Eruvin 74b : Le lehi d'Ivout, puis le mavoy partagรฉ avec un non-Juif

Eruvin 74b

Sougya : Aprรจs la mort de Chmouel, Rav Anan jette le lehi du mavoy oรน demeurait Ivout bar Ihi. On en dรฉduirait que Chmouel n'avait pas acceptรฉ l'objection de Rabbi Elazar.

La Guemara rรฉpond par un hazan (bedeau) qui mangeait dans sa maison et couchait dans la synagogue : Ivout suivait le lieu du pain, Chmouel le lieu du coucher, et le mavoy comptait deux cours. Rav Yehouda au nom de Rav interdit ensuite, dans un mavoy dont un cรดtรฉ est un non-Juif et l'autre un Juif, l'erouv par les fenรชtres qui ouvrirait le transport vers le mavoy.

Abaye demande si la mรชme rรจgle vaut pour une cour, propose la raison des maisons et des cours, et la Guemara commence ร  montrer que les deux enseignements de Rav sont nรฉcessaires.

Le lehi d'Ivout bar Ihi De la preuve ร  son rejet Chmouel permet le lehi d'Ivout bar Ihi Aprรจs sa mort Rav Anan jette le lehi Preuve avancรฉe Chmouel n'avait pas acceptรฉ Rejet le hazan couchait ร  la synagogue > > > Ivout : le lieu du pain. La synagogue ne compte pas. Chmouel : le lieu du coucher. Deux cours. Le lehi se tient.
Chmouel permet le lehi. Aprรจs sa mort, Rav Anan le jette. La preuve qu'il n'avait pas acceptรฉ est รฉcartรฉe : le hazan couchait ร  la synagogue.
Mavoy : non-Juif d'un cรดtรฉ, Juif de l'autre Les voisins restent ouverts sur le domaine public Maisons de Juifs, ouvertes sur le domaine public fenรชtres Maison du Juif Ouverte sur le mavoy par une porte MAVOY entre les deux cรดtรฉs Cรดtรฉ du non-Juif maison et cour sur le mavoy Pas d'erouv par les fenรชtres pour sortir vers le mavoy par sa porte.
Un cรดtรฉ du mavoy est au non-Juif, l'autre au Juif. Les maisons voisines ouvrent sur le domaine public et ne communiquent que par des fenรชtres. L'erouv par ces fenรชtres est interdit.
Pourquoi la Guemara dit fenรชtres Rachi et le Ri Rachi Ri Les fenรชtres : usage courant. On n'ouvre pas de grande porte de maison ร  maison. Une vraie porte : mรชme loi. L'erouv reste interdit. Les fenรชtres : cas prรฉcis. Le Juif se fierait aux voisins et resterait seul avec lui. De vraies portes : il craint. L'erouv est permis.
Rachi : les fenรชtres dรฉcrivent l'usage, et une porte suivrait la mรชme interdiction. Le Ri : l'interdiction vise les fenรชtres. Par de vraies ouvertures, l'erouv est permis.
1
ืืชื ืจื‘ ืขื ืŸ ืฉื“ื™ื”. ืืžืจ: ืžื‘ื•ืื” ื“ื“ื™ื™ืจื ื ื‘ื™ื” ื•ืืชื™ื ื ืžืฉืžื™ื” ื“ืžืจ ืฉืžื•ืืœ, ื ื™ืชื™ ืจื‘ ืขื ืŸ ื‘ืจ ืจื‘ ื ื™ืฉื“ื™ื™ื” ืžืŸ?! ืฉืžืข ืžื™ื ื” ืœื ืงื™ื‘ืœื” ืžื™ื ื™ื”.

Rav Anan vint et le jeta. Il dit : le mavoy oรน je demeure et oรน je circule au nom de Maรฎtre Chmouel, Rav Anan bar Rav viendrait-il le jeter loin de moi ?

Apprends-en qu'il n'a pas acceptรฉ de lui.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืืชื ืจื‘ ืขื ืŸ ืœืื—ืจ ืžื•ืช ืฉืžื•ืืœ:
Aprรจs la mort de Chmouel.
ืฉื“ื™ื” ื”ืคื™ืœ ื”ืœื—ื™:
Il a fait tomber le lehi.
ื ืฉื“ื™ื™ื” ืžืŸ ื™ืฉืœื™ื›ื ื• ืžืžื ื• ื•ืžืฉื•ื ื“ืœื ื”ื•ื” ื‘ื™ื” ืืœื ื‘ื™ืช ื•ื—ืฆืจ ืืกืจ ืขืœื™ื” ื›ืจื‘:
Qu'il le jette loin de lui. Et parce qu'il n'y avait lร  qu'une maison et une cour, il le lui a interdit, comme Rav.
๐Ÿ’ก Explication

La phrase continue le rรฉcit de 74a. Ivout bar Ihi avait dressรฉ un lehi (poteau) dans son mavoy, et Chmouel l'avait permis. Rav Anan vient aprรจs la mort de Chmouel et fait tomber ce lehi.

La protestation d'Ivout sert de preuve. Le lehi est restรฉ en place toute la vie de Chmouel. Donc Chmouel n'a pas acceptรฉ l'objection de Rabbi Elazar, et il ne s'est pas rangรฉ ร  l'avis de Rav, qui exige des maisons et des cours, au pluriel.

Rachi : Rav Anan interdit parce qu'il n'y avait lร  qu'une maison et une cour, comme Rav.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le lehi d'Ivout bar Ihi De la preuve ร  son rejet Chmouel permet le lehi d'Ivout bar Ihi Aprรจs sa mort Rav Anan jette le lehi Preuve avancรฉe Chmouel n'avait pas acceptรฉ Rejet le hazan couchait ร  la synagogue > > > Ivout : le lieu du pain. La synagogue ne compte pas. Chmouel : le lieu du coucher. Deux cours. Le lehi se tient.
Le lehi tient du vivant de Chmouel. Rav Anan le jette ensuite. La Guemara en tire d'abord qu'il n'avait pas acceptรฉ.
2
ืœืขื•ืœื ืื™ืžื ืœืš ืงื™ื‘ืœื” ืžื™ื ื”, ื•ื”ื›ื ื—ื–ื ื ื”ื•ื ื“ื”ื•ื” ืื›ื™ืœ ื ื”ืžื ื‘ื‘ื™ืชื™ื” ื•ืืชื™ ื‘ื™ื™ืช ื‘ื‘ื™ ื›ื ื™ืฉืชื.

Dis toujours qu'il a acceptรฉ de lui. Et ici, c'รฉtait un hazan (bedeau) qui mangeait le pain dans sa maison et venait coucher dans la synagogue.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื”ื”ื•ื ื—ื–ื ื ื”ื•ื” ื›ื•' ื•ื”ื”ื•ื ืžื‘ื•ืื” ืœื”ื›ื™ ืฉืจื ืœื™ื” ืฉืžื•ืืœ ื“ื—ื–ื ื ื”ื•ื” ืื›ื™ืœ ื ื”ืžื ื‘ื‘ื™ืชื™ื” ืฉื”ื™ื” ืœื• ื‘ืžืงื•ื ืื—ืจ:
Et ce mavoy, Chmouel le lui a permis pour cette raison : le hazan mangeait le pain dans sa maison, qu'il avait dans un autre endroit.
ื•ืืชื™ ื‘ื™ื™ืช ื‘ื‘ื™ ื›ื ื™ืฉืชื ื“ื”ื•ื” ืคืชื•ื— ืœื”ื”ื•ื ืžื‘ื•ืื” ื•ื”ืฉืชื ื›ื™ ืฉื“ื™ื™ื” ืจื‘ ืขื ืŸ ืœื ื”ื•ื” ื—ื–ื ื ื‘ื™ื™ืช ื‘ื”ื”ื•ื ื‘ื™ ื›ื ื™ืฉืชื:
Qui รฉtait ouverte sur ce mavoy. Et maintenant, lorsque Rav Anan l'a jetรฉ, le hazan ne couchait plus dans cette synagogue.
๐Ÿ’ก Explication

leolam eima lakh (tu peux toujours dire) รฉcarte la preuve sans nier le fait. Chmouel a pu accepter l'objection et se rรฉtracter. Le lehi d'Ivout avait une autre raison.

Un hazan mangeait le pain dans une maison situรฉe ailleurs, et couchait dans la synagogue ouverte sur ce mavoy. Rachi ajoute : au moment oรน Rav Anan jette le lehi, ce hazan n'y couchait plus. Il ne restait alors qu'une demeure, et l'interdiction suit Rav.

3
ื•ืื™ื‘ื•ืช ื‘ืจ ืื™ื”ื™ ืกื‘ืจ: ืžืงื•ื ืคื™ืชื ื’ืจื™ื. ื•ืฉืžื•ืืœ ืœื˜ืขืžื™ื” ื“ืืžืจ: ืžืงื•ื ืœื™ื ื” ื’ืจื™ื.

Et Ivout bar Ihi pensait : le lieu du pain dรฉtermine. Et Chmouel va selon son principe, car il a dit : le lieu du coucher dรฉtermine.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืื™ื‘ื•ืช ื‘ืจ ืื™ื”ื™ ืกื‘ืจ ื“ืฉืžื•ืืœ ืœืื• ืžืฉื•ื ื—ื–ื ื ืฉืจื™ื™ื” ื“ืžืงื•ื ืคื™ืชื ื’ื•ืจื ื•ื”ื ืœื ื”ื•ื” ืื›ื™ืœ ื‘ื‘ื™ ื›ื ื™ืฉืชื:
Que Chmouel ne l'avait pas permis ร  cause du hazan, car le lieu du pain dรฉtermine, et celui-ci ne mangeait pas dans la synagogue.
ื•ืฉืžื•ืืœ ืœื˜ืขืžื™ื” ื“ืืžืจ ืžืงื•ื ืœื™ื ื” ื’ื•ืจื ื•ื”ื•ื• ืœื”ื• ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช:
Et il y avait ainsi deux cours.
๐Ÿ’ก Explication

Deux critรจres de demeure. Ivout tient que le lieu du pain (le repas) fixe oรน l'on habite. Le hazan ne mangeait pas ร  la synagogue. Ivout ne la compte donc pas, et il croit que Chmouel a permis un mavoy d'une seule demeure.

Chmouel tient que le lieu du coucher fixe la demeure. Le hazan couchait ร  la synagogue. Elle compte. Rachi : il y a ainsi deux cours. Le lehi se justifie mรชme si Chmouel s'est rangรฉ ร  Rav.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Qu'est-ce qui fixe la demeure ? Pain ou coucher, pour le hazan de la synagogue Ivout : lieu du pain Chmouel : lieu du coucher Le hazan mange ailleurs. La synagogue ne compte pas. Ivout croit le mavoy permis avec une demeure. Le hazan couche ร  la synagogue. Elle compte comme demeure. Le mavoy a deux cours. Le lehi est justifiรฉ.
Le repas laisserait la synagogue hors compte. Le coucher la fait compter, et le mavoy a deux cours.
4
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘: ืžื‘ื•ื™ ืฉืฆื™ื“ื• ืื—ื“ ื’ื•ื™ ื•ืฆื™ื“ื• ืื—ื“ ื™ืฉืจืืœ โ€” ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื•ืชื• ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ืœื”ืชื™ืจื• ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ืœืžื‘ื•ื™.

Rav Yehouda a dit au nom de Rav : un mavoy dont un cรดtรฉ est un non-Juif (goy) et un cรดtรฉ un Juif, on n'y fait pas l'erouv par les fenรชtres pour le permettre par les ouvertures vers le mavoy.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฆื™ื“ื• ืื—ื“ ื ื›ืจื™ ื•ืฆื™ื“ื• ื' ื™ืฉืจืืœ ื•ืžื‘ื•ื™ ื‘ื™ื ื™ื”ื:
Et le mavoy entre eux.
ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ืœื”ืชื™ืจ ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ืœืžื‘ื•ื™ ืื ื™ืฉ ื‘ืชื™ ื™ืฉืจืืœ ืืฆืœ ื‘ื™ืชื• ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ื–ื” ืคืชื•ื—ื•ืช ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื•ืœื ืœืžื‘ื•ื™ ื•ื—ืœื•ื ื•ืช ื‘ื™ื ื™ื”ื ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื–ื” ืขื ื–ื” ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืชื™ื”ื ืœื”ื•ืฆื™ื ื›ืœื™ื”ื ืœืžื‘ื•ื™ ื“ืจืš ืคืชื—ื• ืฉืœ ื–ื” ืฉืคืชื•ื— ืœืžื‘ื•ื™ ื•ื˜ืขืžื ืžืคืจืฉ ืœืงืžื™ื”:
S'il y a des maisons de Juifs auprรจs de la maison de ce Juif, ouvertes sur le domaine public et non sur le mavoy, et des fenรชtres entre elles, on ne fait pas l'erouv l'un avec l'autre par leurs fenรชtres pour sortir leurs ustensiles vers le mavoy par l'ouverture de celui-ci qui est ouverte sur le mavoy. Et la raison est expliquรฉe plus loin.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื‘ื•ื™ ืฉืฆื™ื“ื• ืื—ื“ ื ื›ืจื™ ืคื™' ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืฆื™ื“ื• ื' ื™ืฉืจืืœ ื‘ื™ืช ื•ื—ืฆืจ ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื•ืชื• ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ื›ื•' ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืžืกื™ืง ืžืฉื•ื ื“ืืกื•ืจ ืœืขืฉื•ืช ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื ื›ืจื™ ื•ืงืืžืจ ืื ื™ืฉ ื‘ืชื™ ื™ืฉืจืืœ ืืฆืœ ื‘ื™ืชื• ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ืคืชื•ื—ื™ืŸ ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื•ืœื ืœืžื‘ื•ื™ ื•ื—ืœื•ื ื•ืช ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ื–ื” ืขื ื–ื” ืœื”ื•ืฆื™ื ื›ืœื™ื”ื ืœืžื‘ื•ื™ ื“ืจืš ืคืชื—ื• ืฉืœ ื–ื” ืฉืคืชื•ื— ืœืžื‘ื•ื™ ืžืฉื•ื ื“ืืกื•ืจ ืœื“ื•ืจ ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื ื›ืจื™ ืฉืœื ื™ืœืžื•ื“ ืžืžืขืฉื™ื• ืœืคื™ื›ืš ืœื ื™ืขืจื‘ื• ืืœื• ืขืžื• ื•ืœื ื™ืฉืชืžืฉื• ืืœื• ืขืžื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ื›ื“ื™ ืฉื™ื”ื ื™ื—ื™ื“ ื•ื™ื™ืจื ืžืŸ ื”ื›ื ืขื ื™ ืฉืœื ื™ื”ืจื’ื ื• ื•ื™ืฆื ื›ืš. ืคื™' ื”ืงื•ื ื˜' ื•ื"ืช ืืคื™' ื™ืขืจื‘ื• ื™ื—ื“ ืื™ืš ื™ื”ื• ืžื•ืชืจื™ืŸ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื”ื ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืืœื ื—ืฆืจ ืื—ืช ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ื”ืคืชื•ื—ื” ืœืžื‘ื•ื™ ื•ืœื ืžื™ืฉืชืจื™ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ื“ื—ืฆื™ืจื•ืช ืฉืœ ื ื›ืจื™ ืœื ื—ืฉื™ื‘ื ื“ืœื ืฉืžื” ื“ื™ืจื” ื•ื™"ืœ ื“ื‘ืฆื•ืจืช ื”ืคืชื— ืžื™ื”ื• ื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœื”ืชื™ืจื• ืื• ื‘ืคืก ื“ื™ ืื• ื‘ื‘' ืคืกื™ืŸ ืžืฉื”ื• ืžื›ืืŸ ื•ืžืฉื”ื• ืžื›ืืŸ ื•ืขื•ื“ ื“ืœืžืื™ ื“ืžืกืงื™ื ืŸ ื“ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ ืžืฉื•ื ื“ืืกื•ืจ ืœืขืฉื•ืช ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื ื›ืจื™ ืก"ืœ ืฉืคื™ืจ ื“ื“ื™ืจืช ื ื›ืจื™ ืฉืžื” ื“ื™ืจื” ืœืขื ื™ืŸ ืœื™ื—ืฉื‘ ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆื™ืจื•ืช ืคืชื•ื—ื™ื ืœืชื•ื›ื• ืืข"ืค ืฉืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ื‘ืชืฉืžื™ืฉ ื”ื ื›ืจื™ ืœื”ืชื™ืจ ื‘ืฉื‘ื™ืœื• ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ื•ืืข"ื’ ื“ื ื›ืจื™ ืื•ืกืจ ืขืœื™ื™ื”ื• ื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœื”ืฉื›ื™ืจ ืื• ืฉืžื ืืคื™' ืฉื›ื™ืจื•ืช ืื™ื ื• ืฆืจื™ืš ืœืจืื‘"ื™ ื•ืืข"ืค ืฉื™ืฉ ื‘ืชื™ื ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ืคืชื•ื—ื™ืŸ ืœืชื•ืš ืื•ืชื• ื‘ื™ืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืขื™ื™ืœื™ ืœืžื‘ื•ื™ ืืœื ื“ืจืš ืื•ืชื• ื‘ื™ืช ื—ืฉื™ื‘ื™ ื›ื•ืœื”ื• ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื ื›ืจื™ ื•ืขื•ื“ ืื•ืจ"ื™ ื“ืืคื™' ื”ื™ื• ื”ืจื‘ื” ื‘ืชื™ื ื•ื›ืœ ืื—ื“ ืคืชื•ื— ืœื—ืฆืจ ืœื’ื‘ื™ ืžื‘ื•ื™ ื”ื•ื™ ื›ืœ ื‘ื ื™ ื—ืฆืจ ืื—ืช ื™ื—ื™ื“ื™ื ื‘ืžืงื•ื ื ื›ืจื™ ื›ืžื• ื‘ื—ืฆืจ ืฉื™ืฉ ื‘ื” ื ื›ืจื™ ื•ื‘ื™ืช ืื—ื“ ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ื“ืื™ื ื” ืื•ืกืจืช ืœืจืื‘"ื™ ืืคื™' ื™ืฉ ื”ืจื‘ื” ื™ืฉืจืืœื™ื ื‘ืื•ืชื• ื‘ื™ืช ื›ื•ืœื”ื• ื—ืฉื™ื‘ื™ ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื ื›ืจื™ ื•ื”ื ื“ื ืงื˜ ื—ืœื•ื ื•ืช ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜' ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ื“ืจืš ื‘ื ื™ ืื“ื ืœืขืฉื•ืช ืคืชื—ื™ื ื’ื“ื•ืœื™ื ืžื‘ื™ืช ืœื‘ื™ืช ื•ืจ"ื™ ืคื™' ื“ื“ื•ืงื ื—ืœื•ื ื•ืช ื ืงื˜ ื“ืื– ืืกื•ืจ ืœืขืจื‘ ืฉื™ืฉ ืœื—ื•ืฉ ืฉื™ื‘ื˜ื— ื–ื” ื”ื“ืจ ื‘ื—ืฆืจ ื‘ืฉื›ื ื™ื• ื”ืžืฉืชืžืฉื™ืŸ ืขืžื• ื•ื™ืชื™ื™ื—ื“ ืขื ื”ื›ื•ืชื™ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื•ื™ื–ื™ืงื ื• ื”ื›ื•ืชื™ ืื‘ืœ ืื ื™ืฉ ืคืชื—ื™ื ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ืžื•ืชืจ ืœืขืจื‘ ื“ืžืจืชืช ื”ื›ื•ืชื™ ื˜ื•ื‘ื ื•ืœื ื™ื–ื™ืงื ื• ื›ื™ื•ืŸ ืฉื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœื‘ื ืฉื ื•ืžื‘ื™ื ืจ"ื™ ืจืื™ื™ื” ื“ื“ื•ืงื ื ืงื˜ ื—ืœื•ื ื•ืช ื“ื”ื ืžืฉืžืข ื“ื‘ื—ืœื•ื ื•ืช ืฉื‘ื™ืŸ ื‘ื™ืช ืœื‘ื™ืช ืžื™ื™ืจื™ ืžื“ืงืืžืจ ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ืœืžื‘ื•ื™ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืคืชื— ื”ื‘ื™ืช ื•ืคืชื— ื”ื—ืฆืจ ื“ืื™ ื‘ื—ืœื•ื ื•ืช ืžื‘ืชื™ื ืœื—ืฆืจ ืื™ื™ืจื™ ืœื ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ืืœื ื“ืจืš ืคืชื— ืœืžื‘ื•ื™ ื“ืœื™ื›ื ืืœื ืคืชื— ื”ื—ืฆืจ ื•ื”ืฉืชื ืื™ ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ื ืžื™ ืืกื•ืจ. ืœืขืจื‘ ืืžืื™ ื ืงื˜ ืฉืคืชื•ื—ื™ื ืœื‘ื™ืช ื˜ืคื™ ืžืคืชื•ื—ื™ื ืœื—ืฆืจ ืืœื ื•ื“ืื™ ื—ืœื•ื ื•ืช ื“ื•ื•ืงื ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ื•ืœื›ืš. ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืคืชื•ื—ื™ื ืœื‘ื™ืช ื˜ืคื™ ืžืฉื•ื ื“ื‘ื™ืŸ ื‘ื™ืช ื•ื‘ื™ืช ื“ืจืš ืœืขืฉื•ืช ื—ืœื•ื ื•ืช ื›ื“ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜' ืื‘ืœ ื‘ืคืชื•ื—ื™ื ืœื—ืฆืจ ืื™ืŸ ื“ืจืš ืœืขืฉื•ืช ื—ืœื•ื ื•ืช ืืœื ืคืชื—ื™ื ื•ื‘ืคืชื—ื™ื ืฉืจื™ ืœืขืจื‘:
Explication : des maisons et des cours, et d'un cรดtรฉ un Juif, une maison et une cour. On n'y fait pas l'erouv par les fenรชtres, etc. Et ร  la fin on conclut : parce qu'il est interdit d'รฉtablir un isolรฉ auprรจs d'un non-Juif. Et il dit : s'il y a des maisons de Juifs auprรจs de la maison de ce Juif, ouvertes sur le domaine public et non sur le mavoy, et des fenรชtres entre elles, on ne fait pas l'erouv par les fenรชtres, l'un avec l'autre, pour sortir leurs ustensiles vers le mavoy par l'ouverture de celui-ci qui est ouverte sur le mavoy. Parce qu'il est interdit de demeurer isolรฉ auprรจs d'un non-Juif, de peur qu'il apprenne de ses actes. C'est pourquoi ceux-lร  ne feront pas l'erouv avec lui et n'useront pas du mavoy avec lui, afin qu'il soit isolรฉ, qu'il craigne le Cananรฉen de peur que celui-ci le tue, et qu'il parte. Ainsi l'explication du Kontres. Et si l'on objecte : mรชme s'ils font l'erouv ensemble, comment seraient-ils autorisรฉs ร  user du mavoy ? Il n'y a ici qu'une seule cour de Juif ouverte sur le mavoy, et il n'est pas permis par un lehi et une kora, car les cours du non-Juif ne comptent pas, car cela ne porte pas le nom de demeure. On peut rรฉpondre : par une tzurat hapetah (forme d'ouverture) ils peuvent du moins le permettre, ou par un pas de quatre, ou par deux planches, un minimum d'un cรดtรฉ et un minimum de l'autre. Et encore : selon ce que nous concluons, que la raison de Rav est qu'il est interdit d'รฉtablir un isolรฉ auprรจs d'un non-Juif, il tient bien que la demeure du non-Juif porte le nom de demeure pour compter des maisons et des cours ouvertes sur lui, bien qu'on n'ait pas besoin, pour l'usage du non-Juif, de permettre en sa faveur par un lehi et une kora. Et bien que le non-Juif interdise pour eux, ils peuvent louer, ou peut-รชtre mรชme la location n'est-elle pas exigรฉe selon Rabbi Eliezer ben Yaakov. Et bien qu'il y ait des maisons de Juifs ouvertes dans cette maison, puisqu'ils n'entrent au mavoy que par cette maison, ils comptent tous pour un isolรฉ auprรจs du non-Juif. Et encore, le Ri dit : mรชme s'il y avait beaucoup de maisons, chacune ouverte sur la cour, au regard du mavoy tous les habitants d'une seule cour sont des isolรฉs auprรจs du non-Juif, comme dans une cour oรน il y a un non-Juif et une maison de Juif, laquelle n'interdit pas selon Rabbi Eliezer ben Yaakov. Mรชme s'il y a beaucoup de Juifs dans cette maison, ils comptent tous pour un isolรฉ auprรจs du non-Juif. Et ce qu'il retient les fenรชtres, le Kontres l'explique ainsi : les gens n'ont pas coutume de faire de grandes ouvertures d'une maison ร  une maison. Et le Ri explique qu'il retient les fenรชtres prรฉcisรฉment. Alors il est interdit de faire l'erouv, car il y a lieu de craindre que celui qui demeure dans la cour se fie ร  ses voisins qui usent avec lui, qu'il se trouve seul avec le Kuti dans le mavoy, et que le Kuti lui nuise. Mais s'il y a des ouvertures entre elles, il est permis de faire l'erouv, car le Kuti craint beaucoup et ne lui nuira pas, puisqu'on peut venir la par les ouvertures. Et le Ri en apporte une preuve, qu'il retient les fenรชtres prรฉcisรฉment. Car il s'agit de fenรชtres entre une maison et une maison, de ce qu'il dit : par les ouvertures vers le mavoy, c'est-ร -dire l'ouverture de la maison et l'ouverture de la cour. S'il s'agissait de fenรชtres des maisons vers la cour, il aurait dit : par une ouverture vers le mavoy, car il n'y a que l'ouverture de la cour. Des lors, si par des ouvertures il รฉtait aussi interdit de faire l'erouv, pourquoi retient-il celles qui sont ouvertes sur la maison plutรดt que celles qui sont ouvertes sur la cour ? Ce sont donc les fenรชtres prรฉcisรฉment, comme expliquรฉ. Et c'est pourquoi il traite plutรดt de celles qui sont ouvertes sur la maison, parce qu'entre maison et maison on a coutume de faire des fenรชtres, comme l'a expliquรฉ le Kontres. Mais pour celles qui sont ouvertes sur la cour, on a coutume de faire des ouvertures, non des fenรชtres, et par des ouvertures il est permis de faire l'erouv.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘ ืžื‘ื•ื™ ืฉืฆื“ื• ืื—ื“ ื ื›ืจื™ ื•ืฆื“ื• ืื—ื“ ื™ืฉืจืืœ ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื•ืชื• ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ืœื”ื•ืฆื™ื ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ืœืžื‘ื•ื™. ื•ื›ืŸ ื‘ื—ืฆืจ ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ืœื”ืชื™ืจื• ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ืœื—ืฆืจ. ืžืฉื•ื ื“ืืกื•ืจ ืœืขืฉื•ืช ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื ื›ืจื™. ื›ืœื•ืžืจ ืืกื•ืจ ืœืขืฉื•ืช ืกื™ื•ืข ืœื™ื—ื™ื“ ืฉื™ื“ื•ืจ ืขื ื ื›ืจื™ ื•ืžืชื•ืš ืฉืื ื• ืื•ืกืจื™ื ืœื™ืฉืจืืœ ื”ื“ืจ ืืฆืœื• ืœืขืจื‘ ืขืžื• ืœื ื™ืฉืืจ ื™ื—ื™ื“ ืืฆืœ ื”ื ื›ืจื™. ื•ืื ืชืืžืจ ื•ื”ื™ื›ื™ ื”ื•ื™ ืžืฆื™ ืœืขืจื•ื‘ื™ ืœื”ืชื™ืจ ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ืœืžื‘ื•ื™ ื•ื”ื ืœื ืžื™ืฉืชืจื™ ืžื‘ื•ื™ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ื“ืื™ืŸ ื‘ื• ืืœื ื—ืฆืจ ืื—ืช ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ. ื•ืกืชื ืžื‘ื•ื™ ื”ื›ืฉื™ืจื• ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ื“ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ืœื ืชื ื™ ืจื‘ ืคืชื•ื—ื•ืช ื–ื• ืœื–ื•. ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ืœืžืื™ ื“ืžืกืงื™ื ืŸ ื“ื˜ืขืžื™ื” ื“ืจื‘ ืžืฉื•ื ื“ืืกื•ืจ ืœืขืฉื•ืช ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื ื›ืจื™ ืื– ืœื ื ืืžืจ ื“ื“ื™ืจืช ื ื›ืจื™ ืœื ืฉืžื” ื“ื™ืจื” ื›ื“ื”ื•ื” ื‘ืขื™ื ืŸ ืœืžื™ืžืจ ืžืขื™ืงืจื ืืœื ืืžืจ ื“ื—ืฉื™ื‘ื ื“ื™ืจืช ื ื›ืจื™ ื“ื™ืจื” ืœืงื•ืœื ืœืžื™ืฉืจื™ื™ื” ืœืžื‘ื•ื™ ื‘ืœื—ื™ ืขืœ ื™ื“ื™ ืชืฆื™ืจื• ืฉืœ ื ื›ืจื™ ื›ื“ืขื‘ื™ื“ ืฆืจื™ื›ื•ืชื ืื™ ืžื”ื”ื™ื ื”"ื ื“ื™ืจืช ื ื›ืจื™ ืฉืžื” ื“ื™ืจื” ืจืฉ"ื™ ืคื™ืจืฉ ื”ืื™ ื“ื ืงื˜ ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ืื•ืจื—ื ื“ืžื™ืœืชื ื ืงื˜ ื“ืื™ืŸ ื“ืจืš ืœืขืฉื•ืช ืคืชื— ื‘ื™ืŸ ื‘ื™ืช ืœื‘ื™ืช ืืœื ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช. ื•ืžื™ื”ื• ืื ื”ื™ื” ืคืชื— ืคืชื•ื— ืžื‘ื™ืช ืœื‘ื™ืช ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื“ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื“ืจืš ื”ืคืชื—. ื•ืจ"ื™ ืคื™' ื“ื“ื•ืงื ื ืงื˜ ื—ืœื•ื ื•ืช ืžืฉื•ื ื“ื›ื™ ืœื ืžืขืจื‘ื™ ื‘ื”ื“ื™ ื”ื“ื“ื™ ืžื™ืจืชืช ื™ืฉืจืืœ ื•ืœื ื“ื™ื™ืจ ื‘ื”ื“ื™ ื ื›ืจื™ ื•ื›ื™ ืžืขืจื‘ื™ ืื”ื“ื“ื™ ืœื ืžื™ืจืชืช. ืื‘ืœ ื“ืจืš ืคืชื—ื™ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืืคื™ืœื• ืื ืœื ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืฉื›ื™ื— ื“ื“ื™ื™ืจ ื•ืœื ืžื™ืจืชืช ื“ื›ื™ื•ืŸ ืฉื™ืฉ ืคืชื— ื‘ื™ื ื™ื”ื ื ืจืื” ืœื• ื›ืื™ืœื• ื“ืจื™ืŸ ืขืžื• ื‘ื‘ื™ืชื• ื•ืฉืจื™ ืœืขืจื‘ ื‘ื”ื“ื™ื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ืœืื• ืขื™ืจื•ื‘ ื ืžื™ ืฉื›ื™ื— ื“ื“ื™ื™ืจ:
Rav Yehouda a dit au nom de Rav : un mavoy dont un cรดtรฉ est un non-Juif et un cรดtรฉ un Juif, on n'y fait pas l'erouv par les fenรชtres pour sortir par les ouvertures vers le mavoy. Et de mรชme dans une cour, on ne fait pas l'erouv par les fenรชtres pour la permettre par les ouvertures vers la cour. Parce qu'il est interdit d'รฉtablir un isolรฉ auprรจs d'un non-Juif. C'est-ร -dire : il est interdit de prรชter assistance ร  un isolรฉ pour qu'il demeure avec un non-Juif. Et du fait que nous interdisons au Juif qui demeure auprรจs de lui de faire l'erouv avec lui, il ne restera pas d'isolรฉ auprรจs du non-Juif. Et si l'on objecte : comment pourraient-ils faire l'erouv pour permettre par les ouvertures vers le mavoy ? Le mavoy n'est pas permis par un lehi et une kora, car il n'y a en lui qu'une seule cour de Juif. Et un mavoy ordinaire, sa validation est par un lehi et une kora. C'est pour cela que Rav n'a pas enseignรฉ : ouvertes l'une sur l'autre. On peut rรฉpondre : selon ce que nous concluons, que la raison de Rav est qu'il est interdit d'รฉtablir un isolรฉ auprรจs d'un non-Juif, on laisse alors ce que nous voulions dire au dรฉpart, que la demeure du non-Juif ne porterait pas le nom de demeure. Il dit que la demeure du non-Juif compte comme demeure pour allรฉger, afin de permettre le mavoy par un lehi au moyen de la cour du non-Juif, comme le fait la tsrikhouta : si c'รฉtait de celle-lร , j'aurais dit que la demeure du non-Juif porte le nom de demeure. Rachi a expliquรฉ : ce qu'il retient, par les fenรชtres, suit la maniรจre ordinaire de la chose, car on n'a pas coutume de faire une ouverture entre une maison et une maison, sinon par des fenรชtres. Toutefois, s'il y avait une ouverture d'une maison ร  une maison, de mรชme on ne fait pas l'erouv par l'ouverture. Et le Ri a expliquรฉ qu'il retient les fenรชtres prรฉcisรฉment. Lorsqu'ils ne font pas l'erouv l'un avec l'autre, le Juif craint et ne demeure pas avec le non-Juif. Et lorsqu'ils font l'erouv l'un avec l'autre, il ne craint pas. Mais par des ouvertures, mรชme sans erouv il est frรฉquent qu'il demeure et qu'il ne craigne pas, car l'ouverture qui est entre eux lui fait voir la chose comme s'ils demeuraient avec lui dans sa maison. Il est permis de faire l'erouv avec lui, puisque mรชme sans erouv il est frรฉquent qu'il demeure.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle sougya. Le mavoy sรฉpare deux cรดtรฉs. D'un cรดtรฉ, un non-Juif. De l'autre, un Juif, dont la maison ouvre sur le mavoy. Auprรจs de lui, d'autres maisons de Juifs ouvrent sur le domaine public, et ne communiquent avec lui que par des fenรชtres.

Ces voisins ne font pas l'erouv par les fenรชtres afin de sortir leurs ustensiles vers le mavoy par la porte de celui qui y ouvre. Rachi renvoie la raison ร  la suite. Tossefot et le Roch la donnent : il est interdit d'รฉtablir un isolรฉ (yahid) auprรจs d'un non-Juif. En refusant l'erouv, on ne l'aide pas ร  demeurer seul ร  ses cรดtรฉs.

Rachi : le mot fenรชtres dรฉcrit l'usage, car on ne perce pas de grande porte d'une maison ร  l'autre. Le Ri : le mot vise les fenรชtres. Par de vraies ouvertures, l'erouv est permis, car le non-Juif craint qu'on entre.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Mavoy : non-Juif d'un cรดtรฉ, Juif de l'autre Les voisins restent ouverts sur le domaine public Maisons de Juifs, ouvertes sur le domaine public fenรชtres Maison du Juif Ouverte sur le mavoy par une porte MAVOY entre les deux cรดtรฉs Cรดtรฉ du non-Juif maison et cour sur le mavoy Pas d'erouv par les fenรชtres pour sortir vers le mavoy par sa porte.
Les voisins ouvrent sur le domaine public. L'erouv par les fenรชtres ne leur ouvre pas le mavoy.
5
ืืžืจ ืœื™ื” ืื‘ื™ื™ ืœืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ืืžืจ ืจื‘ ืืคื™ืœื• ื‘ื—ืฆืจ? ืืžืจ ืœื™ื”: ืื™ืŸ, ื“ืื™ ืœื ืืžืจ ืžืื™?

Abaye dit ร  Rav Yossef : Rav a-t-il dit cela mรชme pour une cour ? Il lui dit : oui.

Car s'il ne l'a pas dit, quoi ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื"ืจ ืืคื™ืœื• ื—ืฆืจ ื™ืฉืจืืœ ื•ื ื›ืจื™ ื“ืจื™ืŸ ื‘ื” ื•ื‘ืชื™ ื™ืฉืจืืœ ืืฆืœ ื‘ื™ืชื• ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ื–ื” ืคืชื•ื—ื•ืช ืœืจื”"ืจ ื•ืœื ื‘ื—ืฆืจ ืฉืืกื•ืจ ืœืขืจื‘ ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ืœื”ื•ืฆื™ื ื›ืœื™ื”ื ื“ืจืš ื‘ื™ืชื• ืฉืœ ื–ื” ืœื—ืฆืจ ืœื”ื›ื™ ื ืงื˜ ื—ืœื•ื ื•ืช ืฉืื™ืŸ ื“ืจืš ื‘ื ื™ ืื“ื ืœืขืฉื•ืช ืคืชื—ื™ื ื’ื“ื•ืœื™ื ืžื‘ื™ืช ืœื‘ื™ืช:
Un Juif et un non-Juif y demeurent, et des maisons de Juifs auprรจs de la maison de ce Juif sont ouvertes sur le domaine public et non sur la cour. Il est interdit de faire l'erouv par les fenรชtres pour sortir leurs ustensiles par la maison de celui-ci vers la cour. C'est pour cela qu'il retient les fenรชtres : les gens n'ont pas coutume de faire de grandes ouvertures d'une maison ร  une maison.
ื“ืื™ ืœื ืืžืจ ืืฃ ื‘ื—ืฆืจ ืžืื™ ืชื™ืกืง ืื“ืขืชื™ืš ื“ืœื™ืฉืชื ื™ ื—ืฆืจ ืžืžื‘ื•ื™:
Mรชme pour une cour, qu'est-ce qui te monterait ร  l'esprit : qu'une cour se distinguerait d'un mavoy.
๐Ÿ’ก Explication

Abaye demande si la rรจgle dรฉpasse le mavoy. Une cour oรน demeurent un Juif et un non-Juif, avec des maisons de Juifs ouvertes sur le domaine public et non sur la cour, est-elle soumise ร  la mรชme interdiction d'erouv par les fenรชtres ?

Rav Yossef rรฉpond oui. S'il ne l'avait pas dit pour la cour, quelle diffรฉrence verrait-on entre la cour et le mavoy ? Rachi place ici son explication des fenรชtres : on ne fait pas de grandes ouvertures de maison ร  maison. Le segment suivant donne ce qu'Abaye aurait pensรฉ.

6
ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ ืžืฉื•ื ื“ืงืกื‘ืจ: ืื™ืŸ ืžื‘ื•ื™ ื ื™ืชืจ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ืขื“ ืฉื™ื”ื• ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆื™ืจื•ืช ืคืชื•ื—ื™ืŸ ืœืชื•ื›ื•.

J'aurais dit : la raison de Rav, c'est qu'il tient qu'un mavoy n'est pas permis par un lehi et une kora tant qu'il n'y a pas des maisons et des cours ouvertes sur lui.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆื™ืจื•ืช ืคืชื•ื—ื™ื ืœืชื•ื›ื• ื•ื”ื›ื ื—ื“ื ื—ืฆืจ ื”ื•ื ื“ืคืชื™ื—ื ืœื™ื” ื“ื“ื™ืจืช ื ื›ืจื™ ืœืื• ืฉืžื” ื“ื™ืจื” ื•ื›"ืช ืชืจืชื™ ืœ"ืœ ื”ื ืืžืจื” ืจื‘ ืœืขื™ืœ ืื™ืŸ ื”ืžื‘ื•ื™ ื ื™ืชืจ ื›ื•':
Et ici, une seule cour est ouverte sur lui, car la demeure du non-Juif ne porte pas le nom de demeure. Et si tu dis : pourquoi me faut-il les deux ? Rav l'a dรฉjร  dit plus haut : le mavoy n'est pas permis, etc.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ืžื‘ื•ื™ ื›ื•' ื•ืœืคื™' ื–ื” ืื™ืŸ ืœื”ืขืžื™ื“ ื‘ื—ืฆืจ ืื—ืช ื ื›ืจื™ ื•ื—ืฆืจ ืื—ืช ื™ืฉืจืืœ ื“ื"ื› ืืคื™' ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ืœื”ื—ืฉื‘ ื‘ืชื™ื ืคืชื•ื—ื™ื ืœื—ืฆืจ ืื™ืŸ ืžื‘ื•ื™ ื ื™ืชืจ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ื“ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืืœื ื—ืฆืจ ืื—ืช ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ื•ืขื•ื“ ื“ืžืื™ ืงืืžืจ ื“ื“ื™ืจืช ื ื›ืจื™ ืœื ืฉืžื” ื“ื™ืจื” ืืคื™ืœื• ืฉืžื” ื“ื™ืจื” ืื™ืŸ ืžื‘ื•ื™ ื ื™ืชืจ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ื•ืœื™ื›ื ื‘ื—ืฆืจ ื™ืฉืจืืœ ืืœื ื‘ื™ืช ืื—ื“ ืืœื ื”ื•ื” ืžื•ืงืžื™ื ืŸ ืœื” ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉืฆื™ื“ื• ืื—ื“ ื”ืจื‘ื” ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ื‘ืชื™ื ืฉืœ ื ื›ืจื™ ื•ืฆื™ื“ื• ืื—ื“ ื”ืจื‘ื” ื—ืฆื™ืจื•ืช ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ื•ื‘ื›ืœ ื—ืฆืจ ื‘ื™ืช ืื—ื“ ืืœื ืฉืคืชื•ื—ื™ื ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ื‘ืชื™ื ืœื›ืœ ื‘ื™ืช ืฉื‘ื—ืฆืจ ื•ืงืž"ืœ ื“ืื™ืŸ ืžื‘ื•ื™ ื–ื” ื ื™ืชืจ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื“ื“ื™ืจืช ื ื›ืจื™ ืœื ืฉืžื” ื“ื™ืจื” ื•ืข"ื™ ื—ืœื•ื ื•ืช ื ืžื™ ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืืœื ืœื”ื—ืฉื™ื‘ ื‘ืชื™ื ืคืชื•ื—ื™ื ืœืชื•ื›ื• ื•ื”ื ื“ื ืงื˜ ื—ืœื•ื ื•ืช ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ืœื ืžื™ื‘ืขื™ ืื ื™ืฉ ืคืชื—ื™ื ื‘ื™ืŸ ื›ืœ ื‘ื™ืช ื•ื‘ื™ืช ืฉื ื—ืฉื‘ื™ื ื›ื‘ื™ืช ืื—ื“ ื›ื“ืืžืจ ืจื‘ ืœืขื™ืœ ื•ืœื™ื›ื ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ืœื—ืฆืจ ื•ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ื ืžื™ ืื ืœื ืขื™ืจื‘ื• ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ืฉื‘ื™ื ื™ื”ื ืฉืื™ืŸ ื›ืืŸ ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ืœื—ืฆืจ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ื”ื™ืชืจ ืชืฉืžื™ืฉ ืœื‘ื™ืช ื”ื—ื™ืฆื•ืŸ ื•ืœื ืฉื™ื™ืš ืœืžื‘ื•ื™ ืืœื ืืคื™ืœื• ืขื™ืจื‘ื• ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ื“ื”ืฉืชื ืฉื™ื™ื›ื™ ื›ื•ืœื”ื• ื‘ืชื™ื ืœืžื‘ื•ื™ ืฉื™ื›ื•ืœื™ื ืœื”ื‘ื™ื ืข"ื™ ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ื—ืคืฆื™ื”ื ืœืžื‘ื•ื™ ื•ืœื ืžืฉื•ื™ ืœื”ื• ืขื™ืจื•ื‘ ื ืžื™ ื›ื—ื“ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ืคืชื•ื—ื™ื ืœืžื‘ื•ื™ ืืœื ืข"ื™ ื—ืœื•ื ื•ืช ื•ืืคื™ืœื• ืื ื›ืฉื™ืฉ ืคืชื— ื‘ื™ืŸ ื‘ื™ืช ืœื‘ื™ืช ืจืื•ื™ ืœื—ื•ืฉื‘ืŸ ืื—ื“ ื‘ืœื ืขื™ืจื•ื‘ ื›ืฉืื™ืŸ ืคืชื— ืืœื ื—ืœื•ืŸ ืื™ืŸ ืจืื•ื™ ืœื—ื•ืฉื‘ืŸ ื' ืืคื™ืœื• ืขื™ืจื‘ื• ืž"ืž ืœื ื—ืฉื™ื‘ื™ ื‘ืชื™ื ืคืชื•ื—ื™ื ืœื—ืฆืจ ื›ืฉืคืชื•ื—ื™ื ืœื‘ื™ืช ืขื“ ืฉื™ื”ื• ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ืฉื ื™ื”ื ืคืชื•ื—ื™ื ืœื—ืฆืจ ื•ืขื™"ืœ ื“ืื ื”ื™ื• ืคืชื•ื—ื™ื ื‘ืชื™ื ื–ื” ืœื–ื” ื“ืจืš ืคืชื— ืข"ื™ ืขื™ืจื•ื‘ ื”ื•ื• ื—ืฉื™ื‘ื™ ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ืคืชื•ื—ื™ื ืœื—ืฆืจ ื“ืืข"ืค ื“ื—ื™ืฆื•ื ื” ืื™ืŸ ืขื™ืงืจ ื™ืฆื™ืืชื” ื“ืจืš ื‘ืชื™ื ืœืžื‘ื•ื™ ืืœื ืžืฆื“ ื' ืž"ืž ืข"ื™ ืคืชื—ื™ื ื•ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ื ื—ืฉื‘ื™ื ืœื”ื™ื•ืช ืžืŸ ื”ืžื‘ื•ื™ ืื‘ืœ ื›ืฉืื™ืŸ ื›ื™ ืื ื—ืœื•ื ื•ืช ืื™ืŸ ื ื—ืฉื‘ื™ื ืœื”ื™ื•ืช ืžืŸ ื”ืžื‘ื•ื™ ืข"ื™ ืขื™ืจื•ื‘ ื•ืจ"ืช ืคื™ืจืฉ ืžื‘ื•ื™ ืฉืฆื™ื“ื• ื' ื ื›ืจื™ ื•ื›ื•' ื’ื ืœืคื™ ื”ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ืื™ื™ืจื™ ื‘ืฉืื™ื ื• ื›ื™ ืื ื—ืฆืจ ืื—ืช ื ื›ืจื™ ื•ื—ืฆืจ ืื—ืช ื™ืฉืจืืœ ื›ืžื• ืœืคื™ ื”ืžืกืงื ื ื•ืข"ื™ ื—ืœื•ื ื•ืช ื—ืฉื™ื‘ื™ ืฉืคื™ืจ ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ืคืชื•ื—ื™ื ืœื—ืฆืจ ื•ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ืžืฉื•ื ื“ื“ื™ืจืช ื ื›ืจื™ ืœื ืฉืžื™ื” ื“ื™ืจื” ื•ืœื™ื›ื ืืœื ื—ืฆืจ ืื—ืช ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ื•ื”ื ื“ื ืงื˜ ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ื•ืœื ื ืงื˜ ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืกืชื ื•ืืคื™' ื™ืฉ ื”ืจื‘ื” ื‘ืชื™ื ืคืชื•ื—ื™ื ืœื—ืฆืจ ืืชื ืœืืฉืžื•ืขื™ื ืŸ ื“ืื™ ื”ื•ื” ืžื‘ื•ื™ ืฉื ื™ ืฆื“ื™ื• ื™ืฉืจืืœ ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ืฉืื™ืŸ ื›ื™ ืื ื‘ื™ืช ื' ื‘ื—ืฆืจ ื•ื‘ื™ืช ื' ืคืชื•ื— ืœื• ื“ืจืš ื—ืœื•ืŸ ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆื™ืจื•ืช ืงืจื™ื ื ื‘ื™ื” ื•ืืข"ื’ ื“ืœืขื™ืœ ื’ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื—ืฉื‘ื™ื ืŸ ืคืชื•ื—ื•ืช ื–ื• ืœื–ื• ื›ื—ื“ ื•ืœืงืžืŸ [ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื”:] ื ืžื™ ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื’ื‘ื™ ืขืฉืจื” ื‘ืชื™ื ื–ื” ืœืคื ื™ื ืžื–ื” ื“ืœืขืฉื™ืจื™ ื”ื•ื• ื›ื•ืœื”ื• ื›ื‘ื™ืช ืฉืขืจ ื•ื ื•ืชืŸ ื”ืคื ื™ืžื™ ืขื™ืจื•ื‘ื• ื•ื“ื™ื• ื”ืชื ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ืœื”ื ืคืชื— ืื—ืจ ืœืจื”"ืจ ื•ื›ื•ืœื ื™ื•ืฆืื™ื ื“ืจืš ืคืชื— ืื—ื“ ืื‘ืœ ื”ื›ื ืฉื™ืฉ ืœื”ื ืคืชื— ืื—ืจ ืœืจื”"ืจ ืืกืจื• ื”ื—ืฆืจ ื“ื—ืฉื™ื‘ื™ ื‘ืชื™ื ื•ืงืฉื” ืœืจ"ื™ ืขืœ ืคื™ืจื•ืฉื• ื“ืžืื™ ืงืืžืจ ืื™ ืžื”ื›ื ืœื ื™ื“ืขื ื ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆื™ืจื•ืช ื›ืžื” ืืžืื™ ืœื ื™ื“ืขื ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ื ืงื˜ ืœืืฉืžื•ืขื™ื ืŸ ื“ืื™ ื”ื•ื” ืฆื™ื“ื• ืฉื ื™ ื ืžื™ ื™ืฉืจืืœ ื“ืื™ื›ื ื‘' ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ื‘' ื‘ืชื™ื ืœื—ืฆืจ ืข"ื™ ืขื™ืจื•ื‘ ื—ืœื•ื ื•ืช ื ื™ืชืจ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ื•ืœืจ"ื™ ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ืฉืคื™ืจืฉ ื“ืžื™ื™ืจื™ ื“ืื™ื›ื ื—ืฆื™ืจื•ืช ื“ื ื›ืจื™ื ื•ื™ืฉืจืืœื™ื ื˜ื•ื‘ื ื•ืขื™"ืœ ื“ื”"ื ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ืžื‘ื•ื™ ื ื™ืชืจ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ื›ื•' ื•ื”ื•ื” ืžืคืจืฉื™ื ืŸ ื“ืื™ื›ื ื˜ื•ื‘ื ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ื‘ืชื™ื ื“ื ื›ืจื™ื ื•ื“ื™ืฉืจืืœื™ื ื•ืื™ืŸ ื›ื™ ืื ื—ืฆืจ ืื—ืช ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ื”ืคืชื•ื— ืœืžื‘ื•ื™ ื–ื” ื•ื”ืฉืืจ ืื™ื ืŸ ืคืชื•ื—ื•ืช ืœืžื‘ื•ื™ ื–ื” ื•ืงืืžืจ ื“ืข"ื™ ื—ืœื•ื ื•ืช ืฉื™ืคืชื—ื• ืœืžื‘ื•ื™ ืœื ื™ื•ืขื™ืœื• ืœื—ื•ืฉื‘ื ืคืชื•ื—ื•ืช ืœืžื‘ื•ื™ ืืœื ื‘ืคืชื— ื’ืžื•ืจ ื•ื‘ืžื”ื“ื•ืจื ืงืžื ืคืจ"ืช ื‘ืขื ื™ืŸ ืื—ืจ ืžื‘ื•ื™ ืฉืฆื™ื“ื• ืื—ื“ ื ื›ืจื™ ื›ื•' ืฉืžื‘ื•ื™ ื›ื•ืœื• ื—ืฆื™ืจื•ืช ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ืืœื ื‘ืจืืฉ ื”ืžื‘ื•ื™ ืžืฆื“ ืื—ื“ ื ื›ืจื™ ื•ืคืชื•ื— ืœืจื”"ืจ ื•ื‘ืฆื™ื“ื• ืื—ื“ ื™ืฉืจืืœ ื›ืžื• ื›ืŸ ืคืชื•ื— ืœืจื”"ืจ (ื›ื–ื”) ื•ืงืืžืจ ื“ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืฉื›ื ื™ื• ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ื”ื™ื•ืฉื‘ื™ื ื‘ืจืืฉ ื”ืžื‘ื•ื™ ืขืžื• ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ืฉื‘ื™ื ื™ื”ื ื›ื“ื™ ืฉื™ื•ื›ืœ ืข"ื™ ืขื™ืจื•ื‘ ืœื”ื•ืฆื™ื ื›ืœื™ื• ืœืžื‘ื•ื™ ื“ืืกื•ืจ ืœืขืฉื•ืช ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื ื›ืจื™ ืฉื”ื•ื ื™ื—ื™ื“ ืขืžื• ื‘ืจื”"ืจ ื•ื›ืฉืœื ื™ืขืจื‘ื• ืขืžื• (ื ื›ืจื™) ื™ืกืชื•ื ืคืชื—ื• ืœืฆื“ ืจื”"ืจ ื•ื™ืขืฉื” ืคืชื—ื• ืœืฆื“ ืžื‘ื•ื™ ื•ืฆื“ื• ืื—ื“ ื ืงื˜ ืœืจื‘ื•ืชื ื“ืืข"ืค ืฉืจื•ื—ื‘ ื”ืžื‘ื•ื™ ืžืคืกื™ืง ื‘ื™ื ื™ื”ื ื•ื›"ืฉ ืื ืฉื ื™ื”ื ื‘ืฆื“ ื' ื–ื” ืืฆืœ ื–ื” ื”"ื ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ ื›ื•' ื•ื”ื•ื” ืžืคืจืฉื™ ื”ื›ื™ ืฉืฆื“ื• ื' ื ื›ืจื™ ืฉื›ืœ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืฉื‘ืžื‘ื•ื™ ืžืฆื“ ืื—ื“ ื ื›ืจื™ื ื•ืžืฆื“ ืื—ื“ ื™ืฉืจืืœื™ื ื•ื™ืฉ ื‘ื™ืŸ ื›ืœ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ื—ืœื•ื ื•ืช ืคืชื•ื—ื•ืช ืžื–ื• ืœื–ื• ื•ืงืืžืจ ื“ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื™ื—ื“ ื“ืจืš ื—ืœื•ื ื•ืช ื›ื“ื™ ืœื”ื›ื ื™ืก ื•ืœื”ื•ืฆื™ื ืžื—ืฆืจื•ืชื™ื”ืŸ ื“ืจืš ืคืชื— ืœืžื‘ื•ื™ ื“ืื•ืชื• ืขื™ืจื•ื‘ ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ื“ืื™ื ื• ืžืชื™ืจ ืœื”ืŸ ืืœื ื’ื ื”ืžื‘ื•ื™ ืขืฆืžื• ืฉื”ื™ื” ืžื•ืชืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ื‘ื• ืื ืœื ืขื™ืจื‘ื• ื”ืฉืชื ืฉืขื™ืจื‘ื• ืื™ืŸ ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ื‘ื• ืืœื ื‘ื“' ืœืคื™ ืฉืข"ื™ ืขื™ืจื•ื‘ ื ืขืฉื• ื›ืœ ื”ื—ืฆื™ืจื•ืช ืื—ืช ื•ืื™ืŸ ื›ืืŸ ื‘' ื—ืฆื™ืจื•ืช ืœืžื‘ื•ื™ ื“ื“ื™ืจืช ื ื›ืจื™ ืœื ืฉืžื™ื” ื“ื™ืจื” ืื‘ืœ ื‘ืœื ืขื™ืจื•ื‘ ื—ืฉื™ื‘ื™ ื‘' ื—ืฆื™ืจื•ืช ืืข"ื’ ื“ืคืชื•ื—ื•ืช ื–ื• ืœื–ื• ื•ื“ืœื ื›ืค"ื” ื“ืœืขื™ืœ ื•ืื™ืŸ ืคื™ืจื•ืฉ ื–ื” ื›ืฉื™ื˜ื” ืฉืคื™' ืœืขื™ืœ ื’ื‘ื™ ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจื‘ ื•ืคื™ืจื•ืฉ ื“ืœืขื™ืœ ืคื™ืจืฉ ื‘ืžื”ื“ื•ืจื ื‘ืชืจื:
Selon cette explication, on ne l'รฉtablit pas dans une seule cour de non-Juif et une seule cour de Juif. Car alors, mรชme s'ils font l'erouv par les fenรชtres pour compter des maisons ouvertes sur la cour, le mavoy n'est pas permis par un lehi et une kora, car il n'y a ici qu'une seule cour de Juif. Et encore, que veut dire : la demeure du non-Juif ne porte pas le nom de demeure ? Mรชme si elle portait le nom de demeure, le mavoy n'est pas permis par un lehi et une kora, puisqu'on ne fait pas l'erouv par les fenรชtres et qu'il n'y a dans la cour du Juif qu'une seule maison. On l'รฉtablit donc dans un mavoy dont un cรดtรฉ a beaucoup de cours et de maisons de non-Juif, et un cรดtรฉ beaucoup de cours de Juifs, et dans chaque cour une maison, si ce n'est que des maisons sont ouvertes par des fenรชtres vers chaque maison de la cour. Et cela nous apprend que ce mavoy n'est pas permis par un lehi et une kora, parce que la demeure du non-Juif ne porte pas le nom de demeure. Et par les fenรชtres aussi, on ne fait l'erouv que pour les compter comme des maisons ouvertes sur lui. Et ce qu'il retient les fenรชtres vient nous apprendre ceci. Il va sans dire que, s'il y a des ouvertures entre chaque maison et chaque maison, elles comptent pour une seule maison, comme Rav l'a dit plus haut, et il n'y a pas deux maisons pour la cour. Il va aussi sans dire que, s'ils n'ont pas fait l'erouv par les fenรชtres qui sont entre elles, il n'y a pas ici deux maisons pour la cour, puisqu'il n'y a pas d'autorisation d'usage pour la maison extรฉrieure, et qu'elle ne relรจve pas du mavoy. Mais mรชme s'ils ont fait l'erouv par les fenรชtres, de sorte que maintenant toutes les maisons relรจvent du mavoy, puisqu'elles peuvent apporter leurs objets au mavoy par leur erouv, et que l'erouv ne les rend pas non plus une seule, puisqu'elles ne sont ouvertes sur le mavoy que par des fenรชtres. Et mรชme si, lorsqu'il y a une ouverture entre une maison et une maison, il convient de les compter pour une seule sans erouv, lorsqu'il n'y a pas d'ouverture mais une fenรชtre, il ne convient pas de les compter pour une seule, mรชme s'ils ont fait l'erouv. De toute faรงon, elles ne comptent pas pour des maisons ouvertes sur la cour lorsqu'elles sont ouvertes sur la maison, tant qu'il n'y a pas deux maisons, toutes deux ouvertes sur la cour. Et l'on peut dire : si les maisons รฉtaient ouvertes l'une sur l'autre par une ouverture, par l'erouv elles compteraient pour deux maisons ouvertes sur la cour. Car, pour l'extรฉrieure, sa sortie principale ne passe pas par les maisons vers le mavoy mais d'un seul cรดtรฉ. Neanmoins, par les ouvertures et leur erouv, elles sont comptรฉes comme รฉtant du mavoy. Mais lorsqu'il n'y a que des fenรชtres, elles ne sont pas comptรฉes comme รฉtant du mavoy par l'erouv. Et Rabbeinou Tam a expliquรฉ : un mavoy dont un cรดtรฉ est un non-Juif, etc. Mรชme selon la hava amina, il s'agit d'un cas oรน il n'y a qu'une cour de non-Juif et une cour de Juif, comme selon la conclusion. Et par les fenรชtres elles comptent bien pour deux maisons ouvertes sur la cour. Et l'on ne fait pas l'erouv par les fenรชtres, parce que la demeure du non-Juif ne porte pas le nom de demeure, et il n'y a qu'une seule cour de Juif. Et ce qu'il dit qu'on ne fait pas l'erouv par les fenรชtres, et qu'il ne dit pas qu'on ne fait pas l'erouv de faรงon gรฉnรฉrale, mรชme s'il y a beaucoup de maisons ouvertes sur la cour, vient nous apprendre ceci : si le mavoy avait ses deux cรดtรฉs occupรฉs par des Juifs, dans un cas pareil, oรน il n'y a qu'une maison dans la cour et une maison ouverte sur elle par une fenรชtre, on l'appelle maisons et cours. Et bien que plus haut, pour les cours, nous comptions celles qui sont ouvertes l'une sur l'autre pour une seule, et que plus bas (Eruvin 75b) Chmouel dise aussi, au sujet de dix maisons l'une ร  l'intรฉrieur de l'autre, que pour la dixiรจme elles sont toutes comme un beit shaar (loge du portier), et que l'habitant intรฉrieur place son erouv et que cela suffit : lร -bas, c'est parce qu'elles n'ont pas d'autre ouverture sur le domaine public, et que toutes sortent par une seule ouverture. Mais ici, oรน elles ont une autre ouverture sur le domaine public, elles interdisent dans la cour, car elles comptent pour des maisons. Et c'est difficile pour le Ri, sur cette explication. Que veut dire : si d'ici je ne saurais pas, pour les maisons et les cours, combien ? Pourquoi ne le saurais-je pas ? Puisqu'il retient qu'on ne fait pas l'erouv par les fenรชtres, afin de nous apprendre que, si le second cรดtรฉ รฉtait lui aussi des Juifs, de sorte qu'il y a deux cours et deux maisons par cour par l'erouv des fenรชtres, le mavoy est permis par un lehi et une kora. Et pour le Ri cela se tient, lui qui explique qu'il s'agit d'un cas oรน il y a beaucoup de cours de non-Juifs et de Juifs. Et l'on peut dire : la hava amina est que la raison de Rav est qu'un mavoy n'est pas permis par un lehi et une kora, etc. Et nous aurions expliquรฉ qu'il y a beaucoup de cours et de maisons de non-Juifs et de Juifs, et qu'il n'y a qu'une seule cour de Juif ouverte sur ce mavoy, les autres n'รฉtant pas ouvertes sur ce mavoy. Et il dit que par des fenรชtres qui s'ouvriraient sur le mavoy, elles ne serviraient pas ร  les compter comme ouvertes sur le mavoy : il faut une ouverture complรจte. Et dans la premiรจre rรฉdaction, Rabbeinou Tam a expliquรฉ autrement. Un mavoy dont un cรดtรฉ est un non-Juif, etc. : le mavoy est tout entier des cours de Juifs, sauf qu'en tรชte du mavoy, d'un cรดtรฉ, un non-Juif ouvert sur le domaine public, et d'un cรดtรฉ un Juif ouvert de mรชme sur le domaine public (ainsi). Et il dit que les voisins du Juif qui rรฉsident en tรชte du mavoy ne font pas l'erouv avec lui par les fenรชtres qui sont entre eux, de maniรจre qu'il puisse par l'erouv sortir ses ustensiles vers le mavoy. Car il est interdit d'รฉtablir un isolรฉ auprรจs d'un non-Juif, lui qui est isolรฉ avec lui dans le domaine public. Et lorsqu'ils ne font pas l'erouv avec lui (non-Juif), il bouchera son ouverture du cรดtรฉ du domaine public et fera son ouverture du cรดtรฉ du mavoy. Et il retient un cรดtรฉ pour la nouveautรฉ : mรชme si la largeur du mavoy les sรฉpare, et ร  plus forte raison s'ils sont tous deux d'un seul cรดtรฉ, l'un auprรจs de l'autre. Hava amina, la raison de Rav, etc. Et nous aurions expliquรฉ ainsi : un cรดtรฉ de non-Juifs, c'est-ร -dire que toutes les cours du mavoy d'un cรดtรฉ sont ร  des non-Juifs, et d'un cรดtรฉ ร  des Juifs, et entre toutes les cours des Juifs il y a des fenรชtres ouvertes de l'une ร  l'autre. Et il dit qu'on ne fait pas l'erouv ensemble par les fenรชtres pour faire entrer et sortir de leurs cours par une ouverture vers le mavoy. Car cet erouv, il va sans dire qu'il ne les permet pas : mรชme le mavoy lui-mรชme, oรน il aurait รฉtรฉ permis de transporter si l'on n'avait pas fait l'erouv, maintenant qu'ils ont fait l'erouv on n'y transporte que dans les quatre amot. Parce que, par l'erouv, toutes les cours sont devenues une seule, et il n'y a pas deux cours pour le mavoy, car la demeure du non-Juif ne porte pas le nom de demeure. Mais sans erouv elles comptent pour deux cours, bien qu'elles soient ouvertes l'une sur l'autre, et non selon l'explication donnรฉe plus haut. Et cette explication ne suit pas la mรฉthode qu'il a expliquรฉe plus haut au sujet de la parole de Rav. Et l'explication ci-dessus, il l'a donnรฉe dans la derniรจre rรฉdaction.
๐Ÿ’ก Explication

C'est la hava amina d'Abaye. Si Rav n'avait pas รฉtendu la rรจgle ร  la cour, on aurait lu son enseignement sur le mavoy comme un rappel : le lehi et la kora exigent des maisons et des cours ouvertes sur le mavoy.

Dans ce cas, une seule cour de Juif ouvre sur le mavoy. La demeure du non-Juif ne porterait pas le nom de demeure. L'erouv par les fenรชtres ne rendrait pas le mavoy permis. Rachi pose dรฉjร  la question qui suit : Rav a dit cette rรจgle plus haut, pourquoi deux enseignements ?

Tossefot : avec une seule cour de Juif, l'erouv des fenรชtres ne crรฉe pas une seconde cour. Ils lisent donc, pour cette hava amina, beaucoup de cours de chaque cรดtรฉ, une maison par cour, et d'autres maisons jointes par des fenรชtres. Rabbeinou Tam maintient une cour de chaque cรดtรฉ : les fenรชtres font bien deux maisons, mais la cour du non-Juif ne compte pas.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux paroles de Rav, une seule raison ? Abaye ouvre la tsrikhouta Hava amina : Rav rรฉpรจte sa rรจgle. Un mavoy exige des maisons et des cours ouvertes sur lui. Ici, une cour de Juif. La demeure du non-Juif ne porte pas ce nom. Lehi et kora insuffisants. Pourquoi deux enseignements ? Rav l'a dรฉjร  dit. Rรฉponse ouverte : les deux sont nรฉcessaires. La suite, si l'on n'avait que la rรจgle gรฉnรฉrale, est sur 75a.
La hava amina ramรจne l'interdiction ร  la rรจgle des maisons et des cours. La question des deux enseignements s'ouvre aussitรดt.
7
ื•ืชืจืชื™ ืœืžื” ืœื™! ืฆืจื™ื›ื, ื“ืื™ ืžื”ื”ื™ื โ€”

Et les deux, pourquoi me les faut-il ? C'est nรฉcessaire.

Car si c'รฉtait de celle-lร ,

๐Ÿ’ก Explication

Si la raison รฉtait la rรจgle dรฉjร  dite, maisons et cours ouvertes sur le mavoy, Rav aurait parlรฉ deux fois pour le mรชme cas. tsrikha : les deux enseignements sont nรฉcessaires.

La phrase s'arrรชte sur de-i me-hai, si l'on ne tenait que de la premiรจre rรจgle. La suite dit ce qu'on aurait conclu, et pourquoi le second enseignement a son motif propre. Elle est sur Eruvin 75a.

✉ Signaler une erreur de traduction

Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).