Moed_Katan 26b — La déchirure du vêtement en deuil : où déchirer, de quelle mesure, ce qui se raccommode, et quand on ajoute au lieu de déchirer

Moed_Katan 26b

Sougya : Le folio poursuit le traité de la keria, la déchirure du vêtement en signe de deuil. Il commence par délimiter l'endroit valide : une déchirure faite dans une faufilure, un ourlet ou une couture en échelle ne compte pas, tandis qu'une déchirure faite dans un raccommodage compte, et Rav Hisda précise qu'il s'agit du raccommodage alexandrin, si soigné que le vêtement passe pour entier.

Viennent ensuite les mesures : un tefah pour la première déchirure selon Rabbi Meir, trois doigts selon Rabbi Yehouda, avec la décision d'Oula confirmée par Rabbi Yossi. Le folio traite alors des déchirures successives : quelle partie se raccommode selon l'ordre des décès, la déchirure unique pour plusieurs proches et l'avis de Rabbi Yehouda ben Betera, la limite du nombril ou du cœur, la manière de retourner un vêtement rempli de déchirures.

Rav Matna et Mar Oukva s'opposent ensuite sur le délai au bout duquel on ajoute à la déchirure ancienne plutôt que d'en faire une nouvelle, sept jours ou trente, et Rabbi Zera objecte deux fois. Le folio se termine par une série de règles de tenue : le vêtement déjà déchiré, la tunique empruntée, le malade que l'on n'informe pas, l'enfant que l'on fait déchirer, les beaux-parents, l'endeuillé et le rire, enfin les lits dressés ou renversés au repas de consolation.

Le plan du folio : huit questions sur la déchirure du deuil I. Où la déchirure est-elle valide ? faufilure, ourlet, fronce, points en échelle : invalide — raccommodage alexandrin : valide (segments 0 à 2) II. De quelle mesure ? première déchirure et ajout : Rabbi Meir, Rabbi Yehouda, décision d'Oula, appui de Rabbi Yossi (segments 3 et 4) III. Haut et bas : quelle partie se raccommode ? selon l'ordre des décès ; une seule déchirure pour tous ; Rabbi Yehouda ben Betera et la décision de Chmouel (segments 5 à 9) IV. Jusqu'où, et sur quelle partie du vêtement ? jusqu'au nombril ou jusqu'au cœur ; devant, derrière, haut, bas ; la perima du Kohen Gadol (segments 10 et 11) V. Nouvelle déchirure ou simple ajout ? sept jours ou trente jours ; les deux objections de Rabbi Zera et leurs réponses (segments 12 à 16) VI. Le vêtement d'autrui et le vêtement déjà déchiré se présenter déchiré d'avance : vol des morts et des vivants ; la tunique empruntée (segments 17 et 18) VII. Autour de l'endeuillé le malade que l'on n'informe pas, l'enfant, les beaux-parents, le petit enfant sur les genoux (segments 19 à 21) VIII. Le repas de consolation et les lits lits dressés ou renversés selon l'intimité ; Rava et Abba bar Marta (segments 22 et 23)
Les huit questions successives du folio, du lieu de la déchirure aux lits du repas de consolation.
Les mesures de la déchirure : la première et l'ajout l'ajout vise le cas où un second deuil survient et où l'on prolonge la même déchirure Rabbi Meir première déchirure un tefah ajout trois doigts mesure fixe des deux côtés Rabbi Yehouda première déchirure trois doigts ajout n'importe quelle mesure allège les deux mesures Rabbi Yossi (baraita) première déchirure un tefah ajout n'importe quelle mesure sévère au départ, allège l'ajout La décision d'Oula : Rabbi Meir pour la déchirure, Rabbi Yehouda pour l'ajout soit un tefah au départ et n'importe quelle mesure ensuite — exactement la position de Rabbi Yossi La question des Tossefot sur Rabbi Yehouda d'où tire-t-il trois doigts ? Moed Katan 22b tirait le tefah du verbe saisir : il n'y a pas de saisie à moins d'un tefah
La mahloket sur les mesures, la décision d'Oula et l'appui de la baraita de Rabbi Yossi.
Deux deuils, une seule déchirure prolongée : quelle partie se raccommode ? on déchire d'abord, puis on prolonge vers le bas ; la partie faite pour le père ne se raccommode jamais Cas A : le père d'abord, le fils ensuite encolure haut pour le père bas pour le fils haut : ne se raccommode pas, jamais bas : se raccommode après le deuil Cas B : le fils d'abord, le père ensuite encolure haut pour le fils bas pour le père haut : se raccommode après le deuil bas : ne se raccommode pas, jamais le statut suit la partie du tissu, selon le mort pour lequel elle a été ouverte
Le statut de chaque partie de la déchirure selon l'ordre des décès : le père rend sa portion définitive.
Nouvelle déchirure ou simple ajout : sept jours ou trente ? Rav Matna et Mar Oukva, tous deux au nom du père de Chmouel et de Levi Premier avis : sept jours pendant les sept jours : nouvelle déchirure après les sept jours : on ajoute raison : pendant les sept jours on ne peut pas faufiler, donc un ajout se confondrait avec le premier Second avis : trente jours pendant les trente jours : nouvelle déchirure après les trente jours : on ajoute raison : pendant les trente jours on ne peut pas raccommoder, donc la déchirure reste visible comme telle Les deux objections de Rabbi Zera : chaque raison a un contre-exemple Contre le premier avis la femme faufile immédiatement, même dans les sept jours : elle devrait donc pouvoir ajouter, ce que l'avis refusé à tous Contre le second avis la déchirure du père ou de la mère ne se raccommode jamais : il faudrait donc toujours une nouvelle déchirure, sans limite de temps Réponse le faufilage de la femme est accordé en raison de son honneur, non par la règle : au regard de la règle la déchirure reste ouverte Réponse l'interdiction de raccommoder la déchirure du père est un honneur qu'on lui rend : au regard de la règle elle compte comme raccommodée après trente jours
Les deux avis sur le délai, leurs raisons, les objections de Rabbi Zera et les réponses de la guemara.
1
וּבְאִיחוּי אֲלֶכְּסַנְדְּרִי.

Et il s'agit du raccommodage alexandrin.

🗂️ Tossefot (1)
וּבְאִיחוּי אֲלֶכְּסַנְדְּרִי. בַּיְּרוּשַׁלְמִי אֵיזֶהוּ אִיחוּי כֹּל שֶׁאֵין מְקוֹמוֹ נִיכָּר וּבְמַסֶּכֶת שְׂמָחוֹת (פ"ט) מְפָרֵשׁ כֹּל שֶׁאִחוּהוּ כָּל צָורְכּוֹ:
« Et il s'agit du raccommodage alexandrin. » Dans le Talmud de Jérusalem : qu'appelle-t-on raccommodage (ihouy) ? Tout raccommodage dont la place ne se reconnaît plus. Et dans le traité Semahot (chapitre 9) on explique : tout ce que l'on a raccommodé autant qu'il le fallait.
💡 Explication

Ce fragment achève la phrase commencée au folio précédent. Le ihouy est un raccommodage véritable, par opposition à une couture provisoire ; le ihouy alexandrin en est la forme la plus soignée, celle dont les Tossefot rappellent la définition du Talmud de Jérusalem : un raccommodage dont on ne reconnaît plus la place.

2
תָּנוּ רַבָּנַן: הַקּוֹרֵעַ מִתּוֹךְ הַשְּׁלָל מִתּוֹךְ הַמְּלָל מִתּוֹךְ הַלֶּקֶט, מִתּוֹךְ הַסֻּולָּמוֹת — לֹא יָצָא. מִתּוֹךְ הָאִיחוּי — יָצָא. אָמַר רַב חִסְדָּא: וּבְאִיחוּי אֲלֶכְּסַנְדְּרִי.

Nos maîtres ont enseigné : celui qui déchire à partir du chelal (la faufilure lâche), à partir du melal (l'ourlet), à partir du leket (le tissu ramassé), à partir des soulamot (les points en échelle) — il ne s'est pas acquitté. À partir du ihouy (le raccommodage) — il s'est acquitté.

Rav Hisda a dit : et il s'agit du raccommodage alexandrin.

📜 Rachi (3)
מִתּוֹךְ הַשָּׁלָל שֶׁלֹּא קָרַע אֶלָּא בַּשָּׁלָל:
Qu'il n'a déchiré que dans la faufilure.
מִתּוֹךְ הָאִיחוּי מִקְּרַע הָאִיחוּי:
Il déchire le raccommodage lui-même.
וּבְאִיחוּי אֲלֶכְּסַנְדְּרִי דַּהֲוָה כְּשָׁלֵם:
Car il est comme un vêtement entier.
💡 Explication

La baraita énumère quatre états du tissu où une déchirure ne vaut pas keria de deuil. Le chelal est une faufilure provisoire, le melal le bord ourlé, le leket un tissu ramassé, les soulamot des points disposés en échelle. Dans tous ces cas, la couture ne fait pas du tissu un vêtement plein : la déchirure ne fait qu'ouvrir ce qui n'était pas fermé.

Le raccommodage, lui, refait un vêtement entier, et une déchirure qui y est pratiquée est une vraie déchirure. Rav Hisda restreint cela au raccommodage alexandrin, exécuté avec assez de soin pour que la couture disparaisse à la vue. Rachi le formule d'un mot : le vêtement y est comme s'il était entier.

🖼️ Schéma
Déchirer dans une couture : ce qui acquitte et ce qui n'acquitte pas Quatre états du tissu où la déchirure ne compte pas chelal faufilure lâche, points provisoires melal bord ourlé du vêtement leket tissu ramassé, froncé soulamot points disposés en échelle point commun : le tissu n'y est pas devenu un seul vêtement plein L'état où la déchirure compte ihouy alexandrin raccommodage si soigné que la place de la couture ne se reconnaît plus Rachi : il est comme un vêtement entier La règle que ces cas dégagent la déchirure du deuil demande un vêtement entier : une couture provisoire laisse le tissu déjà ouvert
Les quatre coutures qui n'acquittent pas et le raccommodage qui acquitte.
3
תָּנוּ רַבָּנַן: רַשַּׁאי לְהָופְכוֹ לְמַטָּה וּלְאַחוֹתוֹ. רַבִּי שִׁמְעוֹן בֶּן אֶלְעָזָר אוֹסֵר לְאַחוֹתוֹ, וּכְשֵׁם שֶׁהַמּוֹכֵר אָסוּר לְאַחוֹתוֹ — כָּךְ הַלּוֹקֵחַ אָסוּר לְאַחוֹתוֹ. וּלְפִיכָךְ מוֹכֵר צָרִיךְ לְהוֹדִיעוֹ לַלּוֹקֵחַ.

Nos maîtres ont enseigné : il a le droit de retourner le vêtement vers le bas et de le raccommoder. Rabbi Chimon ben Elazar interdit de le raccommoder.

Et de même que le vendeur n'a pas le droit de le raccommoder, ainsi l'acheteur n'a pas le droit de le raccommoder ; c'est pourquoi le vendeur doit en informer l'acheteur.

📜 Rachi (1)
רַשַּׁאי לְהַפְּכוֹ לְמַטָּה שֶׁהוֹפֵךְ הַקֶּרַע לְמַטָּה וְהוֹפֵךְ שֶׁלְּמַטָּה לְמַעְלָה וּמְאַחֵהוּ וְעוֹשֶׂה בֵּית הַצַּוָּאר וְלוֹבְשׁוֹ:
Il retourne la déchirure vers le bas, met le bas en haut, la raccommode, pratique l'encolure à la nouvelle extrémité et porte le vêtement.
🗂️ Tossefot (1)
כָּךְ הַלּוֹקֵחַ אָסוּר לְאַחוֹתוֹ. לֹא שָׁמַעְתִּי אִם מֻותָּר לְמָוכְרוֹ לְנָכְרִי נְהִי דְּלוֹקֵחַ אָסוּר לַאֲחוֹתוֹ אִם הוּא נָכְרִי מֻותָּר ואע"פ דְּמוֹכֵר צָרִיךְ לְהוֹדִיעַ לַלּוֹקֵחַ הַיְינוּ כְּדֵי שֶׁלֹּא יַעֲשֶׂה לוֹקֵחַ אִיסּוּר אֲבָל אֵין אָנוּ חוֹשְׁשִׁין אִם יִתְפְּרֶנּוּ הַנָּכְרִי וְלִכְאוֹרָה הָיָה מֻותָּר וְעוֹד צ"ע וְהַאי וּכְשֵׁם שֶׁמּוֹכֵר כו' הָוֵי פִּי' לְתַנָּא קַמָּא בְּלֹא הֲפִיכָה ולר"ש בֶּן אֶלְעָזָר אֲפִילּוּ ע"י הֲפִיכָה וּבְמַאי דִּפְלִיגִי נִרְאֶה דַּהֲלָכָה כְּתַנָּא קַמָּא וְכֵן פֵּירֵשׁ הר"א:
« Ainsi l'acheteur n'a pas le droit de le raccommoder. » Je n'ai pas entendu dire s'il est permis de le vendre à un non-Juif. Certes l'acheteur n'a pas le droit de le raccommoder, mais s'il s'agit d'un non-Juif, ce serait permis ; et si le vendeur doit informer l'acheteur, c'est afin que l'acheteur ne commette pas d'interdit, alors que nous ne craignons pas qu'un non-Juif le recouse. À première vue ce serait donc permis, mais la question demande encore examen. Et ce « de même que le vendeur, etc. » explique l'avis du premier tana, pour un raccommodage fait sans retournement ; pour Rabbi Chimon ben Elazar, la chose est interdite même au moyen du retournement. Sur le point de leur désaccord, il apparaît que la halakha suit le premier tana, et ainsi a expliqué le Ra.
💡 Explication

Il s'agit ici de la déchirure faite pour un père ou une mère, que l'on ne raccommode jamais. La première opinion ouvre une issue pratique : retourner le vêtement de haut en bas, refaire l'encolure à l'autre extrémité, et raccommoder alors l'ancienne déchirure devenue le bas du vêtement. Rabbi Chimon ben Elazar l'interdit malgré le retournement.

L'interdiction de raccommoder suit le vêtement et non la personne : l'acheteur y est tenu comme le vendeur. D'où l'obligation d'information à la charge du vendeur, afin que l'acheteur ne trébuche pas sur un interdit qu'il ignore. Les Tossefot tranchent ici en faveur du premier tana, contre Rabbi Chimon ben Elazar.

4
תָּנוּ רַבָּנַן: תְּחִילַּת קְרִיעָה — טֶפַח, וְתוֹסֶפֶת — שָׁלֹשׁ אֶצְבָּעוֹת, דִּבְרֵי רַבִּי מֵאִיר. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: תְּחִילַּת קְרִיעָה — שָׁלֹשׁ אֶצְבָּעוֹת, וְתוֹסֶפֶת — כָּל שָׁהוּ.

Nos maîtres ont enseigné : le début de la déchirure — un téfah ; et l'ajout — trois doigts ; paroles de Rabbi Meir. Rabbi Yehouda dit : le début de la déchirure — trois doigts ; et l'ajout — n'importe quelle mesure.

📜 Rachi (1)
וְתוֹסֶפֶת שָׁלֹשׁ כְּגוֹן שֶׁמּוֹסִיף קֶרַע אַחֵר עַל אוֹתוֹ קֶרַע כְּגוֹן שֶׁאֵירְעוֹ אֵבֶל אַחֵר:
Par exemple lorsqu'il ajoute une autre déchirure à celle qu'il avait faite, comme lorsqu'un autre deuil lui survient.
🗂️ Tossefot (1)
תְּחִילַּת קְרִיעָה שָׁלֹשׁ אֶצְבָּעוֹת. לָא יָדַעְנָא מִמַּאי מַפִּיק טַעְמָא דִּלְעֵיל (מוֹעֵד קָטָן ד' כב:) מַפְּקִינַן טֶפַח מִוְּיִחְזַק אֵין אֲחִיזָה פָּחוֹת מִטֶּפַח:
« Le début de la déchirure : trois doigts. » Je ne sais pas d'où il tire cette raison, car plus haut (Moed Katan 22b) nous avons tiré le téfah du verset « et il saisit » : il n'y a pas de saisie à moins d'un téfah.
💡 Explication

Deux mesures sont en jeu. La tehilat keria est la première déchirure, celle que l'on ouvre dans un vêtement entier. La tosséfet est l'ajout : lorsqu'un second deuil survient et que l'on prolonge la déchirure déjà faite au lieu d'en ouvrir une nouvelle. Le téfah vaut la largeur de la main, soit environ quatre doigts.

Rabbi Meir fixe une mesure précise dans les deux cas. Rabbi Yehouda allège les deux : trois doigts au départ, et pour l'ajout n'importe quelle mesure visible.

5
אָמַר עֻולָּא: הֲלָכָה כְּרַבִּי מֵאִיר בִּקְרִיעָה, וַהֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה בְּתוֹסֶפֶת. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי, רַבִּי יוֹסֵי אוֹמֵר: תְּחִילַּת קְרִיעָה — טֶפַח, וְתוֹסֶפֶת — כָּל שָׁהוּ.

Oula a dit : la halakha suit Rabbi Meir pour la déchirure, et la halakha suit Rabbi Yehouda pour l'ajout. Il a également été enseigné ainsi : Rabbi Yossi dit : le début de la déchirure — un téfah ; et l'ajout — n'importe quelle mesure.

🗂️ Tossefot (1)
תַּנְיָא נָמֵי הָכִי. רַבִּי יוֹסֵי סוֹבֵר כֵּן וְרַבִּי יוֹסֵי הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ לְגַבֵּי דְּרַבִּי מֵאִיר וְרַבִּי יְהוּדָה בְּפֶרֶק מִי שֶׁהוֹצִיאוּהוּ (עֵירוּבִין ד' מו:) וְעוֹד דה"ל מַכְרִיעַ:
« Il a également été enseigné ainsi. » Rabbi Yossi tient cet avis, et la halakha suit Rabbi Yossi face à Rabbi Meir et à Rabbi Yehouda, comme il est dit au chapitre Mi che-hotsiouhou (Erouvin 46b). En outre, il a ici le statut de celui qui tranche entre les deux avis (makhria).
💡 Explication

Oula prend à chaque maître sa position sur un seul des deux points : le téfah de Rabbi Meir pour la première déchirure, la mesure libre de Rabbi Yehouda pour l'ajout. La baraita de Rabbi Yossi énonce exactement cette combinaison, ce qui confirme la décision au lieu de la présenter comme un compromis personnel.

Les Tossefot ajoutent deux appuis. D'une part une règle générale de décision : la halakha suit Rabbi Yossi face à Rabbi Meir et à Rabbi Yehouda. D'autre part son statut de makhria, celui qui tranche entre deux avis en retenant un élément de chacun.

6
תָּנוּ רַבָּנַן: אָמְרוּ לוֹ מֵת אָבִיו וְקָרַע, מֵת בְּנוֹ וְהוֹסִיף, תַּחְתּוֹן — מִתְאַחֶה, עֶלְיוֹן — אֵינוֹ מִתְאַחֶה.

Nos maîtres ont enseigné : on lui a dit que son père était mort et il a déchiré ; on lui a dit que son fils était mort et il a ajouté : la partie basse se raccommode, la partie haute ne se raccommode pas.

📜 Rachi (1)
עֶלְיוֹן אֵין מִתְאַחֶה שֶׁקָּרְעוּ עַל אָבִיו וְעַל אִמּוֹ:
Car il l'a déchirée pour son père ou pour sa mère.
💡 Explication

La déchirure descend du haut du vêtement vers le bas. La portion ouverte la première occupe donc le haut, et la portion ajoutée se trouve en dessous d'elle. Chaque portion garde le statut du mort pour lequel elle a été faite : la déchirure faite pour un père ou une mère ne se raccommode jamais, celle faite pour les autres proches se raccommode à la fin du deuil.

Ici, le haut appartient au père et reste ouvert définitivement ; le bas appartient au fils et pourra être raccommodé.

🖼️ Schéma
Deux deuils, une seule déchirure prolongée : quelle partie se raccommode ? on déchire d'abord, puis on prolonge vers le bas ; la partie faite pour le père ne se raccommode jamais Cas A : le père d'abord, le fils ensuite encolure haut pour le père bas pour le fils haut : ne se raccommode pas, jamais bas : se raccommode après le deuil Cas B : le fils d'abord, le père ensuite encolure haut pour le fils bas pour le père haut : se raccommode après le deuil bas : ne se raccommode pas, jamais le statut suit la partie du tissu, selon le mort pour lequel elle a été ouverte
Les deux ordres possibles, et le statut de chaque portion du tissu.
7
מֵת בְּנוֹ וְקָרַע, מֵת אָבִיו וְהוֹסִיף, עֶלְיוֹן — מִתְאַחֶה, תַּחְתּוֹן — אֵינוֹ מִתְאַחֶה.

On lui a dit que son fils était mort et il a déchiré ; on lui a dit que son père était mort et il a ajouté : la partie haute se raccommode, la partie basse ne se raccommode pas.

💡 Explication

Le cas inverse donne le résultat inverse, ce qui confirme la règle : le statut est attaché à la portion de tissu et non à sa place dans le vêtement. Le haut, ouvert pour le fils, se raccommodera ; le bas, ajouté pour le père, restera ouvert.

8
מֵת אָבִיו, מֵת אִמּוֹ, מֵת אָחִיו, מֵתָה אֲחוֹתוֹ — קוֹרֵעַ קֶרַע אֶחָד לְכֻולָּן. רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה אוֹמֵר: עַל כֻּולָּן קֶרַע אֶחָד, עַל אָבִיו וְאִמּוֹ קֶרַע אֶחָד, לְפִי שֶׁאֵין מוֹסִיפִין עַל קֶרַע אָבִיו וְאִמּוֹ.

Son père est mort, sa mère est morte, son frère est mort, sa sœur est morte — il fait une seule déchirure pour tous. Rabbi Yehouda ben Betera dit : pour tous les autres, une seule déchirure ; pour son père et sa mère, une déchirure à part, car on n'ajoute pas à la déchirure faite pour son père et sa mère.

🗂️ Tossefot (2)
קוֹרֵעַ קֶרַע אֶחָד עַל כֻּולָּן. בְּמַסֶּכֶת שְׂמָחוֹת (פ"ט) א"ל מֵת אָבִיו וְקָרַע וְהוּא אֵינוֹ אֶלָּא אִמּוֹ יָצָא מֵתָה אִמּוֹ וְהוּא אֵינוֹ אֶלָּא אָבִיו יָצָא מֵת אָבִיו מֵתָה אִמּוֹ וְקָרַע וְהוּא אֵינוֹ אֶלָּא אֶחָד מִן הַקְּרוֹבִין יָצָא אֶחָד מִן הַקְּרוֹבִין וְקָרַע וְהוּא אֵינוֹ אֶלָּא אָבִיו אוֹ אִמּוֹ לֹא יָצָא וּבַיְּרוּשַׁלְמִי אָמְרוּ לוֹ מֵת רְאוּבֵן וְקָרַע וְאָמְרוּ שִׁמְעוֹן הָיָה יָצָא אָמְרוּ לוֹ מֵת רְאוּבֵן וְקָרַע וְאַחַ"כּ: אָמְרוּ לוֹ קַיָּים הָיָה וּמֵת אִית תַּנָּא לֹא יָצָא וְכֵן קָרַע עַל אָבִיו וְנִמְצָא בְּנוֹ אִם מֵת עַל אֲתַר אֵין צָרִיךְ לִקְרֹועַ כַּמָּה הוּא עַל אֲתַר כְּדֵי דִּבּוּר וּבְסוֹף פֶּרֶק בָּתְרָא דִּנְדָרִים (דַּף פז.) כְּמוֹ כֵן הִיא שְׁנוּיָה:
« Il fait une seule déchirure pour tous. » Dans le traité Semahot (chapitre 9) : on lui a dit que son père était mort et il a déchiré, alors qu'il ne s'agissait que de sa mère — il s'est acquitté ; on lui a dit que sa mère était morte et il a déchiré, alors qu'il ne s'agissait que de son père — il s'est acquitté ; on lui a dit que son père et sa mère étaient morts et il a déchiré, alors qu'il ne s'agissait que de l'un de ses proches — il s'est acquitté ; on lui a dit que l'un de ses proches était mort et il a déchiré, alors qu'il s'agissait de son père ou de sa mère — il ne s'est pas acquitté. Et dans le Talmud de Jérusalem : on lui a dit que Reouven était mort et il a déchiré, puis on lui a dit que c'était Chimon — il s'est acquitté. On lui a dit que Reouven était mort et il a déchiré, puis on lui a dit qu'il était vivant et qu'il est mort ensuite — il y a un tana qui dit qu'il ne s'est pas acquitté. De même s'il a déchiré pour son père et qu'il s'est avéré que c'était son fils : si celui-ci est mort sur-le-champ, il n'a pas besoin de déchirer à nouveau. Quelle est la mesure de « sur-le-champ » ? Le temps d'une parole (kedei dibour). Et à la fin du dernier chapitre de Nedarim (87a) l'enseignement est rapporté de la même manière.
לְפִי שֶׁאֵין מוֹסִיפִין עַל אָבִיו וְאִמּוֹ. פֵּי' בַּקּוּנְטְרֵס דְּאַכּוּלְּהוּ קָאֵי דְּבֵין אִם קֶרַע עַל אָבִיו קֹודֶם בֵּין קֶרַע עַל אֶחָד מִקְּרוֹבָיו קוֹדֵם וְלָא יָדַעְנָא מְנָא לֵיהּ דְּלִישָּׁנָא מַשְׁמַע דַּוְקָא עַל קֶרַע אָבִיו וְאִמּוֹ שֶׁהָיָה קֹודֶם:
« Car on n'ajoute pas à la déchirure de son père et de sa mère. » Rachi a expliqué dans son commentaire que cela porte sur tous les cas, qu'il ait déchiré d'abord pour son père ou d'abord pour l'un de ses proches. Je ne sais pas d'où il le tient, car la formulation indique précisément la déchirure faite pour son père et sa mère lorsqu'elle était la première.
💡 Explication

Plusieurs décès annoncés ensemble pourraient être couverts par une déchirure unique. Rabbi Yehouda ben Betera sépare les parents du reste : leur déchirure ne se mélange pas à celle des autres proches, puisqu'on n'y ajoute pas.

Les Tossefot rassemblent ici les cas voisins du traité Semahot et du Talmud de Jérusalem, où la question porte sur une déchirure faite d'après une nouvelle inexacte : on s'acquitte lorsque la déchirure faite pour le mort annoncé couvre le mort réel, et l'on ne s'acquitte pas lorsque le mort réel demandait davantage, un père ou une mère. Ils relèvent aussi que Rachi étend la raison de Rabbi Yehouda ben Betera aux deux ordres possibles, alors que la formulation semble viser le cas où la déchirure des parents a été faite la première.

9
מַאי טַעְמָא? אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: לְפִי שֶׁאֵינָן בְּתוֹסֶפֶת.

Quelle en est la raison ? Rav Nahman bar Yitshak a dit : parce qu'ils ne relèvent pas de l'ajout.

📜 Rachi (1)
שֶׁאֵינָן בְּתוֹסֶפֶת כְּלוֹמַר אֵין בַּדִּין שֶׁמּוֹסִיף עֲלֵיהֶן:
C'est-à-dire qu'il n'est pas juste d'y ajouter.
🗂️ Tossefot (1)
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק לְפִי שֶׁאֵינָן בְּתוֹסֶפֶת. תֵּימַהּ מַאי מוֹסִיף לְפָרֵשׁ הַטַּעַם מִן הַבָּרַיְיתָא וּפֵירֵשׁ הר"א בְּשֵׁם רַבֵּינוּ שְׁמוּאֵל דְּלָא גָּרְסִינַן לְפִי שֶׁאֵין מוֹסִיפִין בַּבָּרַיְיתָא והר"י הִקְשָׁה בְּתוֹסָפוֹת מַאי שַׁייָּךְ בַּתּוֹסֶפֶת נִרְאֶה לִי דְּמָצֵי לְמֵימַר דִּסְבִירָא כְּמַאן דְּאָמַר עַד טִיבּוּרוֹ אִי נָמֵי עַד שֶׁיְּגַלֶּה אֶת לִבּוֹ אֵין זֶה כָּל כָּךְ כְּמוֹ עַד לִבּוֹ מִיהוּ יוֹתֵר נִרְאֶה לִי דְּקָאָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק לְפִי שֶׁאֵינָן בְּתוֹסֶפֶת שֶׁצָּרִיךְ לִקְרֹועַ עַד לִבּוֹ וְאִם אֵירַע כָּךְ שֶׁלֹּא קָרַע עַד לִבּוֹ מ"מ כֵּיוָן דְּלָא עָשָׂה כְּמוֹ שֶׁהָיָה צָרִיךְ אוֹמֵר אֵין שַׁיָּיךְ תּוֹסֶפֶת מִיהוּ לְפֵירוּשׁוֹ קָסָבַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק כַּיֵּשׁ אוֹמְרִים עַד לִבּוֹ וַאֲפִילּוּ לְמָאֵן דְּאָמַר בְּסָמוּךְ עַד טִיבּוּרוֹ יֵשׁ לְיַישֵּׁב כְּמוֹ שֶׁפֵּי' שֶׁאֵין צָרִיךְ לִקְרֹועַ עַל אָבִיו וְעַל אִמּוֹ רַק עַד שֶׁיְּגַלֶּה אֶת לִבּוֹ מִכָּל מָקוֹם אִם קָרַע טְפֵי שַׁפִּיר מִשּׁוּם כְּבוֹד אָבִיו וְאֵין כָּאן בַּל תַּשְׁחִית:
« Rav Nahman bar Yitshak a dit : parce qu'ils ne relèvent pas de l'ajout. » Cela étonne : qu'ajoute-t-il en expliquant la raison à partir de la baraita elle-même ? Le Ra a expliqué au nom de Rabbenou Chmouel que l'on ne lit pas « car on n'ajoute pas » dans la baraita. Et Rabbi Yits'hak a soulevé dans les Tossefot : en quoi l'ajout est-il ici pertinent ? Il me semble que l'on peut dire qu'il tient l'avis de celui qui dit « jusqu'à son nombril » ; ou bien « jusqu'à découvrir son cœur », ce qui ne va pas tout à fait aussi loin que « jusqu'à son cœur ». Toutefois il me semble plus juste de dire que Rav Nahman bar Yitshak énonce « parce qu'ils ne relèvent pas de l'ajout » du fait qu'il doit déchirer jusqu'à son cœur : et s'il arrive qu'il n'ait pas déchiré jusqu'à son cœur, puisqu'il n'a pas fait ce qu'il devait faire, on dit que l'ajout n'a pas de place ici. Selon cette explication, Rav Nahman bar Yitshak tient l'avis de ceux qui disent « jusqu'à son cœur » ; et même selon celui qui dit plus loin « jusqu'au nombril », on peut l'expliquer comme nous l'avons dit : il n'a besoin de déchirer pour son père et sa mère que jusqu'à découvrir son cœur, mais s'il a déchiré davantage c'est bien, en raison de l'honneur de son père, et il n'y a là aucun bal tashhit.
💡 Explication

La réponse tient en une formule : la déchirure du père et de la mère n'entre pas dans le régime de l'ajout. Rachi la comprend comme une règle de convenance : il n'est pas juste d'adjoindre d'autres morts à cette déchirure.

Les Tossefot s'étonnent que Rav Nahman bar Yitshak paraisse répéter la baraita, et proposent une autre voie : la déchirure du père descend jusqu'au cœur, si bien qu'elle occupe déjà toute la place prévue et qu'un ajout n'a plus d'objet. Ils notent au passage qu'une déchirure plus large que la mesure requise ne relève pas de bal tashhit, la destruction gratuite, lorsqu'elle est faite pour l'honneur d'un père.

10
אָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתִירָה. וּמִי אָמַר שְׁמוּאֵל הָכִי? וְהָאָמַר שְׁמוּאֵל: הֲלָכָה כְּדִבְרֵי הַמֵּיקֵל בְּאָבֵל! אֲבֵילוּת לְחוּד, קְרִיעָה לְחוּד.

Chmouel a dit : la halakha suit Rabbi Yehouda ben Betera. Or Chmouel a-t-il dit cela ?

Chmouel a pourtant dit : la halakha suit les paroles de celui qui allège en matière de deuil ! Le deuil est une chose, la déchirure en est une autre.

💡 Explication

Chmouel énonce ailleurs une règle de décision générale : en matière de avelout, le deuil, on suit l'avis le plus indulgent. Or Rabbi Yehouda ben Betera est ici le plus sévère, puisqu'il impose une seconde déchirure.

La réponse délimite le champ de la règle : elle porte sur les lois du deuil proprement dites, les conduites imposées à l'endeuillé pendant ses jours de deuil. La keria forme un domaine distinct, où la règle d'indulgence ne s'applique pas.

11
עַד הֵיכָן קוֹרֵעַ — עַד טִיבּוּרוֹ, וְיֵשׁ אוֹמְרִים: עַד לִבּוֹ. אַף עַל פִּי שֶׁאֵין רְאָיָה לַדָּבָר, זֵכֶר לַדָּבָר, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וְקִרְעוּ לְבַבְכֶם וְאַל בִּגְדֵיכֶם״.

Jusqu'où déchire-t-il ? Jusqu'à son nombril.

Et certains disent : jusqu'à son cœur. Bien qu'il n'y ait pas de preuve à la chose, il y en a un rappel, car il est dit : « Déchirez vos cœurs et non vos vêtements » (Yoël 2, 13).

💡 Explication

La question porte sur la descente maximale de la déchirure, lorsqu'on prolonge la même ouverture pour des deuils successifs. Deux limites sont proposées : le nombril, ou le cœur.

Le verset de Yoël sert de zekher la-davar, un rappel et non une preuve : la formule de tirer une source d'un verset sans en faire un appui contraignant. Le prophète parle du cœur pour opposer la contrition à la déchirure du vêtement, et la guemara retient de sa lettre le point du corps que la déchirure atteint.

12
הִגִּיעַ לְטִיבּוּרוֹ — מַרְחִיק שָׁלֹשׁ אֶצְבָּעוֹת וְקוֹרֵעַ. נִתְמַלֵּא מִלְּפָנָיו — מַחֲזִירוֹ לַאֲחוֹרָיו. נִתְמַלֵּא מִלְמַעְלָה — הוֹפְכוֹ מִלְּמַטָּה. וְהַקּוֹרֵעַ מִלְּמַטָּה וּמִן הַצְּדָדִין — לֹא יָצָא. אֶלָּא שֶׁכֹּהֵן גָּדוֹל פּוֹרֵם מִלְּמַטָּה.

S'il est arrivé à son nombril, il s'écarte de trois doigts et déchire. Si le devant s'est rempli de déchirures, il tourne le vêtement vers l'arrière.

Si le haut s'est rempli, il le retourne pour mettre le bas en haut. Celui qui déchire par le bas ou sur les côtés ne s'est pas acquitté ; sauf que le Kohen Gadol fait sa déchirure par le bas.

📜 Rachi (3)
הִגִּיעַ לְטִיבּוּרוֹ וּמֵת לוֹ מֵת אַחֵר:
Et un autre mort lui est survenu.
מַרְחִיק שָׁלֹשׁ אֶצְבָּעוֹת בְּצַד אוֹתוֹ קֶרַע וְקוֹרֵעַ:
À côté de cette déchirure, et il déchire.
נִתְמַלֵּא קְרָעִים מִלְּפָנָיו מַחֲזִירוֹ לַאֲחוֹרָיו וְחוֹזֵר וְקוֹרֵעַ לְפָנָיו:
Le devant s'est rempli de déchirures : il tourne le vêtement vers l'arrière et déchire de nouveau ce qui se trouve désormais devant lui.
🗂️ Tossefot (1)
פּוֹרֵם מִלְּמַטָּה. בְּפָ' בָּתְרָא דְּהוֹרָיוֹת (ד' יב:) מְפָרֵשׁ מַה קוֹרֵעַ לְמַטָּה אִם בַּצַּוָּאר:
« Il fait sa déchirure par le bas. » Au dernier chapitre de Horayot (12b) on explique ce que signifie déchirer par le bas : au niveau du col.
💡 Explication

La baraita organise l'espace du vêtement. La déchirure valide part du haut, sur le devant. Lorsque cette zone est saturée, deux manipulations restent possibles : faire pivoter le vêtement pour amener l'arrière devant soi, ou le retourner de haut en bas pour que l'ancien bas devienne le haut. Une déchirure ouverte par le bas ou sur les côtés n'acquitte pas.

Le Kohen Gadol fait exception. Le verset lui interdit de déchirer ses vêtements, et la michna de Horayot lui reconnaît une périma, une déchirure faite par le bas, qui marque son deuil sans enfreindre cet interdit. Les Tossefot renvoient au dernier chapitre de Horayot, où l'on précise l'endroit exact de cette déchirure.

🖼️ Schéma
Sur quelle partie du vêtement, et que faire quand la place manque encolure le haut, sur le devant seul endroit qui acquitte limite de la descente le nombril, ou le cœur selon certains le bas : n'acquitte pas sauf la périma du Kohen Gadol les côtés n'acquittent pas les côtés n'acquittent pas Si le devant est rempli on tourne le vêtement pour amener l'arrière devant soi, puis on déchire de nouveau Si le haut est rempli on retourne le vêtement pour mettre le bas en haut, et le nouveau haut redevient valide Si l'on est arrivé au nombril sur une même déchirure on s'écarte de trois doigts sur le côté de cette déchirure et l'on en ouvre une nouvelle
Les zones valides et invalides du vêtement, et les deux manières de retrouver de la place.
13
פְּלִיגוּ בַּהּ רַב מַתְנָה וּמָר עֻוקְבָא, וְתַרְוַיְיהוּ מִשְּׁמֵיהּ דַּאֲבוּהּ דִּשְׁמוּאֵל וְלֵוִי. חַד אָמַר: כָּל שִׁבְעָה קוֹרֵעַ, לְאַחַר שִׁבְעָה — מוֹסִיף. וְחַד אָמַר: כָּל שְׁלֹשִׁים קוֹרֵעַ, לְאַחַר שְׁלֹשִׁים — מוֹסִיף.

Rav Matna et Mar Oukva en ont discuté, tous deux au nom du père de Chmouel et de Levi. L'un dit : pendant les sept jours, il déchire une nouvelle déchirure ; après les sept jours, il ajoute.

Et l'autre dit : pendant les trente jours, il déchire ; après les trente jours, il ajoute.

📜 Rachi (2)
כָּל שִׁבְעָה אִם מֵת לוֹ מֵת קוֹרֵעַ קְרִיעָה אַחֶרֶת:
Si un mort lui survient, il fait une autre déchirure.
לְאַחַר שִׁבְעָה מוֹסִיף עַל קֶרַע רִאשׁוֹן:
Sur la première déchirure.
💡 Explication

Un second deuil survient à l'intérieur du deuil en cours. Faut-il ouvrir une déchirure neuve, ou prolonger celle qui existe déjà ? La réponse dépend du moment, et les deux maîtres, qui transmettent la même tradition, en fixent le seuil différemment : la fin des chiva, les sept jours, ou la fin des cheloshim, les trente jours.

Le critère sous-jacent est la lisibilité du signe. Tant que la déchirure ancienne reste ouverte et visible comme telle, un ajout se confondrait avec elle et ne marquerait rien ; une déchirure neuve est alors nécessaire.

🖼️ Schéma
Nouvelle déchirure ou simple ajout : sept jours ou trente ? Rav Matna et Mar Oukva, tous deux au nom du père de Chmouel et de Levi Premier avis : sept jours pendant les sept jours : nouvelle déchirure après les sept jours : on ajoute raison : pendant les sept jours on ne peut pas faufiler, donc un ajout se confondrait avec le premier Second avis : trente jours pendant les trente jours : nouvelle déchirure après les trente jours : on ajoute raison : pendant les trente jours on ne peut pas raccommoder, donc la déchirure reste visible comme telle Les deux objections de Rabbi Zera : chaque raison a un contre-exemple Contre le premier avis la femme faufile immédiatement, même dans les sept jours : elle devrait donc pouvoir ajouter, ce que l'avis refuse à tous Contre le second avis la déchirure du père ou de la mère ne se raccommode jamais : il faudrait donc toujours une nouvelle déchirure, sans limite de temps Réponse le faufilage de la femme est accordé en raison de son honneur, non par la règle : au regard de la règle la déchirure reste ouverte Réponse l'interdiction de raccommoder la déchirure du père est un honneur qu'on lui rend : au regard de la règle elle compte comme raccommodée après trente jours
Les deux avis sur le seuil, leurs raisons respectives et la suite de la discussion.
14
מַתְקִיף לַהּ רַבִּי זֵירָא: מַאן דְּאָמַר כָּל שִׁבְעָה קוֹרֵעַ, אַמַּאי — דְּלָא נִיתַּן לְשָׁולְלוֹ, אֶלָּא הָא דְּאָמַר מָר: הָאִשָּׁה שׁוֹלַלְתּוֹ לְאַלְתַּר, הָכָא נָמֵי?!

Rabbi Zera objecte : celui qui dit que pendant les sept jours il déchire une nouvelle déchirure, pourquoi le dit-il ? Parce qu'il n'est pas permis de faufiler la déchirure.

Mais ce que le maître a dit : « la femme la faufile immédiatement » — là aussi diras-tu qu'elle ajoute ?

📜 Rachi (3)
דְּלָא נִיתַּן לְשָׁולְלוֹ תּוֹךְ שִׁבְעָה כְּלָל וְאִי מוֹסִיף בֵּיהּ מִיחְזֵי כְּקֶרַע אֶחָד אֲבָל לְאַחַר שִׁבְעָה דִּכְבָר שָׁלְלוּ קוֹרֵעַ כָּל הַשְּׁלִילוֹת וּמוֹסִיף כָּל שָׁהוּ דְּמִינְּכַר דְּעַל מֵת אַחֵר קֶרַע:
Il n'est nullement permis de la faufiler pendant les sept jours, et s'il y ajoute cela ressemble à une seule déchirure ; mais après les sept jours, où il l'a déjà faufilée, il déchire toutes les faufilures et ajoute n'importe quelle mesure, car il est alors visible qu'il a déchiré pour un autre mort.
אִשָּׁה שׁוֹלַלְתּוֹ לְאַלְתַּר אֲפִילּוּ תּוֹךְ שִׁבְעָה:
Même pendant les sept jours.
הָכִי נָמֵי דְּמוֹסִיף דְּקוֹרֵעַ הַשְּׁלִילָה וּמוֹסִיף בָּהּ פֻּורְתָּא דְּקָא מִינְּכַר וְקָא פְּסִיק כָּל שִׁבְעָה קוֹרֵעַ וַאֲפִילּוּ אִשָּׁה:
Elle ajouterait donc : elle déchire la faufilure et y ajoute un peu, ce qui se remarque ; or il tranche que pendant les sept jours on fait une nouvelle déchirure, même pour une femme.
💡 Explication

Rabbi Zera dégage d'abord la raison du premier avis, telle que Rachi la développe : pendant les sept jours, on ne faufile pas la déchirure, elle reste donc béante, et un ajout se lirait comme une seule et même déchirure. Après les sept jours, la déchirure faufilée est déjà refermée par des points lâches, et le simple fait d'en rompre la faufilure pour l'agrandir un peu suffit à rendre le nouveau deuil visible.

L'objection prend appui sur une exception connue : la femme faufile sa déchirure sans attendre. Si la raison du premier avis est l'impossibilité de faufiler, elle devrait donc ajouter au lieu de déchirer à nouveau, alors que l'avis parle sans distinction.

15
הָתָם מִשּׁוּם כְּבוֹד אִשָּׁה הוּא.

Là-bas, c'est en raison de l'honneur de la femme.

📜 Rachi (1)
מִשּׁוּם כְּבוֹד הָאִשָּׁה הוּא וְלֹא מִן הַדִּין:
Et non en vertu de la règle stricte.
💡 Explication

La réponse distingue la permission accordée et le statut de la déchirure. Le faufilage immédiat est concédé à la femme en raison de son honneur, pour qu'elle ne paraisse pas en public le vêtement ouvert. Cette concession ne modifie pas la règle : au regard du droit, la déchirure reste tenue pour ouverte, et un ajout resterait illisible. La femme aussi fait donc une nouvelle déchirure.

16
מַאן דְּאָמַר כָּל שְׁלֹשִׁים קוֹרֵעַ, אַמַּאי — דְּלָא נִיתַּן לַאֲחוֹתוֹ. אֶלָּא לְאָבִיו וּלְאִמּוֹ, דְּלֹא נִיתַּן לְאַחוֹתוֹ לְעוֹלָם, הָכִי נָמֵי?!

Celui qui dit que pendant les trente jours il déchire une nouvelle déchirure, pourquoi le dit-il ? Parce qu'il n'est pas permis de la raccommoder.

Mais pour son père et pour sa mère, où il n'est jamais permis de la raccommoder, diras-tu de même ?

💡 Explication

La même mécanique est appliquée au second avis. Sa raison est l'interdiction de raccommoder pendant les trente jours : la déchirure demeure reconnaissable, et un ajout ne se distinguerait pas d'elle. Or la déchirure faite pour un père ou une mère ne se raccommode jamais ; il faudrait donc, selon cette raison, ouvrir une déchirure neuve à chaque deuil ultérieur, sans limite de temps.

17
הָתָם מִשּׁוּם כְּבוֹד אָבִיו וְאִמּוֹ הוּא.

Là-bas, c'est en raison de l'honneur de son père et de sa mère.

📜 Rachi (1)
מִשּׁוּם כְּבוֹד אָבִיו וְלֹא מִן הַדִּין וְהָוֵי כְּאִיחוּי לְפִיכָךְ מוֹסִיף בּוֹ לְאַחַר שְׁלֹשִׁים:
Et non en vertu de la règle stricte ; elle est tenue pour raccommodée, et c'est pourquoi il y ajoute après les trente jours.
💡 Explication

La réponse suit la forme de la précédente. L'interdiction de raccommoder la déchirure des parents est un honneur qu'on leur rend, et non une conséquence du droit de la keria. Au regard de la règle, la déchirure compte comme raccommodée passé les trente jours : on peut donc y ajouter.

Les deux réponses dessinent ainsi une même distinction, entre ce que la règle établit et ce qu'un motif d'honneur impose ou concède par-dessus elle.

18
תָּנוּ רַבָּנַן: הַיּוֹצֵא בְּבֶגֶד קָרוּעַ לִפְנֵי הַמֵּת — הֲרֵי זֶה גּוֹזֵל אֶת הַמֵּתִים וְאֶת הַחַיִּים.

Nos maîtres ont enseigné : celui qui se présente devant le mort avec un vêtement déchiré vole les morts et les vivants.

📜 Rachi (1)
בְּבֶגֶד קָרוּעַ קֹודֶם לָכֵן גּוֹזֵל הַכֹּל שֶׁמְּרַמֶּה הַכֹּל שֶׁמַּרְאֶה לָהֶן שֶׁקָּרַע עַל הַמֵּת:
Déchiré auparavant : il vole tout le monde, car il trompe tout le monde en leur montrant qu'il a déchiré pour ce mort.
💡 Explication

Le vêtement déchiré d'avance fait croire à une déchirure faite pour ce mort. La baraita qualifie cela de vol à deux titres : envers le mort, qui perd l'honneur d'une déchirure qu'on ne lui a pas faite, et envers les vivants, trompés par une apparence de deuil. Le terme de vol désigne ici la captation d'un honneur qui n'est pas dû.

19
רַבָּן שִׁמְעוֹן בֶּן גַּמְלִיאֵל אוֹמֵר, הָאוֹמֵר לַחֲבֵירוֹ: הַשְׁאִילֵנִי חֲלוּקְךָ וְאֵלֵךְ וַאֲבַקֵּר אֶת אַבָּא שֶׁהוּא חוֹלֶה, וְהָלַךְ וּמְצָאוֹ שֶׁמֵּת — קוֹרֵעַ וּמְאַחוּ, וּכְשֶׁיָּבֹא לְבֵיתוֹ מַחֲזִיר לוֹ חֲלוּקוֹ, וְנוֹתֵן לוֹ דְּמֵי קִרְעוֹ. וְאִם לֹא הוֹדִיעוֹ — הֲרֵי זֶה לֹא יִגַּע בּוֹ.

Rabban Chimon ben Gamliel dit : celui qui dit à son compagnon : « Prête-moi ta tunique, que j'aille visiter mon père qui est malade », s'y rend et le trouve mort, déchire la tunique et la raccommode ; quand il rentre chez lui, il rend à son compagnon sa tunique et lui verse le prix de la déchirure. Et s'il ne l'en a pas informé, il n'y touchera pas.

📜 Rachi (1)
וְאִם לֹא הוֹדִיעוֹ שֶׁהוֹלֵךְ לְבַקֵּר אֶת אָבִיו:
Qu'il allait visiter son père.
💡 Explication

Le cas croise le droit du deuil et le droit des biens. En annonçant qu'il va visiter un père malade, l'emprunteur a mis le prêteur devant l'éventualité d'une déchirure : le prêt vaut consentement, et l'emprunteur déchire, raccommode, puis dédommage la perte de valeur.

Sans cette information, le consentement manque : le vêtement d'autrui reste intouchable, même pour l'obligation de déchirer. La déchirure est ici raccommodable, puisque le vêtement n'est pas le sien et qu'il lui sera rendu.

20
תָּנוּ רַבָּנַן: חוֹלֶה שֶׁמֵּת לוֹ מֵת — אֵין מוֹדִיעִין אוֹתוֹ שֶׁמֵּת, שֶׁמָּא תִּטָּרֵף דַּעְתּוֹ עָלָיו. וְאֵין מְקָרְעִין בְּפָנָיו, וּמְשַׁתְּקִין אֶת הַנָּשִׁים מִפָּנָיו.

Nos maîtres ont enseigné : un malade à qui un mort survient — on ne l'informe pas de ce décès, de peur que sa raison ne se trouble. On ne déchire pas devant lui, et l'on fait taire les femmes en sa présence.

💡 Explication

La santé du malade l'emporte sur la nouvelle et sur le deuil. La crainte est explicite : que sa raison ne se trouble sous le choc. La baraita ne se contente pas du silence sur la nouvelle, elle écarte aussi ses signes : la déchirure faite devant lui et les lamentations des pleureuses, qui l'un comme l'autre lui apprendraient ce qu'on lui cache.

21
וּמְקָרְעִין לַקָּטָן מִפְּנֵי עָגְמַת נֶפֶשׁ. וְקוֹרְעִין עַל חָמִיו וְעַל חֲמוֹתוֹ, מִפְּנֵי כְּבוֹד אִשְׁתּוֹ.

On déchire le vêtement d'un enfant mineur afin de susciter l'affliction. Et l'on déchire pour son beau-père et pour sa belle-mère, en raison de l'honneur de son épouse.

💡 Explication

Deux déchirures qui ne découlent pas d'une obligation personnelle. Le katan, l'enfant mineur, n'est pas tenu des commandements, et sa déchirure a une fonction d'entraînement du sentiment : voir les vêtements des enfants ouverts avive l'agmat nefech, l'affliction de l'assemblée.

La déchirure pour les beaux-parents relève de l'honneur de l'épouse : le mari s'associe visiblement au deuil qui est le sien, bien que ces morts ne comptent pas parmi ses propres proches.

22
וְאָמַר רַב פָּפָּא, תְּנָא בְּאֵבֶל רַבָּתִי: אָבֵל לֹא יַנִּיחַ תִּינוֹק בְּתוֹךְ חֵיקוֹ, מִפְּנֵי שֶׁמְּבִיאוֹ לִידֵי שְׂחוֹק, וְנִמְצָא מִתְגַּנֶּה עַל הַבְּרִיּוֹת.

Rav Papa a dit : il a été enseigné dans Ével Rabbati : un endeuillé ne posera pas un petit enfant sur ses genoux, parce que l'enfant l'amène à rire, et il se rend ainsi odieux aux yeux des gens.

💡 Explication

Ével Rabbati est le recueil tannaitique des lois du deuil, connu aussi sous le nom de traité Semahot. La règle vise une cause plutôt qu'un acte : l'endeuillé écarte ce qui le conduirait au rire, et le petit enfant sur les genoux en est le cas ordinaire.

Le motif retenu est le regard des autres : un rire pendant le deuil le rendrait odieux aux yeux des gens. Le deuil se tient aussi devant la communauté qui y participe.

23
וְאֵין מַבְרִין עַל מִטּוֹת זְקוּפוֹת. תָּנוּ רַבָּנַן: הַהוֹלֵךְ לְבֵית הָאָבֵל, אִם הָיָה לִבּוֹ גַּס בּוֹ — יַבְרוּהוּ עַל מִטּוֹת כְּפוּיוֹת. וְאִם לָאו — יַבְרוּהוּ עַל מִטּוֹת זְקוּפוֹת.

Et l'on ne sert le repas de consolation que sur des lits dressés. Nos maîtres ont enseigné : celui qui se rend à la maison de l'endeuillé, s'il était intime avec lui, on lui sert le repas sur des lits renversés ; sinon, on lui sert le repas sur des lits dressés.

📜 Rachi (1)
יַבְרוּהוּ לְאוֹתוֹ שֶׁבָּא עַל מִטּוֹת כְּפוּיוֹת:
À celui qui est venu, on sert le repas sur des lits renversés.
💡 Explication

La michna du chapitre dispose que le repas de consolation, la beraa, se prend sur des lits dressés. Le renversement des lits est une conduite d'endeuillé ; l'endeuillé redresse donc les lits pour ceux qui viennent le consoler.

La baraita nuance selon la proximité. Celui dont le cœur est familier avec l'endeuillé, un proche ami, prend le repas sur des lits renversés : son deuil est réel et la conduite lui convient. Celui qui n'a pas cette intimité est servi sur des lits dressés.

24
רָבָא אִיתְּרַע בֵּיהּ מִילְּתָא, עַל לְגַבֵּיהּ אַבָּא בַּר מָרְתָא, דְּהוּא אַבָּא בַּר מִנְיוֹמֵי. רָבָא זָקֵיף, אַבָּא בַּר מָרְתָא כָּפֵי. אָמַר: כַּמָּה לֵית בֵּיהּ דַּעְתָּא לְהַאי צֻורְבָּא מֵרַבָּנַן.

Un malheur survint à Rava. Abba bar Marta, qui est Abba bar Minyomi, entra chez lui.

Rava dressa le lit, Abba bar Marta le renversa. Rava dit : comme il manque de discernement, ce jeune érudit !

💡 Explication

Le récit donne la règle précédente en acte. En dressant le lit, Rava signifiait à son visiteur qu'il ne le comptait pas parmi les intimes. En le renversant, Abba bar Marta s'attribuait lui-même cette intimité et passait outre le signe.

Le reproche de Rava porte sur le daata, le discernement : un érudit doit lire ce qu'un geste de son hôte lui indique. La mesure de l'intimité appartient à l'endeuillé, non au visiteur.

25
תָּנוּ רַבָּנַן: הַהוֹלֵךְ מִמָּקוֹם לְמָקוֹם

Nos maîtres ont enseigné : celui qui va d'un lieu à un autre...

📜 Rachi (1)
אֲבָל הַהוֹלֵךְ מִמָּקוֹם לְמָקוֹם:
Il s'agit d'un endeuillé qui va d'un lieu à un autre.
💡 Explication

La baraita s'interrompt ici et se poursuit au folio suivant. Elle traite de l'endeuillé en voyage, dont le deuil commence hors de chez lui, et des conséquences de son déplacement sur le compte des jours.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).