Sougya : La page poursuit l'essai ouvert en 46b : les klalim de psak tiennent-ils seuls ? Rabbi Chimon achève la michna de la ville de rabim devenue ville d'un yahid : trois cours de deux maisons suffisent à laisser dehors, la où Rabbi Yehouda exige cinquante habitations.
Rav tranche comme Rabbi Chimon. La guemara objecte le klal qui donne Rabbi Yehouda, puis repousse l'objection : un psak dit en clair reste local.
Même mouvement pour l'absent qui interdit la cour, puis pour l'erouv aux pieds, où Rav répété un psak que le klal donnait déjà. Viennent les trois mois de la yevama et des autres femmes, le psak de Rabbi Yo'hanan comme Rabbi Yossi, et l'ouverture de la baraita sur la foire des nokhrim et le kohen, qui continue en 47b.
Trois cours de deux maisons. Et Rav Hama bar Gourya à dit que Rav à dit : la halakha est comme Rabbi Chimon.
Et qui diverge de lui ? Rabbi Yehouda.
Or tu as dit : Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon, la halakha est comme Rabbi Yehouda !
Suite immédiate de 46b. Rabbi Chimon achève la michna : pour la ville de rabim devenue ville d'un yahid, laisser dehors trois cours de deux maisons.
Rachi rappelle la mesure de Rabbi Yehouda : cinquante diourin, signe qu'on fait l'erouv mavoi par mavoi. Rav tranche comme Rabbi Chimon. Le klal de 46b donnait Rabbi Yehouda face à Rabbi Chimon. D'où l'objection.
Et quelle difficulté ? Peut-être ici aussi : la où cela à été dit, cela à été dit ; la où cela n'a pas été dit, cela n'a pas été dit.
Le psak dit en clair, halakha comme Rabbi Chimon, vaut pour ce cas. Le klal, Yehouda face à Chimon, couvre les cas où aucun psak n'a été formule, ni comme l'un ni comme l'autre.
Plutôt, de ceci que nous avons appris : celui qui laisse sa maison et part fixer le Chabbat dans une autre ville, qu'il soit nokhri où Israël, interdit aux habitants des cours. Paroles de Rabbi Meir.
Deuxième cas. La michna parle de celui qui part sans erouv. Rabbi Meir : nokhri où Israël, son droit dans la cour reste, et les autres ne portent pas de la maison à la cour.
Rabbi Yehouda dit : il n'interdit pas. Rabbi Yossi dit : un nokhri interdit, un Israël n'interdit pas, parce que la manière d'un Israël n'est pas de venir le Chabbat.
Rabbi Chimon dit : même s'il à laissé sa maison et qu'il est parti fixer le Chabbat chez sa fille dans la même ville, il n'interdit pas, car il à déjà détourne sa daat.
Rabbi Yehouda : l'absence de la ville suffit. Rabbi Yossi sépare le nokhri, qui peut revenir le Chabbat, et l'Israël, qui ne revient pas.
Rabbi Chimon va plus loin : même chez sa fille, dans la ville, la hessiah ha-daat lève l'interdit. Rachi : ce départ date de la veille.
Et Rav Hama bar Gourya à dit que Rav à dit : la halakha est comme Rabbi Chimon. Et qui diverge de lui ?
Rabbi Yehouda. Or tu as dit : Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon, la halakha est comme Rabbi Yehouda !
Même schéma que pour les trois cours. Rav dit la halakha comme Rabbi Chimon, alors que le klal donne Rabbi Yehouda.
Rachi : l'oppose de Rabbi Chimon, chez Rabbi Yehouda, est la ville elle-même. Dans une autre ville Yehouda n'interdit déjà pas ; dans la même ville, il interdit. Rabbi Yossi diverge aussi. La guemara n'en retient qu'un.
Et quelle difficulté ? Peut-être ici aussi : la où cela à été dit, cela à été dit ; la où cela n'a pas été dit, cela n'a pas été dit.
Même issue qu'au premier essai. Le psak comme Rabbi Chimon reste sur ce cas d'absence. Le klal demeure la où l'on n'a rien tranche.
Plutôt, de ceci que nous avons appris : et voici ce qu'ils ont dit, le pauvre fait l'erouv avec ses pieds. Rabbi Meir dit : nous, nous n'avons que le pauvre.
Troisième cas, michna de 49b. L'erouv aux pieds : on va sur place et l'on y fixe la chevita.
Rabbi Meir réserve cela au pauvre. Rachi : l'homme en route, sans pain pour un erouv.
Rabbi Yehouda dit : le pauvre comme le riche. Ils n'ont dit qu'on fait l'erouv avec du pain que pour alléger le riche, afin qu'il ne sorte pas et ne fasse pas l'erouv avec ses pieds.
Pour Rabbi Yehouda, l'erouv de fond se fait sur place, pauvre où riche. Le pain est une kola : le riche envoie un chalia'h et s'épargné le trajet.
Et Rav Hiya bar Achi l'enseignait à Hiya bar Rav devant Rav : le pauvre comme le riche. Et Rav lui à dit : conclus-la aussi ainsi : la halakha est comme Rabbi Yehouda.
La scène se passe devant Rav. On cité la parole de Rabbi Yehouda. Rav exige d'ajouter le psak : la halakha est comme lui.
Les deux, pourquoi me les faut-il ? Or tu as dit : Rabbi Meir et Rabbi Yehouda, la halakha est comme Rabbi Yehouda !
Le klal Meir face à Yehouda donnait déjà Yehouda, la où aucun psak n'avait été dit. Rav le redit ici en clair. La guemara demande à quoi sert ce second dire.
Et quelle difficulté ? Peut-être Rav ne tient-il pas ces klalim ?
Le psak de Rav peut tenir à Rav seul. Rachi bloque la suite : les klalim sont de Rabbi Yo'hanan, et la halakha le suit. L'usage de Rav ne les retire pas du psak.
Plutôt, de ceci que nous avons appris : la yevama ne fera pas la halitsa et ne sera pas prise en yiboum tant qu'elle n'aura pas trois mois.
Quatrième cas, dans Yevamot. La yevama attend trois mois. Rachi : une halitsa faite sur une femme enceinte ne vaut pas, et un yiboum sur la femme d'un frère qui a un enfant est un karet.
Faire la halitsa tout de suite, puis aviser, entraînerait une proclamation à la kehouna : quelqu'un peut avoir vu la halitsa et non la proclamation, et tenir une haloutsa pour permise à un kohen.
Et de même, toutes les autres femmes ne se marieront pas et ne se fianceront pas tant qu'elles n'auront pas trois mois : vierges comme non-vierges, veuves comme divorcees, fiancées comme mariées.
La même attente vaut pour les autres femmes, mariage et fiançailles. Rachi : il faut une havhana, pour savoir de quel mari est l'enfant.
Deux guezerot : les fiançailles à cause du mariage, et la fiancée à cause de la mariée, bien qu'une fiancée ne conçoive pas. Rachi : cette michna se lit anonyme, sans le nom de Rabbi Meir.
Rabbi Yehouda dit : les mariées se fianceront.
Rabbi Yehouda ouvre les fiançailles des femmes qui étaient mariées. Rachi : dans les trois mois elle ne conçoit pas du second. Un enfant ne dans les neuf mois est du premier ; du second, ce serait six mois.
Et les fiancées se marieront, sauf une fiancée de Judée, parce que son cœur est familier avec elle.
La femme qui n'était que fiancée peut se marier aussitôt : pas de grossesse du premier, hors le cas de Judée.
La, gas bah : on isolait fiancé et fiancée avant la houppa. Rachi : il est habitué à elle.
Rabbi Yossi dit : toutes les femmes se fianceront, sauf la veuve, à cause de l'iboul.
Rabbi Yossi permet les fiançailles pour toutes, et réserve l'iboul à la veuve. Rachi : il s'écarte de l'anonyme, qui ferme même les fiançailles, et de Rabbi Yehouda, qui ouvre le mariage de la fiancée.
Et nous disons : Rabbi Eliezer n'est pas entre au beit midrach. Il à trouvé Rabbi Assi qui se tenait debout.
Il lui à dit : qu'à-t-on dit au beit midrach ? Il lui à dit : ainsi à dit Rabbi Yo'hanan : la halakha est comme Rabbi Yossi.
En déduit-on qu'un seul diverge de lui ?
Rabbi Eliezer à manque la séance. Rabbi Assi lui rapporté le psak de Rabbi Yo'hanan : halakha comme Rabbi Yossi.
La question : ce psak suppose-t-il qu'un seul tanna s'y oppose ? Rachi : l'enseignement anonyme, fiancées et mariées doivent attendre, serait alors un yahid.
Oui. Et l'on a enseigné : voici qu'elle était empressée d'aller à la maison de son père, où qu'elle avait de la colère avec son mari, où que son mari était vieux où malade, où qu'elle-même était malade, stérile, vieille, mineure, aylonit, où inapte à enfanter, où que son mari était enfermé en prison, où celle qui avorté après la mort de son mari : toutes doivent attendre trois mois.
Paroles de Rabbi Meir. Rabbi Yossi permet de se fiancer et de se marier aussitôt.
Rabbi Assi répond oui. La baraita aligne des cas où la grossesse est écartée : absence, colère, âge, maladie, akara, mineure, aylonit, potion, prison, fausse couche après la mort.
Rabbi Meir maintient les trois mois. Rabbi Yossi permet fiançailles et mariage aussitôt. Rachi lit le mot vehataania en acquiescement : Meir est bien le yahid de la michna anonyme, y compris pour la fiancée.
Pourquoi me le faut-il ? Or tu as dit : Rabbi Meir et Rabbi Yossi, la halakha est comme Rabbi Yossi !
Le klal Meir face à Yossi donnait déjà Yossi. Rabbi Yo'hanan n'avait pas à le redire. Rachi, à ce stade : les klalim viendraient d'autres Amoraim, pas de Rabbi Yo'hanan.
Tossefot ne développé pas le fond. Il fixe la leçon : Rabbi Yossi permet de fiancer et de marier aussitôt.
Et quelle difficulté ? Peut-être pour écarter ce qu'à dit Rav Nahman au nom de Chmouel, car il à dit : la halakha est comme Rabbi Meir dans ses guezerot.
Le psak de Rabbi Yo'hanan à un emploi précis. Chmouel suit Rabbi Meir dans ses guezerot, la où il est stringent. Les trois mois sont de cet ordre.
Rabbi Yo'hanan les écarte ici : la halakha reste comme Rabbi Yossi. Les klalim, eux, peuvent demeurer.
Plutôt, de ceci que l'on a enseigné : on va à la foire des nokhrim et l'on achète d'eux une bête, des esclaves et des servantes, des maisons, des champs et des vignes, et il écrit et il dépose dans leurs tribunaux, parce que c'est comme sauver de leur main.
Dernier essai de la page, une baraita. À la foire des nokhrim on achète bêtes, esclaves, maisons, champs, vignes. On fait signer l'acte dans leurs arkhaot.
Rachi : on diminue leur bien, où l'on peuple la Terre ; bêtes et esclaves entrent dans la kedoucha ; l'acte empêche le vendeur de revenir sur la vente. L'honneur fait à leurs juges, et la crainte qu'ils rendent grâce, ne ferment pas le permis.
Et s'il était kohen, il se rend impur hors de la Terre pour plaider et contester avec eux. Et de même qu'il se rend impur hors de la Terre, ainsi il se rend impur dans un cimetière.
La baraita étend le permis au kohen. Il contracte la touma de l'étranger pour le procès, et la phrase ajoute le cimetière. La guemara s'arrête sur ce mot.
Un cimetière, cela monterait à l'esprit ?! C'est une touma de la Tora !
Salqa daatakh. Entrer au cimetière est une touma deoraita. Rachi : le kohen y passerait sur un lav. Les Sages n'ouvrent pas cet interdit pour un procès.
Plutôt, dans un beit ha-peras, d'ordre rabbinique.
La baraita vise un beit ha-peras : zone où l'emplacement d'une tombe reste douteux, les restes ayant pu être dispersés. La touma est derabbanan. Le kohen peut y entrer pour ce procès.
Et il se rend impur pour prendre femme, et pour étudier la Tora. Rabbi Yehouda à dit : quand ?
Quand il ne trouve pas où étudier. Mais s'il trouve où étudier, il ne se rendra pas impur.
Deux autres sorties : prendre femme, étudier la Tora. Rabbi Yehouda limite l'étude au cas où il ne trouve pas de maître dans son pays. S'il en trouve, il ne sort pas.
Rabbi Yossi dit : même au temps où il trouve où étudier, il se rendra aussi impur, parce que
Rabbi Yossi ouvre la sortie même quand un maître se trouve dans le pays. La phrase s'arrête sur לפי. La raison se lit en 47b.
Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).