Eruvin 72a : Vin, pain, et cinq groupes dans un traklin

Eruvin 72a

Sougya : Un amora tient que, pour le vin, tout le monde exige l'erouv et le shitouf, et que le dรฉbat porte sur le pain. Une objection lit les Sages comme un erouv de pain ou un shitouf de vin.

Rav Guidel, au nom de Rav, rรฉpond : les deux options sont du pain, et chacune permet ici et lร . Rav, Rav Houna et Rabbi Yo'hanan รฉchelonnent l'avis de Rabbi Meir : halakha, coutume, ou pratique du peuple.

La michna place ensuite cinq groupes dans un mรชme traklin. Beit Chammai exigent un erouv par groupe, Beit Hillel un seul, sauf pour des chambres et des รฉtages.

Rav Nahman et Rabbi Hiya situent le dรฉbat sur la hauteur de la cloison.

Vin : les deux. Pain : le dรฉbat. Lecture de l'autre amora, puis Rav Guidel Vin Pain Tout le monde convient. Il faut erouv et shitouf. Pas de migo pour la cour. Lร  est le dรฉbat. Rabbi Meir : les deux. Sages : un seul suffit. Rav Guidel au nom de Rav Les deux options des Sages sont du pain. Erouv de cour, ou shitouf de ruelle : permis ici et lร .
Pour le vin, erouv et shitouf. Pour le pain, Rabbi Meir et les Sages. Rav Guidel : les deux gestes sont du pain.
Trois degrรฉs pour l'avis de Rabbi Meir Taanit 26b, rapportรฉ par Rachi Halakha Minhag Nahagu Rav Yehouda au nom de Rav. On l'enseigne dans la leรงon publique. Rav Houna. Pas de leรงon publique. On instruit celui qui demande. Rabbi Yo'hanan. On n'instruit pas. S'ils ont agi selon Rabbi Meir, pas de protestation.
Halakha : leรงon publique. Minhag : instruction privรฉe. Nahagu : pas d'instruction, et pas de protestation s'ils ont agi.
Quelle cloison sรฉpare les groupes ? Mesifas, dix tefahim, plafond Mesifas Cloison de dix Jusqu'au plafond Piรจces de bois, cloison basse. Rav Nahman : lร  est le dรฉbat. Dix tefahim. Premiรจre version : tous exigent un erouv par groupe. Rabbi Hiya et Rabbi Chimon. L'un : dรฉbat ici. L'autre : accord ici.
Mesifas, cloison de dix tefahim, cloison jusqu'au plafond : trois seuils pour sรฉparer les groupes du traklin.
1
ื•ื—ื“ ืืžืจ: ื‘ื™ื™ืŸ ื“ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืชืจืชื™, ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ื‘ืคืช.

Et l'autre a dit : pour le vin, tout le monde convient qu'il faut les deux. Quand discutent-ils ?

Pour le pain.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื—ื“ ืืžืจ ื‘ื™ื™ืŸ ืืคื™' ืจื‘ื ืŸ ืžื•ื“ื• ื“ืœื ืกืžื›ื™ื ืŸ ืขืœื™ื” ื‘ื—ืฆืจ ื“ืœื ืืžืจื™' ืžื’ื•:
Et l'autre a dit, pour le vin : mรชme les Sages conviennent qu'on ne s'appuie pas dessus pour la cour, car nous ne disons pas de migo.
ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ื‘ืคืช ื•ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื™ืŸ ื‘ืฉื™ืชื•ืฃ ื‘ื™ืŸ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื“ืœืจ' ืžืื™ืจ ืื™ืŸ ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืขืœ ื–ื” ื‘ืžืงื•ื ื–ื”:
Quand discutent-ils ? Pour le pain. Et ils discutent aussi bien pour le shitouf que pour l'erouv, car selon Rabbi Meir on ne s'appuie pas sur l'un ร  la place de l'autre.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme lecture de la baraita. Le vin vaut pour le shitouf de la ruelle. Cet amora refuse le migo : ce qui vaut pour la ruelle ne vaut pas, de ce seul fait, pour la cour. Mรชme les Sages exigent alors l'erouv et le shitouf.

Le dรฉbat reste sur le pain. Selon Rabbi Meir, le pain de l'un ne tient pas lieu de l'autre. Selon les Sages, un seul geste de pain suffit.

2
ืžื™ืชื™ื‘ื™: ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื ืื• ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื• ืžืฉืชืชืคื™ืŸ. ืžืื™ ืœืื•: ืื• ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื—ืฆืจ ื‘ืคืช, ืื• ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ื™ื™ืŸ.

On objecte : Et les Sages disent : ou bien l'on fait l'erouv, ou bien l'on fait le shitouf. N'est-ce pas : ou bien l'on fait l'erouv dans la cour avec du pain, ou bien l'on fait le shitouf dans la ruelle avec du vin.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืื™ ืœืื• ื›ื•' ื•ืงืฉื™ื ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ื‘ื™ื™ืŸ ืœื ืคืœื™ื’ื™:
N'est-ce pas, etc. Et c'est une difficultรฉ pour celui qui dit : pour le vin, ils ne divergent pas.
๐Ÿ’ก Explication

La baraita des Sages dit seulement : ou l'erouv, ou le shitouf. L'objection la lit comme un erouv de pain dans la cour, ou un shitouf de vin dans la ruelle. Le vin suffirait alors ร  lui seul, et l'amora qui rรฉserve le vin est en difficultรฉ.

3
ืืžืจ ืจื‘ ื’ื™ื“ืœ ืืžืจ ืจื‘, ื”ื›ื™ ืงืืžืจ: ืื• ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื—ืฆืจ ื‘ืคืช โ€” ื•ืžื•ืชืจื™ืŸ ื›ืืŸ ื•ื›ืืŸ, ืื• ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ืคืช โ€” ื•ืžื•ืชืจื™ืŸ ื›ืืŸ ื•ื›ืืŸ.

Rav Guidel a dit au nom de Rav : voici ce qu'il dit. Ou bien l'on fait l'erouv dans la cour avec du pain, et l'on est permis ici et lร .

Ou bien l'on fait le shitouf dans la ruelle avec du pain, et l'on est permis ici et lร .

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื• ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ืคืช ื“ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื“ื•ืžื™ื ื“ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืงืชื ื™:
Ou bien l'on fait le shitouf dans la ruelle avec du pain : car l'on fait le shitouf est enseignรฉ ร  la maniรจre de l'on fait l'erouv.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Guidel garde l'avis sur le vin. Les deux options des Sages sont du pain. Le mot shitouf est enseignรฉ sur le mรชme modรจle que le mot erouv.

Ici et lร  : la cour et la ruelle. Un erouv de pain dans la cour permet les deux. Un shitouf de pain dans la ruelle permet les deux.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Les Sages, selon Rav Guidel Le shitouf est enseignรฉ comme l'erouv : avec du pain Objection : ou erouv de pain, ou shitouf de vin Rav Guidel lit les deux termes sur le mรชme modรจle Erouv dans la cour avec du pain. Permis ici et lร . Shitouf dans la ruelle avec du pain. Permis ici et lร .
Pain dans la cour, ou pain dans la ruelle : chaque geste permet les deux lieux.
4
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ื•ืจื‘ ื”ื•ื ื ืืžืจ: ืžื ื”ื’ ื›ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ: ื ื”ื’ื• ื”ืขื ื›ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ.

Rav Yehouda a dit au nom de Rav : la halakha suit Rabbi Meir. Et Rav Houna a dit : la coutume suit Rabbi Meir.

Et Rabbi Yo'hanan a dit : le peuple a pratiquรฉ selon Rabbi Meir.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ืœื›ืชื ื•ืžื ื”ื’ ื•ื ื”ื’ื• ื‘ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ืชืขื ื™ืช (ื“ืฃ ื›ื•:) ืžืคื•ืจืฉ ื”ืœื›ื” ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื‘ืคื™ืจืงื ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืžื ื”ื’ ืžื“ืจืฉ ืœื ื“ืจืฉื™ื ืŸ ืื•ืจื•ื™ื™ ืžื•ืจื™ื ืŸ ืœื™ื—ื™ื“ ื”ื‘ื ืœื™ืžืœืš ื ื”ื’ื• ืื•ืจื•ื™ื™ ื ืžื™ ืœื ืžื•ืจื™ื ืŸ ื•ืื™ ืขื‘ื•ื“ ืœื ืžื—ื™ื ืŸ ื‘ื”ื•:
Halakha, coutume, et ils ont pratiquรฉ. Au dernier chapitre de Taanit (26b), c'est expliquรฉ. Halakha : on l'expose dans la leรงon publique, la halakha suit Rabbi Meir. Coutume : on ne l'expose pas dans la leรงon, et l'on instruit l'individu qui vient demander conseil. Ils ont pratiquรฉ : on n'instruit mรชme pas, et s'ils l'ont fait, on ne les en empรชche pas.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื ื”ื’ื• ื”ืขื ื›ืจ' ืžืื™ืจ ื‘ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ืชืขื ื™ืช (ื“ืฃ ื›ื•:) ืžืคืจืฉ ื“ืื•ืจื•ื™ื™ ืœื ืžื•ืจื™ื ืŸ ื›ื•ื•ืชื™ื” ื•ืื™ ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ืœื ืžื—ื™ื ืŸ ื‘ื™ื“ื™ื™ื”ื• ื•ื"ืช ืžื” ืžื—ืื” ืฉื™ื™ืš ื›ืืŸ ืื ืžื—ืžื™ืจื™ืŸ ื›ืจ"ืž ืœืขืฉื•ืช ืขื™ืจื•ื‘ ื•ืฉื™ืชื•ืฃ ื•ื™"ืœ ื“ืœื ื”ื•ื™ ื‘ืจื›ื” ืœื‘ื˜ืœื” ืื™ ื ืžื™ ืื ื ืžื ืขื™ื ืขืœ ื›ืš ืœื”ื‘ื™ื ืกื›ื™ืŸ ื•ื—ืžื™ืŸ ืœืฆื•ืจืš ืžื™ืœื” ืื™ ื ืžื™ ืœื›ื™ ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ืžื™ ืฉื”ื•ืฆื™ืื•ื”ื• (ืœืขื™ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื˜.) ื’ื‘ื™ ื—ืฆืจ ืฉื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ ืžื‘ื•ืื•ืช ื•ื”ื™ื ืจื’ื™ืœื” ื‘ืื—ื“ ืื ืขื™ืจื‘ ืจื’ื™ืœ ืœืขืฆืžื• ื•ื–ื” ืฉืื™ื ื• ืจื’ื™ืœ ืœื ืขื™ืจื‘ ื•ื”ื™ื ื ืžื™ ืœื ืขื™ืจื‘ื” ื“ื•ื—ื” ืื•ืชื” ืืฆืœ ืžื™ ืฉืื™ื ื” ืจื’ื™ืœื” ื“ื›ื•ืคื™ืŸ ืขืœ ืžื“ืช ืกื“ื•ื ื•ื”ืฉืชื ืื ืขื™ืจื‘ ืžื™ ืฉืื™ื ื• ืจื’ื™ืœ ื•ืœื ืฉื™ืชืฃ ื•ื”ื ื“ื•ื—ื™ืŸ ืื•ืชื” ืืฆืœ ืžื™ ืฉืื™ื ื• ืจื’ื™ืœ ื›ืจ"ืž ื“ื‘ืขื™ ืฉื™ืชื•ืฃ ืœื ืžื—ื™ื ืŸ ื‘ื”ื• ืื™ ื ืžื™ ืื ืขื™ืจื‘ื” ืขื ืฉื ื™ื”ื ื•ืœื ืฉื™ืชืคื” ืืœื ืขื ื”ืื—ื“ ื“ืœืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื• ืœื”ื• ืขื™ืจื‘ื” ืขื ืฉื ื™ื”ื ืืกื•ืจื” ืขื ืฉื ื™ื”ื ื•ืœืจ"ืž ืขื ืื•ืชื• ืฉืฉื™ืชืคื” ืขืžื• ืžื•ืชืจืช ื“ืขื ื”ืื—ืจ ืœื ื ืฉืชืชืคื” ื•ืื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ืžื•ืขื™ืœ ื‘ืžืงื•ื ืฉื™ืชื•ืฃ:
Le peuple a pratiquรฉ selon Rabbi Meir. Au dernier chapitre de Taanit (26b), on explique qu'on n'instruit pas selon lui, et que s'ils ont agi ainsi, on ne proteste pas contre eux. Et si tu dis : quelle protestation a sa place ici, s'ils sont sรฉvรจres comme Rabbi Meir, ร  faire l'erouv et le shitouf ? On peut rรฉpondre : cela ne compte pas comme une bรฉnรฉdiction en vain. Autre cas : s'ils s'abstiennent, ร  cause de cela, d'apporter un couteau et de l'eau chaude pour une circoncision. Autre cas : comme ce que l'on a dit dans Mi che-hotsiouhou (plus haut, Eruvin 49a), au sujet d'une cour placรฉe entre deux ruelles et habituรฉe ร  l'une d'elles. Si l'habituรฉe a fait l'erouv pour elle-mรชme, si celle qui n'est pas habituรฉe n'a pas fait l'erouv, et si la cour non plus n'a pas fait l'erouv, on la renvoie vers celle ร  laquelle elle n'est pas habituรฉe, car on contraint au sujet de la midat Sedom (refuser un bien qui ne coรปte rien). Maintenant, si celui qui n'est pas habituel a fait l'erouv et n'a pas fait le shitouf, et qu'ils renvoient la cour vers celui qui n'est pas habituel, ร  la maniรจre de Rabbi Meir qui exige le shitouf, on ne proteste pas contre eux. Autre cas : si elle a fait l'erouv avec les deux et n'a fait le shitouf qu'avec l'un d'eux. Selon les Sages, du fait qu'elle a fait l'erouv avec les deux, elle est interdite avec les deux. Selon Rabbi Meir, avec celui avec qui elle a fait le shitouf, elle est permise, car avec l'autre elle ne s'est pas associรฉe, et un erouv ne sert pas ร  la place d'un shitouf.
๐Ÿ’ก Explication

Trois formules, dรฉfinies ร  Taanit 26b. Halakha : on l'expose dans la leรงon publique. Minhag (coutume) : on n'en fait pas une leรงon, et l'on instruit celui qui vient demander. Nahagu (ils ont pratiquรฉ) : on n'instruit pas, et s'ils ont agi, on ne proteste pas.

Tossefot cherche oรน une protestation aurait un objet : bรฉnรฉdiction, circoncision, ou cour placรฉe entre deux ruelles.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Trois degrรฉs pour l'avis de Rabbi Meir Taanit 26b, rapportรฉ par Rachi Halakha Minhag Nahagu Rav Yehouda au nom de Rav. On l'enseigne dans la leรงon publique. Rav Houna. Pas de leรงon publique. On instruit celui qui demande. Rabbi Yo'hanan. On n'instruit pas. S'ils ont agi selon Rabbi Meir, pas de protestation.
Halakha, coutume, pratique : trois forces pour l'avis de Rabbi Meir.
5
ืžืชื ื™ืณ ื—ืžืฉื” ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืฉืฉื‘ืชื• ื‘ื˜ืจืงืœื™ืŸ ืื—ื“, ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืื•ืžืจื™ื: ืขื™ืจื•ื‘ ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื—ื‘ื•ืจื”, ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืื•ืžืจื™ื: ืขื™ืจื•ื‘ ืื—ื“ ืœื›ื•ืœืŸ.

Michna. Cinq groupes qui ont passรฉ le Chabbat dans un mรชme traklin (salle).

Beit Chammai disent : un erouv pour chaque groupe. Beit Hillel disent : un seul erouv pour tous.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืชื ื™' ื‘ื˜ืจืงืœื™ืŸ ืื—ื“ ื•ื—ืœืงื•ื”ื• ืœื—ืžืฉื” ื•ื›ื•ืœืŸ ื™ืฉ ืœื”ืŸ ืคืชื— ืžืŸ ื”ื˜ืจืงืœื™ืŸ ืœื—ืฆืจ ื•ืฆืจื™ืš ืœืขืจื‘ ืขื ืฉืืจ ื‘ื ื™ ื—ืฆืจ:
Michna. Dans un mรชme traklin : on l'a partagรฉ en cinq, et tous ont une ouverture du traklin vers la cour. Il faut faire l'erouv avec les autres habitants de la cour.
ื‘"ืฉ ืื•ืžืจื™ื ืจืฉื•ื™ื•ืชื™ื”ืŸ ื—ืœื•ืงื™ืŸ ื•ืฆืจื™ืš ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ืœื™ืชืŸ ืคืช ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื”ื—ืฆืจ ื“ื”ื•ื• ืœื”ื• ื›ื”' ื‘ืชื™ื ื•ื”"ื” ื“ืื ื‘ืื• ืœื”ื•ืฆื™ื ืžืจืฉื•ืช ื–ื• ืœื–ื• ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ:
Beit Chammai disent : leurs domaines sont sรฉparรฉs. Chaque groupe doit donner du pain ร  l'erouv de la cour, car ils comptent comme cinq maisons. Et de mรชme, s'ils viennent ร  transporter de ce domaine vers celui-lร , ils ont besoin d'un erouv entre eux.
ื•ื‘"ื” ืื•ืžืจื™ื ืื™ืŸ ืžื—ื™ืฆื” ื–ื• ื—ื™ืœื•ืง ืจืฉื•ืช ื“ืžื—ื™ืฆื” ืฉืคืœื” ื”ื™ื ื›ื“ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืž' ื”ืœื›ืš ืขื™ืจื•ื‘ ืื—ื“ ืœื›ื•ืœืŸ ื•ื‘ืชื•ืš ื”ื˜ืจืงืœื™ืŸ ื ืžื™ ืžื•ืฆื™ืื™ืŸ ืžื–ื• ืœื–ื• ื‘ืœื ืขื™ืจื•ื‘ ืฉื”ื˜ืจืงืœื™ืŸ ืžื—ื‘ืจืŸ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ื"ืฆ ืขื™ืจื•ื‘ ื ืขืฉื” ืื—ื“ ืžื”ืŸ ืฉืœื™ื— ืœื›ื•ืœืŸ ื“ืืžืจื™' ืœืงืžืŸ ื—ืžืฉื” ืฉื’ื‘ื• ืืช ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ื›ืœื•ืžืจ ืฉืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื—ืžืฉื” ื‘ืชื™ื ื‘ื—ืฆืจ ื•ืขื™ืจื‘ื• ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ื•ื”ื•ื• ืœื”ื• ื—ื“ื ื•ืื ื‘ืื™ืŸ ืœืขืจื‘ ืขื ืื—ืจื™ื ืขื™ืจื•ื‘ ืื—ื“ ืœื›ื•ืœืŸ:
Et Beit Hillel disent : cette cloison, basse, ne sรฉpare pas les domaines, comme la Guemara l'explique. Par consรฉquent, un seul erouv pour tous. ร€ l'intรฉrieur du traklin aussi, on transporte de l'un vers l'autre sans erouv, car le traklin les joint. Et puisqu'entre eux il ne faut pas d'erouv, l'un d'eux devient chalia'h (mandataire) de tous. Car nous disons plus loin : cinq qui ont collectรฉ leur erouv, c'est-ร -dire qui habitent cinq maisons dans une cour, ont fait l'erouv entre eux, et sont devenus un seul. Et s'ils viennent faire l'erouv avec d'autres, un seul erouv pour tous.
โš–๏ธ Rosh (2)
ืžืชื ื™' ื—ืžืฉ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืฉืฉื‘ืชื• ื‘ื˜ืจืงืœื™ืŸ ื' ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืื•ืžืจื™ื ืขื™ืจื•ื‘ ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืื•ืžืจื™ื ืขื™ืจื•ื‘ ืื—ื“ ืœื›ื•ืœืŸ: ื•ืžื•ื“ื™ื ื‘ื–ืžืŸ ืฉืžืงืฆืชืŸ ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื—ื“ืจื™ื ืื• ื‘ืขืœื™ื•ืช ืฉืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื—ื‘ื•ืจื”. ื•ืžื™ื™ืจื™ ืฉื›ืœ ื—ื“ืจ ื•ืขืœื™ื™ื” ืคืชื•ื— ืœื—ืฆืจ ื›ืžื• ืฉืคื™' ืจืฉืดื™ ื“ื”ื ืš ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืฉืฉื‘ืชื• ื‘ื˜ืจืงืœื™ืŸ ืœื›ื•ืœืŸ ื™ืฉ ืœื”ืŸ ืคืชื— ืžืŸ ื”ื˜ืจืงืœื™ืŸ ืœื—ืฆืจ. ื“ืื ืœื ื”ื™ื” ืœื›ืœ ืื—ื“ ืคืชื— ื”ื•ื” ืืžืจื™ื ืŸ ืคื ื™ืžื™ ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ืœื—ื•ื“. ืื• ืฉื ื™ ื”ืคื ื™ืžื™ื™ื ืœืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืกื•ืฃ ืคื™ืจืงื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื”:) ื’ื‘ื™ ืขืฉืจื” ื‘ืชื™ื ื–ื• ืœืคื ื™ื ืžื–ื•. ื•ืžื™ื”ื• ืื ื™ืฉ ืœืื“ื ืกื•ืคืจ ืื• ืžืœืžื“ ื‘ืชื•ืš ื‘ื™ืชื• ืื• ื‘ื—ื•ืจื™ื ื”ื‘ืื™ื ืœืœืžื•ื“ ื•ืฉืจื•ื™ ื›ืœ ืื—ื“ ื‘ื—ื“ืจ ืื• ื‘ืขืœื™ื™ื” ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื• ื•ื™ืฉ ืœื›ืœ ืื—ื“ ืคืชื— ืคืชื•ื— ืœื—ืฆืจ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื—ืœื•ืงื™ืŸ ืžื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื‘ืคืช ืื™ืŸ ืื•ืกืจื™ืŸ ืขืœื™ื• ื•ืœื ื–ื” ืขืœ ื–ื”. ื•ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ืื ื›ื•ืœืŸ ืื•ื›ืœื™ืŸ ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“ ืืขืดืค ืฉื›ืœ ืื—ื“ ื™ืฉืŸ ื‘ื—ื“ืจื• ื“ืงื™ืดืœ ื›ืจื‘ ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื’.) ืžืงื•ื ืคื™ืชื ื’ืจื™ื. ืืœื ืืคื™ืœื• ืœืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ืžืงื•ื ืœื™ื ื” ื’ืจื™ื ื•ื›ืŸ ืœืจื‘ ื•ืืคื™ืœื• ืื•ื›ืœื™ื ื•ื™ืฉื ื™ื ื›ืœ ืื—ื“ ื‘ื—ื“ืจื• ืื™ืŸ ืื•ืกืจื™ื ื–ื” ืขืœ ื–ื” ื›ื™ื•ืŸ ืฉื›ื•ืœืŸ ืžืฉืชืžืฉื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืชื• ืฉืœ ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื‘ื›ืœ ืขืกืงื™ ืชืฉืžื™ืฉื™ื”ืŸ ื‘ืืคื™ื” ื•ื‘ื™ืฉื•ืœ ื—ืฉื™ื‘ื™ ื›ื•ืœื”ื• ื›ืื™ืœื• ืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ื™ืฉื ื™ื ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“. ืœืคื™ ืฉื”ื›ืœ ื ืงืจื ืขืœ ืฉื ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช. ื•ืขื•ื“ ืฉืื™ืŸ ืžืฉืื™ืœ ืœื”ื ืจืฉื•ืชื• ืœืืกื•ืจ ืขืœื™ื• ื•ืœื ืœืืกื•ืจ ื–ื” ืขืœ ื–ื” ื•ืžืฆื™ ืœืกืœื•ืงื™ื ื”ื•. ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ื›ื—ืžืฉื” ืฉื›ื™ืจื• ื•ืœืงื™ื˜ื• ื“ืœื ืืžืจื• ืœื”ื—ืžื™ืจ ื“ืื—ื“ ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ื•ื“ื™ื•. ื•ืืคื™ืœื• ืฉืจื•ื™ื™ื ื‘ื—ื“ืจื™ื ื•ื‘ืขืœื™ื•ืช. ื“ืื™ ื›ืฉื›ื•ืœืŸ ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ืื—ื“ ื‘ื–ื” ืœื ื”ื™ื” ืžืกืชืคืง ืื‘ื™ื™ ืœืขื™ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื“.) ื“ืืคื™ืœื• ืื ื”ื™ื” ื”ื‘ื™ืช ืฉืœื”ืŸ ืœื ื”ื™ื• ืื•ืกืจื™ืŸ ื–ื” ืขืœ ื–ื” ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื’ื‘ื™ ื ื›ืจื™ ื“ื“ื™ืจืชื• ืœื ืฉืžื” ื“ื™ืจื” ืœื ืื•ืกืจื™ืŸ ืืœื ื—ืฉื™ื‘ื™ ื›ื•ืœื”ื• ื›ื—ื“ ื›ืดืฉ ื’ื‘ื™ ื™ืฉืจืืœ ื“ื“ื™ืจืชื• ื“ื™ืจื” ื“ื‘ื˜ืœื” ื“ื™ืจืชื ืœื’ื‘ื™ ื‘ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื•ืœื ื“ืžื™ ืœืžืงืฆืชืŸ ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื—ื“ืจื™ืŸ ื•ืขืœื™ื•ืช ื“ื”ื›ื ื“ื™ืฉ ืœื–ื” ื›ืžื• ืœื–ื” ื›ื•ืœื ืฉื•ื™ืŸ:
Michna. Cinq groupes qui ont passรฉ le Chabbat dans un mรชme traklin. Beit Chammai disent : un erouv pour chaque groupe. Beit Hillel disent : un seul erouv pour tous. Et ils conviennent que, lorsque certains d'entre eux habitent dans des chambres ou des รฉtages, ils ont besoin d'un erouv pour chaque groupe. Et il s'agit du cas oรน chaque chambre et chaque รฉtage s'ouvrent sur la cour, comme l'a expliquรฉ Rachi : ces groupes qui ont passรฉ le Chabbat dans le traklin ont tous une ouverture du traklin vers la cour. Car si chacun n'avait pas d'ouverture, nous dirions : l'intรฉrieur donne son erouv ร  part. Ou les deux intรฉrieurs, selon Rabbi Yo'hanan, ร  la fin de notre chapitre (Eruvin 75b), au sujet de dix maisons l'une ร  l'intรฉrieur de l'autre. Cependant, si un homme a un scribe ou un maรฎtre dans sa maison, ou des jeunes gens venus รฉtudier, et que chacun habite une chambre ou un รฉtage ร  part, et que chacun a une ouverture sur la cour : bien qu'ils soient sรฉparรฉs du maรฎtre de maison quant au pain, ils ne lui interdisent pas, et ils ne s'interdisent pas l'un ร  l'autre. Et il n'est pas besoin de le dire s'ils mangent tous au mรชme endroit, mรชme si chacun dort dans sa chambre, puisque nous tenons comme Rav, qui dit plus loin (Eruvin 73a) : le lieu du pain est dรฉterminant. Mais mรชme selon Chmouel, qui dit que le lieu du coucher est dรฉterminant, et de mรชme selon Rav, mรชme s'ils mangent et dorment chacun dans sa chambre, ils ne s'interdisent pas l'un ร  l'autre. Puisqu'ils se servent tous de la maison du maรฎtre de maison pour toutes leurs occupations, la cuisson du pain et la cuisson des aliments, on les compte tous comme s'ils mangeaient et dormaient au mรชme endroit. Parce que tout porte le nom du maรฎtre de maison. De plus, il ne leur prรชte pas son droit pour qu'ils lui interdisent, ni pour qu'ils s'interdisent l'un ร  l'autre, et il peut les renvoyer. C'est alors comme cinq sekhir et lakit (salariรฉ et valet), pour lesquels on n'a pas enseignรฉ la sรฉvรฉritรฉ : l'un donne son erouv, et cela suffit. Mรชme s'ils habitent dans des chambres et des รฉtages. Car s'ils habitaient tous dans une seule maison, Abaye n'en aurait pas doutรฉ plus haut (Eruvin 64a). Mรชme si la maison leur appartenait, ils ne s'interdiraient pas l'un ร  l'autre. Puisque, face ร  un nokhri, dont la demeure ne compte pas comme une demeure, ils n'interdisent pas et on les compte tous comme un seul, ร  plus forte raison face ร  un Israel, dont la demeure est une demeure : leur demeure s'annule devant le maรฎtre de maison. Ce cas diffรจre de celui oรน certains habitent dans des chambres et des รฉtages, ici, oรน celui-ci a autant que celui-lร  : tous sont รฉgaux.
ื‘ืขื™ ืžื™ื ื™ื” ืื‘ื™ื™ ืžืจื‘ื” ื—ืžืฉื” ืฉืฉืจื•ื™ื™ื ื‘ื—ืฆืจ ืื—ืช ื•ืฉื›ื— ืื—ื“ ืžื”ื ื•ืœื ืขื™ืจื‘ ื›ืฉื”ื•ื ืžื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืช ืฆืจื™ืš ืœื‘ื˜ืœ ืœื›ืœ ืื—ื“ ื•ืื—ื“ ืื• ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš. ื"ืœ ืฆืจื™ืš ืœื‘ื˜ืœ ืœื›ืœ ืื—ื“ ื•ืื—ื“. ืื™ืชื™ื‘ื™ื” ืื—ื“ ืฉืœื ืขื™ืจื‘ ื ื•ืชืŸ ืจืฉื•ืชื• ืœืื—ื“ ืฉืขื™ืจื‘. ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™ ืื™ ื“ืœื™ื›ื ืื—ืจื™ื ื ื‘ื”ื“ื™ื”. ื‘ื”ื“ื™ ืžืืŸ ืขื™ืจื‘ ืืœื ืคืฉื™ื˜ื ื“ืื™ื›ื ืื—ืจื™ื ื ื‘ื”ื“ื™ื” ื•ืงืชื ื™ ืœืื—ื“ ืฉืขื™ืจื‘. ื•ืจื‘ื” ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ ื“ื”ื•ื” ืื—ืจื™ื ื ื‘ื”ื“ื™ื” ื•ืžื™ืช. ื•ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื”: ื‘ืขื™ ืžื™ื ื™ื” ืจื‘ื ืžืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื™ื•ืจืฉ ืžื”ื• ืฉื™ื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืช. ื•ืžื™ื™ืจื™ ื›ืฉืœื ืขื™ืจื‘ ืื‘ื™ื•. ื“ืื™ ืขื™ืจื‘ ืœื ืืกืจ ื™ื•ืจืฉ ืขืœื™ื• ื›ื“ืชื ื™ื ืœืงืžืŸ ืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ื—ืฆืจ ืฉืžืช ื•ื”ื ื™ื— ืจืฉื•ืชื• ืœืื—ื“ ืžืŸ ื”ืฉื•ืง ืžืฉื—ืฉื™ื›ื” ืื™ืŸ ืื•ืกืจ. ื“ืฉื‘ืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ื•ืชืจื” ื”ื•ืชืจื”. ื•ืžื™ื™ืจื™ ื›ืฉื‘ื ื”ื™ื•ืจืฉ ืœื“ื•ืจ ื‘ื‘ื™ืช ืื‘ื™ื• ื‘ืฉื‘ืช. ื“ืื™ ืœื ื‘ื ืœื ื”ื•ื” ืื•ืกืจ ื“ืงื™"ืœ ื›ืจ"ืฉ ื“ืืžืจ ื“ืฃ ืคื•. ืื ื”ื ื™ื— ื‘ื™ืชื• ื•ื”ืœืš ืœืฉื‘ื•ืช ืืฆืœ ื‘ืชื• ืื™ื ื• ืื•ืกืจ. ื•ืžื™ื”ื• ืื™ ื”ื•ื” ื“ื™ื™ืจ ื”ื™ื•ืจืฉ ื‘ื—ืฆืจ ื‘ื‘ื™ืช ื' ืื•ืกืจ ืขืœื™ื”ืŸ ืืข"ืค ืฉืœื ื ื›ื ืก ืœื“ื•ืจ ื‘ื‘ื™ืช ืื‘ื™ื• ื›ื™ื•ืŸ ืฉื”ื•ื ื‘ื—ืฆืจ ื•ืจืื•ื™ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื‘ื• ื—ืฉื‘ื™ื ืŸ ื›ืื™ืœื• ื ื›ื ืก ืœื“ื•ืจ ื‘ื‘ื™ืช ื•ืื•ืกืจ ืขืœื™ื”ืŸ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืœื ืขื™ืจื‘ื•. ื•ืืข"ืค ืฉื”ื™ื•ืจืฉ ืขื™ืจื‘ ืขืžื”ืŸ ืื™ืŸ ืื•ืชื• ืขื™ืจื•ื‘ ืžื•ืขื™ืœ ืœื‘ื™ืช ืฉื™ื•ืจืฉ ื‘ืฉื‘ืช. ื›ื“ืชื ื™' ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืข:) ืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ื”ืฉื•ืง ืฉืžืช ื•ื”ื ื™ื— ืจืฉื•ืชื• ืœืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ื”ื—ืฆืจ ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื ืื™ื ื• ืื•ืกืจ. ื“ืžื” ืฉืขื™ืจื‘ ื‘ื• ื‘ืื•ืชื• ื—ืฆืจ ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืฉื“ืจ ื‘ื• ืžื”ื ื™ ื ืžื™ ืœื‘ื™ืช ืฉื™ืจืฉ ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื ืžืฉื—ืฉื›ื” ืื•ืกืจ ื•ืืข"ืค ืฉืขื™ืจื‘ ืœื ืžื”ื ื™ื ืขื™ืจื•ื‘ ืœืื•ืชื• ื‘ื™ืช ืฉื™ืจืฉ ื‘ืฉื‘ืช. ืื‘ืœ ืื™ืŸ ืœืคืจืฉ ื›ืฉื”ื™ื•ืจืฉ ื”ื™ื” ื“ืจ ืขื ืื‘ื™ื•. ื“ื"ื› ืื™ ื‘ืขื™ ืœืขืจื•ื‘ื™ ืžืืชืžื•ืœ ืžืฆื™ ืœืขืจื‘ ืงืจื™ื ืŸ ื‘ื™ื” ืืข"ืค ืฉืœื ื–ื™ื›ื” ืœืื‘ื™ื• ื›ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื‘ืคืจืง ืžื™ ืฉื”ื•ืฆื™ืื•ื”ื• (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื˜:) ื—ืžืฉื” ืฉื’ื‘ื• ืืช ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ื›ืฉื”ืŸ ืžื•ืœื™ื›ื™ืŸ ืืช ื”ืขื™ืจื•ื‘ ืœืžืงื•ื ืื—ืจ ืื—ื“ ืžื•ืœื™ืš ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ื•ืœื. ืืฃ ืื ืœืงื— ืคืช ืžืฉืœื• ื•ื”ื•ืœื™ืš ืœืžืงื•ื ื”ืฉื™ืชื•ืฃ ืžื•ืขื™ืœ ืœื›ื•ืœื ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ื”ืชื ื“ืฉืœื™ื—ื•ืช ื“ื›ื•ืœื”ื• ืงืขื‘ื™ื“ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืขื™ืจื‘ื• ื™ื—ื“. ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืฉื ื™ื ื”ื“ืจื™ื ื‘ื‘ื™ืช ืื—ื“. ื•ืขื•ื“ ืชื ืŸ ืœืงืžืŸ ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื‘.) ื—ืžืฉ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืฉืฉื‘ืชื• ื‘ื˜ืจืงืœื™ืŸ ืื—ื“ ื‘"ื” ืื•ืžืจ ืขื™ืจื•ื‘ ืื—ื“ ืœื›ื•ืœืŸ. ื•ืžื”ื ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื“.) ืฉื›ื™ืจื• ื•ืœืงื™ื˜ื• ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ื•ื“ื™ื• ืื™ืŸ ืจืื™ื” ืœื›ืืŸ ื“ื“ืœืžื ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื‘ื ื›ืจื™ ื“ื“ื™ืจืชื• ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื›ืœ ื›ืš ืื‘ืœ ื‘ื™ืฉืจืืœ ืœื. ื"ืœ ืื ื™ ืื•ืžืจ ืžื‘ื˜ืœ. ื•ื“ื‘ื™ ืฉืžื•ืืœ ืชื ื™ ืื™ืŸ ืžื‘ื˜ืœ. ื•ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื“ืืžืจ ืžื‘ื˜ืœ: ืžืื™ืžืชื™ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืจืฉื•ืช. ื‘"ืฉ ืื•ืžืจื™ื ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื ื•ื‘"ื” ืื•ืžืจื™ื ืžืฉืชื—ืฉืš. ื•ืžื™ ืฉื ืชืŸ ืจืฉื•ืช ื•ื”ื•ืฆื™ื ื‘ื™ืŸ ื‘ืฉื•ื’ื’ ื‘ื™ืŸ ื‘ืžื–ื™ื“ ืื•ืกืจ ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ื‘ืžื–ื™ื“ ืื•ืกืจ ื‘ืฉื•ื’ื’ ืื™ืŸ ืื•ืกืจ: ื‘ืžืื™ ืงืžื™ืคืœื’ื™ ื‘"ืฉ ืกื‘ืจื™ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืชื ืžื™ืงื ื ืจืฉื•ืช ื”ื•ื ื•ืžื™ืงื ื ื‘ืฉื‘ืช ืืกื•ืจ. ื‘"ื” ืกื‘ืจื™ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืชื ืื™ืกืชืœื•ืงื™ ืจืฉื•ืช ื”ื•ื ื•ืื™ืกืชืœื•ืงื™ ืจืฉื•ืช ื‘ืฉื‘ืชื ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™:
Abaye a interrogรฉ Rabba : cinq qui habitent une mรชme cour, et l'un d'eux a oubliรฉ et n'a pas fait l'erouv. Quand il annule le droit, doit-il annuler en faveur de chacun, ou n'en a-t-il pas besoin ? Il lui a dit : il doit annuler en faveur de chacun. Il lui a objectรฉ : un qui n'a pas fait l'erouv donne son droit ร  un qui a fait l'erouv. Comment est le cas ? S'il n'y a pas un autre avec lui, avec qui a-t-il fait l'erouv ? C'est donc รฉvident qu'il y a un autre avec lui, et l'on enseigne : ร  un qui a fait l'erouv. Et Rabba : de quoi s'agit-il ici ? Il y avait un autre avec lui, et il est mort. Et la halakha est selon lui. Rava a interrogรฉ Rav Nahman : un hรฉritier, peut-il annuler un droit ? Et il s'agit du cas oรน son pรจre n'a pas fait l'erouv. Car s'il a fait l'erouv, l'hรฉritier n'interdit pas, comme on enseigne plus loin : l'un des habitants de la cour est mort et a laissรฉ son droit ร  l'un du marchรฉ, aprรจs la tombรฉe de la nuit : il n'interdit pas. Car le Chabbat, une fois permis, reste permis. Et il s'agit du cas oรน l'hรฉritier est venu habiter la maison de son pรจre pendant le Chabbat. Car s'il n'รฉtait pas venu, il n'interdirait pas, puisque nous tenons comme Rabbi Chimon, qui dit au daf 86 : s'il a laissรฉ sa maison et est allรฉ passer le Chabbat chez sa fille, il n'interdit pas. Cependant, si l'hรฉritier habitait dans la cour, dans une maison, il leur interdit, mรชme s'il n'est pas entrรฉ habiter la maison de son pรจre. Puisqu'il est dans la cour et apte ร  s'en servir, nous le comptons comme s'il รฉtait entrรฉ habiter la maison, et il leur interdit, puisqu'ils n'ont pas fait l'erouv. Et mรชme si l'hรฉritier a fait l'erouv avec eux, cet erouv ne sert pas pour la maison qu'il hรฉrite pendant le Chabbat. Comme on enseigne plus loin (Eruvin 70b) : l'un des gens du marchรฉ est mort et a laissรฉ son droit ร  l'un des habitants de la cour, tant qu'il fait jour : il n'interdit pas. Car l'erouv qu'il a fait dans cette cour, pour la maison oรน il habite, sert aussi pour la maison hรฉritรฉe tant qu'il fait jour. Aprรจs la tombรฉe de la nuit, il interdit. Et mรชme s'il a fait l'erouv, l'erouv ne sert pas pour cette maison qu'il a hรฉritรฉe pendant le Chabbat. On รฉcartera l'explication selon laquelle l'hรฉritier habitait avec son pรจre. Car alors, s'ils avaient voulu faire l'erouv la veille, on dirait de lui qu'il peut faire l'erouv, mรชme s'il n'a pas fait acquรฉrir ร  son pรจre, comme il est dit plus haut au chapitre Mi che-hotsiouhou (Eruvin 49b) : cinq qui ont collectรฉ leur erouv, quand ils portent l'erouv ailleurs, un seul porte pour tous. Mรชme s'il a pris de son propre pain et l'a portรฉ au lieu du shitouf, cela sert pour tous, comme je l'ai expliquรฉ lร  : il accomplit la chelihout (mandat) de tous, puisqu'ils ont fait l'erouv ensemble. A plus forte raison deux qui habitent une mรชme maison. Et de plus, nous avons appris plus loin dans notre chapitre (Eruvin 72a) : cinq groupes qui ont passรฉ le Chabbat dans un mรชme traklin, Beit Hillel disent : un seul erouv pour tous. Et de ce qui est dit plus haut (Eruvin 64a), son sekhir et son lakit donnent son erouv, et cela suffit : cette parole ne fournit pas de preuve pour ici. Peut-รชtre que ces paroles visent un nokhri, dont la demeure compte moins. Pour un Israel, elles ne visent pas. Il lui a dit : moi, je dis qu'il annule. Et dans la maison de Chmouel on enseigne : il n'annule pas. Et la halakha suit Rav Nahman, qui dit qu'il annule. ร€ partir de quand donne-t-on un droit ? Beit Chammai disent : tant qu'il fait jour. Beit Hillel disent : aprรจs la tombรฉe de la nuit. Et celui qui a donnรฉ un droit puis a sorti, par chogeg (inadvertance) ou par mezid (acte volontaire), interdit : paroles de Rabbi Meir. Rabbi Yehouda dit : par mezid, il interdit ; par chogeg, il n'interdit pas. Sur quoi discutent-ils ? Beit Chammai tiennent : l'annulation d'un droit est une acquisition d'un droit, et acquรฉrir pendant le Chabbat est interdit. Beit Hillel tiennent : l'annulation d'un droit est un retrait d'un droit, et retirer un droit pendant le Chabbat est valable.
๐Ÿ’ก Explication

Le traklin est partagรฉ en cinq. Chaque part a une ouverture vers la cour, et il faut un erouv avec les autres habitants de la cour.

Beit Chammai : les cloisons font cinq maisons. Chaque groupe donne du pain, et le transport de l'une ร  l'autre exige aussi un erouv entre eux. Beit Hillel : la cloison est basse. Le traklin les joint. Un seul d'entre eux porte l'erouv pour tous, comme cinq qui ont dรฉjร  fait l'erouv entre eux.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Cinq groupes, un traklin, une cour Chaque part a une ouverture vers la cour Cour, commune avec les autres maisons porte porte porte porte porte Groupe 1 Groupe 2 Groupe 3 Groupe 4 Groupe 5 Un seul traklin, partagรฉ en cinq Beit Chammai Un erouv par groupe. Cinq maisons. Beit Hillel Un seul erouv. La cloison basse joint.
Cinq ouvertures vers la cour. Beit Chammai : cinq erouvin. Beit Hillel : un seul.
6
ื•ืžื•ื“ื™ื ื‘ื–ืžืŸ ืฉืžืงืฆืชืŸ ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื—ื“ืจื™ื ืื• ื‘ืขืœื™ื•ืช, ืฉื”ืŸ ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื—ื‘ื•ืจื”.

Et ils conviennent que, lorsque certains d'entre eux habitent dans des chambres ou des รฉtages, ils ont besoin d'un erouv pour chaque groupe.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืžื•ื“ื™ืŸ ื›ืฉืžืงืฆืชืŸ ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื›ื•' ื“ื”ื•ื• ืœื”ื• ื›ื”' ื‘ืชื™ื ื•ืœื ื“ืžื• ืœื”' ืฉื’ื‘ื• ืืช ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ืฉื”ืจื™ ืœื ืขื™ืจื‘ื• ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ:
Et ils conviennent, lorsque certains d'entre eux habitent, etc. Ils comptent alors comme cinq maisons. Ils diffรจrent de cinq qui ont collectรฉ leur erouv, puisqu'ils n'ont pas fait l'erouv entre eux.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืžื•ื“ื™ืŸ ื›ืฉืžืงืฆืชืŸ ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื—ื“ืจื™ื ื•ืขืœื™ื•ืช ืฉื”ืŸ ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื”ื ื™ ื—ื“ืจื™ื ื•ืขืœื™ื•ืช ืื™ื™ืจื™ ื›ื’ื•ืŸ ืฉื›ืœ ืื—ื“ ืคืชื•ื— ืœื—ืฆืจ ื›ื“ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜' ื“ื”ื ืš ื”' ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืฉืฉื‘ืชื• ื‘ื˜ืจืงืœื™ืŸ ื›ื•ืœื”ื• ื™ืฉ ืœื”ืŸ ืคืชื— ืžืŸ ื”ื˜ืจืงืœื™ืŸ ืœื—ืฆืจ ื“ืื ืœื ื”ื™ื” ืœื›ืœ ืื—ื“ ืคืชื— ืœื—ืฆืจ ื”ื•ื” ืืžืจื™ื ืŸ ืคื ื™ืžื™ ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ื•ื“ื™ื• ืื• ืฉื ื™ ื”ืคื ื™ืžื™ื™ื ืœืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืกื•ืฃ ืคืจืงื™ืŸ ื’ื‘ื™ ืขืฉืจื” ื‘ืชื™ื ื–ื” ืœืคื ื™ื ืžื–ื” ื•ืžื™ื”ื• ืื ื™ืฉ ืœืื“ื ืกื•ืคืจ ืื• ืžืœืžื“ ื‘ื‘ื™ืชื• ืื• ื›ืขื™ืŸ ืื•ืชืŸ [ื”ื‘ื—ื•ืจื™ื] ื”ื‘ืื™ืŸ ืœืœืžื•ื“ ืชื•ืจื” ื•ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื›ืœ ื' ื‘ื—ื“ืจ ืื• ื‘ืขืœื™ื™ื” ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื• ืืข"ืค ืฉื—ืœื•ืงื™ืŸ ืžื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื‘ืคืชื• ืื™ืŸ ืื•ืกืจื™ืŸ ืขืœื™ื• ื•ืœื ื‘ืขื• ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ื™ืŸ ื™ืฉ ืœื”ื ืคืชื— ืœืจื”"ืจ ื‘ื™ืŸ ืื™ืŸ ืœื”ื ืคืชื— ืœืจื”"ืจ ื“ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ืื ื›ื•ืœื ืื•ื›ืœื™ืŸ ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“ ืืฃ ืข"ืค ืฉื›ืœ ืื—ื“ ื™ืฉืŸ ื‘ื—ื“ืจื• ืงื™"ืœ ื›ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื’.) ืžืงื•ื ืคื™ืชื ื’ื•ืจื ืืœื ืืคื™ืœื• ืœืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ืžืงื•ื ืœื™ื ื” ื’ื•ืจื ืื• ืืคื™ืœื• ืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ื™ืฉื ื™ื ื›ืœ ืื—ื“ ื‘ื—ื“ืจื• ืื™ืŸ ืื•ืกืจื™ืŸ ื–ื” ืขืœ ื–ื” ื›ื™ื•ืŸ ืฉื›ื•ืœื ืžืฉืชืžืฉื™ืŸ ื‘ืชื•ืš ื”ื‘ื™ืช ื‘ื›ืœ ืขื™ืกืงื™ ืชืฉืžื™ืฉืชื™ื” ื‘ืืคื™ื™ื” ื•ื‘ื‘ื™ืฉื•ืœ ื•ื‘ื›ืœ ื“ื‘ืจ ื—ืฉื™ื‘ื™ ื›ื•ืœื”ื• ื›ืื™ืœื• ืื•ื›ืœื™ื ื•ื™ืฉื ื™ื ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“ ืืข"ืค ืฉื™ืฉ ืœื”ื ืคืชื— ืœืฆื“ ืจื”"ืจ ื”ื›ืœ ื ืงืจืื™ื ืขืœ ืฉื ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื•ืขื•ื“ ื“ืื™ืŸ ืžืฉืื™ืœ ืœื”ื ืจืฉื•ืชื• ืœืืกื•ืจ ืขืœื™ื• ื•ืœื ื–ื” ืขืœ ื–ื” ื•ืžืฆื™ ืœืกืœื•ืงื™ื ื”ื• ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ื›ื”' ืฉื›ื™ืจื™ื ื•ื”' ืœืงื™ื˜ื™ื ื“ืœื ืืžืจื™' ืœื”ื—ืžื™ืจ ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืœืขื™ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื•.) ื“ืื—ื“ ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ื•ื“ื™ื• ื•ืืคื™' ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื—ื“ืจื™ื ื•ื‘ืขืœื™ื•ืช ื“ืื ื‘ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื›ื•ืœื ื‘ื‘ื™ืช ื‘ื–ื” ืœื ื”ื•ื” ืžืกืชืคืง ืื‘ื™ื™ ื“ืงืืžืจ ืžื”ื• ื“ืืคื™ืœื• ื”ื™ื” ื”ื‘ื™ืช ืฉืœื”ื ืœื ื”ื™ื• ืื•ืกืจื™ืŸ ื–ื” ืขืœ ื–ื” ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื’ื‘ื™ ื ื›ืจื™ ื“ื“ื™ืจืชื• ืœื ืฉืžื” ื“ื™ืจื” ืœื ืืกืจื™ ืืœื ื—ืฉื™ื‘ื™ ื›ื•ืœื”ื• ื›ื—ื“ ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื’ื‘ื™ ื™ืฉืจืืœ ื“ื“ื™ืจืชื• ืฉืžื” ื“ื™ืจื” ื“ื‘ื˜ืœื” ื“ื™ืจืชื ื’ื‘ื™ ื“ื™ืจืชื• ืฉืœ ื‘ืข"ื” ื•ืœื ื“ืžื™ ืœืžืงืฆืชืŸ ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื—ื“ืจื™ื ื•ื‘ืขืœื™ื•ืช ื“ื”ื›ื ืฉื™ืฉ ื›ื— ืœื–ื” ื›ืžื• ืœื–ื” ื•ืืข"ืค ืฉื”ืงื™ืœื• ื‘ื ื›ืจื™ ื˜ืคื™ ืžื‘ื™ืฉืจืืœ ื“ื›ื™ ืžื•ืฉื™ืœ ื“ื•ื›ืชื ืœื™ืฉืจืืœ ืื—ืจ ื“ื™ืฉืจืืœ ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ื•ื“ื™ื• ื•ืืข"ืค ืฉืื™ืŸ ื”ื ื›ืจื™ ืจื•ืฆื” ืœื”ืฉื›ื™ืจ ื•ื‘ืข"ื› ืฉืœ ื ื›ืจื™ ื•ื›ื”"ื’ ื‘ื‘ื™ืชื• ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ืœื ืฉืจื™ ื”ืชื ื ืžื™ ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ื“ื“ื™ืจืช ื ื›ืจื™ ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื›"ื› ืื‘ืœ ืžื›ืœ ืžืงื•ื ื™ืฉ ืœืœืžื•ื“ ืžื“ืœื ืืกืจื™ ื—ืžืฉื” ืฉื›ื™ืจื™ื ื–ื” ืขืœ ื–ื” ื’ื‘ื™ ื ื›ืจื™ ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื’ื‘ื™ ื™ืฉืจืืœ ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช:
Et ils conviennent que, lorsque certains d'entre eux habitent dans des chambres et des รฉtages, ils ont besoin d'un erouv pour chaque groupe. Et ces chambres et ces รฉtages visent le cas oรน chacun s'ouvre sur la cour, comme l'a expliquรฉ le commentaire. Car ces cinq groupes qui ont passรฉ le Chabbat dans le traklin ont tous une ouverture du traklin vers la cour. Car si chacun n'avait pas d'ouverture vers la cour, nous dirions : l'intรฉrieur donne son erouv, et cela suffit. Ou les deux intรฉrieurs, selon Rabbi Yo'hanan, ร  la fin de notre chapitre, au sujet de dix maisons l'une ร  l'intรฉrieur de l'autre. Cependant, si un homme a un scribe ou un maรฎtre dans sa maison, ou des gens du genre de ces jeunes gens qui viennent รฉtudier la Torah, et que chacun habite dans une chambre ou un รฉtage ร  part, bien qu'ils soient sรฉparรฉs du maรฎtre de maison quant ร  son pain, ils ne lui interdisent pas, et ils n'ont pas besoin d'erouv, qu'ils aient une ouverture vers le domaine public (reshout ha-rabim), ou qu'ils n'en aient pas. Il n'est pas besoin de le dire s'ils mangent tous au mรชme endroit, mรชme si chacun dort dans sa chambre : nous tenons comme celui qui dit plus loin (Eruvin 73a) que le lieu du pain est dรฉterminant. Mais mรชme selon Chmouel, qui dit que le lieu du coucher est dรฉterminant, ou mรชme s'ils mangent et dorment chacun dans sa chambre, ils ne s'interdisent pas l'un ร  l'autre. Puisqu'ils se servent tous ร  l'intรฉrieur de la maison pour toutes leurs occupations, la cuisson du pain, la cuisson des aliments, et toute chose, on les compte tous comme s'ils mangeaient et dormaient au mรชme endroit. Mรชme s'ils ont une ouverture du cรดtรฉ du domaine public, tous portent le nom du maรฎtre de maison. De plus, il ne leur prรชte pas son droit pour qu'ils lui interdisent, ni l'un ร  l'autre, et il peut les renvoyer. C'est alors comme cinq salariรฉs et cinq valets, dont on n'รฉnonce pas la sรฉvรฉritรฉ, comme nous l'avons dit plus haut (Eruvin 66a) : l'un donne son erouv, et cela suffit. Mรชme s'ils habitent dans des chambres et des รฉtages. Car s'ils habitaient tous dans la maison, Abaye n'aurait pas doutรฉ sur ce point, lui qui demande : qu'en est-il. Mรชme si la maison รฉtait ร  eux, ils ne s'interdiraient pas l'un ร  l'autre. Et puisque, face ร  un nokhri, dont la demeure ne porte pas le nom de demeure, ils n'interdisent pas et on les compte tous comme un seul, ร  plus forte raison face ร  un Israel, dont la demeure porte le nom de demeure : leur demeure s'annule devant la demeure du maรฎtre de maison. Ce cas diffรจre de celui oรน certains habitent dans des chambres et des รฉtages, ici, oรน celui-ci a le mรชme pouvoir que celui-lร . Et bien qu'on ait allรฉgรฉ davantage pour un nokhri que pour un Israel : quand il loue un emplacement ร  un autre Israel, l'Israel donne son erouv, et cela suffit, mรชme si le nokhri ne veut pas louer, et malgrรฉ le nokhri. Et un cas semblable, dans la maison d'un Israel, reste interdit. Lร  aussi, la raison est que la demeure d'un nokhri compte moins. De toute faรงon, on peut apprendre ceci : puisque cinq salariรฉs ne s'interdisent pas l'un ร  l'autre face ร  un nokhri, ร  plus forte raison face ร  un Israel, comme je l'ai expliquรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Beit Hillel cรจde dรจs que les groupes occupent de vraies chambres (hadarim) ou des รฉtages (aliyot). Chaque groupe compte comme une maison, parce qu'ils n'ont pas fait l'erouv entre eux.

Tossefot rรฉserve ce cas ร  des occupants รฉgaux, chacun ouvert sur la cour. Un scribe, un maรฎtre ou des รฉlรจves dans la maison du maรฎtre de maison ne s'interdisent pas, mรชme dans des chambres sรฉparรฉes : leur demeure s'annule devant la sienne.

7
ื’ืžืณ ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืžืกื™ืคืก, ืื‘ืœ ื‘ืžื—ื™ืฆื” ืขืฉืจื” โ€” ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืขื™ืจื•ื‘ ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื—ื‘ื•ืจื”. ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™, ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ: ืืฃ ื‘ืžืกื™ืคืก ืžื—ืœื•ืงืช.

Guemara. Rav Nahman a dit : le dรฉbat porte sur un mesifas (cloison basse de piรจces de bois).

Mais pour une cloison de dix (tefahim), tout le monde convient : un erouv pour chaque groupe. Il en est qui disent : Rav Nahman a dit : mรชme pour un mesifas, il y a dรฉbat.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ืž' ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืฉืจืฉื•ื™ื•ืชื™ื”ืŸ ื—ืœื•ืงื•ืช ื‘ืžืกื™ืคืก ืžื—ื™ืฆื” ื ืžื•ื›ื” ืฉืœ ื—ืชื™ื›ื•ืช ืขืฆื™ื ื“ื”ืชื ืœื‘ื™ืช ื”ืœืœ ื‘ื™ืช ืื—ื“ ื”ื•ื ื•ื“ืžื• ืœื”' ืฉื’ื‘ื• ืืช ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ื“ื”ื ื™ ื ืžื™ ื›ืžื™ ืฉืขื™ืจื‘ื• ื“ืžื™:
Guemara. Le dรฉbat, sur le point de savoir si leurs domaines sont sรฉparรฉs, pour un mesifas, cloison basse faite de piรจces de bois. Lร , pour Beit Hillel, c'est une seule maison. Ils ressemblent ร  cinq qui ont collectรฉ leur erouv, car ceux-ci aussi sont comme s'ils avaient fait l'erouv.
ืืฃ ื‘ืžืกื™ืคืก ืžื—ืœื•ืงืช ื“ืœื ืชื™ืžื ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ื‘ืžื—ื™ืฆื” ืขืฉืจื” ื”ื•ื ื“ืืกืจื™ ื•ื‘ืžืกื™ืคืก ืžื•ื“ื• ืืœื ืืคื™ืœื• ื‘ืžืกื™ืคืก ื ืžื™ ืืกืจื™:
Mรชme pour un mesifas, il y a dรฉbat. Pour que tu ne dises pas : Beit Chammai n'interdisent que pour une cloison de dix, et pour un mesifas ils conviennent. Mรชme pour un mesifas, ils interdisent aussi.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืžืกื™ืคืก ืื‘ืœ ื‘ืžื—ื™ืฆื•ืช ื™' ื“"ื” ืขื™ืจื•ื‘ ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื—ื‘ื•ืจื”. ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืฃ ื‘ืžืกื™ืคืก ืžื—ืœื•ืงืช ืžื™ืชื™ื‘ื™ ืืžืจ ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื”ืกื‘ืš ืคื™ืจื•ืฉ ื’ื“ื™ืœ ืกื‘ื›ื” ืœื ื ื—ืœืงื• ื‘"ืฉ ื•ื‘"ื” ืขืœ ื”ืžื—ื™ืฆื•ืช ื”ืžื’ื™ืขื•ืช ืœืชืงืจื” ืฉืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื—ื‘ื•ืจื”. ื•ืืคื™ืœื• ื”ืŸ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื’ืจื•ืขื•ืช ื›ื’ื•ืŸ ืฉืœ ื™ืจื™ืขื•ืช. ืขืœ ืžื” ื ื—ืœืงื• ืขืœ ืžื—ื™ืฆื•ืช ืฉืื™ื ืŸ ืžื’ื™ืขื•ืช ืœืชืงืจื”. ืฉื‘"ืฉ ืื•ืžืจื™ื ืขื™ืจื•ื‘ ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื—ื‘ื•ืจื”. ื•ื‘"ื” ืื•ืžืจื™ื ืขื™ืจื•ื‘ ืื—ื“ ืœื›ื•ืœืŸ. ืœื”ืš ืœื™ืฉื ื ื“ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืžืกื™ืคืก ืชื™ื•ื‘ืชื. ื•ืœื”ืš ืœื™ืฉื ื ื“ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืฃ ื‘ืžืกื™ืคืก ืžื—ืœื•ืงืช ืœื™ืžื ืชื™ื”ื•ื™ ืชื™ื•ื‘ืชื™ื”. ืืžืจ ืœืš ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืคืœื™ื’ื™ ื‘ืžื—ื™ืฆื•ืช ื•ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ื‘ืžืกื™ืคืก ื•ื”ืื™ ื“ืงืžืคืœื’ื™ ื‘ืžื—ื™ืฆื•ืช ืขืฉืจื” ืœื”ื•ื“ื™ืขืš ื›ื—ื• ื“ื‘ื™ืช ื”ืœืœ. ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื”ืกื‘ืš. ืชื ื™ื ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื ื›ืฉืžื•ืœื™ื›ื™ื ืืช ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ืœืžืงื•ื ืื—ืจ. ืื‘ืœ ืื ื”ื™ื” ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ื ืืฆืœืŸ ื“"ื” ืขื™ืจื•ื‘ ืื—ื“ ืœื›ื•ืœืŸ. ื•ื›ืŸ ืœื‘"ื” ื“ื‘ืขื™ ื—ื“ืจื™ื ื•ืขืœื™ื•ืช ื“ื•ืงื ื‘ืžื•ืœื™ื›ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ืœืžืงื•ื ืื—ืจ ื”ื•ื ื“ืžื•ื“ื• ืฉืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื—ื‘ื•ืจื” ืื‘ืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ื ืืฆืœืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ืื—ื“ ืœื›ื•ืœืŸ. ืžื™ื”ื• ื‘ื—ื“ืจื™ื ื•ืขืœื™ื•ืช ืžืžืฉ ืื™ืŸ ื ืจืื” ืœื—ืœืง ื‘ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ื ืืฆืœื ื•ื‘ื™ืŸ ืžื•ืœื™ื›ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ืœืžืงื•ื ืื—ืจ ืžื“ืคืฉื™ื˜ื ืœื™' ื›ืœ ื›ืš ืœื’ืžืจื ื“ืงืืžืจ ืื™ืœื™ืžื ื—ื“ืจื™ื ื•ืขืœื™ื•ืช ืžืžืฉ ืคืฉื™ื˜ื:
Guemara. Rav Nahman a dit : le dรฉbat porte sur un mesifas. Mais pour des cloisons de dix, tout le monde convient : un erouv pour chaque groupe. Il en est qui disent : Rav Nahman a dit : mรชme pour un mesifas, il y a dรฉbat. On objecte. Rabbi Yehouda ha-Sabakh a dit, explication : il tresse une sebakha (treille). Beit Chammai et Beit Hillel n'ont pas diverge sur les cloisons qui atteignent le plafond : elles exigent un erouv pour chaque groupe. Mรชme si ce sont des cloisons de faible qualitรฉ, comme des tentures. Sur quoi ont-ils diverge ? Sur des cloisons qui n'atteignent pas le plafond. Beit Chammai disent : un erouv pour chaque groupe. Beit Hillel disent : un seul erouv pour tous. Selon la version oรน Rav Nahman a dit que le dรฉbat porte sur un mesifas, c'est une rรฉfutation. Selon la version oรน Rav Nahman a dit que mรชme pour un mesifas il y a dรฉbat, dirons-nous que c'est sa rรฉfutation ? Rav Nahman te dira : ils divergent au sujet des cloisons, et il en va de mรชme pour un mesifas. Et s'ils divergent au sujet de cloisons de dix, c'est pour te faire connaรฎtre la force de Beit Hillel. Rav Nahman a dit : la halakha suit Rabbi Yehouda ha-Sabakh. Une baraita enseigne : dans quel cas ces paroles valent-elles ? Quand ils portent leur erouv ailleurs. Mais si l'erouv vient chez eux, tout le monde convient : un seul erouv pour tous. Et de mรชme pour Beit Hillel, qui exigent les chambres et les รฉtages : c'est seulement quand on porte leur erouv ailleurs qu'ils conviennent qu'il faut un erouv pour chaque groupe. Mais si l'erouv vient chez eux, un seul erouv pour tous. Cependant, pour de vraies chambres et de vrais รฉtages, la distinction ne se justifie pas entre un erouv qui vient chez eux et le fait de porter leur erouv ailleurs. Car la Guemara tient cela pour si รฉvident, puisqu'elle dit : si tu vises de vraies chambres et de vrais รฉtages, c'est รฉvident.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre version : Beit Hillel ne joint les groupes que derriรจre un mesifas, cloison basse. Dรจs dix tefahim, hauteur d'une cloison, les deux รฉcoles exigent un erouv par groupe.

Autre version : Beit Chammai exige un erouv par groupe mรชme derriรจre un mesifas. Le Roch rapporte la suite : Rabbi Yehouda ha-Sabakh place l'accord sur les cloisons qui atteignent le plafond, et Rav Nahman fixe la halakha selon lui.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rav Nahman : oรน s'arrรชte le dรฉbat ? Mesifas : cloison basse de piรจces de bois Premiรจre version Autre version Dรฉbat : mesifas seul. Cloison de dix : erouv pour chaque groupe, de l'avis de tous. Mรชme le mesifas reste en dรฉbat. Beit Chammai exigent un erouv par groupe.
Mesifas : dรฉbat, ou dรฉbat aussi. Cloison de dix : erouv par groupe, dans la premiรจre version.
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ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื” ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืจื‘ื™. ื—ื“ ืืžืจ: ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืžื—ื™ืฆื•ืช ื”ืžื’ื™ืขื•ืช ืœืชืงืจื”, ืื‘ืœ ืžื—ื™ืฆื•ืช ืฉืื™ืŸ ืžื’ื™ืขื•ืช ืœืชืงืจื” โ€” ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืขื™ืจื•ื‘ ืื—ื“ ืœื›ื•ืœืŸ. ื•ื—ื“ ืืžืจ: ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืžื—ื™ืฆื•ืช ืฉืื™ืŸ ืžื’ื™ืขื•ืช ืœืชืงืจื”, ืื‘ืœ ืžื—ื™ืฆื•ืช ื”ืžื’ื™ืขื•ืช ืœืชืงืจื” โ€” ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื—ื‘ื•ืจื”.

Rabbi Hiya et Rabbi Chimon, fils de Rabbi, en discutent. L'un a dit : le dรฉbat porte sur des cloisons qui atteignent le plafond.

Mais pour des cloisons qui n'atteignent pas le plafond, tout le monde convient : un seul erouv pour tous. Et l'autre a dit : le dรฉbat porte sur des cloisons qui n'atteignent pas le plafond.

Mais pour des cloisons qui atteignent le plafond, tout le monde convient : il faut un erouv pour chaque groupe.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
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Ils en discutent : cela porte sur notre michna.
ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ื›ื•':
Le dรฉbat : Beit Chammai et Beit Hillel, etc.
ืื‘ืœ ืžื—ื™ืฆื•ืช ืฉืื™ืŸ ืžื’ื™ืขื•ืช ืœืชืงืจื” ืืคื™ืœื• ื”ืŸ ืขืฉืจื” ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืขื™ืจื•ื‘ ืื—ื“ ืœื›ื•ืœืŸ ื•ืคืœื™ื’ื™ ืืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืœื™ืฉื ื™ ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื“ื”ื ืœื™ืฉื ื ืงืžื ืงืืžืจ ื“ื‘ืžื—ื™ืฆื” ืขืฉืจื” ืžื•ื“ื• ื“ื—ืœื•ืง ื”ื•ื™ ื•ื”ื›ื ืืžืจื™ื ืŸ ืืคื™ืœื• ื‘ืžื’ื™ืขื•ืช ืœืชืงืจื” ืคืœื™ื’ื™ ื•ืœืœื™ืฉื ื ื‘ืชืจื ืงืืžืจ ื“ื‘ืžืกื™ืคืก ื ืžื™ ืคืœื™ื’ื™ ื•ืืกืจื™ ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ื•ื”ื›ื ืืžืจื™ ื“ืืคื™ืœื• ื‘ืžื—ื™ืฆื•ืช ืขืฉืจื” ืœื ืืกืจื• ืืœื ื‘ืžื—ื™ืฆื•ืช ื”ืžื’ื™ืขื•ืช ืœืชืงืจื”:
Mais des cloisons qui n'atteignent pas le plafond : mรชme si elles ont dix, tout le monde convient, un seul erouv pour tous. Et ils divergent des deux versions de Rav Nahman. Car la premiรจre version dit que, pour une cloison de dix, ils conviennent que le domaine est sรฉparรฉ. Et ici, on dit que mรชme pour celles qui atteignent le plafond, ils divergent. Et selon la seconde version, il dit que mรชme pour un mesifas ils divergent, et Beit Chammai interdisent. Et ici, on dit que mรชme pour des cloisons de dix ils n'ont interdit que pour des cloisons qui atteignent le plafond.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื‘ืžื—ื™ืฆื•ืช ื”ืžื’ื™ืขื•ืช ืœืชืงืจื” ื•ื”ื ื“ืงืชื ื™ ืžืชื ื™' ื“ืžื•ื“ื™ื ื”ื™ื›ื ื“ืžืงืฆืชืŸ ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื—ื“ืจื™ื ื•ื‘ืขืœื™ื•ืช ืœื ื“ืžื™ ื“ื”ื›ื ืื™ื™ืจื™ ื‘ืžื—ื™ืฆื•ืช ืขืจืื™ ื›ื’ื•ืŸ ื™ืจื™ืขื•ืช ืฉืžืคืกื™ืงื™ืŸ ืขื“ ื”ืชืงืจื”:
Des cloisons qui atteignent le plafond. Et ce que la michna enseigne, qu'ils conviennent lร  oรน certains habitent dans des chambres et des รฉtages, en diffรจre. Car ici il s'agit de cloisons provisoires (arai), comme des tentures qui sรฉparent jusqu'au plafond.
๐Ÿ’ก Explication

Les deux lectures portent sur la michna. L'une rรฉserve le dรฉbat aux cloisons qui touchent le plafond. En dessous, mรชme ร  dix tefahim, un seul erouv. L'autre fait l'inverse : dรจs le plafond, plus de dรฉbat, chaque groupe donne son erouv.

Rachi note l'รฉcart avec les deux versions de Rav Nahman. Tossefot distingue ces cloisons, souvent des tentures provisoires (arai), des vraies chambres et des vrais รฉtages de la michna.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rabbi Hiya et Rabbi Chimon, fils de Rabbi Deux lectures de la michna du traklin L'un L'autre Dรฉbat : cloisons jusqu'au plafond. En dessous : un seul erouv pour tous. Dรฉbat : cloisons qui n'atteignent pas. Jusqu'au plafond : un erouv par groupe.
L'un discute les cloisons jusqu'au plafond. L'autre y voit un accord : erouv par groupe.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).