d'eux.

๐Ÿ’ก Explication

La baraรฏta reprend Rav et le coupe en deux. Bame devarim amurim : le refus de sortir vaut al iskei mamon, quand ils viennent pour les biens.

Al iskei nefachot : s'il y a crainte pour les vies, on sort bi-khlei zayin et on profane le Chabbat. Pikouah nefech.

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ื•ื‘ืขื™ืจ ื”ืกืžื•ื›ื” ืœืกืคืจ, ืืคื™ืœื• ืœื ื‘ืื• ืขืœ ืขืกืงื™ ื ืคืฉื•ืช ืืœื ืขืœ ืขืกืงื™ ืชื‘ืŸ ื•ืงืฉ โ€” ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืขืœื™ื”ืŸ ื‘ื›ืœื™ ื–ื™ื™ื ืŸ, ื•ืžื—ืœืœื™ืŸ ืขืœื™ื”ืŸ ืืช ื”ืฉื‘ืช.

Et dans une ville voisine de la frontiรจre, mรชme s'ils ne sont pas venus pour une affaire de vies mais pour une affaire de paille et de chaume, on sort contre eux en armes, et on profane le Chabbat ร  cause d'eux.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœืกืคืจ ืขื™ืจ ืฉืžื‘ื“ืœืช ื‘ื™ืŸ ื’ื‘ื•ืœ ื™ืฉืจืืœ ืœื’ื‘ื•ืœ ื”ืื•ืžื•ืช ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืขืœื™ื”ื ืฉืžื ื™ืœื›ื“ื•ื” ื•ืžืฉื ืชื”ื ื ื•ื—ื” ื”ืืจืฅ ืœื™ื›ื‘ืฉ ืœืคื ื™ื”ื:
La frontiรจre. Une ville qui sรฉpare la limite d'Israรซl de la limite des nations. On sort contre eux, de crainte qu'ils la prennent, et que de lร  le pays soit facile ร  conquรฉrir devant eux.
๐Ÿ’ก Explication

Ir ha-semukha la-sefar : ville collรฉe ร  la frontiรจre, entre Israรซl et les nations.

Mรชme teven ve-kash, paille et chaume, donc une razzia de biens, on sort et on profane. Rachi : s'ils prennent cette ville, le pays devient facile ร  conquรฉrir. La frontiรจre se garde le Chabbat.

15
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื‘ืจ ืžื ื™ื•ืžื™ ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ื•ื‘ื‘ืœ, ื›ืขื™ืจ ื”ืกืžื•ื›ื” ืœืกืคืจ ื“ืžื™ื. ื•ืชืจื’ื•ืžื: ื ื”ืจื“ืขื.

Rav Yossef bar Minyoumi dit au nom de Rav Nahman : et Babel est comme une ville voisine de la frontiรจre. Et on l'explique : Nehardea.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืชืจื’ื•ืžื ืื™ ื–ื• ื”ื™ื ืขื™ืจ ื‘ื‘ื‘ืœ ื“ื”ื•ื™ื ืกืžื•ื›ื” ืœืกืคืจ:
On l'explique. Quelle est, en Babel, la ville voisine de la frontiรจre.
ื ื”ืจื“ืขื ืฉื”ื™ืชื” ืกืžื•ื›ื” ืœื ื›ืจื™ื ืžืฆื“ ืื—ื“ ื•ืœืขื™ื™ืจื•ืช ืฉื™ื•ืฉื‘ื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ื‘ื ื™ ื’ื•ืœื” ืžืฆื“ ืฉื ื™:
Nehardea. Elle รฉtait voisine des nokhrim d'un cรดtรฉ, et des villes oรน rรฉsident les exilรฉs de l'autre cรดtรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

U-Vavel ke-ir ha-semukha la-sefar damya. Rav Nahman donne ร  Babel le din de la ville-frontiรจre : on sort le Chabbat mรชme pour une affaire de biens.

Targuma : Nehardea. Rachi situe la ville : nokhrim d'un cรดtรฉ, villes des bnei ha-gola de l'autre. Le mot Babel, ici, ne couvre pas tout le pays.

16
ื“ืจืฉ ืจื‘ื™ ื“ื•ืกืชืื™ ื“ืžืŸ ื‘ื™ืจื™: ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื™ื’ื™ื“ื• ืœื“ื•ื“ ืœืืžืจ ื”ื ื” ืคืœืฉืชื™ื ื ืœื—ืžื™ื ื‘ืงืขื™ืœื” ื•ื”ืžื” ืฉื•ืกื™ื ืืช ื”ื’ืจื ื•ืชืด.

Rabbi Dostaรฏ de Biri a exposรฉ : que signifie ce qui est รฉcrit : Et ils annoncรจrent ร  David, pour dire : voici, les Philistins guerroyent ร  Keila, et ils pillent les aires.

๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Dostaรฏ ouvre un appui de verset, I Samuel 23, 1. Les Philistins nilhamim be-Keila et shosim et ha-geranot : ils pillent les aires, donc le grain, pas un siรจge pour tuer.

La question mai di-khtiv attend la halakha que la baraรฏta va poser : Keila est une ville du sefar.

17
ืชื ื: ืงืขื™ืœื” ืขื™ืจ ื”ืกืžื•ื›ื” ืœืกืคืจ ื”ื™ืชื”, ื•ื”ื ืœื ื‘ืื• ืืœื ืขืœ ืขืกืงื™ ืชื‘ืŸ ื•ืงืฉ, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื”ืžื” ืฉื•ืกื™ื ืืช ื”ื’ืจื ื•ืชืด. ื•ื›ืชื™ื‘ ืดื•ื™ืฉืืœ ื“ื•ื“ ื‘ื”ืณ ืœืืžืจ ื”ืืœืš ื•ื”ื›ื™ืชื™ ื‘ืคืœืฉืชื™ื ื”ืืœื” ื•ื™ืืžืจ ื”ืณ ืืœ ื“ื•ื“ ืœืš ื•ื”ื›ื™ืช ื‘ืคืœืฉืชื™ื ื•ื”ื•ืฉืขืช ืืช ืงืขื™ืœื”ืด.

On a enseignรฉ : Keila รฉtait une ville voisine de la frontiรจre, et eux n'รฉtaient venus que pour une affaire de paille et de chaume, car il est รฉcrit : et ils pillent les aires. Et il est รฉcrit : David interrogea ื”' en disant : irai-je, et frapperai-je ces Philistins ?

Et ื”' dit ร  David : va, frappe les Philistins, et tu sauveras Keila.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ื ืœื ื‘ืื• ื›ื•' ื•ืืฃ ืขืœ ืคื™ ื›ืŸ ืžืกืจ ื“ื•ื“ ืขืฆืžื• ืœื”ืฆื™ืœ:
Et eux n'รฉtaient pas venus, etc. Et mรชme ainsi, David s'est livrรฉ lui-mรชme pour sauver.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืชื ื: 'ืงืขื™ืœื”', ืขื™ืจ ื”ืกืžื•ื›ื” ืœืกืคืจ ื”ื™ืชื”. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืžื ื ืœื™ื” ื“ื”ื™ืชื” ืขื™ืจ ื”ืกืžื•ื›ื” ืœืกืคืจ? ื•ื“ื•ื—ืง ืœื•ืžืจ ื“ื›ืš ื”ื™ืชื” ืงื‘ืœื” ื‘ื™ื“ื. ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ื™ืฉ ืœื–ื” ืกืžืš ืžืŸ ื”ื›ืชื•ื‘ (ืฉืžื•ืืœ ื' ื›ื’, ื‘) 'ืœืš ื•ื”ื›ื™ืช ื‘ืคืœืฉืชื™ื ื•ื”ื•ืฉืขืช ืืช ืงืขื™ืœื”' ื•ืงืฉื” ืืžืื™ ืืฆื˜ืจื™ืš ืœื•ืžืจ ื•ื”ื•ืฉืขืช ืืช ืงืขื™ืœื”, ื“ื“ื™ ืœื•ืžืจ ื•ื”ื›ื™ืช ืืช ืคืœืฉืชื™ื, ืฉื”ืจื™ ืืคื™ืœื• ื“ื•ื“ ื”ืžืœืš ืข"ื” ืœื ื–ื›ืจ ื‘ืฉืืœืชื• ืืช ืงืขื™ืœื” ื“ืืชื™ื ืชืฉื•ืขืชื” ืžืžื™ืœื, ืขืœ ื›ืŸ ืžื•ื›ืจื— ืœื•ืžืจ ืฉืงืขื™ืœื” ื”ื™ืชื” ืขื™ืจ ื”ืกืžื•ื›ื” ืœืกืคืจ, ื•ืœื›ืš ืคื™ืจืฉ ืœื• 'ื•ื”ื•ืฉืขืช ืืช ืงืขื™ืœื”' ืœืœืžื•ื“ ืžื” ืฉืื ื™ ืžืชื™ืจ ืœืš ืฉืชื›ื” ืืช ืคืœืฉืชื™ื ื‘ืฉื‘ืช ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉื‘ื–ื” ื•ื”ื•ืฉืขืช ืืช ืงืขื™ืœื”, ืฉื”ื™ื ืขื™ืจ ื”ืกืžื•ื›ื” ืœืกืคืจ ืื‘ืœ ืื™ ื”ื•ื” ืขื™ืจ ืื—ืจืช ืœืื•.
On a enseignรฉ : Keila รฉtait une ville voisine de la frontiรจre. Il y a lieu d'objecter : d'oรน tient-il qu'elle รฉtait une ville voisine de la frontiรจre ? Et c'est force de dire qu'ils le tenaient ainsi par tradition. Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'il y a un appui dans le verset (I Samuel 23, 2) : va, frappe les Philistins, et tu sauveras Keila. Et c'est difficile : pourquoi a-t-il fallu dire : et tu sauveras Keila ? Il suffisait de dire : et tu frapperas les Philistins. Car mรชme le roi David, que la paix soit sur lui, n'a pas nommรฉ Keila dans sa question, puisque son salut vient de soi. On est donc obligรฉ de dire que Keila รฉtait une ville voisine de la frontiรจre. C'est pourquoi il lui a prรฉcisรฉ : et tu sauveras Keila, pour enseigner : ce que je te permets, frapper les Philistins le Chabbat, c'est parce que par lร  tu sauveras Keila, qui est une ville voisine de la frontiรจre. Mais si c'avait รฉtรฉ une autre ville, non.
๐Ÿ’ก Explication

La baraรฏta aligne le verset sur la halakha. Keila ir ha-semukha la-sefar hayeta. Les Philistins ne viennent que pour teven ve-kash, preuve : ils pillent les aires. Et David reรงoit l'ordre d'aller frapper et de sauver la ville. Rachi : il se livre quand mรชme.

Le Ben Yehoyada cherche d'oรน l'on sait que Keila est une ville du sefar. Le mot de trop, ve-hosha'ta et Keila, enseigne la permission : frapper le Chabbat, parce que la ville sauvรฉe est une ville-frontiรจre. Une autre ville n'aurait pas ce din.

18
ืžืื™ ืงืžื‘ืขื™ื ืœื™ื”? ืื™ืœื™ืžื ืื™ ืฉืจื™ ืื™ ืืกื•ืจ โ€” ื”ืจื™ ื‘ื™ืช ื“ื™ื ื• ืฉืœ ืฉืžื•ืืœ ื”ืจืžืชื™ ืงื™ื™ื.

Qu'est-ce qui lui faisait question ? Si tu dis : est-ce permis, ou est-ce interdit, or le tribunal de Chemouel de Rama existe.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื™ ืฉืจื™ ืื™ ืืกื•ืจ ื•ืฉื‘ืช ื”ื™ืชื”:
Si c'est permis, si c'est interdit. Et c'รฉtait Chabbat.
ื”ืจื™ ืฉืžื•ืืœ ื•ื‘ื™ืช ื“ื™ื ื• ืงื™ื™ื ื•ืžื™ื“ื™ ื“ืื™ืกื•ืจ ื•ื”ื™ืชืจ ืœื ืžืฉื™ื™ืœ ื‘ืื•ืจื™ื ื•ืชื•ืžื™ื:
Or Chemouel et son tribunal existent. Et une affaire d'interdit et de permis, on ne la demande pas par les ourim et les toumim.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืื™ ืฉืจื™, ืื™ ืืกื™ืจ. ื”ืงืฉื• ื‘ืชื•ืกืคื•ืช ืžื ื ืœื™ื” ื“ืื™ื™ืจื™ ื‘ืฉื‘ืช, ื•ืชื™ืจืฆื• ื‘ื“ื•ื—ืง ื™ืขื•ื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ื™ืœื™ืฃ ืžื“ืงืืžืจ (ืฉืžื•ืืœ ื' ื›ื’, ื‘) 'ื”ืืœืš ื•ื”ื›ื™ืชื™' ื•ืœืžืื™ ื”ื•ืฆืจืš ืœื•ืžืจ ื”ืืœืš ื•ื”ื•ื™ ืœื™ ืœืžื™ืžืจ 'ื”ืื›ื” ืืช ื”ืคืœืฉืชื™ื' ื•ื‘ื•ื“ืื™ ืœื ื™ื›ื” ืื ืœื ื™ืœืš? ืืœื ื•ื“ืื™ ืฉื‘ืช ื”ื™ื” ื•ื‘ื ืœืฉืืœ ืื ืืœืš ืขืชื”, ื›ื™ ื‘ื”ืœื™ื›ื” ื“ืขืชื” ืื™ื›ื ื—ืœื•ืœ ื‘ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื•ื‘ื˜ืœื˜ื•ืœ ื›ืœื™ ื–ื™ื™ืŸ, ื•ืจืฆื•ื ื• ืœื™ื“ืข ืื ื™ืฆืœื™ื— ื‘ื”ืœื™ื›ื” ืฉืœ ืขืชื” ืฉื”ื•ื ื™ื•ื ืฉื‘ืช ื•ื™ืฉ ื‘ื” ื›ืžื” ื—ื™ืœื•ืœื™ืŸ.
Si c'est permis, si c'est interdit. Les Tossefot ont objectรฉ : d'oรน tient-on qu'il s'agit du Chabbat ? Et ils ont rรฉpondu de maniรจre forcรฉe, vois lร -bas. Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'il l'apprend de ce qu'il dit (I Samuel 23, 2) : irai-je, et frapperai-je. Pourquoi a-t-il fallu dire : irai-je ? Il aurait eu ร  dire : frapperai-je les Philistins. Certes, il ne frappera pas s'il ne va pas. Donc c'รฉtait certainement Chabbat, et il vient demander : irai-je maintenant ? Car dans la marche de maintenant il y a profanation des tehoumin et transport d'armes, et il veut savoir s'il rรฉussira dans la marche de maintenant, qui est un jour de Chabbat et oรน il y a plusieurs profanations.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara refuse de lire dans la question de David un doute de issour ve-heter. Rachi : c'รฉtait Chabbat, dans cette lecture. Mais beit dino shel Chemouel ha-Ramati kayam : le tribunal de Chemouel est lร . Un interdit et un permis, on les demande au tribunal, pas aux ourim ve-toumim.

Le Ben Yehoyada tient le Chabbat par le mot ha-elekh, irai-je. Aller, ce jour-lร , profane les tehoumin et fait porter les armes. La question porterait sur la rรฉussite de cette marche.

19
ืืœื: ืื™ ืžืฆืœื— ืื™ ืœื ืžืฆืœื—. ื“ื™ืงื ื ืžื™, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืœืš ื•ื”ื›ื™ืช ื‘ืคืœืฉืชื™ื ื•ื”ื•ืฉืขืช ืืช ืงืขื™ืœื”ืด, ืฉืžืข ืžื™ื ื”.

Plutรดt : rรฉussira-t-il, ou ne rรฉussira-t-il pas. C'est prรฉcis aussi, car il est รฉcrit : va, frappe les Philistins, et tu sauveras Keila.

On l'en tire.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ื•ืฉืขืช ืืœืžื ืžื‘ืฉืจื™ ืœื™ื” ื“ื ืฆื—:
Et tu sauveras. On en tire qu'on lui annonce qu'il vaincra.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื™ ืžืฆืœื— ืื™ ืœื ืžืฆืœื— ื•ื"ืช ื"ื› ื”ื™ื›ื ื“ืจื™ืฉ ืจ' ื“ื•ืกืชืื™ ื“ืžื—ืœืœื™ืŸ ืขืœื™ื• ื”ืฉื‘ืช ื“ืœืžื ื—ื•ืœ ื”ื™ื” ืื™ ืžืฉื•ื ื“ืžืกืคืงื ืœื™ื” ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ื™ืฉืืœ ื“ื•ื“ ื”ื ืžืกืงื™ื ืŸ ืื™ ืžืฆืœื— ืื™ ืœื ืžืฆืœื— ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ืžื•ื›ื—ื ืžื™ืœืชื ืžื“ืงืืžืจ ื ืœื—ืžื™ื ื‘ืงืขื™ืœื” ื“ืงืจื™ ืœื™ื” ืžืœื—ืžื” ื•ืžืกืจ ื“ื•ื“ ื ืคืฉื™ื” ืขืœื™ื” ืืข"ืค ืฉืœื ื‘ืื• ืืœื ืขืœ ืขืกืงื™ ืชื‘ืŸ ื•ืงืฉ ืฉืžืข ืžื™ื ื” ื“ืžื—ืœืœื™ืŸ ืขืœื™ื” ื ืžื™ ืืช ื”ืฉื‘ืช:
Rรฉussira-t-il, ou ne rรฉussira-t-il pas. Et si tu dis : s'il en est ainsi, oรน Rabbi Dostaรฏ expose-t-il qu'on profane le Chabbat ร  ce sujet ? Peut-รชtre รฉtait-ce un jour de semaine. Si c'est parce qu'il doutait, puisqu'il est รฉcrit : et David interrogea, or nous concluons : rรฉussira-t-il, ou ne rรฉussira-t-il pas. Et l'on peut dire : la chose se prouve d'elle-mรชme, de ce qu'il dit : ils guerroyent ร  Keila. Il appelle cela une guerre, et David a livrรฉ sa vie pour elle, bien qu'ils ne soient venus que pour une affaire de paille et de chaume. On en tire qu'on profane aussi le Chabbat ร  cause d'elle.
๐Ÿ’ก Explication

La question de David est i matsliah, i lo matsliah : l'issue de la guerre. Le verset rรฉpond ve-hosha'ta et Keila : on lui annonce la victoire. Chema mina.

Tossefot : si la question n'est que la rรฉussite, et si le jour peut รชtre un jour de semaine, oรน Rabbi Dostaรฏ apprend-il qu'on profane le Chabbat pour une razzia de paille ? Rรฉponse : le verset appelle cela milhama, et David livre sa vie alors qu'ils ne viennent que pour les aires. On en tire le hilloul Chabbat pour la ville du sefar.

20
ืžืชื ื™ืณ ืžื™ ืฉื™ืฉื‘ ื‘ื“ืจืš, ื•ืขืžื“ ื•ืจืื” ื”ืจื™ (ื–ื”) ื”ื•ื ืกืžื•ืš ืœืขื™ืจ, [ื”ื•ืื™ืœ] ื•ืœื ื”ื™ืชื” ื›ื•ื•ื ืชื• ืœื›ืš โ€” ืœื ื™ื›ื ืก. ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ.

Michna. Celui qui s'est assis en chemin, s'est levรฉ, et a vu : le voici prรจs de la ville.

[Puisque] son intention n'allait pas ร  cela, il n'entre pas. Paroles de Rabbi Meir.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืชื ื™' ืžื™ ืฉื™ืฉื‘ ื‘ื“ืจืš ืœื ื•ื— ืฉื”ื™ื” ืขื™ื™ืฃ ื•ืœื ื”ื™ื” ื™ื•ื“ืข ืฉื”ื•ื ื‘ืชื—ื•ื ื”ืขื™ืจ ื•ื—ืฉื›ื” ืœื• ืฉื ื•ื›ืฉืขืžื“ ืจืื” ืฉื”ื•ื ืกืžื•ืš ืœืขื™ืจ ื•ื‘ืชื—ื•ืžื”:
Michna. Celui qui s'est assis en chemin. Pour se reposer, car il รฉtait fatiguรฉ, et il ne savait pas qu'il รฉtait dans le tehoum de la ville. La nuit est tombรฉe sur lui lร . Et quand il s'est levรฉ, il a vu qu'il est prรจs de la ville, et dans son tehoum.
โš–๏ธ Rosh (2)
ืžืชื ื™' ืžื™ ืฉื™ืฉื‘ ื‘ื“ืจืš ื•ืขืžื“ ื•ื”ืจื™ ื”ื•ื ืกืžื•ืš ืœืขื™ืจ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืœื ื”ื™ืชื” ื›ื•ื•ื ืชื• ืœื›ืš ืœื ื™ื›ื ืก ื“ื‘ืจื™ ืจ"ืž. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ื™ื›ื ืก. ืืžืจ ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžืขืฉื” ื•ื ื›ื ืก ืจื‘ื™ ื˜ืจืคื•ืŸ ื‘ืœื ืžืชื›ื•ื™ืŸ. ืคืจืฉ"ื™ ืœื ื™ื›ื ืก ืœื”ื™ื•ืช ื›ืื ืฉื™ ื”ืขื™ืจ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืœื ื™ื“ืข ืฉื”ื•ื ื‘ืชื•ืš ื”ืชื—ื•ื ืืœื ืงื ื” ืฉื‘ื™ืชื” ื‘ืžืงื•ืžื• ื•ื™ืฉ ืœื• ืืœืคื™ื ืืžื” ืœื›ืœ ืจื•ื—. ืจ"ื™ ืื•ืžืจ ื™ื›ื ืก ื•ื”ืจื™ ื”ื•ื ื›ืื ืฉื™ ื”ืขื™ืจ. ื•ืงื™"ืœ ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”. ื•ืœื ืขื•ื“ ืืœื ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉืฉื•ื ื” ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืžื•ืชื•:
Michna. Celui qui s'est assis en chemin, s'est levรฉ, et le voici prรจs de la ville : puisque son intention n'allait pas ร  cela, il n'entre pas. Paroles de Rabbi Meir. Rabbi Yehouda dit : il entre. Rabbi Yehouda a dit : un fait arriva, et Rabbi Tarfon entra sans intention. Rachi explique : il n'entre pas pour รชtre comme les gens de la ville, puisqu'il ne savait pas qu'il รฉtait ร  l'intรฉrieur du tehoum ; il a acquis sa chevita ร  sa place, et il a deux mille amot de chaque cรดtรฉ. Rabbi Yehouda dit : il entre, et le voici comme les gens de la ville. Et nous tenons comme Rabbi Yehouda, car entre Rabbi Yehouda et Rabbi Meir la halakha est comme Rabbi Yehouda. Bien plus : partout oรน Rabbi Yehouda enseigne dans Erouvin, la halakha est comme lui.
ืžืชื ื™' ืื ืื™ื ื• ืžื›ื™ืจ ืื• ืฉืื™ื ื• ื‘ืงื™ ื‘ื”ืœื›' ื•ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ืžื™ ื–ื›ื” ืœื• ืžืงื•ืžื• ื•ื™ืฉ ืœื• ืืœืคื™ื ืืžื” ืœื›ืœ ืจื•ื— ืขื’ื•ืœื•ืช ื“ื‘ืจื™ ืจ' ื—ื ื™ื ื ื‘ืŸ ืื ื˜ื™ื’ื ื•ืก. ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื ืžืจื•ื‘ืขื•ืช ื›ื˜ื‘ืœื ืžืจื•ื‘ืขืช ื›ื“ื™ ืฉื™ื”ื ื ืฉื›ืจ ื”ื–ื•ื™ื•ืช ื•ื–ื”ื• ืฉืืžืจื• ื”ืขื ื™ ืžืขืจื‘ ื‘ืจื’ืœื™ื•. ืจ' ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ ืื ื• ืื™ืŸ ืœื ื• ืืœื ืขื ื™. ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ืื—ื“ ืขื ื™ ื•ืื—ื“ ืขืฉื™ืจ. ื•ืœื ืืžืจื• ืœืขืจื‘ ื‘ืคืช ืืœื ืœื”ืงืœ ืขืœ ื”ืขืฉื™ืจ ืฉืœื ื™ืฆื ื•ื™ืขืจื‘ ื‘ืจื’ืœื™ื•. ื”ื ื“ืงืชื ื™ ื‘ืžืชื ื™' ื•ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ืžื™ ืœืื• ื“ื•ืงื ืืžืจ. ื“ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ื‘ืœื ืืžื™ืจื” ื ืžื™ ื”ื•ื™ ืงื ื™ ื›ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื‘ืคืจืง ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืœื—:) ืื‘ืœ ื ื™ืขื•ืจ ื“ืื™ ื‘ืขื™ ืœืžื™ืžืจ ืžืฆื™ ืืžืจ ืืข"ื’ ื“ืœื ืืžืจ ื›ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื“ืžื™. ื•ืœืขื™ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื”.) ื ืžื™ ืชื ืŸ ืžื™ ืฉื™ืฉื‘ ื•ืขืžื“ ื•ื”ืจื™ ื”ื•ื ืกืžื•ืš ืœืขื™ืจ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืœื ื”ื™ืชื” ื›ื•ื•ื ืชื• ืœื›ืš ืœื ื™ื›ื ืก ื•ืžื•ื›ื— ื‘ื’ืžืจื ื“ืงื ื™ ืฉื‘ื™ืชื” ื’ื‘ื™ ืขื•ื‘ื“ื ื“ืจื‘ื™ ื˜ืจืคื•ืŸ ื“ืืžืจ ืฉืžื ื‘ื™ืช ื”ืžื“ืจืฉ ืžื•ื‘ืœืข ื‘ืชื—ื•ื ืฉืœื• ื”ื™ื”. ื•ื”ื ื“ืงืชื ื™ ื•ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ืžื™ ืžืฉื•ื ื“ื‘ืขื™ ืœืžื™ืชื ื™ ื‘ืกื™ืคื ื–ื”ื• ืฉืืžืจื• ื”ืขื ื™ ืžืขืจื‘ ื‘ืจื’ืœื™ื• ืื‘ืœ ืขืฉื™ืจ ืœื ืืข"ื’ ื“ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ืžื™ ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื ืžื™ ื“ืืžืจ ืื—ื“ ืขื ื™ ื•ืื—ื“ ืขืฉื™ืจ ืข"ื› ืžื™ื™ืจื™ ื‘ื“ืืžืจ. ืœื”ื›ื™ ืชื ื ื‘ืจื™ืฉื ื•ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ืžื™. ื“ืขืฉื™ืจ ื”ืขื•ืžื“ ื‘ืขื™ืจื• ื•ื”ื—ืฉื™ืš ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ืื™ื ื• ืงื•ื ื” ืžืฉื ืืœืคื™ื ืืžื” ืœื›ืœ ืจื•ื— ืืœื ืื ื›ืŸ ื ืชื›ื•ื•ืŸ ืœืงื ื•ืช ืžืฉื ืฉื‘ื™ืชื”. ื•ื›ื”"ื’ ืืฉื›ื—ืŸ ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ื‘ื‘ื ืžืฆื™ืขื ื“ืฃ ื™ื. ื“ืชื ืŸ ืจืื” ืื•ืชืŸ ืจืฆื™ืŸ ืื—ืจ ื”ืžืฆื™ืื” ืื—ืจ ืฆื‘ื™ ืฉื‘ื•ืจ ื•ืื—ืจ ื’ื•ื–ืœื•ืช ืฉืœื ืคืจื—ื• ื•ืืžืจ ื–ื›ืชื” ืœื™ ืฉื“ื™ ื–ื›ืชื” ืœื•. ื•ื‘ืœื ืืžื™ืจื” ื ืžื™ ื–ื›ืชื” ืœื• ืฉื“ื”ื• ื“ืืคื™ืœื• ื’ื‘ื™ ื“' ืืžื•ืช ืฉืชืงื ื• ื—ื›ืžื™ื ืฉืงื•ื ื•ืช ืœื• ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื ืงืืžืจ ื”ืชื ืื™ ืชืงื™ื ื• ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ื“ืœื™ืงื ื™ ื›ื™ ืœื ืืžืจ ืžืื™ ื”ื•ื”. ื•ื”ื ื“ืชื ื™ ื•ืืžืจ ื–ื›ืชื” ืœื™ ืฉื“ื™ ืžืฉื•ื ืจื‘ื•ืชื ื“ืกื™ืคื ืชื ื™ ื”ื™ื” ืฆื‘ื™ ืจืฅ ื›ื“ืจื›ื• ืื• ืฉื”ื™ื• ื’ื•ื–ืœื•ืช ืžืคืจื™ื—ื™ืŸ ื•ืืžืจ ื–ื›ืชื” ืœื™ ืฉื“ื™ ืœื ืืžืจ ื›ืœื•ื:
Michna. S'il ne reconnaรฎt pas, ou s'il n'est pas expert dans la halakha, et qu'il a dit : ma chevita est ร  ma place, sa place lui est acquise, et il a deux mille amot de chaque cรดtรฉ, rondes. Paroles de Rabbi Hanina ben Antigonos. Et les Sages disent : carrรฉes, comme une table carrรฉe, afin qu'il gagne les angles. Et c'est ce qu'ils ont dit : le pauvre fait l'erouv avec ses pieds. Rabbi Meir dit : nous, nous n'avons que le pauvre. Rabbi Yehouda dit : le pauvre comme le riche. Et ils n'ont parlรฉ de faire l'erouv avec du pain que pour allรฉger le riche, afin qu'il ne sorte pas faire l'erouv avec ses pieds. Ce que la michna enseigne, et il a dit : ma chevita est ร  ma place, le dire n'est pas au sens strict. La mรชme rรจgle vaut aussi sans parole : il acquiert, comme on l'a dit plus haut au chapitre Bekhol me'arvin (Erouvin 38b) : mais s'il est รฉveillรฉ, dรจs lors que, s'il avait voulu parler, il pouvait parler, bien qu'il n'ait pas parlรฉ, c'est comme s'il avait parlรฉ. Et plus haut aussi (Erouvin 45a) nous enseignons : celui qui s'est assis, s'est levรฉ, et le voici prรจs de la ville, puisque son intention n'allait pas ร  cela, il n'entre pas. Et il est prouvรฉ dans la Guemara qu'il acquiert la chevita, au sujet du fait de Rabbi Tarfon, lร  oรน l'on dit : peut-รชtre la maison d'รฉtude รฉtait-elle enclavรฉe dans son tehoum. Et ce que l'on enseigne, et il a dit : ma chevita est ร  ma place, c'est parce qu'il veut enseigner ร  la fin : c'est ce qu'ils ont dit, le pauvre fait l'erouv avec ses pieds, mais le riche, non, mรชme s'il a dit : ma chevita est ร  ma place. Et Rabbi Yehouda aussi, qui dit le pauvre comme le riche, parle forcรฉment d'un cas oรน il a dit. C'est pourquoi il enseigne au dรฉbut : et il a dit : ma chevita est ร  ma place. Car un riche qui se tient dans sa ville, et sur qui la nuit tombe au tehoum, n'acquiert pas de lร  deux mille amot de chaque cรดtรฉ, sauf s'il a eu l'intention d'acquรฉrir de lร  sa chevita. Et nous trouvons pareil au premier chapitre de Bava Metsia (11a). Nous enseignons : il a vu des gens courir aprรจs la trouvaille, aprรจs une gazelle blessรฉe et aprรจs des oisillons qui n'ont pas encore volรฉ, et il a dit : mon champ me l'a acquise, cela lui est acquis. Et sans parole aussi, son champ la lui acquiert. Car mรชme au sujet des quatre amot que les Sages ont instituรฉes pour qu'elles acquiรจrent pour lui en tout lieu, on dit lร -bas : si les Sages lui ont instituรฉ d'acquรฉrir, lorsqu'il n'a pas dit, qu'est-ce que cela ferait ? Et ce que l'on enseigne, et il a dit : mon champ me l'a acquise, c'est ร  cause de la force de la fin. On enseigne : si la gazelle courait ร  sa maniรจre, ou si les oisillons s'envolaient, et qu'il a dit : mon champ me l'a acquise, il n'a rien dit.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle michna. Il s'assoit pour se reposer, fatiguรฉ, sans savoir qu'il est dans le tehoum de la ville. La nuit tombe. Au lever, il voit la ville. Lo hayeta kavanato le-khakh : il n'avait pas voulu fixer lร  sa chevita dans la ville.

Rabbi Meir : lo yikanes. Il ne devient pas comme les gens de la ville. Il mesure deux mille depuis l'endroit oรน la nuit l'a pris. La suite donne Rabbi Yehouda.

Premier pesak du Roch : la halakha suit Rabbi Yehouda, et, dans Erouvin, partout oรน il enseigne. Le second pesak, rattachรฉ ici, porte sur une autre michna : celui qui ne reconnaรฎt pas le lieu, ou qui n'est pas baki. Deux mille agolot, rondes, pour Rabbi Hanina ben Antigonos ; merubaot, carrรฉes comme une table, pour les Sages, afin de gagner les angles. Pour qui est รฉveillรฉ, dire shevitati bi-mekomi n'est pas exigรฉ : pouvoir le dire suffit.

21
ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื™ื›ื ืก. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”: ืžืขืฉื” ื”ื™ื” ื•ื ื›ื ืก ืจื‘ื™ ื˜ืจืคื•ืŸ ื‘ืœื ืžืชื›ื•ื™ืŸ.

Rabbi Yehouda dit : il entre. Rabbi Yehouda a dit : il y eut un fait, et Rabbi Tarfon entra sans intention.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื ื™ื›ื ืก ืœืขื™ืจ ืœื”ื™ื•ืช ื›ืื ืฉื™ ื”ืขื™ืจ ืืœื ืžืžืงื•ื ืฉื—ืฉื›ื” ืœื• ืžื•ื“ื“ ืืœืคื™ื ืคืกื™ืขื•ืช ื‘ื™ื ื•ื ื™ื•ืช ื•ืขื“ ืžืงื•ื ืฉื›ืœื• ื™ื›ื ืก:
Il n'entre pas dans la ville. Pour รชtre comme les gens de la ville. Depuis le lieu oรน la nuit est tombรฉe sur lui, il mesure deux mille pas moyens, et jusqu'au lieu oรน ils finissent, il entre.
ื‘ืœื ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืฉืœื ื”ื™ื” ื™ื•ื“ืข ื›ืฉื—ืฉื›ื” ืœื• ืฉื”ื•ื ื‘ืชื—ื•ื ื”ืขื™ืจ ื•ืœื ื ืชื›ื•ื™ืŸ ืœื”ื™ื•ืช ืฉื‘ื™ืชืชื• ื‘ืขื™ืจ ืืœื ื‘ืžืงื•ืžื•:
Sans intention. Il ne savait pas, quand la nuit est tombรฉe sur lui, qu'il รฉtait dans le tehoum de la ville, et son intention n'รฉtait pas que sa chevita soit dans la ville : elle รฉtait ร  sa place.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yehouda : yikanes. Il entre, et il est comme les gens de la ville, mรชme sans avoir visรฉ la ville quand la nuit est tombรฉe.

Preuve qu'il rapporte : maaseh, Rabbi Tarfon est entrรฉ shelo mi-tokh kavana. Rachi, sur le lo yikanes de Rabbi Meir : deux mille pas moyens depuis le lieu de la nuit, et il entre jusqu'oรน ces pas finissent.

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ื’ืžืณ ืชื ื™ื, ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”: ืžืขืฉื” ื‘ืจื‘ื™ ื˜ืจืคื•ืŸ ืฉื”ื™ื” ืžื”ืœืš ื‘ื“ืจืš ื•ื—ืฉื›ื” ืœื•, ื•ืœืŸ ื—ื•ืฅ ืœืขื™ืจ. ืœืฉื—ืจื™ืช ืžืฆืื•ื”ื• ืจื•ืขื™ ื‘ืงืจ, ืืžืจื• ืœื•: ืจื‘ื™, ื”ืจื™ ื”ืขื™ืจ ืœืคื ื™ืš, ื”ื›ื ืก! ื ื›ื ืก ื•ื™ืฉื‘ ื‘ื‘ื™ืช ื”ืžื“ืจืฉ, ื•ื“ืจืฉ ื›ืœ ื”ื™ื•ื ื›ื•ืœื•.

Guemara. On enseigne : Rabbi Yehouda a dit : un fait, au sujet de Rabbi Tarfon, qui marchait en chemin.

La nuit tomba sur lui, et il passa la nuit hors de la ville. Au matin, des bergers de bรฉtail le trouvรจrent.

Ils lui dirent : Maรฎtre, voici la ville devant toi, entre. Il entra, s'assit dans la maison d'รฉtude, et exposa tout le jour.

๐Ÿ’ก Explication

La baraรฏta dรฉtaille le fait. Hashkha lo en chemin, il dort houts la-ir. Le matin, les ro'ei vakar lui disent d'entrer. Il entre au beit ha-midrach et derach tout le jour.

Rabbi Yehouda y lit : on entre sans avoir eu l'intention la veille. Les Sages, au segment suivant, retirent la preuve.

23
(ืืžืจื• ืœื•): ืžืฉื ืจืื™ื™ื”? ืฉืžื ื‘ืœื‘ื• ื”ื™ืชื”, ืื• ื‘ื™ืช ื”ืžื“ืจืฉ ืžื•ื‘ืœืข ื‘ืชื•ืš ืชื—ื•ืžื• ื”ื™ื”.

(Ils lui dirent :) de lร , une preuve ? Peut-รชtre cela รฉtait-il dans son cล“ur, ou bien la maison d'รฉtude รฉtait enclavรฉe ร  l'intรฉrieur de son tehoum.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ื‘ืœื‘ื• ื”ื™ืชื” ื›ืฉื™ืฉื‘ ืฉื ื”ื™ื” ื™ื•ื“ืข ืฉื”ื•ื ื‘ืชื•ืš ืืœืคื™ื ืœืžืงื•ื ืฉื‘ื™ืชืชื•:
Guemara. C'รฉtait dans son cล“ur. Quand il s'est assis lร , il savait qu'il รฉtait dans les deux mille du lieu de sa chevita.
๐Ÿ’ก Explication

Mi-sham reaya : le fait ne prouve pas l'avis de Rabbi Yehouda. Deux issues restent ouvertes, et les deux s'accordent avec Rabbi Meir.

Chema be-libo hayeta : peut-รชtre avait-il dรฉjร  dans le cล“ur de prendre sa chevita vers la ville. Rachi : en s'asseyant, il savait รชtre dans les deux mille du lieu de sa chevita.

Ou bien beit ha-midrach muvla : la maison d'รฉtude tombait dans les deux mille de l'endroit oรน la nuit l'a pris. Entrer lร , tout le monde l'accorde. Le derach de toute la journรฉe ne montre pas qu'il a pris le din des gens de la ville.

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ืžืชื ื™ืณ ืžื™ ืฉื™ืฉืŸ ื‘ื“ืจืš ื•ืœื ื™ื“ืข ืฉื—ืฉื™ื›ื” โ€” ื™ืฉ ืœื• ืืœืคื™ื ืืžื” ืœื›ืœ ืจื•ื—, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™.

Michna. Celui qui a dormi en chemin et n'a pas su que la nuit tombait : il a deux mille amot de chaque cรดtรฉ.

Paroles de Rabbi Yo'hanan ben Nouri.

โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ืžื™ ืฉื™ืฉืŸ ื‘ื“ืจืš ื•ืœื ื™ื“ืข ืขื“ ืฉื—ืฉื›ื” ื™ืฉ ืœื• ืืœืคื™ื ืืžื” ืœื›ืœ ืจื•ื— ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™. ื•ื—ื›"ื ืื™ืŸ ืœื• ืืœื ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื‘ืœื‘ื“ ืจ"ื ืื•ืžืจ ื•ื”ื•ื ื‘ืืžืฆืขืŸ ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ืœืื™ื–ื” ืจื•ื— ืฉื™ืจืฆื”. ื•ืžื•ื“ื” ืจ"ื™ ืฉืื ื‘ื™ืจืจ ืœื• ืฉืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื—ื–ื•ืจ ื‘ื•:
Michna. Celui qui a dormi en chemin et n'a pas su jusqu'ร  ce que la nuit tombe : il a deux mille amot de chaque cรดtรฉ. Paroles de Rabbi Yo'hanan ben Nouri. Et les Sages disent : il n'a que quatre amot seulement. Rabbi Eliezer dit : et il est au milieu d'elles. Et Rabbi Yehouda dit : vers le cรดtรฉ qu'il voudra. Et Rabbi Yehouda convient que, s'il s'est choisi un cรดtรฉ, il ne peut plus se rรฉtracter.
๐Ÿ’ก Explication

Autre michna. Yashen ba-derekh : il dort, et lo yada she-hashkha, il n'a pas su que le Chabbat entrait.

Rabbi Yo'hanan ben Nouri : la prรฉsence suffit. Il a acquis la chevita lร  oรน il est, alpayim ama le-khรดl ruah, sans intention. Les Sages, au segment suivant, ne lui laissent que quatre amot.

25
ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ืื™ืŸ ืœื• ืืœื ืืจื‘ืข ืืžื•ืช. ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ื•ื”ื•ื ื‘ืืžืฆืขืŸ.

Et les Sages disent : il n'a que quatre amot. Rabbi Eliezer dit : et il est au milieu d'elles.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืชื ื™' ืื™ืŸ ืœื• ืืœื ื“' ืืžื•ืช ื”ื•ืื™ืœ ื•ื™ืฉืŸ ื”ื™ื” ืœื ื ืชื›ื•ื•ืŸ ืœืงื ื•ืช ืฉื‘ื™ืชื”:
Michna. Il n'a que quatre amot. Puisqu'il dormait, il n'a pas eu l'intention d'acquรฉrir la chevita.
ื•ื”ื•ื ื‘ืืžืฆืขืŸ ืฉืœ ื“' ืืžื•ืช ื›ืœื•ืžืจ ื‘' ืืžื•ืช ื™ืฉ ืœื• ืœื›ืœ ืฆื™ื“ื™ื•:
Et il est au milieu d'elles. Des quatre amot. C'est-ร -dire : il a deux amot pour chacun de ses cรดtรฉs.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืžืื™ ืงืืžืจ. ืืžืจ ืจื‘ื” ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ืื ื”ื™ื” ื‘ืชื•ืš ืชื—ื•ืžื• ื›ืื™ืœื• ืœื ื™ืฆื ืžื‘ื™ืชื• ื“ืžื™. ืคืฉื™ื˜ื ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืขืงืจ ืขืงืจ ืงืž"ืœ. ืจื‘ ืฉื™ืžื™ ื‘ืจ ื—ื™ื™ื ืืžืจ ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ืื ื”ื™ื” ืชื—ื•ื ืฉื ืชื ื• ืœื• ื—ื›ืžื™ื ืžื•ื‘ืœืข ื‘ืชื•ืš ืชื—ื•ืžื• ื›ืื™ืœื• ืœื ื™ืฆื ืžืชื•ืš ืชื—ื•ืžื• ื•ื‘ื”ื ืงืžื™ืคืœื’ื™ ืžืจ ืกื‘ืจ ื”ื‘ืœืขืช ืชื—ื•ืžื™ืŸ ืœืื• ืžื™ืœืชื ื”ื™ื. ื•ืžืจ ืกื‘ืจ ื”ื‘ืœืขืช ืชื—ื•ืžื™ืŸ ืžื™ืœืชื ื”ื™ื. ื•ืืข"ื’ ื“ืœื ืฉื‘ืช ื‘ืื•ื™ืจ ืžื—ื™ืฆื•ืช. ืื™ืชื™ื‘ื™ื” ืื‘ื™ื™ ืœืจื‘ื” ืžื”ืš ื“ืชื ืŸ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ ืฉืชื™ื ื™ื›ื ืก. ืžืื™ ืœืื• ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืœื˜ืขืžื™ื” ื“ืืžืจ ื•ื”ื•ื ื‘ืืžืฆืขืŸ ื•ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื“ื™ื”ื‘ื• ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ื›ืžื•ื‘ืœืขื•ืช ื‘ืชื•ืš ื”ืชื—ื•ื ื“ืžื• ื•ืงืืžืจ ื™ื›ื ืก ืืœืžื ื”ื‘ืœืขืช ืชื—ื•ืžื™ืŸ ืžื™ืœืชื ื”ื™ื ื•ืข"ื› ืœื ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ืขืœื™ื” ื“ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืืœื ืœื“ื‘ืจ ื”ืจืฉื•ืช ืื‘ืœ ืœื“ื‘ืจ ืžืฆื•ื” ืžื•ื“ื•. ื•ืงื ืจื‘ื” ื‘ืชื™ื•ื‘ืชื ื•ืœื ืคืจื™ืง ืœื™ื” ื•ืœื ืžื™ื“ื™. ื”ืœื›ืš ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ ืฉื™ืžื™ ื‘ืจ ื—ื™ื™ื ื“ืกื‘ืจ ื”ื‘ืœืขืช ืชื—ื•ืžื™ืŸ ืžื™ืœืชื ื”ื™ื ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ื›ืื™ืœื• ืœื ื™ืฆื ืžืชื—ื•ืžื• ื•ื”ื•ื ื›ื‘ื ื™ ืขื™ืจื•:
Guemara. Que dit-il ? Rabba dit : voici ce qu'il dit. S'il รฉtait ร  l'intรฉrieur de son tehoum, c'est comme s'il n'รฉtait pas sorti de sa maison. C'est รฉvident. Tu aurais dit : dรจs qu'il s'est dรฉracinรฉ, il s'est dรฉracinรฉ. Cela vient nous l'apprendre. Rav Chimi bar Hiya dit : voici ce qu'il dit. Si le tehoum que les Sages lui ont donnรฉ รฉtait enclavรฉ ร  l'intรฉrieur de son tehoum, c'est comme s'il n'รฉtait pas sorti de l'intรฉrieur de son tehoum. Et c'est lร  qu'ils divergent. L'un tient : l'enclave des tehoumin ne compte pas. Et l'autre tient : l'enclave des tehoumin est une chose qui compte. Et cela, bien qu'il n'ait pas fixรฉ le Chabbat dans l'air des cloisons. Abaye objecta ร  Rabba ร  partir de ceci, que nous enseignons : Rabbi Eliezer dit : deux, il entre. N'est-ce pas que Rabbi Eliezer suit son principe, lui qui a dit : et il est au milieu d'elles, et les quatre amot que les Sages lui ont donnรฉes sont comme enclaves ร  l'intรฉrieur du tehoum, et il dit : il entre. On en tire que l'enclave des tehoumin est une chose qui compte. Et les Sages ne divergent de Rabbi Eliezer que pour une affaire facultative, mais pour une affaire de mitsva ils sont d'accord. Et Rabba resta sous l'objection, et il n'a rien dรฉgagรฉ. C'est pourquoi la halakha est comme Rav Chimi bar Hiya, qui tient que l'enclave des tehoumin est une chose qui compte, et c'est pour lui comme s'il n'รฉtait pas sorti de son tehoum, et il est comme les gens de sa ville.
๐Ÿ’ก Explication

Les Hakhamim : sans intention, pas de chevita de deux mille. Ein lo ela arba amot. Rachi : il dormait, il n'a pas voulu acquรฉrir.

Rabbi Eliezer : ve-hou be-emtsan. Ces quatre amot ont l'homme au centre : deux de chaque cรดtรฉ. C'est le principe qu'Abaye a citรฉ en haut de page.

Le Roch place ici le pesak de la sougya d'enclave, celle du daf prรฉcรฉdent. Rabba est restรฉ be-tayuvta. La halakha suit Rav Chimi bar Hiya : l'enclave compte, mรชme sans avoir fixรฉ le Chabbat dans l'air des cloisons, et il est ki-vnei iro.

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ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืœืื™ื–ื” ืจื•ื— ืฉื™ืจืฆื” ื™ืœืš. ื•ืžื•ื“ื” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืฉืื ื‘ื™ืจืจ ืœื•, ืฉืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื—ื–ื•ืจ ื‘ื•.

Rabbi Yehouda dit : il ira vers le cรดtรฉ qu'il voudra. Et Rabbi Yehouda convient que, s'il s'est choisi un cรดtรฉ, il ne peut plus se rรฉtracter.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœืื™ื–ื” ืจื•ื— ืฉื™ืจืฆื” ื™ื˜ื•ืœ ื“' ืืžื•ืช ื•ืื—ืจ ืฉื‘ื™ืจืจ ืœื• ืœืฆื“ ื–ื” ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœื—ื–ื•ืจ ื•ืœื‘ืจื•ืจ ืœืฆื“ ืื—ืจ:
Vers le cรดtรฉ qu'il voudra. Il prendra quatre amot. Et aprรจs s'รชtre choisi ce cรดtรฉ, il ne peut revenir et se choisir un autre cรดtรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yehouda : les quatre amot ne sont pas partagรฉes autour de lui. Le-eizeh ruah she-yirtse yelekh : il les prend toutes du cรดtรฉ qu'il choisit.

U-modeh : une fois le cรดtรฉ birer lo, choisi, eino yakhol lahazor bo. Il ne reporte pas les quatre amot d'un autre cรดtรฉ. Rachi : aprรจs avoir choisi, il ne choisit plus.

27
ื”ื™ื• ืฉื ื™ื, ืžืงืฆืช ืืžื•ืชื™ื• ืฉืœ ื–ื” ื‘ืชื•ืš ืืžื•ืชื™ื• ืฉืœ ื–ื” โ€” ืžื‘ื™ืื™ืŸ ื•ืื•ื›ืœื™ืŸ ื‘ืืžืฆืข,

S'ils รฉtaient deux, une partie des amot de celui-ci ร  l'intรฉrieur des amot de celui-lร  : ils apportent et ils mangent au milieu,

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ื™ื• ืฉื ื™ื ืขื•ืžื“ื™ืŸ ื–ื” ืจื—ื•ืง ืžื–ื” ื•' ืืžื•ืช ื“ืžื™ื‘ืœืขืŸ ื‘' ืืžื•ืช ืฉืœ ื›ืœ ืื—ื“ ื‘ืชื•ืš ืฉืœ ื—ื‘ืจื•:
S'ils รฉtaient deux. Ils se tiennent ร  six amot l'un de l'autre, de sorte que deux amot de chacun sont enclavรฉs dans celles de l'autre.
ืžื‘ื™ืื™ืŸ ื•ืื•ื›ืœื™ืŸ ื‘ืชื•ืš ืื•ืชืŸ ื‘' ืืžื•ืช:
Ils apportent et ils mangent. Dans ces deux amot.
๐Ÿ’ก Explication

Cas de deux dormeurs, ou de deux hommes rรฉduits ร  quatre amot. Miktsat amotav shel ze betokh amotav shel ze : une partie des amot de l'un entre dans celles de l'autre.

Rachi fixe la distance : six amot. Chacun รฉtend ses quatre vers l'autre. Deux amot de chacun tombent dans la zone de l'autre. Le milieu commun fait deux amot. Meviin ve-okhlin ba-emtsa : chacun apporte, et ils mangent lร . La michna continue au daf suivant.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux hommes รฉcartรฉs de six amot Chacun รฉtend ses quatre amot vers l'autre. Deux amot se recouvrent. A 2 ร  lui 2 au milieu 2 ร  lui B quatre amot de A quatre amot de B Distance de A ร  B : six amot. Chacun a deux amot dans la zone de l'autre. Ils apportent et ils mangent dans les deux amot du milieu. Rachi.
Six amot entre les deux. Chacun a quatre amot vers l'autre. Ils mangent dans les deux amot communes.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).