Sougya : La page achรจve la baraita du kohen. Rabbi Yossi permet de se rendre impur pour รฉtudier mรชme quand un maรฎtre se trouve au pays, parce qu'un homme ne mรฉrite pas d'apprendre de chacun.
Yossef le kohen est allรฉ auprรจs de son maรฎtre ร Sidon. Rabbi Yo'hanan tranche comme Rabbi Yossi.
Abaye expliquรฉ ce psak dans une baraita, puis la guemara fixe le sens des klalim : ils ne sont pas les paroles de tous, car Rav ne les tient pas. S'ouvre alors la chevita des objets du nokhri.
Chmouel dit qu'ils n'acquiรจrent pas de rรฉsidence de Chabbat. La baraita de Rabbi Chimon ben Elazar montre que Rabbi Yo'hanan ben Nouri, lui, le tient, et Rabbi Yo'hanan pose une gezeira ร cause du propriรฉtaire d'Israรซl.
Les bรฉliers amenรฉs ร Mavrakhta obligent Rava ร se reprendre : on les vend aux gens du lieu, car toute la ville compte pour eux comme quatre coudรฉes. La page s'arrรชte sur le herem, la fosse d'eau entre deux tehoumim de Chabbat.
parce qu'un homme ne mรฉrite pas d'apprendre de chacun. Et Rabbi Yossi ร dit : un fait, au sujet de Yossef le kohen, qui est allรฉ auprรจs de son maรฎtre ร Sidon pour รฉtudier la Tora.
Suite de ืืคื, en 47a. Rabbi Yossi permet au kohen de sortir mรชme quand il trouve oรน รฉtudier au pays. La raison : on ne mรฉrite pas d'apprendre de chaque maรฎtre. Rachi : tel maรฎtre ร sa michna ordonnรฉe et enseignรฉ en bref.
Le maase : Yossef le kohen est allรฉ ร Sidon. Rachi : Sidon est hors de la Terre.
Et Rabbi Yo'hanan ร dit : la halakha est comme Rabbi Yossi. Et pourquoi me le faut-il ?
Or tu as dit : Rabbi Yehouda et Rabbi Yossi, la halakha est comme Rabbi Yossi !
Le klal dรฉjร posรฉ donne Rabbi Yossi face ร Rabbi Yehouda. Un psak qui rรฉpรจte le klal sert d'essai : si le klal suffisait, Rabbi Yo'hanan n'aurait pas eu ร le redire.
Abaye ร dit : c'รฉtait nรฉcessaire. Tu aurais pu penser : ces paroles valent dans la michna, mais dans une baraita, je dirais non.
Il vient nous l'apprendre.
Salqa daatakh d'Abaye. Le klal serait rรฉserve ร la michna, dont le texte est sur. Dans une baraita, les noms peuvent avoir รฉtรฉ inverses. On ne s'appuierait pas sur le klal.
Rabbi Yo'hanan dit donc la halakha en clair. Rachi ajoute : les klalim, eux, restent en place.
Le sens est celui-ci : ces klalim ne sont pas les paroles de tous, car Rav ne tient pas ces klalim.
Rachi lit ici la formule de Rav Mecharchia. Les preuves n'ont pas abattu les klalim. Le propos retenu : ces klalim ne sont pas admis par tous. Rav ne les tient pas.
La marque, plus haut : Rav ร du conclure en clair halakha comme Rabbi Yehouda, la oรน le klal le donnait dรฉjร .
Rav Yehouda ร dit au nom de Chmouel : les objets du nokhri n'acquiรจrent pas de chevita.
Nouvelle sougya. Chevita : la rรฉsidence de Chabbat d'oรน l'on compte le tehoum, deux mille coudรฉes. Chmouel : les objets du nokhri (non-Juif) n'en acquiรจrent pas.
Rachi : ils sont comme les pieds de tout homme. Entres dans la ville depuis hors du tehoum, on peut les mener dans chaque direction.
Selon qui ? Si tu dis : selon les Hakhamim, c'est รฉvident !
Maintenant, les objets hefker, qui n'ont pas de propriรฉtaires, n'acquiรจrent pas de chevita. Les objets du nokhri, qui ont des propriรฉtaires, faut-il encore le dire ?
Si Chmouel parle selon les Hakhamim, le propos est trop clair. Le hefker (bien sans maรฎtre) n'acquiert dรฉjร pas de chevita, alors qu'on aurait pu lui en donner une de lui-mรชme. Le nokhri ร un propriรฉtaire, et ce propriรฉtaire n'est pas sujet ร la chevita. Ses objets suivent.
Plutรดt selon l'avis de Rabbi Yo'hanan ben Nouri. Et il vient nous apprendre ceci : dis que Rabbi Yo'hanan ben Nouri ร dit qu'ils acquiรจrent une chevita, ces paroles visent les objets hefker, qui n'ont pas de propriรฉtaires.
Mais les objets du nokhri, qui ont des propriรฉtaires, non.
Lecture d'abord retenue. Chmouel parlerait selon Rabbi Yo'hanan ben Nouri, qui donne une chevita au hefker. Il nous apprendrait que cette chevita s'arrรชte la : les objets du nokhri, qui ont un propriรฉtaire, n'en ont pas.
On objecte. Rabbi Chimon ben Elazar dit : celui qui emprunte un ustensile au nokhri le jour de fรชte, et de mรชme celui qui lui prรชte, au nokhri, un ustensile la veille du jour de fรชte et qui le lui ร rendu le jour de fรชte, et les ustensiles et les rรฉservรฉs qui ont fixรฉ leur chevita ร l'intรฉrieur du tehoum : ils ont deux mille coudรฉes dans chaque direction.
Et un nokhri qui lui ร apportรฉ des fruits de hors du tehoum : celui-ci ne les bougera pas de leur place.
La baraita pose deux rรฉgimes. Ustensile empruntรฉ, ustensile prรชte et rendu, rรฉservรฉs qui ont repose dans le tehoum : deux mille coudรฉes dans chaque direction. Fruits apportรฉs par un nokhri de hors du tehoum : on ne les bouge pas. Rachi : ils ont pris leur chevita la-bas, ils sont sortis, il leur reste quatre coudรฉes.
Tossefot lisent les rรฉservรฉs comme du hefker. Avec un propriรฉtaire, l'intรฉrieur oรน l'extรฉrieur du tehoum ne changerait pas le rรฉgime. Les deux mille partent de la ville, comme les pluies de 45b, et la baraita suit Rabbi Yo'hanan ben Nouri.
C'est bien si tu dis que Rabbi Yo'hanan ben Nouri tient : les objets du nokhri acquiรจrent une chevita. Ceci, de qui est-ce ?
C'est Rabbi Yo'hanan ben Nouri.
Si Rabbi Yo'hanan ben Nouri donne une chevita aux objets du nokhri, la baraita est la sienne. Les fruits venus du dehors sont bloquรฉs ร leur place : ils ont acquis une chevita.
Mais si tu dis que Rabbi Yo'hanan ben Nouri tient : les objets du nokhri n'acquiรจrent pas de chevita, ceci, de qui est-ce ? Ni Rabbi Yo'hanan ben Nouri, ni les Hakhamim !
La baraita ne se range plus. Rabbi Yo'hanan ben Nouri, dans cette lecture, refuse la chevita aux objets du nokhri : les fruits ne devraient pas rester bloquรฉs. Les Hakhamim refusent dรฉjร la chevita au hefker : mรชme difficultรฉ. L'enseignement resterait sans auteur.
En fait, Rabbi Yo'hanan ben Nouri tient que les objets du nokhri acquiรจrent une chevita, et Chmouel qui a parlรฉ l'a fait selon les Hakhamim. Et ce que tu disais : selon les Hakhamim c'est รฉvident.
Que dirais-tu ? Une gezeira, propriรฉtaire nokhri ร cause d'un propriรฉtaire d'Israรซl.
Il vient nous l'apprendre.
Issue. Rabbi Yo'hanan ben Nouri donne bien une chevita aux objets du nokhri. Chmouel parle selon les Hakhamim, qui la refusent dรฉjร au hefker.
Le propos de Chmouel reste utile. On aurait pu poser une gezeira : traiter le propriรฉtaire nokhri comme un propriรฉtaire d'Israรซl, de peur qu'on dรฉplace les objets d'un Israรซl au-delร de son tehoum. Chmouel apprend qu'on n'a pas posรฉ ce dรฉcret.
Et Rav Hiyya bar Avin ร dit au nom de Rabbi Yo'hanan : les objets du nokhri acquiรจrent une chevita, gezeira, propriรฉtaire nokhri ร cause d'un propriรฉtaire d'Israรซl.
Rabbi Yo'hanan pose la gezeira que Chmouel ne pose pas. Les objets du nokhri acquiรจrent une chevita, ร cause du propriรฉtaire d'Israรซl.
Ces bรฉliers qui sont arrivรฉs ร Mavrakhta, Rava ร permis aux habitants de Mehoza de leur acheter.
Cas pratique. Dรจs bรฉliers arrivent ร Mavrakhta. Rava permet aux gens de Mehoza d'acheter. Rachi : les deux villes sont dans les quatre mille coudรฉes, on les relie par un erouv. Les nokhrim ont apportรฉ les bรชtes de hors du tehoum. Rava suit Chmouel : pas de chevita, on peut les mener ร Mehoza.
Ravina lui ร dit, ร Rava : quelle est ton opinion ? Ce que Rav Yehouda ร dit au nom de Chmouel : les objets du nokhri n'acquiรจrent pas de chevita.
Ravina nomme la source du permis : le psak de Chmouel. La suite lui oppose le klal qui donne Rabbi Yo'hanan.
Or Chmouel et Rabbi Yo'hanan, la halakha est comme Rabbi Yo'hanan. Et Rav Hiyya bar Avin ร dit au nom de Rabbi Yo'hanan : les objets du nokhri acquiรจrent une chevita, gezeira, propriรฉtaire nokhri ร cause d'un propriรฉtaire d'Israรซl ?!
Le klal Chmouel / Rabbi Yo'hanan donne Rabbi Yo'hanan. Or Rabbi Yo'hanan fait acquรฉrir une chevita aux objets du nokhri, par gezeira. Le permis de Rava, appuyรฉ sur Chmouel, ne tient pas.
Rava s'est repris et ร dit : qu'on les vende aux habitants de Mavrakhta, car toute Mavrakhta est pour eux comme quatre coudรฉes.
Rava retire le permis vers Mehoza. Les bรฉliers ont une chevita, selon Rabbi Yo'hanan. Sortis de leur tehoum, il leur resterait quatre coudรฉes. Toute Mavrakhta leur tient lieu de ces quatre coudรฉes : on peut les vendre et les dรฉplacer dans la ville.
Rachi : comme la michna de celui qu'on mรจne dans une autre ville, oรน dans un dir et un sahar. Rav tranche comme Rabban Gamliel, et il en va de mรชme d'une ville murรฉe. Tossefot : il faut des cloisons, et un enclos fait pour la demeure. Au-delร d'un beit seataim sans cela, la ville ne vaut pas quatre coudรฉes.
Rabbi Hiyya ร enseignรฉ : un herem qui sรฉpare des tehoumim de Chabbat, il faut
La phrase s'ouvre et s'arrรชte sur ืฆืจืื. La suite, en 48a, demandรฉ une cloison. Rachi la donne dรฉjร : une cloison de fer, pour que l'eau d'un tehoum ne passe pas dans l'autre.
Le herem : Rachi, un piรจge ร poissons, clรดture de roseaux, qui coupe l'eau entre deux villes. Rabbeinou Tam : une faille d'eau laissรฉe par la mer. Rabbeinou Hananel : une fosse. L'eau qui est dans le tehoum est tirรฉe ร la suite de la ville. Elle ne garde pas deux mille coudรฉes depuis sa place. Melee ร l'eau de l'autre tehoum, on ne peut plus puiser.
Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).