Eruvin 5b โ€” La paroi qui avance dans l'entrรฉe du mavoy : lehi ou mavoy ? Omed merouba al ha-parouts et safek derabanan

Eruvin 5b

Sougya : Le daf poursuit l'enseignement de Rami bar Abba au nom de Rav Houna sur une paroi du mavoy qui avance dans la largeur de l'entrรฉe : si elle avance de moins de quatre amot, elle compte comme lehi ; si elle avance de quatre amot, elle forme elle-mรชme un mavoy et il faut un autre lehi. Oรน placer ce lehi ?

Rav Pappa : de l'autre cรดtรฉ ; Rav Houna fils de Rav Yehochoua : ร  cรดtรฉ, s'il se distingue par sa taille. Rav Houna fils de Rav Yehochoua limite la rรจgle au mavoy de huit amot : dans un mavoy de sept, la partie fermรฉe dรฉpasse la partie ouverte (omed merouba al ha-parouts), ce qu'il prouve par un kal va-homer tirรฉ de la cour.

La Guemara rรฉfute ce kal va-homer (la brรจche de la cour est de dix, celle du mavoy de quatre) puis explique qu'il parle selon sa propre opinion. Rav Achi va plus loin : mรชme dans un mavoy de huit, aucun lehi supplรฉmentaire n'est requis, par un raisonnement ยซ quoi qu'il en soit ยป (ma nafchakh) ; le cas d'รฉgalitรฉ exacte est un doute rabbinique, tranchรฉ dans le sens de l'indulgence (safek derabanan le-koula).

Le daf ouvre enfin l'enseignement de Rav sur le mavoy brรจche.

Paroi qui avance dans l'entrรฉe d'un mavoy de 8 amot (vue de dessus) A. Moins de 4 amot reshout ha-rabim saillie 3 amot ouverture intรฉrieur du mavoy 8 amot Jugรฉe comme lehi : le mavoy est permis, sans autre lehi B. 4 amot reshout ha-rabim saillie 4 amot lehi : R. Pappa (autre cรดtรฉ) ou ร  cรดtรฉ, plus haut/bas, plus รฉpais/fin (R. Houna b. RY) 8 amot Jugรฉe comme mavoy (4 amot) : il faut un autre lehi pour permettre
La paroi latรฉrale du mavoy avance dans l'entrรฉe : moins de 4 amot, elle sert de lehi ; 4 amot, elle forme un mavoy et un lehi supplรฉmentaire est requis.
Dรฉroulement de la sougya Rav Houna (via Rami bar Abba) Saillie de 4 amot = mavoy : il faut un autre lehi Rav Houna fils de Rav Yehochoua : limite Vrai pour un mavoy de 8 ; un mavoy de 7 est permis : omed merouba al ha-parouts Preuve : kal va-homer de la cour La cour (sans lehi ni kora) est permise par omed merouba ; ร  plus forte raison le mavoy Rรฉfutation (pirka) La cour est plus souple : brรจche permise jusqu'ร  10 ; le mavoy : jusqu'ร  4 (Rav Houna) Rรฉponse Rav Houna fils de Rav Yehochoua tient que le mavoy aussi a une brรจche de 10 : sa propre opinion Rav Achi : mรชme un mavoy de 8 n'a pas besoin d'autre lehi Ma nafchakh : omed plus grand = permis ; parouts plus grand = saillie de moins de 4 = lehi ร‰galitรฉ exacte : safek derabanan, donc le-koula Nouveau sujet : Rav Hanin bar Rava au nom de Rav, le mavoy brรจche (suite en 6a)
Les รฉtapes du raisonnement, de l'enseignement de Rav Houna au ma nafchakh de Rav Achi.
1
ืคื—ื•ืช ืžืืจื‘ืข ืืžื•ืช โ€” ื ื™ื“ื•ืŸ ืžืฉื•ื ืœื—ื™, ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื—ื™ ืื—ืจ ืœื”ืชื™ืจื•. ืืจื‘ืข ืืžื•ืช โ€” ื ื™ื“ื•ืŸ ืžืฉื•ื ืžื‘ื•ื™, ื•ืฆืจื™ืš ืœื—ื™ ืื—ืจ ืœื”ืชื™ืจื•.

[Si elle avance de] moins de quatre amot, elle est jugรฉe comme un lehi, et il n'est pas besoin d'un autre lehi pour le permettre ; [si elle avance de] quatre amot, elle est jugรฉe comme un mavoy, et il faut un autre lehi pour le permettre.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืคื—ื•ืช ืžื“' ืืžื•ืช ื‘ืจื•ื—ื‘ ื”ืžื‘ื•ื™ ื ื™ื“ื•ืŸ ืžืฉื•ื ืœื—ื™ ื•ืกืžื›ื™ื ืŸ ืขืœื™ื” ื•ืืข"ื’ ื“ืœืื• ืœืฉื ืœื—ื™ ืื™ืงื‘ืข ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื”ืœื›ืชื ื›ืื‘ื™ื™ ื‘ืœื—ื™ ื”ืขื•ืžื“ ืžืืœื™ื• ื“ื›ืฉืจ:
Dans la largeur du mavoy, elle est jugรฉe comme un lehi et nous nous appuyons sur elle, bien qu'elle n'ait pas รฉtรฉ รฉtablie ร  titre de lehi, car nous tenons que la halakha suit Abaye au sujet du lehi qui se tient de lui-mรชme (lehi ha-omed me-elav) : il est valable.
ื“' ืืžื•ืช ืื ื”ื™ื” ื‘ื•ืœื˜ ืœืชื•ืš ืจื•ื—ื‘ ื”ืžื‘ื•ื™ ื“' ืืžื•ืช ื ื™ื“ื•ืŸ ืžืฉื•ื ืžื‘ื•ื™ ื›ืœื•ืžืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื•ืจืš ื”ื›ืฉืจ ืžื‘ื•ื™ ื ื™ืชืจ ื‘ื›ืš ื‘ืขืœืžื ื•ืžื™ืงืจื™ ืžื‘ื•ื™ ื”ื›ื ื ืžื™ ื ืคื™ืง ืžืชื•ืจืช ืœื—ื™ ื“ืœื ืกืžื›ื™ื ืŸ ืขืœื™ื” ืืข"ื’ ื“ืื™ ืขื‘ื“ื™ื” ืžืฉื•ื ืœื—ื™ ื”ื•ื™ ื›ืฉืจ ื“ืžืฉื•ื ื“ืจื™ื‘ื” ื‘ืกืชื™ืžืชื• ืœื ื’ืจืข ืžืœื—ื™ ืžืฉื”ื• ื”ื›ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœืื• ืœื”ื›ื™ ืื™ืงื‘ืข ืื ืŸ ื‘ืžื—ืฉื‘ื” ืœื ืžืฆื™ื ืŸ ืœืืคื•ืงื™ื” ืžืชื•ืจืช ื›ื•ืชืœ ื•ืœืฉื•ื•ื™ื™ื” ืœื—ื™ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื ืคืง ืœื™ื” ืžืชื•ืจืช ืœื—ื™ ื•ื ืžืฆื ืฉืื™ืŸ ืชื™ืงื•ืŸ ืœืžื‘ื•ื™ ื–ื” ื•ืฆืจื™ืš ืœื—ื™ ืื—ืจ ืœื”ืชื™ืจ ื”ืžื‘ื•ื™ ืืœืžื ืžื“ืงืชื ื™ ื“ื‘ืฆื™ืจ ืžื“' ืืžื•ืช ืœื ื”ื•ื™ ืžื‘ื•ื™ ืœืืคื•ืงื™ ืžืชื•ืจืช ืœื—ื™ ืฉืžืข ืžื™ื ื” ื”ื›ืฉืจ ืžื‘ื•ื™ ื‘ื“' ืืžื•ืช:
Si elle avanรงait dans la largeur du mavoy de quatre amot, elle est jugรฉe comme un mavoy. C'est-ร -dire : puisque la longueur requise pour la validitรฉ d'un mavoy est atteinte par cela et qu'on l'appelle couramment mavoy, ici aussi elle sort du statut de lehi et nous ne nous appuyons pas sur elle. Pourtant, si on l'avait faite ร  titre de lehi, elle serait valable : puisqu'elle ferme davantage, elle ne vaut pas moins qu'un lehi minimal (lehi machehou). Ici, puisqu'elle n'a pas รฉtรฉ รฉtablie pour cela, nous ne pouvons pas, par la pensรฉe, la faire sortir du statut de paroi pour en faire un lehi. Puisqu'elle sort du statut de lehi, il se trouve que ce mavoy n'a aucune rรฉparation (tikkoun), et il faut un autre lehi pour permettre le mavoy. On voit donc, du fait qu'il enseigne qu'avec moins de quatre amot elle ne devient pas un mavoy au point de sortir du statut de lehi, que la validitรฉ d'un mavoy s'รฉtablit ร  quatre amot.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืคื—ื•ืช ืžืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื ื™ื“ื•ืŸ ืžืฉื•ื ืœื—ื™ ื•ืกืžื›ื™ื ืŸ ืขืœื™ื” ื•ืืข"ื’ ื“ืœืื• ืœืฉื ืœื—ื™ ื”ื•ืงื‘ืข ืžืฉื•ื ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืื‘ื™ื™ ื‘ืœื—ื™ ื”ืขื•ืžื“ ืžืื™ืœื™ื• ื•ืืคื™ืœื• ืœืจ"ืช ื“ืคืกืง ื›ืจื‘ื ืž"ืž ื”ื›ื ืื™ื™ืจื™ ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ื•ืื‘ื™ื™ ืžืจื‘ ื”ื•ื ื ื“ื™ื™ืง ืœื” ืœืงืžืŸ ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื˜ื•.) ื•ื ืจืื” ื“ืจืฉ"ื™ ืžื“ืงื“ืง ื“ืžื™ื™ืจื™ ื”ื›ื ื‘ืœื ื”ื•ืงื‘ืข ืœืฉื ืœื—ื™ ืžื“ืžืคืœื™ื’ ื‘ื™ืŸ ื“' ืœืคื—ื•ืช ืžื“' ื“ืื™ืœื• ืขื‘ื“ื™ื” ืœืฉื ืœื—ื™ ื”ื•ื™ ื›ืฉืจ ื‘ื›ืœ ืขื ื™ืŸ ื“ืžืฉื•ื ื“ืจื™ื‘ื” ื‘ืกืชื™ืžืชื• ืœื ื’ืจืข ืžืœื—ื™ ืžืฉื”ื• ื›ื“ืคื™' ืจืฉ"ื™ ื‘ืกืžื•ืš ืื‘ืœ ื”ื”ื™ื ื“ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื™.) ื“ืœื—ื™ ื”ืžื•ืฉืš ื”ื•ืื™ืœ ื•ื”ื•ื™ ืœืื•ืจืš ื”ืžื‘ื•ื™ ื•ืื™ื ื• ืกื•ืชืžื• ื“ื ื™ื“ื•ืŸ ืžืฉื•ื ืžื‘ื•ื™ ืืคื™ืœื• ื”ื•ืงื‘ืข ืœืฉื ืœื—ื™ ื•ืœื”ื›ื™ ื›ื™ ื“ื™ื™ืง ืžื™ื ื™ื” ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื™.) ืฉืžืข ืžื™ื ื™ื” ืชืœืช ืœื ืงืืžืจ ืฉืžืข ืžื™ื ื” ื“' ื“ืœื—ื™ ื”ืขื•ืžื“ ืžืืœื™ื• ื”ื•ื™ ืœื—ื™ ื•ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื˜.) ืคืจืฉ"ื™ ื•ืœืจืฉื‘"ื’ ืœื™ื”ื•ื™ ื›ื ืจืื” ืžื‘ื—ื•ืฅ ื•ืฉื•ื” ืžื‘ืคื ื™ื ืฉื›ืŸ ื“ืจืš ืžืขืžื™ื“ื™ ืœื—ื™ ืฉืžื•ืฉื›ื™ืŸ ืงื™ืžืข' ื›ืœืคื™ ื—ื•ืฅ ื"ื› ืžืฉืžืข ื“ืจ"ืœ ืืข"ื’ ื“ื”ื•ืงื‘ืข ืœืฉื ืœื—ื™ ื ื™ื“ื•ืŸ ืžืฉื•ื ืžื‘ื•ื™:
Et nous nous appuyons sur elle, bien qu'elle n'ait pas รฉtรฉ รฉtablie ร  titre de lehi, car nous tenons comme Abaye au sujet du lehi qui se tient de lui-mรชme. Et mรชme selon Rabbenou Tam, qui a tranchรฉ comme Rava, ici de toute faรงon on traite selon Rav Houna, et Abaye tire [son avis] de Rav Houna plus loin dans notre chapitre (Erouvin 15a). Il semble que Rachi dรฉduit qu'on traite ici d'une paroi non รฉtablie ร  titre de lehi, du fait qu'on distingue entre quatre et moins de quatre : si on l'avait faite ร  titre de lehi, elle serait valable dans tous les cas, car puisqu'elle ferme davantage, elle ne vaut pas moins qu'un lehi minimal, comme Rachi l'explique juste aprรจs. Mais dans le cas de plus loin (Erouvin 10a), le lehi qui se prolonge (lehi ha-mochekh), puisqu'il est dans la longueur du mavoy et ne le ferme pas, est jugรฉ comme un mavoy mรชme s'il a รฉtรฉ รฉtabli ร  titre de lehi. C'est pourquoi, quand [la Guemara] en tire des dรฉductions plus loin (Erouvin 10a), elle dit ยซ dรฉduis-en trois [choses] ยป et ne dit pas ยซ dรฉduis-en quatre ยป, [ร  savoir] que le lehi qui se tient de lui-mรชme est un lehi. Et plus loin (Erouvin 9a), Rachi a expliquรฉ : ยซ et selon Rabban Chimon ben Gamliel, qu'il soit [valable comme] visible de l'extรฉrieur et au ras de l'intรฉrieur, car l'usage de ceux qui dressent un lehi est de le prolonger un peu vers l'extรฉrieur ยป ; il en ressort que [ce passage] veut dire que, mรชme รฉtabli ร  titre de lehi, il est jugรฉ comme un mavoy.
ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื ื™ื“ื•ืŸ ืžืฉื•ื ืžื‘ื•ื™ ืืคื™ืœื• ืœืž"ื“ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื˜ื•.) ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื“ื”ื™ื” ืœื• ืœื”ื•ืขื™ืœ ื™ื•ืชืจ ืื ืกื•ืชืžื• ืž"ืž ื”ื™ื›ืจ ืงืฆืช ื‘ืขื™ื ืŸ ื•ืืข"ื’ ื“ื”ื™ื›ื ื“ื”ืขืžื™ื“ื”ื• ืœืฉื ืœื—ื™ ืœืคื™' ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ืžื•ืขื™ืœ ืืข"ื’ ื“ืื™ืŸ ื”ื™ื›ื™ืจื ืž"ืž ื™"ืœ ื›ืฉื”ื•ืขืžื“ ืœืฉื ืœื—ื™ ื™ืฉ ืงื•ืœ ื•ืื™ื›ื ื”ื™ื›ื™ืจื:
Mรชme selon celui qui dit (plus loin, Erouvin 15a) que le lehi agit ร  titre de cloison (mehitsa), pour qui il devrait servir davantage s'il ferme [plus], nous exigeons malgrรฉ tout une certaine reconnaissance (hekker). Et bien que, lร  oรน on l'a dressรฉ ร  titre de lehi, il serve selon l'explication du Kountres mรชme sans reconnaissance, on peut dire que lorsqu'il a รฉtรฉ dressรฉ ร  titre de lehi, la chose se sait (yech kol), et il y a donc reconnaissance.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de l'enseignement de Rami bar Abba au nom de Rav Houna (5a) : la paroi latรฉrale d'un mavoy avance dans la largeur de son entrรฉe, la fermant en partie. Un lehi (montant) rend permis un mavoy ouvert d'un cรดtรฉ ; ici, la paroi elle-mรชme peut en tenir lieu.

Mais si elle avance de quatre amot, cette avancรฉe est assez longue pour former ร  elle seule un petit mavoy (quatre amot est la longueur minimale d'un mavoy). Elle perd alors le statut de lehi, et l'entrรฉe reste sans rรฉparation : il faut dresser un autre lehi.

2
ืื•ืชื• ืœื—ื™, ื”ื™ื›ืŸ ืžืขืžื™ื“ื•? ืื™ ื“ืžื•ืงื™ ืœื™ื” ื‘ื”ื“ื™ื”, ืื•ืกืคื™ ื”ื•ื ื“ืงื ืžื•ืกื™ืฃ ืขืœื™ื”.

Ce lehi, oรน le place-t-on ? S'il le place ร  cรดtรฉ d'elle, il ne fait qu'ajouter ร  elle !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ื”ื“ื™ื” ืืฆืœื• ื‘ืจื•ื—ื‘ ื”ืžื‘ื•ื™:
ร€ cรดtรฉ d'elle, dans la largeur du mavoy.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื•ืชื• ืœื—ื™ ื”ื™ื›ืŸ ืžืขืžื™ื“ื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ืจื—ื‘ ื™ื•ืชืจ ืžืฉืžื•ื ื” ืงื ื‘ืขื™ ื“ื‘ืจื•ื—ื‘ ื—' ื”ื™ื›ืŸ ืฉื™ืขืžื™ื“ื ื• ื”ื•ื™ ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื”:
[La question] porte sur un mavoy large de plus de huit [amot] ; car dans une largeur de huit, oรน qu'on le place, il y aurait une partie debout plus grande (omed merouba).
๐Ÿ’ก Explication

Le nouveau lehi placรฉ contre l'avancรฉe se confond avec elle : on croira que la paroi est simplement plus longue, et il n'aura aucun signe distinctif de lehi.

3
ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ื“ืžื•ืงื™ ืœื™ื” ืœืื™ื“ืš ื’ื™ืกื. ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข ืืžืจ: ืืคื™ืœื• ืชื™ืžื ื“ืžื•ืงื™ ืœื” ื‘ื”ื“ื™ื” ื“ืžื˜ืคื™ ื‘ื™ื”, ืื• ื“ืžื‘ืฆืจ ื‘ื™ื”.

Rav Pappa dit : il le place de l'autre cรดtรฉ. Rav Houna fils de Rav Yehochoua dit : tu peux mรชme dire qu'il le place ร  cรดtรฉ d'elle, [pourvu] qu'il la dรฉpasse ou qu'il soit en retrait par rapport ร  elle.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ืื™ื“ืš ื’ื™ืกื ืืฆืœ ื›ื•ืชืœ ื”ืื—ืจ ื›ื ื’ื“ื•:
Prรจs de l'autre paroi, en face d'elle.
ื“ืžื˜ืคื™ ื‘ื™ื” ืื• ื“ืžื‘ืฆืจ ื‘ื™ื” ื’ื‘ื•ื” ืžืžื ื• ืื• ื ืžื•ืš ืžืžื ื• ื"ื  ืื• ืขื‘ ืžืžื ื• ืื• ื“ืง ืžืžื ื• ื›ื“ื™ ืฉื™ืžืฉืš ืžืžื ื• ื•ืœื—ื•ืฅ ืื• ื”ื™ืžื ื• ื•ืœืคื ื™ื:
Plus haut ou plus bas qu'elle ; ou bien plus รฉpais ou plus mince qu'elle, de sorte qu'il se prolonge au-delร  d'elle vers l'extรฉrieur, ou en deรงร  d'elle vers l'intรฉrieur.
๐Ÿ’ก Explication

Deux solutions pour que le lehi supplรฉmentaire soit reconnaissable : Rav Pappa le place contre la paroi opposรฉe ; Rav Houna fils de Rav Yehochoua admet qu'il soit collรฉ ร  l'avancรฉe, s'il s'en distingue par la hauteur ou l'รฉpaisseur.

4
ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข: ืœื ืืžืจืŸ, ืืœื ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉืžื•ื ื”. ืื‘ืœ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉื‘ืขื” โ€” ื ื™ืชืจ ื‘ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืคืจื•ืฅ.

Rav Houna fils de Rav Yehochoua dit : nous n'avons dit cela que pour un mavoy de huit [amot]. Mais un mavoy de sept est permis par [la rรจgle] : la partie debout est plus grande que la partie brรจche (omed merouba al ha-parouts).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉืžื•ื ื” ืฉืจื—ื‘ ืฉืžื•ื ื” ืืžื•ืช ื•ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืื ื™ื•ืชืจ:
Qui est large de huit amot, et ร  plus forte raison s'il est plus large.
ืื‘ืœ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉื‘ืขื” ื ื™ืชืจ ื”ืžื‘ื•ื™ ื•ืืข"ืค ืฉืื™ืŸ ื–ื” ืœื—ื™ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืกืชื™ืžืช ื”ืคืชื— ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืคืจื•ืฅ:
Le mavoy [est permis], et bien que ce ne soit pas un lehi, puisque la fermeture de l'entrรฉe est plus grande que la partie brรจche.
๐Ÿ’ก Explication

Dans un mavoy large de sept amot, une avancรฉe de quatre amot laisse une ouverture de trois : la partie fermรฉe dรฉpasse la partie ouverte. Le cรดtรฉ du mavoy compte alors comme une paroi complรจte, selon le principe omed merouba al ha-parouts. Aucun lehi n'est nรฉcessaire.

Dans un mavoy de huit, quatre fermรฉes contre quatre ouvertes : pas de majoritรฉ fermรฉe, d'oรน la rรจgle de Rav Houna.

5
ื•ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ืžื—ืฆืจ: ื•ืžื” ื—ืฆืจ ืฉืื™ื ื” ื ื™ืชืจืช ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” โ€” ื ื™ืชืจืช ื‘ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืคืจื•ืฅ, ืžื‘ื•ื™ ืฉื ื™ืชืจ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” โ€” ืื™ื ื• ื“ื™ืŸ ืฉื ื™ืชืจ ื‘ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืคืจื•ืฅ?

Et [cela se dรฉduit par] un kal va-homer de la cour : si la cour, qui n'est pas permise par un lehi ou une kora, est permise par omed merouba al ha-parouts, le mavoy, qui est permis par un lehi ou une kora, n'est-il pas logique qu'il soit permis par omed merouba al ha-parouts ?

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื•ืžื” ื—ืฆืจ ืžืจื•ื‘ืขืช ืื• ืจื—ื‘ื” ื™ื•ืชืจ ืขืœ ืื•ืจื›ื” ืฉืื™ื ื” ื ื™ืชืจืช ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ืื ื ืคืจืฅ ื›ื•ืชืœ ืฉืขืœ ืคื ื™ ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืขืœ ืคื ื™ ื›ื•ืœื• ื•ื”ืขืžื™ื“ ื‘ื• ืœื—ื™ ืžืฉื”ื• ืื™ื ื• ืžืชื™ืจ ืื"ื› ื™ืฉ ื‘ื• ืคืก ื“' ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืงื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื™ื‘.) ืคืกื™ ื—ืฆืจ ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืฉื™ื”ื ื‘ื”ืŸ ืืจื‘ืขื”:
Carrรฉe, ou plus large que longue, qui n'est pas permise par un lehi et une kora : si la paroi faisant face au domaine public (rechout ha-rabim) a รฉtรฉ brรฉchรฉe sur toute sa largeur et qu'on y a dressรฉ un lehi minimal, il ne permet pas, ร  moins qu'il n'y ait un pass (montant) de quatre [tefahim], comme nous le disons plus loin dans notre chapitre (Erouvin 12a) : les passin d'une cour doivent avoir quatre [tefahim].
ื ื™ืชืจืช ื‘ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืคืจื•ืฅ ืืคื™ืœื• ื ืคืจืฆื• ื‘ื” ืคืจืฆื•ืช ื”ืจื‘ื” ื‘ื“' ืžื—ื™ืฆื•ืชื™ื” ืกื‘ื™ื‘ ื•ื ืฉืชื™ื™ืจ ืฉื ืžืŸ ื”ืขื•ืžื“ ืขื“ ืฉืจื‘ื• ืขื•ืžื“ื™ื ืขืœ ื”ืคืจื•ืฆื•ืช ืžื•ืชืจื•ืช ื‘ืœื ืฉื•ื ืชื™ืงื•ืŸ:
Mรชme si de nombreuses brรจches ont รฉtรฉ faites dans ses quatre parois tout autour, s'il est restรฉ de la partie debout au point que les parties debout dรฉpassent les parties brรฉchรฉes, elle est permise sans aucune rรฉparation.
ืžื‘ื•ื™ ืฉื ื™ืชืจ ืคืชื™ื—ืช ื›ื•ืชืœื• ื”ืกืžื•ืš ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื‘ืœื—ื™ ืžืฉื”ื•:
[Le mavoy] dont l'ouverture de la paroi voisine du domaine public [est permise] par un lehi minimal.
ืื™ื ื• ื“ื™ืŸ ืฉื™ื”ื ื ื™ืชืจ ื‘ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืคืจื•ืฅ ื‘ืœื ืฉื•ื ืกื™ืžืŸ ืื—ืจ ื•ืžื™ื”ื• ืžื‘ื•ื™ ืฉืžื•ื ื” ืืข"ื’ ื“ื‘ื”ืื™ ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ื ืžื™ ืžืฆื™ ืœืžื™ืฉืจื™ื™ื” ื“ื”ื ื™ื•ืชืจ ืžื“' ื˜ืคื—ื™ื ื”ื•ื™ ื”ืื™ ืคืก ื•ื—ืฆืจ ืžืฉืชืจื™ื™ื ื‘ืคืก ื“' ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœืื• ืœืฉื ืœื—ื™ ื”ื•ืงื‘ืข ืฉื ื•ืœื ืœืฉื ืชื™ืงื•ืŸ ืคืก ื”ื•ืงื‘ืข ืฉื ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ื™ืฆื ืžืชื•ืจืช ืœื—ื™ ื™ืฆื ืžืชื•ืจืช ืคืก ื•ืœื ืžื ื›ืจื ืžื™ืœืชื ื•ืืžืจื™ื ืŸ ื–ื”ื• ืคืชื—ื• ื•ืœื ื ืขืฉื” ื‘ื• ืชื™ืงื•ืŸ ืœื”ืชื™ืจื•: ื—ืฆืจ ืื™ืŸ ืคื™ืจืฆืช ื™' ืื•ืกืจืช ื‘ื” ืื"ื› ื”ื•ื™ ืžืœื•ืื• ื‘ื›ื•ืชืœ ืื• ื™ื•ืชืจ ืžืขืฉืจ ื•ื”ื›ื™ ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื˜ื•:) ื›ืœ ืคื™ืจืฆื” ืฉื”ื™ื ื‘ืขืฉืจ ืืžื•ืช ืžื•ืชืจืช:
Sans aucun autre signe. Cependant, pour un mavoy de huit, bien que par ce kal va-homer aussi on pourrait le permettre, puisque ce pass [l'avancรฉe] dรฉpasse quatre tefahim et qu'une cour est permise par un pass de quatre : puisqu'il n'a รฉtรฉ รฉtabli lร  ni ร  titre de lehi ni ร  titre de pass de rรฉparation, de mรชme qu'il est sorti du statut de lehi, il est sorti du statut de pass ; la chose ne se reconnaรฎt pas, et l'on dit : ยซ c'est son entrรฉe ยป, et aucune rรฉparation n'y a รฉtรฉ faite pour le permettre. [Autre glose :] Cour : une brรจche de dix ne l'interdit pas, sauf si elle occupe toute [la largeur] de la paroi ou plus de dix ; et ainsi nous tenons dans la michna (plus loin, Erouvin 15b) : toute brรจche de dix amot est permise.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ืžื—ืฆืจ ืืข"ื’ ื“ื—ืฆืจ ื•ืžื‘ื•ื™ ืฉื•ื™ืŸ ื“ื›ืฉื”ืŸ ืžืจื•ื‘ืขื™ืŸ ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืคืก ื“' ื•ืื ืืจื›ืŸ ื™ื•ืชืจ ืขืœ ืจื—ื‘ืŸ ื ื™ืชืจื™ืŸ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ืžื›ืœ ืžืงื•ื ืขื‘ื™ื“ ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ืฉืคื™ืจ ื“ื‘ืžืงื•ื ื“ืœื ืžื”ื ื™ ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ื“ื”ื™ื™ื ื• ื‘ืžืจื•ื‘ืขื™ื ืžื”ื ื™ ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ื•ืืžื—ื™ืฆื” ืจื‘ื™ืขื™ืช ื”ื•ื ื“ืขื‘ื™ื“ ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ื“ืœื™ื”ื ื™ ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ืื‘ืœ ืฉื™ื•ืขื™ืœ ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ื‘ื›ืœ ื“' ืžื—ื™ืฆื•ืช ืœื™ื›ื ืœืžื™ืœืฃ ื“ื“ื™ื• ืœื‘ื ืžืŸ ื”ื“ื™ืŸ ืœื”ื™ื•ืช ื›ื ื“ื•ืŸ ื›ืžื• ืœื—ื™:
Bien que la cour et le mavoy soient semblables, en ce que, lorsqu'ils sont carrรฉs, ils ont besoin d'un pass de quatre, et que, lorsque leur longueur dรฉpasse leur largeur, ils sont permis par un lehi et une kora, on fait malgrรฉ tout un bon kal va-homer : lร  oรน le lehi et la kora ne servent pas, c'est-ร -dire dans [les enclos] carrรฉs, omed merouba sert. Et c'est pour la quatriรจme paroi qu'on fait le kal va-homer, pour qu'omed merouba serve. Mais qu'omed merouba serve pour les quatre parois, on ne peut pas l'apprendre, en vertu de dayo (il suffit que ce qui est dรฉduit soit comme sa source), comme le lehi [qui ne sert que pour la quatriรจme paroi].
ืื™ื ื• ื“ื™ืŸ ืฉื™ื”ื ื ื™ืชืจ ื‘ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜' ื•ืžื™ื”ื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ื—' ืืข"ื’ ื“ื‘ื”ืื™ ืง"ื• ื ืžื™ ืžืฆื™ ืœืžืฉืจื™ื™ื” ื“ื”ื ื™ื•ืชืจ ืžื“' ื”ื•ื™ ื”ืื™ ืคืก ื•ื—ืฆืจ ืžืฉืชืจื™ื ื‘ืคืก ื“' ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœืื• ืœืฉื ืœื—ื™ ื”ื•ืงื‘ืข ื•ืœื ืœืฉื ืชื™ืงื•ืŸ ืคืก ื”ื•ืงื‘ืข ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืืคืงื™ื ืŸ ืžืชื•ืจืช ืœื—ื™ ืืคืงื™ื ืŸ ื ืžื™ ืžืชื•ืจืช ืคืก ื•ืจ"ื™ ืคื™' ื“ืื™ืŸ ืกื‘ืจื ืœืœืžื•ื“ ืœืขื ื™ืŸ ืชื•ืจืช ืคืก ืžื—ืฆืจ ื“ื‘ื—ืฆืจ ื”ืคืก ืžื”ื ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื“ืžื”ื ื™ ื”ื™ื›ื ื“ืกื•ืชืžื• ื˜ืคื™ ืื‘ืœ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉื”ืงื™ืœื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ืœื—ื™ ืืคื™' ืœืž"ื“ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืฆืจื™ืš ืฉื™ื”ื ืฉื ืœื—ื™ ืขืœื™ื• ืื‘ืœ ืœืขื ื™ืŸ ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ื”ื•ื™ ืง"ื• ื˜ื•ื‘ ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื™ ืžื—ื™ืฆื” ื’ืžื•ืจื” ืฉืžื•ืขื™ืœ ื‘ื›ืœ ื“' ื“ืคื ื•ืช ืื‘ืœ ืœื—ื™ ื•ืคืก ืœื ืžื”ื ื™ ืืœื ื‘ืžื—ื™ืฆื” ืจื‘ื™ืขื™ืช ื•ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืคืก ื“' ืืžื•ืช ื™ื•ื›ื™ื— ื“ืžื”ื ื™ ื‘ื—ืฆืจ ื•ืœื ืžื”ื ื™ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืืฃ ืื ื™ ืื‘ื™ื ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ื“ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœืœื•ืžื“ื• ืžืง"ื• ื”ื›ื ื ืžื™ ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืชื•ื›ื™ื— ื•ืขื•ื“ ืžื” ืœืคืก ื“' ืืžื•ืช ืฉื›ืŸ ืœื ืžื”ื ื™ ืืœื ื‘ืžื—ื™ืฆื” ืจื‘ื™ืขื™ืช ืชืืžืจ ื‘ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ื“ืžื”ื ื™ ื‘ื›ืœ ื“':
Le Kountres a expliquรฉ : cependant, pour un mavoy de huit, bien que par ce kal va-homer aussi on pourrait le permettre, puisque ce pass dรฉpasse quatre [tefahim] et qu'une cour est permise par un pass de quatre, puisqu'il n'a รฉtรฉ รฉtabli ni ร  titre de lehi ni ร  titre de pass de rรฉparation, de mรชme que nous l'avons sorti du statut de lehi, nous l'avons sorti aussi du statut de pass. Et le Ri a expliquรฉ qu'il n'est pas logique d'apprendre de la cour pour le statut de pass : dans la cour, le pass sert ร  titre de cloison ; c'est pourquoi, ร  plus forte raison, il sert lร  oรน il ferme davantage. Mais dans le mavoy, oรน les Sages ont รฉtรฉ indulgents avec le lehi, mรชme selon celui qui dit [qu'il agit] ร  titre de cloison, il faut qu'il porte le nom de lehi. En revanche, pour omed merouba, c'est un bon kal va-homer, parce que c'est une cloison complรจte qui sert pour les quatre cรดtรฉs, alors que le lehi et le pass ne servent que pour la quatriรจme paroi. On ne peut pas dire : ยซ que le pass de quatre amot en fasse la preuve, lui qui sert dans la cour et ne sert pas dans le mavoy, et j'amรจnerai [de mรชme] omed merouba ยป ; car puisqu'on ne peut pas l'apprendre par kal va-homer, ici non plus on ne peut pas dire ยซ qu'il en fasse la preuve ยป. De plus : qu'en est-il du pass de quatre amot, qui ne sert que pour la quatriรจme paroi ; diras-tu [de mรชme] d'omed merouba, qui sert pour les quatre ?
๐Ÿ’ก Explication

Le kal va-homer (raisonnement ร  fortiori) : pour ouvrir un cรดtรฉ, la cour (hatser) demande plus que le mavoy, puisque le lehi ou la kora ne lui suffisent pas. Pourtant la cour est permise par omed merouba. ร€ plus forte raison le mavoy, plus facile ร  permettre, le sera-t-il aussi.

Rachi explique pourquoi ce raisonnement ne permet pas le mavoy de huit : l'avancรฉe de quatre amot pourrait compter comme un pass (montant large), mais, n'ayant รฉtรฉ รฉtablie ni comme lehi ni comme pass, rien ne la signale comme rรฉparation.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le kal va-homer de la cour et sa rรฉfutation Cour (hatser) Mavoy Lehi ou kora ne permet pas permet Omed merouba permet ร  plus forte raison ? Brรจche qui interdit plus de 10 amot 4 amot (Rav Houna) Rรฉfutation : sur la brรจche, la cour est plus souple que le mavoy, donc on ne peut pas dรฉduire le mavoy de la cour par kal va-homer.
Le kal va-homer compare la cour et le mavoy ; la rรฉfutation montre que sur la brรจche la cour est plus souple.
6
ืžื” ืœื—ืฆืจ ืฉื›ืŸ ืคืจืฆืชื” ื‘ืขืฉืจ, ืชืืžืจ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉืคืจืฆืชื• ื‘ืืจื‘ืข!

Qu'en est-il de la cour ? Sa brรจche est de dix.

Diras-tu [de mรชme] du mavoy, dont la brรจche est de quatre ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืชืืžืจ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื“ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืืจื‘ืข ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื•.):
Comme Rav Houna le dit : ร  quatre, plus loin (Erouvin 6a).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืชืืžืจ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉืคื™ืจืฆืชื• ื‘ืืจื‘ืข ื•ื"ืช ื•ื”ื™ื ื’ื•ืคื™ื” ื ื™ืœืฃ ืžืง"ื• ืžื—ืฆืจ ืฉื™ื”ื ืคืจืฆืชื• ื‘ืขืฉืจ ื•ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ื“ืืžืจ ื‘ืืจื‘ืข ื•ื™"ืœ ื“ืœื ืฉื™ื™ืš ืง"ื• ืืคืจืฆืช ืขืฉืจ ืžืฉื•ื ื“ื”ื™ื ื”ื ื•ืชื ืช ื“ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉืžื‘ื•ื™ ื ื™ืชืจ ืืคื™' ื‘ืœื—ื™ ืžืฉื”ื• ื”ื•ื™ ืคืจืฆืชื• ื‘ื“' ื•ืืคื™ืœื• ืœืื™ื“ืš ืœื™ืฉื ื ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื™.) ื’ื‘ื™ ืคืกื™ ื‘ื™ืจืื•ืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ืืงื™ืœื• ื‘ื”ื• ื—ื“ ืงื•ืœื ืืงื™ืœื• ื‘ื”ื• ืงื•ืœื ืื—ืจื™ืชื™ ื”ืชื ืžืฉื•ื ืขื•ืœื™ ืจื’ืœื™ื ื”ืงื™ืœื• ืงื•ืœื ื™ืชื™ืจื ืžืคื ื™ ื“ื•ื—ืงืŸ ื•ื"ืช ื"ื› ืžืื™ ืคืจื™ืš ืžื” ืœื—ืฆืจ ืฉื›ืŸ ืคืจืฆืชื• ื‘ื™' ืžื” ืคื™ืจื›ื ื”ื™ื ื–ื• ื ื™ืžื ื”ื™ื ื”ื ื•ืชื ืช ืžืฉื•ื ื“ืœื ื”ืชืจืชื™ื• ืืœื ื‘ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ืฉืจื™ ืขื“ ืขืฉืจ ื•ื™"ืœ ื“ื”ื™ื ื”ื ื•ืชื ืช ืœื ืืžืจื™' ืืœื ืœืกืชื•ืจ ื”ืง"ื• ืื‘ืœ ืœืกืชื•ืจ ื”ืคื™ืจื›ื ื›ื“ื™ ืœืงื™ื™ื ื”ืง"ื• ืœื ืืžืจ:
Et si tu demandes : qu'on apprenne cela mรชme par kal va-homer de la cour, ร  savoir que sa brรจche soit de dix ; quelle est alors la raison de Rav Houna, qui dit quatre ? On peut rรฉpondre que le kal va-homer ne s'applique pas ร  la brรจche de dix, parce que la raison mรชme se retourne (hi ha-notenet) : c'est justement parce que le mavoy est permis mรชme par un lehi minimal que sa brรจche est de quatre. Et mรชme selon l'autre version, dite plus loin (Erouvin 10a) au sujet des passin des puits : ยซ puisqu'on a รฉtรฉ indulgent pour eux d'une indulgence, on a รฉtรฉ indulgent d'une autre indulgence ยป ; lร , c'est ร  cause des pรจlerins qu'on a รฉtรฉ particuliรจrement indulgent, en raison de leur situation pressante. Et si tu demandes : s'il en est ainsi, que signifie l'objection ยซ qu'en est-il de la cour, dont la brรจche est de dix ยป ; quelle rรฉfutation est-ce lร  ? Disons que la raison mรชme se retourne : c'est parce que je ne l'ai permise que par omed merouba qu'elle est permise jusqu'ร  dix. On peut rรฉpondre qu'on ne dit ยซ hi ha-notenet ยป que pour renverser le kal va-homer, et non pour renverser la rรฉfutation afin de maintenir le kal va-homer.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ. ืื™ืœื™ืžื ื‘ื™ื•ืชืจ ืžืขืฉืจ ื‘ื”ื ืœื™ืžื ืฉืžื•ืืœ ืชื•ืจืชื• ื›ืกืชื•ื. ืืœื ืœืื• ื‘ืขืฉืจ ื•ืงืืžืจ ืจื‘ ืชื•ืจืชื• ื›ืžืคื•ืœืฉ. ืืœืžื ืคืจืฆืช ืžื‘ื•ื™ ืžืฆื“ื• ื‘ื“'. ื•ืจื‘ ื—ื ืŸ ื‘ืจ ืื‘ื ืืžืจ ืฉืื ื™ ื”ืชื. ื“ืงื ื‘ืงืขื™ ื‘ื” ืจื‘ื™ื. ืžื›ืœืœ ื“ืœืจื‘ ื”ื•ื ื ืืข"ื’ ื“ืœื ื‘ืงืขื™ ื‘ื” ืจื‘ื™ื ืžืื™ ืฉื ื ืžืจ' ืืžื™ ื•ืจ' ืืกื™ ื”ืชื ืื™ื›ื ื’ื“ื•ื“ื™ ื”ื›ื ืœื™ื›ื ื’ื“ื•ื“ื™ ืื‘ืœ ืื™ ืœื™ื›ื ื’ื“ื•ื“ื™ ืืข"ื’ ื“ืœื ื‘ืงืขื™ ื‘ื™ื” ืจื‘ื™ื. ื•ืœืจื‘ ื—ื ืŸ ื‘ืจ ืื‘ื ืื™ ื‘ืงืขื™ ื‘ื™ื” ืจื‘ื™ื ืคืจืฆืชื• ื‘ื“' ื•ืื™ ืœื ื‘ืงืขื™ ื‘ื™ื” ืจื‘ื™ื ืคืจืฆืชื• ื‘ืขืฉืจ ืืข"ื’ ื“ืœื™ื›ื ื’ื“ื•ื“ื™. ื•ืคืกืง ืจ"ืž ื–"ืœ ื“ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ ื”ื•ื ื ืžื“ืคืจื™ืš ืกืชืžื ื“ื’ืž' ืœืขื™ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื”:) ืžื” ืœื—ืฆืจ ืฉื›ืŸ ืคืจืฆืชื” ื‘ืขืฉืจ ืชืืžืจ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉืคืจืฆืชื• ื‘ืืจื‘ืข ื•ืžื“ืงืืžืจ ืจ"ื  ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ืžืกืชื‘ืจื ื•ืืข"ื’ ื“ื“ื—ื™ ืœื™ื” ื’ืžืจื ืž"ืž ืžื“ืงืืžืจ ืจื‘ ื—ื ืŸ ืฉืื ื™ ื”ืชื ื•ื›ื•' ื•ืœื ืงืืžืจ ืกืชืžื ื“ื’ืžืจื ื”ืชื ื“ืงื ื‘ืงืขื™ ื‘ื” ืจื‘ื™ื ื›ื“ืงืืžืจ ื‘ืชืจ ื”ื›ื™ ื›ื™ ืคืจื™ืš ืœืจื‘ ื”ื•ื ื ืžืจ' ืืžื™ ื•ืจื‘ื™ ืืกื™ ื•ืงืืžืจ ืกืชืžื ื“ื’ืžืจื ื”ืชื ืœื™ื›ื ื’ื“ื•ื“ื™ ืืœืžื ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ ื”ื•ื ื. ื•ืžื” ืฉื›ืชื‘ ืจื‘ื™ื ื• ืื‘ื™ ื”ืขื–ืจื™ ื–"ืœ ื“ื ืจืื” ืœื• ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ ื—ื ืŸ ืืžืจ ืจื‘ ื•ืœื ื›ืจื‘ ื”ื•ื ื ืžืฉื•ื ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ืชืœืžื™ื“ ื”ื•ื” ื•ืื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืชืœืžื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื”ืจื‘. ืœื ื ื”ื™ืจื ืœื™ ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ื ืžื™ ืืžืจ ืœืžื™ืœืชื™ื” ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘. ื•ืฉืžื ื‘ืกืคืจื• ื”ื™ื” ื—ืกืจ ื‘ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืžืจ ืจื‘ ืื‘ืœ ื‘ื›ืœ ื”ืกืคืจื™ื ืฉืœื ื• ื™ืฉ ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืžืจ ืจื‘ ืขื›"ืœ ืจ"ืž ื–"ืœ. ื•ื”ืจ"ื– ื”ืœื•ื™ ื–"ืœ ืคืกืง ื›ืจื‘ ื—ื ืŸ ื‘ืจ ืื‘ื ืžืฉื•ื ื“ืงืื™ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื›ื•ื•ืชื™ื” ืฉื. ื•ืจื™"ืฃ ื”ื‘ื™ื ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืืžื™ ื•ืจื‘ื™ ืืกื™ ื•ืœื ื”ื‘ื™ื ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ ื—ื ืŸ ื‘ืจ ืื‘ื ื•ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื“ืคืœื™ื’ื™ ื‘ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจื‘ื™ ืืžื™ ื•ืจื‘ื™ ืืกื™ ืžื›ืœืœ ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื“ืคืจืฆืช ืžื‘ื•ื™ ื‘ืขืฉืจ ืืคื™ืœื• ื›ื™ ืœื™ื›ื ื’ื“ื•ื“ื™ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ืฉืœ ืกื•ืคืจื™ื ื”ื•ื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืœืงื•ืœื ื•ืคืจืฆืช ืžื‘ื•ื™ ื‘ืขืฉืจ ื›ื™ ื”ื™ื›ื ื“ืœื ื‘ืงืขื™ ื‘ื™ื” ืจื‘ื™ื:
De quoi traite-t-on ? Si c'est de plus de dix, dans ce cas Chmouel dirait-il que son statut est comme fermรฉ ? C'est donc de dix, et Rav dit : son statut est comme ouvert de part en part (mefoulach). On en dรฉduit que la brรจche d'un mavoy sur son cรดtรฉ est ร  quatre. Et Rav Hanan bar Abba dit : lร -bas c'est diffรฉrent, car le public le traverse. Il en ressort que selon Rav Houna [la brรจche est ร  quatre] mรชme si le public ne le traverse pas. En quoi est-ce diffรฉrent [de l'enseignement] de Rabbi Ami et Rabbi Assi ? Lร -bas il y a des restes de paroi (gedoudei), ici il n'y a pas de restes de paroi ; mais s'il n'y a pas de restes de paroi, [la brรจche est ร  quatre] mรชme si le public ne le traverse pas. Et selon Rav Hanan bar Abba, si le public le traverse, sa brรจche est ร  quatre ; et si le public ne le traverse pas, sa brรจche est ร  dix, mรชme s'il n'y a pas de restes de paroi. Et Rabbi Meir, de mรฉmoire bรฉnie, a tranchรฉ que la halakha suit Rav Houna, du fait que la Guemara anonyme objecte plus haut (Erouvin 5b) : ยซ qu'en est-il de la cour, dont la brรจche est de dix ; diras-tu du mavoy, dont la brรจche est de quatre ยป, et du fait que Rav Nahman bar Yitshak dit : ยซ il est logique [de suivre] Rav Houna ยป. Et bien que la Guemara l'ait repoussรฉ, malgrรฉ tout, puisque c'est Rav Hanan qui dit ยซ lร -bas c'est diffรฉrent, etc. ยป, et que la Guemara anonyme ne dit pas ยซ lร -bas le public le traverse ยป, comme elle le dit ensuite quand elle objecte ร  Rav Houna depuis Rabbi Ami et Rabbi Assi, oรน la Guemara anonyme dit ยซ lร -bas il n'y a pas de restes de paroi ยป : on en dรฉduit que la halakha suit Rav Houna. Et ce qu'a รฉcrit Rabbenou Avi ha-Ezri, de mรฉmoire bรฉnie, ร  savoir qu'il lui semble que la halakha suit Rav Hanan [qui rapporte] au nom de Rav, et non Rav Houna, parce que Rav Houna รฉtait un รฉlรจve et que la halakha ne suit pas l'รฉlรจve face au maรฎtre, cela ne me paraรฎt pas juste, car Rav Houna aussi a dit sa parole au nom de Rav. Peut-รชtre, dans son livre, manquait-il ยซ Rav Houna dit au nom de Rav ยป dans la parole de Rav Houna ; mais dans tous nos livres il y a ยซ Rav Houna dit au nom de Rav ยป. Fin des paroles de Rabbi Meir, de mรฉmoire bรฉnie. Et le Rav Zerahia Halevi, de mรฉmoire bรฉnie, a tranchรฉ comme Rav Hanan bar Abba, parce que Rav Houna fils de Rabbi Yehochoua tient comme lui lร -bas. Et le Rif a rapportรฉ les paroles de Rabbi Ami et Rabbi Assi, sans rapporter les paroles de Rav Hanan bar Abba et de Rav Houna, qui sont en dรฉsaccord sur l'enseignement de Rabbi Ami et Rabbi Assi. Il en ressort qu'il tient que la brรจche d'un mavoy est de dix mรชme quand il n'y a pas de restes de paroi ; et puisque c'est [une rรจgle] des Sofrim, nous agissons dans le sens de l'indulgence (le-koula) : la brรจche d'un mavoy est de dix, tant que le public ne le traverse pas.
๐Ÿ’ก Explication

La rรฉfutation (pirka) : la cour est plus souple sur un autre point. Une brรจche de dix amot n'annule pas sa paroi, alors que selon Rav Houna (6a), une brรจche de quatre amot dans la paroi d'un mavoy suffit ร  l'ouvrir. On ne peut donc pas conclure du plus strict au plus souple.

Le Roch anticipe la discussion de 6a : Rabbi Meir (de Rothenburg) tranche comme Rav Houna (brรจche ร  quatre), le Rav Zerahia Halevi et, semble-t-il, le Rif retiennent dix tant que le public ne traverse pas le mavoy.

7
ืงืกื‘ืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข: ืžื‘ื•ื™ ื ืžื™, ืคืจืฆืชื• ื‘ืขืฉืจ. ืœืžืืŸ ืงืืžืจื™ื ืŸ? ืœืจื‘ ื”ื•ื ื, ื•ื”ื ืจื‘ ื”ื•ื ื ืคืจืฆืชื• ื‘ืืจื‘ืข ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื”?!

Rav Houna fils de Rav Yehochoua pense : le mavoy aussi, sa brรจche est de dix. โ€” Selon qui disons-nous [ce kal va-homer] ? Selon Rav Houna ; or Rav Houna pense que sa brรจche est de quatre !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืžืืŸ ืงืืžืจื™ื ืŸ ืœืจื‘ ื”ื•ื ื ื”ืื™ ืง"ื• ืืœื™ื‘ื ื“ืžืืŸ ืงืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ืจื‘ื™ื” ืชืœืžื™ื“ื™ื” ื“ืจื‘ ื“ื”ื ื”ืš ืฉืžืขืชื™ืŸ ื“ืœื—ื™ ื”ื‘ื•ืœื˜ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืžืจื” ื•ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ืงื ืžืคืจืฉ ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข:
Ce kal va-homer, selon qui Rav Houna fils de Rav Yehochoua l'a-t-il dit ? Selon Rav Houna son maรฎtre, l'รฉlรจve de Rav ; car cet enseignement du lehi qui avance, c'est Rav Houna qui l'a dit, et Rav Houna fils de Rav Yehochoua explique la parole de Rav Houna.
ืคื™ืจืฆืชื• ื‘ื“' ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ืœืงืžืŸ ื‘ืฉืžืขืชื™ืŸ:
Plus loin dans notre sougya.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉืคืจืฆืชื• ื‘ื“' ื•ื"ืช ื•ื ืขืฉื” ืง"ื• ืžืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ืฉืื™ืŸ ืžื•ืขื™ืœ ื‘ื—ืฆืจ ืžื”ื ื™ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ื›ื•' ื•ื™"ืœ ื“ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืคื™ืจืฆ' ืขืฉืจ ืชื•ื›ื™ื— ื•ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ื ื™ืœืฃ ืฉืœื ื™ื•ืขื™ืœ ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ืœืžื‘ื•ื™ ื•ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ืœื—ืฆืจ ื“ื’ืžื™ืจื™ ืœื” ืžืกื™ื ื™ ื“ืžื”ื ื™ ื•ื›ืŸ ืฉื™ื•ืขื™ืœ ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ืœื—ืฆืจ ืœื™ื›ื ืœืžื™ืœืฃ ื“ื’ืžื™ืจื™ ื“ื‘ืขื™ ืคืก ืืจื‘ืขื” ื•ืขื•ื“ ื“ืžืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ืœื™ื›ื ืœืžื™ืœืฃ ื“ืžื” ืœืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ื“ืžื”ื ื™ ื‘ื›ืœ ื“' ื“ืคื ื•ืช ื•ืžืžื‘ื•ื™ ื ืžื™ ืœื™ื›ื ืœืžื™ืœืฃ ื“ืžื” ืœืžื‘ื•ื™ ืฉื›ืŸ ืคืจืฆืชื• ื‘ืืจื‘ืขื” ืœืจื‘ ื”ื•ื ื:
Et si tu demandes : faisons un kal va-homer ร  partir du lehi et de la kora, qui ne servent pas dans la cour et servent dans le mavoy ; omed merouba, [qui sert dans la cour, servira ร  plus forte raison dans le mavoy]. On peut rรฉpondre qu'on peut dire : que la brรจche de dix en fasse la preuve. Et on ne peut pas dire : apprenons que le lehi et la kora ne servent pas pour le mavoy, ni omed merouba pour la cour, car nous avons une tradition du Sinaรฏ qu'ils servent. De mรชme, que le lehi et la kora servent pour la cour, on ne peut pas l'apprendre, car nous avons la tradition qu'elle exige un pass de quatre. De plus, ร  partir d'omed merouba on ne peut pas apprendre, car qu'en est-il d'omed merouba, qui sert pour les quatre cรดtรฉs ? Et ร  partir du mavoy non plus on ne peut pas apprendre, car qu'en est-il du mavoy, dont la brรจche est de quatre selon Rav Houna ?
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre rรฉponse : Rav Houna fils de Rav Yehochoua tient que la brรจche du mavoy est aussi de dix, ce qui fait tomber la rรฉfutation. La Guemara objecte : il explique l'enseignement de Rav Houna (le lehi qui avance), et Rav Houna fixe la brรจche du mavoy ร  quatre.

8
ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข ื˜ืขืžื ื“ื ืคืฉื™ื” ืงืืžืจ.

Rav Houna fils de Rav Yehochoua a dit sa propre raison.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื˜ืขืžื ื“ื ืคืฉื™ื” ืงืืžืจ ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉืžื•ื ื” ืงื ืžืกืชื‘ืจื ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ืื‘ืœ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉื‘ืขื” ืœื ืžืกืชื‘ืจื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืื™ื›ื ืœืžื™ืฉืจื™ื” ื‘ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ:
Et voici ce qu'il dit : dans un mavoy de huit, la parole de Rav Houna est logique ; mais dans un mavoy de sept, elle n'est pas logique, car on peut le permettre par kal va-homer.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Houna fils de Rav Yehochoua raisonne selon sa propre opinion (brรจche du mavoy ร  dix) : pour lui le kal va-homer tient, et il limite la rรจgle de Rav Houna au mavoy de huit amot.

9
ืจื‘ ืืฉื™ ืืžืจ: ืืคื™ืœื• ืชื™ืžื ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉืžื•ื ื” ื ืžื™ ืœื ืฆืจื™ืš ืœื—ื™, ืžื” ื ืคืฉืš: ืื™ ืขื•ืžื“ ื ืคื™ืฉ ื ื™ืชืจ ื‘ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืคืจื•ืฅ, ื•ืื™ ืคืจื•ืฅ ื ืคื™ืฉ ื ื™ื“ื•ืŸ ืžืฉื•ื ืœื—ื™.

Rav Achi dit : tu peux mรชme dire que dans un mavoy de huit non plus il n'est pas besoin de lehi, quoi qu'il en soit (ma nafchakh) : si la partie debout est plus grande, il est permis par omed merouba al ha-parouts ; et si la partie brรจche est plus grande, [l'avancรฉe] est jugรฉe comme un lehi.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื™ ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ืขืœ ื”ืคืจื•ืฅ ืฉื”ื™ื• ืืจื‘ืข ืืžื•ืชื™ื• ืฉืœ ืœื—ื™ ืฉื•ื—ืงื•ืช ื•ื ืžืฆื ืคืจื•ืฅ ื—ืกืจ ืžืืจื‘ืข ื”ืจื™ ื ื™ืชืจ ื‘ื›ืš:
[Si] les quatre amot du lehi รฉtaient larges [un peu plus], la partie brรจche se trouve infรฉrieure ร  quatre, et il est permis par cela.
ื•ืื™ ืคืจื•ืฅ ืžืจื•ื‘ื” ื ืžืฆื ืฉืื™ืŸ ื“' ืฉืœื™ืžื•ืช ื‘ืœื—ื™ ื•ื ื™ื“ื•ืŸ ืžืฉื•ื ืœื—ื™ ื“ื”ื ืจื•ื‘ ื‘ื ื™ ืื“ื ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœืฆืžืฆื:
Il se trouve que le lehi n'a pas quatre [amot] complรจtes, et il est jugรฉ comme un lehi ; car la plupart des gens ne peuvent pas mesurer exactement.
๐Ÿ’ก Explication

Raisonnement ma nafchakh (ยซ quoi qu'il en soit ยป) : dans la pratique, personne ne mesure au millimรจtre. L'avancรฉe fait soit un peu plus de quatre amot (alors la partie fermรฉe est majoritaire : omed merouba), soit un peu moins (alors elle reste un lehi). Dans les deux cas le mavoy est permis.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rav Achi : mavoy de 8 amot, saillie d'environ 4 amot Saillie mesurรฉe de 4 amot, sans prรฉcision exacte Saillie un peu plus de 4 omed plus grand que parouts omed merouba al ha-parouts Exactement 4 et 4 doute : ร -t-on mesure exactement ? safek derabanan Saillie un peu moins de 4 parouts plus grand la saillie est un lehi Dans tous les cas : permis, sans lehi supplรฉmentaire (le cas central est permis car le doute porte sur une rรจgle rabbinique : le-koula)
Les trois possibilitรฉs envisagรฉes par Rav Achi aboutissent toutes ร  la permission.
10
ืžืื™ ืืžืจืช, ื“ืฉื•ื• ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื›ื™ ื”ื“ื“ื™ โ€” ื”ื•ื” ืœื™ื” ืกืคืง ื“ื‘ืจื™ื”ืŸ, ื•ืกืคืง ื“ื‘ืจื™ื”ืŸ ืœื”ืงืœ.

Que dirais-tu : que les deux sont exactement รฉgales ? C'est un doute sur leurs paroles (safek divreihem), et un doute sur leurs paroles [se tranche] dans le sens de l'indulgence (le-koula).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืื™ ืืžืจืช ืœืื•ืกืจื• ื“ื™ืœืžื ืฆืžืฆื ื•ื›ื™ ื”ื“ื“ื™ ื ื™ื ื”ื• ื•ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืœื—ื™ ืฉื”ืจื™ ื™ืฉ ื‘ื• ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื•ืœื ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื”:
Pour l'interdire : peut-รชtre a-t-il mesure exactement et elles sont รฉgales ; il n'y a alors ni lehi, puisqu'il a quatre amot, ni omed merouba.
ื”ื•ื™ ืกืคืง ื“ื‘ืจื™ื”ื ืฉืžื ืฆืžืฆื ื•ืืกื•ืจ ื•ืฉืžื ืœื ืฆืžืฆื ื•ืžื•ืชืจ ื“ื˜ืœื˜ื•ืœ ืžื‘ื•ื™ ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื ื•ืกืคืง ื“ื‘ืจื™ื”ื ืœื”ืงืœ:
Peut-รชtre a-t-il mesure exactement, et c'est interdit ; peut-รชtre n'a-t-il pas mesurรฉ exactement, et c'est permis. Or le transport dans un mavoy est [interdit] d'ordre rabbinique, et un doute sur leurs paroles [se tranche] dans le sens de l'indulgence (le-koula).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืกืคืง ื“ื‘ืจื™ื”ื ืœื”ืงืœ ื•ื"ืช ืชื™ืคื•ืง ืœื™ื” ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ (ื“' ื˜ื–:) ื“ืคืจื•ืฅ ื›ืขื•ืžื“ ืžื•ืชืจ ื•ื™"ืœ ื“ื”ื›ื ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื˜ื•:) ืคืจื•ืฅ ื›ืขื•ืžื“ ืืกื•ืจ ื•ื"ืช ื•ืืžืื™ ื”ื•ื™ ืกืคืง ื“ื‘ืจื™ื”ื ื”ื ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื“ื‘ื™ื“ื™ ืื“ื ืืคืฉืจ ืœืฆืžืฆื ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืจื‘ ืคืคื ื“ืืžืจ ืคืจื•ืฅ ื›ืขื•ืžื“ ืžื•ืชืจ ื•ืื™ ืœื ืืคืฉืจ ืœืฆืžืฆื ืœื™ื—ื•ืฉ ื“ื™ืœืžื ืคืจื•ืฅ ืžืจื•ื‘ื” ื•ื›ืŸ ื‘ืคืจืง ื‘' ื“ื—ื•ืœื™ืŸ (ื“' ื›ื—:) ื“ืคืœื™ื’ื™ ื‘ืžื—ืฆื” ืขืœ ืžื—ืฆื” ืื™ ื”ื•ื” ื›ืจื•ื‘ ืžืฉืžืข ื“ืืคืฉืจ ืœืฆืžืฆื ื•ื”ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืคืจืง ื’' ื“ื™ื‘ืžื•ืช (ื“' ื›ื—.) ืœื ืกืชื ืœืŸ ืชื ื ื›ืจ"ื™ ื”ื’ืœื™ืœื™ ื“ืืžืจ ืืคืฉืจ ืœืฆืžืฆื ื”ื™ื™ื ื• ื‘ื™ื“ื™ ืฉืžื™ื ื•ื‘ื”ื–ื•ืจืง (ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“' ืขื—.) ื’ื‘ื™ ืกืคืง ืงืจื•ื‘ ืœื• ืกืคืง ืงืจื•ื‘ ืœื” ื“ืืžืจ ื•ื ื™ื—ื–ื™ ื”ื™ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ืงื“ื™ื ื•ื›"ืช ื›ืฉื‘ืื• ืฉื ื™ื”ืŸ ื‘ื‘ืชืื—ืช ื•ื”ื ืื™ ืืคืฉืจ ืœืฆืžืฆื ื”ืชื ื ืžื™ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืœืื• ืื“ืขืชื™ื™ื”ื• ืœื‘ื ื‘ื‘ืช ืื—ืช ื”ื•ื™ ื›ื‘ื™ื“ื™ ืฉืžื™ื ื•ื™"ืœ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ ืืคืฉืจ ืœืฆืžืฆื ืืœื ืข"ื™ ื˜ื•ืจื— ื’ื“ื•ืœ ืœื ื”ื˜ืจื™ื—ื• ืœืฆืžืฆื ื•ืœืžื“ื•ื“ ื‘ืกืคืง ื“ื‘ืจื™ื”ื ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ืžืœืฉื•ืŸ ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืคื™' ื“ืจื•ื‘ ื‘ื ื™ ืื“ื ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœื™ื ืœืฆืžืฆื ื•ื”ื•ื™ ืกืคืง ืฆืžืฆื ื•ืืกื•ืจ ืื• ืœื ืฆืžืฆื ื•ืžื•ืชืจ ื•ื”"ืจ ืฉืžืขื™ื” ืคื™' ื“ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ื“ื‘ื™ื“ื™ ืื“ื ื ืžื™ ืื™ ืืคืฉืจ ืœืฆืžืฆื ื•ื”ื ื“ืคืจื•ืฅ ื›ืขื•ืžื“ ืžื•ืชืจ ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื™ ื›ืขื™ืŸ ืกืคืง ืกืคื™ืงื ืฉืžื ืขื•ืžื“ ืžืจื•ื‘ื” ื•ืืคื™' ื›ื™ ืœื ื ืคื™ืฉ ื•ืฉื•ื• ื›ื™ ื”ื“ื“ื™ ืžื•ืชืจ ื•ื”ืฉืชื ืฉืคื™ืจ ืงืจื™ ืœื™ื” ืกืคืง ื“ื‘ืจื™ื”ื ืืš ืงืฉื” ืžืื™ ืื™ืจื™ื ืกืคืง ื“ื‘ืจื™ื”ื ืืคื™' ื‘ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื ืžื™ ืฉืจื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ื”ื™ืชืจ ืงืจื•ื‘ ืžืŸ ื”ืื™ืกื•ืจ ื“ืžื˜ืขื ื–ื” ื‘ืขื™ ืœืžื™ืฉืจื™ ื‘ืฉื—ื™ื˜ื” ื‘ืžื—ืฆื” ืขืœ ืžื—ืฆื” ื•ื™"ืœ ื“ื”ื ื“ืฉืจื™ ื”ื›ื ืื™ ืคืจื•ืฅ ื ืคื™ืฉ ื”ื™ื™ื ื• ื‘ื—' ืืžื•ืช ืžืฆื•ืžืฆืžื•ืช ืื‘ืœ ืฉืžื ื™ืฉ ืžืขื˜ ื™ื•ืชืจ ื•ืืคื™' ืื™ ืคืจื•ืฅ ื ืคื™ืฉ ืื™ื›ื ื“' ืืžื•ืช ื•ืœื›ืš ืœื ืฉืจื™ ืืœื ื‘ืกืคืง ื“ื‘ืจื™ื”ื ื•ืื ืชืืžืจ ื“ื‘ืคืจืง ื‘' ื“ื‘ื›ื•ืจื•ืช (ื“' ื™ื–:) ืืžืจ ื ืžืฆื ืžื›ื•ื•ืŸ ื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ืขื™ื™ืจื•ืช ืœืจื‘ื ืŸ ื™ื‘ื™ืื• ืขื’ืœื” ืื—ืช ื•ื™ืชื ื• ื•ื”ืฉืชื ื›ืœ ืื—ืช ืชื‘ื™ื ืขื’ืœื” ืœืขืฆืžื” ื“ืฉืžื ืงืจื•ื‘ื” ื”ื™ื ื•ืืคื™' ืžืฆื•ืžืฆืžื•ืช ื”ื ืืžืจ ื”ืงืจื•ื‘ื” ืืคื™ืœื• ืงืจื•ื‘ื•ืช ื•ื™"ืœ ื“ืžืžื” ื ืคืฉืš ืกื’ื™ ื‘ืื—ืช ืื ืจื—ื•ืงื” ื”ื™ื ืคื˜ื•ืจื” ื•ืื™ ืงืจื•ื‘ื” ื”ื™ื ื™ื•ืฆืื” ื‘ืฉืœ ืชื ืื™ ืžืื™ ืืžืจืช ื“ื™ืœืžื ืžืฆื•ืžืฆืžื•ืช ื”ื™ื ื–ื” ืื™ื ื• ืžืฆื•ื™:
Et si tu demandes : qu'on le tire plutรดt de ce que nous tenons dans notre chapitre (Erouvin 16b), que parouts ke-omed (brรจche รฉgale ร  la partie debout) est permis ? On peut rรฉpondre qu'ici nous raisonnons selon Rav Houna fils de Rav Yehochoua, qui tient plus loin (Erouvin 15b) que parouts ke-omed est interdit. Et si tu demandes : pourquoi est-ce un doute sur leurs paroles ? Nous tenons que de main d'homme il est possible de mesurer exactement (letsamtsem), puisque nous tenons comme Rav Pappa, qui dit que parouts ke-omed est permis ; et s'il รฉtait impossible de mesurer exactement, on devrait craindre que la brรจche soit plus grande. De mรชme, au chapitre 2 de Houlin (28b), ils sont en dรฉsaccord sur ยซ moitiรฉ contre moitiรฉ ยป : est-ce comme la majoritรฉ ? Cela laisse entendre qu'il est possible de mesurer exactement. Et ce que nous disons au chapitre 3 de Yevamot (28a) : ยซ le Tanna n'a pas enseignรฉ anonymement selon Rabbi Yossi ha-Gelili, qui dit qu'il est possible de mesurer exactement ยป, cela concerne ce qui est de main du Ciel. Et dans [le chapitre] Ha-Zorek (Guittin 78a), au sujet de ยซ doute plus prรจs de lui, doute plus prรจs d'elle ยป, oรน l'on dit : ยซ voyons lequel des deux est arrivรฉ en premier ยป ; et si tu dis : [et] quand les deux sont arrivรฉs en mรชme temps ? Mais il est impossible de mesurer exactement ! Lร  aussi, puisqu'ils n'avaient pas l'intention d'arriver en mรชme temps, c'est comme de main du Ciel. On peut rรฉpondre : puisqu'il n'est possible de mesurer exactement qu'au prix d'un grand effort, on n'a pas imposรฉ de mesurer exactement dans un doute sur leurs paroles. C'est ce que laisse entendre la formulation du Kountres, qui explique que la plupart des gens ne peuvent pas mesurer exactement, et que c'est un doute : ร -t-il mesure exactement, et c'est interdit, ou non, et c'est permis. Et le Rav Chemaya a expliquรฉ qu'on peut dire que mรชme de main d'homme il est impossible de mesurer exactement, et que parouts ke-omed est permis parce que c'est une sorte de double doute (sfek sfeka) : peut-รชtre la partie debout est-elle plus grande ; et mรชme si elle n'est pas plus grande et que les deux sont รฉgales, c'est permis. Dรจs lors on l'appelle ร  juste titre un doute sur leurs paroles. Mais une difficultรฉ demeure : pourquoi prรฉcisรฉment un doute sur leurs paroles ? Mรชme dans [un doute] de la Torah ce serait permis, puisque la possibilitรฉ permise est plus proche que l'interdite ; c'est pour cette raison qu'on a voulu permettre, en matiรจre de chehita (abattage), [le cas de] moitiรฉ contre moitiรฉ. On peut rรฉpondre que la permission, ici, si la brรจche est plus grande, [vaut] pour huit amot exactes ; mais peut-รชtre y a-t-il un peu plus, et alors, mรชme si la brรจche est plus grande, il y a quatre amot [dans l'avancรฉe] ; c'est pourquoi on ne permet que dans un doute sur leurs paroles. Et si tu demandes : au chapitre 2 de Bekhorot (17b), on dit : ยซ [le cadavre] trouvรฉ exactement entre deux villes : selon les Rabbanan, elles apportent une seule gรฉnisse (egla) et posent une condition ยป ; qu'alors chacune apporte une gรฉnisse pour elle-mรชme, car peut-รชtre est-elle la plus proche ; et mรชme [si elles sont] exactement [ร  รฉgale distance], n'a-t-on pas dit : ยซ la plus proche ยป, mรชme [deux villes รฉgalement] proches ? On peut rรฉpondre que, quoi qu'il en soit, une seule suffit : si elle est plus รฉloignรฉe, elle est exemptรฉe ; et si elle est plus proche, elle s'acquitte par celle [apportรฉe] sous condition. Que dirais-tu : peut-รชtre sont-elles exactement [ร  รฉgale distance] ? Cela n'est pas frรฉquent.
๐Ÿ’ก Explication

Le troisiรจme cas, l'รฉgalitรฉ exacte (quatre fermรฉes, quatre ouvertes), laisse un doute. Or l'interdiction de porter dans un mavoy non rรฉparรฉ est derabanan (rabbinique). Principe : safek derabanan le-koula, un doute portant sur une rรจgle rabbinique se tranche dans le sens de l'indulgence.

Tossefot examine pourquoi l'on parle de doute alors qu'il est possible de mesurer exactement (letsamtsem) : une mesure exacte demande un grand effort, qu'on n'impose pas pour une rรจgle rabbinique.

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Rav Hanin bar Rava dit au nom de Rav : un mavoy qui a รฉtรฉ brรจche

๐Ÿ’ก Explication

Dรฉbut d'un nouvel enseignement sur le mavoy brรจche ; la suite se lit en 6a.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).