Eruvin 78b : Rainures, arbre, asheira et fossรฉ entre deux cours

Eruvin 78b

Sougya : Rav Yosef demande ร  Rabba comment une รฉchelle รฉtroite devient une ouverture. Des rainures creusรฉes dans le mur, sur dix de haut et quatre de large, suffisent.

Si toute l'รฉchelle est creusรฉe dans le mur, les marches vont jusqu'en haut, car la montรฉe est difficile. Un arbre et une asheira peuvent-ils servir d'รฉchelle ?

Rabba permet l'arbre et interdit l'asheira. Rav Hisda, avec Rabbi Yo'hanan, inverse la rรจgle : l'interdit du Chabbat interdit, un autre interdit laisse permis.

Rav Nahman bar Yitshak rattache l'arbre ร  Rabbi et aux Sages, l'asheira ร  Rabbi Yehouda et aux Sages. La michna traite du fossรฉ de dix sur quatre : paille et foin ne le bouchent pas, terre et cailloux le bouchent, une planche de quatre permet de joindre.

Abaye distingue la cloison, qui sรฉpare tant qu'elle est lร , et le remplissage, qui ne bouche le fossรฉ que si on l'annule.

Creuser le mur pour complรฉter l'รฉchelle Rabba ร  Rav Yosef : dix de haut, ou toute la stature du mur ร‰chelle รฉtroite Rainures de chaque cรดtรฉ Largeur portรฉe ร  4 Sur 10 de haut Mesure d'une ouverture Le mur plus haut ne change pas ce compte Tout est creusรฉ Marches dans le mur Largeur 4 Toute la hauteur La montรฉe est difficile Sans la pleine hauteur, pas d'ouverture
Rainures sur dix de haut, ou marches sur toute la hauteur du mur.
Arbre et asheira pris comme รฉchelle Trois faรงons de trancher la question de Rav Yosef Rabbi Yo'hanan dit comme Rav Hisda Rabba Arbre : permis Asheira : interdite Il tranche Rav Hisda Interdit de Chabbat : arbre interdit Autre interdit : asheira permise Rav Nahman bar Yitshak Arbre : Rabbi et les Sages Asheira : Rabbi Yehouda et les Sages
Arbre et asheira : Rabba, Rav Hisda avec Rabbi Yohanan, Rav Nahman bar Yitshak.
Fossรฉ entre deux cours Michna : dix de profond, quatre de large Fossรฉ vide, 10 sur 4 Deux erouvin Les cours restent sรฉparรฉes Plein de paille ou de foin Deux erouvin On finira par le retirer Plein de terre ou de cailloux Un erouv Le fossรฉ est bouchรฉ Planche large de 4 Deux, ou un Passage, s'ils veulent joindre Planche de moins de 4 Deux seulement Pas la mesure d'une ouverture
Le fossรฉ de la michna, selon ce qui le remplit ou le franchit.
1
ื—ืงืง ืœื”ืฉืœื™ื ื‘ื›ื•ืชืœ, ื‘ื›ืžื”? ืืžืจ ืœื™ื”: ื‘ืขืฉืจื”.

Il a creusรฉ pour complรฉter dans le mur : de combien ? Il lui a dit : de dix.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื—ืงืง ืœื”ืฉืœื™ื ื‘ื›ื•ืชืœ ืกื•ืœื ืฆืจ ื•ื—ืงืง ื‘ื›ื•ืชืœ ืžื›ืืŸ ื•ืžื›ืืŸ ื›ื ื’ื“ ื—ื•ื•ืงื™ ื”ืกื•ืœื ืœื”ืฉืœื™ื ืจื•ื—ื‘ื• ื‘ื“':
Une รฉchelle รฉtroite. Il a creusรฉ dans le mur de part et d'autre, en face des barreaux de l'รฉchelle, pour complรฉter sa largeur ร  quatre.
ื‘ื›ืžื” ืฆืจื™ืš ืœื”ืฉืœื™ื ื”ืจื•ื—ื‘ ื‘ื’ื•ื‘ื” ื”ื›ื•ืชืœ:
De combien doit-il complรฉter la largeur, dans la hauteur du mur.
ื‘ืขืฉืจื” ืขื“ ืขืฉืจื” ื™ืฉืœื™ืžื ื• ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื›ื ื‘ื’ื•ื‘ื” ืขืฉืจื” ืจื•ื—ื‘ ืืจื‘ืขื” ื”ื•ื™ ื‘ื™ื” ืฉื™ืขื•ืจ ืคืชื— ื•ืืข"ื’ ื“ื’ื‘ื•ื” ื›ื•ืชืœ ื˜ื•ื‘ื ืœื™ืช ืœืŸ ื‘ื”:
Jusqu'ร  dix il le complรจte. Dรจs qu'il y a, sur une hauteur de dix, une largeur de quatre, il y a la mesure d'une ouverture. Mรชme si le mur est bien plus haut, cela ne nous importe pas.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื—ืงืง ืœื”ืฉืœื™ื ื‘ื›ื•ืชืœ ื‘ื›ืžื” ื›ื’ื•ืŸ ืฉื”ื›ื•ืชืœ ืขื‘ ื•ื‘ื•ืœื˜ ืžืฆื“ ื”ืกื•ืœื ืื• ืฉื”ืกื•ืœื ืžื•ื ื— ื‘ืกื•ืฃ ื”ื›ื•ืชืœ ื‘ืงืจืŸ ื–ื•ื™ืช ื•ืื™ื™ืจื™ ื‘ื›ื•ืชืœ ืžืฉื•ืคืข ื“ื”ื ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืื™ืช ืœื™ื” ื“ืกื•ืœื ื–ืงื•ืฃ ืื™ื ื• ืžืžืขื˜ ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉืœืฉ ืขืฉืจื” ื•ืžืฉื”ื• ื•ื”ื›ื ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืงื‘ืขื™ ืœื”:
Par exemple le mur est รฉpais et dรฉpasse du cรดtรฉ de l'รฉchelle, ou bien l'รฉchelle est posรฉe au bout du mur, dans l'angle. Et l'on parle d'un mur en pente. Rav Yosef tient en effet qu'une รฉchelle verticale ne rรฉduit pas : il faut treize et un peu. Et ici, c'est Rav Yosef qui interroge.
ืืžืจ ืœื™ื” ื‘ืขืฉืจื” ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืขื“ ืขืฉืจื” ื™ืฉืœื™ืžื ื• ืืข"ื’ ื“ื’ื‘ื•ื” ื›ื•ืชืœ ื˜ื•ื‘ื ืœื™ืช ืœืŸ ื‘ื” ื•ืงืฉื” ืœืคื™ืจื•ืฉื• ื“ื”ื ืœื ืžืกืชืœืง ืœื™ื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื›ืชื™ ื’ื‘ื•ื” ื›ื•ืชืœ ื˜ื•ื‘ื ื•ื™"ืœ ื ื”ื™ ื“ืœื ื—ืงืง ื‘ื›ื•ืชืœ ืืœื ืขื“ ืขืฉืจื” ืื™ืŸ ืœื—ื•ืฉ ืืœื ืฉื™ื’ื™ืข ื”ืกื•ืœื ืขื“ ืจืืฉ ื”ื›ื•ืชืœ ื•ืจ"ืช ืžืคืจืฉ ื‘ืขืฉืจื” ื”ื™ื™ื ื• ืฉืœื ื™ืฉืืจ ืžืŸ ื”ืกื•ืœื ืขื“ ืจืืฉ ื”ื›ื•ืชืœ ืขืฉืจื”:
Le commentaire explique : jusqu'ร  dix il le complรจte, et mรชme si le mur est bien plus haut, cela ne nous importe pas. Son explication est difficile : on ne peut pas s'รฉlever, puisque le mur reste bien plus haut. On peut rรฉpondre : soit, il n'a creusรฉ le mur que jusqu'ร  dix. Le seul souci est que l'รฉchelle atteigne le sommet du mur. Rabbeinou Tam explique : de dix veut dire qu'il ne reste pas dix depuis l'รฉchelle jusqu'au sommet du mur.
๐Ÿ’ก Explication

Suite entre Rav Yosef et Rabba. L'รฉchelle a moins de quatre de large. On creuse le mur en face des barreaux pour porter la largeur ร  quatre. Rabba : dix de haut, avec cette largeur, font la mesure d'une ouverture (petah).

Les Tossefot : le mur est en pente. Rav Yosef, qui exige treize et un peu pour l'รฉchelle verticale, ne poserait pas la question sur un mur droit. Rachi lit les dix comme la hauteur des rainures. Rabbeinou Tam : il ne doit pas rester dix entre l'รฉchelle et le sommet.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Que veut dire : de dix ? Rachi et Rabbeinou Tam Rachi Rainures sur 10 de haut Largeur 4 sur cette hauteur L'รฉchelle va au sommet Le reste du mur importe peu < 10 Rabbeinou Tam De dix : le vide entre l'รฉchelle et le sommet ne doit pas rester de dix Le mur est rรฉduit par ce qui reste en haut
Dix de rainures en bas, ou moins de dix laissรฉs au-dessus de l'รฉchelle.
2
ืืžืจ ืœื™ื”: ื—ืงืงื• ื›ื•ืœื• ื‘ื›ื•ืชืœ, ื‘ื›ืžื”? ืืžืจ ืœื™ื”: ืžืœื ืงื•ืžืชื•. ื•ืžืื™ ืฉื ื? ืืžืจ ืœื™ื”: ื”ืชื ืžืกืชืœืง ืœื™ื”, ื”ื›ื ืœื ืžืกืชืœืง ืœื™ื”.

Il lui a dit : s'il l'a creusรฉ tout entier dans le mur, de combien ? Il lui a dit : de toute sa hauteur.

Et qu'est-ce qui distingue ? Il lui a dit : lร , on s'en dรฉgage ; ici, on ne s'en dรฉgage pas.

๐Ÿ“œ Rachi (5)
ื—ืงืง ื›ืœ ื”ืกื•ืœื ื‘ื›ื•ืชืœ ื›ืขื™ืŸ ืฉืœื™ื‘ื•ืช ื•ืจื—ื‘ื• ื‘ืžืฉืš ื”ื›ื•ืชืœ ืืจื‘ืขื”:
ร€ la maniรจre de marches. Sa largeur, le long du mur, est de quatre.
ื‘ื›ืžื” ื’ื•ื‘ื” ืฆืจื™ืš ืœื—ื•ืง ืจื•ื—ื‘ ืืจื‘ืขื”:
Quelle hauteur faut-il creuser, sur une largeur de quatre.
ืžืœื ืงื•ืžืชื• ืฉืœ ื›ื•ืชืœ ืฆืจื™ืš ืฉื™ื”ื ืžืฉืš ื”ื—ื•ื•ืงื™ืŸ ืืจื‘ืขื”:
De toute la hauteur du mur : il faut que l'รฉtendue des rainures soit de quatre.
ื”ืชื ื›ื™ ืื™ื›ื ืกื•ืœื ืžื’ื™ืข ืœืจืืฉ ื”ื›ื•ืชืœ ื ื•ื— ืœืขืœื•ืช ื‘ื• ื•ืžื™ื”ื• ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืœืžื™ื”ื•ื™ ืคืชื— ื‘ืฆื™ืจ ืžืจื•ื—ื‘ ื“' ื”ืœื›ืš ื›ื™ ืžืฉื•ื™ ืœื™ื” ืจื•ื—ื‘ ืืจื‘ืขื” ื‘ื’ื•ื‘ื” ืขืฉืจื” ืคื™ืชื—ื ื”ื•ื™ ืื‘ืœ ื”ื›ื ืื™ืŸ ื ื•ื— ืœืขืœื•ืช ื›ืœ ื›ืš:
Lร , lorsqu'il y a une รฉchelle qui atteint le sommet du mur, il est aisรฉ d'y monter. Toutefois, en deรงร  d'une largeur de quatre, cela ne compte pas comme une ouverture. Donc, lorsqu'il lui donne une largeur de quatre sur une hauteur de dix, c'est une ouverture. Ici, il est bien moins aisรฉ de monter.
ืžืกืชืœืง ืœื™ื” ื ื•ื— ืœืขืœื•ืช ืœืื“ื:
Il est aisรฉ ร  un homme de monter.
๐Ÿ’ก Explication

Sans รฉchelle appuyรฉe : toutes les marches sont des rainures dans le mur, larges de quatre. Rabba exige la pleine hauteur du mur.

Mastalek : on monte et on se dรฉgage. Avec une รฉchelle qui touche le sommet, la montรฉe est aisรฉe. Dix de largeur utile suffisent alors ร  faire une ouverture. Les rainures seules se gravissent mal : elles courent jusqu'en haut.

3
ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื” ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืžืจื‘ื”: ืขืฉืื• ืœืื™ืœืŸ ืกื•ืœื, ืžื”ื•?

Rav Yosef a demandรฉ ร  Rabba : s'il a fait d'un arbre une รฉchelle, qu'en est-il ?

๐Ÿ’ก Explication

L'arbre est ร  cรดtรฉ du mur et se gravit. Monter sur un arbre le Chabbat est une chevout. Compte-t-il malgrรฉ cela comme une ouverture entre les deux cours ?

4
ืชื™ื‘ืขื™ ืœืจื‘ื™, ืชื™ื‘ืขื™ ืœืจื‘ื ืŸ.

La question se pose pour Rabbi, la question se pose pour les Sages.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืชื™ื‘ืขื™ ืœืจื‘ื™ ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ [ืœืขื™ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ืœื‘:)] ื”ื ื•ืชืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื‘ืื™ืœืŸ ืงื ื” ืขื™ืจื•ื‘ ื“ื”ืชื ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ืžื™ืงื ื ืฉื‘ื™ืชื” ื‘ื™ืŸ ื”ืฉืžืฉื•ืช ื”ื•ื ื•ื“ื‘ืจ ืฉื”ื•ื ืžืฉื•ื ืฉื‘ื•ืช ื›ื’ื•ืŸ ืฉืžื•ืฉ ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ ืœื ื’ื–ืจื• ืขืœื™ื• ื‘ื™ืŸ ื”ืฉืžืฉื•ืช ืื‘ืœ ืœื’ื‘ื™ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ื“ืคืชื— ืžืฉื•ื™ ืœื”ื• ื—ื“ ืขืœ ื™ื“ื™ ืขื™ืจื•ื‘ ื•ืื™ ืœื ื—ื–ื™ ืœืชืฉืžื™ืฉืชื™ื” ื›ื•ืœื™ ื™ื•ืžื ืœืื• ืคืชื—ื ืžื™ืงืจื™ ื”ืœื›ืš ืœื ืฉืจื ืœื”ื• ืขื™ืจื•ื‘ื™ื™ื”ื• ื‘ื™ืŸ ื”ืฉืžืฉื•ืช:
Car il a dit au chapitre Bekhol me'arvin (plus haut, Erouvin 32b) : celui qui place un erouv de tehoumin dans un arbre a acquis l'erouv. Lร , la raison est qu'il acquiert sa chevita (rรฉsidence de Chabbat) ร  bein hachemashot, et une chose qui n'est qu'une chevout, comme l'usage de ce qui est attachรฉ au sol, ils ne l'ont pas dรฉcrรฉtรฉe ร  bein hachemashot. Pour les erouvin de cours, la raison est que l'ouverture les rend un seul par l'erouv. Si elle ne peut servir tout le jour, on ne l'appelle pas ouverture. Donc leur erouv ne les permet pas ร  bein hachemashot.
๐Ÿ’ก Explication

Renvoi ร  l'erouv de tehoumin dรฉposรฉ dans un arbre (Erouvin 32b). Rabbi le valide : ร  bein hachemashot (le crรฉpuscule), on n'applique pas la chevout. Les Sages ne le valident pas.

Pour les erouvin de cours, l'ouverture doit servir tout le jour. La discussion de lร -bas ne se transporte donc pas d'elle-mรชme.

5
ืชื™ื‘ืขื™ ืœืจื‘ื™: ืขื“ ื›ืืŸ ืœื ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ื”ืชื ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉื”ื•ื ืžืฉื•ื ืฉื‘ื•ืช ืœื ื’ื–ืจื• ืขืœื™ื• โ€” ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื‘ื™ืŸ ื”ืฉืžืฉื•ืช, ืื‘ืœ ื›ื•ืœื™ ื™ื•ืžื โ€” ืœื.

La question se pose pour Rabbi : Rabbi n'a dit lร , pour toute chose qui n'est qu'une chevout, qu'ils ne l'ont pas dรฉcrรฉtรฉe. Ces paroles valent pour bein hachemashot, mais pour tout le jour, non.

๐Ÿ’ก Explication

Premier cรดtรฉ. Selon Rabbi lui-mรชme, la chevout tombe seulement au crรฉpuscule, heure oรน l'erouv de tehoumin prend effet. Une รฉchelle doit rester une ouverture toute la journรฉe. Rabbi pourrait donc refuser l'arbre.

6
ืื• ื“ื™ืœืžื ืืคื™ืœื• ืœืจื‘ื ืŸ: ืคื™ืชื—ื ื”ื•ื, ื•ืืจื™ื ื”ื•ื ื“ืจื‘ื™ืข ืขืœื™ื”.

Ou bien, mรชme pour les Sages : c'est une ouverture, et un lion est couchรฉ dessus.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืืจื™ื ืจื‘ื™ืข ืขืœื™ื” ืื™ืกื•ืจ ืฉื‘ื•ืช ืื•ืžืจ ืœื ื• ืกื•ืจื• ื•ืžื›ืœ ืžืงื•ื ืคืชื— (ื”ื•ื™) ืฉืžื™ื” ื•ืžืฉื•ื™ ืœื”ื• ื—ื“ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื“ืจืš ื—ื•ืจื™ืŸ ื•ื“ื™ื•:
L'interdit de chevout nous dit : retirez-vous. Malgrรฉ tout, cela porte le nom d'ouverture. Il les rend un seul pour se servir par les jours, et cela suffit.
๐Ÿ’ก Explication

Second cรดtรฉ. Les Sages invalident l'erouv de tehoumin dans l'arbre parce qu'il faut pouvoir l'atteindre au crรฉpuscule.

Ici, on ne se sert pas de l'arbre. L'ouverture existe. L'interdit est posรฉ dessus comme un lion (arya) : on ne passe pas, et l'ouverture garde son nom. Les cours peuvent compter comme jointes.

7
ืขืฉืื• ืœืืฉื™ืจื” ืกื•ืœื, ืžื”ื•? ืชื™ื‘ืขื™ ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”, ืชื™ื‘ืขื™ ืœืจื‘ื ืŸ.

S'il a fait d'une asheira une รฉchelle, qu'en est-il ? La question se pose pour Rabbi Yehouda, la question se pose pour les Sages.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืขืฉืื• ืœืืฉืจื” ืื™ืœืŸ ืฉืขื•ื‘ื“ื™ืŸ ืื•ืชื• ื•ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื” ืื ืชื™ืžืฆื™ ืœื•ืžืจ ื‘ืฉืืจ ืื™ืœืŸ ืคืชื— ื”ื•ื ื”ื›ื ื“ืžื˜ื™ื ืœื”ื• ื”ื ืื” ืขืœ ื™ื“ื™ื” ืžืื™:
Un arbre que l'on adore, interdit de jouissance. Si tu conclus que pour un autre arbre c'est une ouverture, ici, oรน la jouissance leur vient par son moyen, qu'en est-il ?
ืชื™ื‘ืขื™ ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื’ืžืจื (ื“ืฃ ืœื.) ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ื”ื ื•ืชืŸ ืืช ืขื™ืจื•ื‘ื• ื‘ืงื‘ืจ ืงื ื” ืขื™ืจื•ื‘ ื•ืืข"ื’ ื“ืงื‘ืจ ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื”:
Car il a dit au chapitre Bekhol me'arvin, dans la Guemara (31a) : Rabbi Yehouda dit que celui qui place son erouv dans un tombeau a acquis l'erouv, bien qu'un tombeau soit interdit de jouissance.
๐Ÿ’ก Explication

Asheira : arbre d'idolรขtrie, interdit de jouissance (hanaa). Si l'arbre ordinaire est une ouverture, celle-ci le reste-t-elle, alors que l'on tirerait jouissance en l'empruntant ?

Renvoi ร  l'erouv placรฉ dans un tombeau (Erouvin 31a). Rabbi Yehouda l'accepte. Les Sages le refusent.

8
ืชื™ื‘ืขื™ ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”: ืขื“ ื›ืืŸ ืœื ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื”ืชื ื“ืžื•ืชืจ ืœืงื ื•ืช ื‘ื™ืช ื‘ืื™ืกื•ืจื™ ื”ื ืื”, ืืœื ื”ืชื, ื“ื‘ืชืจ ื“ืงื ื” ืœื™ื” ืขื™ืจื•ื‘ ืœื ื ื™ื—ื ืœื™ื” ื“ืœื™ื ื˜ืจ.

La question se pose pour Rabbi Yehouda : Rabbi Yehouda n'a dit lร  qu'il est permis d'acquรฉrir une rรฉsidence parmi les interdits de jouissance que pour ce cas-lร , car, une fois que l'erouv a acquis pour lui, il ne tient pas ร  ce qu'on le garde.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื›ื™ ื’ืจืกื™ื ืŸ ื”ืชื ื”ื•ื ื“ื‘ืชืจ ื“ืงื ื” ืœื™ื” ืขื™ืจื•ื‘ ืœื ื ื™ื—ื ืœื™ื” ื“ืœื™ื ื˜ืจ ืœื ืื™ื›ืคืช ืœื™ื” ื‘ืฉืžื™ืจืชื• ื•ืื™ืฉืชื›ื— ื“ืœื ืžื™ืชื”ื ื™ ืžืงื™ื‘ืจื ืืœื ืงื ื™ื™ืช ืขื™ืจื•ื‘ ืœื—ื•ื“ื™ื” ื•ื”ื”ื™ื ืœืื• ื”ื ืื” ื”ื™ื ื›ื“ืžืคืจืฉ ื”ืชื ื“ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ืชื—ื•ืžื™ืŸ ืืœื ืœื“ื‘ืจ ืžืฆื•ื” ื•ืžืฆื•ืช ืœืื• ืœื™ื”ื ื•ืช ื ื™ืชื ื• ืื‘ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืœื”ื ืืชื• ื”ื™ื ื•ืœื ืœื“ื‘ืจ ืžืฆื•ื” ื•ื”ื•ื™ื ื”ื ืื”:
Il ne se soucie pas de sa garde. Il se trouve qu'il ne tire du tombeau que l'acquisition de l'erouv, et celle-lร  seule. Elle ne compte pas pour une jouissance, comme on l'explique lร  : on ne fait un erouv de tehoumin que pour une affaire de mitsva, et les mitsvot n'ont pas รฉtรฉ donnรฉes pour qu'on en jouisse. Les erouvin de cours sont pour sa jouissance, et non pour une affaire de mitsva, et c'est une jouissance.
๐Ÿ’ก Explication

Selon Rabbi Yehouda, le tombeau ne sert qu'ร  l'instant du kinyan (acquisition) de la rรฉsidence. Ensuite, sa garde ne lui importe plus.

L'รฉchelle, elle, doit rester. Rabbi Yehouda pourrait donc interdire l'asheira. Rachi ajoute la leรงon : l'erouv de tehoumin ne se fait que pour une mitsva, et les mitsvot n'ont pas รฉtรฉ donnรฉes pour qu'on en jouisse. L'erouv de cours est pour la jouissance de celui qui l'รฉtablit.

9
ืื• ื“ื™ืœืžื ืืคื™ืœื• ืœืจื‘ื ืŸ: ืคื™ืชื—ื ื”ื•ื, ื•ืืจื™ื ื“ืจื‘ื™ืข ืขืœื™ื”.

Ou bien, mรชme pour les Sages : c'est une ouverture, et un lion est couchรฉ dessus.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื• ื“ื™ืœืžื ืืข"ื’ ื“ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื” ื”ื ืœื ืžืฉืชืžืฉ ื‘ื” ืžื™ื“ื™ ื•ืคื™ืชื—ื ืฉืžื™ื” ื•ืืจื™ื ื”ื•ื ื“ืจื‘ื™ืข ืขืœื™ื” ื•ืžื›ืœ ืžืงื•ื ื”ื—ืฆื™ืจื•ืช ืžื—ื•ื‘ืจื™ืŸ:
Mรชme si la jouissance en est interdite, il ne s'en sert en rien. Cela porte le nom d'ouverture, et un lion est couchรฉ dessus. Malgrรฉ tout, les cours sont jointes.
๐Ÿ’ก Explication

Les Sages interdisent d'acquรฉrir l'erouv par un tombeau, dont on se sert. Ici, on ne se sert de rien : l'asheira n'est qu'une ouverture sur laquelle l'interdit est couchรฉ. Les cours restent jointes.

10
ืืžืจ ืœื™ื”: ืื™ืœืŸ ืžื•ืชืจ, ื•ืืฉื™ืจื” ืืกื•ืจื”. ืžืชืงื™ืฃ ืœื” ืจื‘ ื—ืกื“ื: ืื“ืจื‘ื”, ืื™ืœืŸ ืฉืื™ืกื•ืจ ืฉื‘ืช ื’ื•ืจื ืœื• โ€” ื ื™ืชืกืจ.

Il lui a dit : un arbre est permis, et une asheira est interdite. Rav Hisda attaque cela : au contraire, un arbre, dont l'interdit du Chabbat est la cause, devrait รชtre interdit.

๐Ÿ’ก Explication

Rabba tranche. L'arbre sert d'รฉchelle. L'asheira ne sert pas.

Rav Hisda renverse le critรจre. Quand c'est la loi du Chabbat qui cause l'interdit, il faut interdire, dans une question de Chabbat. L'arbre entrerait dans ce cas.

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ืืฉื™ืจื” ืฉืื™ืกื•ืจ ื“ื‘ืจ ืื—ืจ ื’ื•ืจื ืœื• โ€” ืœื ื ื™ืชืกืจ.

Une asheira, dont l'interdit d'une autre chose est la cause, ne devrait pas รชtre interdite.

๐Ÿ’ก Explication

L'interdit de l'asheira vient de l'idolรขtrie, une autre loi. Pour Rav Hisda, cet interdit ne retire pas ร  l'arbre le statut d'ouverture le Chabbat.

12
ืื™ืชืžืจ ื ืžื™, ื›ื™ ืืชื ืจื‘ื™ืŸ, ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ, ื•ืืžืจื™ ืœื” ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื‘ื”ื• ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื›ืœ ืฉืื™ืกื•ืจ ืฉื‘ืช ื’ืจื ืœื• โ€” ืืกื•ืจ, ื›ืœ ืฉืื™ืกื•ืจ ื“ื‘ืจ ืื—ืจ ื’ืจื ืœื• โ€” ืžื•ืชืจ.

On l'a aussi enseignรฉ. Quand Ravine est venu, il a dit que Rabbi Elazar a dit, et d'autres disent que Rabbi Abahou a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : tout ce dont l'interdit du Chabbat est la cause est interdit ; tout ce dont l'interdit d'une autre chose est la cause est permis.

๐Ÿ’ก Explication

Appui ร  Rav Hisda, rapportรฉ d'Erets Israรซl par Ravine. La formule est gรฉnรฉrale : la cause de l'interdit dรฉcide.

Interdit nรฉ du Chabbat : interdit ici. Interdit nรฉ d'ailleurs : permis ici.

13
ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ืžืชื ื™ ื”ื›ื™: ืื™ืœืŸ โ€” ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจื‘ื™ ื•ืจื‘ื ืŸ. ืืฉื™ืจื” โ€” ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืจื‘ื ืŸ.

Rav Nahman bar Yitshak l'enseigne ainsi : un arbre, c'est la discussion de Rabbi et des Sages. Une asheira, c'est la discussion de Rabbi Yehouda et des Sages.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืฉื™ืจื” ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืจื‘ื ืŸ ืœื™ืช ืœื™ื” ืœืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง ืกื•ื’ื™ื ื“ืœืขื™ืœ ื“ืค' ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืœื.) ื“ืžืฉืžืข ื”ืชื ื“ืœื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืืกื•ืจ ืœืงื ื•ืช ื‘ื™ืช ื‘ืื™ืกื•ืจื™ ื”ื ืื” ื•ื”ื›ื ืงืืžืจ ื“ื‘ืžื•ืชืจ ืœืงื ื•ืช ื‘ื™ืช ื‘ืื™ืกื•ืจื™ ื”ื ืื” ืคืœื™ื’ื™:
Rav Nahman bar Yitshak ne tient pas la sougya d'en haut, au chapitre Bekhol me'arvin (Erouvin 31a). Il en ressort que, selon tous, il est interdit d'acquรฉrir une rรฉsidence parmi les interdits de jouissance. Et ici, il dit qu'ils discutent sur le droit d'acquรฉrir une rรฉsidence parmi les interdits de jouissance.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Nahman bar Yitshak ne laisse pas les questions ouvertes et ne tranche pas comme Rabba. Il les fait dรฉpendre des discussions dรฉjร  connues.

Arbre : Rabbi permet, les Sages interdisent. Asheira : Rabbi Yehouda permet d'acquรฉrir une rรฉsidence dans un interdit de jouissance, les Sages l'interdisent.

Les Tossefot : en Erouvin 31a, la sougya fait entendre que tous interdisent d'acquรฉrir une rรฉsidence dans un interdit de jouissance. Rav Nahman bar Yitshak ne tient pas cette sougya.

14
ืžืชื ื™ืณ ื—ืจื™ืฅ ืฉื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช, ืขืžื•ืง ืขืฉืจื” ื•ืจื•ื—ื‘ ืืจื‘ืขื” โ€” ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ื, ื•ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื—ื“. ืืคื™ืœื• ืžืœื ืงืฉ ืื• ืชื‘ืŸ. ืžืœื ืขืคืจ ืื• ืฆืจื•ืจื•ืช โ€” ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื—ื“, ื•ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ื.

Michna. Un fossรฉ entre deux cours, profond de dix et large de quatre : on fait deux erouvin, et on n'en fait pas un.

Mรชme rempli de paille ou de foin. Rempli de terre ou de cailloux : on fait un erouv, et on n'en fait pas deux.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืชื ื™' ื—ืจื™ืฅ ืืจื•ืš ื”ื•ื ื•ืžืคืกื™ืง ืขืœ ืคื ื™ ื”ื—ืฆืจ ื›ื•ืœื”:
Il est long, et il coupe toute la face de la cour.
ื•ืืคื™ืœื• ืžืœื ืชื‘ืŸ ื•ืงืฉ ืœืื• ืกืชื™ืžื” ื”ื™ื ื“ืœื ืžื‘ื˜ื™ืœ ืœื™ื” ื”ืชื ื“ืกื•ืคื• ืœื™ื˜ืœื•:
Le bouchage manque, car il ne l'annule pas sur place : il finira par le retirer.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืคื™ืœื• ืžืœื ืงืฉ ื•ืžืœื ืชื‘ืŸ ื‘ืงืฉ ื•ืชื‘ืŸ ื”ื ื™ื˜ืœื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ืื™ื™ืจื™ ื•ืœื ื›ื”ื”ื™ื ื“ืœืขื™ืœ [ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื–.] ืคื’ื” ื”ื˜ืžื•ื ื” ื‘ืชื‘ืŸ ื“ื”ื ืืžืจ ื‘ื’ืžืจื ื“ืืคื™ืœื• ืืจื ืงื™ ืžื‘ื˜ืœ ืื™ื ื™ืฉ ื•ื"ืช ื•ื”ื ืืžืจื™ื ืŸ ืืคื™ืœื• ืคื™ืจื•ืช ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ. ืžื—ื™ืฆื•ืช ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืžืกื›ืช ืฉื‘ืช ื‘ืกื•ืฃ ื”ื–ื•ืจืง (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืง.) ื‘ื•ืจ ื‘ืจื”"ืจ ืขืžื•ืง ืขืฉืจื” ื•ืจื—ื‘ ื“' ืžืœื ืžื™ื ื•ื–ืจืง ืœืชื•ื›ื• ื—ื™ื™ื‘ ืžืœื ืคื™ืจื•ืช ื•ื–ืจืง ืœืชื•ื›ื• ืคื˜ื•ืจ ืžืื™ ื˜ืขืžื ืžื™ื ืœื ืžื‘ื˜ืœื™ ืžื—ื™ืฆื” ืคื™ืจื•ืช ืžื‘ื˜ืœื™ ืžื—ื™ืฆื” ื•ืื•ืจ"ื™ ื“ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื“ืื™ ืžื‘ื˜ืœื™ ืื‘ืœ ืœืขื™ืจื•ื‘ ื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื ื™ืฉ ืœื—ืœืง ื‘ื™ืŸ ื ื™ื˜ืœ ืœืฉืื™ื ื• ื ื™ื˜ืœ ื•ืงืฆืช ืงืฉื” ื“ืžื“ืžื™ ืœื” ื‘ืกืžื•ืš ืœื‘ื™ืช ืฉืžื™ืœืื”ื• ื“ื”ื•ื™ ืœืขื ื™ืŸ ืื”ืœ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืžื”ื”ื™ื ื“ืื”ืœ ื ืžื™ ืชื™ืงืฉื™ ืื”ื”ื™ื ื“ืฉื‘ืช:
Il s'agit de paille et de foin que l'on peut dรฉplacer le Chabbat, et non du cas d'en haut (Erouvin 77a), la figue cachรฉe dans le foin. La Guemara dit en effet qu'un homme annule mรชme une bourse. Et si tu dis : nous disons que mรชme les fruits annulent les cloisons. Ainsi dans le traitรฉ Chabbat, ร  la fin de HaZorek (Chabbat 100a) : une fosse du domaine public, profonde de dix et large de quatre, pleine d'eau, et l'on jette dedans, on est passible ; pleine de fruits, et l'on jette dedans, on est quitte. Quelle est la raison ? L'eau n'annule pas la cloison. Les fruits annulent la cloison. Ri dit : de la Torah, ils annulent certes. Pour l'erouv, qui est rabbinique, on distingue ce qui se dรฉplace et ce qui ne se dรฉplace pas. C'est un peu difficile : plus loin, il compare ร  la maison que l'on a remplie, et ce cas concerne la tente, qui est de la Torah. De ce cas de la tente aussi, on objecte ร  ce cas de Chabbat.
๐Ÿ’ก Explication

Le fossรฉ (harits) coupe toute la cour. Dix de profond et quatre de large : c'est une cloison. Chaque cour fait son erouv. Elles n'en font pas un ensemble.

Paille ou foin : il compte les retirer, le fossรฉ reste. Terre ou cailloux : le fossรฉ est annulรฉ, les deux cours n'en font plus qu'une.

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ื ืชืŸ ืขืœื™ื• ื ืกืจ ืฉืจื—ื‘ ืืจื‘ืขื” ื˜ืคื—ื™ื, ื•ื›ืŸ ืฉืชื™ ื’ื–ื•ื–ื˜ืจืื•ืช ื–ื• ื›ื ื’ื“ ื–ื• โ€” ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ื, ื•ืื ืจืฆื• ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื—ื“. ืคื—ื•ืช ืžื›ืืŸ โ€” ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ื, ื•ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื—ื“.

S'il a posรฉ dessus une planche large de quatre tefahim, et de mรชme deux balcons l'un en face de l'autre : on fait deux erouvin, et s'ils veulent, on en fait un. Moins que cela : on fait deux erouvin, et on n'en fait pas un.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื ืชืŸ ืขืœื™ื• ื ืกืจ ืžืฉืคืชื• ืœืฉืคืชื• ื›ืขื™ืŸ ื’ืฉืจ ื•ื”ื•ื™ ื›ืคืชื—:
De son bord ร  son bord, ร  la maniรจre d'un pont, et c'est comme une ouverture.
ืฉืชื™ ื’ื–ื•ื–ื˜ืจืื•ืช ื ืกืจื™ืŸ ื‘ื•ืœื˜ื™ืŸ ืžืฉืคืช ืชืงืจืช ื”ืขืœื™ื™ื” ืœืจื”"ืจ ื•ืงื•ืจื™ืŸ ืœื• ืืœื“ื•ื™ื™"ืจ ื•ืื ื™ืฉื ืŸ ื–ื• ืืฆืœ ื–ื• ื‘ืฉืชื™ ืขืœื™ื•ืช ืฉืœ ืฉื ื™ ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ื•ื ืชืŸ ื ืกืจ ืจื—ื‘ ื“' ื›ืžื™ืŸ ื’ืฉืจ ืžื–ื• ืœื–ื• ื”ื•ื™ ื ืžื™ ืคืชื—:
Des planches qui dรฉpassent du bord du plafond de l'รฉtage vers le domaine public. On les appelle aldoyer. S'il y en a l'une prรจs de l'autre, ร  deux รฉtages de deux habitations, et qu'il a posรฉ une planche large de quatre, comme un pont de l'une ร  l'autre, c'est aussi une ouverture.
ืคื—ื•ืช ืžื›ืืŸ ืฉืื™ื ื• ืจื—ื‘:
Lorsqu'elle n'est pas large.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื›ืŸ ืฉืชื™ ื’ื–ื•ื–ื˜ืจืื•ืช ื›ื•' ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜ืจ' ื‘ื ื•ืชืŸ ื ืกืจ ืจื—ื‘ ื“' ืžื–ื• ืœื–ื• ื“ื”ื•ื™ ื ืžื™ ืคืชื— ื•ืชื™ืžื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืข"ื™ ื ืกืจ ืจื—ื‘ ื“' ืื™ื™ืจื™ ื”ื™ื›ื™ ืจื™ืง ื‘ื’ืžืจื ื–ื• ื›ื ื’ื“ ื–ื• ืื™ืŸ ื–ื• ืฉืœื ื›ื ื’ื“ ื–ื• ืœื ืืคื™ืœื• ืžื™ืคืœื’ื™ ื˜ื•ื‘ื ืœื™ืฉืชืจื™ ืข"ื™ ื ืกืจ ื“' ื›ื“ืืžืจ ืœืขื•ืœ ื“ื›ื™ ื”ื•ื™ ื›ื•ืชืœ ื“' ืืคื™ืœื• ืžื™ืคืœื’ื™ ื˜ื•ื‘ื ื•ืžืคืจืฉ ืจ"ืช ื“ืœื ืื™ื™ืจื™ ื‘ื ื•ืชืŸ ื ืกืจ ืžื–ื• ืœื–ื• ื•ื“ื™ืŸ ื—ืจื™ืฅ ื ื•ืชืŸ ืœื’ื–ื•ื–ื˜ืจืื•ืช ื“ืื ื™ืฉ ืžื–ื• ืœื–ื• ื“' ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ื ื•ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื—ื“ ื›ืžื• ื—ืจื™ืฅ ืื‘ืœ ื‘ืคื—ื•ืช ืžื“' ืจื’ื™ืœ ืœืคืกื•ืข ืžื–ื• ืœื–ื• ื›ืžื• ื’ื‘ื™ ื—ืจื™ืฅ ื•ื›ื“ืืžืจ ื‘ืžืก' ืฉื‘ืช ื‘ืค' ื”ื–ื•ืจืง (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืง:) ื’ื‘ื™ ืจืงืง ืฉืœ ืžื™ื ื“ื”ื™ื›ื ื“ืœื ื”ื•ื™ ืืจื‘ืขื” ื˜ืคื—ื™ื ืžืคืกืข ืคืกืขื™ ืœื™ื” ืžืฉ"ื” ื›ื™ ืœื™ื›ื ื“' ืžื–ื• ืœื–ื• ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ื ื•ืื ืจืฆื• ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื—ื“ ืืคื™ืœื• ื”ื™ื ืžื•ืคืœื’ืช ืฉืœืฉื” ื›ืฉื”ืŸ ื–ื• ื›ื ื’ื“ ื–ื• ืื‘ืœ ื–ื• ืฉืœื ื›ื ื’ื“ ื–ื• ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื—ื“ ื›ืฉืžืฉื•ื›ื•ืช ื–ื• ืžื–ื• ืฉืœืฉื” ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื’ืžืจื [ื•ืคื—ื™ืช ืžื›ืืŸ ื“ืงืืžืจ ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื—ื•ื–ืจ ื•ืงืื™ ืื ืกืจ]:
Le commentaire explique : lorsqu'on pose une planche large de quatre de l'une ร  l'autre, c'est aussi une ouverture. Et c'est รฉtonnant. Puisqu'il s'agit d'une planche large de quatre, comment la Guemara dรฉduit-elle plus loin : l'une en face de l'autre, oui ; l'une qui n'est pas en face de l'autre, non ? Mรชme trรจs รฉcartรฉes, une planche de quatre devrait permettre, comme on le dit plus haut : quand il y a quatre, mรชme si elles sont trรจs รฉcartรฉes. Rabbeinou Tam explique qu'il ne s'agit pas de poser une planche de l'une ร  l'autre. On donne aux balcons la rรจgle du fossรฉ. S'il y a quatre de l'une ร  l'autre, on fait deux erouvin et on n'en fait pas un, comme pour un fossรฉ. En deรงร  de quatre, on a coutume d'enjamber de l'une ร  l'autre, comme pour le fossรฉ. Ainsi dans le traitรฉ Chabbat, au chapitre HaZorek (Chabbat 100b), pour une flaque d'eau : lร  oรน il n'y a pas quatre tefahim, on l'enjambe. C'est pourquoi, lorsqu'il n'y a pas quatre de l'une ร  l'autre, on fait deux erouvin, et s'ils veulent on en fait un, mรชme si l'รฉcart est de trois, lorsqu'elles sont face ร  face. Si l'une n'est pas en face de l'autre, on ne fait pas un seul erouv lorsqu'elles sont tirรฉes l'une de l'autre de trois, comme le dit la Guemara. Et moins que cela, dans la michna, revient et porte sur la planche.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ื—ืจื™ืฅ ืฉื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืขืžื•ืง ืขืฉืจื” ื•ืจื•ื—ื‘ ืืจื‘ืขื” ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ื ื•ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื—ื“. ื•ืืคื™' ืžืœื ืชื‘ืŸ ืื• ืงืฉ. ืžืœื ืขืคืจ ืื• ืฆืจื•ืจื•ืช ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื—ื“ ื•ืœื ืฉื ื™ื ื ืชืŸ ืขืœื™ื• ื ืกืจ ืฉื”ื•ื ืจื—ื‘ ืืจื‘ืขื” ื˜ืคื—ื™ื ื•ื›ืŸ ืฉืชื™ ื’ื–ื•ื–ื˜ืจืื•ืช ื–ื• ื›ื ื’ื“ ื–ื• ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื—ื“ ื•ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ื. ืคื—ื•ืช ืžื›ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ื ื•ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื—ื“:
Michna. Un fossรฉ entre deux cours, profond de dix et large de quatre : on fait deux erouvin et on n'en fait pas un. Mรชme rempli de foin ou de paille. Rempli de terre ou de cailloux : on fait un, et non deux. S'il a posรฉ dessus une planche large de quatre tefahim, et de mรชme deux balcons l'un en face de l'autre : on fait un, et on n'en fait pas deux. Moins que cela : on fait deux, et on n'en fait pas un.
๐Ÿ’ก Explication

La planche de quatre, d'un bord ร  l'autre, est un pont. Elle ouvre un passage. Les cours restent sรฉparรฉes, ou se joignent si elles le veulent. En dessous de quatre, le passage manque.

Gezouztra : balcon qui dรฉpasse de l'รฉtage vers le domaine public. Rachi lit ici aussi une planche de quatre entre les deux. Rabbeinou Tam lit l'รฉcart lui-mรชme : quatre sรฉpare, comme le fossรฉ ; moins de quatre, on enjambe, s'ils sont face ร  face.

Le Roch reprend la michna. Pour la planche et les balcons face ร  face, sa formule est : on fait un erouv, et on n'en fait pas deux.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux balcons face ร  face Rachi lit une planche. Rabbeinou Tam lit l'รฉcart. Rachi Planche de 4, d'un balcon ร  l'autre Comme un pont Ouverture : deux erouvin, ou un s'ils veulent Rabbeinou Tam Pas de planche entre eux ร‰cart de 4 : comme un fossรฉ Moins de 4 : on enjambe s'ils sont face ร  face
Rachi : une planche relie les balcons. Rabbeinou Tam : c'est l'รฉcart entre eux qui dรฉcide.
16
ื’ืžืณ ื•ืชื‘ืŸ ืœื ื—ื™ื™ืฅ? ื•ื”ื ืื ืŸ ืชื ืŸ: ืžืชื‘ืŸ ืฉื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื’ื‘ื•ื” ืขืฉืจื” ื˜ืคื—ื™ื โ€” ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ื ื•ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืื—ื“!

Guemara. Et le foin ne sรฉpare pas ?

Mais nous avons appris : un tas de foin entre deux cours, haut de dix tefahim, on fait deux erouvin et on n'en fait pas un.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ืž' ืœื ื—ื™ื™ืฅ ืœื ืกืชื™ื:
Il ne bouche pas.
ื•ื”ืชื ืŸ ืžืชื‘ืŸ ืฉื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื›ื•' ื’ื“ื™ืฉ ืฉืœ ืชื‘ืŸ ื•ืงืชื ื™ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ื ืืœืžื ื—ื™ื™ืฅ:
Une meule de foin. Et l'on enseigne : on fait deux. Donc il fait cloison.
๐Ÿ’ก Explication

La michna du fossรฉ traite le foin versรฉ dedans comme un remplissage nul. Une autre michna donne ร  une meule de dix la force d'une cloison. Les deux semblent se contredire.

17
ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ืœืขื ื™ืŸ ืžื—ื™ืฆื” โ€” ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ื”ื•ื™ื ืžื—ื™ืฆื”, ืื‘ืœ ืœืขื ื™ืŸ ื—ืฆื™ืฆื”, ืื™ ื‘ื˜ืœื™ื” โ€” ื—ื™ื™ืฅ, ื•ืื™ ืœื ื‘ื˜ืœื™ื” โ€” ืœื ื—ื™ื™ืฅ.

Abaye a dit : pour une cloison, tous conviennent que c'est une cloison. Mais pour un remplissage, s'il l'a annulรฉ, cela sรฉpare ; s'il ne l'a pas annulรฉ, cela ne sรฉpare pas.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœืขื ื™ืŸ ืžื—ื™ืฆื” ืืข"ื’ ื“ืขืชื™ื“ ืœื™ื˜ืœื• ื›ืœ ื›ืžื” ื“ื”ื•ื™ ื”ืชื ืžื—ื™ืฆื” ื”ื™ื ื“ื”ื ืžืคืกื™ืง ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื” ืืขื‘ื™ื˜ื™ืŸ ื•ืื•ื›ืคื•ืช ื•ื›ืœื™ ื‘ื”ืžื” ื“ืชื ืŸ ื‘ืคืจืง ืงืžื (ื“ืฃ ื˜ื•:) ื“ืžืงื™ืคื™ืŸ ื‘ื”ืŸ:
Mรชme s'il doit le retirer, tant qu'il est lร  c'est une cloison, car cela coupe. Comme les auges, les bรขts et les ustensiles de bรชte, dont on a appris au premier chapitre (15b) qu'on enclot avec eux.
ืื‘ืœ ืœืขื ื™ืŸ ื—ืฆื™ืฆื” ืœื—ื•ืฅ ื‘ืคื ื™ ืื•ื™ืจ ื”ื—ืจื™ืฅ ื•ืœื™ื“ื•ืŸ ื›ืกืชื•ื ื“ืžืฉื•ื™ืช ืœื™ื” ื›ืืจืขื:
Pour boucher devant l'air du fossรฉ et pour le juger bouchรฉ, car on le rend semblable au sol.
ืื™ ื‘ื˜ืœื™ื” ืœื”ื“ื™ื ื•ืืžืจ ืœื ืฉืงื™ืœื ื ืœื™ื” ืžื”ื›ื ื‘ื˜ื™ืœ ื•ืื™ ืœื ืœื:
Explicitement. Il a dit : je ne le reprendrai pas d'ici. C'est annulรฉ. Sinon, non.
๐Ÿ’ก Explication

Mehitsa : le foin dressรฉ entre les cours coupe, tant qu'il est lร . Peu importe qu'il doive le retirer. Rachi compare aux auges et aux bรขts avec lesquels on enclot (Erouvin 15b).

Hatsitsa : boucher l'air du fossรฉ et le rendre semblable au sol. Il faut un bitoul explicite : je ne le reprendrai pas d'ici. Sans cette parole, le fossรฉ demeure.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Abaye : cloison et remplissage Le foin sรฉpare. Il ne bouche le fossรฉ qu'avec un bitoul. Mehitsa : cloison Meule de foin entre deux cours Tant qu'elle est lร , elle coupe Mรชme s'il compte la retirer Tous s'accordent C'est une cloison Hatsitsa : remplissage Foin versรฉ dans le fossรฉ Pour rendre le fond comme le sol S'il annule : cela bouche S'il n'annule pas : le fossรฉ reste un fossรฉ
La meule sรฉpare sans annulation. Le foin dans le fossรฉ ne bouche qu'avec un bitoul.
18
ืžืœื ืขืคืจ. ื•ืืคื™ืœื• ื‘ืกืชืžื? ื•ื”ืชื ืŸ: ื‘ื™ืช ืฉืžื™ืœืื”ื• ืชื‘ืŸ ืื• ืฆืจื•ืจื•ืช ื•ื‘ื™ื˜ืœื• โ€” ื‘ื˜ืœ.

Rempli de terre. Mรชme sans prรฉcision ?

Mais nous avons appris : une maison que l'on a remplie de foin ou de cailloux, et qu'il a annulรฉe, est annulรฉe.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืืคื™ืœื• ื‘ืกืชืžื ื“ืœื ื™ื“ืขื™ื ืŸ ืื™ ืฉืงื™ืœ ืชื• ืื™ ืœื:
Lorsque nous ne savons pas s'il retirera encore, ou non.
ื‘ื™ืช ืฉื˜ื•ืžืืช ืžืช ื‘ืชื•ื›ื• ื•ืžื™ืœืื•ื”ื• ืขืคืจ ืื• ืฆืจื•ืจื•ืช ื•ื‘ื™ื˜ืœื• ืžื‘ื•ื˜ืœ ื•ื”ื•ื™ ื˜ื•ืžืื” ืจืฆื•ืฆื” ืฉืื™ืŸ ืœื” ืื”ืœ ืœืขืฆืžื” ื•ื‘ื•ืงืขืช ื•ืขื•ืœื” ืขื“ ืœืจืงื™ืข ื•ื”ืžืื”ื™ืœ ืขืœ ื”ื’ื’ ื˜ืžื ื•ื›ืœ ื˜ื•ืžืื” ืฉืื™ืŸ ืœื” ืื”ืœ ื˜ืคื— ื‘ื•ืงืขืช ื•ืขื•ืœื” ืขื“ ื”ืจืงื™ืข ื›ื“ืืžืจ ื‘ื‘ืจื›ื•ืช ื‘ืคืจืง ืžื™ ืฉืžืชื•:
Oรน il y a une impuretรฉ de mort ร  l'intรฉrieur. On l'a remplie de terre ou de cailloux et on l'a annulรฉe : elle est annulรฉe. C'est une impuretรฉ comprimรฉe, qui n'a pas de tente ร  elle. Elle perce et monte jusqu'au firmament. Celui qui fait tente au-dessus du toit est impur. Toute impuretรฉ qui n'a pas une tente d'un tefah perce et monte jusqu'au firmament, comme on le dit dans Berakhot, au chapitre Mi chemeto.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื”ืชื ืŸ ื‘ื™ืช ืฉืžื™ืœืื”ื• ืชื‘ืŸ ืื• ืฆืจื•ืจื•ืช ื•ื‘ื™ื˜ืœื• ื‘ื˜ืœ ื›ืš ื”ื™ื ื”ื’ื™ืจืกื ื‘ื›ืœ ื”ืกืคื“ื™ื ื•ื›ืŸ ืคื™ืจืฉ ืจ"ื— ื•ืจ"ื™ ืื•ืžืจ ื“ื”ื”ื™ื ืžืฉื ื” ื‘ืžืกื›ืช ืื”ืœื•ืช (ืคื˜"ื• ืžืฉื ื” ื–) ื•ืื™ืŸ ื›ืชื•ื‘ ืฉื ืชื‘ืŸ ืืœื ืขืคื“ ืื• ืฆืจื•ืจื•ืช ื•ืœื ื’ืจืก ื ืžื™ ื”ืชื ื•ื‘ื™ื˜ืœื• ื‘ื˜ืœ ื•ื”ื›ื™ ืื™ืชื ื”ืชื ื‘ื™ืช ืฉืžื™ืœืื”ื• ืขืคืจ ืื• ืฆืจื•ืจื•ืช ื•ื‘ื™ื˜ืœื• ื•ื›ืŸ ื›ืจื™ ืฉืœ ืชื‘ื•ืื” ืื• ื’ืœ ืฉืœ ืฆืจื•ืจื•ืช ืืคื™ืœื• ื›ื’ืœื• ืฉืœ ืขื›ืŸ ื•ืืคื™ืœื• ื˜ื•ืžืื” ื‘ืฆื“ ื›ืœื™ื ื˜ื™ืžืื” ื‘ื•ืงืขืช ื•ืขื•ืœื” ื˜ื•ืžืื” ื‘ื•ืงืขืช ื•ื™ื•ืจื“ืช ื•ื”ืฉ"ืก ืžื‘ื™ืื” ื‘ืงื•ืฆืจ ื•ื›ืŸ ื“ืจืš ื”ืฉ"ืก ื‘ื›ืžื” ืžืงื•ืžื•ืช ื•ืื™ืŸ ืœื•ืžืจ ื“ื”ืš ื“ืžื™ื™ืชื™ ื”ื™ื ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ืื™ืŸ ืœื”ื‘ื™ื ื‘ืจื™ื™ืชื ื›ื™ื•ืŸ ืฉื™ื›ื•ืœ ืœื”ื‘ื™ื ื”ืžืฉื ื” ื•ืžื” ืฉืื•ืžืจ ื‘ืค"ืง ื“ืกื•ื›ื” (ื“ืฃ ื“.) ืชื‘ืŸ ื•ืื™ืŸ ืขืชื™ื“ ืœืคื ื•ืชื• ื•ืขืคืจ ืกืชื ืžื—ืœื•ืงืช ืจ' ื™ื•ืกื™ ื•ืจื‘ื ืŸ ืืข"ื’ ื“ื‘ืžืชื ื™' ื“ืื”ืœื•ืช ืœื ืื™ื™ืจื™ ืจื‘ื ืŸ ืžื™ื“ื™ ื‘ืชื‘ืŸ ืž"ืž ืžื›ืœ ืฉื›ืŸ ื“ืขืคืจ ืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ื‘ืขื™ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ื•ื”ื ื“ืคืฉื™ื˜ื ืœื™ื” ืชื‘ืŸ ื•ื‘ื™ื˜ืœื• ื”ื•ื” ืžื™ืขื•ื˜ ืœืจื‘ื ืŸ ืฉืคื™ืจ ืฉืžืขื™ื ืŸ ืžื›ืœ ืฉื›ืŸ ื“ื›ืจื™ ื“ืชื‘ื•ืื” ื“ืžื”ื ื™ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ ื”ืชื ืขืคืจ ืกืชื ืžื—ืœื•ืงืช ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื•ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื” ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ื ืžื™ ืขืคืจ ื•ืื™ืŸ ืขืชื™ื“ ืœืคื ื•ืชื• ื“ื‘ื”ื ื ืžื™ ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื ืŸ ื•ืืžืจื™ ื“ืœื ื‘ื˜ื™ืœ ืืœื ืื ื›ืŸ ื‘ื™ื˜ืœื• ื•ืื™ืŸ ืขืชื™ื“ ืœืคื ื•ืชื• ืœืื• ื”ื™ื™ื ื• ื‘ื™ื˜ืœื• ื›ื“ืžื•ื›ื— ื”ืชื ืืœื ืžืฉื•ื ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื ืงื˜ ืขืคืจ ืกืชื ื•ืœื ื—ืฉ ืœื”ืืจื™ืš ื•ืœืžื™ื ืงื˜ ืชืจื•ื™ื™ื”ื•:
Telle est la leรงon dans tous les livres, et ainsi a expliquรฉ Rabbeinou Hananel. Ri dit que cette michna est dans le traitรฉ Ohalot (chapitre 15, michna 7). Il n'y est pas รฉcrit foin, mais terre ou cailloux. On n'y lit pas non plus : et il l'a annulรฉe, c'est annulรฉ. Voici ce qui s'y trouve : une maison que l'on a remplie de terre ou de cailloux et que l'on a annulรฉe, et de mรชme un tas de grain ou un amas de cailloux, mรชme comme l'amas d'Akhan, et mรชme si l'impuretรฉ est ร  cรดtรฉ des ustensiles : l'impuretรฉ perce et monte, l'impuretรฉ perce et descend. Le Talmud la cite en abrรฉgรฉ, et c'est sa maniรจre en plusieurs endroits. On ne dira pas que ce qu'il cite est une baraรฏta : on ne cite pas une baraรฏta lorsqu'on peut citer la michna. Et ce que l'on dit au premier chapitre de Souka (4a) : du foin que l'on ne compte pas dรฉblayer, et de la terre sans prรฉcision, c'est une discussion de Rabbi Yossi et des Sages. Dans la michna d'Ohalot, les Sages ne parlent pas du foin. On apprend malgrรฉ tout, ร  plus forte raison, de la terre, qu'une annulation est requise. Et ce qui lui est รฉvident, le foin que l'on a annulรฉ, serait un cas restreint pour les Sages. On l'apprend bien, ร  plus forte raison, du tas de grain, pour lequel l'annulation agit. Et lร  oรน il dit : la terre sans prรฉcision, discussion de Rabbi Yossi et des Sages, il aurait pu dire aussi : de la terre que l'on ne compte pas dรฉblayer. Lร  aussi les Sages discutent, et ils disent que cela ne s'annule que s'il l'a annulรฉ. Ne pas compter le dรฉblayer n'รฉquivaut pas ร  l'annuler, comme on le prouve lร -bas. C'est ร  cause de Rabbi Yossi qu'il a pris la terre sans prรฉcision, et il n'a pas tenu ร  allonger pour prendre les deux cas.
๐Ÿ’ก Explication

La michna du fossรฉ parle de terre ou de cailloux sans dire qu'il a annulรฉ. La Guemara demande si le silence suffit.

Elle cite une maison remplie, au sujet de la touma (impuretรฉ) du mort. Rachi : une fois annulรฉ, le remplissage supprime la tente. L'impuretรฉ comprimรฉe (touma retsoutsa) perce et monte jusqu'au firmament.

Les Tossefot rapprochent la citation de la michna d'Ohalot 15, 7, que le Talmud abrรจge, et de la discussion de Souka 4a sur le foin et la terre sans prรฉcision.

19
ื‘ื™ื˜ืœื• โ€” ืื™ืŸ,

S'il l'a annulรฉ : oui.

๐Ÿ’ก Explication

Dรฉbut de la dรฉduction, coupรฉe ici. S'il a annulรฉ, l'annulation est dite. La suite de l'infรฉrence est sur l'amud suivant.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).