Eruvin 71b : Le shitouf ร  la place de l'erouv

Eruvin 71b

Sougya : Rav Yossef rattache Rabbi Chimon et les Sages ร  la michna de l'huile qui flotte sur le vin : sont-ils joints, selon Rabbi Yo'hanan ben Nouri, ou sรฉparรฉs, selon les Sages. Une baraita de Rabbi Eliezer ben Tadai exige l'erouv mรชme pour du vin avec du vin.

Rabba place le dรฉbat sur la berera, quand la jarre a รฉtรฉ achetรฉe en commun. Rav Yossef le place sur le fait de s'appuyer sur un shitouf ร  la place d'un erouv.

La suite fixe les matiรจres : pain pour l'erouv des cours, vin pour le shitouf de la ruelle. La halakha suit Rabbi Yo'hanan : on n'enseigne pas comme Rabbi Meir, et l'on s'appuie sur le shitouf.

Huile sur vin : un seul corps ? Rav Yossef y rattache Rabbi Chimon et les Sages Tevoul yom touche l'huile de terouma qui flotte sur le vin Sages Huile et vin sรฉparรฉs. Seule l'huile est passoul. Le vin reste intact. R. Yo'hanan ben Nouri Les deux sont joints. L'huile et le vin sont atteints ensemble.
L'huile de terouma flotte sur le vin. Les Sages : seule l'huile est passoul. Rabbi Yohanan ben Nouri : les deux sont joints.
Ou se place le dรฉbat ? Vin avec vin : deux lectures Rabba : berera Chacun verse sa cruche dans la jarre : erouv. Tout le monde convient. Jarre achetรฉe en commun. Ben Tadai : pas de berera. Sages : il y a berera. Rav Yossef : shitouf La ruelle, ben Tadai la permet. Les cours : peut-on s'appuyer sur le shitouf ร  la place de l'erouv ? Sages : oui. Ben Tadai : non.
Rabba lit le dรฉbat comme une question de berera. Rav Yossef le lit comme le shitouf ร  la place de l'erouv.
Pain, vin, et la halakha On n'instruit pas selon Rabbi Meir Cours : erouv avec du pain. Le vin ne vaut pas. Ruelle : shitouf avec du vin. Le pain vaut aussi. Rabbi Meir erouv et shitouf, pour les enfants. Sages ou l'erouv, ou le shitouf. Halakha : Rabbi Yo'hanan. On s'appuie sur le shitouf ร  la place de l'erouv.
Pain pour les cours, vin pour la ruelle. Rabbi Meir exige les deux. La halakha suit les Sages : le shitouf suffit.
1
ื•ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ: ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื•ืจื‘ื ืŸ ื‘ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™ ื•ืจื‘ื ืŸ ืงื ืžื™ืคืœื’ื™. ื“ืชื ืŸ: ืฉืžืŸ ืฉืฆืฃ ืขืœ ื’ื‘ื™ ื™ื™ืŸ, ื•ื ื’ืข ื˜ื‘ื•ืœ ื™ื•ื ื‘ืฉืžืŸ โ€” ืœื ืคืกืœ ืืœื ืฉืžืŸ ื‘ืœื‘ื“, ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™ ืื•ืžืจ: ืฉื ื™ื”ืŸ ื—ื™ื‘ื•ืจื™ืŸ ื–ื” ืœื–ื”.

Et Rav Yossef a dit : Rabbi Chimon et les Sages discutent dans la discussion de Rabbi Yo'hanan ben Nouri et des Sages. Car nous avons appris : de l'huile qui flotte sur du vin, et un tevoul yom a touchรฉ l'huile : il n'a rendu passoul que l'huile seule.

Et Rabbi Yo'hanan ben Nouri dit : les deux sont jointes l'une ร  l'autre.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ ืœืขื•ืœื ื‘ืžื‘ื•ื™ ืื—ื“ ื›ื“ืžืขื™ืงืจื ื•ื“ืงืืžืจืช ืœืจ"ืฉ ื”ื™ื›ื™ ื”ื•ื™ ื—ื“ ืขื™ืจื•ื‘ ืจ"ืฉ ื›ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืก"ืœ:
Toujours dans une seule ruelle, comme au dรฉpart. Et ce que tu as dit : selon Rabbi Chimon, comment y a-t-il un seul erouv ? Rabbi Chimon tient comme Rabbi Yo'hanan.
ืฉืžืŸ ืฉืฆืฃ ื›ื•' ื•ืฉืœ ืชืจื•ืžื” ื”ืŸ:
De l'huile qui flotte, etc. : et ce sont des liquides de terouma.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉืžืŸ ืฉืฆืฃ ืขืœ ื’ื‘ื™ ื™ื™ืŸ ื›ื•' ื”ืฉืชื ืžืฉืžืข ื“ืฉืžืŸ ื—ืฉื™ื‘ ืžืฉืงื” ืžื“ืงืืžืจ ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™ ืฉื ื™ื”ื ืžื—ื•ื‘ืจื™ืŸ ื“ืื™ ื—ืฉื™ื‘ ืื•ื›ืœ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื˜ื‘ื•ืœ ื™ื•ื ืื™ื ื• ืืœื ืคื•ืกืœ ืœื ื”ื“ืจ ืฉืžืŸ ื•ืžื˜ืžื ืœื™ื™ืŸ ื“ืื™ืŸ ืกื‘ืจื ืœื•ืžืจ ื“ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ื•ืจ"ื™ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™ ื‘ื”ื›ื™ ืื ื™ื›ื•ืœ ืœื”ื‘ื“ื™ืœ ื–ื” ืžื–ื” ืื• ืœื ื•ืขื•ื“ ื“ืชื ื™ื ื‘ืค"ืง ื“ืคืกื—ื™ื (ื“ืฃ ื™ื–.) ื”ื“ื ื•ื”ืžื™ื ื•ื”ืฉืžืŸ ื•ื”ื™ื™ืŸ ืžืฉืงื” ื‘ื™ ืžื“ื‘ื—ื™ื ื›ื•' ื•ืงืจื ื“ื—ื’ื™ ื ืžื™ ื•ืืœ ื”ื™ื™ืŸ ื•ืืœ ื”ืฉืžืŸ ืžื•ื›ื— ื“ื”ื•ื™ ืžืฉืงื” ื•ืขื•ื“ ืชื ืŸ ื”ืชื (ื“ืฃ ื™ื“.) ื”ื•ืกื™ืฃ ืจ"ืข ืžื™ืžื™ื”ืŸ ืฉืœ ื›ื”ื ื™ื ืœื ื ืžื ืขื• ืžืœื”ื“ืœื™ืง ืืช ื”ืฉืžืŸ ืฉื ืคืกืœ ื‘ื˜ื‘ื•ืœ ื™ื•ื [ื‘ื ืจ ืฉื ื˜ืžื ื‘ื˜ืžื ืžืช ืืข"ืค ืฉืžื•ืกื™ืคื™ืŸ ื˜ื•ืžืื” ืขืœ ื˜ื•ืžืืชื•] ื•ืงืืžืจ ื‘ื’ืžืจื ืงืกื‘ืจ ืจ"ืข ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ ืœื˜ืžื ืื—ืจื™ื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื”ืงืฉื” ืจ"ืช ืžื”ื”ื™ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื”ืงื•ืžืฅ ืจื‘ื” (ืžื ื—ื•ืช ื“ืฃ ืœื.) ืจ"ืž ืื•ืžืจ ืฉืžืŸ ื˜ื‘ื•ืœ ื™ื•ื ืชื—ื™ืœื” ืœืขื•ืœื ื•ื—ื›"ื ืืฃ ื”ื“ื‘ืฉ ืจ"ืฉ ืฉื–ื•ืจื™ ืื•ืžืจ ื™ื™ืŸ ื•ืžืกื™ืง ื™ื™ืŸ ื“ื•ืงื ื•ืœื ืฉืžืŸ ื•ืžืฉืžืข ื”ืชื ื“ื”ืœื›ื” ื›ืจ"ืฉ ืฉื–ื•ืจื™ ื•ืื•ืžืจ ืจ"ืช ื“ื”ืชื ื‘ืงืจื•ืฉ ืื™ื™ืจื™ ื›ื“ืงืชื ื™ ืจื™ืฉื ื‘ืžืกื›ืช ื˜ื”ืจื•ืช (ืค"ื’ ืž"ื) ื”ืฉืžืŸ ื•ื”ื—ืœื‘ ื•ื”ืžืงืคื” ืฉืœ ื’ืจื™ืกื™ืŸ ื‘ื–ืžืŸ ืฉื”ืŸ ืœื—ื™ืŸ ื”ืจื™ ื”ืŸ ืจืืฉื•ืŸ ืงืจืฉื• ื”ืจื™ ื”ืŸ ืฉื ื™ื™ื ืคื™' ื“ื”ื•ื™ ืื•ื›ืœ ืจ"ืž ืื•ืžืจ ืฉืžืŸ ืชื—ืœื” ืœืขื•ืœื ื›ืœื•ืžืจ ืœืขื•ืœื ืืคื™' ืงืจืฉ ื•ืœื ื›ืžื• ืฉืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜' ื‘ืžื ื—ื•ืช ืœืขื•ืœื ื‘ื™ืŸ ื ื˜ืžื ื‘ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื‘ื™ืŸ ื ื˜ืžื ื‘ื•ืœื“ ื”ื˜ื•ืžืื”:
Il ressort maintenant que l'huile compte comme une boisson (mashke), puisque Rabbi Yo'hanan ben Nouri dit que les deux sont jointes. Car si elle comptait comme un aliment (okhel), puisque le tevoul yom ne fait que rendre passoul, l'huile ne rendrait pas ensuite le vin impur. Il n'y a pas de raison de dire que les Sages et Rabbi Yo'hanan ben Nouri discutent sur ceci : peut-on sรฉparer l'un de l'autre, ou non. De plus, une baraita est enseignรฉe au premier chapitre de Pesahim (17a) : le sang, l'eau, l'huile et le vin sont une boisson de la maison de l'autel. Et le verset de Hagai aussi, et le vin et l'huile, prouve que c'est une boisson. De plus, nous avons appris lร  (14a) : Rabbi Akiva a ajoutรฉ : de leur temps, les kohanim ne se sont pas abstenus d'allumer l'huile rendue passoul par un tevoul yom, dans une lampe rendue impure par un impur de mort, bien qu'ils ajoutent une impuretรฉ ร  son impuretรฉ. Et la Guemara dit : Rabbi Akiva tient que l'impuretรฉ des boissons, pour rendre autre chose impure, est de-oraita (de la Torah). Rabbeinou Tam a objectรฉ ร  partir de ce que l'on dit dans Ha-komets rabba (Menahot 31a) : Rabbi Meir dit : l'huile d'un tevoul yom est un premier degrรฉ pour toujours. Et les Sages disent : mรชme le miel. Rabbi Chimon Chezouri dit : le vin. Et l'on conclut : le vin prรฉcisรฉment, et non l'huile. Et il ressort lร  que la halakha suit Rabbi Chimon Chezouri. Rabbeinou Tam dit : lร , il s'agit d'un cas figรฉ (karouch), comme enseigne le dรฉbut dans le traitรฉ Taharot (chapitre 3, michna 1) : l'huile, le lait et la bouillie de gruau, tant qu'ils sont humides, ils sont un premier degrรฉ ; s'ils ont figรฉ, ils sont un second degrรฉ. Explication : c'est un aliment. Rabbi Meir dit : l'huile est un premier degrรฉ pour toujours, c'est-ร -dire toujours, mรชme si elle a figรฉ. Le commentaire, dans Menahot, explique pour toujours autrement : qu'elle ait รฉtรฉ rendue impure par un pรจre d'impuretรฉ (av hatouma), ou par un enfant d'impuretรฉ (vlad hatouma).
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yossef reste dans une seule ruelle. Le vin avec l'un et l'huile avec l'autre posent la question de hibour : ces deux liquides font-ils un seul corps ?

Un tevoul yom (immergรฉ le jour, il attend le soir) touche l'huile de terouma. Les Sages : seule l'huile est passoul. Rabbi Yo'hanan ben Nouri : huile et vin sont joints.

Rabbi Chimon suit Rabbi Yo'hanan ben Nouri. Les Sages de la michna suivent les Sages de celle-ci.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Huile sur vin : un seul corps ? Rav Yossef y rattache Rabbi Chimon et les Sages Tevoul yom touche l'huile de terouma qui flotte sur le vin Sages Huile et vin sรฉparรฉs. Seule l'huile est passoul. Le vin reste intact. R. Yo'hanan ben Nouri Les deux sont joints. L'huile et le vin sont atteints ensemble.
Toucher l'huile : l'huile seule, ou l'huile et le vin.
2
ืจื‘ื ืŸ โ€” ื›ืจื‘ื ืŸ, ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ โ€” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™.

Les Sages, comme les Sages. Et Rabbi Chimon, comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri.

๐Ÿ’ก Explication

Les Sages de notre michna tiennent le vin et l'huile pour sรฉparรฉs : l'erouv reste exige. Rabbi Chimon les tient pour joints : un seul apport suffit.

3
ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื‘ืŸ ืชื“ืื™ ืื•ืžืจ: ืื—ื“ ื–ื” ื•ืื—ื“ ื–ื” ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืœืขืจื‘. ื•ืืคื™ืœื• ืœื–ื” ื‘ื™ื™ืŸ ื•ืœื–ื” ื‘ื™ื™ืŸ?

Une baraita enseigne : Rabbi Eliezer ben Tadai dit : l'un et l'autre ont besoin de faire l'erouv. Mรชme avec celui-ci pour du vin et avec celui-lร  pour du vin ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืืคื™' ืœื–ื” ื‘ื™ื™ืŸ ื•ืœื–ื” ื‘ื™ื™ืŸ ื‘ืชืžื™ื”:
Mรชme avec celui-ci pour du vin et avec celui-lร  pour du vin : par รฉtonnement.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle baraita, plus sรฉvรจre que les Sages. La Guemara s'รฉtonne du second membre : vin et vin devraient dรฉjร  former un seul shitouf.

4
ืืžืจ ืจื‘ื”: ื–ื” ื‘ื ื‘ืœื’ื™ื ื• ื•ืฉืคืš, ื•ื–ื” ื‘ื ื‘ืœื’ื™ื ื• ื•ืฉืคืš โ€” ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ื”ื•ื™ ืขื™ืจื•ื‘.

Rabba a dit : celui-ci vient avec sa cruche et verse, et celui-lร  vient avec sa cruche et verse : tout le monde convient que c'est un erouv.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื–ื” ื‘ื ื‘ืœื’ื™ื ื• ื•ืฉืคืš ื•ื›ืŸ ื–ื” ืขื“ ืฉืžืœืื• ื—ื‘ื™ืช ื•ืืคื™' ืฉืœื ืœืฉื ืฉื™ืชื•ืฃ ืขืฉื• ืžืชื—ื™ืœื” ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืขืœื™ื• ืฉื”ืจื™ ื”ื‘ื™ื ื›ืœ ืื—ื“ ื™ื™ืŸ ืื‘ืœ ืœืงื—ื• ื—ื‘ื™ืช ื™ื™ืŸ ื‘ืฉื•ืชืคื•ืช ืก"ืœ ืœื‘ืŸ ืชื“ืื™ ืื™ืŸ ื‘ืจื™ืจื” ื•ื”ื•ื™ ืœื”ื• ื›ืžื™ ืฉื ืฉืชืชืคื• ื‘ืžืขื•ืช ืฉืœื ื”ื•ื‘ืจืจ ื™ื™ืŸ ืœื›ืœ ืื—ื“ ื•ื':
Celui-ci vient avec sa cruche et verse, et de mรชme celui-lร , jusqu'ร  ce qu'ils aient rempli une jarre. Mรชme s'ils ne l'ont pas fait au dรฉpart pour un shitouf, on s'appuie dessus, puisque chacun a apportรฉ du vin. Mais s'ils ont achetรฉ une jarre de vin en association, ben Tadai tient qu'il n'y a pas de berera (dรฉsignation rรฉtroactive), et c'est comme s'ils s'รฉtaient associรฉs avec de l'argent, sans que le vin de chacun ait รฉtรฉ dรฉsignรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Chacun apporte son vin et le verse dans la mรชme jarre. La part de chacun est lร  dรจs le dรฉpart. Personne n'exige un autre erouv, mรชme si le geste n'avait pas รฉtรฉ fait pour le shitouf.

5
ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ื›ื’ื•ืŸ ืฉืœืงื—ื• ื—ื‘ื™ืช ืฉืœ ื™ื™ืŸ ื‘ืฉื•ืชืคื•ืช, ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื‘ืŸ ืชื“ืื™ ืกื‘ืจ: ืื™ืŸ ื‘ืจื™ืจื”, ื•ืจื‘ื ืŸ ืกื‘ืจื™: ื™ืฉ ื‘ืจื™ืจื”.

Quand discutent-ils ? Par exemple, ils ont achetรฉ une jarre de vin en association.

Rabbi Eliezer ben Tadai tient : il n'y a pas de berera. Et les Sages tiennent : il y a une berera.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืชื“ืื™ ืื•ืžืจ ืื™ืŸ ื‘ืจื™ืจื” ืื™ืŸ ื–ื” ื›ืขื™ืŸ ื‘ืจื™ืจื•ืช ื“ื‘ื›ืœ ื“ื•ื›ืชื ื›ื“ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜' ื“ื”ื•ื• ืœื”ื• ื›ืื™ืœื• ื ืฉืชืชืคื• ื‘ืžืขื•ืช ืฉืœื ื”ื•ื‘ืจืจ ื™ื™ืŸ ืœื›ืœ ืื—ื“ ื•ืื—ื“:
Rabbi Elazar ben Tadai dit : il n'y a pas de berera. Cela n'a pas la forme des bererot que l'on trouve partout, comme l'a expliquรฉ le commentaire : c'est comme s'ils s'รฉtaient associรฉs avec de l'argent, sans que le vin de chacun ait รฉtรฉ dรฉsignรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

La jarre appartient au groupe avant que chaque gorgรฉe soit attribuรฉe. Berera : dรฉsigner aprรจs coup quelle part รฉtait ร  chacun. Sans berera, ce vin ne peut pas servir d'erouv. Avec berera, l'association suffit.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Ou se place le dรฉbat ? Vin avec vin : deux lectures Rabba : berera Chacun verse sa cruche dans la jarre : erouv. Tout le monde convient. Jarre achetรฉe en commun. Ben Tadai : pas de berera. Sages : il y a berera. Rav Yossef : shitouf La ruelle, ben Tadai la permet. Les cours : peut-on s'appuyer sur le shitouf ร  la place de l'erouv ? Sages : oui. Ben Tadai : non.
Verser sa cruche : accord. Acheter en commun : berera.
6
ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ: ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื‘ืŸ ืชื“ืื™ ื•ืจื‘ื ืŸ ื‘ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืขืœ ืฉื™ืชื•ืฃ ื‘ืžืงื•ื ืขื™ืจื•ื‘ ืงืžื™ืคืœื’ื™.

Rav Yossef a dit : Rabbi Eliezer ben Tadai et les Sages discutent sur le fait de s'appuyer sur un shitouf ร  la place d'un erouv.

๐Ÿ’ก Explication

Autre lecture du mรชme dรฉbat. Le shitouf de la ruelle (mavoy) peut-il tenir lieu d'erouv des cours (hatser) ?

7
ื“ืžืจ ืกื‘ืจ: ืื™ืŸ ืกื•ืžื›ื™ืŸ, ื•ืžืจ ืกื‘ืจ: ืกื•ืžื›ื™ืŸ.

L'un tient : on ne s'appuie pas. Et l'autre tient : on s'appuie.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืืฉื™ืชื•ืฃ ื‘ืžืงื•ื ืขื™ืจื•ื‘ ืงืžื™ืคืœื’ื™ ื•ื‘ืŸ ืชื“ืื™ ืžื•ื“ื” ื“ืžื‘ื•ื™ ืžื•ืชืจ ื•ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ืกื‘ืจื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื ืฉืชืชืคื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ืื™ืŸ ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืœืขืจื‘ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื–ื• ืขื ื–ื• ื•ืžื•ืชืจื™ืŸ ืœื”ื•ืฆื™ื ืžื–ื• ืœื–ื• ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ืฉื‘ื™ื ื™ื”ื ืฉื”ืจื™ ืฉื™ืชื•ืฃ ื”ืžื‘ื•ื™ ืฉื”ืŸ ืคืชื•ื—ื•ืช ื‘ื• ืžื—ื‘ืจืŸ ื•ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืขืœ ืฉื™ืชื•ืฃ ื”ืžื‘ื•ื™ ืชื—ืช ืขื™ืจื•ื‘ ืฉืœ ื—ืฆืจ ื•ื‘ืŸ ืชื“ืื™ ืกื‘ืจ ืื™ืŸ ืกื•ืžื›ื™ืŸ:
Ils discutent sur le fait de s'appuyer sur un shitouf ร  la place d'un erouv. Et ben Tadai convient que la ruelle est permise. Ils discutent au sujet des cours. Les Sages tiennent : puisqu'ils se sont associรฉs dans la ruelle, ils n'ont pas besoin de faire l'erouv des cours l'une avec l'autre, et il leur est permis de sortir de l'une vers l'autre par les portes qui sont entre elles. Car le shitouf de la ruelle sur laquelle elles s'ouvrent les joint, et l'on s'appuie sur le shitouf de la ruelle ร  la place de l'erouv de la cour. Et ben Tadai tient : on ne s'appuie pas.
๐Ÿ’ก Explication

Ben Tadai : la ruelle est permise par le shitouf, et les cours exigent encore un erouv. Les Sages : le shitouf de la ruelle joint les cours, y compris par les portes qui les relient.

8
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ืžื ื ืืžื™ื ื ืœื”, ื“ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ื•ืืžืจ ืจื‘ ื‘ืจื•ื ื ืืžืจ ืจื‘: ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื‘ืŸ ืชื“ืื™. ืžืื™ ื˜ืขืžื, ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ื—ื“ ื˜ืขืžื ื”ื•ื?

Rav Yossef a dit : d'oรน dis-je cela ? Car Rav Yehouda a dit au nom de Rav : la halakha suit Rabbi Meir.

Et Rav Berouna a dit au nom de Rav : la halakha suit Rabbi Eliezer ben Tadai. Quelle est la raison ?

N'est-ce pas parce que c'est une seule raison ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื ื ืืžื™ื ื ืœื” ื“ื‘ื”ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™:
D'oรน dis-je cela : c'est lร -dessus qu'ils discutent.
ื”ืœื›ื” ื›ืจ"ืž ื“ืื™ืŸ ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืขืœ ืฉื™ืชื•ืฃ ื‘ืžืงื•ื ืขื™ืจื•ื‘:
La halakha suit Rabbi Meir : on ne s'appuie pas sur un shitouf ร  la place d'un erouv.
๐Ÿ’ก Explication

Rav tranche deux fois dans le mรชme sens. Rav Yossef en dรฉduit que les deux dรฉcisions ont une seule raison : on ne s'appuie pas sur un shitouf ร  la place d'un erouv.

9
ืืžืจ ืœื™ื” ืื‘ื™ื™: ื•ืื™ ื—ื“ ื˜ืขืžื, ืชืจืชื™ ื”ื™ืœื›ืชื ืœืžื” ืœื™?! ื”ื ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ ื“ืœื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ื›ืชืจื™ ื—ื•ืžืจื™ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ.

Abaye lui a dit : et si c'est une seule raison, pourquoi me faut-il deux halakhot ? Cela nous enseigne que nous ne pratiquons pas selon deux humrot (sรฉvรฉritรฉs) en matiรจre d'erouvin.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืž"ื˜ ืก"ืœ ืœืจื‘ ื‘ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื—ื“ื ืžืœืชื ื•ื—ื“ ื˜ืขืžื ืืžืจื™:
Quelle est la raison : Rav tient les deux. N'est-ce pas parce que tous deux disent une seule chose et une seule raison ?
ื•ืื™ ื—ื“ ื˜ืขืžื ื”ื•ื ืชืจืชื™ ื”ื™ืœื›ืชื ืœืžื” ืœื™ื” ืœืจื‘ ืœืžื™ืžืจ ื‘ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื‘ืฉืœืžื ื”ืœื›ื” ื›ืจ"ืž ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ื“ืื™ ืžื“ืจ"ื ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ื˜ืขืžื ื“ืจ"ื ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืขืœ ืฉื™ืชื•ืฃ ืืœื ืžืฉื•ื ื“ืงืกื‘ืจ ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื‘ื™ื™ืŸ ื›ื“ืงืืžืจ ืจ"ืž ืœืงืžืŸ ื•ื”ืื™ ืฉื™ืชื•ืฃ ื“ื‘ืŸ ืชื“ืื™ ื“ื™ื™ืŸ ื”ื•ื ื›ื“ืงืชื ื™ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืœื–ื” ื‘ื™ื™ืŸ ื•ืœื–ื” ื‘ื™ื™ืŸ ื”ืœื›ืš ืœื ืกืžื›ื™ื ืŸ ืขืœื™ื” ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ืื‘ืœ ื”ื™ื›ื ื“ื ืฉืชืชืคื• ื‘ืคืช ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืงืž"ืœ ื”ืœื›ื” ื›ืจ"ืž ื“ืื•ืงืžื ืจื‘ ื’ื™ื“ืœ ืืžืจ ืจื‘ ืœืงืžืŸ ื‘ื ืฉืชืชืคื• ื‘ืคืช ื•ืืค"ื” ืืกืจ ืจ"ืž ืืœื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจ"ืž ื“ืืคื™' ื‘ืคืช ืœื ืกืžื›ื™ื ืŸ ืขืœื™ื” ื”ืœื›ื” ื›ืจ"ื ืœ"ืœ:
Et si c'est une seule raison, pourquoi lui faut-il deux halakhot : ร  Rav, de le dire dans les deux cas. Soit : la halakha selon Rabbi Meir est nรฉcessaire. Car si l'on n'avait que Rabbi Eliezer, j'aurais dit : la raison de Rabbi Eliezer est qu'il tient qu'on ne fait pas l'erouv des cours avec du vin, comme le dit Rabbi Meir plus loin, et non qu'on refuse de s'appuyer sur un shitouf. Et ce shitouf de ben Tadai est de vin, comme l'enseigne notre michna : avec celui-ci pour du vin et avec celui-lร  pour du vin. C'est pourquoi on ne s'appuie pas dessus pour les cours. Mais lร  oรน ils se sont associรฉs avec du pain, on s'appuie. Cela nous enseigne : la halakha suit Rabbi Meir. Rav Guidel au nom de Rav l'รฉtablit plus loin dans le cas oรน ils se sont associรฉs avec du pain, et malgrรฉ cela Rabbi Meir interdit. Mais puisqu'il a dit que la halakha suit Rabbi Meir, et que mรชme avec du pain on ne s'appuie pas dessus, pourquoi faut-il la halakha selon Rabbi Eliezer ?
ื”ื ืงืž"ืœ ื“ืœื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ื›ืชืจื™ ื—ื•ืžืจื™ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ืžื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœื™ื” ืœืจื‘ ืœืžื™ืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ื‘ืŸ ืชื“ืื™ ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ืœื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ื›ืชืจื™ ื—ื•ืžืจื™ ื“ื—ื“ ืชื ื ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื•ืจ"ืž ืชืจื™ ื—ื•ืžืจื™ ืืžืจ ืื™ืŸ ืกื•ืžื›ื™ืŸ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ืขืœ ืฉื™ืชื•ืฃ ืžื‘ื•ื™ ื‘ื™ืŸ ืฉื ืฉืชืชืคื• ื‘ืคืช ื•ื‘ื™ืŸ ืฉื ืฉืชืชืคื• ื‘ื™ื™ืŸ ื•ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ืขืœื™ื” ื‘ืคืช ื•ืžื•ื“ื• ืœื™ื” ื‘ืฉื ืฉืชืชืคื• ื‘ื™ื™ืŸ ื•ืจื‘ื ืŸ ื“ืžืชื ื™' ื“ื”ื›ื ืื•ืงื™ืžื ื ื“ืืคื™ืœื• ื‘ื ืฉืชืชืคื• ื‘ื™ื™ืŸ ืืžืจื™ ื“ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืืฉืชื›ื— ื“ืžื—ืžื™ืจ ืชืจื™ ื—ื•ืžืจื™ ื•ืจื‘ ืก"ืœ ื›ื•ื•ืชื™ื” ื‘ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื•ืœื ืžืฆื™ ืœืืงื‘ื•ืขื™ ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื‘ืชืจื™ ื—ื•ืžืจื™ ื”ืœื›ืš ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ื‘ืŸ ืชื“ืื™ ื‘ื—ื“ื ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ืื™ืŸ ืกื•ืžื›ื™ืŸ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ืขืœ ืฉื™ืชื•ืฃ ื”ืžื‘ื•ื™ ื‘ื™ื™ืŸ ื•ื›ื™ ื”ื“ื•ืจ ืื™ืคืœื•ื’ ืจ"ืž ื•ืจื‘ื ืŸ ื‘ืคืช ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืจ"ืž:
Cela nous enseigne que nous ne pratiquons pas selon deux humrot en matiรจre d'erouvin. Du fait que Rav a eu besoin de dire que la halakha suit ben Tadai, il nous enseigne que nous ne pratiquons pas selon deux humrot d'un seul tanna en matiรจre d'erouvin. Et Rabbi Meir a dit deux humrot : on ne s'appuie pas, pour les cours, sur le shitouf de la ruelle, qu'ils se soient associรฉs avec du pain ou avec du vin. Et les Sages discutent avec lui au sujet du pain, et ils lui concรจdent quand ils se sont associรฉs avec du vin. Et les Sages de notre michna, nous les avons รฉtablis ainsi : mรชme quand ils se sont associรฉs avec du vin, ils disent qu'on s'appuie. Il se trouve qu'il est sรฉvรจre de deux humrot. Et Rav tient comme lui dans les deux. Et l'on ne peut pas fixer la halakha comme lui dans les deux humrot. C'est pourquoi il nous enseigne : la halakha suit ben Tadai dans l'une d'elles, on ne s'appuie pas, pour les cours, sur le shitouf de la ruelle avec du vin. Et quand Rabbi Meir et les Sages rediscutent au sujet du pain, il nous enseigne : la halakha suit Rabbi Meir.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื“ืœื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ื›ืชืจื™ ื—ื•ืžืจื™ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื›ืš ื”ื™ื ื’ื™ืจืก' ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื•ืจ"ื— ื’ืจื™ืก ื“ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ื›ืชืจื™ ื—ื•ืžืจื™ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื›ืœื•ืžืจ ื”ื›ื ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ื›ืชืจื™ ื—ื•ืžืจื™ ื•ืžื™ื”ื• ืœืฉื•ืŸ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ืœื ื™ืชื›ืŸ ื›ืœ ื›ืš ื“ืžืฉืžืข ื‘ื›ืœ ืขื™ืจื•ื‘:
Que nous ne pratiquons pas selon deux humrot en matiรจre d'erouv. Telle est la version du commentaire. Et Rabbeinou Hananel lit : nous pratiquons selon deux humrot en matiรจre d'erouv. C'est-ร -dire : ici, nous pratiquons selon deux humrot. Toutefois, la tournure en matiรจre d'erouv convient mal, car elle laisse entendre : dans tout erouv.
๐Ÿ’ก Explication

Une seule dรฉcision aurait suffi pour entraรฎner l'autre. La rรฉponse : Rabbi Meir est sรฉvรจre sur deux points, le pain et le vin. On ne fixe pas la halakha selon les deux sรฉvรฉritรฉs d'un seul tanna. D'oรน une halakha pour ben Tadai, sur le vin, et une halakha pour Rabbi Meir, sur le pain.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux dรฉcisions, deux sรฉvรฉritรฉs Rรฉponse ร  Abaye Si une seule raison, pourquoi deux halakhot ? Rabbi Meir mรชme le pain ne dispense pas Ben Tadai le vin du shitouf ne dispense pas On ne retient pas les deux humrot d'un seul tanna
Deux halakhot, parce qu'on partage les deux humrot.
10
ืžืื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ืžืื™ ืจื‘ื ืŸ? ื“ืชื ื™ื: ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื‘ืคืช, ื•ืื ืจืฆื• ืœืขืจื‘ ื‘ื™ื™ืŸ โ€” ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ. ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ื™ื™ืŸ, ื•ืื ืจืฆื• ืœื”ืฉืชืชืฃ ื‘ืคืช โ€” ืžืฉืชืชืคื™ืŸ.

Qu'est-ce que Rabbi Meir, et qu'est-ce que les Sages ? Car une baraita enseigne : on fait l'erouv dans les cours avec du pain.

Et s'ils ont voulu faire l'erouv avec du vin, on ne fait pas l'erouv. On fait le shitouf dans la ruelle avec du vin.

Et s'ils ont voulu faire le shitouf avec du pain, on fait le shitouf.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืื ืจืฆื• ืœืขืจื‘ ื‘ื™ื™ืŸ ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื“ืขื™ืจื•ื‘ ืžืฉื•ื ื“ื™ืจื” ื”ื•ื ืœืขืจื‘ ื“ื™ืจืชืŸ ืœืขืฉื•ืชืŸ ืื—ืช ื›ื“ืืžืจ ื‘ืค' ืžื™ ืฉื”ื•ืฆื™ืื•ื”ื• (ืœืขื™ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื˜.) ื•ื“ื™ืจืชื• ืฉืœ ืื“ื ืื™ื ื• ื ืžืฉืš ืื—ืจ ื”ื™ื™ืŸ ืืœื ืื—ืจ ืคื™ืชื•:
Et s'ils ont voulu faire l'erouv avec du vin, on ne fait pas l'erouv. Car l'erouv est ร  cause de la demeure (dira) : mรชler leur demeure pour en faire une seule, comme il est dit au chapitre Mi che-hotsiouhou (plus haut, Eruvin 49a). Et la demeure d'un homme suit son pain, elle ne suit pas le vin.
ื•ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ื™ื™ืŸ ื“ืฉื™ืชื•ืฃ ื“ืžื‘ื•ื™ ืื™ื ื• ืืœื ืœืฉืชืฃ ืจืฉื•ืช ื”ื—ืฆื™ืจื•ืช ืฉื‘ืžื‘ื•ื™ ื•ืœื ืจืฉื•ืช ื”ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆืจ ืœืื• ื‘ื™ืช ื“ื™ืจื” ื”ื•ื ื•ื›"ืฉ ืคืช ื“ื—ืฉื™ื‘ ื˜ืคื™:
Et l'on fait le shitouf dans la ruelle avec du vin. Car le shitouf de la ruelle ne sert qu'ร  associer le domaine des cours qui sont dans la ruelle, et non le domaine des maisons. Et une cour n'est pas une maison d'habitation. ร€ plus forte raison le pain, qui compte davantage.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ื™ื™ืŸ ืžืฉืžืข ืงืฆืช ื“ืœื›ืชื—ืœื” ื‘ื™ื™ืŸ ืžืฆื•ื” ื™ื•ืชืจ ืžื‘ืคืช ืžื“ืœื ืชื ื™ื ื“ื•ืžื™ื ื“ืจื™ืฉื ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ืคืช ื•ืื ืจืฆื• ืœื”ืฉืชืชืฃ ื‘ื™ื™ืŸ ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื•ืฉืžื ื‘ื™ื™ืŸ ืžื™ื ื›ืจ ื˜ืคื™ ืฉื”ื•ื ืฉื™ืชื•ืฃ ื•ืžื™ื”ื• ื‘ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืžื”ื ื™ ื›ื“ืชื ืŸ ื‘ืคืจืง ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื•ืžืฉืชืชืคื™ืŸ (ืœืขื™ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื›ื•:) ื•ื‘ืค' ื—ืœื•ืŸ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืค.) ื ืžื™ ืชื ื™ื ื›ื™ืฆื“ ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืžื‘ื™ืื™ืŸ ื—ื‘ื™ืช ืฉืœ ื™ื™ืŸ ื•ืฉืœ ืฉืžืŸ ื•ืฉืœ ืชืžืจื™ื ื•ืฉืœ ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ื•ื›ืœ ืžื™ื ื™ ืคื™ืจื•ืช:
On fait le shitouf dans la ruelle avec du vin. Il ressort un peu qu'au dรฉpart, avec du vin, la mitsva est plus grande qu'avec du pain. Puisqu'on n'enseigne pas ร  la maniรจre du dรฉbut : on fait le shitouf dans la ruelle avec du pain, et s'ils ont voulu faire le shitouf avec du vin, on fait le shitouf. Peut-รชtre qu'avec du vin il est plus reconnaissable que c'est un shitouf. Toutefois, toute chose vaut, comme nous l'avons appris au chapitre Bekhol mearvin (plus haut, Eruvin 26b). Et au chapitre Halon (plus loin, Eruvin 80a) aussi, une baraita enseigne : comment fait-on le shitouf dans la ruelle ? On apporte une jarre de vin, d'huile, de dattes, de figues sรจches, et toutes sortes de fruits.
๐Ÿ’ก Explication

L'erouv des cours joint les demeures : il suit le pain, nourriture de la maison. Le shitouf de la ruelle joint les cours entre elles : le vin y suffit, et le pain y vaut aussi.

11
ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉืœื ืœืฉื›ื— ืชื•ืจืช ืขื™ืจื•ื‘ ืžืŸ ื”ืชื™ื ื•ืงื•ืช, ืฉื™ืืžืจื•: ืื‘ื•ืชื™ื ื• ืœื ืขื™ืจื‘ื•, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ืื• ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื• ืžืฉืชืชืคื™ืŸ.

On fait l'erouv dans les cours et l'on fait le shitouf dans la ruelle, pour que la rรจgle de l'erouv ne soit pas oubliรฉe des enfants, qui diraient : nos pรจres n'ont pas fait l'erouv. Paroles de Rabbi Meir.

Et les Sages disent : ou bien l'on fait l'erouv, ou bien l'on fait le shitouf.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื”ืคืชื•ื—ื•ืช ืžื–ื• ืœื–ื• ืืข"ืค ืฉืขื™ืจื‘ื• ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื”ืŸ ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืœื”ืฉืชืชืฃ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืœื”ืชื™ืจ ื”ืžื‘ื•ื™ ื•ืื ืœืื• ื—ืฆื™ืจื•ืช ืžื•ืชืจื•ืช ืžื–ื• ืœื–ื• ื•ืžื‘ื•ื™ ืืกื•ืจ ื“ืื™ืŸ ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืขืœ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืžืงื•ื ืฉื™ืชื•ืฃ ื•ืœื ืขืœ ืฉื™ืชื•ืฃ ื‘ืžืงื•ื ืขื™ืจื•ื‘ ื”ื™ื›ื ื“ืœื ืขื™ืจื‘ื• ื‘ื ื™ ื—ืฆืจ ืœืขืฆืžืŸ ืฉืื ื™ืกืžื›ื• ืขืœ ื–ื” ืชื•ืจืช ืขื™ืจื•ื‘ ื™ืฉืชื›ื— ืื‘ืœ ืขื™ืจื‘ื” ื›ืœ ื—ืฆืจ ืœืขืฆืžื” ื•ื ืฉืชืชืคื• ื›ื•ืœื ื‘ืžื‘ื•ื™ ืืข"ืค ืฉืœื ืขื™ืจื‘ื• ื—ืฆื™ืจื•ืช ื–ื• ืขื ื–ื• ืฉื™ืชื•ืฃ ื”ืžื‘ื•ื™ ืžื—ื‘ืจืŸ ื•ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ืžื–ื• ืœื–ื• ื‘ื™ืŸ ื“ืจืš ื”ืžื‘ื•ื™ ื‘ื™ืŸ ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ื“ืชื ืŸ ืฉื”ืžื‘ื•ื™ ืœื—ืฆื™ืจื•ืช ื›ื—ืฆื™ืจื•ืช ืœื‘ืชื™ื ืžื” ืขื™ืจื•ื‘ ื”ื—ืฆืจ ืžืฉื•ื™ ืœื‘ืชื™ื ื—ื“ื ืืฃ ืฉื™ืชื•ืฃ ื”ืžื‘ื•ื™ ืžืฉื•ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื—ื“ื:
On fait l'erouv dans les cours qui s'ouvrent l'une sur l'autre. Bien qu'elles aient fait l'erouv par leurs portes, elles ont besoin de faire le shitouf dans la ruelle pour permettre la ruelle. Sinon, les cours sont permises l'une avec l'autre, et la ruelle est interdite. Car on ne s'appuie pas sur un erouv ร  la place d'un shitouf, ni sur un shitouf ร  la place d'un erouv, lร  oรน les gens de la cour n'ont pas fait l'erouv pour eux-mรชmes. Car s'ils s'appuyaient lร -dessus, la rรจgle de l'erouv serait oubliรฉe. Mais si chaque cour a fait l'erouv pour elle-mรชme, et que tous se sont associรฉs dans la ruelle, bien que les cours n'aient pas fait l'erouv l'une avec l'autre, le shitouf de la ruelle les joint. Et l'on transporte de l'une ร  l'autre, aussi bien par la ruelle que par les portes. Car nous avons appris : la ruelle est aux cours comme les cours sont aux maisons. De mรชme que l'erouv de la cour fait des maisons une seule, de mรชme le shitouf de la ruelle fait des cours une seule.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืชื ื™ื ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื—ืฆืจ ื‘ืคืช ื•ืื ืจื•ืฆื” ืœืขืจื‘ ื‘ื™ื™ืŸ ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื•ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ืื•ืช ื‘ื™ื™ืŸ ื•ืื ืจืฆื• ืœื”ืฉืชืชืฃ ื‘ืคืช ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื›ื“ื™ ืฉืœื ืชืฉืชื›ื— ืชื•ืจืช ืขื™ืจื•ื‘ ืžืŸ ื”ืชื™ื ื•ืงื•ืช ื“ื‘ืจื™ ืจ"ืž. ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื ืื• ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื• ืžืฉืชืชืคื™ืŸ. ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื” ืจื‘ ืจื—ื•ืžื™ ื•ืจื‘ื” ื‘ืจ ื™ื•ืกืฃ. ื—ื“ ืืžืจ ื‘ืคืช ื›"ืข ืœ"ืค ื“ื‘ื—ื“ื ืกื’ื™. ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื™ื™ืŸ. ื•ื—ื“ ืืžืจ ื‘ื™ื™ืŸ ื“ื›"ืข ืœ"ืค ื“ื‘ืขื™ ืชืจืชื™. ื›"ืค ื‘ืคืช. ื”ืจืื‘"ื“ ืคืกืง ื›ืž"ื“ ื‘ื™ื™ืŸ ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืœื ืคืœื™ื’ื™. ื—ื“ื ื“ืคืฉื˜ื™ื” ื“ื‘ืจื™ื™ืชื ื›ืš ื”ื™ื ื‘ื›ืœ ืขื ื™ืŸ. ื•ืขื•ื“ ืจื‘ ื’ื™ื“ืœ ืžืชืจืฅ ืœื‘ืจื™ื™ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื”. ื•ืขื•ื“ ื“ืกื•ื’ื™ื ื“ืฉืžืขืชื™ืŸ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื’.) ื‘ืขื ื™ืŸ ื—ืžืฉ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื”ืคืชื•ื—ื•ืช ื–ื• ืœื–ื• ื•ืคืชื•ื—ื•ืช ืœืžื‘ื•ื™ ื›ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื‘ืคืช ื ืžื™ ืคืœื™ื’ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ื•ืขื•ื“ ื“ื’ืจืกื™ื ืŸ ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ ืฉื ื•ืœืงืžืŸ ื‘ื›ื™ืฆื“ ืžืฉืชืชืคื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืคื”:) ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘ ื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ืฉื”ื™ื• ืžืกื•ื‘ื™ืŸ ื•ืงื“ืฉ ืขืœื™ื”ื ื”ื™ื•ื ืคืช ืฉืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ืฉื•ืœื—ืŸ ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืขืœื™ื• ืžืฉื•ื ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื"ืœ ืžืฉื•ื ืฉื™ืชื•ืฃ. ื•ืœ"ืค ื›ืืŸ ื‘ืžืกื•ื‘ื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืขืœื™ื• ืžืฉื•ื ืขื™ืจื•ื‘ ื›ืืŸ ื‘ืžืกื•ื‘ื™ืŸ ื‘ื—ืฆืจ ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืขืœื™ื• ืžืฉื•ื ืฉื™ืชื•ืฃ. ืžืฉื•ื ืฉื™ืชื•ืฃ ืื™ืŸ ืžืฉื•ื ืขื™ืจื•ื‘ ืœื. ื•ืจื™ืฉื ื ืžื™ ืžืฉื•ื ืขื™ืจื•ื‘ ืื™ืŸ ืžืฉื•ื ืฉื™ืชื•ืฃ ืœื. ืฉืžืข ืžื™ื ื” ื“ื‘ืคืช ื ืžื™ ื‘ืขื™ ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื‘ืขื™ ืฉื™ืชื•ืฃ. ื•ื”ืจ"ื– ื–"ืœ ื›ืชื‘ ื“ื”ืœื›ื” ื›ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื‘ืคืช ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ืคืฉื˜ื™ื” ื“ื‘ืจื™ื™ืชื ืžืฉืžืข ื”ื›ื™ ืื• ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื” ืฉืจื’ื™ืœื™ืŸ ืœื”ืฉืชืชืฃ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื‘ื™ื™ืŸ ื›ื“ืคืจื™ืš ืžื™ื ื” ืœืž"ื“ ื‘ื™ื™ืŸ ืœื ืคืœื™ื’ื™. ื•ืจื‘ ื’ื™ื“ืœ ืืžืจ ืจื‘ ื“ื—ื™ืง ืœืฉื ื•ื™ื™ื” ื‘ื“ื•ื—ืง ื•ื“ื™ื—ื•ื™ ื‘ืขืœืžื ืงืืžืจ ื•ืœื ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื”ื›ื™. ื•ื’ื ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘. ื•ืžื” ืฉื›ืชื‘ ื”ืจืื‘"ื“ ื–"ืœ ื“ืกื•ื’ื™ื™ืŸ ื“ืฉืžืขืชื™ืŸ ื‘ื—ืžืฉ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื›ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื‘ืคืช ื ืžื™ ืคืœื™ื’ ืจ' ืžืื™ืจ ืื™ื ื” ืจืื™ื” ืœืคืจ"ื™ ื“ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ื‘ืคืช ืžื•ื“ื” ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื”ื™ื™ื ื• ื“ื•ืงื ื›ืฉื ืฉืชืชืคื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ืคืช. ืžืฉื•ื ื“ืฉื™ืชื•ืฃ ืกื’ื™ ื‘ื™ื™ืŸ ื•ืขืฉื• ื‘ืคืช ื•ืืœืžื•ื” ื˜ืคื™ ืžื•ืขื™ืœ ืืฃ ืœื—ืฆื™ืจื•ืช. ื•ืขื•ื“ ืฉื”ืฉื™ืชื•ืฃ ืฉื™ื™ืš ืœื‘ืชื™ื ื›ืžื• ืœื—ืฆื™ืจื•ืช ืฉื”ื›ืœ ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื™ื—ื“. ืื‘ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื“ืคืช ืื™ืŸ ืœื• ืœื”ื•ืขื™ืœ ื›ืœ ื›ืš ืœืžื‘ื•ื™. ื•ืœืฉื•ืŸ ื”ื‘ืจื™ื™ืชื ืžื•ื›ื—ืช ื›ืŸ ื“ืงืชื ื™ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื“ืžืฉืžืข ืืข"ืค ืฉืขื™ืจื‘ื• ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ืฆืจื™ืš ืœื”ืฉืชืชืฃ ื‘ืžื‘ื•ื™. ื•ื”ืฉืชื ื ื™ื—ื ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ื“ื‘ืคืช ืžื•ื“ื” ืจ"ืž. ื•ืžื” ืฉื”ื‘ื™ื ืจืื™ื” ืœืงืžืŸ ืžื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ืื™ื ื” ืจืื™ื” ื“ื”ื ื“ืงืืžืจ ื‘ืžืกื•ื‘ื™ืŸ ื“ื—ืฆืจ ืžืฉื•ื ืฉื™ืชื•ืฃ ืื™ืŸ ืžืฉื•ื ืขื™ืจื•ื‘ ืœื ืจื‘ ืœื˜ืขืžื™ื” ื“ืกื‘ืจ ื›ืจ"ืž. ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ ื‘ืžืกื•ื‘ื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ืžืฉื•ื ืขื™ืจื•ื‘ ืื™ืŸ ืžืฉื•ื ืฉื™ืชื•ืฃ ืœื ื ื™ื—ื ืœืคืจ"ื™ ื“ื‘ื”ื ืœื ืžื•ื“ื” ืจ"ืž: ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘ ื”ืœื›ื” ื›ืจ"ืž. ื•ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืžืจ ืžื ื”ื’ ื›ืจ' ืžืื™ืจ. ื•ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ ื ื”ื’ื• ื›ืจ' ืžืื™ืจ ื•ื”ืœื›ืชื ื›ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืœื ืžื•ืจื™ื ืŸ ื›ืจ' ืžืื™ืจ ืืœื ื›ืจื‘ื ืŸ ื•ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืขืœ ืฉื™ืชื•ืฃ ื‘ืžืงื•ื ืขื™ืจื•ื‘. ื•ืืคื™ืœื• ื ืฉืชืชืคื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ื™ื™ืŸ ืื™ืŸ ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืœืขืจื‘ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช. ื•ืขืœ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืžืงื•ื ืฉื™ืชื•ืฃ ืื ื›ืœ ื”ื—ืฆื™ืจื•ืช ืฉื‘ืžื‘ื•ื™ ืคืชื•ื—ื•ืช ื–ื• ืœื–ื• ื‘ืคืชื—ื™ื ืื• ื‘ื—ืœื•ื ื•ืช ื•ืขื™ืจื‘ื• ื™ื—ื“ ืื™ืŸ ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืฉื™ืชื•ืฃ ื‘ืžื‘ื•ื™:
Une baraita enseigne : on fait l'erouv dans la cour avec du pain, et s'il veut faire l'erouv avec du vin, on ne fait pas l'erouv. On fait le shitouf dans les ruelles avec du vin, et s'ils ont voulu faire le shitouf avec du pain, on fait le shitouf. On fait l'erouv dans les cours et l'on fait le shitouf dans la ruelle, afin que la rรจgle de l'erouv ne soit pas oubliรฉe des enfants. Paroles de Rabbi Meir. Et les Sages disent : ou bien l'on fait l'erouv, ou bien l'on fait le shitouf. Rav Rehoumi et Rabba bar Yossef en discutent. L'un a dit : pour le pain, tout le monde convient qu'une seule chose suffit. Ils discutent pour le vin. Et l'autre a dit : pour le vin, tout le monde convient qu'il faut les deux. Ils discutent pour le pain. Le Raavad a tranchรฉ comme celui qui dit : pour le vin, tout le monde convient. D'une part, le sens simple de la baraita est ainsi, dans tous les cas. De plus, Rav Guidel explique la baraita selon lui. De plus, la sougya de notre passage plus loin (Eruvin 73a), au sujet de cinq cours ouvertes l'une sur l'autre et ouvertes sur la ruelle, suit celui qui dit : pour le pain aussi, Rabbi Meir discute. De plus, nous lisons dans notre chapitre, lร , et plus loin dans Keitsad mishtatfin (Eruvin 85b) : Rav Yehouda a dit au nom de Rav : des gens d'un groupe qui รฉtaient attablรฉs, et le jour s'est sanctifiรฉ sur eux, on s'appuie sur le pain qui est sur la table au titre d'erouv. On lui a dit : au titre de shitouf. Et ils ne divergent pas : ici, s'ils sont attablรฉs dans la maison, on s'appuie dessus au titre d'erouv ; ici, s'ils sont attablรฉs dans la cour, on s'appuie dessus au titre de shitouf. Au titre de shitouf, oui ; au titre d'erouv, non. Et le dรฉbut aussi : au titre d'erouv, oui ; au titre de shitouf, non. Apprends-en que pour le pain aussi il faut un erouv et il faut un shitouf. Et Rabbi Zerahia, de mรฉmoire bรฉnie, a รฉcrit que la halakha suit celui qui dit : pour le pain, tout le monde convient. Car le sens simple de la baraita laisse entendre ainsi : ou bien l'on fait le shitouf avec ce dont on a coutume de faire le shitouf, c'est-ร -dire le vin, comme on objecte ร  partir d'elle contre celui qui dit que pour le vin ils ne divergent pas. Et Rav Guidel, au nom de Rav, ne l'explique qu'avec peine : il ne fait que l'รฉcarter, sans qu'il tienne lui-mรชme ainsi. Et aussi, nous tenons que la halakha suit les paroles de celui qui allรจge en matiรจre d'erouv. Et ce qu'a รฉcrit le Raavad, de mรฉmoire bรฉnie, que notre sougya, dans les cinq cours, suit celui qui dit que pour le pain aussi Rabbi Meir discute : cela ne fait pas preuve, selon l'explication de Rabbi Its'hak. Car selon celui qui dit que pour le pain Rabbi Meir concรจde, c'est seulement quand ils se sont associรฉs dans la ruelle avec du pain. Puisque le shitouf suffit avec du vin, qu'ils l'ont fait avec du pain, et qu'ils l'ont renforcรฉ, il vaut aussi pour les cours. De plus, le shitouf concerne les maisons comme les cours, car tous s'associent ensemble. Mais un erouv de cours fait de pain n'a pas ร  valoir autant pour la ruelle. Et la formulation de la baraita le prouve, puisqu'elle enseigne : on fait l'erouv dans les cours et l'on fait le shitouf dans la ruelle. Cela veut dire : bien qu'ils aient fait l'erouv dans les cours, il faut faire le shitouf dans la ruelle. Et ainsi, cela convient ร  celui qui dit que pour le pain Rabbi Meir concรจde. Et la preuve qu'il a apportรฉe plus loin, ร  partir des gens du groupe, ne fait pas preuve. Car ce qu'il dit des attablรฉs dans la cour, au titre de shitouf oui, au titre d'erouv non : Rav suit sa propre raison, puisqu'il tient comme Rabbi Meir. Et ce qu'il dit des attablรฉs dans la maison, au titre d'erouv oui, au titre de shitouf non : cela ne convient pas ร  l'explication de Rabbi Its'hak, car sur ce point Rabbi Meir ne concรจde pas. Rav Yehouda a dit au nom de Rav : la halakha suit Rabbi Meir. Et Rav Houna a dit : la coutume suit Rabbi Meir. Et Rabbi Yo'hanan a dit : on a pratiquรฉ selon Rabbi Meir. Et la halakha suit Rabbi Yo'hanan : nous n'instruisons pas selon Rabbi Meir, nous instruisons selon les Sages, et l'on s'appuie sur un shitouf ร  la place d'un erouv. Mรชme s'ils se sont associรฉs dans la ruelle avec du vin, ils n'ont pas besoin de faire l'erouv dans les cours. Et quant ร  l'erouv ร  la place du shitouf : si toutes les cours de la ruelle s'ouvrent l'une sur l'autre par des portes ou par des fenรชtres, et qu'elles ont fait l'erouv ensemble, elles n'ont pas besoin de shitouf dans la ruelle.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Meir exige les deux gestes, pour que les enfants gardent la rรจgle. Les Sages : l'un des deux suffit. Le Roch tranche avec Rabbi Yo'hanan : on n'instruit pas selon Rabbi Meir, et un shitouf de vin dispense d'erouv des cours.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pain, vin, et la halakha On n'instruit pas selon Rabbi Meir Cours : erouv avec du pain. Le vin ne vaut pas. Ruelle : shitouf avec du vin. Le pain vaut aussi. Rabbi Meir erouv et shitouf, pour les enfants. Sages ou l'erouv, ou le shitouf. Halakha : Rabbi Yo'hanan. On s'appuie sur le shitouf ร  la place de l'erouv.
Deux gestes selon Rabbi Meir. Un seul selon les Sages. La halakha suit les Sages.
12
ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื” ืจื‘ื™ ื ื—ื•ืžื™ ื•ืจื‘ื”, ื—ื“ ืืžืจ: ื‘ืคืช ื“ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ื‘ื—ื“ื ืกื’ื™, ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื™ื™ืŸ.

Rabbi Nehoumi et Rabba en discutent. L'un dit : pour le pain, tout le monde convient qu'une seule chose suffit.

Quand discutent-ils ? Pour le vin.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ื‘ื—ื“ื ืกื’ื™ื ื“ื”ื ืคืช ื—ื–ื™ ื”ื›ื ื•ื”ื›ื ื•ื‘ื™ืŸ ืœืžืจ ื•ื‘ื™ืŸ ืœืžืจ ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืขืœ ืฉื™ืชื•ืฃ ื‘ืžืงื•ื ืขื™ืจื•ื‘:
Une seule chose suffit. Car le pain convient ici et lร . Et selon l'un comme selon l'autre, on s'appuie sur un shitouf ร  la place d'un erouv.
ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื™ื™ืŸ ื›ืฉื ืฉืชืชืคื• ื‘ื™ื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื“ืœืจ"ืž ืœื ืกืžื›ื™ื ืŸ ืขืœื™ื” ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื“ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืœื—ืฆื™ืจื•ืช ื‘ื™ื™ืŸ ื•ืœืจื‘ื ืŸ ืฉืจื™ ื•ืืข"ื’ ื“ื™ื™ืŸ ื‘ื—ืฆืจ ืœื ื—ื–ื™ ืžื’ื• ื“ื—ื–ื™ ืœืžืœืชื™ื” ื‘ืฉื™ืชื•ืฃ ืกืžื›ื™ื ืŸ ืขืœื™ื” ื‘ื—ืฆืจ ื“ืžื•ื“ื™ืช ืœืŸ ื“ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืขืœ ืฉื™ืชื•ืฃ ื‘ืžืงื•ื ืขื™ืจื•ื‘ ื•ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืื™ืช ืœื”ื• ื“ืกื•ืžื›ื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืขืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืฉื”ื•ื ืœืขื•ืœื ืฉืœ ืคืช:
Quand discutent-ils ? Pour le vin. Quand ils se sont associรฉs avec du vin dans la ruelle. Selon Rabbi Meir, on ne s'appuie pas dessus pour les erouvin de cours, car on ne fait pas l'erouv des cours avec du vin. Et selon les Sages, c'est permis. Et bien que le vin ne convienne pas ร  la cour, puisqu'il convient ร  sa fonction dans le shitouf (migo), on s'appuie dessus pour la cour. Car il nous concรจde que l'on s'appuie sur un shitouf ร  la place d'un erouv. Et tous deux tiennent que l'on s'appuie, pour la ruelle, sur les erouvin de cours, qui sont toujours de pain.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื‘ืคืช ื›"ืข ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ื‘ื—ื“ ืกื’ื™ ืžืฉื•ื ื“ืคืช ืกื’ื™ ื”ื›ื ื•ื”ื›ื ื•ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ื‘ื™ืŸ ืœืžืจ ื•ื‘ื™ืŸ ืœืžืจ ืกื•ืžื›ื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืขืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืฉื”ื•ื ืœืขื•ืœื ื‘ืคืช ื•ืœืคื™ื›ืš ื”ื ื“ืงืชื ื™ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืœื ื‘ืขื™ ืœืžื™ืžืจ ื“ืื—ืจ ืฉืขื™ืจื‘ื• ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื™ื”ื™ื• ืขื“ื™ื™ืŸ ื–ืงื•ืง ืœื”ืฉืชืชืฃ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืืœื ื›ืœื•ืžืจ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื‘ืคืช ืืข"ืค ืฉื ืฉืชืชืคื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ื™ื™ืŸ ื•ืื™ืŸ ื”ืœืฉื•ืŸ ืžืฉืžืข ื›ืŸ ื•ืขื•ื“ ืชื ืŸ ืœืงืžืŸ ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื’:) ื”' ื—ืฆื™ืจื•ืช ื”ืคืชื•ื—ื•ืช ื–ื• ืœื–ื• ื•ืคืชื•ื—ื•ืช ืœืžื‘ื•ื™ ืขื™ืจื‘ื• ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืœื ื ืฉืชืชืคื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ืžื•ืชืจื™ืŸ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืืกื•ืจื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื•ืงืืžืจ ื‘ื’ืžืจื ืžื ื™ ืจ"ืž ื”ื™ื ื“ืืžืจ ื‘ืขื™ื ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉื™ืชื•ืฃ ืžื™ื”ื• ืื™ื›ื ืœืื•ืงืžื™ ื”ื”ื•ื ืกื•ื’ื™ื ื›ืž"ื“ ื‘ืคืช ืคืœื™ื’ื™ ื•ืž"ื“ ื‘ืคืช ืœ"ืค 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Pour le pain, tout le monde convient qu'une seule chose suffit. Parce que le pain suffit ici et lร . Et le commentaire a expliquรฉ : selon l'un comme selon l'autre, on s'appuie, dans la ruelle, sur les erouvin de cours, qui sont toujours de pain. C'est pourquoi ce que l'on enseigne, on fait l'erouv dans les cours et l'on fait le shitouf dans la ruelle, ne veut pas dire qu'aprรจs avoir fait l'erouv dans les cours ils seraient encore tenus de faire le shitouf dans la ruelle. Cela veut dire : on fait l'erouv dans les cours avec du pain, bien qu'ils se soient associรฉs dans la ruelle avec du vin. Et la formulation ne le laisse pas entendre ainsi. De plus, nous avons appris plus loin dans notre chapitre (Eruvin 73b) : cinq cours ouvertes l'une sur l'autre et ouvertes sur la ruelle. Elles ont fait l'erouv dans les cours et n'ont pas fait le shitouf dans la ruelle : elles sont permises dans les cours et interdites dans la ruelle. Et la Guemara dit : de qui est-ce ? C'est Rabbi Meir, qui dit : il faut un erouv et il faut un shitouf. Toutefois, on peut รฉtablir cette sougya selon celui qui dit qu'ils discutent au sujet du pain. Et celui qui dit que pour le pain ils ne discutent pas tient comme Rav, qui n'enseigne pas : ouvertes l'une sur l'autre. Et Rabbi Its'hak explique que cela porte sur un shitouf de pain. Puisque le vin suffit, qu'ils se sont astreints ร  le faire avec du pain, et qu'ils l'ont renforcรฉ davantage, cela vaut aussi pour les cours. De plus, le shitouf vaut pour toutes les maisons et toutes les cours, car tous s'associent ensemble. Mais un erouv de cours fait de pain n'a pas ร  valoir autant dans la ruelle. Et selon ce qu'il a expliquรฉ, mรชme celui qui dit que pour le pain ils ne discutent pas convient qu'au sujet d'un erouv de cours fait de pain ils discutent : vaut-il pour la ruelle. Rabbi Its'hak dit : nous pouvons expliquer les deux humrot en matiรจre d'erouv, plus haut. Si l'on avait dit : la halakha suit Rabbi Eliezer ben Tadai, nous n'aurions pas su quelle est sa raison. Et si nous disons : la halakha suit Rabbi Meir, j'aurais dit : dans un seul point, celui oรน l'on ne s'appuie pas sur un erouv ร  la place d'un shitouf. Comme le laisse entendre la formulation de Rabbi Meir, qui a dit : on fait l'erouv dans les cours et l'on fait le shitouf dans la ruelle. Cela laisse entendre que, bien qu'ils aient fait l'erouv, ils ont encore besoin de faire le shitouf. Mais sur un shitouf ร  la place d'un erouv, on s'appuie. Cela nous enseigne : la halakha suit Rabbi Eliezer ben Tadai, on ne s'appuie pas sur un shitouf ร  la place d'un erouv. Car, selon toute vraisemblance, il vient rรฉvรฉler que la halakha suit Rabbi Meir entiรจrement. Toutefois, l'explication du commentaire, plus haut, au sujet des deux humrot, convient mieux. Et si tu dis : quand ils ont fait l'erouv dans les cours avec du pain et qu'ils ont dรฉposรฉ leur erouv dans une maison de l'une des cours, pourquoi cela ne vaudrait-il pas, pour tout le monde, pour la ruelle ? Si c'est parce qu'une baraita enseigne dans Keitsad mishtatfin (plus loin, Eruvin 85b) : les erouvin de cours se dรฉposent dans une maison de la cour, et les shitoufim de ruelles dans une cour de la ruelle. Et celui-ci, puisqu'on l'a dรฉposรฉ dans la maison, ne porte pas le nom de shitouf, il porte le nom d'erouv. Or le commentaire a expliquรฉ plus loin dans notre chapitre, au sujet de : ici, attablรฉs dans la maison, ici, attablรฉs dans la cour, que ce que nous disons, les shitoufim de ruelles dans une cour de la ruelle, vaut ร  plus forte raison dans sa maison. Et ainsi il a expliquรฉ au dรฉbut de Souka (3b). Et bien que le commentaire ait expliquรฉ ici que, pour tout le monde, on s'appuie dans la ruelle sur les erouvin de cours, qui sont toujours de pain, de toute faรงon, selon celui qui dit qu'ils discutent au sujet du pain, la difficultรฉ reste : pourquoi l'erouv des cours ne vaudrait-il pas pour la ruelle, puisque sa rรจgle est aussi de le dรฉposer dans la maison ? Serait-ce le nom qui fait qu'on l'appelle erouv, de sorte qu'il vaudrait pour les cours et non pour la ruelle ? Et selon celui qui dit que pour le vin aussi ils discutent, et qui explique la baraita d'aprรจs : ou bien l'on fait le shitouf dans la ruelle avec du vin, et ils sont permis ici et lร , tandis qu'un erouv de cours avec du vin ne vaut pas. Et pourquoi ? Puisque le shitouf vaut, ne l'appelle pas erouv, appelle-le shitouf. Il est รฉtonnant de dire que le fait de l'avoir appelรฉ erouv lui retire la rรจgle de shitouf. Et Rabbi Its'hak se contraint, pour l'explication du commentaire : au commencement de l'erouv, seuls les gens d'une cour ensemble, ou de deux cours ensemble, ont fait l'erouv. Ils ne pensaient pas que tous les gens de la ruelle s'associeraient ensemble. Il se trouve qu'ils n'ont pas donnรฉ leur erouv au titre de shitouf. C'est pourquoi, quand tous les gens de la ruelle se sont ajoutรฉs ร  eux, on ne peut pas le compter comme un shitouf, puisque les premiers n'รฉtaient pas lร  et n'ont jamais su que tous les autres s'รฉtaient ajoutรฉs sur eux. Et il paraรฎt ร  Rabbi Its'hak que toute la rรจgle est prรฉcise : les erouvin de cours, prรฉcisรฉment dans une maison de la cour ; les shitoufim de ruelles, prรฉcisรฉment dans une cour de la ruelle, et non dans une maison. Parce que, dans la cour, cela se reconnaรฎt mieux au titre de shitouf : cela touche davantage ร  la ruelle, et les usages de cette ruelle sont proches les uns des autres. Et maintenant, ce que l'on dit plus loin, attablรฉs dans la maison, on s'appuie sur le pain qui est sur la table au titre d'erouv : il dit au titre d'erouv seulement, et non au titre de shitouf. Et ce que l'on dit au dรฉbut de Souka (3a) : une maison qui n'a pas quatre sur quatre, on n'y dรฉpose pas d'erouvin de cours, mais on y dรฉpose des shitoufim de ruelles, car elle n'est pas moindre qu'une cour de la ruelle. Et il en ressort qu'ร  plus forte raison, si c'รฉtait une maison complรจte, on y dรฉposerait des shitoufim. Rabbi Its'hak dit : une maison complรจte est moindre pour le shitouf. Et s'il a pris l'expression elle n'est pas moindre, c'est pour que tu ne dises pas : de mรชme qu'elles sortent de la catรฉgorie des maisons pour l'erouv, elles sortent aussi de la catรฉgorie de la cour pour le shitouf, puisqu'il y a des cloisons qui sรฉparent, qu'une cour exige quatre coudรฉes, et que cette maison n'a pas quatre coudรฉes. Et maintenant, la michna du maรฎtre de maison qui รฉtait associรฉ ร  ses voisins, avec celui-ci pour du vin, et aussi celle de plus haut (Eruvin 68a), que le maรฎtre me fasse acquรฉrir un quart de log de vinaigre : il faut dire que cette jarre รฉtait dans la cour. Car il s'agit de shitoufim de ruelles. Tandis que les erouvin de cours exigent du pain. Et dans le Talmud de Jรฉrusalem, il ressort comme l'explication du commentaire : ร  plus forte raison une maison. Car on dit au chapitre Mi che-hotsiouhou : l'erouv exige une maison. Le shitouf, doit-il exiger une maison ? C'est une parole de Chmouel : le shitouf exige une maison. Et l'on conclut : Rabbi Abahou au nom de Rabbi Yo'hanan : on le dรฉpose aussi bien dans l'espace de la cour que dans l'espace de la ruelle. Il en ressort explicitement : ร  plus forte raison une maison.
๐Ÿ’ก Explication

Le pain vaut des deux cรดtรฉs. Selon cette lecture, erouv ou shitouf, un seul geste suffit, et Rabbi Meir le concรจde. Le dรฉsaccord reste sur le vin : il vaut pour la ruelle, et Rabbi Meir refuse de s'en servir pour les cours. Les Sages s'en servent, par un migo : puisqu'il vaut pour le shitouf, on s'appuie dessus pour la cour.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pain ou vin : oรน discutent-ils ? Rabbi Nehoumi et Rabba, premiรจre lecture Avis rapporte : pour le pain, une seule chose suffit Pain vaut pour l'erouv et pour le shitouf. L'un des deux suffit. Vin du shitouf Rabbi Meir : l'erouv des cours reste du. Sages : on s'appuie.
Pain : un seul geste. Vin : Rabbi Meir exige encore l'erouv des cours.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).