Eruvin 79b : Lavoud du foin, annulation, et tonneau de la ruelle

Eruvin 79b

Sougya : L'amud achรจve Rav Houna, fils de Rav Yehochoua : maison de dix, foin de sept et un peu, l'รฉcart moindre que trois se joint par lavoud, et en deรงร  de dix dรฉsigne ce rรฉgime. La baisse du foin interdit les deux ; la veille peut l'expliquer, sans trancher les habitants arrivรฉs le Chabbat.

On permet au compagnon par la clรฉ ou par l'annulation ; une seconde lecture exige les deux, et l'annulation ne se rend pas en retour. La michna du shitouf dit qui reรงoit le tonneau, et Rav Yehouda le fait soulever d'un tefah.

Les anciens de Poumbedita sont encore nommรฉs pour le kiddouch, le feu de l'accouchรฉe, et l'asheira gardรฉe par les prรชtres.

Foin et plafond : deux lectures Mรชme lavoud. Le sens de en deรงร  de dix change. Abaye Maison : 13 moins un peu Foin rรฉellement haut de 10 ร‰cart sous 3 : lavoud En deรงร  de dix : le foin l'รฉtait Rav Houna, fils de Rav Yehochoua Maison haute de 10 Foin de 7 et un peu ร‰cart sous 3 : lavoud En deรงร  de dix : le rรฉgime de dix Les deux : le foin rejoint le plafond Cloison loin du plafond : hors de ces lectures
Abaye et Rav Houna, fils de Rav Yehochoua : deux hauteurs, un mรชme lavoud, et le sens de en deรงร  de dix.
Permettre au compagnon aprรจs la baisse Clรฉ, annulation, habitude, et pas d'aller-retour. Baraรฏta : il ferme sa maison ร  clรฉ et il annule son droit Premiรจre lecture Ou la clรฉ, ou l'annulation La clรฉ montre qu'il se retire Seconde lecture Les deux restent exigรฉs Habituรฉ, il transporterait Le receveur annule en retour : refusรฉ Lui reste interdit. Le compagnon รฉtait permis
Clรฉ ou annulation, les deux ร  cause de l'habitude, et le refus de l'annulation en retour.
Qui reรงoit le tonneau du shitouf La michna trie les mains. Rav Yehouda ajoute le soulรจvement. Peuvent recevoir Fils et fille adultes Esclave et servante hรฉbreux Femme, si elle a une maison Main comme la sienne Fils et fille mineurs Esclave et servante cananรฉens L'acquisition resterait ร  lui Tonneau ร  lui L'envoyรฉ le soulรจve d'un tefah Tonneau ร  eux Pas d'acquisition ร  faire
Qui peut recevoir le tonneau du shitouf, et quand on le soulรจve d'un tefah.
1
ื•ืชื‘ืŸ ืฉื‘ืขื” ื•ืžืฉื”ื•, ื“ื›ืœ ืคื—ื•ืช ืžืฉืœืฉื” ื›ืœื‘ื•ื“ ื“ืžื™.

Et du foin de sept et un peu, car tout รฉcart moindre que trois est comme joint (lavoud).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืชื‘ืŸ ืฉื‘ืขื” ื•ืžืฉื”ื• ื•ืœืงืžืŸ ืคืจื™ืš ื”ื ื ืชืžืขื˜ ืžืขืฉืจื” ืงืชื ื™:
Du foin de sept et un peu. Et plus loin on objecte : mais on enseigne qu'il a diminuรฉ en deรงร  de dix.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื“ื›ืœ ืคื—ื•ืช ืžื’' ื›ืœื‘ื•ื“ ื“ืžื™ ื•ืœืื‘ื™ื™ ืืข"ื’ ื“ื‘ืขืœืžื ืžื”ื ื™ ืœื‘ื•ื“ ื‘ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ื›ื“ืืฉื›ื—ืŸ ืœืขื™ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื˜ื–:) ื’ื‘ื™ ื—ื‘ืœื™ื ื”ื›ื ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ื“ื”ื ืžื—ื™ืฆื•ืช ืฉืื™ืŸ ืžื’ื™ืขื•ืช ื ืžื™ ืœื ืžื—ืฉื‘ื™ ืœื”ื• ื”ื›ื:
Car tout รฉcart moindre que trois est comme lavoud. Et selon Abaye, bien qu'ailleurs le lavoud soit efficace de cette maniรจre, comme on le trouve plus haut (Erouvin 16b) au sujet des cordes, ici il ne le compte pas, car des cloisons qui n'atteignent pas non plus ne sont pas comptรฉes ici.
๐Ÿ’ก Explication

La phrase a commencรฉ au recto. Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, lit la baraรฏta mรชme pour une maison haute de dix seulement. Le foin n'atteint que sept et un peu. L'รฉcart jusqu'au plafond est moindre que trois. Par lavoud, les deux se rejoignent.

Lue ainsi, la baraรฏta parle d'une cloison qui rejoint le plafond. Abaye rรฉservait le cas ร  une maison de treize moins un peu, avec un foin rรฉellement haut de dix. Les Tossefot : il n'applique pas ici le lavoud comme pour les cordes (Erouvin 16b), car, dans cette baraรฏta, une cloison qui n'atteint pas le plafond ne compte pas.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Maison de dix, foin de sept et un peu Rav Houna, fils de Rav Yehochoua : le lavoud rejoint le plafond. Plafond, ร  hauteur de 10 ร‰cart : moins de 3 lavoud Foin : 7 et un peu Maison de 10
Maison de dix, foin de sept et un peu : l'รฉcart moindre que trois se joint au plafond.
2
ื‘ืฉืœืžื ืœืื‘ื™ื™, ื”ื™ื™ื ื• ื“ืงืชื ื™ ืดืžืขืฉืจื”ืด, ืืœื ืœืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข ืžืื™ ืดืžืขืฉืจื”ืด?

Cela se comprend selon Abaye : voilร  pourquoi on enseigne en deรงร  de dix. Mais selon Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, que signifie en deรงร  de dix ?

๐Ÿ’ก Explication

Abaye part d'un foin rรฉellement haut de dix. La formule de la baraรฏta, diminuรฉ en deรงร  de dix, lui va telle quelle.

Rav Houna part d'un foin de sept et un peu, qui n'a jamais atteint dix. La mรชme formule demande alors un autre sens.

3
ืžืชื•ืจืช ืขืฉืจื”.

Du rรฉgime de dix.

๐Ÿ’ก Explication

Le foin de sept et un peu avait, par lavoud, le rรฉgime d'une cloison de dix. Descendu en dessous de cette mesure, il sort de ce rรฉgime. La baraรฏta appelle cela : en deรงร  de dix.

4
ืฉื ื™ื”ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ. ืฉืžืข ืžื™ื ื” ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ืืกื•ืจื™ืŸ?

Tous deux sont interdits. Apprends-en : des habitants qui arrivent le Chabbat interdisent ?

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืฉื ื™ื”ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ ืœืขื™ืœ ืงืื™ ื“ืงืชื ื™ ื ืชืžืขื˜ ื”ืชื‘ืŸ ืžืขืฉืจื” ืืกืจื™ ืื”ื“ื“ื™:
Tous deux sont interdits. Cela se rapporte ร  plus haut, oรน l'on enseigne : le foin a diminuรฉ en deรงร  de dix, ils s'interdisent l'un l'autre.
ืฉืžืข ืžื™ื ื” ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ื›ื™ ื”ื›ื ื“ืืžืฉ ืœื ื”ื™ื• ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ืืœื• ืฉื•ืœื˜ื™ืŸ ืžืŸ ื”ืชื‘ืŸ ื•ื”ืœืื” ื•ืขื›ืฉื™ื• ื”ืŸ ืฉื•ืœื˜ื™ืŸ ื‘ื›ืœ ื”ื‘ื™ืช:
Apprends-en : des habitants qui arrivent le Chabbat. Comme ici : hier ces habitants ne dominaient pas depuis le foin et au-delร , et maintenant ils dominent toute la maison.
ืืกื•ืจื™ืŸ ื•ืœื ืืžืจ ืฉื‘ืช ื”ื•ืื™ืœ ื•ื”ื•ืชืจื” ื”ื•ืชืจื” ื•ืคืœื•ื’ืชื ื”ื™ื ื‘ืค"ืง (ื“ืฃ ื™ื–.) ื’ื‘ื™ ืฉื™ื™ืจื ืฉื—ื ืชื” ื‘ื‘ืงืขื”:
Ils interdisent. Et l'on ne dit pas : le Chabbat, puisqu'il a รฉtรฉ permis, reste permis. Et c'est une discussion au premier chapitre (Erouvin 17a), au sujet d'une caravane qui a campรฉ dans une vallรฉe.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉืžืข ืžื™ื ื” ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ืืกื•ืจื™ืŸ ื™ืฉ ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ืฉืืกื•ืจื™ืŸ ื›ื’ื•ืŸ ื™ืฉืจืืœ ื•ื’ืจ ืฉืฉืจื•ื™ื™ืŸ ื‘ื“ื™ืจื” ืื—ืช ื•ืžืช ื’ืจ ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื ื›ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ื”ื“ืจ (ืœืขื™ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืข:) ื•ื”ื›ื ื‘ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ื‘ืฉื‘ืช ืขืœ ื™ื“ื™ ื ืคื™ืœืช ืžื—ื™ืฆื” ืฉื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืื™ื™ืจื™ [ื“ืคืœื™ื ื™ ื‘ื™ื” ืจื‘ ื•ืฉืžื•ืืœ] ื•ืžื™ื‘ืขื™ื ืœื™ื” ืœืจื‘ ืื•ืฉืขื™ื ื‘ืคืจืง ื›ืœ ื’ื’ื•ืช (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืฆื’:):
Apprends-en : des habitants qui arrivent le Chabbat interdisent. Il y a des habitants qui arrivent le Chabbat et qui interdisent, par exemple un Juif et un converti qui habitent un mรชme logement, et le converti meurt de jour, comme on le dit au chapitre HaDar (plus haut, Erouvin 70b). Et ici il s'agit d'habitants qui arrivent le Chabbat par la chute d'une cloison entre deux cours, sujet de discussion entre Rav et Chmouel, et Rav Ochaya s'en enquiert au chapitre Kol Gagot (plus loin, Erouvin 93b).
๐Ÿ’ก Explication

Quand le foin passe sous dix, la baraรฏta interdit les deux. Au dรฉbut du Chabbat, chacun รฉtait permis dans son domaine. La baisse, en cours de Chabbat, fait comme si de nouveaux habitants entraient dans chaque cour.

La question vise la rรจgle : le Chabbat, puisqu'il a รฉtรฉ permis, reste permis. La baraรฏta semble dire l'inverse. Rachi renvoie la discussion ร  la caravane qui campe dans une vallรฉe (Erouvin 17a).

Les Tossefot sรฉparent les cas. Un converti qui meurt de jour (Erouvin 70b) est un habitant arrivรฉ le Chabbat et qui interdit. Ici, l'arrivรฉe vient de la chute d'une cloison entre deux cours, sujet de Rav et de Chmouel, et question de Rav Ochaya (Erouvin 93b).

5
ื“ืœืžื ื“ืื™ืžืขื˜ ืžืืชืžื•ืœ.

Peut-รชtre qu'il a diminuรฉ depuis la veille.

๐Ÿ’ก Explication

La baisse a pu avoir lieu avant l'entrรฉe du Chabbat. Dรจs le dรฉbut, les deux s'interdisaient. On n'apprend rien sur des habitants qui n'arriveraient qu'en cours de Chabbat.

6
ื›ื™ืฆื“ ื”ื•ื ืขื•ืฉื”? ื ื•ืขืœ ืืช ื‘ื™ืชื• ื•ืžื‘ื˜ืœ ืจืฉื•ืชื•. ืชืจืชื™?! ื”ื›ื™ ืงืืžืจ: ืื• ื ื•ืขืœ ืืช ื‘ื™ืชื• ืื• ืžื‘ื˜ืœ ืืช ืจืฉื•ืชื•.

Comment fait-il ? Il ferme sa maison ร  clรฉ et annule son droit.

Les deux ?! Voici ce qu'il dit : ou bien il ferme sa maison ร  clรฉ, ou bien il annule son droit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื• ื ื•ืขืœ ืืช ื‘ื™ืชื• ื“ื’ืœื™ ื“ืขืชื™ื” ื“ืืกืชืœืง ืžื”ื›ื ื•ื”ื™ื™ื ื• ื‘ื™ื˜ื•ืœื™ื”:
Ou bien il ferme sa maison ร  clรฉ. Car il rรฉvรจle sa pensรฉe qu'il s'est retirรฉ d'ici, et c'est cela son annulation.
๐Ÿ’ก Explication

Le foin est passรฉ sous dix. Pour permettre au moins au compagnon, la baraรฏta semble exiger la clรฉ et l'annulation du droit (bitoul reshout).

Premiรจre lecture : l'un des deux suffit. Fermer ร  clรฉ rรฉvรจle qu'il se retire, et ce retrait tient lieu d'annulation.

7
ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ืœืขื•ืœื ืชืจืชื™, ื›ื™ื•ืŸ ื“ื“ืฉ ื‘ื™ื” โ€” ืืชื™ ืœื˜ืœื˜ื•ืœื™.

Et si tu veux, dis : en rรฉalitรฉ les deux. Puisqu'il y est habituรฉ, il en viendrait ร  transporter.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื ืœืขื•ืœื ืชืจืชื™ ื•ืœืขื ื™ืŸ ื”ื™ืชืจ ื—ื‘ื™ืจื• ื‘ื—ื“ื ืกื’ื™ ื•ืžื™ื”ื• ืœื“ื™ื“ื™ื” ื‘ืขื™ ืœืžื™ืขื‘ื“ ื”ืจื—ืงื” ื“ืœื ืœื™ืชื™ ืœื˜ืœื˜ื•ืœื™ ื•ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ืœื”ืื™ ืชื ื ื‘ื›ืœ ืžื‘ื˜ืœื™ ืจืฉื•ืช ื“ื‘ืขื™ ืœื ืขื•ืœ:
Et si tu veux, dis : en rรฉalitรฉ les deux. Pour la permission du compagnon, un seul suffit. Mais pour lui-mรชme, il doit faire une mise ร  distance, afin qu'il n'en vienne pas ร  transporter. Et il en va de mรชme : ce tanna tient que tout homme qui annule son droit doit fermer ร  clรฉ.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื ืœืขื•ืœื ืชืจืชื™ ืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื•ืœืขื ื™ืŸ ื”ื™ืชืจ ื—ื‘ื™ืจื• ื‘ื—ื“ื ืกื’ื™ ืžื™ื”ื• ืœื“ื™ื“ื™ื” ื‘ืขื™ ืœืžื™ืขื‘ื“ ื”ืจื—ืงื” ื“ืœื ืœื™ืชื™ ืœื˜ืœื˜ื•ืœื™ ื•ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ืœื”ืื™ ืชื ื ื‘ื›ืœ ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ืจืฉื•ืช ื“ืฆืจื™ืš ืœื ืขื•ืœ ื•ืงืฆืช ืชื™ืžื” ื‘ืื ืฉื™ ื—ืฆืจ ืฉืฉื›ื— ืื—ื“ ืžื”ืŸ ื•ืœื ืขื™ืจื‘ ื”ื™ืืš ื™ื›ื ืก ื•ื™ืฆื ืื ืœื ื“ืจืš ื—ืฆืจ ืื ืฆืจื™ืš ืœื ืขื™ืœืช ื“ืœืช ื•ืฉืžื ื™"ืœ ื“ื‘ืขื™ ื ืขื™ืœืช ื“ืœืช ื•ื‘ืฉืขื” ืฉื™ืฆื˜ืจืš ืœื”ื™ื›ื ืก ื•ืœืฆืืช ื™ืคืชื— ื•ื™ื ืขื•ืœ ืื—ืจ ื›ืš ื•ืงืฆืช ื ืจืื” ื“ื“ื•ื•ืงื ื”ื›ื ืฆืจื™ืš ื ืขื™ืœืช ื“ืœืช ืฉืขื“ ืขืชื” ื”ื•ืจื’ืœื• ืœื˜ืœื˜ืœ ื‘ืœื ืฉื•ื ืขื™ืจื•ื‘ ืฉื”ื™ื” ืชื‘ืŸ ืžืคืกื™ืง ื•ืื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ื›ื“ืืžืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื“ืฉ ื‘ื™ื” ืืชื™ ืœื˜ืœื˜ื•ืœื™ ืื‘ืœ ื‘ืื ืฉื™ ื—ืฆืจ ืฉืฉื›ื— ืื—ื“ ืžื”ืŸ ื•ืœื ืขื™ืจื‘ ื•ืœื ื”ื•ืจื’ืœ ืœื˜ืœื˜ืœ ื‘ืื•ืชื” ื—ืฆืจ ืืœื ืขืœ ื™ื“ื™ ืขื™ืจื•ื‘ ืื• ื‘ื™ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืช ื”ืœื›ืš ืœื ื‘ืขื™ ื ืขื™ืœืช ื“ืœืช ื•ื ืจืื” ื“ื”ื›ื ื ืžื™ ืœื ื‘ืขื• ืœื ืขื™ืœืช ื“ืœืช ืืœื ืฉื‘ืช ืจืืฉื•ื ื” ืฉืื—ืจ ื”ืžื™ืขื•ื˜ ื›ื™ื•ืŸ ืฉื‘ืฉื‘ืช ืฉืขื‘ืจื” ื”ื™ื• ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ืฉื ื‘ืœื ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื‘ืœื ื‘ื™ื˜ื•ืœ ืจืฉื•ืช ืื‘ืœ ืœืฉื‘ืช ืื—ืจืช ืœื ื™ืฆื˜ืจื›ื• ืขื•ื“ ืœื ืขื•ืœ ื“ืื™ืŸ ืกื‘ืจื ืฉืขื“ ืœืขื•ืœื ื™ื”ื ืฆืจื™ืš ื ืขื™ืœื” ื•ืœื ื ืฉื•ื” ืื•ืชื• ืœืฉืืจ ื‘ื™ื˜ื•ืœ ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉื”ื™ืชื” ืฉื ืžื—ื™ืฆื” ืžืคืกืงืช ืคืขื ืื—ืช ื•ืœืขื™ืœ ื‘ืคืจืง ื”ื“ืจ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื—.) ื“ืืžืจ ืœื”ื• ืจื‘ื ืคื ื• ืœื™ ืžืื ื™ ืžื‘ื™ ื’ื‘ืจื™ ืœื‘ื™ ื ืฉื™ [ื•ืคื™' ืฉื ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืคื™ื ื” ื›ืœื™ื• ืฉืœื ื™ื‘ื•ื ืœื”ื•ืฆื™ื ืžืฉื ืœื—ืฆืจ] ืžืฉืžืข ืงืฆืช ื“ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ื™ื˜ืœื˜ืœ ื•ืžื™ื”ื• ืื“ืจื‘ื” ืžืฉืžืข ื“ืœื ื”ื•ื• ื‘ืขื• ื ืขื™ืœืช ื“ืœืช ื•ื’ื ืจื‘ื ืฉืฆื•ื” ืœืคื ื•ืช ื›ืœื™ื• ืžืฉืžืข ื“ื•ืงื ืœืคื™ ืฉื‘ื™ื˜ืœ ื”ื•ืฆืจืš ืœืคื ื•ืช ืฉืœื ื™ื•ืฆื™ื ื‘ืฉื•ื’ื’ ื•ื™ืืกื•ืจ ืื‘ืœ ืืช ืœื ื”ื™ื” ืžื‘ื˜ืœ ืœื ื”ื•ื” ืฆืจื™ืš ืœื ื”ื•ื ื•ืœื ืฉืืจ ื‘ื ื™ ื”ื—ืฆืจ ืœืคื ื•ืช ื›ืœื™ื ื•ืœื ืœื ืขื•ืœ ื•ืžื™ื”ื• ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ื›ืžื• ืฉืคื™' ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ื“ืœืžื ืืชื™ ืœื˜ืœื˜ื•ืœื™ ืืœื ื›ืฉืจื•ืื” ืื—ืจื™ื ืžื˜ืœื˜ืœื™ืŸ ื•ื™ื•ืชืจ ื ืจืื” ื”ื˜ืขื ื“ืœืžื ื™ื•ืฆื™ื ื•ื™ื—ื–ื™ืง ื•ื ืจืื” ื“ืื ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ ื‘ืฉื•ื’ื’ ืื™ื ื• ืื•ืกืจ ืื™ืŸ ื ืจืื” ืฉื™ื”ื ื˜ืขื ืฉืœื ื™ื•ืฆื™ื ื‘ืžื–ื™ื“ ื•ื™ืืกื•ืจ ื“ืื™ืŸ ืœื—ื•ืฉ ืฉื™ื•ืฆื™ื ื‘ืžื–ื™ื“ ื‘ืื™ืกื•ืจ:
Et si tu veux, dis : en rรฉalitรฉ les deux. Le commentaire explique : pour la permission du compagnon, un seul suffit, mais pour lui-mรชme il doit faire une mise ร  distance afin qu'il n'en vienne pas ร  transporter. Et il en va de mรชme : ce tanna tient que tous ceux qui annulent un droit doivent fermer ร  clรฉ. Et c'est un peu รฉtonnant pour les gens d'une cour dont l'un a oubliรฉ et n'a pas fait d'erouv : comment entrera-t-il et sortira-t-il, sinon par la cour, si l'on exige la fermeture de la porte ? Et peut-รชtre dira-t-on qu'il faut la fermeture de la porte, et au moment oรน il aura besoin d'entrer et de sortir il ouvrira, puis refermera. Et il semble que la fermeture de la porte ne soit exigรฉe qu'ici : jusqu'ร  prรฉsent ils avaient l'habitude de transporter sans aucun erouv, le foin sรฉparant, et il y a lieu de craindre, comme on dit : puisqu'il y est habituรฉ, il en viendrait ร  transporter. Mais pour les gens d'une cour dont l'un a oubliรฉ et n'a pas fait d'erouv, et qui n'avait pas l'habitude de transporter dans cette cour sinon par un erouv ou une annulation de droit, la fermeture de la porte n'est pas exigรฉe. Et il apparaรฎt qu'ici non plus on n'exige la fermeture de la porte que le premier Chabbat aprรจs la diminution, puisque le Chabbat prรฉcรฉdent ils transportaient lร  sans erouv et sans annulation de droit. Pour un autre Chabbat, ils n'auront plus ร  fermer : il n'y a pas de raison d'exiger la fermeture pour toujours, et on ne le rendra pas diffรฉrent des autres annulations parce qu'une cloison a sรฉparรฉ lร  une seule fois. Et plus haut, au chapitre HaDar (Erouvin 68a), Rava leur a dit : dรฉbarrassez-moi les ustensiles de la maison des hommes vers la maison des femmes. Le commentaire lร  explique qu'il a vidรฉ ses ustensiles pour ne pas en venir ร  sortir de lร  vers la cour. Cela implique un peu que l'on craint qu'il transporte. Toutefois on en tire aussi qu'ils n'exigeaient pas la fermeture de la porte. Et Rava, qui a ordonnรฉ de vider ses ustensiles, implique que c'est parce qu'il a annulรฉ qu'il a dรป vider, afin de ne pas sortir par inadvertance et interdire. Mais s'il n'avait pas annulรฉ, ni lui ni les autres habitants de la cour n'auraient eu ร  vider les ustensiles, ni ร  fermer ร  clรฉ. Toutefois on peut dire comme l'explique le commentaire : on ne craint qu'il en vienne ร  transporter que lorsqu'il voit les autres transporter. Et la raison qui apparaรฎt le mieux : de peur qu'il sorte et prenne possession (hazaka). Et il apparaรฎt que si la halakha suit Rabbi Yehouda, qui a dit qu'en inadvertance on n'interdit pas, la raison ne serait pas qu'il s'abstienne de sortir de propos dรฉlibรฉrรฉ et d'interdire : on ne craint pas qu'il sorte de propos dรฉlibรฉrรฉ dans l'interdit.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde lecture. Les deux gestes restent exigรฉs. Pour permettre au compagnon, l'un suffirait. Pour lui-mรชme, il faut encore une mise ร  distance : l'habitude du domaine le ramรจnerait ร  transporter.

Rachi รฉtend la clรฉ ร  tout homme qui annule son droit. Les Tossefot restreignent : la clรฉ vise ce cas, oรน l'on transportait sans erouv tant que le foin sรฉparait, et surtout le premier Chabbat aprรจs la baisse. Dans une cour ordinaire, celui qui a oubliรฉ l'erouv n'a pas cette habitude.

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ื”ื•ื ืืกื•ืจ ื•ื—ื‘ื™ืจื• ืžื•ืชืจ. ืคืฉื™ื˜ื? ืœื ืฆืจื™ื›ื, ื“ื”ื“ืจ ืื™ื“ืš ื•ื‘ื˜ื™ืœ ืœื™ื” ืœื—ื‘ืจื™ื”, ื•ื”ื ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ: ื“ืื™ืŸ ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื•ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ื•ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ.

Lui est interdit, et son compagnon est permis. C'est รฉvident ?

Il le faut pour le cas oรน l'autre revient et annule son droit en faveur de son compagnon. Et voici ce que cela nous apprend : on n'annule pas, puis l'on annule en retour.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื ืฆืจื™ื›ื ืืœื ื“ื”ื“ืจ ื”ืื™ ืžืงื‘ืœ ืจืฉื•ืชื• ื•ื‘ื˜ื™ืœ ืœื™ื” ืจืฉื•ืชื™ื” ืœื”ืื™ ืžื‘ื˜ืœ ืœืื—ืจ ืฉืขืฉื” ืฆืจื›ื™ื•:
Il le faut seulement pour le cas oรน il revient. Celui qui a reรงu son droit annule son droit en faveur de celui qui avait annulรฉ, aprรจs avoir fait ce dont il avait besoin.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื”ื ืงืž"ืœ ื“ืื™ืŸ ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื•ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ื•ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื•ืžื”ืš ื‘ืจื™ื™ืชื ืœื ืชื™ืงืฉื™ ืœืจื‘ ื“ืืžืจ ืค' ื”ื“ืจ (ืœืขื™ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื—:) ื—ื•ื–ืจื™ืŸ ื•ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื“ื”ื•ื ืžื•ืงื™ ืžื™ืœืชื™ื” ื›ืชื ืื™ ื›ื“ืงืืžืจ ืจื‘ ืฉืฉืช ื”ืชื:
Et voici ce que cela nous apprend : on n'annule pas, puis l'on annule en retour. Et de cette baraรฏta il n'y a pas de difficultรฉ pour Rav, qui a dit au chapitre HaDar (plus haut, Erouvin 68b) qu'on annule en retour, car il รฉtablit sa parole selon des tannaรฏm, comme le dit Rav Chechet lร -bas.
๐Ÿ’ก Explication

Aprรจs la clรฉ ou l'annulation, lui reste interdit, le compagnon est permis. Dit ainsi, le cas est รฉvident.

L'enseignement vise le retour. Celui qui a reรงu le droit s'en sert, puis annule ร  son tour en faveur du premier. La baraรฏta refuse cette suite : on n'annule pas pour qu'on annule ensuite en retour.

Les Tossefot : Rav, au chapitre HaDar (Erouvin 68b), permet de revenir annuler. Cette baraรฏta ne le met pas en difficultรฉ : il range sa parole parmi des tannaรฏm, comme le dit Rav Chechet lร -bas.

9
ื•ื›ืŸ ืืชื” ืื•ืžืจ ื‘ื’ื•ื‘ ืฉืœ ืชื‘ืŸ ืฉื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ ืชื—ื•ืžื™ ืฉื‘ืช. ืคืฉื™ื˜ื! ืœื ืฆืจื™ื›ื ืœืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื“ืืžืจ: ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื, ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื: ืœื™ื’ื–ื•ืจ ื“ืœืžื ืืชื™ ืœืื™ื—ืœื•ืคื™, ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ.

Et tu dis de mรชme pour un gov de foin entre deux tehoumin de Chabbat. C'est รฉvident.

Il le faut selon Rabbi Akiva, qui a dit : les tehoumin sont de la Torah. On aurait pu dire : dรฉcrรฉtons, de peur qu'on en vienne ร  รฉchanger.

Cela nous apprend.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืคืฉื™ื˜ื ืžืื™ ืื•ืœืžื™ื” ื“ืชื—ื•ืžื™ืŸ ืžื—ืฆื™ืจื•ืช ื”ื ื•ื”ื ื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื™ื:
C'est รฉvident. Quelle force les tehoumin ont-ils de plus que les cours ? L'un et l'autre sont rabbiniques.
ื“ืจืข"ืง ื‘ืžืกื›ืช ืกื•ื˜ื” ื‘ืคืจืง ื›ืฉื (ื“ืฃ ื›ื–.):
De Rabbi Akiva. Dans le traitรฉ Sota, au chapitre KeShem (27a).
ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื ื ื™ื’ื–ื•ืจ ื“ืœืžื ืืชื™ ืœืื™ื—ืœื•ืคื™ ื•ืœื™ืงื— ืžืชื—ื•ื ืฉืื™ื ื• ืฉืœื”ืŸ ื•ืงื ืขื‘ืจื™ ืื“ืื•ืจื™ื™ืชื:
On aurait pu dire : dรฉcrรฉtons, de peur qu'on en vienne ร  รฉchanger, ร  prendre d'un tehoum qui n'est pas le leur, et ils passeraient sur un interdit de la Torah.
๐Ÿ’ก Explication

Un gov est une fosse de foin, dรฉjร  vue au recto, coupรฉe par la limite de deux tehoumin. Chacun nourrit de son cรดtรฉ. La rรจgle des cours semblait suffire.

La baraรฏta vise Rabbi Akiva, pour qui le tehoum est de la Torah (Sota 27a). On aurait pu interdire par dรฉcret, de peur de prendre dans le tehoum d'autrui et de passer sur un interdit de la Torah. La baraรฏta enseigne qu'on ne dรฉcrรจte pas.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Gov de foin entre deux tehoumin Mรชme rรจgle que la meule. Le dรฉcret de la Torah n'est pas ajoutรฉ. Tehoum de la ville A Nourrit de ce cรดtรฉ Gov de foin Partagรฉ par la limite Tehoum de la ville B Nourrit de ce cรดtรฉ Rabbi Akiva : les tehoumin sont de la Torah On aurait pu dรฉcrรฉter, de peur d'un รฉchange. La baraรฏta ne dรฉcrรจte pas
Chacun nourrit dans son tehoum. Rabbi Akiva ne fait pas ajouter de dรฉcret.
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ืžืชื ื™ืณ ื›ื™ืฆื“ ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™? ืžื ื™ื— ืืช ื”ื—ื‘ื™ืช, ื•ืื•ืžืจ: ื”ืจื™ ื–ื• ืœื›ืœ ื‘ื ื™ ืžื‘ื•ื™, ื•ืžื–ื›ื” ืœื”ืŸ ืขืœ ื™ื“ื™ ื‘ื ื• ื•ื‘ืชื• ื”ื’ื“ื•ืœื™ื, ื•ืขืœ ื™ื“ื™ ืขื‘ื“ื• ื•ืฉืคื—ืชื• ื”ืขื‘ืจื™ื, ื•ืขืœ ื™ื“ื™ ืืฉืชื•.

Michna. Comment s'associe-t-on dans une ruelle ?

Il place le tonneau et dit : celui-ci est pour tous les habitants de la ruelle. Et il leur en confรจre la propriรฉtรฉ par son fils et sa fille adultes, par son esclave et sa servante hรฉbreux, et par sa femme.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืชื ื™' ืžื ื™ื— ืืช ื”ื—ื‘ื™ืช ืžืฉืœื• ืื ื™ืจืฆื”:
Michna. Il place le tonneau. Le sien, s'il le veut.
ื•ืžื–ื›ื” ืœื”ืŸ ืขืœ ื™ื“ื™ ื‘ื ื• ื•ื‘ืชื• ื•ืื•ืžืจ ืœื”ืŸ ืงื‘ืœื• ื—ื‘ื™ืช ื–ื• ื•ื–ื›ื• ื‘ื” ืœืฉื ื›ืœ ื‘ื ื™ ืžื‘ื•ื™:
Et il leur en confรจre la propriรฉtรฉ par son fils et sa fille. Et il leur dit : recevez ce tonneau, et acquรฉrez-le au nom de tous les habitants de la ruelle.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื•ืžื–ื›ื” ืœื”ื ืขืœ ื™ื“ื™ ื‘ื ื• ื•ื‘ืชื• ื”ื’ื“ื•ืœื™ื ื›ื•' ืื•ืžืจ ืจ"ืช ื“ืœืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืืžืจ ื‘ืค"ืง ื“ื‘"ืž (ื“' ื™ื‘:) ื‘ื‘ื™ ืžืฆื™ืื” ืœื ื’ื“ื•ืœ ื’ื“ื•ืœ ืžืžืฉ ื•ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ื”ื›ื ื•ืฆืจื™ืš ืœื™ื–ื”ืจ ืฉืœื ืœื–ื›ื•ืช ื”ืขื™ืจื•ื‘ ืข"ื™ ื‘ื ื• ื”ื’ื“ื•ืœ ื”ืกืžื•ืš ืœืฉืœื—ื ื• ื“ื™ื“ื• ื›ื™ื“ ืื‘ื™ื• ื”ื•ื ื•ืืข"ื’ ื“ืฉืžื•ืืœ ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื” ื”ืชื ื•ืื•ืžืจ ื’ื“ื•ืœ ื’ื“ื•ืœ ืžืžืฉ ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืœื’ื‘ื™ ืฉืžื•ืืœ ื•ืื™ืŸ ืœืชืžื•ื” ืœืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ื™ืืš ื™ืฉ ื™ื“ ืœืงื˜ืŸ ืœื–ื›ื•ืช ื“ื”ื ืžื” ื ืคืฉืš ืืžื” ื”ืขื‘ืจื™ื” [ื ืžื™] ืงื˜ื ื” ื”ื™ื ื“ืื™ ืืžื™ื ืฉืขืจื•ืช ืžืื™ ื‘ืขื™ื ื’ื‘ื™ื” ื•ืงืชื ื™ ื“ืžื–ื›ื” ืขืœ ื™ื“ื” ื•ืืข"ื’ ื“ื‘ืขืœืžื ืื™ืŸ ืงื˜ืŸ ื–ื•ื›ื” ืœืื—ืจื™ื ืฉืื ื™ ืฉื™ืชื•ืคื™ ืžื‘ื•ืื•ืช ื“ืจื‘ื ืŸ ื•ื”ื›ื™ ืื™ืชื ื‘ื”ื“ื™ื ื‘ืคืจืง ื”ืชืงื‘ืœ (ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื“ืฃ ืกื“:) ื•ืื ืชืืžืจ ืืžื” ื”ืขื‘ืจื™ื” ื”ื™ื›ื™ ื–ื•ื›ื” ื•ื”ืœื ื”ื™ื ืกืžื•ื›ื” ืขืœ ืฉืœื—ืŸ ืจื‘ื” ื•ืืจ"ืช ื“ื‘ืฉื›ืจื” ืงื ืื›ืœื” ื•ืœืจ"ื™ ื ืจืื” ื“ืœื ืžื”ื ื™ ื˜ืขืžื ื“ืกืžื•ืš ืขืœ ืฉืœื—ืŸ ืืœื ื‘ื‘ื ื• ืฉืจื’ื™ืœ ืœืคืจื ืกื• ื•ืื ืœื ื™ื”ื™ื” ืžืฆื™ืืชื• ืœืื‘ื™ื• ื™ืฉ ืœื—ื•ืฉ ืฉืœื ื™ืชืŸ ืœื• ืžื–ื•ื ื•ืช ืื‘ืœ ืฉืืจ ื‘ื ื™ ืื“ื ื”ืกืžื•ื›ื™ื ืขืœ ืฉืœื—ื ื• ืฉืœ ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืื™ืŸ ืžืฆื™ืืชืŸ ืฉืœื• ื•ืžื™ื”ื• ื‘ืชื• ืืคื™ืœื• ื ืขืจื” ื•ืื™ื ื” ืกืžื•ื›ื” ืขืœ ืฉืœื—ื ื• ืžืฆื™ืืชื” ืœืื‘ื™ื” ืžืฉื•ื ืื™ื‘ื” ื•ื“ื™ืœืžื ืžืกืจ ืœื” ืœืžื ื•ื•ืœ ื•ืžื•ื›ื” ืฉื—ื™ืŸ ื›ื“ืืžืจ ื‘ืค' ื ืขืจื” ื‘ื›ืชื•ื‘ื•ืช (ื“ืฃ ืžื–.) ื“ื˜ืขืžื ื“ืื™ื‘ื” ืฉื™ื™ืš ืืคื™ืœื• ื‘ืื™ื ื” ืกืžื•ื›ื” ื•ืืคื™ืœื• ื‘ื ืขืจื”:
Et il leur confรจre la propriรฉtรฉ par son fils et sa fille adultes, etc. Rabbeinou Tam dit : selon Rabbi Yo'hanan, qui a dit au premier chapitre de Bava Metsia (12b) au sujet d'une trouvaille que le mot grand s'entend au sens large, il en va de mรชme ici. Il faut prendre garde ร  ne pas faire acquรฉrir l'erouv par son fils adulte qui est ร  la charge de sa table, car sa main est comme la main de son pรจre. Et bien que Chmouel soit en discussion avec lui lร -bas et dise que grand dรฉsigne un adulte au sens propre, nous tenons comme Rabbi Yo'hanan face ร  Chmouel. Et il n'y a pas ร  s'รฉtonner, selon Rabbi Yo'hanan, qu'un mineur ait une main pour acquรฉrir : de toute faรงon la servante hรฉbreue est elle aussi mineure, car si elle avait amenรฉ deux poils, que ferait-elle encore chez lui ? Et l'on enseigne qu'il confรจre par elle. Et bien qu'en gรฉnรฉral un mineur n'acquiรจre pas pour autrui, l'association des ruelles est diffรฉrente, รฉtant rabbinique. Et ainsi c'est explicite au chapitre HaMekabel (Gittin 64b). Et si tu dis : comment la servante hรฉbreue acquiert-elle, alors qu'elle est ร  la charge de la table de son maรฎtre ? Rabbeinou Tam a dit qu'elle mange de son salaire. Et selon le Ri, la raison de celui qui est ร  la charge de la table ne vaut que pour son fils, qu'il a coutume de nourrir : si sa trouvaille n'allait pas ร  son pรจre, on craindrait qu'il ne lui donne pas sa nourriture. Mais les autres personnes ร  la charge de la table du maรฎtre de maison, leur trouvaille ne lui appartient pas. Toutefois sa fille, mรชme naarah et hors de la charge de sa table, sa trouvaille revient ร  son pรจre ร  cause de l'animositรฉ (eiva) : de peur qu'il la livre ร  un homme repoussant et couvert de plaies, comme on le dit au chapitre Naara dans Ketubot (47a). La raison de l'animositรฉ vaut mรชme quand elle n'est pas ร  sa charge, et mรชme pour une naarah.
ื•ืขืœ ื™ื“ื™ ืืฉืชื• ื‘ืกื•ืฃ ื ื“ืจื™ื (ื“ืฃ ืคื—:) ืžื•ืงื™ ืœื”ืฉื™ืฉ ืœื” ื‘ื™ืช ื‘ืื•ืชื• ืžื‘ื•ื™ ื“ืžื’ื• ื“ื–ื›ื™ื™ื” ืœื ืคืฉื” ื–ื›ื™ื™ื” ื ืžื™ ืœืื—ืจื™ื ื™ ืื‘ืœ ืื™ืŸ ืœื” ื‘ื™ืช ืœื ื“ื™ื“ ืืฉื” ื›ื™ื“ ื‘ืขืœื” ื•ืื ืชืืžืจ ืื™ ื‘ืžืงื‘ืœืช ืคืจืก ื”ื ืื™ื ื” ืฆืจื™ื›ื” ืœื–ื›ื•ืช ืœืขืฆืžื” ื›ื“ืืžืจ ืคืจืง ื›ื“ืจ (ืœืขื™ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ืขื’.) ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ื‘ืชื™ืจื ืžืชื™ืจ ื‘ื ืฉื™ื ื•ืื•ืกืจ ื‘ืขื‘ื“ื™ื ื•ืืข"ื’ ื“ื”ืชื ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ื ืืฆืœื• ื”ื›ื ื ืžื™ ื›ื™ื™ืŸ ืฉื”ื•ื ืžื–ื›ื” ืœื”ื ืžืกืชืžื ืžื ื™ื— ื”ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ื‘ื™ืชื• ื•ืื™ ืื™ื ื” ืžืงื‘ืœืช ืคืจืก ืืคื™ืœื• ืื™ืŸ ืœื” ื‘ื™ืช ื ืžื™ ืชื–ื›ื” ืœื”ื ื“ืื™ืŸ ื™ื“ื” ื›ื™ื“ ื‘ืขืœื” ื•ื™"ืœ ื“ื”ื›ื ื›ืฉื ื•ืชืŸ ืœื” ื”ื‘ืขืœ ืžืขื•ืช ืœืžื–ื•ื ื•ืช ื•ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ืœื ื—ืฉื™ื‘ื ืžืงื‘ืœืช ืคืจืก ืืœื ืื ื›ืŸ ื”ื‘ื™ืื” ื”ืžืื›ืœ ื•ื”ืžืฉืชื” ืžืชื•ืš ื‘ื™ืชื• ื•ืื•ื›ืœืช ืื™ ื ืžื™ ื”ื›ื ื‘ืžืกืคืงืช ื‘ืžืขืฉื” ื™ื“ื™ื” ื•ืœืขื ื™ืŸ ืžืฆื™ืื” ื•ืœื›ืœ ื“ื ืจ ื”ื•ื™ ื™ื“ื” ื›ื™ื“ ื‘ืขืœื” ื“ื›ืกืžื•ื›ื” ืขืœ ืฉืœื—ื ื• ื“ืžื™ื ื•ืœืขื ื™ืŸ ืžืงื‘ืœืช ืคืจืก ืœื ื“ืžื™ื ื•ืื ืชืืžืจ ื"ื› ื‘ื ื• ื•ื‘ืชื• ื”ืงื˜ื ื™ื ื™ื–ื›ื• ืœืื—ืจื™ื ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ืขืœ ื™ื“ื™ ืžื™ื’ื• ื›ืฉื™ืฉ ืœื”ื ื‘ื™ืช ื‘ืื•ืชื” ื—ืฆืจ ื•ื›ืŸ ืขื‘ื“ื• ื•ืฉืคื—ืชื• ื”ื›ื ืขื ื™ื ื“ื”ื ื•ื“ืื™ ื™ืฉ ืœื”ื ื–ื›ื™ื™ื” ืœืขื ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ื›ื™ื™ืŸ ืฉืื•ืกืจื™ืŸ ื›ืฉื™ืฉ ืœื”ื ื—ืฆืจ ืื• ื‘ื™ืช ื›ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื“ืื•ืกืจ ื‘ืขื‘ื“ื™ื ื•ืžืชื™ืจ ื‘ื ืฉื™ื ื•ืœืขื ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืจื™ืฉ ื›ื™ืฆื“ ืžืฉืชืชืคื™ืŸ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืคื‘:) ืฉื”ืจื‘ ืžืขืจื‘ ืขืœ ื™ื“ื ืืขื• ืื ืœื™ืชื™ื” ืœืจื‘ื ื ืืžืจ ืฉืœื ื™ื•ื›ืœื• ืœืขืจื‘ ืกืชืžื ื“ืžืœืชื ืชืงื™ื ื• ืœื”ื• ืจื‘ื ืŸ ื–ื™ื›ื•ื™ ืœืขื ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ืœืคื™ ื”ืžืกืงื ื ื“ื ื“ืจื™ื ืืชื™ ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ื‘ื‘ื ื“ืžืชื™ืจ ื‘ืขื‘ื“ื™ื ื•ืื•ืกืจ ื‘ื ืฉื™ื ืœืขื™ืœ ื‘ืคืจืง ื›ื“ืจ [ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ืขื’.] ื•ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืžืงื‘ืœื™ ืคืจืก ื•ืืฉืชื• ืฆืจื™ื›ื” ืœืขืจื‘ ืื‘ืœ ืขื‘ื“ ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœืขืจื‘:
Et par sa femme. ร€ la fin de Nedarim (88b), on l'รฉtablit dans le cas oรน elle a une maison dans cette ruelle : du fait qu'elle acquiert pour elle-mรชme, elle acquiert aussi pour les autres. Si elle n'a pas de maison, sa main de femme est comme la main de son mari. Et si tu dis : si elle reรงoit une pension (mekabelet peras), elle n'a pas ร  acquรฉrir pour elle-mรชme, comme on le dit au chapitre HaDar (plus haut, Erouvin 73a), car Rabbi Yehouda ben Beteira permet pour les femmes et interdit pour les esclaves. Et bien que lร -bas l'erouv vienne chez lui, ici aussi, puisqu'il leur confรจre, en principe il place l'erouv dans sa maison. Et si elle ne reรงoit pas de pension, mรชme sans maison elle devrait acquรฉrir pour eux, car sa main n'est pas comme la main de son mari. On peut dire : ici, le mari lui donne de l'argent pour la nourriture, et dans un tel cas elle ne compte comme recevant une pension que si elle apporte la nourriture et la boisson de l'intรฉrieur de sa maison et qu'elle mange. Autre cas : elle se suffit par le produit de son travail. Pour une trouvaille et pour toute chose, sa main est comme la main de son mari, car elle est semblable ร  qui est ร  la charge de sa table. Pour la pension reรงue, elle ne lui est pas semblable. Et si tu dis : dรจs lors, son fils et sa fille mineurs acquerraient pour autrui dans leur erouv de cette maniรจre, par miggo, quand ils ont une maison dans cette cour, et de mรชme son esclave et sa servante cananรฉens. Car ils ont assurรฉment une acquisition en matiรจre d'erouv, puisqu'ils interdisent quand ils ont une cour ou une maison, comme on l'a dit plus haut : il interdit pour les esclaves et permet pour les femmes. Et pour les erouvin de tehoum, oรน l'on dit au dรฉbut de Keitsad Mishtatfin (plus loin, Erouvin 82b) que le maรฎtre fait l'erouv par leur intermรฉdiaire : si leur maรฎtre est absent, dira-t-on qu'ils ne pourraient pas faire d'erouv ? Le fait simple est que les Sages leur ont instituรฉ une acquisition en matiรจre d'erouv. Et il apparaรฎt au Ri que, selon la conclusion de Nedarim, cela suit Rabbi Yehouda ben Bava, qui permet pour les esclaves et interdit pour les femmes, plus haut au chapitre HaDar (Erouvin 73a). Et tous deux reรงoivent une pension. Sa femme doit faire l'erouv, mais l'esclave n'a pas ร  faire l'erouv.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ื›ื™ืฆื“ ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืžื ื™ื— ืืช ื”ื—ื‘ื™ืช ื•ืื•ืžืจ ื”ืจื™ ื–ื• ืœื›ืœ ื‘ื ื™ ื”ืžื‘ื•ื™. ื•ืžื–ื›ื” ืœื”ืŸ ืข"ื™ ื‘ื ื• ื•ื‘ืชื• ื”ื’ื“ื•ืœื™ื ื•ืข"ื™ ืขื‘ื“ื• ื•ืฉืคื—ืชื• ื”ืขื‘ืจื™ื ื•ืข"ื™ ืืฉืชื•. ืื‘ืœ ืœื ืข"ื™ ื‘ื ื• ื•ื‘ืชื• ื”ืงื˜ื ื™ื ื•ืข"ื™ ืขื‘ื“ื• ื•ืฉืคื—ืชื• ื”ื›ื ืขื ื™ื ืžืคื ื™ ืฉื™ื“ืŸ ื›ื™ื“ื•. ื”ื™ื” ืื•ืžืจ ืจื‘ื™ื ื• ื—ื ื ืืœื–"ืœ ื“ืœืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ืืžืจ ื‘ืค"ืง ื“ื‘ื‘ื ืžืฆื™ืขื ื“ืฃ ื™ื‘: ื’ื‘ื™ ืžืฆื™ืื” ืœื ื’ื“ื•ืœ ื’ื“ื•ืœ ืžืžืฉ ื•ืœื ืงื˜ืŸ ืงื˜ืŸ ืžืžืฉ ืืœื ืงื˜ืŸ ื•ืื™ื ื• ืกืžื•ืš ืขืœ ืฉื•ืœื—ืŸ ืื‘ื™ื• ื–ื”ื• ื’ื“ื•ืœ ื•ื’ื“ื•ืœ ื ืžื™ ื”ื›ื ืื™ืŸ ืœื–ื›ื•ืช ื”ืขื™ืจื•ื‘ ืข"ื™ ื‘ื ื• ื”ื’ื“ื•ืœ ื”ืกืžื•ืš ืขืœ ืฉื•ืœื—ืŸ ืื‘ื™ื• ื“ื™ื“ื• ื›ื™ื“ ืื‘ื™ื•: ื•ืขื‘ื“ื• ื•ืฉืคื—ืชื• ื”ืขื‘ืจื™ื ืืข"ื’ ื“ืกืžื•ื›ื™ืŸ ืขืœ ืฉื•ืœื—ืŸ ืจื‘ืŸ ืœื ื”ื•ื™ ื™ื“ืŸ ื›ื™ื“ื•. ื“ื“ื•ืงื ื‘ื‘ื ื• ื”ื’ื“ื•ืœ ื”ื•ื ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื“ื™ื“ื• ื›ื™ื“ ืื‘ื™ื• ืœืคื™ ืฉืจื’ื™ืœ ืœื”ื™ื•ืช ืชืžื™ื“ ืขืœ ืฉื•ืœื—ืŸ ืื‘ื™ื•. ืื‘ืœ ื”ื ื›ืจื™ ื”ืกืžื•ืš ืขืœ ืฉื•ืœื—ืŸ ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืื™ืŸ ืžืฆื™ืื•ืชื• ืœื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื•ืืคื™' ืื•ื›ืœ ื‘ื—ื ื ืืฆืœื• ื›"ืฉ ืขื‘ื“ื• ื•ืฉืคื—ืชื• ื”ืขื‘ืจื™ื ื“ื‘ืฉื›ืจืŸ ืงืื›ืœื™. ื•ื”ื ื“ืืžืจ ืข"ื™ ืืฉืชื• ืžื•ืงื™ ืœื” ื‘ืฉื™ืœื”ื™ ื ื“ืจื™ื ื“ืฃ ืคื—: ื›ื’ื•ืŸ ืฉื™ืฉ ืœื” ื‘ื™ืช ื‘ืื•ืชื• ื—ืฆืจ ื“ืžื’ื• ื“ื–ื›ื™ื ืœื ืคืฉื” ื–ื›ื™ื ื ืžื™ ืœืื—ืจื™ื ื™. ืื‘ืœ ืื™ืŸ ืœื” ื‘ื™ืช ื‘ื—ืฆืจ ืœื. ื•ืื ืชืืžืจ ืื™ ื‘ืžืงื‘ืœืช ืคืจืก ื”ื ืื™ื ื” ืฆืจื™ื›ื” ืœื–ื›ื•ืช ืœืขืฆืžื” ื›ื“ืงืืžืจ ื‘ืค' ื”ื“ืจ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืขื’.) ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ื‘ืชื™ืจื ืžืชื™ืจ ื‘ื ืฉื™ื ื•ืื•ืกืจ ื‘ืขื‘ื“ื™ื ื•ืžืกืชืžื ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ื ืืฆืœื• ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื–ื›ื” ืœื‘ื ื™ ื”ืžื‘ื•ื™ ืžื ื™ื—ื• ื‘ื‘ื™ืชื•. ื•ืื™ ื›ืฉืื™ืŸ ืžืงื‘ืœืช ืคืจืก ื›ื™ ืื™ืŸ ืœื” ื‘ื™ืช ื ืžื™ ืชื–ื›ื” ืœื”ื ื“ืื™ืŸ ื™ื“ื” ื›ื™ื“ื• ื‘ืžืฆื™ืื” ื•ืœื ืœืžืขืฉื” ื™ื“ื™ื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ื–ื™ื™ืŸ ืœื”. ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ืื™ื™ืจื™ ื›ืฉื ื•ืชืŸ ืœื” ื”ื‘ืขืœ ืžืขื•ืช ืœืžื–ื•ื ื•ืชื™ื” ื•ื‘ื›ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืžืงื‘ืœ ืคืจืก ืœืขื ื™ืŸ ืขื™ืจื•ื‘ ื›ืฉืื™ื ื” ืžื‘ื™ืื” ื”ืžืื›ืœ ื•ื”ืžืฉืชื” ืžืชื•ืš ื‘ื™ืชื• ื•ืื•ื›ืœืช. ืื™ ื ืžื™ ื›ืฉืื•ืžืจ ืœื” ืฆืื™ ืžืขืฉื” ื™ื“ื™ืš ืœืžื–ื•ื ื•ืชื™ืš ื•ืžืกืคืงืช ื•ืœื ื”ื•ื™ ื›ืžืงื‘ืœืช ืคืจืก ื›ื™ื•ืŸ ืฉื ื™ื–ื•ื ื™ืช ืžืžืขืฉื” ื™ื“ื™ื” ื•ืž"ืž ื™ื“ื” ื›ื™ื“ื• ืœื›ืœ ื“ื‘ืจ. ื•ืžื™ื”ื• ืงืฉื” ืžืขื‘ื“ื™ื ื›ื ืขื ื™ื ืื ื™ืฉ ืœื”ื ื‘ื™ืช ื‘ื—ืฆืจ ืฆืจื™ืš ืœื–ื›ื•ืช ืœื”ื ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื•ืกืจื™ืŸ ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ื‘ืชื™ืจื ื“ืžืกืชืžื ืชืงื™ื ื• ืœื™ื” ืจื‘ื ืŸ ื”ื–ื›ื™ื™ื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื•ืกืจื™ืŸ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื–ื›ื• ืœื ืคืฉื™ื™ื”ื• ื–ื›ื• ื ืžื™ ืœืื—ืจื™ื ื™. ื•ืฆืจื™ืš ืœื•ืžืจ ื“ืžืกืงื ื ื“ื ื“ืจื™ื ืืชื™ื ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ื‘ื‘ื ื“ืžืชื™ืจ ื‘ืขื‘ื“ื™ื ื•ืื•ืกืจ ื‘ื ืฉื™ื ื•ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื‘ืžืงื‘ืœื™ ืคืจืก ื•ืืฉืชื• ืฆืจื™ื›ื” ืœืขืจื‘ ื•ืขื‘ื“ื• ื"ืฆ ืœืขืจื‘ ื•ืœืขื™ืœ ืค' ื”ื“ืจ ืกื™' ื™ื˜ ืคืกืงื™ื ืŸ ื”ืœื›ืชื ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ื‘ืชื™ืจื :
Michna. Comment s'associe-t-on dans une ruelle ? Il place le tonneau et dit : celui-ci est pour tous les habitants de la ruelle. Et il leur confรจre la propriรฉtรฉ par son fils et sa fille adultes, par son esclave et sa servante hรฉbreux, et par sa femme. Mais non par son fils et sa fille mineurs, ni par son esclave et sa servante cananรฉens, parce que leur main est comme sa main. Rabbeinou Hananel, de mรฉmoire bรฉnie, disait : selon Rabbi Yo'hanan, qui a dit au premier chapitre de Bava Metsia, folio 12b, au sujet d'une trouvaille, on appelle grand un mineur qui n'est pas ร  la charge de la table de son pรจre. Un grand aussi : ici, on ne fera pas acquรฉrir l'erouv par son fils adulte qui est ร  la charge de la table de son pรจre, car sa main est comme la main de son pรจre. Et son esclave et sa servante hรฉbreux, bien qu'ils soient ร  la charge de la table de leur maรฎtre, leur main n'est pas comme sa main. Car c'est pour son fils adulte prรฉcisรฉment que Rabbi Yo'hanan a dit que sa main est comme la main de son pรจre, parce qu'il a coutume d'รชtre toujours ร  la table de son pรจre. Mais un non-Juif ร  la charge de la table du maรฎtre de maison, sa trouvaille ne revient pas au maรฎtre de maison, mรชme s'il mange gratuitement chez lui. ร€ plus forte raison son esclave et sa servante hรฉbreux, car ils mangent de leur salaire. Et ce qu'il dit par sa femme, on l'รฉtablit ร  la fin de Nedarim, folio 88b, dans le cas oรน elle a une maison dans cette cour : du fait qu'elle acquiert pour elle-mรชme, elle acquiert aussi pour les autres. Si elle n'a pas de maison dans la cour, non. Et si tu dis : si elle reรงoit une pension, elle n'a pas ร  acquรฉrir pour elle-mรชme, comme on le dit au chapitre HaDar (Erouvin 73a), et Rabbi Yehouda ben Beteira permet pour les femmes et interdit pour les esclaves. Et en principe l'erouv vient chez lui, car puisqu'il confรจre aux habitants de la ruelle, il le place dans sa maison. Et si c'est quand elle ne reรงoit pas de pension, mรชme sans maison elle devrait acquรฉrir pour eux, car sa main n'est pas comme sa main pour une trouvaille, ni pour le produit de son travail, puisqu'il ne la nourrit pas. On peut dire qu'il s'agit du cas oรน le mari lui donne de l'argent pour sa nourriture, et dans un tel cas elle ne compte pas comme recevant une pension en matiรจre d'erouv, quand elle n'apporte pas la nourriture et la boisson de l'intรฉrieur de sa maison pour manger. Autre cas : quand il lui dit que le produit de son travail serve ร  sa nourriture, et qu'elle se suffit. Elle ne compte pas comme recevant une pension, puisqu'elle se nourrit du produit de son travail. Et nรฉanmoins sa main est comme sa main pour toute chose. Toutefois une difficultรฉ vient des esclaves cananรฉens : s'ils ont une maison dans la cour, il faudrait leur confรฉrer la propriรฉtรฉ, puisqu'ils interdisent selon Rabbi Yehouda ben Beteira. En principe les Sages ont instituรฉ pour lui l'acquisition, puisqu'ils interdisent. Et une fois qu'ils ont acquis pour eux-mรชmes, ils acquiรจrent aussi pour les autres. Et il faut dire que la conclusion de Nedarim suit Rabbi Yehouda ben Bava, qui permet pour les esclaves et interdit pour les femmes, et tous deux parmi ceux qui reรงoivent une pension. Sa femme doit faire l'erouv, et son esclave n'a pas ร  faire l'erouv. Et plus haut, au chapitre HaDar, siman 19, nous tranchons la halakha comme Rabbi Yehouda ben Beteira.
๐Ÿ’ก Explication

Michna du shitouf mevoot, l'association des ruelles. Un habitant place un tonneau de sa nourriture et le fait acquรฉrir ร  tous les habitants de la ruelle par un tiers.

Peuvent recevoir : fils et fille adultes, esclave et servante hรฉbreux, et la femme. Au segment suivant, mineurs et esclaves cananรฉens ont la main comme la sienne.

Rabbeinou Tam, et le Roch au nom de Rabbeinou Hananel, suivent Rabbi Yo'hanan (Bava Metsia 12b) : on appelle grand le mineur qui n'est plus ร  la table du pรจre, et un fils encore ร  cette table reste dans la main du pรจre. La femme n'acquiert pour les autres que si elle a une maison dans la ruelle, par miggo : du fait qu'elle acquiert pour elle-mรชme, elle acquiert pour eux. Permettre, dans cette discussion, veut dire qu'on n'interdit pas la cour. Interdire veut dire qu'il faut compter la personne dans l'erouv.

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ืื‘ืœ ืื™ื ื• ืžื–ื›ื” ืœื ืขืœ ื™ื“ื™ ื‘ื ื• ื•ื‘ืชื• ื”ืงื˜ื ื™ื, ื•ืœื ืขืœ ื™ื“ื™ ืขื‘ื“ื• ื•ืฉืคื—ืชื• ื”ื›ื ืขื ื™ื, ืžืคื ื™ ืฉื™ื“ืŸ ื›ื™ื“ื•.

Mais il ne confรจre la propriรฉtรฉ ni par son fils et sa fille mineurs, ni par son esclave et sa servante cananรฉens, parce que leur main est comme sa main.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉื™ื“ืŸ ื›ื™ื“ื• ื•ืœื ื–ื›ื™ื™ื” ื”ื™ื:
Parce que leur main est comme sa main. Et il n'y a pas lร  d'acquisition.
๐Ÿ’ก Explication

Le mineur et l'esclave cananรฉen n'ont pas une main distincte. Ce qui arrive dans leur main arrive dans la sienne. Leur recevoir le tonneau ne ferait pas sortir le bien de chez lui. Il n'y a pas lร  d'acquisition pour les habitants de la ruelle.

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ื’ืžืณ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”: ื—ื‘ื™ืช ืฉืœ ืฉื™ืชื•ืคื™ ืžื‘ื•ืื•ืช ืฆืจื™ืš ืœื”ื’ื‘ื™ื” ืžืŸ ื”ืงืจืงืข ื˜ืคื—.

Guemara. Rav Yehouda a dit : un tonneau d'association des ruelles (shitouf mevoot) doit รชtre soulevรฉ du sol d'un tefah.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ืฆืจื™ืš ืœื”ื’ื‘ื™ื” ืžืŸ ื”ืงืจืงืข ื›ืฉื”ื•ื ืžื–ื›ื” ืื•ืชื” ืœื”ืŸ ื“ื›ืœ ื›ืžื” ื“ืžื ื—ื ื‘ืจืฉื•ืชื™ื” ืœื ื”ื•ื™ื ื–ื›ื™ื™ื” ื•ื”ื›ื™ ืชื ื™ ืœื” ื‘ืชื•ืกืคืชื (ืค"ื•) ืื ืžืฉืœื”ืŸ ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื–ื›ื•ืช ื•ืื ืžืฉืœื• ื”ืฉืœื™ื— ืžื’ื‘ื™ื” ืžืŸ ื”ืงืจืงืข ื•ืื•ืžืจ ื–ื›ื™ืชื™ ืœื›ื:
Guemara. Il doit le soulever du sol. Quand il le leur confรจre : tant qu'il repose dans son domaine, l'acquisition n'a pas lieu. Et ainsi la Tossefta l'enseigne (chapitre 6) : s'il est ร  eux, il n'a pas ร  le leur faire acquรฉrir ; s'il est ร  lui, l'envoyรฉ le soulรจve du sol et dit : j'ai acquis pour vous.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฆืจื™ืš ืœื”ื’ื‘ื™ื” ืžืŸ ื”ืงืจืงืข ื˜ืคื— ืžื›ืืŸ ืื™ืŸ ืœื”ื•ื›ื™ื— ื“ื”ื’ื‘ื”ื” ืกื’ื™ ื‘ื˜ืคื— ื“ืฉืื ื™ ืฉื™ืชื•ืคื™ ืžื‘ื•ืื•ืช ื“ืจื‘ื ืŸ ืชื“ืข ื“ื”ื ืœื ืงืืชื™ ื”ื›ื ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ื™ืŸ ื”ื’ื‘ื”ื” ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื:
Il doit รชtre soulevรฉ du sol d'un tefah. De lร  on ne prouve pas que le soulรจvement suffise ร  un tefah, car l'association des ruelles est diffรฉrente, รฉtant rabbinique. Sache-le : il ne vient pas ici nous enseigner la rรจgle du soulรจvement en tout lieu.
๐Ÿ’ก Explication

Quand le tonneau est ร  lui, le poser dans son domaine ne le fait pas acquรฉrir aux autres. L'envoyรฉ le soulรจve d'un tefah (hagbaha) et dit : j'ai acquis pour vous. S'il est dรฉjร  ร  eux, la Tossefta dispense de cet acte.

Les Tossefot : ce tefah ne rรจgle pas la hagbaha en tout lieu. Le shitouf est rabbinique. Le Roch, plus loin, rapporte Rabbeinou Tam, qui en tire une mesure gรฉnรฉrale.

13
ืืžืจ ืจื‘ื: ื”ื ื™ ืชืจืชื™ ืžื™ืœื™, ืกื‘ื™ ื“ืคื•ืžื‘ื“ื™ืชื ืืžืจื™ื ื”ื•: ื—ื“ื โ€” ื”ื. ืื™ื“ืš โ€” ื”ืžืงื“ืฉ, ืื ื˜ืขื ืžืœื ืœื•ื’ืžื™ื• โ€” ื™ืฆื, ื•ืื ืœืื• โ€” ืœื ื™ืฆื.

Rava a dit : ces deux paroles, les anciens de Poumbedita les ont dites. L'une, celle-ci.

L'autre : celui qui fait le kiddouch, s'il a goรปtรฉ le plein de sa joue (melo lugmav), il est quitte ; sinon, il n'est pas quitte.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืกื‘ื™ ื“ืคื•ืžื‘ื“ื™ืชื ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ื™ืฉื™ื‘ืชื• ื‘ืฉื™ืœื”ื™ ืค"ืง ื“ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ:
Les anciens de Poumbedita. Rav Yehouda et son acadรฉmie, ร  la fin du premier chapitre de Sanhedrin.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื ื˜ืขื ืžืœื ืœื•ื’ืžื™ื• ืคื™ืจืฉ ืจ"ืช ื“ื”ื ืžืœื ืœื•ื’ืžื™ื• ืœืื• ื“ื•ื•ืงื ืžืœื ืœื•ื’ืžื™ื• ืืœื ืจ"ืœ ื›ื“ืžืคืจืฉ ื‘ืค' ื‘ืชืจื ื“ื™ื•ืžื (ื“ืฃ ืค.) ื›ืœ ืฉืื™ืœื• ืžืกืœืงื• ืœืฆื“ ืื—ื“ ื•ื ืจืื” ื›ืžืœื ืœื•ื’ืžื ื•ื‘ืค' ื‘ืชืจื ื“ื™ื•ืžื (ืฉื) ืžื–ื‘ื— ื“ืžืœื ืœื•ื’ืžื™ื• ื ืคื™ืฉ ืžืจื‘ื™ืขื™ืช ื•ื‘ืขืจื‘ื™ ืคืกื—ื™ื (ื“ืฃ ืงื—:) ืืžืจ ื“ื‘ืืจื‘ืข ื›ื•ืกื•ืช ื™ืฉ ืฉื™ืขื•ืจ ืจื‘ื™ืขื™ืช ื•ื›ื•ืก ืฉืœ ืงื™ื“ื•ืฉ ืื—ื“ ืžื”ืŸ ื•ืื™ืš ื™ื˜ืขื•ื ืžืœื ืœื•ื’ืžื ื”ื ืื™ืŸ ื‘ื• ื›ืœ ื›ืŸ:
S'il a goรปtรฉ le plein de sa joue. Rabbeinou Tam explique : ce plein de la joue s'entend comme on l'explique au dernier chapitre de Yoma (80a), tout ce qui, dรฉplacรฉ d'un cรดtรฉ, apparaรฎt comme un plein de joue. Et au dernier chapitre de Yoma, lร -mรชme, on รฉtablit que le plein de la joue dรฉpasse un reviit. Et dans Arvei Pessahim (108b) on dit que les quatre coupes ont la mesure d'un reviit, et la coupe du kiddouch est l'une d'elles. Et comment goรปtera-t-il un plein de joue, puisqu'il n'y a pas tout cela dedans ?
๐Ÿ’ก Explication

Rava rattache deux enseignements aux anciens de Poumbedita. Rachi : Rav Yehouda et son acadรฉmie, ร  la fin du premier chapitre de Sanhedrin. L'un est le tonneau soulevรฉ. L'autre est le kiddouch : il faut goรปter un melo lugmav, le plein de la joue.

Rabbeinou Tam lit cette mesure comme ร  la fin de Yoma (80a) : le vin dรฉplacรฉ d'un cรดtรฉ de la bouche et qui paraรฎt emplir la joue. Cette mesure dรฉpasse un reviit. Or la coupe du kiddouch, une des quatre coupes, n'a que la mesure d'un reviit (Pessahim 108b). D'oรน la question : comment y goรปter un plein de joue ?

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Kiddouch : le plein de la joue Les anciens de Poumbedita. Rabbeinou Tam lit la mesure au sens de Yoma. Plein de la joue Dรฉplacรฉ d'un cรดtรฉ Mesure plus grande qu'un reviit Coupe du kiddouch Une des quatre coupes Mesure : un reviit Tossefot : comment goรปter un plein de joue dans cette coupe ?
Le plein de la joue dรฉpasse un reviit. La coupe du kiddouch est d'un reviit.
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ืืžืจ ืจื‘ ื—ื‘ื™ื‘ื: ื”ื ื ืžื™ ืกื‘ื™ ื“ืคื•ืžื‘ื“ื™ืชื ืืžืจื™ื ื”ื•, ื“ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ืขื•ืฉื™ืŸ ืžื“ื•ืจื” ืœื—ื™ื” ื‘ืฉื‘ืช.

Rav Haviva a dit : celle-ci aussi, les anciens de Poumbedita l'ont dite. Car Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : on fait un grand feu (medoura) pour une accouchรฉe le Chabbat.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื“ื•ืจื” ื”ื™ืกืง ื’ื“ื•ืœ:
Un grand feu. Un chauffage important.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Haviva ajoute un troisiรจme enseignement des anciens de Poumbedita. Chmouel, rapportรฉ par Rav Yehouda : le Chabbat, on fait une medoura, un grand feu, pour une accouchรฉe.

15
ืกื‘ื•ืจ ืžื™ื ื”: ืœื—ื™ื” โ€” ืื™ืŸ, ืœื—ื•ืœื” โ€” ืœื. ื‘ื™ืžื•ืช ื”ื’ืฉืžื™ื โ€” ืื™ืŸ, ื‘ื™ืžื•ืช ื”ื—ืžื” โ€” ืœื.

Ils en ont compris : pour une accouchรฉe, oui ; pour un malade, non. Aux jours de pluie, oui ; aux jours de chaleur, non.

๐Ÿ’ก Explication

La formule de Chmouel nomme l'accouchรฉe. On en a d'abord tirรฉ deux limites : le malade ordinaire reste sans ce feu ; la saison chaude aussi.

16
ืื™ืชืžืจ, ืืžืจ ืจื‘ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืื‘ื™ืŸ ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื”ืงื™ื– ื“ื ื•ื ืฆื˜ื ืŸ โ€” ืขื•ืฉื™ืŸ ืœื• ืžื“ื•ืจื” ื‘ืฉื‘ืช, ื•ืืคื™ืœื• ื‘ืชืงื•ืคืช ืชืžื•ื–.

Il a รฉtรฉ รฉnoncรฉ. Rav Hiya bar Avin a dit que Chmouel a dit : celui qui s'est fait saigner et qui s'est refroidi, on lui fait un grand feu le Chabbat, mรชme ร  la saison de Tamouz.

๐Ÿ’ก Explication

Chmouel lui-mรชme รฉtend le feu. Un homme qui s'est fait saigner et qui a pris froid reรงoit une medoura le Chabbat, mรชme en tekoufat Tamouz, la saison chaude. La rรจgle ne se limite ni ร  l'accouchรฉe, ni aux jours de pluie.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le grand feu le Chabbat L'accouchรฉe ouvre la rรจgle. La saignรฉe l'รฉtend ร  l'รฉtรฉ. Chmouel : on fait une medoura pour une accouchรฉe le Chabbat Premiรจre lecture Malade : non Saison chaude : non Suite, toujours Chmouel Saignรฉe et refroidissement Mรชme ร  la saison de Tamouz
La premiรจre lecture limite le feu. La saignรฉe l'รฉtend, mรชme en Tamouz.
17
ืืžืจ ืืžื™ืžืจ: ื”ื ื ืžื™ ืกื‘ื™ ื“ืคื•ืžื‘ื“ื™ืชื ืืžืจื™ื ื”ื•, ื“ืื™ืชืžืจ: ืื™ื–ื• ื”ื™ื ืืฉื™ืจื” ืกืชื?

Ameimar a dit : celle-ci aussi, les anciens de Poumbedita l'ont dite. Car il a รฉtรฉ รฉnoncรฉ : quelle est une asheira sans prรฉcision (setam) ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ื–ื• ื”ื™ื ืืฉื™ืจื” ืกืชื ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืœื ื—ื–ื™ื ืŸ ืœื™ื” ื“ืคืœื—ื•ื” ืžื—ื–ืงื™ื ืŸ ืœื” ื‘ื”ื›ื™:
Quelle est une asheira sans prรฉcision. Bien qu'on ne les ait pas vus l'adorer, on la prรฉsume telle.
๐Ÿ’ก Explication

Une asheira setam est un arbre tenu pour dรฉdiรฉ au culte idolรขtre, sans qu'on ait vu qu'on l'adore. Ameimar rattache cette discussion aux anciens de Poumbedita. La rรฉponse de Rav suit.

18
ืืžืจ ืจื‘: ื›ืœ ืฉื›ื•ืžืจื™ืŸ ืฉื•ืžืจื™ืŸ ืื•ืชื”

Rav a dit : tout arbre que les komarin (prรชtres du culte idolรขtre) gardent.

โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื—ื‘ื™ืช ืฉืœ ืฉื™ืชื•ืฃ ืฆืจื™ืš ืœื”ื’ื‘ื™ื” ืžืŸ ื”ืงืจืงืข ื˜ืคื— ืžื›ืืŸ ื“ืงื“ืง ืจ"ืช ื–"ืœ ื“ื”ื’ื‘ื”ื” ืกื’ื™ ื‘ื˜ืคื—. ื•ืœื ื›ืคืจืฉ"ื™ ืฉืคื™' ื‘ืค"ืง ื“ืงื“ื•ืฉื™ืŸ ื“ืฃ ื›ื”: ื’ื‘ื™ ืคื™ืœ ืจ"ืฉ ืื•ืžืจ ื‘ืžื” ื™ืงื ื” ื•ืงืืžืจ ื‘ืžื ื™ื— ื“' ื›ืœื™' ืชื—ืช ืจื’ืœื™ื• ืฉืžืข ืžื™ื ื” ื›ืœื™ื• ืฉืœ ืœื•ืงื— ื‘ืจืฉื•ืช ืžื•ื›ืจ ืงื•ื ื” ืœื•ืงื— ื•ืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ืฉื ื›ื•. ื“"ื” ื‘ื—ื‘ื™ืœื™ ื“ืžืฉื•ื ื”ื’ื‘ื”ื” ืœื ืงื ื™ ื“ืกืชื ื›ืœื™ ืื™ื ื• ื’ื‘ื•ื” ืฉืœืฉื” ื˜ืคื—ื™ื ื•ืœื”ื›ื™ ืžื•ืงื™ ืœื” ื‘ื—ื‘ื™ืœื™ ื–ืžื•ืจื•ืช. ื•ืจื‘ื™ื ื• ืชื ืคื™ืจืฉ ื“ืกืชื ื›ืœื™ ืื™ื ื• ื’ื‘ื•ื” ื˜ืคื— ื“ื‘ื”ื’ื‘ื”ืช ื˜ืคื— ืกื’ื™ ื›ื“ืžืฉืžืข ื”ื›ื. ื•ืขื•ื“ ื”ื‘ื™ื ืจืื™ื” ืžื“ืืžืจ ืคืจืง ื”ืžื ื™ื— (ื‘ื‘ื ืงืžื ื“ืฃ ื›ื˜:) ื’ื‘ื™ ื”ื•ืคืš ืืช ื”ื’ืœืœ ื“ืžื•ืงื™ ืœื” ื›ืฉื”ืคื›ื• ื‘ืคื—ื•ืช ืžืฉืœืฉื”. ื•ื›ื™ ื ืชื›ื•ื™ืŸ ืœื–ื›ื•ืช ื‘ื• ืงืืžืจื”ืชื ื“ืงื ื” ืฉืžืข ืžื™ื ื” ื“ื—ืฉื™ื‘ื” ื”ื’ื‘ื”ื” ื‘ืคื—ื•ืช ืžืฉืœืฉื” ื•ืœืื• ืจืื™ื” ื”ื™ื ื“ืืข"ื’ ื“ื‘ืขืœืžื ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉืœืฉื” ื’ื‘ื™ ื’ืœืœ ืฉืœ ื”ืคืงืจ ืฉืื ื™ ืฉืืคื™ืœื• ื”ื‘ื˜ื” ื‘ื”ืคืงืจ ืงื ื™ื. ืื™ ื ืžื™ ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื™ ื’ืœืœ ื›ื›ืœื™ื• ื•ืงื ื™ ืœื™ื” ื›ืœื™ื•. ืื™ ื ืžื™ ื›ืฉื”ื’ื‘ื™ื”ื” ื‘ื™ื“ื• ื“ื›ื™ื•ืŸ ืฉื”ื’ื‘ื™ื” ื‘ื™ื“ื• ืงื ื™ ืœื™ื” ื‘ืคื—ื•ืช ืžืฉืœืฉื” ื›ื“ืื™ืชื ื‘ื›ืชื•ื‘ื•ืช ืคืจืง ืืœื• ื ืขืจื•ืช (ื›ืชื•ื‘ื•ืช ื“ืฃ ืœื:) ื›ื’ื•ืŸ ืฉืฆื™ืจืฃ ื™ื“ื• ืœืžื˜ื” ืžืฉืœืฉื” ื•ืงื‘ืœื”. ื•ืžื”ืš ื“ืฉืžืขืชื™ืŸ ืื™ืŸ ืจืื™ื” ื“ืฉืื ื™ ืฉื™ืชื•ืคื™ ืžื‘ื•ืื•ืช ื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืœื”ื›ื™ ืงืจื™ ื‘ืฉืžืขืชื™ืŸ ื”ืš ื”ื’ื‘ื”ื” ื“ื˜ืคื— ืžืฉื”ื• ืžืฉื•ื ื“ื‘ืขืœืžื ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉืœืฉื”:
Guemara. Rav Yehouda a dit : un tonneau d'association doit รชtre soulevรฉ du sol d'un tefah. De lร  Rabbeinou Tam, de mรฉmoire bรฉnie, a dรฉduit avec prรฉcision que le soulรจvement suffit ร  un tefah. Il s'รฉcarte de l'explication de Rachi, donnรฉe au premier chapitre de Kidouchin, folio 25b, au sujet d'un รฉlรฉphant. Rabbi Chimon dit : par quoi l'acquiert-il ? Et l'on rรฉpond : en plaรงant quatre ustensiles sous ses pieds. On en apprend que les ustensiles de l'acheteur dans le domaine du vendeur acquiรจrent pour l'acheteur. Et Rachi a expliquรฉ lร  la suite. Dibour : avec des bottes. Par le soulรจvement il n'acquiert pas, car un ustensile ordinaire n'atteint pas trois tefahim de haut, et c'est pourquoi il place le cas dans des bottes de sarments. Et Rabbeinou Tam a expliquรฉ qu'un ustensile ordinaire n'atteint pas un tefah de haut, car un soulรจvement d'un tefah suffit, comme il ressort d'ici. Et il a encore apportรฉ une preuve de ce qu'on dit au chapitre HaManiah (Bava Kama 29b) au sujet de celui qui retourne la bouse : on place le cas lร  oรน il l'a retournรฉe de moins de trois. Et quand il a eu l'intention d'en acquรฉrir, on dit lร  qu'il a acquis. On en apprend qu'un soulรจvement de moins de trois compte. Et la preuve manque : bien qu'en gรฉnรฉral on exige trois, pour une bouse sans maรฎtre (hefker) c'est diffรฉrent, car mรชme un regard sur un bien sans maรฎtre acquiert. Autre rรฉponse : la bouse est comme ses ustensiles, et ses ustensiles l'acquiรจrent pour lui. Autre rรฉponse : quand il l'a soulevรฉe dans sa main. Une fois soulevรฉe dans sa main, elle est acquise pour lui ร  moins de trois, comme il est dit dans Ketubot, chapitre Elou Naarot (Ketubot 31b), par exemple s'il a joint sa main au-dessous de trois et qu'il l'a reรงue. Et de notre sugya il n'y a pas de preuve, car l'association des ruelles est diffรฉrente, รฉtant rabbinique. C'est pourquoi, dans notre sugya, on appelle ce soulรจvement d'un tefah un rien (mashehu), parce qu'en gรฉnรฉral on exige trois.
๐Ÿ’ก Explication

Rav donne le signe. Les komarin gardent l'arbre. Cette garde suffit ร  le tenir pour asheira setam, sans avoir vu l'adoration.

Le Roch alignรฉ ici revient au tonneau. Rabbeinou Tam lit le soulรจvement d'un tefah comme mesure gรฉnรฉrale de hagbaha, contre Rachi qui exige trois au premier chapitre de Kidouchin (25b). La fin du Roch rejoint les Tossefot : le shitouf est rabbinique, et la sugya appelle ce tefah un mashehu, parce qu'en gรฉnรฉral on exige trois.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).