Eruvin 67a — Porte fermée, cloison du Chabbat, mort du nokhri

Eruvin 67a

Sougya : Le daf ouvre sur le dernier cas de Rava : l'erouv déposé dans l'intérieure, l'oubli dans l'extérieure. L'intérieure ferme la porte et reste permise, l'extérieure est interdite.

Rav Houna fils de Rav Yehochoua objecte pour l'oubli dans l'intérieure, et Rava le renvoie aux Rabbanan : annuler envers chacun. Rav Hisda demande à Rav Chechet si l'on annule quand des nokhrim (non-Juifs) ferment deux maisons le Chabbat, puis si l'on annule quand un nokhri meurt le Chabbat.

Le daf finit sur Chmouel : une ouverture de quatre sur quatre vers la bakaa empêche le nokhri d'interdire le mavoi (la ruelle).

Erouv déposé dans l'intérieure Qui a oublié, et ce que devient chaque cour Oubli dans l'extérieure Oubli dans l'intérieure L'intérieure est permise. Elle ferme la porte et s'en sert. L'extérieure est interdite. Rava : les deux sont interdites. Rav Houna : qu'il annule aux siens. L'extérieure suivrait avec eux. Rava parle selon les Rabbanan : annuler envers chacun. Chmouel admet, dans le premier cas, le bitoul du droit que l'erouv a habitué dans l'intérieure.
Erouv dans l'intérieure. Oubli dehors : on ferme la porte. Oubli dedans : Rava laisse les deux cours interdites, et Rav Houna se heurte aux Rabbanan.
Cloison faite le Chabbat Peut-on annuler d'une maison à l'autre ? Deux maisons, une rechout ha-rabim entre elles. Des nokhrim élèvent une mehitsa le Chabbat. Pas de bitoul de cour à cour Il y a bitoul de cour à cour Ailleurs, l'erouv était possible la veille, et le bitoul est refusé. Ici, l'erouv était impossible. À plus forte raison : on n'annule pas. Côté 1 : erouv impossible la veille, donc pas de bitoul. Côté 2 : même règle des deux côtés. Rav Chechet retient le côté 1. Il faut au moins une condition : osrin, ou mearvin, dès la veille.
Mehitsa de nokhrim le Chabbat. Sans erouv possible la veille, Rav Chechet refuse le bitoul. Il faut au moins une condition.
Mort du nokhri le Chabbat Un acte après la mort, ou le refus des deux actes Deux Juifs et un nokhri, sans location et sans erouv. Le nokhri meurt le Chabbat. Selon celui qui dit : on loue Selon celui qui dit : on ne loue pas Deux actes sont permis : location, puis bitoul. Le bitoul seul suit. Rav Chechet : on annule. La veille, louer et erouv étaient possibles. Hamnouna : on n'annule pas. Hamnouna : le bitoul n'a de place que là où l'erouv en a une.
Nokhri mort le Chabbat. Celui qui permet la location permet le bitoul seul. Rav Chechet annule. Hamnouna refuse.
1
שָׁכַח אֶחָד מִן הַחִיצוֹנָה וְלֹא עֵירַב — וַדַּאי פְּנִימִית מֻותֶּרֶת, דְּאָחֲדָא דָּשָׁא, וּמִשְׁתַּמְּשָׁא, וְחִיצוֹנָה אֲסוּרָה.

L'un de l'extérieure a oublié et n'a pas fait l'erouv : certainement l'intérieure est permise, car elle ferme la porte et s'en sert, et l'extérieure est interdite.

📜 Rachi (1)
שָׁכַח אֶחָד מִן הַחִיצוֹנָה וְלֹא עֵירַב בְּהָא מוֹדֵי שְׁמוּאֵל דִּמְבַטְּלִי בְּנֵי חִיצוֹנָה לִבְנֵי פְּנִימִית אוֹתוֹ רְשׁוּת שֶׁבָּא לָהֶן לְתוֹכָן ע"י הָרֶגֶל עֵירוּבָן מִשּׁוּם דְּאָמַר לָהּ לְתַקּוֹנֵי שַׁתַּפְתִּיךְ וְלָא לְעַוּוֹתֵי וְהָכִי מְפָרֵשׁ לָהּ בְּסוֹף פִּירְקִין וְהָא דְּבָעֵינַן בִּיטּוּל אַלִּיבָּא דְּרַבִּי עֲקִיבָא אֲמָרָהּ רָבָא לְמִילְּתֵיהּ דְּאִי לְרַבָּנָן בְּלָאו בִּיטּוּל נָמֵי אָמְרָה לָהּ פְּנִימִית הָכִי וַעֲקָרָה לָהּ לְעֵירוּב מִשּׁוּם דִּמְעַווְּתִי בָּהּ אֲבָל ר"ע אָמַר דְּבָעֲיָא לְבַטּוֹלֵי בְּשִׁילְהֵי פִּירְקִין וְכִי שָׁכַח בֶּן פְּנִימִית לֵיכָּא לְמֵימַר הָכִי דְּלִיבַטֵּל לִבְנֵי פְּנִימִית וַתֵּיחֹוד דָּשָׁא וּתְשַׁמֵּשׁ דְּלָא מָצֵי לְמֵימַר לְתַקּוֹנֵי שַׁתַּפְתִּיךְ וְלָא לְעַוּוֹתֵי שֶׁהֲרֵי תְּחִילַּת הָעִיוּוּת ע"י בֶּן פְּנִימִי בָּא:
En cela Chmouel convient que les habitants de l'extérieure annulent, en faveur des habitants de l'intérieure, ce droit qui leur est venu à l'intérieur d'elle par l'habitude de leur erouv. Car elle lui dit : pour t'arranger je t'ai associée, et non pour te gâter. Et c'est ainsi qu'on l'explique à la fin du chapitre. Et ceci, que nous exigeons un bitoul, c'est selon Rabbi Akiva que Rava a dit sa parole. Car selon les Rabbanan, même sans bitoul, l'intérieure le lui dit ainsi et elle déracine l'erouv, parce qu'elle la gâte. Mais Rabbi Akiva a dit qu'il faut annuler, à la fin du chapitre. Et quand un habitant de l'intérieure a oublié, on ne peut pas dire cela : qu'il annule en faveur des habitants de l'intérieure, qu'elle ferme la porte et qu'elle s'en serve. Car il ne peut pas dire : pour t'arranger je t'ai associée, et non pour te gâter, puisque le commencement du gât vient par l'habitant de l'intérieure.
🗂️ Tossefot (1)
שָׁכַח אֶחָד מִבְּנֵי חִיצוֹנָה וְלֹא עֵירֵב עִמָּהֶן בְּהָא מוֹדֶה שְׁמוּאֵל דִּמְבַטְּלִין בְּנֵי חִיצוֹנָה לִבְנֵי הַפְּנִימִית אוֹתוֹ רְשׁוּת שֶׁיֵּשׁ לָהֶן בְּתוֹכָן עַל יְדֵי הָרֶגֶל עֵירוּבָן מִשּׁוּם דְּאָמְרָה לְתַקּוֹנֵי שַׁתַּפְתִּיךְ וְלָא לְעַוּוֹתֵי וְהָכִי מְפָרֵשׁ בְּשִׁילְהֵי פִּירְקִין וְהָא דְּבָעֲיָא בִּיטּוּל אַלִּיבָּא דר"ע אָמַר רָבָא לְמִילְּתֵיהּ דְּאִי לְרַבָּנָן בְּלֹא בִּיטּוּל נַמֵּי אָמְרִי לָהּ לַפְּנִימִית הָכִי וַעֲקָרָה לְעֵירוּב' מִשּׁוּם דִּמְעַווְּתִי לָהּ אֲבָל ר' עֲקִיבָא דְּבָעֵי לְבַטּוֹלֵי בְּשִׁילְהֵי פִּירְקִין וְכִי שָׁכַח אֶחָד מִן הַפְּנִימִית לֵיכָּא לְמֵימַר הָכִי לְבַטֵּל לִבְנֵי פְּנִימִית וַתֵּיחֹוד דָּשָׁא וּתְשַׁמֵּשׁ דְּלָא מָצֵי לְמֵימַר לְתַקּוֹנֵי שַׁתַּפְתִּיךְ וְלָא לְעַוּוֹתֵי דְּבָעֲיָא בִּיטּוּל שֶׁהֲרֵי תְּחִילַּת [הָעִיוּוּת] ע"י בֶּן הַפְּנִימִית הוּא בָּא כָּל זֶה לְשׁוֹן הַקְּוַנְט' וא"ת וְרָבָא מְנָא לֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל מוּקִי לָהּ כְּר"ע דְּבָעֵי' בִּיטּוּל דִּלְמָא כְּרַבָּנָן דְּשָׁרוּ לְקַמָּן בְּלֹא בִּיטּוּל וי"ל מִשּׁוּם דְּשָׁמְעִינַן לֵיהּ לִשְׁמוּאֵל דְּאָמַר אוֹסְרִין וּמְעָרְבִין וּמְבַטְּלִין ב' חֲצֵירוֹת זוֹ לִפְנִים מִזּוֹ וְלָא מִתּוֹקַם אֶלָּא בְּהָכִי וא"ת וְכִי שָׁכַח אֶחָד מִבְּנֵי פְּנִימִית וְלֹא עֵירֵב וּמְבַטֵּל לִבְנֵי פְּנִימִית אַמַּאי אָתְיָא חִיצוֹנָה וְאָסְרָה עֲלַיְיהוּ מִשּׁוּם עֵירוּב הַמַּרְגִּילָהּ לְתוֹכָהּ הָא אָמַר לְעֵיל בְּפֶרֶק מִי שֶׁהוֹצִיאוּהוּ (עֵירוּבִין דַּף מח:) דְּלָא אָמְרוּ דִּיּוּרִין לְהַחְמִיר י"ל דְּהַהִיא דִּלְעֵיל לֵיכָּא שׁוּם פְּשִׁיעוּתֵהּ אֲבָל הָכָא הַפְּנִימִית פָּשְׁעָה וְעִוְּתָה אֶת עַצְמָהּ:
En cela Chmouel convient que les habitants de l'extérieure annulent, en faveur de l'intérieure, ce droit qu'ils ont à l'intérieur d'elle par l'habitude de leur erouv. Car elle dit : pour t'arranger je t'ai associée, et non pour te gâter. Et c'est ainsi qu'on l'explique à la fin du chapitre. Et ceci, qu'il faut un bitoul, c'est selon Rabbi Akiva que Rava a dit sa parole. Car selon les Rabbanan, même sans bitoul, on le dit ainsi à l'intérieure, et elle déracine l'erouv, parce qu'elle la gâte. Mais Rabbi Akiva, qui exige d'annuler, à la fin du chapitre. Et quand l'un de l'intérieure a oublié, on ne peut pas dire cela : annuler en faveur des habitants de l'intérieure, fermer la porte et s'en servir. Car il ne peut pas dire : pour t'arranger je t'ai associée, et non pour te gâter, puisqu'il faut un bitoul, le commencement du gât venant par l'habitant de l'intérieure. Jusqu'ici la langue du Kontres (Rachi). Et si l'on demande : d'où Rava tient-il que Chmouel l'établit selon Rabbi Akiva, qui exige le bitoul ? Peut-être selon les Rabbanan, qui permettent plus bas sans bitoul. On peut répondre : parce que nous avons entendu Chmouel dire : ils interdisent, ils font l'erouv et ils annulent, pour deux cours l'une à l'intérieur de l'autre, et cela ne s'établit que de cette façon. Et si l'on demande : quand l'un des habitants de l'intérieure a oublié et n'a pas fait l'erouv, et qu'il annule en faveur des habitants de l'intérieure, pourquoi l'extérieure vient-elle et les interdit-elle à cause de l'erouv qui l'habitue à l'intérieur d'elle ? On a pourtant dit plus haut, dans le chapitre Mi she-hotziouhou (Erouvin 48b), qu'on n'a pas dit le statut de résidents pour aggraver. On peut répondre : là-bas, il n'y a aucune négligence. Ici, l'intérieure a été négligente et s'est gâtée elle-même.
💡 Explication

Ce segment continue le cas où l'erouv commun est déposé dans l'intérieure. Celui qui a oublié habite l'extérieure.

L'intérieure ferme la porte et se sert de sa cour : elle est permise. L'extérieure reste interdite.

Rachi : Chmouel admet ici le bitoul du droit que l'erouv a habitué dans l'intérieure. La formule dit : pour t'arranger je t'ai associée, et non pour te gâter. Ce bitoul est exigé selon Rabbi Akiva. Selon les Rabbanan, l'intérieure déracine l'erouv même sans bitoul, parce que l'extérieure la gâte. Si l'oubli vient de l'intérieure, la formule ne se dit pas : le gât a commencé par elle.

Tossefot demande d'où Rava sait que Chmouel suit Rabbi Akiva. Réponse : la formule de Chmouel, ils interdisent, ils font l'erouv et ils annulent, pour deux cours l'une dans l'autre, ne se pose qu'avec ce bitoul. Autre question : le statut de résident, en Erouvin 48b, n'a pas été dit pour aggraver. Pourquoi l'erouv qui habitue l'extérieure dans l'intérieure y crée-t-il un interdit ? Là-bas, aucune négligence. Ici, l'intérieure a été négligente et s'est gâtée elle-même.

🖼️ Schéma
L'oubli est dans l'extérieure L'erouv est dans l'intérieure Extérieure : interdite Intérieure : permise Elle s'en sert seule On ferme la porte
Oubli dans l'extérieure : la porte fermée laisse l'intérieure permise, l'extérieure interdite.
2
אֲמַר לֵיהּ רַב הוּנָא בְּרֵיהּ דְּרַב יְהוֹשֻׁעַ לְרָבָא: וְכִי שָׁכַח אֶחָד מִן הַפְּנִימִית וְלֹא עֵירַב אַמַּאי שְׁתֵּיהֶן אֲסוּרוֹת, לְבַטֵּיל בַּר פְּנִימִית לִבְנֵי פְּנִימִית, וְתֵיתֵי חִיצוֹנָה וְתִשְׁתְּרֵי בַּהֲדַיְיהוּ!

Rav Houna fils de Rav Yehochoua dit à Rava : et si l'un de l'intérieure a oublié et n'a pas fait l'erouv, pourquoi les deux sont-elles interdites ? Que l'habitant de l'intérieure annule en faveur des habitants de l'intérieure, et que l'extérieure vienne et soit permise avec eux.

💡 Explication

Rav Houna fils de Rav Yehochoua vise l'autre oubli : un habitant de l'intérieure. Rava avait laissé les deux cours interdites.

Sa voie : qu'il annule en faveur des habitants de l'intérieure. L'extérieure, liée par l'erouv, viendrait alors et serait permise avec eux.

3
כְּמַאן — כְּרַבִּי אֱלִיעֶזֶר, דְּאָמַר: אֵינוֹ צָרִיךְ לְבַטֵּל רְשׁוּת לְכָל אֶחָד וְאֶחָד? כִּי קָאָמֵינָא לְרַבָּנָן, דְּאָמְרִי: צָרִיךְ לְבַטֵּל לְכָל אֶחָד וְאֶחָד!

Selon qui ? Selon Rabbi Eliezer, qui a dit : il n'a pas besoin d'annuler le droit envers chacun ?

Quand je parle, c'est selon les Rabbanan, qui disent : il faut annuler envers chacun.

📜 Rachi (1)
כְּמַאן כַּר' אֱלִיעֶזֶר רָבָא קָא מַהְדַּר לֵיהּ לְרַב הוּנָא כְּמַאן קָאָמְרַתְּ לְמִילְּתָךְ כר"א דְּאָמַר אֵינוֹ צָרִיךְ כו' בְּשִׁילְהֵי עוֹשִׂין פַּסִּין אוֹקֵימְנָא הָכִי:
Rava répond à Rav Houna : selon qui dis-tu ta parole ? Selon Rabbi Eliezer, qui a dit qu'il n'a pas besoin, etc. À la fin du chapitre Osin Pasin, nous l'avons établi ainsi.
🗂️ Tossefot (1)
כְּמַאן כַּר' אֱלִיעֶזֶר כוּ' לְעֵיל בִּשְׁמַעְתִּין כְּשֶׁנָּתְנוּ עֵירוּבָן בַּחִיצוֹנָה וְשָׁכַח א' מִן הַחִיצוֹנָה וְלֹא עֵירַב לָא מָצֵי לְמִיפְרַךְ הָכִי דְּלֵימָא דְּמָצֵי מְבַטֵּל בֶּן חִיצוֹנָה לִבְנֵי הַחִיצוֹנָה וְתַיְתֵי פְּנִימִית וְתִשְׁתְּרֵי בַּהֲדַיְיהוּ דְּהָכָא לֵיכָּא דִּיּוּרֵי חִיצוֹנָה בַּפְּנִימִית אֶלָּא ע"י עֵירוּב הַמַּרְגִּילָהּ לָא חֲשִׁיב בִּיטּוּלֵי רְשׁוּת מֵחָצֵר לְחָצֵר כֵּיוָן דְּמֵאֵילֵיהֶן מִשְׁתְּרוּ בְּנֵי חִיצוֹנָה ע"י שֶׁמְּבַטֵּל בֶּן פְּנִימִי לִבְנֵי פְּנִימִית כראב"י דְּאָמַר אֵין צָרִיךְ לְבַטֵּל רְשׁוּת לְכָל אֶחָד וְא' אֲבָל לְעֵיל דִּפְנִימִית אוֹסֶרֶת הַחִיצוֹנָה ע"י דְּרִיסַת הָרֶגֶל שֶׁלָּהּ אע"ג דא"צ לְבַטֵּל לְכָל אֶחָד וְאֶחָד חֲשִׁיב לֵיהּ בִּיטּוּל רְשׁוּת מֵחָצֵר לְחָצֵר:
Plus haut dans notre sougya, quand ils ont déposé leur erouv dans l'extérieure et que l'un de l'extérieure a oublié et n'a pas fait l'erouv, on ne peut pas objecter ainsi, pour dire que l'habitant de l'extérieure peut annuler en faveur des habitants de l'extérieure, et que l'intérieure viendrait et serait permise avec eux. Car ici, il n'y a pas d'habitants de l'extérieure dans l'intérieure, sinon par l'erouv qui habitue : cela ne compte pas comme un bitoul rechout d'une cour à une cour, puisque les habitants de l'extérieure deviennent permis d'eux-mêmes, par le fait que l'habitant de l'intérieure annule en faveur des habitants de l'intérieure, selon Rabbi Eliezer ben Yaakov, qui a dit qu'on n'a pas besoin d'annuler le droit envers chacun. Mais plus haut, où l'intérieure interdit l'extérieure par sa derissat ha-regel (son passage), même quand on n'a pas à annuler envers chacun, cela compte comme un bitoul rechout d'une cour à une cour.
💡 Explication

Rava renvoie la suggestion à Rabbi Eliezer : un bitoul envers un seul suffit.

Rava parle selon les Rabbanan : il faut annuler envers chacun, donc aussi envers les habitants de l'extérieure. Ce passage d'une cour à l'autre est le bitoul que la sougya refuse.

Tossefot bloque le même raisonnement pour le cas d'en haut : erouv dans l'extérieure, oubli dans l'extérieure. Là, l'intérieure interdit par sa derissat ha-regel. Même un bitoul envers un seul compterait comme un bitoul de cour à cour. Ici, les gens de l'extérieure n'ont de place dans l'intérieure que par l'erouv qui les y habitue : quand l'habitant de l'intérieure annule aux siens, l'extérieure se trouve permise d'elle-même. Tossefot nomme cet avis Rabbi Eliezer ben Yaakov.

4
רַב חִסְדָּא וְרַב שֵׁשֶׁת כִּי פָּגְעִי בַּהֲדֵי הֲדָדֵי — רַב חִסְדָּא מִרַתְעָן שִׂיפְוָותֵיהּ מִמַּתְנְיָיתָא דְּרַב שֵׁשֶׁת, וְרַב שֵׁשֶׁת מִרְתַע כֻּולֵּיהּ גּוּפֵיהּ מִפִּלְפּוּלֵיהּ דְּרַב חִסְדָּא.

Rav Hisda et Rav Chechet, quand ils se rencontraient : les lèvres de Rav Hisda tremblaient à cause des michnayot de Rav Chechet, et tout le corps de Rav Chechet tremblait à cause du pilpoul de Rav Hisda.

📜 Rachi (2)
מִמַּתְנְיָיתָא דְּרַב שֵׁשֶׁת שֶׁהָיוּ מִשְׁנָיוֹת סְדוּרוֹת לוֹ וְיָרֵא רַב חִסְדָּא שֶׁלֹּא יִקְשֶׁה מִמִּשְׁנָה עַל מִשְׁנָה וַיֹּאמֶר לוֹ לְתָרְצָן:
Car les michnayot lui étaient ordonnées, et Rav Hisda craignait qu'il oppose une michna à une michna et qu'il lui dise de la résoudre.
מִפִּלְפּוּלֵיהּ חָרִיף וְסָבַר הָיָה בְּיוֹתֵר וְעָמֹוק בִּשְׁאֵילוֹתָיו:
Il était extrêmement vif, fort en sevara (raisonnement), et profond dans ses questions.
💡 Explication

Récit de rencontre, avant la question. Rav Chechet a les michnayot ordonnées : Rav Hisda craint une michna opposée à une autre. Rav Hisda est vif en pilpoul : Rav Chechet en tremble de tout le corps.

5
בְּעָא מִינֵּיהּ רַב חִסְדָּא מֵרַב שֵׁשֶׁת: שְׁנֵי בָּתִּים מִשְּׁנֵי צִידֵּי רְשׁוּת הָרַבִּים וּבָאוּ גּוֹיִם וְהִקִּיפוּם מְחִיצָה בְּשַׁבָּת, מַהוּ?

Rav Hisda demanda à Rav Chechet : deux maisons des deux côtés d'une rechout ha-rabim, des goyim (non-Juifs) sont venus et les ont entourées d'une mehitsa le Chabbat : qu'en est-il ?

📜 Rachi (2)
וְהִקִּיפוּם סָתְמוּ רה"ר מִכָּאן וּמִכָּאן וְנִשְׁאַר לִפְנֵי ב' הַבָּתִּים כְּעֵין חָצֵר שֶׁהַבָּתִּים פְּתוּחוֹת לָהּ:
Ils ont bouché la rechout ha-rabim de part et d'autre, et il est resté devant les deux maisons comme une cour, sur laquelle les maisons ouvrent.
מַהוּ שֶׁיְּבַטֵּל זֶה רְשׁוּתוֹ לָזֶה וִיהֵא מֻותָּר לְהוֹצִיא מִבֵּיתוֹ לְכָאן דְּהָא קיי"ל בְּפִירְקָא תִּנְייָנָא (דַּף כ.) כָּל מְחִיצּוֹת הַנַּעֲשׂוֹת בַּשַּׁבָּת בֵּין בְּשׁוֹגֵג בֵּין בְּמֵזִיד שְׁמָהּ מְחִיצָה וכ"ש הָכָא דְּנָכְרִים עַבְדוּהָ:
Que celui-ci annule son droit en faveur de celui-là, et qu'il soit permis de sortir de sa maison vers ici. Car nous tenons dans le deuxième chapitre (Erouvin 20a) : toute mehitsa faite le Chabbat, que ce soit be-chogeg (par inadvertance) ou be-mezid (volontairement), porte le nom de mehitsa. Et à plus forte raison ici, où des nokhrim l'ont faite.
⚖️ Rosh (1)
רַבִּי חִייָּא בַּר יוֹסֵף וְרַבִּי חִייָּא בַּר אַבָּא וְרַבִּי אַסִּי אִיקְּלַעוּ לְהָהוּא פֻּונְדְּקָא אֲתָא נָכְרִי מָרֵיהּ דְּפֻונְדָּק בְּשַׁבָּת. אֲמַרוּ מַהוּ לְמֵיגַר מִינֵּיהּ. שׂוֹכֵר כִּמְעָרֵב דָּמֵי מַה מְעָרֵב מִבְּעוֹד יוֹם אַף שׂוֹכֵר מִבְּעוֹד יוֹם. אוֹ דִּילְמָא שׂוֹכֵר כִּמְבַטֵּל רְשׁוּת דָּמֵי מַה מְבַטֵּל רְשׁוּת אֲפִילּוּ בְּשַׁבָּת אַף שׂוֹכֵר אֲפִילּוּ בְּשַׁבָּת. אָמַר לָהֶן רַבִּי חִייָּא בַּר יוֹסֵף נִשְׂכּוֹר. אֲמַר לְהוּ ר' אַסִּי לֹא נִשְׂכּוֹר. אָמַר רַבִּי חִיָּיא בַּר אַבָּא נִסְמֹוךְ עַל דִּבְרֵי הַזָּקֵן וְנִשְׂכּוֹר. אָתוּ וְשֶׁייִּלָּוֶה לְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר לָהֶן יָפֶה עֲשִׂיתֶם שֶׁשְּׂכַרְתֶּם. וְהָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן שׂוֹכֵר כִּמְעָרֵב דָּמֵי. כִּי קָאָמַר רַבִּי יוֹחָנָן שׂוֹכֵר כִּמְעָרֵב דָּמֵי לְקֻולָּא. מַה מֵעֶרֶב בְּפָחוֹת מִשָּׁוֶה פְּרוּטָה אַף שׂוֹכֵר בְּפָחוֹת מִשָּׁוֶה פְּרוּטָה. וּמַה מְעָרֵב אֲפִילּוּ שְׂכִירוֹ וּלְקִיטוֹ אַף שׂוֹכֵר אֲפִילּוּ שְׂכִירוֹ וּלְקִיטוֹ. וּמַה מְעָרֵב חֲמִשָּׁה שֶׁשְּׁרוּיִין בְּחָצֵר אַחַת אֶחָד מְעָרֵב לְכֻולָּן אַף שׂוֹכֵר חֲמִשָּׁה שֶׁשְּׁרוּייִן בְּחָצֵר אַחַת אֶחָד שׂוֹכֵר לְכֻולָּן. רַשִׁ"י פִּי' מַהוּ לְמֵיגַר מִינֵּיהּ וַהֲדַר נִיבַטֵּל רְשׁוּתָא לְגַבֵּי חַד דְּהַהוּא מִיהָא לִישְׁתְּרֵי. וְכֵן מוּכָח כֻּולָּהּ סוּגְיָא דְּבָעֵינַן תַּרְתֵּי שְׂכִירוּת וּבִיטּוּל דְּאַף עַל פִּי שֶׁעֵירְבוּ לָא מִישְׁתְּרוּ בִּשְׂכִירוּת לְחוּדֵיהּ. דְּמִיָּד כְּשֶׁבָּא הַנָּכְרִי בָּטֵל לֵיהּ הָעֵירוּב וְכִי הָדַר שָׂכַר לֹא חָזַר הָעֵירוּב לְקַדְמוּתוֹ דְּאָמְרִינַן בִּשְׁמַעְתִּין דְּקַשְׁיָא לֵיהּ דִּשְׁמוּאֵל רַבֵּיהּ דְּאָמַר אוֹסְרִין וְאֵין מְעָרְבִין אֵין מְבַטְּלִים. וּבְשִׁילְהֵי שְׁמַעְתָּא דַּף סז. נָמֵי אָמַר לָמֶ"ד שׂוֹכְרִין לָא תִּיבְּעֵי לָךְ דְּהַשְׁתָּא תַּרְתֵּי עָבְדִינַן שְׂכִירוּת וּבִיטּוּל חֲדָא מִיבַּעְיָא. ואע"ג דְּאָמַר בְּשַׁבָּת פֶּרֶק הַזּוֹרֵק (שַׁבָּת דַּף קא:) סְפִינוֹת קְשׁוּרוֹת זוֹ בָּזוֹ מְעָרְבִין וּמְטַלְטְלִין מִזּוֹ לָזוֹ נִפְסְקוּ נֶאֶסְרוּ חָזְרוּ וְנִתְקַשְּׁרוּ חָזְרוּ לְהֶיתֵּירָן הָרִאשׁוֹן. שָׁאנֵי הָכָא דְּמִתְּחִלָּה כְּשֶׁנַּעֲשָׂה הָעֵירוּב אֵין סוֹפוֹ לְהִתְקַייֵּם כָּל הַשַּׁבָּת לְפִי שֶׁעָתִיד הַנָּכְרִי לָבֹא. אֲבָל הָרָם אֵין הַסְּפִינוֹת עוֹמְדוֹת לִיפָּסֵק אע"ג דִּבְשָׁכַח אֶחָד מִבְּנֵי חָצֵר וְלֹא עֵירַב אֵין עֵירוּבוֹ בָּטֵל אֶלָּא הַיָּחִיד מְבַטֵּל לָהֶן רְשׁוּתוֹ וּמֻותָּרִים. שָׁאנֵי הָתָם דְּהָווּ מָצוּ לְעָרֵב כּוּלְּהוּ מֵאֶתְמוֹל. וְגַם נָמֵי לֹא שַׁיָּיךְ כָּאן שַׁבָּת הוֹאִיל וְהֻותְרָה הֻותְּרָה. וְאֵין לְפָרֵשׁ דְּהָכָא מַיְירֵי בְּשֶׁלֹּא עֵירְבוּ הִלְכָּךְ בָּעֵי בִּטּוּל אֲבָל אִי עֵירְבוּ סַגִּי בִּשְׂכִירוּת לְחוּדֵיהּ בְּלֹא בִּטּוּל דְּחוֹזֵר הָעֵירוּב לְקַדְמוּתוֹ. דְּהָא עַל כָּרְחָךְ יְכוֹלִין הָיוּ לְעָרֵב כֵּיוָן דַּהֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה דְּנָכְרִי לֹא אָסַר כִּי לֵיתֵיהּ. וְכֵיוָן שֶׁהָיָה מוֹעִיל כָּאן עֵירוּב מנ"ל שֶׁלֹּא עֵירְבוּ וְעָשׂוּ שְׂכִירוּת וּבִטּוּל דִּלְמָא הָכָא הוּא דְּעֵירְבוּ וְלֹא עָשׂוּ אֶלָּא שְׂכִירוּת לְחוּד אֶלָּא ע"כ אע"ג דְּעֵירְבוּ בָּטֵל הָעֵירוּב כְּשֶׁבָּא הַנָּכְרִי. וא"ת וְלָמָּה הֻוצְרְכוּ לִשְׂכֹּור בְּבִטּוּל לְחוּדֵיהּ סַגִּי כֵּיוָן דְּבַטִּילוּ רְשׁוּתַיְיהוּ לְגַבֵּי חַד הָוֵה לֵיהּ יָחִיד בִּמְקוֹם נָכְרִי כִּדְאָמַר לְעֵיל (עֵירוּבִין דַּף סג:) בְּעֻובְדָּא דְּהָמָן בַּר רִיסְתַּק. ואע"ג דְּמַסִּיק רָבָא דְּלָא מְהַנֵּי בִּטּוּל לַעֲשׂוֹתוֹ יָחִיד בִּמְקוֹם נָכְרִי מִשּׁוּם דְּא"כ בִּטַּלְתָּ תּוֹרַת עֵירוּב. הָנֵי מִילֵּי כְּגוֹן שֶׁאֵין רוֹצֶה לְהַשְׂכִּיר. אֲבָל הָכָא שֶׁהַנָּכְרִי רוֹצֶה לְהַשְׂכִּיר וּבְשַׁבָּת אַחֶרֶת יְכוֹלִין לְעָרֵב לֹא שַׁיָּיךְ לְמֵימַר בִּטַּלְתָּ תּוֹרַת עֵירוּב. וְי"ל דְּהָנֵי אָמוֹרָאֵי סָבְרִי כְּרַבִּי מֵאִיר דְּאָסַר יָחִיד בִּמְקוֹם נָכְרִי. וְרַבִּי יוֹחָנָן נָמֵי לְטַעְמֵיהּ דְּאָמַר נָהֲגוּ כראב"י אֲבָל אוֹרוֹיֵי לָא מוֹרִינַן. אֲבָל לְדִידַן דקי"ל כר"א בֶּן יַעֲקֹב סַגִּי בְּבִיטּוּל לְחוּדֵיהּ וְלָא בָּעֵי שְׂכִירוּת. אִי נָמֵי יֵשׁ לוֹמַר כֵּיוָן שֶׁאִם לֹא הָיָה הַנָּכְרִי מִתְרַצֶּה לְהַבְכִּיר לֹא הָיָה מוֹעִיל הַבִּטּוּל אֵין לְחַלֵּק בֵּין מִתְרַצֶּה לְשֶׁאֵין מִתְרַצֶּה דְּאַטּוּ אֲמִירַת הַנָּכְרִי תִּגְרֹום לְבִטּוּל שֶׁיּוֹעִיל כְּשֶׁיֹּאמַר אֶתְרַצֶּה לְהַשְׂכִּיר וְלֹא יוֹעִיל כְּשֶׁיֹּאמַר לֹא אֶתְרַצֶּה. הִלְכָּךְ תַּרְתֵּי בָּעֵי לְעוֹלָם. ור"ח זַ"ל פָּסַק כְּרַבִּי יוֹחָנָן ואע"ג דִּשְׁמוּאֵל פְּלִיג עָלֶיהָ בְּסָמוּךְ וְקָאָמַר כ"מ שֶׁאוֹסְרִים וְאֵין מְעָרְבִין אֵין מְבַטְּלִין. קַיְימָא לַן בְּכָל דֻּוכְתָּא כַּר' יוֹחָנָן לְגַבֵּי שְׁמוּאֵל וּכְדִבְרֵי הַמֵּיקֵל בְּעֵירוּב. ור"י פָּסַק כִּשְׁמוּאֵל דִּלְקַמָּן (עֵירוּבִין דַּף ע:) דַּיְיקָא בָּרַייְתָא חֲדָא כְּוָותֵיהּ דְּתַנְיָא כָּל שֶׁנֶּאְסַר לְמִקְצָת שַׁבָּת נֶאְסַר לְכָל הַשַּׁבָּת וְכוּ' זֶה הַכְּלָל לַאֲתוּיֵי מֵת נָכְרִי בְּשַׁבָּת דְּאֵין מְבַטְּלִין וְאָמַר לְקַמָּן (עֵירוּבִין דַּף סז.) בְּשִׁלְהֵי שְׁמַעְתִּין הֵיכָא דְּמֵת נָכְרִי בְּשַׁבָּת אַלִּיבָּא דמ"ד שׂוֹכְרִים לָא תִּיבְּעֵי לָךְ הַשְׁתָּא תַּרְתֵּי עָבְדִינַן חֲדָא מִבַּעְיָא. אַלְמָא לָא מִתּוֹקְמָא הַךְ בָּרַיְיתָא כְּרַבִּי יוֹחָנָן דְּאָמַר שׂוֹכְרִים. וְדֹוחַק לוֹמַר לַאֲתוּיֵי מֵת נָכְרִי בְּשַׁבָּת מַייְרֵי בְּלֹא בִּטּוּל דְּלָא מִשְׁתְּרֵי כְּשֶׁמֵּת הַנָּכְרִי אַף עַל פִּי שֶׁעֵירְבוּ אֲבָל בִּטּוּל מְהַנֵּי. דְּהָא הִקִּיפוּ נָכְרִים מְחִיצָּה אַייְרֵי אֲפִילּוּ עַל יְדֵי בִּטּוּל כִּדְאָמַר רַב שֵׁשֶׁת בִּשְׁמַעְתִּין דְּאֵין מְבַטְּלִין וְדֻומְיָא דְּהַהִיא קָאָמַר לְאֵיתוֹיֵי מֵת נָכְרִי דְּאֵין מְבַטְּלִין. וַאֲפִילּוּ אִם תִּמְצָא לוֹמַר דְּרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר דְּזֶה הַכְּלָל אָתֵי לַאֲתוּיֵי מִילְּתָא אַחֲרִיתִי. מ"מ מִדִּנְקַט סְתָמָא דִּגְמָרָא הָכִי שְׁמַע מִינָּה דְּהָכֵי הִלְכְתָא. וְרַבֵּינוּ מֵאִיר זַ"ל דָּחָה רְאָיָה זוֹ כִּי ר"ח זַ"ל פֵּירֵשׁ דְּאֵיתִיבֵיהּ זֶה הַכְּלָל וְכוּ' לְדִשְׁמוּאֵל פָּרִיךְ הִלְכָּךְ מַסִּיק סְתָמָא דִּגְמָרָא אַלִּיבָּא דִּשְׁמוּאֵל וְכֵן פָּסַק ר"ח וְרַב אִלְפָּס זַ"ל כְּרַבִּי יוֹחָנָן. אָמַר שְׁמוּאֵל אֵין בִּטּוּל רְשׁוּת מֵחָצֵר לְחָצֵר וְאֵין בִּטּוּל רְשׁוּת בְּחֻורְבָּה. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר יֵשׁ בִּטּוּל רְשׁוּת מֵחָצֵר לְחָצֵר וְיֵשׁ בִּטּוּל רְשׁוּת בְּחֻורְבָּה וקי"ל דִּשְׁמוּאֵל וְרַבִּי יוֹחָנָן הֲלָכָה כְּרַבִּי יוֹחָנָן. וְעוֹד דְּהָא רָבָא כְּרַבִּי יוֹחָנָן ס"ל כִּדְבָעֵינַן לְמֵימַר בְּעֻובְדָּא דְּהַהוּא יָנוֹקָא דְּאִשְׁתְּפִיךְ חֲמִימֵיהּ לְקַמָּן (עֵירוּבִין סח.). וְעוֹד דַּהֲלָכָה כְּדִבְרֵי הַמֵּיקֵל בְּעֵירוּב: בְּעָא מִינֵּיהּ רַב חִסְדָּא מֵרַב שֵׁשֶׁת שְׁנֵי בָּתִּים מִשְּׁנֵי צִדֵּי רְשׁוּת הָרַבִּים וְהִקִּיפוּהָ נָכְרִים מְחִיצָה בְּשַׁבָּת מִי מָצֵי לְבַטּוֹלֵי רְשׁוּתַיְיהוּ לְהָדְדִי אוֹ לָא. א"ל אֵין מְבַטְּלִין דְּכֵיוָן דְּלָא מָצֵי לְעָרוֹבֵי מֵאֶתְמוֹל אֵין כָּאן תּוֹרַת בִּיטּוּל: אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל נָכְרִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ פֶּתַח ד' עַל ד' פָּתוּחַ לְבִקְעָה אֲפִילּוּ מַכְנִיס וּמוֹצִיא כָּל הַיּוֹם כֻּולּוֹ גְּמַלִּים וּקְרוֹנוֹת דֶּרֶךְ מָבוֹי אֵינוֹ אוֹסֵר עַל בְּנֵי מָבוֹי. מ"ט בְּהַהוּא פִּיתְחָא דִּמְיַחֵד לֵיהּ טְפֵי נִיחָא לֵיהּ. אִיבַּעְיָא לְהוּ פָּתוּחַ לְקַרְפֵּף מַהוּ. תָּא שְׁמַע דְּאָמַר רַב חָנָן בַּר אַמֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּאֻולְפָנָא אֲפִילּוּ פָּתוּחַ לַקַּרְפֵּף. רַבָּה וְרַב יוֹסֵף דְּאָמְרִי תַּרְוַוייְהוּ נָכְרִי בֵּית סָאתַיִם אוֹסֵר יָתֵר מִבֵּית סָאתַיִם אֵינוֹ אוֹסֵר. יִשְׂרָאֵל בֵּית סָאתַיִם אֵינוֹ אוֹסֵר יָתֵר מִבֵּית סָאתַיִם אוֹסֵר. פרש"י זַ"ל בְּיִשְׂרָאֵל דַּוְקָא שֶׁלֹּא הֻוקַּף לְדִירָה אֲבָל הֻוקַּף לְדִירָה אֵינוֹ אוֹסֵר. ור"י זַ"ל פִּי' דְּאִם הֻוקַּף לְדִירָה אֲפִילּוּ בֵּית סָאתַיִם אוֹסֵר. דְּכֵיוָן דְּהֻוקַּף לְדִירָה הָוֵי כְּמוֹ בַּיִת וְאֵינוֹ עוֹמֵד בִּמְקוֹם אֲוִיר:
Rabbi Hiya bar Yossef, Rabbi Hiya bar Abba et Rabbi Assi se trouvèrent dans un pundak (une auberge). Le nokhri, maître du pundak, arriva le Chabbat. Ils dirent : qu'en est-il, de louer de lui ? Celui qui loue est-il comme celui qui fait l'erouv : de même que l'erouv se fait dès la veille, celui qui loue aussi dès la veille ? Ou bien celui qui loue est-il comme celui qui annule son droit : de même que l'on annule le droit même le Chabbat, celui qui loue aussi même le Chabbat ? Rabbi Hiya bar Yossef leur dit : louons. Rabbi Assi leur dit : ne louons pas. Rabbi Hiya bar Abba dit : appuyons-nous sur les paroles de l'ancien, et louons. Ils vinrent le demander à Rabbi Yo'hanan. Il leur dit : vous avez bien fait de louer. Or Rabbi Yo'hanan a dit que celui qui loue est comme celui qui fait l'erouv. Quand Rabbi Yo'hanan a dit que celui qui loue est comme celui qui fait l'erouv, c'était le-kula (vers le permis). De même que l'erouv vaut pour moins que la valeur d'une perouta, celui qui loue aussi pour moins que la valeur d'une perouta. De même que l'erouv se fait même par son sakhir (salarié) et son lakite (ouvrier à sa solde), celui qui loue aussi, même par son sakhir et son lakite. De même que l'erouv, cinq qui résident dans une même cour, l'un fait l'erouv pour tous, celui qui loue aussi : cinq qui résident dans une même cour, l'un loue pour tous. Rachi explique : qu'en est-il, de louer de lui, puis d'annuler le droit en faveur de l'un, pour que celui-là au moins soit permis. Et ainsi toute la sougya prouve qu'il faut les deux, la sekhirout (location) et le bitoul. Car même s'ils ont fait l'erouv, ils ne sont pas permis par la location seule. Dès que le nokhri est arrivé, l'erouv est annulé, et quand ensuite on loue, l'erouv ne revient pas à son premier état. Comme on le dit dans la sougya : cela faisait difficulté au sujet de Chmouel son maître, qui a dit : là où ils interdisent et où ils ne font pas l'erouv, ils n'annulent pas. Et à la fin de la sougya, folio 67, on dit aussi : selon celui qui dit qu'on loue, tu n'as pas à questionner, car maintenant nous faisons deux choses, location et bitoul ; une seule serait-elle une question ? Et même si l'on a dit dans Chabbat, chapitre Ha-Zorek (Chabbat 101b) : des bateaux attachés les uns aux autres, on fait l'erouv et l'on transporte de l'un à l'autre ; s'ils se sont détachés, ils sont interdits ; s'ils se sont rattachés, ils reviennent à leur premier permis. Ici, le cas diffère : dès le départ, quand l'erouv est fait, il n'a pas à tenir tout le Chabbat, puisque le nokhri doit venir. Là-bas, les bateaux ne sont pas destinés à se détacher. Et même si, quand l'un des habitants de la cour a oublié et n'a pas fait l'erouv, son erouv n'est pas annulé, et c'est l'individu qui leur annule son droit, et ils sont permis : là-bas le cas diffère, car ils pouvaient tous faire l'erouv dès la veille. Et le principe du Chabbat, une fois permis il reste permis, n'a pas sa place ici. Et l'on n'expliquera pas que nous traitons ici d'un cas où ils n'ont pas fait l'erouv, et que pour cela le bitoul est exigé, tandis que s'ils avaient fait l'erouv, la location seule suffirait, sans bitoul, l'erouv revenant à son premier état. Car de force ils pouvaient faire l'erouv, puisque la halakha est comme Rabbi Yehouda : un nokhri n'interdit pas quand il est absent. Et puisque l'erouv aurait servi ici, d'où tient-on qu'ils n'ont pas fait l'erouv et qu'ils ont fait location et bitoul ? Peut-être est-ce ici qu'ils ont fait l'erouv, et qu'ils n'ont fait que la location seule. La conclusion s'impose : même s'ils ont fait l'erouv, l'erouv tombe quand le nokhri arrive. Et si l'on demande : pourquoi ont-ils eu besoin de louer ? Le bitoul seul suffit, puisque, dès qu'ils ont annulé leur droit en faveur de l'un, il est un yahid (un seul) en présence d'un nokhri, comme on l'a dit plus haut (Erouvin 63b) dans le fait de Haman bar Ristak. Et même si Rava conclut que le bitoul ne sert pas à le faire yahid en présence d'un nokhri, parce qu'alors tu abolis la torah de l'erouv (son institution) : ces paroles visent, par exemple, le cas où il ne veut pas louer. Mais ici, où le nokhri veut louer, et où un autre Chabbat ils peuvent faire l'erouv, on ne dit pas : tu abolis la torah de l'erouv. On peut répondre : ces Amoraïm tiennent comme Rabbi Meir, qui interdit un yahid en présence d'un nokhri. Et Rabbi Yo'hanan aussi reste dans sa logique, car il a dit : on a pratiqué comme Rabbi Eliezer ben Yaakov, mais on ne rend pas cette décision. Pour nous, qui tenons comme Rabbi Eliezer ben Yaakov, le bitoul seul suffit, et la location n'est pas exigée. Autre voie : puisque, si le nokhri n'avait pas consenti à louer, le bitoul n'aurait pas servi, on ne distingue pas celui qui consent de celui qui ne consent pas. La parole du nokhri ferait-elle que le bitoul serve quand il dit : j'accepte de louer, et qu'il ne serve pas quand il dit : je n'accepte pas ? Dès lors on exige toujours les deux. Rabbeinou Hananel, de mémoire bénie, a tranché comme Rabbi Yo'hanan, même si Chmouel le conteste juste à côté et dit : tout lieu où ils interdisent et où ils ne font pas l'erouv, ils n'annulent pas. Nous tenons en tout lieu comme Rabbi Yo'hanan face à Chmouel, et comme les paroles de celui qui allège en matière d'erouv. Et le Ri a tranché comme Chmouel, car plus bas (Erouvin 70b) une baraïta s'ajuste à son avis. On enseigne : quiconque a été interdit pour une partie du Chabbat est interdit pour tout le Chabbat, etc. Zeh ha-klal (ceci est la règle) vient inclure un nokhri mort le Chabbat, en ce qu'on n'annule pas. Et l'on dit plus bas (Erouvin 67a), à la fin de notre sougya : là où un nokhri est mort le Chabbat, selon celui qui dit qu'on loue, tu n'as pas à questionner : maintenant nous faisons deux choses, une seule serait-elle une question ? On voit que cette baraïta ne s'établit pas selon Rabbi Yo'hanan, qui dit qu'on loue. Et c'est une lecture forcée, de dire que l'inclusion du nokhri mort le Chabbat vise un cas sans bitoul : on n'est pas permis à la mort du nokhri, même s'ils ont fait l'erouv, tandis que le bitoul, lui, sert. Car le cas des nokhrim qui ont entouré d'une mehitsa vise même au moyen du bitoul, comme Rav Chechet le dit dans notre sougya : on n'annule pas. Et sur ce modèle, on dit : pour inclure un nokhri mort, en ce qu'on n'annule pas. Et même si l'on dit que Rabbi Yo'hanan a dit que zeh ha-klal vient inclure autre chose, de toute façon, du fait que la Guemara anonyme le prend ainsi, apprends-en que telle est la halakha. Et Rabbeinou Meir, de mémoire bénie, a écarté cette preuve, car Rabbeinou Hananel, de mémoire bénie, a expliqué que l'objection zeh ha-klal, etc., porte contre Chmouel. Dès lors la Guemara anonyme conclut selon Chmouel. Et ainsi Rabbeinou Hananel et Rav Alfas, de mémoire bénie, ont tranché comme Rabbi Yo'hanan. Chmouel a dit : il n'y a pas de bitoul rechout d'une cour à une cour, et il n'y a pas de bitoul rechout dans une houva. Et Rabbi Yo'hanan a dit : il y a un bitoul rechout d'une cour à une cour, et il y a un bitoul rechout dans une houva. Et nous tenons, entre Chmouel et Rabbi Yo'hanan, la halakha comme Rabbi Yo'hanan. De plus, Rava tient comme Rabbi Yo'hanan, comme nous aurons à le dire dans le fait de cet enfant dont l'eau chaude s'est renversée, plus bas (Erouvin 68). De plus, la halakha suit les paroles de celui qui allège en matière d'erouv. Rav Hisda demanda à Rav Chechet : deux maisons des deux côtés d'une rechout ha-rabim, et des nokhrim l'ont entourée d'une mehitsa le Chabbat : peuvent-ils annuler leur droit l'un à l'autre, ou non ? Il lui dit : on n'annule pas, car, puisqu'ils ne pouvaient pas faire l'erouv dès la veille, il n'y a pas ici de torat bitoul (institution de l'annulation). Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : un nokhri qui a une ouverture de quatre sur quatre ouverte sur une bakaa, même s'il fait entrer et sortir toute la journée des chameaux et des charrettes par le mavoi, n'interdit pas les habitants du mavoi. Quelle est la raison ? Dans cette ouverture qui lui est réservée, cela lui agrée davantage. On a demandé : ouverte sur un karpef, qu'en est-il ? Viens entendre, car Rav Hanan bar Ami a dit au nom de l'oulpana : même ouverte sur un karpef. Rabba et Rav Yossef ont dit tous deux : un nokhri, un beit seatayim (surface de deux sea) interdit ; plus qu'un beit seatayim n'interdit pas. Un Israël, un beit seatayim n'interdit pas ; plus qu'un beit seatayim interdit. Rachi, de mémoire bénie, explique : pour un Israël, précisément quand ce n'est pas houkaf le-dira (clôturé pour l'habitation) ; si c'est houkaf le-dira, il n'interdit pas. Et le Ri, de mémoire bénie, explique : si c'est houkaf le-dira, même un beit seatayim interdit. Puisqu'il est houkaf le-dira, il est comme une maison, et il ne se tient pas au titre d'un avir (espace ouvert).
💡 Explication

Deux maisons se font face, une rechout ha-rabim (domaine public) entre elles. Des goyim élèvent une mehitsa (cloison) le Chabbat et ferment la rue des deux côtés. Devant les maisons, il reste comme une cour.

Rachi : la question est le bitoul. L'un annule son droit à l'autre et sort de sa maison vers cet espace. Une mehitsa faite le Chabbat, par erreur ou volontairement, porte le nom de mehitsa (Erouvin 20a). Ici, des nokhrim l'ont faite.

Le Roch, sur ces mots, reprend d'abord la location au nokhri, puis cette question : on n'annule pas, puisqu'ils ne pouvaient pas faire l'erouv dès la veille.

6
אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר אֵין בִּיטּוּל רְשׁוּת מֵחָצֵר לְחָצֵר, לָא תִּיבָּעֵי לָךְ. הַשְׁתָּא דְּאִי בָּעוּ לְעָרוֹבֵי מֵאֶתְמוֹל מָצוּ מְעָרְבִי — אָמַרְתָּ ״אֵין בִּיטּוּל רְשׁוּת מֵחָצֵר לְחָצֵר״, הָכָא דְּאִי בָּעוּ לְעָרוֹבֵי מֵאֶתְמוֹל לָא מָצוּ מְעָרְבִי — לֹא כָל שֶׁכֵּן?!

Selon celui qui dit qu'il n'y a pas de bitoul rechout d'une cour à une cour, tu n'as pas à questionner. Maintenant : là où, s'ils avaient voulu faire l'erouv dès la veille, ils pouvaient faire l'erouv, tu dis qu'il n'y a pas de bitoul rechout d'une cour à une cour.

Ici, où, s'ils avaient voulu faire l'erouv dès la veille, ils ne pouvaient pas faire l'erouv : à plus forte raison.

📜 Rachi (2)
אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר אֵין בִּיטּוּל רְשׁוּת מֵחָצֵר לְחָצֵר וְאוֹקֵימְנָא טַעְמָא מִשּׁוּם דְּאֵין אוֹסְרִין וְאֵין מְבַטְּלִין ואע"ג דְּאִי בָּעוּ לְעֵירוּבֵי הָווּ מַעֲרָבִי אַלְמָא תַּרְתֵּי בָּעֵינַן אוֹסְרִין וּמְעָרְבִין:
Et nous avons établi la raison : parce qu'ils n'interdisent pas, et qu'ils n'annulent pas, même si, avaient-ils voulu faire l'erouv, ils auraient fait l'erouv. On voit qu'il faut les deux : ils interdisent, et ils font l'erouv.
לָא תִּיבְּעֵי לָךְ דכ"ש דְּהָכָא לָא הָא וְלָא הָא דְּלָא הָווּ אוֹסְרִין זֶה עַל זֶה אֶתְמוֹל וְלֹא תּוֹרַת עֵירוּב הָיְתָה לְכָאן:
Tu n'as pas à questionner. Car à plus forte raison, ici, il n'y a ni ceci ni cela : ils ne s'interdisaient pas l'un l'autre la veille, et il n'y avait pas ici d'institution d'erouv.
💡 Explication

Selon l'avis ein bitoul me-hatzer le-hatzer (pas de bitoul d'une cour à une cour), la question est déjà tranchée.

Là-bas, l'erouv était possible dès la veille, et le bitoul de cour à cour est refusé. Ici, la veille, la rue était une rechout ha-rabim : l'erouv était impossible. Le refus suit à plus forte raison.

Rachi : ce bitoul exige les deux, osrin (ils s'interdisent) et mearvin (ils peuvent faire l'erouv). Ici, la veille, ni l'un ni l'autre.

7
כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר ״יֵשׁ בִּיטּוּל רְשׁוּת מֵחָצֵר לְחָצֵר״. הָתָם, דְּאִי בָּעוּ לְעָרוֹבֵי מֵאֶתְמוֹל מָצוּ מְעָרְבִי — בַּטּוֹלֵי נָמֵי מָצֵי מְבַטֵּל — אֲבָל הָכָא, דְּלָא מָצוּ מְעָרְבִי מֵאֶתְמוֹל — בַּטּוֹלֵי נָמֵי לָא מָצֵי מְבַטֵּל.

Là où tu as à questionner, c'est selon celui qui dit qu'il y a un bitoul rechout d'une cour à une cour. Là-bas, où, s'ils avaient voulu faire l'erouv dès la veille, ils pouvaient faire l'erouv, ils peuvent aussi annuler.

Mais ici, où ils ne pouvaient pas faire l'erouv dès la veille, ils ne peuvent pas non plus annuler.

📜 Rachi (1)
כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר יֵשׁ בִּיטּוּל ואע"ג דְּאֵין אוֹסְרִין מַאי מִי אָמְרִינַן הָתָם הוּא דְּאִי בָּעוּ לְעָרוּבֵי הָווּ מַעֲרָבִי ואע"ג דְּתַרְתֵּי לֵיכָּא חֲדָא מִיהָא אִיכָּא אֲבָל הָכָא דַּאֲפִילּוּ חֲדָא לֵיכָּא לָא אוֹ דִּילְמָא מִדְּאַהָא לָא קָפֵיד אַהָא נָמֵי לָא קָפֵיד:
Et même s'ils n'interdisent pas, qu'en est-il ? Disons-nous : c'est là-bas que, s'ils avaient voulu faire l'erouv, ils auraient fait l'erouv, et même si les deux n'y sont pas, une au moins y est. Mais ici, où même une seule n'y est pas : non. Ou bien, puisqu'il n'est pas regardant sur ceci, il ne l'est pas non plus sur cela.
💡 Explication

La question ne reste ouverte que selon l'avis yech bitoul me-hatzer le-hatzer.

Premier côté, celui que le segment énonce : là-bas, l'erouv possible la veille donne aussi le bitoul. Ici, l'erouv impossible la veille retire aussi le bitoul.

Rachi formule déjà l'autre côté, que la Guemara dit ensuite : cet avis laisse passer le bitoul même quand ils ne s'interdisent pas. S'il n'est pas regardant sur l'absence de l'interdit mutuel, il ne l'est pas non plus sur l'absence d'erouv la veille.

8
אוֹ דִּילְמָא לָא שְׁנָא. אֲמַר לֵיהּ: אֵין מְבַטְּלִין.

Ou bien, c'est sans différence. Il lui dit : on n'annule pas.

📜 Rachi (1)
אֵין מְבַטְּלִין דַּחֲדָא מִיהָא בָּעֵינַן:
On n'annule pas, car il faut au moins une.
💡 Explication

Lo shna : les deux situations se valent, et le bitoul suivrait même ici.

Rav Chechet tranche : ein mevatlin, on n'annule pas. Rachi : il faut au moins une des deux conditions. Ici, la veille, ils ne s'interdisaient pas, et l'erouv n'avait pas de place.

9
מֵת גּוֹי בְּשַׁבָּת מַהוּ?

Un goy est mort le Chabbat : qu'en est-il ?

📜 Rachi (1)
מֵת נָכְרִי בְּשַׁבָּת הָא נָמֵי בְּעָא מִינֵּיהּ שְׁנֵי יִשְׂרְאֵלִים וְנָכְרִי הַדָּרִים בֶּחָצֵר וְלֹא שָׂכְרוּ וְלֹא עֵירְבוּ וּמֵת נָכְרִי בְּשַׁבָּת מַהוּ לְבַטֵּל זֶה לָזֶה:
Ceci aussi, il le lui a demandé : deux Israélites et un nokhri habitent une cour, ils n'ont pas loué et n'ont pas fait l'erouv, et le nokhri est mort le Chabbat : qu'en est-il, que celui-ci annule en faveur de celui-là ?
💡 Explication

Même démarche, autre cas. Deux Juifs et un nokhri dans une cour, sans location et sans erouv. Le nokhri meurt le Chabbat. L'un peut-il annuler son droit à l'autre ?

10
אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר שׂוֹכְרִין — לָא תִּיבָּעֵי לָךְ: הַשְׁתָּא תַּרְתֵּי עָבְדִינַן, חֲדָא מִיבַּעְיָא!

Selon celui qui dit qu'on loue, tu n'as pas à questionner : maintenant nous faisons deux choses, une seule serait-elle une question ?

📜 Rachi (2)
אַלִּיבָּא דמ"ד לְעֵיל בְּפִירְקִין (עֵירוּבִין דַּף סה:) הֵיכָא דְּאָתֵי נָכְרִי בְּשַׁבָּת שׂוֹכְרִין הֵימֶנּוּ וְאַחַ"כּ מְבַטְּלִין לָא תִּיבָּעֵי לָךְ:
Selon celui qui dit, plus haut dans le chapitre (Erouvin 65b) : là où un nokhri est arrivé le Chabbat, on loue de lui, et ensuite on annule. Tu n'as pas à questionner.
הַשְׁתָּא תַּרְתֵּי עָבְדִינַן שְׂכִירוּת וּבִיטּוּל חֲדָא מִיבַּעְיָא:
Maintenant nous faisons deux choses, location et bitoul. Une seule serait-elle une question ?
💡 Explication

Selon l'avis sokhrin : on loue au nokhri arrivé le Chabbat, puis on annule. Deux actes sont permis, la sekhirout (location) et le bitoul.

Un seul acte, le bitoul après la mort du nokhri, suit de là. La question ne se pose pas.

11
אֶלָּא כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר אֵין שׂוֹכְרִין. תַּרְתֵּי הוּא דְּלָא עָבְדִינַן, הָא חֲדָא — עָבְדִינַן, אוֹ דִּילְמָא לָא שְׁנָא. אֲמַר לֵיהּ: אֲנִי אוֹמֵר מְבַטְּלִין, וְהַמְנוּנָא אָמַר אֵין מְבַטְּלִין.

Là où tu as à questionner, c'est selon celui qui dit qu'on ne loue pas. Ce sont deux choses que nous ne faisons pas ; mais une, nous la faisons.

Ou bien, c'est sans différence. Il lui dit : moi, je dis qu'on annule, et Hamnouna dit qu'on n'annule pas.

📜 Rachi (2)
אֲנִי אוֹמֵר מְבַטְּלִין וְלָא דָּמְיָא לְהַהִיא דִּלְעֵיל דְּהָכָא אִי בָּעֵי מִיגֵּר וְעֵרוּבֵי מֵאֶתְמוֹל מָצֵי עָבְדִי:
Et cela ne ressemble pas à ce cas d'en haut. Car ici, s'il avait voulu louer et faire l'erouv dès la veille, il pouvait le faire.
וְהַמְנוּנָא אָמַר אֵין מְבַטְּלִין כֵּיוָן דְּאִי בָּעוּ עָרוּבֵי מֵאֶתְמוֹל לָא מָצֵי עָבְדִי בְּלֹא שְׂכִירוּת אֵין בִּיטּוּל אֶלָּא בִּמְקוֹם עֵירוּב:
Puisque, s'ils avaient voulu faire l'erouv dès la veille, ils ne pouvaient pas le faire sans location, il n'y a de bitoul que dans un lieu d'erouv.
🗂️ Tossefot (2)
אֲנִי אוֹמֵר מְבַטְּלִין פֵּי' בַּקּוּנְטְרֵס דְּלָא דָּמְיָא לְהַהִיא דִּלְעֵיל הֵיכָא דַּאֲתָא נָכְרִי בְּשַׁבְּתָא דְּהָכָא אִי בָּעוּ מִיגֵּר וְעֵרוּבֵי מֵאֶתְמוֹל מָצוּ עָבְדִי וְרַב הִמְנוּנָא אָמַר אֵין מְבַטְּלִין כֵּיוָן דְּאִי בָּעוּ לְעָרוֹבֵי מֵאֶתְמוֹל לָא מָצוּ מְעָרְבִי בְּלֹא שְׂכִירוּת אֵין בִּיטּוּל אֶלָּא בִּמְקוֹם עֵירוּב עַד כָּאן לְשׁוֹן הַקְּוַנְט' וְתֵימַהּ דִּלְעֵיל (עֵירוּבִין דַּף סו.) פְּשִׁיטָא לָן הֵיכָא דַּאֲתָא נָכְרִי מֵאֶתְמוֹל דִּמְבַטְּלִין וְאוֹסְרִין וּמְעָרְבִין קָרֵינַן בֵּיהּ דְּאָמַר לְעֵיל וְאִי דַּאֲתָא נָכְרִי מֵאֶתְמוֹל לוֹגַר מֵאֶתְמוֹל י"ל דְּסֻוגְיָא דִּלְעֵיל כְּרַב שֵׁשֶׁת דְּאָמַר הָכָא דִּמְבַטְּלִין וּמִיהוּ קָשֶׁה דְּמַשְׁמַע הָכָא דִּפְשִׁיטָא לָן אַפֵּי' לְרַב שֵׁשֶׁת דְּתַרְתֵּי לָא עָבְדִינַן וְדַוְקָא מֵת הוּא דִּמְבַטְּלִין אֲבָל לֹא מֵת דְּבָעֵי תַּרְתֵּי שְׂכִירוּת וּבִיטּוּל לָא עָבְדִינַן וּלְעֵיל פְּשִׁיטָא לָן בְּדַאֲתָא מֵאֶתְמוֹל דִּבְשַׁבָּת שׂוֹכְרִין וּמְבַטְּלִין וְדַוְקָא בַּאֲתָא בְּשַׁבָּת קָאָמַר שְׁמוּאֵל דְּאֵין מְבַטְּלִין וְנִרְאֶה לְפָרֵשׁ דְּהָכָא בַּאֲתָא בְּשַׁבָּת וּמֵת בְּשַׁבָּת אַיְירֵי וְכֵן מַשְׁמַע הַלָּשׁוֹן דְּקָאָמַר כִּי תִּיבְּעֵי לָךְ אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר אֵין שׂוֹכְרִין תַּרְתֵּי הוּא דְּלָא עָבְדִינַן וּבַאֲתָא נָכְרִי בְּשַׁבָּת נֶחְלְקוּ וְעַל זֶה מִיבַּעְיָא לֵיהּ כְּשֶׁמֵּת אִי עָבְדִינַן חֲדָא אִי לָא וא"ת כִּי לֹא מֵת נָמֵי תִּסְגֵּי בַּחֲדָא בְּבִיטּוּל לְחוּדֵיהּ דַּהֲוָה יָחִיד בִּמְקוֹם נָכְרִי וי"ל כִּדְפֵי' לְעֵיל דְּלָא מִשְׁתְּרֵי בְּבִיטּוּל לְחוּדֵיהּ כְּשֶׁמִּתְרַצֶּה הַנָּכְרִי לִשְׂכֹּור כֵּיוָן דְּאִם לֹא הָיָה מִתְרַצֶּה לֹא הָיָה מֻותָּר מִשּׁוּם דְּאִם כֵּן בִּטַּלְתָּ תּוֹרַת עֵירוּב אִי נָמֵי רַב חִסְדָּא כְּר' מֵאִיר סְבִירָא לֵיהּ דְּאָסַר יָחִיד בִּמְקוֹם נָכְרִי וּמִיהוּ לְפִי טַעַם זֶה אַחֲרוֹן לֹא יִתָּכֵן לוֹמַר אַלִּיבָּא דְּמַאן דְּאָמַר אֵין שׂוֹכְרִין דְּקָאָמַר. (אֲנִי אוֹמֵר מְבַטְּלִין) הַיְינוּ שְׁמוּאֵל דְּמִמַּה נַפְשָׁךְ לִשְׁמוּאֵל סַגִּי בְּבִיטּוּל דְּאִיהוּ קָאָמַר הֲלָכָה כראב"י וְקָאָמַר שְׁמוּאֵל לְעֵיל דְּאֵין מְבַטְּלִין ש"מ דְּאַפֵּי' חֲדָא לָא עָבְדִינַן לִשְׁמוּאֵל אֶלָּא הַיְינוּ ר' אַסִּי דְּאָמַר לְעֵיל לֹא נִשְׂכּוֹר:
Le Kontres explique que cela ne ressemble pas à ce cas d'en haut, là où un nokhri est arrivé le Chabbat. Car ici, s'ils avaient voulu louer et faire l'erouv dès la veille, ils pouvaient le faire. Et Rav Hamnouna a dit qu'on n'annule pas : puisque, s'ils avaient voulu faire l'erouv dès la veille, ils ne pouvaient pas faire l'erouv sans location, il n'y a de bitoul que dans un lieu d'erouv. Jusqu'ici la langue du Kontres. Et c'est étonnant : plus haut (Erouvin 66a), il nous est clair, là où un nokhri est arrivé dès la veille, qu'on annule, et nous appelons cela : ils interdisent et ils font l'erouv. Comme on l'a dit plus haut : et si le nokhri est arrivé dès la veille, qu'il loue dès la veille. On peut répondre : la sougya d'en haut est selon Rav Chechet, qui dit ici qu'on annule. Cependant, une difficulté : il ressort d'ici qu'il nous est clair, même pour Rav Chechet, que nous ne faisons pas les deux choses, et que c'est précisément quand il est mort qu'on annule, tandis que, quand il n'est pas mort, cas qui exige les deux, location et bitoul, nous ne les faisons pas. Et plus haut, il nous est clair, quand il est arrivé dès la veille, que le Chabbat on loue et on annule. Et c'est précisément quand il est arrivé le Chabbat que Chmouel a dit qu'on n'annule pas. Il paraît juste d'expliquer qu'ici il s'agit de : il est arrivé le Chabbat et il est mort le Chabbat. La langue le montre aussi, car elle dit : là où tu as à questionner, c'est selon celui qui dit qu'on ne loue pas, ce sont deux choses que nous ne faisons pas. Et c'est sur le nokhri arrivé le Chabbat qu'ils ont divergé. Et sur cela il questionne : quand il est mort, faisons-nous une seule chose, ou non. Et si l'on demande : même quand il n'est pas mort, une seule suffirait, le bitoul seul, car il serait un yahid en présence d'un nokhri. On peut répondre, comme on l'a expliqué plus haut : on n'est pas permis par le bitoul seul quand le nokhri consent à louer, puisque, s'il n'avait pas consenti, ce ne serait pas permis, car alors tu abolis la torah de l'erouv. Autre voie : Rav Hisda tient comme Rabbi Meir, qui interdit un yahid en présence d'un nokhri. Cependant, selon cette dernière raison, on ne peut pas dire que celui qui dit qu'on ne loue pas, dont il est question, et le moi je dis qu'on annule, ce soit Chmouel. Car de toute façon, pour Chmouel, le bitoul suffit, puisqu'il dit que la halakha est comme Rabbi Eliezer ben Yaakov. Et Chmouel a dit plus haut qu'on n'annule pas. On en apprend que même une seule chose, on ne la fait pas, selon Chmouel. C'est donc Rabbi Assi, qui a dit plus haut : ne louons pas.
אֲנִי אוֹמֵר מְבַטְּלִין אַף עַל גַּב דְּבִשְׁנֵי בָּתִּים אֵין מְבַטְּלִין הָתָם לֵיכָּא לֹא אוֹסְרִין וְלֹא מְעָרְבִין שֶׁהִיא רה"ר מִבְּעוֹד יוֹם אֲבָל הָכָא אוֹסְרִין אִיכָּא וְגַם מְעָרְבִין עַד שֶׁיָּבֹא הַנָּכְרִי א"נ גַּבֵּי שְׁנֵי בָּתִּים לֹא הָיָה לוֹ כֹּחַ מִבְּעוֹד יוֹם לַעֲשׂוֹת אוֹתוֹ בִּיטּוּל שֶׁעוֹשֶׂה עַכְשָׁיו אֲבָל הָכָא מִבְּעוֹד יוֹם הָיָה בּוֹ כֹּחַ לְבַטֵּל:
Même si, pour les deux maisons, on n'annule pas : là-bas, il n'y a ni ils interdisent, ni ils font l'erouv, car c'est une rechout ha-rabim dès la veille. Mais ici, il y a ils interdisent, et aussi ils font l'erouv, jusqu'à ce que le nokhri vienne. Autre explication : pour les deux maisons, il n'avait pas, dès la veille, le pouvoir de faire ce bitoul qu'il fait maintenant. Mais ici, dès la veille, il avait le pouvoir d'annuler.
💡 Explication

La question reste selon ein sokhrin (on ne loue pas le Chabbat). Premier côté : on refuse les deux actes ensemble, et un seul acte, le bitoul, reste possible. Deuxième côté : lo shna, un acte et deux actes se valent.

Rav Chechet : on annule. Rachi : ici, la veille, louer et faire l'erouv était possible. Rav Hamnouna : on n'annule pas. Le bitoul n'existe que là où l'erouv a sa place. Sans location, l'erouv de la veille manquait.

Tossefot lit le cas ainsi : le nokhri est arrivé le Chabbat et il est mort le Chabbat. Le désaccord sur la location vise l'arrivée le Chabbat. La question porte sur la mort : fait-on le seul bitoul. La seconde glose sépare ce cas des deux maisons. Ici, dès la veille, il y a osrin et mearvin, jusqu'à l'arrivée du nokhri, et le pouvoir d'annuler existait déjà.

12
אָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל: גּוֹי שֶׁיֵּשׁ לוֹ פֶּתַח אַרְבָּעָה עַל אַרְבָּעָה פָּתוּחַ לְבִקְעָה, אֲפִילּוּ מַכְנִיס וּמוֹצִיא גְּמַלִּים וּקְרוֹנוֹת כָּל הַיּוֹם כֻּולּוֹ דֶּרֶךְ מָבוֹי, אֵין אוֹסֵר עַל בְּנֵי מָבוֹי.

Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : un goy qui a une ouverture de quatre sur quatre ouverte sur une bakaa, même s'il fait entrer et sortir des chameaux et des charrettes toute la journée par le mavoi, n'interdit pas les habitants du mavoi.

💡 Explication

Autre énoncé de Chmouel. Le nokhri a une cour sur le mavoi (ruelle) des Juifs, et une seconde ouverture, quatre sur quatre, vers une bakaa (plaine).

Même s'il fait passer chameaux et charrettes par le mavoi toute la journée, il n'interdit pas les habitants du mavoi.

13
מַאי טַעְמָא? בְּפִיתְחָא דִּמְיַחֵד לֵיהּ, בְּהַהוּא נִיחָא לֵיהּ.

Quelle est la raison ? Dans l'ouverture qui lui est réservée, celle-là lui agrée.

📜 Rachi (1)
בְּהַהוּא נִיחָא לֵיהּ מִשּׁוּם דְּאִיכָּא אֲוִירָא טְפֵי מִמָּבוֹי:
Parce qu'il y a plus d'espace ouvert que dans le mavoi.
💡 Explication

La raison : l'ouverture qui lui est réservée, vers la bakaa, est celle qui lui agrée. Rachi : il y a là plus d'avir (espace ouvert) que dans le mavoi.

Le passage par la ruelle, même chargé de chameaux et de charrettes, ne le compte pas parmi les habitants du mavoi.

🖼️ Schéma
Deux ouvertures Le passage par le mavoi laisse le nokhri hors des habitants Bakaa, plaine Ouverture de 4 sur 4 ouverture réservée Cour du nokhri chameaux et charrettes Mavoi des Juifs : il n'interdit pas
L'ouverture de quatre sur quatre vers la bakaa lui agrée. Le mavoi, qu'il emprunte, ne le fait pas interdire.
14
אִיבַּעְיָא לְהוּ: פָּתוּחַ לְקַרְפֵּף, מַהוּ? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר אַמֵּי מִשְּׁמֵיהּ דְּאֻולְפָנָא:

On a demandé : ouverte sur un karpef, qu'en est-il ? Rav Nahman bar Ami a dit au nom de l'oulpana :

📜 Rachi (1)
דְּאֻולְפָנָא שֶׁשָּׁמַע מֵרַבּוֹ וְרַבּוֹ מֵרַבּוֹ:
Qu'il a entendu de son maître, et son maître de son maître.
💡 Explication

Suite : si cette ouverture donne sur un karpef (enclos), et non sur une bakaa, quelle ouverture compte pour lui ?

Rav Nahman bar Ami répond au nom de l'oulpana. Rachi : il l'a entendu de son maître, et son maître du sien. La parole transmise commence ici.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).