Eruvin 81b : La ma'a, les quatre moments, et la connaissance

Eruvin 81b

Sougya : La michna achรจve le cas de la ma'a donnรฉe au boutiquier ou au boulanger. Les Sages conviennent que, pour tout autre homme, les piรจces font acquรฉrir, parce qu'on ne fait l'erouv qu'avec sa connaissance.

Rabbi Yehouda limite cette exigence aux erouv de tehoumin : l'erouv de cours est un zekhout, et l'on peut le faire hors de sa prรฉsence. La guemara cherche pourquoi Rabbi Eliezer fait acquรฉrir par la piรจce seule.

Rav Nahman aligne le cas sur les quatre moments oรน l'on force le boucher. Rav Houna parle d'un tirage, puis Rabbi Chmouel bar Yits'hak parle d'une acquisition par un tiers, zekhout ou hov selon le jour.

Rav Ila, au nom de Rabbi Yo'hanan, revient au din Torah : les piรจces acquiรจrent, et la meshikha est un dรฉcret. Chmouel prรฉcise ensuite qui acquiert, par quelle remise, et par quelle formule.

La halakha suit Rabbi Yehouda dans les erouv, et non dans les cloisons. Le mot halakha suppose une contestation : la page s'arrรชte sur ela.

Quand faut-il la connaissance ? Rabbi Yehouda : l'exigence de daat vise le tehoum, oรน il y a perte. Erouv de tehoumin Erouv de cours On gagne d'un cรดtรฉ, on perd de l'autre. C'est un hov. Il faut sa daat. Rejoindre la cour est un zekhout. Mรชme hors de sa prรฉsence, l'erouv tient. Rรจgle commune : on fait un zekhout hors prรฉsence. On ne fait un hov qu'en prรฉsence.
Rabbi Yehouda : la daat est exigรฉe pour le tehoum, qui est un hov. La cour est un zekhout.
Pourquoi la piรจce suffirait-elle ? Deux rรฉponses tiennent : le zekhout par un tiers, ou le retour au din Torah. Rabbi Eliezer : la ma'a fait acquรฉrir l'erouv, sans tirage Rav Nahman Comme les quatre moments oรน l'on force le boucher Rav Houna Le cas est un tirage La fin de la michna l'รฉcarte Rabbi Chmouel bar Yits'hak Pas de tirage Acquisition par un tiers 4 moments : zekhout Rav Ila, Rabbi Yo'hanan Aux 4 moments, din Torah : les piรจces acquiรจrent Le reste de l'annรฉe : gezera. Seule la meshikha acquiert, de crainte du blรฉ brรปlรฉ au grenier.
La ma'a de Rabbi Eliezer : quatre moments, acquisition par un tiers, ou retour au din Torah.
Oรน la piรจce du boutiquier รฉchoue Chmouel retire trois cas de la rรจgle des Sages. Le maรฎtre de maison, l'ustensile et le mandat tiennent. Qui ? Avec quoi ? Quelle formule ? Boulanger : non Maรฎtre de maison : il acquiert Ma'a : non Ustensile : kinyan soudar Zekhei li : achat Arev li : il est shaliah La halakha suit Rabbi Yehouda dans les erouv, et non dans les cloisons.
Chmouel : le maรฎtre de maison, l'ustensile et la formule de mandat sortent de l'รฉchec de la ma'a.
1
ื•ึผืžื•ึนื“ึดื™ื ื‘ึผึดืฉืึฐืึธืจ ื›ึผื‡ืœ ื”ึธืึธื“ึธื, ืฉืึถื–ึผึธื›ื•ึผ ืœื•ึน ืžึฐืขื•ึนืชึธื™ื•. ืฉืึถืึตื™ืŸ ืžึฐืขึธืจึฐื‘ึดื™ืŸ ืœึธืึธื“ึธื ืึถืœึผึธื ืžึดื“ึผึทืขึฐืชึผื•ึน.

Et ils conviennent, pour tout le reste des hommes, que ses piรจces lui ont fait acquรฉrir. Car on ne fait l'erouv pour une personne qu'avec sa connaissance.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืžื•ื“ื™ืŸ ื‘ืฉืืจ ื›ืœ ืื“ื ืžืคืจืฉ ื‘ื’ืžืจื ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืฉืืžืจ ืœื• ื—ื‘ืจื• ื”ื™ืœืš ืžืขื” ื–ื• ื•ื–ื›ื” ืœื™ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื”ืœืš ื•ื–ื™ื›ื” ืœื• ืฉืงื ื” ืขื™ืจื•ื‘ ื“ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ืŸ ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืจื’ื™ืœ ืœืžื›ื•ืจ ื›ื›ืจื•ืช ืœื ื ืชื›ื•ื•ืŸ ื–ื” ืืœื ืœืขืฉื•ืชื• ืฉืœื™ื— ื•ื ืขืฉื” ื›ืื•ืžืจ ืœื• ืขืจื‘ ืœื™ ื•ื’ื‘ื™ ื—ื ื•ื ื™ ื’ื•ืคื™ื” ืื™ ื"ืœ ืขืจื‘ ืœื™ ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื’ืžืจื ื“ืงื ื™:
La guemara l'explique : un maรฎtre de maison ร  qui son compagnon a dit : voici cette ma'a, fais-moi acquรฉrir dans l'erouv. Il est allรฉ et le lui a fait acquรฉrir : l'erouv est acquis. Puisque le maรฎtre de maison n'a pas coutume de vendre des pains, celui-ci n'a eu d'autre intention que d'en faire son mandataire, et c'est comme s'il lui avait dit : fais-moi l'erouv. Et pour le boutiquier lui-mรชme, s'il lui a dit : fais-moi l'erouv, la guemara dit qu'il acquiert.
ืฉืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืœื• ืœืื“ื ืืœื ืœื“ืขืชื• ื”ืœื›ืš ื’ื‘ื™ ื—ื ื•ื ื™ ื›ื™ ืืžืจ ืœื™ื” ื–ื›ื™ ืœื™ ืœื ื ืชื›ื•ื•ืŸ ืืœื ืœืงื ื•ืช ื”ื™ืžื ื• ื•ืœื ืกืžืš ืขืœื™ื• ืฉื™ืขืฉื” ืฉืœื•ื—ื• ื•ืžืขื•ืช ืื™ื ืŸ ืงื•ื ื•ืช ื•ืœื ืกืžื›ื” ื“ืขืชื™ื” ื ืžืฆื ืžืขืจื‘ ืœื• ืฉืœื ืœื“ืขืชื• ืื‘ืœ ืื ืžืฉืš ื›ื›ืจ ื•ื”ื ื™ื—ื• ืืฆืœื• ืœื›ืš ืฉืœื™ื— ืขืฉืื•:
C'est pourquoi, chez le boutiquier, quand il lui dit : fais-moi acquรฉrir, il n'a eu d'autre intention que d'acheter de lui. Il ne s'est pas appuyรฉ sur lui pour qu'il devienne son mandataire. Or les piรจces n'acquiรจrent pas, et sa pensรฉe ne s'est pas appuyรฉe. Il se trouve qu'on lui fait l'erouv sans sa connaissance. Mais s'il a tirรฉ un pain et l'a dรฉposรฉ chez lui, il l'a pour cela constituรฉ mandataire.
๐Ÿ’ก Explication

La michna sort du boutiquier et du boulanger, pour qui la ma'a ne fait pas acquรฉrir. Pour toute autre personne, les Sages conviennent que les piรจces font acquรฉrir.

La raison : on ne fait l'erouv qu'avec la daat (connaissance) de l'intรฉressรฉ. Chez un maรฎtre de maison, qui ne vend pas de pains, remettre la piรจce revient ร  le constituer shaliah (mandataire).

2
ืึธืžึทืจ ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื”: ื‘ึผึทืžึผึถื” ื“ึผึฐื‘ึธืจึดื™ื ืึฒืžื•ึผืจึดื™ื ื‘ึผึฐืขึตื™ืจื•ึผื‘ึตื™ ืชึฐื—ื•ึผืžึดื™ืŸ, ืึฒื‘ึธืœ ื‘ึผึฐืขึตื™ืจื•ึผื‘ึตื™ ื—ึฒืฆึตื™ืจื•ึนืช โ€” ืžึฐืขึธืจึฐื‘ึดื™ืŸ ืœึฐื“ึทืขึฐืชึผื•ึน ื•ึฐืฉืึถืœึผึนื ืœึฐื“ึทืขึฐืชึผื•ึน, ืœึฐืคึดื™ ืฉืึถื–ึผึธื›ึดื™ืŸ ืœึธืึธื“ึธื ืฉืึถืœึผึนื ื‘ึผึฐืคึธื ึธื™ื•, ื•ึฐืึตื™ืŸ ื—ึธื‘ึดื™ืŸ ืœึธืึธื“ึธื ืฉืึถืœึผึนื ื‘ึผึฐืคึธื ึธื™ื•.

Rabbi Yehouda a dit : dans quel cas cette parole est-elle dite ? Pour les erouv de tehoumin.

Mais pour les erouv de cours, on fait l'erouv avec sa connaissance et sans sa connaissance, parce qu'on fait acquรฉrir un avantage ร  une personne hors de sa prรฉsence, et qu'on ne fait pas subir un dรฉsavantage ร  une personne hors de sa prรฉsence.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื—ื•ื‘ ื”ื•ื ืœื• ืฉืžืคืกื™ื“ ืœืฆื“ ื”ืื—ืจ ื•ืฉืžื ืื™ื ื• ื ื•ื— ืœื•:
C'est un dรฉsavantage pour lui : il perd de l'autre cรดtรฉ, et peut-รชtre que cela ne lui convient pas.
๐Ÿ’ก Explication

L'erouv de tehoumin allonge la marche d'un cรดtรฉ et la raccourcit de l'autre. C'est un hov (dรฉsavantage) : il faut la connaissance.

L'erouv de cours ouvre la cour aux voisins. C'est un zekhout (avantage). On peut le faire hors de sa prรฉsence : on fait acquรฉrir un avantage mรชme ร  un absent.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Quand faut-il la connaissance ? Rabbi Yehouda : l'exigence de daat vise le tehoum, oรน il y a perte. Erouv de tehoumin Erouv de cours On gagne d'un cรดtรฉ, on perd de l'autre. C'est un hov. Il faut sa daat. Rejoindre la cour est un zekhout. Mรชme hors de sa prรฉsence, l'erouv tient. Rรจgle commune : on fait un zekhout hors prรฉsence. On ne fait un hov qu'en prรฉsence.
Tehoum : hov, daat exigรฉe. Cour : zekhout, mรชme sans daat.
3
ื’ึผึฐืžึธืณ ืžึทืื™ ื˜ึทืขึฐืžึธื ื“ึผึฐืจึทื‘ึผึดื™ ืึฑืœึดื™ืขึถื–ึถืจ? ื”ึธื ืœึนื ืžึธืฉืึทืšึฐ!

Guemara. Quelle est la raison de Rabbi Eliezer ?

Il n'a pourtant pas tirรฉ !

๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Eliezer, dans la michna, admet que la ma'a remise au boutiquier ou au boulanger fasse acquรฉrir l'erouv. La question : un meuble s'acquiert par meshikha (tirage). Ici, il n'a pas tirรฉ le pain.

4
ืึธืžึทืจ ืจึทื‘ ื ึทื—ึฐืžึธืŸ ืึธืžึทืจ ืจึทื‘ึผึธื” ื‘ึผึทืจ ืึฒื‘ึธื”ื•ึผ: ืขึฒืฉื‚ึธืื•ึน ืจึทื‘ึผึดื™ ืึฑืœึดื™ืขึถื–ึถืจ ื›ึผึฐืึทืจึฐื‘ึผึธืขึธื” ืคึผึฐืจึธืงึดื™ื ื‘ึผึทืฉึผืึธื ึธื”, ื“ึผึดืชึฐื ึทืŸ: ื‘ึผึฐืึทืจึฐื‘ึผึธืขึธื” ืคึผึฐืจึธืงึดื™ื ืึตืœึผื•ึผ ืžึทืฉืึฐื—ึดื™ื˜ึดื™ืŸ ืึถืช ื”ึทื˜ึผึทื‘ึผึธื— ื‘ึผึฐืขึทืœ ื›ึผื‡ืจึฐื—ื•ึน. ืึฒืคึดื™ืœึผื•ึผ ืฉืื•ึนืจ ืฉืึธื•ึถื” ืึถืœึถืฃ ื“ึผึดื™ื ึธืจ ื•ึฐืึตื™ืŸ ืœึทืœึผื•ึนืงึตื—ึท ืึถืœึผึธื ื“ึผึดื™ื ึธืจ ืึถื—ึธื“ โ€” ื›ึผื•ึนืคึดื™ืŸ ืื•ึนืชื•ึน ืœึดืฉืึฐื—ื•ึนื˜.

Rav Nahman a dit au nom de Rabba bar Abahou : Rabbi Eliezer l'a traitรฉ comme les quatre moments de l'annรฉe. Car nous avons appris : en ces quatre moments, on force le boucher ร  abattre contre son grรฉ.

Mรชme un bล“uf qui vaut mille dinars, alors que l'acheteur n'a qu'un dinar, on le contraint ร  abattre.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื’ืž' ื‘ื“' ืคืจืงื™ื ื“ืžืชืจืฅ ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืœืงืžืŸ ื“ื”ืขืžื™ื“ื• ื‘ื”ืŸ ื—ื›ืžื™ื ื“ื‘ืจื™ื”ื ืขืœ ื“ื™ืŸ ืชื•ืจื” ื“ืžืขื•ืช ืงื•ื ื•ืช ืืฃ ื›ืืŸ ืžืคื ื™ ืชื™ืงื•ืŸ ืฉื‘ืช ื”ืขืžื™ื“ื• ื“ื‘ืจื™ื”ื ืขืœ ื“ื™ืŸ ืชื•ืจื”:
Comme le rรฉsout Rabbi Yo'hanan plus loin : en ces moments, les Sages ont รฉtabli leurs paroles sur le droit de la Torah, selon lequel les piรจces acquiรจrent. Ici aussi, pour le bon ordre du Chabbat, ils ont รฉtabli leurs paroles sur le droit de la Torah.
ื‘ื“' ืคืจืงื™ื ืืœื• ื‘ืค' ืื•ืชื• ื•ืืช ื‘ื ื• ื‘ื—ื•ืœื™ืŸ (ื“ืฃ ืคื’.) ืขื™ื•"ื˜ ื”ืจืืฉื•ืŸ ืฉืœ ืคืกื— ื•ืขื™ื•"ื˜ ืฉืœ ืขืฆืจืช ื•ืขืจื‘ ืจ"ื” ื•ืขื™"ื˜ ื”ืื—ืจื•ืŸ ืฉืœ ื—ื’ ื•ืขืจื‘ ื™ื•ื”"ื› ื‘ื’ืœื™ืœ:
Au chapitre Oto ve-et beno, Houlin 83a : la veille du premier jour de fรชte de Pessa'h, la veille de fรชte de Chavouot, la veille de Roch Hachana, la veille du dernier jour de fรชte de Soukot, et la veille de Yom Kippour en Galilรฉe.
ื•ืื™ืŸ ืœืœื•ืงื— ื‘ืื•ืชื• ื”ืฉื•ืจ ืืœื ื“ื™ื ืจ ืฉื ืชืŸ ืœื• ื“ื™ื ืจ ืžื‘ืขื•ื“ ื™ื•ื ื‘ืฉื•ื” ื“ื™ื ืจ ื‘ืฉืจ:
Dans ce bล“uf, il n'a qu'un dinar : il lui a donnรฉ un dinar de jour, pour une valeur d'un dinar de viande.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื‘ืืจื‘ืขื” ืคืจืงื™ื ื›ื•' ื‘ืค' ืื•ืชื• ื•ืืช ื‘ื ื• (ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฃ ืคื’.) ืžืคืจืฉ ืขืจื‘ ื™ื•"ื˜ ื”ืจืืฉื•ืŸ ืฉืœ ืคืกื— ื•ืขื™ื•"ื˜ ืฉืœ ืขืฆืจืช ื•ืขืจื‘ ื™ื•"ื˜ ื”ืื—ืจื•ืŸ ืฉืœ ื—ื’ ื•ืขืจื‘ ืจ"ื” ื•ืขื™ื•"ื› ื‘ื’ืœื™ืœ ื•ื”ื ื“ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืขื™ื•"ื˜ ืจืืฉื™ืŸ ืฉืœ ื—ื’ ืื•ืžืจ ืจ"ืช ืžืฉื•ื ื“ื›ื•"ืข ื˜ืจื™ื“ื™ ื‘ืกื•ื›ื” ื•ืœื•ืœื‘ ื•ืื™ืŸ ืœื”ื ืคื ืื™ ืœื”ืจื‘ื•ืช ื‘ืฉื—ื™ื˜ื” ื›ืœ ื›ืš:
Au chapitre Oto ve-et beno (Houlin 83a), on explique : la veille du premier jour de fรชte de Pessa'h, la veille de fรชte de Chavouot, la veille du dernier jour de fรชte de Soukot, la veille de Roch Hachana, et la veille de Yom Kippour en Galilรฉe. Quant au fait qu'on ne compte pas la veille du premier jour de fรชte de Soukot, Rabbeinou Tam dit : tout le monde est occupรฉ par la souka et le loulav, et n'a pas le loisir d'abattre autant.
๐Ÿ’ก Explication

Les quatre moments sont les veilles oรน tout le monde achรจte de la viande : premier jour de Pessa'h, Chavouot, Roch Hachana, dernier jour de Soukot. En Galilรฉe, on ajoute la veille de Yom Kippour.

Un dinar versรฉ suffit ร  forcer la chehita (abattage), mรชme si le bล“uf vaut mille dinars. Rabbi Eliezer transporte cette rigueur sur la ma'a de l'erouv.

5
ืœึฐืคึดื™ื›ึธืšึฐ ืึดื ืžึตืช, ืžึตืช ืœึทืœึผื•ึนืงึตื—ึท. ืžึตืช ืœึทืœึผื•ึนืงึตื—ึท? ื”ึธื ืœึนื ืžึธืฉืึทืšึฐ! ืึธืžึทืจ ืจึทื‘ ื”ื•ึผื ึธื: ื‘ึผึฐืฉืึถืžึผึธืฉืึทืšึฐ.

C'est pourquoi, s'il meurt, il meurt pour l'acheteur. Il meurt pour l'acheteur ?

Il n'a pourtant pas tirรฉ ! Rav Houna a dit : dans le cas oรน il a tirรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื ืžืช ื”ืฉื•ืจ ืื‘ื“ ื”ืœื•ืงื— ืžื” ืฉื ืชืŸ:
Le bล“uf : l'acheteur a perdu ce qu'il a donnรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

La suite de la michna de Houlin : si le bล“uf meurt, la perte du dinar est pour l'acheteur. La guemara objecte : sans meshikha, il n'a rien acquis, et le dinar devrait lui revenir. Rav Houna rรฉpond : la michna parle d'un cas oรน il a dรฉjร  tirรฉ.

6
ืึดื™ ื”ึธื›ึดื™, ืึตื™ืžึธื ืกึตื™ืคึธื: ื‘ึผึดืฉืึฐืึธืจ ื™ึฐืžื•ึนืช ื”ึทืฉึผืึธื ึธื” ืึตื™ื ื•ึน ื›ึผึตืŸ. ืœึฐืคึดื™ื›ึธืšึฐ ืึดื ืžึตืช, ืžึตืช ืœึทืžึผื•ึนื›ึตืจ. ืึทืžึผึทืื™? ื”ึธื ืžึธืฉืึทืšึฐ!

S'il en est ainsi, dis la fin : le reste des jours de l'annรฉe, il n'en est pas ainsi. C'est pourquoi, s'il meurt, il meurt pour le vendeur.

Pourquoi ? Il a pourtant tirรฉ !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ื ื• ื›ืŸ ืื™ืŸ ืžืฉื—ื™ื˜ื™ืŸ ืื•ืชื• ืขืœ ื›ืจื—ื• ื•ืื ืจืฆื” ื˜ื‘ื— ืžื—ื–ื™ืจ ืœื• ืืช ื”ื“ื™ื ืจ:
On ne le force pas ร  abattre contre son grรฉ. Et si le boucher le veut, il lui rend le dinar.
๐Ÿ’ก Explication

Si Rav Houna a raison et que l'acheteur a tirรฉ, la fin de la michna devient difficile. Le reste de l'annรฉe, la mort du bล“uf est ร  la charge du vendeur. Or un tirage dรฉjร  fait aurait dรป faire passer la perte ร  l'acheteur.

7
ืึธืžึทืจ ืจึทื‘ึผึดื™ ืฉืึฐืžื•ึผืึตืœ ื‘ึผึทืจ ื™ึดืฆึฐื—ึธืง: ืœึฐืขื•ึนืœึธื ื‘ึผึฐืฉืึถืœึผึนื ืžึธืฉืึทืšึฐ, ื”ึธื›ึธื ื‘ึผึฐืžึทืื™ ืขึธืกึฐืงึดื™ื ึทืŸ ื‘ึผึฐืฉืึถื–ึผึดื™ื›ึผึธื” ืœื•ึน ืขึทืœ ื™ึฐื“ึตื™ ืึทื—ึตืจ.

Rabbi Chmouel bar Yits'hak a dit : en rรฉalitรฉ, dans le cas oรน il n'a pas tirรฉ. De quoi s'agit-il ici ?

Du cas oรน il lui a fait acquรฉrir par l'intermรฉdiaire d'un autre.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืฉื–ื™ื›ื” ืœื• ื˜ื‘ื— ืœืœื•ืงื— ื‘ืฉื•ืจ ื–ื” ืฉื•ื” ื“ื™ื ืจ ืข"ื™ ืื—ืจ ืฉืžืกืจ ื”ืฉื•ืจ ืœืื—ืจ ื•ืืžืจ ืœื• ื–ื›ื” ืœื• ื‘ื• ื‘ืฉื ืคืœื•ื ื™ ื•ื”ื•ื ืœื ืขืฉืื• ืฉืœื™ื— ืœืื•ืชื• ืื—ืจ ื”ื–ื•ื›ื” ื‘ืฉื‘ื™ืœื•:
Le boucher a fait acquรฉrir ร  l'acheteur, dans ce bล“uf, la valeur d'un dinar, par l'intermรฉdiaire d'un autre : il a remis le bล“uf ร  un autre et lui a dit : acquiers-le au nom d'un tel. Et l'acheteur n'avait pas constituรฉ mandataire cet autre, qui acquiert pour lui.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœืขื•ืœื ื›ืฉืœื ืžืฉืš ืžืœืชื ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ื“ืื•ืงืžื™ ื›ืฉืžืฉืš ืืชื ืœืคืจื•ืฉื™ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื™ื›ื” ืฉื–ื™ื›ื” ืœื• ืข"ื• ืืชืจ ื•ืžืฉ"ื” ืœื ืงืืžืจ ืืœื ื“ืœื ื›ื“ืจ ื‘ื™ื” ื›ืœืœ:
En rรฉalitรฉ, dans le cas oรน il n'a pas tirรฉ. La parole de Rav Houna, qui รฉtablit le cas dans un tirage, vient s'expliquer ainsi : c'est le tirage par lequel il lui a fait acquรฉrir par l'intermรฉdiaire d'un autre. C'est pourquoi il ne dit rien d'autre que ceci : il ne se rรฉtracte pas de lui du tout.
๐Ÿ’ก Explication

On quitte le tirage. Le boucher remet l'animal ร  un tiers et lui dit d'acquรฉrir, au nom de l'acheteur, la part d'un dinar. L'acheteur n'a pas mandatรฉ ce tiers.

8
ื‘ึผึฐืึทืจึฐื‘ึผึธืขึธื” ืคึผึฐืจึธืงึดื™ื ืึตืœึผื•ึผ ื“ึผึดื–ึฐื›ื•ึผืช ื”ื•ึผื ืœื•ึน โ€” ื–ึธื›ึดื™ืŸ ืœื•ึน ืฉืึถืœึผึนื ื‘ึผึฐืคึธื ึธื™ื•. ื‘ึผึดืฉืึฐืึธืจ ื™ึฐืžื•ึนืช ื”ึทืฉึผืึธื ึธื”, ื“ึผึฐื—ื•ึนื‘ ื”ื•ึผื ืœื•ึน โ€” ืึตื™ืŸ ื—ึธื‘ึดื™ืŸ ืœื•ึน ืึถืœึผึธื ื‘ึผึฐืคึธื ึธื™ื•.

En ces quatre moments, oรน c'est un avantage pour lui, on lui fait acquรฉrir un avantage hors de sa prรฉsence. Le reste des jours de l'annรฉe, oรน c'est un dรฉsavantage pour lui, on ne lui fait subir un dรฉsavantage qu'en sa prรฉsence.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื–ื›ื•ืช ื”ื•ื ืœื• ืœื”ื•ืฆื™ื ืžืขื•ืช ื•ืœืงื ื•ืช ื‘ืฉืจ ืฉื”ื›ืœ ื“ืจื›ืŸ ื‘ื›ืš:
Dรฉpenser des piรจces et acheter de la viande : tout le monde en a l'habitude.
ื—ื•ื‘ ื”ื•ื ืœื• ืฉืžื•ืฆื™ื ื”ื•ืฆืื•ืช:
Il fait une dรฉpense.
๐Ÿ’ก Explication

Aux quatre moments, acheter de la viande est l'usage de tous : c'est un zekhout, et l'acquisition hors prรฉsence tient.

Le reste de l'annรฉe, la dรฉpense est un hov. On ne fait subir un dรฉsavantage qu'en prรฉsence de l'intรฉressรฉ. D'oรน la diffรฉrence : la mort est pour l'acheteur aux quatre moments, pour le vendeur le reste de l'annรฉe.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Les quatre moments et le reste de l'annรฉe Pessa'h, Chavouot, Roch Hachana, dernier jour de Soukot. En Galilรฉe : veille de Yom Kippour. Quatre moments Tout le monde veut de la viande Zekhout : hors prรฉsence S'il meurt : perte ร  l'acheteur Reste de l'annรฉe La dรฉpense est un hov Seulement en prรฉsence S'il meurt : perte au vendeur Mรชme un bล“uf de mille dinars : un dinar force l'abattage.
Quatre moments : zekhout, perte ร  l'acheteur. Reste de l'annรฉe : hov, perte au vendeur.
9
ื•ึฐืจึทื‘ ืึดื™ืœึธื ืึธืžึทืจ ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ื•ึนื—ึธื ึธืŸ: ื‘ึผึฐืึทืจึฐื‘ึผึธืขึธื” ืคึผึฐืจึธืงึดื™ื ืึตืœึผื•ึผ ื”ึถืขึฑืžึดื™ื“ื•ึผ ื—ึฒื›ึธืžึดื™ื ื“ึผึดื‘ึฐืจึตื™ื”ึถืŸ ืขึทืœ ื“ึผึดื‘ึฐืจึตื™ ืชื•ึนืจึธื”. ื“ึผึฐืึธืžึทืจ ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ื•ึนื—ึธื ึธืŸ: ื“ึผึฐื‘ึทืจ ืชึผื•ึนืจึธื”, ืžึธืขื•ึนืช ืงื•ึนื ื•ึนืช.

Et Rav Ila a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : en ces quatre moments, les Sages ont รฉtabli leurs paroles sur les paroles de la Torah. Car Rabbi Yo'hanan a dit : de par la Torah, les piรจces acquiรจrent.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื” ืžืขื•ืช ืงื•ื ื•ืช ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ืคื•ื“ื” ืžืŸ ื”ื”ืงื“ืฉ (ื•ื™ืงืจื ืก) ื•ื ืชืŸ ื”ื›ืกืฃ ื•ืงื ืœื• ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ื‘ืœื•ืงื— ืžืŸ ื”ื”ื“ื™ื•ื˜:
Il est รฉcrit, au sujet de celui qui rachรจte de l'hekdesh (bien consacrรฉ, Vayikra) : il donnera l'argent, et cela lui sera acquis. Kal va-homer (a fortiori) pour celui qui achรจte d'un particulier.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื” ืžืขื•ืช ืงื•ื ื•ืช ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ืคื•ื“ื” ืžืŸ ื”ื”ืงื“ืฉ ื•ื ืชืŸ ื”ื›ืกืฃ ื•ืงื ืœื• ื•ืง"ื• ื‘ืœื•ืงื— ืžืŸ ื”ื”ื“ื™ื•ื˜ ื•ืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ ื“ืืžืจ ืžืฉื™ื›ื” ืžืคื•ืจืฉืช ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ื•ืื™ืŸ ืžืขื•ืช ืงื•ื ื•ืช ืงืกื‘ืจ ืžื”ืงื“ืฉ ืœื ื™ืœืคื™ื ืŸ ื“ื›ืกืฃ ืงื ื™ ืœื™ื” ืžืฉื•ื ื“ืœื ืฉื™ื™ื›ื ื‘ื™ื” ืžืฉื™ื›ื” ื“ื›ืœ ื”ื™ื›ื ื“ืื™ืชื™ื” ื‘ื™ ื’ื–ื ื“ืจื—ืžื ื ืื™ืชื ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ื–ื” ื”ื˜ืขื ื ื›ื•ืŸ ื›"ื› ื“ืž"ืž ื ื™ืœืฃ ืžื”ืงื“ืฉ ืฉื™ืงื ื” ื’ื ื”ื›ืกืฃ ื‘ื”ื“ื™ื•ื˜ ื•ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ืžืฉื•ื ื“ืชืจืชื™ ืœื ืžืฆื™ ืœืžืงื ื™ ื‘ื”ื“ื™ื•ื˜ ื“ืคืจืง ื”ืœื•ืงื— ืขื•ื‘ืจ ืคืจืชื• (ื‘ื›ื•ืจื•ืช ื“ืฃ ื™ื’:) ื“ืจื™ืฉ ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืื• ืงื ื” ืžื™ื“ ืขืžื™ืชืš ื”ื ืœื ื›ืจื™ ื‘ืžืฉื™ื›ื” ื•ืื ื”ื™ื” ืงื•ื ื” ืžืฉื™ื›ื” ื•ื›ืกืฃ ืœืจ"ืœ ืื ื›ืŸ ืœื ื›ืจื™ ื‘ืžื” ื•ื›"ืช ื”ื ืœื ื›ืจื™ ื‘ื›ืกืฃ ื“ืงืื™ ืืžื™ื“ ืขืžื™ืชืš ื“ื“ืจื™ืฉ ืœื™ื” ืืžืฉื™ื›ื” ืžื›ืœ ืžืงื•ื ืžื“ื ื›ืจื™ ื‘ื—ื“ ื“ื•ืงื ื™ืฉืจืืœ ื ืžื™ ื‘ื—ื“ ื“ื•ืงื ื•ื‘ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ืงืืžืจ ื”ืชื ื•ืขื•ื“ ืžืคืจืฉ ืจ"ื™ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื“ืžืขื•ืช ืงื•ื ื•ืช ื“ื‘ืจ ืชื•ืจื” ื“ืกืชื ืงื ื™ืŸ ื“ืงืจื ื‘ื›ืกืฃ ืžื™ื™ืจื™ ื›ื“ืืฉื›ื—ืŸ ื‘ื›ืžื” ื“ื•ื›ืชื™ ืงื ื™ืŸ ื‘ื›ืกืฃ ืื•ื›ืœ ื‘ื›ืกืฃ ืชืฉื‘ื™ืจื ื™ (ื“ื‘ืจื™ื ื‘ืณ:ื›ืดื—) ืฉื“ื•ืช ื‘ื›ืกืฃ ื™ืงื ื• (ื™ืจืžื™ื”ื• ืœืดื‘:ืžืดื“) ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื›ืชื™ื‘ ืกืคืจ ื”ืžืงื ื” ื“ื ืคืงื ืœืŸ ืžื”ืชื ืงื ื™ืŸ ืฉื˜ืจ ืž"ืž ืกืชื ืงื ื™ืŸ ื“ื‘ื›ืœ ื“ื•ื›ืชื™ืŸ ื”ื•ื™ ื‘ื›ืกืฃ ื•ืขื•ื“ ืžื•ื›ื— ืงืจื ื“ื‘ื›ืกืฃ ืื™ื™ืจื™ ื“ื›ืชื™ื‘ [ื•ื™ืงืจื ื›ื”] ืืœ ืชื•ื ื• ื•ืืžื•ื›ืจ ื•ืืœื•ืงื— ืงืื™:
Rachi explique : il est รฉcrit, au sujet de celui qui rachรจte de l'hekdesh : il donnera l'argent, et cela lui sera acquis. Kal va-homer pour celui qui achรจte d'un particulier. Et Rech Lakich, qui dit que le tirage est explicite dans la Torah et que les piรจces n'acquiรจrent pas, estime qu'on n'apprend pas de l'hekdesh que l'argent acquiert. Car le tirage n'a pas de place pour l'hekdesh : partout oรน le bien se trouve, il est dans le trรฉsor de Hachem. Ce motif ne paraรฎt pas juste ร  ce point. De toute faรงon, on apprendrait de l'hekdesh que l'argent acquiert aussi chez un particulier. Le Ri dit : on ne peut pas faire acquรฉrir deux modes chez un particulier. Au chapitre Ha-lokeah over parato (Bekhorot 13b), Rabbi Yo'hanan expose : ou bien il a acquis de la main de son prochain ; donc, d'un non-Juif, c'est par tirage. Et si, selon Rech Lakich, le tirage et l'argent acquรฉraient tous deux, par quoi acquerrait-on d'un non-Juif ? Et si tu dis : d'un non-Juif, par l'argent, car la suite se rapporte ร  de la main de son prochain, qu'il applique au tirage : de toute faรงon, puisque pour le non-Juif il n'y a qu'un seul mode, pour Israรซl aussi il n'y a qu'un seul mode. Et c'est en ce sens qu'il le dit lร -bas. Le Ri explique encore le motif pour lequel, de par la Torah, les piรจces acquiรจrent : l'acquisition dont parle le verset, sans autre prรฉcision, porte sur l'argent, comme on le trouve en plusieurs endroits, une acquisition par l'argent. De la nourriture, tu m'en vendras contre de l'argent (Devarim 2, 28). Des champs, on en acquerra contre de l'argent (Yirmeyahou 32, 44). Et bien qu'il soit รฉcrit le livre de l'acquisition, d'oรน nous tirons l'acquisition par acte, l'acquisition sans prรฉcision, en tout endroit, se fait par l'argent. Le verset prouve encore qu'il s'agit d'argent, car il est รฉcrit (Vayikra 25) : ne lรฉsez pas, et cela vise le vendeur et l'acheteur.
๐Ÿ’ก Explication

Autre rรฉponse. Aux quatre moments, les Sages reviennent au din Torah : les maot (piรจces) acquiรจrent le meuble, sans meshikha. Rabbi Eliezer รฉtend cela ร  la ma'a de l'erouv, pour le bon ordre du Chabbat.

10
ื•ึผืžึดืคึผึฐื ึตื™ ืžึธื” ืึธืžึฐืจื•ึผ ืžึฐืฉืึดื™ื›ึธื” ืงื•ึนื ึธื” โ€” ื’ึผึฐื–ึตื™ืจึธื” ืฉืึถืžึผึธื ื™ึนืืžึทืจ ืœื•ึน: ื ึดืฉื‚ึฐืจึฐืคื•ึผ ื—ึดื™ื˜ึผึถื™ืšึธ ื‘ึผึธืขึฒืœึดื™ึผึธื™ื”.

Et pourquoi ont-ils dit que le tirage acquiert ? Un dรฉcret, de crainte qu'il lui dise : ton blรฉ a brรปlรฉ dans le grenier.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื ืฉืจืคื• ื—ื™ื˜ื™ืš ืฉื ืชืช ืœื™ ืžืขื•ืช ืขืœื™ื”ืŸ ื”ืœื›ืš ืžื•ืงืžื™ื ืŸ ืœื”ื• ื‘ืจืฉื•ืช ืžื•ื›ืจ ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื™ืžืกืจ ื ืคืฉื™ื” ืขืœื™ื™ื”ื• ื•ื ื™ื˜ืจื— ืœืืฆื•ืœื™ื ื”ื•:
Le blรฉ sur lequel tu m'as donnรฉ des piรจces. C'est pourquoi on le maintient dans le domaine du vendeur, afin qu'il y engage sa personne et se donne de la peine pour le sauver.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉืžื ื™ืืžืจ ื—ื™ื˜ื™ืš ื ืฉืจืคื• ื‘ืขืœื™ื™ื” ื•ื"ืช ืœืžื” ืขืงืจื• ื—ื›ืžื™ื ืงื ื™ืŸ ื›ืกืฃ ืœื’ืžืจื™ ื“ื”ื•ื™ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื”ื™ื” ืœื”ื ืœืชืงืŸ ื“ืžื‘ืขื™ ื›ืกืฃ ื•ืžืฉื™ื›ื” ื•ืชื™ืจืฅ ืจ"ื™ ืžืฉื•ื ืชืงื ืช ื”ืฉื•ืง ืขืฉื• ื›ืŸ ืฉืœื ืœื”ืฆืจื™ืš ืชืจืชื™ ืžืฉื™ื›ื” ื•ืžืขื•ืช ื•ืจื™ื‘"ืŸ ืชื™ืจืฅ ื“ืื ื”ืžืฉื™ื›ื” ืœื‘ื“ื” ืœื ืชืงื ื” ืื ื›ืŸ ื™ืืžืจ ื”ืœื•ืงื— ืœืžื•ื›ืจ ื ืฉืจืคื• ื—ื™ื˜ื™ืš ื‘ืขืœื™ื™ื” ื•ืื ืชืืžืจ ื"ื› ื›ืฉื ืชืŸ ื”ืœื•ืงื— ืžืขื•ืช ื•ืœื ืžืฉืš ื™ืืžืจ ืœื• ื”ืžื•ื›ืจ ื ืฉืจืคื• ืžืขื•ืชื™ืš ื‘ืขืœื™ื™ื” ื›ื™ื™ืŸ ื“ืื™ืŸ ื”ืžืขื•ืช ืงื•ื ื•ืช ืœื• ื•ืื™ ืœืื• ืชื™ืจื•ืฅ ืจื™ื‘"ืŸ ื”ื™ื™ื ื• ื™ื›ื•ืœื™ืŸ ืœื•ืžืจ ื“ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืœื”ื›ื™ ืžืฉื•ื ื“ืœื ืฉื›ื™ื— ืฉื™ืื—ืจ ื”ืžืฉื™ื›ื” ืœืื—ืจ ื ืชื™ื ืช ื”ืžืขื•ืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ืŸ ืžืขื•ืช ืงื•ื ื•ืช ืื‘ืœ ืœืคื™ ืชื™ืจื•ืฆื• ืœื ื ื•ื›ืœ ืœื•ืžืจ ื›ืŸ ื“ืื ื›ืŸ ืœื ื”ื™ื” ืœื• ื ืžื™ ืœืžื™ื—ืฉ ืฉืžื ื™ืืžืจ ื”ืœื•ืงื— ื ืฉืจืคื• ื—ื™ื˜ื™ืš ื‘ืขืœื™ื™ื” ื“ืœื ืฉื›ื™ื— ืฉื™ืื—ืจื• ื”ื›ืกืฃ ืื—ืจ ืžืฉื™ื›ืช ื”ืคื™ืจื•ืช ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืฉื™ื›ื” ืœื—ื•ื“ ืœื ื”ื™ืชื” ืงื•ื ื” ื•ื™"ืœ ื“ืžืขื•ืช ื ื•ื— ืœืฉืžืจืŸ ื•ืื™ืŸ ืคื•ืจื— ื‘ื”ืฆืœืชื ื›ืžื• ืคื™ืจื•ืช ื“ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœื”ืฆื™ืœ ืืœื ื‘ื˜ื•ืจื— ื’ื“ื•ืœ ื•ืขื•ื“ ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ื’ื‘ื™ ืžืขื•ืช ืื™ืŸ ืฉื™ื™ืš ืœื•ืžืจ ื ืฉืจืคื• ืžืขื•ืชื™ืš ื‘ืขืœื™ื™ื” ื“ืืคื™ืœื• ื”ื•ื™ ืขืœื™ื™ื”ื• ืฉื•ืžืจ ื—ื ื ื”ื ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืคืจืง ื”ืžืคืงื™ื“ (ื‘"ืž ื“ืฃ ืžื‘.) ื“ืื™ืŸ ืœื”ื ืฉืžื™ืจื” ืืœื ื‘ืงืจืงืข ื•ืื™ ืœื ืžื•ืชื™ื‘ ืœื”ื• ื‘ืงืจืงืข ื”ื•ื™ ืคืฉื™ืขื•ืชื ืœื’ื‘ื™ ื ื•ืจื ื›ื“ืžื•ื›ื— ื”ืชื ื’ื‘ื™ ื”ื”ื•ื ื“ืื•ืชื™ื‘ ื–ื•ื–ื™ ื‘ืฆืจื™ืคืชื ื“ืื•ืจื‘ื ื™ ื•ื"ืช ื•ื”ื™ื›ื™ ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ื™ืืžืจ ืœื• ื ืฉืจืคื• ื—ื™ื˜ื™ืš ื‘ืขืœื™ื™ื” ื”ื ื”ื•ื™ ืขืœื™ื™ื”ื• ืฉื•ืžืจ ืฉื›ืจ ื•ืื ืœื ื™ืฆื™ืœ ื™ืฉืœื ื“ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ื’ื‘ื™ ื–ื•ื–ื™ ื”ื•ื™ ืžื•ื›ืจ ืขืœื™ื™ื”ื• ืฉื™ืžืจ ืฉื›ืจ ื›ื“ืžืฉืžืข ื‘ืค' ื”ื–ื”ื‘ (ื‘ื‘ื ืžืฆื™ืขื ื“ืฃ ืžื˜.) ื’ื‘ื™ ื”ื”ื•ื ื’ื‘ืจื ื“ื™ื”ื™ื‘ ื–ื—ื™ ืืฉื•ืžืฉืžื™ ืื•ืงื™ืจื• ืฉื™ืžืฉืžื™ ื•ื”ื“ืจ ื‘ื™ื” ื•ื"ืœ ืฉืงื•ืœ ื–ื•ื–ืš ื•ืœื ืฉืงืœื™ื ื”ื• ื•ืื’ื ื•ื‘ ื•ืืžืจ ืจื‘ื ื“ื›ืœ ื›ื”"ื’ ืฆื ืžื™ื‘ืขื™ื ื“ืฉื•ืžืจ ืฉื›ืจ ืœื ื”ื•ื™ ื›ื•' ืžืฉืžืข ื“ืื™ ืœื ื”ื•ื” ืื•ืžืจ ืœื™ื” ืฉืงื•ืœ ื–ื•ื–ืš ื”ื•ื™ ืขืœื™ื™ื”ื• ืฉื•ืžืจ ืฉื›ืจ ื•ื”"ื  ื’ื‘ื™ ื—ื™ื˜ื™ืŸ ื”ื•ื™ ื ืžื™ ืฉื•ืžืจ ืฉื›ืจ ื•ืื•ืจ"ื™ ื“ืœืขื•ืœื ื’ื‘ื™ ื–ื•ื–ื™ ื ืžื™ ืœื ื”ื•ื™ ืฉื•ืžืจ ืฉื›ืจ ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ื“ืฉื•ืžืจ ืฉื›ืจ ืœื ื”ื•ื™ ื”"ืค ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ื”ื™ื›ื ื“ื ื•ืชืŸ ืœื• ืฉื›ืจ ื•ืงืืžืจ ืœื• ืฉืงื•ืœ ื–ื•ื–ืš ื“ืกืœื™ืง ื ืคืฉื™ื” ืžื—ื™ื•ื‘ ืฉื•ืžืจ ืฉื›ืจ ืืœื ืืคื™ืœื• ืฉื•ืžืจ ื—ื ื ืœื ื”ื•ื™ ื•ื›ื”"ื’ ืฆืจื™ืš ืœืคืจืฉ ื‘ืื™ื“ืš ืขื•ื‘ื“ื (ืฉื ืข"ื‘) ื“ื"ืœ ืœื™ื”ื•ื™ ื”ื ืš ื–ื•ื–ื™ ื’ื‘ืš ืคืงื“ื•ืŸ ื“ื—ืฉื›ื” ืœื™ ื•ื"ืœ ื”ื ื‘ื™ืชื ืงืžื•. ื•ืžืกื™ืง ืขืœื” ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ื“ืฉื•ืžืจ ืฉื›ืจ ืœื ื”ื•ื™ ื›ื•' ื”ื™ื™ื ื• ืข"ื› ื‘ื ื•ืชืŸ ืœื• ืฉื›ืจ ืงืืžืจ ื•ืขื•ื“ ื™"ืœ ื“ืืข"ื’ ื“ื’ื‘ื™ ื–ื•ื–ื™ ื”ื•ื™ ืฉื•ืžืจ ืฉื›ืจ ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื™ื ื“ืฉืจื™ ืœื”ื•ืฆื™ืื ื•ืืค"ื’ ื“ืžืคืงื™ื“ ืžืขื•ืช ืืฆืœ ื‘ืขื”"ื‘ ืชื ืŸ ื‘ื”ืžืคืงื™ื“ (ืฉื ืžื’.) ื“ืœื ื™ืฉืชืžืฉ ื‘ื”ืŸ ืž"ืž ืžื•ื›ื“ ื™ืฉืชืžืฉ ื‘ื”ืŸ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื•ื‘ืจ ืชื•ืจื” ืžืขื•ืช ืงื•ื ื•ืช ืืžื ื›ื—ื• ื•ื™ื›ื•ืœ ืœื”ื•ืฆื™ื ืืข"ื’ ื“ืชืงื™ืŸ ืจื‘ื ืŸ ื“ืœื ืงื ื™ ืืœื ื‘ืžืฉื™ื›ื”:
De crainte qu'il dise : ton blรฉ a brรปlรฉ dans le grenier. Et si tu dis : pourquoi les Sages ont-ils entiรจrement รฉcartรฉ l'acquisition par l'argent, qui est de la Torah ? Ils auraient dรป instituer qu'il faut l'argent et le tirage. Le Ri a rรฉpondu : ils l'ont fait pour l'ordonnance du marchรฉ, afin de ne pas exiger les deux, le tirage et les piรจces. Le Rivan a rรฉpondu : si le tirage seul n'acquรฉrait pas, l'acheteur dirait au vendeur : ton blรฉ a brรปlรฉ dans le grenier. Et si tu dis : dans ce cas, quand l'acheteur a donnรฉ les piรจces et n'a pas tirรฉ, le vendeur lui dira : tes piรจces ont brรปlรฉ dans le grenier, puisque les piรจces ne lui acquiรจrent pas. Sans la rรฉponse du Rivan, nous pourrions dire que nous ne craignons pas cela, parce qu'il est rare de retarder le tirage aprรจs la remise des piรจces, dรจs lors que les piรจces n'acquiรจrent pas. Mais selon sa rรฉponse, nous ne pouvons pas le dire ainsi. Car alors il n'y aurait pas non plus ร  craindre que l'acheteur dise : ton blรฉ a brรปlรฉ dans le grenier, puisqu'il est rare de retarder l'argent aprรจs le tirage des fruits, dรจs lors que le tirage seul n'acquiert pas. On peut rรฉpondre : les piรจces sont aisรฉes ร  garder, et l'on ne se donne pas de peine pour les sauver comme pour les fruits, qu'on ne peut sauver qu'au prix d'une grande peine. Le Ri dit encore : pour les piรจces, il n'y a pas lieu de dire tes piรจces ont brรปlรฉ dans le grenier. Mรชme s'il en รฉtait gardien gratuit, nous disons au chapitre Ha-mafkid (Bava Metsia 42a) qu'elles n'ont de garde que dans la terre. S'il ne les a pas dรฉposรฉes dans la terre, c'est une nรฉgligence ร  l'รฉgard du feu, comme on le voit lร -bas au sujet de celui qui avait mis des zouz dans une claie de saules. Et si tu dis : comment craignons-nous qu'il lui dise ton blรฉ a brรปlรฉ dans le grenier ? Il en est gardien rรฉmunรฉrรฉ, et s'il ne le sauve pas, il paie. De mรชme que, pour les zouz, le vendeur en est gardien rรฉmunรฉrรฉ, comme il ressort au chapitre Ha-zahav (Bava Metsia 49a) au sujet de cet homme qui avait donnรฉ des zouz pour du sรฉsame. Le sรฉsame a renchรฉri, il s'est rรฉtractรฉ et lui a dit : prends tes zouz. Il ne les a pas pris, et ils ont รฉtรฉ volรฉs. Rava a dit : dans tout cas de ce genre, il est inutile de demander, il n'est pas gardien rรฉmunรฉrรฉ, etc. On en dรฉduit que, s'il ne lui avait pas dit prends tes zouz, il en aurait รฉtรฉ gardien rรฉmunรฉrรฉ. Ici aussi, pour le blรฉ, il serait gardien rรฉmunรฉrรฉ. Le Ri dit : en rรฉalitรฉ, pour les zouz non plus il n'est pas gardien rรฉmunรฉrรฉ. Et ce qu'il dit, il est inutile de demander qu'il ne soit pas gardien rรฉmunรฉrรฉ, voici le sens : il est inutile de demander, lร  oรน on lui donne un salaire et oรน il lui dit prends tes zouz, qu'il se soit retirรฉ de l'obligation de gardien rรฉmunรฉrรฉ. Bien plus : il n'est mรชme pas gardien gratuit. Il faut expliquer de la mรชme faรงon l'autre rรฉcit (lร -bas, folio b) : il lui a dit : que ces zouz restent chez toi en dรฉpรดt, car la nuit me surprend. Et l'autre lui a dit : voici la maison devant toi. On conclut ร  ce sujet : il est inutile de demander qu'il ne soit pas gardien rรฉmunรฉrรฉ, etc. Cela vise nรฉcessairement le cas oรน on lui donne un salaire. On peut encore rรฉpondre : bien qu'il soit gardien rรฉmunรฉrรฉ pour les zouz, c'est parce qu'il lui est permis de les dรฉpenser. Et bien que, si l'on dรฉpose des piรจces chez un maรฎtre de maison, la michna du chapitre Ha-mafkid (lร -bas 43a) dise qu'il ne doit pas s'en servir, le vendeur, lui, s'en sert. Puisque, de par la Torah, les piรจces acquiรจrent, il en a le pouvoir et peut les dรฉpenser, bien que les Sages aient instituรฉ qu'il n'acquiert que par le tirage.
๐Ÿ’ก Explication

Le reste de l'annรฉe, les Sages exigent la meshikha. Sinon le vendeur, dรฉjร  payรฉ, peut dire : ton blรฉ a brรปlรฉ dans mon grenier. Tant que le blรฉ est encore chez lui, il a intรฉrรชt ร  le sauver.

Aux quatre moments, les Sages laissent le din Torah en vigueur. Rabbi Eliezer applique la mรชme mesure ร  l'erouv.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pourquoi la meshikha, si les piรจces acquiรจrent ? La gezera protรจge l'acheteur dรฉjร  payรฉ. Aux quatre moments, on revient au din Torah. Din Torah : les piรจces acquiรจrent dรจs la remise Risque Ton blรฉ a brรปlรฉ dans mon grenier Dรฉcret des Sages Seule la meshikha fait acquรฉrir Le blรฉ reste chez le vendeur : il se donne de la peine pour le sauver.
Gezera : sans meshikha, le vendeur pourrait dรฉclarer le blรฉ brรปlรฉ. Le blรฉ reste donc chez lui.
11
ื•ึผืžื•ึนื“ึดื™ื ื‘ึผึดืฉืึฐืึธืจ ื›ึผื‡ืœ ื”ึธืึธื“ึธื ื›ึผื•ึผืณ. ืžึทืืŸ ืฉืึฐืึธืจ ื›ึผื‡ืœ ืึธื“ึธื? ืึธืžึทืจ ืจึทื‘: ื‘ึผึทืขึทืœ ื”ึทื‘ึผึทื™ึดืช.

Et ils conviennent pour tout le reste des hommes, etc. Qui est tout le reste des hommes ?

Rav a dit : un maรฎtre de maison.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืคืจื™ืฉื™ืช ื˜ืขืžื ืœืขื™ืœ:
J'en ai expliquรฉ le motif plus haut.
โš–๏ธ Rosh (2)
ื’ืž' ื•ืžื•ื“ื™ื ื—ื›ืžื™ื ื‘ืฉืืจ ื›ืœ ืื“ื ื•ื›ื•'. ืžืืŸ ืฉืืจ ื›ืœ ืื“ื. ืืžืจ ืจื‘ ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช. ื•ื›ืŸ ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ื“ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืœื ืฉื ื• ืฉืœื ื–ื›ื• ืœื• ืžืขื•ืชื™ื• ืืœื ื ื—ืชื•ื. ืื‘ืœ ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืงื ื”. ื•ืœื ืฉื ื• ื‘ื ื—ืชื•ื ื“ืœื ืงื ื” ืืœื ื‘ื“ืืžืจ ืœื™ื” ื–ื›ื™ ืœื™. ืื‘ืœ ืืžืจ ืœื• ืขืจื‘ ืœื™ ืงื ื”. ื•ืœื ืฉื ื• ื‘ื“ืืžืจ ืœื™ื” ื–ื›ื™ ืœื™ ื“ืœื ืงื ื” ืืœื ื‘ืžืขื”. ืื‘ืœ ื‘ื›ืœื™ ืงื ื”:
Guemara. Et les Sages conviennent pour tout le reste des hommes, etc. Qui est tout le reste des hommes ? Rav a dit : un maรฎtre de maison. Et Chmouel a dit de mรชme : un maรฎtre de maison. Car Chmouel a dit : on n'a enseignรฉ que ses piรจces ne lui ont pas fait acquรฉrir que pour le boulanger. Mais un maรฎtre de maison acquiert. Et on n'a enseignรฉ, pour le boulanger, qu'il n'acquiert pas, que lorsqu'il lui a dit : fais-moi acquรฉrir. Mais s'il lui a dit : fais-moi l'erouv, il acquiert. Et on n'a enseignรฉ, lorsqu'il lui a dit fais-moi acquรฉrir, qu'il n'acquiert pas, que pour une ma'a. Mais avec un ustensile, il acquiert.
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื ื•ื›ื•'. ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื”. ื•ืœื ืขื•ื“ ืืœื ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉืฉื ื” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืžื•ืชื• ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ื—ื ื ื‘ื’ื“ืชืื” ืœืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืืคื™ืœื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉื ื™ื˜ืœื” ืงื•ืจืชื• ืื• ืœื—ื™ื•. ืืžืจ ืœื™ื” ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ืืžืจืชื™ ื•ืœื ื‘ืžื—ื™ืฆื•ืช ืืžืจ ืจื™ื‘"ืœ ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉืืžืจ ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืื™ืžืชื™ ื•ื‘ืžื” ืื™ื ื• ืืœื ืœืคืจืฉ ื“ื‘ืจื™ ื—ื›ืžื™ื. ื•ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจ ืื™ืžืชื™ ืœืคืจืฉ ื•ื‘ืžื” ืœื—ืœื•ืง:
Rabbi Yehouda a dit : dans quel cas cette parole est-elle dite, etc. Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : la halakha est comme Rabbi Yehouda. Et de plus, partout oรน Rabbi Yehouda a enseignรฉ dans les erouv, la halakha est comme lui. Rav Hana de Bagdad a dit ร  Rav Yehouda : Chmouel a-t-il dit cela mรชme pour une ruelle dont la poutre ou le poteau latรฉral a รฉtรฉ retirรฉ ? Il lui a dit : je te l'ai dit pour l'erouv, et non pour les cloisons. Rabbi Yehochoua ben Levi a dit : partout oรน Rabbi Yehouda a dit quand et dans quel cas, il ne fait qu'expliquer les paroles des Sages. Et Rabbi Yo'hanan a dit : quand sert ร  expliquer, et dans quel cas sert ร  contester.
๐Ÿ’ก Explication

La guemara revient ร  la michna. Tout le reste des hommes, ce sont les gens qui ne font pas commerce de pain. Rav : un baal habayit (maรฎtre de maison).

12
ื•ึฐื›ึตืŸ ืึธืžึทืจ ืฉืึฐืžื•ึผืึตืœ: ื‘ึผึทืขึทืœ ื”ึทื‘ึผึทื™ึดืช. ื“ึผึฐืึธืžึทืจ ืฉืึฐืžื•ึผืึตืœ: ืœึนื ืฉืึธื ื•ึผ ืึถืœึผึธื ื ึทื—ึฐืชึผื•ึนื, ืึฒื‘ึธืœ ื‘ึผึทืขึทืœ ื”ึทื‘ึผึทื™ึดืช โ€” ืงื•ึนื ึถื”. ื•ึฐืึธืžึทืจ ืฉืึฐืžื•ึผืึตืœ: ืœึนื ืฉืึธื ื•ึผ ืึถืœึผึธื ืžึธืขึธื”, ืึฒื‘ึธืœ ื›ึผึฐืœึดื™ โ€” ืงื•ึนื ึถื”.

Et Chmouel a dit de mรชme : un maรฎtre de maison. Car Chmouel a dit : on n'a enseignรฉ cela que pour le boulanger.

Mais un maรฎtre de maison acquiert. Et Chmouel a dit : on n'a enseignรฉ cela que pour une ma'a.

Mais un ustensile acquiert.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื‘ืœ ื›ืœื™ ืงื ื™ืŸ ืกื•ื“ืจ:
Acquisition par le foulard (kinyan soudar).
๐Ÿ’ก Explication

Deux limites de Chmouel. La michna qui refuse la piรจce ne vise que le boulanger (ou le boutiquier). Le maรฎtre de maison acquiert pour autrui.

Et elle ne vise que la ma'a. Un ustensile remet en kinyan soudar (รฉchange par le foulard) : l'aliment de l'erouv est acquis lร  oรน il se trouve. On ne fait pas cet รฉchange avec de l'argent.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Oรน la piรจce du boutiquier รฉchoue Chmouel retire trois cas de la rรจgle des Sages. Le maรฎtre de maison, l'ustensile et le mandat tiennent. Qui ? Avec quoi ? Quelle formule ? Boulanger : non Maรฎtre de maison : il acquiert Ma'a : non Ustensile : kinyan soudar Zekhei li : achat Arev li : il est shaliah La halakha suit Rabbi Yehouda dans les erouv, et non dans les cloisons.
Chmouel : boulanger, ma'a et formule d'achat. Le maรฎtre de maison, l'ustensile et le mandat acquiรจrent.
13
ื•ึฐืึธืžึทืจ ืฉืึฐืžื•ึผืึตืœ: ืœึนื ืฉืึธื ื•ึผ ืึถืœึผึธื ื“ึผึฐืึธืžึทืจ ืœื•ึน ืดื–ึฐื›ึตื” ืœึดื™ืด, ืึฒื‘ึธืœ ืึธืžึทืจ ืดืขึธืจึตื‘ ืœึดื™ืด, ืฉืึธืœึดื™ื—ึท ืฉืึทื•ึผึฐื™ึตื”ึผ, ื•ึฐืงึธื ึตื™.

Et Chmouel a dit : on n'a enseignรฉ cela que lorsqu'il lui a dit : fais-moi acquรฉrir. Mais s'il a dit : fais-moi l'erouv, il l'a constituรฉ mandataire, et il acquiert.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœื ื“ืืžืจ ื–ื›ื” ืœื™ ื“ืœื ืฉื•ื•ื™ื” ืฉืœื™ื— ืืœื ื›ืฉืืจ ืžื•ื›ืจื™ืŸ ื“ืขืœืžื ืื‘ืœ ืื ืืžืจ ืขืจื‘ ืœื™ ืฉืœื™ื—ื ืฉื•ื•ื™ื” ื•ืกืžื›ื ื“ืขืชื™ื” ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื—ื–ืงื” ืฉืœื™ื— ืขื•ืฉื” ืฉืœื™ื—ื•ืชื• ื‘ืคืจืง ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ (ืœืขื™ืœ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ืœื‘.) ื”ืœื›ืš ืžืขืจื‘ ืœื“ืขืชื™ื” ื”ื•ื:
Il ne l'a pas constituรฉ mandataire : il est comme les autres vendeurs. Mais s'il a dit : fais-moi l'erouv, il l'a constituรฉ mandataire, et sa pensรฉe s'est appuyรฉe. Car nous tenons : la prรฉsomption est que le mandataire accomplit sa mission, au chapitre Bekhol me'arvin (plus haut, Eruvin 32a). C'est pourquoi il lui fait l'erouv avec sa connaissance.
๐Ÿ’ก Explication

Zekhei li, fais-moi acquรฉrir : le client veut un achat, et la piรจce n'acquiert pas.

Arev li, fais-moi l'erouv : le boutiquier devient shaliah. La prรฉsomption est qu'un mandataire accomplit sa mission, et l'erouv est fait avec sa connaissance.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux formules au boutiquier Chmouel : seule la formule d'achat tombe. Le mandat s'appuie sur la prรฉsomption du shaliah. Zekhei li Arev li Fais-moi acquรฉrir Il veut acheter La ma'a n'acquiert pas Fais-moi l'erouv Le vendeur est shaliah Le mandat fait acquรฉrir
Zekhei li tombe avec la ma'a. Arev li constitue un mandataire, et l'erouv est acquis.
14
ืึธืžึทืจ ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื”: ื‘ึผึทืžึผึถื” ื“ึผึฐื‘ึธืจึดื™ื ืึฒืžื•ึผืจึดื™ื ื•ึฐื›ื•ึผืณ. ืึธืžึทืจ ืจึทื‘ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื” ืึธืžึทืจ ืฉืึฐืžื•ึผืึตืœ: ื”ึฒืœึธื›ึธื” ื›ึผึฐืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื”, ื•ึฐืœึนื ืขื•ึนื“ ืึถืœึผึธื ื›ึผื‡ืœ ืžึธืงื•ึนื ืฉืึถืฉึผืึธื ึธื” ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื” ื‘ึผึฐืขึตื™ืจื•ึผื‘ึดื™ืŸ ื”ึฒืœึธื›ึธื” ื›ึผึฐืžื•ึนืชื•ึน.

Rabbi Yehouda a dit : dans quel cas cette parole est-elle dite, etc. Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : la halakha est comme Rabbi Yehouda.

Et de plus, partout oรน Rabbi Yehouda a enseignรฉ dans les erouv, la halakha est comme lui.

โš–๏ธ Rosh (2)
ืืžืจ ืจ' ื™ืขืงื‘ ื‘ืจ ืื™ื“ื™ ืืจื™ื‘"ืœ ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื•ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™. ื•ืชืจืชื™ ืœืžื” ืœื™. ืืžืจ ืจ' ื–ื™ืจื ืฆืจื™ื›ื ื“ืื™ ืืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™ ื”"ื ื‘ืŸ ืœืงื•ืœื ื‘ื™ืŸ ืœื—ื•ืžืจื. ืœืงื•ืœื ืคื™' ื“ื™ืฉืŸ ืงื•ื ื” ืฉื‘ื™ืชื” ื›ืžื• ื ื™ืขื•ืจ. ื•ืคื™' ืœื—ื•ืžืจื ื“ื—ืคืฆื™ ื”ืคืงืจ ืœืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืงื•ื ื™ืŸ ืฉื‘ื™ืชื” ื•ื”ื™ื™ื ื• ืœื—ื•ืžืจื. ืงืž"ืœ ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื“ื—ืคืฆื™ ื”ืคืงืจ ืœื ืงื ื• ืฉื‘ื™ืชื” ื›ืจื‘ื ืŸ ืืœื ื”ืจื™ ื”ืŸ ื›ืจื’ืœื™ ื›ืœ ืื“ื. ื•ืื™ืŸ ื–ื” ืชืจื™ ืงื•ืœื™ ื“ืกืชืจื• ืื”ื“ื“ื™ ื“ืกื‘ื™ืจื ืœืŸ ื›ืจื‘ื ืŸ ื“ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ื“ืขืช ืœื ืงื ื™ ืฉื‘ื™ืชื”. ื•ื”ื ื“ืกื‘ื™ืจื ืœืŸ ื“ื™ืฉืŸ ืงื ื” ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื›ื“ืคืจืฉ"ื™ ื”ื•ืื™ืœ ื•ื ื™ืขื•ืจ ืงื ื” ื™ืฉืŸ ื ืžื™ ืงื ื”. ื•ืœื™ืžื ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื•ืœื ื‘ืขื™ ืœืžื™ืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™ ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืกื“"ื ื”ื "ืž ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื™ื—ื™ื“ ื•ืจื‘ื™ื ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื ืื‘ืœ ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ื ืื™ืžื ืœื ืงืž"ืœ ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™ ื“ื”ื•ื™ ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ื. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื ืœืื‘ื™ื™ ืžื›ื“ื™ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืจื‘ื ืŸ ืžื” ืœื™ ื™ื—ื™ืจ ื‘ืžืงื•ื ื™ื—ื™ื“ ื•ืžื” ืœื™ ื™ื—ื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ืจื‘ื™ื. ื”ื›ื™ ืงื™ื ืœืŸ ื“ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืจื‘ื ืŸ ื›ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื ื“ืืžื•ืจืื™ ื‘ืชืจืื™ ื ื™ื ื”ื• ื•ืืžืจื™ื ืŸ ื ืžื™ ืœืขื™ืœ ื‘ืคืจืง ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืœื–:) ืžืืŸ ื”ืื™ ืชื ื ื“ืืคื™ืœื• ื‘ื“ืจื‘ื ืŸ ืœื™ืช ืœื™ื” ื‘ืจื™ืจื” ื“ืชื ื™ื ื”ืื•ืžืจ ืœื—ืžืฉื” ื”ืจื™ื ื™ ืžืขืจื‘ ื•ื›ื•'. ื•ืืข"ื’ ื“ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื’ื‘ื™ ืกืคืง ืขื™ืจื•ื‘ ืœืขื™ืœ ื‘ืค' ื‘ื›ืœ ืžืขืจื‘ื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืœื”.) ื•ืœืงืžืŸ ื‘ืฉืœื”ื™ ื—ืœื•ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืคื:) ืงืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื›"ืž ืฉืฉื•ื ื” ืจ"ื™ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืžื•ืชื•. ื‘ื”ื ืœื™ืช ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื”. ื•ืจื‘ ืืฉื™ ืฉื“ื—ื” ื‘ืกืค"ืง ื“ืฃ ื™ื–: ืืœ ื™ืฆื ื›ืชื™ื‘. ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ืงืืžืจ ื“ืกื‘ืจ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืœื™ื” ืœื ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื”. ืจื‘ ืคืคื ืืžืจ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืกื“"ื ื”ื "ืž ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆืจื•ืช ืื‘ืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ ืื™ืžื ืœื ืงืž"ืœ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™ ื“ืืคื™ืœื• ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ. ืจื‘ ืืฉื™ ืืžืจ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืกื“"ื ื”ื "ืž ื‘ืฉื™ื•ืจื™ ืขื™ืจื•ื‘ ืื‘ืœ ื‘ืชื—ืœืช ืขื™ืจื•ื‘ ืื™ืžื ืœื ืงืž"ืœ ื“ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื•ืจื™ ื‘ืชื—ืœืช ืขื™ืจื•ื‘. ื“ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืชื—ืœืช ืขื™ืจื•ื‘ ื”ืŸ:
Rabbi Yaakov bar Idi a dit au nom de Rabbi Yehochoua ben Levi : la halakha suit les paroles de celui qui est indulgent en matiรจre d'erouv, et la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri. Et pourquoi les deux ? Rabbi Zeira a dit : c'est nรฉcessaire. Si l'on avait dit seulement : la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri, j'aurais dit : pour l'indulgence comme pour la rigueur. Indulgence : le dormeur acquiert une rรฉsidence comme l'รฉveillรฉ. Rigueur : les biens abandonnรฉs, selon Rabbi Yo'hanan, acquiรจrent une rรฉsidence, et c'est une rigueur. Il nous apprend : la halakha suit les paroles de celui qui est indulgent en matiรจre d'erouv, de sorte que les biens abandonnรฉs n'acquiรจrent pas de rรฉsidence, comme les Sages, et les voici comme les pieds de tout homme. Ces deux indulgences ne se contredisent pas : nous tenons comme les Sages qu'une chose dรฉpourvue de daat (pensรฉe) n'acquiert pas de rรฉsidence. Et ce que nous tenons, que le dormeur a acquis, en voici le motif, comme l'explique Rachi : puisque l'รฉveillรฉ acquiert, le dormeur acquiert aussi. Qu'il dise : la halakha suit les paroles de celui qui est indulgent dans les erouv, sans avoir ร  dire : la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri. Abaye a dit : c'est nรฉcessaire. J'aurais dit : ces paroles valent pour un seul face ร  un seul, et pour plusieurs face ร  leurs maรฎtres. Mais un seul face ร  plusieurs, je dirais que non. Il nous apprend : la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri, qui est un seul face ร  plusieurs. Rava a dit ร  Abaye : puisque les erouv sont d'ordre rabbinique, qu'importe un seul face ร  un seul, et qu'importe un seul face ร  plusieurs. Voici ce que nous tenons : les erouv de tehoumin sont d'ordre rabbinique, comme Abaye et Rava, qui sont des amoraim tardifs. Et nous disons aussi plus haut, au chapitre Bekhol me'arvin (Eruvin 37b) : quel est ce tanna qui, mรชme dans une rรจgle rabbinique, n'admet pas la berera (choix rรฉtroactif) ? Comme on l'enseigne : celui qui dit ร  cinq personnes : je vais faire l'erouv, etc. Et bien que nous ayons entendu Rabbi Yehouda dire que les tehoumin sont de la Torah, au sujet d'un erouv douteux, plus haut au chapitre Bekhol me'arvin (Eruvin 35a), et que plus loin, ร  la fin de Halon (Eruvin 81b), Chmouel dise : partout oรน Rabbi Yehouda enseigne dans les erouv, la halakha est comme lui, sur ce point la halakha ne suit pas son avis. Et Rav Ashi, qui repousse ร  la fin du premier chapitre, folio 17b, par le verset il ne sortira pas : il le dit selon l'avis de Rabbi Hiya, qui tient que les tehoumin sont de la Torah, et lui-mรชme ne le tient pas. Rav Papa a dit : c'est nรฉcessaire. J'aurais dit : ces paroles ne valent que pour les erouv de cours. Mais pour les erouv de tehoumin, je dirais que non. Il nous apprend : la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri, mรชme pour les erouv de tehoumin. Rav Ashi a dit : c'est nรฉcessaire. J'aurais dit : ces paroles ne valent que pour les restes d'un erouv. Mais pour le dรฉbut d'un erouv, je dirais que non. Il nous apprend que la halakha est comme Rabbi Yo'hanan ben Nouri au dรฉbut de l'erouv. Car les paroles de Rabbi Yo'hanan portent sur le dรฉbut de l'erouv.
ืงืจืคืฃ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืฉื”ื•ืงืฃ ืœื“ื™ืจื” ื•ื ืชืžืœื ืžื™ื ื›ื ื˜ื•ืขื” ื“ืžื™ ื•ืฉืจื™ ืืžืจ ืืžื™ืžืจ ืœื ืืžืจืŸ ืืœื ื“ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉื ืื‘ืœ ืœื ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉื ืืกื•ืจ. ื•ื›ื™ ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉื ื ืžื™ ืœื ืืžืจืŸ ืืœื ืฉืื™ืŸ ื‘ืขื•ืžืงืŸ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืื‘ืœ ื™ืฉ ื‘ืขื•ืžืงืŸ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืืกื•ืจ ื•ืœืื• ืžืœืชื ื”ื™ื ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื” ืื›ืจื™ื ื“ืคื™ืจื™. ื•ืื™ ืœื ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉืชื ืืคื™ืœื• ืื™ืŸ ื‘ืขื•ืžืงืŸ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืืกื•ืจ ื›ื™ ืžืฉืžืข ืฉื ืชืžืœื ื›ืœ ื”ืงืจืคืฃ ืžื™ื ืืœื ืฉืžืงืฆืชื• ื™ืฉ ื‘ืขื•ืžืงื• ืขืฉืจื” ื•ืžืงืฆืชื• ืื™ืŸ ื‘ืขื•ืžืงื• ืขืฉืจื” ื•ื‘ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉืชื ื”ื•ื” ื‘ืขื™ ืœืคืœื•ื’ื™ ื‘ื™ืŸ ื™ืฉ ื‘ืขื•ืžืงื• ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืœืื™ืŸ ื‘ืขื•ืžืงื• ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื. ืื‘ืœ ื›ื™ ืœื ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉืชื ืœืืžืคืœื™ื’ ืžืฉื•ื ื“ืืคื™ืœื• ืื•ืชืŸ ืฉืื™ืŸ ืขื•ืžืงืŸ ืขืฉืจื” ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื”ื“ื™ืจื” 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Un karpef (enclos) de plus de deux se'a, entourรฉ pour l'habitation, qui s'est rempli d'eau, est assimilรฉ ร  un terrain plantรฉ, et le transport y est permis. Ameimar a dit : on n'a dit cela que lorsque les eaux sont propres ร  l'usage. Si elles ne sont pas propres ร  l'usage, c'est interdit. Et mรชme lorsqu'elles sont propres ร  l'usage, on ne l'a dit que si leur profondeur n'excรจde pas deux se'a. Si leur profondeur excรจde deux se'a, c'est interdit. Et cette parole ne tient pas, comme pour un tas de fruits. Et si elles ne sont pas propres ร  l'usage, mรชme lorsque leur profondeur n'excรจde pas deux se'a, c'est interdit. Car le sens est que tout le karpef s'est rempli d'eau, sauf qu'une partie a une profondeur de dix tefahim et qu'une partie n'a pas une profondeur de dix. Lorsqu'elles sont propres ร  l'usage, il voulait distinguer une profondeur de plus de deux se'a d'une profondeur qui n'excรจde pas deux se'a. Mais lorsqu'elles ne sont pas propres ร  l'usage, il n'y a pas lieu de distinguer : mรชme les parties dont la profondeur n'atteint pas dix annulent l'habitation, puisqu'elles ne sont pas propres ร  l'usage, et qu'on ne peut pas se servir non plus ร  l'endroit de l'eau. Un karpef de plus de deux se'a qui n'a pas รฉtรฉ entourรฉ pour l'habitation, et que l'on vient rรฉduire : s'il l'a rรฉduit par des arbres, la rรฉduction manque. S'il y a bรขti une colonne haute de dix et large de quatre, c'est une rรฉduction. Moins de trois : la rรฉduction manque. De trois jusqu'ร  quatre : Rabba dit que c'est une rรฉduction, Rava dit que la rรฉduction manque. Rabba dit que c'est une rรฉduction, car elle sort du statut de lavoud (jonction fictive). Rava dit que la rรฉduction manque : puisqu'il n'y a pas un emplacement de quatre, cela ne compte pas. S'il s'est รฉcartรฉ du mur de quatre et a fait une cloison pour entourer le lieu en habitation au moyen de cette cloison, cela a servi. Il me semble qu'il suffit de faire une cloison de plus de dix. Car en bรขtissant une cloison neuve, il annule l'ancienne, et c'est comme une brรจche d'une coudรฉe et une clรดture d'une coudรฉe. Et c'est aussi le sens de ce qu'il dit : il s'est รฉcartรฉ du tertre de quatre et a fait une cloison. Le sens est que le karpef a trois cloisons d'un cรดtรฉ, et que par cette cloison faite devant le tertre, le tout est entourรฉ pour l'habitation. De mรชme, quand il a fait une cloison sur le tertre, plus de dix lui suffit. Moins de trois ne sert pas. De trois jusqu'ร  quatre : Rabba dit que cela sert, et Rava dit que cela ne sert pas, etc. Rabba bar Chimi enseigne dans le sens de l'indulgence : de trois jusqu'ร  quatre, tout le monde dit que cela sert, et la contestation porte sur moins de trois. Rabbeinou Meir, sa mรฉmoire soit bรฉnie, a tranchรฉ que la halakha ne suit pas Rabba bar Chimi, mais la premiรจre version, parce que la premiรจre version est dite par la guemara anonyme. Et quant ร  la rรจgle que la halakha suit les paroles de celui qui est indulgent en matiรจre d'erouv : elle vaut pour une contestation de tannaim. Pour une contestation d'amoraim, cette rรจgle ne s'applique pas, puisque la guemara objecte au chapitre Mi she-hotsiouhou (Eruvin 47b), au sujet de ces ballots arrivรฉs ร  Mavrakhta : Chmouel et Rabbi Yo'hanan, la halakha est comme Rabbi Yo'hanan, bien que Chmouel soit indulgent. Et encore : la parole selon laquelle la halakha suit celui qui est indulgent en matiรจre d'erouv a peut-รชtre รฉtรฉ dite pour l'erouv, et non pour les cloisons. De cette faรงon, on dit plus loin, ร  la fin du chapitre Kol gagot (Eruvin 95a), et au chapitre Halon (Eruvin 81b), Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : partout oรน Rabbi Yehouda a parlรฉ dans les erouv, la halakha est comme lui. Et l'on prรฉcise : dans les erouv, et non dans les cloisons. S'il a enduit de mortier et que l'enduit peut tenir seul, c'est une rรฉduction. S'il ne peut pas tenir seul : Rabba dit que c'est une rรฉduction, Rava dit que la rรฉduction manque. Rabba : pour l'instant, il tient. Rava : puisqu'il ne peut pas tenir, cela ne compte pour rien. Rabbeinou Meir, le Raavad et Rabbi Zerahia ha-Levi, leur mรฉmoire soit bรฉnie, ont tranchรฉ comme Rava. Le Rambam, sa mรฉmoire soit bรฉnie, au chapitre 16 des lois de Chabbat, halakha 9, a tranchรฉ comme Rabba. Et il paraรฎt ainsi : la halakha ne suit pas l'รฉlรจve en prรฉsence du maรฎtre. C'est ร  partir d'Abaye et de Rava que nous suivons l'avis du dernier, et non Abaye et Rava contre leur maรฎtre. S'il s'est รฉcartรฉ du tertre de quatre et a fait une cloison, cela sert. Moins de trois, ou s'il l'a faite sur le bord du tertre : Rav Hisda et Rav Hamnouna contestent. L'un dit que cela sert. L'autre dit que cela ne sert pas. La halakha est comme celui qui dit que cela ne sert pas, car Rav Chechet se tient dans sa mรฉthode. Et la halakha est comme Rav Chechet. Car il a รฉtรฉ dit : s'il a fait une cloison sur une cloison, Rav Hisda a dit : le Chabbat, cela sert ; pour les biens du ger (prosรฉlyte mort sans hรฉritier), il n'a pas acquis. Rav Chechet a dit : le Chabbat non plus, cela ne sert pas. Et Rav Hisda a dit : Rav Chechet m'accorde que, s'il a fait une cloison sur le tertre, l'explication รฉtant que le tertre est le karpef, cela a servi, car il habite dans l'espace des cloisons supรฉrieures. Rav Hanan a demandรฉ : si les cloisons infรฉrieures ont รฉtรฉ englouties et que les supรฉrieures tiennent, qu'en est-il ? Nous avons conclu que, pour les biens du ger, il n'a pas acquis. Pour le Chabbat, c'est une cloison. Car toute cloison faite le Chabbat par inadvertance porte le nom de cloison, mรชme pour transporter, et ร  plus forte raison celle qui s'est faite d'elle-mรชme. Un karpef de trois se'a, dont on a couvert une se'a. Rabba a dit : l'espace de son toit l'agrandit. Rabbi Zeira dit : l'espace de son toit ne l'agrandit pas. Nous avons รฉtabli le cas comme fait en forme d'arzila. Rachi explique : en pente, ร  la maniรจre du toit d'une annexe. Rabbeinou Hananel, sa mรฉmoire soit bรฉnie, a รฉcrit : nous tenons comme Rabbi Zeira. Le Or Zaroua a tranchรฉ comme Rabba, qui est indulgent en matiรจre d'erouv. Rabbeinou Meir, sa mรฉmoire soit bรฉnie, a รฉcrit : de ses paroles j'ai appris qu'il tient que la halakha suit celui qui est indulgent en matiรจre d'erouv, mรชme dans une contestation d'amoraim. Et si tu dis : que lui objecte ce que la guemara objecte plus loin, au chapitre Mi she-hotsiouhou (Eruvin 47b) : Chmouel et Rabbi Yo'hanan, la halakha est comme Rabbi Yo'hanan, et Chmouel est indulgent. On peut rรฉpondre : certes, puisqu'une rรจgle a รฉtรฉ dite, Chmouel et Rabbi Yo'hanan, la halakha est comme Rabbi Yo'hanan, nous appliquons cette rรจgle mรชme pour les erouv. Mais lร  oรน aucune rรจgle n'a รฉtรฉ dite, comme ici oรน Rabba et Rabbi Zeira contestent, nous disons : la halakha suit celui qui est indulgent en matiรจre d'erouv, mรชme pour les cloisons, comme ici. Rabbi Zeira a dit : et nous convenons, pour un karpef ouvert sur toute sa largeur vers une cour, qu'il est interdit, puisque l'espace des cloisons de la cour l'agrandit, et que par l'espace des cloisons le karpef dรฉpasse deux se'a. Car Rav Hisda a dit : un karpef ouvert sur toute sa largeur vers une cour, la cour รฉtant elle aussi ouverte sur toute sa largeur : la cour est permise, et le karpef est interdit. Pour l'un, l'espace des cloisons l'agrandit ; pour l'autre, l'espace des cloisons ne l'agrandit pas. Car une cour, mรชme de dix kor, reste permise.
๐Ÿ’ก Explication

Chmouel tranche comme Rabbi Yehouda : la daat n'est exigรฉe que pour les erouv de tehoumin. Il รฉlargit : dans tout enseignement de Rabbi Yehouda sur les erouvin, la halakha suit son avis.

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ืึฒืžึทืจ ืœึตื™ื”ึผ ืจึทื‘ ื—ึธื ึธื ื‘ึผึทื’ึฐื“ึผึธืชึธืึธื” ืœึฐืจึทื‘ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื”: ืึธืžึทืจ ืฉืึฐืžื•ึผืึตืœ ืึฒืคึดื™ืœึผื•ึผ ื‘ึผึฐืžึธื‘ื•ึนื™ ืฉืึถื ึผึดื™ื˜ึผึฐืœื•ึผ ืงื•ึนืจื•ึนืชึธื™ื• ืื•ึน ืœึฐื—ึธื™ึธื™ื•?

Rav Hana de Bagdad a dit ร  Rav Yehouda : Chmouel a-t-il dit cela mรชme pour une ruelle dont les poutres ou les poteaux latรฉraux ont รฉtรฉ retirรฉs ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืืคื™ืœื• ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉื ื™ื˜ืœื• ืงื•ืจื•ืชื™ื• ื‘ืฉื‘ืช ื“ืžื™ืงืœ ื‘ื” ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืค' ื›ืœ ื’ื’ื•ืช ื•ืืžืจ: ืžื•ืชืจื™ืŸ ืœืื•ืชื• ืฉื‘ืช:
Chmouel a-t-il dit cela mรชme pour une ruelle dont les poutres ont รฉtรฉ retirรฉes le Chabbat, cas oรน Rabbi Yehouda est indulgent au chapitre Kol gagot, et oรน il dit : ils sont permis pour ce Chabbat-lร .
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yehouda est indulgent, au chapitre Kol gagot, pour une ruelle dont la kora (poutre) ou le lehi (poteau latรฉral) a รฉtรฉ retirรฉ le Chabbat : on peut encore transporter pendant ce Chabbat. Rav Hana demande si la rรจgle gรฉnรฉrale de Chmouel couvre aussi ce cas.

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ืึฒืžึทืจ ืœึตื™ื”ึผ: ื‘ึผึฐืขึตื™ืจื•ึผื‘ึดื™ืŸ ืึธืžึทืจึฐืชึผึดื™ ืœึฐืšึธ, ื•ึฐืœึนื ื‘ึผึดืžึฐื—ึดื™ืฆื•ึนืช.

Il lui a dit : je te l'ai dit pour les erouv, et non pour les cloisons.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื›ืœ ื”ื™ื›ื ื“ืื™ื™ืจื™ ื‘ื”ืœื›ื•ืช ืงื ื™ื™ืช ืขื™ืจื•ื‘:
Partout oรน il s'agit des rรจgles d'acquisition de l'erouv.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืงืจืคืฃ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืฉื”ื•ืงืฃ ืœื“ื™ืจื” ื•ื ืชืžืœื ืžื™ื ื›ื ื˜ื•ืขื” ื“ืžื™ ื•ืฉืจื™ ืืžืจ ืืžื™ืžืจ ืœื ืืžืจืŸ ืืœื ื“ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉื ืื‘ืœ ืœื ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉื ืืกื•ืจ. ื•ื›ื™ ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉื ื ืžื™ ืœื ืืžืจืŸ ืืœื ืฉืื™ืŸ ื‘ืขื•ืžืงืŸ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืื‘ืœ ื™ืฉ ื‘ืขื•ืžืงืŸ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืืกื•ืจ ื•ืœืื• ืžืœืชื ื”ื™ื ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื” ืื›ืจื™ื ื“ืคื™ืจื™. ื•ืื™ ืœื ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉืชื ืืคื™ืœื• ืื™ืŸ ื‘ืขื•ืžืงืŸ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืืกื•ืจ ื›ื™ ืžืฉืžืข ืฉื ืชืžืœื ื›ืœ ื”ืงืจืคืฃ ืžื™ื ืืœื ืฉืžืงืฆืชื• ื™ืฉ ื‘ืขื•ืžืงื• ืขืฉืจื” ื•ืžืงืฆืชื• ืื™ืŸ ื‘ืขื•ืžืงื• ืขืฉืจื” ื•ื‘ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉืชื ื”ื•ื” ื‘ืขื™ ืœืคืœื•ื’ื™ ื‘ื™ืŸ ื™ืฉ ื‘ืขื•ืžืงื• ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืœืื™ืŸ ื‘ืขื•ืžืงื• ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื. ืื‘ืœ ื›ื™ ืœื ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉืชื ืœืืžืคืœื™ื’ ืžืฉื•ื ื“ืืคื™ืœื• ืื•ืชืŸ ืฉืื™ืŸ ืขื•ืžืงืŸ ืขืฉืจื” ืžื‘ื˜ืœื™ืŸ ื”ื“ื™ืจื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ื—ื–ื• ืœืชืฉืžื™ืฉืชื ื•ื’ื ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื‘ืžืงื•ื ื”ืžื™ื: ืงืจืคืฃ ื™ื•ืชืจ ืžื‘ื™ืช ืกืืชื™ื ืฉืœื ื”ื•ืงืฃ ืœื“ื™ืจื” ื•ื‘ื ืœืžืขื˜ื• ื•ืžืขื˜ื• ื‘ืื™ืœื ื•ืช ืœื ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜. ื‘ื ื” ื‘ื• ืขืžื•ื“ ื’ื‘ื•ื” ืขืฉืจื” ื•ืจื—ื‘ ืืจื‘ืขื” ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜. ืคื—ื•ืช ืžืฉืœืฉื” ืœื ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜. ืžื’' ื•ืขื“ ื“' ืจื‘ื” ืืžืจ ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜ ืจื‘ื ืืžืจ ืœื ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜. ืจื‘ื” ืืžืจ ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜ ื“ื”ื ื ืคื™ืง ืžืชื•ืจืช ืœื‘ื•ื“. ืจื‘ื ืืžืจ ืœื ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื™ื›ื ืžืงื•ื ื“' ืœื ื—ืฉื™ื‘. ื”ืจื—ื™ืง ืžืŸ ื”ื›ื•ืชืœ ื“' ื•ืขืฉื” ืžื—ื™ืฆื” ืœื”ืงื™ืคื• ืœื“ื™ืจื” ืขืœ ื™ื“ื™ ืžื—ื™ืฆื” ื–ื• ื”ื•ืขื™ืœ. ื "ืœ ื“ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœืขืฉื•ืช ืžื—ื™ืฆื” ืืœื ื‘ื™ื•ืชืจ ืžืขืฉืจ. ื“ื‘ื‘ื ื™ืŸ ืžื—ื™ืฆื” ื—ื“ืฉื” ืกื•ืชืจ ืืช ื”ื™ืฉื ื” ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ื›ืขื™ืŸ ืคืจืฅ ืืžื” ื•ื’ื“ืจ ืืžื”. ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื”ื ื“ืงืืžืจ ื”ืจื—ื™ืง ืžืŸ ื”ืชืœ ื“' ื•ืขืฉื” ืžื—ื™ืฆื” ืžืฉืžืข ื“ื™ืฉ ืœืงืจืคืฃ ืฉืœืฉ ืžื—ื™ืฆื•ืช ืžืฆื“ ืื—ื“ ื•ื‘ืื•ืชื” ืžื—ื™ืฆื” ืฉืขืฉื” ืœืคื ื™ ื”ืชืœ ื”ื•ืงืฃ ื›ื•ืœื• ืœื“ื™ืจื”. ื•ื›ืŸ ื›ืฉืขืฉื” ืžื—ื™ืฆื” ืขืœ ื”ืชืœ ื“ื™ ืœื• ื‘ื™ื•ืชืจ ืžืขืฉืจ. ืคื—ื•ืช ืžื’' ืื™ื ื• ืžื•ืขื™ืœ. ืžื’' ื•ืขื“ ื“' ืจื‘ื” ืืžืจ ืžื•ืขื™ืœ. ื•ืจื‘ื ืืžืจ ืื™ื ื• ืžื•ืขื™ืœ ื•ื›ื•'. ืจื‘ื” ื‘ืจ ืฉื™ืžื™ ืžืชื ื™ ืœืงื•ืœื ื“ืžื’' ื•ืขื“ ื“' ืœื›"ืข ืžื•ืขื™ืœ ื•ืคืœื™ื’ื™ ื‘ืคื—ื•ืช ืžื’'. ื•ืคืกืง ืจ"ืž ื–"ืœ ื“ืœื™ืช ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ื” ื‘ืจ ืฉื™ืžื™ ืืœื ื›ืœื™ืฉื ื ืงืžื ืžืฉื•ื ื“ืœื™ืฉื ื ืงืžื ืกืชืžื ื“ื’ืž' ืงืืžืจ ืœื™ื”. ื•ืื™ ืžืฉื•ื ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘. ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ื‘ืคืœื•ื’ืชื ื“ืชื ืื™ ืื‘ืœ ื‘ืคืœื•ื’ืชื ื“ืืžื•ืจืื™ ืœื™ืชื ืœื”ืื™ ื›ืœืœื ืžื“ืคืจื™ืš ื‘ืค' ืžื™ ืฉื”ื•ืฆื™ืื•ื”ื• ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื–:) ื’ื‘ื™ ื”ื ื”ื• ื“ื›ืจื™ ื“ืืชื• ืœืžื‘ืจื›ืชื ื•ื”ื ืฉืžื•ืืœ ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืข"ื’ ื“ืฉืžื•ืืœ ืžื™ืงืœ. ื•ืขื•ื“ ื”ื ื“ืืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื“ื™ืœืžื ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ืืžืจื• ื•ืœื ื‘ืžื—ื™ืฆื•ืช. ื•ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื ื ืืžืจ ืœืงืžืŸ ื‘ืกื•ืฃ ืคืจืง ื›ืœ ื’ื’ื•ืช (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืฆื”.) ื•ื‘ืค' ื—ืœื•ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืคื:) ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ื›ืœ ืžืงื•ื ืฉืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืžื•ืชื• ื•ืงืืžืจ ืขืœื” ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื•ืœื ื‘ืžื—ื™ืฆื•ืช. ื˜ื—ื• ื‘ื˜ื™ื˜ ื•ื™ื›ื•ืœ ืœืขืžื•ื“ ื‘ืค"ืข ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜. ื"ื™ ืœืขืžื•ื“ ื‘ืค"ืข ืจื‘ื” ืืžืจ ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜ ืจื‘ื ืืžืจ ืœื ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜. ืจื‘ื” ืืžืจ ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜ ื“ื”ืฉืชื ืžื™ื”ื ืงืื™ ื•ืจื‘ื ืืžืจ ืœื ื”ื•ื™ ืžื™ืขื•ื˜ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ื™ื›ื•ืœ ืœืžื™ืงื ืœืื• ื›ืœื•ื ื”ื•ื. ืจ"ืž ื•ื”ืจืื‘"ื“ ื•ื”ืจ"ื– ื”ืœื•ื™ ื–"ืœ ืคืกืงื• ื›ืจื‘ื ื•ืจืžื‘"ื ื–"ืœ ืคื™"ื• ืžื”ืœ' ืฉื‘ืช ื”ืœื›ื” ื˜ ืคืกืง ื›ืจื‘ื”. ื•ื›ืŸ ื ืจืื” ื“ืื™ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืชืœืžื™ื“ ื‘ืžืงื•ื ื”ืจื‘ ื•ืžืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื ื•ืื™ืœืš ื”ื•ื ื“ืงื™"ืœ ื›ื‘ืชืจืื” ื•ืœื ื›ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื ื›ื ื’ื“ ืจื‘ืŸ: ื”ืจื—ื™ืง ืžืŸ ื”ืชืœ ื“' ื•ืขืฉื” ืžื—ื™ืฆื” ืžื•ืขื™ืœ. ืคื—ื•ืช ืžืฉืœืฉื” ืื• ืฉืขืฉืื” ืขืœ ืฉืคืช ื”ืชืœ ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื” ืจื‘ ื—ืกื“ื ื•ืจื‘ ื”ืžื ื•ื ื. ื—ื“ ืืžืจ ืžื•ืขื™ืœ. ื•ื—ื“ ืืžืจ ืื™ืŸ ืžื•ืขื™ืœ ื•ื”ืœื›ืชื ื›ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืื™ืŸ ืžื•ืขื™ืœ ื“ืงืื™ ืจื‘ ืฉืฉืช ื‘ืฉื™ื˜ืชื™ื”. ื•ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ ืฉืฉืช ื“ืืชืžืจ ืขืฉื” ืžื—ื™ืฆื” ืขืœ ื’ื‘ื™ ืžื—ื™ืฆื” ืจื‘ ื—ืกื“ื ืืžืจ ื‘ืฉื‘ืช ืžื•ืขื•ืœ. ื‘ื ื›ืกื™ ื”ื’ืจ ืœื ืงื ื”. ืจื‘ ืฉืฉืช ืืžืจ ื‘ืฉื‘ืช ื ืžื™ ืื™ืŸ ืžื•ืขื™ืœ ื•ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ืžื•ื“ื” ืœื™ ืจื‘ ืฉืฉืช ืฉืื ืขืฉื” ืžื—ื™ืฆื” ืขืœ ื”ืชืœ ืคื™ืจื•ืฉ ืฉื”ืชืœ ื”ื•ื ื”ืงืจืคืฃ ืฉื”ื•ืขื™ืœ ืฉื‘ืื•ื™ืจ ื”ืžื—ื™ืฆื•ืช ื”ืขืœื™ื•ื ื•ืช ื”ื•ื ื“ืจ. ื‘ืขื ืจื‘ ื—ื ืŸ ื ื‘ืœืขื• ื”ืžื—ื™ืฆื•ืช ื”ืชื—ืชื•ื ื•ืช ื•ื”ืขืœื™ื•ื ื•ืช ืงื™ื™ืžื•ืช ืžื”ื•. ื•ืืกื™ืงื ื ื“ื‘ื ื›ืกื™ ื”ื’ืจ ืœื ืงื ื”. ื•ื‘ืฉื‘ืช ื”ื•ื™ื ืžื—ื™ืฆื” ื“ื›ืœ ืžื—ื™ืฆื” ื”ื ืขืฉื™ืช ื‘ืฉื‘ืช ื‘ืฉื•ื’ื’ ืฉืžื” ืžื—ื™ืฆื” ืืคื™ืœื• ืœื˜ืœื˜ืœ ื•ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื“ื ืขืฉื™ืช ืžืื™ืœื™ื”. ืงืจืคืฃ ื‘ื™ืช ืฉืœืฉ ื•ืงื™ืจื” ื‘ื• ื‘ื™ืช ืกืื”. ืจื‘ื” ืืžืจ ืื•ื™ืจ ืงืจื•ื™ื• ืžื™ื™ืชืจื•. ื•ืจ' ื–ื™ืจื ืื•ืžืจ ืื™ืŸ ืื•ื™ืจ ืงืจื•ื™ื• ืžื™ื™ืชืจื• ื•ืื•ืงื™ืžื ื ื“ืขื‘ื™ื“ื ื›ื™ ืืจื–ื™ืœื ื•ืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ืžืฉื•ืคืข ื›ืขื™ืŸ ื’ื’ ื”ื™ืฆื™ืข. ื•ื›ืชื‘ ืจ"ื— ื–"ืœ ื•ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืจ' ื–ื™ืจื ื•ื‘ื"ื– ืคืกืง ื›ืจื‘ื” ื“ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ. ื•ื›ืชื‘ ืจื‘ื™ื ื• ืžืื™ืจ ื–"ืœ ืžื“ื‘ืจื™ื• ืœืžื“ืชื™ ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื”ืœื›ืชื ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื™ืงืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ืืคื™ืœื• ื‘ืคืœื•ื’ืชื ื“ืืžื•ืจืื™. ื•ืื ืชืืžืจ ืชืงืฉื™ ืœื™ื” ื”ื ื“ืคืจื™ืš ืœืงืžืŸ ืคืจืง ืžื™ ืฉื”ื•ืฆื™ืื•ื”ื• (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืžื–:) ื”ื ืฉืžื•ืืœ ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ื•ื”ื ืฉืžื•ืืœ ืžื™ืงืœ. ื•ื™"ืœ ื“ื•ื“ืื™ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ืชืžืจ ื›ืœืœื ื“ืฉืžื•ืืœ ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืฃ ืœื’ื‘ื™ ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ 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Un karpef (enclos) de plus de deux se'a, entourรฉ pour l'habitation, qui s'est rempli d'eau, est assimilรฉ ร  un terrain plantรฉ, et le transport y est permis. Ameimar a dit : on n'a dit cela que lorsque les eaux sont propres ร  l'usage. Si elles ne sont pas propres ร  l'usage, c'est interdit. Et mรชme lorsqu'elles sont propres ร  l'usage, on ne l'a dit que si leur profondeur n'excรจde pas deux se'a. Si leur profondeur excรจde deux se'a, c'est interdit. Et cette parole ne tient pas, comme pour un tas de fruits. Et si elles ne sont pas propres ร  l'usage, mรชme lorsque leur profondeur n'excรจde pas deux se'a, c'est interdit. Car le sens est que tout le karpef s'est rempli d'eau, sauf qu'une partie a une profondeur de dix tefahim et qu'une partie n'a pas une profondeur de dix. Lorsqu'elles sont propres ร  l'usage, il voulait distinguer une profondeur de plus de deux se'a d'une profondeur qui n'excรจde pas deux se'a. Mais lorsqu'elles ne sont pas propres ร  l'usage, il n'y a pas lieu de distinguer : mรชme les parties dont la profondeur n'atteint pas dix annulent l'habitation, puisqu'elles ne sont pas propres ร  l'usage, et qu'on ne peut pas se servir non plus ร  l'endroit de l'eau. Un karpef de plus de deux se'a qui n'a pas รฉtรฉ entourรฉ pour l'habitation, et que l'on vient rรฉduire : s'il l'a rรฉduit par des arbres, la rรฉduction manque. S'il y a bรขti une colonne haute de dix et large de quatre, c'est une rรฉduction. Moins de trois : la rรฉduction manque. De trois jusqu'ร  quatre : Rabba dit que c'est une rรฉduction, Rava dit que la rรฉduction manque. Rabba dit que c'est une rรฉduction, car elle sort du statut de lavoud (jonction fictive). Rava dit que la rรฉduction manque : puisqu'il n'y a pas un emplacement de quatre, cela ne compte pas. S'il s'est รฉcartรฉ du mur de quatre et a fait une cloison pour entourer le lieu en habitation au moyen de cette cloison, cela a servi. Il me semble qu'il suffit de faire une cloison de plus de dix. Car en bรขtissant une cloison neuve, il annule l'ancienne, et c'est comme une brรจche d'une coudรฉe et une clรดture d'une coudรฉe. Et c'est aussi le sens de ce qu'il dit : il s'est รฉcartรฉ du tertre de quatre et a fait une cloison. Le sens est que le karpef a trois cloisons d'un cรดtรฉ, et que par cette cloison faite devant le tertre, le tout est entourรฉ pour l'habitation. De mรชme, quand il a fait une cloison sur le tertre, plus de dix lui suffit. Moins de trois ne sert pas. De trois jusqu'ร  quatre : Rabba dit que cela sert, et Rava dit que cela ne sert pas, etc. Rabba bar Chimi enseigne dans le sens de l'indulgence : de trois jusqu'ร  quatre, tout le monde dit que cela sert, et la contestation porte sur moins de trois. Rabbeinou Meir, sa mรฉmoire soit bรฉnie, a tranchรฉ que la halakha ne suit pas Rabba bar Chimi, mais la premiรจre version, parce que la premiรจre version est dite par la guemara anonyme. Et quant ร  la rรจgle que la halakha suit les paroles de celui qui est indulgent en matiรจre d'erouv : elle vaut pour une contestation de tannaim. Pour une contestation d'amoraim, cette rรจgle ne s'applique pas, puisque la guemara objecte au chapitre Mi she-hotsiouhou (Eruvin 47b), au sujet de ces ballots arrivรฉs ร  Mavrakhta : Chmouel et Rabbi Yo'hanan, la halakha est comme Rabbi Yo'hanan, bien que Chmouel soit indulgent. Et encore : la parole selon laquelle la halakha suit celui qui est indulgent en matiรจre d'erouv a peut-รชtre รฉtรฉ dite pour l'erouv, et non pour les cloisons. De cette faรงon, on dit plus loin, ร  la fin du chapitre Kol gagot (Eruvin 95a), et au chapitre Halon (Eruvin 81b), Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : partout oรน Rabbi Yehouda a parlรฉ dans les erouv, la halakha est comme lui. Et l'on prรฉcise : dans les erouv, et non dans les cloisons. S'il a enduit de mortier et que l'enduit peut tenir seul, c'est une rรฉduction. S'il ne peut pas tenir seul : Rabba dit que c'est une rรฉduction, Rava dit que la rรฉduction manque. Rabba : pour l'instant, il tient. Rava : puisqu'il ne peut pas tenir, cela ne compte pour rien. Rabbeinou Meir, le Raavad et Rabbi Zerahia ha-Levi, leur mรฉmoire soit bรฉnie, ont tranchรฉ comme Rava. Le Rambam, sa mรฉmoire soit bรฉnie, au chapitre 16 des lois de Chabbat, halakha 9, a tranchรฉ comme Rabba. Et il paraรฎt ainsi : la halakha ne suit pas l'รฉlรจve en prรฉsence du maรฎtre. C'est ร  partir d'Abaye et de Rava que nous suivons l'avis du dernier, et non Abaye et Rava contre leur maรฎtre. S'il s'est รฉcartรฉ du tertre de quatre et a fait une cloison, cela sert. Moins de trois, ou s'il l'a faite sur le bord du tertre : Rav Hisda et Rav Hamnouna contestent. L'un dit que cela sert. L'autre dit que cela ne sert pas. La halakha est comme celui qui dit que cela ne sert pas, car Rav Chechet se tient dans sa mรฉthode. Et la halakha est comme Rav Chechet. Car il a รฉtรฉ dit : s'il a fait une cloison sur une cloison, Rav Hisda a dit : le Chabbat, cela sert ; pour les biens du ger (prosรฉlyte mort sans hรฉritier), il n'a pas acquis. Rav Chechet a dit : le Chabbat non plus, cela ne sert pas. Et Rav Hisda a dit : Rav Chechet m'accorde que, s'il a fait une cloison sur le tertre, l'explication รฉtant que le tertre est le karpef, cela a servi, car il habite dans l'espace des cloisons supรฉrieures. Rav Hanan a demandรฉ : si les cloisons infรฉrieures ont รฉtรฉ englouties et que les supรฉrieures tiennent, qu'en est-il ? Nous avons conclu que, pour les biens du ger, il n'a pas acquis. Pour le Chabbat, c'est une cloison. Car toute cloison faite le Chabbat par inadvertance porte le nom de cloison, mรชme pour transporter, et ร  plus forte raison celle qui s'est faite d'elle-mรชme. Un karpef de trois se'a, dont on a couvert une se'a. Rabba a dit : l'espace de son toit l'agrandit. Rabbi Zeira dit : l'espace de son toit ne l'agrandit pas. Nous avons รฉtabli le cas comme fait en forme d'arzila. Rachi explique : en pente, ร  la maniรจre du toit d'une annexe. Rabbeinou Hananel, sa mรฉmoire soit bรฉnie, a รฉcrit : nous tenons comme Rabbi Zeira. Le Or Zaroua a tranchรฉ comme Rabba, qui est indulgent en matiรจre d'erouv. Rabbeinou Meir, sa mรฉmoire soit bรฉnie, a รฉcrit : de ses paroles j'ai appris qu'il tient que la halakha suit celui qui est indulgent en matiรจre d'erouv, mรชme dans une contestation d'amoraim. Et si tu dis : que lui objecte ce que la guemara objecte plus loin, au chapitre Mi she-hotsiouhou (Eruvin 47b) : Chmouel et Rabbi Yo'hanan, la halakha est comme Rabbi Yo'hanan, et Chmouel est indulgent. On peut rรฉpondre : certes, puisqu'une rรจgle a รฉtรฉ dite, Chmouel et Rabbi Yo'hanan, la halakha est comme Rabbi Yo'hanan, nous appliquons cette rรจgle mรชme pour les erouv. Mais lร  oรน aucune rรจgle n'a รฉtรฉ dite, comme ici oรน Rabba et Rabbi Zeira contestent, nous disons : la halakha suit celui qui est indulgent en matiรจre d'erouv, mรชme pour les cloisons, comme ici. Rabbi Zeira a dit : et nous convenons, pour un karpef ouvert sur toute sa largeur vers une cour, qu'il est interdit, puisque l'espace des cloisons de la cour l'agrandit, et que par l'espace des cloisons le karpef dรฉpasse deux se'a. Car Rav Hisda a dit : un karpef ouvert sur toute sa largeur vers une cour, la cour รฉtant elle aussi ouverte sur toute sa largeur : la cour est permise, et le karpef est interdit. Pour l'un, l'espace des cloisons l'agrandit ; pour l'autre, l'espace des cloisons ne l'agrandit pas. Car une cour, mรชme de dix kor, reste permise.
๐Ÿ’ก Explication

La rรจgle de Chmouel porte sur l'acquisition de l'erouv. Les mehitsot (cloisons) touchent plusieurs domaines, dont l'erouv n'est qu'un. Pour les cloisons, la halakha ne suit pas Rabbi Yehouda.

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Rav Aha, fils de Rava, a dit ร  Rav Ashi : halakha, on en dรฉduit qu'ils contestent. Or Rabbi Yehochoua ben Levi a dit : partout oรน Rabbi Yehouda a dit quand et dans quel cas dans notre michna, il ne fait qu'expliquer les paroles des Sages !

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
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Voici la leรงon : Rabbi Yehochoua ben Levi a dit : partout oรน Rabbi Yehouda a enseignรฉ quand et dans quel cas dans notre michna, il ne fait qu'expliquer les paroles des Sages. Et c'est ainsi qu'il paraรฎt, selon les livres qui lisent dans notre michna. Car dans une baraita, nous trouvons un quand de Rabbi Yehouda qui sert ร  contester : au chapitre Kissui ha-dam (Houlin 88a), au sujet du sang qui a jailli et de celui qui est sur le couteau, et au premier chapitre de Gittin (7a), au sujet de celui qui apporte un guet sur un bateau. Et il n'y a pas lieu de s'รฉtendre ici. Voir aussi Tossefot Beitsa 60b, dibour ve-lo hi ; Tossefot Souka 41a, dibour chema yigdal ; Tossefot Gittin 7b, dibour amar ; Tossefot Chevouot 48a, fin du dibour nishba ; Tossefot Houlin 88a, dibour Rabbanan.
โš–๏ธ Rosh (1)
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Un karpef (enclos) de plus de deux se'a, entourรฉ pour l'habitation, qui s'est rempli d'eau, est assimilรฉ ร  un terrain plantรฉ, et le transport y est permis. Ameimar a dit : on n'a dit cela que lorsque les eaux sont propres ร  l'usage. Si elles ne sont pas propres ร  l'usage, c'est interdit. Et mรชme lorsqu'elles sont propres ร  l'usage, on ne l'a dit que si leur profondeur n'excรจde pas deux se'a. Si leur profondeur excรจde deux se'a, c'est interdit. Et cette parole ne tient pas, comme pour un tas de fruits. Et si elles ne sont pas propres ร  l'usage, mรชme lorsque leur profondeur n'excรจde pas deux se'a, c'est interdit. Car le sens est que tout le karpef s'est rempli d'eau, sauf qu'une partie a une profondeur de dix tefahim et qu'une partie n'a pas une profondeur de dix. Lorsqu'elles sont propres ร  l'usage, il voulait distinguer une profondeur de plus de deux se'a d'une profondeur qui n'excรจde pas deux se'a. Mais lorsqu'elles ne sont pas propres ร  l'usage, il n'y a pas lieu de distinguer : mรชme les parties dont la profondeur n'atteint pas dix annulent l'habitation, puisqu'elles ne sont pas propres ร  l'usage, et qu'on ne peut pas se servir non plus ร  l'endroit de l'eau. Un karpef de plus de deux se'a qui n'a pas รฉtรฉ entourรฉ pour l'habitation, et que l'on vient rรฉduire : s'il l'a rรฉduit par des arbres, la rรฉduction manque. S'il y a bรขti une colonne haute de dix et large de quatre, c'est une rรฉduction. Moins de trois : la rรฉduction manque. De trois jusqu'ร  quatre : Rabba dit que c'est une rรฉduction, Rava dit que la rรฉduction manque. Rabba dit que c'est une rรฉduction, car elle sort du statut de lavoud (jonction fictive). Rava dit que la rรฉduction manque : puisqu'il n'y a pas un emplacement de quatre, cela ne compte pas. S'il s'est รฉcartรฉ du mur de quatre et a fait une cloison pour entourer le lieu en habitation au moyen de cette cloison, cela a servi. Il me semble qu'il suffit de faire une cloison de plus de dix. Car en bรขtissant une cloison neuve, il annule l'ancienne, et c'est comme une brรจche d'une coudรฉe et une clรดture d'une coudรฉe. Et c'est aussi le sens de ce qu'il dit : il s'est รฉcartรฉ du tertre de quatre et a fait une cloison. Le sens est que le karpef a trois cloisons d'un cรดtรฉ, et que par cette cloison faite devant le tertre, le tout est entourรฉ pour l'habitation. De mรชme, quand il a fait une cloison sur le tertre, plus de dix lui suffit. Moins de trois ne sert pas. De trois jusqu'ร  quatre : Rabba dit que cela sert, et Rava dit que cela ne sert pas, etc. Rabba bar Chimi enseigne dans le sens de l'indulgence : de trois jusqu'ร  quatre, tout le monde dit que cela sert, et la contestation porte sur moins de trois. Rabbeinou Meir, sa mรฉmoire soit bรฉnie, a tranchรฉ que la halakha ne suit pas Rabba bar Chimi, mais la premiรจre version, parce que la premiรจre version est dite par la guemara anonyme. Et quant ร  la rรจgle que la halakha suit les paroles de celui qui est indulgent en matiรจre d'erouv : elle vaut pour une contestation de tannaim. Pour une contestation d'amoraim, cette rรจgle ne s'applique pas, puisque la guemara objecte au chapitre Mi she-hotsiouhou (Eruvin 47b), au sujet de ces ballots arrivรฉs ร  Mavrakhta : Chmouel et Rabbi Yo'hanan, la halakha est comme Rabbi Yo'hanan, bien que Chmouel soit indulgent. Et encore : la parole selon laquelle la halakha suit celui qui est indulgent en matiรจre d'erouv a peut-รชtre รฉtรฉ dite pour l'erouv, et non pour les cloisons. De cette faรงon, on dit plus loin, ร  la fin du chapitre Kol gagot (Eruvin 95a), et au chapitre Halon (Eruvin 81b), Rav Yehouda a dit au nom de Chmouel : partout oรน Rabbi Yehouda a parlรฉ dans les erouv, la halakha est comme lui. Et l'on prรฉcise : dans les erouv, et non dans les cloisons. S'il a enduit de mortier et que l'enduit peut tenir seul, c'est une rรฉduction. S'il ne peut pas tenir seul : Rabba dit que c'est une rรฉduction, Rava dit que la rรฉduction manque. Rabba : pour l'instant, il tient. Rava : puisqu'il ne peut pas tenir, cela ne compte pour rien. Rabbeinou Meir, le Raavad et Rabbi Zerahia ha-Levi, leur mรฉmoire soit bรฉnie, ont tranchรฉ comme Rava. Le Rambam, sa mรฉmoire soit bรฉnie, au chapitre 16 des lois de Chabbat, halakha 9, a tranchรฉ comme Rabba. Et il paraรฎt ainsi : la halakha ne suit pas l'รฉlรจve en prรฉsence du maรฎtre. C'est ร  partir d'Abaye et de Rava que nous suivons l'avis du dernier, et non Abaye et Rava contre leur maรฎtre. S'il s'est รฉcartรฉ du tertre de quatre et a fait une cloison, cela sert. Moins de trois, ou s'il l'a faite sur le bord du tertre : Rav Hisda et Rav Hamnouna contestent. L'un dit que cela sert. L'autre dit que cela ne sert pas. La halakha est comme celui qui dit que cela ne sert pas, car Rav Chechet se tient dans sa mรฉthode. Et la halakha est comme Rav Chechet. Car il a รฉtรฉ dit : s'il a fait une cloison sur une cloison, Rav Hisda a dit : le Chabbat, cela sert ; pour les biens du ger (prosรฉlyte mort sans hรฉritier), il n'a pas acquis. Rav Chechet a dit : le Chabbat non plus, cela ne sert pas. Et Rav Hisda a dit : Rav Chechet m'accorde que, s'il a fait une cloison sur le tertre, l'explication รฉtant que le tertre est le karpef, cela a servi, car il habite dans l'espace des cloisons supรฉrieures. Rav Hanan a demandรฉ : si les cloisons infรฉrieures ont รฉtรฉ englouties et que les supรฉrieures tiennent, qu'en est-il ? Nous avons conclu que, pour les biens du ger, il n'a pas acquis. Pour le Chabbat, c'est une cloison. Car toute cloison faite le Chabbat par inadvertance porte le nom de cloison, mรชme pour transporter, et ร  plus forte raison celle qui s'est faite d'elle-mรชme. Un karpef de trois se'a, dont on a couvert une se'a. Rabba a dit : l'espace de son toit l'agrandit. Rabbi Zeira dit : l'espace de son toit ne l'agrandit pas. Nous avons รฉtabli le cas comme fait en forme d'arzila. Rachi explique : en pente, ร  la maniรจre du toit d'une annexe. Rabbeinou Hananel, sa mรฉmoire soit bรฉnie, a รฉcrit : nous tenons comme Rabbi Zeira. Le Or Zaroua a tranchรฉ comme Rabba, qui est indulgent en matiรจre d'erouv. Rabbeinou Meir, sa mรฉmoire soit bรฉnie, a รฉcrit : de ses paroles j'ai appris qu'il tient que la halakha suit celui qui est indulgent en matiรจre d'erouv, mรชme dans une contestation d'amoraim. Et si tu dis : que lui objecte ce que la guemara objecte plus loin, au chapitre Mi she-hotsiouhou (Eruvin 47b) : Chmouel et Rabbi Yo'hanan, la halakha est comme Rabbi Yo'hanan, et Chmouel est indulgent. On peut rรฉpondre : certes, puisqu'une rรจgle a รฉtรฉ dite, Chmouel et Rabbi Yo'hanan, la halakha est comme Rabbi Yo'hanan, nous appliquons cette rรจgle mรชme pour les erouv. Mais lร  oรน aucune rรจgle n'a รฉtรฉ dite, comme ici oรน Rabba et Rabbi Zeira contestent, nous disons : la halakha suit celui qui est indulgent en matiรจre d'erouv, mรชme pour les cloisons, comme ici. Rabbi Zeira a dit : et nous convenons, pour un karpef ouvert sur toute sa largeur vers une cour, qu'il est interdit, puisque l'espace des cloisons de la cour l'agrandit, et que par l'espace des cloisons le karpef dรฉpasse deux se'a. Car Rav Hisda a dit : un karpef ouvert sur toute sa largeur vers une cour, la cour รฉtant elle aussi ouverte sur toute sa largeur : la cour est permise, et le karpef est interdit. Pour l'un, l'espace des cloisons l'agrandit ; pour l'autre, l'espace des cloisons ne l'agrandit pas. Car une cour, mรชme de dix kor, reste permise.
๐Ÿ’ก Explication

Dire que la halakha est comme Rabbi Yehouda suppose une mahloket. Or Rabbi Yehochoua ben Levi dit que eimatai (quand) et bameh (dans quel cas), dans la michna, expliquent les Sages au lieu de les contester.

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ื•ึฐืœึธื ืคึผึฐืœึดื™ื’ึดื™? ื•ึฐื”ึธื ืึฒื ึทืŸ ืชึผึฐื ึทืŸ: ื ึดืชึผื•ึนืกึฐืคื•ึผ ืขึฒืœึตื™ื”ึถืŸ โ€” ืžื•ึนืกึดื™ืฃ ื•ึผืžึฐื–ึทื›ึผึถื”, ื•ึฐืฆึธืจึดื™ืšึฐ ืœึฐื”ื•ึนื“ึดื™ืขึท!

Et ils ne contestent pas ? Or nous avons appris : s'il s'en est ajoutรฉ, il ajoute et fait acquรฉrir, et il doit informer !

๐Ÿ’ก Explication

Avant de rรฉpondre ร  Rav Aha, la guemara s'รฉtonne du principe mรชme. Une michna antรฉrieure, sur le shitouf de ruelle : si de nouveaux habitants s'ajoutent, on ajoute ร  l'erouv, on leur fait acquรฉrir, et il faut les informer. Cette exigence, mรชme pour un regroupement de cours, contredit Rabbi Yehouda. Il y a donc au moins un avis qui le conteste.

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ื”ึธืชึธื ื‘ึผึฐื—ึธืฆึตืจ ืฉืึถื‘ึผึตื™ืŸ ืฉืึฐื ึตื™ ืžึฐื‘ื•ึนืื•ึนืช.

Lร -bas, il s'agit d'une cour situรฉe entre deux ruelles.

๐Ÿ’ก Explication

Cette cour peut joindre le shitouf de l'une ou de l'autre ruelle. Choisir l'une lui ferme l'autre : il y a un hov. D'oรน l'obligation d'informer. Le cas ne contredit pas Rabbi Yehouda, qui dispense d'informer quand l'erouv de cour est un zekhout pur.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Cour entre deux ruelles La michna qui exige d'informer vise ce cas, oรน le choix comporte une perte. Cour Ruelle de droite Shitouf possible Ruelle de gauche Shitouf possible peut joindre l'une ou l'autre Joindre l'une ferme l'autre : il y a un hov. Il faut informer, mรชme pour un erouv de cour.
La cour entre deux ruelles choisit un shitouf et perd l'autre : il faut l'informer.
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ื•ึฐื”ึธืึธืžึทืจ ืจึทื‘ ืฉืึตื™ื–ึฐื‘ึดื™ ืึธืžึทืจ ืจึทื‘ ื—ึดืกึฐื“ึผึธื: ื–ึนืืช ืื•ึนืžึถืจึถืช ื—ึฒืœื•ึผืงึดื™ืŸ ืขึธืœึธื™ื• ื—ึฒื‘ึตื™ืจึธื™ื• ืขึทืœ ืจึทื‘ึผึดื™ ื™ึฐื”ื•ึผื“ึธื”.

Or Rav Cheizvi a dit au nom de Rav Hisda : cela enseigne que ses collรจgues contestent Rabbi Yehouda.

๐Ÿ’ก Explication

Rav Hisda lit cette mรชme michna comme une contestation : les collรจgues de Rabbi Yehouda exigent d'informer. La page a donc bien une mahloket, et le mot halakha de Chmouel a un objet.

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ืึถืœึผึธื:

Plutรดt :

โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ื ื•ืชืŸ ืื“ื ืžืขื” ืœื—ื ื•ื ื™ ืื• ืœื ื—ืชื•ื ื›ื“ื™ ืฉื™ื–ื›ื” ืœื• ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ. ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื ืœื ื–ื›ื• ืœื• ืžืขื•ืชื™ื• ื•ืžื•ื“ื™ื ื‘ืฉืืจ ื›ืœ ืื“ื ืฉื–ื›ื• ืœื• ืžืขื•ืชื™ื•. ืฉืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืœื• ืœืื“ื ืืœื ืžื“ืขืชื•. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ ืชื—ื•ืžื™ืŸ. ืื‘ืœ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืœื“ืขืชื• ื•ืฉืœื ืœื“ืขืชื•. ืœืคื™ ืฉื–ื›ื™ืŸ ืœืื“ื ืฉืœื ื‘ืคื ื™ื• ื•ืื™ืŸ ื—ื‘ื™ืŸ ืœืื“ื ืืœื ื‘ืคื ื™ื•. ืคื™' ืจืฉ"ื™ ืืคื™ืœื• ืขื™ืจื‘ ื—ื ื•ื ื™ ื–ื” ืœื›ืœ ื”ืื—ืจื™ื ื•ื–ื™ื›ื” ื’ื ืœื–ื” ืื™ื ื• ืขื™ืจื•ื‘ ืฉื”ืจื™ ืœื ื ืชื›ื•ื™ืŸ ืœื–ื›ื•ืช ืœื• ืžืชื ืช ื—ื ื ื›ืฉืืจ ืžื–ื›ื” ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ืืœื ืœืงื ื•ืช ื‘ืžืขื” ื•ื”ืจื™ ืื™ื ื” ืงื•ื ื” ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืขื•ืช ืื™ื ืŸ ืงื•ื ื•ืช ืœื ืกืžื›ื™ื” ื“ืขืชื™ื” ื“ื”ืื™ ื•ื ืžืฆื ืžืขืจื‘ ืœื• ื‘ืžืขื•ืชื™ื• ืฉืœื ืžื“ืขืชื• ื–ื” ืœืฉื•ืŸ ืจืฉ"ื™. ื•ืชื™ืžื” ืžื” ืชื•ืœื” ืขื™ืจื•ื‘ ื‘ืžืขื•ืช ืฉืœื ืžื“ืขืชื•. ืืคื™ืœื• ืขื™ืจื‘ ื‘ืžืขื•ืช ืžื“ืขืชื• ืœื ื”ื•ื™ ืขื™ืจื•ื‘ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืขื•ืช ืื™ื ืŸ ืงื•ื ื•ืช. ื•ื”ืชื•' ื›ืชื‘ื• ื“ืืคื™ืœื• ื–ื™ื›ื” ืœื• ืข"ื™ ืื—ืจ ืื• ืงื ื” ืœื• ืœื—ื ืžืŸ ื”ืฉื•ืง ื‘ืื•ืชื” ืžืขื” ืื™ื ื• ืขื™ืจื•ื‘ ื›ื™ื•ืŸ ืฉื”ื ื•ืชืŸ ื ืชื›ื•ื™ืŸ ืœืงื ื•ืช ืžืŸ ื”ื—ื ื•ื ื™ ืžื™ื“ ื›ื™ ื”ื™ื” ืกื‘ื•ืจ ืฉืžืขื•ืชื™ื• ืงื•ื ื•ืช ืœื• ื‘ืœื ืžืฉื™ื›ื” ื•ื›ืœ ื”ื–ื›ื™ื•ืช ืฉืขื•ืฉื” ืœื• ื”ื—ื ื•ื ื™ ืฉืœื ืžื“ืขืช ื‘ืขืœ ื”ื‘ื™ืช ืงืขื‘ื™ื“ ื•ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืืœื ืžื“ืขืชื•. ื•ื“ื‘ืจื™ื ื”ืœืœื• ืชืžื•ื”ื™ื ื‘ืขื™ื ื™ ื“ื”ื ื“ืืžืจื• ื—ื›ืžื™ื ื“ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืืœื ืžื“ืขืชื• ื•ืืคื™ืœื• ื‘ืขื™ืจื•ื‘ื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื•ื ื“ื—ืฉื™ื‘ื™ ืœื™ื” ืงืฆืช ื—ื•ื‘ื” ืื™ ื‘ืฉืชื™ ืžื‘ื•ืื•ืช ืื™ื™ืจื™ ื•ืื™ ื ืžื™ ื‘ืžื‘ื•ื™ ืื—ื“ ืžื™ื™ืจื™ ื—ืฉื‘ื™ื ืŸ ืœื™ื” ืงืฆืช ื—ื•ื‘ื”. ืื•ืœื™ ื™ืฉ ืงืฆืช ื˜ืขื ืœืžื” ืื™ื ื• ืจื•ืฆื” ืœืขืจื‘ ื“ืื™ ื–ื›ื•ืช ื’ืžื•ืจ ื”ื•ื ืžืื™ ื”ื•ื™ ื˜ืขืžื™ื™ื”ื• ื“ืจื‘ื ืŸ ื“ืื•ืžืจื™ื ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืืœื ืœื“ืขืชื•. ื•ื–ื” ืฉื’ื™ืœื” ื‘ื“ืขืชื• ืฉื—ืคืฅ ื‘ืขื™ืจื•ื‘ ืฉื”ืจื™ ื ืชืŸ ืžืขื” ืœื—ื ื•ื ื™ ื•ืžืื—ืจ ืฉืื™ืŸ ืงื•ื ื” ืœื• ื”ืžืขื” ื•ื–ื™ื›ื” ืœื• ื”ื—ื ื•ื ื™ ืืžืื™ ืœื ื–ื›ื”. ื”ืœื›ืš ื ืจืื” ืœื™ ืœืคืจืฉ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื›ืžืฉืžืขื” ื•ืื ื ืชืŸ ืœื• ืœื—ื ื‘ืœื ื–ื™ื›ื•ื™ ืœื ื–ื›ื• ืœื• ืžืขื•ืชื™ื• ื“ืœื ืกื‘ื™ืจื ืœื”ื• ืœืจื‘ื ืŸ ืœื”ื ื“ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืกื‘ืจ ื“ืขืฉืื•ื”ื• ื›ืืจื‘ืขื” ืคืจืงื™ื ื”ืœืœื• ืื‘ืœ ืื ื–ื™ื›ื” ืœื• ืขืœ ื™ื“ื™ ืื—ืจ ืžื•ื“ื• ืจื‘ื ืŸ ื“ื”ื•ื™ ืขื™ืจื•ื‘. ื•ื”ื ื“ืงืชื ื™ ืฉืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืœื• ืœืื“ื ืืœื ืžื“ืขืชื• ืžื™ืœืชื ื‘ืื ืคื™ ื ืคืฉื™ื” ื”ื•ื ื•ืœื ืงืื™ ืื ื•ืชืŸ ืžืขื” ืœื—ื ื•ื ื™. ื•ื”"ืง ื•ืื™ืŸ ืžืขืจื‘ื™ืŸ ืœื• ื•ื›ื•'. ื•ื›ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ื™ื•ื ื˜ื•ื‘ ื“ืฃ ื—. ืฉืืคืจ ื›ื™ืจื” ืžื•ื›ืŸ ื”ื•ื. ืชื“ืข ื“ืื™ ืงืื™ ืื ื•ืชืŸ ืžืขื•ืช ืœื—ื ื•ื ื™ ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืชื ื™ื™' ืงื•ื“ื ื”ืš ื“ืชื ื ื•ืžื•ื“ื™ื ื—ื›ืžื™ื ื‘ืฉืืจ ื›ืœ ืื“ื ื•ื›ื•':
Michna. Un homme donne une ma'a au boutiquier ou au boulanger pour qu'il lui fasse acquรฉrir l'erouv : paroles de Rabbi Eliezer. Et les Sages disent : ses piรจces ne lui ont pas fait acquรฉrir. Et ils conviennent, pour tout le reste des hommes, que ses piรจces lui ont fait acquรฉrir. Car on ne fait l'erouv pour une personne qu'avec sa connaissance. Rabbi Yehouda a dit : dans quel cas cette parole est-elle dite ? Pour les erouv de tehoumin. Mais pour les erouv de cours, on fait l'erouv avec sa connaissance et sans sa connaissance. Parce qu'on fait acquรฉrir un avantage ร  une personne hors de sa prรฉsence, et qu'on ne fait subir un dรฉsavantage ร  une personne qu'en sa prรฉsence. Explication de Rachi : mรชme si ce boutiquier a fait l'erouv pour tous les autres et a fait acquรฉrir aussi ร  celui-ci, l'erouv manque. Car il n'a pas eu l'intention de lui faire acquรฉrir un don gratuit, comme les autres qui font acquรฉrir dans l'erouv. Il a eu l'intention d'acheter par la ma'a, et elle n'acquiert pas. Puisque les piรจces n'acquiรจrent pas, la pensรฉe de celui-ci ne s'est pas appuyรฉe, et il se trouve qu'il lui fait l'erouv avec ses piรจces sans sa connaissance. Telles sont les paroles de Rachi. On s'รฉtonne : pourquoi suspend-il l'erouv ร  des piรจces donnรฉes sans sa connaissance ? Mรชme s'il avait fait l'erouv avec des piรจces et avec sa connaissance, l'erouv manquerait, puisque les piรจces n'acquiรจrent pas. Et les Tossefot ont รฉcrit : mรชme s'il lui a fait acquรฉrir par l'intermรฉdiaire d'un autre, ou s'il lui a achetรฉ du pain au marchรฉ avec cette ma'a, l'erouv manque. Car le donneur a eu l'intention d'acheter aussitรดt chez le boutiquier, puisqu'il pensait que ses piรจces lui acquรฉraient sans tirage. Et toutes les acquisitions que lui fait le boutiquier, il les fait sans la connaissance du maรฎtre de maison. Or on ne fait l'erouv qu'avec sa connaissance. Ces paroles m'รฉtonnent. Car ce que les Sages ont dit, qu'on ne fait l'erouv qu'avec sa connaissance, mรชme pour les erouv de cours, vient de ce qu'ils le comptent un peu comme un dรฉsavantage : soit qu'il s'agisse de deux ruelles, soit mรชme qu'il s'agisse d'une seule ruelle, nous le comptons un peu comme un dรฉsavantage. Il y a peut-รชtre un motif pour lequel il ne veut pas faire l'erouv. Si c'รฉtait un avantage entier, quel serait le motif des Sages qui disent qu'on ne fait l'erouv qu'avec sa connaissance ? Or celui-ci a rรฉvรฉlรฉ dans sa pensรฉe qu'il dรฉsire l'erouv, puisqu'il a donnรฉ une ma'a au boutiquier. Et dรจs lors que la ma'a ne lui acquiert pas, si le boutiquier lui a fait acquรฉrir, pourquoi n'aurait-il pas acquis ? C'est pourquoi il me paraรฎt expliquer la michna selon son sens simple. S'il lui a donnรฉ du pain sans acte d'acquisition, ses piรจces ne lui ont pas fait acquรฉrir. Car les Sages ne tiennent pas l'avis de Rabbi Eliezer, qui estime qu'on a traitรฉ le cas comme ces quatre moments. Mais s'il lui a fait acquรฉrir par l'intermรฉdiaire d'un autre, les Sages conviennent que l'erouv est valable. Et ce qu'on enseigne, qu'on ne fait l'erouv pour une personne qu'avec sa connaissance, est une parole ร  part. Elle ne porte pas sur celui qui donne une ma'a au boutiquier. Voici ce qu'il dit : et on ne fait pas l'erouv pour lui, etc. On trouve la mรชme tournure au premier chapitre de Yom Tov, folio 8a : la cendre du foyer est prรฉparรฉe. Sache-le : si la clause portait sur celui qui donne des piรจces au boutiquier, il aurait fallu l'enseigner avant la clause : et les Sages conviennent pour tout le reste des hommes, etc.
๐Ÿ’ก Explication

Ela ouvre la rรฉsolution des deux difficultรฉs ensemble : le mot halakha, et la michna qui exige d'informer. La suite est sur l'amud suivant.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).