Eruvin 49b - Le mineur, puis la chevita sous l'arbre

Eruvin 49b

Sougya : Le daf ouvre sur la derniรจre diffรฉrence entre Chmouel et Rabba : le mineur. Abaye objecte, par la beraita des cinq qui ont collecte leur erouv, et Rabba rรฉpond que celui qui porte agit en chalia'h de tous.

Rav tranche la halakha comme Rabbi Chimon pour les trois cours. La michna passe au voyageur surpris par la nuit : sous l'arbre, il n'a rien dit ; au tronc, il marche quatre mille coudรฉes.

Les deux mille sont rondes selon Rabbi Hanina ben Antignos, carrรฉes selon les Hakhamim. Le pauvre erouve avec ses pieds.

Rav lui refuse mรชme le dessous de l'arbre ; Chmouel le lui laisse, et ce dessous devient hamar gamal.

Chevita en chemin, quand la nuit tombe L'arbre connu est ร  2000 coudรฉes des pieds, et ร  2000 de la maison. Lieu des pieds la nuit le prend la Arbre oรน clรดture qu'il reconnaรฎt Sa maison 2000 2000 Shevitati tahtav : ma chevita est sous lui. Il ne dรฉsigne pas un point fixe sous le feuillage. Il n'a rien dit. Rav et Chmouel vont diverger sur la portรฉe. Shevitati be-ikaro : ma chevita est au tronc. 2000 des pieds au tronc, puis 2000 du tronc ร  la maison. Aprรจs la nuit, il marche quatre mille coudรฉes. Il ne connaรฎt pas l'arbre, oรน il n'est pas expert dans la halakha. Shevitati be-mekomi : ma chevita est ร  ma place. Sa place lui donne 2000 coudรฉes de chaque cรดtรฉ. Rondes selon Rabbi Hanina, carrรฉes selon les Hakhamim.
Trois formules. Sous l'arbre, sans point fixe, il n'a rien dit. Au tronc, 2000 plus 2000. ร€ sa place, 2000 de chaque cรดtรฉ.
Les deux mille : cercle oรน carrรฉ La chevita est au centre. Le carrรฉ ajoute les angles. chevita rayon 2000 Cercle inscrit. Les coins dรฉpassent. Rabbi Hanina ben Antignos Les coudรฉes sont rondes. On s'arrรชte au cercle, rayon de deux mille. Hakhamim Comme une tablette carrรฉe. Le cรดtรฉ vaut quatre mille. Vers la pointe, environ 2800. Il gagne les angles.
Rabbi Hanina ben Antignos mesure un cercle. Les Hakhamim, une tablette carrรฉe : il gagne les angles.
Sous l'arbre, sans les quatre coudรฉes Hamar gamal : le feuillage tire la mesure des deux cรดtรฉs. Rav Il n'a rien dit du tout. Mรชme sous l'arbre, il ne va pas. Il reste la oรน il se tient. Chmouel Rien, pour aller ร  sa maison. Sous l'arbre, il peut aller, si tout le feuillage est dans les 2000 de ses pieds. Sud 4 coudรฉes cรดtรฉ des pieds Feuillage largeur, par ex. 20 oรน 30 chaque groupe de 4 coudรฉes peut รชtre la chevita Nord 4 coudรฉes cรดtรฉ maison Il veut atteindre la maison. On mesure depuis le sud, les 4 coudรฉes proches des pieds. La maison reste trop loin de toute la largeur du feuillage. Il veut revenir en arriรจre. On mesure depuis le nord, les 4 coudรฉes cรดtรฉ maison. Les 2000 sont dรฉjร  pris jusqu'ร  ses pieds. Vers la maison, dans tous les cas : 4000 coudรฉes moins la largeur de l'arbre.
Rav : il ne bouge pas. Chmouel : le dessous de l'arbre est hamar gamal. On mesure toujours du cรดtรฉ le plus serre.
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ื•ืงื˜ืŸ.

Et un mineur.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืงื˜ืŸ ืค"ื” ื“ืœืž"ื“ ืžืฉื•ื ืงื ื™ืŸ ืื™ืŸ ืงื˜ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœืขืฉื•ืช ืฉืœื™ื— ืœืขืจื‘ ืขืœื™ื• ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื“ืœืื• ื‘ืจ ืงื ื™ืŸ ื”ื•ื ื•ืงืฉื” ืœืคื™' ื“ืœื”ื•ื™ ื›ื ืฉืชืชืคื• ื›ืžื• ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืฉื ืขืฉื” ืฉื•ืชืฃ ืœื—ื‘ื™ืจื• ื•ืขื•ื“ ื“ื‘ืคืจืง ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ (ืœืขื™ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืœื—:) ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืงื˜ืŸ ื’ื•ื‘ื” ื”ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื“ื•ื—ืง ืœื•ืžืจ ื“ืคืœื™ื’ ื•ืขื•ื“ ื“ืฉืžื•ืืœ ื’ื•ืคื™ื” ื“ืืžืจ ื”ื›ื ืžืฉื•ื ืงื ื™ืŸ ืงืืžืจ ื‘ืค' ื”ืชืงื‘ืœ (ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื“:) ื“ืงื˜ืŸ ื–ื•ื›ื” ืœืื—ืจื™ื ื‘ืฉื™ืชื•ืคื™ ืžื‘ื•ืื•ืช ื“ืจื‘ื ืŸ ื•ื™ืฉ ืœื“ื—ื•ืช ื“ื”ื›ื ื‘ืงื˜ืŸ ืœื’ืžืจื™ ื•ื”ืชื ื ืžื™ ืžื—ืœืง ื‘ื™ืŸ ืงื˜ืŸ ื’ืžื•ืจ ื•ื‘ื™ืŸ ืฉืื™ื ื• ืงื˜ืŸ ื’ืžื•ืจ ื•ื ืจืื” ืœืจ"ืช ื›ืžื• ืฉืคืจ"ื— ื“ื‘ื‘ื™ืช ืฉืœ ืงื˜ืŸ ืžื™ื™ืจื™ ื”ื›ื ื•ื ืจืื” ื“ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื” ื“ืืžืจ ืขื™ืจื•ื‘ ืžืฉื•ื ื“ื™ืจื” ื“ื‘ืค' ื”ื“ืจ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื•.) ืงืืžืจ ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืฉื•ื›ืจ ื›ืžืขืจื‘ ื“ืžื™ ื•ืžืคืจืฉ ืžื” ืžืขืจื‘ ื‘ืคื—ื•ืช ืžืฉื•ื” ืคืจื•ื˜ื” ื•ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืœื’ื‘ื™ ื“ืฉืžื•ืืœ ื•ืขื•ื“ ื“ื”ืชื ืžืคืจืฉ ื”ืฉ"ืก ื”ื›ื™ ื•ืื ื›ืŸ ื›ืš ื”ืœื›ื”:
Selon l'explication de Rachi, pour celui qui dit que c'est ร  cause du kinyan (acquisition), un mineur ne peut pas faire un chalia'h (mandataire) pour erouver ร  son intention les erouvei hatzerot (erouvim de cours), car il n'est pas apte au kinyan. Et cette explication est difficile : que ce soit comme lorsqu'ils se sont associรฉs, ร  la maniรจre d'un maรฎtre de maison qui devient associรฉ de son prochain. Et encore : au chapitre Bekhol me'arvin (plus haut, Erouvin 38b), Rav Houna ร  dit qu'un mineur collecte l'erouv, et il est force de dire qu'il diverge. Et encore : Chmouel lui-mรชme, qui dit ici que c'est ร  cause du kinyan, dit au chapitre Ha-mekabel (Gittin 64b) qu'un mineur fait acquรฉrir ร  d'autres dans les chitoufei mevoot (associations de ruelles), qui sont d'institution rabbinique. On peut รฉcarter cela : ici il s'agit d'un mineur complet, et la-bas aussi on distingue un mineur complet et celui qui ne l'est pas. Rabbeinou Tam retient, comme l'explique Rabbeinou Hananel, qu'ici l'on traite de la maison d'un mineur. Et il apparaรฎt que la halakha est comme Rabba, qui dit que l'erouv est ร  cause de la dira (rรฉsidence). Car au chapitre Ha-dar (plus loin, Erouvin 66a), Rabbi Yo'hanan dit : celui qui loue est comme celui qui erouve. Et il expliquรฉ : de mรชme que l'on erouve avec moins de la valeur d'une perouta. Et nous tenons comme Rabbi Yo'hanan face ร  Chmouel. Et encore : la-bas, la Guemara l'explique ainsi. Dรจs lors, telle est la halakha.
๐Ÿ’ก Explication

Dernier mot de la nafka mina ouverte en 49a, entre Chmouel (l'erouv vaut par le kinyan) et Rabba (il vaut par la dira). Le cas est un katan, un mineur, qui collecte l'erouv des habitants de la cour et le dรฉpose dans une maison.

Selon Rachi, lu par Tossefot : faute d'รชtre bar kinyan, le mineur ne peut pas servir de chalia'h. Selon Rabba, le pain lui-mรชme fait rรฉsider tout le monde, et l'erouv vaut.

Tossefot trouvent cette lecture รฉtroite. Rav Houna laisse un mineur collecter l'erouv, et Chmouel lui-mรชme, ร  Gittin 64b, laisse un mineur faire acquรฉrir dans un chitouf de ruelle. Rabbeinou Tam, avec Rabbeinou Hananel, lit ici la maison du mineur. La halakha suit Rabba, car Rabbi Yo'hanan, ร  Erouvin 66a, traitรฉ l'erouv comme valable en dessous d'une perouta, et la Guemara le prend ainsi.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le mineur qui collecte l'erouv Chmouel : kinyan Le katan n'est pas bar kinyan. Il ne peut pas รชtre chalia'h. L'erouv ne vaut pas. Rabba : dira Le pain fait rรฉsider. Le katan peut le dรฉposer. L'erouv vaut. Rabbeinou Tam : ici, la maison du katan. La halakha suit Rabba.
Kinyan : le mineur ne mandatรฉ pas. Dira : le pain suffit. Tossefot lisent la maison du mineur, et suivent Rabba.
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ืืžืจ ืœื™ื” ืื‘ื™ื™ ืœืจื‘ื”: ืœื“ื™ื“ืš ืงืฉื™ื ื•ืœืฉืžื•ืืœ ืงืฉื™ื. ื”ื ืชื ื™ื: ื—ืžืฉื” ืฉื’ื‘ื• ืืช ืขื™ืจื•ื‘ืŸ, ื›ืฉื”ื ืžื•ืœื™ื›ื™ืŸ ืืช ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ืœืžืงื•ื ืื—ืจ โ€” ืื—ื“ ืžื•ืœื™ืš ืœื›ื•ืœืŸ. ื”ื•ื ื ื™ื”ื• ื“ืงื ืงื ื™, ื•ืชื• ืœื. ื”ื•ื ื ื™ื”ื• ื“ืงื ื“ื™ื™ืจ, ื•ืชื• ืœื!

Abaye lui ร  dit, ร  Rabba : pour toi c'est difficile, et pour Chmouel c'est difficile. Car on a enseignรฉ : cinq qui ont collecte leur erouv, quand ils portent leur erouv vers un autre lieu, un seul le porte pour eux tous.

C'est lui qui acquiert, et rien de plus. C'est lui qui rรฉside, et rien de plus.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืžืงื•ื ืื—ืจ ืฉืจืฆื• ืœืขืจื‘ ืขื ื—ืฆืจ ืื—ืจืช ื ื•ืชื ื™ืŸ ื‘ืชื•ื›ื” ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ื–ื” ืฉื’ื‘ื• ืœื”ืชื™ืจ ื—ืฆื™ืจืŸ:
Ils ont voulu erouver avec une autre cour. Ils dรฉposent dans celle-ci cet erouv qu'ils ont collecte, afin de permettre leur cour.
ืื—ื“ ืžื”ืŸ ืžื•ืœื™ืš ืข"ื™ ื›ื•ืœืŸ ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื›ื•ืœืŸ ื•ืืคื™' ื ืชืŸ ื”ื•ื ืœื‘ื“ื• ืคืช ืื—ืช ื‘ืฉื‘ื™ืœืŸ ื”ื•ืื™ืœ ื•ื”ื•ื ื›ื‘ืจ ืขื™ืจื‘ ืขื ื—ื‘ื™ืจื™ื• ืงื•ื ื” ืœืฆื•ืจืš ื›ื•ืœืŸ:
Pour eux tous. Et mรชme s'il ร  donnรฉ, lui seul, un seul pain pour eux : puisqu'il ร  dรฉjร  erouve avec ses compagnons, il acquiert pour le besoin de tous.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื‘ืขื™ ืžื™ื ื™ื” ืื‘ื™ื™ ืžืจื‘ื” ื—ืžืฉื” ืฉืฉืจื•ื™ื™ื ื‘ื—ืฆืจ ืื—ืช ื•ืฉื›ื— ืื—ื“ ืžื”ื ื•ืœื ืขื™ืจื‘ ื›ืฉื”ื•ื ืžื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืช ืฆืจื™ืš ืœื‘ื˜ืœ ืœื›ืœ ืื—ื“ ื•ืื—ื“ ืื• ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš. ื"ืœ ืฆืจื™ืš ืœื‘ื˜ืœ ืœื›ืœ ืื—ื“ ื•ืื—ื“. ืื™ืชื™ื‘ื™ื” ืื—ื“ ืฉืœื ืขื™ืจื‘ ื ื•ืชืŸ ืจืฉื•ืชื• ืœืื—ื“ ืฉืขื™ืจื‘. ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™ ืื™ ื“ืœื™ื›ื ืื—ืจื™ื ื ื‘ื”ื“ื™ื”. ื‘ื”ื“ื™ ืžืืŸ ืขื™ืจื‘ ืืœื ืคืฉื™ื˜ื ื“ืื™ื›ื ืื—ืจื™ื ื ื‘ื”ื“ื™ื” ื•ืงืชื ื™ ืœืื—ื“ ืฉืขื™ืจื‘. ื•ืจื‘ื” ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ ื“ื”ื•ื” ืื—ืจื™ื ื ื‘ื”ื“ื™ื” ื•ืžื™ืช. ื•ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื”: ื‘ืขื™ ืžื™ื ื™ื” ืจื‘ื ืžืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื™ื•ืจืฉ ืžื”ื• ืฉื™ื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืช. ื•ืžื™ื™ืจื™ ื›ืฉืœื ืขื™ืจื‘ ืื‘ื™ื•. ื“ืื™ ืขื™ืจื‘ ืœื ืืกืจ ื™ื•ืจืฉ ืขืœื™ื• ื›ื“ืชื ื™ื ืœืงืžืŸ ืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ื—ืฆืจ ืฉืžืช ื•ื”ื ื™ื— ืจืฉื•ืชื• ืœืื—ื“ ืžืŸ ื”ืฉื•ืง ืžืฉื—ืฉื™ื›ื” ืื™ืŸ ืื•ืกืจ. ื“ืฉื‘ืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ื•ืชืจื” ื”ื•ืชืจื”. ื•ืžื™ื™ืจื™ ื›ืฉื‘ื ื”ื™ื•ืจืฉ ืœื“ื•ืจ ื‘ื‘ื™ืช ืื‘ื™ื• ื‘ืฉื‘ืช. ื“ืื™ ืœื ื‘ื ืœื ื”ื•ื” ืื•ืกืจ ื“ืงื™"ืœ ื›ืจ"ืฉ ื“ืืžืจ ื“ืฃ ืคื•. ืื ื”ื ื™ื— ื‘ื™ืชื• ื•ื”ืœืš ืœืฉื‘ื•ืช ืืฆืœ ื‘ืชื• ืื™ื ื• ืื•ืกืจ. ื•ืžื™ื”ื• ืื™ ื”ื•ื” ื“ื™ื™ืจ ื”ื™ื•ืจืฉ ื‘ื—ืฆืจ ื‘ื‘ื™ืช ื' ืื•ืกืจ ืขืœื™ื”ืŸ ืืข"ืค ืฉืœื ื ื›ื ืก ืœื“ื•ืจ ื‘ื‘ื™ืช ืื‘ื™ื• ื›ื™ื•ืŸ ืฉื”ื•ื ื‘ื—ืฆืจ ื•ืจืื•ื™ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื‘ื• ื—ืฉื‘ื™ื ืŸ ื›ืื™ืœื• ื ื›ื ืก ืœื“ื•ืจ ื‘ื‘ื™ืช ื•ืื•ืกืจ ืขืœื™ื”ืŸ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืœื ืขื™ืจื‘ื•. ื•ืืข"ืค ืฉื”ื™ื•ืจืฉ ืขื™ืจื‘ ืขืžื”ืŸ ืื™ืŸ ืื•ืชื• ืขื™ืจื•ื‘ ืžื•ืขื™ืœ ืœื‘ื™ืช ืฉื™ื•ืจืฉ ื‘ืฉื‘ืช. ื›ื“ืชื ื™' ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืข:) ืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ื”ืฉื•ืง ืฉืžืช ื•ื”ื ื™ื— ืจืฉื•ืชื• ืœืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ื”ื—ืฆืจ ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื ืื™ื ื• ืื•ืกืจ. ื“ืžื” ืฉืขื™ืจื‘ ื‘ื• ื‘ืื•ืชื• ื—ืฆืจ ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืฉื“ืจ ื‘ื• ืžื”ื ื™ ื ืžื™ ืœื‘ื™ืช ืฉื™ืจืฉ ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื ืžืฉื—ืฉื›ื” ืื•ืกืจ ื•ืืข"ืค ืฉืขื™ืจื‘ ืœื ืžื”ื ื™ื ืขื™ืจื•ื‘ ืœืื•ืชื• ื‘ื™ืช ืฉื™ืจืฉ ื‘ืฉื‘ืช. ืื‘ืœ ืื™ืŸ ืœืคืจืฉ ื›ืฉื”ื™ื•ืจืฉ ื”ื™ื” ื“ืจ ืขื ืื‘ื™ื•. ื“ื"ื› ืื™ ื‘ืขื™ ืœืขืจื•ื‘ื™ ืžืืชืžื•ืœ ืžืฆื™ ืœืขืจื‘ ืงืจื™ื ืŸ ื‘ื™ื” ืืข"ืค ืฉืœื ื–ื™ื›ื” ืœืื‘ื™ื• ื›ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื‘ืคืจืง ืžื™ ืฉื”ื•ืฆื™ืื•ื”ื• (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื˜:) ื—ืžืฉื” ืฉื’ื‘ื• ืืช ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ื›ืฉื”ืŸ ืžื•ืœื™ื›ื™ืŸ ืืช ื”ืขื™ืจื•ื‘ ืœืžืงื•ื ืื—ืจ ืื—ื“ ืžื•ืœื™ืš ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ื•ืœื. ืืฃ ืื ืœืงื— ืคืช ืžืฉืœื• ื•ื”ื•ืœื™ืš ืœืžืงื•ื ื”ืฉื™ืชื•ืฃ ืžื•ืขื™ืœ ืœื›ื•ืœื ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ื”ืชื ื“ืฉืœื™ื—ื•ืช ื“ื›ื•ืœื”ื• ืงืขื‘ื™ื“ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืขื™ืจื‘ื• ื™ื—ื“. ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืฉื ื™ื ื”ื“ืจื™ื ื‘ื‘ื™ืช ืื—ื“. ื•ืขื•ื“ ืชื ืŸ ืœืงืžืŸ ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื‘.) ื—ืžืฉ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืฉืฉื‘ืชื• ื‘ื˜ืจืงืœื™ืŸ ืื—ื“ ื‘"ื” ืื•ืžืจ ืขื™ืจื•ื‘ ืื—ื“ ืœื›ื•ืœืŸ. ื•ืžื”ื ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื“.) ืฉื›ื™ืจื• ื•ืœืงื™ื˜ื• ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ื•ื“ื™ื• ืื™ืŸ ืจืื™ื” ืœื›ืืŸ ื“ื“ืœืžื ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื‘ื ื›ืจื™ ื“ื“ื™ืจืชื• ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื›ืœ ื›ืš ืื‘ืœ ื‘ื™ืฉืจืืœ ืœื. ื"ืœ ืื ื™ ืื•ืžืจ ืžื‘ื˜ืœ. ื•ื“ื‘ื™ ืฉืžื•ืืœ ืชื ื™ ืื™ืŸ ืžื‘ื˜ืœ. ื•ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื“ืืžืจ ืžื‘ื˜ืœ: ืžืื™ืžืชื™ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืจืฉื•ืช. ื‘"ืฉ ืื•ืžืจื™ื ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื ื•ื‘"ื” ืื•ืžืจื™ื ืžืฉืชื—ืฉืš. ื•ืžื™ ืฉื ืชืŸ ืจืฉื•ืช ื•ื”ื•ืฆื™ื ื‘ื™ืŸ ื‘ืฉื•ื’ื’ ื‘ื™ืŸ ื‘ืžื–ื™ื“ ืื•ืกืจ ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ื‘ืžื–ื™ื“ ืื•ืกืจ ื‘ืฉื•ื’ื’ ืื™ืŸ ืื•ืกืจ: ื‘ืžืื™ ืงืžื™ืคืœื’ื™ ื‘"ืฉ ืกื‘ืจื™ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืชื ืžื™ืงื ื ืจืฉื•ืช ื”ื•ื ื•ืžื™ืงื ื ื‘ืฉื‘ืช ืืกื•ืจ. ื‘"ื” ืกื‘ืจื™ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืชื ืื™ืกืชืœื•ืงื™ ืจืฉื•ืช ื”ื•ื ื•ืื™ืกืชืœื•ืงื™ ืจืฉื•ืช ื‘ืฉื‘ืชื ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™:
Abaye ร  demandรฉ ร  Rabba : cinq qui rรฉsident dans une seule cour, et l'un d'eux ร  oubliรฉ et n'a pas erouve. Quand il annule son droit (bitoul reshout), doit-il annuler envers chacun, oรน cela n'est-il pas requis ? Il lui ร  dit : il doit annuler envers chacun. Il lui ร  objecte : celui qui n'a pas erouve donne son droit ร  un seul qui a erouve. Quel est le cas ? S'il n'y a personne d'autre avec lui, avec qui a-t-il erouve ? C'est donc clair : il y a un autre avec lui, et l'on enseignรฉ : ร  un seul qui a erouve. Et Rabba : de quoi s'agit-il ici ? Il y avait un autre avec lui, et il est mort. Et la halakha est comme lui. Rava ร  demandรฉ ร  Rav Nahman : un hรฉritier peut-il annuler un droit ? On traite du cas oรน son pรจre n'a pas erouve. Car s'il ร  erouve, l'hรฉritier ne rend pas la cour interdite, comme on l'enseigne plus loin : l'un des habitants de la cour est mort et ร  laissรฉ son droit ร  quelqu'un du marchรฉ aprรจs la nuit, il n'interdit pas. Car Chabbat, des lors qu'il ร  รฉtรฉ permis, reste permis. Et l'on traite du cas oรน l'hรฉritier vient habiter dans la maison de son pรจre pendant Chabbat. Car s'il n'est pas venu, il n'interdirait pas : nous tenons comme Rabbi Chimon, qui a dit au daf 86 : s'il ร  laissรฉ sa maison et qu'il est allรฉ faire sa chevita chez sa fille, il n'interdit pas. Toutefois, si l'hรฉritier habitait dans la cour, dans une maison, il les interdit, bien qu'il ne soit pas entre habiter dans la maison de son pรจre. Puisqu'il est dans la cour et apte ร  s'en servir, nous le comptons comme s'il รฉtait entre habiter dans la maison, et il les interdit, puisqu'ils n'ont pas erouve. Et bien que l'hรฉritier ait erouve avec eux, cet erouv ne sert pas pour la maison qu'il hรฉrite pendant Chabbat. Comme on l'enseigne plus loin (Erouvin 70b) : l'un des gens du marchรฉ est mort et ร  laissรฉ son droit ร  l'un des habitants de la cour pendant qu'il fait encore jour, il n'interdit pas. Car l'erouv qu'il ร  fait dans cette cour pour la maison oรน il habite sert aussi pour la maison qu'il hรฉrite pendant qu'il fait encore jour. Aprรจs la nuit, il interdit, et bien qu'il ait erouve, l'erouv ne sert pas pour cette maison qu'il hรฉrite pendant Chabbat. Mais il ne faut pas expliquer cela du cas oรน l'hรฉritier habitait avec son pรจre. Sinon, s'il avait voulu erouver des la veille, nous dirions qu'il est apte ร  erouver, bien qu'il n'ait pas fait acquรฉrir ร  son pรจre, comme on l'a dit plus haut au chapitre Mi che-hotsiouhou (Erouvin 49b) : cinq qui ont collecte leur erouv, quand ils portent l'erouv vers un autre lieu, un seul le porte pour eux tous. Mรชme s'il ร  pris de son propre pain et l'a porte au lieu du chitouf, cela sert pour eux tous, comme je l'ai expliquรฉ la : il accomplit la chelihout de tous, puisqu'ils ont erouve ensemble. ร€ plus forte raison deux qui habitent dans une seule maison. Et encore, nous avons appris plus loin dans notre chapitre (Erouvin 72a) : cinq groupes qui ont passรฉ Chabbat dans un seul traklin (grande salle), Beit Hillel disent : un seul erouv pour eux tous. Et de ce qui a รฉtรฉ dit plus haut (Erouvin 64a), que son salariรฉ (sakhir) et son ouvrier (lakhit) donnent son erouv, et que cela suffit, il n'y a pas ici de preuve. Car ces paroles visent peut-รชtre un non-Juif, dont l'habitation compte peu, alors que pour un Juif il en va autrement. Il lui ร  dit : moi, je dis qu'il annule. Et l'รฉcole de Chmouel enseignรฉ : il n'annule pas. Et la halakha est comme Rav Nahman, qui a dit : il annule. ร€ partir de quand donne-t-on le droit ? Beit Chammai disent : pendant qu'il fait encore jour. Et Beit Hillel disent : une fois la nuit tombรฉe. Et celui qui a donnรฉ le droit, puis ร  sorti un objet, par inadvertance (chogeg) oรน volontairement (mezid), interdit : paroles de Rabbi Meir. Rabbi Yehouda dit : volontairement, il interdit ; par inadvertance, il n'interdit pas. Sur quoi divergent-ils ? Beit Chammai tiennent que l'annulation du droit est une acquisition du droit, et acquรฉrir pendant Chabbat est interdit. Beit Hillel tiennent que l'annulation du droit est un retrait du droit, et se retirer d'un droit pendant Chabbat convient.
๐Ÿ’ก Explication

Abaye serre les deux principes ร  la fois. Une beraita : cinq ont dรฉjร  mis leur erouv en commun. Pour erouver ensuite avec une autre cour, un seul porte le pain pour tous.

Si l'erouv est un kinyan, seul le porteur acquiert. Si c'est une dira, seul le porteur rรฉside. Les quatre autres sembleraient rester dehors. Rachi ajoute : mรชme un pain qui n'est qu'ร  lui sert pour tous, des lors qu'il ร  dรฉjร  erouve avec eux.

Le Roch place ici le dossier du bitoul reshout, l'annulation du droit. Il cite cette beraita pour l'hรฉritier qui habitait avec son pรจre : un seul peut porter l'erouv de tous. La halakha : l'hรฉritier annule, comme Rav Nahman. Beit Hillel permettent le bitoul aprรจs la nuit, car c'est un retrait, non une acquisition.

3
ืืžืจ ืœื™ื”: ืœื ืœื“ื™ื“ื™ ืงืฉื™ื, ื•ืœื ืœืฉืžื•ืืœ ืงืฉื™ื, ืฉืœื™ื—ื•ืช ื“ื›ื•ืœื”ื• ืงื ืขื‘ื™ื“.

Il lui ร  dit : pour moi, pas de difficultรฉ, et pour Chmouel, pas de difficultรฉ. Il accomplit la chelihout de tous.

๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse de Rabba. Celui qui porte n'acquiert pas, et ne rรฉside pas, pour lui seul. Il fait la chelihout (mission) de chacun des cinq.

Le kinyan de Chmouel et la dira de Rabba passent donc aux autres par ce mandat. La beraita ne serre plus ni l'un ni l'autre.

4
ืืžืจ ืจื‘ื” ืืžืจ ืจื‘ ื—ืžื ื‘ืจ ื’ื•ืจื™ื ืืžืจ ืจื‘: ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ.

Rabba ร  dit que Rav Hama bar Gourya ร  dit que Rav ร  dit : la halakha est comme Rabbi Chimon.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ืจ"ืฉ ื“ื”ื™ื ืžื•ืชืจืช ืขืžื”ืŸ ื•ื”ืŸ ืžื•ืชืจื™ืŸ ืขืžื”:
Elle est permise avec eux, et eux sont permis avec elle.
๐Ÿ’ก Explication

Psak sur les trois cours de 49ร . Rav, par Rav Hama bar Gourya et Rabba : la halakha suit Rabbi Chimon.

Rachi : la cour du milieu est permise avec les deux extรฉrieures, et les extรฉrieures sont permises avec elle. D'une extรฉrieure ร  l'autre, le transport reste interdit.

5
ืžืชื ื™ืณ ืžื™ ืฉื‘ื ื‘ื“ืจืš ื•ื—ืฉื›ื” ืœื•, ื•ื”ื™ื” ืžื›ื™ืจ ืื™ืœืŸ ืื• ื’ื“ืจ, ื•ืืžืจ: ืดืฉื‘ื™ืชืชื™ ืชื—ืชื™ื•ืด โ€” ืœื ืืžืจ ื›ืœื•ื.

Michna. Celui qui vient en chemin et pour qui la nuit tombe, qui connaissait un arbre oรน une clรดture, et qui a dit : ma chevita est sous lui, n'a rien dit.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ืžืชื ื™' ืžื™ ืฉื‘ื ื‘ื“ืจืš ื•ื—ืฉื›ื” ืœื• ื’ืจืกื™ื ืŸ:
C'est ainsi qu'on lit.
ื•ื”ื™ื” ืžื›ื™ืจ ืื™ืœืŸ ืื• ื’ื“ืจ ื•ื”ื•ื ื‘ืกื•ืฃ ืืœืคื™ื ืžืžืงื•ื ืจื’ืœื™ื• ื•ืžื”ืื™ืœืŸ ืœื‘ื™ืชื• ืืœืคื™ื:
Et il est au bout des deux mille depuis le lieu de ses pieds, et de l'arbre ร  sa maison, deux mille.
ื•ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ืชื—ืชื™ื• ื•ืžืฉื ื™ื”ื™ื• ืœื™ ืืœืคื™ื ื“ืืข"ื’ ื“ื”ืฉืชื ืงื“ื™ืฉ ื™ื•ืžื ืžืฆื™ ืœืžื™ื–ืœ ืืœืคื™ื ืขื“ ื”ืชื ื“ื”ื•ื ืžืงื•ื ืฉื‘ื™ืชืชื• ื•ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ื™ืฉ ืœื• ืืœืคื™ื ืœื›ืืŸ ื•ืืœืคื™ื ืœืฆื“ ื‘ื™ืชื•:
Et de la, j'aurai deux mille. Car bien que le jour soit dรฉsormais sanctifie, il peut aller deux mille jusqu'ร  cet endroit, puisque c'est le lieu de sa chevita. C'est pour cela qu'il ร  deux mille de ce cรดtรฉ, et deux mille du cรดtรฉ de sa maison.
ืœื ืืžืจ ื›ืœื•ื ื˜ืขืžื ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืž':
La raison est expliquรฉe dans la Guemara.
ื’ื“ืจ ื—ื•ืžืช ืื‘ื ื™ื:
Un mur de pierres.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ืžื™ ื–ื›ื” ื•ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ื‘ืœื ืืžื™ืจื” ื ืžื™ ืงื ื™ ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืค' ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ (ืœืขื™ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืœื—:) ืื‘ืœ ื ื™ืขื•ืจ ื“ืื™ ื‘ืขื™ ืžืฆื™ ืืžืจ ืืข"ื’ ื“ืœื ืืžืจ ื›ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื“ืžื™ ื•ื™ืฉ ืœื—ืœืง ืฉืื ื™ ื”ืชื ืฉื”ื•ืœืš ืœืฉื ื›ืš ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ื›ื“ื™ ืœืขืจื‘ ืื‘ืœ ืžื“ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ืขืœ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ื™ืฉืŸ ืžืฉืžืข ื“ื‘ื ื™ืขื•ืจ ืžื•ื“ื• ื“ืงื ื™ ืืข"ื’ ื“ืœื ืืžืจ ื•ืœืขื™ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื”.) ื“ืชื ืŸ ืžื™ ืฉื™ืฉื‘ ื‘ื“ืจืš ื•ืขืžื“ ื•ื”ืจื™ ื”ื•ื ืกืžื•ืš ืœืขื™ืจ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืœื ื”ื™ืชื” ื›ื•ื•ื ืชื• ืœื›ืš ืœื ื™ื›ื ืก ื•ืžื•ื›ื— ื‘ื’ืžืจื ื“ืงื ื™ ืฉื‘ื™ืชื” ื‘ืžืงื•ืžื• ื›ืขื•ื‘ื“ื ื“ืจ' ื˜ืจืคื•ืŸ ื“ืงืืžืจ ื‘ื™ืช ื”ืžื“ืจืฉ ืžื•ื‘ืœืข ื‘ืชื•ืš ืชื—ื•ืžื• ื”ื™ื” ื•ื”ื ื“ื ืงื˜ ื•ืืžืจ ืื˜ื• ื›ืฉืื•ืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ื ืคืœื•ื ื™ ืื• ืื’ื‘ ื“ืกื™ืคื ื”ืขื ื™ ืžืขืจื‘ ื‘ืจื’ืœื™ื• ืื‘ืœ ืขืฉื™ืจ ืœื ืืคื™' ืืžืจ ื•ื›ื”"ื’ ืื™ื›ื ื‘ืฉื ื™ื ืื•ื—ื–ื™ืŸ (ื‘"ืž ื“ืฃ ื™ื.) ืจืื” ืื•ืชืŸ ืจืฆื™ืŸ ืื—ืจ ืฆื‘ื™ ืฉื‘ื•ืจ ืื—ืจ ื’ื•ื–ืœื•ืช ืฉืœื ืคืจื—ื• ื•ืืžืจ ื–ื›ืชื” ืœื™ ืฉื“ื™ ื–ื›ืชื” ืœื• ื•ื”ืชื ื ืžื™ ืืคื™' ืœื ืืžืจ ืงื ื™ ื›ื“ืืžืจ ื”ืชื ื‘ื’ืž' ื’ื‘ื™ ื“' ืืžื•ืช ื“ืชืงื™ื ื• ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ื“ืœื™ืงื ื• ื•ืื™ ืชืงื™ื ื• ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ื“ืœื™ืงื ื• ื›ื™ ืœื ืืžืจ ืžืื™ ื”ื•ื™ ื•ื ืงื˜ ื•ืืžืจ ืžืฉื•ื ืกื™ืคื ืฉื”ื™ื” ืฆื‘ื™ ืจืฅ ื›ื“ืจื›ื• ืืคื™' ืืžืจ ืœื ืืžืจ ื›ืœื•ื:
Et le Ri dit que mรชme sans parole il acquiert, comme nous disons au chapitre Bekhol me'arvin (plus haut, Erouvin 38b) : mais celui qui est รฉveillรฉ, s'il voulait il pouvait dire ; bien qu'il n'ait pas dit, il est comme celui qui a dit. Et l'on peut distinguer : la-bas, c'est autre, car il va jusque-lร  dans ce but, sur le techoum, afin d'erouver. Mais du fait que les Hakhamim divergent de Rabbi Yo'hanan au sujet de celui qui dort, on comprend que, pour celui qui est รฉveillรฉ, ils conviennent qu'il acquiert bien qu'il n'ait pas dit. Et plus haut (Erouvin 45a) nous avons appris : celui qui s'est assis en chemin, s'est levรฉ, et le voici proche de la ville : puisque son intention n'allait pas ร  cela, il n'entrera pas. Et la Guemara prouve qu'il acquiert une chevita ร  sa place, comme le fait de Rabbi Tarfon, oรน l'on dit que le beit ha-midrach รฉtait absorbรฉ dans son techoum. Et ce que le texte prend la formule et il ร  dit : est-ce seulement lorsqu'il dit ma chevita en tel lieu ? Ou bien c'est ร  cause de la fin : le pauvre erouve avec ses pieds, alors que le riche, mรชme s'il ร  dit, non. Et l'on trouve pareil dans Chenayim ohazin (Bava Metsia 11a) : il les a vus courir aprรจs un cerf boiteux, aprรจs des oisillons qui n'avaient pas encore volรฉ, et il ร  dit : mon champ ร  acquis pour moi. Cela ร  acquis pour lui. Et la-bas aussi, mรชme s'il n'a pas dit, il acquiert, comme la Guemara le dit au sujet des quatre coudรฉes que les Hakhamim ont instituรฉes pour lui afin qu'il acquiรจre. Et si les Hakhamim ont instituรฉ pour lui qu'il acquiรจre, lorsqu'il n'a pas dit, qu'est-ce que cela change ? Le texte dit et il ร  dit ร  cause de la fin : le cerf courait ร  sa maniรจre ordinaire ; mรชme s'il ร  dit, il n'a rien dit.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle michna. Un homme est en route. La nuit de Chabbat tombe. Il connaรฎt un arbre oรน une clรดture (gader, un mur de pierres), place ร  deux mille coudรฉes de l'endroit oรน il se tient, et ร  deux mille de sa maison.

S'il dit : ma chevita est sous lui, sous le feuillage, sans fixer le point, il n'a rien dit. Rachi renvoie la raison ร  la Guemara. S'il avait dรฉsigne le lieu, ces deux mille jusqu'ร  l'arbre resteraient marchables aprรจs l'entrรฉe du jour, parce que ce lieu est sa chevita, et deux mille autres partiraient de la vers la maison.

Tossefot portent sur la clause plus loin, ma chevita est ร  ma place. Le Ri : celui qui est รฉveillรฉ acquiert mรชme sans le dire, des lors que les Hakhamim ne divergent de Rabbi Yo'hanan que pour celui qui dort. Le mot et il ร  dit vise la fin de la michna, le pauvre qui erouve avec ses pieds, et le cas pareil du cerf, ร  Bava Metsia 11a.

6
ืดืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืขื™ืงืจื•ืด โ€” ืžื”ืœืš ืžืžืงื•ื ืจื’ืœื™ื• ื•ืขื“ ืขื™ืงืจื• ืืœืคื™ื ืืžื”, ื•ืžืขื™ืงืจื• ื•ืขื“ ื‘ื™ืชื• ืืœืคื™ื ืืžื”. ื ืžืฆื ืžื”ืœืš ืžืฉื—ืฉื™ื›ื” ืืจื‘ืขืช ืืœืคื™ื ืืžื”.

Ma chevita est ร  son tronc : il marche du lieu de ses pieds jusqu'ร  son tronc deux mille coudรฉes, et de son tronc jusqu'ร  sa maison deux mille coudรฉes. Il se trouve qu'il marche, aprรจs la nuit, quatre mille coudรฉes.

๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme formule : be-ikaro, au tronc, un point dรฉsigne. La chevita est acquise la.

De ses pieds au tronc, deux mille. Du tronc ร  la maison, deux mille. Aprรจs la tombรฉe de la nuit, le trajet permis est de quatre mille coudรฉes.

7
ืื ืื™ื ื• ืžื›ื™ืจ, ืื• ืฉืื™ื ื• ื‘ืงื™ ื‘ื”ืœื›ื”, ื•ืืžืจ ืดืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืžืงื•ืžื™ืด โ€” ื–ื›ื” ืœื• ืžืงื•ืžื• ืืœืคื™ื ืืžื” ืœื›ืœ ืจื•ื—.

S'il ne le connaรฎt pas, oรน s'il n'est pas expert dans la halakha, et qu'il ร  dit : ma chevita est ร  ma place, sa place lui acquiert deux mille coudรฉes de chaque cรดtรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืขื™ืงืจื• ื•ื™ื•ื“ืข ื”ื•ื ืฉืžืขื™ืงืจื• ื•ืขื“ ื‘ื™ืชื• ืื™ืŸ ื™ื•ืชืจ ืžืืœืคื™ื ืงื ื” ืœื• ืฉื‘ื™ืชื” ื‘ืขื™ืงืจื• ื”ื•ืื™ืœ ื•ืกื™ื™ื ืืช ืžืงื•ืžื• ื•ืื•ืชื” ืฉื‘ื™ืชื” ืงื•ื ื” ืœื• ืืœืคื™ื ืœืฆื“ ืจื’ืœื™ื• ื•ืืœืคื™ื ืœืฆื“ ื‘ื™ืชื•:
Et il sait que, du tronc ร  sa maison, il n'y a pas plus de deux mille. Il ร  acquis une chevita au tronc, puisqu'il ร  dรฉsigne son lieu. Et cette chevita lui acquiert deux mille du cรดtรฉ de ses pieds, et deux mille du cรดtรฉ de sa maison.
ื•ืื ืื™ื ื• ืžื›ื™ืจ ืื™ืœืŸ ืื• ื’ื“ืจ:
Un arbre, oรน une clรดture.
ืื• ืื™ื ื• ื‘ืงื™ ื‘ื”ืœื›ื” ื•ืื™ื ื• ื™ื•ื“ืข ืฉื™ื•ืขื™ืœ ืœื• ื•ืœื ืืžืจ ื›ืŸ:
Et il ne sait pas que cela lui servirait, et il n'a pas dit ainsi.
ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจ' ื—ื ื™ื ื ื‘ืŸ ืื ื˜ื™ื’ื ื•ืก ื•ืจื‘ื ืŸ ื‘ื’ืž' ืžืคืจืฉ:
La divergence de Rabbi Hanina ben Antignos et des Hakhamim est expliquรฉe dans la Guemara.
๐Ÿ’ก Explication

Deux cas oรน il ne vise pas l'arbre. Il ne reconnaรฎt aucun repรจre. Ou il n'est pas baki ba-halakha : il ignore qu'on peut fixer une chevita ร  distance, et il ne le dit donc pas.

Il dit : ma chevita est ร  ma place. L'endroit oรน il se tient lui donne deux mille coudรฉes le-khรดl ruah, de chaque cรดtรฉ.

La premiรจre glose de Rachi porte encore sur le tronc : la dรฉsignation du point fait la chevita, et elle ouvre deux mille des deux cรดtรฉs. La derniรจre annonce la mesure ronde oรน carrรฉe, au segment suivant. Rachi dit que la Guemara l'expliquera ; sur cet amoud, la michna pose dรฉjร  les deux avis.

8
ืขื’ื•ืœื•ืช, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื ื‘ืŸ ืื ื˜ื™ื’ื ื•ืก, ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ืžืจื•ื‘ืขื•ืช, ื›ื˜ื‘ืœื ืžืจื•ื‘ืขืช, ื›ื“ื™ ืฉื™ื”ื™ื” ื ืฉื›ืจ ืœื–ื•ื™ื•ืช.

Rondes, paroles de Rabbi Hanina ben Antignos. Et les Hakhamim disent : carrรฉes, comme une tablette carrรฉe, afin qu'il gagne les angles.

โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ื•ื”ื ืชื ื™ื ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ ืื ื”ื™ืชื” ืืจื›ื” ื™ื•ืชืจ ืขืœ ืคื™ ืฉื ื™ื ื‘ืจื—ื‘ื” ืืคื™ืœื• ืืžื” ืื—ืช ืื™ืŸ ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ื‘ืชื•ื›ื”. ืืžืจ ืจื‘ ื‘ื™ื‘ื™ ื‘ืจ ืื‘ื™ื™ ื›ื™ ืชื ืŸ ื ืžื™ ื‘ืžืชื ื™' ื™ื•ืชืจ ืžืฉื ื™ื ื‘ืจื—ื‘ื” ืชื ืŸ. ืื™ ื”ื›ื™ ื”ื™ื™ื ื• ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™. ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ืจื™ื‘ื•ืข ื“ืจื‘ื ืŸ ืคื™' ื”ื ื“ืชื ืŸ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื˜:) ืขื’ื•ืœื•ืช ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื ื‘ืŸ ืื ื˜ื™ื’ื ื•ืก ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื ื›ื˜ื‘ืœื ืžืจื•ื‘ืขืช ื›ื“ื™ ืฉื™ื”ื ื ืฉื›ืจ ืืช ื”ื–ื•ื™ื•ืช. ืœืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืืžืจ ืื ื”ื™ืชื” ื™ืชืจ ืขืœ ืคื™ ืฉื ื™ื ื‘ืจื—ื‘ื” ืืคื™ืœื• ืืžื” ืื—ืช ืื™ืŸ ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ื‘ืชื•ื›ื” ืžืฉื— ืœื” ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ ืื™ ื”ื•ื™ ืืœื›ืกื•ื ื ื™ื•ืชืจ ืขืœ ืฉื ื™ื ื‘ืจื—ื‘ื” ืืคื™' ืืžื” ืื—ืช ืื™ืŸ ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ื‘ืชื•ื›ื” ื“ืกื‘ืจ ืœื” ื›ืจ' ื—ื ื™ื ื ื‘ืŸ ืื ื˜ื™ื’ื ื•ืก ื“ืืžืจ ื‘ืขื™ื ืŸ ืืœืคื™ื ืืžื” ืชื—ื•ื ืฉื‘ืช ืขื’ื•ืœื•ืช ื•ืœื ืžืจื•ื‘ืขื•ืช ื•ืœืจ' ื™ื•ืกื™ ืžืฉื— ืœื” ื‘ืจื™ื‘ื•ืข ื“ืกื‘ืจ ื›ืจื‘ื ืŸ ื“ืืžืจื™ ืžืจื•ื‘ืขื•ืช ื”ืœื›ืš ืื ื”ื™ื” ืืจื›ื” ื›ืฉื ื™ื ื‘ืจื—ื‘ื” ื›ื—ืฆืจ ื”ืžืฉื›ืŸ ื“ื›ืชื™ื‘ ืื•ืจืš ื”ื—ืฆืจ ืžืื” ื‘ืืžื” ื•ืจื•ื—ื‘ ื—ืžืฉื™ื ื‘ื—ืžืฉื™ื ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ื‘ืชื•ื›ื”. ื™ื•ืชืจ ืขืœ ื–ื” ืื™ืŸ ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ื‘ืชื•ื›ื”. ืื™ืชืžืจ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™. ื•ืจื‘ ื‘ื™ื‘ื™ ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื. ื•ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืœืงื•ืœื. ื•ืฆืจื™ื›ื™ ื“ืื™ ืืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื•ืกื™ ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ืขื“ ืฉื™ื”ื ื‘ื” ืฉื•ืžื™ืจื” ืื• ื‘ื™ืช ื“ื™ืจื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ื‘ื‘ื ืงืž"ืœ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื. ื•ืื™ ืืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื”"ื ืืจื™ืš ื•ืงื˜ื™ืŸ ืœื ืงืž"ืœ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื“ืืคื™ืœื• ืืจื™ืš ื•ืงื˜ื™ืŸ. ืงืจืคืฃ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืฉื”ื•ืงืฃ ืœื“ื™ืจื” ื ื–ืจืข ืจื•ื‘ื• ื”ืจื™ ื”ื•ื ื›ื’ื™ื ื” ื•ืืกื•ืจ. ื ื˜ืข ืจื•ื‘ื• ื”ืจื™ ื”ื•ื ื›ื—ืฆืจ ื•ืžื•ืชืจ. ื ื–ืจืข ืจื•ื‘ื• ื”ื ืžื™ืขื•ื˜ื• ืฉืจื™ ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข ืœื ืืžืจืŸ ืืœื ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืื‘ืœ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืืกื•ืจ ื›ืžืืŸ ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ. ืฆ"ืข ืื ืงืจืคืฃ ืคื—ื•ืช ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืฉืœื ื”ื•ืงืฃ ืœื“ื™ืจื” ืื ื“ื™ื ื• ื›ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ื•ื™ื”ื ืืกื•ืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ืžืžื ื• ืœื—ืฆืจ ืœืจื‘ื ืŸ ื“ืจ"ืฉ ื•ืœืจ"ืฉ ื“ืงื™"ืœ ื›ื•ื•ืชื™ื” ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืฆื.) ื™ื”ื ืืกื•ืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ืžืžื ื• ืœื‘ื™ืช ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื›ื•ืœืŸ ืจืฉื•ืช ืื—ืช ืœื›ืœื™ื ืฉืฉื‘ืชื• ื‘ืชื•ื›ืŸ ื•ืœื ืœื›ืœื™ื ืฉืฉื‘ืชื• ื‘ืชื•ืš ื”ื‘ื™ืช. ื•ืœื›ืื•ืจื” ืžืฉืžืข ืฉื“ื™ื ื ืฉื•ื” ื“ืื ืœื ื›ืŸ ื”ื™ื™ื ื• ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืœื•ืžืจ ื“ืคืœื™ื’ื™ ืจ"ืฉ ื•ืจื‘ื ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืžืฆื•ืžืฆื. ื“ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืœื›"ืข ืืคื™ืœื• ื‘ืชื•ื›ื• ืืกื•ืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ื™ื•ืชืจ ืžื“' ืืžื•ืช. ื•ื‘ืคื—ื•ืช ืžื›ืืŸ ืฉืจื™ ืืฃ ืœื‘ื™ืช. ื•ืžื™ื”ื• ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ื“ื™ืŸ ื‘ื•ืช ืกืืชื™ื ื ื•ื”ื’ ืขื“ ืฉื™ื”ื ืคื—ื•ืช ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืืžื”. ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืืžืจ ืœืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืฉืœื ื™ื”ื ืืจื›ื” ื™ื•ืชืจ ืขืœ ืจื—ื‘ื” ืืžื” ืื—ืช ื•ืœื ืงืคื™ื“ ืื ืืจื›ื” ื™ื•ืชืจ ืขืœ ืจื—ื‘ื” ืžืขื˜ ืขื“ ืฉื™ื’ื™ืข ืœืืžื” ืื—ืช ื”"ื  ืœื ื ืคื™ืง ืžื“ื™ืŸ ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืขื“ ืฉื™ืคื—ืช ืืžื”. ื•ื”ืฉืชื ืœื ื”ื•ื™ ืคืœื•ื’ืชื™ื™ื”ื• ื‘ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืžืฆื•ืžืฆื. ื•ืื™ืŸ ืœื”ื‘ื™ื ืจืื™ื” ืœื”ืชื™ืจ ืžื“ืคืœื™ื’ ื”ื›ื ื‘ื™ืŸ ืคื—ื•ืช ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืœื‘ื™ืช ืกืืชื™ื. ื“ืฉืื ื™ ื”ื›ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื™ืขื•ื˜ื• ื ื–ืจืข ื‘ืคื—ื•ืช ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืœื ืชืฉื•ื‘ ื•ื‘ื˜ื™ืœ. ื•ื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ื“ื—ืฉื™ื‘ ืœื ื‘ื˜ื™ืœ. ืื‘ืœ ื ื–ืจืข ืจื•ื‘ื• ืืคื™ืœื• ืคื—ื•ืช ืžื‘ื™ืช ืกืืชื•ื ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ืืกื•ืจ. ื•ื™ืฉ ืœื“ืงื“ืง ืžื”ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืฆื˜:) ืืฉืคื” ืฉื‘ืจื”"ืจ ื—ืœื•ืŸ ืฉืขืœ ื’ื‘ื” ื–ื•ืจืงื™ืŸ ืœื” ื‘ืฉื‘ืช ืืœืžื ืœื ื—ืฉื™ื‘ื ืžื•ืงืคืช ืœื“ื™ืจื” ืข"ื™ 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Guemara. Or on a enseignรฉ : Rabbi Eliezer dit : si sa longueur dรฉpassait le double de sa largeur, mรชme d'une seule coudรฉe, on ne transporte pas ร  l'intรฉrieur. Rav Bibi bar Abaye ร  dit : quand la michna aussi l'enseigne, c'est plus du double de la largeur qu'elle enseigne. S'il en est ainsi, c'est l'avis de Rabbi Yossi. Entre eux, il y a le carrรฉ des Hakhamim. Explication : ce que la michna enseignรฉ plus loin (Erouvin 49b) : rondes, paroles de Rabbi Hanina ben Antignos, et les Hakhamim disent : comme une tablette carrรฉe, afin qu'il gagne les angles. Selon Rabbi Eliezer, qui a dit : si elle dรฉpassait le double de sa largeur, mรชme d'une seule coudรฉe, on ne transporte pas ร  l'intรฉrieur, on la mesure sur la diagonale. Si la diagonale dรฉpasse le double de la largeur, mรชme d'une seule coudรฉe, on ne transporte pas ร  l'intรฉrieur. Car il tient comme Rabbi Hanina ben Antignos, qui a dit : les deux mille coudรฉes du techoum de Chabbat doivent รชtre rondes, et non carrรฉes. Selon Rabbi Yossi, on la mesure en carrรฉ, car il tient comme les Hakhamim, qui disent : carrรฉes. Dรจs lors, si sa longueur est le double de sa largeur, comme la cour du Michkan, ainsi qu'il est รฉcrit : longueur de la cour, cent coudรฉes, largeur, cinquante sur cinquante, on transporte ร  l'intรฉrieur. Au-delร , on ne transporte pas ร  l'intรฉrieur. On a enseignรฉ : Rav Yossef ร  dit que Rav Yehouda ร  dit que Chmouel ร  dit : la halakha est comme Rabbi Yossi. Et Rav Bibi ร  dit que Rav Nahman ร  dit que Chmouel ร  dit : la halakha est comme Rabbi Akiva. Et les deux dรฉcisions vont vers le lรฉger (lekoula). Et toutes deux sont nรฉcessaires. Car s'il avait dit seulement : la halakha est comme Rabbi Yossi, j'aurais dit : ร  condition qu'il y ait la une chรดmera (cabane de gardien) oรน une maison d'habitation, comme Rabbi Yehouda ben Bava. Cela vient apprendre : la halakha est comme Rabbi Akiva. Et s'il avait dit seulement : la halakha est comme Rabbi Akiva, j'aurais dit : un enclos long et รฉtroit (arikh ve-katin), non. Cela vient apprendre : la halakha est comme Rabbi Yossi, mรชme long et รฉtroit. Un karpef (enclos) de plus d'un beit seatayim (surface de deux se'a) qui a รฉtรฉ clรดture pour l'habitation : si la majeure partie ร  รฉtรฉ semรฉe, il est comme un jardin, et c'est interdit. Si la majeure partie ร  รฉtรฉ plantรฉe, il est comme une cour, et c'est permis. La majeure partie ร  รฉtรฉ semรฉe : sa mineure partie, elle, est permise. Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, ร  dit : nous n'avons dit cela que pour un beit seatayim ; plus d'un beit seatayim, c'est interdit. Comme qui ? Comme Rabbi Chimon. Point ร  examiner : un karpef moindre qu'un beit seatayim, qui n'a pas รฉtรฉ clรดture pour l'habitation, ร -t-il le statut d'un beit seatayim ? Il serait alors interdit d'en transporter vers une cour, selon les Hakhamim qui divergent de Rabbi Chimon. Et selon Rabbi Chimon, dont nous suivons l'avis plus loin (Erouvin 91a), il serait interdit d'en transporter vers une maison. Car il tient qu'ils forment tous un seul domaine pour les ustensiles qui y ont fait leur chevita, ร  l'exclusion des ustensiles qui ont fait leur chevita dans la maison. En apparence, leur statut est le mรชme. Sinon, il faudrait dire que Rabbi Chimon et les Hakhamim divergent sur un beit seatayim exact. Car au-delร  d'un beit seatayim, selon tous, mรชme ร  l'intรฉrieur, il est interdit de transporter plus de quatre coudรฉes. En dessous de cette mesure, c'est permis, mรชme vers la maison. On peut toutefois dire que le statut du beit seatayim tient jusqu'ร  ce qu'il manque une coudรฉe entiรจre. De mรชme que, selon Rabbi Eliezer, la longueur ne doit pas dรฉpasser la largeur d'une coudรฉe, et qu'il ne serre pas le surplus tant qu'il n'atteint pas une coudรฉe : de mรชme, on ne quitte le statut de beit seatayim qu'au manque d'une coudรฉe. Dรจs lors, leur divergence ne porte pas sur un beit seatayim exact. On ne tirera pas non plus une preuve de permission de ce qu'ici il distingue moins d'un beit seatayim et un beit seatayim. Ici, le cas diffรจre : la mineure partie seule ร  รฉtรฉ semรฉe. En dessous d'un beit seatayim, ce semis n'est pas considรฉrable (hashouv) et il est annulรฉ (batel). Un beit seatayim, qui est considรฉrable, n'est pas annulรฉ. Mais si la majeure partie ร  รฉtรฉ semรฉe, mรชme en dessous d'un beit seatayim, on peut dire que c'est interdit. On peut serrer cela ร  partir de ce qui est dit plus loin (Erouvin 99b) : un tas de fumier dans le domaine public, une fenรชtre au-dessus, on y jette pendant Chabbat. Donc ce tas n'est pas compte comme clรดture pour l'habitation par la fenรชtre qui le surplombe, parce que la fenรชtre est ร  plus de dix, oรน parce qu'elle est รฉcartรฉe du mur de quatre, sur le modรจle de la margelle du puits enseignรฉe ร  cรดtรฉ d'elle, que l'on รฉtablit plus loin comme รฉcartรฉe de quatre. Et pourtant il est permis de jeter depuis la fenรชtre sur ce tas. Donc, puisqu'il n'atteint pas deux se'a, il est permis mรชme vers la maison. Il apparaรฎt toutefois qu'il ne faut pas sรฉparer moins d'un beit seatayim et un beit seatayim. Dans leurs paroles, on enseignรฉ karpef sans prรฉcision : cela vise tout karpef qui n'a pas รฉtรฉ clรดture pour l'habitation, bien qu'on puisse y transporter quatre coudรฉes, mesure du beit seatayim, et en dessous aussi ils divergent. Le cas du tas de fumier, on l'รฉtablira comme un tas dans une cour, oรน dans un karpef selon Rabbi Chimon, et les Hakhamim l'รฉtablissent comme un lieu clรดture pour l'habitation. Dรจs lors, une rehava (espace derriรจre les maisons) derriรจre nos maisons, dont la majeure partie ร  รฉtรฉ semรฉe, mรชme si toute la rehava n'atteint pas deux se'a, il est interdit d'y faire entrer et d'en faire sortir vers la maison, selon Rabbi Chimon. Mรชme pour une cour devant la maison, il faut dire que semer la majeure partie en annule l'habitation, comme pour un karpef. Et mรชme ร  supposer que l'habitation d'une cour soit considรฉrable et que les semences ne l'annulent pas, dans une rehava les semences annulent la clรดture pour l'habitation. Dans une cour aussi, la partie semรฉe, du moins, perd son habitation. Consรฉquence : il est interdit d'en porter vers la maison. Et si la partie semรฉe dรฉpasse un beit seatayim, toute la cour sera interdite. Du commentaire de Rachi on tire une preuve que les semences n'annulent l'habitation que pour un karpef supรฉrieur ร  un beit seatayim. Car Rachi explique dans la michna qu'une chรดmera et une maison d'habitation comptent comme une clรดture pour l'habitation. Cela vise donc une ouverture d'abord, puis la clรดture (petah ve-lev sof hukaf), selon la rรจgle de ce qui est clรดture pour l'habitation. Or un jardin ordinaire est sรจme. Que ferait alors la clรดture pour l'habitation, puisque les semences viennent et l'annulent ? On apprend de la qu'elles n'annulent pas l'habitation d'un beit seatayim, mรชme selon Rabbi Yehouda ben Bava, qui est plus sรฉvรจre. ร€ plus forte raison selon celui qui allรจge, et qui tient que les semences n'annulent pas un beit seatayim. De ses paroles il ressort aussi qu'il faut permettre, mรชme quand la rehava dรฉpasse un beit seatayim, et mรชme si elle est entiรจrement semรฉe. Car dans la michna, Rabbi Yehouda ben Bava ne permet pas un jardin ni un karpef par une clรดture pour l'habitation au-delร  d'un beit seatayim, alors qu'une rehava est permise mรชme de dix kor, comme on l'a dit plus haut (Erouvin 22a) : ne reconnais-tu pas, pour un enclos ร  bรฉtail (dir), un parc (sahar) et un mouktse, que mรชme de dix kor c'est permis ? Et personne ne diverge. Le mouktse, c'est la rehava. La rehava est donc au-dessus du karpef. On n'apprendra donc pas la rehava ni la cour ร  partir du karpef, pour dire que les semences annuleraient leur habitation. Mais selon ce que nous avons expliquรฉ, une chรดmera et une maison d'habitation sont une habitation moindre, et elle sert mรชme si l'on a clรดture d'abord puis ouvert, pour un beit seatayim, tandis qu'au-delร  d'un beit seatayim il faut une ouverture d'abord puis la clรดture : il n'y a plus de preuve pour sรฉparer karpef et rehava. Il reste raisonnable, puisque nous ne trouvons cette annulation que pour un karpef, de ne pas apprendre d'un karpef l'annulation de la clรดture pour l'habitation d'une rehava et d'une cour. Et le point reste ร  examiner. Si la majeure partie ร  รฉtรฉ plantรฉe, il est comme une cour, et c'est permis. Rav Yehouda ร  dit qu'Avimi ร  dit : et c'est quand les arbres sont disposรฉs en itstevaot (rangรฉes comme des banquettes). Rav Nahman ร  dit : mรชme s'ils ne sont pas disposรฉs en itstevaot. Mar Yehouda arriva chez Rav Houna bar Yehouda. Il vit qu'ils n'รฉtaient pas disposรฉs en itstevaot, et que l'on transportait parmi eux. Il lui dit : le maรฎtre ne tient-il pas l'enseignement d'Avimi ? Il lui dit : moi, je tiens comme Rav Nahman, qui a dit : mรชme s'ils ne sont pas disposรฉs en itstevaot. Et ainsi est la halakha.
๐Ÿ’ก Explication

Comment tracer les deux mille. Rabbi Hanina ben Antignos : en cercle, le rayon part de la chevita. Les Hakhamim : en carrรฉ, ke-tavla merouba'at, comme une tablette carrรฉe, afin qu'il gagne les angles. Jusqu'ร  la pointe, le trajet dรฉpasse le rayon du cercle.

Le Roch se sert de cette mesure pour Rabbi Eliezer et Rabbi Yossi, sur un enclos plus long que le double de sa largeur. Rabbi Eliezer mesure la diagonale, comme le cercle de Rabbi Hanina. Rabbi Yossi mesure le carrรฉ, comme les Hakhamim, et la cour du Michkan, cent sur cinquante, reste permise. La suite du Roch est le psak du karpef : sรจme en majoritรฉ, il est interdit ; plante en majoritรฉ, il est permis. La halakha suit Rav Nahman, mรชme sans itstevaot.

9
ื•ื–ื• ื”ื™ื ืฉืืžืจื•: ื”ืขื ื™ ืžืขืจื‘ ื‘ืจื’ืœื™ื•. ืืžืจ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ: ืื ื• ืื™ืŸ ืœื ื• ืืœื ืขื ื™. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืื—ื“ ืขื ื™ ื•ืื—ื“ ืขืฉื™ืจ, ืœื ืืžืจื• ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ืคืช ืืœื ืœื”ืงืœ ืขืœ ื”ืขืฉื™ืจ, ืฉืœื ื™ืฆื ื•ื™ืขืจื‘ ื‘ืจื’ืœื™ื•.

Et voici ce qu'ils ont dit : le pauvre erouve avec ses pieds. Rabbi Meir ร  dit : nous, nous n'avons que le pauvre.

Rabbi Yehouda dit : le pauvre comme le riche. Ils n'ont dit d'erouver avec du pain que pour allรฉger le riche, afin qu'il ne sorte pas erouver avec ses pieds.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ื–ื”ื• ืฉืืžืจื• ื›ื’ื•ืŸ ื–ื” ืฉื”ื•ื ื‘ื ื‘ื“ืจืš ื•ืื™ืŸ ืขืžื• ืคืช ื“ื”ืฉืชื ืขื ื™ ื”ื•ื ืœื• ื”ืชื™ืจื• ื—ื›ืžื™ื ืœืขืจื‘ ื‘ืจื’ืœื™ื• ื‘ืœื ืคืช:
Comme celui-ci, qui vient en chemin et n'a pas de pain avec lui. Pour l'instant, il est pauvre. Les Hakhamim lui ont permis d'erouver avec ses pieds, sans pain.
ื•ืื—ื“ ืขืฉื™ืจ ื”ื™ื•ืฉื‘ ื‘ื‘ื™ืชื• ื•ืจื•ืฆื” ืœื™ืœืš ื•ืœื”ื—ืฉื™ืš ืขืœ ื”ืชื—ื•ื ื•ืœืงื ื•ืช ืฉื‘ื™ืชื” ืžื•ืชืจ:
Celui qui est assis dans sa maison, et qui veut aller laisser la nuit tomber sur le techoum et acquรฉrir une chevita : c'est permis.
ืœื”ืงืœ ืขืœ ื”ืขืฉื™ืจ ืฉื™ื•ื›ืœ ืœืฉื’ืจ ืข"ื™ ืฉืœื™ื— ื•ืœื ื™ื˜ืจื— ื”ื•ื ืขืฆืžื•:
Afin qu'il puisse envoyer par un chalia'h, et ne pas se dรฉranger lui-mรชme.
๐Ÿ’ก Explication

La michna rattache ce cas ร  la rรจgle connue : ha-ani me'arev be-raglav, le pauvre erouve avec ses pieds. Sans pain, il marche dans son techoum et dรฉclare : ici est ma rรฉsidence.

Rabbi Meir rรฉserve cela au pauvre, celui qui n'a pas le pain de deux repas. Rabbi Yehouda : le riche aussi. Le pain n'a รฉtรฉ dit que pour l'allรจgement du riche : il envoie un chalia'h dรฉposer le pain, au lieu de sortir lui-mรชme jusqu'au techoum. Aller sur place, sans pain, lui reste ouvert.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Erouver avec ses pieds Rabbi Meir Nous n'avons que le pauvre. Sans pain sur lui, les Hakhamim lui permettent la chevita par ses pieds. Le riche erouve avec du pain. Rabbi Yehouda Le pauvre et le riche. Le pain ne sert qu'ร  allรฉger le riche : il envoie un chalia'h, au lieu de sortir lui-mรชme jusqu'au techoum.
Rabbi Meir : les pieds, pour le pauvre seul. Rabbi Yehouda : le riche aussi. Le pain lui รฉvite le trajet.
10
ื’ืžืณ ืžืื™ ืดืœื ืืžืจ ื›ืœื•ืืด?

Guemara. Que signifie : il n'a rien dit ?

๐Ÿ’ก Explication

La Guemara reprend la formule de la michna, lo amar kloum. Que perd-il au juste, lorsqu'il ร  dit ma chevita est sous lui, sans dรฉsigner le point ?

11
ืืžืจ ืจื‘: ืœื ืืžืจ ื›ืœื•ื ื›ืœ ืขื™ืงืจ, ื“ืืคื™ืœื• ืœืชื—ืชื™ื• ืฉืœ ืื™ืœืŸ ืœื ืžืฆื™ ืื–ื™ืœ.

Rav ร  dit : il n'a rien dit du tout, car mรชme vers le dessous de l'arbre il ne peut pas aller.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ืž' ืœื ืืžืจ ื›ืœื•ื ื›ืœ ืขื™ืงืจ ื•ืœื ื™ื–ื•ื– ืžืžืงื•ืžื• ืฉื”ืจื™ ื‘ืžืงื•ื ืจื’ืœื™ื• ืื™ืŸ ืœื• ืฉื‘ื™ืชื” ืฉื”ืจื™ ืขืงืจ ื“ืขืชื• ื•ืœื‘ื• ืžื›ืืŸ ื•ืชื—ืช ื”ืื™ืœืŸ ื ืžื™ ืœื ืงื ื” ืฉื‘ื™ืชื” ื“ื”ื ืœื ืกื™ื™ื ื•ืืข"ืค ืฉื›ืœ ืชื—ืชื™ื• ืฉืœ ื ื•ืฃ ื”ืื™ืœืŸ ืœืชื•ืš ืืœืคื™ื ืืžื” ืœืžืงื•ื ืจื’ืœื™ื• ืžืคืจืฉื™' ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ ืœืงืžืŸ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืœื ืคื™ืจืฉ ืื™ื–ื• ื“' ืืžื•ืช ื‘ื—ืจ ืœื• ื‘ืชื—ืชื™ื• ืฉืœ ืื™ืœืŸ ืœืื• ืฉื‘ื™ืชื” ื”ื™ื:
Et il ne bougera pas de sa place. Car au lieu de ses pieds il n'a pas de chevita : il ร  retire de la sa pensรฉe et son cล“ur. Et sous l'arbre non plus il n'a pas acquis de chevita, car il n'a pas dรฉsigne. Et cela, bien que tout le dessous du feuillage de l'arbre soit dans les deux mille coudรฉes du lieu de ses pieds. On expliquera plus loin la raison de Rav : puisqu'il n'a pas prรฉcisรฉ quelles quatre coudรฉes il s'est choisies sous l'arbre, ce n'est pas une chevita.
ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ ืœื ืืžืจ ื›ืœื•ื ืœื‘ื™ืชื• ืื‘ืœ ืœืชื—ืชื™ื• ืฉืœ ืื™ืœืŸ ืžืฆื™ ืื–ื™ืœ ืœืงืžืŸ ืžืคืจืฉ ื“ื›ื™ ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืœืžื™ืœืชื™ื” ื›ื’ื•ืŸ ื“ืงืื™ ื›ืœ ื ื•ืคื• ืฉืœ ืื™ืœืŸ ื‘ืชื•ืš ืืœืคื™ื ืœืžืงื•ื ืจื’ืœื™ื• ื“ื›ืœ ื“' ืืžื•ืช ืฉืืชื” ื ื•ืชืŸ ืœืฉื‘ื™ืชื” [ืชื—ืชื™ื•] ื›ื•ืœืŸ ืจืื•ื™ื•ืช ืœื• ื”ืœื›ืš ืœื‘ื™ืชื• ืœื ืืžืจ ื›ืœื•ื ื“ื”ื ื‘ื™ืชื• ืจื—ื•ืง ืžืขื™ืงืจื• ืืœืคื™ื ื›ื“ืชื ื™ ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืžืขื™ืงืจื• ื•ืขื“ ื‘ื™ืชื• ืืœืคื™ื ื•ืฉืžื ื”ื•ื ื‘ื—ืจ ืœื• ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื”ืจืืฉื•ื ื•ืช ืฉืชื—ืช ื”ืื™ืœืŸ ืื•ืชืŸ ืฉืœ ืฆื™ื“ื• ื•ืžืฉื ืขื“ ื‘ื™ืชื• ื™ืฉ ื™ื•ืชืจ ืžืืœืคื™ื ื›ืœ ืจื•ื—ื‘ ื ื•ืฃ ื”ืื™ืœืŸ ืื‘ืœ ืœืชื—ืชื™ื• ืฉืœ ืื™ืœืŸ ืžืฆื™ ืื–ื™ืœ ื“ืžืžื” ื ืคืฉืš ื›ืœ ื“' ืืžื•ืช ืฉืืชื” ื ื•ืชืŸ ืœื• ืชื—ืชื™ื• ืœืฉื‘ื™ืชื” ื ื•ืชื ื•ืช ืขื“ ืžืงื•ื ืจื’ืœื™ื• ืืœืคื™ื ืืžื”:
Plus loin on explique que Chmouel dit sa parole dans le cas oรน tout le feuillage de l'arbre se tient dans les deux mille du lieu de ses pieds. Car toutes les quatre coudรฉes que tu assignรฉs ร  la chevita sous l'arbre lui sont utilisables. Dรจs lors, pour sa maison, il n'a rien dit : sa maison est ร  deux mille du tronc, comme l'enseigne la michna, du tronc ร  sa maison deux mille. Et peut-รชtre s'est-il choisi les quatre premiรจres coudรฉes sous l'arbre, celles de son cรดtรฉ, et de la jusqu'ร  sa maison il y a plus de deux mille, toute la largeur du feuillage. Mais vers le dessous de l'arbre il peut aller : de toute faรงon, toutes les quatre coudรฉes que tu lui assignรฉs la pour la chevita donnent, jusqu'au lieu de ses pieds, deux mille coudรฉes.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืืคื™ืœื• ืœืชื—ืชื™ื• ืฉืœ ืื™ืœืŸ ืœื ืžืฆื™ ืื–ื™ืœ ื“ืžืžืงื•ื ืจื’ืœื™ื• ืขืงืจ ื“ืขืชื™ื” ื•ืชื—ืช ื”ืื™ืœืŸ ื ืžื™ ืœื ืงื ื” ืœื›ืš ืœื ื™ื–ื•ื– ืžืžืงื•ืžื• ื•ืื ืชืืžืจ ื‘ืคืจืง ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ (ืœืขื™ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืœื”.) ื’ื‘ื™ ื ืชื’ืœื’ืœ ื—ื•ืฅ ืœืชื—ื•ื ืงืืžืจ ืกืคืง ื”ืจื™ ื–ื” ื—ืžืจ ื’ืžืœ ื•ื™ืฉ ืœื• ืžื‘ื™ืชื• ืขื“ ืขื™ืจื•ื‘ื• ืืœืคื™ื ื•ืœื ืืžืจ ื•ืœื ื™ื–ื•ื– ืžืžืงื•ืžื• ื•ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ื”ืชื ื‘ืขื•ืžื“ ื‘ืขื™ืจื• ืœื ืขืงืจ ื“ืขืชื™ื” ืžืขื™ืจื• ื•ื“ืขืชื• ืฉืื ืœื ื™ืงื ื” ืฉื ืฉื‘ื™ืชื” ืฉื™ื”ื™ื” ืœื• ืชื—ื•ื ื‘ื™ืชื•:
Car du lieu de ses pieds il ร  retire sa pensรฉe, et sous l'arbre non plus il n'a pas acquis. C'est pourquoi il ne bougera pas de sa place. Et si tu dis : au chapitre Bekhol me'arvin (plus haut, Erouvin 35a), au sujet de l'erouv qui a roulรฉ hors du techoum, on dit : en cas de doute, le voici hamar gamal, et il ร , de sa maison jusqu'ร  son erouv, deux mille, et l'on ne dit pas qu'il ne bougera pas de sa place. Et le Ri dit : la-bas, celui qui se tient dans sa ville n'a pas retire sa pensรฉe de sa ville, et son intention est que, s'il n'acquiert pas la-bas de chevita, il ait le techoum de sa maison.
โš–๏ธ Rosh (2)
ืžืชื ื™' ืžื™ ืฉื”ื™ื” ื‘ื ื‘ื“ืจืš ื•ื—ืฉื›ื” ืœื• ื•ื”ื™ื” ืžื›ื™ืจ ืื™ืœืŸ ืื• ื’ื“ืจ ื•ืืžืจ ืฉื‘ื™ืชืชื™ ืชื—ืชื™ื• ืœื ืืžืจ ื›ืœื•ื. ืชื”ื ืฉื‘ื™ืชืชื™ ื‘ืขื™ืงืจื• ืžื”ืœืš ืžืžืงื•ื ืจื’ืœื™ื• ืขื“ ืขื™ืงืจื• ืืœืคื™ื ืืžื”. ื•ืžืขื™ืงืจื• ืขื“ ื‘ื™ืชื• ืืœืคื™ื ืืžื”. ื ืžืฆื ืžื”ืœืš ืžืฉื—ืฉื›ื” ืืจื‘ืขืช ืืœืคื™ื ืืžื•ืช:
Michna. Celui qui venait en chemin et pour qui la nuit est tombรฉe, qui connaissait un arbre oรน une clรดture, et qui a dit : ma chevita est sous lui, n'a rien dit. Que ma chevita soit ร  son tronc : il marche du lieu de ses pieds jusqu'au tronc deux mille coudรฉes, et du tronc jusqu'ร  sa maison deux mille coudรฉes. Il se trouve qu'il marche, aprรจs la nuit, quatre mille coudรฉes.
ื’ืž' ืžืื™ ืœื ืืžืจ ื›ืœื•ื. ืืžืจ ืจื‘ ืœื ืืžืจ ื›ืœื•ื ื›ืœ ืขื™ืงืจ ื“ืืคื™ืœื• ืœืชื—ืชื™ื• ืฉืœ ืื™ืœืŸ ืœื ืžืฆื™ ืื–ื™ืœ. ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ ืœื ืืžืจ ื›ืœื•ื ืœื‘ื™ืชื• ืื‘ืœ ืœืชื—ืชื™ื• ืฉืœ ืื™ืœืŸ ืžืฆื™ ืื–ื™ืœ. ืคื™' ื‘ื›ืœ ืžื” ืฉื™ื ื™ื— ืื•ืชื• ืชื—ืชื™ื• ืฉืœ ืื™ืœืŸ ืœื™ืœืš ื›ื“ืžืคืจืฉ ื•ืื–ื™ืœ ื•ื ืขืฉื” ืชื—ืชื™ื• ืฉืœ ืื™ืœืŸ ื—ืžืจ ื’ืžืœ ื‘ื ืœืžื“ื•ื“ ืžืŸ ื”ืฆืคื•ืŸ ืžื•ื“ื“ื™ืŸ ืœื• ืžืŸ ื”ื“ืจื•ื ื‘ื ืœืžื“ื•ื“ ืžืŸ ื”ื“ืจื•ื ืžื•ื“ื“ื™ืŸ ืœื• ืžืŸ ื”ืฆืคื•ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ื” ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘. ืžืฉื•ื ื“ืœื ืžืกื™ื™ื ืืชืจื™ื”. ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ ืžืฉื•ื ื“ืงืกื‘ืจ ื›ืœ ืฉืื™ืŸ ื‘ื–ื” ืื—ืจ ื–ื” ืืคื™ืœื• ื‘ื‘ืช ืื—ืช ืื™ื ื•. ืคื™ืจื•ืฉ ื›ืฉื ืฉืื™ืŸ ืœื• ืœืื“ื ืœืงื ื•ืช ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ืžืงื•ื ืฉื‘ื™ืชื” ืื—ืจื™ ืฉื›ื‘ืจ ืงื ื” ื‘ืžืงื•ื ืื—ืจ. ื›ืš ืื™ืŸ ืœืงื ื•ืช ืฉื™ืขื•ืจ ืฉืชื™ ืฉื‘ื™ืชื•ืช ื‘ื‘ืช ืื—ืช. ื“ืฃ ื  ืข"ื‘
Guemara. Que signifie : il n'a rien dit ? Rav ร  dit : il n'a rien dit du tout, car mรชme vers le dessous de l'arbre il ne peut pas aller. Et Chmouel ร  dit : il n'a rien dit quant ร  sa maison, mais vers le dessous de l'arbre il peut aller. Explication : pour tout emplacement qu'on lui laisse sous l'arbre afin d'y aller, comme la suite l'explique. Et le dessous de l'arbre devient hamar gamal (conducteur d'รขne et de chameau). S'il vient mesurer depuis le nord, on mesure pour lui depuis le sud. S'il vient mesurer depuis le sud, on mesure pour lui depuis le nord. Rabba ร  dit : quelle est la raison de Rav ? Parce qu'il n'a pas dรฉsigne son lieu. Certains disent : quelle est la raison de Rav ? Parce qu'il tient : tout ce qui ne vaut pas l'un aprรจs l'autre ne vaut pas non plus d'un seul coup. Explication : de mรชme qu'un homme ne peut pas acquรฉrir quatre coudรฉes de chevita aprรจs en avoir dรฉjร  acquis ailleurs, de mรชme il ne peut pas acquรฉrir d'un coup la mesure de deux chevitot. Daf 50b.
๐Ÿ’ก Explication

Rav lit la michna au plus serre. Lo amar kloum klal : il n'a rien dit du tout. Il ne va mรชme pas sous l'arbre. Au lieu de ses pieds, il ร  retire sa pensรฉe. Sous le feuillage, il n'a pas dรฉsigne quelles quatre coudรฉes. Sans lieu fixe, pas de chevita. Il reste sur place.

Rachi prรฉparรฉ dรฉjร  Chmouel, au segment suivant. Tout le feuillage est dans les deux mille de ses pieds : chaque groupe de quatre coudรฉes sous l'arbre ramรจne jusqu'ร  ses pieds. Vers la maison, le doute sur le point choisi fait dรฉpasser les deux mille, de toute la largeur du feuillage.

Tossefot comparent avec l'erouv qui roule hors du techoum, Erouvin 35a. La, on ne l'immobilise pas : il n'a pas quitte par la pensรฉe le techoum de sa ville. Le Roch rรฉsume la michna, puis les deux avis, et donne deux raisons de Rav : le lieu n'est pas dรฉsigne ; oรน bien ce qui ne s'acquiert pas l'un aprรจs l'autre ne s'acquiert pas d'un seul coup. On ne prend pas deux chevitot ensemble. La suite est au daf 50b.

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ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ: ืœื ืืžืจ ื›ืœื•ื ืœื‘ื™ืชื•, ืื‘ืœ ืœืชื—ืชื™ื• ืฉืœ ืื™ืœืŸ ืžืฆื™ ืื–ื™ืœ.

Et Chmouel ร  dit : il n'a rien dit quant ร  sa maison, mais vers le dessous de l'arbre il peut aller.

๐Ÿ’ก Explication

Chmouel coupe la formule en deux. Pour sa maison, au-delร  de l'arbre, il n'a rien dit : le point sous le feuillage reste douteux, et la maison peut tomber hors des deux mille.

Sous l'arbre, il peut aller. Chaque emplacement possible sous le feuillage est encore dans les deux mille de ses pieds, quand tout le houppier est compris dans cette distance.

13
ื•ื ืขืฉื” ืชื—ืชื™ื• ืฉืœ ืื™ืœืŸ ื—ืžืจ ื’ืžืœ.

Et le dessous de l'arbre devient hamar gamal.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื ืขืฉื” ืชื—ืชื™ื• ืฉืœ ืื™ืœืŸ ืจื•ื—ื‘ ื ื˜ื™ื™ืช ื ื•ืคื• ืฉืœ ืื™ืœืŸ ืื ื”ื•ื ืจื—ื‘ ื›' ืื• ืœ' ืืžื” ื ืขืฉื” ืœื• ื—ืžืจ ื’ืžืœ ื›ืœื•ืžืจ ืžื•ืฉื›ื• ืœื›ืืŸ ื•ืœื›ืืŸ:
La largeur de l'inclinaison du feuillage de l'arbre. S'il est large de vingt oรน trente coudรฉes, il lui devient hamar gamal, c'est-ร -dire qu'il le tire d'un cรดtรฉ et de l'autre.
๐Ÿ’ก Explication

Hamar gamal : ร  la fois conducteur d'รขne, qui pousse par derriรจre, et conducteur de chameau, qui tire par devant. Le feuillage tire la chevita des deux cรดtรฉs, parce que n'importe quel groupe de quatre coudรฉes sous l'arbre peut รชtre le lieu choisi.

Rachi prend une largeur de vingt oรน trente coudรฉes. C'est cette bande que la mesure va perdre, au segment suivant.

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ื‘ื ืœืžื“ื•ื“ ืžืŸ ื”ืฆืคื•ืŸ โ€” ืžื•ื“ื“ื™ืŸ ืœื• ืžืŸ ื”ื“ืจื•ื, ื‘ื ืœืžื“ื•ื“ ืžืŸ ื”ื“ืจื•ื โ€” ืžื•ื“ื“ื™ืŸ ืœื• ืžืŸ ื”ืฆืคื•ืŸ.

S'il vient mesurer depuis le nord, on mesure pour lui depuis le sud. S'il vient mesurer depuis le sud, on mesure pour lui depuis le nord.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื‘ื ืœืžื“ื•ื“ ืžืŸ ื”ืฆืคื•ืŸ ื‘ืกื•ืฃ ื ื˜ื™ื™ืช ื”ื ื•ืฃ ืœืฆื“ ื‘ื™ืชื• ืืœืคื™ื ื›ื“ื™ ืฉื™ื’ื™ืข ืœื‘ื™ืชื•:
Au bout de l'inclinaison du feuillage, du cรดtรฉ de sa maison, deux mille, afin qu'il atteigne sa maison.
ืžื•ื“ื“ื™ื ืœื• ืžืŸ ื”ื“ืจื•ื ื•ืื•ืžืจ ืฉืžื ืืจื‘ืข ืจืืฉื•ื ื•ืช ืฉืœ ืฆื“ ืจื’ืœื™ื• ื‘ื—ืจ ืœื• ืชื—ืช ื”ืื™ืœืŸ ื•ืžืฉื ืžื•ื“ื“ื™ืŸ ืœื• ืืœืคื™ื ื•ืœื‘ื™ืชื• ื•ื ืžืฆื ืจื—ื•ืง ืฉืœืฉื™ื ืืžื”:
Et l'on dit : peut-รชtre s'est-il choisi les quatre premiรจres, du cรดtรฉ de ses pieds, sous l'arbre. De la on lui mesure deux mille, et vers sa maison il se trouve รฉloignรฉ de trente coudรฉes.
ื‘ื ืœืžื“ื•ื“ ืžืŸ ื”ื“ืจื•ื ืžื“' ืืžื•ืช ืจืืฉื•ื ื•ืช ืืœืคื™ื ืœืฆื“ ืจื’ืœื™ื• ื›ื“ื™ ืฉื™ื›ื•ืœ ืœื—ื–ื•ืจ ืœืื—ืจื™ื• ืžืžืงื•ื ืจื’ืœื™ื• ืฉืœืฉื™ื ืืžื”:
Depuis les quatre premiรจres coudรฉes, deux mille du cรดtรฉ de ses pieds, afin de pouvoir revenir en arriรจre, depuis le lieu de ses pieds, de trente coudรฉes.
ืžื•ื“ื“ื™ืŸ ืœื• ืžืŸ ื”ืฆืคื•ืŸ ืฉืžื ื“' ืืžื•ืช ืฉืœ ืกื•ืฃ ื”ืื™ืœืŸ ืœืฆื“ ื‘ื™ืชื• ื‘ื—ืจ ืœื• ื•ืžืฉื ืขื“ ืžืงื•ื ืจื’ืœื™ื• ื™ืฉ ืœื• ืืœืคื™ื ื•ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœื—ื–ื•ืจ ืœืื—ืจื™ื• ืืคื™ืœื• ืคืกื™ืขื” ืื‘ืœ ืืจื‘ืข' ืืœืคื™ื ื™ืฉ ืœื• ืžืžืงื•ื ืจื’ืœื™ื• ืœืฆื“ ื‘ื™ืชื• ืคื—ื•ืช ืฉืœืฉื™ื ืืžื” ืžืžื” ื ืคืฉืš ื•ืžืงื•ื ืจื•ื—ื‘ ื”ืื™ืœืŸ ื”ื•ื ืžืคืกื™ื“ ืžืคื ื™ ืฉืœื ืคื™ืจืฉ: ืœ"ื ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ ืœื ืืžืจ ื›ืœื•ื ืœื‘ื™ืชื• ืฉืื™ืŸ ืœื• ืžืŸ ื”ืื™ืœืŸ ืœืฆื“ ื‘ื™ืชื• ื›ืœื•ื ืื‘ืœ ืœืชื—ืชื™ื• ืฉืœ ืื™ืœืŸ ืžืฆื™ ืื–ื™ืœ ื“ืงืกื‘ืจ ืฉืžื•ืืœ ื“ืงื ื” ืœื• ืฉื‘ื™ืชื” ื‘ื‘' ื”ืžืงื•ืžื•ืช ื”ื•ืื™ืœ ื•ืœื ืกื™ื™ื ื“' ืืžื•ืชื™ื• ืื™ืŸ ืœื• ืžืงื•ื ื”ืžื™ื•ื—ื“ ืœื• ืœื ืชื—ืช ื”ืื™ืœืŸ ื•ืœื ื‘ืžืงื•ื ืจื’ืœื™ื• ืืœื ืื• ื›ืืŸ ืื• ื›ืืŸ ื•ืžืžื” ื ืคืฉืš ืืœืคื™ื ืฉืžืžืงื•ื ืจื’ืœื™ื• ืขื“ ื”ืื™ืœืŸ ื™ืฉ ืœื• ื•ื›ืฉื”ื’ื™ืข ืœืชื—ืช ื”ืื™ืœืŸ ื ืขืฉื” ืœื• ื—ืžืจ ื’ืžืœ ื‘ื ืœืžื“ื•ื“ ืœื• ืžืŸ ื”ืฆืคื•ืŸ ืžืŸ ื”ืื™ืœืŸ ืœื‘ื™ืชื• ืžื•ื“ื“ื™ืŸ ืœื• ืžืŸ ื”ื“ืจื•ื ืžืžืงื•ื ืจื’ืœื™ื• ื‘ื ืœืžื“ื•ื“ ืžืžืงื•ื ืจื’ืœื™ื• ื›ื“ื™ ืœื—ื–ื•ืจ ืœืื—ืจื™ื• ืืœืคื™ื ืžื•ื“ื“ื™ืŸ ืœื• ืžืŸ ื”ืื™ืœืŸ ื–ื” ืฉืžืขืชื™. ื•ื™ืฉ ืชืฉื•ื‘ื•ืช ื•ื’ื™ืžื’ื•ืžื™ืŸ ื™ื•ืชืจ ืžื“ืื™ ืœืคื™ ืœืฉื•ืŸ ื”ืฉ"ืก ื•ื”ื™ืœื•ื›ื• ื—ื“ื ื“ืงื ืžืฉื™ื™ืœ ืž"ื˜ ื“ืจื‘ ื”ื•ื” ืœืฉื™ื•ืœื™ื” ื˜ืคื™ ื˜ืขืžื ื“ืฉืžื•ืืœ ื“ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจื‘ ืžืกืชื‘ืจ ื˜ืคื™ ื“ื‘ืžืงื•ื ืจื’ืœื™ื• ืœื ืจืฆื” ืœืงื ื•ืช ื•ืชื—ืช ื”ืื™ืœืŸ ืœื ืงื ื” ื“ืœื ื™ื“ืขื™' ืžืื™ ืกื™ื™ื ืื‘ืœ ืฉืžื•ืืœ ืžืื™ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ืื™ ืงื ื™ื™ื” ื”ื™ื ื‘ืœื ืกื™ื•ื ืœืงื ื™ ื”ืชื ื•ืื™ ืœืื• ืงื ื™ื™ื” ื”ื™ื ืœื ืœื™ืงื ื™ ืœื ื”ื›ื ื•ืœื ื”ืชื ื“ื”ื ื›ืืŸ ืœื ืจืฆื” ืœืงื ื•ืช ื•ืืคื™' ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™ ืœื ืงืืžืจ ืืœื ื—ืคืฆื™ ื”ืคืงืจ ืื• ื™ืฉืŸ ืื‘ืœ ื–ื” ืฉืืžืจ ื‘ืคื™ืจื•ืฉ ืื™ื ื™ ืจื•ืฆื” ืœืงื ื•ืช ื›ืืŸ ื”ื™ืืš ื™ืงื ื” ื•ืขื•ื“ ืžืื™ ื ืขืฉื” ืชื—ืชื™ื• ืฉืœ ืื™ืœืŸ ื—ืžืจ ื’ืžืœ ื”ื›ื™ ืื™ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ ื”ืจื™ ื–ื” ื—ืžืจ ื’ืžืœ ื•ืขื•ื“ ืžืื™ ืžืŸ ื”ืฆืคื•ืŸ ื•ืžืŸ ื”ื“ืจื•ื ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“ ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ืžืฆืคื•ื ื• ื•ืžื“ืจื•ืžื• ืื‘ืœ ื‘ืฉื ื™ ืžืงื•ืžื•ืช ืœื ืฉื™ื™ืš ื”ืื™ ืœื™ืฉื ื:
Peut-รชtre s'est-il choisi les quatre coudรฉes du bout de l'arbre, du cรดtรฉ de sa maison. De la jusqu'au lieu de ses pieds, il ร  dรฉjร  deux mille, et il ne peut pas revenir en arriรจre, mรชme d'un pas. Mais quatre mille, il les a, du lieu de ses pieds vers sa maison, moins trente coudรฉes, de toute faรงon. Et c'est l'emplacement de la largeur de l'arbre qu'il perd, parce qu'il n'a pas prรฉcisรฉ. Autre version. Et Chmouel ร  dit : il n'a rien dit quant ร  sa maison, car du cรดtรฉ de l'arbre vers sa maison il n'a rien, mais vers le dessous de l'arbre il peut aller. Car Chmouel tient qu'il ร  acquis une chevita dans les deux lieux. Puisqu'il n'a pas dรฉsigne ses quatre coudรฉes, il n'a pas de lieu qui lui soit rรฉserve, ni sous l'arbre, ni au lieu de ses pieds : oรน bien ici, oรน bien la. Et de toute faรงon, les deux mille qui vont du lieu de ses pieds jusqu'ร  l'arbre, il les a. Et quand il est arrivรฉ sous l'arbre, cela lui devient hamar gamal. S'il vient lui mesurer depuis le nord, de l'arbre vers sa maison, on mesure pour lui depuis le sud, depuis le lieu de ses pieds. S'il vient mesurer depuis le lieu de ses pieds afin de revenir en arriรจre de deux mille, on mesure pour lui depuis l'arbre. Voilร  ce que j'ai entendu. Et il y a des objections et des hรฉsitations bien trop nombreuses, au regard de la langue de la Guemara et de sa marche. D'abord : puisqu'elle demande la raison de Rav, elle aurait dรป demander ร  plus forte raison la raison de Chmouel. Car la parole de Rav se comprend mieux : au lieu de ses pieds il n'a pas voulu acquรฉrir, et sous l'arbre il n'a pas acquis, puisque nous ne savons pas ce qu'il ร  dรฉsigne. Mais Chmouel, que tient-il ? Si c'est une acquisition sans dรฉsignation, qu'il acquiรจre la-bas. Si ce n'est pas une acquisition, qu'il n'acquiรจre ni ici ni la-bas, car ici il n'a pas voulu acquรฉrir. Et mรชme Rabbi Yo'hanan ben Nouri n'a parlรฉ que de biens abandonnรฉs, oรน de celui qui dort. Mais celui-ci, qui a dit explicitement : je ne veux pas acquรฉrir ici, comment acquerrait-il ? Et encore : que vient faire et le dessous de l'arbre devient hamar gamal ? Il aurait fallu dire : et Chmouel ร  dit, le voici hamar gamal. Et encore : que viennent faire depuis le nord et depuis le sud ? Pour un seul lieu, on peut dire : depuis son nord et depuis son sud. Pour deux lieux, cette tournure ne convient pas.
๐Ÿ’ก Explication

Application du hamar gamal, selon la premiรจre lecture de Rachi, qu'il retient. Le nord est le cรดtรฉ de la maison. Le sud, le cรดtรฉ des pieds.

S'il veut mesurer vers la maison, depuis le bout nord du feuillage, on mesure depuis le sud : peut-รชtre ร -t-il choisi les quatre coudรฉes les plus proches de ses pieds. La maison reste alors trop loin de toute la largeur de l'arbre, trente coudรฉes dans l'exemple.

S'il veut revenir en arriรจre, on fait l'inverse : peut-รชtre ร -t-il choisi les quatre coudรฉes du bout nord. De la ร  ses pieds, les deux mille sont dรฉjร  employรฉs. Vers la maison, de toute faรงon, il garde quatre mille moins cette largeur.

Rachi rapporte ensuite une autre version, et il l'รฉcarte. Elle faisait acquรฉrir Chmouel les deux lieux ร  la fois, les pieds et l'arbre. La question de la Guemara porte sur la raison de Rav, le hamar gamal est attribuรฉ au dessous de l'arbre, et nord et sud ne se disent bien que d'un seul lieu.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Sous l'arbre, sans les quatre coudรฉes Hamar gamal : le feuillage tire la mesure des deux cรดtรฉs. Rav Il n'a rien dit du tout. Mรชme sous l'arbre, il ne va pas. Il reste la oรน il se tient. Chmouel Rien, pour aller ร  sa maison. Sous l'arbre, il peut aller, si tout le feuillage est dans les 2000 de ses pieds. Sud 4 coudรฉes cรดtรฉ des pieds Feuillage largeur, par ex. 20 oรน 30 chaque groupe de 4 coudรฉes peut รชtre la chevita Nord 4 coudรฉes cรดtรฉ maison Il veut atteindre la maison. On mesure depuis le sud, les 4 coudรฉes proches des pieds. La maison reste trop loin de toute la largeur du feuillage. Il veut revenir en arriรจre. On mesure depuis le nord, les 4 coudรฉes cรดtรฉ maison. Les 2000 sont dรฉjร  pris jusqu'ร  ses pieds. Vers la maison, dans tous les cas : 4000 coudรฉes moins la largeur de l'arbre.
Vers la maison, on part du sud du feuillage. Vers l'arriรจre, on part du nord. La largeur de l'arbre est perdue.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).