Eruvin 75b : L'oubli de l'erouv, le bitoul, et les maisons l'une dans l'autre

Eruvin 75b

Sougya : La baraita reprend l'erouv dรฉposรฉ dans l'une des deux cours, l'une dans l'autre. Rabbi Akiva interdit les deux lorsqu'un habitant de l'extรฉrieure a oubliรฉ, parce que l'erouv dรฉposรฉ dans l'intรฉrieure y habitue le passage.

Les Sages permettent l'intรฉrieure : elle s'est associรฉe pour arranger, et non pour gรขter. Chmouel et Rabbi Yo'hanan montrent que leur dรฉbat sur le bitoul d'une cour ร  une cour tient mรชme selon l'avis adverse.

Rav Ada bar Ahava interdit dรจs trois habitants, par dรฉcret. Chmouel n'interdit que deux dans l'intรฉrieure et un dans l'extรฉrieure, et Rabbi Elazar compte le non-Juif comme plusieurs.

Dix maisons l'une dans l'autre : Chmouel ne fait donner le pain qu'ร  la plus intรฉrieure. Rabbi Yo'hanan y joint la maison qui la prรฉcรจde.

Oรน est l'erouv, et qui a oubliรฉ Le dรฉbat ne porte que sur la derniรจre ligne Cas de la baraita Rabbi Akiva Les Sages Erouv dans l'extรฉrieure oubli, d'un cรดtรฉ ou de l'autre les deux interdites les deux interdites Erouv dans l'intรฉrieure oubli de l'intรฉrieure les deux interdites les deux interdites Erouv dans l'intรฉrieure oubli de l'extรฉrieure les deux interdites intรฉrieure permise extรฉrieure interdite
L'erouv dans l'extรฉrieure interdit les deux dรจs qu'il y a un oubli. Dans l'intรฉrieure, l'oubli d'un homme de l'extรฉrieure est le seul cas disputรฉ : Rabbi Akiva interdit les deux, les Sages permettent l'intรฉrieure.
Le bitoul d'une cour ร  une cour Chaque maรฎtre couvre aussi l'avis qu'on lui opposait Chmouel, mรชme selon Rabbi Akiva Rabbi Yo'hanan, mรชme selon les Sages Ici : deux cours, l'une dans l'autre. Elles s'interdisent. Le bitoul a lieu. Ici : tant que tu annules, tu m'interdis. L'intรฉrieure refuse l'association. Lร , Eruvin 68a : deux cours voisines. Elles ne s'interdisent pas. Pas de bitoul. Lร  : l'une n'interdit pas l'autre par l'ouverture. Le bitoul d'une cour ร  une cour tient.
Chmouel parle mรชme selon Rabbi Akiva : le bitoul ne vaut que lร  oรน les cours s'interdisent. Rabbi Yohanan parle mรชme selon les Sages : ils ne refusent le bitoul que lorsque l'association gรขte l'intรฉrieure.
Dix maisons, l'une dans l'autre On compte depuis la cour. La 10 est la plus intรฉrieure Cour Maisons 1 ร  8 beit shaar des deux Maison 9 extรฉrieure de l'intรฉrieure Maison 10 la plus intรฉrieure Chmouel Seule la 10 donne le pain. La 9 est un beit shaar. Rabbi Yo'hanan La 9 et la 10 donnent le pain. Beit shaar d'un seul : autre nom.
Dix maisons en file vers la cour. Chmouel : seule la plus intรฉrieure donne le pain. Rabbi Yohanan : la neuviรจme aussi, parce que la loge d'un seul particulier ne porte pas le nom de beit shaar.
1
ืชื ื™ื ื ืžื™ ื”ื›ื™: ื ืชื ื• ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื”, ื•ืฉื›ื— ืื—ื“, ื‘ื™ืŸ ืžืŸ ื”ื—ื™ืฆื•ื ื” ื•ื‘ื™ืŸ ืžืŸ ื”ืคื ื™ืžื™ืช, ื•ืœื ืขื™ืจื‘ โ€” ืฉืชื™ื”ืŸ ืืกื•ืจื•ืช, ื ืชื ื• ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ื‘ืคื ื™ืžื™ืช, ื•ืฉื›ื— ืื—ื“ ืžืŸ ื”ืคื ื™ืžื™ืช ื•ืœื ืขื™ืจื‘ โ€” ืฉืชื™ื”ืŸ ืืกื•ืจื•ืช. ืžืŸ ื”ื—ื™ืฆื•ื ื” ื•ืœื ืขื™ืจื‘ โ€” ืฉืชื™ื”ืŸ ืืกื•ืจื•ืช, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื. ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ื‘ื–ื•, ืคื ื™ืžื™ืช ืžื•ืชืจืช ื•ื—ื™ืฆื•ื ื” ืืกื•ืจื”.

On enseigne aussi ainsi : ils ont dรฉposรฉ leur erouv dans l'extรฉrieure, et l'un a oubliรฉ, que ce soit de l'extรฉrieure ou de l'intรฉrieure, et il n'a pas fait l'erouv : les deux sont interdites. Ils ont dรฉposรฉ leur erouv dans l'intรฉrieure, et l'un de l'intรฉrieure a oubliรฉ et n'a pas fait l'erouv : les deux sont interdites.

L'un de l'extรฉrieure, et il n'a pas fait l'erouv : les deux sont interdites. Paroles de Rabbi Akiva.

Et les Sages disent : dans ce cas, l'intรฉrieure est permise et l'extรฉrieure est interdite.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ืชื ื™ื ื ืžื™ ื”ื›ื™ ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ื”ื ืžืงื•ื ืื—ื“ ื“ืžืชื ื™' ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ืงืืžืจ:
Comme Rav Yehouda, car l'endroit unique de la michna, c'est de l'extรฉrieure qu'il parle.
ื•ื‘ื™ืŸ ืžืŸ ื”ืคื ื™ืžื™ืช ื›ื•' ืฉืชื™ื”ืŸ ืืกื•ืจื•ืช ื›ื“ืคืจืฉื™ื ืŸ:
Comme nous l'avons expliquรฉ.
ื ืชื ื• ืืช ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ื‘ืคื ื™ืžื™ืช ื•ืฉื›ื— ืื—ื“ ืžืŸ ื”ืคื ื™ืžื™ืช ืฉืชื™ื”ืŸ ืืกื•ืจื•ืช ื“ื—ื™ืฆื•ื ื” ืžื™ืชืกืจื ื‘ืฉื›ื—ื” ื“ืคื ื™ืžื™ืช ื“ืœื ืžืฆื™ ืืกืชืœื•ืงื™ ืžื™ื ื” ื•ืขื•ื“ ื“ืœื™ืชื™ื” ืœืขื™ืจื•ื‘ื” ื’ื‘ื”:
L'extรฉrieure est interdite par l'oubli de l'intรฉrieure, car elle ne peut pas se retirer d'elle, et de plus son erouv n'est pas auprรจs d'elle.
ืฉืชื™ื”ืŸ ืืกื•ืจื•ืช ื“ื‘ืจื™ ืจ"ืข ื•ืœื ืืžืจื™' ืชืกืชืœืง ืคื ื™ืžื™ืช ืžื™ื ื” ื›ื“ืžืคืจืฉ ืœืงืžื™ื” ื“ืขื™ืจื•ื‘ ื”ื—ื™ืฆื•ื ื” ื”ืžื•ื ื— ืœืชื•ื›ื” ืžืจื’ื™ืœื” ืฉื:
Et nous ne disons pas que l'intรฉrieure se retire d'elle, comme on l'explique plus loin : l'erouv de l'extรฉrieure, dรฉposรฉ ร  l'intรฉrieur d'elle, l'y habitue.
ื‘ื–ื• ืคื ื™ืžื™ืช ืžื•ืชืจืช ื“ืžืฉื•ื ืฉื›ื—ื” ื“ื—ื™ืฆื•ื ื” ืœื ืžื™ืชืกืจื ืืœื ืื—ื“ื ื“ืฉื ื•ืžืกืชืœืงื ืžื™ื ื”:
ร€ cause de l'oubli de l'extรฉrieure, elle n'est pas interdite : elle ferme une porte et se retire d'elle.
๐Ÿ’ก Explication

La baraita confirme Rav, ร  la fin de 75a : l'endroit unique de la michna est la cour extรฉrieure. L'erouv y est dรฉposรฉ, et un oubli, d'un cรดtรฉ ou de l'autre, interdit les deux cours.

Lorsque l'erouv est dans l'intรฉrieure, l'oubli d'un homme de l'intรฉrieure interdit aussi les deux : l'extรฉrieure ne peut pas se retirer, et son erouv n'est pas chez elle. Reste le cas de l'oubli d'un homme de l'extรฉrieure. Rabbi Akiva interdit les deux. Les Sages permettent l'intรฉrieure : elle ferme la porte et se retire.

2
ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื” ื‘ืจ ื—ื ืŸ ืœืื‘ื™ื™: ืžืื™ ืฉื ื ืœืจื‘ื ืŸ ื“ืืžืจื™ ืคื ื™ืžื™ืช ืžื•ืชืจืช โ€” ืžืฉื•ื ื“ืื—ื“ื ื“ืฉื ื•ืžืฉืชืžืฉื, ืœืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื ืžื™: ืชื™ื—ื“ ื“ืฉื ื•ืชืฉืžืฉ! ืืžืจ ืœื™ื”: ืขื™ืจื•ื‘ ืžืจื’ื™ืœื”.

Rabba bar Hanan dit ร  Abaye : qu'est-ce qui diffรจre pour les Sages, qui disent que l'intรฉrieure est permise, parce qu'elle ferme la porte et s'en sert ? Pour Rabbi Akiva aussi : qu'elle ferme la porte et qu'elle s'en serve !

Il lui dit : l'erouv habitue.

๐Ÿ’ก Explication

Rabba bar Hanan demande pourquoi Rabbi Akiva ne laisse pas, lui aussi, l'intรฉrieure fermer sa porte. Abaye rรฉpond : l'erouv de l'extรฉrieure, posรฉ dans l'intรฉrieure, habitue les gens de l'extรฉrieure ร  y entrer. Fermer la porte ne retire pas cette habitude.

3
ืœืจื‘ื ืŸ ื ืžื™ ืขื™ืจื•ื‘ ืžืจื’ื™ืœื”! ื“ืืžืจื”: ืœืชืงื•ื ื™ ืฉื™ืชืคืชื™ืš, ื•ืœื ืœืขื•ื•ืชื™.

Pour les Sages aussi, l'erouv habitue ! Elle dit : pour t'arranger je t'ai associรฉe, et non pour te gรขter.

๐Ÿ’ก Explication

La mรชme habitude vaudrait pour les Sages. Ils rรฉpondent par la formule de l'intรฉrieure : pour t'arranger je t'ai associรฉe, et non pour te gรขter. L'oubli de l'extรฉrieure gรขte l'association. L'intรฉrieure s'en retire, ferme, et use de sa cour.

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ืœืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื ืžื™ ืชื™ืžื: ืœืชืงื•ื ื™ ืฉื™ืชืคืชื™ืš ื•ืœื ืœืขื•ื•ืชื™? ื“ืืžืจื” ืœื”: ืžื‘ื˜ืœื™ื ืŸ ืœืš ืจืฉื•ืชื™. ื•ืจื‘ื ืŸ, ืื™ืŸ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืช ืžื—ืฆืจ ืœื—ืฆืจ.

Pour Rabbi Akiva aussi, qu'elle dise : pour t'arranger je t'ai associรฉe, et non pour te gรขter ? Elle lui dit : nous annulons pour toi notre droit.

Et les Sages : il n'y a pas de bitoul (annulation du droit) d'une cour ร  une cour.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื‘ื˜ืœื™ื ืŸ ืœืš ื•ื›ื™ ืืžืจ ืจ"ืข ืคื ื™ืžื™ืช ืืกื•ืจื” ืขื“ ืฉืชื‘ื˜ืœ ืœื” ื—ื™ืฆื•ื ื” ืจืฉื•ืช ื”ืจื’ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื” ืงืืžืจ:
Et lorsque Rabbi Akiva a dit que l'intรฉrieure est interdite, c'est jusqu'ร  ce que l'extรฉrieure lui annule le droit de passage de son erouv.
ืื™ืŸ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืช ืžื—ืฆืจ ืœื—ืฆืจ ื•ืื™ ืืžืจืช ืชื™ืกืจ ืขืœื” ืžืขื•ื•ืชื ืœื” ื”ืœื›ืš ืืžืจื” ืœื” ืœืชืงื•ื ื™ ืฉื™ืชืคืชื™ืš ื•ืœื ืœืขื•ื•ืชื™:
Et si tu dis qu'elle lui serait interdite, ce serait la gรขter. C'est pourquoi elle lui dit : pour t'arranger je t'ai associรฉe, et non pour te gรขter.
๐Ÿ’ก Explication

Selon Rabbi Akiva, l'extรฉrieure rรฉpond : nous te faisons bitoul de notre droit. L'interdiction de l'intรฉrieure ne dure donc que jusqu'ร  cette annulation. Le passage habituรฉ par l'erouv s'efface quand l'extรฉrieure y renonce.

Les Sages tiennent qu'un bitoul ne passe pas d'une cour ร  une autre. Laisser l'intรฉrieure interdite serait la gรขter. Elle peut donc dire la formule et quitter l'association, sans bitoul.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pourquoi l'intรฉrieure reste permise Erouv dans l'intรฉrieure, oubli d'un habitant de l'extรฉrieure Question Rรฉponse Les Sages : elle ferme. Rabbi Akiva aussi, qu'elle ferme et s'en serve. L'erouv habitue l'extรฉrieure ร  entrer dans l'intรฉrieure. Les Sages aussi : l'erouv habitue. Pour t'arranger je t'ai associรฉe, non pour te gรขter. Rabbi Akiva aussi, qu'elle le dise. L'extรฉrieure annule son droit. Les Sages : pas de bitoul d'une cour ร  une cour.
L'erouv habitue. Les Sages s'en retirent par la formule. Rabbi Akiva attend le bitoul de l'extรฉrieure, que les Sages refusent d'une cour ร  une cour.
5
ืœื™ืžื ืฉืžื•ืืœ ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืงื ืžื™ืคืœื’ื™. ื“ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ ื›ืจื‘ื ืŸ, ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืืžืจ ื›ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื?

Dirons-nous que Chmouel et Rabbi Yo'hanan divergent dans le dรฉbat des Sages et de Rabbi Akiva ? Chmouel ayant parlรฉ comme les Sages, et Rabbi Yo'hanan ayant parlรฉ comme Rabbi Akiva.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืžื•ืืœ ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืื™ืคืœื’ื• ืœืขื™ืœ ื‘ืคืจืงื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื—.) ื‘ื‘ื˜ื•ืœ ืžื—ืฆืจ ืœื—ืฆืจ:
Qui ont divergรฉ plus haut dans notre chapitre (Eruvin 68a) sur le bitoul d'une cour ร  une cour.
๐Ÿ’ก Explication

Le dรฉbat est connu depuis Eruvin 68a. Chmouel : pas de bitoul d'une cour ร  une cour, comme les Sages. Rabbi Yo'hanan : le bitoul existe, comme Rabbi Akiva. La Guemara demande si c'est le mรชme dรฉbat.

6
ืืžืจ ืœืš ืฉืžื•ืืœ: ืื ื ื“ืืžืจื™ ืืคื™ืœื• ืœืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื. ืขื“ ื›ืืŸ ืœื ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื”ื›ื, ืืœื ื‘ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื–ื• ืœืคื ื™ื ืžื–ื•, ื“ืืกืจืŸ ืื”ื“ื“ื™, ืื‘ืœ ื”ืชื, ืžื™ ืงื ืืกืจืŸ ืื”ื“ื“ื™?

Chmouel te dirait : moi, ce que je dis, c'est mรชme selon Rabbi Akiva. Rabbi Akiva n'a dit ici que pour deux cours, l'une dans l'autre, qui s'interdisent l'une l'autre.

Mais lร -bas, s'interdisent-elles l'une l'autre ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืืกืจืŸ ืื”ื“ื“ื™ ืข"ื™ ื”ืจื’ืœ ื”ืขื™ืจื•ื‘ ื•ืžืชื•ืš ืฉืื•ืกืจื™ืŸ ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื•ื›ื™ ืืžืจื™ ืื ื ื‘ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืคืชื— ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ื•ืœื ืขื™ืจื‘ื• ื•ื”ื•ืฆืจื›ื” ื–ื• ืœื˜ืœื˜ืœ ืœืจืฉื•ืช ืฉืœ ื–ื• ืื™ืŸ ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ:
Par l'habitude de l'erouv. Et du fait qu'ils interdisent, ils annulent. Et lorsque moi je parle, c'est de deux cours avec une ouverture entre elles, qui n'ont pas fait l'erouv, et oรน celle-ci a eu besoin de transporter dans le domaine de celle-lร  : elles n'annulent pas.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืขื“ ื›ืืŸ ืœื ืงืืžืจ ืจ"ืข ื”ื›ื ืืœื ื‘ื‘' ื—ืฆื™ืจื•ืช ื–ื• ืœืคื ื™ื ืžื–ื• ื“ืืกืจืŸ ืื”ื“ื“ื™ ื™ืฉ ืœื™ืฉื‘ ื”ืš ืกื•ื’ื™ื ื ืžื™ ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื•.) ืœืฉืžื•ืืœ ื“ื‘ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื–ื• ืœืคื ื™ื ืžื–ื• ืคืขืžื™ื ืื™ืŸ ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ืืข"ื’ ื“ืืกืจืŸ ืื”ื“ื“ื™ ื“ื”ื›ื ืงืืžืจ ื“ืืกืจืŸ ืื”ื“ื“ื™ ื‘ืคืฉื™ืขื•ืช ื‘ื ื™ ื—ื™ืฆื•ื ื” ืฉื”ื•ืจื’ืœื• ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ื‘ืคื ื™ืžื™ืช ื“ืฉื›ื— ื' ืžื”ืŸ ื•ืœื ืขื™ืจื‘ ืื‘ืœ ื‘ื›ืœ ื”ื ื”ื• ื“ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืื™ืŸ ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ืžื™ ืืกืจืŸ ืื”ื“ื“ื™ ื‘ืคืฉื™ืขื” ื“ื›ื™ ื ืชื ื• ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ื•ืฉื›ื— ืื—ื“ ืžื”ืŸ ื•ืœื ืขื™ืจื‘ ืื™ืŸ ื”ืื™ืกื•ืจ ื‘ื ืข"ื™ ืฉืคืฉืขื• ื‘ืžื” ืฉื”ืจื’ื™ืœื• ืขื™ืจื•ื‘ืŸ ื•ืฉื›ื— ืื—ื“ ืžื”ื ื•ืœื ืขื™ืจื‘ ื“ื‘ืœืื• ื”ื›ื™ ื”ื™ื” ืœื”ื ื“ืจื™ืกืช ื”ืจื’ืœ ื•ืื™ืŸ ืœืชืžื•ื” ื”ื™ืืš ืžืชื•ืงื ืœืจื‘ื ืฉืžื•ืืœ ื›ืจ"ืข ื•ื›ืจื‘ื ืŸ ื”ื ืข"ื› ื›ืจ"ืข ื“ื•ืงื ืก"ืœ ื›ื“ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืœืขื™ืœ ื“ืž"ืž ื‘ืขื™ืงืจ ืคืœื•ื’ืชื™ื™ื”ื• ื“ืื™ืŸ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืช ืžื—ืฆืจ ืœื—ืฆืจ ืžื•ืงืžื™ ื ืคืฉื™ื” ื‘ื›ื•ืœื”ื• ื•ื"ืช ื•ืœืื‘ื™ื™ ื“ืืžืจ ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื–ื• ืœืคื ื™ื ืžื–ื• ื“ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื‘ื›ืœ ืขื ื™ืŸ ืœืฉืžื•ืืœ (ืžื™ ื ื™ืžื) ืฉืžื•ืืœ ื›ืจ"ืข ื•ืœื ื›ืจื‘ื ืŸ ื“ืœืจื‘ื ืŸ ื‘' ื—ืฆื™ืจื•ืช ื–ื• ืœืคื ื™ื ืžื–ื• ืื™ืŸ ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื•ื™"ืœ ื“ื”ื•ื” ืžืคืจืฉ ื›ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ื‘ืกืžื•ืš ืขื“ ื›ืืŸ ืœื ืงืืžืจื™ ืจื‘ื ืŸ ื”ืชื ืืœื ื“ืืžืจ' ืœื” ืื“ืžื‘ื˜ืœืช ืœื™ ืงืืกืจืช ืขืœื™ ื‘ืคืฉื™ืขื•ืชื ืฉื”ืจื’ืœืช ืขื™ืจื•ื‘ืš ื•ืฉื›ื— ืื—ื“ ืžื›ื:
On peut aussi รฉtablir cette sougya selon Rava, qui a dit plus haut (Eruvin 66a), au sujet de Chmouel, que pour deux cours l'une dans l'autre, parfois elles n'annulent pas, bien qu'elles s'interdisent l'une l'autre. Car ici, il dit qu'elles s'interdisent l'une l'autre par la nรฉgligence des habitants de l'extรฉrieure, dont l'erouv a รฉtรฉ habituรฉ dans l'intรฉrieure, l'un d'eux ayant oubliรฉ et n'ayant pas fait l'erouv. Mais dans tous les cas oรน Chmouel a dit qu'elles n'annulent pas, s'interdisent-elles l'une l'autre par nรฉgligence ? Car lorsqu'elles ont dรฉposรฉ leur erouv dans l'extรฉrieure et que l'un d'eux a oubliรฉ et n'a pas fait l'erouv, l'interdiction ne vient pas de ce qu'ils ont รฉtรฉ nรฉgligents en habituant leur erouv, l'un d'eux ayant oubliรฉ et n'ayant pas fait l'erouv : de toute faรงon, ils avaient le droit de passage. Et il n'y a pas lieu de s'รฉtonner de la faรงon dont, selon Rava, Chmouel se range avec Rabbi Akiva et avec les Sages, puisque nรฉcessairement il ne tient que comme Rabbi Akiva, comme on l'a expliquรฉ dans le commentaire plus haut. Nรฉanmoins, sur le fond de leur dรฉbat, ร  savoir qu'il n'y a pas de bitoul d'une cour ร  une cour, il se range selon tous. Et si tu dis : selon Abaye, qui a dit que deux cours l'une dans l'autre annulent dans tous les cas, selon Chmouel, (dirons-nous que) Chmouel est comme Rabbi Akiva, et non comme les Sages, puisque selon les Sages deux cours l'une dans l'autre n'annulent pas ? On peut rรฉpondre qu'il expliquerait comme Rabbi Yo'hanan, juste aprรจs : les Sages n'ont dit lร  que parce qu'elle lui a dit : tant que tu annules pour moi, tu m'interdis par nรฉgligence, toi qui as habituรฉ ton erouv, et l'un de vous a oubliรฉ.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ื—ืžืฉ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืฉืฉื‘ืชื• ื‘ื˜ืจืงืœื™ืŸ ื' ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืื•ืžืจื™ื ืขื™ืจื•ื‘ ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืื•ืžืจื™ื ืขื™ืจื•ื‘ ืื—ื“ ืœื›ื•ืœืŸ: ื•ืžื•ื“ื™ื ื‘ื–ืžืŸ ืฉืžืงืฆืชืŸ ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื—ื“ืจื™ื ืื• ื‘ืขืœื™ื•ืช ืฉืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื—ื‘ื•ืจื”. ื•ืžื™ื™ืจื™ ืฉื›ืœ ื—ื“ืจ ื•ืขืœื™ื™ื” ืคืชื•ื— ืœื—ืฆืจ ื›ืžื• ืฉืคื™' ืจืฉืดื™ ื“ื”ื ืš ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืฉืฉื‘ืชื• ื‘ื˜ืจืงืœื™ืŸ ืœื›ื•ืœืŸ ื™ืฉ ืœื”ืŸ ืคืชื— ืžืŸ ื”ื˜ืจืงืœื™ืŸ ืœื—ืฆืจ. ื“ืื ืœื ื”ื™ื” ืœื›ืœ ืื—ื“ ืคืชื— ื”ื•ื” ืืžืจื™ื ืŸ ืคื ื™ืžื™ ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ืœื—ื•ื“. ืื• ืฉื ื™ ื”ืคื ื™ืžื™ื™ื ืœืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืกื•ืฃ ืคื™ืจืงื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื”:) ื’ื‘ื™ ืขืฉืจื” ื‘ืชื™ื ื–ื• ืœืคื ื™ื ืžื–ื•. ื•ืžื™ื”ื• ืื ื™ืฉ ืœืื“ื ืกื•ืคืจ ืื• ืžืœืžื“ ื‘ืชื•ืš ื‘ื™ืชื• ืื• ื‘ื—ื•ืจื™ื ื”ื‘ืื™ื ืœืœืžื•ื“ ื•ืฉืจื•ื™ ื›ืœ ืื—ื“ ื‘ื—ื“ืจ ืื• ื‘ืขืœื™ื™ื” ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื• ื•ื™ืฉ ืœื›ืœ ืื—ื“ ืคืชื— ืคืชื•ื— ืœื—ืฆืจ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื—ืœื•ืงื™ืŸ ืžื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื‘ืคืช ืื™ืŸ ืื•ืกืจื™ืŸ ืขืœื™ื• ื•ืœื ื–ื” ืขืœ ื–ื”. ื•ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ืื ื›ื•ืœืŸ ืื•ื›ืœื™ืŸ ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“ ืืขืดืค ืฉื›ืœ ืื—ื“ ื™ืฉืŸ ื‘ื—ื“ืจื• ื“ืงื™ืดืœ ื›ืจื‘ ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื’.) ืžืงื•ื ืคื™ืชื ื’ืจื™ื. ืืœื ืืคื™ืœื• ืœืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ืžืงื•ื ืœื™ื ื” ื’ืจื™ื ื•ื›ืŸ ืœืจื‘ ื•ืืคื™ืœื• ืื•ื›ืœื™ื ื•ื™ืฉื ื™ื ื›ืœ ืื—ื“ ื‘ื—ื“ืจื• ืื™ืŸ ืื•ืกืจื™ื ื–ื” ืขืœ ื–ื” ื›ื™ื•ืŸ ืฉื›ื•ืœืŸ ืžืฉืชืžืฉื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืชื• ืฉืœ ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื‘ื›ืœ ืขืกืงื™ ืชืฉืžื™ืฉื™ื”ืŸ ื‘ืืคื™ื” ื•ื‘ื™ืฉื•ืœ ื—ืฉื™ื‘ื™ ื›ื•ืœื”ื• ื›ืื™ืœื• ืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ื™ืฉื ื™ื ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“. ืœืคื™ ืฉื”ื›ืœ ื ืงืจื ืขืœ ืฉื ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช. ื•ืขื•ื“ ืฉืื™ืŸ ืžืฉืื™ืœ ืœื”ื ืจืฉื•ืชื• ืœืืกื•ืจ ืขืœื™ื• ื•ืœื ืœืืกื•ืจ ื–ื” ืขืœ ื–ื” ื•ืžืฆื™ ืœืกืœื•ืงื™ื ื”ื•. ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ื›ื—ืžืฉื” ืฉื›ื™ืจื• ื•ืœืงื™ื˜ื• ื“ืœื ืืžืจื• ืœื”ื—ืžื™ืจ ื“ืื—ื“ ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ื•ื“ื™ื•. ื•ืืคื™ืœื• ืฉืจื•ื™ื™ื ื‘ื—ื“ืจื™ื ื•ื‘ืขืœื™ื•ืช. ื“ืื™ ื›ืฉื›ื•ืœืŸ ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ืื—ื“ ื‘ื–ื” ืœื ื”ื™ื” ืžืกืชืคืง ืื‘ื™ื™ ืœืขื™ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื“.) ื“ืืคื™ืœื• ืื ื”ื™ื” ื”ื‘ื™ืช ืฉืœื”ืŸ ืœื ื”ื™ื• ืื•ืกืจื™ืŸ ื–ื” ืขืœ ื–ื” ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื’ื‘ื™ ื ื›ืจื™ ื“ื“ื™ืจืชื• ืœื ืฉืžื” ื“ื™ืจื” ืœื ืื•ืกืจื™ืŸ ืืœื ื—ืฉื™ื‘ื™ ื›ื•ืœื”ื• ื›ื—ื“ ื›ืดืฉ ื’ื‘ื™ ื™ืฉืจืืœ ื“ื“ื™ืจืชื• ื“ื™ืจื” ื“ื‘ื˜ืœื” ื“ื™ืจืชื ืœื’ื‘ื™ ื‘ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื•ืœื ื“ืžื™ ืœืžืงืฆืชืŸ ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื—ื“ืจื™ืŸ ื•ืขืœื™ื•ืช ื“ื”ื›ื ื“ื™ืฉ ืœื–ื” ื›ืžื• ืœื–ื” ื›ื•ืœื ืฉื•ื™ืŸ:
Michna. Cinq groupes qui ont passรฉ le chabbat dans un mรชme traklin. Beit Chammai disent : un erouv pour chaque groupe. Beit Hillel disent : un seul erouv pour tous. Et ils conviennent que, lorsque certains d'entre eux sรฉjournent dans des chambres ou des รฉtages, ils ont besoin d'un erouv pour chaque groupe. Et il s'agit du cas oรน chaque chambre et chaque รฉtage ouvre sur la cour, comme Rachi l'a expliquรฉ : ces groupes qui ont passรฉ le chabbat dans le traklin ont tous une ouverture du traklin vers la cour. Car s'il n'y avait pas d'ouverture pour chacun, nous dirions que l'intรฉrieur donne son erouv ร  part, ou les deux intรฉrieurs, selon Rabbi Yo'hanan, ร  la fin de notre chapitre (Eruvin 75b), au sujet de dix maisons l'une derriรจre l'autre. Cependant, si un homme a un sofer (scribe) ou un maรฎtre dans sa maison, ou des jeunes gens venus รฉtudier, et que chacun sรฉjourne dans une chambre ou un รฉtage ร  part, et que chacun a une ouverture sur la cour : bien qu'ils soient sรฉparรฉs du maรฎtre de maison pour le pain, ils ne lui interdisent pas, et ils ne s'interdisent pas l'un l'autre. Et il ne faut mรชme pas le dire s'ils mangent tous au mรชme endroit, bien que chacun dorme dans sa chambre, puisque nous tenons comme Rav, qui dit plus bas (Eruvin 73a) que le lieu du pain est dรฉterminant. Mรชme selon Chmouel, qui dit que le lieu du coucher est dรฉterminant, et de mรชme selon Rav, mรชme s'ils mangent et dorment chacun dans sa chambre, ils ne s'interdisent pas l'un l'autre, puisqu'ils se servent tous de la maison du maรฎtre pour toutes leurs occupations, la cuisson du pain et la cuisson des mets. Ils comptent tous comme s'ils mangeaient et dormaient au mรชme endroit, parce que tout est appelรฉ du nom du maรฎtre de maison. Et de plus, il ne leur prรชte pas son droit pour qu'ils lui interdisent, ni pour qu'ils s'interdisent l'un l'autre, et il peut les renvoyer. Et cela revient ร  cinq, son salariรฉ et son glaneur, dont on n'a pas dit d'รชtre sรฉvรจre : l'un donne son erouv, et cela suffit, mรชme s'ils sรฉjournent dans des chambres et des รฉtages. Car s'ils sรฉjournaient tous dans une seule maison, Abaye n'aurait pas eu de doute plus haut (Eruvin 64a) : mรชme si la maison leur appartenait, ils ne s'interdiraient pas l'un l'autre. Puisque, vis-ร -vis d'un non-Juif, dont la demeure ne porte pas le nom de demeure, ils n'interdisent pas et comptent tous comme un seul, ร  plus forte raison vis-ร -vis d'un Israรฉlite, dont la demeure est une demeure : leur demeure s'annule devant le maรฎtre de maison. Et cela ne ressemble pas au cas d'ici, oรน certains sรฉjournent dans des chambres et des รฉtages, oรน celui-ci a autant que celui-lร , et oรน tous sont รฉgaux.
๐Ÿ’ก Explication

Chmouel ne se limite pas aux Sages. Mรชme Rabbi Akiva n'admet le bitoul que dans ces deux cours enclavรฉes, qui s'interdisent l'une l'autre par l'habitude de l'erouv. Du fait qu'elles interdisent, elles annulent.

Lร -bas, en 68a, ce sont deux cours voisines, avec une ouverture entre elles, sans erouv. L'une a besoin de transporter dans le domaine de l'autre. Elles ne s'interdisent pas de cette faรงon. Mรชme Rabbi Akiva, selon Chmouel, refuse alors le bitoul.

7
ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ: ืื ื ื“ืืžืจื™ ืืคื™ืœื• ืœืจื‘ื ืŸ. ืขื“ ื›ืืŸ ืœื ืงืืžืจื™ ืจื‘ื ืŸ ื”ื›ื, ืืœื ื“ืืžืจื” ืœื”: ืื“ืžื‘ื˜ืœืช ืœื™, ืงื ืืกืจืช ืขืœืื™. ืื‘ืœ ื”ืชื, ืžื™ ืงืืกืจื” ืขืœื”?

Et Rabbi Yo'hanan a dit : moi, ce que je dis, c'est mรชme selon les Sages. Les Sages n'ont dit ici que parce qu'elle lui a dit : tant que tu annules pour moi, tu m'interdis.

Mais lร -bas, lui interdit-elle ?

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืืคื™ืœื• ืœืจื‘ื ืŸ ื“ืจื‘ื ืŸ ื ืžื™ ืžื•ื“ื• ื“ื™ืฉ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ื•ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ืขื™ื•ื•ืช ืงืจื™ ืœื™ื”:
Les Sages aussi conviennent qu'il y a un bitoul, et mรชme ainsi il appelle cela un gรขt.
ื“ืืžืจื” ืœื” ืคื ื™ืžื™ืช:
L'intรฉrieure.
ืื“ืžื‘ื˜ืœื™ืช ืœื™ ื‘ืขื•ื“ ืฉืœื ื‘ื˜ืœืชื” ืืช ืื•ืกืจืช ืขืœื™ ื”ืœื›ืš ื“ืœ ืื ืช ื•ื“ืœ ื‘ื™ื˜ื•ืœืš ื“ืœื ื‘ืขื™ื ื ืœื™ื”:
Tant que tu n'as pas encore annulรฉ, tu m'interdis. C'est pourquoi : retire-toi, et retire ton bitoul, car je n'en veux pas.
ืžื™ ืงืืกืจืช ื—ืฆืจ ืขืœ ื—ื‘ืจืชื” ื‘ืคืชื— ืฉื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ื‘ืœื ืขื™ืจื•ื‘ ื“ืื™ ืืžืจืช ืชื‘ื˜ื™ืœ ื ื™ื”ื•ื™ ืขื™ื•ื•ืช:
Une cour interdit-elle sa compagne par l'ouverture qui est entre elles, sans erouv ? Car si tu dis qu'elle annule, ce serait un gรขt.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yo'hanan couvre aussi les Sages. Ils ne refusent le bitoul qu'ici : l'intรฉrieure dit que, tant que l'annulation n'est pas faite, l'extรฉrieure l'interdit. Elle รฉcarte donc et la partenaire, et son bitoul.

Lร -bas, une cour n'interdit pas l'autre par l'ouverture qui les sรฉpare, sans erouv. Exiger un bitoul serait un gรขt. Puisque cette interdiction manque, mรชme les Sages, selon Rabbi Yo'hanan, admettent le bitoul d'une cour ร  une cour.

8
ื•ืื ื”ื™ื• ืฉืœ ื™ื—ื™ื“ื™ื ื•ื›ื•ืณ. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ, ืชื ื™ ืจื‘ื™: ื”ื™ื• ืฉืœืฉื” โ€” ืืกื•ืจื™ืŸ.

Et s'ils รฉtaient des particuliers, etc. Rav Yossef a dit : Rabbi enseigne : s'ils รฉtaient trois, ils sont interdits.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืชื ื™ ืจื‘ื™ ืื ื”ื™ื• ื’' ื‘ื™ืŸ ื‘' ื”ื—ืฆื™ืจื•ืช ืื•ืกืจื™ืŸ ื•ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ืฉื ื™ื ื‘ืคื ื™ืžื™ืช ื“ื”ื•ื™ื ืจื’ืœ ื”ืืกื•ืจื” ืืœื ืืคื™' ืฉื ื™ื ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ืืกื•ืจ ืขื“ ืฉืขื™ืจื‘ื• ืฉืชื™ื”ืŸ ื™ื—ื“ ื’ื–ื™ืจื” ืžืฉื•ื ืจื‘ื™ื ื‘ืคื ื™ืžื™ืช:
Entre les deux cours, ils interdisent. Et il ne faut mรชme pas le dire pour deux dans l'intรฉrieure, qui sont un pied interdit. Mรชme deux dans l'extรฉrieure sont interdits, jusqu'ร  ce que les deux aient fait l'erouv ensemble, dรฉcret ร  cause de plusieurs dans l'intรฉrieure.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืืžืจ ืจ' ืื‘ื™ืŸ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื ืื™ ืฉืœืฉ ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ื“ื‘ืจ. ืจ' ืขืงื™ื‘ื ืกื‘ืจ ืืคื™ืœื• ืจื’ืœ ื”ืžื•ืชืจืช ื‘ืžืงื•ืžื” ืื•ืกืจืช ืฉืœื ื‘ืžืงื•ืžื”. ื•ืจื‘ื ืŸ ืกื‘ืจื™ ืืคื™' ืจื’ืœ ื”ืืกื•ืจื” ื‘ืžืงื•ืžื” ืื™ื ื” ืื•ืกืจืช ืฉืœื ื‘ืžืงื•ืžื” ื•ืชื ื ื“ืงืชื ื™ ื—ื™ืฆื•ื ื” ื•ืœื ื”ืคื ื™ืžื™ืช ืฉืชื™ื”ืŸ ืืกื•ืจื•ืช ืกื‘ืจ ื“ืจื’ืœ ื”ืžื•ืชืจืช ื‘ืžืงื•ืžื” ืื™ื ื” ืื•ืกืจืช ืฉืœื ื‘ืžืงื•ืžื”. ื•ืจื’ืœ ื”ืืกื•ืจื” ื‘ืžืงื•ืžื” ืื•ืกืจืช ืฉืœื ื‘ืžืงื•ืžื”. ื•ืงื™"ืœ ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื›ืจื™ืข. ื•ื›ืŸ ืžื•ื›ื—ื ืกื•ื’ื™ื ื“ื›ื•ืœื” ืคื™ืจืงื™ืŸ. ื•ื›ืŸ ืคืกืง ื”ืจืื‘"ื“ ื–"ืœ ื•ื”ืจ"ื– ื”ืœื•ื™ ื–"ืœ: ื ืชื ื• ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“. ืžืื™ ืžืงื•ื ืื—ื“. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืจื‘ ื—ื™ืฆื•ื ื” ื•ืืžืื™ ืงืจื™ ืœื” ืžืงื•ื ืื—ื“. ืžืงื•ื ื”ืžื™ื•ื—ื“ ืœืฉืชื™ื”ืŸ: ื•ืื ื”ื™ื• ืฉืœ ื™ื—ื™ื“ื™ื ื›ื•' ืืžืจ ืจื‘ ื‘ื™ื‘ื™ ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ ืื“ื ื‘ืจ ืื”ื‘ื” ืฉืœืฉื” ืืกื•ืจื™ืŸ. ืคืจืฉ"ื™ ืื ืฉืœืฉื” ื“ืจื™ืŸ ื‘ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืืกื•ืจื™ืŸ ื•ืืคื™ืœื• ื™ื—ื™ื“ ื‘ืคื ื™ืžื™ืช ื•ืฉื ื™ื ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื”. ืžืื™ ื˜ืขืžื. ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื ื™ ืงื•ืจื ื‘ื”ืŸ ืจื‘ื™ื ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ื“ื”ืจื•ืื™ื ืฉื ื™ื ื“ืจื™ื ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ืกื‘ื•ืจ ื“ื’ื ื‘ืคื ื™ืžื™ืช ื“ืจื™ื ืฉื ื™ื ื•ืืชื™ ืœืžื™ืžืจ ื“ืจื’ืœ ื”ืืกื•ืจื” ืื™ื ื” ืื•ืกืจืช. ื•ืจื‘ ืืœืคืก ื–"ืœ ืคื™ืจืฉ ืื™ืŸ ืงื•ืจื™ืŸ ื™ื—ื™ื“ื™ื ืืœื ื‘ื–ืžืŸ ืฉื”ื ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ื‘ื›ืœ ื—ืฆืจ ื•ื—ืฆืจ ื“ืจ ืื—ื“ ืฉื ืžืฆืื• ื›ื•ืœืŸ ืฉื ื™ื. ืื‘ืœ ืื ื”ื™ื• ื›ื•ืœื ืฉืœืฉ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ื‘ื›ืœ ื—ืฆืจ ื“ืจ ืื—ื“ ืฉื ืžืฆืื• ื›ื•ืœื ืฉืœืฉื” ืืกื•ืจื™ืŸ. ืž"ื˜ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื ื™ ืงื•ืจื ื‘ื”ืŸ ืจื‘ื™ื ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ื“ื›ืœ ืฉืœืฉื” ืจื‘ื™ื. ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืฉืœืฉื” ื“ื•ืจืกื™ืŸ ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ื”ืจื™ ื”ืŸ ืจื‘ื™ื ื•ืื•ืกืจื™ื. ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ ืœืขื•ืœื ืžื•ืชืจื™ื ืขื“ ืฉื™ื”ื• ืฉื ื™ื ื‘ืคื ื™ืžื™ืช ืฉื ื™ื ืฉืœื ืขื™ืจื‘ื• ืœืคื™ื›ืš ืื•ืกืจื™ื ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื”. ืืžืจ ืจ' ืืœืขื–ืจ ื ื›ืจื™ ื”ืจื™ ื”ื•ื ื›ืจื‘ื™ื ื•ืื•ืกืจ. ืžืื™ ืฉื ื ื™ืฉืจืืœ ื“ื™ื—ื™ื“ ืื™ืŸ ืื•ืกืจ. ื“ื›ืœ ืžืืŸ ื“ื—ื–ื™ ืœื”ื• ื“ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ืื™ ื™ื“ืข ื“ื™ื—ื™ื“ ื”ื•ื ื™ื“ืข ื“ื›ืœ ื™ื—ื™ื“ ืฉืจื™ ืœื˜ืœื˜ื•ืœื™ ื•ืื™ ืœื ื™ื“ืข ืืžืจ ื‘ื“ืขืชื™ื” ืœื ืžื˜ืœื˜ืœื™ ืืœื ืžืฉื•ื ื“ืขื™ืจื‘ื• ื‘ื”ื“ื™ ื”ื“ื“ื™. ืื™ ื”ื›ื™ ื ื›ืจื™ ื ืžื™ ื ื™ืžื ืื™ ื™ื“ืข ื“ื™ื—ื™ื“ ื”ื•ื ื”ื ื™ื“ืข ื•ืื™ ืœื ื™ื“ืข ืืžืจ ื‘ื“ืขืชื™ื” ื”ืื™ ื“ืžื˜ืœื˜ืœ ื“ืื’ื™ืจ ืžื™ื ื™ื” ื”ื•ื. ืกืชื ื ื›ืจื™ ืื™ ืื™ืชื ื“ืื’ืจ ืžื™ืคืขื ืคืขื™ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืคืขื™ ืืžืจื™ ืžื˜ืœื˜ืœ ื‘ืžืงื•ื ื ื›ืจื™ ื•ืœืคื™ื›ืš ืืกื•ืจ ืคืจืฉ"ื™ ื“ืจ"ื ื›ืฉืžื•ืืœ ืก"ืœ ื•ืžื™ื™ืจื™ ืžืฉื•ื ื“ืื™ื›ื ื ื›ืจื™ ื‘ืคื ื™ืžื™ืช ื•ืฉื ื™ ื™ืฉืจืืœื™ื ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ื•ืงืืžืจ ื“ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื™ืฉืจืืœ ืื—ื“ ื‘ืคื ื™ืžื™ืช ืœื ื”ื•ื” ืื•ืกืจ ื ื›ืจื™ ืื•ืกืจ. ื“ืื™ ื›ืจื‘ ืื“ื ื‘ืจ ืื”ื‘ื” ืก"ืœ ื“ืื•ืกืจ ืžืื™ ืื™ืจื™ื ื ื›ืจื™ ืืคื™ืœื• ื™ืฉืจืืœ ื ืžื™. ื•ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื›ืจื‘ ืื“ื ืก"ืœ ื•ืžื™ื™ืจื™ ื“ืื™ื›ื ื ื›ืจื™ ื‘ืคื ื™ืžื™ืช ื•ื™ืฉืจืืœ ืื—ื“ ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื”. ื“ื‘ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื ื ืืคื™' ื ื›ืจื™ ืœื ืืกืจ ื•ื”ืœื›ื” ื›ืฉืžื•ืืœ ื“ืจ"ื ืงืื™ ื›ื•ื•ืชื™ื”. ื•ืขื•ื“ ื“ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘. ื•ืœืคื™ืจื•ืฉ ืจื‘ ืืœืคืก ื–"ืœ ืืชื™ื ืจ"ื ืฉืคื™ืจ ื›ืจื‘ ืื“ื ื“ืจื‘ ืื“ื ืื™ื™ืจื™ ื‘ืฉืœืฉ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืจ' ืืœืขื–ืจ ืื™ื™ืจื™ ื‘ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช:
Guemara. Rabbi Avin a dit au nom de Rabbi Yannaรฏ : il y a trois avis dans la chose. Rabbi Akiva tient : mรชme un pied permis dans son lieu interdit hors de son lieu. Et les Sages tiennent : mรชme un pied interdit dans son lieu n'interdit pas hors de son lieu. Et le tanna qui enseigne : l'extรฉrieure a fait l'erouv et non l'intรฉrieure, les deux sont interdites, tient qu'un pied permis dans son lieu n'interdit pas hors de son lieu, et qu'un pied interdit dans son lieu interdit hors de son lieu. Et la halakha est fixรฉe selon les paroles de l'avis mรฉdian (le makhria). Ainsi le montre la sougya de tout notre chapitre. Ainsi ont tranchรฉ le Raavad, de mรฉmoire bรฉnie, et Rabbi Zerahya HaLรฉvi, de mรฉmoire bรฉnie. Ils ont dรฉposรฉ en un seul endroit. Qu'est-ce qu'un seul endroit ? Rav Yehouda a dit au nom de Rav : l'extรฉrieure. Et pourquoi l'appelle-t-on un seul endroit ? Un endroit rรฉservรฉ aux deux. Et s'ils รฉtaient des particuliers, etc. Rav Bibi a dit au nom de Rav Ada bar Ahava : trois sont interdits. Rachi a expliquรฉ : si trois habitent dans deux cours, ils sont interdits, mรชme un particulier dans l'intรฉrieure et deux dans l'extรฉrieure. Quelle est la raison ? Puisque je les appelle plusieurs dans l'extรฉrieure : ceux qui voient deux habiter dans l'extรฉrieure pensent que dans l'intรฉrieure aussi deux habitent, et l'on en viendrait ร  dire qu'un pied interdit n'interdit pas. Et Rav Alfas, de mรฉmoire bรฉnie, a expliquรฉ : on n'appelle particuliers que lorsqu'il y a deux cours et que dans chaque cour habite un seul, de sorte qu'en tout ils sont deux. Mais s'il y avait en tout trois cours, et que dans chaque cour habite un seul, de sorte qu'en tout ils sont trois, ils sont interdits. Quelle est la raison ? Puisque je les appelle plusieurs dans l'extรฉrieure, car tout groupe de trois compte pour plusieurs. Et puisque trois passent dans l'extรฉrieure, les voici plusieurs, et ils interdisent. Et Chmouel a dit : ils sont toujours permis, jusqu'ร  ce qu'il y ait deux dans l'intรฉrieure, deux qui n'ont pas fait l'erouv ; c'est pourquoi ils interdisent dans l'extรฉrieure. Rabbi Elazar a dit : un non-Juif compte comme plusieurs, et il interdit. En quoi un Juif est-il diffรฉrent, pour qu'un particulier n'interdise pas ? Quiconque les voit transporter : s'il sait que c'est un particulier, il sait que tout particulier est autorisรฉ ร  transporter. S'il ne le sait pas, il se dit : ils ne transportent qu'en raison de l'erouv qu'ils ont fait l'un avec l'autre. S'il en est ainsi, pour un non-Juif aussi, disons : s'il sait que c'est un particulier, il le sait. S'il ne le sait pas, il se dit : celui-ci transporte parce qu'il a pris location de lui. Un non-Juif ordinaire, s'il y avait eu location, protesterait. Puisqu'il ne proteste pas, on dit : il transporte en prรฉsence d'un non-Juif, et c'est pourquoi c'est interdit. Rachi a expliquรฉ : Rabbi Elazar tient comme Chmouel, et il s'agit d'un non-Juif dans l'intรฉrieure et de deux Juifs dans l'extรฉrieure. Et il dit : bien qu'un seul Juif dans l'intรฉrieure n'aurait pas interdit, un non-Juif interdit. Car s'il tenait comme Rav Ada bar Ahava, qui interdit, pourquoi prรฉcisรฉment un non-Juif ? Mรชme un Juif aussi. Et l'on ne peut dire qu'il tient comme Rav Ada, et qu'il s'agit d'un non-Juif dans l'intรฉrieure et d'un seul Juif dans l'extรฉrieure. Car dans un cas pareil, mรชme un non-Juif n'interdit pas. Et la halakha suit Chmouel, puisque Rabbi Elazar se range ร  son avis. De plus, la halakha suit les paroles de celui qui allรจge en matiรจre d'erouv. Et selon l'explication de Rav Alfas, de mรฉmoire bรฉnie, Rabbi Elazar s'accorde bien avec Rav Ada : Rav Ada parle de trois cours, et Rabbi Elazar parle de deux cours.
๐Ÿ’ก Explication

La michna dispense d'erouv commun lorsque chaque cour n'a qu'un particulier. Rav Yossef rapporte une leรงon de Rabbi : dรจs trois habitants dans les deux cours, le transport est interdit, mรชme deux dans l'extรฉrieure et un dans l'intรฉrieure, jusqu'ร  ce que les deux cours fassent l'erouv ensemble.

Rachi lit dรฉjร  le motif du dรฉcret : deux dans l'intรฉrieure sont un pied interdit. On interdit aussi deux dans l'extรฉrieure, de peur du cas de plusieurs dans l'intรฉrieure. Le segment suivant montre que le nom du maรฎtre est une mรฉprise.

9
ืืžืจ ืœื”ื• ืจื‘ ื‘ื™ื‘ื™: ืœื ืชืฆื™ืชื• ืœื™ื”, ืื ื ืืžืจื™ืชื” ื ื™ื”ืœื”, ื•ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ ืื“ื ื‘ืจ ืื”ื‘ื” ืืžืจื™ืชื” ื ื™ื”ืœื”, ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื ื™ ืงื•ืจื ื‘ื”ืŸ ืจื‘ื™ื ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื”. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ืžืจื™ื” ื“ืื‘ืจื”ื! ืดืจื‘ื™ืืด ื‘ืดืจื‘ื™ืด ืื™ื—ืœืฃ ืœื™.

Rav Bibi leur dit : ne l'รฉcoutez pas. C'est moi qui le lui ai dit, et c'est au nom de Rav Ada bar Ahava que je le lui ai dit : puisque je les appelle plusieurs dans l'extรฉrieure.

Rav Yossef dit : Maรฎtre d'Avraham ! Plusieurs s'est รฉchangรฉ pour moi avec Rabbi.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœื ืชืฆื™ืชื• ืœื™ื” ืœืžืื™ ื“ืชื ื™ ืœื” ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื“ืœืื• ืžืชื ื™' ื”ื™ื ืืœื ืฉืžืขืชื (ื“ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ) ื”ื™ื:
ร€ ce qu'il a enseignรฉ au nom de Rabbi : la michna ne le dit pas, et c'est un enseignement (de Rav Yossef).
ื•ืื ื ืืžืจื™ืชื” ื ื™ื”ืœื” ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ ืื“ื ื•ืžืŸ ื”ื˜ืขื ื”ื–ื” ืืžืจืชื™ ืœื• ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื ื™ ืงื•ืจื ืจื‘ื™ื ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ื’ื–ืจื™' ืžืฉื•ื ืจื‘ื™ื ื‘ืคื ื™ืžื™ืช. ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื—ืœื” ื•ืฉื›ื— ืชืœืžื•ื“ื•:
Et c'est pour ce motif que je le lui ai dit : puisque j'appelle plusieurs dans l'extรฉrieure, nous dรฉcrรฉtons ร  cause de plusieurs dans l'intรฉrieure. Rav Yossef est tombรฉ malade et a oubliรฉ son รฉtude.
ืจื‘ื™ื ื‘ืจื‘ื™ ืื—ืœืฃ ืœื™ ื”ื˜ืขื ืฉืืžืจ ืœื™ ืจื‘ื™ื ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ื ืชื—ืœืฃ ืœื™ ื‘ืจื‘ื™ ื›ืฉืฉื›ื—ืชื™ ื”ื“ื‘ืจ ื‘ื—ืœื™ื™ ื•ื—ื–ืจืชื™ ืœื’ื™ืจืกืชื™ ื”ืจืืฉื•ื ื” ื ื–ื›ืจืชื™ ืฉื”ื•ื–ื›ืจ ืœื™ ืจื‘ื™ื ื‘ื“ื‘ืจ ื•ืกื‘ื•ืจ ื”ื™ื™ืชื™ ืฉื ืืžืจ ืœื™ ื‘ืฉื ืจื‘ื™:
Le motif qu'il m'a dit, plusieurs dans l'extรฉrieure, s'est รฉchangรฉ pour moi avec Rabbi, lorsque j'ai oubliรฉ la chose dans ma maladie. Quand je suis revenu ร  ma premiรจre girsa, je me suis souvenu qu'on m'avait mentionnรฉ plusieurs dans la chose, et je pensais qu'on me l'avait dit au nom de Rabbi.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืื ื™ ืงื•ืจื ื‘ื”ื ืจื‘ื™ื ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ื•ื™ืกื‘ืจื• ืฉื™ืฉ ื›ืžื• ื›ืŸ ืฉื ื™ื ื‘ืคื ื™ืžื™ืช ื•ืœื ืขื™ืจื‘ื• ืื‘ืœ ื›ืฉื™ืฉ ืฉื ื™ื ื‘ืคื ื™ืžื™ืช ื•ืขื™ืจื‘ื• ืœื ื’ื–ืจื™ื ืŸ ืื˜ื• ืœื ืขื™ืจื‘ื• ื“ืขื™ืจื‘ื• ืื˜ื• ืœื ืขื™ืจื‘ื• ืœื ื’ื–ืจื™ื ืŸ ืื‘ืœ ื›ืฉื™ืฉ ืื—ื“ ื‘ืคื ื™ืžื™ืช ื•ืœื ืขื™ืจื‘ื• ื™ืกื‘ืจื• ืฉื”ื ืฉื ื™ื ื›ืžื• ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ื•ื”ืจื™ ืœื ืขื™ืจื‘ื•:
Et ils penseront qu'il y a de mรชme deux dans l'intรฉrieure, et qu'ils n'ont pas fait l'erouv. Mais lorsqu'il y a deux dans l'intรฉrieure et qu'ils ont fait l'erouv, nous ne dรฉcrรฉtons pas ร  cause du cas oรน ils n'ont pas fait l'erouv, car on ne dรฉcrรจte pas le cas oรน ils ont fait l'erouv ร  cause du cas oรน ils ne l'ont pas fait. Mais lorsqu'il y a un dans l'intรฉrieure et qu'ils n'ont pas fait l'erouv, ils penseront qu'ils sont deux, comme dans l'extรฉrieure, et voici qu'ils n'ont pas fait l'erouv.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Bibi rรฉtablit la chaรฎne : parole amoraรฏque, dite au nom de Rav Ada bar Ahava. Le motif est le mot plusieurs (rabbim) : dรจs qu'on appelle ainsi les habitants de l'extรฉrieure, on dรฉcrรจte ร  cause de plusieurs dans l'intรฉrieure.

Rav Yossef avait รฉtรฉ malade et avait oubliรฉ son รฉtude. En reprenant sa premiรจre girsa, il se souvenait du mot plusieurs, et il l'avait rangรฉ au nom de Rabbi. Les deux mots se sont รฉchangรฉs. Le dรฉcret reste : deux dans l'extรฉrieure et un dans l'intรฉrieure sont interdits, parce que le passant croit voir deux aussi dans l'intรฉrieure, sans erouv.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Trois habitants dans les deux cours Le dรฉcret vise le cas oรน l'on croit voir deux dans l'intรฉrieure Habitants Rav Ada bar Ahava Chmouel 2 dans l'intรฉrieure 1 dans l'extรฉrieure interdit pied interdit interdit pied interdit 1 dans l'intรฉrieure 2 dans l'extรฉrieure interdit dรฉcret : plusieurs permis 1 et 1 particuliers permis permis Rav Yossef avait lu Rabbi ร  la place de plusieurs
Deux dans l'intรฉrieure : pied interdit, pour les deux maรฎtres. Un dans l'intรฉrieure et deux dehors : Rav Ada interdit par dรฉcret, Chmouel permet. Un et un : permis.
10
ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ: ืœืขื•ืœื ืžื•ืชืจื•ืช, ืขื“ ืฉื™ื”ื• ืฉื ื™ื ื‘ืคื ื™ืžื™ืช ื•ืื—ื“ ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื”.

Et Chmouel a dit : elles sont toujours permises, jusqu'ร  ce qu'il y ait deux dans l'intรฉrieure et un dans l'extรฉrieure.

๐Ÿ’ก Explication

Chmouel ne dรฉcrรจte pas. Deux dans l'extรฉrieure et un dans l'intรฉrieure restent permis : l'intรฉrieure est un pied permis. L'interdit ne commence qu'avec deux dans l'intรฉrieure, qui n'ont pas fait l'erouv, et un dans l'extรฉrieure : c'est un pied interdit, et il interdit l'extรฉrieure.

11
ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ: ื•ื’ื•ื™ ื”ืจื™ ื”ื•ื ื›ืจื‘ื™ื. ืžืื™ ืฉื ื ื™ืฉืจืืœ ื“ืœื ืืกืจ, ื“ืžืืŸ ื“ื™ื“ืข โ€” ื™ื“ืข, ื•ืžืืŸ ื“ืœื ื™ื“ืข ืกื‘ืจ: ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืขื™ืจื‘, ื’ื•ื™ ื ืžื™, ืืžืจื™ื ืŸ: ื“ื™ื“ืข โ€” ื™ื“ืข, ื“ืœื ื™ื“ืข ืกื‘ืจ: ืื’ื™ืจื™ ืื•ื’ืจ!

Rabbi Elazar a dit : et un non-Juif, le voici comme plusieurs. En quoi un Juif est-il diffรฉrent, pour qu'il n'interdise pas ?

Celui qui sait, sait ; et celui qui ne sait pas pense : il a fait l'erouv. Un non-Juif aussi, nous disons : celui qui sait, sait ; celui qui ne sait pas pense : il a donnรฉ en location !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ืจื™ ื”ื•ื ื›ืจื‘ื™ื ืื ื“ืจ ื ื›ืจื™ ื‘ืคื ื™ืžื™ืช ื•ืฉื ื™ ื™ืฉืจืืœื™ื ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ืื•ืกืจืช ื“ืจื™ืกืช ืจื’ืœื• ืขืœื™ื”ืŸ ืขื“ ืฉื™ืฉื›ื™ืจ ื•ืืœื™ื‘ื ื“ืฉืžื•ืืœ ืืžืจื” ืจ"ื ืœืžื™ืœืชื™ื” ื“ืื™ ืœืจื‘ ืื“ื ืžืื™ ืื™ืจื™ื ื ื›ืจื™ ืืคื™ืœื• ื™ืฉืจืืœ ื ืžื™ ืืกืจ ื›ื™ ื”ื•ื• ืฉื ื™ื ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ื•ื”ื ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ื‘ื™ื—ื™ื“ ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ืืกืจ ื“ื”ืฉืชื ืืคื™ืœื• ื“ืจ ืขืžื• ื‘ื—ืฆืจ ืขืฆืžื” ื”ื ืงื™"ืœ ื›ืจ"ื ื‘ืŸ ื™ืขืงื‘ ื“ืืžืจ ืขื“ ืฉื™ื”ื• ืฉื ื™ ื™ืฉืจืืœื™ื ืื•ืกืจื™ืŸ ื–ื” ืขืœ ื–ื” ื“ืจื™ืกืช ืจื’ืœื• ืœื ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื“ืœื ืืกืจื”:
Si un non-Juif habite dans l'intรฉrieure et deux Juifs dans l'extรฉrieure, le passage de son pied les interdit jusqu'ร  ce qu'il donne en location. Et Rabbi Elazar a dit sa parole selon Chmouel. Car selon Rav Ada, pourquoi prรฉcisรฉment un non-Juif ? Mรชme un Juif aussi interdit lorsqu'ils sont deux dans l'extรฉrieure. Et l'on ne peut pas dire qu'il interdit lorsqu'il y a un particulier dans l'extรฉrieure. Car voici que, mรชme s'il habite avec lui dans la cour elle-mรชme, nous tenons comme Rabbi Eliezer ben Yaakov, qui a dit : jusqu'ร  ce qu'il y ait deux Juifs, ils s'interdisent l'un l'autre. Le passage de son pied, ร  plus forte raison, n'interdit pas.
ื“ื™ื“ืข ืฉื”ื•ื ืฉื ื™ื—ื™ื“ื™ ื•ื™ื“ืข ืฉืื™ืŸ ืจื’ืœ ื”ืžื•ืชืจืช ืื•ืกืจืช ื•ืœื ื ืคืงื ืžื™ื ื” ื—ื•ืจื‘ื”:
Qu'il est lร  seul, et il sait qu'un pied permis n'interdit pas, et il n'en sort aucune ruine.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื ื›ืจื™ ื”ืจื™ ื”ื•ื ื›ืจื‘ื™ื ืืœื™ื‘ื ื“ืฉืžื•ืืœ ืงืืžืจ ื›ื“ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜' ื“ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ื‘ื™ื—ื™ื“ ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ื ืžื™ ืืกืจ ื“ืืคื™' ื”ื™ื” ื“ืจ ืขืžื• ื‘ื—ืฆืจ ืœื ืืกืจ ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืจืื‘"ื™ ื›"ืฉ ื“ืจื™ืกืช ืจื’ืœ ื“ืœื ืืกืจื” ื•ื›ืŸ ืžื•ื›ื—ื ื‘ื”ื“ื™ื ืœืขื™ืœ ื’ื‘ื™ ื™ืฉืจืืœ ื•ื ื›ืจื™ ื‘ืคื ื™ืžื™ืช ื•ื™ืฉืจืืœ ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ื“ืื™ ืœื™ื›ื ื™ืฉืจืืœ ื‘ืคื ื™ืžื™ืช ืืœื ื ื›ืจื™ ืœื—ื•ื“ื™ื” ืœื ืืกืจ ื•ื"ืช ื•ืœืžื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื”ืจื™ ื”ื•ื ื›ืจื‘ื™ื ืืคื™ืœื• ืœื ื”ื•ื• ื›ืจื‘ื™ื ืืกืจ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื™ืฉ ืฉื ื™ ื™ืฉืจืืœื™ื ื‘ื—ื™ืฆื•ื ื” ื•ืื•ืกืจื™ืŸ ื–ื” ืขืœ ื–ื” ื•ื™ืฉ ืœื• ื“ืจื™ืกืช ืจื’ืœ ืขืœื™ื”ืŸ ื•ื™"ืœ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื™ืฉืจืืœ ืœื ืืกืจ ื ื›ืจื™ ื ืžื™ ืœื ืืกืจ ื“ืื™ืŸ ืœื”ื—ืžื™ืจ ื‘ื ื›ืจื™ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืฉืจืืœ ืื™ ืœืื• ื“ื”ื•ื• ื›ืจื‘ื™ื:
Il le dit selon Chmouel, comme on l'a expliquรฉ dans le commentaire. Car on ne peut pas dire qu'il interdit aussi lorsqu'il y a un particulier dans l'extรฉrieure : mรชme s'il habitait avec lui dans la cour, il n'interdirait pas, puisque nous tenons comme Rabbi Eliezer ben Yaakov. ร€ plus forte raison le droit de passage, qui n'interdit pas. Et c'est aussi prouvรฉ explicitement plus haut, au sujet d'un Juif et d'un non-Juif dans l'intรฉrieure et d'un Juif dans l'extรฉrieure : s'il n'y a pas de Juif dans l'intรฉrieure, et qu'il n'y a qu'un non-Juif seul, il n'interdit pas. Et si tu dis : pourquoi a-t-il besoin de dire qu'il est comme plusieurs ? Mรชme s'ils n'รฉtaient pas comme plusieurs, il interdirait, puisqu'il y a deux Juifs dans l'extรฉrieure, qu'ils s'interdisent l'un l'autre, et qu'il a un droit de passage sur eux. On peut rรฉpondre : puisqu'un Juif n'interdit pas, un non-Juif n'interdit pas davantage, car on n'aggrave pas pour un non-Juif plus que pour un Juif, ร  moins qu'ils ne comptent comme plusieurs.
๐Ÿ’ก Explication

Selon Chmouel, un Juif seul dans l'intรฉrieure n'interdit pas les deux Juifs de l'extรฉrieure. Qui connaรฎt les lieux connaรฎt la rรจgle du particulier. Qui les ignore explique le transport par un erouv.

La mรชme lecture semblerait valoir pour un non-Juif : qui ignore croirait ร  une location (sekhirut). Rabbi Elazar le compte pourtant comme plusieurs, et son passage interdit, jusqu'ร  la location.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le non-Juif compte comme plusieurs Selon Chmouel. Deux Juifs habitent l'extรฉrieure Un Juif seul dans l'intรฉrieure Un non-Juif dans l'intรฉrieure Deux Juifs dans l'extรฉrieure. Qui sait, sait la rรจgle. Qui ignore croit ร  un erouv. Le passage n'interdit pas. S'il avait louรฉ, il le dirait. Son silence se sait. On lit un transport en prรฉsence d'un non-Juif.
Le Juif seul se laisse expliquer par un erouv. Le non-Juif, s'il avait louรฉ, le ferait savoir. Son silence laisse lire un transport auprรจs d'un non-Juif.
12
ืกืชื ื’ื•ื™, ืื™ ืื™ืชื ื“ืื•ื’ืจ โ€” ืžื™ืคืขื ืคืขื™.

Un non-Juif ordinaire, s'il y avait eu location, protesterait.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืคืขื ืคืขื™ ืงืœื ืื™ืช ืœื™ื” ื•ื”ื ื™ ืœื ืื™ื’ื•ืจ ื•ืžืืŸ ื“ืœื ื™ื“ืข ืฉื”ื•ื ื“ืจ ืฉื ื™ื—ื™ื“ื™ ืกื‘ืจ ื“ืื™ืŸ ื“ืจื™ืกืช ื”ืจื’ืœ ืื•ืกืจืช ื"ื  ืขื™ืจื•ื‘ ืฉืœ ืคื ื™ืžื™ื ื•ื—ื™ืฆื•ื ื™ื ืžื•ืขื™ืœ ื‘ืžืงื•ื ื ื›ืจื™ ื‘ืœื ืฉื›ื™ืจื•ืช:
Il a une voix. Et ceux-ci n'ont pas pris de location. Et celui qui ne sait pas qu'il habite lร  seul pense que le droit de passage n'interdit pas. Autre explication : un erouv des habitants de l'intรฉrieure et de l'extรฉrieure sert en prรฉsence d'un non-Juif, sans location.
๐Ÿ’ก Explication

La rรฉponse tient au non-Juif ordinaire. S'il avait louรฉ son domaine, il le ferait savoir : il a une voix. Le silence indique qu'il n'y a pas eu de location. Qui ignore qu'il habite seul lit donc un transport en prรฉsence d'un non-Juif, et c'est interdit.

13
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ืขืฉืจื” ื‘ืชื™ื ื–ื” ืœืคื ื™ื ืžื–ื”, ืคื ื™ืžื™ ื ื•ืชืŸ ืืช ืขื™ืจื•ื‘ื•, ื•ื“ื™ื•.

Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : dix maisons, l'une ร  l'intรฉrieur de l'autre, l'intรฉrieure donne son erouv, et cela suffit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื™' ื‘ืชื™ื ื–ื” ืœืคื ื™ื ืžื–ื” ื—ื™ืฆื•ืŸ ืคืชื•ื— ืœื—ืฆืจ ื•ื›ื•ืœืŸ ื“ืจื™ืกืช ืจื’ืœื• ืขืœื™ื• ื•ืคื ื™ืžื™ ื“ื•ืจืก ืขืœ ื›ื•ืœืŸ ืฉืื™ืŸ ืœื• ื™ืฆื™ืื” ืืœื ื“ืจืš ื–ื• ื›ื•ืœืŸ ื ืขืฉื™ืŸ ื‘ื™ืช ืฉืขืจ ืœื• ื•ืื™ื ืŸ ืื•ืกืจื™ืŸ ืขืœ ื‘ื ื™ ื—ืฆืจ ืืœื ืคื ื™ืžื™ ืœื‘ื“ื• ื›ื“ืืžืจืŸ ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ (ื“ืฃ ืขื‘:) ื•ื”ื“ืจ ืฉื ืื™ื ื• ืื•ืกืจ ื”ืœื›ืš ื›ืฉื‘ืื™ืŸ ืฉืืจ ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ื”ืคืชื•ื—ื™ืŸ ืœื—ืฆืจ ื•ืœืขืจื‘ ืืช ื—ืฆื™ืจืŸ ืคื ื™ืžื™ ื–ื” ื ื•ืชืŸ ืคืช ื•ื”ืฉืืจ ืื™ืŸ ืฆืจื™ื›ื™ืŸ:
L'extรฉrieure ouvre sur la cour, et tous ont leur droit de passage sur elle, et l'intรฉrieure passe sur toutes, car elle n'a de sortie que par ce chemin. Toutes deviennent pour lui un beit shaar, et elles n'interdisent pas les habitants de la cour, hormis l'intรฉrieure seule, comme nous l'avons dit dans notre chapitre (72b) : celui qui habite lร  n'interdit pas. C'est pourquoi, lorsque les autres habitants qui ouvrent sur la cour viennent faire l'erouv de leur cour, cette intรฉrieure donne du pain, et les autres n'en ont pas besoin.
โš–๏ธ Rosh (2)
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืขืฉืจื” ื‘ืชื™ื ื–ื• ืœืคื ื™ื ืžื–ื• ืคื ื™ืžื™ ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ื•ื“ื™ื•. ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืื•ืžืจ ืืคื™ืœื• ื—ื™ืฆื•ืŸ. ื—ื™ืฆื•ืŸ ื‘ื™ืช ืฉืขืจ ื”ื•ื. ืื™ืžื ื—ื™ืฆื•ืŸ ืฉืœ ืคื ื™ืžื™. ื•ื‘ื”ื ืงืžื™ืคืœื’ื™ ืžืจ ืกื‘ืจ ื—ื™ืฆื•ืŸ ืฉืœ ืคื ื™ืžื™ ื”ื•ื™ ื‘ื™ืช ืฉืขืจ. ื•ืžืจ ืกื‘ืจ ืœื ื”ื•ื™ ื‘ื™ืช ืฉืขืจ. ื•ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ. ื•ืืข"ื’ ื“ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืง ื›ื™ืฆื“ ืžืฉืชืชืคื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืคื”:) ืืžืจ ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉืืžืจื• ื—ื›ืžื™ื ื”ื“ืจ ืฉื ืื™ืŸ ืื•ืกืจ ื”ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ืฉื ืื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ื—ื•ืฅ ืžื‘ื™ืช ืฉืขืจ ื“ื™ื—ื™ื“. ืคื™ืจื•ืฉ ื“ืืข"ืค ื“ื”ื“ืจ ืฉื ืื™ืŸ ืื•ืกืจ ื”ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ืฉื ืขื™ืจื•ื‘ื• ืขื™ืจื•ื‘. ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ื”ื”ื™ื ืคืœื™ื’ื ืืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ. ื•ื”ืœื›ืชื ื›ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืœื’ื‘ื™ ืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ. ืื™ ื ืžื™ ื”ืชื ื‘ื‘ื™ืช ืฉืขืจ ื—ืฆืจ ื“ื™ื—ื™ื“ ื“ืœื ืขื‘ื™ื“ ืœื“ื™ืจื”. ืื‘ืœ ื”ื›ื ื‘ื™ืช ื“ืขื‘ื™ื“ ืœื“ื™ืจื” ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื™ืช ืฉืขืจ ื“ื™ื—ื™ื“ ืœื ืฉืžื™ื” ื‘ื™ืช ืฉืขืจ. ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืื‘ื•ื” ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืฉืœืฉื” ื‘ืชื™ื ื‘ื™ื ื™ื”ื ื–ื” ื‘ื ื“ืจืš ื–ื” ื•ืžื ื™ื— ืขื™ืจื•ื‘ื• ื‘ื–ื” ื•ื–ื” ื‘ื ื“ืจืš ื–ื” ื•ืžื ื™ื— ืขื™ืจื•ื‘ื• ื‘ื–ื” ื–ื” ื ืขืฉื” ื‘ื™ืช ืฉืขืจ ืœื–ื”. ื•ื–ื” ื ืขืฉื” ื‘ื™ืช ืฉืขืจ ืœื–ื”. ื•ืืžืฆืขื™ ื”ื•ื™ ื‘ื™ืช ืฉืžื ื™ื—ื™ืŸ ื‘ื• ืืช ื”ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื‘ื™ืช ืฉืžื ื™ื—ื™ืŸ ื‘ื• ืืช ื”ืขื™ืจื•ื‘ ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื™ืชืŸ ืคืช. ืื‘ืœ ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืฉื ื™ ื‘ืชื™ื ื‘ื™ื ื™ื”ื ื•ื‘ื ื–ื” ื“ืจืš ื–ื” ื•ื”ื ื™ื— ืขื™ืจื•ื‘ื• ื‘ื–ื” ืฉืชื™ื”ืŸ ืœื ืงื ื• ืขื™ืจื•ื‘ ืžืžื” ื ืคืฉืš. ืื™ ื‘ื™ืช ืฉืขืจ ื”ื•ื ื”ื ืชื ืŸ ื”ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ื‘ื‘ื™ืช ืฉืขืจ ืื›ืกื“ืจื” ืื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘. ื•ืื™ ื‘ื™ืช ื”ื•ื ื”ื ืงืžื˜ืœื˜ืœ ื‘ื‘ื™ืช ื“ืœื ืงืžืขืจื‘. ื•ืœื ืžืฉื•ื™ื ืŸ ื›ืœ ื‘ื™ืช ื•ื‘ื™ืช ืœื’ื‘ื™ ื”ืื™ ื‘ื™ืช ื•ืœื’ื‘ื™ ื”ืื™ ื‘ื™ืช ืฉืขืจ. ื•ืžืื™ ืฉื ื ืžื“ืจื‘ื”:
Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : dix maisons, l'une ร  l'intรฉrieur de l'autre, l'intรฉrieure donne son erouv, et cela suffit. Rabbi Yo'hanan dit : mรชme l'extรฉrieure. L'extรฉrieure est-elle un beit shaar (loge du portier) ? Dis : l'extรฉrieure de l'intรฉrieure. Et c'est sur cela qu'ils divergent. L'un tient : l'extรฉrieure de l'intรฉrieure est un beit shaar. Et l'autre tient : elle n'est pas un beit shaar. Et la halakha suit Rabbi Yo'hanan. Et bien que plus bas, au chapitre Keitsad mishtatfin (Eruvin 85b), il ait dit : tout endroit dont les Sages ont dit que celui qui y habite n'interdit pas, celui qui y dรฉpose son erouv, il n'y a pas d'erouv, sauf le beit shaar d'un particulier. Explication : bien que celui qui y habite n'interdise pas, celui qui y dรฉpose son erouv, son erouv est un erouv. On peut dire que cet enseignement diverge de Rabbi Yo'hanan. Et la halakha suit Rabbi Yo'hanan face ร  Rav et ร  Chmouel. Ou bien, lร , il s'agit du beit shaar de la cour d'un particulier, qui n'est pas fait pour l'habitation. Mais ici, une maison faite pour l'habitation, nous disons : le beit shaar d'un particulier ne porte pas le nom de beit shaar. Rav Nahman a dit au nom de Rabba bar Avouha : deux cours et trois maisons entre elles. Celui-ci vient par celle-ci et dรฉpose son erouv dans celle-lร , et celui-ci vient par celle-ci et dรฉpose son erouv dans celle-lร  : celle-ci devient beit shaar pour celle-lร , et celle-lร  devient beit shaar pour celle-ci. Et celle du milieu est une maison oรน l'on dรฉpose l'erouv, et une maison oรน l'on dรฉpose l'erouv n'a pas besoin de donner du pain. Mais deux cours et deux maisons entre elles, et celui-ci est venu par celle-ci et a dรฉposรฉ son erouv dans celle-lร  : toutes deux n'ont pas acquis l'erouv, de toute maniรจre. Si c'est un beit shaar, voici que nous avons appris : celui qui dรฉpose son erouv dans un beit shaar ou un portique (akhsadra), il n'y a pas d'erouv. Et si c'est une maison, voici qu'il transporte dans une maison qui n'a pas fait l'erouv. Et nous ne faisons pas de chaque maison, vis-ร -vis de celle-ci, une maison, et vis-ร -vis de celle-lร , un beit shaar. Et en quoi cela diffรจre-t-il de Rabba ?
ืžืชื ื™' ื—ืžืฉ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืฉืฉื‘ืชื• ื‘ื˜ืจืงืœื™ืŸ ื' ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืื•ืžืจื™ื ืขื™ืจื•ื‘ ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืื•ืžืจื™ื ืขื™ืจื•ื‘ ืื—ื“ ืœื›ื•ืœืŸ: ื•ืžื•ื“ื™ื ื‘ื–ืžืŸ ืฉืžืงืฆืชืŸ ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื—ื“ืจื™ื ืื• ื‘ืขืœื™ื•ืช ืฉืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ืœื›ืœ ื—ื‘ื•ืจื” ื•ื—ื‘ื•ืจื”. ื•ืžื™ื™ืจื™ ืฉื›ืœ ื—ื“ืจ ื•ืขืœื™ื™ื” ืคืชื•ื— ืœื—ืฆืจ ื›ืžื• ืฉืคื™' ืจืฉืดื™ ื“ื”ื ืš ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืฉืฉื‘ืชื• ื‘ื˜ืจืงืœื™ืŸ ืœื›ื•ืœืŸ ื™ืฉ ืœื”ืŸ ืคืชื— ืžืŸ ื”ื˜ืจืงืœื™ืŸ ืœื—ืฆืจ. ื“ืื ืœื ื”ื™ื” ืœื›ืœ ืื—ื“ ืคืชื— ื”ื•ื” ืืžืจื™ื ืŸ ืคื ื™ืžื™ ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ืœื—ื•ื“. ืื• ืฉื ื™ ื”ืคื ื™ืžื™ื™ื ืœืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืกื•ืฃ ืคื™ืจืงื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื”:) ื’ื‘ื™ ืขืฉืจื” ื‘ืชื™ื ื–ื• ืœืคื ื™ื ืžื–ื•. ื•ืžื™ื”ื• ืื ื™ืฉ ืœืื“ื ืกื•ืคืจ ืื• ืžืœืžื“ ื‘ืชื•ืš ื‘ื™ืชื• ืื• ื‘ื—ื•ืจื™ื ื”ื‘ืื™ื ืœืœืžื•ื“ ื•ืฉืจื•ื™ ื›ืœ ืื—ื“ ื‘ื—ื“ืจ ืื• ื‘ืขืœื™ื™ื” ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื• ื•ื™ืฉ ืœื›ืœ ืื—ื“ ืคืชื— ืคืชื•ื— ืœื—ืฆืจ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื—ืœื•ืงื™ืŸ ืžื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื‘ืคืช ืื™ืŸ ืื•ืกืจื™ืŸ ืขืœื™ื• ื•ืœื ื–ื” ืขืœ ื–ื”. ื•ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ืื ื›ื•ืœืŸ ืื•ื›ืœื™ืŸ ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“ ืืขืดืค ืฉื›ืœ ืื—ื“ ื™ืฉืŸ ื‘ื—ื“ืจื• ื“ืงื™ืดืœ ื›ืจื‘ ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื’.) ืžืงื•ื ืคื™ืชื ื’ืจื™ื. ืืœื ืืคื™ืœื• ืœืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ืžืงื•ื ืœื™ื ื” ื’ืจื™ื ื•ื›ืŸ ืœืจื‘ ื•ืืคื™ืœื• ืื•ื›ืœื™ื ื•ื™ืฉื ื™ื ื›ืœ ืื—ื“ ื‘ื—ื“ืจื• ืื™ืŸ ืื•ืกืจื™ื ื–ื” ืขืœ ื–ื” ื›ื™ื•ืŸ ืฉื›ื•ืœืŸ ืžืฉืชืžืฉื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืชื• ืฉืœ ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื‘ื›ืœ ืขืกืงื™ ืชืฉืžื™ืฉื™ื”ืŸ ื‘ืืคื™ื” ื•ื‘ื™ืฉื•ืœ ื—ืฉื™ื‘ื™ ื›ื•ืœื”ื• ื›ืื™ืœื• ืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ื™ืฉื ื™ื ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“. ืœืคื™ ืฉื”ื›ืœ ื ืงืจื ืขืœ ืฉื ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช. ื•ืขื•ื“ ืฉืื™ืŸ ืžืฉืื™ืœ ืœื”ื ืจืฉื•ืชื• ืœืืกื•ืจ ืขืœื™ื• ื•ืœื ืœืืกื•ืจ ื–ื” ืขืœ ื–ื” ื•ืžืฆื™ ืœืกืœื•ืงื™ื ื”ื•. ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ื›ื—ืžืฉื” ืฉื›ื™ืจื• ื•ืœืงื™ื˜ื• ื“ืœื ืืžืจื• ืœื”ื—ืžื™ืจ ื“ืื—ื“ ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ื•ื“ื™ื•. ื•ืืคื™ืœื• ืฉืจื•ื™ื™ื ื‘ื—ื“ืจื™ื ื•ื‘ืขืœื™ื•ืช. ื“ืื™ ื›ืฉื›ื•ืœืŸ ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ืื—ื“ ื‘ื–ื” ืœื ื”ื™ื” ืžืกืชืคืง ืื‘ื™ื™ ืœืขื™ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื“.) ื“ืืคื™ืœื• ืื ื”ื™ื” ื”ื‘ื™ืช ืฉืœื”ืŸ ืœื ื”ื™ื• ืื•ืกืจื™ืŸ ื–ื” ืขืœ ื–ื” ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื’ื‘ื™ ื ื›ืจื™ ื“ื“ื™ืจืชื• ืœื ืฉืžื” ื“ื™ืจื” ืœื ืื•ืกืจื™ืŸ ืืœื ื—ืฉื™ื‘ื™ ื›ื•ืœื”ื• ื›ื—ื“ ื›ืดืฉ ื’ื‘ื™ ื™ืฉืจืืœ ื“ื“ื™ืจืชื• ื“ื™ืจื” ื“ื‘ื˜ืœื” ื“ื™ืจืชื ืœื’ื‘ื™ ื‘ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื•ืœื ื“ืžื™ ืœืžืงืฆืชืŸ ืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื—ื“ืจื™ืŸ ื•ืขืœื™ื•ืช ื“ื”ื›ื ื“ื™ืฉ ืœื–ื” ื›ืžื• ืœื–ื” ื›ื•ืœื ืฉื•ื™ืŸ:
Michna. Cinq groupes qui ont passรฉ le chabbat dans un mรชme traklin. Beit Chammai disent : un erouv pour chaque groupe. Beit Hillel disent : un seul erouv pour tous. Et ils conviennent que, lorsque certains d'entre eux sรฉjournent dans des chambres ou des รฉtages, ils ont besoin d'un erouv pour chaque groupe. Et il s'agit du cas oรน chaque chambre et chaque รฉtage ouvre sur la cour, comme Rachi l'a expliquรฉ : ces groupes qui ont passรฉ le chabbat dans le traklin ont tous une ouverture du traklin vers la cour. Car s'il n'y avait pas d'ouverture pour chacun, nous dirions que l'intรฉrieur donne son erouv ร  part, ou les deux intรฉrieurs, selon Rabbi Yo'hanan, ร  la fin de notre chapitre (Eruvin 75b), au sujet de dix maisons l'une derriรจre l'autre. Cependant, si un homme a un sofer (scribe) ou un maรฎtre dans sa maison, ou des jeunes gens venus รฉtudier, et que chacun sรฉjourne dans une chambre ou un รฉtage ร  part, et que chacun a une ouverture sur la cour : bien qu'ils soient sรฉparรฉs du maรฎtre de maison pour le pain, ils ne lui interdisent pas, et ils ne s'interdisent pas l'un l'autre. Et il ne faut mรชme pas le dire s'ils mangent tous au mรชme endroit, bien que chacun dorme dans sa chambre, puisque nous tenons comme Rav, qui dit plus bas (Eruvin 73a) que le lieu du pain est dรฉterminant. Mรชme selon Chmouel, qui dit que le lieu du coucher est dรฉterminant, et de mรชme selon Rav, mรชme s'ils mangent et dorment chacun dans sa chambre, ils ne s'interdisent pas l'un l'autre, puisqu'ils se servent tous de la maison du maรฎtre pour toutes leurs occupations, la cuisson du pain et la cuisson des mets. Ils comptent tous comme s'ils mangeaient et dormaient au mรชme endroit, parce que tout est appelรฉ du nom du maรฎtre de maison. Et de plus, il ne leur prรชte pas son droit pour qu'ils lui interdisent, ni pour qu'ils s'interdisent l'un l'autre, et il peut les renvoyer. Et cela revient ร  cinq, son salariรฉ et son glaneur, dont on n'a pas dit d'รชtre sรฉvรจre : l'un donne son erouv, et cela suffit, mรชme s'ils sรฉjournent dans des chambres et des รฉtages. Car s'ils sรฉjournaient tous dans une seule maison, Abaye n'aurait pas eu de doute plus haut (Eruvin 64a) : mรชme si la maison leur appartenait, ils ne s'interdiraient pas l'un l'autre. Puisque, vis-ร -vis d'un non-Juif, dont la demeure ne porte pas le nom de demeure, ils n'interdisent pas et comptent tous comme un seul, ร  plus forte raison vis-ร -vis d'un Israรฉlite, dont la demeure est une demeure : leur demeure s'annule devant le maรฎtre de maison. Et cela ne ressemble pas au cas d'ici, oรน certains sรฉjournent dans des chambres et des รฉtages, oรน celui-ci a autant que celui-lร , et oรน tous sont รฉgaux.
๐Ÿ’ก Explication

La maison extรฉrieure ouvre sur la cour. Chacune des autres n'en sort qu'en passant par elle. La plus intรฉrieure passe sur toutes. Toutes deviennent pour elle un beit shaar (loge du portier). Celui qui habite une loge n'interdit pas les habitants de la cour.

Lorsque les autres habitants ouverts sur la cour font leur erouv, seule la plus intรฉrieure donne le pain. Les neuf autres n'en ont pas besoin.

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ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ: ืืคื™ืœื• ื—ื™ืฆื•ืŸ. ื—ื™ืฆื•ืŸ ื‘ื™ืช ืฉืขืจ ื”ื•ื? ื—ื™ืฆื•ืŸ ืฉืœ ืคื ื™ืžื™.

Et Rabbi Yo'hanan a dit : mรชme l'extรฉrieure. L'extรฉrieure est-elle un beit shaar ?

L'extรฉrieure de l'intรฉrieure.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืคื™ืœื• ื—ื™ืฆื•ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื™ืชืŸ ืืช ื”ืคืช:
Il doit donner le pain.
ื—ื™ืฆื•ืŸ ืฉืœ ืคื ื™ืžื™ืช ื‘ื™ืช ื”ืชืฉื™ืขื™ ืœื—ืฆืจ:
La neuviรจme maison par rapport ร  la cour.
๐Ÿ’ก Explication

La maison la plus extรฉrieure est une loge pour tous ceux qui passent par elle. La question porte donc sur un autre extรฉrieur : la maison qui prรฉcรจde la plus intรฉrieure, la neuviรจme en partant de la cour. Rabbi Yo'hanan exige qu'elle donne le pain, elle aussi.

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ื‘ืžืื™ ืงืžื™ืคืœื’ื™? ืžืจ ืกื‘ืจ: ื‘ื™ืช ืฉืขืจ ื“ื™ื—ื™ื“ ืฉืžื™ื” ื‘ื™ืช ืฉืขืจ. ื•ืžืจ ืกื‘ืจ: ืœื ืฉืžื™ื” ื‘ื™ืช ืฉืขืจ.

Sur quoi divergent-ils ? L'un tient : le beit shaar d'un particulier porte le nom de beit shaar.

Et l'autre tient : il ne porte pas le nom de beit shaar.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืกื‘ืจ ื‘ื™ืช ืฉืขืจ ื“ื™ื—ื™ื“ ืœื ื”ื•ื™ ื‘ื™ืช ืฉืขืจ ื•ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ืค' ื›ื™ืฆื“ ืžืฉืชืชืคื™ืŸ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืคื”:) ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉืืžืจื• ื—ื›ืžื™ื ื”ื“ืจ ืฉื ืื™ื ื• ืื•ืกืจ ื”ื ื•ืชืŸ ืฉื ืขื™ืจื•ื‘ื• ืื™ื ื• ืขื™ืจื•ื‘ ื—ื•ืฅ ืžื‘ื™ืช ืฉืขืจ ื“ื™ื—ื™ื“ ืคื™' ื“ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื”ื“ืจ ืฉื ืื™ื ื• ืื•ืกืจ ื”ื ื•ืชืŸ ืฉื ืขื™ืจื•ื‘ื• ื”ื•ื™ ืขื™ืจื•ื‘ ืืชื™ ื ืžื™ ื›ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ื”ืชื ืื™ื™ืจื™ ื‘ื‘ื™ืช ืฉืขืจ ื“ื—ืฆืจ ื›ื“ืคื™' ืฉื ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืื™ื ื• ืขืฉื•ื™ ืœื“ื™ืจื” ืื‘ืœ ื”ื›ื ื”ืขืฉื•ื™ ืœื“ื™ืจื” ืื•ืกืจ:
Et ce qui est dit au chapitre Keitsad mishtatfin (plus bas, Eruvin 85b) : tout endroit dont les Sages ont dit que celui qui y habite n'interdit pas, celui qui y dรฉpose son erouv, il n'y a pas d'erouv, sauf le beit shaar d'un particulier. Explication : bien que celui qui y habite n'interdise pas, celui qui y dรฉpose son erouv, c'est un erouv. Cela s'accorde aussi avec Rabbi Yo'hanan. Car lร , il s'agit du beit shaar d'une cour, comme on l'a expliquรฉ lร  dans le commentaire, qui n'est pas fait pour l'habitation. Mais ici, celui qui est fait pour l'habitation interdit.
๐Ÿ’ก Explication

La neuviรจme maison ne sert de passage qu'ร  un seul, l'habitant de la dixiรจme. Chmouel : la loge d'un particulier porte le nom de beit shaar. Elle n'interdit pas, et ne donne pas de pain.

Rabbi Yo'hanan : la loge d'un particulier ne porte pas ce nom. La neuviรจme est une maison, et elle donne le pain. Les maisons plus proches de la cour servent au moins deux habitants : elles restent des loges.

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ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืื‘ื•ื” ืืžืจ ืจื‘: ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ืฉืœืฉื” ื‘ืชื™ื ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ, ื–ื” ื‘ื ื“ืจืš ื–ื”, ื•ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ื‘ื–ื”. ื•ื–ื” ื‘ื ื“ืจืš ื–ื”, ื•ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื• ื‘ื–ื”.

Rav Nahman a dit au nom de Rabba bar Avouha, au nom de Rav : deux cours et trois maisons entre elles. Celui-ci vient par celle-ci, et dรฉpose son erouv dans celle-lร .

Et celui-ci vient par celle-ci, et dรฉpose son erouv dans celle-lร .

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’' ื‘ืชื™ื ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ื‘ื™ืช ื–ื” ืคืชื•ื— ืœื—ืฆืจ ื–ื• ื•ื–ื” ืœื–ื• ื•ื‘ื™ืช ืืžืฆืขื™ ืคืชื•ื— ืœื‘' ื”ื‘ืชื™ื:
Cette maison ouvre sur cette cour, celle-lร  sur celle-lร , et la maison du milieu ouvre sur les deux maisons.
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L'habitant de cette cour vient par la maison qui lui est ouverte, il a dรฉposรฉ son erouv dans celle du milieu, et il a fait de la maison qui lui est ouverte comme un beit shaar, pour passer par elle vers celle du milieu. De mรชme, l'habitant de l'autre cour a fait de la maison qui lui est ouverte comme un beit shaar, et a fait l'erouv dans celle du milieu. Pour l'autre cour : aucun des habitants de ces maisons n'a besoin de donner du pain. Ceux-lร , parce que c'est un beit shaar, et celle du milieu, parce que c'est une maison oรน l'on dรฉpose l'erouv.
๐Ÿ’ก Explication

Trois maisons sรฉparent deux cours. Chaque cour entre par la maison qui lui est ouverte et dรฉpose l'erouv dans la maison du milieu. La maison latรฉrale devient un beit shaar pour ce passage.

Rachi achรจve le cas : aucun habitant de ces maisons ne donne de pain. Les latรฉrales, parce que ce sont des loges. Celle du milieu, parce que c'est la maison oรน l'on dรฉpose l'erouv.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux cours, trois maisons entre elles Rav Nahman, au nom de Rabba bar Avouha, au nom de Rav Cour A Maison A beit shaar Maison du milieu on y dรฉpose l'erouv Maison B beit shaar Cour B chaque cour passe par sa maison et dรฉpose dans celle du milieu Maisons latรฉrales : beit shaar. Milieu : maison de l'erouv. Aucune ne donne de pain.
Chaque cour traverse sa maison, qui devient beit shaar, et pose l'erouv au milieu. Le milieu ne donne pas de pain : c'est la maison du dรฉpรดt.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).