Pesachim 111a , Eau mêlée, quatre dangers, ombre du palmier

Pesachim 111a

Sougya : Le daf ouvre sur la fin des zougot. Shmuel exclut l'eau du compte de ce qui est mêlé, Rabbi Yo'hanan l'y fait entrer, et Rav Pappa borne la parole au chaud versé dans le froid et au froid versé dans le chaud.

Reish Lakish énumère quatre actes où le sang de l'homme est sur sa tête, à cause d'une ruah ra'a, puis la Guemara limite chaque cas. Une baraita interdit de faire passer entre deux hommes, ou de passer soi-même entre eux, un chien, un palmier ou une femme ; le remède ouvre et s'arrête à El, ou à Lo.

Le daf ferme sur celui qui dort à l'ombre d'un palmier seul et à l'ombre de la lune.

Reish Lakish : quatre actes, le sang est sur sa têteTous à cause d'une ruah ra'a. Chaque cas a sa limite.1. BesoinsPalmier et murMoins de 4 coudéeset pas d'autrepassage4 coudées :place pour la shidaAutre passage :elle prend ce cheminSinon il entredans son domaineet elle nuit2. PasserEntre deux palmiersDanger si aucunreshut ha-rabimne les coupeUn domaine publicpasse entre eux :rien à y redire3. BoireEau empruntéeMineurau champet de l'eauAdulte : rienEn ville : rienVin ou chikra :rien à y redire4. Passer surEau répanduePoussière ou salivelève le dangerSoleil et 60 pasensembleÂne et sandalesensembleMême la femmequi verse devant luiVoir le détailCrainte de kishouf : on craint même si toutes les limites sont làMaaseh : il montait un âne et portait des sandalesLes sandales se contractèrent, les pieds se desséchèrent
Quatre actes de Reish Lakish. Chaque danger tombe dès qu'une limite est là, sauf la crainte de kishouf.
Remèdes : El, Lo, chemin, mainsChien, palmier, femme. Certains : porc. Certains : serpent.On ne les fait pas passer entre deux hommes.Un homme ne passe pas entre deux d'entre eux.Remède : ouvrir et s'arrêter à El, ou ouvrir et s'arrêter à LoNida entre deux hommesDébut de nida : elle tue l'unFin de nida : querelleMême remède : El ... ElDeux femmes au carrefourFace à face, de chaque côtéElles font du kishoufAutre chemin, ou échangerAutre passageIl prendce cheminQuelqu'un avec luiIls se prennentles mains et échangentSeulAgeret Azlat AsyaBelusya, heik kaval
El ou Lo quand chien, palmier ou femme passent au milieu. Nida : tuer ou querelle. Carrefour : autre chemin, échange, ou la formule.
Dormir à l'ombre : palmier seul et luneVerset : vallée de tsalmavet, Tu es avec moiPalmier seulPas d'ombre d'un autreDanger au champ et à la courOmbre d'un autre palmierAu champ : la shida se retirevers l'autre. Rien à y redire.À la cour, même avec cette ombrePlace étroite : elle ne s'écarte pasElle reste sur lui et nuitOmbre de la luneOuestma'aravaSang sur sa têteEstmadinhataRien à y redireLa baraita nomme la courpour le palmier, et l'ombrede la lune avec elleInférence : si l'absence d'autre ombre suffisait,le champ serait déjà visé. La cour enseigne le cas où l'autre ombre tombe.
Palmier seul : l'autre ombre suffit au champ. À la cour le danger reste. Lune : l'ouest est vise, l'est non.
1
חוּץ מִן הַמַּיִם. וְרַבִּי יוֹחָנָן אָמַר: אֲפִילּוּ מַיִם. אָמַר רַב פָּפָּא: לָא אֲמָרָן, אֶלָּא חַמִּימֵי לְגוֹ קָרִירֵי, וּקְרִירֵי לְגוֹ חַמִּימֵי. אֲבָל חַמִּימֵי לְגוֹ חַמִּימֵי, וּקְרִירֵי לְגוֹ קְרִירֵי — לֹא.

sauf l'eau. Et Rabbi Yo'hanan a dit : même l'eau.

Rav Pappa a dit : nous ne l'avons dit que pour du chaud dans du froid, et du froid dans du chaud. Mais du chaud dans du chaud, et du froid dans du froid : non.

📜 Rachi (2)
חוּץ מִמַּיִם מְזוּגִים כְּגוֹן קְרִירֵי בְּחַמִּימֵי וְחַמִּימֵי בִּקְרִירֵי דְּמַיָּא לָא מְזִיגָא הִיא וְאִם הָיָה שׁוֹתֶה בַּתְּחִלָּה יַיִן אֵין אֵלּוּ מִצְטָרְפוֹת לוֹ:
Sauf l'eau : des eaux mêlées, par exemple du froid dans du chaud et du chaud dans du froid, car l'eau n'est pas une meziga. Et s'il buvait d'abord du vin, celles-ci ne se joignent pas pour lui.
וְלָא אֲמָרָן מַיִם מְזַוְּגִין אֵין מִצְטָרְפִין לְיַיִן מָזוּג:
Et nous ne l'avons dit que : de l'eau diluée ne se joint pas à du vin dilué.
💡 Explication

Fin de Shmuel (110b) : tout mezoug, boisson mêlée, se joint au compte. Ici : sauf l'eau. Rabbi Yo'hanan : même l'eau se joint. Rav Pappa borne la parole au chaud versé dans le froid, et au froid versé dans le chaud.

Rachi lit l'exception : ces eaux mêlées ne sont pas une meziga. S'il avait commencé par du vin, elles ne se joignent pas à son compte. La parole bornée, selon Rachi : l'eau diluée ne se joint pas au vin dilué. Chaud dans chaud, froid dans froid : cette parole ne s'applique pas.

🖼️ Schéma
L'eau et le compte du mezougShmuel : tout mezoug se joint, sauf l'eau. Rabbi Yo'hanan : même l'eau.Chaud dans froidFroid dans chaudRav Pappa : c'est le casde la parole bornéeChaud dans chaudFroid dans froidLa parole ne s'applique pasRachi : eau diluée / vin dilué
Chaud dans froid, froid dans chaud : cas de Rav Pappa. Même température : la parole ne s'applique pas.
2
אָמַר רֵישׁ לָקִישׁ: אַרְבָּעָה דְּבָרִים הָעוֹשֶׂה אוֹתָן דָּמוֹ בְּרֹאשׁוֹ וּמִתְחַיֵּיב בְּנַפְשׁוֹ. אֵלּוּ הֵן: הַנִּפְנֶה בֵּין דֶּקֶל לְכֹותֶל, וְהָעוֹבֵר בֵּין שְׁנֵי דְקָלִים, וְהַשּׁוֹתֶה מַיִם שְׁאוּלִין, וְהָעוֹבֵר עַל מַיִם שְׁפוּכִין, וַאֲפִילּוּ שְׁפָכַתּוּ אִשְׁתּוֹ בְּפָנָיו.

Reish Lakish a dit : quatre choses. Celui qui les fait, son sang est sur sa tête, et il se rend redevable de sa vie.

Les voici : celui qui fait ses besoins entre un palmier et un mur, celui qui passe entre deux palmiers, celui qui boit de l'eau empruntée, et celui qui passe sur des eaux répandues, même si sa femme les a versées devant lui.

📜 Rachi (1)
אַרְבָּעָה דְּבָרִים כֻּולָּן מִשּׁוּם רוּחַ רָעָה:
Quatre choses : toutes à cause d'une ruah ra'a.
💡 Explication

Reish Lakish ouvre une liste. Quatre actes mettent le sang sur la tête : l'homme se rend redevable de sa vie. Rachi : la cause commune est une ruah ra'a, un esprit mauvais.

Les quatre : besoins entre palmier et mur ; passage entre deux palmiers ; eau empruntée ; passage sur des eaux répandues. Le dernier cas tient même quand sa femme a versé l'eau devant lui.

3
הַנִּפְנֶה בֵּין דֶּקֶל לְכֹותֶל — לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלֵית לֵיהּ אַרְבַּע אַמּוֹת, אֲבָל אִית לֵיהּ אַרְבַּע אַמּוֹת — לֵית לַן בַּהּ. וְכִי לֵית לֵיהּ אַרְבַּע אַמּוֹת, לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלֵיכָּא דִּירְכָּא אַחֲרִינָא, אֲבָל אִיכָּא דִּירְכָּא אַחֲרִינָא — לֵית לַן בַּהּ.

Celui qui fait ses besoins entre un palmier et un mur : nous ne l'avons dit que lorsqu'il n'y a pas quatre coudées. Mais s'il y a quatre coudées, nous n'avons rien à y redire.

Et lorsqu'il n'y a pas quatre coudées, nous ne l'avons dit que lorsqu'il n'y a pas un autre passage. Mais s'il y a un autre passage, nous n'avons rien à y redire.

📜 Rachi (2)
אֶלָּא דְּלָא הָוֵי ד' אַמּוֹת דְּלָא שָׁבֵיק רַווְחָא [לְשֵׁידָא] לַעֲבֹור בֵּין דֶּקֶל לַכֹּותֶל מִשּׁוּם הָכִי מַזְּקָא לֵיהּ:
Seulement lorsqu'il n'y a pas quatre coudées : car il ne laisse pas d'espace à la shida pour passer entre le palmier et le mur. C'est pour cela qu'elle lui nuit.
אֶלָּא דְּלֵיכָּא דִּירְכָּא אַחֲרִינָא שֶׁתְּהֵא שֵׁידָא יְכוֹלָה לְהַלֵּךְ בּוֹ דְּעַכְשָׁיו זֶה בָּא בִּגְבוּלָהּ וְהִפְסִיד דַּרְכָּהּ וְאַהָכִי מַזְּקָא לֵיהּ:
Seulement lorsqu'il n'y a pas un autre passage : où la shida puisse marcher. Maintenant celui-ci entre dans son domaine, il lui fait perdre son chemin, et c'est pour cela qu'elle lui nuit.
💡 Explication

Premier acte. Le danger tient si l'intervalle est moindre que quatre coudées (amot) et s'il n'existe pas un autre dirkha, un passage. Rachi : sans ces quatre coudées, il ne laisse pas au ched la place de passer, et celui-ci nuit.

S'il y a quatre coudées, ou un autre passage, la formule est leit lan ba : nous n'avons rien à y redire. Rachi : avec un autre passage, l'homme entre dans le domaine de la shida et lui coupe son chemin ; c'est alors qu'elle nuit. Dès que le chemin reste libre, la crainte tombe.

🖼️ Schéma
Besoins entre le palmier et le murMurMoins de 4 coudéesPalmierSans autre passage : il lui coupe le chemin, la shida nuit4 coudées, ou un autre passage : rien à y redire
Entre mur et palmier : moins de quatre coudées et aucun autre passage, la shida nuit.
4
וְהָעוֹבֵר בֵּין שְׁנֵי דְקָלִים — לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא פַּסְקִינְהוּ רְשׁוּת הָרַבִּים, אֲבָל פַּסְקִינְהוּ רְשׁוּת הָרַבִּים — לֵית לַן בַּהּ. הַשּׁוֹתֶה מַיִם שְׁאוּלִין — לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּשַׁיְילִינְהוּ קָטָן, אֲבָל גָּדוֹל — לֵית לַן בַּהּ.

Et celui qui passe entre deux palmiers : nous ne l'avons dit que lorsqu'un domaine public ne les coupe pas. Mais si un domaine public les coupe, nous n'avons rien à y redire.

Celui qui boit de l'eau empruntée : nous ne l'avons dit que lorsqu'un mineur l'a empruntée. Mais un adulte : nous n'avons rien à y redire.

💡 Explication

Deuxième acte : passer entre deux palmiers. La crainte tombe dès qu'un reshut ha-rabim, un domaine public, coupe l'intervalle.

Troisième acte : boire de l'eau empruntée. La parole vise le cas où un katan, un mineur, l'a empruntée. Un gadol, un adulte, la fait sortir du danger. La suite resserre encore le cas du mineur.

5
וַאֲפִילּוּ שַׁייְלִינְהוּ קָטָן נָמֵי — לָא אֲמַרַן אֶלָּא בַּשָּׂדֶה, דְּלָא שְׁכִיחִי, אֲבָל בְּעִיר, דִּשְׁכִיחִי — לֵית לַן בַּהּ. וַאֲפִילּוּ בְּשָׂדֶה נָמֵי — לָא אֲמַרַן אֶלָּא מַיָּא, אֲבָל חַמְרָא וְשִׁיכְרָא — לֵית לַן בַּהּ.

Et même si un mineur l'a empruntée aussi : nous ne l'avons dit que dans un champ, où elle n'est pas courante. Mais en ville, où elle est courante, nous n'avons rien à y redire.

Et même dans un champ aussi : nous ne l'avons dit que pour l'eau. Mais le vin et la chikra : nous n'avons rien à y redire.

💡 Explication

Le mineur ne suffit pas. Il faut un champ, là où l'eau ne se trouve pas couramment. En ville, où elle est courante, rien à y redire.

Dans le champ même, la parole vise l'eau. Le vin et la chikra (biere) empruntes par un mineur sortent du cas.

6
וְהָעוֹבֵר עַל מַיִם שְׁפוּכִין — לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא אַפְסְקִינְהוּ בְּעַפְרָא וְלָא תַּף בְּהוּ רֻוקָּא, אֲבָל אַפְסְקִינְהוּ אוֹ תַּף בְּהוּ רֻוקָּא — לֵית לַן בַּהּ. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא עֲבַר עֲלַיְיהוּ שִׁימְשָׁא וְלָא עֲבַר עֲלַיְיהוּ שִׁיתִּין נִיגְרֵי, אֲבָל עֲבַר עֲלַיְיהוּ שִׁימְשָׁא וַעֲבַר עֲלַיְיהוּ שִׁיתִּין נִיגְרֵי — לֵית לַן בַּהּ. וְלָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא רְכִיב חֲמָרָא וְלָא סָיֵים מְסָנֵי, אֲבָל רְכִיב חֲמָרָא וְסָיֵים מְסָנֵי — לֵית לַן בַּהּ.

Et celui qui passe sur des eaux répandues : nous ne l'avons dit que lorsqu'on ne les a pas interrompues avec de la poussière et qu'on n'y a pas craché. Mais si on les a interrompues, ou qu'on y a craché, nous n'avons rien à y redire.

Et nous ne l'avons dit que lorsque le soleil n'est pas passé sur elles et que soixante pas ne sont pas passés sur elles. Mais si le soleil est passé sur elles et que soixante pas sont passés sur elles, nous n'avons rien à y redire.

Et nous ne l'avons dit que lorsqu'il ne monte pas un âne et ne porte pas de sandales. Mais s'il monte un âne et porte des sandales, nous n'avons rien à y redire.

📜 Rachi (1)
דְּלָא אַפְסְקִינְהוּ בְּעַפְרָא שֶׁלֹּא פִּיזֵּר עֲלֵיהֶן עָפָר:
Lorsqu'on ne les a pas interrompues avec de la poussière : lorsqu'on n'a pas dispersé de la poussière sur elles.
💡 Explication

Quatrième acte. Trois levées. Poussière dispersée, Rachi : on en répand sur l'eau, ou salive : l'un des deux suffit. Soleil passé sur l'eau et soixante pas (nigrei) : les deux ensemble. Il monte un âne et porte des sandales : les deux ensemble.

Tant que la levée correspondante manque, la parole de Reish Lakish tient, y compris quand sa femme a versé l'eau devant lui.

🖼️ Schéma
Eau répandue : ce qui lève le dangerPoussièreou saliveL'un des deux suffitSoleilet 60 pasLes deux ensembleÂneet sandalesLes deux ensembleSans ces levées, le sang est sur sa têteMême si sa femme a versé l'eau devant luiS'il y a crainte de kishouf, on craint encore
Poussière ou salive. Soleil et soixante pas ensemble. Âne et sandales ensemble.
7
וְהָנֵי מִילֵּי הֵיכָא דְּלֵיכָּא לְמֵיחַשׁ לִכְשָׁפִים, אֲבָל הֵיכָא דְּאִיכָּא לְמֵיחַשׁ לִכְשָׁפִים, אַף עַל גַּב דְּאִיכָּא כָּל הָנֵי — חָייְשִׁינַן. (וְהַהוּא) גַּבְרָא דִּרְכִיב חֲמָרָא וְסָיֵים מְסָנֵי, וּגְמוּד מְסָאנֵיהּ וּצְווֹ כַּרְעֵיהּ.

Et ces paroles-là valent là où il n'y a pas lieu de craindre des sorcelleries. Mais là où il y a lieu de craindre des sorcelleries, même s'il y a toutes celles-là, nous craignons.

Et cet homme montait un âne et portait des sandales : ses sandales se contractèrent, et ses pieds se desséchèrent.

📜 Rachi (2)
גְּמוּד מְסָאנֵי נִתְכַּווֵּץ הַמִּנְעָלִין:
Ses sandales se contractèrent : les chaussures se sont resserrées.
וְצִוּוּ כְּרָעֶיהָ וְיָבְשׁוּ רַגְלָיו:
Et ses pieds se desséchèrent : et ses pieds séchèrent.
💡 Explication

Toutes les limites précédentes valent là où l'on n'a pas à craindre le kishouf. Dès qu'il y a lieu de le craindre, on craint même si poussière, soleil, pas, âne et sandales sont là.

Le maaseh : un homme avait l'âne et les sandales. Rachi : les chaussures se sont resserrées, gamod, et les pieds ont séché, tsavu.

8
תָּנוּ רַבָּנַן: שְׁלֹשָׁה אֵין מְמַצְּעִין וְלֹא מִתְמַצְּעִין. וְאֵלּוּ הֵן: הַכֶּלֶב וְהַדֶּקֶל וְהָאִשָּׁה. וְיֵשׁ אוֹמְרִים: אַף הַחֲזִיר, וְיֵשׁ אוֹמְרִים: אַף הַנָּחָשׁ.

Les sages ont enseigné : trois, on ne les fait pas passer au milieu, et l'on ne passe pas au milieu d'eux. Les voici : le chien, le palmier et la femme.

Et certains disent : le porc aussi. Et certains disent : le serpent aussi.

📜 Rachi (2)
אֵין מְמַצְּעִין לֹא יַעַבְרוּ בֵּין שְׁנֵי אֲנָשִׁים:
On ne les fait pas passer au milieu : ils ne passeront pas entre deux hommes.
וְאֵין מִתְמַצְּעִין לֹא יַעֲבֹור אִישׁ אֶחָד בֵּין ב' כְּלָבִים בֵּין שְׁתֵּי נָשִׁים בֵּין שְׁתֵּי דְּקָלִים:
Et l'on ne passe pas au milieu d'eux : un homme ne passera pas entre deux chiens, entre deux femmes, entre deux palmiers.
💡 Explication

Baraita. Trois êtrès : chien, palmier, femme. Certains ajoutent le porc, certains le serpent.

Deux sens, selon Rachi. Ein mamtsi'in : on ne les fait pas passer entre deux hommes. Ein mitmats'in : un homme ne passe pas entre deux chiens, deux femmes ou deux palmiers.

9
וְאִי מְמַצְּעִין מַאי תַּקַּנְתֵּיהּ? אָמַר רַב פָּפָּא: נִפְתַּח ב״אל״ וְנַפְסִיק ב״אל״.

Et s'ils passent au milieu, quel est son remède ? Rav Pappa a dit : qu'il ouvre par El et qu'il s'arrête à El.

📜 Rachi (1)
נִפְתַּח בָּאֵל וּנְסַיֵּים בָּאֵל אֵל מוֹצִיאָם מִמִּצְרַיִם (בַּמִּדְבָּר כ״ג:כ״ב) כִּי לֹא נַחַשׁ בְּיַעֲקֹב וְגוֹ' עַד מַה פָּעַל אֵל:
Qu'il ouvre par El et qu'il finisse par El : " El qui les a fait sortir d'Égypte " (Bamidbar 23, 22), " car il n'y a pas de divination en Yaakov ", etc., jusqu'à " qu'a accompli El ".
🗂️ Tossefot (1)
נִפְתַּח בְּאֵל פִּי' רַשְׁבָּ"ם אֵל מוֹצִיאָם מִמִּצְרַיִם וְנִפְתַּח בְּלֹא לֹא אִישׁ אֵל וִיכַזֵּב ואע"ג דְּאָסוּר לְהִתְרַפְּאוֹת בְּדִבְרֵי תּוֹרָה לְהָגֵן שָׁרִי וְהָא דְּאָמְרִי' בְּפֶ' בַּמֶּה אִשָּׁה (שַׁבָּת דַּף סז.) לְאִישָּׁתָא צְמִירְתָּא לִישְׁקֹול סַכִּינָא וְכוּ' וְלֵימָא וַיֹּאמֶר מֹשֶׁה אָסֻורָה נָּא וְאֶרְאֶה וְגוֹ' מִשּׁוּם סַכָּנָה שָׁרִי ור"ח פִּי' נִפְתַּח בְּאֵל לֵימָא הָכִי אֵל אֱ-לֹהִים ה' הִצִּילָנוּ מִכָּל רַע וּמִכָּל נֶזֶק אֲשֶׁר בְּיָדְךָ כֹּחַ וּגְבוּרָה כִּי אַתָּה אֵל וְנִפְתַּח בְּלֹא לֹא תִּטְּשֵׁנִי אֱ-לֹהָי וְלֹא תַּעַזְבֵנִי שָׁמְרֵנִי כְּאִישׁוֹן בַּת עָיִן טֶרֶם אֶקְרָא תְּעַנֵּנִי וְאַל תֹּאמַר לֹא:
Qu'il ouvre par El. Le Rachbam explique : " El qui les a fait sortir d'Égypte ". Et qu'il ouvre par Lo : " Lo ish El vi-khazev " (l'homme n'est pas El pour qu'il mente). Et bien qu'il soit interdit de se soigner par des paroles de Torah, pour protéger c'est permis. Et ce que nous disons au chapitre Ba-me isha (Chabbat 67a) : pour une fièvre tsimrata, qu'il prenne un couteau, etc., et qu'il dise : " Va-yomer Moché : assoura na ve-er'e ", etc. : à cause du danger, c'est permis. Et Rabbeinou Hanânel explique : qu'il ouvre par El, qu'il dise ainsi : El, אֱ-לֹהִים, ה', sauve-nous de tout mal et de tout dommage, car en Ta main sont la force et la puissance, car Tu es El. Et qu'il ouvre par Lo : " Ne m'abandonne pas, mon D.ieu, et ne me délaisse pas. Garde-moi comme la pupille de l'œil. Avant que j'appelle, Tu me répondras. Et ne dis pas : non. "
🪔 Ben Yehoyada (1)
לִנְקֹוט זַקְפָּא דִידֵיהּ דְּיַמִּינֵיהּ בִּידֵיהּ דִּשְׂמָאלֵיהּ, וְזַקְפֵיהּ דִּידֵיהּ דִּשְׂמָאלֵיהּ בִּידֵיהּ דִּימִינֶיהָ. נִרְאֶה לִי דְּהַגּוּדָל רוֹמֵז לְיִשְׂרָאֵל וּכְמוֹ שֶׁכָּתַבְנוּ בְּמָקוֹם אַחֵר וּמַנִּיחַ וּמַצְנִיעַ גֹּודֶל יָמִין בְּיַד שְׂמֹאל וְגֹודֶל שְׂמֹאל בְּיַד יָמִין כְּדֵי לִכְלֹול החו"ג [חֶסֶד וּגְבוּרָה] לְמַתֵּק הַגְּבוּרָה בְּחֶסֶד וּבָזֶה יִתְגַּבֵּר עַל הַסִּיטְרָא אַחֲרָא. וּמַה שֶׁאָמַר הֲוָה עוּבְדָא, עַד מֵאָה וְחַד, וּפָקַע שֵׁידָא נִרְאֶה לִי בס"ד הַטַּעַם שֶׁפָּקַע בק"א מִפְּנֵי שֶׁמְּסַפֵּר ק"א הוּא 'מִיכָאֵל' [101] שֶׁהוּא שַׂר הַחֶסֶד וְהַקְּלִיפּוֹת אֵין לָהֶם יְנִיקָה מִצַּד הַחֶסֶד אֶלָּא רַק מִצַּד הַגְּבוּרָה. וְעוֹד נִרְאֶה לִי בס"ד דְּכָתַבְנוּ בְּמָקוֹם אַחֵר פְּלוֹנִי חֶצְיוֹ ס " מ הֵם רַע וְחֶצְיוֹ א " ל הֵם מִצַּד הַקְּדֻושָּׁה וּלְעָתִיד יִתְבַּטֵּל הָרַע שֶׁהוּא ס"מ וְיִשָּׁאֵר רַק אוֹתִיּוֹת א"ל. וְיָדוּעַ כִּי הַמַּזִּיקִין הֵם מִצַּד פְּלוֹנִי אַךְ הֵם מִן הָרַע שֶׁבּוֹ שֶׁהוּא אוֹתִיּוֹת ס"מ שֶׁמִּסְפָּרָם מֵאָה וְלָכֵן הַשָּׁד הִגִּיעַ בִּדְבָרָיו 'עַד מֵאָה' שֶׁהוּא מִסְפַּר ס"מ דְּאָחוּז בָּהֶם דְּאֵין לוֹ אֲחִיזָה בְּאוֹתִיּוֹת א"ל דִּפְלוֹנִי וְלָכֵן כְּשֶׁאָמַר אַחֲרָיו 'מֵאָה וְאֶחָד' פָּקַע הַשָּׁד מֵחֲמַת מִסְפָּר אֶחָד שֶׁהִזְכִּיר אַחַר הַמֵּאָה דְּהוּא אֵין לוֹ אֲחִיזָה בְּמִסְפַּר א' הַבָּא אַחַר ס"מ דִּפְלוֹנִי [סמ א ל] . וּבָזֶה נִיחָא נָמֵי לְהָבִין מַאֲמָר שֶׁאַחֲרֵי זֶה (בְּדַף קיא) דְּקָאָמַר 'נִפְתַּח בְּאֵל וִיסַיֵּים בְּאֵל אוֹ יִפְתַּח בְּלֹא וִיסַייֵּם בְּלֹא' וְצָרִיךְ טַעַם מַאי רְבוּתַיְיהוּ שֶׁל תֵּיבוֹת אֵלּוּ שֶׁהֵם אֵל אוֹ לֹא? וּבָזֶה מוּבָן שַׁפִּיר כִּי רוּחַ רָעָה וּמַזִּיקִין אֵין לָהֶם אֲחִיזָה בְּאוֹתִיּוֹת 'אֵל' אוֹ אוֹתִיּוֹת 'לָא' שֶׁיֵּשׁ בְּשֵׁם פְּלוֹנִי [סמ אֵל ] .
Qu'il saisisse le pouce de sà droite dans sa main gauche, et le pouce de sà gauche dans sa main droite. Il me paraît que le pouce fait allusion à Israël, comme nous l'avons écrit ailleurs. Il place et cache le pouce droit dans la main gauche, et le pouce gauche dans la main droite, afin d'inclure le hesed et la gevoura, pour adoucir la gevoura par le hesed, et par là l'emporter sur la sitra a'hra. Et ce qu'il a dit : il y eut un fait, jusqu'à cent un, et le ched éclata. Il me paraît, avec l'aide du Ciel, la raison pour laquelle il a éclaté à 101 : le nombre 101 est Mikhael, qui est le sar du hesed, et les kelipot n'ont pas de yenika du côté du hesed, seulement du côté de la gevoura. Et il me paraît encore, avec l'aide du Ciel, comme nous l'avons écrit ailleurs : Ploni, sa moitié samekh-mem est le mal, et sa moitié aleph-lamed est du côté de la sainteté. À l'avenir, le mal, qui est samekh-mem, sera annulé, et il ne restera que les lettres aleph-lamed. Et il est connu que les mazikin sont du côté de Ploni, mais ils viennent du mal qui est en lui, les lettres samekh-mem, dont le nombre est cent. C'est pourquoi le ched est arrivé dans ses paroles jusqu'à cent, nombre de samekh-mem, en lequel il a prise, car il n'a pas de prise dans les lettres aleph-lamed de Ploni. C'est pourquoi, quand il a dit après lui " cent un ", le ched a éclaté, à cause du nombre un qu'il a mentionné après le cent : il n'a pas de prise dans le nombre un qui vient après le samekh-mem de Ploni. Et par là se comprend aussi le propos qui suit (daf 111), qui dit : il ouvrira par aleph-lamed et finira par aleph-lamed, où il ouvrira par lamed-aleph et finira par lamed-aleph. Il faut une raison : quelle est la particularité de ces mots, aleph-lamed ou lamed-aleph ? Par là, c'est compris : une ruah ra'a et les mazikin n'ont pas de prise dans les lettres aleph-lamed, ni dans les lettres lamed-aleph, qui sont dans le nom de Ploni.
💡 Explication

S'ils sont passés au milieu, Rav Pappa : ouvrir par El et s'arrêter à El. Rachi : de " El motsiam mi-Mitsrayim " jusqu'à " ma pa'al El " (Bamidbar 23, 22-23).

Tossefot. Le Rachbam vise ces versets, et le verset qui ouvre par Lo. Se soigner par des paroles de Torah est interdit ; protéger est permis. En cas de danger, c'est permis, comme la fièvre tsimrata en Chabbat 67a. Rabbeinou Hanânel donne une demande qui ouvre par El, puis une demande qui ouvre par Lo.

Ben Yehoyada rattache El et Lo au nom de Ploni : les mazikin ont prise sur samekh-mem, compte de cent, et lâchent prise sur aleph-lamed. La glose explique aussi le remède des pouces de 110b, jusqu'à 101, compte de Mikhael.

10
אִי נָמֵי, נִפְתַּח ב״לא״ וְנַפְסִיק ב״לא״.

Ou bien, qu'il ouvre par Lo et qu'il s'arrête à Lo.

📜 Rachi (1)
נִפְתַּח בְּלֹא וּנְסַיֵּים בְּלֹא לֹא אִישׁ אֶל עַד לֹא יְקִימֶנּוּ (שָׁם):
Qu'il ouvre par Lo et qu'il finisse par Lo : " Lo ish El ", jusqu'à " lo yekimenou " (ibid.).
💡 Explication

Second remède de Rav Pappa. Ouvrir par Lo et s'arrêter à Lo. Rachi : depuis " Lo ish El " jusqu'à " lo yekimenou " (Bamidbar 23, 19). Le verset commence et finit par le mot Lo.

11
הָנֵי בֵּי תְּרֵי דְּמַצַּעָא לְהוּ אִשָּׁה נִדָּה, אִם תְּחִלַּת נִדָּתָהּ הִיא — הוֹרֶגֶת אֶחָד מֵהֶן, אִם סוֹף נִדָּתָהּ הִיא — מְרִיבָה עוֹשָׂה בֵּינֵיהֶן. מַאי תַּקַּנְתֵּיהּ? נִפְתַּח ב״אל״ וְנַפְסִיק ב״אל״.

Ces deux-la, entre lesquels passe une femme nida : si c'est le début de sa nida, elle tue l'un d'eux ; si c'est la fin de sa nida, elle fait une querelle entre eux. Quel est son remède ?

Qu'il ouvre par El et qu'il s'arrête à El.

📜 Rachi (1)
הוֹרֶגֶת אֶחָד מֵהֶן שֶׁמִּזִּקָּתָן בְּמַה שֶׁעָבְרָה בֵּינֵיהֶן:
Elle tue l'un d'eux : elle leur nuit par cela qu'elle est passée entre eux.
🗂️ Tossefot (1)
אִם תְּחִלַּת נִדָּה הִיא הוֹרֶגֶת יֵשׁ מְפָרֵשׁ אִם עוֹשֶׂה לָהֶן כִּישּׁוּף:
Si c'est le début de la nida, elle tue : certains expliquent : si elle leur fait un kishouf.
🪔 Ben Yehoyada (1)
אִם תְּחִלַּת נִדָּה הִיא הוֹרֶגֶת אֶחָד מֵהֶם. פֵּירוּשׁ אִם נִזְדַּמֵּן אוֹתָהּ שָׁעָה שָׁם אֵיזֶה מַזִּיק מִן הַשֵּׁדִים בְּעֵת שֶׁעָבְרָה אִשָּׁה בֵּין תְּרֵי גַּבְרֵי אָז אוֹתוֹ מַזִּיק יַזִּיק אֶת אֶחָד מֵאֵלּוּ וְהוֹרֶגֶת רוֹצֶה לוֹמַר מַזֶּקֶת שֶׁתִּהְיֶה סִיבָּה שֶׁיִּנָּזֵק אֶחָד מֵהֶם אֲבָל אִם לֹא נִמְצָא אוֹתָהּ שָׁעָה מַזִּיק עוֹמֵד לֹא יִהְיֶה מִזֶּה נֶזֶק. מִיהוּ דַּע כִּי הַדָּבָר פָּשׁוּט דְּכָל דְּבָרִים אֵלּוּ לֹא נֶאֶמְרוּ אֶלָּא בִּזְמַן קַדְמוֹן שֶׁהָיוּ הַשֵּׁדִים וְהַמַּזִּיקִין מְצוּיִים הַרְבֵּה וְהָיוּ מִינִים מִמִּינִים שׁוֹנִים וְעַתָּה נֶחֶלְשָׁה הַסִּיטְרָא אַחֲרָא נִתְמַעֲטוּ אֵלּוּ גַּם כֵּן, וְרַק לְכַתְּחִילָּה טוֹב לָחוּשׁ לִיזָּהֵר בָּזֶה.
Si c'est le début de la nida, elle tue l'un d'eux. Explication : si, à cette heure-là, un mazik d'entre les chedim se trouve là au moment où une femme passe entre deux hommes, alors ce mazik nuit à l'un d'eux. " Elle tue " veut dire : elle nuit, en étant cause que l'un d'eux soit atteint. Mais si, à cette heure-là, aucun mazik ne se tient là, il n'y aura pas de dommage de cela. Sache toutefois que la chose est simple : toutes ces choses n'ont été dites que pour le temps ancien, où les chedim et les mazikin étaient très présents, et il y avait des espèces de toutes sortes. Maintenant la sitra a'hra s'est affaiblie, ceux-là aussi ont diminué. Seulement, en lekhatehila, il est bon de craindre et de se garder en cela.
💡 Explication

Une nida passe entre deux hommes. Début de la nida : elle tue l'un d'eux. Rachi : elle leur nuit par le passage. Fin de la nida : elle met une querelle entre eux. Le remède est le même : ouvrir par El et s'arrêter à El.

Tossefot : certains lisent " elle tue " comme un kishouf qu'elle leur fait. Ben Yehoyada : le dommage suppose un mazik présent à cette heure ; " tue " veut dire qu'elle est cause du mal. Ces paroles visent le temps où les chedim étaient nombreux. La sitra a'hra s'est affaiblie. En lekhatehila, on se garde encore.

12
הָנֵי תְּרֵי נְשֵׁי דְּיָתְבָן בְּפָרָשַׁת דְּרָכִים, חֲדָא בְּהַאי גִּיסָא דִּשְׁבִילָא, וַחֲדָא בְּאִידָךְ גִּיסָא, וּמִכַּוְונַן אַפַּייְהוּ לְהָדְדִי — וַדַּאי בִּכְשָׁפִים עֲסִיקָן. מַאי תַּקַּנְתֵּיהּ? אִי אִיכָּא דִּירְכָּא אַחֲרִינָא — לִיזִּיל בָּהּ. וְאִי לֵיכָּא דִּירְכָּא אַחֲרִינָא, אִי אִיכָּא אִינִישׁ אַחֲרִינָא בַּהֲדֵיהּ — נִינְקְטוֹ לִידַייְהוּ בַּהֲדֵי הֲדָדֵי וְנִיחַלְּפוּ. וְאִי לֵיכָּא אִינִישׁ אַחֲרִינָא, נֵימָא הָכִי: ״אָגְרַת אָזְלַת אָסְיָא בְּלוּסְיָא, מִתְקַטְּלָא בְּחֵיק קַבֵּל״.

Ces deux femmes qui sont assises à un carrefour, l'une de ce côté du chemin et l'une de l'autre côté, et qui dirigent leurs visages l'une vers l'autre : à coup sûr elles s'occupent de sorcellerie. Quel est son remède ?

S'il y a un autre passage, qu'il y aille. Et s'il n'y a pas d'autre passage, s'il y a une autre personne avec lui, qu'ils se saisissent les mains l'un avec l'autre et qu'ils échangent.

Et s'il n'y a pas d'autre personne avec lui, qu'il dise ainsi : " Ageret Azlat Asya Belusya, metkatla be-heik kaval. "

📜 Rachi (3)
אַגְרָא אָזְלַת אֻוסְייָא בְּלוּסְיָיא אוֹתָן שֵׁדִים שֶׁאַתֶּם מִתְעַסְּקוֹת בָּהֶן:
Agra, Azlat, Osya, Belusya : ces chedim dont vous vous occupez.
מִתְקַטְּלִי בְּחֵיק קִבֵּל כְּבָר הֵן הֲרוּגִים בְּחִיצִּים:
Mektatlei be-heik kaval : elles sont déjà tuées par des flèches.
חֵיק קִבֵּל אר"ק בלישטר"א כְּמוֹ וּמְחִי קִבְּלוּ יִתֵּן [בְּחוֹמוֹתֶיךָ] (בְּחַרְבוֹתָיו) (יְחֶזְקֵאל כ״ו:ט׳) מִפִּי הַמּוֹרֶה הגמ' וּמִקְרָא אֲשֶׁר שָׁמַע מִפִּי רַבּוֹ:
Heik kaval : arc, balestre. Comme " u-mehi kavlo yiten " [dans tes murailles] (par ses épées) (Ye'hezkel 26, 9). De la bouche du maître : la Guemara et le verset, qu'il a entendus de la bouche de son maître.
💡 Explication

Deux femmes assises à un carrefour, une de chaque côté, le visage tourné l'une vers l'autre : elles font du kishouf. Trois remèdes, dans l'ordre. Un autre passage : il le prend. Sinon, s'il a un compagnon : ils se prennent les mains et échangent leur place. Seul : il dit la formule.

Rachi lit les noms Agra, Azlat, Osya, Belusya comme les chedim dont elles s'occupent. Heik kaval : elles sont déjà tuées par des flèches. Le maître de Rachi a glosé en français de son temps : arc, balestre, et a rapproché " u-mehi kavlo yiten " (Ye'hezkel 26, 9).

🖼️ Schéma
Seul devant les deux femmes1Autre cheminIl y va2Un compagnonMains jointesIls échangent3SeulIl dit la formuledes chedim
Autre chemin d'abord. Sinon, mains jointes et échange. Seul : la formule des chedim.
13
הַאי מַאן דְּפָגַע בְּאִיתְּתָא בְּעִידָּנָא דְּסָלְקָא מִטְּבִילַת מִצְוָה, אִי אִיהוּ קָדֵים וּמְשַׁמֵּשׁ — אָחֲדָא לֵיהּ לְדִידֵיהּ רוּחַ זְנוּנִים. אִי אִיהִי קָדְמָה וּמְשַׁמְּשָׁה — אַחֲדָא לָהּ לְדִידָהּ רוּחַ זְנוּנִים. מַאי תַּקַּנְתֵּיהּ? לֵימָא הָכִי: ״שֹׁופֵךְ בּוּז עַל נְדִיבִים וַיַּתְעֵם בְּתֹוהוּ לֹא דָרֶךְ״.

Celui qui rencontre une femme au moment où elle monte de l'immersion de mitsva : s'il précède et a une relation, une ruah zenounim s'empare de lui. Si elle précède et a une relation, une ruah zenounim s'empare d'elle.

Quel est son remède ? Qu'il dise ainsi : " Il répand le mépris sur les nobles, et Il les égare dans un vide sans chemin.

"

💡 Explication

Rencontre d'une femme qui monte de la tevila de mitsva, l'immersion après la nida. Celui des deux qui a le premier une relation est saisi par une ruah zenounim, un esprit de débauche : lui, s'il précède ; elle, si elle précède.

Le remède est le verset : " Il répand le mépris sur les nobles, et Il les égare dans un vide sans chemin " (Tehilim 107, 40).

14
אָמַר רַבִּי יִצְחָק, מַאי דִכְתִיב: ״גַּם כִּי אֵלֵךְ בְּגֵיא צַלְמָוֶת לֹא אִירָא רָע כִּי אַתָּה עִמָּדִי״ — זֶה הַיָּשֵׁן בְּצֵל דֶּקֶל יְחִידִי, וּבְצֵל לְבָנָה. וּבָצָל דֶּקֶל יְחִידִי — לָא אֲמַרַן אֶלָּא דְּלָא נָפֵיל טֻולָּא דְּחַבְרֵיהּ עִילָּוֵיהּ, אֲבָל נָפֵל טֻולָּא דְחַבְרֵיהּ עִילָּוֵיהּ — לֵית לַן בַּהּ.

Rabbi Yitshak a dit : que signifie ce qui est écrit : " Même quand je marche dans la vallée de l'ombre de la mort, je ne crains pas le mal, car Tu es avec moi " ? C'est celui qui dort à l'ombre d'un palmier seul, et à l'ombre de la lune.

Et à l'ombre d'un palmier seul : nous ne l'avons dit que lorsque l'ombre de son compagnon ne tombe pas sur lui. Mais si l'ombre de son compagnon tombe sur lui, nous n'avons rien à y redire.

📜 Rachi (1)
דֶּקֶל יְחִידִי שֶׁאֵין דֶּקֶל אַחֵר סָמוּךְ לוֹ אֲבָל כְּשֶׁיֵּשׁ דֶּקֶל אַחֵר מִסְתַּלֶּקֶת הַשֵּׁידָא לַדֶּקֶל הָאַחֵר וְאֵינָהּ מִזִּיקָּתוֹ:
Un palmier seul : il n'y a pas d'autre palmier proche de lui. Mais quand il y a un autre palmier, la shida se retire vers l'autre palmier et ne lui nuit pas.
💡 Explication

Rabbi Yitshak applique le verset (Tehilim 23, 4), la vallée de tsalmavet, à celui qui dort à l'ombre d'un palmier seul et à l'ombre de la lune.

Pour le palmier, la parole ne vise que l'absence de l'ombre d'un compagnon, un autre palmier. Rachi : sans palmier voisin, la shida reste. S'il y en a un autre, elle se retire vers lui et ne nuit pas.

15
אֶלָּא הָא דְּתַנְיָא: הַיָּשֵׁן בְּצֵל דֶּקֶל יְחִידִי בֶּחָצֵר, וְהַיָּשֵׁן בְּצֵל לְבָנָה — דָּמוֹ בְּרֹאשׁוֹ, הֵיכִי דָמֵי? אִי לֵימָא דְּלָא נָפֵל טֻולָּא דְּחַבְרֵיהּ עִילָּוֵיהּ, אֲפִילּוּ בְּשָׂדֶה נָמֵי! אֶלָּא לָאו שְׁמַע מִינָּה: בְּחָצֵר אַף עַל גַּב דְּנָפֵיל טֻולָּא דְּחַבְרֵיהּ עִילָּוֵיהּ. שְׁמַע מִינָּה.

Mais ce qu'on a enseigné : celui qui dort à l'ombre d'un palmier seul dans une cour, et celui qui dort à l'ombre de la lune, son sang est sur sa tête. De quel cas s'agit-il ?

Si tu dis : lorsque l'ombre de son compagnon ne tombe pas sur lui, même dans un champ aussi ! Plutôt, apprends de là : dans une cour, même lorsque l'ombre de son compagnon tombe sur lui.

Apprends-le de là.

📜 Rachi (1)
בֶּחָצֵר שֶׁהַמָּקוֹם צַר וְאֵין לָהּ דֶּרֶךְ לִנְטוֹת יָמִין וּשְׂמֹאל וְשׁוֹרֶה עָלָיו וּמַזִּיקָתוֹ:
Dans une cour : l'endroit est étroit, elle n'a pas de chemin pour s'écarter à droite et à gauche, elle repose sur lui et lui nuit.
💡 Explication

La baraita dit : palmier seul dans une cour, et ombre de la lune, le sang est sur sa tête. Si ce palmier était seulement le cas sans ombre d'un autre, le champ serait déjà dangereux, et la baraita n'aurait pas à dire " cour ".

Conclusion : dans une cour, le danger reste même quand l'ombre de l'autre palmier tombe sur lui. Rachi : la cour est étroite. La shida ne peut s'écarter ni à droite ni à gauche. Elle repose sur lui et nuit. Au champ, l'autre ombre suffit à la faire partir.

🖼️ Schéma
Pourquoi la baraita dit : dans une courSi tu disPas d'ombre d'un autreAlors le champ aussiLa cour ne dirait rien de plusApprends de làCour, même si l'autreombre tombe sur luiPlace étroite, la shida nuitChamp + autre ombre : rien. Cour + autre ombre : danger.
Sans l'autre ombre, le champ suffirait. La cour enseigne le danger même quand cette ombre tombe.
16
וּבְצִילָּהּ שֶׁל לְבָנָה — לָא אֲמַרַן אֶלָּא בְּמַעְרְבָה, אֲבָל בַּמְּדִינְחָתָא — לֵית לַן בַּהּ.

Et à l'ombre de la lune : nous ne l'avons dit qu'à l'ouest. Mais à l'est, nous n'avons rien à y redire.

💡 Explication

La limite de l'ombre de la lune. La parole vise l'ouest, ma'arava. A l'est, madinhata, nous n'avons rien à y redire.

Lecture courante de ces deux côtés : en fin de mois la lune est à l'est et son ombre tombe à l'ouest ; en début de mois elle est à l'ouest et son ombre tombe à l'est.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).