Eruvin 8b โ€” Le mavoy en mille-pattes, la kora posรฉe en diagonale et l'usage de l'espace sous la kora

Eruvin 8b

Sougya : La Guemara achรจve d'abord la discussion sur la cour percรฉe : selon Rabba, l'enseignement de Rav sur la cour semble redondant avec la baraita, mais il apprend que l'on peut aussi y transporter, et pas seulement que le jet y rend coupable. Vient ensuite le mavoy ยซ fait comme un nadal ยป (mille-pattes) : Abaye exige une tsourat ha-petah au grand mavoy, Rava la place ร  la jonction de chaque petit mavoy.

Rav Kahana et Rava discutent du mavoy dont un mur est plus long que l'autre : peut-on poser la kora en diagonale ? Rava rattache le dรฉbat ร  la fonction de la kora, signe (hekker) ou sรฉparation (mehitsa).

Enfin, Amoraim d'Erets Israรซl et de Babylonie divergent sur l'usage de l'espace situรฉ sous la kora ; la Guemara propose trois lectures de leur dรฉbat, Rav Hisda prรฉcise le cas du lehi, puis Rami bar Hama pose le cas d'une kora posรฉe sur des chevilles ร  l'extรฉrieur.

Mavoy dont un mur est plus long que l'autre : oรน poser la kora ? ร‰cart de moins de 4 coudรฉes reshout ha-rabim mur long mur court Rav Kahana : en diagonale Rava : seulement ici MAVOY si la diagonale dรฉpasse 10 coudรฉes : en face du court, de l'avis de tous (Rav Kahana) ร‰cart de 4 coudรฉes ou plus reshout ha-rabim zone exclue (compte comme un mavoy ร  part) kora en face du court : tous 4 coudรฉes MAVOY Rava : kora = hekker (signe), la diagonale n'est pas un signe visible. Eux : kora = mehitsa, la diagonale sรฉpare aussi.
Le mavoy aux murs inรฉgaux : kora en diagonale (Rav Kahana, รฉcart de moins de quatre coudรฉes) ou toujours en face du mur court (Rava).
Peut-on utiliser l'espace sous la kora ? reshout ha-rabim sous la kora (1 tefah) bord extรฉrieur bord intรฉrieur MAVOY Permettent : Rav, Rabbi Hiya, Rabbi Yo'hanan la limite passe au bord extรฉrieur Interdisent : Chmouel, Rabbi Chimon bar Rabbi, Rech Lakich la limite passe au bord intรฉrieur Lecture Ceux qui permettent Ceux qui interdisent 1. Proposition (rejetรฉe comme seule issue) kora = hekker (signe) kora = mehitsa (sรฉparation) 2. Tous : hekker signe pour ceux du dehors (bord extรฉrieur) signe pour ceux du dedans (bord intรฉrieur) 3. Tous : mehitsa le bord extรฉrieur descend et ferme le bord intรฉrieur descend et ferme Rav Hisda : entre les lehayim (en face du lehi), tous admettent que c'est interdit. Tossefot : un lehi peut รชtre minime, on risquerait de sortir au-delร  ; la kora fait au moins un tefah.
L'usage de l'espace sous la kora : les deux camps et les trois lectures proposรฉes par la Guemara.
1
ืื‘ืœ ื–ื” ื›ื ื’ื“ ื–ื”, ืื™ืžื ืœื.

Mais [lorsque les brรจches sont] l'une en face de l'autre, j'aurais dit que non.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื‘ืœ ื–ื” ื›ื ื’ื“ ื–ื” ืœื ื”ื•ื™ื ืœื” ื—ืฆืจ ืจื”"ื™ ืœืฉื‘ืช ื”ืฉืชื ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ื›ื ื’ื“ื• ื•ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ืžื•ืชืจืช:
Mais l'une en face de l'autre : la cour ne serait pas un domaine privรฉ pour le Chabbat ; maintenant [Rav] nous enseigne que [lorsque les brรจches sont] l'une en face de l'autre, mรชme ainsi elle est permise.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la rรฉponse commencรฉe en 8a : selon Abaye, l'enseignement de Rav sur la cour percรฉe n'est pas redondant avec la baraita (ยซ une cour oรน le public entre par ici et sort par lร  ยป), car Rav prรฉcise que mรชme lorsque les brรจches sont alignรฉes l'une en face de l'autre, la cour reste un domaine privรฉ.

2
ื•ืœืจื‘ื” ื“ืืžืจ ื–ื” ื›ื ื’ื“ ื–ื” ืืกื•ืจ, ื”ื ื“ืจื‘ ื‘ืžืื™ ืžื•ืงื™ ืœื” โ€” ื‘ื–ื” ืฉืœื ื›ื ื’ื“ ื–ื”, ืชืจืชื™ ืœืžื” ืœื™?

Et selon Rabba, qui a dit que [lorsqu'elles sont] l'une en face de l'autre c'est interdit, l'enseignement de Rav, comment l'รฉtablit-il ? Dans le cas oรน elles ne sont pas l'une en face de l'autre.

[Mais alors] pourquoi ai-je besoin de deux [enseignements] ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืœืจื‘ื” ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ืื‘ืœ ื–ื” ื›ื ื’ื“ ื–ื” ื”ื•ื™ ืžื‘ื•ื™ ืžืคื•ืœืฉ ื•ืืกื•ืจ (ืืคื™ืœื• ื—ืฆืจ) ื”ื ื“ืจื‘ ื‘ืžืื™ ืžื•ืงื™ื ืœื” ื‘ื–ื” ืฉืœื ื›ื ื’ื“ ื–ื” ื•ืขืœ ื›ืจื—ื™ืš ื›ื ื’ื“ ื“ืงืืžืจ ืจื‘ ืœืื• ื“ื•ื•ืงื ื“ื”ื ืื•ืงื™ืžื ื ื˜ืขืžื™ื” ื“ืจื‘ ื‘ืฉืœื ืขื™ืจื‘ื• ืื‘ืœ ืขื™ืจื‘ื• ืืคื™ืœื• ืžื‘ื•ื™ ืžื•ืชืจ:
Et selon Rabba : qui a dit plus haut ยซ mais l'une en face de l'autre, c'est un mavoy percรฉ et c'est interdit ยป (mรชme la cour). L'enseignement de Rav, comment l'รฉtablit-il ? Dans le cas oรน elles ne sont pas l'une en face de l'autre ; et forcรฉment le mot ยซ en face ยป que dit Rav n'est pas ร  prendre ร  la lettre, puisque nous avons รฉtabli la raison de Rav dans le cas oรน ils n'ont pas fait l'erouv ; mais s'ils ont fait l'erouv, mรชme le mavoy est permis.
ืชืจืชื™ ืœืžื” ืœื™ ื”ื ืชื ื ืœื” ื—ืฆืจ ืฉื”ืจื‘ื™ื ื ื›ื ืกื™ืŸ ืœื” ื‘ื–ื• ื›ื•' ื•ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจื‘ ืœืžืฉืชืจื™ื™ื” ื—ืฆืจ ืžื™ื ื” ืžืกืชืžื ื•ืืคื™ืœื• ื–ื” ื›ื ื’ื“ ื–ื” ื•ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื‘ื–ื” ืฉืœื ื›ื ื’ื“ ื–ื” ื•ืื™ืกื•ืจ ืžื‘ื•ื™ ืžืื™ื“ืš ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ื—ืฆืจ ืงื˜ื ื” ืฉืžืขื™ื ืŸ:
Pourquoi ai-je besoin de deux : on l'a dรฉjร  enseignรฉ : ยซ une cour dans laquelle le public entre par celle-ci, etc. ยป ; et l'enseignement de Rav, destinรฉ ร  permettre la cour, en dรฉcoule d'emblรฉe, mรชme [lorsque les brรจches sont] l'une en face de l'autre, et ร  plus forte raison lorsqu'elles ne sont pas l'une en face de l'autre ; et l'interdit du mavoy, nous l'apprenons de l'autre michna, celle de la petite cour.
๐Ÿ’ก Explication

Rabba tient qu'une cour percรฉe en face se comporte comme un mavoy mefoulach (percรฉ de part en part) et est interdite. Pour lui, Rav ne peut parler que de brรจches dรฉcalรฉes. Mais ce cas est dรฉjร  couvert par la baraita : l'enseignement de Rav paraรฎt alors redondant (ยซ tarte lama li ยป).

3
ืื™ ืžื”ืชื ื”ื•ื” ืืžื™ื ื: ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ืœื–ืจื•ืง, ืื‘ืœ ืœื˜ืœื˜ืœ โ€” ืื™ืžื ืœื. ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ.

Si [on l'avait appris] de lร -bas, j'aurais dit : cela ne vaut que pour jeter, mais pour transporter, je dirais que non. [Rav] nous enseigne [que c'est permis].

๐Ÿ“œ Rachi (6)
ืื™ ืžื”ืชื ืžื—ืฆืจ ืฉื”ืจื‘ื™ื ื ื›ื ืกื™ืŸ ืœื” ื›ื•' ื“ืงืชื ื™ ืจืฉื•ืช ื”ื™ื—ื™ื“ ืœืฉื‘ืช:
Si de lร -bas : de [la baraita] ยซ une cour dans laquelle le public entre, etc. ยป, qui enseigne ยซ domaine privรฉ pour le Chabbat ยป.
ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ื”ืื™ ื“ืงืจื™ ืœื™ื” ืจื”"ื™:
J'aurais dit : ce qu'elle l'appelle domaine privรฉ...
ืœื–ืจื•ืง ื›ืœื•ืžืจ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืจื”"ื™ ื”ื•ื ื•ื”ื–ื•ืจืง ืžืจื”"ืจ ืœืชื•ื›ื• ื—ื™ื™ื‘:
Pour jeter : c'est-ร -dire que selon la Torah c'est un domaine privรฉ, et celui qui jette de la reshout ha-rabim ร  l'intรฉrieur est coupable.
ืื‘ืœ ืœื˜ืœื˜ืœ ื‘ืชื•ื›ื•:
Mais pour transporter : ร  l'intรฉrieur.
ืื™ืžื ืœื ืžืฉืชืจื™ื ื•ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื“ืœื™ื’ื–ื•ืจ ืจื‘ื ืŸ ืขืœื™ื”:
Je dirais que non : [qu'elle ne serait pas] permise, et que les Sages auraient dรฉcrรฉtรฉ ร  son sujet par disposition rabbinique.
ืงืž"ืœ ืจื‘ ืžื•ืชืจืช:
Il nous enseigne : Rav, qu'elle est permise.
๐Ÿ’ก Explication

La baraita dit seulement que la cour est domaine privรฉ selon la Torah : on est coupable si l'on y jette depuis la reshout ha-rabim. On aurait pu penser que les Sages y interdisent le transport (tiltoul) ร  cause du passage du public. Rav enseigne que le transport y est permis, mรชme au niveau rabbinique.

4
ืื™ืชืžืจ: ืžื‘ื•ื™ ื”ืขืฉื•ื™ ื›ื ื“ืœ, ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ืขื•ืฉื” ืฆื•ืจืช ื”ืคืชื— ืœื’ื“ื•ืœ, ื•ื”ื ืš ื›ื•ืœื”ื• ืžื™ืฉืชืจื• ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื”.

Il a รฉtรฉ dit : un mavoy fait comme un nadal (mille-pattes) โ€” Abaye a dit : on fait une tsourat ha-petah (forme de porte) pour le grand, et tous ceux-lร  sont permis par un lehi ou une kora.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื ื“ืœ ืฉืจืฅ ืฉื™ืฉ ืœื• ืจื’ืœื™ื ื”ืจื‘ื” ื›ื“ืชื ื™ื ื‘ืชื•ืจืช ื›ื”ื ื™ื (ืคืจืฉืช ืฉืžื™ื ื™): ืžืจื‘ื” ืจื’ืœื™ื ื–ื” ื ื“ืœ ืžื‘ื•ื™ ื”ืขืฉื•ื™ ื›ื ื“ืœ ืฉืคืชื•ื—ื™ืŸ ืœื• ืžื‘ื•ืื•ืช ื”ืจื‘ื” ื•ืจืืฉื™ื”ืŸ ืคืชื•ื—ื™ืŸ ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื•ืจืืฉื• ืคืชื•ื— ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืื—ืจ:
Nadal : reptile qui a beaucoup de pattes, comme il est enseignรฉ dans le Torat Kohanim (paracha Chemini) : ยซ qui a beaucoup de pattes ยป, c'est le nadal. Un mavoy fait comme un nadal : sur lequel s'ouvrent beaucoup de mavoys, dont les extrรฉmitรฉs s'ouvrent sur la reshout ha-rabim, et dont la tรชte s'ouvre sur une autre reshout ha-rabim.
ืขื•ืฉื” ืฆื•ืจืช ืคืชื— ืœื’ื“ื•ืœ ื‘ืื—ื“ ืžืฉื ื™ ืจืืฉื™ืŸ ื•ื”ืื—ืจื™ื ืงื˜ื ื™ื ืžืฉืชืจื• ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ื‘ืจืืฉื™ื”ืŸ ืขืœ ืคื ื™ ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื:
On fait une tsourat ha-petah pour le grand : ร  l'une de ses deux extrรฉmitรฉs ; et les autres, les petits, sont permis par un lehi ou une kora ร  leur extrรฉmitรฉ, face ร  la reshout ha-rabim.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื‘ื•ื™ ื”ืขืฉื•ื™ ื›ื ื“ืœ ืคื™' ืจื‘ื™ื ื• ืชื ืฉืžื‘ื•ืื•ืช ืงื˜ื ื™ื ืคืชื•ื—ื™ื ืœืžื‘ื•ื™ ื’ื“ื•ืœ ืžืฉื ื™ ืฆื“ื“ื™ืŸ ื•ืื™ื ืŸ ื–ื” ื›ื ื’ื“ ื–ื” ื“ืื ื›ืŸ ื”ื•ื• ืžืคื•ืœืฉื™ืŸ ื•ื›ืขื ื™ืŸ ื–ื” ื”ื ื›ืจื’ืœื™ ื”ื ื“ืœ ืฉื™ืฉ ืœื• ื‘' ืฉื•ืจื•ืช ืฉืœ ืจื’ืœื™ื ืžื™ืžื™ืŸ ื•ืžืฉืžืืœ ื•ื”ื ื–ื” ืฉืœื ื›ื ื’ื“ ื–ื”:
Un mavoy fait comme un nadal : Rabbenou Tam a expliquรฉ que de petits mavoys s'ouvrent sur le grand mavoy des deux cรดtรฉs, et ils ne sont pas l'un en face de l'autre, car sinon ils seraient percรฉs (mefoulachin) ; de cette faรงon ils sont comme les pattes du nadal, qui a deux rangรฉes de pattes, ร  droite et ร  gauche, qui ne sont pas l'une en face de l'autre.
โš–๏ธ Rosh (2)
ืืžืจ ืจื‘ ื™ืฆื—ืง ืžืขืฉื” ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉืฆื“ื• ืื—ื“ ื›ืœื” ืœื™ื ื•ืฆื“ื• ืื—ื“ ื›ืœื” ืœืืฉืคื” ื•ื‘ื ืžืขืฉื” ืœืคื ื™ ืจื‘ื™ ื•ืœื ืืžืจ ื‘ื• ืœื ืื™ืกื•ืจ ื•ืœื ื”ื™ืชืจ ืชื ื ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืกืจื™ืŸ ื“ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ืชื ื˜ืœ ืืฉืคื”. ื•ื“ื•ืงื ืืฉืคื” ื“ื™ื—ื™ื“ ืื‘ืœ ืืฉืคื” ื“ืจื‘ื™ื ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ืชื ื˜ืœ ื›ื“ืชื ืŸ ืืฉืคื” ื‘ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื’ื‘ื•ื”ื” ืขืฉืจื” ื˜ืคื—ื™ื ื—ืœื•ืŸ ืฉืขืœ ื’ื‘ื” ื–ื•ืจืงื™ืŸ ืœื” ื‘ืฉื‘ืช ื•ื‘ื™ื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืฉืžื ื™ืขืœื” ื”ื™ื ืฉืจื˜ื•ืŸ: ืื™ืชืžืจ ืžื‘ื•ื™ ื”ืขืฉื•ื™ ื›ื ื“ืœ. ืคื™ืจื•ืฉ ื ื“ืœ ืฉืจืฅ ืฉื™ืฉ ืœื• ื”ืจื‘ื” ืจื’ืœื™ื ืžื›ืืŸ ื•ืžื›ืืŸ ื›ื“ืชื ื™ื ื—ื•ืœื™ืŸ ืกื–: ืขื“ ื›ืœ ืžืจื‘ื” ืจื’ืœื™ื ื–ื” ื ื“ืœ ื•ื›ืŸ ื–ื” ื”ืžื‘ื•ื™ ื™ืฉ ืœื• ืฉื‘ื™ืœื™ืŸ ืžื›ืืŸ ื•ืžื›ืืŸ ื•ื”ื ืžืคื•ืœืฉื™ืŸ ืœืจื”"ืจ ืžืฆื“ ืื—ื“. ืืžืจ ืื‘ื™ื™ ืขื•ืฉื” ืฆ"ื” ืœื’ื“ื•ืœ ื•ืื™ื“ืš ื›ื•ืœื”ื• ืžื™ืฉืชืจื• ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื”. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื ื›ืžืืŸ ื›ืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ืชื•ืจืชื• ื›ืกืชื•ื ื•ื”ื ื”ื”ื•ื ืžื‘ื•ื™ ืขืงื•ื ื“ื”ื•ื” ื‘ื ื”ืจื“ืขื ื•ื—ืฉื• ืœื“ืจื‘ ืืœื ืืžืจ ืจื‘ื ืขื•ืฉื” ืฆื•ืจืช ื”ืคืชื— ืœื›ื•ืœื”ื• ืžื—ื“ ื’ื™ืกื ื•ืื™ื“ืš ื’ื™ืกื ืžื™ืฉืชืจื™ ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื” ืžื”ื ืฉืžืขื™' ื“ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ ื“ืืžืจ ื”ืœื›ื” ื›ืชื ื ืงืžื ื“ื”ื ืจื‘ื ื’ื•ืคื™ื” ื›ื•ื•ืชื™ื” ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื•ืงื™"ืœ ื“ื›ืœ ื”ื™ื›ื ื“ืคืœื™ื’ื™ ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื ื‘ืจ ืžื™ืข"ืœ ืงื’"ื:
Rav Yitshak a dit : il arriva le cas d'un mavoy dont un cรดtรฉ aboutissait ร  la mer et l'autre cรดtรฉ ร  un dรฉpotoir (achpa) ; le cas vint devant Rabbi, et il ne se prononรงa ni pour l'interdit ni pour la permission. On a enseignรฉ : et les Sages interdisent, car on craint que le dรฉpotoir ne soit enlevรฉ. Et cela ne vaut que pour le dรฉpotoir d'un particulier ; mais pour un dรฉpotoir public, on ne craint pas qu'il soit enlevรฉ, comme nous l'avons appris : ยซ un dรฉpotoir dans la reshout ha-rabim, haut de dix tefahim, et une fenรชtre au-dessus de lui : on y jette le Chabbat ยป. Et pour la mer, on craint que la mer ne dรฉpose un banc de sable (chirton). Il a รฉtรฉ dit : un mavoy fait comme un nadal. Explication : le nadal est un reptile qui a beaucoup de pattes de part et d'autre, comme il est enseignรฉ (Houlin 67b) : ยซ tout ce qui a beaucoup de pattes ยป, c'est le nadal ; de mรชme ce mavoy a des sentiers de part et d'autre, et ils sont percรฉs vers la reshout ha-rabim d'un cรดtรฉ. Abaye a dit : on fait une tsourat ha-petah pour le grand, et tous les autres sont permis par un lehi ou une kora. Rava lui dit : selon qui ? Selon Chmouel, qui a dit que sa rรจgle est comme [celle d'un mavoy] fermรฉ ? Or ce mavoy tordu qui รฉtait ร  Nehardea, on y a tenu compte [de l'avis] de Rav ! Rava a donc dit : on fait une tsourat ha-petah pour tous d'un cรดtรฉ, et l'autre cรดtรฉ est permis par un lehi ou une kora. On en dรฉduit que la halakha suit Rav, qui a dit que la halakha suit le Tana Kama, puisque Rava lui-mรชme partage son avis ; et nous tenons que partout oรน Abaye et Rava divergent, la halakha suit Rava, sauf dans les cas dรฉsignรฉs par Ya'al Kagam.
ืื™ืชืžืจ ืžืฉื•ื ืจื‘ ื›ื”ื ื ืจื‘ื” ืžื‘ื•ื™ ืฉืฆื“ื• ืื—ื“ ืืจื•ืš ื•ืฆื“ื• ืื—ื“ ืงืฆืจ. ืคื—ื•ืช ืžืืจื‘ืข ืืžื•ืช ืžื ื™ื— ืืช ื”ืงื•ืจื” ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ. ืืจื‘ืข ืชืžื•ืช ืื™ื ื• ืžื ื™ื— ืืœื ื›ื ื’ื“ ื”ืงืฆืจ. ืคื™ืจื•ืฉ ืฉืื ื”ื™ื” ืืจื•ืš ืขื•ื“ืฃ ืขืœ ื”ืงืฆืจ ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื”ื•ื” ืœื™ื” ื›ืžื‘ื•ื™ ื‘ืคื ื™ ื•ืฆืจื™ืš ืžื—ื™ืฆื” ื›ื ื’ื“ื• ื•ืื ืœื ื”ื™ื” ื”ืืจื•ืš ืขื•ื“ืฃ ืขืœ ื”ืงืฆืจ ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ืื™ื ื• ืžื‘ื•ื™ ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื• ื•ืœืคื™ื›ืš ืžื ื™ื— ืืช ื”ืงื•ืจื” ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ: ืจื‘ื ืืžืจ ืื—ื“ ื–ื” ื•ืื—ื“ ื–ื” ืื™ืŸ ืžื ื™ื— ืืช ื”ืงื•ืจื” ืืœื ื›ื ื’ื“ ื”ืงืฆืจ. ืžืื™ ื˜ืขืžื ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื•ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ ืœื ื”ื•ื™ ื”ื™ื›ืจ. ื•ืื ื™ืฉ ื‘ืืœื›ืกื•ื ื” ื™ื•ืชืจ ืžืขืฉืจ ืืžื•ืช ื“"ื” ืื™ืŸ ืžื ื™ื— ืืœื ื›ื ื’ื“ ื”ืงืฆืจ ืจ"ืž ืคืกืง ื›ืจื‘ื ื•ื›ืŸ ืคืกืง ื”ืจืžื‘"ื ื–"ืœ ืคื™"ื– ืžื”ืœ' ืฉื‘ืช ื”ืœ' ื‘ ื•ืžืชื•ืš ืฉื›ืชื‘ ืจื‘ ืืœืคืก ื–"ืœ ื•ืื ื™ืฉ ื‘ืืœื›ืกื•ื ื” ื™ื•ืชืจ ืžืขืฉืจ ื•ื›ื•' ืžืฉืžืข ืฉืคื™ืกืง ื›ืจื‘ ื›ื”ื ื ื“ืœืจื‘ื ืœืขื•ืœื ืื™ื ื• ืžื ื™ื— ืืœื ื›ื ื’ื“ ื”ืงืฆืจ ื•ืชื™ืžื” ืœืžื” ืœื ื™ื”ื ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื ื“ื”ื•ื ื‘ืชืจืื”. ื•ืœื ืžืกืชื‘ืจ ืœืžื™ืžืจ ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ืœืจื‘ ืืœืคื ื–"ืœ ื“ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื”. ื“ื”ื ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื™ื‘:) ืคืœื™ื’ื™ ืจื‘ื” ื•ืจื‘ื ื‘ืœื—ื™ ืื™ ื”ื•ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืื™ ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ืื‘ืœ ื‘ืงื•ืจื” ืžื•ื“ื• ื“ื”ื•ื™ ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ. ื”ืœื›ืš ื ืจืื” ื“ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื ื•ื›ืชื‘ ืจ"ืž ื–"ืœ ื“ื‘ืชื•ืš ื”ืžื‘ื•ื™ ื™ื›ื•ืœ ืœื”ื ื™ื— ืืช ื”ืงื•ืจื” ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ ื•ืžืฉืชืžืฉ ื‘ืงืฆืจ ื›ื ื’ื“ ื”ืงืฆืจ ื•ื‘ืืจื•ืš ื›ื ื’ื“ ื”ืืจื•ืš. ื•ื›ืชื‘ ื”ืจืื‘"ื“ ื–"ืœ ื“ื‘ืฆ"ื” ืžื•ื“ื” ืจื‘ื ื“ืขื‘ื™ื“ ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ ื“ืœื›"ืข ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื”ื•ื™ ื•ื”ืœื›ืชื' ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ื•ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ื ืžื™ ืžื™ืชืจ ื›ืจื‘ื. ื•ื”ื "ืž ื“ืคืชื•ื— ืœืจื”"ืจ ืื‘ืœ ืคืชื•ื— ืœื›ืจืžืœื™ืช ืœื ื“ืืžืจ ืจื‘ ื—ื ืŸ ื‘ืจ ืจื‘ื ืืžืจ ืจื‘ ืชื•ืš ื”ืคืชื— ืฆืจื™ืš ืœื—ื™ ืื—ืจ ืœื”ืชื™ืจื• ื‘ื™ืŸ ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ื“' ื‘ื™ืŸ ื“ืœื™ืช ื‘ื™ื” ื“' ื•ืื•ืงื™ืžื ื ื‘ื“ืคืชื•ื— ืœื›ืจืžืœื™ืช ืžืฉื•ื ื“ืžืฆื ืžื™ืŸ ืืช ืžื™ื ื• ื•ื ื™ืขื•ืจ. ื•ื”ืจืžื‘"ื ื–"ืœ ืคื™"ื– ืžื”ืœ' ืฉื‘ืช ื”ืœ' ื™ื ื”ืฉื•ื” ื™ื—ื“ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ื•ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ื“ื›ืœ ืฉืคืชื•ื— ืœื›ืจืžืœื™ืช ืืกื•ืจ ื•ื”ืจืื‘"ื“ ื”ืฉื™ื’ ืขืœื™ื• ื•ืืžืจ ื“ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ืืคื™ืœื• ืคืชื•ื— ืœื›ืจืžืœื™ืช ืžื•ืชืจ ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ืžืชื•ืš ื“ื‘ืจื™ ืจื™"ืฃ. ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ ื”ื "ืž ื“ืคืชื•ื— ืœืจื”"ืจ ืงืื™ ื“ื•ืงื ืื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื. ื•ื ืจืื” ื“ื”ื™ื™ื ื• ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ื ืืžืจ ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ื ืžื™ ืžื•ืชืจ ื•ืงืืžืจ ืขืœื” ื•ื”ื•ื ื“ืคืชื•ื— ืœืจื”"ืจ. ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ ืจื‘ื ืžื ื ืืžื™ื ื ืœื” ืื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ื“ื•ืงื ืงืื™ ืื‘ืœ ืืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ืœื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœื”ื‘ื™ื ืจืื™ื” ื“ืจื‘ื ื”ื•ื ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื™ื‘:) ื“ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื•ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื”ืœื›ืš ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ืคืฉื™ื˜ื ื“ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ. ืื‘ืœ ืชื—ืช ื”ืœื—ื™ ื“ื”ื•ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื”ื•ืฆืจืš ืœื”ื‘ื™ื ืจืื™ื” ื“ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื“ื”"ืง ืกืชืžื ื“ื’ืžืจื ืœื™ืžื ื‘ื”ื ืงืžื™ืคืœื’ื™. ื“ืž"ืก ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื•ืœื›ืš ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ื•ืž"ืก ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื•ืœื›ืš ืืกื•ืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื”. ื•ืืข"ื’ ื“ืชื• ืงืืžืจ ื“ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื”. ืž"ืž ื—ื–ื™ื ืŸ ื“ืกื‘ืจืช ื”ื’ืžืจื ื“ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ื•ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืืกื•ืจ. ื”ืœื›ืš ืจื‘ื ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื•ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืื”ื ื“ืืžืจ ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ืœื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืืชื•ื™ื™ ืจืื™ื” ืืœื ืื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ื”ื•ื ื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืืชื•ื™ื™ ื“ืืข"ื’ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ืžืฉื•ื ื“ื‘ื˜ื™ืœ ืœื’ื‘ื™ ืžื‘ื•ื™ ื•ืื”ื ื”ื•ื ื“ืžืกื™ืง ื“ื•ืงื ื“ืคืชื•ื— ืœืจื”"ืจ ืื‘ืœ ืœื›ืจืžืœื™ืช ืืกื•ืจ. ื•ืžื™ื”ื• ื™ืฉ ืกืคืจื™ื ื“ื’ืจืกื™ ืœืงืžืŸ ืจื‘ื” ืืžืจ ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื•ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื•ืจื‘ื ืืžืจ ืื—ื“ ื–ื” ื•ืื—ื“ ื–ื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ. ื•ื›ืŸ ืžืกืชื‘ืจ ื“ืžื–ื›ื™ืจ ืจื‘ื” ืงื•ื“ื ืจื‘ื. ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื‘ืคืœื•ื’ืชื ื“ืœื—ื™ ื”ืขื•ืžื“ ืžืืœื™ื• ื“ืจื‘ื ืื™ืช ืœื™ื” ื“ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ. ื•ืœืคื™ ื–ื” ืื™ืŸ ืจืื™ื” ืฉื™ื”ื ื—ื™ืœื•ืง ื‘ื™ืŸ ืงื•ืจื” ืœืœื—ื™ ื‘ืคืชื•ื— ืœื›ืจืžืœื™ืช. ื•ื”ืจ"ื– ื–"ืœ ืคื•ืกืง ื“ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ืืกื•ืจ ืžืฉื•ื ื“ืงื™"ืœ ืœืงืžืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ื˜ื•.) ื“ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื›ืื‘ื™ื™ ื“ืืžืจ ืœื—ื™ ื”ืขื•ืžื“ ืžืืœื™ื• ื”ื•ื™ ืœื—ื™ ื•ื˜ืขืžื ื“ื”ื•ื™ ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ื“ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื”. ื•ืœืื• ืจืื™ื” ื”ื™ื ืžืฉื•ื ื“ืืคืฉืจ ื“ืงื™"ืœ ื“ื—ื•ื“ื• ื”ื—ื™ืฆื•ืŸ ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื. ื•ืขื•ื“ ื›ืžื• ืฉื”ื•ื›ื™ื— ืจ"ื™ ื“ืž"ื“ ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ืืกื•ืจ ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืกื‘ืจ ื“ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืืœื ืžืฉื•ื ื“ื”ื›ืฉื™ืจื• ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื•ืื™ ืฉืจื™ื ืœืื™ืฉืชืžื•ืฉื™ ื›ื ื’ื“ื• ืืชื™ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื—ื•ืฆื” ืœื•:
Il a รฉtรฉ dit au nom de Rav Kahana l'ancien : un mavoy dont un cรดtรฉ est long et l'autre cรดtรฉ court : [si l'รฉcart est] de moins de quatre coudรฉes, on pose la kora en diagonale ; [s'il est de] quatre coudรฉes, on ne la pose qu'en face du court. Explication : si le long dรฉpasse le court de quatre coudรฉes, il est comme un mavoy ร  part et il faut une sรฉparation en face de lui ; si le long ne dรฉpasse pas le court de quatre coudรฉes, il n'est pas un mavoy ร  part, c'est pourquoi on pose la kora en diagonale. Rava a dit : dans un cas comme dans l'autre, on ne pose la kora qu'en face du court. Quelle en est la raison ? La kora sert de signe (hekker), et en diagonale ce n'est pas un signe. Et si la diagonale fait plus de dix coudรฉes, de l'avis de tous on ne la pose qu'en face du court. Rabbenou Meir a tranchรฉ comme Rava, et le Rambam a tranchรฉ de mรชme (chap. 17 des lois de Chabbat, hal. 2). Et du fait que Rav Alfas a รฉcrit ยซ et si sa diagonale fait plus de dix, etc. ยป, il ressort qu'il tranche comme Rav Kahana, car selon Rava on ne la pose jamais qu'en face du court. Et c'est รฉtonnant : pourquoi la halakha ne suivrait-elle pas Rava, qui est le plus tardif ? Et il n'est pas raisonnable de dire que Rav Alfas pense que la kora sert de sรฉparation, car plus loin (Eruvin 12b) Rabba et Rava divergent au sujet du lehi, s'il sert de sรฉparation ou de signe, mais pour la kora ils s'accordent qu'elle sert de signe. C'est pourquoi il semble que la halakha suit Rava. Et Rabbenou Meir a รฉcrit qu'ร  l'intรฉrieur du mavoy on peut poser la kora en diagonale et utiliser le cรดtรฉ court en face du court et le cรดtรฉ long en face du long. Et le Raavad a รฉcrit que pour la tsourat ha-petah, Rava admet qu'on la fait en diagonale, car de l'avis de tous elle sert de sรฉparation. Et la halakha : il est permis d'utiliser [l'espace] sous la kora, et entre les lehayim aussi c'est permis, selon Rava. Et cela ne vaut que lorsque [le mavoy] s'ouvre sur la reshout ha-rabim ; mais s'il s'ouvre sur une karmelit, non, car Rav Hanan bar Rava a dit au nom de Rav : l'intรฉrieur de l'entrรฉe nรฉcessite un autre lehi pour le permettre, qu'il ait quatre ou qu'il n'ait pas quatre ; et nous l'avons รฉtabli pour le cas oรน il s'ouvre sur une karmelit, parce que ยซ l'espรจce a trouvรฉ son espรจce et s'est rรฉveillรฉe ยป. Et le Rambam (chap. 17, hal. 11) a mis sur le mรชme plan le dessous de la kora et l'entre-lehayim : tout ce qui s'ouvre sur une karmelit est interdit ; et le Raavad l'a contredit et a dit que sous la kora, mรชme s'il s'ouvre sur une karmelit, c'est permis, et c'est aussi ce qui ressort des paroles du Rif. Et ce qui est dit ยซ et cela ne vaut que lorsqu'il s'ouvre sur la reshout ha-rabim ยป se rapporte seulement ร  l'entre-lehayim. Et il semble que la raison en soit celle-ci : Rava a dit ยซ entre les lehayim aussi c'est permis ยป, et on a dit ร  ce sujet ยซ ร  condition qu'il s'ouvre sur la reshout ha-rabim ยป. Et ce que Rava dit ยซ d'oรน je le tiens ? ยป se rapporte seulement ร  l'entre-lehayim ; pour le dessous de la kora il n'avait pas besoin d'apporter de preuve, car c'est Rava qui dit plus loin (Eruvin 12b) que la kora sert de signe et le lehi de sรฉparation ; c'est pourquoi sous la kora il est รฉvident qu'il est permis de l'utiliser. Mais sous le lehi, qui sert de sรฉparation, il a eu besoin d'apporter une preuve qu'il est permis de l'utiliser. Car voici ce que dit le texte anonyme de la Guemara : ยซ dirons-nous qu'ils divergent sur ceci : l'un pense que c'est un signe ยป, et c'est pourquoi il est permis d'utiliser sous la kora, ยซ et l'autre pense que c'est une sรฉparation ยป, et c'est pourquoi il est interdit d'utiliser sous la kora. Et bien qu'on dise ensuite ยซ tous admettent que la kora sert de signe ยป et ยซ si tu veux, dis : de sรฉparation ยป, de toute faรงon nous voyons que la Guemara estime que, selon celui qui dit que la kora sert de signe, il est permis d'utiliser sous la kora, et selon celui qui dit qu'elle sert de sรฉparation, c'est interdit. C'est pourquoi Rava, qui tient que la kora sert de signe et le lehi de sรฉparation, n'avait pas besoin d'apporter de preuve pour ce qu'il dit, qu'il est permis d'utiliser sous la kora ; c'est seulement pour l'entre-lehayim qu'il devait apporter une preuve : bien qu'il tienne que le lehi sert de sรฉparation, il est permis d'utiliser l'entre-lehayim parce qu'il s'annule par rapport au mavoy ; et c'est lร -dessus qu'il conclut : seulement s'il s'ouvre sur la reshout ha-rabim, mais sur une karmelit c'est interdit. Toutefois, certains livres lisent plus loin : ยซ Rabba dit : la kora sert de signe et le lehi de sรฉparation ; Rava dit : l'un et l'autre servent de signe ยป. Et c'est plus vraisemblable, puisqu'on mentionne Rabba avant Rava. Et c'est aussi ce qui ressort de la discussion sur le lehi qui se tient de lui-mรชme, oรน Rava tient que le lehi sert de signe. Selon cela, il n'y a pas de preuve d'une distinction entre kora et lehi dans le cas oรน il s'ouvre sur une karmelit. Et le Razah (Rabbi Zerahia ha-Levi) tranche qu'entre les lehayim c'est interdit, parce que nous tenons plus loin (Eruvin 15a) que le lehi sert de sรฉparation, comme Abaye qui dit qu'un lehi qui se tient de lui-mรชme est un lehi, et la raison pour laquelle il est un lehi est que le lehi sert de sรฉparation. Mais ce n'est pas une preuve, car il est possible que nous tenions que son bord extรฉrieur descend et ferme. De plus, comme l'a dรฉmontrรฉ le Ri, celui qui dit qu'entre les lehayim c'est interdit ne le dit pas parce qu'il pense que le lehi sert de sรฉparation, mais parce qu'on l'a rendu valable avec une taille minime ; et s'il รฉtait permis d'utiliser l'espace en face de lui, on en viendrait ร  utiliser l'extรฉrieur.
๐Ÿ’ก Explication

Nouveau cas : un grand mavoy sur lequel s'ouvrent, des deux cรดtรฉs, de petits mavoys dont l'autre extrรฉmitรฉ dรฉbouche sur la reshout ha-rabim, comme les pattes d'un nadal (mille-pattes). Chaque petit mavoy, joint au grand, forme un mavoy tordu (akoum).

Abaye : une tsourat ha-petah (deux montants et un linteau) ร  l'entrรฉe du grand mavoy, puis un simple lehi (montant latรฉral) ou une kora (poutre transversale) ร  l'entrรฉe de chaque petit. Le coude entre petit et grand ne reรงoit rien.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Mavoy fait comme un nadal (mille-pattes) Abaye reshout ha-rabim reshout ha-rabim grand mavoy RH Rava reshout ha-rabim reshout ha-rabim grand mavoy RH tsourat ha-petah (forme de porte) lehi ou kora petits mavoys dรฉcalรฉs (Rabbenou Tam)
Abaye : tsourat ha-petah ร  l'entrรฉe du grand mavoy. Rava : tsourat ha-petah au coude de chaque petit mavoy, lehi ou kora cรดtรฉ reshout ha-rabim.
5
ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ื: ื›ืžืืŸ, ื›ืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ืชื•ืจืชื• ื›ืกืชื•ื โ€” ืœืžื” ืœื™ื” ืฆื•ืจืช ื”ืคืชื—? ื•ืขื•ื“, ื”ื ื”ื”ื•ื ืžื‘ื•ื™ ืขืงื•ื ื“ื”ื•ื” ื‘ื ื”ืจื“ืขื, ื•ื—ืฉื• ืœื” ืœื“ืจื‘!

Rava lui dit : selon qui [dis-tu cela] ? Selon Chmouel, qui a dit que sa rรจgle est comme [celle d'un mavoy] fermรฉ ?

[Mais alors] pourquoi lui faut-il une tsourat ha-petah ? Et de plus, ce mavoy tordu qui รฉtait ร  Nehardea, on y a tenu compte [de l'avis] de Rav !

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื›ืžืืŸ ื›ืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ืžื‘ื•ื™ ืขืงื•ื ืชื•ืจืชื• ื›ืกืชื•ื ื“ื”ื ื›ืœ ืžื‘ื•ืื•ืช ืงื˜ื ื™ื ื”ืœืœื• ืžื‘ื•ืื•ืช ืขืงื•ืžื•ืช ื”ืŸ ื ื›ื ืก ื‘ื“ืจืš ื–ื” ื•ื™ื•ืฆื ื‘ื“ืจืš ื–ื” ื•ืงืืžืจืช ืœื ื‘ืขื™ ืชื™ืงื•ืŸ ืœืขืงืžื•ืžื™ืชื• ื›ืฉืžื•ืืœ:
Selon qui ? Selon Chmouel : qui a dit qu'un mavoy tordu a pour rรจgle celle d'un [mavoy] fermรฉ ; car tous ces petits mavoys sont des mavoys tordus : on entre par ce chemin-ci et on sort par ce chemin-lร  ; et tu dis qu'il ne faut pas de rรฉparation pour leur coude, comme Chmouel.
ื”"ื’ ืœืžื” ืœื™ ืฆื•ืจืช ืคืชื— ืืžืื™ ืืฆืจื›ืช ืฆื•ืจืช ืคืชื— ืœื’ื“ื•ืœ ื”ื ืื™ื”ื• ื ืžื™ ืื™ืŸ ืคื™ืœื•ืฉื™ื• ืžื›ื•ื•ื ื™ืŸ:
Telle est la lecture : pourquoi faut-il une tsourat ha-petah ? Pourquoi as-tu exigรฉ une tsourat ha-petah pour le grand, puisque lui aussi, ses ouvertures percรฉes ne sont pas alignรฉes ?
ื•ืขื•ื“ ื”ื ื”ื”ื•ื ืžื‘ื•ื™ ื“ื”ื•ื” ื‘ืืชืจื™ื” ื“ืฉืžื•ืืœ ื‘ื ื”ืจื“ืขื ื•ื—ืฉื• ืœื™ื” ืœื“ืจื‘ ื›ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ืจืžื• ืขืœื™ื” ื—ื•ืžืจื™ื” ื“ืจื‘ ื•ื—ื•ืžืจื™ื” ื“ืฉืžื•ืืœ:
Et de plus, ce mavoy : qui รฉtait dans le lieu de Chmouel, ร  Nehardea, et on y a tenu compte de [l'avis de] Rav, comme on l'a dit plus haut : on lui a imposรฉ la rigueur de Rav et la rigueur de Chmouel.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื”ื ื”ื”ื•ื ืžื‘ื•ื™ ืขืงื•ื ื“ื”ื•ื” ื‘ื ื”ืจื“ืข' ื•ืจืžื• ืขืœื™ื” ื—ื•ืžืจื™ื” ื“ืจื‘ ืžืžืื™ ื“ื—ืฉื• ื ืžื™ ืœื“ืฉืžื•ืืœ ืœื ืคืจื™ืš ื•ื™ืฆื˜ืจืš ื“ืœืชื•ืช ื“ื”ื ื“ื—ืฉื• ืžืฉื•ื ื“ื ื”ืจื“ืขื ืืชืจื™ื” ื“ืฉืžื•ืืœ ื”ื•ื” ืื‘ืœ ืžื“ื—ืฉื• ืœื“ืจื‘ ื‘ืืชืจื™ื” ื“ืฉืžื•ืืœ ืคืจื™ืš ืฉืคื™ืจ:
Et ce mavoy tordu qui รฉtait ร  Nehardea, et on lui a imposรฉ la rigueur de Rav : du fait qu'on a aussi tenu compte de [l'avis de] Chmouel, il n'objecte pas qu'il faudrait des portes, car si on en a tenu compte, c'est parce que Nehardea รฉtait le lieu de Chmouel ; mais du fait qu'on a tenu compte de Rav dans le lieu de Chmouel, il objecte ร  juste titre.
๐Ÿ’ก Explication

Rappel (Eruvin 6a-b) : pour un mavoy tordu, Rav exige une tsourat ha-petah au coude ; Chmouel le traite comme fermรฉ ร  cet endroit, un lehi ou une kora ร  chaque extrรฉmitรฉ suffisent.

Rava formule deux objections. Incohรฉrence : si Abaye suit Chmouel, le grand mavoy lui-mรชme, dont les issues ne sont pas alignรฉes, n'aurait pas besoin de tsourat ha-petah. Pratique : ร  Nehardea, ville de Chmouel, on a tenu compte de l'avis de Rav ; on ne peut donc pas s'appuyer sur Chmouel seul.

6
ืืœื ืืžืจ ืจื‘ื: ืขื•ืฉื” ืฆื•ืจืช ื”ืคืชื— ืœื›ื•ืœื”ื• ืœื”ืื™ ื’ื™ืกื, ื•ืื™ื“ืš ื’ื™ืกื ืžื™ืฉืชืจื• ื‘ืœื—ื™ ื•ืงื•ืจื”.

Rava a donc dit : on fait une tsourat ha-petah pour tous [les petits] de ce cรดtรฉ-ci, et l'autre cรดtรฉ est permis par un lehi ou une kora.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืขื•ืฉื” ืฆื•ืจืช ืคืชื— ืœื›ื•ืœื”ื• ื”ืงื˜ื ื™ื:
On fait une tsourat ha-petah pour tous : les petits.
ืžื”ืš ื’ื™ืกื ื‘ืขืงืžื•ืžื™ืชืŸ ืœืฆื“ ืžื‘ื•ื™ ื’ื“ื•ืœ:
De ce cรดtรฉ-ci : ร  leur coude, du cรดtรฉ du grand mavoy.
ื•ืื™ื“ืš ื’ื™ืกื ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืžื™ืฉืชืจื™ ื‘ืœื—ื™ ืื• ืงื•ืจื”:
Et l'autre cรดtรฉ : vers la reshout ha-rabim, est permis par un lehi ou une kora.
๐Ÿ’ก Explication

Rava suit Rav : chaque petit mavoy est un mavoy tordu, il faut donc une tsourat ha-petah au coude, lร  oรน il rejoint le grand, et un lehi ou une kora ร  son ouverture sur la reshout ha-rabim. Le Roch en dรฉduit que la halakha suit Rav sur le mavoy tordu.

7
ืืžืจ ืจื‘ ื›ื”ื ื ื‘ืจ ืชื—ืœื™ืคื ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ ื›ื”ื ื ื‘ืจ ืžื ื™ื•ืžื™ ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ ื›ื”ื ื ื‘ืจ ืžืœื›ื™ื• ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ ื›ื”ื ื ืจื‘ื™ื” ื“ืจื‘, ื•ืืžืจื™ ืœื”, ืจื‘ ื›ื”ื ื ื‘ืจ ืžืœื›ื™ื• ื”ื™ื™ื ื• ืจื‘ ื›ื”ื ื ืจื‘ื™ื” ื“ืจื‘: ืžื‘ื•ื™ ืฉืฆื™ื“ื• ืื—ื“ ืืจื•ืš ื•ืฆื™ื“ื• ืื—ื“ ืงืฆืจ, ืคื—ื•ืช ืžืืจื‘ืข ืืžื•ืช ืžื ื™ื— ืืช ื”ืงื•ืจื” ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ. ืืจื‘ืข ืืžื•ืช โ€” ืื™ื ื• ืžื ื™ื— ืืช ื”ืงื•ืจื” ืืœื ื›ื ื’ื“ ื”ืงืฆืจ. ืจื‘ื ืืžืจ: ืื—ื“ ื–ื” ื•ืื—ื“ ื–ื” ืื™ื ื• ืžื ื™ื— ืืช ื”ืงื•ืจื” ืืœื ื›ื ื’ื“ ื”ืงืฆืจ.

Rav Kahana bar Tahalifa a dit au nom de Rav Kahana bar Menyoumi, au nom de Rav Kahana bar Malkiou, au nom de Rav Kahana, le maรฎtre de Rav โ€” et certains disent que Rav Kahana bar Malkiou est Rav Kahana, le maรฎtre de Rav : un mavoy dont un cรดtรฉ est long et l'autre cรดtรฉ court : [si l'รฉcart est] de moins de quatre coudรฉes, on pose la kora en diagonale ; [s'il est de] quatre coudรฉes, on ne pose la kora qu'en face du [mur] court. Rava a dit : dans un cas comme dans l'autre, on ne pose la kora qu'en face du court.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืฆื™ื“ื• ืื—ื“ ืืจื•ืš ื•ื ืžืฉืš ื›ื•ืชืœื• ืœืจื”"ืจ ื™ื•ืชืจ ืžื›ื•ืชืœ ื”ืฉื ื™ ื›ื–ื”:
Un de ses cรดtรฉs est long : et son mur se prolonge vers la reshout ha-rabim plus que l'autre mur, comme ceci.
ืื ืคื—ื•ืช ืžื“' ืืžื•ืช ืขื•ื“ืฃ ื–ื” ืขืœ ื—ื‘ื™ืจื• ืžื ื™ื— ืงื•ืจื” ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ ื•ื™ืฉืชืžืฉ ื›ืืŸ ื‘ืืจื•ื›ื” ื•ื›ืืŸ ื‘ืงืฆืจื”:
S'il y a moins de quatre coudรฉes : dont l'un dรฉpasse l'autre, on pose la kora en diagonale, et on utilise ici [du cรดtรฉ] long et lร  [du cรดtรฉ] court.
ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ืื™ื ื• ืžื ื™ื— ืงื•ืจื” ืขืœ ืจืืฉ ื›ื•ืชืœ ื”ืืจื•ืš ืืœื ื›ื•ื ืก ืœืคื ื™ื ืžืจืืฉื• ื›ื ื’ื“ ืจืืฉ ื›ื•ืชืœ ื”ืงืฆืจ ื•ืžื ื™ื—ื”:
Quatre coudรฉes, on ne pose pas la kora : au bout du mur long ; on la rentre vers l'intรฉrieur depuis son extrรฉmitรฉ, en face de l'extrรฉmitรฉ du mur court, et on l'y pose.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื ื™ื— ืืช ื”ืงื•ืจื” ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ ืค"ื” ืžืฉืชืžืฉ ื›ืืŸ ื‘ืืจื•ื›ื” ื•ื›ืืŸ ื‘ืงืฆืจื” ื•ื”ื“ื™ืŸ ืขืžื• ืฉืคื™' ื›ืŸ ื“ืื™ ืœื ืชื™ืžื ื”ื›ื™ ืืžืื™ ืžื ื™ื— ืืช ื”ืงื•ืจื” ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ ื”ื ื‘ืขื™ื ืŸ ืงื•ืจื” ืœื›ืœ ื”ืคื—ื•ืช ื“ื‘ื•ืงื” ื‘ืžื‘ื•ื™ ื›ื“ืืžืจ ื‘ืกืžื•ืš ื’ื‘ื™ ื‘' ื™ืชื™ื“ื•ืช ื‘ืฉื ื™ ื›ื•ืชืœื™ื ื›ื•' ืœื“ื‘ืจื™ ื”ืžืชื™ืจ ืืกื•ืจ ื•ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื›ืืŸ ืžื•ื ื— ืจืืฉื• ื”ืื—ื“ ืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ืžื‘ื•ื™ ืื™ืŸ ืกื‘ืจื ืœื—ืœืง ื•ื"ืช ื•ื”ื™ื›ื™ ืฉืจื™ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื ื’ื“ ื”ืืจื•ืš ื”ื ืื™ืŸ ื›ืืŸ ืืœื ื‘' ืžื—ื™ืฆื•ืช ื•ื™"ืœ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื•ืžืืŸ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื”ื•ื™ ืืคื™ืœื• ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ ืื™ ื ืžื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืฆื™ื“ื• ื”ืื—ื“ ืืจื•ืš ืžืกืชืžื ืœื ื‘ืงืขื™ ื‘ื” ืจื‘ื™ื ื•ืœื ื’ื–ืจื• ื‘ื™ื” ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ืื™ืœ ื•ื‘ื˜ืœ ืœื’ื‘ื™ ืžื‘ื•ื™ ืืข"ื’ ื“ืื™ืช ื‘ื™ื” ื“' ืขืœ ื“':
On pose la kora en diagonale : Rachi a expliquรฉ qu'on utilise ici [du cรดtรฉ] long et lร  [du cรดtรฉ] court, et il a raison d'expliquer ainsi, car si l'on ne disait pas cela, pourquoi poserait-on la kora en diagonale ? Il faut au minimum une kora attachรฉe au mavoy, comme on le dit tout prรจs ร  propos des deux chevilles dans les deux murs, etc. : ยซ selon celui qui permet, c'est interdit ยป ; et bien qu'ici l'une de ses extrรฉmitรฉs repose sur le mavoy, il n'y a pas de raison de distinguer. Et si tu demandes : comment est-il permis d'utiliser [l'espace] en face du long, puisqu'il n'y a lร  que deux sรฉparations ? On peut rรฉpondre qu'il tient que la kora sert de sรฉparation, et selon celui qui tient qu'elle sert de sรฉparation, c'est mรชme de la Torah, comme il ressort de notre chapitre ; ou bien, puisque l'un de ses cรดtรฉs est long, vraisemblablement le public n'y passe pas, et les Sages n'ont pas dรฉcrรฉtรฉ ร  son sujet, puisqu'il s'annule par rapport au mavoy, bien qu'il ait quatre sur quatre.
๐Ÿ’ก Explication

Un mur du mavoy avance dans la reshout ha-rabim plus loin que l'autre. Selon la chaรฎne des Rav Kahana : si le surplus fait moins de quatre coudรฉes, la kora peut รชtre posรฉe en diagonale, du bout du mur long au bout du mur court, et l'on utilise aussi la zone en biais. ร€ quatre coudรฉes ou plus, le surplus forme un espace ร  part (le Roch : ยซ comme un mavoy ร  part ยป) ; la kora se pose en face du mur court.

Rava : dans tous les cas, en face du mur court.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Mavoy dont un mur est plus long que l'autre : oรน poser la kora ? ร‰cart de moins de 4 coudรฉes reshout ha-rabim mur long mur court Rav Kahana : en diagonale Rava : seulement ici MAVOY si la diagonale dรฉpasse 10 coudรฉes : en face du court, de l'avis de tous (Rav Kahana) ร‰cart de 4 coudรฉes ou plus reshout ha-rabim zone exclue (compte comme un mavoy ร  part) kora en face du court : tous 4 coudรฉes MAVOY Rava : kora = hekker (signe), la diagonale n'est pas un signe visible. Eux : kora = mehitsa, la diagonale sรฉpare aussi.
Diagonale ou kora droite : la position dรฉpend de l'รฉcart entre les murs et de la fonction attribuรฉe ร  la kora.
8
ื•ืื™ืžื ื˜ืขืžื ื“ื™ื“ื™, ื•ืื™ืžื ื˜ืขืžื ื“ื™ื“ื”ื•. ืื™ืžื ื˜ืขืžื ื“ื™ื“ื™: ืงื•ืจื” ื˜ืขืžื ืžืื™ โ€” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ, ื•ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ ืœื ื”ื•ื™ ื”ื™ื›ืจ.

Je vais dire ma raison, et je vais dire leur raison. Je dis ma raison : la kora, quelle en est la raison ?

ร€ cause du hekker (signe distinctif), et en diagonale ce n'est pas un signe.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ ืœื ื”ื•ื™ ื”ื™ื›ื™ืจื ืฉื”ืจื•ืื” ื‘ื ื™ ืžื‘ื•ื™ ื ืžืฉื›ื™ืŸ ื•ืžืฉืชืžืฉื™ืŸ ื‘ืจื”"ืจ ื—ื•ืฅ ืžื›ื ื’ื“ ื›ื•ืชืœ ื”ืงืฆืจ ืื•ืžืจ ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื‘ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ืื•ืชื• ื”ืขื•ื“ืฃ ื“ื•ืžื” ืฉื™ื”ื ืžืŸ ื”ืžื‘ื•ื™:
Et en diagonale ce n'est pas un signe : car celui qui voit les gens du mavoy s'รฉtendre et utiliser la reshout ha-rabim hors de [la zone] en face du mur court dira qu'il est permis d'utiliser la reshout ha-rabim, parce que ce surplus ne semble pas faire partie du mavoy.
๐Ÿ’ก Explication

Pour Rava, la kora a une fonction de hekker : elle rappelle aux habitants la limite du domaine oรน le transport est permis. Une poutre en biais ne trace pas une limite claire ; l'observateur croirait que l'on transporte dans la reshout ha-rabim.

9
ื•ืื™ืžื ื˜ืขืžื ื“ื™ื“ื”ื•, ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ืžืื™ โ€” ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื”. ื•ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ ื ืžื™ ื”ื•ื™ ืžื—ื™ืฆื”.

Et je dis leur raison : la kora, ร  cause de quoi ? ร€ cause de la mehitsa (sรฉparation), et en diagonale aussi c'est une sรฉparation.

๐Ÿ’ก Explication

Pour les Rav Kahana, la kora vaut mehitsa : on la considรจre comme descendant jusqu'au sol pour fermer le mavoy. Une paroi fictive ferme aussi bien en biais qu'en ligne droite.

10
ืืžืจ ืจื‘ ื›ื”ื ื: ื”ื•ืื™ืœ ื•ืฉืžืขืชืชื ื“ื›ื”ื ื™ ื”ื™ื, ืื™ืžื ื‘ื” ืžื™ืœืชื. ื”ื ื“ืืžืจืช ืžื ื™ื— ื”ืงื•ืจื” ื‘ืืœื›ืกื•ืŸ, ืœื ืืžืจืŸ ืืœื ืฉืื™ืŸ ื‘ืืœื›ืกื•ื ื• ื™ื•ืชืจ ืžืขืฉืจ, ืื‘ืœ ื™ืฉ ื‘ืืœื›ืกื•ื ื• ื™ื•ืชืจ ืžืขืฉืจ, ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืื™ื ื• ืžื ื™ื— ืืœื ื›ื ื’ื“ ื”ืงืฆืจ.

Rav Kahana a dit : puisque c'est un enseignement des Kahana, je vais y dire quelque chose. Ce que tu as dit, qu'on pose la kora en diagonale, nous ne l'avons dit que lorsque sa diagonale ne dรฉpasse pas dix [coudรฉes] ; mais si sa diagonale dรฉpasse dix, de l'avis de tous on ne la pose qu'en face du court.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉืื™ืŸ ื‘ืืœื›ืกื•ื ื• ื™ื•ืชืจ ืžืขืฉืจ ืฉื”ืžื‘ื•ื™ ืงืฆืจ ืœืจื—ื‘ื• ื”ืจื‘ื” ื•ืื™ืŸ ื‘ืจื•ื—ื‘ื• ื•ื‘ืืจื‘ืข ืืžื•ืช ื”ื ืžืฉื›ื™ืŸ ืœื”ืฆื˜ืจืฃ ื™ื•ืชืจ ืžืขืฉืจ:
Lorsque sa diagonale ne dรฉpasse pas dix : le mavoy est trรจs รฉtroit en largeur, et sa largeur jointe aux quatre coudรฉes qui se prolongent ne fait pas plus de dix.
ืื‘ืœ ื™ืฉ ื‘ืืœื›ืกื•ื ื• ื™ื•ืชืจ ืžืขืฉืจ ื ืžืฆื ืคืชื—ื• ืจื—ื‘ ืžืขืฉืจ ืฉื”ืจื™ ื›ืœ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ื”ื•ื™ ืคืชื—:
Mais si sa diagonale dรฉpasse dix : son entrรฉe se trouve plus large que dix, car tout ce qui est sous la kora est une entrรฉe.
๐Ÿ’ก Explication

Rappel : une kora ne peut permettre un mavoy dont l'entrรฉe dรฉpasse dix coudรฉes de large (michna, 2a). En diagonale, la longueur de la poutre est la largeur effective de l'entrรฉe. Si elle dรฉpasse dix, mรชme les Rav Kahana admettent qu'il faut la poser en face du mur court.

11
ืื™ื‘ืขื™ื ืœื”ื•: ืžื”ื• ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื”? ืจื‘ ื•ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจื•: ืžื•ืชืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื”. ืฉืžื•ืืœ ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืจ ืจื‘ื™ ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืœืงื™ืฉ ืืžืจื•: ืืกื•ืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื”.

Ils ont demandรฉ : peut-on utiliser [l'espace] sous la kora ? Rav, Rabbi Hiya et Rabbi Yo'hanan ont dit : il est permis d'utiliser sous la kora.

Chmouel, Rabbi Chimon bar Rabbi et Rabbi Chimon ben Lakich ont dit : il est interdit d'utiliser sous la kora.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื”ื• ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ืื›ืœ ืžื‘ื•ืื•ืช ืงืื™:
Peut-on utiliser sous la kora : cela concerne tous les mavoys.
๐Ÿ’ก Explication

La question porte sur la bande de sol situรฉe exactement sous la poutre (au moins un tefah de large) : fait-elle partie du mavoy permis ? Trois maรฎtres de chaque cรดtรฉ.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Peut-on utiliser l'espace sous la kora ? reshout ha-rabim sous la kora (1 tefah) bord extรฉrieur bord intรฉrieur MAVOY Permettent : Rav, Rabbi Hiya, Rabbi Yo'hanan la limite passe au bord extรฉrieur Interdisent : Chmouel, Rabbi Chimon bar Rabbi, Rech Lakich la limite passe au bord intรฉrieur Lecture Ceux qui permettent Ceux qui interdisent 1. Proposition (rejetรฉe comme seule issue) kora = hekker (signe) kora = mehitsa (sรฉparation) 2. Tous : hekker signe pour ceux du dehors (bord extรฉrieur) signe pour ceux du dedans (bord intรฉrieur) 3. Tous : mehitsa le bord extรฉrieur descend et ferme le bord intรฉrieur descend et ferme Rav Hisda : entre les lehayim (en face du lehi), tous admettent que c'est interdit. Tossefot : un lehi peut รชtre minime, on risquerait de sortir au-delร  ; la kora fait au moins un tefah.
Les trois lectures du dรฉbat sur l'espace sous la kora.
12
ืœื™ืžื ื‘ื”ื ืงืžื™ืคืœื’ื™, ื“ืžืจ ืกื‘ืจ: ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ, ื•ืžืจ ืกื‘ืจ: ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื”.

Dirons-nous qu'ils divergent sur ceci : l'un pense que la kora [sert] de hekker, et l'autre pense que la kora [sert] de mehitsa ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื•ื—ื•ื“ื• ื”ืคื ื™ืžื™ ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ื”ืœื›ืš ืืกื•ืจ ื“ืžืŸ ื”ืžื—ื™ืฆื” ื•ืœืคื ื™ื ื‘ืขื™ ืืฉืชืžื•ืฉื™:
La kora sert de mehitsa : et son bord intรฉrieur descend et ferme ; c'est pourquoi c'est interdit, car c'est de la sรฉparation vers l'intรฉrieur qu'il faut utiliser.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืืžืจ ืจื‘ ื”ื•ื ื ืœืžื˜ื” ืœืžื˜ื” ืžืžืฉ. ืœืžืขืœื” ืœืžืขืœื” ืžืžืฉ. ื•ื–ื” ื•ื–ื” ื‘ื‘ื•ืจ. ื•ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืœืžื˜ื” ืœืžื˜ื” ืžืŸ ื”ืžื™ื. ื›ืœื•ืžืจ ืชืฉืขื” ื˜ืคื—ื™ื ื•ื ืจืื™ื ืจืืฉื™ ื”ืงื ื™ื ืœืžืขืœื” ืžืŸ ื”ืžื™ื ื˜ืคื—. ืœืžืขืœื” ืœืžืขืœื” ืžืŸ ื”ืžื™ื. ื•ืฆืจื™ืš ืœืฉืงื•ืข ืžื—ื™ืฆืช ื”ืงื ื™ื ื‘ืชื•ืš ื”ืžื™ื ื˜ืคื— ืฉืœื ื™ื”ื ื–ื” ื“ื•ืœื” ืžืจืฉื•ืช ื–ื” ืœืจืฉื•ืช ื–ื” ื•ืœื ื™ื”ื ื–ื” ื“ื•ืœื” ืžืจืฉื•ืช ื–ื” ืœื–ื”. ื•ืกื•ื’ื™ื™ืŸ ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”. ืืœื ื”ื ื“ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืงื•ืจื” ืืจื‘ืขื” ืžืชืจืช ื‘ื—ื•ืจื‘ื” ืคื™ืจืฉ ืจืฉ"ื™ ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืกื‘ืจ ื›ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ื‘ืจ' ื™ื•ืกื™ ื“ืืžืจ ืกื•ื›ื” ื˜ื–. ืžื—ื™ืฆื” ืชืœื•ื™ื” ืžืชืจืช ื‘ื›ืœ ืžืงื•ื ื•ืœื™ืช ื”ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื”. ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ื“ื”ื ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ื‘ืจ' ื™ื•ืกื™ ืœื ื”ืชื™ืจ ืืœื ื‘ืžื‘ื•ื™ ืื‘ืœ ื‘ืจื”"ืจ ืœื ื•ื”ื›ื ืฉืจื™ ืืคื™ืœื• ื‘ื—ื•ืจื‘ื” ื”ืคืจื•ืฆื” ืœืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื. ื•ืขื•ื“ ื“ืงื•ืจื” ืจื—ื‘ื” ื“' ืœืื• ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืชืœื•ื™ื” ื“ืœื™ื›ื ื”ื›ื ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื•ืช ื›ืœืœ ืืœื ืžืฉื•ื ืคื™ ืชืงืจื” ื•ื‘ืคื™ ืชืงืจื” ืœื ืืฉื›ื—ืŸ ืชื ื ื“ืคืœื™ื’. ื•ืขื™ื“ ื“ื”ื ืจื‘ ืื™ืช ืœื™ื” ืคื™ ืชืงืจื” ืœืงืžืŸ ื‘ืคืจืง ื›ืœ ื’ื’ื•ืช (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืฆ:) ื’ื‘ื™ ืื›ืกื“ืจื” ื‘ื‘ืงืขื” ื•ืœื™ืช ืœื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ื‘ืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื“ื”ื ืื™ื”ื• ืงืืžืจ ื‘ืฉืžืขืชื™ืŸ ื“ืื™ืŸ ืžื—ื™ืฆื” ืชืœื•ื™ื” ืžืชืจืช ืืœื ื‘ืžื™ื. ืืœื ื•ื“ืื™ ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื. ืงื•ืจื” ืืจื‘ืขื” ืคื™' ืจืฉ"ื™ ื“ืœื”ื›ื™ ื ืงื˜ ืืจื‘ืขื” ื“ืื™ ืืžืจืช ื—ื•ื“ื™ื• ื™ื•ืจื“ื™ืŸ ื•ืกื•ืชืžื™ืŸ ื™ืฉ ื‘ื™ืŸ ื—ืœืœ ื”ืžื—ื™ืฆื•ืช ืืจื‘ืขื” ื“ืžื—ื™ืฆื” ื”ืขืฉื•ื™ื” ืœื—ืœืœ ืคื—ื•ืช ืžืืจื‘ืขื” ืœืื• ืžื—ื™ืฆื”. ืžืฉืžืข ื“ื›ื™ ืื™ืŸ ื‘ื” ืืจื‘ืขื” ื ืžื™ ืืžืจื™ื ืŸ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ืžืจื•ื— ืื—ืช ืื ื”ื™ื• ืฉืืจ ื”ืจื•ื—ื•ืช ืžื•ืงืคื•ืช ืžื—ื™ืฆื”. ืžื“ืคื™' ื“ืœื ื ืงื˜ ืจื—ื‘ื” ืืจื‘ืขื” ืืœื ืžืฉื•ื ืฉื™ื”ื ื‘ื—ืœืœ ื”ืžื—ื™ืฆื•ืช ื“' ื”ื ืื ืœื ื”ื™ื• ืฆืจื™ื›ื™ื ืœื—ืœืœ ื”ืžื—ื™ืฆื•ืช ื›ื’ื•ืŸ ืฉื”ื™ื• ืฉืืจ ื”ืจื•ื—ื•ืช ืžื•ืงืคื•ืช ืžื—ื™ืฆื” ืืžืจ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ืืข"ื’ ื“ืื™ื ื” ืจื—ื‘ื” ื“'. ื•ืื™ ืืคืฉืจ ืœื•ืžืจ ื›ืŸ ืฉื”ืจื™ ื”ื•ื ืขืฆืžื• ืคื™ืจืฉ ืงื•ืจื” ืžืชืจืช ื‘ืžื™ื ื‘ื‘ื•ืจ ืฉื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ื•ื”ืงื•ืจื” ื ืชื•ื ื” ืขืœ ืจื•ื—ื‘ื” ื‘ืืžืฆืข ืœืžืขืœื” ื•ืื ืื™ืชื ื“ืืžืจ ืคื™ ืชืงืจื” ื‘ืคื—ื•ืช ืžื“' ืœืžื” ืœื™ ืงื•ืจื” ื“' ื›ื™ื•ืŸ ื“ื—ืฆื™ืจื•ืช ืžื•ืงืคื•ืช ืžื—ื™ืฆื” ื•ืœื ื‘ืขื™ ืืœื ืœื”ืคืกื™ืง. ื•ื›ืŸ ื‘ืค"ืง ื“ืฃ ื—: ื’ื‘ื™ ืงื•ืจืช ืžื‘ื•ื™ ื“ืืžืจ ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ืืžืื™ ืœื ื”ื•ื™ ืžื—ื™ืฆื” ืžืฉื•ื ื“ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื. ื•ืืžืื™ ื‘ืขื™ื ืŸ ื ืžื™ ืืจื›ื• ื™ื•ืชืจ ืขืœ ืจื—ื‘ื• ื•ื‘ืชื™ื ื•ื—ืฆื™ืจื•ืช ืคืชื•ื—ื™ื ืœืชื•ื›ื•. ื•ืœืžืขืœื” ืžืขืฉืจื™ื ื ืžื™ ืืžืื™ ื™ืžืขื˜. ื•ืืคื™ืœื• ืœืž"ื“ ื‘ืค"ืง ืฉื ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืื™ืช ืœื™ื” ื ืžื™ ืฉืคื™ืจ ื“ืœื ืืžืจ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ืœืฉื•ื™ื™ื” ืžื—ื™ืฆื” ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ืืœื ื‘ืงื•ืจื” ืจื—ื‘ื” ื“' ืืœื ื”ื›ื™ ืคื™' ืขืฉืื•ื” ื—ื›ืžื™ื ื›ืžื—ื™ืฆื” ื›ื™ ืข"ื™ ื”ื™ื›ืจ ื‘ืœื ืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ืœื ื”ื™ื• ืžืชื™ืจื™ืŸ ื—ื›ืžื™ื ืืช ื”ืžื‘ื•ื™ ืืœื ื›ืžื• ืžื—ื™ืฆื” ื“ืคื™ ืชืงืจื” ื“ื”ื•ื™ื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื‘ืจื•ื—ื‘ ืืจื‘ืขื” ืขืฉืื• ืœืงื•ืจื” ื˜ืคื— ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืœื”ืชื™ืจ ืžื‘ื•ื™ ืขืœ ื™ื“ื•. ื•ื”ืฉืชื ืœื ื”ื•ื™ ืคื™ืจื•ืฉ ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื›ืžื• ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื”. ื“ืœื—ื™ ื”ื•ื™ ืžื—ื™ืฆื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ืฃ ื™ื‘: ื“ืืžืจ ื”ื›ืฉื™ืจื• ื‘ืœื—ื™ ื”ื–ื•ืจืง ืœืชื•ื›ื• ื—ื™ื™ื‘. ื•ืขื•ื“ ื“ืžืกืชื‘ืจ ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื“ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื“ื”ื ืจื‘ื ื“ื”ื•ื ื‘ืชืจืื” ื•ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ื•ื•ืชื™ื” ืœื’ื‘ื™ ืื‘ื™ื™ ืกื‘ืจ ื‘ืค"ืง ื“ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ. ื•ืืข"ื’ ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืื‘ื™ื™ ื“ืืžืจ ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื•ืœื ื›ืจื‘ื ื“ืืžืจ ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ. ื•ืœืคื™ื›ืš ืคืกืงื• ื›ืœ ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื—ื•ืฅ ืžืจื‘ื™ื ื• ืชื ื›ืื‘ื™ื™ ื‘ืœื—ื™ ื”ืขื•ืžื“ ืžืืœื™ื• ื•ื˜ืขืžื ื“ืื‘ื™ื™ ืžืฉื•ื ื“ืื–ื™ืœ ืœื˜ืขืžื™ื” ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื”. ืžื›ืœ ืžืงื•ื ื‘ืงื•ืจื” ื“ื›ื•ืœื”ื• ืืžื•ืจืื™ ืกื‘ืจื™ ื“ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื›ืจื‘ื ื‘ื”ื ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ื. ื•ืงื™"ืœ ื›ืจื‘ ื“ืืžืจ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ืืคื™ืœื• ื›ื™ ืœื™ื›ื ืฉื ื’' ืžื—ื™ืฆื•ืช ื“ื”ืœื›ืชื ื›ืจื‘ ื‘ืื™ืกื•ืจื™. ืืœืžื ื‘ืงื•ืจื” ื˜ืคื— ืœื ื™ืืžืจ ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื. ื•ื›ืŸ ืžื•ื›ื— ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ืฉื‘ืช ื“ืฃ ื˜. ื’ื‘ื™ ืื™ืกืงื•ืคื” ื“ืงืืžืจ ื›ื’ื•ืŸ ืฉืงื™ืจื” ื‘ืฉืชื™ ืงื•ืจื•ืช ื•ืื™ืŸ ื‘ื–ื• ื“' ื•ืื™ืŸ ื‘ื–ื• ื“' ื•ืื™ืŸ ื‘ื™ืŸ ื–ื• ืœื–ื• ืฉืœืฉื”: ื•ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืงื•ืจื” ืืจื‘ืขื” ืžืชืจืช ื‘ืžื™ื. ื•ื”ื ืงืื–ื™ืœ ื“ืœื™ ืœื”ืš ื’ื™ืกื ื“ืงื•ืจื” ื•ืžื™ื™ืชื™. ืงื™ื ืœื”ื• ืœืจื‘ื ืŸ ื“ืื™ืŸ ื“ืœื™ ืžื”ืœืš ื™ื•ืชืจ ืžืืจื‘ืขื”. ืกื•ืฃ ืกื•ืฃ ืชื—ืช ืงื•ืจื” ืžื™ื”ื ืขืจื™ื‘ื™ ืžื™ื ื•ืงืื–ื™ืœ ื•ืžื™ื™ืชื™ ืžื‘ื™ื ื™ ื•ื‘ื™ื ื™ ืืœื ืงืœ ื”ื•ื ืฉื”ืงื™ืœื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ืžื™ื. ื›ื“ืจื‘ ื˜ื‘ืœื ื“ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื” ืจื‘ ื˜ื‘ืœื ืžืจื‘ ืžื—ื™ืฆื” ืชืœื•ื™ื” ืžื”ื• ืฉืชืชื™ืจ ื‘ื—ื•ืจื‘ื”. ืืžืจ ืœื™ื” ืื™ืŸ ืžื—ื™ืฆื” ืชืœื•ื™ื” ืžืชืจืช ืืœื ื‘ืžื™ื ืงืœ ื”ื•ื ืฉื”ืงื™ืœื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ืžื™ื. ืคืจืฉ"ื™ ื•ืœื™ืชื ืœื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืœื ื›ืจื‘ ื”ื•ื ื ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื“ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืœืžืขืœื” ืžืžืฉ ืืžืจ. ื•ืขืœ ื–ื” ืกื•ืžื›ื™ืŸ ื”ืขื•ืœื ืฉืขื•ืฉื™ืŸ ื‘ืชื™ ื›ืกืื•ืช ืขืœ ื”ืžื™ื ื•ืื™ืŸ ื”ืžื—ื™ืฆื•ืช ืžื’ื™ืขื•ืช ืœืžื™ื. ื•ืืข"ื’ ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“ืฃ ืคื–:) ื’ื–ื•ื–ื˜ืจื ืฉื”ื™ื ืœืžืขืœื” ืžืŸ ื”ืžื™ื ื•ืขืฉื• ืœื” ืžื—ื™ืฆื” ืขืฉืจื” ื˜ืคื—ื™ื ืœื ืฉื ื• ืืœื ืœืžืœืื•ืช ืื‘ืœ ืœืฉืคื•ืš ืืกื•ืจ. ื”ืœื›ื” ื›ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ื“ืžืกื™ืง ืœื ืชื™ืžื ืœืžืœืื•ืช ื”ื•ื ื“ืฉืจื™ ืื‘ืœ ืœืฉืคื•ืš ืืกื•ืจ ืืœื ืืคื™ืœื• ืœืฉืคื•ืš ื ืžื™ ืฉืจื™ ื“ื‘ืฉืœ ืกื•ืคืจื™ื ื”ืœืš ืื—ืจ ื”ืžื™ืงืœ. ื•ืžื™ื”ื• ืžื—ื™ืฆื” ืฉืื™ื ื” ืขืฉื•ื™ื” ืœืฉื ื”ืžื™ื ืืœื ืœืฉื ืฆื ื™ืขื•ืช ื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ืœื ืžื”ื ื™ื ื“ืžื—ื™ืฆื” ืœืฉื ืžื™ื ื‘ืขื™ื ืŸ. ื“ืœื ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ ืœื ืชื”ื ืžื—ื™ืฆื” ื’ื“ื•ืœื” ืžื”ื›ื•ืชืœ ืฉื‘ื™ื ื™ื”ื. ื•ืืข"ืค ื“ื’ื‘ื™ ื’ื–ื•ื–ื˜ืจื ืฉื”ื™ื ืœืžืขืœื” ืžืŸ ื”ืžื™ื ืคืจืฉ"ื™ ืืœื ื"ื› ืขืฉื• ืœื” ืžื—ื™ืฆื” ื›ืœ ืกื‘ื™ื‘ื” ืื• ืกื‘ื™ื‘ ื”ื ืงื‘ ื“' ืขืœ ื“' ื”ื—ืงื•ืง ื‘ืืžืฆืขื™ืชื” ื‘ื™ืŸ ืžืœืžืขืœื” ืขืœ ื”ื’ื–ื•ื–ื˜ืจื ื‘ื™ืŸ ืžืœืžื˜ื” ืžื—ื•ื‘ืจ ืœื”ื’ื–ื•ื˜ืจื ืืœืžื ืžื”ื ื™ ืกื‘ื™ื‘ ื”ื’ื–ื•ื–ื˜ืจื ืืข"ืค ืฉืื•ืชื” ื”ืžื—ื™ืฆื” ืื™ืŸ ืขืฉื•ื™ื” ืœืฉื ื”ืžื™ื. ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ื”ื›ื ื–ื” ื•ื–ื” ื‘ื‘ื•ืจ ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื•ื ื“ืœืžืขืœื” ืœื ื”ื•ื™ ื”ื™ื›ืจ ื“ื ืขืฉื™ืช ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื”ืžื™ื ืื‘ืœ ื‘ื’ื–ื•ื–ื˜ืจื ืืคื™ืœื• ืœืžืขืœื” ื”ื•ื™ ื”ื™ื›ืจ ืฉืขืฉื•ื™ื” ื›ื“ื™ ืœืžืœืื•ืช ื”ื™ืžื ื•. ื“ื‘ืขื ื™ืŸ ืื—ืจ ืœื ื”ื™ื” ืฆืจื™ืš ืžื—ื™ืฆื” ืืœื ื›ื“ื™ ืœื”ืชื™ืจ ืœื“ืœื•ืช ืžืžื ื• ื‘ืฉื‘ืช. ืื‘ืœ ื‘ื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ืฆืจื™ืš ืžื—ื™ืฆื” ืœืฆื ื™ืขื•ืช ื”ืœื›ืš ืฆืจื™ืš ืœืขืฉื•ืช ืžื—ื™ืฆื” ืœืžื˜ื” ืžื—ื•ื‘ืจ ืœื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ืœืฉื ื”ืžื™ื ื•ื”ื™ื™ื ื• ืœืฉื™ื˜ืช ืจืฉ"ื™ ื“ืคื™ืจืฉ ื“ืœื ืงื™"ืœ ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”. ืžื™ื”ื• ืชื™ืžื” ืขืœ ืžื” ืฉืคื™' ืจืฉ"ื™ ื“ืกื•ื’ื™ื ื“ืฉืžืขืชื™ืŸ ื“ืœื ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ื”ื ืจื‘ ื•ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื•ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ื™ืขืงื‘ ืงืจื—ื™ื ืื” ื›ื•ื•ืชื™ื” ืงื™ื™ืžื™. ื•ื’ื ืฆืจื™ืš ืœื•ืžืจ ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ ืงื•ืจื” ืืจื‘ืขื” ืžืชืจืช ื‘ื—ื•ืจื‘ื” ืœื™ืช ืœื™ื” ื“ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื“ืืžืจ ืžืชืจืช ื‘ืžื™ื ืžืฉื•ื ื“ืขืจื™ื‘ื™ ืžื™ื. ื•ืœื›ืื•ืจื” ื ืจืื” ื“ืื“ืจื‘ื” ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืœื ืฉืจื™ ืืœื ื‘ืžื™ื ื“ืœื™ื›ื ืืœื ื‘ืงื™ืขืช ื“ื’ื™ื ืื‘ืœ ื‘ื—ื•ืจื‘ื” ืœื. ื”ืœื›ืš ื ืจืื” ืœืคืจืฉ ืงืœ ื”ื•ื ืฉื”ืงื™ืœื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ืžื™ื ื‘ืงื•ืจื” ื“' ื“ืžื•ืชืจ ื‘ืœื ืฉื™ืงื•ืข ืžืฉื•ื ื“ืคื™ ืชืงืจื” ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ื—ืฉื™ื‘ ื˜ืคื™ ืื‘ืœ ื‘ืžื—ื™ืฆื” ืชืœื•ื™ื” ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ื‘ืขื™ ืฉื™ืงื•ืข. ื•ืจ"ื— ื–"ืœ ืคื™ืจืฉ ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืกื•ื’ื™ื ื“ืฉืžืขืชื™ืŸ ื›ื•ืชื™ื”. ื•ื–ื” ืœืฉื•ื ื•. ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื—ื™ื™ืฉ ืฉืœื ื™ื”ื ืžื•ืœื™ืš ืžื—ืฆื™ ื”ื‘ื•ืจ ืฉื”ื•ื ืจืฉื•ืช ื—ื‘ื™ืจื• ื•ื›ืŸ ื–ื” ืžืฉืœ ื–ื”. ืœืคื™ื›ืš ืžืฆืจื™ืš ืฉื™ื”ื• ืจืืฉื™ ื”ืงื ื™ื ื‘ื•ืœื˜ื™ืŸ ืœืžืขืœื” ืžืŸ ื”ืžื™ื ื˜ืคื— ืื• ื—ื•ืฆืฆื™ื ืจืืฉื™ ื”ืงื ื™ื ื‘ืžื™ื ื˜ืคื— ืœืžื ื•ืข ื”ื“ืœื™ ืžืœื™ืœืš ื•ืœื—ืฆื•ื‘ ื”ืžื™ื ืžืจืฉื•ืช ื—ื‘ื™ืจื•. ืืœื ื”ื ื“ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืงื•ืจื” ืืจื‘ืขื” ืžืชืจืช ื‘ื—ื•ืจื‘ื” ื•ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ ืงื•ืจื” ืืจื‘ืขื” ืžืชืจืช ื‘ืžื™ื ื”ื ืงืื–ื™ืœ ื“ืœื™ ื•ืžื™ื™ืชื™ ืžื™ื ืœืื™ื“ืš ื’ื™ืกื ื“ื‘ื•ืจ. ื•ืžืฉื ื™ ืงื™ื ืœื”ื• ืœืจื‘ื ืŸ ื“ืื™ืŸ ื“ืœื™ ืžื”ืœืš ืชื•ืชื™ ืงื•ืจื” ื—ื•ืฅ ืœืืจื‘ืขื” ื˜ืคื—ื™ื. ืชื•ืชื™ ืงื•ืจื” ืžื™ื”ื ืขืจื™ื‘ื™ ืžื™ื ื•ืงื—ืฆื™ื‘ ื“ืœื™ ืžื™ื ื“ื‘ื™ื ื™ ื•ื‘ื™ื ื™. ืงืœ ื”ื•ื ืฉื”ืงื™ืœื• ื—ื›ืžื™ื ื‘ืžื™ื ื“ืื™ืŸ ืžื—ื™ืฆื” ืชืœื•ื™ื” ืžืชืจืช ืืœื ื‘ืžื™ื ืืข"ืค ืฉืื™ืŸ ืžื’ืขืช ืขื“ ื”ืงืจืงืข ืจืง ืฉื™ื”ื• ื”ืงื ื™ื ืฉืงื•ืขื™ื ื˜ืคื— ื‘ื‘ื•ืจ ืฉืœื ื™ื›ื ืก ื”ื“ืœื™ ื‘ื”ื“ื™ื ืœื—ืœืง ื—ื‘ื™ืจื•. ื”ื›ื ื ืžื™ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืื–ื™ืœ ื“ืœื™ ื˜ืคื™ ืžื“' ื˜ืคื—ื™ื ื•ืืข"ื’ ื“ืขืจื™ื‘ื™ ืžื™ื ืชื•ืชื™ ืงื•ืจื” ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ. ื•ืงื™"ืœ ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืกื™ื’ื™ื ื“ืฉืžืขืชื™ืŸ ื›ื•ื•ืชื™ื” ื•ื›ืŸ ืคืกืง ืจื‘ ืืœืคืก ื–"ืœ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืกื•ื’ื™ื ื›ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”. ื•ื”ืจืื‘"ื“ ื•ื”ืจ"ื– ื”ืœื•ื™ ื–"ืœ ืคื™ืจืฉื• ืขืœ ื“ืจืš ืจืฉ"ื™. ื•ืื ื™ ืื•ืžืจ ืœืจื‘ื™ื ื• ื—ื ื ืืœ ื•ืจื‘ ืืœืคืก ื‘ืชื™ ื›ืกืื•ืช ืกื’ื™ ืœื”ื• ื‘ืžื—ื™ืฆื” ืชืœื•ื™ื” ืžืžืฉ. ื“ื“ื•ืงื ื‘ื‘ื•ืจ ืฉื‘ื™ืŸ ืฉืชื™ ื—ืฆื™ืจื•ืช ืžืฆืจื™ืš ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืฉื™ืงื•ืข ืจืืฉื™ ื”ืงื ื™ื ื‘ื‘ื•ืจ ืฉืœื ื™ืœืš ื”ื“ืœื™ ืœื”ื“ื™ื ืœืจืฉื•ืช ื—ื‘ื™ืจื• ืœืฉืื•ื‘ ืžื™ื. ืื‘ืœ ื‘ื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ืžื•ื“ื™ื ื“ืœื ื‘ืขื™ื ืฉื™ืงื•ืข. ื“ืขื“ื™ืฃ ื‘ื™ืช ื”ื›ืกื ืžืงื•ืจื” ืืจื‘ืขื” ืฉืžืชืจืช ื‘ืžื™ื:
Guemara : Rav Houna a dit : ยซ en bas ยป, rรฉellement en bas ; ยซ en haut ยป, rรฉellement en haut ; et l'un comme l'autre dans le puits. Et Rav Yehouda a dit : ยซ en bas ยป, en bas sous l'eau, c'est-ร -dire neuf tefahim, les extrรฉmitรฉs des roseaux apparaissant au-dessus de l'eau d'un tefah ; ยซ en haut ยป, au-dessus de l'eau, et il faut enfoncer la sรฉparation de roseaux dans l'eau d'un tefah, afin que celui-ci ne puise pas du domaine de l'un vers le domaine de l'autre, et que celui-lร  ne puise pas de ce domaine-ci vers celui-lร . Et la sougya suit Rav Yehouda. Mais ce que Rav Yehouda a dit, ยซ une kora de quatre permet dans une ruine ยป, Rachi a expliquรฉ que Rav Yehouda pense comme Rabbi Yichmael bar Rabbi Yossi, qui a dit (Soukka 16a) qu'une sรฉparation suspendue permet partout, et la halakha n'est pas comme lui. Et cela ne semble pas juste, car Rabbi Yichmael bar Rabbi Yossi n'a permis que dans un mavoy, mais pas dans la reshout ha-rabim, et ici il permet mรชme dans une ruine ouverte par une brรจche sur la reshout ha-rabim. De plus, pour une kora de quatre, la raison n'est pas celle de la sรฉparation suspendue, car il n'y a ici aucune question de sรฉparations ; c'est ร  cause du pi tikra (le bord du toit), et pour le pi tikra nous ne trouvons aucun Tana qui conteste. De plus, Rav admet le pi tikra plus loin, au chapitre Kol Gaggot (Eruvin 90b), ร  propos d'un portique dans une vallรฉe, et il n'admet pas l'avis de Rabbi Yichmael bar Rabbi Yossi, puisque c'est lui qui dit dans notre sougya qu'une sรฉparation suspendue ne permet que dans l'eau. Donc certainement la halakha suit Rav Yehouda qui dit : le pi tikra descend et ferme. ยซ Une kora de quatre ยป : Rachi a expliquรฉ qu'il prรฉcise quatre car, si l'on dit que ses bords descendent et ferment, il y a quatre dans l'espace entre les sรฉparations, et une sรฉparation faite pour un espace de moins de quatre n'est pas une sรฉparation. Il en dรฉcoule que lorsqu'elle n'a pas quatre, on dit aussi que le pi tikra descend et ferme d'un cรดtรฉ, si les autres cรดtรฉs sont entourรฉs de sรฉparations ; puisqu'il a expliquรฉ qu'on ne prรฉcise ยซ large de quatre ยป que pour qu'il y ait quatre dans l'espace entre les sรฉparations, s'ils n'avaient pas besoin de cet espace, par exemple si les autres cรดtรฉs รฉtaient entourรฉs de sรฉparations, on dirait que le pi tikra descend et ferme bien qu'elle ne soit pas large de quatre. Et il est impossible de dire cela, car lui-mรชme a expliquรฉ ยซ la kora permet dans l'eau ยป pour un puits entre deux cours, la kora รฉtant posรฉe en travers, au milieu, en haut ; et s'il en รฉtait ainsi, qu'on dit pi tikra pour moins de quatre, pourquoi faut-il une kora de quatre, puisque les cours sont entourรฉes de sรฉparations et qu'il ne faut que sรฉparer ? De mรชme au premier chapitre (8b), ร  propos de la kora du mavoy, oรน l'on dit que la kora sert de signe : pourquoi ne serait-elle pas une sรฉparation, du fait que le pi tikra descend et ferme ? Et pourquoi faut-il aussi que sa longueur dรฉpasse sa largeur, et que des maisons et des cours s'ouvrent dessus ? Et au-dessus de vingt aussi, pourquoi faut-il abaisser ? Et mรชme celui qui dit, au premier chapitre, que la kora sert de sรฉparation tient bien qu'on ne dit pas que le pi tikra descend et ferme pour en faire une sรฉparation de la Torah, sauf pour une kora large de quatre ; il faut donc expliquer ainsi : les Sages l'ont faite comme une sรฉparation, car par un simple signe, sans aucune sรฉparation, les Sages n'auraient pas permis le mavoy ; mais sur le modรจle de la sรฉparation du pi tikra, qui est de la Torah avec une largeur de quatre, ils ont fait la kora d'un tefah, par disposition rabbinique, pour permettre le mavoy grรขce ร  elle. Dรจs lors l'explication ยซ la kora sert de sรฉparation ยป diffรจre de ยซ le lehi sert de sรฉparation ยป, car le lehi est une sรฉparation de la Torah, comme cela ressort du premier chapitre (12b), oรน il est dit : ยซ si on l'a rendu valable avec un lehi, celui qui y jette est coupable ยป. De plus, il est raisonnable que nous tenions que la kora sert de signe, puisque Rava, qui est plus tardif et dont nous suivons l'avis face ร  Abaye, pense au premier chapitre que la kora sert de signe. Et bien que nous tenions comme Abaye, qui dit que le lehi sert de sรฉparation, et non comme Rava, qui dit qu'il sert de signe โ€” c'est pourquoi tous nos maรฎtres, sauf Rabbenou Tam, ont tranchรฉ comme Abaye au sujet du lehi qui se tient de lui-mรชme, la raison d'Abaye รฉtant qu'il suit sa logique selon laquelle le lehi sert de sรฉparation โ€” de toute faรงon, pour la kora, puisque tous les Amoraim pensent que la kora sert de signe, comme Rava, sur ce point la halakha suit Rava. Et nous tenons comme Rav, qui dit que le pi tikra descend et ferme mรชme lorsqu'il n'y a pas la trois sรฉparations, car la halakha suit Rav dans les interdits. Il en ressort que pour une kora d'un tefah on ne dit pas que le pi tikra descend et ferme. Et cela ressort aussi du premier chapitre de Chabbat (9a), ร  propos du seuil, oรน il est dit : ยซ par exemple s'il l'a couvert de deux poutres, que ni l'une ni l'autre n'a quatre, et qu'il n'y a pas trois entre elles ยป. Et Rav Nahman a dit : une kora de quatre permet dans l'eau. Mais le seau va de l'autre cรดtรฉ de la kora et rapporte [de l'eau] ! Les Sages savent qu'un seau ne se dรฉplace pas au-delร  de quatre. Au bout du compte, sous la kora au moins les eaux se mรฉlangent, et il va et rapporte de ce qui est entre les deux ! C'est une facilitรฉ que les Sages ont accordรฉe pour l'eau, comme [l'enseignement de] Rav Tavlร , qui demanda ร  Rav : une sรฉparation suspendue permet-elle dans une ruine ? Il lui dit : une sรฉparation suspendue ne permet que dans l'eau ; c'est une facilitรฉ que les Sages ont accordรฉe pour l'eau. Rachi a expliquรฉ : et Rav Yehouda n'est pas retenu, nous tenons comme Rav Houna, que Beit Hillel ont dit ยซ en haut, rรฉellement en haut ยป. Et c'est sur cela que les gens s'appuient quand ils font des lieux d'aisance au-dessus de l'eau dont les sรฉparations n'atteignent pas l'eau. Et bien que nous disions plus loin dans notre chapitre (Eruvin 87b) : ยซ une galerie (guezouztra) qui est au-dessus de l'eau, et ร  laquelle on a fait une sรฉparation de dix tefahim : ils ne l'ont enseignรฉ que pour puiser, mais pour verser c'est interdit ยป, la halakha suit la version ยซ certains disent ยป, qui conclut : ne dis pas que c'est seulement pour puiser que c'est permis et pour verser interdit ; mรชme pour verser aussi c'est permis, car pour une rรจgle des Soferim on suit l'avis indulgent. Toutefois une sรฉparation qui n'est pas faite pour l'eau, mais pour la pudeur des lieux d'aisance, n'est pas efficace, car il faut une sรฉparation faite pour l'eau, puisque nous ne tenons pas comme Rabbi Yehouda qui dit : la sรฉparation ne sera pas plus importante que le mur qui est entre eux. Et bien qu'ร  propos de la galerie au-dessus de l'eau Rachi ait expliquรฉ ยซ ร  moins qu'on ne lui ait fait une sรฉparation tout autour, ou autour de l'ouverture de quatre sur quatre creusรฉe en son milieu, soit en haut sur la galerie, soit en bas attachรฉe ร  la galerie ยป, d'oรน il ressort qu'elle est efficace autour de la galerie mรชme si cette sรฉparation n'est pas faite pour l'eau, on peut dire que, si ici on exige ยซ l'une et l'autre dans le puits ยป, c'est parce qu'en haut rien n'indique qu'elle a รฉtรฉ faite pour l'eau ; mais pour la galerie, mรชme en haut, cela indique qu'elle est faite pour y puiser, car autrement on n'aurait pas besoin de sรฉparation, sinon pour permettre d'y puiser le Chabbat. Mais pour les lieux d'aisance, on a besoin d'une sรฉparation pour la pudeur ; c'est pourquoi il faut faire une sรฉparation en bas, attachรฉe aux lieux d'aisance, pour l'eau. Et cela selon la mรฉthode de Rachi, qui a expliquรฉ que nous ne tenons pas comme Rav Yehouda. Toutefois il est รฉtonnant que Rachi explique que notre sougya ne suit pas Rav Yehouda, alors que Rav, Rabbi Hiya et la baraita de Yaakov Karhina'a le soutiennent. Et il faut aussi dire que Rav Yehouda, qui dit ยซ une kora de quatre permet dans une ruine ยป, n'admet pas l'avis de Rav Nahman qui dit qu'elle permet dans l'eau, parce que les eaux se mรฉlangent. Et ร  premiรจre vue il semble au contraire que Rav Nahman ne permet que dans l'eau, oรน il n'y a que le passage des poissons, mais pas dans une ruine. C'est pourquoi il semble qu'il faut expliquer ยซ c'est une facilitรฉ que les Sages ont accordรฉe pour l'eau ยป ร  propos de la kora de quatre, permise sans enfoncement parce que ยซ le pi tikra descend et ferme ยป a plus de poids ; mais pour la sรฉparation suspendue, nous tenons comme Rav Yehouda, qui exige l'enfoncement. Et Rabbenou Hananel a expliquรฉ que nous tenons comme Rav Yehouda, parce que notre sougya suit son avis ; et voici ses mots : ยซ Rav Yehouda craint qu'on n'apporte [de l'eau] de la moitiรฉ du puits qui est le domaine de son voisin, et de mรชme celui-ci de celui-lร  ; c'est pourquoi il exige que les extrรฉmitรฉs des roseaux dรฉpassent au-dessus de l'eau d'un tefah, ou que les extrรฉmitรฉs des roseaux sรฉparent dans l'eau sur un tefah, pour empรชcher le seau d'aller puiser l'eau du domaine de son voisin. Mais ce que Rav Yehouda a dit, une kora de quatre permet dans une ruine, et Rav Nahman a dit, une kora de quatre permet dans l'eau : le seau va et rapporte de l'eau de l'autre cรดtรฉ du puits ! Et il rรฉpond : les Sages savent qu'un seau ne se dรฉplace pas sous la kora au-delร  de quatre tefahim. Sous la kora au moins les eaux se mรฉlangent, et le seau puise de l'eau entre les deux ! C'est une facilitรฉ que les Sages ont accordรฉe pour l'eau, car une sรฉparation suspendue ne permet que dans l'eau, bien qu'elle n'atteigne pas le sol, pourvu que les roseaux soient enfoncรฉs d'un tefah dans le puits, pour que le seau n'entre pas directement dans la part de son voisin. Ici aussi, puisque le seau ne va pas au-delร  de quatre tefahim, bien que les eaux se mรฉlangent sous la kora, nous ne craignons pas. ยป Et nous tenons comme Rav Yehouda puisque la sougya suit son avis, et c'est ainsi qu'a tranchรฉ Rav Alfas, puisque la sougya suit Rav Yehouda. Et le Raavad et le Razah ha-Levi ont expliquรฉ selon la voie de Rachi. Et moi je dis que, selon Rabbenou Hananel et Rav Alfas, pour les lieux d'aisance une sรฉparation suspendue proprement dite suffit, car c'est seulement pour le puits entre deux cours que Rav Yehouda exige l'enfoncement des extrรฉmitรฉs des roseaux dans le puits, afin que le seau n'aille pas directement dans le domaine du voisin pour puiser de l'eau ; mais pour les lieux d'aisance ils admettent qu'il n'est pas besoin d'enfoncement, car les lieux d'aisance valent mieux qu'une kora de quatre, qui permet dans l'eau.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre lecture : le dรฉbat dรฉpend de la fonction de la kora. Si elle est un hekker (signe), tout l'espace jusqu'ร  elle compris est permis. Si elle est une mehitsa, Rachi prรฉcise que son bord intรฉrieur descend et ferme : ce qui est sous la poutre se trouve dรฉjร  ร  l'extรฉrieur de la paroi.

La glose du Roch rattachรฉe ici traite d'un autre passage (puits entre deux cours, Eruvin 86b) ; elle touche notre sougya par la distinction entre kora-signe et kora-sรฉparation, et par la notion de pi tikra (le bord d'un toit considรฉrรฉ comme descendant pour fermer).

13
ืœื, ื“ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ, ื•ื”ื›ื ื‘ื”ื ืงืžื™ืคืœื’ื™, ื“ืžืจ ืกื‘ืจ: ื”ื™ื›ื™ืจื ืžืœื’ื™ื•, ื•ืžืจ ืกื‘ืจ: ื”ื™ื›ื™ืจื ืžืœื‘ืจ.

Non : tous admettent que la kora [sert] de hekker, et ici ils divergent sur ceci : l'un pense que le signe [est] pour l'intรฉrieur, et l'autre pense que le signe [est] pour l'extรฉrieur.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืจ ืกื‘ืจ ื”ื™ื›ื™ืจื ืœื”ื ืš ืžื’ื•ื•ืื™ ื‘ืขื™ื ืŸ ื•ืฆื“ ื”ืคื ื™ืžื™ ื”ื•ื™ ืœื”ื• ื”ื™ื›ืจ ื•ืืกื•ืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืžืŸ ื”ื”ื™ื›ืจ ื•ืœื—ื•ืฅ:
L'un pense que le signe : il le faut pour ceux de l'intรฉrieur, et le cรดtรฉ intรฉrieur leur sert de signe ; il est interdit d'utiliser du signe vers l'extรฉrieur.
ืžืœื‘ืจ ืœื‘ื ื™ ืจืฉื•ืช ื”ืจื‘ื™ื ื“ื”ื™ื™ื ื• ืฆื“ ื”ื—ื™ืฆื•ืŸ:
Pour l'extรฉrieur : pour les gens de la reshout ha-rabim, c'est-ร -dire le cรดtรฉ extรฉrieur.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme lecture : tous tiennent que la kora est un signe. La question est : ร  qui s'adresse-t-il ? S'il vise les habitants du mavoy, c'est le bord intรฉrieur qu'ils voient en premier : la limite passe la, le dessous de la poutre est exclu. S'il vise les gens de la reshout ha-rabim, la limite passe au bord extรฉrieur : le dessous de la poutre est inclus.

14
ื•ืื™ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ื“ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื”, ื•ื”ื›ื ื‘ื”ื ืงืžื™ืคืœื’ื™, ื“ืžืจ ืกื‘ืจ: ื—ื•ื“ื• ื”ืคื ื™ืžื™ ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื, ื•ืžืจ ืกื‘ืจ: ื—ื•ื“ื• ื”ื—ื™ืฆื•ืŸ ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื.

Et si tu veux, dis : tous admettent [qu'elle sert] de mehitsa, et ici ils divergent sur ceci : l'un pense que son bord intรฉrieur descend et ferme, et l'autre pense que son bord extรฉrieur descend et ferme.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืจ ืกื‘ืจ ื—ื•ื“ื• ื”ืคื ื™ืžื™ ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ื ืžืฆื ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ืžืŸ ื”ืžื—ื™ืฆื” ื•ืœื—ื•ืฅ ื•ืืกื•ืจ:
L'un pense que son bord intรฉrieur descend et ferme : on trouve que le dessous de la kora est au-delร  de la sรฉparation, vers l'extรฉrieur, et c'est interdit.
๐Ÿ’ก Explication

Troisiรจme lecture : tous tiennent que la kora est une sรฉparation fictive, mais on discute du bord qui ยซ descend ยป (yored ve-sotem). Bord intรฉrieur : le dessous est dehors, interdit. Bord extรฉrieur : le dessous est dedans, permis.

15
ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื: ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ื‘ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ืฉืืกื•ืจ.

Rav Hisda a dit : tous admettent qu'entre les lehayim c'est interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ื‘ืžื‘ื•ื™ ืฉืื™ืŸ ื‘ื• ืงื•ืจื” ื•ื”ื›ืฉื™ืจื• ื‘ืœื—ื™ ืฉืืกื•ืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ื›ืœื•ืžืจ ื›ื ื’ื“ ื”ืœื—ื™ ื•ื”ืื™ ื“ื ืงื˜ ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ืืžื‘ื•ืื•ืช ื˜ื•ื‘ื ืงืื™:
Tous admettent : pour un mavoy qui n'a pas de kora et qu'on a rendu valable par un lehi, qu'il est interdit d'utiliser entre les lehayim, c'est-ร -dire en face du lehi ; et s'il dit ยซ entre les lehayim ยป [au pluriel], cela se rapporte ร  de nombreux mavoys.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ื‘ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ื“ืืกื•ืจ ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ื“ืœื—ื™ ื”ื•ื™ ืืคื™ืœื• ืžืฉื”ื• ื•ืืชื™ ืœืืคื•ืงื™ ืื‘ืœ ื‘ืงื•ืจื” ื“ืจื—ื‘ื” ื˜ืคื— ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ืื‘ืœ ืื™ืŸ ืœืคืจืฉ ื“ื˜ืขืžื ื“ืจื‘ ื—ืกื“ื ืžืฉื•ื ื“ืกื‘ืจ ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื•ืœื—ื™ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื•ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจ ื•ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ืืกื•ืจ ื•ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืืœื ืžืŸ ื”ืžื—ื™ืฆื” ืฉืœืคื ื™ื ื“ื”ื ืื‘ื™ื™ ืื™ืช ืœื™ื” ืœืขื™ืœ (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ื“' ื”.) ื’ื‘ื™ ื”ื™ื” ื’ื‘ื•ื” ืžื›' ื•ื‘ื ืœืžืขื˜ื• ืœื—ื“ ืœื™ืฉื ื ืงื•ืจื” ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื•ื›"ืฉ ืœื—ื™ ื•ืงื ืืžืจ ื‘ืกืžื•ืš ืžืกืชื‘ืจื ืžื™ืœืชื™ื” ื“ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ืื‘ืœ ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ืืกื•ืจ ื•ืจื‘ื ื ืžื™ ืื™ืช ืœื™ื” ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ ื“ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ื™ืจื ื•ื‘ืกืžื•ืš ืžื•ื“ื” ืจื‘ื ื“ืืกื•ืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื‘ื™ืŸ ืœื—ื™ื™ื ื”ื™ื›ื ื“ืจื—ื‘ ืืจื‘ืขื”:
Tous admettent qu'entre les lehayim c'est interdit : la raison en est que le lehi [est valable] mรชme minime, et l'on en viendrait ร  sortir [au-delร ] ; mais pour la kora, qui est large d'un tefah, il n'y a pas ร  craindre. On ne peut pas expliquer que la raison de Rav Hisda est qu'il pense que la kora sert de signe et le lehi de sรฉparation et de signe, et que c'est pourquoi entre les lehayim c'est interdit et l'on ne peut utiliser que de la sรฉparation vers l'intรฉrieur. Car Abaye tient plus haut (Eruvin 5a), ร  propos de [la kora] plus haute que vingt qu'on vient abaisser, selon une version, que la kora sert de sรฉparation, et ร  plus forte raison le lehi, et il dit tout prรจs : ยซ la parole de Rabbi Yo'hanan est raisonnable pour le dessous de la kora, mais entre les lehayim c'est interdit ยป ; et Rava aussi tient dans notre chapitre que l'un et l'autre servent de signe, et tout prรจs Rava admet qu'il est interdit d'utiliser entre les lehayim lorsque [le lehi] est large de quatre.
๐Ÿ’ก Explication

Le lehi est un montant posรฉ contre l'un des murs ร  l'entrรฉe du mavoy. L'espace situรฉ en face de lui (ยซ entre les lehayim ยป) est interdit, mรชme pour ceux qui permettent sous la kora.

Tossefot refuse d'y voir une consรฉquence de la fonction du lehi (sรฉparation) : la raison est pratique. Un lehi peut รชtre minime ; si l'on permettait l'espace en face de lui, on glisserait vers l'extรฉrieur. La kora, large d'au moins un tefah, ne prรฉsente pas ce risque.

16
ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื” ืจืžื™ ื‘ืจ ื—ืžื ืžืจื‘ ื—ืกื“ื: ื ืขืฅ ืฉืชื™ ื™ืชื™ื“ื•ืช ื‘ืฉื ื™ ื›ื•ืชืœื™ ืžื‘ื•ื™ ืžื‘ื—ื•ืฅ, ื•ื”ื ื™ื— ืงื•ืจื” ืขืœ ื’ื‘ื™ื”ืŸ, ืžื”ื•?

Rami bar Hama demanda ร  Rav Hisda : s'il a enfoncรฉ deux chevilles dans les deux murs du mavoy, ร  l'extรฉrieur, et posรฉ une kora dessus, qu'en est-il ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื ืขืฅ ืฉืชื™ ื™ืชื™ื“ื•ืช ืงื‘ื™ืœื™ื™"ืฉ ื ืขื•ืฆื•ืช ื‘ื›ื•ืชืœ ื‘ืขื•ื‘ื™ื• ืฉืœืฆื“ ืจื”"ืจ ื•ื ืžืฆืืช ืงื•ืจื” ืฉืขืœื™ื”ืŸ ื‘ื•ืœื˜ืช ื•ื ืžืฉื›ืช ืœื—ื•ืฅ ื™ื•ืชืจ ืžืŸ ื”ื›ืชืœื™ื ื•ื—ื•ื“ื” ื”ืคื ื™ืžื™ ื“ื‘ื•ืง ื•ืกืžื•ืš ืœื›ื•ืชืœ:
Il a enfoncรฉ deux chevilles (en vieux franรงais ยซ keviliyes ยป) : enfoncรฉes dans le mur, dans son รฉpaisseur, du cรดtรฉ de la reshout ha-rabim ; la kora qui repose dessus se trouve dรฉpasser et se prolonger vers l'extรฉrieur au-delร  des murs, et son bord intรฉrieur est collรฉ et adjacent au mur.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื•ืื ื ืขืฅ ืฉืชื™ ื™ืชื“ื•ืช ื‘ืฉื ื™ ื›ื•ืชืœื™ ื”ืžื‘ื•ื™ ื•ื”ื ื™ื— ืงื•ืจื” ืขืœื™ื”ื ืืคื™ืœื• ืœืžืืŸ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืืกื•ืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ื“ื—ื•ื“ื• ื”ืคื ื™ืžื™ ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ื ืžื™ ืืกื•ืจ ื“ืงื•ืจื” ืข"ื’ ืžื‘ื•ื™ ื‘ืขื™ื ืŸ ื•ืœื™ื›ื. ื•ืื ื ืขืฅ ืฉืชื™ ื™ืชื“ื•ืช ืขืงื•ืžื•ืช ืขืœ ืฉื ื™ ื›ื•ืชืœื™ ื”ืžื‘ื•ื™ ืฉืื™ืŸ ื‘ื’ื•ื‘ื”ืŸ ื’' ื•ืื™ืŸ ื‘ืขืงืžื•ืžื™ืชืŸ ืฉืœืฉ ื•ื”ื ื™ื— ืงื•ืจื” ืขืœื™ื”ืŸ ืžื•ืชืจ ื“ืืžืจ ื—ื‘ื•ื˜ ืจืžื™ ืงื•ืจื” ืข"ื’ ืžื‘ื•ื™ ื•ืืžืจ ืœื‘ื•ื“ ืžืฉืชื™ ืจื•ื—ื•ืช: ืื™ืชืžืจ ื ืจืื” ืžื‘ืคื ื™ื ื•ืฉื•ื” ืžื‘ื—ื•ืฅ ื ื™ื“ื•ืŸ ืžืฉื•ื ืœื—ื™. ื ืจืื” ืžื‘ื—ื•ืฅ ื•ืฉื•ื” ืžื‘ืคื ื™ื ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืจ ืจื‘ื™ ื—ื“ ืืžืจ ื ื™ื“ื•ืŸ ืžืฉื•ื ืœื—ื™ ื•ื—ื“ ืืžืจ ืื™ืŸ ื ื™ื“ื•ืŸ ืžืฉื•ื ืœื—ื™. ื•ื”ืœื›ืชื ื ื™ื“ื•ืŸ ืžืฉื•ื ืœื—ื™. ื•ื ืจืื” ืžื‘ื—ื•ืฅ ื•ืฉื•ื” ืžื‘ืคื ื™ื ื›ืžื• ืฉืคื™' ืจืฉ"ื™ ื‘ื‘ืจื™ื™ืชื ื“ืจ' ื—ื™ื™ื ื›ื•ืชืœ ืฉืฆื“ื• ืื—ื“ ื›ื ื•ืก ืžื—ื‘ื™ืจื• ื‘ื™ืŸ ืฉื ืจืื” ืžื‘ื—ื•ืฅ ื•ืฉื•ื” ืžื‘ืคื ื™ื ื›ื’ื•ืŸ ืฉืฉืงื•ืข ื”ื›ื•ืชืœ ืžืœืคื ื™ื• ืฉืื™ืŸ ื”ื›ื ื™ืกื” ื ืจืื” ืœืขื•ืžื“ื™ื ื‘ืžื‘ื•ื™ ืืœื ืœืขื•ืžื“ื™ื ื‘ืจื”"ืจ ื•ืื•ืชื” ืฉืงื™ืขื” ื—ืฉื™ื‘ ืœื—ื™ ื•ืœื ื›ืžื• ืฉืคื™' ืจืฉ"ื™ ื ืจืื” ืžื‘ื—ื•ืฅ ื•ืฉื•ื” ืžื‘ืคื ื™ื ืžืฉืš ื›ืœ ื”ืœื—ื™ ืœื—ื•ืฅ ื•ื—ื•ื“ื• ื”ืคื ื™ืžื™ ื ื›ื ืกื” ื‘ื›ื•ืชืœื™ ื”ืžื‘ื•ื™. ื“ืื™ ื—ืฉื™ื‘ ื›ื™ ื”ืื™ ื ืจืื” ืžื‘ื—ื•ืฅ ื•ืฉื•ื” ืžื‘ืคื ื™ื ื"ื› ื”ืื™ ื“ืžืฉื ื™ ืœืงืžืŸ ื‘ื ื›ื ืกื™ืŸ ื›ื•ืชืœื™ ืงื˜ื ื” ืœื’ื“ื•ืœื” ื”ืื™ ื ืžื™ ื”ื•ื ื ืจืื” ืžื‘ื—ื•ืฅ ื•ืฉื•ื” ืžื‘ืคื ื™ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื›ื ื’ื™ืคื•ืคื™ ื‘ื’ื“ื•ืœื” ืžืื—ื•ืจื™ ื”ื›ื ื™ืกื•ืช ื"ื› ื›ื ื™ืกืช ื”ืงื˜ื ื” ื”ื•ื™ ื ืจืื” ืžื‘ื—ื•ืฅ ื•ืฉื•ื” ืžื‘ืคื ื™ื. ืืœื ื•ื“ืื™ ื›ื”"ื’ ืœื ื”ื•ื™ ืืคื™ืœื• ื ืจืื” ืžื‘ื—ื•ืฅ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ื ืจืื” ืœืฆื“ ื—ืœืœ ื”ืžื‘ื•ื™ ืืœื ืœืขื•ืžื“ื™ื ืื—ืจื™ ื”ืžื‘ื•ื™ ื•ืœื—ื™ ื”ืžื•ืฉืš ืžื“ื•ืคื ื• ืฉืœ ืžื‘ื•ื™ ื‘ื™ืŸ ืื™ ื’ืจืก ืžื“ื•ืคื ื• ื‘ื™ืŸ ืื™ ื’ืจืก ืขื ื“ื•ืคื ื• ื™ืฉ ืœืคืจืฉ ืฉื ืžืฉืš ืขื ืขื•ื‘ื™ ืจื•ื—ื‘ ื”ื›ื•ืชืœ ืฉืœ ืžื‘ื•ื™ ื•ืจื•ื—ื‘ ื”ื›ื•ืชืœ ืขื•ื“ืฃ ืœืฆื“ ืžื‘ื•ื™ ืื• ืžืื—ืจื™ื•:
Et s'il a enfoncรฉ deux chevilles dans les deux murs du mavoy et posรฉ une kora dessus, mรชme selon celui qui tient qu'il est interdit d'utiliser sous la kora parce que son bord intรฉrieur descend et ferme, c'est aussi interdit, car il faut une kora au-dessus du mavoy, et il n'y en a pas. Et s'il a enfoncรฉ deux chevilles recourbรฉes sur les deux murs du mavoy, qui n'ont pas trois [tefahim] de hauteur ni trois dans leur courbure, et posรฉ la kora dessus, c'est permis, car on dit ยซ rabats-la ยป (havout rami) : la kora est au-dessus du mavoy ; et on dit lavoud des deux directions. Il a รฉtรฉ dit : visible de l'intรฉrieur et plat de l'extรฉrieur, il est jugรฉ comme un lehi. Visible de l'extรฉrieur et plat de l'intรฉrieur : Rabbi Hiya et Rabbi Chimon bar Rabbi, l'un dit qu'il est jugรฉ comme un lehi et l'autre dit qu'il n'est pas jugรฉ comme un lehi. Et la halakha : il est jugรฉ comme un lehi. Et ยซ visible de l'extรฉrieur et plat de l'intรฉrieur ยป s'entend comme Rachi l'a expliquรฉ dans la baraita de Rabbi Hiya : un mur dont un cรดtรฉ est en retrait par rapport ร  l'autre, que ce soit visible de l'extรฉrieur et plat de l'intรฉrieur, par exemple si le mur est en retrait sur sa face avant, de sorte que le retrait n'est visible qu'ร  ceux qui se tiennent dans la reshout ha-rabim et non ร  ceux qui se tiennent dans le mavoy ; ce retrait compte comme un lehi. Et non comme Rachi a expliquรฉ ยซ visible de l'extรฉrieur et plat de l'intรฉrieur ยป : il a tirรฉ tout le lehi vers l'extรฉrieur et son bord intรฉrieur est entrรฉ dans les murs du mavoy. Car si un tel cas comptait comme ยซ visible de l'extรฉrieur et plat de l'intรฉrieur ยป, alors ce que la Guemara rรฉpond plus loin, ร  propos des murs du petit [mavoy] qui entrent dans le grand, serait aussi ยซ visible de l'extรฉrieur et plat de l'intรฉrieur ยป, puisqu'il y a des rebords (guifoufim) dans le grand derriรจre les entrรฉes ; l'entrรฉe du petit serait alors ยซ visible de l'extรฉrieur et plat de l'intรฉrieur ยป. Mais certainement un tel cas n'est mรชme pas ยซ visible de l'extรฉrieur ยป, puisqu'il n'est pas visible du cรดtรฉ de l'espace du mavoy, mais seulement de ceux qui se tiennent derriรจre le mavoy. Et ยซ un lehi qui se prolonge de la paroi du mavoy ยป โ€” qu'on lise ยซ de sa paroi ยป ou ยซ avec sa paroi ยป โ€” on peut expliquer qu'il se prolonge avec l'รฉpaisseur de la largeur du mur du mavoy, et que la largeur du mur dรฉpasse du cรดtรฉ du mavoy ou derriรจre lui.
๐Ÿ’ก Explication

Cas pratique : au lieu de reposer sur les murs, la kora est posรฉe sur deux chevilles fichรฉes dans la face extรฉrieure des murs. Elle se trouve entiรจrement hors du mavoy, son bord intรฉrieur touchant l'extrรฉmitรฉ des murs.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Kora posรฉe sur deux chevilles, ร  l'extรฉrieur des murs reshout ha-rabim kora MAVOY bord intรฉrieur collรฉ aux murs bord extรฉrieur dans le vide Rav Hisda Celui qui interdit sous la kora (bord intรฉrieur) : permis, la fermeture touche les murs. Celui qui permet sous la kora (bord extรฉrieur) : interdit, il reste de l'air entre la fermeture et les murs. Rava Interdit selon tous : il faut une kora au-dessus du mavoy.
La kora sur chevilles : Rav Hisda fait dรฉpendre la rรฉponse du dรฉbat sur l'espace sous la kora ; Rava l'interdit dans tous les cas.
17
ืืžืจ ืœื™ื”: ืœื“ื‘ืจื™ ื”ืžืชื™ืจ โ€” ืืกื•ืจ, ืœื“ื‘ืจื™ ื”ืื•ืกืจ โ€” ืžื•ืชืจ.

Il lui dit : selon celui qui permet, c'est interdit ; selon celui qui interdit, c'est permis.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืœื“ื‘ืจื™ ื”ืื•ืกืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ื‘ื›ืœ ืžื‘ื•ืื•ืช ื“ื˜ืขืžื ืžืฉื•ื ื—ื•ื“ื• ื”ืคื ื™ืžื™ ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื:
Selon celui qui interdit : d'utiliser sous la kora dans tous les mavoys, dont la raison est que son bord intรฉrieur descend et ferme.
ืžืชื™ืจ ื›ืืŸ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื‘ืžื‘ื•ื™ ื”ื–ื” ืื’ื‘ ื”ืš ืงื•ืจื” ืฉืื™ื ื” ืขืœ ื’ื‘ื™ ืžื‘ื•ื™ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื—ื•ื“ื• ื”ืคื ื™ืžื™ ืกื•ืชื ื ืžืฆืืช ืกืชื™ืžืช ื”ืงื•ืจื” ื“ื‘ื•ืงื” ืœื›ืชืœื™ื ื•ืกืชื™ืžื” ืžืขืœื™ื™ืชื ื”ื™ื:
Permet : ici, d'utiliser ce mavoy grรขce ร  cette kora qui n'est pas au-dessus du mavoy ; car puisque son bord intรฉrieur ferme, la fermeture de la kora se trouve collรฉe aux murs, et c'est une fermeture valable.
ืœื“ื‘ืจื™ ื”ืžืชื™ืจ ืœื”ืฉืชืžืฉ ืชื—ืช ื”ืงื•ืจื” ืืœืžื ื—ื™ืฆื•ืŸ ื™ื•ืจื“ ื•ืกื•ืชื ืื•ืกืจ ื›ืœ ื”ืžื‘ื•ื™ ื”ื–ื” ืขื“ ืฉื™ื‘ื™ืื• ืงื•ืจื” ืื—ืจืช ื“ืื™ืŸ ื”ืกืชื™ืžื” ืžื—ื•ื‘ืจืช ืœื›ืชืœื™ื ื•ื™ืฉ ืื•ื™ืจ ื‘ื™ื ื™ื”ื ื•ื”ื›ื ืœืื• ืžื—ื™ืฆื” ืžืžืฉ ื”ื•ื ืœื”ื›ืฉื™ืจ ื”ืคืกืง ืื•ื™ืจ ืฉืžื›ืืŸ ื•ืžื›ืืŸ ืข"ื™ ืœื‘ื•ื“:
Selon celui qui permet : d'utiliser sous la kora, il en ressort que [le bord] extรฉrieur descend et ferme ; il interdit tout ce mavoy jusqu'ร  ce qu'on apporte une autre kora, car la fermeture n'est pas attachรฉe aux murs et il y a de l'air entre eux ; et ici ce n'est pas une vraie sรฉparation, pour valider par lavoud l'intervalle d'air de part et d'autre.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Hisda applique la troisiรจme lecture (segment 13). Pour qui fait descendre le bord intรฉrieur, la paroi fictive tombe exactement contre l'extrรฉmitรฉ des murs : le mavoy est fermรฉ. Pour qui fait descendre le bord extรฉrieur, la paroi tombe ร  un tefah en avant des murs, avec un vide sur les cรดtรฉs ; le lavoud (rรฉunion de ce qui est sรฉparรฉ de moins de trois tefahim) ne s'applique pas ร  une paroi fictive, selon Rachi.

18
ืจื‘ื ืืžืจ: ืœื“ื‘ืจื™ ื”ืื•ืกืจ ื ืžื™ ืืกื•ืจ โ€” ื‘ืขื™ื ืŸ ืงื•ืจื” ืขืœ ื’ื‘ื™ ืžื‘ื•ื™, ื•ืœื™ื›ื.

Rava a dit : selon celui qui interdit aussi, c'est interdit : il faut une kora au-dessus du mavoy, et il n'y en a pas.

๐Ÿ’ก Explication

Pour Rava, la condition est plus simple : la kora doit reposer sur le mavoy (au-dessus de ses murs). Une poutre accolรฉe de l'extรฉrieur ne remplit pas cette condition, quelle que soit l'opinion sur l'espace sous la kora. Le Roch retient cette position.

19
ืื™ืชื™ื‘ื™ื” ืจื‘ ืื“ื ื‘ืจ ืžืชื ื” ืœืจื‘ื: ื”ื™ืชื” ืงื•ืจืชื•

Rav Adda bar Matna objecta ร  Rava : si sa kora รฉtait...

๐Ÿ’ก Explication

Dรฉbut d'une objection tirรฉe d'une baraita ; la suite se trouve en 9a.

✉ Signaler une erreur de traduction

Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).