Eruvin 69b : Le mumar, puis l'oubli de l'erouv

Eruvin 69b

Sougya : Rav Nahman achรจve la question laissรฉe au 69a : selon les Sages, le statut de mumar pour toute la Torah attend l'avoda zara. Rav Nahman bar Yitzhak limite la parole de Rav Houna au bitoul reshout : garder le Chabbat au marchรฉ permet d'annuler, le profaner en public l'empรชche.

Rav Ashi, lui, rattache cette parole ร  un tanna pour qui le Chabbat a la gravitรฉ de l'avoda zara, au fil de la baraita sur les korbanot. La michna passe ensuite ร  l'habitant qui a oubliรฉ l'erouv : sa maison et la cour, le don du droit, l'oreah, les deux qui ont oubliรฉ, l'heure du don, et la sortie aprรจs le don selon Rabbi Meir et Rabbi Yehouda.

Qui est mumar, et pour quoi ? Bitoul reshout, puis les korbanot Au marchรฉ, il garde le Chabbat Mรชme s'il profane en betsina Il annule le droit Au marchรฉ, il profane le Chabbat Parhesia Torah ou rabbinique, selon le Roch Il n'annule pas Rav Ashi Mumar pour tout Ce tanna : Chabbat = avoda zara Korban refusรฉ Baraita : mumar de toute la Torah, korban refusรฉ. Mumar d'une seule chose, korban acceptรฉ, sauf nesekh et Chabbat public.
Marchรฉ et parhesia pour le bitoul. Puis le Chabbat mis au rang de l'avoda zara pour le korban.
Michna : qui porte dans la cour ? Un oubli d'erouv, puis le don du droit Cas Pour lui Pour eux Il a annulรฉ la cour, pas la maison Sa maison : interdit Sa maison : interdit Leurs maisons et la cour Permis Il est oreah Permis Ils lui donnent leur droit Permis Interdit Cinq face ร  un Deux ont oubliรฉ l'erouv : ils s'interdisent l'un l'autre. Un seul donne et prend. Deux donnent, et ne prennent pas.
Michna : maison, cours des autres, don du droit, et les deux qui ont oubliรฉ.
Oreah, puis les deux qui ont oubliรฉ Un invitรฉ passe. Plusieurs ne passent pas. Le second bitoul รฉchoue. Un face ร  cinq Il est oreah Il use de leur cour sans reprendre son droit Cinq face ร  un Ils ne sont pas oreah User de la cour reprend le droit Deux ont reรงu le bitoul des autres. L'un annule ensuite vers l'autre. Au moment de ce bitoul, il n'avait pas de permission dans la cour. Le droit des premiers ne lui est pas acquis : il ne peut pas le transmettre.
Un face ร  cinq est invitรฉ. Cinq face ร  un ne le sont pas. Le second bitoul des deux oublieux ne prend pas.
1
ืขื“ ื“ื”ื•ื™ ืžื•ืžืจ ืœืขื‘ื•ื“ื” ื–ืจื”.

Jusqu'ร  ce qu'il soit mumar (apostat) pour l'avoda zara (idolรขtrie).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืขื“ ื“ื”ื•ื™ ืžื•ืžืจ ืœืข"ื’ ื“ื”ื”ื•ื ื•ื“ืื™ ื—ืฉื•ื“ ืœื›ืœ ืžื™ืœื™ ื“ืืžืจ ืžืจ ื—ืžื•ืจื” ืข"ื’ ืฉื›ืœ ื”ืžื•ื“ื” ื‘ื” ื›ื›ื•ืคืจ ื‘ื›ืœ ื”ืชื•ืจื” ื›ื•ืœื” ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ื›ื™ ืชืฉื’ื• ื•ืœื ืชืขืฉื• ืืช ื›ืœ ื”ืžืฆื•ืช ื”ืืœื” ื•ื‘ืข"ื’ ืžืฉืชืขื™ ืงืจื ื‘ื”ื•ืจื™ื•ืช (ื“ืฃ ื—.):
Celui-lร  est certes suspect pour toutes choses. Car Mar a dit : l'avoda zara est grave, car quiconque la reconnaรฎt est comme un kofer (renรฉgat) de toute la Torah. Il est รฉcrit : Et si vous vous รฉgarez et ne faites pas toutes ces mitsvot. Et le verset parle de l'avoda zara, dans Horayot, daf 8a.
๐Ÿ’ก Explication

Suite du 69a. Rav Nahman demande selon quel maรฎtre Rav Houna a parlรฉ. Selon les Sages, le suspect d'une seule chose n'est pas suspect pour toute la Torah, jusqu'ร  l'avoda zara.

Rachi : reconnaรฎtre l'avoda zara vaut un reniement de toute la Torah. La source est Horayot 8a, sur le verset de l'รฉgarement.

2
ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง: ืœื™ืชืŸ ืจืฉื•ืช ื•ืœื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืช. ื•ื›ื“ืชื ื™ื: ื™ืฉืจืืœ ืžื•ืžืจ, ืžืฉืžืจ ืฉื‘ืชื• ื‘ืฉื•ืง โ€” ืžื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืช, ืฉืื™ื ื• ืžืฉืžืจ ืฉื‘ืชื• ื‘ืฉื•ืง โ€” ืื™ื ื• ืžื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืช.

Rav Nahman bar Yitzhak dit : pour donner un droit et pour annuler un droit. Et comme on l'a enseignรฉ : un Israรซl mumar, s'il garde son Chabbat au marchรฉ, annule le droit ; s'il ne garde pas son Chabbat au marchรฉ, il n'annule pas le droit.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืื™ื–ื”ื• ื™ืฉืจืืœ ืžื•ืžืจ ื“ืงืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืœืขื™ืœ ืœืขื ื™ืŸ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืช ืงืืžืจ:
Quel est l'Israรซl mumar dont Rav Houna a parlรฉ plus haut ? Il a parlรฉ au sujet du bitoul reshout (annulation du droit).
ื‘ืฉื•ืง ื‘ืคืจื”ืกื™ื ื•ืืข"ื’ ื“ืžื—ืœืœ ื‘ืฆื ืขื:
En parhesia (en public). Et cela vaut mรชme s'il profane en betsina (en privรฉ).
โš–๏ธ Rosh (1)
ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ ื™ืฉืจืืœ ืขื‘ืจื™ื™ืŸ ืžืฉืžืจ ืฉื‘ืชื• ื‘ืฉื•ืง ืžื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืช ื•ืฉืื™ืŸ ืžืฉืžืจ ืฉื‘ืชื• ื‘ืฉื•ืง ืื™ืŸ ืžื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืช ืžืคื ื™ ืฉืืžืจื• ื—ื›ืžื™ื ื™ืฉืจืืœ ื ื•ืชืŸ ืจืฉื•ืช ื•ืžื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืช ื•ื‘ื ื›ืจื™ ืขื“ ืฉื™ืฉื›ื•ืจ. ื›ื™ืฆื“ ืืžืจ ืœื• ืจืฉื•ืชื™ ืงื ื•ื™ื” ืœืš ืจืฉื•ืชื™ ืžื‘ื•ื˜ืœืช ืœืš ืงื ื” ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื–ื›ื•ืช. ื•ืืคื™ืœื• ืื™ืŸ ืขื‘ืจื™ื™ืŸ ืœื—ืœืœ ืฉื‘ืชื•ืช ื‘ืื™ืกื•ืจื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืืœื ื‘ืื™ืกื•ืจ ื“ืจื‘ื ืŸ ืื™ืŸ ืžื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืช. ืžื“ืžืฉื ื™ ื›ืืŸ ื‘ืฆื ืขื ื›ืืŸ ื‘ืคืจื”ืกื™ื ื•ืœื ืงืืžืจ ืื™ื“ื™ ื•ืื™ื“ื™ ื‘ืคืจื”ืกื™ื ื•ืœื ืงืฉื™ื ื”ื ื‘ืื™ืกื•ืจ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื”ื ื“ืจื‘ื ืŸ ืืœืžื ื“ืื™ืŸ ื—ืœื•ืง ื‘ื™ืŸ ืื™ืกื•ืจ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื‘ื™ืŸ ืื™ืกื•ืจ ื“ืจื‘ื ืŸ. ื•ื›ืŸ ืœืคืจืฉ"ื™ ื“ืคื™ืจืฉ ืื ืขื“ ืฉืœื ื ืชืŸ ืจืฉื•ืชื• ื”ื•ืฆื™ื ื•ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื‘ื˜ืœ ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื™ ืขื‘ืจื™ื™ืŸ ืืœืžื ื‘ืื™ืกื•ืจ ื“ืจื‘ื ืŸ ื ืงืจื ืขื‘ืจื™ื™ืŸ ื•ืื™ืŸ ืžื‘ื˜ืœ:
Les Sages ont enseignรฉ : un Israรซl transgresseur qui garde son Chabbat au marchรฉ annule le droit ; et celui qui ne garde pas son Chabbat au marchรฉ n'annule pas le droit. Parce que les Sages ont dit : un Israรซl donne un droit et annule un droit, et pour un nokhri, jusqu'ร  ce qu'il loue. Comment ? Il lui a dit : mon droit t'est acquis, mon droit t'est annulรฉ. Il acquiert, et il n'a pas besoin de prendre possession. Et mรชme s'il n'est pas transgresseur au point de profaner les Chabbat par un interdit de la Torah, mais seulement par un interdit d'origine rabbinique, il n'annule pas le droit. Puisque l'on rรฉpond : ici en betsina, ici en parhesia, et que l'on ne dit pas : l'un et l'autre en parhesia, et il n'y a pas de difficultรฉ, celui-ci par un interdit de la Torah et celui-lร  d'origine rabbinique, on apprend qu'il n'y a pas de partage entre un interdit de la Torah et un interdit rabbinique. Et de mรชme selon l'explication de Rachi, qui a expliquรฉ : si, avant d'avoir donnรฉ son droit, il a sorti, et Rabbi Yehouda dit qu'il ne peut pas annuler, parce qu'il est transgresseur. On apprend que, par un interdit rabbinique, il est appelรฉ transgresseur, et il n'annule pas.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Nahman bar Yitzhak resserre la parole de Rav Houna. Elle vise le don et le bitoul du droit, dans les lois de l'erouv.

La baraita : le mumar qui garde le Chabbat au marchรฉ annule comme un Israรซl. Celui qui ne le garde pas au marchรฉ n'annule pas. Rachi : le marchรฉ, c'est la parhesia. La profanation en betsina laisse le bitoul ouvert.

Le Roch รฉtend l'empรชchement ร  l'interdit rabbinique du Chabbat, parce que la Guemara dรฉpartage betsina et parhesia, et non Torah et rabbinique.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Garder le Chabbat au marchรฉ Baraita citรฉe par Rav Nahman bar Yitzhak Il garde le Chabbat au marchรฉ Il annule le droit comme un Israรซl Il ne le garde pas au marchรฉ Il n'annule pas On traite son droit comme celui d'un goy Formule de l'Israรซl : mon droit t'est acquis, ou mon droit t'est annulรฉ. Il acquiert sans kinyan soudar. Le goy : seulement par location.
Garder le Chabbat au marchรฉ ouvre le bitoul. Le profaner au marchรฉ le ferme.
3
ืžืคื ื™ ืฉืืžืจื•: ื™ืฉืจืืœ ื ื•ื˜ืœ ืจืฉื•ืช ื•ื ื•ืชืŸ ืจืฉื•ืช. ื•ื‘ื’ื•ื™, ืขื“ ืฉื™ืฉื›ื™ืจ. ื›ื™ืฆื“? ืื•ืžืจ ืœื•: ืจืฉื•ืชื™ ืงื ื•ื™ื” ืœืš, ืจืฉื•ืชื™ ืžื‘ื•ื˜ืœืช ืœืš โ€” ืงื ื”, ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื–ื›ื•ืช.

Parce qu'ils ont dit : un Israรซl prend un droit et donne un droit. Et pour un goy, jusqu'ร  ce qu'il loue.

Comment ? Il lui dit : mon droit t'est acquis, mon droit t'est annulรฉ.

Il acquiert, et il n'a pas besoin de lizkot (prise de possession).

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื›ื™ืฆื“ ืื™ืฉืจืืœ ืงืื™:
Cela porte sur l'Israรซl.
ืจืฉื•ืชื™ ืงื ื•ื™ื” ืœืš ืื• ืจืฉื•ืชื™ ืžื‘ื•ื˜ืœืช ืœืš:
Ou bien : mon droit t'est annulรฉ.
ืœื–ื›ื•ืช ื‘ืงื ื™ืŸ ืกื•ื“ืจ:
Par un kinyan soudar (acquisition par le mouchoir).
๐Ÿ’ก Explication

La diffรฉrence tient ร  la parole. L'Israรซl prend et donne le droit par une formule. Le goy ne lรขche le droit que par une location.

Deux formules, un mรชme effet : " mon droit t'est acquis ", ou " mon droit t'est annulรฉ ". Rachi : pas de kinyan soudar.

4
ืจื‘ ืืฉื™ ืืžืจ: ื”ืื™ ืชื ื ื”ื•ื ื“ื—ืžื™ืจื ืขืœื™ื” ืฉื‘ืช ื›ืขื‘ื•ื“ื” ื–ืจื”.

Rav Ashi dit : c'est ce tanna pour qui le Chabbat est grave comme l'avoda zara.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจื‘ ืืฉื™ ืืžืจ ืœืขื•ืœื ืžื•ืžืจ ื“ืงืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืœื›ืœ ืžื™ืœื™ ืงื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ืžื•ืžืจ ื•ื›ืจื‘ื ืŸ ืก"ืœ ื•ื”ืื™ ืชื ื ื”ื•ื ื“ืืœื™ืžื ืœื™ื” ืฉื‘ืช ื›ืข"ื’:
En fait, le mumar dont parle Rav Houna, il le compte mumar pour toutes choses, et il tient comme les Sages. Et c'est ce tanna pour qui le Chabbat a la force de l'avoda zara.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Ashi refuse de limiter Rav Houna au seul bitoul. Le mumar du Chabbat public est mumar pour toutes choses.

Le maรฎtre de cette mesure est le tanna de la baraita qui suit : le Chabbat y a le mรชme poids que l'avoda zara.

5
ื›ื“ืชื ื™ื: ืดืžื›ืืด โ€” ื•ืœื ื›ื•ืœื›ื, ืคืจื˜ ืœืžื•ืžืจ. ืดืžื›ืืด โ€” ื‘ื›ื ื—ืœืงืชื™, ื•ืœื ื‘ืื•ืžื•ืช.

Comme on l'a enseignรฉ : mikem (d'entre vous), et non vous tous, ร  l'exclusion du mumar. Mikem : parmi vous j'ai distinguรฉ, et non parmi les nations.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืื“ื ื›ื™ ื™ืงืจื™ื‘ ืžื›ื ืคืจื˜ ืœืžื•ืžืจ ื“ืื™ืŸ ืžืงื‘ืœื™ืŸ ืงืจื‘ื ื•ืช ื“ืžื›ื ืžืฉืžืข ืžืงืฆืชื›ื:
On n'accepte pas de korban (sacrifice) de lui, car mikem signifie une partie d'entre vous.
ืžื›ื ืžื“ื›ืชื™ื‘ ื”ืื™ ืžื™ืขื•ื˜ื ื’ื‘ื™ ื™ืฉืจืืœ ื•ืœื ื›ืชื™ื‘ ื›ื™ ื™ืงืจื™ื‘ ืžืŸ ื”ืื“ื ืงืจื‘ืŸ ืฉ"ืž ื‘ื™ืฉืจืืœ ื”ื•ื ื“ื—ืœืง ื•ืžื™ืขื˜ ืžื•ืžืจ:
Puisque cette restriction est รฉcrite au sujet d'Israรซl, et qu'il n'est pas รฉcrit : lorsqu'il offrira, d'entre les hommes, un korban, on apprend que le partage et l'exclusion du mumar se font en Israรซl.
ื•ืœื ื‘ืื•ืžื•ืช ืฉืžืงื‘ืœื™ืŸ ืงืจื‘ืŸ ืžื›ื•ืœื ื›ื“ืชื ื™ื ืื™ืฉ ืžื” ืช"ืœ ืื™ืฉ ืื™ืฉ ืœืจื‘ื•ืช ืืช ื”ื ื›ืจื™ื ืฉื ื•ื“ืจื™ืŸ ื ื“ืจื™ื ื•ื ื“ื‘ื•ืช ื›ื™ืฉืจืืœ ื‘ื”ื›ืœ ืฉื•ื—ื˜ื™ืŸ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ื™ื’:):
On accepte un korban de tous, comme on l'a enseignรฉ : ich, que vient enseigner ich ich ? Inclure les nokhrim (non-Juifs) qui vouent des nedarim (vล“ux) et des nedavot (offrandes volontaires) comme Israรซl. Dans Kol ha-shochtin, Houlin, daf 13b.
๐Ÿ’ก Explication

La baraita lit mikem deux fois. D'abord une exclusion : une partie d'entre vous, donc le mumar est รฉcartรฉ du korban. Ensuite une limite : la distinction se fait parmi Israรซl, et non parmi les nations.

Rachi : les nokhrim apportent nedarim et nedavot, d'aprรจs le double ich de Houlin 13b.

6
ืดืžืŸ ื”ื‘ื”ืžื”ืด โ€” ืœื”ื‘ื™ื ื‘ื ื™ ืื“ื ื”ื“ื•ืžื™ืŸ ืœื‘ื”ืžื”. ืžื›ืืŸ ืืžืจื•: ืžืงื‘ืœื™ืŸ ืงืจื‘ื ื•ืช ืžืคื•ืฉืขื™ ื™ืฉืจืืœ, ื›ื“ื™ ืฉื™ื—ื–ืจื• ื‘ืชืฉื•ื‘ื”. ื—ื•ืฅ ืžืŸ ื”ืžื•ืžืจ, ื•ื”ืžื ืกืš ื™ื™ืŸ, ื•ื”ืžื—ืœืœ ืฉื‘ืชื•ืช ื‘ืคืจื”ืกื™ื.

Min ha-behema (de la bรชte) : pour inclure des hommes qui ressemblent ร  la bรชte. De lร  ils ont dit : on accepte les korbanot des pรฉcheurs d'Israรซl, afin qu'ils reviennent en techouva (retour).

Sauf le mumar, celui qui fait le nissoukh du vin (libation), et celui qui profane les Chabbat en parhesia.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœื”ื‘ื™ื ื‘ื ื™ ืื“ื ื”ื“ื•ืžื™ืŸ ืœื‘ื”ืžื” ืจืฉืขื™ื ืฉืขืฉื• ืขืฆืžืŸ ื›ื‘ื”ืžื” ืฉืื™ื ื” ืžื›ืจืช ืืช ื‘ื•ืจืื” ืžืงื‘ืœื™ืŸ ืžื”ืŸ ืงืจื‘ืŸ:
Des mรฉchants qui se sont rendus semblables ร  la bรชte, laquelle ne reconnaรฎt pas son Crรฉateur. On accepte d'eux un korban.
ืžืงื‘ืœื™ืŸ ืงืจื‘ื ื•ืช ืฉืœ ื ื“ื‘ื” ืžืคื•ืฉืขื™ ื™ืฉืจืืœ ื“ื”ืื™ ืงืจื ื‘ื ื“ืจื™ื ื•ื ื“ื‘ื•ืช ืžืฉืชืขื™ ื“ื›ืชื™ื‘ ื›ื™ ื™ืงืจื™ื‘:
De nedava, venant des pรฉcheurs d'Israรซl. Car ce verset parle des nedarim et des nedavot, puisqu'il est รฉcrit : lorsqu'il offrira.
ื›ื“ื™ ืฉื™ื—ื–ืจื• ื‘ืชืฉื•ื‘ื” ื“ืื™ ื“ื—ื™ื ืŸ ืœื”ื• ื‘ื™ื“ื™ื ืชื• ืœื ื”ื“ืจื™:
Car si on les repousse de la main, ils ne reviennent plus.
๐Ÿ’ก Explication

Min ha-behema รฉlargit : on reรงoit le korban de gens qui se conduisent comme la bรชte, pour leur laisser le chemin de la techouva.

Trois statuts restent dehors : le mumar, le nissoukh du vin, et la profanation des Chabbat en parhesia.

7
ื”ื ื’ื•ืคื ืงืฉื™ื: ืืžืจืช ืดืžื›ืืด ื•ืœื ื›ื•ืœื›ื, ืœื”ื•ืฆื™ื ืืช ื”ืžื•ืžืจ. ื•ื”ื“ืจ ืชื ื™: ืžืงื‘ืœื™ืŸ ืงืจื‘ื ื•ืช ืžืคื•ืฉืขื™ ื™ืฉืจืืœ! ื”ื ืœื ืงืฉื™ื: ืจื™ืฉื โ€” ื‘ืžื•ืžืจ ืœื›ืœ ื”ืชื•ืจื” ื›ื•ืœื”, ืžืฆื™ืขืชื โ€” ื‘ืžื•ืžืจ ืœื“ื‘ืจ ืื—ื“.

Cela mรชme fait difficultรฉ. Tu as dit : mikem, et non vous tous, pour exclure le mumar.

Et ensuite on enseigne : on accepte les korbanot des pรฉcheurs d'Israรซl ! Il n'y a pas de difficultรฉ.

Le dรฉbut : un mumar ร  l'รฉgard de toute la Torah. Le milieu : un mumar ร  l'รฉgard d'une seule chose.

๐Ÿ’ก Explication

La baraita semble se contredire : elle exclut le mumar, puis elle reรงoit les pรฉcheurs.

Le dรฉbut vise le mumar de toute la Torah : son korban est refusรฉ. Le milieu vise le mumar d'une seule chose : son korban est reรงu.

8
ืื™ืžื ืกื™ืคื: ื—ื•ืฅ ืžืŸ ื”ืžื•ืžืจ ื•ื”ืžื ืกืš ื™ื™ืŸ. ื”ืื™ ืžื•ืžืจ, ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™? ืื™ ืžื•ืžืจ ืœื›ืœ ื”ืชื•ืจื” โ€” ื”ื™ื™ื ื• ืจื™ืฉื. ืื™ ืœื“ื‘ืจ ืื—ื“, ืงืฉื™ื ืžืฆื™ืขืชื.

Dis la fin : sauf le mumar et celui qui fait le nissoukh du vin. Ce mumar, quel est le cas ?

S'il est mumar ร  l'รฉgard de toute la Torah, c'est le dรฉbut. S'il l'est pour une seule chose, le milieu fait difficultรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ืžื ืกืš ืืช ื”ื™ื™ืŸ ืœืข"ื’:
Pour l'avoda zara.
๐Ÿ’ก Explication

La fin remet le mot mumar. S'il dรฉsigne le mumar de toute la Torah, le dรฉbut l'a dรฉjร  dit. S'il dรฉsigne une seule chose, le milieu a dรฉjร  acceptรฉ son korban.

Rachi : le nissoukh du vin vise l'avoda zara.

9
ืืœื ืœืื• ื”ื›ื™ ืงืืžืจ: ื—ื•ืฅ ืžืŸ ื”ืžื•ืžืจ ืœื ืกืš ื•ืœื—ืœืœ ืฉื‘ืชื•ืช ื‘ืคืจื”ืกื™ื. ืืœืžื ืขื‘ื•ื“ื” ื–ืจื” ื•ืฉื‘ืช ื›ื™ ื”ื“ื“ื™ ื ื™ื ื”ื•. ืฉืžืข ืžื™ื ื”.

Mais c'est ceci qu'il dit : sauf le mumar pour le nissoukh et pour profaner les Chabbat en parhesia. Il en ressort que l'avoda zara et le Chabbat se valent.

Apprends-le de lร .

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืœื ืœืื• ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ืžืงื‘ืœื™ืŸ ืงืจื‘ื ื•ืช ืžืคื•ืฉืขื™ ื™ืฉืจืืœ ื”ืžื•ืžืจื™ื ืœื“ื‘ืจ ืื—ื“:
On accepte les korbanot des pรฉcheurs d'Israรซl qui sont mumar pour une seule chose.
ื—ื•ืฅ ืžืŸ ื”ืžื•ืžืจ ืœื ืกืš ืืช ื”ื™ื™ืŸ ืื• ืœื—ืœืœ ืฉื‘ืช ื“ื›ืžื•ืžืจ ืœื›ืœ ื”ืชื•ืจื” ื“ืžื™ ื“ืื™ืžืขื™ื˜ ืœื™ื” ืžื›ื ื•ืœื ื›ื•ืœื›ื:
Car il est comme un mumar ร  l'รฉgard de toute la Torah : il est exclu par mikem, et non vous tous.
๐Ÿ’ก Explication

La fin ne rรฉpรจte pas un mumar dรฉjร  classรฉ. Elle vise deux fautes d'une seule matiรจre qui comptent comme toute la Torah : le nissoukh, et le Chabbat en parhesia.

De lร , Rav Ashi : il existe un tanna pour qui le Chabbat et l'avoda zara se valent. C'est selon lui que Rav Houna parle.

10
ืžืชื ื™ืณ ืื ืฉื™ ื—ืฆืจ ืฉืฉื›ื— ืื—ื“ ืžื”ืŸ ื•ืœื ืขื™ืจื‘ โ€” ื‘ื™ืชื• ืืกื•ืจ ืžืœื”ื›ื ื™ืก ื•ืžืœื”ื•ืฆื™ื ืœื• ื•ืœื”ื, ื•ืฉืœื”ื ืžื•ืชืจื™ืŸ ืœื• ื•ืœื”ื. ื ืชื ื• ืœื• ืจืฉื•ืชืŸ โ€” ื”ื•ื ืžื•ืชืจ, ื•ื”ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ.

Michna. Les habitants d'une cour, dont l'un a oubliรฉ et n'a pas fait l'erouv : sa maison est interdite, pour y faire entrer et pour en faire sortir, pour lui et pour eux.

Et les leurs sont permises, pour lui et pour eux. S'ils lui ont donnรฉ leur droit : lui est permis, et eux sont interdits.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ืžืชื ื™' ื‘ื™ืชื• ืืกื•ืจ ืœื”ื›ื ื™ืก ื•ืœื”ื•ืฆื™ื ืžื‘ื™ืชื• ืœื—ืฆืจ ื‘ื™ืŸ ื”ื•ื ื‘ื™ืŸ ืฉืืจ ื‘ื ื™ ื”ื—ืฆืจ ื•ื‘ื’ืžืจื ืžืคืจืฉ ื›ืฉื‘ื™ื˜ืœ ืœื”ืŸ ืจืฉื•ืช ืฉื”ื™ื” ืœื• ื‘ื—ืฆืจ ื•ืœื ื‘ื™ื˜ืœ ืœื”ืŸ ืจืฉื•ืช ื‘ื™ืชื• ื”ืœื›ืš ื”ื•ื” ืœื™ื” ืจืฉื•ืช ื‘ื™ืชื• ืจืฉื•ืช ื“ื™ื“ื™ื” ื•ื—ืฆืจ ืจืฉื•ืชื ื“ื™ื“ื”ื•:
De sa maison vers la cour, que ce soit lui ou les autres habitants de la cour. Et la Guemara explique : lorsqu'il leur a annulรฉ le droit qu'il avait dans la cour, et qu'il ne leur a pas annulรฉ le droit de sa maison. Dรจs lors, le domaine de sa maison est son domaine, et la cour est leur domaine.
ื•ืฉืœื”ื ื‘ืชื™ื ืฉืœื”ืŸ ืžื•ืชืจื™ืŸ ืœื”ื•ืฆื™ื ืžื”ืŸ ืœื—ืฆืจ ื‘ื™ืŸ ื”ื•ื ื‘ื™ืŸ ื”ืŸ ื“ื”ื ื‘ืชื™ื ืฉืœื”ืŸ ื•ื—ืฆืจ ืจืฉื•ืช ืื—ืช ื”ืŸ:
Leurs maisons : il est permis d'en sortir vers la cour, que ce soit lui ou eux. Car leurs maisons et la cour sont un seul domaine.
ื ืชื ื• ืœื• ื”ื ืจืฉื•ืช ื—ืฆืจืŸ:
Eux, le droit de leur cour.
ื”ื•ื ืžื•ืชืจ ืœื”ื•ืฆื™ื ืžื‘ื™ืชื• ืœื—ืฆืจ:
De sortir de sa maison vers la cour.
ื•ื”ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ ืืคื™' ืžื‘ื™ืชื• ืœื—ืฆืจ ื•ืืข"ื’ ื“ืจืฉื•ืช ืื—ืช ื”ืŸ ื•ื‘ื’ืžืจื ืžืคืจืฉ ื˜ืขืžื:
Mรชme de sa maison vers la cour, et mรชme si c'est un seul domaine. Et la Guemara explique la raison.
โš–๏ธ Rosh (2)
ืžืชื ื™' ืื ืฉื™ ื—ืฆืจ ืฉืฉื›ื— ืื—ื“ ืžื”ืŸ ื•ืœื ืขื™ืจื‘. ื‘ื™ืชื• ืืกื•ืจ ืžืœื”ื›ื ื™ืก ื•ืœื”ื•ืฆื™ื ืœื• ื•ืœื”ื. ื•ืฉืœื”ืŸ ืžื•ืชืจ ืœื• ื•ืœื”ืŸ. ื ืชื ื• ืœื• ืจืฉื•ืชืŸ ื”ื•ื ืžื•ืชืจ ื•ื”ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ. ื”ื™ื• ืฉื ื™ื ืื•ืกืจื™ืŸ ื–ื” ืขืœ ื–ื”. ืฉืื—ื“ ื ื•ื˜ืœ ืจืฉื•ืช ื•ื ื•ืชืŸ ืจืฉื•ืช ืฉื ื™ื ื ื•ืชื ื™ืŸ ืจืฉื•ืช ื•ืื™ืŸ ื ื•ื˜ืœื™ืŸ ืจืฉื•ืช:
Michna. Les habitants d'une cour dont l'un a oubliรฉ et n'a pas fait l'erouv. Sa maison est interdite, pour y faire entrer et pour en faire sortir, pour lui et pour eux. Et les leurs sont permises, pour lui et pour eux. Ils lui ont donnรฉ leur droit : lui est permis, et eux sont interdits. S'ils รฉtaient deux, ils s'interdisent l'un l'autre. Car un seul prend un droit et donne un droit ; deux donnent un droit et ne prennent pas de droit.
ืืžืจ ืจื‘ ื›ื”ื ื ืืžืจ ืจื‘ ื›ืœ ื”ืœืŸ ื‘ืงื™ืœืขื ืฉืื™ืฉ ื•ืืฉืชื• ื™ืฉื™ื ื™ื ื‘ื” ืขืœื™ื• ื”ื›ืชื•ื‘ ืื•ืžืจ ืžื™ื›ื” ื‘ ื ืฉื™ ืขืžื™ ืชื’ืจืฉื•ืŸ ืžื‘ื™ืช ืชืขื ื•ื’ื™ื”. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืคื™ืœื• ื‘ืืฉืชื• ื ื“ื”. ื”ื”ื•ื ืžื‘ื•ืื” ื“ื”ื•ื” ื“ื™ื™ืจ ื‘ื™ื” ื”ืžืŸ ื‘ืจ ืจื™ืกืชืง ื"ืœ ืื•ื’ืจ ืœืŸ ืจืฉื•ืชื. ืœื ืื•ื’ืจ ืœื”ื•. ืืชื• ืœืงืžื™ื” ื“ืื‘ื™ื™ ืืžืจ ืœื”ื• ื–ื™ืœื• ื‘ื˜ื™ืœื• ืจืฉื•ืชื™ื™ื›ื• ืœื’ื‘ื™ ื—ื“ ื“ื”ื•ื” ืœื™ื” ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื ื›ืจื™ ื•ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื ื›ืจื™ ืœื ืืกืจ ื•ืืข"ื’ ื“ืื™ื ื”ื• ืืกื™ืจื™ ืœื˜ืœื˜ืœ ืžื—ืฆืจื•ืชื™ื”ืŸ ืœืžื‘ื•ื™ ื›ื“ืชื ืŸ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื˜:) ื ืชื ื• ืœื• ืจืฉื•ืชื ื”ื•ื ืžื•ืชืจ ื•ื”ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ ืื”ื ื™ ืžื™ื”ื ืœื’ื‘ื™ ื‘ื™ืชื• ืฉืœ ื™ื—ื™ื“ ืฉืžื•ืชืจ ืœื”ื•ืฆื™ื ืžื‘ื™ืชื• ืœืžื‘ื•ื™. ื•ืืคื™ืœื• ืœืขื ื™ืŸ ื‘ืชื™ื ื”ืื—ืจื™ื ืฉื‘ื—ืฆืจ ืžื”ื ื™ ืฉื”ื™ื—ื™ื“ ืฉื‘ื˜ืœื• ืœื• ืจืฉื•ืชืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœื”ื•ืฆื™ื ืžื‘ื™ืชื• ื›ืœื™ ื”ื‘ืชื™ื ืœืžื‘ื•ื™ ืฉื”ืขื™ืจื•ื‘ ืขื•ืฉื” ืื•ืชื ื›ื‘ื™ืช ืื—ื“. ื•ื’ื ืื ื”ื—ืฆื™ืจื•ืช ืคืชื•ื—ื•ืช ื–ื• ืœื–ื• ื•ืขื™ืจื‘ื• ื™ื›ื•ืœ ื”ื™ื—ื™ื“ ืœื”ื•ืฆื™ื ืžื›ืœ ื”ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ื”ื‘ืชื™ื ืœืžื‘ื•ื™ ืฉื ืขืฉื™ืช ื”ื›ืœ ืื—ื“ ืข"ื™ ืขื™ืจื•ื‘. ื•ืžื™ื”ื• ื›ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื ื›ืจื™ ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืขืœ ื™ื“ื™ ื”ืขื™ืจื•ื‘ ืื—ื“ ื“ื"ื› ืœื ื™ืฆื˜ืจื›ื• ืœืขื•ืœื ืœืฉื›ื•ืจ ื“ื™ืขืจื‘ื• ื›ื•ืœื ื™ื—ื“ ื•ื™ื”ื™ื• ืžื•ืชืจื™ืŸ ื‘ืœื ืฉื›ื™ืจื•ืช. ืื‘ืœ ืขืœ ื™ื“ื™ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ื”ื•ื ืœื‘ื“ื• ืžื•ืชืจ ื•ื”ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ื ืื ื›ืŸ ื‘ื˜ืœืช ืชื•ืจืช ืขื™ืจื•ื‘ ืžืื•ืชื• ืžื‘ื•ื™ ืฉื”ืจื•ืื” ืฉื”ื•ื ืžื•ืฆื™ื ืžื‘ื™ืชื• ืœืžื‘ื•ื™ ื™ืืžืจ ืฉืžื˜ืœื˜ืœ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ืœื ืขื™ืจื•ื‘. ืžืขืฉื” ื‘ื ืœืคื ื™ ืจืฉ"ื™ ื–"ืœ ื‘ื—ื•ืคื” ืื—ืช ืฉืฉื›ื—ื• ื•ืœื ืขื™ืจื‘ื• ื•ื”ื•ืฆืจื›ื• ืœื”ื•ืฆื™ื ืžื‘ื™ืช ื–ื” ืœื‘ื™ืช ื–ื” ื•ื”ืชื™ืจ ืœื”ื ืข"ื™ ืฉื‘ื˜ืœื• ืจืฉื•ืชื ืœืื—ื“ ื•ื ืจืื” ืฉืื ืžื•ืขื™ืœ ื‘ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืช ืžื‘ื™ืช ืœื‘ื™ืช ื™ื”ื™ื• ืžื•ืชืจื™ื ื›ื•ืœืŸ ืœื˜ืœื˜ืœ ืืฃ ืื•ืชืŸ ืฉื‘ื˜ืœื•. ืืข"ื’ ื“ื”ืžื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืช ื—ืฆื™ืจื• ืืกื•ืจ ืœื”ื•ืฆื™ื ืžืŸ ื”ื‘ื™ืช ืœื—ืฆืจ ื”ื™ื™ื ื• ืœืคื™ ืฉื™ืฉ ืœื• ื—ืœืง ื‘ื—ืฆืจ ื•ื›ืฉื”ื•ื ืžื•ืฆื™ื ืžื‘ื™ืชื• ืœื—ืฆืจ ื ืจืื” ื›ื—ื•ื–ืจ ื•ืžื—ื–ื™ืง ื‘ืจืฉื•ืชื• ืื‘ืœ ื”ื™ื›ื ืฉืžื•ืฆื™ื ืžื‘ื™ืชื• ืœื‘ื™ืช ื—ื‘ื™ืจื• ืื™ืŸ ื–ื” ื›ืžื—ื–ื™ืง ื‘ืจืฉื•ืชื• ื•ืœื ื ืกืชืœืง ื”ื‘ื˜ื•ืœ ื‘ื›ืš. ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืฉืชืจื• ื›ื•ืœื”ื• ืขืœ ื™ื“ื™ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ืœื ืžื”ื ื™ ื”ื‘ื™ื˜ื•ืœ ื“ืื ื›ืŸ ื‘ื˜ืœืช ืชื•ืจืช ืขื™ืจื•ื‘ ืžืื•ืชืŸ ื‘ืชื™ื ืฉืœื ื™ื—ื•ืฉื• ืขื•ื“ ืœืขืฉื•ืช ืขื™ืจื•ื‘ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืฉืชืจื• ื›ื•ืœื”ื• ื‘ื‘ื™ื˜ื•ืœ. ื•ืžื™ื”ื• ืื ื™ืฉ ื—ื“ืจื™ื ื‘ื‘ื™ืช ื™ื›ื•ืœ ืœื‘ื˜ืœ ื”ื‘ื™ืช ื‘ืœื ื”ื—ื“ืจ ื•ืขืชื” ื™ื”ื ืืกื•ืจ ืœื”ื•ืฆื™ื ืžืŸ ื”ื—ื“ืจ ืœื‘ื™ืช ื›ืžื• ืžืŸ ื”ื‘ื™ืช ืœื—ืฆืจ ื•ืœื ืฉื™ื™ืš ื‘ื˜ืœืช ืชื•ืจืช ืขื™ืจื•ื‘ ืฉื”ืจื™ ื™ืฉืชื›ืจ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ื˜ื•ืœ. ื•ืจื‘ื™ื ื• ืฉืžืฉื•ืŸ ื–"ืœ ื”ื™ื” ืื•ืžืจ ื“ืืคื™ืœื• ืื™ืŸ ื—ื“ืจื™ื ื‘ื‘ื™ืช ื™ื›ื•ืœ ืœื‘ื˜ืœ ื‘ื™ืชื• ืฉื”ืจื™ ืืกื•ืจ ืœื”ื—ื–ื™ืจ ื›ืœื™ื• ืžื‘ื™ืช ื—ื‘ื™ืจื• ืœื‘ื™ืชื• ื“ืขืชื” ื”ื•ื ืžื—ื–ื™ืง ื‘ืจืฉื•ืชื• ืฉื‘ื˜ืœ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืคืกื™ื“ ื‘ื“ื‘ืจ ืœื ื‘ื˜ืœืช ืชื•ืจืช ืขื™ืจื•ื‘. ื•ืจ"ืช ื–"ืœ ื”ื™ื” ืžื“ืงื“ืง ืžื”ื ื“ืคืœื™ื’ื™ ืฉืžื•ืืœ ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื•.) ื‘ื‘ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืช ืžื—ืฆืจ ืœื—ืฆืจ ื•ื‘ื‘ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืช ื‘ื—ื•ืจื‘ื” ืžืฉืžืข ื“ืžื‘ื™ืช ืœื‘ื™ืช ืืกื•ืจ ืœื›"ืข ืžื“ืœื ืื™ื™ืจื™ ื‘ื”. ื•ืžื˜ืขืžื ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ืฉืžื•ืชืจ ื›ื•ืœื”ื• ืœื˜ืœื˜ืœ ืžื–ื” ืœื–ื” ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืฉืจื™ื ืœื›ื•ืœื”ื• ื‘ื˜ืœืช ืช.ืจืช ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื™ื‘ื ืœื˜ืœื˜ืœ ืืคื™ืœื• ื‘ืœื ื‘ื™ื˜ื•ืœ. ื•ื”ืš ืกื‘ืจื ืœื™ืชื ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ืœืขื™ืœ ืžืฉื•ื ื“ืืกื•ืจ ืœื”ื—ื–ื™ืจ ื”ื›ืœื™ื ืžื‘ื™ืช ื—ื‘ื™ืจื•. ื•ืขื•ื“ ื”ื‘ื™ื ืจืื™ื” ืžื”ื”ื™ื ื™ื ื•ืงื ื“ืื™ืฉืชืคื•ืš ื—ืžื™ืžื™ื” ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื–:) ืฉื”ืชื™ืจ ืจื‘ื” ืœื•ืžืจ ืœื ื›ืจื™ ื“ืœื™ื™ืชื™ ืžื’ื• ื‘ื™ืชื• ืืข"ืค ืฉืœื ืขื™ืจื‘ ื•ืืžืื™ ืœื™ื‘ื˜ืœื• ื›ื•ืœื”ื• ืจืฉื•ืชื™ื™ื”ื• ืœื”ื”ื•ื ื‘ื™ืชื ื“ื”ื•ื” ื‘ื™ื” ืงื˜ืŸ ื“ืžืกืชืžื ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื“ื™ืฉ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืช ืžื—ืฆืจ ืœื—ืฆืจ ื›ื“ืืžืจ ื‘ื”ื”ื™ื ืฉืžืขืชืชื ื“ืจื‘ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื”. ืืœื ื•ื“ืื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืžื•ื“ื” ื“ืื™ืŸ ื‘ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืช ืžื‘ื™ืช ืœื‘ื™ืช. ื•ื ืจืื” ื“ืื™ืŸ ืžืฉื ืจืื™ื” ื“ืข"ื› ื”ื•ื• ื—ืฆื™ืจื•ืช ืœืžื‘ื•ื™ ื›ื“ืงืืžืจ ื”ืชื ื•ื”ื ืœื ืขืจื‘ื™ื ืŸ ื•ื”ื ืœื ืฉืชืคื™ื ืŸ ื•ื”ื™ื• ื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœื”ื‘ื™ื ื—ืžื™ืŸ ื“ืจืš ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืžื‘ื•ื™ ืœื‘ื™ืช ืฉื”ื™ื” ื‘ื• ื”ืงื˜ืŸ. ื•ืžื” ืฉืœื ืขืฉื• ื›ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื•ืžืจ ืฉืœื ื”ื™ื• ืฉื ื”ื‘ืขืœื™ื ืฉื™ื‘ื˜ืœื• ืจืฉื•ืชื. ืืœื ืืžืจ ืจื‘ื ืœื™ื–ืœ ื—ื“ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื•ืœื™ืฉืืœ ืžื™ื ื™ื” ื“ื•ื›ืชื ื•ืœื™ืชื•ื‘ ื‘ื” ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื” ืœื™ื” ื›ืฉื›ื™ืจื• ื•ืœืงื™ื˜ื• ื•ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืืคื™ืœื• ืฉื›ื™ืจื• ื•ืœืงื™ื˜ื• ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ื•ื“ื™ื•. ืืžืจ ืœื™ื” ืื‘ื™ื™ ืœืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื”ื™ื• ื—ืžืฉื” ืฉื›ื™ืจื• ื•ืœืงื™ื˜ื• ืžื”ื•. ืืžืจ ืœื™ื” ืื ืืžืจื• ืฉื›ื™ืจื• ื•ืœืงื™ื˜ื• ืœื”ืงืœ ื™ืืžืจื• ืฉื›ื™ืจื• ื•ืœืงื™ื˜ื• ืœื”ื—ืžื™ืจ: ื’ื•ืคื ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืืคื™ืœื• ืฉื›ื™ืจื• ื•ืœืงื™ื˜ื• ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ื•ื“ื™ื•. ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื›ืžื” ืžืขืœื™ื ื”ื ืฉืžืขืชืชื:
Rav Kahana a dit au nom de Rav : quiconque passe la nuit dans une kela (tente) oรน un homme et sa femme dorment, de lui le verset dit, Michรฉe 2 : Les femmes de mon peuple, vous les chassez de la maison de leurs dรฉlices. Rav Yossef a dit : mรชme avec sa femme nida (en รฉtat de sรฉparation). Il y avait un certain mavoi oรน habitait Haman bar Ristak. Ils lui dirent : loue-nous le droit. Il ne leur loua pas. Ils vinrent devant Abaye. Il leur dit : allez annuler vos droits en faveur d'un seul, afin qu'il soit un yahid (un seul) ร  la place d'un nokhri. Et un yahid ร  la place d'un nokhri n'interdit pas. Et mรชme s'ils sont interdits de transporter de leurs cours vers le mavoi, comme l'enseigne la michna plus bas (Erouvin, daf 69b) : ils lui ont donnรฉ leur droit, lui est permis et eux sont interdits, cela sert du moins pour la maison du seul : il lui est permis de sortir de sa maison vers le mavoi. Et cela sert mรชme pour les autres maisons de la cour : le seul en faveur de qui ils ont annulรฉ leur droit peut sortir de sa maison les ustensiles des maisons vers le mavoi, car l'erouv les fait comme une seule maison. Et aussi, si les cours s'ouvrent l'une sur l'autre et qu'ils ont fait l'erouv, le seul peut sortir de toutes les cours et de toutes les maisons vers le mavoi, car le tout est devenu un par l'erouv. Toutefois, on ne le compte pas comme yahid ร  la place d'un nokhri du fait que l'erouv les a faits un. Sinon, ils n'auraient jamais besoin de louer : ils feraient tous l'erouv ensemble et seraient permis sans sekhirut (location). Mais par le bitoul, lui seul est permis, et eux sont interdits. Rava a dit : s'il en est ainsi, tu as fait tomber la rรจgle de l'erouv de ce mavoi. Car celui qui le voit sortir de sa maison vers le mavoi dira qu'on transporte dans le mavoi sans erouv. Un cas vint devant Rachi, de mรฉmoire bรฉnie, lors d'une houppa (noce) : ils avaient oubliรฉ et n'avaient pas fait l'erouv, et ils devaient sortir d'une maison vers une autre. Il le leur permit, parce qu'ils annulรจrent leur droit en faveur d'un seul. Et il apparaรฎt que, si le bitoul du droit d'une maison vers une maison sert, tous seront permis de transporter, mรชme ceux qui ont annulรฉ. Mรชme si celui qui annule le droit de sa cour est interdit de sortir de la maison vers la cour, c'est parce qu'il a une part dans la cour, et quand il sort de sa maison vers la cour, il paraรฎt revenir et reprendre son droit. Mais lร  oรน il sort de sa maison vers la maison de son compagnon, cela ne ressemble pas ร  une reprise de son droit, et le bitoul ne se dรฉfait pas par lร . Et puisque tous seraient permis par le bitoul, le bitoul ne sert pas. Sinon, tu as fait tomber la rรจgle de l'erouv pour ces maisons : ils ne se soucieraient plus de faire l'erouv, puisque tous sont permis par le bitoul. Toutefois, s'il y a des piรจces dans la maison, il peut annuler la maison sans la piรจce. Alors il sera interdit de sortir de la piรจce vers la maison, comme de la maison vers la cour. La formule " tu as fait tomber la rรจgle de l'erouv " n'a pas sa place ici, car il gagne davantage par l'erouv que par le bitoul. Et Rabbeinou Shimshon, de mรฉmoire bรฉnie, disait que, mรชme sans piรจces dans la maison, il peut annuler sa maison. Car il est interdit de ramener ses ustensiles de la maison du compagnon vers sa maison : maintenant il reprend le droit qu'il a annulรฉ. Et puisqu'il perd dans l'affaire, on n'a pas fait tomber la rรจgle de l'erouv. Et Rabbeinou Tam, de mรฉmoire bรฉnie, dรฉduisait avec prรฉcision de ce que Chmouel et Rabbi Yo'hanan divergent plus bas (Erouvin, daf 66a) sur le bitoul du droit d'une cour vers une cour, et sur le bitoul du droit dans une horbah (ruine) : on entend que, d'une maison vers une maison, c'est interdit selon tous, puisqu'ils n'en traitent pas. Et pour la raison que j'ai expliquรฉe : tous seraient permis de transporter de l'un ร  l'autre, et puisque c'est permis ร  tous, tu as fait tomber la rรจgle de l'erouv, et l'on en viendra ร  transporter mรชme sans bitoul. Et ce raisonnement ne tient pas, comme je l'ai expliquรฉ plus haut, parce qu'il est interdit de ramener les ustensiles de la maison du compagnon. Et il a encore apportรฉ une preuve de cet enfant dont l'eau chaude s'รฉtait rรฉpandue, plus bas (Erouvin, daf 67b) : Rabba permit de dire ร  un nokhri d'apporter de l'intรฉrieur de sa maison, bien qu'il n'ait pas fait l'erouv. Et pourquoi ? Qu'ils annulent tous leur droit en faveur de cette maison oรน se trouvait l'enfant. Car, ร  ce qu'on suppose, il tient comme Rabbi Yo'hanan qu'il y a bitoul du droit d'une cour vers une cour, comme on le dit dans cette discussion : Rabba tient comme Rabbi Yo'hanan. Donc, ร  coup sรปr, Rabbi Yo'hanan convient qu'il n'y a pas de bitoul du droit d'une maison vers une maison. Et il apparaรฎt qu'il n'y a pas de preuve de lร . Car il y avait forcรฉment des cours ouvrant sur un mavoi, comme on le dit lร  : et nous n'avons pas fait d'erouv, et nous n'avons pas fait de shitouf. Et ils pouvaient apporter l'eau chaude par les cours et le mavoi jusqu'ร  la maison oรน รฉtait l'enfant. Et s'ils ne l'ont pas fait, il faut dire que les propriรฉtaires n'รฉtaient pas lร  pour annuler leur droit. Mais Rava a dit : que l'un d'eux aille lui demander un endroit, et y dรฉpose quelque chose, de sorte qu'il soit comme son sekhiro u-lekito (son salariรฉ et son valet). Et Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : mรชme son sekhiro u-lekito donne son erouv, et cela suffit. Abaye dit ร  Rav Yossef : s'ils รฉtaient cinq, son sekhiro u-lekito, qu'en est-il ? Il lui dit : s'ils ont dit sekhiro u-lekito pour allรฉger, diraient-ils sekhiro u-lekito pour aggraver ? Goufa. Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : mรชme son sekhiro u-lekito donne son erouv, et cela suffit. Rav Nahman a dit : combien cet enseignement est excellent.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle michna. Un habitant a oubliรฉ l'erouv. Sa maison est fermรฉe, pour lui et pour les autres : on n'y entre pas et on n'en sort pas, au sens du transport vers la cour. Leurs maisons restent ouvertes, pour lui et pour eux.

Second cas, dรฉjร  dans la michna : ils lui donnent leur droit. Lui transporte. Eux sont interdits. Rachi lit le premier cas comme un bitoul de la cour seule, sans bitoul de la maison. La Guemara le dira explicitement.

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S'ils รฉtaient deux, ils s'interdisent l'un l'autre. Car un seul donne un droit et prend un droit.

Deux donnent un droit et ne prennent pas de droit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื™ื• ืฉื ื™ื ืฉืฉื›ื—ื• ื•ืœื ืขื™ืจื‘ื• ื•ืฉืืจ ื‘ื ื™ ื—ืฆืจ ื‘ื˜ืœื• ืœื”ืŸ ืจืฉื•ืชืŸ ืฉื ื™ื”ืŸ ืื•ืกืจื™ืŸ ื–ื” ืขืœ ื–ื” ืžืคื ื™ ืฉื”ื•ื ืฉืœ ืฉื ื™ื”ืŸ ื•ื”ื‘ืชื™ื ืžื™ื•ื—ื“ื™ืŸ ื›ืœ ื‘ื™ืช ืœื‘ืขืœื™ื• ื•ืื™ืŸ ืžื•ืฆื™ื ืžืจืฉื•ืช ื”ืžื™ื•ื—ื“ืช ืœื• ืœืจืฉื•ืช ืฉืœื• ื•ืฉืœ ื—ื‘ื™ืจื•:
Qui ont oubliรฉ et n'ont pas fait l'erouv, et les autres habitants de la cour leur ont annulรฉ leur droit. Tous deux s'interdisent l'un l'autre, parce que la cour est ร  eux deux, et les maisons sont rรฉservรฉes, chaque maison ร  son maรฎtre. Et l'on ne sort pas d'un domaine qui lui est rรฉservรฉ vers un domaine qui est ร  lui et ร  son compagnon.
๐Ÿ’ก Explication

Deux habitants ont oubliรฉ l'erouv. Mรชme aprรจs le bitoul des autres, ils se ferment l'un l'autre la cour : elle est ร  eux deux, chaque maison reste ร  son maรฎtre.

La rรจgle : un seul donne et reรงoit. Deux donnent, et ne reรงoivent pas.

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ร€ partir de quand donne-t-on un droit ? Beit Shammai dit : tant qu'il fait jour.

Beit Hillel dit : dรจs la tombรฉe de la nuit. Celui qui a donnรฉ son droit et a sorti, que ce soit par shogeg (inadvertance) ou par mezid (dรฉlibรฉrรฉment) : il interdit.

Paroles de Rabbi Meir. Rabbi Yehouda dit : par mezid il interdit, par shogeg il n'interdit pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืจื™ ื–ื” ืื•ืกืจ ื“ืžื™ื”ื“ืจ ื•ืžืฉืงืœ ืจืฉื•ืชื ื”ื•ื ื•ื—ื–ืจ ื‘ื• ืžื‘ื™ื˜ื•ืœื•:
Car il revient et reprend le droit, et il s'est rรฉtractรฉ de son bitoul.
๐Ÿ’ก Explication

Deux clauses encore. L'heure : Beit Shammai, avant la nuit. Beit Hillel, mรชme une fois la nuit venue.

La sortie aprรจs le don. Rabbi Meir : shogeg ou mezid, il reprend le droit et interdit. Rabbi Yehouda : le mezid interdit ; le shogeg laisse le don en place.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Quand donner, et que fait la sortie ? Fin de la michna Beit Shammai On donne le droit tant qu'il fait jour Beit Hillel On donne le droit mรชme aprรจs la nuit Rabbi Meir Aprรจs le don, il sort Shogeg ou mezid Il interdit Rabbi Yehouda Mezid : il interdit Shogeg : il n'interdit pas Le don tient
Beit Shammai et Beit Hillel sur l'heure. Rabbi Meir et Rabbi Yehouda sur la sortie.
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ื’ืžืณ ื‘ื™ืชื• ื”ื•ื ื“ืืกื•ืจ, ื”ื ื—ืฆื™ืจื• ืฉืจื™ื.

Guemara. C'est sa maison qui est interdite.

Sa cour est permise.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ื”ื ื—ืฆื™ืจื• ืจืฉื•ืช ืฉื”ื™ืชื” ืœื• ื‘ื—ืฆื™ืจื• ืฉืจื™ื ืœื‘ื ื™ ื”ื—ืฆืจ ื•ืžื•ืชืจ ืœื”ืŸ ืœื”ื•ืฆื™ื ืžื‘ืชื™ื”ืŸ ืœื—ืฆืจ ื›ื“ืงืชื ื™ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืœื”ื“ื™ื:
Le droit qu'il avait dans sa cour est permis aux habitants de la cour, et il leur est permis de sortir de leurs maisons vers la cour, comme la michna l'enseigne explicitement.
๐Ÿ’ก Explication

Le ha tire une consรฉquence. La michna n'a interdit que la maison. La part qu'il avait dans la cour est permise aux autres : ils sortent de chez eux vers la cour.

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Quel est le cas ? S'il a annulรฉ, pourquoi sa maison est-elle interdite ?

S'il n'a pas annulรฉ, pourquoi sa cour est-elle permise ? Ici, de quoi s'agit-il ?

Par exemple, il a annulรฉ le droit de sa cour, et il n'a pas annulรฉ le droit de sa maison. Et les Sages tiennent : celui qui annule le droit de sa cour n'a pas annulรฉ le droit de sa maison, car un homme habite une maison sans cour.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืื™ ื“ื‘ื˜ื™ืœ ืจืฉื•ืชื• ืœื‘ื ื™ ื—ืฆืจ:
Son droit, aux habitants de la cour.
ื‘ื™ืชื• ืืžืื™ ืืกื•ืจ ื”ืจื™ ื ืชืŸ ืœื”ืŸ ื‘ื™ืชื• ื•ื ืกืชืœืง:
Il leur a donnรฉ sa maison, et il s'est retirรฉ.
ื•ืื™ ื“ืœื ื‘ื˜ื™ืœ ืžื™ื“ื™ ืจืฉื•ืช ื—ืฆื™ืจื• ืžืืŸ ืฉืจื™ื™ื”:
Rien du droit de sa cour : qui l'a permis ?
ื•ืงืกื‘ืจื™ ืจื‘ื ืŸ ืชื ื ื“ืžืชื ื™' ื“ืกืชืžื ื”ื™ื ื•ืคืœื™ื’ื ืื“ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ืขื•ืฉื™ืŸ ืคืกื™ืŸ (ืœืขื™ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื›ื•:) ื‘ื™ืชื• ืืกื•ืจ ืœื”ื›ื ื™ืก ื•ืœื”ื•ืฆื™ื ืœื• ืื‘ืœ ืœื”ื ืžื•ืชืจ ื“ื”ืžื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืช ื—ืฆื™ืจื• ืจืฉื•ืช ื‘ื™ืชื• ื‘ื™ื˜ืœ:
Le tanna de la michna, qui est anonyme, et il diverge de Rabbi Eliezer. Celui-ci a dit au chapitre Osin pasin (plus haut, Erouvin, daf 26b) : sa maison, il est interdit d'y introduire et d'en sortir pour lui, mais pour eux c'est permis, car celui qui annule le droit de sa cour a annulรฉ le droit de sa maison.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ื‘ื™ืชื• ื”ื™ื ื“ืืกื•ืจ ื”ื ื—ืฆื™ืจื• ืฉืจื™ ื”"ื“ ืื™ ื“ืœื ื‘ื˜ืœ ื—ืฆื™ืจื• ืืžืื™ ืฉืจื™. ื•ืื™ ื“ื‘ื˜ืœ ื‘ื™ืชื• ืืžืื™ ืืกื•ืจ. ืœืขื•ืœื ื“ื‘ื˜ืœ ื•ืงืกื‘ืจื™ ืจื‘ื ืŸ ื”ืžื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืช ื—ืฆื™ืจื• ืจืฉื•ืช ื‘ื™ืชื• ืœื ื‘ื™ื˜ืœ. ื›ืชื‘ ืจ"ืž ื–"ืœ ื•ืืข"ื’ ื“ืจ"ื ื‘ืคืจืง ืขื•ืฉื™ืŸ ืคืกื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื›ื’.) ืก"ืœ ื“ืื™ื ื”ื• ืฉืจื™ ืืคื™ืœื• ืžื‘ื™ืชื• ื•ืงื™"ืœ ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื ืจืื” ื“ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื ืŸ. ืžื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ืืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจ"ื ื•ื‘ืงืฉืชื™ ืœื™ ื—ื‘ืจ ื•ืœื ืžืฆืืชื™: ื•ืขื•ื“ ื“ื”"ืœ ืžื—ืœื•ืงืช ื•ืื—"ื› ืกืชื ื“ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ ืกืชื ืœืŸ ื“ืœื ื›ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ. ื•ื"ืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื—ืœื•ืงืช ื•ืื—"ื› ืกืชื ื”ื•ื ื”ื™ื›ื™ ืžืกื™ืง ืจื‘ ืืฉื™ ืœืขื™ืœ ืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ ื‘ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืจ"ื ืงืžื™ืคืœื’ื™ ื•ื”ื™ื›ื™ ืกื‘ืจ ืฉืžื•ืืœ ื›ืจ"ื. ื•ื™"ืœ ื“ืฉืžื•ืืœ ื”ื•ื” ืžื•ืงื™ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืืคื™ืœื• ื›ืจ"ื ื•ื›ื’ื•ืŸ ื“ื’ืœื™ ื‘ื”ื“ื™ื ื•ืืžืจ ื”ืจื™ื ื™ ืžื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืช ื—ืฆืจื™ ื•ืœื ืจืฉื•ืช ื‘ื™ืชื™. ื“ื”ื ืžืกืงื™ื ืŸ ืœืขื™ืœ ืค"ื‘ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื›ื•:) ื”ื™ื›ื ื“ื’ืœื™ ื’ืœื™ ื›ื•'. ื•ืžื™ื”ื• ืจืื™ื” ื’ื“ื•ืœื” ื”ื™ื ืœื“ื™ื“ืŸ ืžื“ืจืžื™ื ืŸ ืœืขื™ืœ ืฉื ืžืชื ื™' ื“ื”ื›ื ืืžืชื ื™' ื“ืขื•ืฉื™ืŸ ืคืกื™ืŸ ื•ืžืฉื ื™ ื”ื ืจ"ื ื•ื”ื ืจื‘ื ืŸ ื•ืœื ื‘ืขื™ ืœืื•ืงืžื™ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ื”ื›ื ืืคื™ืœื• ืœืจ"ื ื•ื›ื’ื•ืŸ ื“ื’ืœื™ ืœื™ื” ื‘ื”ื“ื™ื ืฉืžืข ืžื™ื ื” ื“ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ื ืŸ. ื•ืขื•ื“ ื“ืœื ืฉื™ื™ืš ื”ื›ื ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื›ื ื ืžื™ ื—ื•ืžืจื ื‘ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจ"ื. ื“ืœื“ื™ื“ื™ื” ืื™ืŸ ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื•ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ื•ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื•ืœืจื‘ื ืŸ ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื•ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ื•ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ. ื”ืœื›ืš ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ื›ืจื‘ื ืŸ ื‘ื™ืŸ ืœืงื•ืœื ื‘ื™ืŸ ืœื—ื•ืžืจื ื•ืœื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืชืจื™ ืงื•ืœื™ ื“ืกืชืจื™ ืื”ื“ื“ื™: ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ื ืŸ ื"ื› ื—ืžืฉื” ืฉืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื—ืฆืจ ืื—ืช ื›ืฉื”ื•ื ืžื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืช ืฆืจื™ืš ืœื‘ื˜ืœ ืœื›ืœ ื' ื•ื' ื›ื“ืžืฉืžืข ืœืขื™ืœ ื‘ืกืค"ื‘. ื•ื”ื™ื›ื ื“ื‘ื˜ื™ืœ ื‘ื”ื“ื™ื ืจืฉื•ืช ื‘ื™ืชื• ืžื•ื“ื• ืจื‘ื ืŸ ื“ื‘ื™ืชื• ืžื•ืชืจ ืœื• ื•ืœื”ื ื›ื“ืžืกืงื™ื ืŸ ืœืขื™ืœ ื‘ืค"ื‘ ืฉื ืžืกืชื‘ืจื ื‘ื™ืŸ ืจ"ื ื‘ื™ืŸ ืจื‘ื ืŸ ื”ื™ื›ื ื“ื’ืœื™ ื’ืœื™. ืขื“ ื›ืืŸ ื“ื‘ืจื™ ืจ"ืž ื–"ืœ: ืฉืœื”ืŸ ืžื•ืชืจ ืœื• ื•ืœื”ืŸ. ืž"ื˜ ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื™ ืื•ืจื— ืœื’ื‘ื™ื™ื”ื•. ืคืจ"ื— ื–"ืœ ื“ืืžืจ ื‘ื™ืจื•ืฉืœ' ื“ืคื™ืจืงื™ืŸ ื”ืœ' ื‘ ืื›ืกื ืื™ ืื™ืŸ ืื•ืกืจ ืœืขื•ืœื. ื•ื ืจืื” ื“ืœื ื“ืžื™ ืœื”ืš ื“ื”ื›ื ื“ื”ืชื ืื™ื™ืจื™ ื‘ื ื›ืจื™ ื”ื‘ื ืœื“ื•ืจ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืœืฉื ืื›ืกื ืื•ืช ื•ืœื ืœืงื‘ื•ืข ืขืฆืžื•. ื•ื”ื›ื™ ืื™ืชื ื”ืชื. ืื™ืช ืชื ื ืชื ื™ ืงืกื“ื•ืจ ืื•ืกืจ ืžื™ื“ ื•ืื›ืกื ื™ื ืœืื—ืจ ืฉืœืฉื™ื ื™ื•ื. ื•ืื™ืช ืชื ื ืชื ื™ ืงืกื“ื•ืจ ืื•ืกืจ ืœืื—ืจ ืฉืœืฉื™ื ื™ื•ื ื•ืื›ืกื ื™ื ืื™ื ื• ืื•ืกืจ ืœืขื•ืœื. ืž"ื“ ืงืกื“ื•ืจ ืื•ืกืจ ืžื™ื“ ื‘ืจื’ื™ืœ ื•ืื›ืกื ืื™ ืœืื—ืจ ืฉืœืฉื™ื ื™ื•ื ื›ืฉืื™ื ื• ืจื’ื™ืœ ื•ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืงืกื“ื•ืจ ืื•ืกืจ ืœืื—ืจ ืฉืœืฉื™ื ื™ื•ื ื‘ืืœื™ืŸ ื“ืขืœื™ืŸ ื‘ืจืฉื•ืช ื•ืื›ืกื ืื™ ืื™ื ื• ืื•ืกืจ ืœืขื•ืœื ื‘ืืœื™ืŸ ื“ืœื ืขืœื™ืŸ ื‘ืจืฉื•ืช: ื ืชื ื• ืœื• ืจืฉื•ืชืŸ ื”ื•ื ืžื•ืชืจ ื•ื”ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ. ื•ืืžืื™ ืื™ื ื”ื• ื ืžื™ ืœื™ื”ื•ื™ ืื•ืจื—ื™ืŸ ืœื’ื‘ื™ื”. ื—ื“ ืœื’ื‘ื™ ื—ืžืฉื” ื”ื•ื™ ืื•ืจื— ื—ืžืฉื” ืœื’ื‘ื™ ื—ื“ ืœื ื”ื•ื• ืื•ืจื—ื™ืŸ: ื”ื™ื• ืฉื ื™ื ืื•ืกืจื™ืŸ ื–ื” ืขืœ ื–ื” ืคื™ืจื•ืฉ ื”ื™ื• ืฉื ื™ื ืฉืฉื›ื—ื• ื•ืœื ืขื™ืจื‘ื• ืขื ื‘ื ื™ ื”ื—ืฆืจ ืืข"ืค ืฉื ืชื ื• ืœื”ืŸ ื‘ื ื™ ื”ื—ืฆืจ ืจืฉื•ืชืŸ ืื™ื ืŸ ืžื•ืชืจื™ืŸ ืœื”ื›ื ื™ืก ื•ืœื”ื•ืฆื™ื. ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืฉื ื™ื”ื ืœื ืขื™ืจื‘ื• ืื•ืกืจื™ืŸ ื–ื” ืขืœ ื–ื”. ืคืฉื™ื˜ื. ืœื ืฆืจื™ื›ื ื“ื”ื“ืจ ื—ื“ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื•ื‘ื˜ื™ืœ ืœื™ื” ืœื—ื‘ืจื™ื”. ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื ืœื™ืฉืชืจื™. ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ืขื™ื“ื ื ื“ืงื‘ื˜ื™ืœ ืœื™ื” ืœื ื”ื•ื” ืœื™ื” ืฉืจื™ื•ืชื ื‘ื—ืฆืจ ืœื ืžืฉืชืจื™: ืฉื ื™ื ื ื•ืชื ื™ืŸ ืจืฉื•ืช ื•ืื™ืŸ ื ื•ื˜ืœื™ืŸ ืจืฉื•ืช ืœืžื” ืœื™. ืœื ืฆืจื™ื›ื ื“ื"ืœ ืงื ื™ ืขืœ ืžื ืช ืœื”ืงื ื•ืช. ืชื ื™ื ืื—ื“ ืฉืœื ืขื™ืจื‘ ื ื•ืชืŸ ืจืฉื•ืชื• ืœืื—ื“ ืฉืขื™ืจื‘. ื•ืฉื ื™ื ืฉืขื™ืจื‘ื• ื ื•ืชื ื™ื ืจืฉื•ืชืŸ ืœืื—ื“ ืฉืœื ืขื™ืจื‘. ื•ืฉื ื™ื ืฉืœื ืขื™ืจื‘ื• ื ื•ืชื ื™ื ืจืฉื•ืชืŸ ืœืฉื ื™ื ืฉืขื™ืจื‘ื• ืื• ืœืื—ื“ ืฉืœื ืขื™ืจื‘. ืื‘ืœ ืื™ืŸ ืื—ื“ ืฉืขื™ืจื‘ ื ื•ืชืŸ ืจืฉื•ืชื• ืœืื—ื“ ืฉืœื ืขื™ืจื‘. ื•ืื™ืŸ ืฉื ื™ื ืฉืขื™ืจื‘ื• ื ื•ืชื ื™ืŸ ืจืฉื•ืชืŸ ืœืฉื ื™ื ืฉืœื ืขื™ืจื‘ื• ื•ืœื ืฉื ื™ื ืฉืœื ืขื™ืจื‘ื• ื ื™ืชื ื™ืŸ ืจืฉื•ืชืŸ ืœืฉื ื™ื ืฉืœื ืขื™ืจื‘ื•:
Guemara. C'est sa maison qui est interdite, et sa cour est permise. Quel est le cas ? S'il n'a pas annulรฉ, pourquoi sa cour est-elle permise ? Et s'il a annulรฉ, pourquoi sa maison est-elle interdite ? En fait, il a annulรฉ, et les Sages tiennent : celui qui annule le droit de sa cour n'a pas annulรฉ le droit de sa maison. Rabbeinou Meir, de mรฉmoire bรฉnie, a รฉcrit : mรชme si Rabbi Eliezer, au chapitre Osin pasin (Erouvin, daf 23a), tient qu'eux sont permis mรชme depuis sa maison, et que nous tenons pour rรจgle : la halakha suit l'avis lรฉger en matiรจre d'erouv, il apparaรฎt que la halakha suit les Sages. Puisque l'on a dit plus haut, sur la parole de Rabbi Eliezer : et j'ai cherchรฉ un compagnon, et je n'en ai pas trouvรฉ. Et encore : c'est une mahloket (divergence), puis un stam (michna anonyme), car dans notre chapitre une michna anonyme nous a รฉtรฉ enseignรฉe autrement que selon Rabbi Eliezer. Et si tu dis : puisque c'est une mahloket puis un stam, comment Rav Ashi conclut-il plus haut que Rav et Chmouel divergent dans la divergence des Sages et de Rabbi Eliezer, et comment Chmouel tient-il comme Rabbi Eliezer ? On peut rรฉpondre : Chmouel รฉtablissait notre michna mรชme selon Rabbi Eliezer, dans le cas oรน il a explicitรฉ et dit : j'annule le droit de ma cour, et non le droit de ma maison. Car nous concluons plus haut, chapitre 2 (Erouvin, daf 26b) : lร  oรน il a explicitรฉ, son explicitation tient. Toutefois, il y a pour nous une grande preuve : plus haut, lร , on oppose notre michna ร  la michna de Osin pasin, et l'on rรฉpond : celle-ci est Rabbi Eliezer, et celle-lร  les Sages. Et l'on ne cherche pas ร  รฉtablir notre michna mรชme selon Rabbi Eliezer, dans le cas oรน il le lui a explicitรฉ. Apprends de lร  que la halakha suit les Sages. Et encore : la rรจgle " la halakha suit l'avis lรฉger en matiรจre d'erouv " ne s'applique pas ici, puisque la parole de Rabbi Eliezer a aussi une houmera (sรฉvรฉritรฉ). Selon lui, on n'annule pas pour revenir et annuler. Selon les Sages, on annule, et l'on revient et l'on annule. Dรจs lors, nous agissons selon les Sages, pour l'allรจgement comme pour la sรฉvรฉritรฉ, et nous ne prenons pas deux koulot (allรจgements) qui se contredisent l'un l'autre. Et puisque la halakha suit les Sages, cinq qui habitent une mรชme cour : quand il annule le droit, il doit annuler en faveur de chacun, comme on l'entend plus haut ร  la fin du chapitre 2. Et lร  oรน il annule explicitement le droit de sa maison, les Sages conviennent que sa maison est permise pour lui et pour eux, comme nous concluons plus haut au chapitre 2, lร  : il est raisonnable, pour Rabbi Eliezer comme pour les Sages, que lร  oรน il a explicitรฉ, son explicitation tient. Jusqu'ici les paroles de Rabbeinou Meir, de mรฉmoire bรฉnie. Les leurs sont permises pour lui et pour eux. Quelle est la raison ? Parce qu'il est un oreah par rapport ร  eux. Rabbeinou Hananel, de mรฉmoire bรฉnie, a expliquรฉ ce que dit le Yerushalmi de notre chapitre, halakha 2 : un akhsanaรฏ (hรดte de passage) n'interdit jamais. Et il apparaรฎt que cela ne ressemble pas ร  notre cas. Lร , il s'agit d'un nokhri qui vient habiter le mavoi pour un logement, et non pour s'y fixer. Et voici ce qui est lร . Il y a un tanna qui enseigne : le kasdor (l'agent qui prend quartier) interdit aussitรดt, et l'akhsania (la troupe en logement) aprรจs trente jours. Et il y a un tanna qui enseigne : le kasdor interdit aprรจs trente jours, et l'akhsania n'interdit jamais. Celui qui dit que le kasdor interdit aussitรดt : quand il est habituel ; et l'akhsanaรฏ aprรจs trente jours : quand il n'est pas habituel. Et celui qui dit que le kasdor interdit aprรจs trente jours : au sujet de ceux qui entrent avec permission ; et l'akhsanaรฏ n'interdit jamais : au sujet de ceux qui n'entrent pas avec permission. Ils lui ont donnรฉ leur droit : lui est permis, et eux sont interdits. Et pourquoi ? Qu'eux aussi soient des orehim par rapport ร  lui. Un seul face ร  cinq est un oreah. Cinq face ร  un seul ne sont pas des orehim. S'ils รฉtaient deux, ils s'interdisent l'un l'autre. Explication : il y avait deux qui ont oubliรฉ et n'ont pas fait l'erouv avec les habitants de la cour. Mรชme si les habitants de la cour leur ont donnรฉ leur droit, ils ne sont pas permis d'introduire et de sortir. Car, puisque tous deux n'ont pas fait l'erouv, ils s'interdisent l'un l'autre. C'est รฉvident. Il le faut pour le cas oรน l'un d'eux est revenu et a annulรฉ en faveur de son compagnon. On aurait pu dire : que ce soit permis. Cela nous apprend que, puisqu'au moment oรน il a annulรฉ en sa faveur il n'avait pas de permission dans la cour, cela ne devient pas permis. Deux donnent un droit et ne prennent pas de droit : pourquoi me le faut-il ? Il le faut pour le cas oรน il lui a dit : acquiers ร  charge de transfรฉrer. On a enseignรฉ : un seul qui n'a pas fait l'erouv donne son droit ร  un seul qui a fait l'erouv. Et deux qui ont fait l'erouv donnent leur droit ร  un seul qui n'a pas fait l'erouv. Et deux qui n'ont pas fait l'erouv donnent leur droit ร  deux qui ont fait l'erouv, ou ร  un seul qui n'a pas fait l'erouv. Mais un seul qui a fait l'erouv ne donne pas son droit ร  un seul qui n'a pas fait l'erouv. Et deux qui ont fait l'erouv ne donnent pas leur droit ร  deux qui n'ont pas fait l'erouv. Et deux qui n'ont pas fait l'erouv ne donnent pas leur droit ร  deux qui n'ont pas fait l'erouv.
๐Ÿ’ก Explication

Les deux lectures simples tombent. Bitoul total : la maison devrait s'ouvrir. Aucun bitoul : la cour devrait rester fermรฉe.

Le cas est mixte. Il a annulรฉ la cour, il a gardรฉ la maison. Les Sages de cette michna anonyme sรฉparent les deux : on habite une maison qui n'a pas de cour. Rabbi Eliezer, au chapitre Osin pasin, lie la maison ร  la cour.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Cour annulรฉe, maison gardรฉe Lecture des Sages sur la michna anonyme Il annule la cour La cour devient leur domaine Ils sortent de chez eux vers la cour Il garde la maison La maison reste ร  lui Entrer et sortir : interdit, pour lui et pour eux Les Sages On habite une maison sans cour Rabbi Eliezer Annuler la cour annule aussi la maison
Bitoul de la cour, maison conservรฉe. Les Sages sรฉparent. Rabbi Eliezer rรฉunit.
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ื•ืฉืœื”ืŸ ืžื•ืชืจ ืœื• ื•ืœื”ืŸ, ืžืื™ ื˜ืขืžื? ื“ื”ื•ื™ ืื•ืจื— ืœื’ื‘ื™ื™ื”ื•.

Et les leurs sont permises, pour lui et pour eux. Quelle est la raison ?

Parce qu'il est un oreah (invitรฉ) par rapport ร  eux.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ื”ื•ื™ ืื•ืจื— ืœื’ื‘ื™ื™ื”ื• ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื‘ื™ืชื• ืœื ืžืคื™ืง ืืข"ื’ ื“ืžืฉืชืžืฉ ื‘ื—ืฆืจ ืœื ืžื™ื”ื“ืจ ื•ืžืฉืงืœ ืจืฉื•ืชื™ื” ื”ื•ื ืืœื ื›ืฉืืจ ืื•ืจื—ื™ืŸ:
Puisqu'il ne sort pas de sa maison, mรชme s'il se sert de la cour, il ne revient pas reprendre son droit. Il est comme les autres invitรฉs.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืฉืœื”ื ืžื•ืชืจ ืœื• ื•ืœื”ืŸ ื“ื”ื•ื™ ืื•ืจื— ืœื’ื‘ื™ื™ื”ื• ืคื™ืจืฉ ืจ"ื— ื“ืืžืจ ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ืื›ืกื ืื™ ืื™ื ื• ืื•ืกืจ ืœืขื•ืœื ื•ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ืœื ื“ืžื™ ืœื”ื›ื ื›ืœืœ ื“ื”ืชื ืื™ื™ืจื™ ื›ื’ื•ืŸ ื”ื‘ื ืœื“ื•ืจ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืœืฉื ืื›ืกื ืื•ืช ื•ืœื ืœืงื‘ื•ืข ืขืฆืžื• ื“ื”ื›ื™ ืื™ืชื ื”ืชื ืื™ืช ืชื ื ืชื ื™ ืงืกื“ื•ืจ ืื•ืกืจ ืžื™ื“ ื•ืื›ืกื ืื™ ืœืื—ืจ ืฉืœืฉื™ื ื•ืื™ืช ืชื ื ืชื ื™ ืงืกื“ื•ืจ ืื•ืกืจ ืœืื—ืจ ืฉืœืฉื™ื ื•ืื›ืกื ืื™ ืื™ื ื• ืื•ืกืจ ืœืขื•ืœื ืž"ื“ ืงืกื“ื•ืจ ืื•ืกืจ ืžื™ื“ ื‘ืจื’ื™ืœ ื•ืื›ืกื ืื™ ืœืื—ืจ ืฉืœืฉื™ื ื‘ืฉืื™ื ื• ืจื’ื™ืœ ืž"ื“ ืงืกื“ื•ืจ ืœืื—ืจ ืฉืœืฉื™ื ื›ืืœื™ืŸ ื“ืขืœื™ืŸ ื‘ืจืฉื•ืช ื•ืื›ืกื ืื™ ืื™ื ื• ืื•ืกืจ ืœืขื•ืœื ื›ืืœื™ืŸ ื“ืœื ืขืœื™ืŸ ื‘ืจืฉื•ืช:
Et les leurs sont permises pour lui et pour eux, parce qu'il est un oreah par rapport ร  eux. Rabbeinou Hananel a expliquรฉ que le Yerushalmi dit : un akhsanaรฏ (hรดte de passage) n'interdit jamais. Et le Ri dit que cela ne ressemble en rien au cas d'ici. Lร , il s'agit de quelqu'un qui vient habiter le mavoi pour un logement, et non pour s'y fixer. Car voici ce qui est lร . Il y a un tanna qui enseigne : le kasdor interdit aussitรดt, et l'akhsanaรฏ aprรจs trente jours. Et il y a un tanna qui enseigne : le kasdor interdit aprรจs trente jours, et l'akhsanaรฏ n'interdit jamais. Celui qui dit que le kasdor interdit aussitรดt : quand il est habituel ; et l'akhsanaรฏ aprรจs trente : quand il n'est pas habituel. Celui qui dit le kasdor aprรจs trente : comme ceux qui entrent avec permission ; et l'akhsanaรฏ n'interdit jamais : comme ceux qui n'entrent pas avec permission.
๐Ÿ’ก Explication

Leurs maisons lui sont ouvertes parce qu'il est oreah : il use de la cour sans sortir de chez lui, donc sans reprendre le droit annulรฉ.

Tossefot, avec le Ri : l'akhsanaรฏ du Yerushalmi est un autre cas, celui qui loge dans le mavoi sans s'y fixer. Ici, l'homme est un habitant de la cour.

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ื ืชื ื• ืœื• ืจืฉื•ืชืŸ, ื”ื•ื ืžื•ืชืจ ื•ื”ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ. ื•ื ื”ื•ื™ ืื™ื ื”ื• ืœื’ื‘ื™ื” ื›ื™ ืื•ืจื—ื™ืŸ! ื—ื“ ืœื’ื‘ื™ ื—ืžืฉื” โ€” ื”ื•ื™ ืื•ืจื—, ื—ืžืฉื” ืœื’ื‘ื™ ื—ื“ โ€” ืœื ื”ื•ื™ ืื•ืจื—.

Ils lui ont donnรฉ leur droit : lui est permis, et eux sont interdits. Et qu'ils soient, eux, par rapport ร  lui, comme des orehim (invitรฉs) !

Un seul face ร  cinq est un oreah. Cinq face ร  un seul ne sont pas un oreah.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื”ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ ืืคื™' ืžื‘ื™ืชื• ืœื—ืฆืจ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืฉืชืžืฉื™ ื‘ื—ืฆืจ ืืข"ื’ ื“ืœืื• ืžื‘ื™ืช ื“ื™ื“ื”ื• ืžืคืงื™ ื”ื•ื” ืœื™ื” ืžืฉืงืœ ืจืฉื•ืชื ื“ื—ืžืฉื” ืœื’ื‘ื™ ื—ื“ ืœื ื“ืžื• ืœืื•ืจื—ื™ืŸ:
Mรชme de sa maison vers la cour. Car, puisqu'ils se servent de la cour, mรชme s'ils ne sortent pas de leur propre maison, c'est une reprise du droit. Car cinq face ร  un seul ne ressemblent pas ร  des invitรฉs.
ื—ืžืฉื” ืœืื• ื“ื•ืงื:
Cinq est un chiffre approximatif.
๐Ÿ’ก Explication

La michna les interdit, eux, aprรจs qu'ils lui ont donnรฉ le droit. La Guemara demande pourquoi ils ne deviennent pas ses invitรฉs.

La mesure : un face ร  plusieurs a le statut d'oreah. Plusieurs face ร  un n'ont pas ce statut. User de la cour, pour eux, reprend le droit. Rachi : cinq n'est pas un compte exact.

17
ืฉืžืข ืžื™ื ื”, ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื•ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ื•ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ.

Apprends de lร  : on annule, et l'on revient et l'on annule.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืžืข ืžื™ื ื” ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื›ื•' ื“ืžืฉืžืข ื ืชื ื• ืœื• ืจืฉื•ืช ืืจื™ืฉื ืงืื™ ื“ืงืชื ื™ ื•ืฉืœื”ืŸ ืžื•ืชืจ ืœื• ื•ืœื”ืŸ ื“ื‘ื˜ืœ ืœื”ื ืจืฉื•ืชื• ื—ื–ืจื• ื”ื ื•ื ืชื ื• ืœื• ืจืฉื•ืชืŸ ื”ื•ื ืžื•ืชืจ:
Car on entend que " ils lui ont donnรฉ le droit " porte sur le dรฉbut, qui enseigne : et les leurs sont permises pour lui et pour eux, du fait qu'il leur a annulรฉ son droit. Ils sont revenus et lui ont donnรฉ leur droit : lui est permis.
๐Ÿ’ก Explication

Si les deux phrases de la michna se suivent, on apprend le bitoul en retour : il annule vers eux, puis ils annulent vers lui.

18
ื”ื›ื™ ืงืืžืจ: ื ืชื ื• ืœื• ืจืฉื•ืชืŸ ืžืขื™ืงืจื โ€” ื”ื•ื ืžื•ืชืจ ื•ื”ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ.

Voici ce qu'il dit : ils lui ont donnรฉ leur droit dรจs le dรฉbut. Lui est permis, et eux sont interdits.

๐Ÿ’ก Explication

La michna ouvre ici un cas ร  part. Dรจs le dรฉbut, ce sont eux qui lui donnent le droit. On ne tire pas de cet enchaรฎnement la rรจgle du bitoul en retour.

19
ื”ื™ื• ืฉื ื™ื ืื•ืกืจื™ืŸ ื–ื” ืขืœ ื–ื”. ืคืฉื™ื˜ื? ืœื ืฆืจื™ื›ื, ื“ื”ื“ืจ ื—ื“ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื•ื‘ื˜ื™ืœ ืœื™ื” ืœื—ื‘ืจื™ื”. ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื ืœื™ืฉืชืจื™, ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ืขื™ื“ื ื ื“ื‘ื˜ื™ืœ ืœื ื”ื•ื” ืœื™ื” ืฉืจื™ื•ืชื ื‘ื”ืื™ ื—ืฆืจ.

S'ils รฉtaient deux, ils s'interdisent l'un l'autre. C'est รฉvident ?

Il le faut pour le cas oรน l'un d'eux est revenu et a annulรฉ en faveur de son compagnon. On aurait pu dire : que ce soit permis.

Cela nous apprend que, puisque au moment oรน il a annulรฉ il n'avait pas de permission dans cette cour.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื”ื™ื• ืฉื ื™ื ืฉืฉื›ื—ื• ื•ืœื ืขื™ืจื‘ื• ืขื ื”ืฉืืจ ื•ื‘ื˜ืœื• ืœื”ืŸ ื—ื‘ืจื™ื”ืŸ ืจืฉื•ืชืŸ ืื•ืกืจื™ืŸ ืฉื ื™ื”ืŸ ื–ื” ืขืœ ื–ื”:
Qui ont oubliรฉ et n'ont pas fait l'erouv avec les autres, et leurs compagnons leur ont annulรฉ leur droit. Tous deux s'interdisent l'un l'autre.
ืคืฉื™ื˜ื ื“ืื™ ื”ื•ื• ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืœื—ื•ื“ื™ื™ื”ื• ืžืขื™ืงืจื ื”ื•ื• ืืกืจื™ ืื”ื“ื“ื™:
Car si tous deux avaient รฉtรฉ seuls dรจs le dรฉbut, ils se seraient interdit l'un l'autre.
ืœื ืฆืจื™ื›ื ื“ื”ื“ืจ ื—ื“ ื•ื‘ื˜ื™ืœ ืœื—ื‘ืจื™ื” ืจืฉื•ืช ืขืฆืžื• ื•ืืช ื—ืœืงื• ื‘ืจืฉื•ืช ืฉื‘ื˜ืœื• ืœื”ืŸ ื—ื‘ืจื™ื”ืŸ:
Son propre droit, et sa part dans le droit que leurs compagnons leur ont annulรฉ.
ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื ืœื™ืฉืชืจื• ื“ื”ื•ื• ืœื”ื• ื›ื—ืžืฉื” ืฉืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื—ืฆืจ ื•ืœื ืขื™ืจื‘ื• ื“ืžื‘ื˜ืœื™ ืจืฉื•ืชื ืœื—ื“ ืžื™ื ื™ื™ื”ื•:
Car ils seraient comme cinq qui habitent une cour et n'ont pas fait l'erouv, lesquels annulent le droit en faveur de l'un d'eux.
ืงืž"ืœ ื“ืœื ื“ืžื™ ื“ืื™ืœื• ื”ืชื ื›ืœ ื—ื“ ื•ื—ื“ ืžื‘ื˜ืœ ืœื™ื” ืจืฉื•ืชื™ื” ืื‘ืœ ื”ื›ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืฉืืจ ื‘ื ื™ ื—ืฆืจ ืœืื• ืœื”ืื™ ื“ืคื™ื™ืฉ ืœื—ื•ื“ื™ื” ื‘ื˜ืœื™ ืืœื ืœืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื›ื™ ื”ื“ืจ ื—ื“ ื•ืžื‘ื˜ืœ ืœืื™ื“ืš ืจืฉื•ืชื ื“ื™ื“ื™ื” ืžืฆื™ ืœื‘ื˜ื•ืœื™ ืจืฉื•ืชื ื“ืืงื ื™ ืœื™ื” ื—ื‘ืจื™ื” ืœื ืžืฆื™ ืœื‘ื˜ื•ืœื™ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ืขื™ื“ื ื ื“ื‘ื˜ืœื™ ืœื”ื• ื”ื ืš ืงืžืื™ ืจืฉื•ืชื™ื™ื”ื• ืืค"ื” ืœื ื”ื•ื” ืœื”ืื™ ืžื‘ื˜ืœ ืฉืจื™ื•ืชื ื‘ื”ืื™ ื—ืฆืจ ืžืฉื•ื ื“ืืกืจื™ ืื”ื“ื“ื™ ืืฉืชื›ื— ื“ื‘ื˜ื•ืœ ื“ืงืžืื™ ืœื ืื”ื ื™ ื•ื›ื™ ื”ื“ืจ ืžื‘ื˜ืœ ื”ืื™ ืœื ืžืฆื™ ืœืืงื ื•ื™ื™ ืจืฉื•ืชื ื“ื™ื“ื”ื• ื“ื”ื ืœื ืงื ื™ื™ื”:
Cela nous apprend que le cas n'est pas semblable. Lร , chacun annule son droit en sa faveur. Ici, les autres habitants de la cour n'ont pas annulรฉ vers celui qui reste seul, mais vers tous les deux. Quand l'un revient et annule vers l'autre : son propre droit, il peut l'annuler ; le droit que son compagnon lui a fait acquรฉrir, il ne peut pas l'annuler. Car au moment oรน ces premiers leur ont annulรฉ leur droit, mรชme alors, celui qui annule n'avait pas de permission dans cette cour, parce qu'ils s'interdisaient l'un l'autre. Il se trouve que le bitoul des premiers n'a pas servi. Et quand celui-ci revient et annule, il ne peut pas leur transmettre leur droit, car il ne l'a pas acquis.
๐Ÿ’ก Explication

Le cas รฉvident : deux oublieux s'interdisent, comme s'ils รฉtaient seuls dans la cour. L'enseignement vise autre chose. Les autres ont annulรฉ vers eux deux, puis l'un annule vers l'autre.

On aurait รฉtendu la rรจgle des cinq qui annulent vers un. Rachi bloque le pas. Au moment du bitoul, cet homme n'avait aucune permission dans la cour. Le droit des autres ne lui est pas entrรฉ dans la main. Il ne peut pas le passer ร  son compagnon. La phrase de la Guemara s'arrรชte sur cette heure sans permission. La suite est au daf suivant.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pourquoi l'un des deux ne dรฉbloque pas la cour Le bitoul des premiers n'a pas pris, faute de permission 1. Les autres annulent vers les deux oublieux 2. L'un des deux annule vers son compagnon 3. ร€ cette heure il n'avait pas de permission > > Son droit ร  lui, il peut le nommer. Le droit que les autres ont annulรฉ vers les deux, il ne l'a pas acquis : il ne le transmet pas.
Les autres annulent vers les deux. L'un annule ensuite. Faute de permission, le droit des premiers ne passe pas.
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ืฉืื—ื“ ื ื•ืชืŸ ืจืฉื•ืช. ื”ื ืชื• ืœืžื” ืœื™? ืื™ ื ื•ืชืŸ โ€” ืชื ื™ื ื, ืื™ ื ื•ื˜ืœ โ€” ืชื ื™ื ื?

Car un seul donne un droit. Encore cela, pourquoi me le faut-il ?

S'il s'agit de donner, on l'a dรฉjร  enseignรฉ. S'il s'agit de prendre, on l'a dรฉjร  enseignรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื ื•ืชืŸ ืชื ื™ื ื ื•ืฉืœื”ื ืžื•ืชืจ ืœื• ื•ืœื”ืŸ ื•ืื™ ืœืื• ื“ื‘ื˜ื™ืœ ืœื™ื” ืืžืื™ ืžืฉืชืจื•:
Et les leurs sont permises pour lui et pour eux. Et s'il ne lui avait pas annulรฉ, pourquoi seraient-ils permis ?
ื ื•ื˜ืœ ืชื ื™ื ื ื ืชื ื• ืœื• ืืœืžื ื™ื—ื™ื“ ื ื•ื˜ืœ ืจืฉื•ืช:
Ils lui ont donnรฉ. On apprend qu'un seul prend un droit.
๐Ÿ’ก Explication

La clause " un seul donne un droit " semble dรฉjร  dite. Donner : leurs maisons lui sont ouvertes, donc il a annulรฉ vers eux. Prendre : ils lui ont donnรฉ, donc un seul reรงoit.

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ืกื™ืคื ืื™ืฆื˜ืจื™ื›ื ืœื™ื”: ืฉื ื™ื ื ื•ืชื ื™ืŸ ืจืฉื•ืช. ื”ื ื ืžื™ ืคืฉื™ื˜ื! ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื

C'est la fin qui lui รฉtait nรฉcessaire : deux donnent un droit. Cela aussi est รฉvident !

On aurait pu dire

๐Ÿ’ก Explication

La nouveautรฉ est dans la fin : deux donnent un droit. La Guemara trouve encore cela รฉvident, et ouvre un " on aurait pu dire ". La phrase s'interrompt ici.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).