Eruvin 73b : Eruv des cours, shitouf du mavoy, et le texte de Rav

Eruvin 73b

Sougya : La michna achรจve les cas des cinq cours ouvertes l'une sur l'autre et sur le mavoy. Un shitouf joint ร  l'erouv permet les cours et le mavoy.

L'oubli d'un habitant de cour est couvert lorsque la majoritรฉ a fait l'erouv. L'oubli du shitouf laisse les cours permises et ferme le mavoy.

La Guemara lit le tout selon Rabbi Meir, afin que les enfants gardent la rรจgle de l'erouv. Rav n'enseigne pas que les cours sont ouvertes l'une sur l'autre : un mavoy n'est permis par un lehi (poteau) et une kora (poutre) que si des maisons et des cours ouvrent sur lui.

Trois clauses de la michna Cinq cours ouvertes l'une sur l'autre et sur le mavoy Shitouf du mavoy, en plus de l'erouv. Permis dans les cours et le mavoy. Eruv et shitouf. Un habitant de cour oublie l'erouv. Permis ici et lร . Un habitant du mavoy oublie le shitouf. Cours : permis. Mavoy : interdit. Le mavoy est aux cours ce que la cour est aux maisons.
Shitouf en plus de l'erouv : permis des deux cรดtรฉs. Oubli de l'erouv d'une cour : permis encore. Oubli du shitouf : les cours restent permises, le mavoy se ferme.
Toute la michna suit Rabbi Meir Le milieu ne quitte pas le dรฉbut Dรฉbut et fin : erouv et shitouf. Rabbi Meir. Milieu : un seul suffit. Lecture des Sages. Le milieu prolonge le dรฉbut : et s'ils ont aussi fait le shitouf. Oubli du shitouf, sans bitoul : le mavoy reste interdit. Oubli de l'erouv, sans bitoul, et ils sont permis. Tout est Rabbi Meir. Les deux gardent la rรจgle pour les enfants. La majoritรฉ a fait l'erouv : on s'appuie sur le shitouf.
Le milieu se rattache au dรฉbut. L'oubli sans bitoul laisserait le shitouf tenir lieu d'erouv. Rabbi Meir l'admet ici, parce que la majoritรฉ a fait l'erouv et que les enfants n'oublient pas la rรจgle.
Pourquoi Rav omet ouvertes l'une sur l'autre La premiรจre lecture cรจde devant les objections Passage par les ouvertures Maisons et cours sur le mavoy Chaque part entre dans le mavoy, puis dans la cour du dรฉpรดt. Sinon, le nom de shitouf manque. Objection : vin en sociรฉtรฉ, tonneau acquis pour tous, pain du repas sur la table. Rav retient cette raison. Lehi et kora ne permettent le mavoy que dans ce cas. Des cours ouvertes l'une sur l'autre comptent comme une seule cour.
Abaye explique d'abord le texte de Rav par le trajet du shitouf. Les objections รฉcartent cette lecture. Rav omet les cours ouvertes l'une sur l'autre parce que le lehi et la kora exigent des maisons et des cours distinctes sur le mavoy.
1
ื•ืื ื ืฉืชืชืคื• ื‘ืžื‘ื•ื™ โ€” ืžื•ืชืจื™ืŸ ื›ืืŸ ื•ื›ืืŸ.

Et s'ils ont fait le shitouf dans le mavoy, ils sont permis ici et lร .

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืื ื ืฉืชืชืคื• ื›ื•' ื‘ื’ืžืจื ืžืชืจืฅ ืœื”:
Et s'ils ont fait le shitouf, etc. : la Guemara le rรฉsout.
๐Ÿ’ก Explication

La michna du daf prรฉcรฉdent a posรฉ l'erouv des cours sans shitouf : permis dans les cours, interdit dans le mavoy. Ici, le shitouf du mavoy les rend permis dans les cours et dans le mavoy.

La Guemara lira ce et si comme un ajout : ils ont dรฉjร  fait l'erouv, et ils ont aussi fait le shitouf.

2
ืขื™ืจื‘ื• ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ื ืฉืชืชืคื• ื‘ืžื‘ื•ื™, ื•ืฉื›ื— ืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ื—ืฆืจ ื•ืœื ืขื™ืจื‘ โ€” ืžื•ืชืจื™ืŸ ื›ืืŸ ื•ื›ืืŸ.

S'ils ont fait l'erouv dans les cours et le shitouf dans le mavoy, et que l'un des habitants d'une cour a oubliรฉ et n'a pas fait l'erouv, ils sont permis ici et lร .

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ืฉื›ื— ืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ื—ืฆืจ ื•ืœื ืขื™ืจื‘ ื‘ื—ืฆื™ืจื• ืœื”ืชื™ืจ ื—ืฆื™ืจื• ืื‘ืœ ื‘ืฉื™ืชื•ืฃ ื”ื™ื” ืœื• ื—ืœืง:
Que l'un des habitants d'une cour a oubliรฉ et n'a pas fait l'erouv : dans sa cour, pour permettre sa cour. Mais il avait une part dans le shitouf.
ืžื•ืชืจื™ืŸ ื›ืืŸ ื•ื›ืืŸ ื”ืฉืชื ืžืฉืžืข ื“ืกื•ืžื›ื™ืŸ ื•ื‘ื’ืžืจื ืžืชืจืฅ ืœื”:
Ils sont permis ici et lร  : pour l'instant, on comprend qu'on s'appuie. La Guemara le rรฉsout.
๐Ÿ’ก Explication

Les deux liens sont en place. Un habitant a oubliรฉ l'erouv de sa cour, et il a une part dans le shitouf. La michna les laisse permis dans la cour et dans le mavoy.

Rachi signale que, ร  cette lecture, on s'appuie sur le shitouf pour la cour de celui qui a oubliรฉ. La Guemara reprendra ce point.

3
ืžื‘ื ื™ ืžื‘ื•ื™ ื•ืœื ื ืฉืชืชืฃ โ€” ืžื•ืชืจื™ืŸ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืืกื•ืจื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™, ืฉื”ืžื‘ื•ื™ ืœื—ืฆื™ืจื•ืช ื›ื—ืฆืจ ืœื‘ืชื™ื.

Des habitants du mavoy, et il n'a pas participรฉ au shitouf : ils sont permis dans les cours et interdits dans le mavoy, car le mavoy est aux cours ce que la cour est aux maisons.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉื”ืžื‘ื•ื™ ืœื—ืฆื™ืจื•ืช ื›ื—ืฆืจ ืœื‘ืชื™ื ื›ืฉื ืฉืืกื•ืจ ืœื”ื•ืฆื™ื ืžืŸ ื”ื‘ืชื™ื ืœื—ืฆืจ ื‘ืœื ืขื™ืจื•ื‘ ื›ืš ืืกื•ืจ ืœื”ื•ืฆื™ื ืžืŸ ื”ื—ืฆืจ ืœืžื‘ื•ื™ ื‘ืœื ืฉื™ืชื•ืฃ ื•ืœื ืชื™ืžื ื“ืœื ื“ืžื• ื“ื‘ื™ืช ื•ื—ืฆืจ ื–ื• ืจืฉื•ืช ื”ื™ื—ื™ื“ ื•ื–ื• ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืื‘ืœ ื—ืฆืจ ื•ืžื‘ื•ื™ ืฉื ื™ื”ืŸ ืจืฉื•ื™ื•ืช ืฉืœ ืจื‘ื™ื ื”ืŸ:
Car le mavoy est aux cours ce que la cour est aux maisons : de mรชme qu'il est interdit de sortir des maisons vers la cour sans erouv, de mรชme il est interdit de sortir de la cour vers le mavoy sans shitouf. Et ne dis pas qu'ils ne se ressemblent pas, car la maison et la cour, l'une est un reshut ha-yahid (domaine privรฉ) et l'autre un reshut ha-rabim (domaine de la collectivitรฉ), tandis que la cour et le mavoy sont tous deux des domaines de plusieurs.
๐Ÿ’ก Explication

La phrase continue : l'un des habitants du mavoy a oubliรฉ le shitouf. L'erouv des cours tient. Le mavoy, lui, reste interdit.

Le rapport est le mรชme dans les deux รฉtages. On ne sort pas des maisons vers la cour sans erouv. On ne sort pas de la cour vers le mavoy sans shitouf. Rachi aligne les deux, alors que la cour et le mavoy sont des domaines de plusieurs.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Mรชme rapport, deux sorties Cour vers mavoy, comme maisons vers cour Maisons Cour Mavoy erouv shitouf Sans ce lien, la sortie d'un domaine vers l'autre est interdite.
L'erouv relie les maisons ร  la cour. Le shitouf relie la cour au mavoy.
4
ื’ืžืณ ืžื ื™? ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื”ื™ื, ื“ืืžืจ: ื‘ืขื™ื ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉื™ืชื•ืฃ.

Guemara. Selon qui ?

C'est Rabbi Meir, qui a dit : il nous faut un erouv, et il nous faut un shitouf.

โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืžืชื ื™' ื›ื•ืœื” ืจ"ืž ื”ื™ื ื“ืืžืจ ื‘ืขื™ื ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉื™ืชื•ืฃ ื•ื˜ืขืžื ืžืื™ ื›ื“ื™ ืฉืœื ืชืฉืชื›ื— ืชื•ืจืช ืขื™ืจื•ื‘ ืžืŸ ื”ืชื™ื ื•ืงื•ืช. ื•ื›ืืŸ ื“ืจื•ื‘ื ืขื™ืจื‘ื• ืœื ืžืฉืชื›ื—. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืจื‘ ืœื ืชื ื™ ืคืชื•ื—ื•ืช ื–ื• ืœื–ื•. ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืงืกื‘ืจ ืจื‘ ืื™ืŸ ืžื‘ื•ื™ ื ื™ืชืจ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ืขื“ ืฉื™ื”ื• ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆื™ืจื•ืช ืคืชื•ื—ื•ืช ืœืชื•ื›ื• ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืคืชื•ื—ื•ืช ื–ื• ืœื–ื• ื ืขืฉื• ื›ื—ืฆืจ ืื—ืช:
Guemara. Toute la michna est Rabbi Meir, qui a dit : il nous faut un erouv, et il nous faut un shitouf. Et quelle est la raison ? Afin que la rรจgle de l'erouv ne s'oublie pas chez les enfants. Et ici, du fait que la majoritรฉ a fait l'erouv, elle ne s'oublie pas. Rav Yehouda a dit : Rav n'enseigne pas ouvertes l'une sur l'autre. Quelle est la raison ? Parce que Rav tient qu'un mavoy n'est permis par un lehi et une kora que lorsqu'il y a des maisons et des cours ouvertes sur lui. Et puisqu'elles sont ouvertes l'une sur l'autre, elles sont devenues comme une seule cour.
๐Ÿ’ก Explication

La michna exige les deux. Cela suit Rabbi Meir. Les Sages suffisent de l'un ou de l'autre.

Le Roch donne dรฉjร  l'issue du daf. La raison de Rabbi Meir est que les enfants gardent la rรจgle de l'erouv. Quand la majoritรฉ a fait l'erouv, cette raison tombe pour le cas de l'oubli. Rav, de son cรดtรฉ, n'enseigne pas que les cours sont ouvertes l'une sur l'autre : elles compteraient comme une seule cour, et le lehi avec la kora ne suffiraient plus.

5
ืื™ืžื ืžืฆื™ืขืชื: ืดื•ืื ื ืฉืชืชืคื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ืžื•ืชืจื™ืŸ ื›ืืŸ ื•ื›ืืŸืด, ืืชืืŸ ืœืจื‘ื ืŸ ื“ืืžืจื™ ื‘ื—ื“ื ืกื’ื™ื!

Dis la clause mรฉdiane : "Et s'ils ont fait le shitouf dans le mavoy, ils sont permis ici et lร ." Nous en venons aux Sages, qui disent : un seul suffit !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ื•ืื ื ืฉืชืชืคื• ื ืžื™ ื•ืืงืžื™ื™ืชื ืงืื™ ื•ืื ื ืฉืชืชืคื• ืืฃ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืงืืžืจ:
Et s'ils ont aussi fait le shitouf : cela se rapporte ร  la premiรจre clause. Il dit : et s'ils ont aussi fait le shitouf dans le mavoy.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื™ืžื ืžืฆื™ืขืชื ื•ืื ื ืฉืชืชืคื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ืžื•ืชืจื™ืŸ ื›ืืŸ ื•ื›ืืŸ ืืชื™ื ื›ืจื‘ื ืŸ ื•ืืคื™ืœื• ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ [ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื:] ื“ื‘ืคืช ืœื ืคืœื™ื’ื™ ืžืฉืžืข ืœื™ื” ื•ืื ื ืฉืชืชืคื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ื›ืœ ืขื ื™ืŸ ื•ืืคื™ืœื• ื ืฉืชืชืคื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ื™ื™ืŸ:
Dis la clause mรฉdiane : et s'ils ont fait le shitouf dans le mavoy, ils sont permis ici et lร , cela vient selon les Sages. Mรชme selon celui qui dit plus haut (Eruvin 71b) qu'au sujet du pain ils ne divergent pas, il comprend "et s'ils ont fait le shitouf dans le mavoy" dans tous les cas, mรชme s'ils ont fait le shitouf dans le mavoy avec du vin.
๐Ÿ’ก Explication

Si le shitouf seul ouvre les cours et le mavoy, la clause suit les Sages. Chez eux, be-hada sagya : un des deux suffit. Rabbi Meir, lui, exige les deux. La michna semblerait alors mรฉlangรฉe.

Tossefot maintient la question mรชme selon l'avis d'Eruvin 71b, pour qui le pain ne fait pas divergence. Le milieu se lit dans tous les cas, y compris un shitouf de vin.

6
ื”ื ืœื ืงืฉื™ื: ื•ืื ื ืฉืชืชืคื• ื ืžื™ ืงืืžืจ.

Cela ne fait pas difficultรฉ : il dit : et s'ils ont aussi fait le shitouf.

๐Ÿ’ก Explication

Le et si poursuit la premiรจre clause. Ils ont fait l'erouv, et ils ont aussi fait le shitouf. Les deux restent exigรฉs, comme Rabbi Meir.

7
ืื™ืžื ืกื™ืคื: ืขื™ืจื‘ื• ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ื ืฉืชืชืคื• ื‘ืžื‘ื•ื™, ื•ืฉื›ื— ืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ื—ืฆืจ ื•ืœื ืขื™ืจื‘ โ€” ืžื•ืชืจื™ื ื›ืืŸ ื•ื›ืืŸ. ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™? ืื™ ื“ืœื ื‘ื˜ื™ืœ, ืืžืื™ ืžื•ืชืจื™ื? ืืœื ืคืฉื™ื˜ื ื“ื‘ื˜ื™ืœ. ืื™ืžื ืกื™ืคื: ืฉื›ื— ืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ืžื‘ื•ื™ ื•ืœื ื ืฉืชืชืคื• โ€” ืžื•ืชืจื™ืŸ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืืกื•ืจื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™, ื•ืื™ ื“ื‘ื˜ื™ืœ โ€” ืืžืื™ ืืกื•ืจื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™?

Dis la fin : s'ils ont fait l'erouv dans les cours et le shitouf dans le mavoy, et que l'un des habitants d'une cour a oubliรฉ et n'a pas fait l'erouv, ils sont permis ici et lร . De quoi s'agit-il ?

S'il n'a pas annulรฉ, pourquoi sont-ils permis ? Il est donc รฉvident qu'il a annulรฉ.

Dis la fin : l'un des habitants du mavoy a oubliรฉ, et ils n'ont pas fait le shitouf, ils sont permis dans les cours et interdits dans le mavoy. Et s'il a annulรฉ, pourquoi sont-ils interdits dans le mavoy ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืžืื™ ืžื•ืชืจื™ืŸ ื‘ืื•ืชื” ื—ืฆืจ ื”ื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืœื™ืช ืœื™ื” ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืขืœ ืฉื™ืชื•ืฃ:
Pourquoi sont-ils permis : dans cette cour. Or Rabbi Meir n'admet pas qu'on s'appuie sur le shitouf.
ืžื‘ื ื™ ืžื‘ื•ื™ ื•ืœื ื ืฉืชืชืฃ ืื—ืช ืžืŸ ื”ื—ืฆื™ืจื•ืช ืœื ื ืฉืชืชืคื” ืขื ื—ื‘ืจืชื” ื‘ืžื‘ื•ื™:
De parmi les habitants du mavoy, et il n'a pas participรฉ : l'une des cours n'a pas fait le shitouf avec sa voisine dans le mavoy.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืœื ืคืฉื™ื˜ื ื“ื‘ื˜ื™ืœ ื•ืื ืชืืžืจ ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืื™ืŸ ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ืจืฉื•ืช ืžื—ืฆืจ ืœื—ืฆืจ ื”ื™ืืš ืžื•ืชืจื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื”ื ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืชื• ืœื‘ื ื™ ื—ืฆืจ ืื—ืจืช ืœืจื‘ื ื“ืืžืจ ืœืฉืžื•ืืœ ื“ืืคื™ืœื• ื‘' ื—ืฆื™ืจื•ืช ื–ื• ืœืคื ื™ื ืžื–ื• ืคืขืžื™ื ื“ืื™ืŸ ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ื”ื ืœื ืงืฉื™ื ืฉื”ืจื™ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื ืฉืชืชืฃ ืื‘ืœ ื”ื ืงืฉื™ื ื”ื™ืืš ืžื•ืขื™ืœ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ืœืจื‘ื ื“ืืžืจ ื‘ื‘' ื—ืฆื™ืจื•ืช ื–ื• ืœืคื ื™ื ืžื–ื• ื“ืื™ืŸ ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื•ืขืœ ื›ืจื—ืš ื™ืฉ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืช ื‘ืžื‘ื•ื™ ื›ื“ื“ื™ื™ืงื™ ืฉื”ืจื™ ื‘ื™ื˜ืœ ืœื”ื ืจืฉื•ืชื• ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื›ื•ืœื ืฉื•ื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื–ื” ื›ื–ื” ื™ื›ื•ืœ ืœื‘ื˜ืœ ืืฃ ืœื‘ื ื™ ื—ืฆืจ ืื—ืจืช ืฉื”ืžื‘ื•ื™ ื—ื“ื ืชืฉืžื™ืฉืชื ืœืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื•ืœื ื“ืžื™ ืœื‘' ื—ืฆื™ืจื•ืช ื“ื”ื ืชืฉืžื™ืฉืชื ืœื—ื•ื“ ื•ื”ื ืชืฉืžื™ืฉืชื ืœื—ื•ื“ ื›ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื•ืœืงืžืŸ (ื“ืฃ ืขื˜.) ืชื ื™ื ื’ื‘ื™ ื‘ื™ืช ืฉื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืžืœืื•ื”ื• ืชื‘ืŸ ื“ืื ื ืชืžืขื˜ ื”ืชื‘ืŸ ืžืขืฉืจื” ื˜ืคื—ื™ื ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื”ื‘ื™ืช ืœื–ื” ื•ืœื–ื” ื•ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ื“ืืคื™ืœื• ืœืฉืžื•ืืœ ื”ื‘ื™ืช ืœื—ืฆื™ืจื•ืช ื—ื“ื ืชืฉืžื™ืฉืชื ื”ื•ื ืœืชืจื•ื™ื™ื”ื•:
Il est donc รฉvident qu'il a annulรฉ. Et si tu dis : selon celui qui dit qu'on n'annule pas un droit d'une cour vers une autre cour, comment sont-ils permis dans le mavoy ? Il ne peut pas annuler son droit au profit des habitants d'une autre cour, selon Rava, qui a dit ร  Chmouel que mรชme pour deux cours, l'une ร  l'intรฉrieur de l'autre, il arrive qu'on n'annule pas. On peut rรฉpondre : ceci ne fait pas difficultรฉ, puisqu'il a participรฉ au shitouf dans le mavoy. Mais ceci fait difficultรฉ : comment l'annulation agit-elle dans le mavoy, selon Rava, qui dit au sujet de deux cours, l'une ร  l'intรฉrieur de l'autre, qu'on n'annule pas ? Et nรฉcessairement, il y a un bitoul rechout dans le mavoy, comme on le dรฉduit : car il vous a annulรฉ son droit. On peut rรฉpondre : puisque tous sont รฉgaux dans le mavoy, celui-ci comme celui-lร , il peut annuler mรชme au profit des habitants d'une autre cour, car le mavoy est un seul usage (tashmisha) pour les deux. Cela ne ressemble pas ร  deux cours, oรน cet usage est ร  part et cet usage est ร  part, comme on le dit plus haut. Et plus bas (Eruvin 79a), on enseigne au sujet d'une maison entre deux cours, qu'on a remplie de paille : si la paille diminue en dessous de dix tefahim, on annule la maison pour celui-ci et pour celui-lร . Et telle est la raison, comme je l'ai expliquรฉ : mรชme selon Chmouel, la maison est, pour les cours, un seul usage pour les deux.
๐Ÿ’ก Explication

L'oubli de l'erouv laisse la cour permise. Sans bitoul rechout (annulation de son droit), Rabbi Meir ne laisse pas le shitouf tenir lieu d'erouv. La Guemara pose donc qu'il a annulรฉ.

La clause suivante bloque cette lecture. S'il a annulรฉ, l'oubli du shitouf devrait ouvrir le mavoy. La michna l'interdit.

Tossefot demande comment le bitoul passe d'une cour ร  l'autre. Dans le mavoy, l'usage est un seul pour les deux : l'annulation y atteint aussi l'autre cour. Deux cours sรฉparรฉes gardent chacune son usage.

8
ื•ื›ื™ ืชื™ืžื ืงืกื‘ืจ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื™ืŸ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืช ื‘ืžื‘ื•ื™. ื•ื”ื ืชื ื™ื: ืฉื”ืจื™ ื‘ื™ื˜ืœ ืœื›ื ืจืฉื•ืชื•, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ.

Et si tu dis : Rabbi Meir tient qu'il n'y a pas de bitoul rechout dans le mavoy. Or on a enseignรฉ : car il vous a annulรฉ son droit, paroles de Rabbi Meir.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ื ืชื ื™ื ืœืขื™ืœ ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ ื’ื‘ื™ ืฆื“ื•ืงื™:
Or on a enseignรฉ : plus haut dans notre chapitre, au sujet du saducรฉen.
๐Ÿ’ก Explication

On voudrait que Rabbi Meir refuse le bitoul dans le mavoy : l'annulation expliquerait la cour, et le mavoy resterait interdit.

Une baraita du chapitre, au sujet du saducรฉen, lui fait dire : il vous a annulรฉ son droit. Il admet le bitoul dans le mavoy.

9
ืืœื ืคืฉื™ื˜ื ื“ืœื ื‘ื˜ื™ืœ. ื•ืžื“ืกื™ืคื ื“ืœื ื‘ื˜ื™ืœ โ€” ืจื™ืฉื ื ืžื™ ื“ืœื ื‘ื˜ื™ืœ. ืจื™ืฉื ื•ืกื™ืคื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ, ืžืฆื™ืขืชื ืจื‘ื ืŸ!

Il est donc รฉvident qu'il n'a pas annulรฉ. Et puisque la fin vise le cas oรน il n'a pas annulรฉ, le dรฉbut aussi vise le cas oรน il n'a pas annulรฉ.

Le dรฉbut et la fin sont Rabbi Meir, la clause mรฉdiane est les Sages !

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืจื™ืฉื ื ืžื™ ื“ืœื ื‘ื˜ื™ืœ ื”ื ื“ืงืชื ื™ ืฉื›ื— ืื—ื“ ืžื‘ื ื™ ื—ืฆืจ ื‘ื“ืœื ื‘ื˜ื™ืœ ื•ืงืชื ื™ ืžื•ืชืจื™ื ืืœืžื ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืขืœ ื”ืฉื™ืชื•ืฃ:
Le dรฉbut aussi, oรน il n'a pas annulรฉ : ce qu'elle enseigne, l'un des habitants de la cour a oubliรฉ, vise le cas oรน il n'a pas annulรฉ, et elle enseigne qu'ils sont permis. On en tire qu'on s'appuie sur le shitouf.
ืจื™ืฉื ื•ืกื™ืคื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืจื™ืฉื ืงืชื ื™ ืขื™ืจื‘ื• ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืœื ื ืฉืชืชืคื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ืืกื•ืจื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืืœื ืื ื›ืŸ ื ืฉืชืชืคื• ื ืžื™ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื›ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ืกื™ืคื ืงืชื ื™ ืžื‘ื ื™ ืžื‘ื•ื™ ื•ืœื ื ืฉืชืชืฃ ืืกื•ืจื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื›ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ:
Le dรฉbut et la fin sont Rabbi Meir : le dรฉbut enseigne qu'ils ont fait l'erouv dans les cours et n'ont pas fait le shitouf dans le mavoy, ils sont interdits dans le mavoy, sauf s'ils ont aussi fait le shitouf dans le mavoy, comme Rabbi Meir. Et la fin enseigne : de parmi les habitants du mavoy, et il n'a pas participรฉ, ils sont interdits dans le mavoy, comme Rabbi Meir.
ื•ืžืฆื™ืขืชื ื“ืงืชื ื™ ืžื‘ื ื™ ื—ืฆืจ ื•ืœื ืขื™ืจื‘ ื›ื•' ื›ืจื‘ื ืŸ:
Et la clause mรฉdiane : qui enseigne, de parmi les habitants de la cour, et il n'a pas fait l'erouv, etc., comme les Sages.
๐Ÿ’ก Explication

La fin, l'oubli du shitouf, vise un homme qui n'a pas annulรฉ : s'il avait annulรฉ, le mavoy serait permis. Le dรฉbut, l'oubli de l'erouv, se lit de la mรชme faรงon : pas de bitoul, et pourtant ils sont permis. On s'appuie alors sur le seul shitouf, comme les Sages.

D'oรน l'embarras. Le dรฉbut de la michna et sa fin exigent erouv et shitouf, comme Rabbi Meir. La clause du milieu s'appuie sur le shitouf seul.

10
ื›ื•ืœื” ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื”ื™ื, ื•ื˜ืขืžื ืžืื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื‘ืขื™ื ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉื™ืชื•ืฃ? ืฉืœื ืœืฉื›ื— ืชื•ืจืช ืขื™ืจื•ื‘ ืžืŸ ื”ืชื™ื ื•ืงื•ืช, ื•ื”ื›ื, ื›ื™ื•ืŸ ื“ืจื•ื‘ื” ืขื™ืจื‘ื• โ€” ืœื ืžืฉืชื›ื—ื.

Tout est Rabbi Meir. Et quelle est la raison pour laquelle Rabbi Meir a dit : il nous faut un erouv, et il nous faut un shitouf ?

Afin que la rรจgle de l'erouv ne s'oublie pas chez les enfants. Et ici, puisque la majoritรฉ a fait l'erouv, elle ne s'oublie pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ื•ืœื” ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื”ื™ื ื•ืžืฆื™ืขืชื ืืžืื™ ืกื•ืžื›ื™ืŸ ื‘ื ื™ ืื•ืชื” ื—ืฆืจ ืขืœ ื”ืฉื™ืชื•ืฃ ืžืฉื•ื ื“ืจื•ื‘ืŸ ืขื™ืจื‘ื• ื“ื˜ืขืžื ืžืื™ ื›ื•':
Tout est Rabbi Meir : et la clause mรฉdiane, pourquoi les habitants de cette cour s'appuient-ils sur le shitouf ? Parce que la majoritรฉ a fait l'erouv. Car quelle est la raison, etc.
๐Ÿ’ก Explication

La michna entiรจre reste Rabbi Meir. Il exige les deux afin que les enfants gardent la rรจgle de l'erouv. Si l'on ne faisait que le shitouf, l'erouv des cours sortirait de l'usage.

Ici la majoritรฉ a fait l'erouv. La rรจgle reste connue. Pour celui qui a oubliรฉ, on s'appuie sur le shitouf, dans la cour et dans le mavoy.

11
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”: ืจื‘ ืœื ืชื ื™ ืดืคืชื•ื—ื•ืช ื–ื• ืœื–ื•ืด. ื•ื›ืŸ ืืžืจ ืจื‘ ื›ื”ื ื: ืจื‘ ืœื ืชื ื™ ืดืคืชื•ื—ื•ืช ื–ื• ืœื–ื•ืด. ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™, ืจื‘ ื›ื”ื ื ื’ื•ืคื™ื” ืœื ืชื ื™ ืดืคืชื•ื—ื•ืช ื–ื• ืœื–ื•ืด.

Rav Yehouda a dit : Rav n'enseigne pas "ouvertes l'une sur l'autre". Et de mรชme, Rav Kahana a dit : Rav n'enseigne pas "ouvertes l'une sur l'autre".

Il en est qui disent : Rav Kahana lui-mรชme n'enseigne pas "ouvertes l'une sur l'autre".

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจื‘ ืœื ืชื ื™ ืคืชื•ื—ื•ืช ื–ื• ืœื–ื• ื•ื›ืœ ืขื™ืจื‘ื• ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืขื™ืจื‘ื• ื›ืœ ื—ืฆืจ ืœืขืฆืžื” ืงืืžืจ ื•ืžื•ืชืจื™ืŸ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื“ืงืชื ื™ ืžื•ืชืจื™ืŸ ื‘ื ื™ ื—ืฆืจ ืœืขืฆืžืŸ ืงืืžืจ:
Rav n'enseigne pas ouvertes l'une sur l'autre : et tout "ils ont fait l'erouv dans les cours" de notre michna veut dire que chaque cour a fait l'erouv pour elle-mรชme. Et "ils sont permis dans les cours", qu'elle enseigne, veut dire : les habitants de la cour sont permis pour eux-mรชmes.
๐Ÿ’ก Explication

Autre texte de la michna. Rav n'a pas les mots ouvertes l'une sur l'autre. Chaque cour ouvre sur le mavoy et fait son erouv pour elle-mรชme. "Permis dans les cours" vise alors les habitants de chaque cour, chez eux.

Deux rapports. Rav Kahana transmet que Rav omet ces mots. D'autres disent que Rav Kahana les omet dans son propre enseignement.

12
ืืžืจ ืœื™ื” ืื‘ื™ื™ ืœืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืœื ืชื ื™ ืคืชื•ื—ื•ืช ื–ื• ืœื–ื•. ืงืกื‘ืจ ื›ืœ ืฉื™ืชื•ืฃ ืฉืื™ืŸ ืžื›ื ื™ืกื• ื•ืžื•ืฆื™ืื• ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ื‘ืžื‘ื•ื™ โ€” ืœืื• ืฉืžื™ื” ืฉื™ืชื•ืฃ.

Abaye a dit ร  Rav Yossef : quelle est la raison pour laquelle il n'enseigne pas ouvertes l'une sur l'autre ? Il tient : tout shitouf que l'on n'introduit pas et que l'on ne sort pas par les ouvertures dans le mavoy ne porte pas le nom de shitouf.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื›ืœ ืฉื™ืชื•ืฃ ืฉืื™ืŸ ื›ืœ ืื—ื“ ื•ืื—ื“ ืžื›ื ื™ืก ื—ืœืงื• ื“ืจืš ืคืชื— ื—ืฆื™ืจื• ืœืžื‘ื•ื™ ื•ื“ืจืš ืžื‘ื•ื™ ื™ื•ืœื™ื›ื•ื”ื• ืœื—ืฆืจ ืฉื™ื”ื ืžื•ื ื— ื‘ื•:
Tout shitouf que l'on ne... : chacun introduit sa part par l'ouverture de sa cour vers le mavoy, et par le mavoy on l'apporte ร  la cour oรน il sera dรฉposรฉ.
ืœืื• ืฉืžื™ื” ืฉื™ืชื•ืฃ ืฉืื ื™ื›ื ื™ืกื•ื”ื• ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ืฉืžื—ืฆืจ ืœื—ืฆืจ ืื™ืŸ ื ืจืื” ื›ืฉื™ืชื•ืฃ ืžื‘ื•ื™ ื•ื”ื›ื ื ืžื™ ื—ื™ื™ืฉ ืจื‘ ื“ื™ืœืžื ืžืขื™ื™ืœื™ ืœื™ื” ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ืฉื‘ื™ื ื™ื”ืŸ:
Ne porte pas le nom de shitouf : car s'ils l'introduisent par les ouvertures qui vont de cour ร  cour, cela n'a pas l'apparence d'un shitouf de mavoy. Et ici aussi, Rav craint qu'ils ne l'introduisent par les ouvertures qui sont entre elles.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืœ ืฉื™ืชื•ืฃ ืฉืื™ืŸ ืžื›ื ื™ืกื• ื•ืžื•ืฆื™ืื• ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ืœืžื‘ื•ื™ ืœืื• ืฉืžื™ื” ืฉื™ืชื•ืฃ ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื•ืœื”ื›ื™ ืœื ืชื ื™ ืจื‘ ื•ืคืชื•ื—ื™ืŸ ื–ื• ืœื–ื• ื“ื—ื™ื™ืฉ ื“ื™ืœืžื ืžืขื™ื™ืœื™ ืœื™ื” ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ืฉื‘ื™ื ื™ื”ื ืžืฉืžืข ืœืคื™ืจื•ืฉื• ื•ืื ืคืชื•ื—ื•ืช ื–ื• ืœื–ื• ืœื ืžื”ื ื™ ื‘ื”ืŸ ืฉื™ืชื•ืฃ ื•ืืคื™ืœื• ืžืขื™ื™ืœื™ ืœื™ื” ื“ืจืš ืžื‘ื•ื™ ื’ื–ืจื™ื ืŸ ื“ื™ืœืžื ืœื ืžืขื™ื™ืœื™ ืืœื ื“ืจืš ืคืชื— ื”ื—ืฆืจ ื•ืกืžื›ื™ื ืŸ ืขืœื™ื” ื•ืื ืชืืžืจ ื”ื™ื›ื™ ืžืฉื›ื—ืช ืœื™ื” ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ืจื‘ื ืŸ ื“ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื•ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ืื ืœื ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ื”ืคืชื•ื—ื•ืช ื–ื• ืœื–ื• ื•ืžืฉืžืข ื”ืชื ื“ืžื”ื ื™ ืฉื™ืชื•ืฃ ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ืืฉื›ื—ืŸ ืœื” ื‘ืฉืขื™ืจื‘ื• ื”ื—ืฆื™ืจื•ืช ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ื•ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ืคืชื— ื’ืžื•ืจ ืžื—ืฆืจ ืœื—ืฆืจ ื’ื‘ื•ื” ื™' ื•ืจื•ื—ื‘ ื“' ืœื™ื›ื ืœืžื™ื’ื–ืจ ื“ื™ืœืžื ืžืคืงื™ ื•ืขื™ื™ืœื™ ื”ืฉื™ืชื•ืฃ ืฉืœื ื›ื“ืจืš ื”ืžื‘ื•ื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื—ืฆืจ ืœื—ืฆืจ ืœื ืกืœืงื™ ืœื”ื“ื™ื ืื™ ืœื™ื›ื ืคืชื—ื™ื ืืœื ื—ืœื•ื ื•ืช ื‘ืขืœืžื:
Tout shitouf que l'on n'introduit pas et que l'on ne sort pas par les ouvertures vers le mavoy ne porte pas le nom de shitouf. Rachi explique : c'est pour cela que Rav n'enseigne pas "et ouvertes l'une sur l'autre", car il craint qu'ils ne l'introduisent par les ouvertures qui sont entre elles. Selon son explication, on comprend que, si elles sont ouvertes l'une sur l'autre, le shitouf n'est pas efficace pour elles, mรชme s'ils l'introduisent par le mavoy : on dรฉcrรจte, de crainte qu'ils ne l'introduisent que par l'ouverture de la cour, et qu'on s'appuie dessus. Et si tu dis : oรน trouve-t-on la divergence de Rabbi Meir et des Sages, qui font l'erouv et le shitouf, sinon dans des cours ouvertes l'une sur l'autre ? Et lร , on comprend que le shitouf est efficace. On peut rรฉpondre : on la trouve lorsqu'ils ont fait l'erouv des cours par des fenรชtres. Et puisqu'il n'y a pas d'ouverture complรจte de cour ร  cour, haute de dix tefahim et large de quatre, il n'y a pas lieu de dรฉcrรฉter, de crainte qu'ils ne sortent et n'introduisent le shitouf autrement que par le chemin du mavoy, puisqu'on ne passe pas directement de cour ร  cour s'il n'y a que de simples fenรชtres, et non des ouvertures.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre raison. Le shitouf doit sortir de chaque cour vers le mavoy, puis entrer du mavoy dans la cour oรน on le dรฉpose. Un passage de cour ร  cour lui รดte l'apparence d'un shitouf de mavoy.

Si les cours sont ouvertes l'une sur l'autre, Rav craint qu'on fasse passer la part par ces portes. Il omet donc ces mots.

Tossefot lit chez Rachi un dรฉcret mรชme quand on passe vraiment par le mavoy. La divergence de Rabbi Meir et des Sages se trouve alors quand l'erouv des cours passe par des fenรชtres, ouverture incomplรจte : pas dix tefahim de haut et quatre de large, et l'on ne va pas directement de cour ร  cour.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Par oรน le shitouf doit passer Entrer et sortir par les ouvertures du mavoy Voie qui porte le nom de shitouf Cour de chacun Mavoy Cour du dรฉpรดt Voie que Rav รฉcarte Cour Cour voisine, de porte ร  porte
Le shitouf entre et sort par le mavoy. Le passage direct d'une cour ร  l'autre ne porte pas ce nom.
13
ืื™ืชื™ื‘ื™ื”: ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืฉื”ื™ื” ืฉื•ืชืฃ ืœืฉื›ื ื™ื•, ืœื–ื” ื‘ื™ื™ืŸ ื•ืœื–ื” ื‘ื™ื™ืŸ, ืื™ืŸ ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืœืขืจื‘. ื”ืชื, ื“ืืคืงื™ื” ื•ืขื™ื™ืœื™ื”.

Il lui a objectรฉ : un maรฎtre de maison qui รฉtait associรฉ ร  ses voisins, ร  celui-ci par du vin et ร  celui-lร  par du vin, ils n'ont pas besoin de faire l'erouv. Lร , on l'a sorti et on l'a introduit.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœืขืจื‘ ื•ื”ื ื”ื›ื ื“ืœืงื—ื• ื—ื‘ื™ืช ื‘ืฉื•ืชืคื•ืช ื•ืœื ื ื›ื ืกื” ืืœื ืœืื•ืชื” ื—ืฆืจ ืœื‘ื“ื”:
Ils n'ont pas besoin de faire l'erouv : or ici, ils ont pris un tonneau en sociรฉtรฉ, et il n'est entrรฉ que dans cette cour seule.
ื“ืืคืงื™ื” ื•ืขื™ื™ืœื™ื” ืœื—ื‘ื™ืช ื‘ื›ืœ ื”ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืžื”ืŸ ืœืžื‘ื•ื™ ื•ืžืฉื ืœื—ืฆืจ ืฉื”ื•ื ื— ืฉื ื•ืœื ืœืฉื ืฉื™ืชื•ืฃ ื•ืฉื™ื ื•ื™ื ื“ื—ื™ืงื ื”ื•ื ื•ืœื ื”ื•ื™ ืžืกืงื ื ื”ื›ื™:
On l'a sorti et on l'a introduit : le tonneau, dans toutes les cours, de celles-ci vers le mavoy, et de lร  vers la cour oรน il a รฉtรฉ dรฉposรฉ, et non en vue du shitouf. Cette rรฉponse est forcรฉe, et la conclusion ne va pas ainsi.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื“ืืคืงื™ื” ื•ืขื™ื™ืœื™ื” ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜' ืœืื•ืชื” ื—ื‘ื™ืช ื‘ื›ืœ ื”ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืžื”ืŸ ืœืžื‘ื•ื™ ื•ืžืฉื ืœื—ืฆืจ ืฉื”ื•ื ื— ืฉื ื•ืœื ืœืฉื ืฉื™ืชื•ืฃ ื•ืœืคื™ืจื•ืฉื• ื”"ืœ ืœืžื™ืžืจ ื“ืขื™ื™ืœื™ื” ื•ืืคืงื™ื” ื•ืขื™ื™ืœื™ื” ื•ื‘ื—ื ื ื“ื—ืง ืœื•ืžืจ ื›ืŸ ื“ืชื—ื™ืœื” ื”ื™ื” ื‘ืฉืืจ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืืคืงื™ื” ืœืžื‘ื•ื™ ื•ื”ื“ืจ ืขื™ื™ืœื™ ื‘ื–ื” ื”ื—ืฆืจ:
On l'a sorti et on l'a introduit. Rachi explique : ce tonneau, dans toutes les cours, de lร  vers le mavoy, et de lร  vers la cour oรน il a รฉtรฉ dรฉposรฉ, et non en vue du shitouf. Selon son explication, il aurait fallu dire : on l'a introduit, on l'a sorti, et on l'a introduit. Il s'est forcรฉ sans nรฉcessitรฉ ร  le dire ainsi. Car au dรฉpart il รฉtait dans les autres cours, on l'a sorti vers le mavoy, puis on l'a introduit dans cette cour.
๐Ÿ’ก Explication

L'association au vin dispense d'erouv, sans que le tonneau ait circulรฉ. Cela gรชne l'exigence du trajet par le mavoy.

Rรฉponse : lร  aussi, on a sorti le tonneau et on l'a introduit. Rachi juge cette rรฉponse forcรฉe, et dit que la conclusion ira ailleurs.

14
(ืื™ืชื™ื‘ื™ื”:) ื›ื™ืฆื“ ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื•ื›ื•ืณ. ื”ืชื ื ืžื™: ื“ืืคืงื™ื” ื•ืขื™ื™ืœื™ื”.

(Il lui a objectรฉ :) Comment fait-on le shitouf dans le mavoy, etc. Lร  aussi : on l'a sorti et on l'a introduit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ื™ืฆื“ ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื›ื•' ืชื™ื•ื‘ืชื ืงื ืžื•ืชื™ื‘ ืžืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืคืจืง ื—ืœื•ืŸ ื“ืœืงืžืŸ [ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื˜:] ื“ืงืชื ื™ ื”ืชื ื›ื™ืฆื“ ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืžื ื™ื— ืืช ื”ื—ื‘ื™ืช ื•ืื•ืžืจ ื”ืจื™ ื–ื” ืœื›ืœ ื‘ื ื™ ืžื‘ื•ื™ ื•ืžื–ื›ื” ืœื”ืŸ ื›ื•' ื•ื”ื ื”ื›ื ื“ื—ื“ ืžื–ื›ื” ืžื“ื™ื“ื™ื” ืœื›ื•ืœื”ื• ื•ืœื ื ื›ื ืกื” ืœื—ืฆืจื•ืชื™ื”ืŸ:
Comment fait-on le shitouf, etc. : il objecte une rรฉfutation depuis la michna du chapitre Halon, plus bas (Eruvin 79b), qui enseigne lร  : comment fait-on le shitouf dans le mavoy ? Il dรฉpose le tonneau et dit : ceci est pour tous les habitants du mavoy, et il leur en fait l'acquisition, etc. Or ici, un seul leur fait acquรฉrir de son bien ร  eux tous, et elle n'est pas entrรฉe dans leurs cours.
๐Ÿ’ก Explication

La michna du chapitre Halon suffit d'un seul : il dรฉpose le tonneau, le destine ร  tous les habitants du mavoy, et leur en fait l'acquisition. Le tonneau n'entre pas dans chaque cour.

Mรชme rรฉponse : on l'a d'abord sorti et introduit. Rachi a dรฉjร  dit que cette voie est forcรฉe.

15
ืžืชืงื™ืฃ ืœื” ืจื‘ื” ื‘ืจ ื—ื ืŸ: ืืœื ืžืขืชื”, ื”ืงื ื” ืœื• ืคืช ื‘ืกืœื• ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื“ืœื ื”ื•ื™ ืฉื™ืชื•ืฃ?! ื•ื›ื™ ืชื™ืžื: ื”ื›ื™ ื ืžื™, ื•ื”ื ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ืฉื”ื™ื• ืžืกื•ื‘ื™ืŸ ื•ืงื“ืฉ ืขืœื™ื”ืŸ ื”ื™ื•ื โ€” ื”ืคืช ืฉืขืœ ืฉืœื—ืŸ ืกื•ืžื›ื™ื ืขืœื™ื” ืžืฉื•ื ืขื™ืจื•ื‘, ื•ืืžืจื™ ืœื” ืžืฉื•ื ืฉื™ืชื•ืฃ.

Rabba bar Hanan objecte : s'il en est ainsi, s'il lui a fait acquรฉrir du pain dans son panier, lร  aussi ce ne serait pas un shitouf ? Et si tu dis que lร  aussi ce n'est pas un shitouf, or Rav Yehouda a dit que Rav a dit : les membres d'un groupe qui รฉtaient attablรฉs, et le jour s'est sanctifiรฉ sur eux, on s'appuie sur le pain qui est sur la table au titre d'erouv, et d'autres disent : au titre de shitouf.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื‘ื ื™ ื—ื‘ื•ืจื” ืฉื”ื™ื• ืžืกื•ื‘ื™ืŸ ื›ื•' ื›ืืŸ ืœื ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ืžืจ ื“ืืคืงื™ื” ื•ืขื™ื™ืœื™ื” ื“ืืข"ื’ ื“ื™ื›ื•ืœ ืœื•ืžืจ ื“ื›ืœ ื—ื“ ื•ื—ื“ ื”ื‘ื™ื ืคืช ื‘ื—ืฆืจ ื–ื” [ื“ืจืš ืžื‘ื•ื™] ื›ื“ื™ ืœืกืขื•ื“ ืกืชืžื ื“ืžืœืชื ืื™ื™ืจื™ ืฉื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื–ื” ื”ื–ืžื™ื ื ืœืกืขื•ื“ ืืฆืœื• ื•ืืข"ืค ืฉืœื ื–ื™ื›ื” ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืขืœ ืคืช ืฉืขืœ ื”ืฉืœื—ืŸ ื“ื›ื–ื›ื• ื‘ื• ื“ืžื• ืฉืื™ืŸ ืœื•ืžืจ ืื™ืจืข ืฉืคืช ืฉืœ ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื”ื™ื” ืžื•ื ื— ื‘ืฉืืจ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ื”ื•ื‘ื ื›ืืŸ ื“ืจืš ืžื‘ื•ื™ ื“ื”ื•ืฆืื” ื•ื”ื›ื ืกื” ื–ื• ืœื ืžื”ื ื™ื ืžื™ื“ื™ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืœื ื”ื™ื” ืงื ื•ื™ ืคืช ืœื›ืœ ื‘ื ื™ ื”ื—ื‘ื•ืจื” ื‘ืื•ืชื” ืฉืขื” ืืœื ื”ื™ื” ืฉืœ ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื–ื” ื•ืื™ืŸ ื”ื›ื ืกื” ื•ื”ื•ืฆืื” ืžื•ืขืœืช ืื"ื› ื”ื™ื” ืฉืœ ื‘ืขืœ ื”ืฉื™ืชื•ืฃ ืžืื•ืชื” ืฉืขื”:
Les membres d'un groupe qui รฉtaient attablรฉs, etc. Ici, il n'y a pas lieu de dire qu'on l'a sorti et qu'on l'a introduit. Bien qu'on puisse dire que chacun a apportรฉ du pain dans cette cour, par le mavoy, afin de manger, le cas ordinaire vise ce maรฎtre de maison qui les a invitรฉs ร  manger chez lui. Et bien qu'il ne leur ait pas fait acquรฉrir, on s'appuie sur le pain qui est sur la table, car ils sont comme s'ils en avaient fait l'acquisition. On ne peut pas dire qu'il est arrivรฉ que le pain du maรฎtre de maison รฉtait dรฉposรฉ dans les autres cours et a รฉtรฉ apportรฉ ici par le mavoy : cette sortie et cette entrรฉe ne servent ร  rien, puisqu'ร  ce moment le pain n'รฉtait pas acquis ร  tous les membres du groupe, il appartenait ร  ce maรฎtre de maison. L'entrรฉe et la sortie ne sont efficaces que s'il appartenait, dรจs ce moment, ร  celui du shitouf.
๐Ÿ’ก Explication

Si le shitouf exige un trajet par le mavoy, faire acquรฉrir du pain dans son panier ne suffirait pas. Rav dit pourtant qu'un groupe attablรฉ, quand le chabbat entre, s'appuie sur le pain de la table, au titre d'erouv ou de shitouf.

Tossefot : le cas vise des invitรฉs du maรฎtre de maison. On s'appuie sur son pain bien qu'il ne le leur ait pas fait acquรฉrir. Imaginer que ce pain a d'abord circulรฉ par le mavoy ne sert ร  rien : ร  cette heure il n'appartenait pas encore aux membres du groupe. Sortie et entrรฉe ne valent que si la nourriture est dรฉjร  ร  celui du shitouf.

16
ื•ืืžืจ ืจื‘ื”, ืœื ืคืœื™ื’ื™: ื›ืืŸ ื‘ืžืกื•ื‘ื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืช, ื›ืืŸ ื‘ืžืกื•ื‘ื™ืŸ ื‘ื—ืฆืจ.

Et Rabba a dit : ils ne divergent pas. Ici, lorsqu'ils sont attablรฉs dans la maison.

Ici, lorsqu'ils sont attablรฉs dans la cour.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืกื•ื‘ื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืžืฉื•ื ืขื™ืจื•ื‘ ื”ื—ืฆืจ ื›ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ [ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ืคื”:] ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื‘ื‘ื™ืช ืฉื‘ื—ืฆืจ:
Attablรฉs dans la maison : on s'appuie au titre de l'erouv de la cour, comme on le dit plus bas (Eruvin 85b) : les erouv de cours, dans une maison de la cour.
ืžืกื•ื‘ื™ืŸ ื‘ื—ืฆืจ ืกื•ืžื›ื™ืŸ ืžืฉื•ื ืฉื™ืชื•ืฃ ื“ืฉื™ืชื•ืคื™ ืžื‘ื•ืื•ืช ืžื•ืชืจ ืœื”ื ื™ื—ืŸ ื‘ื—ืฆืจ ืฉื‘ืžื‘ื•ื™ ืื‘ืœ ืžืฉื•ื ืขื™ืจื•ื‘ ืœื ื“ื‘ื™ืช ื‘ืขื™ื ืŸ ื“ืขื™ืจื•ื‘ ืžืฉื•ื ื“ื™ืจื” ื•ื—ืฆืจ ืœืื• ื‘ืจ ื“ื™ืจื” ื”ื•ื:
Attablรฉs dans la cour : on s'appuie au titre de shitouf, car pour les shitouf de mavoyot il est permis de les dรฉposer dans une cour du mavoy. Au titre d'erouv, non : nous exigeons une maison, car l'erouv tient lieu de demeure, et une cour n'est pas apte ร  la demeure.
๐Ÿ’ก Explication

Les deux versions parlent du mรชme pain. Dans la maison, on s'appuie au titre d'erouv : l'erouv des cours se dรฉpose dans une maison, parce qu'il tient lieu de demeure.

Dans la cour, on s'appuie au titre de shitouf : le shitouf des mavoyot peut rester dans une cour du mavoy. La cour n'est pas apte ร  la demeure, donc ce pain ne fait pas erouv.

Rabba bar Hanan en tire que Rav lui-mรชme s'appuie sur un shitouf qui n'est pas sorti puis rentrรฉ par le mavoy.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pain sur la table : erouv ou shitouf Rabba : les deux versions visent deux lieux Attablรฉs dans la maison Attablรฉs dans la cour On s'appuie au titre d'erouv. L'erouv des cours se dรฉpose dans une maison de la cour. L'erouv tient lieu de demeure. On s'appuie au titre de shitouf. Le shitouf peut rester dans une cour du mavoy. La cour n'est pas une demeure.
Maison : le pain vaut erouv de la cour. Cour : le pain vaut shitouf du mavoy.
17
ืืœื ื˜ืขืžื ื“ืจื‘, ื“ืงื ืกื‘ืจ: ืื™ืŸ ืžื‘ื•ื™ ื ื™ืชืจ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ืขื“ ืฉื™ื”ื• ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆื™ืจื•ืช ืคืชื•ื—ื™ื ืœืชื•ื›ื•.

Voici donc la raison de Rav : il tient qu'un mavoy n'est permis par un lehi et une kora que lorsqu'il y a des maisons et des cours ouvertes sur lui.

๐Ÿ’ก Explication

La Guemara retire la lecture du trajet. Rav omet "ouvertes l'une sur l'autre" pour une autre raison.

Un mavoy n'est permis par un lehi et une kora que si des maisons et des cours ouvrent sur lui. Des cours ouvertes l'une sur l'autre comptent comme une seule cour. Le mavoy n'a plus les cours distinctes que le lehi et la kora exigent, et le shitouf ne l'ouvre pas.

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ื’ื•ืคื, ืืžืจ ืจื‘: ืื™ืŸ ืžื‘ื•ื™ ื ื™ืชืจ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื”

La chose elle-mรชme. Rav a dit : un mavoy n'est pas permis par un lehi et une kora

๐Ÿ’ก Explication

Goufa : la Guemara reprend l'enseignement de Rav pour le discuter ร  part. La phrase commence ici, sur le lehi et la kora.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).