Sougya : L'amud achève le bassin renversé contre le mur. La michna du navet et du radis, pris par les feuilles, laisse le bassin immobile lorsqu'il faut une houe et une pioche pour l'ôter : il réduit alors la hauteur.
L'échelle égyptienne, moins de quatre barreaux, se prend le chabbat et ne réduit pas. Celle de Tyr réduit, parce que son poids la fixe.
Abaye aligne deux échelles, une de chaque côté. Rav Beivai bar Abaye et Rav Nahman appliquent la même mesure à l'estrade sur l'estrade et aux échelons en saillie.
lorsqu'une partie des feuilles est à découvert, il ne craint ni au titre des kilayim (mélanges de la vigne), ni au titre de la dîme (maaser), ni au titre de la cheviit (année de relâche), et on les prend le chabbat !
Fin de la michna ouverte en 77a. On enfouit navet et radis sous la vigne. Seules des feuilles dépassent. Aucune crainte de kilayim, de maaser ni de cheviit, et on les prend le chabbat en les saisissant par les feuilles.
L'objection vise le bassin à rebords. Le bulbe est couvert, comme la terre sur les rebords. Si le légume part, le bassin devrait partir aussi, et il ne réduirait pas le mur.
Ce cas est nécessaire : il faut une houe (mara) et une pioche (hatsina).
Réponse pour le bassin de Rav Yehiel. Il est si pris dans le sol que l'ôter demande une houe et une pioche. C'est creuser, interdit le chabbat. Le bassin reste donc en place et réduit le mur.
Le navet, lui, se tire par les feuilles, sans ces outils.
L'échelle égyptienne ne réduit pas, et celle de Tyr réduit. Quelles sont les circonstances de l'échelle égyptienne ?
Ils ont dit à l'école de Rabbi Yannai : toute échelle qui n'a pas quatre barreaux (houvakim).
Nouvelle mesure pour ramener un mur de dix sous dix. L'échelle égyptienne est petite. Celle de Tyr est grande.
L'école de Rabbi Yannai : égyptienne, c'est moins de quatre barreaux. Rachi : petite et facile à ôter, elle ne réduit pas.
Rav Aha, fils de Rava, lui a dit, à Rav Ashi : quelle est la raison pour laquelle l'échelle égyptienne ne réduit pas ? Il lui a dit : n'as-tu pas entendu ce que Rav Aha bar Adda a dit que Rav Hamnouna a dit que Rav a dit : parce que c'est un objet que l'on prend le chabbat, et tout objet que l'on prend le chabbat ne réduit pas.
La raison nommée par Rav, via Rav Hamnouna et Rav Aha bar Adda. Un objet que l'on prend le chabbat peut quitter le mur à tout moment. Il ne devient pas une partie fixe de la cloison, et il ne réduit pas.
S'il en est ainsi, même celle de Tyr aussi ! Là, son poids la fixe.
Objection : l'échelle de Tyr aussi se prend le chabbat. Elle devrait donc, elle aussi, ne pas réduire.
Réponse : son poids la fixe (kovdo kov'o). Rachi : on ne l'ôte pas, parce qu'elle est lourde. Le déplacement reste permis. La difficulté de la bouger suffit à la compter avec le mur.
Abaye a dit : un mur entre deux cours, haut de dix tefahim, et l'on a placé une échelle large de quatre d'un côté et une échelle large de quatre de l'autre, et il n'y a pas trois tefahim entre l'une et l'autre : cela réduit. Trois : cela ne réduit pas.
Deux échelles, chacune large de quatre, une dans chaque cour, contre un mur de dix. Par elles, on monte et on descend d'une cour à l'autre.
L'écart entre les deux têtes est moindre que trois : même si elles ne se font pas face, elles comptent comme alignées. C'est un petah (ouverture). S'ils veulent, un seul erouv. À trois, ce n'est plus une ouverture.
Et nous n'avons dit cela que lorsque le mur n'a pas quatre. Mais si le mur a quatre, même très écartées, cela réduit aussi.
La limite de trois vaut pour un mur étroit, où l'on ne marche pas aisément.
Si le mur a quatre de large, on monte sur l'une, on longe le faîte, on redescend par l'autre. L'écart des échelles peut être grand : le passage existe, et le mur est réduit.
Rav Beivai bar Abaye a dit : s'il a construit une estrade (itztaba) sur une estrade, s'il y a quatre dans l'estrade inférieure, cela réduit. Ou bien, s'il n'y a pas quatre dans l'inférieure, et qu'il y a quatre dans la supérieure, et qu'il n'y a pas trois entre l'une et l'autre, cela réduit.
Deux estrades de bois près du mur. Un vide les sépare : la supérieure a des pieds.
L'inférieure a quatre : Rachi lit une longueur de quatre, et le mur est déjà sous dix. On laisse la supérieure. Si l'inférieure n'a pas quatre, et que la supérieure a quatre, un écart moindre que trois les compte comme une seule. À trois, ce sont deux choses : une réduction dans le vide ne compte pas.
Les Tossefot rapportent le Ri : ici il faut quatre sur quatre, pour s'y tenir et monter. Rachi se contente d'une longueur de quatre.
Et Rav Nahman a dit que Rabba bar Avouh a dit : une échelle dont les échelons sont en saillie (porhot), s'il y a quatre dans l'échelon inférieur, cela réduit. Ou bien, s'il n'y a pas quatre dans l'échelon inférieur et qu'il y a quatre dans l'échelon supérieur, et qu'il n'y a pas trois entre l'un et l'autre, cela réduit.
Même mesure que les estrades, pour une échelle aux échelons en saillie. Rachi : des barreaux avec de l'air entre eux, dressés contre le mur, à la différence d'une marche pleine.
Quatre dans le barreau du bas : le mur passe sous dix. Sinon, le barreau du haut a quatre et l'écart est moindre que trois. Le barreau du bas dont on parle n'est pas non plus à trois au-dessus du sol, sinon la réduction serait dans le vide.
Et Rav Nahman a dit que Rabba bar Avouh a dit :
La phrase s'ouvre ici. L'enseignement de Rav Nahman au nom de Rabba bar Avouh continue sur l'amud suivant.
Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).