Eruvin 80b : Asheira, avis, et la mesure du shitouf

Eruvin 80b

Sougya : L'amud rรฉpond d'abord ร  la contrainte du poteau (lehi) et de la poutre (kora) : on force lร  oรน la ruelle n'a pas de cloisons. Rav Hiya bar Ashi permet un poteau d'asheira ; Rabbi Chimon ben Lakish permet la poutre, et ร  plus forte raison le poteau.

La michna rรจgle l'ajout de nourriture au tonneau du shitouf, puis l'avis dรป aux habitants qui s'ajoutent. La mesure : ร  partir de dix-huit personnes, deux repas pour tous ; en dessous, une figue sรจche (grogeret) pour chacun.

Deux repas font dix-huit grogerot. La michna suivante ouvre sur l'aliment de l'erouv : Rabbi Eliezer รฉcarte l'eau et le sel ; Rabbi Yehochoua exige un pain entier.

Poteau et poutre d'une asheira Qui permet la poutre permet le poteau. L'inverse ne suit pas. Rav Hiya bar Ashi Rabbi Chimon ben Lakish Poteau (lehi) : permis Poutre (kora) : exclue La poutre exige un tefah sain Poutre (kora) : permise Poteau : ร  plus forte raison Pas de largeur fixรฉe au poteau L'asheira doit รชtre brรปlรฉe (Devarim 12). Sa mesure est tenue pour รฉcrasรฉe : elle ne porte pas la brique.
Rav Hiya bar Ashi limite l'asheira au poteau. Rabbi Chimon ben Lakish l'รฉtend ร  la poutre.
Faut-il aviser en complรฉtant le shitouf ? Deux lectures. L'avis ne tombe que si l'autre espรจce remplace un tonneau fini. Mรชme espรจce Deux espรจces Nourriture diminuรฉe Pas d'avis Nourriture diminuรฉe Pas d'avis Nourriture รฉpuisรฉe Pas d'avis Diminuรฉ veut dire nitmatmet Nourriture รฉpuisรฉe Il faut aviser La baraรฏta vise ce cas Habitants ajoutรฉs : il ajoute, il fait acquรฉrir, il avise.
Mรชme espรจce : pas d'avis, mรชme si le tonneau est fini. Deux espรจces : l'avis ne tombe qu'ร  l'รฉpuisement.
Quand le groupe est-il nombreux ? Chmouel pose dix-huit. Rav Its'hak explique le seuil par la grogeret. Nombreux 18 personnes et au-delร  Deux repas pour tous Peu nombreux Moins de 18 Une grogeret chacun Test : partager deux repas entre eux. Moins d'une grogeret par personne : nombreux. Sinon : peu nombreux. Deux repas = 18 grogerot.
Dix-huit personnes et au-delร  : deux repas pour tous. En dessous : une grogeret chacun.
1
ืฉืื ื™ ื”ืชื ื“ืœื™ื›ื ืžื—ื™ืฆื•ืช.

Lร -bas, le cas est autre, car il n'y a pas de cloisons.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืื ื™ ื”ืชื ื“ืœื™ื›ื ืžื—ื™ืฆื•ืช ื•ืžื‘ื•ื™ ืžื’ื•ืœื” ื”ื•ื ื•ืื™ื ื• ื ื•ื— ืœืฉื•ืžืจื• ื”ื™ืœื›ืš ื›ื•ืคื™ืŸ ืื•ืชื• ืื‘ืœ ืœื”ืชื™ืจ ื‘ื˜ืœื˜ื•ืœ ืœืขื•ืœื ืื™ืžื ืœืš ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ื“ืขืช:
Lร -bas, le cas est autre, car il n'y a pas de cloisons. La ruelle est ร  dรฉcouvert, et il n'est pas aisรฉ de la garder. C'est pourquoi on le contraint. Mais pour permettre le transport (tiltoul), je te dirais dans tous les cas qu'il faut la connaissance (daat).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉืื ื™ ื”ืชื ื“ืื™ื›ื ืžื—ื™ืฆื” ืคืจ"ืช ื“ื™ืŸ ื”ื•ื ื“ื›ื•ืคื™ืŸ ืื•ืชื• ืœืขืฉื•ืช ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ื“ืžื”ื ื™ ืžื—ื™ืฆื•ืช ืœื”ืชื™ืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ื‘ืชื•ื›ื• ืืข"ืค ืฉื ืขืฉื• ื‘ืขืœ ื›ืจื—ื• ืฉืœ ืืจื ื•ืœื ื“ืžื™ ืœืขื™ืจื•ื‘ ื“ื‘ื™ืŸ ื”ื•ื” ืžืฉื•ื ื“ื™ืจื” ื•ื‘ื™ืŸ ืžืฉื•ื ืงื ื™ืŸ ืื™ืŸ ืœื• ืœื”ื•ืขื™ืœ ื‘ืขืœ ื›ืจื—ื• ืฉืœ ืืจื ื•ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ืœื ืคื™ืจืฉ ื›ืŸ ื•ื‘ืกืคืจื™ื ื“ื’ืจืก ืฉืื ื™ ื”ืชื ื“ืœื™ื›ื ืžื—ื™ืฆื•ืช ื™ืฉ ืœืคืจืฉ ื›ืŸ ื“ื›ื™ ืœื™ื›ื ืžื—ื™ืฆื•ืช ื“ืืกื•ืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ื‘ืชื•ื›ื• ื“ื™ืŸ ื”ื•ื ืฉื ื›ื•ืฃ ืื•ืชื• ืœืขืฉื•ืช ืชืงื ื” ืœื”ืชื™ืจ ืœื˜ืœื˜ืœ ืื‘ืœ ืื™ืŸ ืœื ื• ืœื›ื•ืคื• ืœืขืฉื•ืช ืชืงื ื” ืœื˜ืœื˜ืœ ืžืŸ ื”ื‘ืชื™ื ื•ืžืŸ ื”ื—ืฆื™ืจื•ืช ืœืชื•ื›ื•:
Lร -bas, le cas est autre, car il y a une cloison. Rabbeinou Tam explique : il est juste de le contraindre ร  faire un poteau (lehi) et une poutre (kora). Les cloisons servent ร  permettre le transport ร  l'intรฉrieur, mรชme faites contre la volontรฉ de l'homme. L'erouv, au titre de la demeure (dira) comme au titre de l'acquisition (kinyan), ne peut pas servir contre la volontรฉ de l'homme. Et dans le commentaire, il n'explique pas ainsi. Dans les livres qui lisent : lร -bas, le cas est autre, car il n'y a pas de cloisons, on expliquera ainsi. Lorsqu'il n'y a pas de cloisons, et qu'il est interdit de transporter ร  l'intรฉrieur, il est juste de le contraindre ร  faire un amรฉnagement pour permettre le transport. Nous n'avons pas ร  le contraindre ร  faire un amรฉnagement pour transporter depuis les maisons et depuis les cours vers l'intรฉrieur.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse ร  l'appui du recto : on contraint au poteau (lehi) et ร  la poutre (kora). Lร -bas, la ruelle n'a pas de cloisons (mehitsot). On peut forcer l'amรฉnagement qui rend le transport possible.

Rachi : la ruelle est ร  dรฉcouvert, difficile ร  garder. Pour permettre le tiltoul, la connaissance (daat) reste exigรฉe. Les Tossefot ont deux leรงons. Rabbeinou Tam lit qu'il y a une cloison : elle vaut mรชme faite contre la volontรฉ. L'erouv relรจve de la demeure (dira) ou de l'acquisition (kinyan) : contre la volontรฉ, il reste sans effet. L'autre leรงon, celle du texte, limite la contrainte au tiltoul dans la ruelle. On ne force pas le passage depuis les maisons et les cours.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pourquoi forcer le poteau, et pas l'erouv ? La ruelle sans cloisons se rรฉpare. L'erouv reste une affaire d'avis. On contraint au lehi et ร  la kora de la ruelle Leรงon : pas de cloisons On force un amรฉnagement pour le tiltoul dedans Autre version : mi-tsad L'erouv est de cรดtรฉ On ne contraint pas Rachi : pour le tiltoul, la connaissance (daat) reste exigรฉe.
Sans cloisons, on force le lehi et la kora. L'erouv, affaire de cรดtรฉ, ne se force pas.
2
ืœื™ืฉื ื ืื—ืจื™ื ื, ืžืฆื“ ืฉืื ื™.

Autre formulation : par le cรดtรฉ, le cas est autre.

๐Ÿ’ก Explication

Seconde rรฉponse, sur la mรชme objection. Le lehi et la kora touchent la ruelle elle-mรชme. L'erouv est une affaire de cรดtรฉ (mi-tsad). On ne contraint pas un particulier ร  le prรฉparer.

3
ืืชืžืจ, ืจื‘ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืืฉื™ ืืžืจ: ืขื•ืฉื™ืŸ ืœื—ื™ ืืฉื™ืจื”. ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ืืžืจ: ืขื•ืฉื™ืŸ ืงื•ืจื” ืืฉื™ืจื”.

Il a รฉtรฉ รฉnoncรฉ. Rav Hiya bar Ashi a dit : on fait un poteau (lehi) d'asheira.

Et Rabbi Chimon ben Lakish a dit : on fait une poutre (kora) d'asheira.

๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle question. Le bois d'une asheira est interdit au profit, et destinรฉ au feu. Rav Hiya bar Ashi permet d'en faire un lehi. Rabbi Chimon ben Lakish permet d'en faire une kora. La suite dit qui est le plus large.

4
ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืงื•ืจื” โ€” ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืœื—ื™, ื•ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืœื—ื™ โ€” ืื‘ืœ ืงื•ืจื” ืœื. ื›ืชื•ืชื™ ืžื›ืชืช ืฉื™ืขื•ืจื™ื”.

Celui qui dit la poutre : ร  plus forte raison le poteau. Et celui qui dit le poteau : la poutre, non.

Sa mesure est tenue pour รฉcrasรฉe (ketotei mikhatat shioureha).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื›"ืฉ ืœื—ื™ ื“ืื™ืŸ ืœื• ืฉื™ืขื•ืจ ืœืจื—ื‘ื• ื•ืขื•ื‘ื™ื•:
ร€ plus forte raison le poteau. Car il n'a de mesure ni en largeur ni en รฉpaisseur.
ืื‘ืœ ืงื•ืจื” ืฆืจื™ื›ื” ื˜ืคื— ืœืงื‘ืœ ืืจื™ื— ื•ื‘ืจื™ืื” ื›ื“ื™ ืœืงื‘ืœ ืืจื™ื— ื•ื”ืื™ ืืฉื™ืจื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ืขื™ ืฉืจื™ืคื” ื“ื›ืชื™ื‘ (ื“ื‘ืจื™ื ื™ื‘) ื•ืืฉืจื™ื”ื ืชืฉืจืคื•ืŸ ื‘ืืฉ ืฉื™ืขื•ืจื” ืœืื• ืฉื™ืขื•ืจื ื”ื™ื ื“ื›ืฉืจื•ืคื” ื“ืžื™ื:
Mais la poutre. Elle doit avoir un tefah pour recevoir une brique (ariakh), et รชtre saine afin de recevoir une brique. Et cette asheira, puisqu'elle exige la combustion, comme il est รฉcrit (Devarim 12) : et leurs asheirim, vous les brรปlerez par le feu, sa mesure n'est pas une mesure, car elle รฉquivaut ร  une chose brรปlรฉe.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื‘ืœ ืงื•ืจื” ื›ืชื•ืชื™ ืžื›ืชืช ืฉื™ืขื•ืจื™ื” ืืข"ื’ ื“ืœื—ื™ ื ืžื™ ื‘ืขื™ ืฉื™ืขื•ืจ ื’ื•ื‘ื” ื•ื’ื ืจื•ื—ื‘ ืžืฉื”ื• ืžื™ื”ื ื‘ืขื™ ืžื›ืœ ืžืงื•ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ื‘ืขื™ ืืœื ืฉื™ืขื•ืจ ื–ื•ื˜ื ืœื ื”ื—ืžื™ืจื• ื‘ื• ื•ื”"ืจ ืื‘ืจื”ื ืคื™ืจืฉ ืœื—ื™ ืื ื”ื™ื” ืžื“ื‘ืง ื”ื›ืชื™ืชื™ื ื‘ื›ื•ืชืœ ื”ื•ื™ ืœื—ื™ ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ื”ื• ื ื™ื˜ืœื•ืช ื‘ืจื•ื— ื•ืื™ืŸ ืœื”ืงืฉื•ืช ืžื”ื ื“ืคืกืœื™ื ืŸ ืœื•ืœื‘ ืฉืœ ืืฉื™ืจื” ืืคื™ืœื• ื‘ื™ื•"ื˜ ืฉื ื™ ื“ืžืฉืžืข ื“ื›ืžืืŸ ื“ืœื™ืชื™ื” ื“ืžื™ ื“ื’ื‘ื™ ืœื•ืœื‘ ืฉืœ ืžืฆื•ื” ื”ื—ืžื™ืจื• ื•ื"ืช ื“ืžื›ืฉืจื™ื ืŸ ืœืขื™ืœ ืกื•ืœื ืฉืœ ืืฉื™ืจื” ืืข"ื’ ื“ื‘ืขื™ ืจื—ื‘ ื“' ื•ืœื ืืžืจ ืžื™ื›ืชืช ืฉื™ืขื•ืจื ื›ืžื• ืงื•ืจื” ื•ืื•ืจ"ื™ ื“ื”ืชื ื—ืฉื™ื‘ ืคืชื— ื›ื™ื•ืŸ ื“ื—ื–ื™ ืœืขืœื™ื™ื” ืื™ ืœืื• ืื™ืกื•ืจื ื“ืืฉื™ืจื” ืื‘ืœ ืงื•ืจื” ื”ืฆืจื™ื›ื• ื—ื›ืžื™ื ืฉื™ืขื•ืจื ืฉืœ ื—ืฉื™ื‘ื•ืช:
Mais la poutre, sa mesure est tenue pour รฉcrasรฉe. Bien que le poteau exige aussi une mesure de hauteur, et au moins une largeur d'un mashehu, nรฉanmoins, puisqu'il n'exige qu'une petite mesure, on n'a pas รฉtรฉ rigoureux pour lui. Et Rabbeinou Avraham explique : un poteau, si l'on collait les fragments au mur, ce serait un poteau, ร  condition qu'ils ne soient pas emportรฉs par le vent. Et l'on n'objectera pas de ce que nous invalidons un loulav d'asheira, mรชme le second jour de fรชte, ce dont on entend qu'il est comme absent : pour un loulav de mitsva, on a รฉtรฉ rigoureux. Et si tu dis : nous validons plus haut une รฉchelle d'asheira, bien qu'elle exige une largeur de quatre, et l'on n'a pas dit que la mesure est รฉcrasรฉe, comme pour la poutre. Ri rรฉpond : lร -bas, cela compte comme une ouverture, puisqu'elle est propre ร  la montรฉe, n'รฉtait l'interdit de l'asheira. Mais la poutre, les Sages ont exigรฉ une mesure d'importance.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Chimon ben Lakish, qui permet la kora, permet le lehi ร  plus forte raison : le poteau n'a pas de largeur imposรฉe. Rav Hiya bar Ashi ne parle que du poteau. La poutre, il l'exclut.

L'asheira doit รชtre brรปlรฉe, comme il est รฉcrit : leurs asheirim, vous les brรปlerez par le feu. Son volume est dรฉjร  tenu pour รฉcrasรฉ. La kora doit faire un tefah et porter une brique (ariakh). Une mesure รฉcrasรฉe ne compte pas.

Les Tossefot : le lehi a une hauteur, et un mashehu de largeur. La mesure est petite, on n'a pas serrรฉ. Des fragments collรฉs au mur font lehi, s'ils tiennent au vent. Le loulav d'asheira est invalidรฉ, mรชme le second jour de fรชte : lร , c'est une mitsva, on a รฉtรฉ rigoureux. L'รฉchelle d'asheira, validรฉe plus haut malgrรฉ quatre de large, compte comme une ouverture propre ร  la montรฉe. La kora, les Sages lui ont fixรฉ une mesure d'importance.

5
ืžืชื ื™ืณ ื ืชืžืขื˜ ื”ืื•ื›ืœ โ€” ืžื•ืกื™ืฃ ื•ืžื–ื›ื”, ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข. ื ืชื•ืกืคื• ืขืœื™ื”ืŸ โ€” ืžื•ืกื™ืฃ ื•ืžื–ื›ื”, ื•ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข.

Michna. La nourriture a diminuรฉ : il ajoute, il fait acquรฉrir, et il n'est pas besoin d'aviser.

Il s'en est ajoutรฉ ร  eux : il ajoute, il fait acquรฉrir, et il faut aviser.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืชื ื™' ื ืชืžืขื˜ ื”ืื•ื›ืœ ืžืฉื™ืขื•ืจื• ื•ืœืงืžืŸ ืžืคืจืฉ ืฉื™ืขื•ืจื ื‘ืžืชื ื™':
Michna. La nourriture a diminuรฉ. En dessous de sa mesure. Et plus bas, la michna explique la mesure.
ื•ืื™ื ื• ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข ืฉื”ืจื™ ื›ื•ืœืŸ ื ืชืจืฆื• ื‘ืชื—ืœื”:
Et il n'est pas besoin d'aviser. Car tous ont consenti au dรฉbut.
ื•ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข ืœื“ื™ื•ืจื™ืŸ ืฉื ื™ืชื•ืกืคื• ืื ื“ืขืชืŸ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื›ื’ื•ืŸ ืฉืžืขืจื‘ ืžืฉืœื”ืŸ ื•ื˜ืขืžื ืคืจื™ืฉื™ืช ืœืขื™ืœ ื•ืชืจืชื™ ืงืชื ื™ ืžื•ืกื™ืฃ ื•ืžื–ื›ื” ืื ืžืฉืœื• ืžืขืจื‘ ื•ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข ืื ืžืฉืœื”ืŸ ืžืขืจื‘:
Et il faut aviser. Les habitants qui se sont ajoutรฉs, si leur avis porte sur l'erouv, par exemple lorsqu'il fait l'erouv avec leur bien. Et la raison, je l'ai expliquรฉe plus haut. Et il enseigne deux choses : il ajoute et fait acquรฉrir, s'il fait l'erouv avec son bien ; et il faut aviser, s'il fait l'erouv avec leur bien.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ื ืชืžืขื˜ ื”ืื•ื›ืœ ืžื•ืกื™ืฃ ื•ืžื–ื›ื” ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข. ื ื™ืชื•ืกืคื• ืขืœื™ื”ืŸ ื“ื™ื•ืจื™ืŸ ืžื•ืกื™ืฃ ื•ืžื–ื›ื” ื•ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข. ืกื•ื’ื™ื ื“ืฉืžืขืชื™ืŸ ืื ื”ืื•ื›ืœ ืžืžื™ืŸ ืื—ื“ ืืคื™ืœื• ื›ืœื” ืžื•ืกื™ืฃ ื•ืžื–ื›ื” ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข. ื•ืื ืžืฉื ื™ ืžื™ื ื™ื ื•ื ืชืžืขื˜ ืžื•ืกื™ืฃ ื•ืžื–ื›ื” ื•ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข. ื•ืื ื›ืœ ื”ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข. ื•ืื•ืงื™ืžื ื ืœืงืžืŸ ื‘ื—ืฆืจ ืฉื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ ืžื‘ื•ืื•ืช ืฉืžืชื•ืš ืฉืืชื” ืžืชื™ืจื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ื–ื” ืืชื” ืื•ืกืจื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ืื—ืจ. ืื‘ืœ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืื—ื“ ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข. ืžืื™ ื˜ืขืžื. ื“ื–ื›ื•ืช ื”ื•ื ืœื• ื•ื–ื›ื™ืŸ ืœืื“ื ืฉืœื ื‘ืคื ื™ื•:
Michna. La nourriture a diminuรฉ : il ajoute, il fait acquรฉrir, et il n'est pas besoin d'aviser. Il s'est ajoutรฉ des habitants ร  eux : il ajoute, il fait acquรฉrir, et il faut aviser. La sougya de notre passage : si la nourriture est d'une seule espรจce, mรชme รฉpuisรฉe, il ajoute, il fait acquรฉrir, et il n'est pas besoin d'aviser. Si elle est de deux espรจces et qu'elle a diminuรฉ, il ajoute, il fait acquรฉrir, et il n'est pas besoin d'aviser. Et si elle est รฉpuisรฉe, il faut aviser. Et nous l'รฉtablissons plus bas dans une cour entre deux ruelles : en la lui permettant dans cette ruelle, tu la lui interdis dans l'autre. Mais dans une seule ruelle, il n'est pas besoin d'aviser. Quelle est la raison ? C'est un avantage pour lui, et l'on acquiert un avantage pour une personne hors de sa prรฉsence (zakhin le-adam she-lo be-fanav).
๐Ÿ’ก Explication

Michna du tonneau de shitouf. La nourriture est descendue sous la mesure : on ajoute de son bien, on fait acquรฉrir (mezake), sans aviser. Tous ont dรฉjร  consenti. S'il s'ajoute des habitants : on ajoute et on fait acquรฉrir, et il faut aviser.

Rachi distingue deux cas pour les nouveaux. Avec son bien : il ajoute et fait acquรฉrir. Avec leur bien : il doit aviser. Qui est pointilleux sur son erouv n'a pas d'erouv.

Le Roch rรฉsume la sougya. Mรชme espรจce, mรชme รฉpuisรฉe : pas d'avis. Deux espรจces, et elle a seulement diminuรฉ : pas d'avis. ร‰puisรฉe : il faut aviser. Pour les habitants ajoutรฉs, il place la michna dans une cour entre deux ruelles. Dans une seule ruelle, l'avis tombe : c'est un avantage, et l'on acquiert un avantage hors de la prรฉsence de la personne (zakhin le-adam she-lo be-fanav).

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ื›ืžื” ื”ื•ื ืฉื™ืขื•ืจืŸ? ื‘ื–ืžืŸ ืฉื”ืŸ ืžืจื•ื‘ื™ืŸ โ€” ืžื–ื•ืŸ ืฉืชื™ ืกืขื•ื“ื•ืช ืœื›ื•ืœื. ื‘ื–ืžืŸ ืฉื”ืŸ ืžื•ืขื˜ื™ืŸ โ€” ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ืœื›ืœ ืื—ื“ ื•ืื—ื“.

Quelle est leur mesure ? Lorsqu'ils sont nombreux : nourriture de deux repas pour tous.

Lorsqu'ils sont peu nombreux : comme une figue sรจche (grogeret) pour chacun.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืจื•ื‘ื™ืŸ ื•ืžื•ืขื˜ื™ืŸ ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื:
Nombreux et peu nombreux. Cela s'explique dans la guemara.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื‘ืžื” ื”ื•ื ืฉื™ืขื•ืจื• ื‘ื–ืžืŸ ืฉื”ืŸ ืžืจื•ื‘ื™ื ืžื–ื•ืš ืฉืชื™ ืกืขื•ื“ื•ืช ืœื›ื•ืœืŸ. ื‘ื–ืžืŸ ืฉื”ืŸ ืžื•ืขื˜ื™ืŸ ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ืœื›ืœ ืื—ื“ ื•ืื—ื“. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื ื‘ืชื—ื™ืœืช ืขื™ืจื•ื‘. ืื‘ืœ ื‘ืฉื™ืจื™ ืขื™ืจื•ื‘ ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื•ืœื ืืžืจื• ืœืขืจื‘ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ืืœื ืฉืœื ืœืฉื›ื— ืืช ื”ืชื™ื ื•ืงื•ืช:
Quelle est sa mesure ? Lorsqu'ils sont nombreux : nourriture de deux repas pour tous. Lorsqu'ils sont peu nombreux : comme une grogeret pour chacun. Rabbi Yossi a dit : dans quel cas ces paroles sont-elles dites ? Au dรฉbut de l'erouv. Mais dans les restes de l'erouv, un tant soit peu (kol shehou). Et l'on n'a dit de faire l'erouv dans les cours que pour ne pas faire oublier aux enfants.
๐Ÿ’ก Explication

Mesure du shitouf. Nombreux : la nourriture de deux repas suffit pour tout le groupe. Peu nombreux : une grogeret, figue sรจche, pour chaque personne. La guemara fixera le seuil, et le Roch enchaรฎne dรฉjร  sur Rabbi Yossi et sur les enfants.

7
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™: ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื โ€” ื‘ืชื—ื™ืœืช ืขื™ืจื•ื‘, ืื‘ืœ ื‘ืฉื™ืจื™ ืขื™ืจื•ื‘ โ€” ื›ืœ ืฉื”ื•ื.

Rabbi Yossi a dit : dans quel cas ces paroles sont-elles dites ? Au dรฉbut de l'erouv.

Mais dans les restes de l'erouv : un tant soit peu (kol shehou).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉื™ืจื™ ืขื™ืจื•ื‘ ืฉื ืชืžืขื˜ ืžืฉืขื•ืจื•:
Restes de l'erouv. Qui a diminuรฉ par rapport ร  sa mesure.
ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ืกื™ืฃ [ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืคืœื™ื’ ืืช"ืง]:
Un tant soit peu. Il n'est pas besoin d'ajouter. Et Rabbi Yossi conteste le premier tanna.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yossi limite la mesure au dรฉbut de l'erouv. Les restes (cheyarei erouv), quand la quantitรฉ est descendue sous la mesure, restent valides pour un kol shehou. Il n'y a rien ร  ajouter. Il conteste le premier tanna.

8
ื•ืœื ืืžืจื• ืœืขืจื‘ ื‘ื—ืฆื™ืจื•ืช ืืœื ื›ื“ื™ ืฉืœื ืœืฉื›ื— ืืช ื”ืชื™ื ื•ืงื•ืช.

Et l'on n'a dit de faire l'erouv dans les cours que pour ne pas faire oublier aux enfants.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื ืืžืจื• ืœืขืจื‘ ื‘ื—ืฆืจื•ืช ืœืื—ืจ ืฉื ืฉืชืชืคื•:
L'on n'a pas dit de faire l'erouv dans les cours. Aprรจs qu'ils se sont associรฉs.
ืืœื ืฉืœื ืœืฉื›ื— ืชื•ืจืช ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืžื”ืชื™ื ื•ืงื•ืช ื”ื‘ืื™ืŸ ื”ืœื›ืš ืžืงื™ืœื™ื ืŸ ื‘ื™ื”:
Que pour ne pas faire oublier. La rรจgle des erouvin de cours, aux enfants qui viennent. C'est pourquoi on est indulgent ร  son sujet.
๐Ÿ’ก Explication

Une fois le shitouf des ruelles fait, l'erouv des cours reste demandรฉ pour une seule raison : que les enfants qui viennent n'oublient pas la rรจgle des erouvin de cours. On est donc indulgent sur cet erouv.

9
ื’ืžืณ ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ? ืื™ืœื™ืžื ื‘ืžื™ืŸ ืื—ื“, ืžืื™ ืื™ืจื™ื ื ืชืžืขื˜? ืืคื™ืœื• ื›ืœื” ื ืžื™!

Guemara. De quel cas s'agit-il ?

Si tu dis : d'une seule espรจce, pourquoi prรฉcisรฉment lorsqu'elle a diminuรฉ ? Mรชme รฉpuisรฉe, de mรชme !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ืž' ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ ื“ืงืชื ื™ ื‘ื ืชืžืขื˜ ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข ื”ื ื›ืœื” ืœื’ืžืจื™ ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข ืื ื‘ื ืœืขืจื‘:
Guemara. De quel cas s'agit-il ? Car il enseigne : lorsqu'elle a diminuรฉ, il n'est pas besoin d'aviser. Donc, si elle est entiรจrement รฉpuisรฉe, il faut aviser, s'il vient faire l'erouv.
ื‘ืžื™ืŸ ืื—ื“ ืฉื—ื•ื–ืจ ื•ืžืขืจื‘ ืžืŸ ื”ืžื™ืŸ ื”ืจืืฉื•ืŸ:
D'une seule espรจce. Il revient et fait l'erouv de la premiรจre espรจce.
๐Ÿ’ก Explication

La michna ne parle que du cas diminuรฉ, et dispense d'avis. La guemara demande l'espรจce de l'ajout. Si l'on remet la mรชme espรจce, la limite รฉtonne : mรชme le tonneau รฉpuisรฉ devrait suivre la mรชme rรจgle.

Rachi lit l'enseignement ร  l'envers. Diminuรฉe : pas d'avis. Donc entiรจrement finie : il faudrait aviser, s'il revient faire l'erouv. Cette consรฉquence gรชne pour une seule espรจce.

10
ืืœื ื‘ืฉื ื™ ืžื™ื ื™ืŸ, ืืคื™ืœื• ื ืชืžืขื˜ ื ืžื™ ืœื! ื“ืชื ื™ื: ื›ืœื” ื”ืื•ื›ืœ, ืžืžื™ืŸ ืื—ื“ โ€” ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข, ืžืฉื ื™ ืžื™ื ื™ื โ€” ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข!

Alors, de deux espรจces : mรชme diminuรฉe, non plus ! Car on a enseignรฉ : la nourriture est รฉpuisรฉe ; d'une seule espรจce, il n'est pas besoin d'aviser ; de deux espรจces, il faut aviser !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื‘' ืžื™ื ื™ืŸ ืฉืขื™ืจื‘ ื‘ืฉื ื™ื” ืžืžื™ืŸ ืื—ืจ:
De deux espรจces. Il a fait l'erouv la seconde fois d'une autre espรจce.
ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข ื•ืงื ืกืœืงื ื“ืขืชืš ื•ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ืœื ืชืžืขื˜:
Il faut aviser. Et l'on pourrait penser : il en va de mรชme lorsqu'elle a diminuรฉ.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืœื ื‘ื‘' ืžื™ื ื™ืŸ ืืคื™ืœื• ื ืชืžืขื˜ ื ืžื™ ื“ืชื ื™ื ื›ื•' ืก"ื“ ื“ื›ืœื” ื“ื ืงื˜ ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ืžืฉื•ื ืžื™ืŸ ื' ื ืงื˜ื™ื” ื“ืืคื™ืœื• ื‘ื›ืœื” ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข:
Alors, de deux espรจces, mรชme diminuรฉe, de mรชme, car on a enseignรฉ, etc. On pourrait penser que l'รฉpuisement citรฉ dans la baraรฏta l'est ร  cause de l'espรจce unique : mรชme รฉpuisรฉe, il n'est pas besoin d'aviser.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde branche. Si l'ajout est d'une autre espรจce, mรชme une simple diminution devrait exiger l'avis. La baraรฏta : nourriture รฉpuisรฉe, mรชme espรจce, pas d'avis ; deux espรจces, il faut aviser. La guemara รฉtend d'abord cet avis au cas seulement diminuรฉ.

Les Tossefot : on pouvait lire le mot รฉpuisรฉe comme visant seulement l'espรจce unique, oรน mรชme l'รฉpuisement dispense d'avis.

11
ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ืžืžื™ืŸ ืื—ื“, ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ืžืฉื ื™ ืžื™ื ื™ืŸ. ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ืžืžื™ืŸ ืื—ื“, ืžืื™ ื ืชืžืขื˜ โ€” ื ืชืžื˜ืžื˜.

Si tu veux, dis : d'une seule espรจce. Et si tu veux, dis : de deux espรจces.

Si tu veux, dis : d'une seule espรจce. Que signifie : elle a diminuรฉ ?

Elle s'est effritรฉe (nitmatmet).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื ืชืžื˜ืžื˜ ื›ืœื” ืœื’ืžืจื™:
Elle s'est effritรฉe. Entiรจrement รฉpuisรฉe.
๐Ÿ’ก Explication

Les deux lectures tiennent. Premiรจre : une seule espรจce. Le mot diminuรฉ veut dire nitmatmet : effritรฉ jusqu'au bout, donc รฉpuisรฉ. La michna parle du cas fini, et l'avis reste inutile.

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ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ืžืฉื ื™ ืžื™ื ื™ืŸ, ื›ืœื” ืฉืื ื™.

Et si tu veux, dis : de deux espรจces. L'รฉpuisement est un cas ร  part.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื ืžื‘' ืžื™ื ื™ืŸ ื•ื“ื•ืงื ื ืงื˜ ื ืชืžืขื˜ ื•ื“ืงื ืงืฉื™ื ืœืš ืžื‘ืจื™ื™ืชื ื›ืœื” ืฉืื ื™ ื“ื‘ืจื™ื™ืชื ื›ืœื” ื“ื•ื•ืงื ื ืงื˜ ืื‘ืœ ื ืชืžืขื˜ ืืคื™ืœื• ืžื‘' ืžื™ื ื™ืŸ ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืข:
Si tu veux, dis : de deux espรจces. Et c'est prรฉcisรฉment elle a diminuรฉ qu'il cite. Et ce qui t'objecte depuis la baraรฏta : l'รฉpuisement est un cas ร  part. Car la baraรฏta cite prรฉcisรฉment l'รฉpuisement. Mais lorsqu'elle a diminuรฉ, mรชme de deux espรจces, il n'est pas besoin d'aviser.
๐Ÿ’ก Explication

Seconde lecture : deux espรจces. La michna vise exprรจs la diminution. La baraรฏta vise exprรจs l'รฉpuisement (kalla). Tant qu'il reste de la nourriture, un ajout d'une autre espรจce se fait sans avis.

13
ื ื™ืชื•ืกืคื• ืขืœื™ื”ืŸ ืžื•ืกื™ืฃ ื•ืžื–ื›ื” ื•ื›ื•ืณ. ืืžืจ ืจื‘ ืฉื™ื–ื‘ื™ ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื–ืืช ืื•ืžืจืช ื—ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื• ื—ื‘ื™ืจื™ื• ืขืœ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”.

Il s'en est ajoutรฉ ร  eux, il ajoute et fait acquรฉrir, etc. Rav Cheizvi a dit que Rav Hisda a dit : cela veut dire que ses collรจgues contestent Rabbi Yehouda.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื–ืืช ืื•ืžืจืช ื—ืœื•ืงื™ืŸ ื›ื•' ื“ืœื ืชื™ืžื ื”ืื™ ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื ืœืคืจื•ืฉื™ ืืชื™:
Cela veut dire qu'ils contestent, etc. Afin que tu ne dises pas : ce dans quel cas vient expliquer.
๐Ÿ’ก Explication

Retour aux habitants ajoutรฉs. Rav Cheizvi, au nom de Rav Hisda : la michna montre que les collรจgues contestent Rabbi Yehouda. Rachi : le dans quel cas de Rabbi Yehouda n'est pas une simple explication. C'est une contestation.

14
ื“ืชื ืŸ: ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”: ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื โ€” ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ, ืื‘ืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช โ€” ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื™ืŸ ืœื“ืขืช ื•ื‘ื™ืŸ ืฉืœื ืœื“ืขืช. ืคืฉื™ื˜ื ื“ื—ืœื•ืงื™ืŸ!

Car nous avons appris. Rabbi Yehouda a dit : dans quel cas ces paroles sont-elles dites ?

Pour les erouvin de tehoumin. Mais pour les erouvin de cours, on fait l'erouv avec connaissance et sans connaissance.

C'est รฉvident qu'ils contestent !

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื ื“ืฆืจื™ืš ื“ืขืช:
Dans quel cas ces paroles sont-elles dites ? Qu'il faut la connaissance.
ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ืฉืžื ืื™ืŸ ื ื•ื— ืœื• ืœืงื ื•ืช ื›ืืŸ ื›ื“ื™ ืœื”ืคืกื™ื“ ืœืจื•ื— ืฉื›ื ื’ื“ื”:
Pour les erouvin de tehoumin. Peut-รชtre ne lui convient-il pas d'acquรฉrir ici, afin de perdre la direction opposรฉe.
ืคืฉื™ื˜ื ื“ืฉืžืขื™ื ืŸ ืžื™ื ื” ื“ื—ืœื•ืงื™ืŸ ื“ื”ื ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื ืงื™ื˜ ื•ืืชื™ ื•ืงืชื ื™ ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ื“ื™ืขื•:
C'est รฉvident. Car nous en entendons qu'ils contestent : voici qu'il tient et vient sur les erouvin de cours, et il enseigne qu'il faut l'aviser.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yehouda : la daat n'est exigรฉe que pour l'erouv de tehoum. Acquรฉrir d'un cรดtรฉ fait perdre la direction opposรฉe. Pour l'erouv de cours, on agit avec connaissance ou sans connaissance.

La contestation paraรฎt รฉvidente. La michna des cours demande d'aviser, et Rabbi Yehouda dispense. La guemara demande pourquoi Rav Hisda a besoin de le dire.

15
ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื: ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื‘ื—ืฆืจ ืฉื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ ืžื‘ื•ืื•ืช, ืื‘ืœ ื—ืฆืจ ืฉืœ ืžื‘ื•ื™ ืื—ื“, ืื™ืžื ืœื. ืงืžืฉืžืข ืœืŸ.

De peur que tu dises : ces paroles visent une cour entre deux ruelles. Mais une cour d'une seule ruelle, je dirais que non.

Il nous l'apprend.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื ืœืขื•ืœื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ื”ื”ื•ื ืžืคืจืฉ ื”ื•ื ื•ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ื”ื›ื ื‘ื—ืฆืจ ืฉื‘ื™ืŸ ืฉื ื™ ืžื‘ื•ืื•ืช ื“ืœื ื™ื“ืขื™ื ืŸ ื‘ื”ื™ ื ื™ื—ื ืœื™ื”:
De peur que tu dises. En rรฉalitรฉ, Rabbi Yehouda explique cette michna-lร . Et notre michna d'ici vise une cour entre deux ruelles, dont nous ne savons pas laquelle lui convient.
๐Ÿ’ก Explication

La prรฉcision รฉcarte une limite. On aurait cantonnรฉ l'avis ร  une cour ouverte sur deux ruelles : on ignore laquelle lui convient, et permettre l'une interdit l'autre. Pour une cour d'une seule ruelle, on aurait dit que l'avis tombe.

Le kashma lan maintient la contestation. Rachi : on aurait fait de Rabbi Yehouda l'explication d'une autre michna, et rรฉservรฉ notre michna ร  la cour entre deux ruelles. Le Roch, sur la michna, retient l'avis pour deux ruelles, et le dispense dans une seule, au titre de l'avantage.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Nouveaux habitants : oรน l'avis est-il exigรฉ ? Rabbi Yehouda dispense la daat pour l'erouv de cours. La michna la demande. Cour entre deux ruelles Cour d'une seule ruelle On ignore laquelle lui convient Permettre l'une interdit l'autre Il faut aviser Hava amina : l'avis tomberait Kashma lan : la contestation tient Les collรจgues exigent l'avis
Deux ruelles : l'avis tranche. Une seule ruelle : la guemara maintient quand mรชme la contestation.
16
ื›ืžื” ื”ื•ื ืฉื™ืขื•ืจื• ื•ื›ื•ืณ. ื›ืžื” ื”ื•ื ืžืจื•ื‘ื™ืŸ? ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ืฉืžื•ื ื” ืขืฉืจื” ื‘ื ื™ ืื“ื. ืฉืžื•ื ื” ืขืฉืจื”, ื•ืชื• ืœื: ืื™ืžื ืžืฉืžื•ื ื” ืขืฉืจื” ื•ืื™ืœืš.

Quelle est sa mesure, etc. Combien font les nombreux ?

Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : dix-huit personnes. Dix-huit, et pas au-delร  ?

Dis : ร  partir de dix-huit et au-delร .

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืชื• ืœื ื‘ืชืžื™ื” ื›"ืฉ ื“ื˜ืคื™ ืžื”ื›ื™ ื”ื•ื• ืžืจื•ื‘ื™ืŸ:
Et pas au-delร . Avec รฉtonnement. ร€ plus forte raison, au-delร  de cela, ils sont nombreux.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ื›ืžื” ื”ืŸ ืžืจื•ื‘ื™ืŸ. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืžื™"ื— ื‘ื ื™ ืื“ื ื•ืื™ืœืš. ื•ืžืื™ ืฉื ื ื™"ื— ื“ื ืงื˜. ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืœื“ื™ื“ื™ ืžื™ืคืจืฉื ืœื™ ืžื™ื ื™ื” ื“ืื‘ื ื›ืœ ืฉืื™ืœื• ืžื—ืœืงื• ื•ืื™ื ื• ืžื’ื™ืข ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ืœื›ืœ ืื—ื“ ื•ืื—ื“ ื”ืŸ ื”ืŸ ืžืจื•ื‘ื™ื ื•ืกื’ื™ ืœื™ื” ื‘ืฉืชื™ ืกืขื•ื“ื•ืช. ื•ืื ืœืื• ื”ืŸ ืžื•ืขื˜ื™ืŸ ื•ืกื’ื™ ื‘ื’ืจื•ื’ืจืช ืœื›ืœ ืื—ื“ ื•ืื—ื“. ื•ืื’ื‘ ืื•ืจื—ื™ื” ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ ื“ื‘' ืกืขื•ื“ื•ืช ื”ื•ื™ ื™"ื— ื’ืจื•ื’ืจื•ืช:
Guemara. Combien sont les nombreux ? Rav Yehouda a dit que Chmouel a dit : ร  partir de dix-huit personnes et au-delร . Et qu'a de particulier le nombre dix-huit qu'il a pris ? Rav Nahman, fils de Rav Yehouda, a dit : pour moi, cela m'a รฉtรฉ expliquรฉ par mon pรจre. Tout cas oรน, si l'on partage et que cela n'atteint pas une grogeret pour chacun, ce sont eux les nombreux, et deux repas lui suffisent. Sinon, ce sont les peu nombreux, et une grogeret pour chacun suffit. Et en passant, il nous apprend que deux repas font dix-huit grogerot.
๐Ÿ’ก Explication

Nombreux, combien ? Rav Yehouda au nom de Chmouel : dix-huit personnes. L'รฉtonnement porte sur la borne : au-delร  de dix-huit, le groupe est nombreux ร  plus forte raison. La rรฉponse corrige : ร  partir de dix-huit.

17
ื•ืžืื™ ืฉืžื•ื ื” ืขืฉืจื” ื“ื ืงื˜? ืืžืจ ืจื‘ ื™ืฆื—ืง ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”: ืœื“ื™ื“ื™ ืžื™ืคืจืฉื ืœื™ ืžื ื™ื” ื“ืื‘ื: ื›ืœ ืฉืื™ืœื• ืžื—ืœืงื• ืœืžื–ื•ืŸ ืฉืชื™ ืกืขื•ื“ื•ืช ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ื•ืื™ืŸ ืžื’ืขืช ื’ืจื•ื’ืจืช ืœื›ืœ ืื—ื“ ื•ืื—ื“ โ€” ื”ืŸ ื”ืŸ ืžืจื•ื‘ื™ืŸ, ื•ืกื’ื™ ื‘ืžื–ื•ืŸ ืฉืชื™ ืกืขื•ื“ื•ืช. ื•ืื™ ืœื โ€” (ื”ืŸ ื”ืŸ) ืžื•ืขื˜ื™ืŸ ื ื™ื ื”ื•.

Et que vise le dix-huit qu'il a pris ? Rav Its'hak, fils de Rav Yehouda, a dit : pour moi, cela m'a รฉtรฉ expliquรฉ par mon pรจre.

Tout cas oรน, si l'on partageait entre eux la nourriture de deux repas et qu'elle n'atteint pas une grogeret pour chacun : ce sont eux les nombreux, et la nourriture de deux repas suffit. Sinon : (ce sont eux) les peu nombreux.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœื“ื™ื“ื™ ืžื™ืคืจืฉื ืœื™ ืžื™ื ื™ื” ื“ืื‘ื ื“ืœืงื•ืœื ืงืชื ื™ ื‘ื–ืžืŸ ืฉื”ื ืžืจื•ื‘ื™ื ื“ื’ืจื•ื’ืจืช ื“ื™ื“ื”ื• ื”ื•ื™ ื™ื•ืชืจ ืžื‘' ืกืขื•ื“ื•ืช ืกื’ื™ ื‘ื‘' ืกืขื•ื“ื•ืช ื•ืœื ื‘ืขื™ื ืŸ ื’ืจื•ื’ืจืช ืœื›ืœ ื—ื“ ื•ื—ื“ ื›ืฉื”ืŸ ืžื•ืขื˜ื™ื ื“ืœื ืžื˜ื™ ื’ืจื•ื’ืจืช ื“ื™ื“ื”ื• ืœื‘' ืกืขื•ื“ื•ืช ืกื’ื™ ื‘ื’ืจื•ื’ืจืช ืœื›ืœ ืื—ื“ ื•ืœืงื•ืœื:
Pour moi, cela m'a รฉtรฉ expliquรฉ par mon pรจre. Il enseigne vers l'indulgence. Lorsqu'ils sont nombreux, leur total de grogerot dรฉpasse deux repas : deux repas suffisent, et nous n'exigeons pas une grogeret pour chacun. Lorsqu'ils sont peu nombreux, leur total de grogerot n'atteint pas deux repas : une grogeret pour chacun suffit. Et c'est vers l'indulgence.
ื›ืœ ืฉืื™ืœื• ืžื—ืœืง ืžื–ื•ืŸ ื‘' ืกืขื•ื“ื•ืช ื‘ื™ื ื™ื”ืŸ ื•ืื™ืŸ ื’ืจื•ื’ืจืช ืœื›ืœ ื' ืฉื™ืฉ ื‘ื”ืŸ ื‘ื ื™ ืื“ื ื™ื•ืชืจ ืžืžื ื™ืŸ ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ืฉืœ ืฉืชื™ ืกืขื•ื“ื•ืช ืžืจื•ื‘ื™ืŸ ื ื™ื ื”ื• ื•ืชื ืŸ ื‘ืžืชื ื™' ื“ืœื ื‘ืขื™ ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ืœื›ืœ ืื—ื“ ืืœื ื›ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืžื–ื•ืŸ ืฉืชื™ ืกืขื•ื“ื•ืช ืกื’ื™:
Tout cas oรน l'on partage la nourriture de deux repas entre eux et oรน il n'y a pas une grogeret pour chacun. Il y a parmi eux plus de personnes que le nombre de grogerot de deux repas : ce sont les nombreux. Et nous avons appris dans la michna qu'on n'exige pas une grogeret pour chacun : dรจs qu'il y a la nourriture de deux repas, cela suffit.
ื•ืื™ ืœื ืฉืื™ืŸ ืžื ื™ื ื ืจื‘ ื›ืžื ื™ืŸ ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ืฉืœ ืฉืชื™ ืกืขื•ื“ื•ืช ืœื ื‘ืขื™ ืฉืชื™ ืกืขื•ื“ื•ืช ืืœื ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ืœื›ืœ ืื—ื“ ื”ื™ื™ื ื• ืคื™ืจื•ืฉ ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื•ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ื ืงื˜ ืฉืžื ื” ืขืฉืจื” ื•ืœื ืชื ื ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืื’ื‘ ืื•ืจื—ื™ื” ื“ื‘ืขื™ ืœืคืจื•ืฉื™ ืžืชื ื™' ื ืงื˜ ื—ื•ืฉื‘ื ื ื•ืœืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ืžื–ื•ืŸ ืฉืชื™ ืกืขื•ื“ื•ืช ื”ื•ื• ืฉืžื ื” ืขืฉืจื” ื’ืจื•ื’ืจื•ืช:
Sinon. Leur nombre n'est pas aussi grand que le nombre de grogerot de deux repas : on n'exige pas deux repas, mais une grogeret pour chacun. Tel est le sens de la michna. Et Rav Yehouda, qui a pris dix-huit, puisqu'il voulait expliquer la michna, a pris le compte, et pour nous apprendre que la nourriture de deux repas fait dix-huit grogerot.
๐Ÿ’ก Explication

Le chiffre n'est pas un plafond arbitraire. Rav Its'hak le tient de son pรจre. On partage la nourriture de deux repas. Si chacun n'atteint pas une grogeret, le groupe est nombreux : deux repas suffisent pour tous. Sinon, il est peu nombreux : une grogeret chacun.

Rachi : la michna est dite vers l'indulgence. Donner une grogeret ร  chaque personne nombreuse dรฉpasserait deux repas : on se contente de deux repas. Chez les peu nombreux, une grogeret chacun n'atteint pas deux repas : on se contente de la grogeret. Le chiffre dix-huit prรฉpare aussi la mesure dite au segment suivant.

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ื•ืื’ื‘ ืื•ืจื—ื™ื” ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ ื“ืฉืชื™ ืกืขื•ื“ื•ืช ื”ื•ื™ื™ืŸ ืฉืžื•ื ื” ืขืฉืจื” ื’ืจื•ื’ืจื•ืช.

Et en passant, il nous apprend que deux repas font dix-huit grogerot.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื’ื‘ ืื•ืจื—ื ืงืž"ืœ ื“ื‘' ืกืขื•ื“ื•ืช ื”ื•ื™ื™ืŸ ื™"ื— ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ื”ืงืฉื” ืจ"ืช ื“ื‘ืคืจืง ื›ื™ืฆื“ ืžืฉืชืชืคื™ืŸ (ืœืงืžืŸ ื“ืฃ ืคื :) ืชื ืŸ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ ื‘' ื™ื“ื•ืช ืœื›ื›ืจ ืžืฉืœืฉ ืœืงื‘ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืฉื™ืขื•ืจ ืฉืชื™ ืกืขื•ื“ื•ืช ื”' ื‘ื™ืฆื™ื ื•ืฉืœื™ืฉ ื‘ื™ืฆื” ืฉื”ื›ื›ืจ ื”ื•ื ื—' ื‘ื™ืฆื™ื ื›ืฉืชื—ืœืง ื™"ืช ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ืœื—ืžืฉ ื‘ื™ืฆื™ื ื•ืฉืœื™ืฉ ื‘ื™ืฆื” ื“ื–ื” ื•ื–ื” ื”ื•ื™ ืฉื™ืขื•ืจ ืฉืชื™ ืกืขื•ื“ื•ืช ืชืžืฆื ืœื›ืœ ื‘ื™ืฆื” ืฉืœืฉ ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ื•ื’' ืฉืžื™ื ื™ืช ืฉืœ ื’ืจื•ื’ืจื•ืช ื“ื‘ื—ืžืฉ ื‘ื™ืฆื™ื ื•ืฉืœื™ืฉ ื‘ื™ืฆื” ื™ืฉ ื™"ื• ืฉืœื™ืฉื™ ื‘ื™ืฆื” ื•ื’ืจื•ื’ืจืช ื’ื“ื•ืœื” ืžื›ื–ื™ืช ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืจื™ืฉ ื”ืžืฆื ื™ืข (ืฉื‘ืช ื“ืฃ ืฆื.) ื•ื‘ืชื•ืจืช ื›ื”ื ื™ื ืงืชื ื™ ื•ื‘ืคืจืง ื‘ืชืจื ื“ื™ื•ืžื (ื“ืฃ ืค.) ื“ืฉื™ืขืจื• ื—ื›ืžื™ื ื“ืื™ืŸ ื‘ื™ืช ื”ื‘ืœื™ืขื” ืžื—ื–ืงืช ื™ื•ืชืจ ืžื›. ื‘ื™ืฆืช ืชืจื ื’ื•ืœืช ื•ื‘ื›ืจื™ืชื•ืช ืคืจืง. ืืžืจื• ืœื• (ื“ืฃ ื™ื“.) ืืžืจื™ื ืŸ ื’ื‘ื™ ื™ืฉ ืื•ื›ืœ ืื›ื™ืœื” ืื—ืช ื›ื•' ื“ืื™ืŸ ื‘ื™ืช ื”ื‘ืœื™ืขื” ืžื—ื–ื™ืง ื™ื•ืชืจ ืžื‘' ื–ื™ืชื™ื ื•ืืข"ื’ ื“ืคืœื™ื’ื™ ืชื ืื™ ืœืงืžืŸ ืื›ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื›ืจ"ืฉ ืงื™"ืœ ื“ื‘ื›ืœ ื“ื•ื›ืชื™ ืืžืจ ื›ื‘ื™ืฆื” ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืืช ืื•ื›ืœื™ืŸ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื›ืจ"ืฉ ื›ื“ืงืชื ื™ ืœืงืžืŸ ื‘ื’ืž' (ื“ืฃ ืคื’.) ื•ื—ืฆื™ [ื—ืฆื™] ื—ืฆื™ื” ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืืช ืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ืœืจ"ืฉ ืขื•ืœื” ื”ืฉื™ืขื•ืจ ื›ื‘ื™ืฆื” ืื‘ืœ ืœืฉืืจ ืชื ืื™ ืื™ื ื• ื›ืŸ ื•ืื›ื•ืœื”ื• ืชื ืื™ ืงืื™ ื›ื“ืžื•ื›ื— ื”ืกื•ื’ื™ื ืœืงืžืŸ ื•ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ืœื›ื•ืœื”ื• ืชื ืื™ ื”ื•ื™ ื›ื‘ื™ืฆื” ืœื˜ืžื ืื•ื›ืœื™ื ื•ื”ื ื“ืงืชื ื™ ืœืงืžืŸ ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ื•ื—ืฆื™ ื—ืฆื™ ื—ืฆื™ื” ื›ื•' ืœื ืงืื™ ืืจ"ืž ื•ืืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืืœื ืืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื•ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื‘ืจื•ืงื” ืฉื”ื–ื›ื™ืจื• ืฉื™ืขื•ืจ ื›ื›ืจ ืชื“ืข ื“ื”ื ืงืชื ื™ ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ื‘ื’ืž' ื›ืžื” ืฉื™ืขื•ืจ ื—ืฆื™ ืคืจืก ืฉืชื™ ื‘ื™ืฆื™ื ื—ืกืจ ืงื™ืžืขื ื“ื‘ืจื™ ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžืฉืžืข ื“ืงืื™ ื‘ืฉื™ื˜ืชื™ื” ื“ืจ"ืฉ ื“ื—ืฉื™ื‘ ื—ืฆื™ ื—ืฆื™ื” ืœืคืกื•ืœ ืืช ื”ื’ื•ื•ื™ื” ื‘ืฉืชื™ ื‘ื™ืฆื™ื ื•ื”ืฉืชื ืœื ืงืฉื” ืžื™ื“ื™ ื“ื‘ืฉืชื™ ืกืขื•ื“ื•ืช ืฉืœ ืขื™ืจื•ื‘ ืœื ืงื™"ืœ ื›ืจ"ืฉ ืืœื ื›ืจ"ืž ืื• ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื›ื“ืžื•ื›ื— ืœืงืžืŸ ื“ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ื•ืจื ื” ื›ืจ"ืž ื‘ืจื™ืฉ ื›ื™ืฆื“ ืžืฉืชืชืคื™ืŸ (ืœืงืžืŸ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืคื‘.) ื•ืชืจืชื™ ืจื™ืคืชื ื ืžื™ ื“ืงืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืจื‘ ืื“ื ื‘ืจ ืื”ื‘ื” ื”ื™ื™ื ื• ื›ืจ"ืž ืื• ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื”:
En passant, il nous apprend que deux repas font dix-huit figues sรจches (grogerot). Rabbeinou Tam objecte. Dans le chapitre Keitsad mishtatfin, plus bas, nous avons appris : Rabbi Chimon dit, deux parts d'un pain, sur trois pour un kav. C'est la mesure de deux repas : cinq ล“ufs et un tiers d'ล“uf, car le pain fait huit ล“ufs. Quand on rรฉpartit dix-huit grogerot sur cinq ล“ufs et un tiers d'ล“uf, l'un et l'autre รฉtant la mesure de deux repas, on trouve pour chaque ล“uf trois grogerot et trois huitiรจmes de grogeret. Car dans cinq ล“ufs et un tiers il y a seize tiers d'ล“uf. Et la grogeret est plus grande qu'une olive (kazait), comme on le voit au dรฉbut de HaMatsnia (Chabbat, folio 91a). Et dans la Torat Cohanim on enseigne, ainsi que dans le dernier chapitre de Yoma (folio 80a), que les Sages ont estimรฉ que le gosier (beit ha-blia) ne contient pas plus d'un ล“uf de poule. Et dans Keritot, chapitre Amrou lo (folio 14a), nous disons, au sujet de celui qui mange une seule consommation, que le gosier ne contient pas plus de deux olives. Et bien que les tannaรฏm contestent plus bas Rabbi Chimon, nous tenons comme Rabbi Chimon. Car en tout lieu on dit : un volume d'ล“uf (kebeitsa) pour rendre impur d'impuretรฉ des aliments, ce qui suit Rabbi Chimon, comme on l'enseigne plus bas dans la guemara (folio 83a) : et la moitiรฉ de la moitiรฉ de sa moitiรฉ, pour rendre impur d'impuretรฉ des aliments. Selon Rabbi Chimon, la mesure monte ร  un ล“uf. Selon les autres tannaรฏm, il en va autrement. Et cela vise tous les tannaรฏm, comme le montre la sougya plus bas. Ri dit : selon tous les tannaรฏm, un volume d'ล“uf rend les aliments impurs. Et ce que la baraรฏta enseigne plus bas, la moitiรฉ de la moitiรฉ de sa moitiรฉ, ne porte pas sur Rabbi Meir ni sur Rabbi Yehouda. Elle porte sur Rabbi Chimon et Rabbi Yo'hanan ben Beroka, qui ont mentionnรฉ la mesure du pain. Sache-le. La baraรฏta de la guemara enseigne : quelle est la mesure d'un demi-pras ? Deux ล“ufs moins un peu. Paroles de Rabbi Yehouda. On en entend qu'il se tient dans la voie de Rabbi Chimon, qui compte la moitiรฉ de sa moitiรฉ, pour invalider le corps (gviya), ร  deux ล“ufs. Et maintenant la difficultรฉ tombe. Pour les deux repas de l'erouv, la halakha suit Rabbi Meir ou Rabbi Yehouda, comme on le voit plus bas : Rav Yosef et Rabba selon Rabbi Meir, au dรฉbut de Keitsad mishtatfin (plus bas, Erouvin, folio 82a). Et les deux pains (tartei rifta) dont parlent aussi Rav Yehouda et Rav Ada bar Ahava suivent Rabbi Meir ou Rabbi Yehouda.
๐Ÿ’ก Explication

En fixant le seuil, Rav Yehouda enseigne la mesure elle-mรชme : deux repas valent dix-huit grogerot. Pour un groupe nombreux, ces dix-huit figues sรจches suffisent ร  tous.

Les Tossefot ouvrent la difficultรฉ de Rabbeinou Tam. Rabbi Chimon, au chapitre suivant, mesure deux repas par cinq ล“ufs et un tiers. Rapportรฉ aux dix-huit grogerot, chaque ล“uf dรฉpasse trois grogerot, et la grogeret dรฉpasse l'olive, alors que le gosier ne contient pas plus de deux olives, ni plus d'un ล“uf de poule. Ri : pour l'erouv, la halakha suit Rabbi Meir ou Rabbi Yehouda, dont la mesure de deux repas est plus large. Le volume d'ล“uf qui rend les aliments impurs reste commun aux tannaรฏm.

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ืžืชื ื™ืณ ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื•ืžืฉืชืชืคื™ืŸ, ื—ื•ืฅ ืžืŸ ื”ืžื™ื ื•ืžืŸ ื”ืžืœื—, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืื•ืžืจ: ื›ื›ืจ ื”ื•ื ืขื™ืจื•ื‘, ืืคื™ืœื• ืžืืคื” ืกืื”, ื•ื”ื•ื ืคืจื•ืกื” โ€” ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื”. ื›ื›ืจ ื›ืื™ืกืจ ื•ื”ื•ื ืฉืœื โ€” ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื•.

Michna. Avec tout on fait l'erouv et le shitouf, sauf l'eau et le sel.

Paroles de Rabbi Eliezer. Rabbi Yehochoua dit : un pain constitue l'erouv.

Mรชme une cuisson d'un sea, si elle est en morceaux : on ne fait pas l'erouv avec. Un pain de la taille d'un issar, s'il est entier : on fait l'erouv avec.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืžืชื ื™' ื›ื›ืจ ืฉืœื:
Michna. Un pain. Entier.
ืžืืคื” ืกืื” ืฉืืคื” ืกืื” ื‘ื›ื›ืจ ืื—ื“ ื•ื ื˜ืœ ืžืžื ื• ืžืขื˜ ื•ืฉื•ื™ื™ื” ืคืจื•ืกื” ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื” ื•ื˜ืขืžื ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื:
Cuisson d'un sea. Il a cuit un sea en un seul pain, en a retirรฉ un peu, et l'a rendu en morceaux : on ne fait pas l'erouv avec. Et la raison s'explique dans la guemara.
ื›ื›ืจ ืงื˜ืŸ ื›ืžื“ืช ืื™ืกืจ:
Un pain. Petit, de la mesure d'un issar.
ื•ื”ื•ื ืฉืœื ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื• ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉื™ื”ื™ื• ืฉื ื›ื›ืจื•ืช ื”ืจื‘ื” ื›ื’ืจื•ื’ืจืช ืœื›ืœ ืื—ื“ ื•ืื—ื“:
Et s'il est entier, on fait l'erouv avec. ร€ condition qu'il y ait lร  beaucoup de pains, une grogeret pour chacun.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื•ืžืฉืชืชืคื™ืŸ ื—ื•ืฅ ืžืŸ ื”ืžื™ื ื•ื”ืžืœื— ื“ื‘ืจื™ ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืื•ืžืจ ื›ื›ืจ ื”ื•ื ืขื™ืจื•ื‘. ื•ืืคื™ืœื• ืžืืคื” ืกืื” ื•ื”ื™ื ืคืจื•ืกื” ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื”. ื›ื›ืจ ื›ืื™ืกืจ ื•ื”ื•ื ืฉืœื ืžืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ื•:
Michna. Avec tout on fait l'erouv et le shitouf, sauf l'eau et le sel. Paroles de Rabbi Eliezer. Rabbi Yehochoua dit : un pain constitue l'erouv. Et mรชme une cuisson d'un sea, si elle est en morceaux, on ne fait pas l'erouv avec. Un pain de la taille d'un issar, s'il est entier, on fait l'erouv avec.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle michna. Rabbi Eliezer : tout aliment sert ร  l'erouv des cours et au shitouf des ruelles, sauf l'eau et le sel. Rabbi Yehochoua pose une autre limite : l'erouv est un pain.

Une cuisson d'un sea en un seul pain, si l'on en retire un peu et qu'il est entamรฉ (proussa), ne sert pas. Un pain gros comme un issar, s'il est entier, sert. Rachi : ร  condition qu'il y ait assez de pains pour une grogeret par personne. La raison du pain entier s'expliquera dans la guemara.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Avec quoi fait-on l'erouv ? Rabbi Eliezer รฉcarte l'eau et le sel. Rabbi Yehochoua exige un pain entier. Rabbi Eliezer Rabbi Yehochoua Tout aliment Erouv et shitouf Sauf l'eau et le sel L'erouv est un pain Sea entamรฉ : exclu Issar entier : valable
Rabbi Eliezer : tout aliment, sauf eau et sel. Rabbi Yehochoua : un pain entier, mรชme petit.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).