Eruvin 46b - Cours oรน tehoum, et comment trancher entre les tannaim

Eruvin 46b

Sougya : Rav Papa et Rav Achi disent pourquoi Rabbi Yehoshoua ben Levi ร  posรฉ les deux formules : la halakha comme celui qui allรจge dans l'erouv, et la halakha comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri. La premiรจre pourrait ne viser que les erouv de cours, oรน seulement les restes d'un erouv.

On sรฉpare cours et tehoum : le tehoum peut รชtre un tort, il faut l'accord de l'homme ; la cour est un gain, on la fait hors de sa prรฉsence. Viennent ensuite les klalim : Rabbi Akiva face ร  un collรจgue, Rabbi Yossi face ร  ses collรจgues, Rabbi face ร  un collรจgue, puis la chaรฎne Meir, Yehouda, Yossi, Chimon.

Meir face ร  Chimon reste en teikou. Rav Mecharchia refuse d'appliquer ces principes partout.

Trois cours ne suffisent pas ร  les abattre : un psak dit en clair prime. La ville d'un yahid et la ville de rabim ouvrent la suite, et Rabbi Chimon commence.

Pourquoi les deux formules Halakha comme celui qui allรจge, et halakha comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri. Rav Papa Rav Achi Hava amina : le meikil ne vaut que pour les erouv de cours. Les erouv de tehoum resteraient graves. Rabbi Yo'hanan ben Nouri parle de l'interdit du tehoum. La seconde formule le couvre. Hava amina : le meikil ne vaut que pour les restes d'un erouv. Au commencement, on resterait grave. Son cas ressemble ร  un erouv qui commence. La seconde formule le couvre. Les deux restent nรฉcessaires. Comme celui qui allรจge : les objets de hefker ne prennent pas de chevita. Comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri : yahid face ร  des rabim, tehoum compris, des le commencement.
Rav Papa : le meikil pourrait ne viser que les cours, pas le tehoum. Rav Achi : il pourrait ne viser que les restes d'un erouv, pas le commencement. Les deux formules de Rabbi Yehoshoua ben Levi couvrent ces deux limites.
Qui l'emporte Rabbi Yaakov et Rabbi Zerika, puis la chaรฎne de Rabbi Yo'hanan. Rabbi Akiva face ร  son collรจgue un contre un Rabbi Yossi face ร  ses collรจgues un contre plusieurs Rabbi Yehouda ha-Nassi face ร  son collรจgue Chaรฎne : Rabbi Meir, Rabbi Yehouda, Rabbi Yossi, Rabbi Chimon Meir face ร  Yehouda halakha : Yehouda Yehouda face ร  Yossi halakha : Yossi Meir face ร  Yossi inutile de le dire Chimon face ร  Yehouda halakha : Yehouda donc Chimon face ร  Yossi : Yossi Meir face ร  Chimon aucune chaรฎne teikou Rav Mecharchia : ces klalim ne tranchent pas tout seuls. La oรน le raisonnement penche, on suit cet avis. Un psak dit en clair prime sur le klal.
Rabbi Akiva l'emporte sur un collรจgue, Rabbi Yossi sur ses collรจgues, Rabbi sur un collรจgue. Dans la chaรฎne, Yossi l'emporte sur Yehouda, Yehouda sur Meir et sur Chimon. Meir face ร  Chimon reste en teikou.
Trois poids : halakha, matin, nir'in Mรชme formule. Rachi et Tossefot n'en font pas le mรชme usage. Halakha Matin Nir'in Rachi Dรฉcision ร  suivre. On enseignรฉ au pirka. On agit ainsi, mรชme face ร  des rabim pour Rabbi Yossi. On incline. On indique ร  un seul. On n'enseigne pas la chose en public. On n'indique pas. S'il ร  agi comme Rabbi Yossi, on ne dรฉfait pas l'acte. Tossefot S'il ร  fait comme l'autre avis, on dรฉfait l'acte. On indique. S'il veut l'autre avis, on l'arrรชte avant. L'acte dรฉjร  fait reste. On indique. S'il veut l'autre avis, on ne l'arrรชte pas. Tossefot : sans le mot nir'in, on ne dรฉfait dรฉjร  pas un acte, puisqu'aucun psak n'a รฉtรฉ dit. Le mot doit donc peser autre chose que le simple fait de laisser l'acte.
Halakha, matin, nir'in : trois poids de la mรชme formule. Rachi : enseigner, indiquer ร  un seul, oรน laisser l'acte sans l'indiquer. Tossefot : dรฉfaire l'acte contraire, l'arrรชter avant, ou l'indiquer sans l'arrรชter.
1
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Et Rav Papa ร  dit : c'รฉtait nรฉcessaire. Il te serait monte ร  l'esprit : ces paroles valent pour les erouv de cours ; mais pour les erouv de tehoum, je dirais non.

Il le fallait.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”"ื’ ืจื‘ ืคืคื ืืžืจ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ื•ืœืขื™ืœ ืงืื™ ืื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ืืข"ื’ ื“ืืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘:
Notre leรงon : Rav Papa ร  dit, c'รฉtait nรฉcessaire. Cela se rattache ร  ce qui est au-dessus, ร  Rabbi Yehoshoua ben Levi. Il lui fallait dire que la halakha est comme Rabbi Yo'hanan, bien qu'il ait dit que la halakha est comme les paroles de celui qui allรจge dans l'erouv.
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Mais pour les erouv de tehoum, non, etc. Et ce cas de Rabbi Yo'hanan ben Nouri porte sur l'interdit du tehoum.
โš–๏ธ Rosh (2)
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Rabbi Yaakov bar Idi ร  dit au nom de Rabbi Yehoshoua ben Levi : la halakha est comme les paroles de celui qui allรจge dans l'erouv, et la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri. Et les deux, pourquoi me les faut-il ? Rabbi Zera ร  dit : c'est nรฉcessaire. Si l'on avait dit : la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri, j'aurais dit : pour la kola et pour la houmera. Kola : l'explication est que le dormeur acquiert une chevita comme l'รฉveille. Houmera : l'explication est que les objets de hefker, selon Rabbi Yo'hanan, acquiรจrent une chevita, et c'est une houmera. Cela nous apprend : la halakha est comme les paroles de celui qui allรจge dans l'erouv. Les objets de hefker n'acquiรจrent pas de chevita, comme les Sages ; les voici comme les pieds de tout homme. Ce ne sont pas deux koulot qui se contredisent. Nous pensons comme les Sages : une chose qui n'a pas de daat (pensรฉe) n'acquiert pas de chevita. Et si nous tenons que le dormeur ร  acquis, la raison est celle de Rachi : puisque l'รฉveille ร  acquis, le dormeur aussi ร  acquis. Et qu'il dise : la halakha est comme les paroles de celui qui allรจge dans les erouvines, sans qu'il ait besoin de dire : la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri. Abaye ร  dit : c'รฉtait nรฉcessaire. Il te serait monte ร  l'esprit : ces paroles valent pour un yahid ร  la place d'un yahid, et des rabim ร  la place de rabim ; mais un yahid ร  la place de rabim, je dirais non. Cela nous apprend : la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri, qui est un yahid ร  la place de rabim. Rava lui ร  dit, ร  Abaye : puisque les erouvines sont des Sages, qu'est-ce pour moi un yahid ร  la place d'un yahid, et qu'est-ce pour moi un yahid ร  la place de rabim. Ainsi nous tenons que les erouv de tehoum sont des Sages, comme Abaye et Rava, qui sont des Amoraรฏm tardifs. Nous disons aussi plus haut, au chapitre Be-khรดl me'arvin (Erouvin 37b) : qui est ce tana qui, mรชme dans une rรจgle des Sages, n'a pas la brera (dรฉsignation rรฉtrospective) ? On enseignรฉ : celui qui dit ร  cinq personnes, je fais un erouv, etc. Bien que nous ayons entendu Rabbi Yehouda dire que les tehoumin sont de la Tora, au sujet d'un erouv douteux, plus haut au chapitre Be-khรดl me'arvin (Erouvin 35a). Et plus bas, ร  la fin de Halon (Erouvin 81b), Chmouel dit : partout oรน Rabbi Yehouda enseignรฉ dans les erouvines, la halakha est comme lui. Ici, la halakha ne le suit pas. Et Rav Achi, qui repousse ร  la fin du premier chapitre, page 17b : il est รฉcrit qu'il ne sorte. Il le dit selon l'avis de Rabbi Hiya, qui pense que les tehoumin sont de la Tora, et lui-mรชme ne le pense pas. Rav Papa ร  dit : c'รฉtait nรฉcessaire. Il te serait monte ร  l'esprit : ces paroles valent pour les erouv de cours ; pour les erouv de tehoum, je dirais non. Cela nous apprend : la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri, mรชme pour les erouv de tehoum. Rav Achi ร  dit : c'รฉtait nรฉcessaire. Il te serait monte ร  l'esprit : ces paroles valent pour les restes d'un erouv ; au commencement de l'erouv, je dirais non. Cela nous apprend que la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri au commencement de l'erouv. Car les paroles de Rabbi Yo'hanan portent sur le commencement de l'erouv.
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Car Rabba ร  dit : deux hommes lui ont dit, sors et fais pour nous l'erouv. Pour l'un il ร  fait l'erouv de jour, et pour l'autre il l'a fait une fois la nuit venue. Celui pour qui il ร  fait l'erouv de jour, son erouv ร  รฉtรฉ mangรฉ au bein ha-chemachot. Et celui pour qui il ร  fait l'erouv au bein ha-chemachot, son erouv ร  รฉtรฉ mangรฉ une fois la nuit faite. Tous deux ont acquis l'erouv. Il lui ร  dit : comment comparer ? La, le bein ha-chemachot est un doute, et la chose ne se reconnaรฎt pas. Mais ici, si pour celui-ci c'est une maison, pour celui-lร  aussi c'est une maison ; et si pour celui-ci c'est un beit shaar (maison de la porte), pour celui-lร  aussi c'est un beit shaar. Au chapitre Bame madlikin (Chabbat 34ร ), Rachi ร  expliquรฉ, et Rabba parle des erouv de tehoum. Il ร  aussi expliquรฉ ici qu'ils ont acquis la chevita. Et il parle des tehoumin. Car au chapitre Bame madlikin, il objecte le dรฉbut de la michna ร  sa fin. Du dรฉbut il ressort qu'en cas de doute sur la nuit, on fait l'erouv. Et il rรฉpond : ici pour les erouv de cours, ici pour les erouv de tehoum, et comme Rabba, etc. Rachi ร  expliquรฉ qu'on interdit le doute pour les cours, et qu'on le permet pour les tehoumin. Dรจs lors, la parole de Rabba parle des tehoumin, et la langue sors et fais l'erouv va dans le sens de son explication. Et son explication est difficile. Si c'est ainsi, que vient-il objecter de la parole de Rabba, qui parle des tehoumin, ร  ce qui est plus haut, qui parle des cours ? Et encore, plus haut, au chapitre Mi che-hotsiouhou (Erouvin 46b), au sujet de la halakha comme les paroles de celui qui allรจge dans l'erouv, il ressort le contraire : pour les tehoumin on est plus grave que pour les cours. De mรชme au chapitre Be-khรดl me'arvin (Erouvin 31b) : nous avons appris, celui qui envoie son erouv par la main d'un 'herech, d'un chote (sourd-muet, insensรฉ) oรน d'un mineur, ce n'est pas un erouv. Et il objecte : or Rav Hisda ร  dit, un mineur prรฉlรจve l'erouv. Et il rรฉpond : ici pour les erouv de tehoum, ici pour les erouv de cours. Et la, de force, la michna parle des tehoumin, car tout le chapitre parle des tehoumin, et la langue celui qui envoie le dit aussi. Et la parole de Rav Hisda parle des cours, puisqu'il dit prรฉlรจve, ce qui veut dire qu'il prรฉlรจve auprรจs de tous les habitants de la cour et du mavoi. C'est pourquoi l'explication de Rabbeinou Hananel z"l paraรฎt juste. Il ร  expliquรฉ que la parole de Rabba parle des cours, et le sors qu'il dit veut dire : sors et prรฉlรจve l'erouv, comme sors et loue-nous des ouvriers, Bava Metsia 83a.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de 46ร . Halakha ke-meikil be-erouv pourrait ne viser que les erouv de cours. Les erouv de tehoum resteraient hors de cette kola.

Rav Papa : la formule halakha ke-Rabbi Yo'hanan ben Nouri reste donc utile. Rachi : son cas porte sur l'interdit du tehoum.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pourquoi les deux formules Halakha comme celui qui allรจge, et halakha comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri. Rav Papa Rav Achi Hava amina : le meikil ne vaut que pour les erouv de cours. Les erouv de tehoum resteraient graves. Rabbi Yo'hanan ben Nouri parle de l'interdit du tehoum. La seconde formule le couvre. Hava amina : le meikil ne vaut que pour les restes d'un erouv. Au commencement, on resterait grave. Son cas ressemble ร  un erouv qui commence. La seconde formule le couvre. Les deux restent nรฉcessaires. Comme celui qui allรจge : les objets de hefker ne prennent pas de chevita. Comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri : yahid face ร  des rabim, tehoum compris, des le commencement.
Rav Papa borne le meikil aux cours. Rav Achi, plus bas, le borne aux restes d'un erouv. La formule sur Rabbi Yo'hanan ben Nouri couvre le reste.
2
ื•ึผืžึฐื ึธื ืชึผึตื™ืžึฐืจึธื ื“ึผึฐืฉืึธื ึตื™ ืœึทืŸ ื‘ึผึตื™ืŸ ืขึตื™ืจื•ึผื‘ึตื™ ื—ึฒืฆึตื™ืจื•ึนืช ืœึฐืขึตื™ืจื•ึผื‘ึตื™ ืชึผึฐื—ื•ึผืžึดื™ืŸ โ€” ื“ึผึดืชึฐื ึทืŸ, ืึธืžึทืจ ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื”: ื‘ึผึทืžึผึถื” ื“ึผึฐื‘ึธืจึดื™ื ืึฒืžื•ึผืจึดื™ื โ€” ื‘ึผึฐืขึตื™ืจื•ึผื‘ึตื™ ืชึฐื—ื•ึผืžึดื™ืŸ, ืึฒื‘ึธืœ ื‘ึผึฐืขึตื™ืจื•ึผื‘ึตื™ ื—ึฒืฆึตื™ืจื•ึนืช ืžึฐืขึธืจึฐื‘ึดื™ืŸ ื‘ึผึตื™ืŸ ืœึฐื“ึทืขึทืช ื•ึผื‘ึตื™ืŸ ืฉืึถืœึผึนื ืœึฐื“ึทืขึทืช, ืฉืึถื–ึผึธื›ึดื™ืŸ ืœึฐืึธื“ึธื ืฉืึถืœึผึนื ื‘ึผึฐืคึธื ึธื™ื•, ื•ึฐืึตื™ืŸ ื—ึธื‘ึดื™ืŸ ืœึฐืึธื“ึธื ืึถืœึผึธื ื‘ึผึฐืคึธื ึธื™ื•.

Et d'oรน dis-tu que nous sรฉparons les erouv de cours et les erouv de tehoum ? Car nous avons appris : Rabbi Yehouda ร  dit : dans quel cas ces paroles sont-elles dites ?

Pour les erouv de tehoum. Mais pour les erouv de cours, on fait l'erouv avec sa connaissance et sans sa connaissance.

Car on procure un avantage ร  un homme hors de sa prรฉsence (zokhin), et on ne lui cause un tort (hovin) qu'en sa prรฉsence.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื"ืจ ื™ื”ื•ื“ื” ื›ื•' ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืง ื—ืœื•ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ืคื:):
Rabbi Yehouda ร  dit, etc. Plus bas, au chapitre Halon (Erouvin 81b).
ื‘ื“"ื ื“ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืœื• ืœืื“ื ืืœื ืœื“ืขืชื• ืฉื ืชืจืฆื”:
Dans quel cas : on ne fait l'erouv pour un homme qu'avec sa connaissance, lorsqu'il ร  consenti.
ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืฉืžื ื—ื•ื‘ ืœื• ืœื”ืคืกื™ื“ ืืœืคื™ื ืœืžื–ืจื— ืขืœ ืžื ืช ืœื”ืฉืชื›ืจ ื‘ืืœืคื™ื ืœืžืขืจื‘:
Pour les erouv de tehoum : peut-รชtre est-ce un tort pour lui, de perdre deux mille ร  l'est afin de gagner deux mille ร  l'ouest.
ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืื™ืŸ ืฉื ื”ืคืกื“ ืืœื ืจื™ื•ื—:
ร‰rouv de cours : il n'y a la aucune perte, il n'y a qu'un gain.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืื™ืŸ ื—ื‘ื™ืŸ ืœืื“ื ืฉืœื ื‘ืคื ื™ื• ื•ื"ืช ื•ื”ื™ื›ื™ ืžื•ื›ื— ืžื”ื›ื ื“ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื—ืžื™ืจื™ ื”ืœื ืื™ืŸ ื”ื˜ืขื ืชืœื•ื™ ื‘ื—ื•ืžืจ ืืœื ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ื—ื‘ื™ืŸ ืœืื“ื ืฉืœื ื‘ืคื ื™ื• ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ืž"ืž ืžื•ื›ื— ืฉืคื™ืจ ื“ื—ืžื™ืจื™ ื˜ืคื™ ื“ืืคื™ืœื• ื™ื“ืขื™ื ืŸ ื’ื‘ื™ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืœืžื—ืจ ื“ืขืชื• ืœื™ืœืš ื‘ืื•ืชื• ืฆื“ ืืคื™' ื”ื›ื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื›ื ืงืฆืช ื—ื•ื‘ ืฉืžืคืกื™ื“ ื‘ืžื” ืฉืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื™ืœืš ืœืฆื“ ืื—ืจ ืื ื™ืจืฆื” ืœื ื”ื•ื™ ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืืข"ื’ ื“ืื™ื›ื ืงืฆืช ื ืžื™ ื—ื•ื‘ื” ืฉืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ืคืช ืฉืœื• ืฉืœื ืžื“ืขืชื• ื›ื“ืืžืจ ื‘ืค' ื—ืœื•ืŸ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืค.) ืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ืžื‘ื•ื™ ืฉืจื’ื™ืœ ืœื”ืฉืชืชืฃ ื‘ืื™ืŸ ื‘ื ื™ ืื“ื ื•ื ื•ื˜ืœื™ืŸ ื”ื™ืžื ื• ืฉื™ืชื•ืคื• ื‘ืข"ื› ื•ืฆืจื™ืš ืฉื™ืžื—ื•ืœ ืœื”ื ืคืชืŸ ืื ื™ืจืฆื• ืœืฆืืช ื›ื“ืืžืจ ื‘ื”ื“ืจ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ืกื—.) ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืžื™ื ืื™ ื•ืœื ื™ื”ื™ื‘ื ื ื‘ื˜ืœ ืฉื™ืชื•ืฃ ื•ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื•ื ื“ื—ืžื™ืจื™ ื˜ืคื™:
Et on ne cause pas un tort ร  un homme hors de sa prรฉsence. Et si tu dis : comment prouve-t-on d'ici que les erouv de tehoum sont plus graves ? La raison ne tient pas ร  la gravitรฉ, elle tient ร  ceci : on ne cause pas un tort ร  un homme hors de sa prรฉsence. On peut rรฉpondre : il en ressort bien qu'ils sont plus graves. Car mรชme si nous savons, pour les erouv de tehoum, que demain il ร  en tรชte d'aller de ce cรดtรฉ, mรชme alors, puisqu'il y a un peu de tort, il perd de ne pouvoir aller de l'autre cรดtรฉ s'il le veut, ce n'est pas un erouv. Et pour les erouv de cours, bien qu'il y ait aussi un peu de tort, puisqu'on fait l'erouv avec son pain sans qu'il le sache, comme il est dit au chapitre Halon (plus bas, Erouvin 80a) : l'un des habitants du mavoi, habituรฉ ร  prendre part au shitouf, des gens viennent et prennent son shitouf malgrรฉ lui. Et il doit leur abandonner leur pain s'ils veulent sortir, comme il est dit ร  Ha-dar (plus bas, Erouvin 68a) : des lors que, si je le veux pour moi et que je ne le donne pas, le shitouf est annulรฉ. Et cela, parce qu'ils sont plus graves.
๐Ÿ’ก Explication

La sรฉparation ร  une source. Pour le tehoum, dรฉplacer les deux mille amot d'un cรดtรฉ fait perdre les deux mille de l'autre. C'est un hov : il faut sa daat.

Pour la cour, Rachi : perte nulle, gain seul. On est zokhe hors de sa prรฉsence.

Tossefot : mรชme quand on sait le cรดtรฉ qu'il prendra, le petit tort de l'autre cรดtรฉ empรชche l'erouv de tehoum. La cour, elle, se fait avec son pain sans son accord.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Cours et tehoum : gain oรน tort ร‰rouv de tehoum Peut รชtre un hov. Il perd deux mille ร  l'est pour gagner deux mille ร  l'ouest. On ne le fait qu'avec sa daat. ร‰rouv de cour Gain seulement. Zokhin : on procure un avantage hors de sa prรฉsence. Avec sa daat oรน sans elle. Tossefot : mรชme si l'on sait de quel cรดtรฉ il ira demain, le petit tort de l'autre cรดtรฉ empรชche l'erouv de tehoum. La cour se fait avec son pain, malgrรฉ ce dรฉsavantage.
Tehoum : tort possible, accord exige. Cour : gain seul, on agit hors de sa prรฉsence.
3
ืจึทื‘ ืึธืฉืึตื™ ืึธืžึทืจ: ืึดื™ืฆึฐื˜ึฐืจึดื™ืšึฐ, ืกึธืœึฐืงึธื ื“ึผึทืขึฐืชึผึธืšึฐ ืึธืžึตื™ื ึธื, ื”ึธื ึตื™ ืžึดื™ืœึผึตื™ ื‘ึผึฐืฉืึดื™ึผื•ึผืจึตื™ ืขึตื™ืจื•ึผื‘, ืึฒื‘ึธืœ ื‘ึผึดืชึฐื—ึดื™ืœึผึทืช ืขึตื™ืจื•ึผื‘ โ€” ืึตื™ืžึธื ืœึธื.

Rav Achi ร  dit : c'รฉtait nรฉcessaire. Il te serait monte ร  l'esprit : ces paroles valent pour les restes d'un erouv ; mais au commencement de l'erouv, je dirais non.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื“ื”ืœื›ื” ื›ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช:
Ces paroles : la halakha suit celui qui allรจge, pour les erouv de cours.
ื‘ืฉื™ื•ืจื™ ืขื™ืจื•ื‘ ืฉื”ื ื™ื— ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืžืงื•ื ื”ืžืฉืชืžืจ ืœื›ืžื” ืฉื‘ืชื•ืช ื•ื ืชืžืขื˜ ื”ืื•ื›ืœ ืžืฉื™ืขื•ืจ ื‘' ืกืขื•ื“ื•ืช ืžืงื™ืœื™ืŸ ื‘ื™ื” ืœืื›ืฉื•ืจื™:
Pour les restes d'un erouv : il ร  dรฉposรฉ l'erouv dans un lieu garde, pour plusieurs Chabbat, et la nourriture est descendue au-dessous de la mesure de deux repas. On allรจge ร  son sujet pour le rendre valable.
ืื‘ืœ ื‘ืžื—ืœื•ืงืช ืฉืœ ืชื—ื™ืœืช ืขื™ืจื•ื‘ ืœื ื ื™ื–ื™ืœ ื‘ืชืจ ืžื™ืงืœ ื•ื”ื ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™ ื›ืชื—ื™ืœืช ืขื™ืจื•ื‘ ื“ืžื™:
Mais : dans une divergence sur le commencement de l'erouv, nous ne suivons pas celui qui allรจge. Et ce cas de Rabbi Yo'hanan ben Nouri ressemble au commencement de l'erouv.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme limite, celle de Rav Achi. Shiurei erouv : l'erouv รฉtait valable, la nourriture ร  diminuรฉ. On allรจge pour le maintenir.

Tehilat erouv : l'erouv commence. Rachi : la on ne suit pas le meikil. Le cas de Rabbi Yo'hanan ben Nouri est de cet ordre. D'oรน la seconde formule.

4
ื•ึผืžึฐื ึธื ืชึผึตื™ืžึฐืจึธื ื“ึผึฐืฉืึธื ึตื™ ืœึทืŸ ื‘ึผึตื™ืŸ ืฉืึดื™ึผื•ึผืจึตื™ ืขึตื™ืจื•ึผื‘ ืœึดืชึฐื—ึดื™ืœึผึทืช ืขึตื™ืจื•ึผื‘ โ€” ื“ึผึดืชึฐื ึทืŸ, ืึธืžึทืจ ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ื•ึนืกึตื™: ื‘ึผึทืžึผึถื” ื“ึผึฐื‘ึธืจึดื™ื ืึฒืžื•ึผืจึดื™ื โ€” ื‘ึผึดืชึฐื—ึดื™ืœึผึทืช ืขึตื™ืจื•ึผื‘, ืึฒื‘ึธืœ ื‘ึผึฐืฉืึดื™ึผื•ึผืจึตื™ ืขึตื™ืจื•ึผื‘ โ€” ืึฒืคึดื™ืœึผื•ึผ ื›ึผึธืœ ืฉืึถื”ื•ึผื.

Et d'oรน dis-tu que nous sรฉparons les restes d'un erouv et le commencement de l'erouv ? Car nous avons appris : Rabbi Yossi ร  dit : dans quel cas ces paroles sont-elles dites ?

Au commencement de l'erouv. Mais pour les restes d'un erouv, mรชme la moindre quantitรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ื“"ื ื“ืฆืจื™ืš ืฉื™ืขื•ืจ ืœืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืื• ืžื–ื•ืŸ ืฉืชื™ ืกืขื•ื“ื•ืช ื‘ื™ืŸ ื›ื•ืœืŸ ืื• ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ืœื›ืœ ืื—ื“ ื‘ืชื—ื™ืœืช ืขื™ืจื•ื‘:
Dans quel cas : il faut une mesure pour les erouv de cours, soit la nourriture de deux repas pour tous ensemble, soit une grogeret (figue sรจche) pour chacun, au commencement de l'erouv.
ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืœื›ืœ ืื—ื“:
La moindre quantitรฉ : pour chacun.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yossi donne la mesure. Au commencement : nourriture de deux repas pour l'ensemble, oรน une grogeret par personne.

Aux restes : toute quantitรฉ, pour chacun. C'est de la que Rav Achi tire la sรฉparation.

5
ื•ึฐืœึนื ืึธืžึฐืจื•ึผ ืœึฐืขึธืจึตื‘ ื—ึฒืฆึตื™ืจื•ึนืช, ืึถืœึผึธื ื›ึผึฐื“ึตื™ ืฉืึถืœึผึนื ืœึฐืฉืึทื›ึผึตื—ึท ืชึผื•ึนืจึทืช ืขึตื™ืจื•ึผื‘ ืžึดืŸ ื”ึทืชึผึดื™ื ื•ึนืงื•ึนืช.

Et ils n'ont dit de faire l'erouv des cours que pour que la rรจgle de l'erouv ne soit pas oubliรฉe des enfants.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืœื ืืžืจื• ืœืขืจื‘ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ืืœื ืฉืœื ืœืฉื›ื— ืืช ื”ืชื™ื ื•ืงื•ืช ืฉืœื ืœืฉื›ื— ืชื•ืจืช ืขื™ืจื•ื‘ ืžื“ื•ืจื•ืช ื”ื‘ืื™ืŸ ืื‘ืœ ืขื™ืงืจ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื”ื•ื:
Et ils n'ont dit de faire l'erouv dans les cours que pour ne pas oublier les enfants : pour que la rรจgle de l'erouv ne soit pas oubliรฉe des gรฉnรฉrations qui viennent. Mais l'erouv principal est celui des tehoumin.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉืœื ืœืฉื›ื— ืชื•ืจืช ืขื™ืจื•ื‘ ืžืŸ ื”ืชื™ื ื•ืงื•ืช ืค"ื” ืื‘ืœ ืขื™ืงืจ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื”ื•ื ื•ืžืฉื ื” ื”ื™ื ื–ื• ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืง ื—ืœื•ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืค:) ื•ืฉื ืคื™ืจืฉ ื”ืงื•ื ื˜' ื‘ืขื ื™ืŸ ืื—ืจ ื•ืœื ืืžืจื• ืœืขืจื‘ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ืœืื—ืจ ืฉื ืฉืชืชืคื• ืืœื ืฉืœื ืœืฉื›ื— ืชื•ืจืช ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืžืŸ ื”ืชื™ื ื•ืงื•ืช ืžื“ื•ืจื•ืช ื”ื‘ืื™ืŸ ื”ืœื›ืš ืžืงื™ืœื™ืŸ ื‘ื™ื” ื‘ืฉื™ื•ืจื™ ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื”ื›ื™ ืžืฉืžืข ื“ืชื ื™ื ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืง ื”ื“ืจ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื:) ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉืœื ืœืฉื›ื— ืชื•ืจืช ืขื™ืจื•ื‘ ืžืŸ ื”ืชื™ื ื•ืงื•ืช ื•ืœืจ"ื™ ื ืจืื” ื“ืคื™' ื“ื”ื›ื ืขื™ืงืจ ื“ื”ื”ื™ื ื“ืคืจืง ื—ืœื•ืŸ ืœื ืื™ื™ืจื™ ื›ืœืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืืœื ืืฉื™ืชื•ืคื™ ืžื‘ื•ืื•ืช ืงืื™ ื“ืงืชื ื™ ืจื™ืฉื ื›ื™ืฆื“ ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื›ื•' ื•ืœืžื” ืืžืจื• ืœืขืจื‘ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื”ื™ื™ื ื• ืคื™ืจื•ืฉ ืืฉื™ืชื•ืคื™ ืžื‘ื•ืื•ืช ื•ืงืจื™ ืฉื™ืชื•ืฃ ืžื‘ื•ื™ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื‘ื›ืžื” ื“ื•ื›ืชื™:
Pour que la rรจgle de l'erouv ne soit pas oubliรฉe des enfants. Explication de Rachi : mais l'erouv principal est celui des tehoumin. Et cette michna se trouve plus bas, au chapitre Halon (Erouvin 80b). La, le Kontres ร  expliquรฉ autrement : ils n'ont dit de faire l'erouv dans les cours, aprรจs qu'ils ont fait le shitouf, que pour que la rรจgle des erouv de cours ne soit pas oubliรฉe des enfants, dans les gรฉnรฉrations qui viennent. C'est pourquoi on allรจge pour les restes d'un erouv. Et ainsi cela se comprend, car on enseignรฉ plus bas, au chapitre Ha-dar (Erouvin 71b) : on fait l'erouv dans les cours et le shitouf dans le mavoi, pour que la rรจgle de l'erouv ne soit pas oubliรฉe des enfants. Et pour Rabbeinou Yitshak, l'explication d'ici est la principale. Car celle du chapitre Halon ne parle pas des erouv de cours : elle porte sur les shitouf de mavoi, puisque le dรฉbut enseignรฉ : comment fait-on le shitouf, etc. Et pourquoi ร -t-on dit de faire l'erouv dans les cours est l'explication des shitouf de mavoi. Et en plusieurs endroits, il appelle le shitouf du mavoi des erouv de cours.
๐Ÿ’ก Explication

L'erouv de cour ร  รฉtรฉ instituรฉ pour que les enfants gardent la rรจgle de l'erouv. Rachi, ici : l'erouv de fond est celui des tehoumin. D'oรน la kola sur les restes.

Tossefot : au chapitre Halon, Rachi lit autrement, aprรจs le shitouf, pour ne pas oublier l'erouv de cour. Rabbeinou Yitshak tient la lecture de cette page : la michna de Halon vise le shitouf du mavoi, parfois nomme erouv de cours.

6
ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึทืขึฒืงึนื‘ ื•ึฐืจึทื‘ึผึดื™ ื–ึฐืจึดื™ืงึธื ืึธืžึฐืจื•ึผ: ื”ึฒืœึธื›ึธื” ื›ึผึฐืจึทื‘ึผึดื™ ืขึฒืงึดื™ื‘ึธื ืžึตื—ึฒื‘ึตื™ืจื•ึน, ื•ึผื›ึฐืจึทื‘ึผึดื™ ื™ื•ึนืกึตื™ ืžึตื—ึฒื‘ึตืจึธื™ื•, ื•ึผื›ึฐืจึทื‘ึผึดื™ ืžึตื—ึฒื‘ึตื™ืจื•ึน.

Rabbi Yaakov et Rabbi Zerika ont dit : la halakha est comme Rabbi Akiva face ร  son collรจgue, comme Rabbi Yossi face ร  ses collรจgues, et comme Rabbi (Yehouda ha-Nassi) face ร  son collรจgue.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืžื—ื‘ืจื• ื‘ื›ืœ ื“ื•ื›ืชื:
La halakha est comme Rabbi Akiva face ร  son collรจgue : en tout lieu.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืžื—ื‘ื™ืจื™ื• ื•ื”ื ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื–.) ืืžืจ ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื•ืกื™ ืžื›ืœืœ ื“ื™ื—ื™ื“ืื” ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ืืชื™ื ื›ืจ' ื™ืขืงื‘ ื‘ืจ ืื™ื“ื™:
Comme Rabbi Yossi face ร  ses collรจgues. Et ce que l'on dit plus bas (Erouvin 47a), Rabbi Yo'hanan ร  dit : la halakha est comme Rabbi Yossi, d'oรน il ressort qu'un avis seul le conteste : cela vient selon Rabbi Yaakov bar Idi.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ื•ืจื‘ื™ ื–ืจื™ืงื ืืžืจื• ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืžื—ื‘ื™ืจื• ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืžื—ื‘ื™ืจื™ื• ื›ืจื‘ื™ ืžื—ื‘ื™ืจื•. ืœืžืื™ ื”ืœื›ืชื ืจื‘ื™ ืืกื™ ืื•ืžืจ ื”ืœื›ื”. ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืื‘ื™ืŸ ืืžืจ ืžื˜ื™ืŸ. ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจ' ื—ื ื™ื ื ืืžืจ ื ืจืื™ืŸ. ืืžืจ ืจ' ื™ืขืงื‘ ื‘ืจ ืื™ื“ื™ ื"ืจ ื™ื•ื—ื ืŸ ืจ"ืž ื•ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™. ื•ืื™ืŸ ืฆ"ืœ ืฉืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื•ืกื™ ืืžืจ ืจื‘ ืืกื™ ืืฃ ืื ืŸ ื ืžื™ ื ื™ืžื ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื“ื"ืจ ืื‘ื ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืจ"ืฉ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ื”ืฉืชื ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืœื™ืชื ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืžื™ื‘ืขื™ื. ืื™ื‘ืขื™ื ืœื”ื• ืจ"ืž ื•ืจ"ืฉ ืžื”ื•. ืชื™ืงื•. ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืจื‘ ืคืœื™ื’ ืืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ื”ื ื™ ื›ืœืœื™ ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืคื™ืœื• ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ื”ื™ื›ื ื“ืœื ืื™ืชืžืจ ื‘ื”ื“ื™ื ืœืฉื ื•ื™ื™ ื”ืš ื›ืœืœื™:
Rabbi Yaakov et Rabbi Zerika ont dit : la halakha est comme Rabbi Akiva face ร  son collรจgue, comme Rabbi Yossi face ร  ses collรจgues, comme Rabbi face ร  son collรจgue. Pour quelle halakha ? Rabbi Assi dit : halakha. Rabbi Hiya bar Avin dit : on incline. Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina dit : cela paraรฎt. Rabbi Yaakov bar Idi ร  dit que Rabbi Yo'hanan ร  dit : Rabbi Meir et Rabbi Yehouda, la halakha est comme Rabbi Yehouda. Rabbi Yehouda et Rabbi Yossi, la halakha est comme Rabbi Yossi. Et il n'est pas besoin de dire que Rabbi Meir et Rabbi Yossi, la halakha est comme Rabbi Yossi. Rav Assi a dit : nous aussi, nous dirons, Rabbi Yossi et Rabbi Chimon, la halakha est comme Rabbi Yossi. Car Rabbi Abba ร  dit que Rabbi Yo'hanan ร  dit : Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon, la halakha est comme Rabbi Yehouda. Et maintenant, ร  la place de Rabbi Yehouda il n'a pas cours ; ร  la place de Rabbi Yossi, faut-il le demander ? On a posรฉ la question : Rabbi Meir et Rabbi Chimon, qu'en est-il ? Teikou. Bien que Rav conteste Rabbi Yo'hanan sur ces principes, nous tenons comme Rabbi Yo'hanan, mรชme dans une baraita, la oรน ce n'a pas รฉtรฉ dit en clair pour รฉcarter ces principes.
๐Ÿ’ก Explication

Trois klalim. Me-haveiro : un collรจgue, au singulier. Me-haveirav : ses collรจgues, au pluriel. Rabbi Yossi l'emporte mรชme face ร  plusieurs.

Rabbi, ici, est Rabbi Yehouda ha-Nassi. Rachi : la rรจgle sur Rabbi Akiva vaut en tout lieu.

7
ืœึฐืžึทืื™ ื”ึดืœึฐื›ึฐืชึธื? ืจึทื‘ึผึดื™ ืึทืกึผึดื™ ืึธืžึทืจ: ื”ึฒืœึธื›ึธื”. ื•ึฐืจึทื‘ึผึดื™ ื—ึดื™ึผึธื™ื ื‘ึผึทืจ ืึทื‘ึผึธื ืึธืžึทืจ: ืžึทื˜ึผึดื™ืŸ. ื•ึฐืจึทื‘ึผึดื™ ื™ื•ึนืกึตื™ ื‘ึผึฐืจึทื‘ึผึดื™ ื—ึฒื ึดื™ื ึธื ืึธืžึทืจ: ื ึดืจึฐืึดื™ืŸ.

Pour quelle halakha ? Rabbi Assi a dit : halakha.

Rabbi Hiya bar Abba ร  dit : on incline (matin). Rabbi Yossi fils de Rabbi Hanina ร  dit : cela paraรฎt (nir'in).

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืœืžืื™ ื”ืœื›ืชื ืœืขื ื™ืŸ ืžื” ื ืืžืจื” ืฉืžื•ืขื” ื–ื• ืฉืคืกืงื• ื”ืœื›ื” ืกืชื ื‘ื›ืœ ืžืงื•ืžื•ืช ื™ืฉ ืœืกืžื•ืš ืขืœื™ื” ืœื”ื•ืจื•ืช ื”ืœื›ื” ืœืžืขืฉื” ื›ืŸ ืื• ื“ืœืžื ืžืกื‘ืจื ื‘ืขืœืžื ืงืืžืจื™ ื›ืŸ ืื‘ืœ ื”ืœื›ืชื ืžื›ืœืœื ืœื ืกืžื›ื™ื ืŸ ืขืœื™ื” ืœืžื™ืœืฃ:
Pour quelle halakha : au sujet de quoi cette tradition ร -t-elle รฉtรฉ dite, eux qui ont tranchรฉ la halakha sans prรฉcision, en tout lieu ? Peut-on s'y appuyer pour indiquer ainsi la halakha pratique ? Ou bien ils ne le disent que par raisonnement, et une halakha tirรฉe d'un principe gรฉnรฉral, nous ne nous y appuyons pas pour en dรฉduire.
ืจื‘ื™ ืืกื™ ืืžืจ ื”ืœื›ื” ืžืžืฉ ืงืืžืจื™ ืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ื•ืจื‘ื™ ื–ืจื™ืงื ืœืžื™ื’ืžืจ ืžืขืฉื” ืžื™ื ื™ื” ื•ืžื™ืขื‘ื“ ื›ืจ' ืขืงื™ื‘ื ื”ื™ื›ื ื“ื™ื—ื™ื“ ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ื•ื›ืจ' ื™ื•ืกื™ ืืคื™' ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ื:
Rabbi Assi a dit : halakha. Ils parlent d'une halakha effective. Rabbi Yaakov et Rabbi Zerika : pour en tirer un acte, et agir comme Rabbi Akiva la oรน un seul le conteste, et comme Rabbi Yossi mรชme ร  la place de plusieurs.
ืžื˜ื™ืŸ ืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ื•ืจ' ื–ืจื™ืงื ืœืื• ื”ืœื›ื” ืžืžืฉ ืคืกืงื™ ืืœื ืžื˜ื™ืŸ ื”ื”ื•ืจืื” ืื—ืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื•ืืคื™ืœื• ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ื ื“ืื•ืจื•ื™ื™ ืžื•ืจื™ื ืŸ ืœืื“ื ื™ื—ื™ื“ ืœืขืฉื•ืช ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืื‘ืœ ืžื“ืจืฉ ื‘ืคื™ืจืงื™ ื‘ืจื‘ื™ื ืœื ื“ืจืฉื™ื ืŸ:
On incline : Rabbi Yaakov et Rabbi Zerika n'ont pas tranchรฉ une halakha effective. On incline l'indication vers Rabbi Yossi, mรชme ร  la place de plusieurs. Nous indiquons ร  un homme seul d'agir comme Rabbi Yossi. Mais un enseignement public, au pirka, devant plusieurs, nous ne l'enseignons pas.
ื ืจืื™ืŸ ืื•ืจื•ื™ื™ ืœื ืžื•ืจื™ื ืŸ ื•ืื ืขืฉื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืœื ืžื”ื“ืจื™ื ืŸ ืขื•ื‘ื“ื:
Cela paraรฎt : nous n'indiquons pas. Et s'il ร  agi comme Rabbi Yossi, nous ne dรฉfaisons pas l'acte.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืจื‘ื™ ืืกื™ ืืžืจ ื”ืœื›ื” ืค"ื” ื•ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื‘ืคื™ืจืงื ื•ืž"ื“ ืžื˜ื™ืŸ ืžื•ืจื™ื ืŸ ื•ืœื ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื‘ืคื™ืจืงื ื•ื ืจืื™ืŸ ื”ื™ื™ื ื• ื“ืื™ ืขื‘ื™ื“ ื”ื›ื™ ืœื ืžื”ื“ืจื™ื ืŸ ืขื•ื‘ื“ื ืื‘ืœ ืœื ืžื•ืจื™ื ืŸ ื•ืงืฉื” ืœืคื™ืจื•ืฉื• ื“ืืคื™' ืœื ืื™ืชืžืจ ื ืจืื™ืŸ ืœื ืžื”ื“ืจื™ื ืŸ ืขื•ื‘ื“ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืื™ืชืžืจ ื”ืœื›ืชื ืœื ื›ืžืจ ื•ืœื ื›ืžืจ ืœื›ืŸ ื ืจืื” ืœื™ ื“ื”ืœื›ื” ื“ืื™ ืขื‘ื™ื“ ื›ืื™ื“ืš ืžื”ื“ืจื™ื ืŸ ื•ืžื˜ื™ืŸ ืื•ืจื•ื™ื™ ื ืžื™ ืื•ืจื™ื ืŸ ื•ืื ื‘ื ืœืžื™ืขื‘ื“ ืขื•ื‘ื“ื ื›ืื™ื“ืš ืžื—ื™ื ืŸ ื‘ื™ื“ื™ื” ื•ืžื™ื”ื• ืื™ ืขื‘ื™ื“ ืขื•ื‘ื“ื ืœื ืžื”ื“ืจื™ื ืŸ ื•ื ืจืื™ืŸ ืžื•ืจื™ืŸ ื•ืื™ ื‘ืขื™ ืœืžืขื‘ื“ ื›ืื™ื“ืš ืœื ืžื—ื™ื ืŸ ื‘ื™ื“ื™ื” ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื‘ืคืจืง ื”ื›ื•ืชื‘ (ื›ืชื•ื‘ื•ืช ืคื“.) ื’ื‘ื™ ื“ื ื• ื“ื™ื™ื ื™ ื›ืจ' ื˜ืจืคื•ืŸ ื•ื"ืช ืื“ืจื‘ื” ื‘ื™ืฉ ื ื•ื—ืœื™ืŸ (ื‘"ื‘ ื“ืฃ ืงื›ื“:) ืžืฉืžืข ื“ืœืž"ื“ ืžื˜ื™ืŸ ื”ื™ื™ื ื• ื“ื™ืขื‘ื“ ืžื˜ื™ืŸ ื›ื”ื ื™ ืชื ืื™ ืื‘ืœ ืœื›ืชื—ืœื” ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ื›ืื™ื“ืš ื’ื‘ื™ ื‘ื›ื•ืจ ื ื•ื˜ืœ ืคื™ ืฉื ื™ื ื‘ืฉื‘ื— ืฉืฉื‘ื—ื• ื ื›ืกื™ื ืœืื—ืจ ืžื™ืชืช ืื‘ื™ื• ื“ืืžืจ ืจื‘ื ื”ืœื›ืชื ืืกื•ืจ ืœืขืฉื•ืช ื›ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื•ืื ืขืฉื” ืขืฉื•ื™ ืงืกื‘ืจ ืžื˜ื™ืŸ ืื™ืชืžืจ ื•ื™"ืœ ื“ืžื˜ื™ืŸ ื“ื”ืชื ื”ื™ื™ื ื• ืœืขื ื™ืŸ ื—ื‘ืจื™ื• ื“ืคืœื™ื’ื™ ื”ืชื ืจื‘ื ืŸ ืขืœื™ื” ื•ื™ืฉ ืกื•ื‘ืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืžื—ื‘ืจื• ื•ืœื ืžื—ื‘ืจื™ื• ื“ืืชืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ื—ื‘ืจื™ื• ื•ืจื‘ื ืกื‘ืจ ืžื˜ื™ืŸ ื›ื—ื‘ืจื™ื• ืืชืžืจ ื•ืœื ื”ืœื›ื” ื›ื—ื‘ืจื™ื•:
Rabbi Assi a dit : halakha. Explication de Rachi : et nous l'enseignons au pirka. Et celui qui dit on incline : nous indiquons, et nous n'enseignons pas au pirka. Et cela paraรฎt veut dire : s'il ร  agi ainsi, nous ne dรฉfaisons pas l'acte, mais nous n'indiquons pas. Et son explication est difficile : mรชme si cela paraรฎt n'avait pas รฉtรฉ dit, nous ne dรฉfaisons pas l'acte, puisque la halakha n'a รฉtรฉ dite ni comme l'un ni comme l'autre. C'est pourquoi il me paraรฎt : halakha veut dire que, s'il ร  agi comme l'autre, nous dรฉfaisons. Et on incline : nous indiquons aussi. Et s'il vient ร  faire un acte comme l'autre, nous l'arrรชtons. Toutefois, s'il ร  dรฉjร  fait l'acte, nous ne dรฉfaisons pas. Et cela paraรฎt : nous indiquons, et s'il veut agir comme l'autre, nous ne l'arrรชtons pas. Et ainsi il ressort au chapitre Ha-kotev (Ketoubot 84a), au sujet de juges qui ont juge comme Rabbi Tarfon. Et si tu dis : au contraire, ร  Yech nohalin (Bava Batra 124b) il ressort que, pour celui qui dit on incline, cela veut dire qu'aprรจs coup on incline comme ces tannaim, mais d'abord on agit comme l'autre. Au sujet du aรฎnรฉ qui prend une double part dans l'accroissement dont les biens ont cru aprรจs la mort du pรจre. Car Rava ร  dit : la halakha est qu'il est interdit d'agir selon les paroles de Rabbi, et s'il ร  agi, c'est fait. Il pense que on incline ร  รฉtรฉ dit. Et on peut rรฉpondre : le on incline de la-bas porte sur ses collรจgues, car les Sages le contestent la. Et il y a un avis : la halakha est comme Rabbi face ร  son collรจgue, et non face ร  ses collรจgues, car il ร  รฉtรฉ dit : la halakha est comme ses collรจgues. Et Rava pense : on incline comme ses collรจgues ร  รฉtรฉ dit, et non la halakha est comme ses collรจgues.
๐Ÿ’ก Explication

La question porte sur le poids du klal. Trois mots : halakha, matin, nir'in.

Rachi : halakha, on enseignรฉ et on agit. Matin, on indique ร  un seul, sans pirka. Nir'in, on n'indique pas, et l'acte dรฉjร  fait selon Rabbi Yossi reste.

Tossefot : sans nir'in, on ne dรฉfait dรฉjร  pas un acte, aucun psak n'ayant รฉtรฉ dit. Halakha : on dรฉfait l'acte contraire. Matin : on indique, on arrรชte avant, on ne dรฉfait pas aprรจs. Nir'in : on indique, et on ne l'arrรชte pas.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Trois poids : halakha, matin, nir'in Mรชme formule. Rachi et Tossefot n'en font pas le mรชme usage. Halakha Matin Nir'in Rachi Dรฉcision ร  suivre. On enseignรฉ au pirka. On agit ainsi, mรชme face ร  des rabim pour Rabbi Yossi. On incline. On indique ร  un seul. On n'enseigne pas la chose en public. On n'indique pas. S'il ร  agi comme Rabbi Yossi, on ne dรฉfait pas l'acte. Tossefot S'il ร  fait comme l'autre avis, on dรฉfait l'acte. On indique. S'il veut l'autre avis, on l'arrรชte avant. L'acte dรฉjร  fait reste. On indique. S'il veut l'autre avis, on ne l'arrรชte pas. Tossefot : sans le mot nir'in, on ne dรฉfait dรฉjร  pas un acte, puisqu'aucun psak n'a รฉtรฉ dit. Le mot doit donc peser autre chose que le simple fait de laisser l'acte.
Rachi gradue l'enseignement public, l'indication privรฉe, et l'acte laisse. Tossefot gradue le dรฉfaire, l'arrรชter, et le laisser faire.
8
ื›ึผึทืœึผึธืฉืื•ึนืŸ ื”ึทื–ึผึถื” ืึธืžึทืจ ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึทืขึฒืงึนื‘ ื‘ึผึทืจ ืึดื™ื“ึผึตื™ ืึธืžึทืจ ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ื•ึนื—ึธื ึธืŸ: ืจึทื‘ึผึดื™ ืžึตืึดื™ืจ ื•ึฐืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื” โ€” ื”ึฒืœึธื›ึธื” ื›ึผึฐืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื”, ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื” ื•ึฐืจึทื‘ึผึดื™ ื™ื•ึนืกึตื™ โ€” ื”ึฒืœึธื›ึธื” ื›ึผึฐืจึทื‘ึผึดื™ ื™ื•ึนืกึตื™. ื•ึฐืึตื™ืŸ ืฆึธืจึดื™ืšึฐ ืœื•ึนืžึทืจ ืจึทื‘ึผึดื™ ืžึตืึดื™ืจ ื•ึฐืจึทื‘ึผึดื™ ื™ื•ึนืกึตื™ โ€” ื”ึฒืœึธื›ึธื” ื›ึผึฐืจึทื‘ึผึดื™ ื™ื•ึนืกึตื™. ื”ึทืฉืึฐืชึผึธื ื‘ึผึดืžึฐืงื•ึนื ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื” ืœึตื™ืชึธื, ื‘ึผึดืžึฐืงื•ึนื ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ื•ึนืกึตื™ ืžึดื™ื‘ึผึทืขึฐื™ึธื?!

En ce langage, Rabbi Yaakov bar Idi ร  dit que Rabbi Yo'hanan ร  dit : Rabbi Meir et Rabbi Yehouda, la halakha est comme Rabbi Yehouda. Rabbi Yehouda et Rabbi Yossi, la halakha est comme Rabbi Yossi.

Et il n'est pas besoin de dire : Rabbi Meir et Rabbi Yossi, la halakha est comme Rabbi Yossi. Maintenant, ร  la place de Rabbi Yehouda il n'a pas cours ; ร  la place de Rabbi Yossi, faut-il le demander ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ืœืฉื•ืŸ ื”ื–ื” ืืžืจ ืจ' ื™ืขืงื‘ ื‘ืจ ืื™ื“ื™ ื›ื™ ื”ืื™ ืœื™ืฉื ื ื“ืื™ืชืžืจ ื”ืš ื“ืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ื•ืจื‘ื™ ื–ืจื™ืงื ืื™ืชืžืจ ื ืžื™ ื”ืš ื“ืจ' ื™ืขืงื‘ ื‘ืจ ืื™ื“ื™ ืœืžืจ ื”ืœื›ื” ื•ืœืžืจ ืžื˜ื™ืŸ ื•ืœืžืจ ื ืจืื™ืŸ:
En ce langage, Rabbi Yaakov bar Idi ร  dit : dans le langage oรน ร  รฉtรฉ dite la tradition de Rabbi Yaakov et de Rabbi Zerika, ร  รฉtรฉ dite aussi celle de Rabbi Yaakov bar Idi. Pour l'un, halakha ; pour l'un, on incline ; pour l'un, cela paraรฎt.
๐Ÿ’ก Explication

Ka-lachon ha-ze : Rachi, les trois poids (halakha, matin, nir'in) accompagnent aussi cette chaรฎne.

Yehouda l'emporte sur Meir. Yossi l'emporte sur Yehouda. Meir face ร  Yossi suit donc Yossi, sans qu'il faille le poser ร  part.

9
ืึธืžึทืจ ืจึทื‘ ืึทืกึผึดื™: ืึทืฃ ืึฒื ึดื™ ืœื•ึนืžึตื“: ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ื•ึนืกึตื™ ื•ึฐืจึทื‘ึผึดื™ ืฉืึดืžึฐืขื•ึนืŸ โ€” ื”ึฒืœึธื›ึธื” ื›ึผึฐืจึทื‘ึผึดื™ ื™ื•ึนืกึตื™, ื“ึผึฐืึธืžึทืจ ืจึทื‘ึผึดื™ ืึทื‘ึผึธื ืึธืžึทืจ ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ื•ึนื—ึธื ึธืŸ: ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื” ื•ึฐืจึทื‘ึผึดื™ ืฉืึดืžึฐืขื•ึนืŸ โ€” ื”ึฒืœึธื›ึธื” ื›ึผึฐืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื”. ื”ึทืฉืึฐืชึผึธื ื‘ึผึดืžึฐืงื•ึนื ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื” ืœึตื™ืชึธื, ื‘ึผึดืžึฐืงื•ึนื ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ื•ึนืกึตื™ ืžึดื™ื‘ึผึทืขึฐื™ึธื?

Rav Assi a dit : moi aussi, j'apprends. Rabbi Yossi et Rabbi Chimon, la halakha est comme Rabbi Yossi.

Car Rabbi Abba ร  dit que Rabbi Yo'hanan ร  dit : Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon, la halakha est comme Rabbi Yehouda. Maintenant, ร  la place de Rabbi Yehouda il n'a pas cours ; ร  la place de Rabbi Yossi, faut-il le demander ?

๐Ÿ’ก Explication

Rav Assi รฉtend la chaรฎne. Yehouda l'emporte sur Chimon, parole de Rabbi Abba au nom de Rabbi Yo'hanan. Yossi l'emporte sur Yehouda. Chimon face ร  Yossi suit donc Yossi.

10
ืึดื™ื‘ึผึทืขึฐื™ึธื ืœึฐื”ื•ึผ: ืจึทื‘ึผึดื™ ืžึตืึดื™ืจ ื•ึฐืจึทื‘ึผึดื™ ืฉืึดืžึฐืขื•ึนืŸ, ืžึทืื™? ืชึผึตื™ืงื•ึผ.

On a posรฉ la question : Rabbi Meir et Rabbi Chimon, qu'en est-il ? Teikou.

๐Ÿ’ก Explication

Meir et Chimon ne sont reliรฉs par aucune des chaรฎnes prรฉcรฉdentes. Chacun perd face ร  Yehouda, et rien ne les classe l'un face ร  l'autre. Teikou : la question reste.

11
ืึธืžึทืจ ืจึทื‘ ืžึฐืฉืึทืจึฐืฉืึฐื™ึธื: ืœึตื™ืชึทื ึฐื”ื•ึผ ืœึฐื”ึธื ึตื™ ื›ึผึฐืœึธืœึตื™. ืžึฐื ึธื ืœึตื™ื”ึผ ืœึฐืจึทื‘ ืžึฐืฉืึทืจึฐืฉืึฐื™ึธื ื”ึธื?

Rav Mecharchia ร  dit : ces principes ne tiennent pas. D'oรน Rav Mecharchia tient-il cela ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื”ื ื™ ื›ืœืœื™ ื“ื›ืœืœื™ื ืŸ ืœืขื™ืœ ืคืœื•ื ื™ ื•ืคืœื•ื ื™ ื”ืœื›ื” ื›ืคืœื•ื ื™ ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื ืืœื ื”ื™ื›ื ื“ืžืกืชื‘ืจ ื›ืžืจ ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื•ื”ื™ื›ื ื“ืžืกืชื‘ืจ ื‘ื“ื•ื›ืชื ืื—ืจื™ืชื™ ื›ืื™ื“ืš ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ื›ื•ื•ืชื™ื”:
Ces principes : ceux que nous avons posรฉs plus haut, untel et untel, la halakha est comme untel en tout lieu. La oรน le raisonnement va comme l'un, la halakha est comme lui ; et la oรน, en un autre endroit, le raisonnement va comme l'autre, nous agissons comme lui.
๐Ÿ’ก Explication

Letnehu le-hanei kelalei. Rachi : le klal ne fixe pas un vainqueur en tout lieu. On suit l'avis qui se tient dans le cas en cours.

12
ืึดื™ืœึผึตื™ืžึธื ืžึตื”ึธื ื“ึผึดืชึฐื ึทืŸ: ืจึทื‘ึผึดื™ ืฉืึดืžึฐืขื•ึนืŸ ืื•ึนืžึตืจ ืœึฐืžึธื” ื”ึทื“ึผึธื‘ึธืจ ื“ึผื•ึนืžึถื” โ€” ืœึฐืฉืึธืœึนืฉื ื—ึฒืฆึตื™ืจื•ึนืช ื”ึทืคึผึฐืชื•ึผื—ื•ึนืช ื–ื•ึน ืœึธื–ื•ึน ื•ึผืคึฐืชื•ึผื—ื•ึนืช ืœึดืจึฐืฉืื•ึผืช ื”ึธืจึทื‘ึผึดื™ื. ืขึตื™ืจึฐื‘ื•ึผ ืฉืึฐืชึผึทื™ึดื ื”ึทื—ึดื™ืฆื•ึนื ื•ึนืช ืขึดื ื”ึธืึถืžึฐืฆึธืขึดื™ืช โ€” ื”ึดื™ื ืžื•ึผืชึผึถืจึถืช ืขึดืžึผึธื”ึถืŸ ื•ึฐื”ึตืŸ ืžื•ึผืชึผึธืจื•ึนืช ืขึดืžึผึธื”ึผ, ื•ึผืฉืึฐืชึผึทื™ึดื ื”ึทื—ึดื™ืฆื•ึนื ื•ึนืช ืึฒืกื•ึผืจื•ึนืช ื–ื•ึน ืขึดื ื–ื•ึน.

Si tu dis, de ceci que nous avons appris : Rabbi Chimon dit : ร  quoi la chose ressemble-t-elle ? ร€ trois cours ouvertes l'une ร  l'autre et ouvertes au reshut ha-rabim.

Les deux extรฉrieures ont fait l'erouv avec celle du milieu : elle est permise avec elles, et elles sont permises avec elle, et les deux extรฉrieures sont interdites l'une avec l'autre.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืžื” ื”ื“ื‘ืจ ื“ื•ืžื” ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื”ื™ื (ืœืขื™ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื”:):
ร€ quoi la chose ressemble-t-elle : c'est une michna (plus haut, Erouvin 45b).
ื”ื™ื ืžื•ืชืจืช ืขืžื”ืŸ ื•ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ืขืœื™ื” ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ื•ืืžืจื™ ืฉืœืฉืชืŸ ืืกื•ืจื•ืช:
Elle est permise avec elles : et les Sages le contestent dans une baraita, et ils disent que les trois sont interdites.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre piste pour Rav Mecharchia. Rabbi Chimon : deux cours extรฉrieures jointes seulement au milieu. Le milieu va avec chacune. Les extรฉrieures restent interdites entre elles.

Rachi : les Sages, dans une baraita, interdisent les trois.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Trois cours ouvertes entre elles et au reshut ha-rabim Rabbi Chimon. Les deux extรฉrieures ont fait l'erouv avec le milieu seulement. Cour A extรฉrieure permise avec le milieu interdite avec B Cour du milieu permise avec ร€ permise avec B Cour B extรฉrieure permise avec le milieu interdite avec ร€ Rav, par Rav Hama bar Gourya : la halakha est comme Rabbi Chimon. L'opposant est Rabbi Yehouda. Le klal dit : Yehouda l'emporte sur Chimon. La guemara demande si l'on en tire que les klalim ne tiennent pas.
Milieu permis avec chaque extรฉrieure. Les deux extรฉrieures restent interdites entre elles. Rav suit Rabbi Chimon ; le klal suivrait Rabbi Yehouda.
13
ื•ึฐืึธืžึทืจ ืจึทื‘ ื—ึธืžึธื ื‘ึผึทืจ ื’ึผื•ึผืจึฐื™ึธื ืึธืžึทืจ ืจึทื‘: ื”ึฒืœึธื›ึธื” ื›ึผึฐืจึทื‘ึผึดื™ ืฉืึดืžึฐืขื•ึนืŸ. ื•ึผืžึทืืŸ ืคึผึฐืœึดื™ื’ ืขึฒืœึตื™ื”ึผ โ€” ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื”. ื•ึฐื”ึธื ืึธืžึฐืจึทืชึผึฐ: ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื” ื•ึฐืจึทื‘ึผึดื™ ืฉืึดืžึฐืขื•ึนืŸ โ€” ื”ึฒืœึธื›ึธื” ื›ึผึฐืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื”. ืึถืœึผึธื ืœึธืื• ืฉืึฐืžึทืข ืžึดื™ื ึผึทื”ึผ: ืœึตื™ืชึทื ึฐื”ื•ึผ?

Et Rav Hama bar Gourya ร  dit que Rav ร  dit : la halakha est comme Rabbi Chimon. Et qui le conteste ?

Rabbi Yehouda. Or tu as dit : Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon, la halakha est comme Rabbi Yehouda.

Plutรดt, n'en apprend-on pas qu'ils ne tiennent pas ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืืŸ ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ื”ื•ื ื”ื•ื™ ืกืชื ื‘ืจ ืคืœื•ื’ืชื™ื” ืœ"ื ืžืืŸ ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ื”ื•ื ืื™ื™ืจื™ ืœืขื™ืœ ืžื™ื ื” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ืœืื™ื–ื” ืจื•ื— ืฉื™ืจืฆื” ื•ืขืœื” ืชื ื™ ื”ื™ื•ื ืฉื ื™ื ืžืงืฆืช ื›ื•' ืืžืจ ืจ"ืฉ ืœืžื” ื”ื“ื‘ืจ ื“ื•ืžื” ื•ืืžืจื™ื ืŸ ื“ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ืœื”ื• ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืœืจื‘ื ืŸ ืžื›ื“ื™ ืœืžื” ื”ื“ื‘ืจ ื“ื•ืžื” ื›ื•' ืžืื™ ืฉื ื ื”ืชื ื“ืคืœื™ื’ื™ืชื• ืขืœื™ื” ืืœืžื ื”ื ืš ืจื‘ื ืŸ ื“ืื™ื™ืจื™ ืœืขื™ืœ ืžื™ื ื” ื‘ื“' ืืžื•ืช ื“ืฉื‘ื™ืชื” ืื™ืคืœื•ื’ ื ืžื™ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช:
Qui le conteste, Rabbi Yehouda : car il est son contradicteur habituel. Autre leรงon : qui le conteste, Rabbi Yehouda, car c'est lui qui parle juste avant. Rabbi Yehouda dit : vers le cรดtรฉ qu'il voudra. Et la-dessus on enseignรฉ : aujourd'hui, deux, une partie, etc. Rabbi Chimon ร  dit : ร  quoi la chose ressemble-t-elle. Et nous disons que voici ce que Rabbi Chimon dit aux Sages : des lors, ร  quoi la chose ressemble-t-elle, etc. En quoi est-ce diffรฉrent la-bas, que vous le contestiez ? Il en ressort que ces Sages, qui parlent juste avant au sujet des quatre amot de la chevita, divergent aussi pour les cours.
๐Ÿ’ก Explication

Rav tranche comme Rabbi Chimon. L'autre avis est celui de Rabbi Yehouda. Le klal de Rabbi Yo'hanan donne Yehouda contre Chimon. D'oรน la question : les klalim tombent-ils ?

Rachi, autre leรงon : Rabbi Yehouda est celui qui parle juste avant, sur les quatre amot de chevita, et les mรชmes Sages divergent ici sur les cours.

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ื•ึผืžึทืื™ ืงื•ึผืฉืึฐื™ึธื, ื“ึผึดื™ืœึฐืžึธื ื”ึตื™ื›ึธื ื“ึผึฐืึดื™ืชึผึฐืžึทืจ โ€” ืึดื™ืชึผึฐืžึทืจ, ื”ึตื™ื›ึธื ื“ึผึฐืœึธื ืึดื™ืชึผึฐืžึทืจ โ€” ืœึธื ืึดื™ืชึผึฐืžึทืจ.

Et quelle difficultรฉ ? Peut-รชtre : la oรน c'est dit, c'est dit ; la oรน ce n'est pas dit, ce n'est pas dit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื™ื›ื ื“ืื™ืชืžืจ ื‘ื”ื“ื™ื ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืื™ืชืžืจ ื•ื›ื™ ื›ื™ื™ืœื™ื ืŸ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืจ"ืฉ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืœื”ื™ื›ื ื“ืœื ืื™ืชืžืจ ื”ืœื›ืชื ืœื ื›ืžืจ ื•ืœื ื›ืžืจ:
La oรน c'est dit : c'est dit en clair, la halakha est comme Rabbi Chimon. Et lorsque nous posons : Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon, la halakha est comme Rabbi Yehouda, c'est pour le cas oรน la halakha n'a รฉtรฉ dite ni comme l'un ni comme l'autre.
๐Ÿ’ก Explication

La difficultรฉ tombe. Un psak dit en clair, ici comme Rabbi Chimon, reste en place. Le klal vaut la oรน aucun psak n'a รฉtรฉ dit, ni dans un sens ni dans l'autre.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Ou le klal cรจde Psak dit en clair Halakha comme Rabbi Chimon sur ces trois cours. Ce psak reste. Le klal ne l'รฉcarte pas. Aucun psak dit Ni comme Yehouda, ni comme Chimon. La le klal s'applique : Yehouda l'emporte.
Psak explicite : on le suit. Silence : le klal, Yehouda face ร  Chimon, reprend sa place.
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ืึถืœึผึธื, ืžึตื”ึธื ื“ึผึดืชึฐื ึทืŸ: ืขึดื™ืจ ืฉืึถืœ ื™ึธื—ึดื™ื“ ื•ึฐื ึทืขึฒืฉื‚ึตื™ืช ืฉืึถืœ ืจึทื‘ึผึดื™ื โ€” ืžึฐืขึธืจึฐื‘ึดื™ืŸ ืึถืช ื›ึผื•ึผืœึผึธื”ึผ. ืฉืึถืœ ืจึทื‘ึผึดื™ื ื•ึฐื ึทืขึฒืฉื‚ึตื™ืช ืฉืึถืœ ื™ึธื—ึดื™ื“ โ€” ืึตื™ืŸ ืžึฐืขึธืจึฐื‘ึดื™ืŸ ืึถืช ื›ึผื•ึผืœึผึธื”ึผ ืึถืœึผึธื ืึดื ื›ึผึตืŸ ืขื•ึนืฉื‚ึถื” ื—ื•ึผืฆึธื” ืœึธื”ึผ, ื›ึผึธืขึดื™ืจ ื—ึฒื“ึธืฉืึธื” ืฉืึถื‘ึผึดื™ื”ื•ึผื“ึธื” ืฉืึถื™ึผึตืฉื ื‘ึผึธื”ึผ ื—ึฒืžึดืฉึผืึดื™ื ื“ึผึธื™ื•ึนืจึดื™ืŸ โ€” ื“ึผึดื‘ึฐืจึตื™ ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื”.

Plutรดt, de ceci que nous avons appris : une ville d'un yahid qui est devenue ville de rabim, on en fait l'erouv tout entiรจre. Ville de rabim devenue ville d'un yahid, on n'en fait l'erouv tout entiรจre que s'il fait en dehors d'elle une รฉtendue comme la ville de Hadacha, en Judรฉe, oรน il y a cinquante rรฉsidents.

Paroles de Rabbi Yehouda.

๐Ÿ’ก Explication

La preuve retenue commence ici. Rabbi Yehouda : une ville d'un seul devenue ville de plusieurs, erouv de l'ensemble. L'inverse : on laisse dehors une part comme Hadacha, cinquante rรฉsidents.

La parole de Rabbi Chimon s'ouvre au segment suivant. Le daf s'arrรชte sur ses premiers mots.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Ville d'un seul, ville de plusieurs Paroles de Rabbi Yehouda. Rabbi Chimon reprend ensuite. Yahid, puis rabim On fait l'erouv de toute la ville. Rabim, puis yahid Pas l'erouv de toute la ville, sauf s'il laisse dehors une รฉtendue comme Hadacha en Judรฉe : cinquante rรฉsidents.
Selon Rabbi Yehouda : du yahid vers les rabim, erouv de toute la ville. Dรจs rabim vers le yahid, une part reste dehors, ร  la mesure de Hadacha.
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ืจึทื‘ึผึดื™ ืฉืึดืžึฐืขื•ึนืŸ ืื•ึนืžึตืจ:

Rabbi Chimon dit :

๐Ÿ’ก Explication

La citation s'ouvre sur ces mots. La suite de Rabbi Chimon est au daf suivant.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).