Eruvin 46ร  - L'eau qui bouge, et la halakha comme celui qui allรจge dans l'erouv

Eruvin 46a

Sougya : La guemara achรจve l'eau des nuages. Si elle avait รฉtรฉ absorbรฉe et absente, ร  plus forte raison elle serait du nolad, interdite mรชme ร  dรฉplacer sur place.

La rรฉponse : l'eau des nuages et de l'ocรฉan se dรฉplace sans cesse, comme les fleuves et les sources, et suit les pieds de tout homme. Rabbi Yehoshoua ben Levi tranche deux fois : la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri, et la halakha est comme celui qui allรจge dans l'erouv.

Les deux formules servent : l'une garde la kola de l'homme endormi et รฉcarte la houmera des ustensiles de hefker ; l'autre couvre un yahid face aux rabim. Hors du deuil, mรชme dans une rรจgle des Sages, on distingue un seul face ร  un seul et un seul face ร  plusieurs.

Eau absorbรฉe, oรน eau qui bouge Suite du daf prรฉcรฉdent. La pluie tombรฉe le jour suit les pieds de tout homme. Si l'eau du nuage รฉtait absorbรฉe, elle comptait comme absente. En tombant, elle naรฎt : nolad. Interdit mรชme de la dรฉplacer sur place. Kal va-homer. Rรฉponse : maya be-avim mind naydei. L'eau se dรฉplace sans cesse. Elle รฉtait dรฉjร  la. Pas de chevita, pas de nolad. Nuages en mouvement comme les fleuves Ocรฉan en mouvement la difficultรฉ tombe Fleuves et sources ke-raglei kol adam mรชme d'un particulier
Si l'eau du nuage avait รฉtรฉ absorbรฉe, sa chute serait un nolad. Elle se dรฉplace sans cesse : pas de chevita, et pas de nolad. L'ocรฉan, les fleuves et les sources suivent les pieds de tout homme.
Deux formules de Rabbi Yehoshoua ben Levi Il les a dites en clair. Les deux restent nรฉcessaires. Halakha ke-Rabbi Yo'hanan ben Nouri Halakha ke-divrei ha-meikil be-eruv Seule, elle irait ร  la kola et ร  la houmera. Kola : le dormeur acquiert deux mille, comme l'รฉveille. Houmera : les kelim de hefker n'iraient qu'ร  deux mille du lieu oรน ils รฉtaient. Elle coupe la houmera. L'homme : comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri. Les ustensiles : comme les Sages. Ils suivent les pieds de tout homme. Deux koulot qui ne se heurtent pas. Pourquoi garder aussi la formule sur Rabbi Yo'hanan ben Nouri ? Le meikil, seul, viserait un yahid face ร  un yahid, oรน des rabim face ร  des rabim. Rabbi Yo'hanan ben Nouri est un yahid face aux Hakhamim. La formule explicite le couvre. Rava : l'erouv est derabanan, pourquoi distinguer yahid et rabim ? La fin du daf : hors du deuil, mรชme derabanan, on distingue. Dans le deuil seulement, la halakha suit celui qui allรจge, yahid compris.
Rabbi Yehoshoua ben Levi : la halakha comme Rabbi Yohanan ben Nouri, et comme celui qui allรจge dans l'erouv. La seconde coupe la houmera des ustensiles. La premiรจre couvre le yahid face aux rabim.
Un seul face ร  plusieurs : trois domaines Preuves de Rav Papa, puis de Rav Mecharchia. Conclusion du daf. Niddah ร‰rouv Deuil Rabbi Elazar : trois onot sans sang, dayya sha'ata. Les Sages : la jeรปne femme, non. Rabbi ร  suivi le yahid seulement be-sha'at ha-dehak. Derabanan, et pourtant yahid face ร  rabim compte. D'oรน les deux formules de Rabbi Yehoshoua ben Levi. Le meikil seul ne suffisait pas. Shemoua rehoka : Rabbi Akiva, un jour. Les Sages, sept et trente. Halakha comme lui, car Chmouel : ke-divrei ha-meikil ba-avel. Ailleurs, mรชme dans une rรจgle des Sages, on distingue. C'est dans le deuil que les Sages ont allรฉgรฉ, yahid face ร  rabim compris.
Niddah : on ne s'appuie sur le yahid contre les rabim qu'en sha'at ha-dehak. Erouv : les deux formules restent nรฉcessaires. Deuil : la halakha suit celui qui allรจge.
1
ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื“ื”ื•ื• ืœื”ื• ื ื•ืœื“, ื“ืืกื™ืจื™!

ร€ plus forte raison, ils seraient du nolad, et ils sont interdits !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื“ื”ื•ื• ืœื”ื• ื ื•ืœื“ ื•ืืกื™ืจื™ ืืคื™ืœื• ืœื˜ืœื˜ืœืŸ ื‘ืžืงื•ืžืŸ:
ร€ plus forte raison ils seraient du nolad et interdits. Mรชme pour les dรฉplacer sur place.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื“ื”ื•ื™ ืœื™ื” ื ื•ืœื“ ื•ืืกื™ืจ ื•ืืข"ื’ ื“ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ืคื™ืจื™ ื ืžื™ ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืคืกื—ื™ื (ื“ืฃ ืœื’:) ื“ืžื‘ืœืข ื‘ืœื™ืขื™ ืืค"ื” ืœื ืžืชืกืจื™ ืžืฉื•ื ื ื•ืœื“ ืื™ ืœื ื’ื–ืจื™ื ืŸ ืฉืžื ื™ืกื—ื•ื˜ ื“ืžื™ื ื‘ืขื‘ื™ื ื‘ืœื™ืขื™ ื˜ืคื™ ื•ืื™ื ื” ื ื™ื›ืจื™ืŸ ื›ืžื• ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ืคื™ืจื™ ื•ืืคื™ืœื• ืœื ื”ื™ื• ื ื™ื›ืจื™ืŸ ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ืคื™ืจื™ ื›ืœืœ ืœื ื—ืฉื™ื‘ื™ ื ื•ืœื“ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืขื™ืงืจื ื ืžื™ ื”ื•ื™ ืื•ื›ืœ ืื•ื›ืœื ื“ืื™ืคืจืช ื”ื•ื ื•ื"ืช ื•ืœื™ืžื ื”ื ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื”ื™ื ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ืžื•ืงืฆื” ื•ืœื™ืช ืœื™ื” ื ื•ืœื“ ื›ื“ืื™ืชื ื‘ืจื™ืฉ ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ื‘.) ื•ื™"ืœ ื“ื‘ื ื•ืœื“ ื›ื”"ื’ ื“ื“ื‘ืจ ื—ื“ืฉ ืฉืœื ื‘ื ืœืขื•ืœื ื›ืœ ืขื™ืงืจ ืžื•ื“ื” ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื•ื›ืŸ ื‘ืืคืจ ื›ื™ืจื” ืฉื”ื•ืกืง ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื ืจืื” ื“ืžื•ื“ื” ืจ"ืฉ ื“ืืกื•ืจ ืœื›ืกื•ืช ื‘ื• ืื"ื› ืจืื•ื™ ืœืฆืœื•ืช ื‘ื• ื‘ื™ืฆื” ื›ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ื—.):
ร€ plus forte raison ce serait du nolad et interdit. Bien que, pour les liquides dans les fruits, nous disions aussi ร  Pesahim 33b qu'ils sont absorbรฉs, ils ne sont pas interdits ร  cause du nolad, sauf si nous dรฉcrรฉtons de crainte qu'on presse. Car l'eau dans les nuages est absorbรฉe davantage, et elle n'est pas reconnaissable, comme les liquides dans le fruit. Et mรชme si les liquides dans le fruit n'รฉtaient pas reconnaissables du tout, ils ne compteraient pas comme nolad, puisque des l'origine aussi c'รฉtait un aliment : c'est un aliment qui s'est sรฉparรฉ. Et si tu dis : disons que ceci est Rabbi Chimon, qui n'a pas le mouktse et n'a pas le nolad, comme au dรฉbut de Beitsa 2a ? On rรฉpond : dans un nolad de cette sorte, une chose neuve qui n'รฉtait pas venue au monde du tout, Rabbi Chimon en convient. De mรชme pour la cendre d'un four chauffe ร  Yom Tov : il paraรฎt que Rabbi Chimon en convient, il est interdit d'en couvrir, ร  moins qu'elle soit propre ร  y rรดtir un ล“uf, comme il est dit au premier chapitre de Beitsa 8a.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de 45b. On avait dit que l'eau du nuage est absorbรฉe, donc absente au crรฉpuscule : elle ne prend pas de chevita.

Objection : absente, puis prรฉsente en tombant, elle est nolad (venue ร  l'รชtre ce jour-la). Kal va-homer : interdit mรชme de la dรฉplacer sur place, comme le dit Rachi.

Tossefot : les jus dans le fruit restent un aliment qui se sรฉpare. L'eau du nuage, si elle n'existait pas du tout, est un nolad que Rabbi Chimon lui-mรชme interdit, comme la cendre d'un four allume ร  Yom Tov.

2
ืืœื: ืžื™ื ื‘ืขื‘ื™ื ืžื™ื ื“ ื ื™ื™ื“ื™. ื”ืฉืชื ื“ืืชื™ืช ืœื”ื›ื™, ืื•ืงื™ื™ื ื•ืก ื ืžื™ ืœื ืœื™ืงืฉื• ืœืš, ืžื™ื ื‘ืื•ืงื™ื™ื ื•ืก ื ืžื™ ืžื™ื ื“ ื ื™ื™ื“ื™, ื•ืชื ื™ื: ื ื”ืจื•ืช ื”ืžื•ืฉื›ื™ืŸ ื•ืžืขื™ื™ื ื•ืช ื”ื ื•ื‘ืขื™ืŸ ื”ืจื™ ื”ืŸ ื›ืจื’ืœื™ ื›ืœ ืื“ื.

Plutรดt : l'eau dans les nuages se dรฉplace sans cesse. Maintenant que tu en es venu la, que l'ocรฉan non plus ne te soit pas difficile : l'eau dans l'ocรฉan aussi se dรฉplace sans cesse.

Et on a enseignรฉ : les fleuves qui coulent et les sources qui jaillissent, les voici comme les pieds de tout homme.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืจื™ ื”ืŸ ื›ืจื’ืœื™ ื›ืœ ืื“ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ื ื™ื™ื“ื™ ืœื ืงื ื• ืฉื‘ื™ืชื” ื•ืืคื™ืœื• ื”ืŸ ืฉืœ ื™ื—ื™ื“ ืื™ื ืŸ ื›ืจื’ืœื™ื•:
Les voici comme les pieds de tout homme. Puisqu'ils se dรฉplacent, ils n'acquiรจrent pas de chevita, et mรชme s'ils appartiennent ร  un particulier, ils ne sont pas comme ses pieds.
๐Ÿ’ก Explication

Mind naydei : l'eau bouge dรฉjร  dans le nuage. Elle ne naรฎt pas en tombant, et elle ne se fixe pas en un lieu au bein ha-chemachot.

La mรชme rรฉponse vaut pour l'okyanos. La baraita : fleuves et sources sont ke-raglei kol adam. Rachi : mรชme l'eau d'un particulier, des qu'elle coule, ne suit pas ses pieds ร  lui.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Eau absorbรฉe, oรน eau qui bouge Suite du daf prรฉcรฉdent. La pluie tombรฉe le jour suit les pieds de tout homme. Si l'eau du nuage รฉtait absorbรฉe, elle comptait comme absente. En tombant, elle naรฎt : nolad. Interdit mรชme de la dรฉplacer sur place. Kal va-homer. Rรฉponse : maya be-avim mind naydei. L'eau se dรฉplace sans cesse. Elle รฉtait dรฉjร  la. Pas de chevita, pas de nolad. Nuages en mouvement comme les fleuves Ocรฉan en mouvement la difficultรฉ tombe Fleuves et sources ke-raglei kol adam mรชme d'un particulier
L'eau mobile ne prend pas de chevita. Nuages, ocรฉan, fleuves et sources suivent le premier qui s'en sert.
3
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ื‘ืจ ืื™ื“ื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™: ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื ืœืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ื‘ืจ ืื™ื“ื™: ื‘ืคื™ืจื•ืฉ ืฉืžื™ืข ืœืš ืื• ืžื›ืœืœื ืฉืžื™ืข ืœืš? ืืžืจ ืœื™ื”: ื‘ืคื™ืจื•ืฉ ืฉืžื™ืข ืœื™.

Rabbi Yaakov bar Idi ร  dit que Rabbi Yehoshoua ben Levi ร  dit : la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri. Rabbi Zera ร  dit ร  Rabbi Yaakov bar Idi : l'as-tu entendu en clair, oรน l'as-tu entendu par dรฉduction ?

Il lui ร  dit : je l'ai entendu en clair.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ืคื™ืจื•ืฉ ืฉืžื™ืข ืœืš ืžืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™:
L'as-tu entendu en clair. De Rabbi Yehoshoua ben Levi.
ืื• ืžื›ืœืœื ื“ืฉืžื™ืข ืœืš ืžื™ื ื™ื” ืžื™ืœืชื ืื—ืจื™ืชื™ ื•ื“ื™ื™ืงืช ืžื™ื ื” ื“ื›ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื”:
Ou par dรฉduction. Tu as entendu de lui une autre parole, et tu en as dรฉduit qu'il pense comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri.
๐Ÿ’ก Explication

Halakha ke-Rabbi Yo'hanan ben Nouri : le dormeur au dรฉbut du Chabbat ร  deux mille amot de chaque cรดtรฉ. Les Sages le laissent ร  quatre amot.

Rabbi Zera demande si la formule ร  รฉtรฉ entendue be-ferouch, en propres termes, oรน tirรฉe mi-klala, d'une autre rรจgle.

4
ืžืื™ ื›ืœืœื? ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™: ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘.

Quelle dรฉduction ? Car Rabbi Yehoshoua ben Levi ร  dit : la halakha est comme les paroles de celui qui allรจge dans l'erouv.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืžืื™ ื›ืœืœื ืžืื™ื–ื” ื›ืœืœ ื”ื•ื” ืก"ื“ ืžืขื™ืงืจื ื“ืฉืžืขืช ืœื™ื” ืœืจ' ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™ ื“ื ื™ืžื ืžื™ืœืชื ื“ื ื™ื“ื•ืง ืœื” ืžื™ื ื”:
Et quelle dรฉduction. De quelle rรจgle gรฉnรฉrale aurait-on pense, au dรฉbut, que tu avais entendu Rabbi Yehoshoua ben Levi dire une parole dont nous aurions dรฉduit.
ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ื›ืœ ืžืฉืคื˜ื™ื• ื•ืชื—ื•ืžื™ืŸ ืžื”ืœื›ื•ืช ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื”ืŸ:
Dans l'erouv. Dans toutes ses rรจgles. Les tehoumin font partie des halakhot d'erouvines.
โš–๏ธ Rosh (3)
ื’ืž' ืื™ืชืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืžืจ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืงืจืคืฃ ืœื–ื• ื•ืงืจืคืฃ ืœื–ื•. ื•ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืžืจ ืื™ืŸ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืืœื ืงืจืคืฃ ืื—ื“ ืœื‘' ืขื™ื™ืจื•ืช. ืชื ื™ื ื‘ืค"ืง ื“ืกื•ื›ื” ื“ืฃ ื’. ื‘ื™ืช ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ื“' ืืžื•ืช ืขืœ ื“' ืืžื•ืช ืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืื•ืชื• ืขื™ื‘ื•ืจ ื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช. ื•ืงืฉื” ื“ื”ืื™ ื‘ื™ืช ืžืื™ ืขื‘ื™ื“ืชื™ื”. ื“ืœืจ' ืžืื™ืจ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืงืจืคืฃ ืœื–ื• ื•ืงืจืคืฃ ืœื–ื• ืืฃ ื‘ืœื ื‘ื™ืช. ื•ื›ืŸ ืœืจื‘ ื”ื•ื ื ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื ืŸ. ื•ืœื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ื“ืืžืจ ืงืจืคืฃ ืื—ื“ ืœืฉืชื™ื”ืŸ ืื•ืชื• ืงืจืคืฃ ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ื‘ื™ืช. ื•ืื™ ื‘ืฉื™ืฉ ื™ื•ืชืจ ืžืงืž"ื ื•ืฉืœื™ืฉ ื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ื•ืœื›ืš ืฆืจื™ืš ื‘ื™ืช ืœืขืจื‘ ืืช ืฉืชื™ื”ืŸ. ืžื” ืœื™ ืœื”ื–ื›ื™ืจ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืื•ืชื• ืขื™ื‘ื•ืจ ืœืขื™ืจ ืฉื”ืจื™ ืœืขื™ืจ ืื—ืช ื™ื›ื•ืœ ืœืขืฉื•ืช ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ืœืœื›ืช ื›ืžื• ืฉื™ืจืฆื” ื›ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื‘ืค' ืขื•ืฉื™ืŸ ืคืกื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื›ื.) ื›ื™ ืืชื™ืชื• ืžื‘ืจื ื™ืฉ ืœื‘ื™ ื›ื ื™ืฉืชื ื“ื“ื ื™ืืœ ื“ื”ื•ื” ืชืœืชื ืคืจืกื™ ืืžืื™ ืกืžื›ื™ืชื• ืื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื•ื›ื•'. ื•ืžืชื•ืš ืงื•ืฉื™ื ื–ื• ื’ื•ืจื ืจืฉื‘"ื ืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืื•ืชื• ืขื™ื‘ื•ืจ ืœืขื™ืจ. ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื“ืกื•ื˜ื” ืค"ื— ื”ืœ' ื“ ื“ื’ืจืก ื”ืชื ืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืขื™ื‘ื•ืจ ืœืขื™ืจ ื•ื”"ืค ืื™ืŸ ืขื•ืฉื™ืŸ ืื•ืชื• ื—ื™ื‘ื•ืจ ืœืขื™ืจ. ื•ืจ"ืช ืžืงื™ื™ื ื’ื™ืจืกืช ื”ืกืคืจื™ื ื•ื”"ืค ืื™ืŸ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœื• ื“ื™ืŸ ืขื™ื‘ื•ืจ ื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ื“ืœืจื‘ื ืŸ ืขื™ืจ ืื—ืช ืื™ืŸ ืœื” ืงืจืคืฃ ื•ืื ื”ื™ื” ืœื–ื” ื”ื‘ื™ืช ื“"ื ื”ื™ื” ืœื• ื“ื™ืŸ ืขื™ืจ. ื•ืœืจื‘ ื”ื•ื ื ื ื•ืชื ื™ืŸ ืงืจืคืฃ ืœืขื™ืจ ื•ืงืจืคืฃ ืœื‘ื™ืช ื›ืžื• ืฉื ื•ืชื ื™ืŸ ืœืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ืฉื ื™ ืงืจืคื™ืคื•ืช ื•ืœื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ืงืจืคืฃ ืื—ื“ ืœืฉืชื™ื”ืŸ. ื“ืœืื• ื“ื•ืงื ื ืงื˜ื™ ืจื‘ื ืŸ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ืืœื ื”"ื” ืขื™ืจ ื•ื‘ื™ืช ืืœื ืื’ื‘ ื“ื ืงื˜ ืจ' ืžืื™ืจ ืขื™ืจ ื ืงื˜ื™ ืจื‘ื ืŸ ื ืžื™ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ื“ืžืžื” ื ืคืฉืš ืœื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ื“ืืžืจ ืงืจืคืฃ ืื—ื“ ืœืฉืชื™ื”ืŸ ืœืื• ื“ื•ื•ืงื ื ืงื˜ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ื“ื”"ื” ืขื™ืจ ื•ื‘ื™ืช ื“ืข"ื™ ื‘ื•ืจื’ื ื™ืŸ ื”ื•ืœื›ื™ืŸ ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืค' ืขื•ืฉื™ืŸ ืคืกื™ืŸ. ื•ืคืกืง ืจ"ืช ื–"ืœ ื›ืจื‘ ื”ื•ื ื ื“ื’ื“ื•ืœ ื”ื™ื” ื•ื‘ืจ ืกืžื›ื ื™ื•ืชืจ ืžื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ื“ื”ื•ื™ ื–ื•ื˜ืจ ืžื™ื ื™ื” ื˜ื•ื‘ื ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืค' ื™ืฉ ื‘ืขืจื›ื™ืŸ (ืขืจื›ื™ืŸ ื“ืฃ ื˜ื–:) ืฉื”ื™ื” ืจื‘ ื”ื•ื ื ืžื•ื›ื™ื—ื• ื•ื”ื ืš ืืžื•ืจืื™ ื“ืœืงืžืŸ ืงื™ื™ืžื™ ื›ื•ื•ืชื™ื”. ืจื‘ ืื™ื“ื™ ืืžืจ ืจ' ื—ื ื™ื ื ื“ืžืฉื ื™ ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ืœืื• ืžืฉื•ืœืฉื™ืŸ ื•ื›ื•'. ื“ืœื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืจื‘ ื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœื”ื™ื•ืช ืžืฉื•ืœืฉื™ืŸ ืžืžืฉ. ื•ื›ืŸ ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื ืฉืงืœื™ ื•ื˜ืจื™ ืืœื™ื‘ื ื“ื”ืš ืฉื™ื ื•ื™ื™ื. ื•ื›ืŸ ื‘ืฉื™ืœื”ื™ ืฉืžืขืชื™ืŸ ื“ื"ืœ ืจื‘ ืคืคื ืœืจื‘ื ื”ื ื™ ื‘ื ื™ ืืงื˜ื™ืกืคื•ืŸ ื“ืžืฉื—ื™ ืชื—ื•ืžื ืžื”ืื™ ื’ื™ืกื ื“ืืจื“ืฉื™ืจ ื”ื ืงืžืคืกืงื ื“ื’ืœืช ื“ื”ื•ื™ ื™ื•ืชืจ ืžืงืž"ื 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Guemara. Il ร  รฉtรฉ dit : Rav Houna dit : on donne un karpef (enclos de soixante-dix amot et deux tiers) ร  celle-ci et un karpef ร  celle-lร . Et Hiya bar Rav Houna dit : on ne donne qu'un seul karpef pour les deux villes. On enseignรฉ au premier chapitre de Souka 3a : une maison qui n'a pas quatre amot sur quatre amot, on n'en fait pas un ibour (rattachement) entre deux villes. Et c'est difficile : cette maison, que vient-elle faire ? Car selon Rabbi Meir on donne un karpef ร  celle-ci et un karpef ร  celle-lร , mรชme sans maison. De mรชme selon Rav Houna d'aprรจs les Sages. Et selon Hiya bar Rav, qui dit un seul karpef pour les deux, ce karpef n'a pas besoin de maison. Et si c'est qu'il y a plus de cent quarante et un et un tiers entre les deux villes, et que pour cela il faut une maison pour joindre les deux : pourquoi mentionner deux villes ? Il aurait dit : on n'en fait pas un ibour pour une ville. Car pour une seule ville on peut faire des bourganin (cabanes) pour aller comme on veut, comme il est dit plus haut au chapitre Ossin passin (Erouvin 21a) : quand vous veniez de Barnish ร  la synagogue de Daniel, qui รฉtait ร  trois parsa, sur quoi vous appuyiez-vous ? Sur les bourganin, etc. De cette difficultรฉ, Rachbam lit : on n'en fait pas un ibour pour une ville. Et ainsi il ressort du Yerouchalmi de Sota, chapitre 8 halakha 4, qui lit la-bas : on ne fait pas d'ibour pour une ville. Le sens : on n'en fait pas une jonction ร  la ville. Rabbeinou Tam maintient la leรงon des livres. Le sens : on ne lui donne pas le din d'ibour entre deux villes. Car selon les Sages une seule ville n'a pas de karpef, et si cette maison avait quatre amot elle aurait le din d'une ville. Selon Rav Houna on donne un karpef ร  la ville et un karpef ร  la maison, comme on donne ร  deux villes deux karpefot. Selon Hiya bar Rav, un seul karpef pour les deux. Les Sages n'ont pas vise deux villes au sens รฉtroit : il en va de mรชme d'une ville et d'une maison. C'est parce que Rabbi Meir ร  parlรฉ d'une ville qu'ils ont parlรฉ de deux villes. De toute faรงon, Hiya bar Rav, qui dit un seul karpef pour les deux, n'a pas vise deux villes au sens รฉtroit : il en va de mรชme d'une ville et d'une maison, car on marche au moyen des bourganin, comme il est prouvรฉ au chapitre Ossin passin. Rabbeinou Tam z"l a tranchรฉ comme Rav Houna, car il รฉtait grand et plus digne d'รชtre suivi que Hiya bar Rav, qui รฉtait beaucoup plus jeรปne, comme il est prouvรฉ au chapitre Yech be-arakhin (Arakhin 16b), oรน Rav Houna le reprenait. Et les Amoraรฏm d'aprรจs se tiennent selon lui. Rav Idi ร  dit au nom de Rabbi Hanina, qui rรฉpond selon Rav Houna : ils ne sont pas en triangle, etc. Car selon Hiya bar Rav ils peuvent รชtre vraiment en triangle. Abaye et Rava discutent aussi selon cette rรฉponse. De mรชme ร  la fin de cet enseignement, Rav Papa dit ร  Rava : ces gens d'Aktisefon qui mesurent le tehoum de ce cรดtรฉ d'Ardechir, or le Tigre les coupe, et c'est plus de cent quarante et un et un tiers. Il en ressort que s'il n'y avait que cent quarante et un et un tiers, ils feraient bien, et c'est selon Rav Houna. Et ce que Rava lui ร  montrรฉ, les assises du mur absorbรฉes dans le Tigre sur soixante-dix amot et un reste : c'est depuis Aktisefon et son karpef, et depuis Ardechir et son karpef, soit cent quarante et un, depuis les assises du mur vers le cรดtรฉ d'Ardechir. De mรชme celui d'Ossin passin 21ร , oรน il dit : les bornes absorbรฉes dans soixante-dix amot, c'est depuis la ville voisine avec le karpef, soit cent quarante et un en tout. Encore, il paraรฎt ร  Rabbeinou Tam de prรฉciser que, de toute faรงon, la halakha est : on donne ร  deux villes deux karpefot. Car mรชme Hiya bar Rav, qui dit un karpef pour les deux, รฉtablit la fin de la michna, qui enseigne : s'il y a pour celle-ci soixante-dix amot et un reste, etc., selon Rabbi Meir. C'est une mahloket, puis un stam. Dรจs lors, mรชme selon lui, la halakha est comme Rabbi Meir. Ainsi ร  รฉcrit le Ram z"l : la halakha est comme Rabbi Meir, puisque Rabbi Yehoshoua ben Levi ร  dit plus haut (Erouvin 46a) : la halakha est comme les paroles de celui qui allรจge, mรชme un yahid face ร  des rabim. Il ร  encore apporte une preuve : Rava distingue plus haut (Erouvin 32b) entre un arbre qui se tient dans l'ibour et un arbre qui se tient hors de l'ibour. Toutefois, ce que Rabbeinou Tam z"l a expliquรฉ ne se tient pas sur ce point : qu'une maison vaudrait entiรจrement une ville, au point de donner un karpef ร  celle-ci et un karpef ร  celle-lร . Bien que, selon Hiya bar Rav d'aprรจs les Sages, une maison vaille entiรจrement une ville pour ceci : on donne ร  deux maisons sans ville un seul karpef pour les deux. Sinon, une ville sans mur, par quoi se joindraient-elles pour compter comme une, sinon parce que chacune est absorbรฉe dans les soixante-dix amot et un reste de sa voisine ? Exiger qu'elles se touchent ne se tient pas. Toutefois, donner deux karpefot selon Rav Houna pour une maison voisine d'une ville, comme pour deux villes, ne se tient pas. Selon Rabbi Meir, c'est une ville au sens propre, puisqu'il interprรจte le verset. De mรชme, selon les Sages, ce sont des villes au sens propre. Pour joindre une maison ร  une ville, afin de mesurer le tehoum de la ville depuis la maison, oรน pour joindre deux maisons dans une ville sans mur, on compte soixante-dix amot et un reste. Cela s'arrange : Rav Safra ร  mentionnรฉ cent quarante et un et un tiers au sujet de deux villes, et Rava qui lui rรฉpond ร  pris soixante-dix amot et un reste, parce qu'il parle des assises du mur pour les joindre. Plus haut aussi, ร  Ossin passin, au sujet des bornes, il ร  pris soixante-dix amot et un reste, parce que c'รฉtaient des villes en ruine : elles avaient le din d'une maison, pas le din d'une ville. Et on lit dans Souka : on n'en fait pas un ibour pour une ville. Pour les livres qui lisent deux villes, on peut dire qu'il ร  pris deux villes parce qu'on a coutume d'y mettre des bourganin entre elles, pour aller de l'une ร  l'autre le Chabbat quand elles sont รฉloignรฉes, et l'erouv ne sert pas sans bourganin. Il nous apprend que, mรชme comme bourganin, cela ne compte pas s'il n'y a pas quatre amot. On lit dans le Yerouchalmi, premiรจre pisqa : qu'en est-il de donner un ibour ร  un ibour ? La parole de Rabbi Chimon ben Yohaรฏ : on donne. Car d'aprรจs Rabbi Chimon ben Yohaรฏ, je peux faire qu'on marche de Tsor ร  Sidon et de Tveria ร  Tsipori, par des grottes et des bourganin : ici pour la marche, ici pour l'ibour. Rabbi Hiya ร  dit : Rabbi Hiya Rabba et bar Kappara ont divergรฉ. L'un ร  dit : ce que tu dis vaut pour une grande ville ; pour une petite ville, non, afin que l'ajout ne dรฉpasse pas le principal. L'autre ร  dit : grande ville oรน petite ville, le din est deux mille. Toutefois notre Guemara dit : ils allaient de Barnish ร  la synagogue de Daniel, trois parsa. Pour que notre Guemara ne diverge pas du Yerouchalmi, on peut dire que Barnish รฉtait une grande ville, d'une marche de trois parsa. Il paraรฎt mieux que notre Guemara pense comme Rabbi Chimon ben Yohaรฏ, car la halakha suit les paroles de celui qui allรจge dans les erouvines. On lit dans Nedarim 56b : celui qui voue au sujet de la ville peut entrer dans son tehoum, et il lui est interdit d'entrer dans son ibour. D'oรน : l'ibour de la ville est comme la ville ? Rabbi Yo'hanan ร  dit, car le verset dit : lorsque Yehoshoua รฉtait ร  Yerih'o. Que veut dire Yerih'o ? Si l'on dit Yerih'o elle-mรชme, or il est รฉcrit : Yerih'o รฉtait fermรฉe et verrouillรฉe. On en tire : dans son ibour. On en tire.
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Rav Houna ร  dit : serment que je ne mangerai pas ce pain, on fait pour lui l'erouv avec. Ce pain m'est interdit (konam), on ne fait pas pour lui l'erouv avec. Bien que la Guemara objecte ร  Rav Houna et rรฉponde qu'il parle comme Rabbi Eliezer, la halakha suit nรฉanmoins Rav Houna, car le stam de la baraita est comme lui. On enseignรฉ : voici la rรจgle. Un homme qui s'interdit un aliment, on fait pour lui l'erouv avec. Un aliment interdit ร  l'homme, on ne fait pas pour lui l'erouv avec. Rabbi Eliezer dit : ce pain m'est interdit, on fait pour lui l'erouv avec ; ce pain est hekdech, on ne fait pas pour lui l'erouv avec, parce qu'on ne fait pas d'erouv avec des biens d'hekdech. On voit que le stam de cette baraita est comme Rav Houna. Et ce que Rav Houna ร  dit, serment que je ne mangerai pas ce pain, on fait pour lui l'erouv avec : le que je ne mangerai pas n'est pas au sens รฉtroit. Il en va de mรชme s'il ร  dit : serment que je ne jouirai pas de ce pain, on fait pour lui l'erouv avec. Car nous tenons comme Rabba et comme Rav Yossef, qui disent plus bas qu'on ne fait un erouv que pour une chose de mitsva, et les mitsvot n'ont pas รฉtรฉ donnรฉes pour la jouissance. Tu l'apprends de ceci : Rav Houna n'a trouvรฉ ร  distinguer qu'entre le serment et le konam. Pourquoi ne distingue-t-il pas dans le serment lui-mรชme, et ne dit-il pas : serment que je ne mangerai pas de ce pain, on fait pour lui l'erouv avec ; serment que je ne jouirai pas de ce pain, on ne fait pas pour lui l'erouv avec ? Ou qu'il distingue dans le konam lui-mรชme : konam sur la consommation de ce pain, on fait pour lui l'erouv avec ; konam sur la jouissance de ce pain, on ne fait pas pour lui l'erouv avec. De mรชme la baraita, qui sรฉpare l'homme qui s'interdit un aliment, c'est le serment, et l'aliment interdit ร  l'homme, c'est le konam. Pourquoi ne pas tout sรฉparer dans le serment, oรน tout dans le konam, comme ci-dessus ? Et encore, cette baraita viendrait autrement que Rabba et Rav Yossef, alors que plus bas (Erouvin 31a) on s'efforce d'รฉtablir leur divergence selon tous les Tanaim. Par consรฉquent, pour Rav Houna comme pour la baraita : s'il ร  formulรฉ en langage de serment, mรชme serment que je ne jouirai pas de ce pain, on fait pour lui l'erouv avec, car les mitsvot n'ont pas รฉtรฉ donnรฉes pour la jouissance. S'il ร  formulรฉ en langage de konam, mรชme konam sur la consommation de ce pain, on ne fait pas pour lui l'erouv avec, dรฉcret ร  cause de celui qui dirait : ce pain est hekdech. Car un konam ordinaire ressemble ร  l'hekdech : dans les deux, l'aliment est interdit ร  l'homme. Et pour un kohen dans un beit ha-peras (sol douteux ร  cause d'ossements), Rabbi Yehouda dit : mรชme dans un cimetiรจre, parce qu'il peut se frayer un passage et manger. Rachi ร  รฉcrit que Rabbi Yehouda et le premier tana de sa michna pensent comme Soumkhos, qui a dit : nous exigeons une chose propre ร  รชtre mangรฉe par lui ร  cette heure. Il me paraรฎt que ceci ne dรฉpend pas de la mahloket de Soumkhos et des Sages. Ils ne divergent que sur ceci : Soumkhos exige une chose propre ร  ce qu'il mange ; les Sages disent : des lors que c'est propre aux gens en gรฉnรฉral, on fait pour lui l'erouv avec. Selon tous, celui qui fait l'erouv doit pouvoir atteindre son erouv. Autrement, il n'a pas acquis la chevita. La halakha ne suit pas Soumkhos, bien qu'une michna anonyme de Kelim, chapitre 17 michna 11, soit comme lui, parce que Beit Hillel pensent comme les Sages, et de mรชme Rav Houna : serment que je ne mangerai pas ce pain, on fait pour lui l'erouv avec. Et ce que la michna enseignรฉ, les kohanim avec la hala et la terouma : ce n'est pas une mahloket suivie d'un stam. Il en va de mรชme pour un Israรซl. Il ร  pris le cas ordinaire : les kohanim, pour qui terouma et hala sont courantes. Encore, cette michna est aussi enseignรฉe au chapitre Kol cha'a (Pesahim 35a), et la-bas ce sont les kohanim au sens propre ; cette formulation, le tana l'enseigne aussi ici. Le Ram z"l a รฉcrit : la halakha ne suit pas Rabbi Yehouda. Bien que Chmouel dise plus bas, au chapitre Kol gagot (Erouvin 95a) : partout oรน Rabbi Yehouda ร  parlรฉ dans les erouvines, la halakha est comme lui. Et il est dit encore au chapitre Mi che-hotsiouhou (Erouvin 46a) : la halakha est comme les paroles de celui qui allรจge dans l'erouv, mรชme un yahid ร  la place de rabim. Ici la halakha ne le suit pas, car leur divergence dรฉpend de celle de Rabbi et de Rabbi Yossi fils de Rabbi Yehouda. Rabbi, qui rend impur, pense qu'une tente jetรฉe ne porte pas le nom de tente. Et nous tenons : la halakha est comme Rabbi face ร  son collรจgue.
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Guemara. Cet arbre, oรน se tient-il ? Si l'on dit dans un rechout ha-yahid : qu'importe en haut, qu'importe en bas, le rechout ha-yahid monte jusqu'au rakia. Il se tient donc dans le rechout ha-rabim. Ou ร -t-il vise sa chevita ? S'il ร  visรฉ la chevita en haut, lui est en un lieu et son erouv en un autre. Il ร  donc vise la chevita en bas. Or il se sert de l'arbre. Qui est-ce ? C'est Rabbi, qui a dit : toute chose qui relรจve d'un chevout, on ne l'a pas dรฉcrรฉtรฉe sur lui au bein ha-chemachot. Rava ร  dit : on n'a enseignรฉ cela que pour un arbre hors de l'ibour de la ville. S'il se tient dans l'ibour de la ville, mรชme au-dessus de dix, son erouv est un erouv, car la ville compte comme remplie. Hors de l'ibour aussi : puisque Rava ร  dit que celui qui place son erouv ร  quatre amot, cela lui fait un rechout ha-yahid, et le rechout ha-yahid monte jusqu'au rakia. Rav Yitshak fils de Rav Mecharchia ร  dit : ici, un arbre qui penche hors des quatre amot, et il ร  visรฉ la chevita ร  la souche. Que veulent dire en haut et en bas ? Qu'il se redresse ensuite. Or, s'il veut, il le ramรจne par-dessus, lorsque le public charge sur l'arbre. Comme Oula, car Oula ร  dit : une colonne de neuf dans le rechout ha-rabim, le public charge dessus, il ร  jetรฉ et l'objet s'est posรฉ sur elle : il est passible. Et bien qu'il puisse encore l'apporter par un jet : celui qui jetรฉ d'un rechout ha-yahid ร  un rechout ha-yahid par l'air du rechout ha-rabim est quitte. Ou il l'apporterait kel-ahar yad (de faรงon inhabituelle). Ou l'un arrachรฉ et l'autre pose. On rรฉpond : pour un chevout de cette sorte, Rabbi ne permet pas au bein ha-chemachot, car on en vient facilement ร  un hattat. De mรชme plus bas (Erouvin 34b), pour Rabbi, il sรฉpare la crainte de casser une branche et l'usage de l'arbre. On enseignรฉ : Rabbi Yehouda dit : on l'a posรฉ sur une poutre haute de dix tefahim et large de quatre, son erouv est un erouv. Sinon, son erouv n'est pas un erouv. Il pense : tout ce qui est au-dessus de dix, l'erouv doit reposer sur un lieu de quatre. Le Ram z"l a รฉcrit : je ne sais pas selon qui est la halakha. Les Sages le contestent dans la Tossefta, chapitre 2, qui enseigne : on l'a posรฉ sur une poutre haute de dix tefahim, son erouv est un erouv. Rabbi Yehouda dit : si elle รฉtait large de quatre, son erouv est un erouv. Et nous tenons : partout oรน Rabbi Yehouda ร  parlรฉ dans les erouvines, la halakha est comme lui, mรชme si des rabim le contestent. Le fond de cette dรฉcision comme Rabbi Yehouda est dit plus bas, au chapitre Halon (Erouvin 81a) et au chapitre Kol gagot (Erouvin 95a), et la-bas des rabim le contestent. On ne peut pas dire : seulement dans notre michna, et dans une baraita non. Qui a dit dans notre michna ? Il ร  dit partout. On objecte de cette faรงon au dernier chapitre de Ketoubot 109a, sur : partout oรน Rabbi ร  dit, je vois les paroles d'Admon, etc. On peut aussi dire : peut-รชtre la halakha est comme les Sages, car nous tenons : la halakha est comme les paroles de celui qui allรจge dans l'erouv, mรชme un yahid face ร  des rabim, comme il est dit au chapitre Mi che-hotsiouhou (Erouvin 46a), ร  plus forte raison des rabim face ร  un yahid. Il me paraรฎt que la halakha est comme les Sages. Cette dรฉcision, la halakha comme celui qui allรจge dans l'erouv, Rabbi Yehoshoua ben Levi l'a dite plus bas au chapitre Mi che-hotsiouhou, au mรชme endroit, et il diverge de Chmouel, qui a dit : partout oรน Rabbi Yehouda ร  parlรฉ dans les erouvines, la halakha est comme lui. Plus bas aussi, au chapitre Mi che-hotsiouhou (Erouvin 49b), pour trois cours ouvertes l'une sur l'autre, Chmouel pense comme Rabbi Yehouda, qui dit que les trois sont interdites, et la halakha ne le suit pas, car nous tenons : la halakha est comme celui qui allรจge dans l'erouv. La halakha suit Rabbi Yehoshoua ben Levi face ร  Chmouel. Car nous tenons : Rav et Chmouel, dans les interdits la halakha est comme Rav. Rav et Rabbi Yo'hanan, la halakha est comme Rabbi Yo'hanan. Rabbi Yo'hanan et Rabbi Yehoshoua ben Levi, la halakha est comme Rabbi Yehoshoua ben Levi, comme l'a tranchรฉ Rabbeinou Tam z"l depuis Meguila, chapitre Benei ha-ir (Meguila 27a), sur la synagogue : peut-on en faire un beit hamidrach. ร€ plus forte raison la halakha le suit face ร  Chmouel. Encore : le tana a laissรฉ la michna plus bas (Erouvin 34b) anonyme comme les Sages, et n'a pas apportรฉ les paroles de Rabbi Yehouda dans la michna. Sache-le. Pourquoi serre-t-il la michna dans une grande contrainte : le feuillage penche hors des quatre amot, et il se redresse ensuite ? Qu'il l'รฉtablisse comme Rabbi Yehouda, dans un arbre dont le feuillage n'a pas quatre de large. Pour cela, au-dessus de dix l'erouv n'est pas un erouv, car il faut un erouv sur un lieu de quatre, et au-dessous de dix un lieu de quatre n'est pas exige. Il paraรฎt donc que la michna ne s'รฉtablit pas selon Rabbi Yehouda, car la fin enseigne : on l'a posรฉ sur un roseau, mรชme haut de cent amot, voici un erouv. Un roseau ordinaire signifie mรชme le moindre. Autrement que Rachi, qui explique qu'il est large de quatre. Puisque la michna anonyme n'est pas selon lui, la halakha ne le suit pas. Bien que Rabbi pense comme lui, la halakha ne suit pas Rabbi face ร  ses collรจgues. Jusqu'ici les paroles du Ram z"l. On l'a placรฉ dans un puits, etc. Ce puits, oรน se tient-il ? Si l'on dit dans un rechout ha-yahid, c'est รฉvident : de mรชme que le rechout ha-yahid monte jusqu'au rakia, il descend aussi en dessous. Il se tient donc dans le rechout ha-rabim. Ou ร -t-il vise la chevita ? Si l'on dit en bas, c'est รฉvident, et son erouv est au mรชme lieu. Il ร  donc vise la chevita en haut. Lui est en un lieu, son erouv en un autre. Et c'est lorsqu'il ร  visรฉ la chevita hors des quatre amot du bord du puits. Dans les quatre amot, lui et son erouv seraient dans un rechout ha-yahid. Ici, un puits qui se tient dans un karmelit, il ร  visรฉ la chevita en haut, et c'est Rabbi, qui a dit : toute chose qui relรจve d'un chevout, on ne l'a pas dรฉcrรฉtรฉe sur lui au bein ha-chemachot.
๐Ÿ’ก Explication

Le klal : halakha ke-divrei ha-meikil be-eruv. Dans une mahloket d'erouv, on suit l'avis lรฉger.

Rachi : le mot erouv couvre aussi les tehoumin. On aurait pu tirer de la seule phrase gรฉnรฉrale que Rabbi Yehoshoua ben Levi suit Rabbi Yo'hanan ben Nouri, qui allรจge pour le dormeur.

5
ื•ืชืจืชื™ ืœืžื” ืœื™?!

Et les deux, pourquoi me les faut-il ?

๐Ÿ’ก Explication

Si la rรจgle gรฉnรฉrale suffit ร  suivre celui qui allรจge, la formule particuliรจre sur Rabbi Yo'hanan ben Nouri semble de trop. La suite montre que chacune coupe une autre lecture.

6
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื: ืฆืจื™ื›ื™, ื“ืื™ ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™, ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ื‘ื™ืŸ ืœืงื•ืœื ื•ื‘ื™ืŸ ืœื—ื•ืžืจื, ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘.

Rabbi Zera ร  dit : elles sont nรฉcessaires. Car si l'on nous avait seulement fait entendre que la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri, j'aurais dit : pour la kola comme pour la houmera.

Cela nous apprend : la halakha est comme les paroles de celui qui allรจge dans l'erouv.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื‘ื™ืŸ ืœืงื•ืœื ื›ื’ื•ืŸ ืื“ื ื™ืฉืŸ ื“ืื™ ืœื ืงื ื” ืฉื‘ื™ืชื” ืœื ื ืคื™ืง ืžื“' ืืžื•ืช:
Pour la kola. Par exemple un homme endormi : s'il n'a pas acquis de chevita, il ne sort pas des quatre amot.
ืœื—ื•ืžืจื ื›ื’ื•ืŸ ื›ืœื™ ื”ืคืงืจ ืื™ ืืžืจืช ืงื•ื ื™ืŸ ืฉื‘ื™ืชื” ืืกื•ืจ ืœื”ื•ืœื™ื›ืŸ ืœืžืงื•ื ืฉืขื™ืจื‘ ื–ื” ื”ืžื•ืฆืืŸ ืืœื ืืœืคื™ื ื”ื•ื ื“ืื™ืช ืœื”ื• ืœื›ืœ ืจื•ื—:
Pour la houmera. Par exemple un ustensile de hefker : si tu dis qu'ils acquiรจrent une chevita, il est interdit de les mener au lieu oรน celui qui les trouve ร  fait son erouv ; ils n'ont que deux mille de chaque cรดtรฉ.
ืงืž"ืœ ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืื“ื ื”ื•ื ื“ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื ื™ืขื•ืจ ืงื ื” ื™ืฉืŸ ื ืžื™ ืงื ื” ืื‘ืœ ื‘ื›ืœื™ื ืœื™ืช ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื”:
Cela nous apprend : comme les paroles de celui qui allรจge. C'est pour l'homme que la halakha est comme lui, car puisque l'รฉveille ร  acquis, l'endormi aussi ร  acquis. Pour les ustensiles, la halakha n'est pas comme lui.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (3)
ื ื”ืจื•ืช ื”ืžื•ืฉื›ื™ืŸ ืค"ื” ืืคื™' ื”ืŸ ืฉืœ ื™ื—ื™ื“ ื•ื ืจืื” ืฉื“ืงื“ืง ื“ืื™ ื”ื•ื” ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื“ื•ื•ืงื ืžืื™ ืื™ืจื™ื ื ื”ืจื•ืช ืืคื™' ืžื™ื ืžื›ื•ื ืกื™ื ื ืžื™ ืืžืจื™' ืœืขื™ืœ ื›ืจื’ืœื™ ื”ืžืžืœื ื•ื”ื™ื™ื ื• ื›ืจื’ืœื™ ื›ืœ ืื“ื ื“ื”ื›ื ื›ื“ืคืจื™ืฉื™' ืœืขื™ืœ ื“ื”ื›ืœ ืื—ื“ ื•ื›ืŸ ืžื•ื›ื— ื‘ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ืœื˜.) ื“ื‘ืฉืœ ื™ื—ื™ื“ ืžื™ื™ืจื™ ื“ืคืจื™ืš ืžื”ืš ื“ื”ื›ื ืืžืชื ื™' ื“ื”ืชื ื“ืงืชื ื™ ื‘ื•ืจ ืฉืœ ื™ื—ื™ื“ ื›ืจื’ืœื™ ื”ื™ื—ื™ื“ ื•ืžื™ื”ื• ืฉื ืœื ืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ื›ืจื’ืœื™ ื”ืžืžืœื ื•ื›ืจื’ืœื™ ื›ืœ ืื“ื ื‘ืขื ื™ืŸ ืื—ื“ ื•ืจ"ืช ืžืคืจืฉ ืืคื™ืœื• ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืฉืœ ืจื‘ื™ื ืžื“ืงื“ืง ืฉืคื™ืจ ื“ื“ื•ื•ืงื ืžืฉื•ื ื“ื ื™ื™ื“ื™ ืœื ืงื ื• ืฉื‘ื™ืชื” ืื‘ืœ ืžื›ื•ื ืกื™ื ื“ืงื ื• ืฉื‘ื™ืชื” ื™ืฉ ืœื”ื ืืœืคื™ื ืืžื” ืœื›ืœ ืจื•ื— ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™:
Les fleuves qui coulent. Selon Rachi, mรชme s'ils sont ร  un particulier. Il paraรฎt qu'il ร  รฉtรฉ prรฉcis : si c'รฉtait seulement de la collectivitรฉ, pourquoi viser les fleuves ? Mรชme une eau rassemblรฉe, nous avons dit plus haut qu'elle est comme les pieds de celui qui puise, et c'est comme les pieds de tout homme d'ici, ainsi que nous l'avons expliquรฉ plus haut, le tout est un. Et ainsi il est prouvรฉ au dernier chapitre de Beitsa 39a que l'on parle d'une eau de particulier, car on objecte de celle-ci ร  la michna de la-bas, qui enseigne : un puits de particulier est comme les pieds du particulier. Toutefois, la-bas, Rachi n'a pas expliquรฉ comme les pieds de celui qui puise et comme les pieds de tout homme en une seule chose. Rabbeinou Tam expliquรฉ : mรชme si l'on parle d'une eau de la collectivitรฉ, la prรฉcision tient. C'est parce qu'elles bougent qu'elles n'acquiรจrent pas de chevita. Une eau rassemblรฉe, qui acquiert une chevita, ร  deux mille amot de chaque cรดtรฉ, comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri.
ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ื‘ื™ืŸ ืœืงื•ืœื ื‘ื™ืŸ ืœื—ื•ืžืจื ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ืœืคืกื•ืง ื”ืœื›ื” ื‘ื›ืœ ืžืงื•ืžื•ืช ืืœื ื“ื ื™ื—ื ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื“ืืคื™ืœื• ืœื”ืš ืžื™ืœืชื ื’ื•ืคื” ืื™ืฆื˜ืจื™ืš:
J'aurais dit pour la kola comme pour la houmera. Il aurait dรป dire que la halakha comme celui qui allรจge รฉtait nรฉcessaire pour trancher la halakha en tous lieux. Il lui convient de dire que, mรชme pour cette parole elle-mรชme, c'รฉtait nรฉcessaire.
ืงืž"ืœ ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื“ืœืขื ื™ืŸ ืื“ื ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™ ื“ืงื ื™ ืฉื‘ื™ืชื” ื•ืœืขื ื™ืŸ ื›ืœื™ื ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื ืŸ ื“ืœื ืงื ื• ืฉื‘ื™ืชื” ื•ื”ืจื™ ื”ืŸ ื›ืจื’ืœื™ ื›ืœ ืื“ื ื•ืœื ื”ื•ื™ ืชืจื™ ืงื•ืœื™ ื“ืกืชืจื™ ืื”ื“ื“ื™ ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืจื‘ื ืŸ ื“ืืžืจื™ ืื™ืŸ ื—ืคืฆื™ ื”ืคืงืจ ืงื•ื ื™ืŸ ืฉื‘ื™ืชื” ื•ื™ืฉืŸ ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื”ื•ืื™ืœ ื•ื ื™ืขื•ืจ ืงื ื™ ื™ืฉืŸ ื ืžื™ ืงื ื™ ื›ื“ืค"ื” ื•ืืคื™ืœื• ืื ืœื ื”ื™ื” ืžืฉืžืขื™ื ืŸ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™ ืืœื ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ืœื—ื•ื“ ื”ื•ื” ืžืฉืžืข ืžื“ื‘ืจื™ื• ื“ื”ืœื›ืชื ื›ื“ื‘ืจื™ ืฉื ื™ื”ื ืœื”ืงืœ:
Cela nous apprend : la halakha est comme les paroles de celui qui allรจge dans l'erouv. Pour l'homme, la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri : il acquiert une chevita. Pour les ustensiles, la halakha est comme les Sages : ils n'acquiรจrent pas de chevita, et les voici comme les pieds de tout homme. Ce ne sont pas deux koulot qui se contredisent, car nous tenons comme les Sages, qui disent : les objets de hefker n'acquiรจrent pas de chevita. Pour le dormeur, la raison est : puisque l'รฉveille acquiert, le dormeur aussi acquiert, comme l'explique Rachi. Et mรชme si Rabbi Yehoshoua ben Levi ne nous avait fait entendre que la halakha comme celui qui allรจge dans l'erouv, seule, il ressortirait de ses paroles que la halakha est comme les deux avis, pour allรฉger.
๐Ÿ’ก Explication

Kola : le dormeur ร  deux mille, parce que l'รฉveille en a. Houmera : des kelim de hefker prendraient deux mille sur place, et celui qui les trouve ne pourrait pas les mener jusqu'ร  son erouv.

La formule ke-meikil garde la kola de l'homme et laisse les ustensiles comme les Sages : ke-raglei kol adam. Tossefot : les deux allรจgements ne se heurtent pas, car le hefker sans daat n'acquiert pas, et le dormeur acquiert par le raisonnement ho'il ve-ne'or kana.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux formules de Rabbi Yehoshoua ben Levi Il les a dites en clair. Les deux restent nรฉcessaires. Halakha ke-Rabbi Yo'hanan ben Nouri Halakha ke-divrei ha-meikil be-eruv Seule, elle irait ร  la kola et ร  la houmera. Kola : le dormeur acquiert deux mille, comme l'รฉveille. Houmera : les kelim de hefker n'iraient qu'ร  deux mille du lieu oรน ils รฉtaient. Elle coupe la houmera. L'homme : comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri. Les ustensiles : comme les Sages. Ils suivent les pieds de tout homme. Deux koulot qui ne se heurtent pas. Pourquoi garder aussi la formule sur Rabbi Yo'hanan ben Nouri ? Le meikil, seul, viserait un yahid face ร  un yahid, oรน des rabim face ร  des rabim. Rabbi Yo'hanan ben Nouri est un yahid face aux Hakhamim. La formule explicite le couvre. Rava : l'erouv est derabanan, pourquoi distinguer yahid et rabim ? La fin du daf : hors du deuil, mรชme derabanan, on distingue. Dans le deuil seulement, la halakha suit celui qui allรจge, yahid compris.
Comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri seul : kola et houmera. Comme celui qui allรจge : kola de l'homme, ustensiles selon les Sages.
7
ื•ืœื™ืžื ืดื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ืด. ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™ ืœืžื” ืœื™?

Et qu'il dise : la halakha est comme les paroles de celui qui allรจge dans l'erouv. La halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri, pourquoi me le faut-il ?

๐Ÿ’ก Explication

Une fois la houmera รฉcartรฉe par la formule gรฉnรฉrale, la formule sur Rabbi Yo'hanan ben Nouri semble encore de trop. Le segment suivant donne sa raison.

8
ืื™ืฆื˜ืจื™ืš, ืกืœืงื ื“ืขืชืš ืืžื™ื ื ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื™ื—ื™ื“ ื•ืจื‘ื™ื ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ื, ืื‘ืœ ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ื โ€” ืื™ืžื ืœื.

C'รฉtait nรฉcessaire. Il te serait monte ร  l'esprit : ces paroles valent pour un yahid ร  la place d'un yahid, et des rabim ร  la place de rabim ; mais un yahid ร  la place de rabim, je dirais non.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื‘ืœ ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ื ื›ื’ื•ืŸ ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™ ื“ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ืขืœื™ื” ืื™ืžื ืœื™ืช ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื”:
Mais un yahid ร  la place de rabim. Par exemple Rabbi Yo'hanan ben Nouri, que les Sages contestent : je dirais que la halakha n'est pas comme lui.
๐Ÿ’ก Explication

Yahid bi-mekom yahid : un maรฎtre face ร  un maรฎtre. Rabim bi-mekom rabim : un groupe face ร  un groupe. La on suit le meikil dans l'erouv.

Yahid bi-mekom rabim : un seul allรจge, plusieurs aggravent. Rabbi Yo'hanan ben Nouri est dans ce cas. Sans la formule ร  son nom, on aurait suivi les Hakhamim.

9
ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื ืœืื‘ื™ื™: ืžื›ื“ื™ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืจื‘ื ืŸ, ืžื” ืœื™ ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื™ื—ื™ื“, ื•ืžื” ืœื™ ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ื!

Rava ร  dit ร  Abaye : puisque les erouvines sont des Sages, qu'est-ce pour moi un yahid ร  la place d'un yahid, et qu'est-ce pour moi un yahid ร  la place de rabim !

โš–๏ธ Rosh (1)
ื•ืคื˜ื•ืจื™ืŸ ืžืจื—ื™ืฆืช ื™ื“ื™ื. ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ืœื ืฉื ื• ืืœื ืžื™ื ืจืืฉื•ื ื™ื ืื‘ืœ ืžื™ื ืื—ืจื•ื ื™ื ื—ื•ื‘ื”. ื“ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืคื ื™ ืžื” ืืžืจื• ืื—ืจื•ื ื™ื ื—ื•ื‘ื” ืžืคื ื™ ืฉืžืœื— ืกื“ื•ืžื™ืช ื™ืฉ ืฉืžืกืžื ืืช ื”ืขื™ื ื™ื ื•ืžืฉืชื›ื—ื ื›ื™ ืงื•ืจื˜ื ื‘ื›ื•ืจื. ื"ืœ ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ื ืœืจื‘ ืืฉื™ ื›ื™ื™ืœ ืžื™ืœื—ื ืžืื™ ืืžืจ ืœื™ื” ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื: ื•ืžืœืขืจื‘. ืืžืจื™ ื“ื‘ื™ ืจื‘ื™ ื™ื ืื™ ืœื ืฉื ื• ืืœื ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืื‘ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ื“ืชื ื™ื ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ืื•ืžืจ ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื”. ืงืฉื™ื ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ื›ื™ ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœ ืœืื• ืฉื ื™ืชืŸ ืœืื–ื”ืจืช ืžื™ืชืช ื‘"ื“. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ืืฉื™ ืžื™ ื›ืชื™ื‘ ืืœ ื™ื•ืฆื™ื ืืœ ื™ืฆื ื›ืชื™ื‘ ื›ืœื•ืžืจ ื™ืฆื™ืื” ื‘ืจื’ืœื™ื ื‘ืœื‘ื“ ื•ืœื™ืช ื‘ื”ื• ืžื™ืชืช ื‘"ื“ ืืœื ื‘ืื–ื”ืจื” ื‘ืœื‘ื“ ื•ืœืคื™ื›ืš ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื•. ื•ืงืฉื™ื ืœืŸ ื”ื™ื›ื™ ืืžืจ ื”ื›ื ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื” ื•ืื ืŸ ืงื™ื ืœืŸ ื“ืœื™ืชื ืœื“ืจ"ืข ื“ืืžืจ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืืฉื›ื—ืŸ ื‘ื’ืžืจื ื“ื‘ื ื™ ืžืขืจื‘ื ื“ื’ืจืกื™ื ืŸ ื”ื’ื™ืขื•ืš ืกื•ืฃ ืชื—ื•ืžื™ ืฉื‘ืช ืฉืื™ื ื• ืžื—ื•ื•ืจื™ืŸ ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื”. ืจ' ืื‘ื ื‘ืขื ืชื™ื ื— ืืœืคื™ื ืืžื” ืื™ื ื• ืžื—ื•ื•ืจ. ืืจื‘ืขืช ืืœืคื™ื ืžื—ื•ื•ืจ ื”ื™ื. ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืžืฉื•ื ืจ' ืื—ื ืื•ืžืจืื™ืŸ ืœืš ืžื—ื•ื•ืจ ืžื›ื•ืœืŸ ืืœื ื™"ื‘ ืžื™ืœ ื›ืžื—ื ื” ื™ืฉืจืืœ. ื ืžืฆื ืขื›ืฉื™ื• ืชื—ื•ืžื™ ืฉื‘ืช ืžื”ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืžื”ืŸ ื“ืจื‘ื ืŸ ืžืืœืคื™ื ืืžื” ื•ืขื“ ื™"ื‘ ืžื™ืœ ืœื•ืงื” ืขืœื™ื”ืŸ ืœืจื‘ื ืŸ ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืœืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืกื•ื˜ื” ื›ื–: ื“ื›ืชื™ื‘ ืžืงื™ืจ ื”ืขื™ืจ ื•ื—ื•ืฆื” ืืœืฃ ืืžื” ืกื‘ื™ื‘ ื•ื›ืชื™ื‘ ื•ืžื“ื•ืชื ืžื—ื•ืฅ ืœืขื™ืจ ืืช ืคืืช ืงื“ืžื” ืืœืคื™ื ื‘ืืžื” ื•ืื™ ืืคืฉืจ ืœื•ืžืจ ืืœืฃ ืฉื›ื‘ืจ ื ืืžืจ ืืœืคื™ื ื•ืื™ ืืคืฉืจ ืœื•ืžืจ ืืœืคื™ื ืฉื›ื‘ืจ ื ืืžืจ ืืœืฃ ื”ื ื›ื™ืฆื“ ืืœื ืืœืฃ ืืžื” ืžื’ืจืฉ ื•ืืœืคื™ื ืชื—ื•ื ืฉื‘ืช ื•ืจื‘ื ืŸ ืกื‘ืจื™ ืืœืฃ ืืžื” ืžื’ืจืฉ ื•ืืœืคื™ื ืืžื” ืฉื“ื•ืช ื•ื›ืจืžื™ื. ื•ืžื™"ื‘ ืžื™ืœ ื•ืœืžืขืœื” ืœื•ืงื” ืขืœื™ื”ื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ืืœ ื™ืฆื ืื™ืฉ ืžืžืงื•ืžื• ื•ื”ื™ื™ื ื• ื™"ื‘ ืžื™ืœ ื›ื ื’ื“ ืžื—ื ื” ื™ืฉืจืืœ. ืื‘ืœ ืžืืœืคื™ื ืืžื” ื•ืœืžื˜ื” ืžื•ืชืจ ืœื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ. ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ื”ืงื•ืฉื•ื ื‘ืžืงื•ืžื” ืขื•ืžื“ืช ืฉืื™ืŸ ืœื ื• ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ืืœื ืขื“ ืกื•ืฃ ืืœืคื™ื ืืžื” ื‘ืœื‘ื“ ื•ืื ื”ื ื™ื— ืขื™ืจื•ื‘ื• ื—ื•ืฅ ืœืืœืคื™ื ืื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ืขื™ืจื•ื‘ ื•ืืกื•ืจ ืœื• ืœืฆืืช ื—ื•ืฅ ืœืืœืคื™ื ืืžื” ืืคื™ืœื• ืืžื” ืื—ืช ื•ืื ืื™ืกื•ืจ ื–ื” ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื ืœื ื™ืœืงื” ืขืœื™ื• ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื” ืืœื ืœืจ"ืข. ื•ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ื“ื”"ืง ืื‘ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ื“ืชื ื™ ืจ' ื—ื™ื™ื ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื” ื•ื”ื™ื™ื ื• ื™"ื‘ ืžื™ืœ ืฉืœื•ืงื™ืŸ ืืฃ ืœื“ื‘ืจื™ ื—ื›ืžื™ื. ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื›ื ืฉื•ื ืชื—ื•ื ืฉื‘ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ื‘ืžื›ืช ืžืจื“ื•ืช ืืคื™ืœื• ืชื—ื•ื ื“ืืœืคื™ื ื“ืœื™ืชื™ื” ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ. ื•ืžื™ื”ื• ื’ืžืจื ื“ื™ื“ืŸ ืกื‘ืจ ืœืจื‘ื ืŸ ืœื™ื›ื ืฉื•ื ืชื—ื•ื ืฉื‘ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืืคื™ืœื• ื™"ื‘ ืžื™ืœ ืžื“ืงืืžืจื™' ืคืจืง ื›ืœืœ ื’ื“ื•ืœ (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืกื˜.) ื“ื™ื“ืข ืœื” ื‘ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื•ืืœื™ื‘ื ื“ืจ"ืข ืžืฉืžืข ื“ืœืจื‘ื ืŸ ืœื™ื›ื ืื™ืกื•ืจ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื‘ืชื—ื•ืžื™ืŸ. ื•ืœืงืžืŸ ืคืจืง ืžื™ ืฉื”ื•ืฆื™ืื•ื”ื• (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื•.) ืงืืžืจื™ื ืŸ ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื ืœืื‘ื™ื™ ืžื›ื“ื™ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืจื‘ื ืŸ:
Et ils sont quittes du lavage des mains. Abaye ร  dit : on n'a enseignรฉ cela que pour les premiรจres eaux ; les derniรจres eaux sont une obligation. Car Rav Yehouda ร  dit : pourquoi ร -t-on dit que les derniรจres sont une obligation ? ร€ cause du sel de Sedom : il y en a qui aveugle les yeux, et il s'en trouve comme un grain dans un kor. Rav Aha fils de Rava ร  dit ร  Rav Achi : s'il ร  mesure le sel, qu'en est-il ? Il lui ร  dit : la question ne se pose pas. Et de faire un erouv. On dit dans la maison de Rabbi Yannaรฏ : on n'a enseignรฉ cela que pour les erouv de cours ; les erouv de tehoum sont une obligation. Car on enseignรฉ : Rabbi Hiya dit : on frappe de verges pour les erouv de tehoum, chose de la Tora. C'รฉtait difficile ร  Rabbi Yo'hanan : frappe-t-on de verges pour un lav (interdit) donne comme avertissement d'une mort de tribunal ? Rav Achi lui ร  dit : est-il รฉcrit qu'il ne fasse pas sortir ? Il est รฉcrit : qu'il ne sorte. C'est une sortie ร  pied seulement. Il n'y a pas de mort de tribunal, seulement un avertissement. C'est pourquoi on frappe de verges. Et c'est difficile pour nous : comment dit-il ici qu'on frappe de verges pour les erouv de tehoum, chose de la Tora, alors que nous tenons que l'avis de Rabbi Akiva, les tehoumin sont de la Tora, n'est pas retenu ? Nous trouvons dans la Guemara d'Erets Israรซl cette leรงon : tu en es venu ร  la fin des tehoumin de Chabbat, qui ne sont pas clairs comme chose de la Tora. Rabbi Abba ร  demandรฉ : soit, deux mille amot ne sont pas clairs. Quatre mille sont-ils clairs ? Rabbi Chimon bar Rav Houna, au nom de Rabbi Aha, dit : tu n'as rien de plus clair que douze mil, comme le camp d'Israรซl. Il se trouve : parmi les tehoumin de Chabbat, il y en a de la Tora et il y en a des Sages. De deux mille amot jusqu'ร  douze mil, on est passible : selon les Sages d'ordre rabbinique, selon Rabbi Akiva de la Tora. Sota 27b. Il est รฉcrit : depuis le mur de la ville et au-dehors, mille amot alentour. Et il est รฉcrit : vous mesurerez hors de la ville, le cรดtรฉ est, deux mille en amot. On ne peut pas dire mille, car deux mille est dรฉjร  dit. On ne peut pas dire deux mille, car mille est dรฉjร  dit. Comment donc ? Mille amot de migrache, et deux mille de tehoum de Chabbat. Les Sages pensent : mille amot de migrache, et deux mille amot de champs et de vignes. Depuis douze mil et au-delร , on est passible de la Tora selon tous, comme il est รฉcrit : qu'aucun homme ne sorte de son lieu. Ce sont les douze mil, en face du camp d'Israรซl. En deรงa de deux mille amot, c'est permis selon tous. La difficultรฉ reste ร  sa place. Nous n'avons d'erouv de tehoum que jusqu'au bout des deux mille amot. S'il place son erouv au-delร  des deux mille, son erouv n'est pas un erouv, et il lui est interdit de sortir au-delร  des deux mille, mรชme d'une ama. Si cet interdit est des Sages, il n'est pas passible de verges de la Tora, sauf selon Rabbi Akiva. On peut dire que le sens est : les erouv de tehoum sont une obligation, car Rabbi Hiya enseignรฉ qu'on frappe de verges pour les erouv de tehoum, chose de la Tora, et ce sont les douze mil, pour lesquels on frappe mรชme selon les Sages. Puisqu'il existe un tehoum de Chabbat de la Tora, on est passible de makat mardout mรชme pour le tehoum de deux mille, qui n'existe que d'ordre rabbinique. Toutefois notre Guemara pense que, selon les Sages, aucun tehoum de Chabbat n'est de la Tora, mรชme les douze mil. Car nous disons au chapitre Klal gadol (Chabbat 69ร ) : il le connaissait pour les tehoumin, et c'est selon Rabbi Akiva. Il en ressort que, selon les Sages, il n'y a pas d'interdit de la Tora dans les tehoumin. Et plus bas, au chapitre Mi che-hotsiouhou (Erouvin 46a), nous disons : Rava ร  dit ร  Abaye : puisque les erouv de tehoum sont des Sages.
๐Ÿ’ก Explication

Rava : l'erouv est de-rabanan. Dans une rรจgle des Sages, suivre le meikil devrait valoir aussi quand le meikil est seul contre plusieurs. La formule particuliรจre serait alors inutile.

La suite du daf rรฉpond par des cas oรน, mรชme de-rabanan, un yahid face ร  des rabim ne se rรจgle pas comme un yahid face ร  un yahid.

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ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ืคืคื ืœืจื‘ื: ื•ื‘ื“ืจื‘ื ืŸ ืœื ืฉื ื™ ืœืŸ ื‘ื™ืŸ ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื™ื—ื™ื“ ืœื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ื!

Rav Papa ร  dit ร  Rava : et dans une rรจgle des Sages, ne distinguons-nous pas entre un yahid ร  la place d'un yahid et un yahid ร  la place de rabim !

๐Ÿ’ก Explication

Rav Papa maintient la distinction, y compris be-de-rabanan. La preuve est la michna de Nidda qui suit : Rabbi s'est appuyรฉ sur le yahid seulement quand la contrainte l'exigeait.

11
ื•ื”ืชื ืŸ, ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ื›ืœ ืืฉื” ืฉืขื‘ืจื• ืขืœื™ื” ืฉืœืฉ ืขื•ื ื•ืช โ€” ื“ื™ื™ื” ืฉืขืชื”.

Et n'avons-nous pas appris : Rabbi Elazar dit : toute femme sur laquelle ont passรฉ trois pรฉriodes, son heure lui suffit.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื’ืจืกื™ื ืŸ:
Nous lisons Rabbi Eliezer.
ื›ืœ ืืฉื” ืฉืขื‘ืจื• ืขืœื™ื” ืฉืœืฉ ืขื•ื ื•ืช ื“ื”ื™ื™ื ื• ืฆ' ื™ื•ื ื“ืขื•ื ื” ืกืชื ืœืคืจื™ืกืช ื ื“ื” ืžืฉืœืฉื™ื ื™ื•ื ืœืฉืœืฉื™ื ื™ื•ื ื•ื›ืœ ืืฉื” ืฉืขื‘ืจื• ืขืœื™ื” ืชืฉืขื™ื ื™ื•ื ื•ืœื ืจืืชื” ื ืกืชืœืงื• ื“ืžื™ื” ื•ืื ืจืืชื” ืื—ืจื™ ื›ืŸ ืืžืจื™ื ืŸ ื”ืฉืชื ื”ื•ื ื“ืจืืชื” ื“ื ื•ืœื ืžื˜ืžื™ื ืŸ ื˜ื”ืจื•ืช ืฉื ืชืขืกืง' ื‘ื”ืŸ ืœืžืคืจืข ื›ืฉืืจ ื ืฉื™ื ืฉื“ืžื™ื”ืŸ ืžืฆื•ื™ื™ืŸ ืฉืžื˜ืžืื•ืช ื˜ื”ืจื•ืช ืœืžืคืจืข ืžืขืช ืœืขืช ื›ื“ืืžืจ ื‘ืžืก' ื ื“ื” (ื“ืฃ ื’.) ื“ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ื›ื•ืชืœื™ ื‘ื™ืช ื”ืจื—ื ื”ืขืžื™ื“ื•ื”ื• ื•ืชื ืŸ (ืฉื ืž.) ื›ืœ ื”ื ืฉื™ื ืžื˜ืžืื•ืช ื‘ื‘ื™ืช ื”ื—ื™ืฆื•ืŸ ื•ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ืขืœื™ื” ื•ืืžืจื™ ื“ืื™ืŸ ื”ืคืกืงืช ื’' ืขื•ื ื•ืช ืกื™ืœื•ืง ืืœื ืœื–ืงื ื” ืฉืขื‘ืจื• ืขืœื™ื” ื’' ืขื•ื ื•ืช ืกืžื•ืš ืœื–ืงื ืชื” ืื‘ืœ ื‘ื™ืœื“ื” ืœื:
Toute femme sur laquelle ont passรฉ trois pรฉriodes. C'est-ร -dire quatre-vingt-dix jours, car une pรฉriode ordinaire pour l'รฉcart de la niddah va de trente jours en trente jours. Toute femme sur laquelle ont passรฉ quatre-vingt-dix jours sans qu'elle ait vu, son sang s'est retirรฉ. Si elle voit ensuite, nous disons que c'est maintenant qu'elle ร  vu du sang, et nous ne rendons pas impures rรฉtroactivement les taharot dont elle s'est occupรฉe, ร  la diffรฉrence des autres femmes dont le sang est frรฉquent, qui rendent les taharot impures rรฉtroactivement d'un moment ร  l'autre, comme il est dit dans Nidda 3a, car nous craignons que les parois de la matrice l'aient retenu. Et nous avons appris (la-bas 40ร ) : toutes les femmes deviennent impures dans la chambre extรฉrieure. Les Sages le contestent et disent : l'arrรชt de trois pรฉriodes n'est un retrait que pour une vieille sur laquelle trois pรฉriodes ont passรฉ prรจs de sa vieillesse ; pour une jeune femme, non.
๐Ÿ’ก Explication

Chaloch onot : trois cycles, quatre-vingt-dix jours selon Rachi. Dayya sha'ata : l'impuretรฉ part de l'heure oรน elle voit, sans remonter d'un me'et le-et (vingt-quatre heures) sur les aliments purs qu'elle ร  touchรฉs.

Les Sages rรฉservent cela ร  la femme รขgรฉe, oรน ร  celle dont le sang ร  cessรฉ pour une raison connue. Une jeune femme reste au din ordinaire. Rachi lit le nom Rabbi Eliezer.

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ื•ืชื ื™ื: ืžืขืฉื” ื•ืขืฉื” ืจื‘ื™ ื›ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ. ืœืื—ืจ ืฉื ื–ื›ืจ, ืืžืจ: ื›ื“ื™ ื”ื•ื ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ืœืกืžื•ืš ืขืœื™ื• ื‘ืฉืขืช ื”ื“ื—ืง.

Et on a enseignรฉ : un fait advint, et Rabbi agit comme Rabbi Elazar. Aprรจs s'รชtre souvenu, il dit : Rabbi Elazar est digne qu'on s'appuie sur lui dans un moment de contrainte.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื›ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื•ื˜ื™ื”ืจ ืืฃ ื‘ื™ืœื“ื” ืฉืขื‘ืจื• ืขืœื™ื” ื’' ืขื•ื ื•ืช:
Comme Rabbi Elazar. Et il ร  dรฉclare pure mรชme une jeune femme sur laquelle trois pรฉriodes avaient passe.
ืื—ืจ ืฉื ื–ื›ืจ ืžืฉืžืข ื“ื ื–ื›ืจ ื“ืœืื• ืฉืคื™ืจ ืขื‘ื™ื“:
Aprรจs s'รชtre souvenu. Cela implique qu'il s'est souvenu de n'avoir pas bien agi.
ืฉืขืช ื”ื“ื—ืง ืฉื ื™ ื‘ืฆื•ืจืช ื”ื•ื• ื•ืื™ื›ื ื”ืคืกื“ ื˜ื”ืจื•ืช:
Un moment de contrainte. C'รฉtaient deux annรฉes de disette, et il y avait perte de taharot.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi (Yehouda ha-Nassi) ร  suivi l'avis lรฉger, puis s'est repris. Il maintient le cas dรฉjร  juge : kedei hou li-smokh alav bi-che'at ha-dehak.

Rachi : annรฉes de famine, les taharot auraient รฉtรฉ perdues. Tossefot, au segment d'aprรจs, refuse cette lecture de la contrainte.

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ืžืื™ ืดืœืื—ืจ ืฉื ื–ื›ืจืด? ืื™ืœื™ืžื: ืœืื—ืจ ืฉื ื–ื›ืจ ื“ืื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ืืœื ื›ืจื‘ื ืŸ โ€” ื‘ืฉืขืช ื”ื“ื—ืง ื”ื™ื›ื™ ืขื‘ื™ื“ ื›ื•ื•ืชื™ื”!

Que veut dire : aprรจs s'รชtre souvenu ? Si tu dis : aprรจs s'รชtre souvenu que la halakha n'est pas comme Rabbi Elazar, mais comme les Sages, dans un moment de contrainte, comment ร -t-il agi comme lui ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืื™ ื›ืฉื ื–ื›ืจ ืื™ืœื™ืžื ื ื–ื›ืจ ื“ืื™ืชืžืจ ื‘ืคืœื•ื’ืชื™ื™ื”ื• ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื ืŸ ื•ื›ืฉื ืขืฉื” ื”ืžืขืฉื” ืœื ื”ื™ื” ื–ื›ื•ืจ ื•ืขื›ืฉื™ื• ื ื–ื›ืจ ืืžืื™ ืœื ืื”ื“ืจ ืขื•ื‘ื“ื:
Que veut dire : quand il s'est souvenu. Si tu dis qu'il s'est souvenu qu'on avait dit, dans leur divergence, que la halakha est comme les Sages, et qu'au moment du fait il ne s'en souvenait pas, et que maintenant il s'en souvient : pourquoi n'a-t-il pas renverse le cas ?
๐Ÿ’ก Explication

Si la halakha รฉtait dรฉjร  tranchรฉe comme les Sages, un che'at ha-dehak ne permettrait pas de juger comme Rabbi Elazar, et Rabbi aurait dรป revenir sur le cas. Cette lecture tombe.

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ืืœื: ื“ืœื ืื™ืชืžืจ ื”ืœื›ืชื ืœื ื›ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื•ืœื ื›ืจื‘ื ืŸ. ืดืœืื—ืจ ืฉื ื–ื›ืจืด ื“ืœืื• ื™ื—ื™ื“ ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ืืœื ืจื‘ื™ื ืคืœื™ื’ื™ ืขืœื™ื”, ืืžืจ: ื›ื“ื™ ื”ื•ื ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ืœืกืžื•ืš ืขืœื™ื• ื‘ืฉืขืช ื”ื“ื—ืง.

Plutรดt : la halakha n'avait รฉtรฉ dite ni comme Rabbi Elazar, ni comme les Sages. Aprรจs s'รชtre souvenu que ce n'รฉtait pas un yahid qui le contestait, mais que des rabim le contestaient, il dit : Rabbi Elazar est digne qu'on s'appuie sur lui dans un moment de contrainte.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœื ื”ืื™ ื“ืœื ืื”ื“ืจ ืžืฉื•ื ื“ืœื ืื™ืชืžืจ ื”ืœื›ืชื ืœื ื›ืžืจ ื•ืœื ื›ืžืจ ื•ืžืื™ ื ื–ื›ืจ ืœืื—ืจ ืฉื ื–ื›ืจ ื“ืจื‘ื™ื ืคืœื™ื’ื™ ืขืœื™ื” ื“ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืขื‘ื“ ื›ืจื‘ื™ื ืืžืจ ื›ื“ื™ ื”ื•ื ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืœืกืžื•ืš ืขืœื™ื• ื‘ืฉืขืช ื”ื“ื—ืง ื•ืœื ืื”ื“ืจ ืขื•ื‘ื“ื ื”ื ืœืื• ื‘ืฉืขืช ื”ื“ื—ืง ืœื ืืœืžื ืืข"ื’ ื“ืžืขืช ืœืขืช ื’ื–ื™ืจื” ื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื™ื ื‘ืขื™ ืœืžื™ืขื‘ื“ ื›ืจื‘ื™ื:
Plutรดt. Ceci, qu'il n'a pas renverse, c'est parce que la halakha n'avait รฉtรฉ dite ni comme celui-ci ni comme celui-lร . Et que veut dire il s'est souvenu ? Aprรจs s'รชtre souvenu que des rabim le contestent, et qu'il aurait dรป agir comme les rabim, il ร  dit : Rabbi Eliezer est digne qu'on s'appuie sur lui dans un moment de contrainte, et il n'a pas renverse le cas. Hors d'un moment de contrainte, non. On en apprend : bien que le me'et le-et soit un dรฉcret des Sages, il voulait agir comme les rabim.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœืกืžื•ืš ืขืœื™ื• ื‘ืฉืขืช ื”ื“ื—ืง ืคื™' ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืฉื ืช ื‘ืฆื•ืจืช ื”ื•ื” ื•ืื™ื›ื ื”ืคืกื“ ื˜ื”ืจื•ืช ื•ืื™ ืืคืฉืจ ืœื•ืžืจ ื›ืŸ ื“ื‘ื“ื—ืง ื›ื”"ื’ ืืคื™' ืจื‘ื ืŸ ืžื•ื“ื™ื. ื›ื“ืืžืจ ื‘ืค"ืง ื“ื ื“ื” (ื“' ื˜:) ืื™ืŸ ืฉืขืช ื”ื“ื—ืง ืจืื™ื” ื•ืžืคืจืฉ ื”ืชื ืžืื™ ืฉืขืช ื”ื“ื—ืง ืฉื ืช ื‘ืฆื•ืจืช ื”ื•ื” ื•ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ื“ื˜ื”ืจื•ืช ืืคื™ืฉ ื•ืขื‘ื•ื“ ื•ื—ืฉื• ืจื‘ื ืŸ ืœื”ืคืกื“ ื˜ื”ืจื•ืช:
S'appuyer sur lui dans un moment de contrainte. L'explication du commentaire : c'รฉtait une annรฉe de disette, et il y avait perte de taharot. On ne peut pas dire cela, car dans une contrainte de cette sorte mรชme les Sages en conviennent, comme il est dit au premier chapitre de Nidda 9b : un moment de contrainte n'est pas une preuve. Et on explique la-bas ce qu'est un moment de contrainte : c'รฉtait une annรฉe de disette. Et certains disent : les taharot รฉtaient nombreuses, ils ont agi, et les Sages ont tenu compte de la perte des taharot.
๐Ÿ’ก Explication

Aucune halakha n'avait รฉtรฉ fixรฉe. Rabbi se souvient seulement que les opposants sont des rabim, pas un seul collรจgue. En temps ordinaire il aurait suivi les rabim. Sous la contrainte, il laisse le yahid.

Rachi en tire : mรชme une gezera de-rabanan, le me'et le-et, distingue yahid et rabim. Tossefot : la disette ne peut pas รชtre la contrainte du rรฉcit, car dans une disette les Sages eux-mรชmes allรจgent, comme Nidda 9b.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Un seul face ร  plusieurs : trois domaines Preuves de Rav Papa, puis de Rav Mecharchia. Conclusion du daf. Niddah ร‰rouv Deuil Rabbi Elazar : trois onot sans sang, dayya sha'ata. Les Sages : la jeรปne femme, non. Rabbi ร  suivi le yahid seulement be-sha'at ha-dehak. Derabanan, et pourtant yahid face ร  rabim compte. D'oรน les deux formules de Rabbi Yehoshoua ben Levi. Le meikil seul ne suffisait pas. Shemoua rehoka : Rabbi Akiva, un jour. Les Sages, sept et trente. Halakha comme lui, car Chmouel : ke-divrei ha-meikil ba-avel. Ailleurs, mรชme dans une rรจgle des Sages, on distingue. C'est dans le deuil que les Sages ont allรฉgรฉ, yahid face ร  rabim compris.
Niddah, erouv, deuil : oรน un yahid face ร  des rabim suit le meikil, et oรน la contrainte seule le permet.
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ืืžืจ ืจื‘ ืžืฉืจืฉื™ื ืœืจื‘ื, ื•ืืžืจื™ ืœื” ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ืœืจื‘ื: ื•ื‘ื“ืจื‘ื ืŸ ืœื ืฉื ื™ ื‘ื™ืŸ ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื™ื—ื™ื“, ื‘ื™ืŸ ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ื?

Rav Mecharchia ร  dit ร  Rava, et certains disent Rav Nahman bar Yitshak ร  Rava : et dans une rรจgle des Sages, ne distingue-t-on pas entre un yahid ร  la place d'un yahid et un yahid ร  la place de rabim ?

๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme question ร  Rava, mรชme fond. La preuve change : les lois du deuil, qui sont des Sages pour une large part, ont pourtant une rรจgle propre quand le meikil est un yahid.

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ื•ื”ืชื ื™ื: ืฉืžื•ืขื” ืงืจื•ื‘ื” ื ื•ื”ื’ืช ืฉื‘ืขื” ื•ืฉืœืฉื™ื, ืจื—ื•ืงื” ืื™ื ื” ื ื•ื”ื’ืช ืืœื ื™ื•ื ืื—ื“.

Et n'a-t-on pas enseignรฉ : une nouvelle proche, on l'observe sept et trente ; une lointaine, on ne l'observe qu'un jour.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื ื•ื”ื’ืช ืฉื‘ืขื” ืœืจื—ื™ืฆื” ื•ืœืชื›ื‘ื•ืกืช ื•ืฉืœืฉื™ื ืœืชืกืคื•ืจืช ื•ืœื’ื™ื”ื•ืฅ ืžื™ื•ื ืฉื ืฉืžืข ืœื•:
On l'observe sept. Pour le bain et la lessive, et trente pour la coupe des cheveux et le repassage, ร  partir du jour oรน on le lui ร  appris.
๐Ÿ’ก Explication

Chemoua kerova : on apprend la mort dans le dรฉlai qui va รชtre fixe. On fait les chiv'ร  et les chelachim ร  compter de la nouvelle. Rachi : sept jours sans bain ni lessive, trente sans coupe ni repassage.

Chemoua rehoka : un seul jour.

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ื•ืื™ ื–ื• ื”ื™ื ืงืจื•ื‘ื” ื•ืื™ื–ื• ื”ื™ื ืจื—ื•ืงื”? ื‘ืชื•ืš ืฉืœืฉื™ื โ€” ืงืจื•ื‘ื”, ืœืื—ืจ ืฉืœืฉื™ื โ€” ืจื—ื•ืงื”, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื. ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ืื—ืช ืฉืžื•ืขื” ืงืจื•ื‘ื” ื•ืื—ืช ืฉืžื•ืขื” ืจื—ื•ืงื” ื ื•ื”ื’ืช ืฉื‘ืขื” ื•ืฉืœืฉื™ื.

Et laquelle est proche, et laquelle est lointaine ? Dans les trente jours, proche ; aprรจs trente jours, lointaine.

Paroles de Rabbi Akiva. Et les Sages disent : la nouvelle proche comme la nouvelle lointaine, on l'observe sept et trente.

๐Ÿ’ก Explication

Le compte des trente part du jour de la mort. Rabbi Akiva allรจge pour la nouvelle tardive. Les Hakhamim imposent chiv'ร  et chelachim dans les deux cas.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Shemoua : dans les trente jours, oรน aprรจs Rabbi Akiva Dans les 30 jours : proche. Sept jours et trente, depuis le jour oรน on l'apprend. Aprรจs 30 jours : lointaine. Un seul jour. C'est la kola. Hakhamim Proche oรน lointaine, mรชme din. Sept jours et trente. Rabbi Yo'hanan : en gรฉnรฉral la halakha suit les rabim qui aggravent. Ici, exception : comme Rabbi Akiva.
Trente jours : la frontiรจre de Rabbi Akiva. Les Sages ne la font pas.
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ื•ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉืืชื” ืžื•ืฆื ื™ื—ื™ื“ ืžื™ืงืœ ื•ืจื‘ื™ื ืžื—ืžื™ืจื™ืŸ, ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื—ืžื™ืจื™ืŸ ื”ืžืจื•ื‘ื™ื, ื—ื•ืฅ ืžื–ื•, ืฉืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืžื™ืงืœ ื•ื—ื›ืžื™ื ืžื—ืžื™ืจื™ืŸ โ€” ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื.

Et Rabba bar bar Hana a dit que Rabbi Yo'hanan ร  dit : partout oรน tu trouves un yahid qui allรจge et des rabim qui aggravent, la halakha est comme les paroles de ceux qui aggravent, qui sont plusieurs. Sauf celle-ci : bien que Rabbi Akiva allรจge et que les Sages aggravent, la halakha est comme les paroles de Rabbi Akiva.

๐Ÿ’ก Explication

Rรจgle de Rabbi Yo'hanan : face ร  des rabim mahmirim, on suit la houmera. L'exception est cette shemoua. La halakha suit Rabbi Akiva, le yahid meikil.

Le segment suivant donne la raison : Rabbi Yo'hanan s'aligne sur Chmouel, pour qui le deuil ร  sa rรจgle d'allรจgement.

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ื•ืกื‘ืจ ืœื” ื›ืฉืžื•ืืœ, ื“ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืื‘ืœ.

Et il pense comme Chmouel, car Chmouel ร  dit : la halakha est comme les paroles de celui qui allรจge dans le deuil.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืกื‘ืจ ืœื” ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื›ืฉืžื•ืืœ:
Et il pense. Rabbi Yo'hanan, comme Chmouel.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื“ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืื‘ืœ ืืคื™ืœื• ื‘ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ื ื ืจืื” ื“ืœืขื•ืœื ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืื‘ืœ ื•ื—ื•ืฅ ืžื–ื• ืœืื• ืœืžืขื•ื˜ื™ ืฉืืจ ืžืงื•ืžื•ืช ื“ืื‘ืœ ืงืืžืจ ื›ื“ืงืืžืจ ืื‘ื™ืœื•ืช ื”ื•ื ื“ืืงื™ืœื• ื‘ื™ื” ืจื‘ื ืŸ ื•ื›ืŸ ืžื•ื›ื™ื— ื‘ื”ื“ื™ื ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ืžื•"ืง (ื“ืฃ ื™ื˜:) ื’ื‘ื™ ืื‘ื ืฉืื•ืœ ื•ืจื‘ื ืŸ ื’ื‘ื™ ืงื•ื‘ืจ ืืช ืžืชื• ื’' ื™ืžื™ื ืœืคื ื™ ื”ืจื’ืœ ื•ื’ื‘ื™ ื‘ื ืžืžืงื•ื ืงืจื•ื‘ ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจืฉื‘"ื’ ื•ืจื‘ื ืŸ (ื“ืฃ ื›ื‘.) ื•ื"ืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ืืคื™' ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ื ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืื‘ืœ ืœืžื” ืœื™ื” ืœืฉืžื•ืืœ ืœืžื™ืคืกืง ื‘ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ืžื•"ืง (ื“ืฃ ื›ื“.) ื›ืจืฉื‘"ื’ ื“ืืžืจ ืจ"ื” ื•ื™ื•ื ื”ื›ืคื•ืจื™ื ื›ืจื’ืœื™ื ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ืงืž"ืœ ืืคื™' ื‘ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ื ื›ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื•ื ืจืื” ืืคื™' ื‘ื™ื•ื ืจืืฉื•ืŸ ืฉืœ ืื‘ื™ืœื•ืช ื“ื”ื•ื™ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื›ื“ืืžืจ ื‘ื”"ื’ ื“ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืื‘ืœ ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื™ ื›ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื“ืžืฉืžืข ืœืขื™ืœ ื“ืืคื™ืœื• ื”ื•ื™ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ืžื“ืงืืžืจ ืžื›ื“ื™ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืจื‘ื ืŸ ืžื” ืœื™ ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื•ื›ื•' ืžืฉืžืข ื“ืื™ ื”ื•ื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื ื™ื—ื ื“ืฆืจื™ื›ื™ ื•ื›ืŸ ืžื•ื›ื— ื‘ืค' ื™ืฉ ื‘ื›ื•ืจ (ื‘ื›ื•ืจื•ืช ื“ืฃ ืžื˜.) ื’ื‘ื™ ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจ"ืข ื•ืจื‘ื ืŸ ื“ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™ ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ืœืขื ื™ืŸ ืื‘ื™ืœื•ืช ื“ื™ื•ื ืœ' ื›ืฉืœืคื ื™ื• ื“ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืื‘ืœ ื•ืืคื™ืœื• ื‘ื™ื•ื ืจืืฉื•ืŸ ืื™ื ื• ื ื•ื”ื’ ืื‘ื™ืœื•ืช ื•ื–ื” ืœืฉื•ืŸ ื”"ื’ ื”ื™ื›ื ื“ืฉื›ื™ื‘ ืฉื›ื™ื‘ื ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืจืืฉื•ืŸ ืื• ื‘ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืฉื ื™ ืื• ื‘ื—ื•ืœื• ืฉืœ ืžื•ืขื“ ืื• ื‘ื™"ื˜ ืจืืฉื•ืŸ ืฉืœ ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืื—ืจื•ืŸ ืื™ื ื• ื ื•ื”ื’ ืื‘ื™ืœื•ืช ืขื“ ื“ื ืคืงื™ ื™ื•ืžื ื˜ื‘ื ื›ื•ืœื”ื• ืื‘ืœ ื™ื•ืžื ื‘ืชืจื ื“ืจื‘ื ืŸ ืžืกืœืง ืกืœื™ืง ืœืžื ื™ืŸ ื–' ืื‘ืœ ืื‘ื™ืœื•ืช ืœื ื ื”ื™ื’ ื‘ื™ื” ื›ืœืœ ืื‘ืœ ืฉื›ื™ื‘ ืฉื›ื™ื‘ื ื‘ื™"ื˜ ืฉื ื™ ืฉืœ ื™"ื˜ ืื—ืจื•ืŸ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืขื™ืงืจ ืื‘ื™ืœื•ืช ื™ื•ื ืจืืฉื•ืŸ ื ื”ื™ื’ ื‘ื™ื” ืื‘ื™ืœื•ืช ื•ืกืœื™ืง ืœืžื ื™ืŸ ื–' ื“ื”ื›ื™ ืืกืžื›ื•ื” ืจื‘ื ืŸ ื“ืขื™ืงืจ ืื‘ื™ืœื•ืช ื™ื•ื ืจืืฉื•ืŸ ื”ื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ืื›ืœืชื™ ื—ื˜ืืช ื”ื™ื•ื ื”ื™ื•ื ืืกื•ืจ ื•ืœืžื—ืจ ืžื•ืชืจ ื•ื›ืชื™ื‘ ื•ืื—ืจื™ืชื” ื›ื™ื•ื ืžืจ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื™ื•ื ืจืืฉื•ืŸ ื“ืื‘ื™ืœื•ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ืื—ืจื•ืŸ ืกืคื™ืงื ื“ืจื‘ื ืŸ ืืชื™ ืขืฉื” ื•ื“ืื™ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื“ื™ื—ื™ื“ ื•ื—ื™ื™ืœ ืขืœ ืขืฉื” ืกืคืง ื“ืจื‘ื™ื ื“ืจื‘ื ืŸ ื•ื”ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื›ืชื•ื‘ื•ืช (ื“ืฃ ื“'.) ืžื›ื ื™ืกื™ืŸ ืืช ื”ืžืช ืœื—ื“ืจ ื•ื ื•ื”ื’ ื–' ื™ืžื™ ื”ืžืฉืชื” ื•ืื—ืจ ื›ืš ื ื•ื”ื’ ื–' ื™ืžื™ ืื‘ื™ืœื•ืช ืืœืžื ื“ืœื ื“ื—ื™ ื™ื•ืžื ืงืžื ื“ืื‘ื™ืœื•ืช ืžื•ืขื“ ื“ืจื‘ื ืŸ ืฉืžื ืžื•ืขื“ ื“ื—ืชืŸ ืขื“ื™ืฃ ื˜ืคื™:
Car Chmouel ร  dit : la halakha est comme les paroles de celui qui allรจge dans le deuil, mรชme un yahid ร  la place de rabim. Il paraรฎt que, toujours, la halakha est comme celui qui allรจge dans le deuil. Et sauf celle-ci n'est pas dit pour รฉcarter les autres endroits du deuil, comme il dit : c'est dans le deuil que les Sages ont allรฉgรฉ. Ainsi il est prouvรฉ explicitement au dernier chapitre de Moed Katan 19b, au sujet d'Abba Chaoul et des Sages, pour celui qui enterre son mort trois jours avant la fรชte, et pour celui qui vient d'un lieu proche, divergence de Rabban Chimon ben Gamliel et des Sages, 22ร . Et si tu dis : puisque, mรชme un yahid ร  la place de rabim, Chmouel ร  dit que la halakha est comme celui qui allรจge dans le deuil, pourquoi Chmouel doit-il trancher au dernier chapitre de Moed Katan 24ร  comme Rabban Chimon ben Gamliel, qui a dit que Roch Hachana et Yom Kippour sont comme les fรชtes ? On rรฉpond : cela nous apprend, mรชme un yahid ร  la place de rabim, comme il est dit plus haut. Et il paraรฎt, mรชme le premier jour du deuil, qui est de la Tora, comme il est dit dans les Halakhot Gedolot, que la halakha est comme celui qui allรจge dans le deuil. C'est du mรชme ordre que la halakha comme celui qui allรจge dans l'erouv, dont il ressort plus haut que, mรชme si c'รฉtait de la Tora, la halakha serait comme celui qui allรจge. Car il dit : puisque les erouvines sont des Sages, qu'est-ce pour moi un yahid ร  la place, etc. Il en ressort que, si c'รฉtait de la Tora, il s'arrangerait qu'elles soient nรฉcessaires. Ainsi il est prouvรฉ au chapitre Yech bekhor (Bekhorot 49a), dans la divergence de Rabbi Akiva et des Sages. Rav Achi ร  dit : tous conviennent, pour le deuil, que le trentiรจme jour est comme ce qui le prรฉcรจde, car Chmouel ร  dit : la halakha est comme celui qui allรจge dans le deuil. Et mรชme le premier jour, il n'observe pas le deuil. Et voici le langage des Halakhot Gedolot : la oรน quelqu'un meurt le premier jour de fรชte, oรน le second jour de fรชte, oรน pendant hol ha-moed, oรน le premier jour de la derniรจre fรชte, il n'observe pas le deuil jusqu'ร  ce que tous les jours de fรชte soient sortis. Mais le dernier jour, qui est des Sages, compte pour le nombre de sept, et il n'observe pas du tout le deuil ce jour-la. Si quelqu'un meurt le second jour de la derniรจre fรชte, puisque l'essentiel du deuil est le premier jour, il observe le deuil ce jour-la, et il compte pour le nombre de sept. Car ainsi les Sages l'ont appuyรฉ : l'essentiel du deuil est le premier jour, comme il est รฉcrit : j'ai mangรฉ le hattat aujourd'hui. Aujourd'hui c'est interdit, demain c'est permis. Et il est รฉcrit : sa fin est comme un jour amer. Puisque le premier jour du deuil est de la Tora, et le dernier jour de fรชte est un doute des Sages, un commandement certain de la Tora, celui d'un particulier, vient et prend effet sur un commandement douteux de la collectivitรฉ, d'ordre rabbinique. Et ce que nous disons dans Ketoubot 4a : on fait entrer le mort dans une piรจce, il observe les sept jours du festin, puis il observe les sept jours de deuil. On en apprend que le premier jour du deuil ne repousse pas un moed des Sages. Peut-รชtre le moed d'un mariรฉ l'emporte-t-il davantage.
โš–๏ธ Rosh (1)
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Rabbi Yaakov bar Idi ร  dit au nom de Rabbi Yehoshoua ben Levi : la halakha est comme les paroles de celui qui allรจge dans l'erouv, et la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri. Et les deux, pourquoi me les faut-il ? Rabbi Zera ร  dit : c'est nรฉcessaire. S'il avait dit : la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri, j'aurais dit : pour la kola et pour la houmera. Kola : l'explication est que le dormeur acquiert une chevita comme l'รฉveille. Houmera : l'explication est que les objets de hefker, selon Rabbi Yo'hanan, acquiรจrent une chevita, et c'est une houmera. Cela nous apprend : la halakha est comme celui qui allรจge dans l'erouv. Les objets de hefker n'acquiรจrent pas de chevita, comme les Sages ; les voici comme les pieds de tout homme. Ce ne sont pas deux koulot qui se contredisent. Nous pensons comme les Sages : une chose sans daat (pensรฉe) n'acquiert pas de chevita. Et si nous tenons que le dormeur ร  acquis, la raison est celle de Rachi : puisque l'รฉveille ร  acquis, le dormeur aussi ร  acquis. Et qu'il dise seulement : la halakha est comme celui qui allรจge dans les erouvines, sans dire : la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri. Abaye ร  dit : c'รฉtait nรฉcessaire. J'aurais dit : ces paroles valent pour un yahid ร  la place d'un yahid, et des rabim ร  la place de rabim ; un yahid ร  la place de rabim, je dirais non. Cela nous apprend : la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri, qui est un yahid ร  la place de rabim. Rava ร  dit ร  Abaye : puisque les erouvines sont des Sages, qu'est-ce pour moi un yahid ร  la place d'un yahid, et qu'est-ce pour moi un yahid ร  la place de rabim. Ainsi nous tenons que les erouv de tehoum sont des Sages, comme Abaye et Rava, qui sont des Amoraรฏm tardifs. Nous disons aussi plus haut, au chapitre Ba-kol mearvin (Erouvin 37b) : qui est ce tana qui, mรชme dans une rรจgle des Sages, n'a pas la brera (choix rรฉtrospectif) ? On enseignรฉ : celui qui dit ร  cinq personnes, je vais faire un erouv, etc. Bien que nous ayons entendu Rabbi Yehouda dire que les tehoumin sont de la Tora, au sujet d'un erouv douteux, plus haut au chapitre Ba-kol mearvin (Erouvin 35a). Et plus bas, ร  la fin de Halon (Erouvin 81b), Chmouel dit : partout oรน Rabbi Yehouda enseignรฉ dans les erouvines, la halakha est comme lui. Ici la halakha ne le suit pas. Et Rav Achi, qui repousse ร  la fin du premier chapitre, 17b, il est รฉcrit qu'il ne sorte : il le dit selon Rabbi Hiya, qui pense que les tehoumin sont de la Tora, et lui-mรชme ne le pense pas. Rav Papa ร  dit : c'รฉtait nรฉcessaire. J'aurais dit : ces paroles valent pour les erouv de cours ; pour les erouv de tehoum, je dirais non. Cela nous apprend : la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri, mรชme pour les erouv de tehoum. Rav Achi ร  dit : c'รฉtait nรฉcessaire. J'aurais dit : ces paroles valent pour les restes d'un erouv ; au commencement de l'erouv, je dirais non. Cela nous apprend : la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri au commencement de l'erouv. Car les paroles de Rabbi Yo'hanan portent sur le commencement de l'erouv.
๐Ÿ’ก Explication

Halakha ke-divrei ha-meikil ba-avel : dans le deuil, on suit l'avis lรฉger, yahid contre rabim compris. C'est pour cela que la shemoua lointaine suit Rabbi Akiva.

Tossefot รฉtend la rรจgle ร  tout le deuil, y compris le premier jour, tenu pour de la Tora. Le sauf celle-ci du segment prรฉcรฉdent ne retire pas les autres koulot du deuil.

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C'est dans le deuil que les Sages ont allรฉgรฉ. Ailleurs, mรชme dans une rรจgle des Sages, on distingue entre un yahid ร  la place d'un yahid et un yahid ร  la place de rabim.

๐Ÿ’ก Explication

Conclusion. L'allรจgement large, yahid contre rabim, est celui du deuil. Dans le reste de la halakha, une rรจgle des Sages comprise, la place du yahid face aux rabim change le din.

D'oรน la formule explicite halakha ke-Rabbi Yo'hanan ben Nouri : dans l'erouv, ce yahid-la est suivi, et la phrase gรฉnรฉrale sur le meikil ne le couvrait pas ร  elle seule.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).