Pesachim 10b - Coin déplace, souris, et heures de la bedika

Pesachim 10b

Sougya : Déposer le hamets dans un coin et le retrouver dans un autre suit le différend de Rabban Shimon ben Gamliel et des Sages sur la hache perdue : homme impur, où le maître lui-même qui a oublié. Rava tranche les miettes : la souris n'émiette pas, l'enfant émiette.

Puis une chaîne de questions reste en teiku : souris qui sort, blanche et noire, hulda, pain et souris ensemble. Autre chaîne, elle aussi en teiku : pain sur une poutre, dans une fosse, dans la gueule d'un serpent, corps où argent.

La michna ouvre les heures de la bedika. Rabbi Yehouda ne réclame pas trois recherches : avant l'issour on vérifie, après l'issour il décrété qu'on ne vérifie plus, de crainte d'en manger.

Les Sages ne décrètent pas. Le daf ferme sur l'objection de l'omer.

Hache déplacée, puis hamets déplace Cas : dépose dans ce coin, retrouve dans un autre. La baraita de la hache est tronquée : on la complète. Sages Hache perdue, où coin change Un homme impur est entre Il à pris, où il à déplacé La maison est impure Hamets : on craint la souris Ce pain n'est peut-être pas le sien Bedika Rabban Shimon ben Gamliel Il l'a prêtée et à oublié Ou il l'a déplacée lui-même et à oublié La maison est pure Hamets : on l'attribue à lui C'est lui qui a fait, et oublié Pas de bedika Tossefot : d'où vient la houmra des Sages Ils n'ont pas : celui qui est perdu est celui qui est trouvé Comme Rabban Shimon ben Gamliel : vérifier tout le champ Autre lecture : même selon Rabbi, s'il ignore combien de pains il à posés
Hache et coin : impur où oublié. Le même différend commande la bedika du hamets.
Rava : le pain qui sort est-il le pain qui est entre ? Souris, puis des miettes Elle n'a pas l'usage d'émietter Ces miettes ne sont pas son pain Bedika Enfant, puis des miettes Il à l'usage d'émietter Tossefot : miettes = tout le pain Pas de bedika Souris entre, souris sort La même ? Ou une autre ? Blanche entre, noire sort Surement une autre, où la noire le lui à pris Souris entre, hulda sort avec un pain Pris à la souris ? Alors la souris serait dans sa gueule Hulda sort : un pain et une souris. Teiku C'est bien elle Le pain serait dans la gueule de la souris Peur : le pain tombe elle le ramasse Les questions restent sans réponse
De la miette à la hulda : chaque question suppose la précédente, et la dernière reste en teiku.
Trois moments : repli, puis la gezera Lecture écartée Rav Hisda et Rabba bar Rav Huna : trois bedikot, face à trois versets Rav Yossef, puis Mar Zutra : s'il à manque ces moments, il ne vérifie plus Rabbi Yehouda Avant l'issour : on vérifie Après l'issour : on s'arrête Gezera Occupé à chercher, il en mangerait Nuit, matin, où heure du biour Sages Avant l'issour : on vérifie Après l'issour : on vérifie encore Pas de gezera Quatorze, puis mo'ed, puis après La bedika reste ouverte Objection ouverte : les marches pleines de farine des l'offrande de l'omer
Les trois moments sont un repli. Le différend porte sur la bedika après l'issour.
1
הניח בזוית זו ומצא בזוית אחרת — פלוגתא דרבן שמעון בן גמליאל ורבנן, דתניא: קרדום שאבד בבית — הבית טמא. שאני אומר: אדם טמא נכנס לשם ונטלו. רבן שמעון בן גמליאל אומר: הבית טהור, שאני אומר: השאילו לאחר ושכח, או שנטלו מזוית זו והניח בזוית האחרת ושכח.

S'il l'a déposé dans ce coin-ci et l'a trouvé dans un autre coin : c'est le différend de Rabban Shimon ben Gamliel et des Sages. Car on enseigné : une hache perdue dans la maison, la maison est impure.

Car je dis : un homme impur est entre la et l'a prise. Rabban Shimon ben Gamliel dit : la maison est pure.

Car je dis : il l'a prêtée à un autre et à oublié, où il l'a prise de ce coin-ci, déposée dans l'autre coin, et à oublié.

📜 Rachi (1)
הבית טמא כל כלי הבית טמאין שאני אומר אדם טמא נכנס לשם ומשמש בכל כלי הבית:
La maison est impure : tous les ustensiles de la maison sont impurs. Car je dis qu'un homme impur est entre la et s'est servi de tous les ustensiles de la maison.
🗂️ Tossefot (2)
הניח בזוית זו ומצא בזוית אחרת פלוגתא דרבן שמעון בן גמליאל ורבנן דלרבנן צריך בדיקה דחוששין שמא עכבר עשה ולא זהו שהניח ולית להו לרבנן הוא שאבד הוא שנמצא אלא כרשב"ג דאמר תיבדק כל השדה כולה אי נמי אתי אפי' כר' ומיירי כגון שאין יודע כמה ככרות הניח וצריך בדיקה שמא לא מצא כולם:
Selon les Sages il faut une bedika : on craint qu'une souris ait fait cela, et que ce ne soit pas celui qu'il à déposé. Les Sages n'ont pas le principe : celui qui est perdu est celui qui est trouvé. Ils sont comme Rabban Shimon ben Gamliel, qui dit : que tout le champ soit vérifie. Autre lecture : cela vient même selon Rabbi, et le cas est celui où il ne sait pas combien de pains il à déposés. Il faut une bedika, de crainte qu'il ne les ait pas tous trouves.
שאני אומר אדם טמא נכנס לשם וא"ת דהכא ובפרק קמא דחולין (דף ט:) גבי צלוחית תלינן באדם טמא ובפרק קמא דנדה (דף ד.) גבי ככר הנתון על גבי הדף ומדף טמא מונח תחתיה תלינן באדם טהור ותירץ ר"ת דאמר בפ"ק דשבת (דף טו:) גזרו על ספק כלים הנמצאים ולא גזרו על ספק אוכלין הנמצאים אי נמי גבי ככר רגלים לדבר שטהור הסירו שלא יפול על המדף ויטמא:
Et si tu dis : ici, et au premier chapitre de Houlin (9b) à propos d'une fiole, on attribue l'acte à un homme impur. Au premier chapitre de Nidda (4a), à propos d'un pain pose sur une planche, une planche impure étant placée dessous, on l'attribue à un homme pur. Rabbenou Tam répond : on dit au premier chapitre de Chabbat (15b) qu'ils ont décrété sur un safek d'ustensiles trouves, et qu'ils n'ont pas décrété sur un safek d'aliments trouves. Autre réponse, pour le pain : il y a raglayim la-davar (un indice). Un homme pur l'a retire, pour qu'il ne tombe pas sur la planche et ne devienne impur.
💡 Explication

Le fil vient du daf précédent : pain entre, pain retrouve. Ici le pain à changé de coin. La Guemara aligne ce cas sur une baraita de touma. Une hache manque dans la maison.

Les Sages : un homme impur est entre, l'a prise, et à touché les ustensiles. Rabban Shimon ben Gamliel : le maître l'a prêtée, où l'a déplacée lui-même, et à oublié. La maison reste pure.

Tossefot fait le pont vers le hamets. Côté Sages : la souris à pu remplacer le pain, donc bedika. Ils n'appliquent pas ici : celui qui est perdu est celui qui est trouvé. Côté ustensiles et aliments : Chabbat 15b décrété sur un safek de kelim trouves, pas sur un safek d'okhalin trouves.

2
זוית מאן דכר שמיה?

Un coin : qui l'a mentionné ?

📜 Rachi (1)
זוית מאן דכר שמיה פתח באבדו וסיים בנמצא בזוית אחרת:
Il à ouvert par : elle à été perdue, et il à fini par : trouvée dans un autre coin.
💡 Explication

La baraita citée parle d'une hache perdue. Le mot coin n'y figure que dans la bouche de Rabban Shimon ben Gamliel, en fin de phrase. La Guemara demande d'où le cas du coin tire son statut.

3
חסורי מחסרא, והכי קתני: קרדום שאבד בבית — הבית טמא, שאני אומר: אדם טמא נכנס לשם ונטלו. או שהניחו בזוית זו ומצאו בזוית אחרת — הבית טמא, שאני אומר: אדם טמא נכנס לשם ונטלו מזוית זו והניחו בזוית אחרת. רבן שמעון בן גמליאל אומר: הבית טהור, שאני אומר השאילו לאחר ושכח, או שנטלו מזוית זו והניח בזוית זו ושכח.

Le texte est tronqué, et voici ce qu'il enseigné. Une hache perdue dans la maison : la maison est impure.

Car je dis : un homme impur est entre la et l'a prise. Ou bien il l'a déposée dans ce coin-ci et l'a trouvée dans un autre coin : la maison est impure.

Car je dis : un homme impur est entre la, l'a prise de ce coin-ci et l'a déposée dans un autre coin. Rabban Shimon ben Gamliel dit : la maison est pure.

Car je dis : il l'a prêtée à un autre et à oublié, où il l'a prise de ce coin-ci, déposée dans ce coin-la, et à oublié.

📜 Rachi (1)
חסורי מיחסרא והכי קתני שאני אומר אדם טמא נכנס לשם ולקחו לאבוד וגבי מצא בזוית אחרת שמא אדם טמא הניחו שם רבן שמעון כו' וגבי חמץ נמי לרבנן חוששין שמא עכבר עשה וכיון דחוששין לעכבר יש לחוש נמי לא זהו אלא אחר ולרבן שמעון תולין באדם עצמו שהוא עשה ושכח וא"צ בדיקה:
Je dis qu'un homme impur est entre la et l'a prise : cela vise la hache perdue. Et pour : il l'a trouvée dans un autre coin, peut-être un homme impur l'y a déposée. Rabban Shimon, etc. Pour le hamets aussi : selon les Sages on craint qu'une souris l'ait fait, et puisqu'on craint la souris on craint aussi que ce ne soit pas celui-là, mais un autre. Selon Rabban Shimon on attribue l'acte à l'homme lui-même : c'est lui qui l'a fait et à oublié, et il n'y a pas besoin de bedika.
💡 Explication

Hasorei mehasera : la baraita enseignait deux cas, et le second à sauté. Hache perdue, et hache retrouvée dans un autre coin. Les deux rendent la maison impure selon les Sages, par le même homme impur.

Rachi reporte la nafka mina sur le hamets. Sages : souris, donc un autre pain, donc bedika. Rabban Shimon ben Gamliel : le maître à déplacé et oublié, pas de bedika.

4
אמר רבא: עכבר נכנס וככר בפיו, ונכנס אחריו ומצא פירורין — צריך בדיקה, מפני שאין דרכו של עכבר לפרר. ואמר רבא: תינוק נכנס וככר בידו, ונכנס אחריו ומצא פירורין — אין צריך בדיקה, מפני שדרכו של תינוק לפרר.

Rava à dit : une souris entre, un pain dans la bouche ; on entre après elle et l'on trouve des miettes : il faut une bedika, parce que la souris n'a pas l'usage d'émietter. Et Rava à dit : un enfant entre, un pain à la main ; on entre après lui et l'on trouve des miettes : pas besoin de bedika, parce que l'enfant à l'usage d'émietter.

📜 Rachi (1)
ונכנס אחריו ומצא פירורין צריך בדיקה ואין תולין הככר בו שאין דרכו של עכבר לפרר ולא זהו ככר שהכניס העכבר:
On entre après elle et l'on trouve des miettes : il faut une bedika. On n'attribue pas le pain à ces miettes, car la souris n'a pas l'usage d'émietter, et ce pain est autre que celui que la souris à introduit.
🗂️ Tossefot (1)
מפני שדרכו של תינוק לפרר ומיירי שיש פירורין כדי כל הככר ולכך אין צריך בדיקה ואפי' לרבן שמעון בן גמליאל דאמר תיבדק כל השדה כולה הכא רגלים לדבר יש שהפרורים מן הככר שהרי מיד נכנס אחריו:
Le cas est qu'il y a des miettes à concurrence de tout le pain, et c'est pourquoi il n'y a pas besoin de bedika. Même selon Rabban Shimon ben Gamliel, qui dit : que tout le champ soit vérifie, ici il y a raglayim la-davar : les miettes viennent du pain, puisqu'il est entre aussitôt après lui.
⚖️ Rosh (1)
מתני' אין חוששין שמא גיררה חולדה ממקום למקום מבית לבית דא"כ מחצר לחצר ומעיר לעיר אין לדבר סוף והיכא דבדק ובתר הכי חזי עכברא דעל בביתא ובפומה פיתא אע"ג דעל לההוא ביתא ומשכח פירורין כשיעור ההוא פיתא לא אמרינן מיכל אכלה לההוא פיתא והני פירורין דידה נינהו אלא אמרי' פירורין מעלמא נינהו ובעי למיבדק על ההוא פיתא דעכברא. דאמר רבא תינוק נכנס וככר בידו ונכנס אחריו ומצא פירורין אין צריך בדיקה שדרכו של תינוק לפרר. עכבר נכנס וככר בפיו ונכנס אחריו ומצא פירורין צריך לבדוק שאין דרכו של עכבר לפרר. כל הני פסקי הלכות דצבורי חמץ והנך בעיות דעכבר נכנס וככר בשמי קורה ובפי נחש השמיטו רב אלפס ז"ל משום דמילי דלא שכיחי נינהו. רבי יהודה אומר בודקין אור ארבעה עשר ובי"ד שחרית ובשעת הביעור. וחכ"א אם לא בדק אור ארבעה עשר יבדוק בי"ד לא בדק בי"ד יבדוק בתוך המועד ואם לא בדק בתוך המועד יבדוק לאחר המועד. ומה שמשייר יניחנו בצינעה כדי שלא יהא צריך בדיקה אחריו פירוש בתוך המועד ולאחר המועד בתוך הפסח ולאחר הפסח. כדי שלא יהא צריך בדיקה. אחריו כגון שנטלו עכבר בפניו או שהניח עשר ומצא תשע אבל אם לא ידע כמה הניח אע"פ שלא הצניעו אין צריך לחזור ולבדוק דהא תנן אין חוששין שמא גיררה חולדה וכו': ירושלמי הלכה ג כיצד הוא עושה כופה עליו את הכלי. כפה ולא מצאו אני אומר יד נטלתו לא כפה ולא מצאו צריך. לבדוק את הבית. ר' מאיר אומר אוכלין כל חמש ושורפין בתחלת שש. ר' יהודה אומר אוכלין כל ארבע ותולין כל חמש ושורפין בתחלת שש.
MICHNA. On ne craint pas qu'une hulda ait traîne d'un endroit à un endroit, d'une maison à une maison. Car s'il en était ainsi, d'une cour à une cour et d'une ville à une ville, il n'y a pas de fin à la chose. Et la où l'on a vérifie, puis où l'on a vu une souris entrer dans la maison, un pain dans la bouche : même si l'on entre dans cette maison et qu'on y trouve des miettes à la mesure de ce pain, on ne dit pas qu'elle à mangé ce pain et que ces miettes sont les siennes. On dit : les miettes viennent d'ailleurs, et il faut vérifier à cause de ce pain de la souris. Car Rava à dit : un enfant entre, un pain à la main ; on entre après lui et l'on trouve des miettes : pas besoin de bedika, car la manière de l'enfant est d'émietter. Une souris entre, un pain dans la bouche ; on entre après elle et l'on trouve des miettes : il faut vérifier, car la manière de la souris n'est pas d'émietter. Toutes ces peskei halakhot sur les tas de hamets, et ces questions : une souris qui entre, un pain sur la poutre, un pain dans la bouche d'un serpent, Rav Alfas zal les a laissées de côté, parce que ce sont des cas peu fréquents. Rabbi Yehouda dit : on vérifie la nuit du quatorze, le quatorze au matin, et à l'heure du biour. Et les Sages disent : s'il n'a pas vérifié la nuit du quatorze, qu'il vérifie le quatorze. S'il n'a pas vérifié le quatorze, qu'il vérifie pendant le mo'ed. Et s'il n'a pas vérifié pendant le mo'ed, qu'il vérifie après le mo'ed. Et ce qu'il met de côté, qu'il le dépose en tsin'à, afin qu'il n'ait pas besoin d'une bedika ensuite. Explication : pendant le mo'ed et après le mo'ed, pendant Pessa'h et après Pessa'h. Afin qu'il n'ait pas besoin d'une bedika. Ensuite : par exemple une souris l'a pris devant lui, où il à laissé dix et en a trouvé neuf. Mais s'il ne savait pas combien il avait laissé, même s'il ne l'a pas caché, il n'a pas à revenir vérifier, car la michna enseigné : on ne craint pas qu'une hulda ait traîne, etc. Yerushalmi, halakha 3. Comment fait-il ? Il renverse un récipient dessus. S'il à renversé et ne l'a pas trouvé, je dis : une main l'a pris. S'il n'a pas renverse et ne l'a pas trouvé, il doit vérifier la maison. Rabbi Meir dit : on mange toute la cinquième heure, et l'on brûle au début de la sixième. Rabbi Yehouda dit : on mange toute la quatrième, on suspend toute la cinquième, et l'on brûle au début de la sixième.
💡 Explication

Deux entrées, les mêmes miettes. L'usage décide. La souris ne fait pas de miettes : le pain qu'elle à apporté est encore quelque part, et les miettes viennent d'ailleurs. L'enfant émiette : les miettes rendent compte du pain.

Tossefot précise le koul : les miettes doivent égaler tout le pain. Même la houmra de Rabban Shimon ben Gamliel, vérifier tout le champ, cède ici devant un raglayim la-davar : on est entre tout de suite derrière l'enfant.

Le Roch fixe la halakha dans ce sens, puis note que le Rif laisse de côté les tas de hamets et les questions rares : poutre, serpent. Il enchaîne déjà la michna des heures, plus bas sur le daf.

🖼️ Schéma
Même scène, deux usages Souris N'émiette pas Il faut une bedika Enfant Emiette Pas de bedika
Souris : bedika. Enfant : les miettes suffisent.
5
בעי רבא: עכבר נכנס וככר בפיו, ועכבר יוצא וככר בפיו, מהו? מי אמרינן: היינו האי דעל, והיינו האי דנפק. או דילמא, אחרינא הוא.

Rava à demandé : une souris entre, un pain dans la bouche, et une souris sort, un pain dans la bouche. Qu'en est-il ?

Dit-on : c'est celle qui est entrée, et c'est celle qui est sortie ? Ou bien : c'en est une autre.

🗂️ Tossefot (2)
מי אמרינן היינו הא דעל היינו הא דנפק ואפילו לרשב"ג דאמר תיבדק כל השדה כולה הכא רגלים לדבר שהרי הוא עם הככר:
Même selon Rabban Shimon ben Gamliel, qui dit : que tout le champ soit vérifie, ici il y a raglayim la-davar, puisqu'elle est avec le pain.
או דילמא אחרינא הוא ואפי' לר' דאמר הוא שנמצא הוא שנאבד הכא חיישינן דמסתמא הראשונה נשאר בבית וזהו אחר שיצא:
Même selon Rabbi, qui dit : celui qui est trouvé est celui qui est perdu, ici on craint. En principe la première est restée dans la maison, et celle qui est sortie est une autre.
💡 Explication

Première ba'ya de la chaîne. On a vu une entrée et une sortie, chaque fois un pain dans la gueule. Côté koul : une seule souris, le pain est ressorti. Côté houmra : deux souris, le premier pain est resté.

Tossefot bloque les deux côtés par les positions déjà vues. Le koul tient même face à Rabban Shimon ben Gamliel, à cause de l'indice : elle sort avec le pain. La houmra tient même selon Rabbi : la première souris, elle, n'est pas sortie.

6
אם תמצא לומר היינו האי דעל והיינו האי דנפק: עכבר לבן נכנס וככר בפיו, ועכבר שחור יוצא וככר בפיו, מהו? האי ודאי אחרינא הוא. או דילמא, ארמויי ארמיה מיניה?

Si tu dis : c'est celle qui est entrée et c'est celle qui est sortie. Une souris blanche entre, un pain dans la bouche, et une souris noire sort, un pain dans la bouche.

Qu'en est-il ? Celle-ci est sûrement une autre.

Ou bien : elle le lui à jeté, et l'a pris.

📜 Rachi (2)
אם תמצא לומר היינו האי כו' דאי פשטת ליה דחיישינן דילמא אחרינא הואי תו לא צריכנא למיבעי שחור ולבן אבל אי פשטת ליה דלא חיישינן אכתי שחור ולבן מיבעיא לן:
Si tu tranchés qu'on craint que ce soit une autre, nous n'avons plus à demander pour la noire et la blanche. Si tu tranchés qu'on ne craint pas, la noire et la blanche restent encore à demander.
ארמוייה השליכו ממנו ונטלו הוא וחבירו בחגיגה (ד' טו:) אי נקטיה ביד מאן מרמי ליה מן ידי:
Il le lui à jeté, et il l'a pris. Passage voisin, Hagiga 15b : s'il le tenait à la main, qui le lui arracherait de la main ?
💡 Explication

La question ne s'ouvre que si la précédente penche vers la même souris. Rachi : si déjà la souris pareille laisse un safek, inutile de distinguer les couleurs.

Armoyei armeya mineh : la noire ne tient pas le pain dans la gueule de la blanche. Elle le fait lâcher, puis le prend. Hagiga 15b sert de parallèle : ce qu'on serre dans la main, un autre ne l'arrache pas.

7
ואם תמצא לומר עכברים לא שקלי מהדדי: עכבר נכנס וככר בפיו, וחולדה יוצאה וככר בפיה, מהו? חולדה ודאי מעכבר שקלתיה. או דילמא, אחרינא הוא. דאם איתא דמעכבר שקלתיה — עכבר בפיה הוה משתכח.

Et si tu dis : les souris ne prennent pas l'une de l'autre. Une souris entre, un pain dans la bouche, et une hulda sort, un pain dans la bouche.

Qu'en est-il ? La hulda l'a sûrement pris à la souris.

Ou bien : c'en est un autre. Car si elle l'avait pris à la souris, la souris se serait trouvée dans sa gueule.

💡 Explication

On admet que deux souris ne se prennent pas le pain. La hulda, plus forte, change la donne. Côté koul : elle à pris le pain de la souris, le pain est sorti. Côté houmra : un autre pain. Preuve offerte à ce côté : une hulda qui prend à une souris emporterait aussi la souris.

8
ואם תמצא לומר אם איתא דמעכבר שקלתיה, עכבר בפיה הוה משתכח: עכבר נכנס וככר בפיו, וחולדה יוצאה וככר ועכבר בפי חולדה, מהו? הכא ודאי איהו הוא, או דילמא: אם איתא דאיהו ניהו — ככר בפי עכבר משתכח הוה בעי אישתכוחי. או דילמא: משום ביעתותא הוא נפל, ושקלתיה. תיקו.

Et si tu dis : si elle l'avait pris à la souris, la souris se serait trouvée dans sa gueule. Une souris entre, un pain dans la bouche, et une hulda sort, un pain et une souris dans la gueule de la hulda.

Qu'en est-il ? Ici, c'est sûrement elle.

Ou bien : si c'était elle, le pain aurait dû se trouver dans la gueule de la souris. Ou bien : c'est par peur qu'il est tombé, et elle l'a pris.

Teiku.

📜 Rachi (1)
ככר ועכבר בפי חולדה עכבר נכנס וככר בפיו וחולדה יוצא' כשנכנס בו לבדוק ובפיה ככר מכאן ועכבר מכאן:
Un pain et une souris dans la gueule de la hulda : une souris entre, un pain dans la bouche, et la hulda sort au moment où il entre pour vérifier, un pain d'un côté et une souris de l'autre dans sa gueule.
💡 Explication

Dernier étage. On voit sortir la hulda avec les deux : pain et souris. Trois lectures.

C'est le même couple, le pain est sorti. Ou le pain devrait encore être dans la gueule de la souris, donc celui de la hulda est un autre. Ou bi'atuta : la peur à fait tomber le pain, la hulda l'a ramasse à part, et la souris avec.

Teiku : la chaîne s'arrête sans pesak.

🖼️ Schéma
Pain et souris dans la gueule de la hulda C'est elle Le même pain, la même souris Pain à part Il serait reste dans la souris Bi'atuta Peur : tombe, elle le prend Teiku : la question reste posée
Trois lectures du pain et de la souris dans la même gueule.
9
בעי רבא: ככר בשמי קורה — צריך סולם להורידה, או אין צריך? מי אמרינן: כולי האי לא אטרחוהו רבנן, כיון דלא נחית מנפשיה — לא אתי למיכלה. או דילמא: זימנין דנפל ואתי למיכלה.

Rava à demandé : un pain en haut d'une poutre, faut-il une échelle pour le descendre, où non ? Dit-on : les Sages ne l'ont pas astreint à ce point, et puisque le pain ne descend pas de lui-même, il n'en viendra pas à le manger ?

Ou bien : parfois il tombe, et il en viendra à le manger.

💡 Explication

Nouvelle série, autre mesure : la peine. Le pain est hors d'atteinte, sur la poutre. Côté koul : koulei haï lo atrhouhou, les Sages n'imposent pas une échelle, et un pain qui ne descend pas seul ne sera pas mangé. Côté houmra : un pain perche tombe parfois.

10
ואם תמצי לומר זימנין דנפל ואתי למיכלה: ככר בבור — צריך סולם להעלותה, או אין צריך? הכא ודאי דלא עבידא דסלקה מנפשה, או דילמא: זימנין דנחית למעבד צורכיה, ואתי למיכליה.

Et si tu dis : parfois il tombe, et il en viendra à le manger. Un pain dans une fosse : faut-il une échelle pour le monter, où non ?

Ici, certes, il n'est pas sujet à monter de lui-même. Ou bien : parfois il descend pour un besoin à lui, et il en viendra à le manger.

💡 Explication

La fosse inverse la poutre. Le pain ne remonte pas seul : le koul semble acquis. La houmra déplace le sujet vers l'homme : il descend le-ma'avad tsorkho, pour un besoin à lui, et trouve le pain.

11
אם תמצא לומר זימנין דנחית לצורכיה ואתי למיכלה: ככר בפי נחש — צריך חבר להוציא, או אין צריך?

Si tu dis : parfois il descend pour son besoin, et il en viendra à le manger. Un pain dans la gueule d'un serpent : faut-il un haver pour le retirer, où non ?

📜 Rachi (1)
ככר בפי נחש בעיא באנפי נפשה היא ולא דמי להנך דלעיל ול"ג את"ל:
C'est une question à part. Elle ne ressemble pas aux précédentes, et l'on ne lit pas : si tu trouves à dire.
💡 Explication

Le na'hach garde le pain. Le retirer demande un haver, un charmeur, donc une dépense. Rachi coupe le lien avec la poutre et la fosse : question autonome, et sa girsa n'a pas la formule im timtza lomar.

12
בגופיה אטרחוהו רבנן, בממוניה לא אטרחוהו רבנן. או דילמא לא שנא. תיקו.

Pour son corps, les Sages l'ont astreint. Pour son argent, les Sages ne l'ont pas astreint.

Ou bien : il n'y a pas de différence. Teiku.

📜 Rachi (2)
לא אטרחוהו ויבטל בלבו:
Ils ne l'ont pas astreint : et il annule dans son cœur.
בממוניה לשכור חבר:
Pour son argent : pour louer un haver.
🗂️ Tossefot (1)
בממוניה לא אטרחוהו רבנן פי' הכא דוק' דשמא יוציאנה או יאכלנה אבל היכא דאיכא חמץ אמר לעיל (פסחים דף ד:) דניחא ליה לאינש דליעבד מצוה בממוניה:
Explication : ici seulement, car peut-être il le sortira, où il le mangera. La où il y a du hamets, il à dit plus haut (Pesachim 4b) qu'il plaît à l'homme d'accomplir une mitsva avec son argent.
💡 Explication

Le nœud du serpent. Be-gufeh : l'effort du corps, l'échelle, les Sages l'imposent. Be-mamoneh : payer le charmeur, ils ne l'imposent pas. L'autre côté : argent et corps, même din.

Rachi : si l'on n'impose pas la dépense, il reste le bitul ba-lev. Tossefot limite le koul à ce safek. Pour un hamets certain, Pesachim 4b : l'homme tient à faire la mitsva avec son argent.

Deuxième teiku du daf.

🖼️ Schéma
Jusqu'où les Sages imposent la peine Poutre Échelle pour descendre ? Ne descend pas seul Parfois il tombe Les Sages n'imposent pas tant Fosse Échelle pour monter ? Ne monte pas seul Il descend pour un besoin Et il en mangerait Serpent Haver, charmeur, à payer Corps : on impose Argent : on n'impose pas Ou bien : pas de différence Teiku. Sans dépense : bitul ba-lev, annulation dans le cœur
Poutre, fosse, serpent : la dépense d'argent reste en teiku.
13
מתני׳ רבי יהודה אומר: בודקין אור ארבעה עשר, ובארבעה עשר שחרית, ובשעת הביעור. וחכמים אומרים: לא בדק אור ארבעה עשר — יבדוק בארבעה עשר.

MICHNA. Rabbi Yehouda dit : on vérifie la nuit du quatorze, le matin du quatorze, et à l'heure du biour.

Et les Sages disent : s'il n'a pas vérifié la nuit du quatorze, qu'il vérifie le quatorze.

💡 Explication

Nouvelle michna. Or arba'a asar : la nuit qui ouvre le 14 nissan. Sha'at ha-biour : l'heure où l'on élimine le hamets. Rabbi Yehouda liste trois temps. Les Sages, dans cette première phrase, ne donnent que le repli : nuit manquée, on vérifie dans la journée du 14.

14
לא בדק בארבעה עשר — יבדוק בתוך המועד. לא בדק בתוך המועד — יבדוק לאחר המועד. ומה שמשייר יניחנו בצינעא, כדי שלא יהא צריך בדיקה אחריו.

S'il n'a pas vérifié le quatorze, qu'il vérifie pendant le mo'ed. S'il n'a pas vérifié pendant le mo'ed, qu'il vérifie après le mo'ed.

Et ce qu'il laisse de côté, qu'il le dépose en tsin'à, afin qu'il n'ait pas besoin d'une bedika ensuite.

📜 Rachi (2)
מתני' בתוך המועד בשעה ששית שהוא מועד הביעור:
Pendant le mo'ed : à la sixième heure, qui est le moment fixe du biour.
לאחר המועד משש שעות ולמעלה עד שתחשך:
Après le mo'ed : depuis six heures et au-delà, jusqu'à la nuit.
🗂️ Tossefot (1)
ואם לא בדק בתוך המועד פי' הקונטרס בשעה ששית וקשה דלרבי יהודה קרי ליה שעת הביעור ולמה שינה לשונו אלא בתוך המועד היינו מתחלת שבע עד סוף הפסח ולאחר המועד יבדוק כדי שלא יתערב לו חמץ של איסור בשל היתר ויאכלנו ורש"י לא רצה לפרש כן מפני שפירש במשנה דבודקים שלא יעבור בבל יראה:
Le commentaire expliqué : à la sixième heure. Difficulté : pour Rabbi Yehouda, ce moment s'appelle heure du biour. Pourquoi changer de mot ? Pendant le mo'ed désigne donc du début de la septième heure jusqu'à la fin de Pessa'h. Et après le mo'ed, qu'il vérifie, afin que du hamets d'issour ne se mélange chez lui à du hamets de heter, et qu'il ne le mange. Rachi n'a pas voulu expliquer ainsi, parce qu'il à expliqué dans la michna que l'on vérifie pour ne pas transgresser bal yerae.
💡 Explication

Suite de la michna, côté Sages : le 14 manque, on vérifie betokh ha-mo'ed, puis le-ahar ha-mo'ed. Le hamets qu'on garde pour le repas du matin se pose en tsin'à, à l'écart, pour qu'une disparition n'oblige pas une nouvelle bedika.

Rachi lit mo'ed comme l'heure fixée : la sixième, puis de la sixième jusqu'à la nuit. Tossefot lit la fête : de la septième heure à la fin de Pessa'h, puis après Pessa'h, à cause du mélange entre hamets interdit et hamets désormais permis. Rachi reste sur bal yerae, l'interdit de laisser voir le hamets, qui commande la bedika du début du chapitre.

🖼️ Schéma
Betokh ha-mo'ed : deux lectures Rachi Mo'ed = la sixième heure Après : de six heures à la nuit But de la bedika : bal yerae Tossefot De la septième heure jusqu'à la fin de Pessa'h Après : mélange issour et heter
Rachi tient le mo'ed à la sixième heure. Tossefot l'étend jusqu'après Pessa'h.
15
גמ׳ מאי טעמא דרבי יהודה? רב חסדא ורבה בר רב הונא דאמרי תרוייהו: כנגד שלש השבתות שבתורה — ״לא יראה לך חמץ ולא יראה לך שאר״, ״שבעת ימים שאר לא ימצא בבתיכם״, ״אך ביום הראשון תשביתו שאר מבתיכם״.

GUEMARA. Quelle est la raison de Rabbi Yehouda ?

Rav Hisda et Rabba bar Rav Huna, qui disent tous les deux : en regard des trois hashabot de la Torah. On ne verra pas chez toi de hamets, et on ne verra pas chez toi de seor.

Sept jours, du seor ne se trouvera pas dans vos maisons. Mais le premier jour, vous ferez cesser le seor de vos maisons.

📜 Rachi (1)
גמ' שלש השבתות שלש לשונות של השבתה ראייה מציאה והשבתה:
Trois hashabot : trois formulations d'élimination, la vue, la trouvaille, et l'élimination.
💡 Explication

Première lecture de Rabbi Yehouda : trois temps, parce que la Torah dit trois fois l'élimination. Rachi nomme les trois leshonot : re'iya, on n'en verra pas ; metsia, il ne s'en trouvera pas ; hashbata, vous le ferez cesser.

La suite va montrer que Rabbi Yehouda ne rend pas les trois bedikot obligatoires ensemble.

🖼️ Schéma
Trois leshonot d'hashbata Ré'iya On n'en verra pas Hamets et seor Metsia Il ne s'en trouvera pas dans vos maisons Hashbata Vous ferez cesser le premier jour
Voir, trouver, faire cesser : les trois formulations citées par Rav Hisda.
16
מתיב רב יוסף, רבי יהודה אומר: כל שלא בדק בשלשה פרקים הללו — שוב אינו בודק. אלמא במכאן ואילך הוא דפליגי.

Rav Yossef objecte. Rabbi Yehouda dit : quiconque n'a pas vérifié à ces trois moments, il ne vérifie plus.

Il en ressort que c'est à partir de la qu'ils divergent.

📜 Rachi (1)
אלמא במכאן ואילך הוא דפליגי ולאו במידי אחרינא דר' יהודה לא מצריך שלש בדיקות אלא הכי קאמר או אור לארבעה עשר או שחרית או בשעה ששית ורבנן אמרי אם לא בדק בתוך המועד יבדוק לאחריו:
Et non sur autre chose. Rabbi Yehouda n'exige pas trois bedikot. Il dit : où la nuit du quatorze, où le matin, où à la sixième heure. Et les Sages disent : s'il n'a pas vérifié pendant le mo'ed, qu'il vérifie après.
💡 Explication

La baraita de Rabbi Yehouda parle de celui qui a manque les trois moments : des lors, il ne vérifie plus. S'il fallait trois bedikot, la phrase serait autre. Le différend avec les Sages porte sur l'après : eux laissent vérifier encore.

Rachi reformule Rabbi Yehouda en repli : nuit, où matin, où sixième heure. Une seule suffit.

17
מר זוטרא מתני הכי: מתיב רב יוסף, רבי יהודה אומר: כל שלא בדק באחד משלשה פרקים הללו — שוב אינו בודק. אלמא בשוב אינו בודק הוא דפליגי.

Mar Zutra enseigné ainsi. Rav Yossef objecte.

Rabbi Yehouda dit : quiconque n'a pas vérifié à l'un de ces trois moments, il ne vérifie plus. Il en ressort que c'est sur : il ne vérifie plus, qu'ils divergent.

📜 Rachi (1)
ומר זוטרא מתני בהדיא באחד משלשה פרקים:
Et Mar Zutra enseigné explicitement : à l'un des trois moments.
💡 Explication

La version de Rav Yossef disait : à ces trois moments. Mar Zutra à la leçon : be-ehad, à l'un d'eux. Une seule occasion manquée, et selon cette leçon Rabbi Yehouda ferme la bedika. Le point du différend se nomme clairement : shouv eino bodek, il ne vérifie plus.

18
אלא רבי יהודה נמי, אם לא בדק קאמר.

Plutôt : Rabbi Yehouda aussi parle du cas où il n'a pas vérifié.

💡 Explication

Conclusion de forme. La michna de Rabbi Yehouda se lit comme celle des Sages : im lo badak, s'il n'a pas vérifié au premier temps, il vérifie au suivant. Les trois lignes sont des replis, pas trois obligations cumulées.

19
והכא בהא קמיפלגי: מר סבר: מקמי איסורא — אין, בתר איסורא — לא, גזירה דילמא אתי למיכל מיניה. ורבנן סברי: לא גזרינן.

Et ici, voici sur quoi ils divergent. L'un tient : avant l'issour, oui ; après l'issour, non.

Gezera, de crainte qu'il en vienne à en manger. Et les Sages tiennent : nous ne décrétions pas.

📜 Rachi (1)
לבתר איסורא לא יבדוק דגזרינן דילמא איידי דעסיק ביה אתי למיכל מיניה:
Après l'issour : il ne vérifiera pas. Car nous décrétons, de crainte que, pendant qu'il s'en occupe, il en vienne à en manger.
💡 Explication

Le fond du différend. Mikame isura : tant que manger le hamets est permis, les deux côtés font la bedika. Batar isura : une fois l'interdit en vigueur, Rabbi Yehouda arrête la recherche.

Raison : une gezera. Iydi de-asik beh, tandis qu'il s'en occupe, il porterait un morceau à la bouche. Les Sages ne posent pas cette gezera. La bedika continue pendant le mo'ed, puis après.

20
ומי גזר רבי יהודה דילמא אתי למיכל מיניה? והא תנן: משקרב העומר יוצאין ומוצאין שוקי ירושלים שהם מלאים קמח וקלי.

Et Rabbi Yehouda décrété-t-il, de crainte qu'il en vienne à en manger ? Or on enseigné : des que l'omer à été offert, on sort et l'on trouve les marches de Jérusalem pleines de farine et de kali.

📜 Rachi (1)
משקרב העומר בו ביום יוצאים ומוצאים שוקי ירושלים מלאים קמח וקלי מן החדש למכור וקודם י"ט נקטף ונטחן ונתייבש הקלי בתנור:
Le jour même, on sort et l'on trouve les marches de Jérusalem pleines de farine et de kali du 'hadach, à vendre. Et avant Yom Tov il à été moissonné, moulu, et le kali à sèche au four.
💡 Explication

Attaque de la gezera. Une michna : à l'instant où l'omer est offert, les marches sont déjà pleines de farine et de kali, grain grillé, issus du 'hadach.

Rachi date le travail : moisson, mouture, séchage au four, avant Yom Tov, donc pendant que le 'hadach était encore interdit. La question reste ouverte ici : si Rabbi Yehouda interdit de manier un aliment interdit de crainte d'en manger, ce travail-la demande une explication. La suite est au daf suivant.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).