Pesachim 112a - Ruah ra'a, quatre coupes, ordres de Rabbi Akiva

Pesachim 112a

Sougya : La page poursuit les mises en garde liรฉes ร  la ruah ra'a. Aprรจs une saignรฉe, une coupe de cheveux ou d'ongles, on se lave les mains : sinon la peur dure sept jours, trois jours ou un jour.

On ne boit pas d'eau les nuits du quatriรจme jour ni les nuits de Chabbat, ni l'eau des riviรจres et des รฉtangs la nuit. Le remรจde passe par les sept voix de David, une formule, ou le nom d'un compagnon.

La michna des quatre coupes revient : mรชme le pauvre qui reรงoit du tamhoui en a quatre, et Rabbi Akiva, qui refuse de dรฉpendre des crรฉatures pour honorer le Chabbat, en convient ici ร  cause de pirsoumei nissa. Viennent ensuite ses sept ordres ร  son fils Rabbi Yehochoua, puis les ordres donnรฉs ร  Rabbi Chimon ben Yohai dans la prison.

Deux interdits de boire de l'eauNuits du 4e jouret nuits de ChabbatMardi soir, vendredi soirDanger : ruah ra'aSon sang est sur sa tรชteRiviรจres et รฉtangsla nuitToute nuit, eau decouverteDanger : chavrireiDemon de la ceciteS'il a soif : remรจde, puis il boit1. Sept voix de David sur les eaux (Tehillim 29)2. Lahach : Loul, Chafan, Anigron, Anirdafin3. Reveiller un compagnon : un tel, fils d'un tel, j'ai soif4. Faire claquer le couvercle. 5. Jeter quelque chose dans l'eauPour chavrirei, seul : la formule qui raccourcit le nom, coupes blanches
Deux dangers de l'eau, puis l'รฉchelle des remรจdes avant de boire.
Sept ordres de Rabbi Akiva ร  son filsRabbi Yehochoua1. HauteurNe pas รฉtudieren haut de la ville2. Chefs sagesNe pas habitercette ville3. EntreePas brusquementchez soi, ni chez l'autre4. ChaussuresNe pas les refusera ses pieds5. Repas tรดtร‰tรฉ : le soleilHiver : le froid6. ChabbatJour de semainesans dรฉpendre d'autrui7. L'heure qui joueS'appliquer avec un homme pour qui l'heure est favorableRav Pappa : association, non achat ni vente. Puis Iyov : mรชme le commerce
Les sept ordres de Rabbi Akiva ร  Rabbi Yehochoua, son fils.
Quatre coupes, mรชme selon Rabbi AkivaMichnaQuatre coupesmรชme prisesau tamhouiRabbi AkivaChabbat en semaineplutot que dรฉpendredes crรฉaturesIci il convientPirsoumei nissafaire connaรฎtrele miracleTanna devei Eliyahou : tout de mรชme un peu dans la maisonRav Pappa : une coupe de harsana, petits poissons
Les quatre coupes restent dues, mรชme lร  oรน Rabbi Akiva refuse de dรฉpendre d'autrui pour le Chabbat.
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Celui qui se fait saigner et ne se lave pas les mains a peur pendant sept jours. Celui qui coupe ses cheveux et ne se lave pas les mains a peur pendant trois jours.

Celui qui coupe ses ongles et ne se lave pas les mains a peur pendant un jour, et il ne sait pas ce qui lui fait peur. La main sur les narines : un degrรฉ vers la peur.

La main sur le front : un degrรฉ vers le sommeil.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
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Il fait couler le sang des รฉpaules. C'est le langage de sikhourei (saigneurs).
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Il ร  l'habitude de poser sa main prรจs de ses narines, sur ses lรจvres.
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C'est une voie pour lui amener la peur d'une ruah ra'a (esprit mauvais).
๐Ÿ’ก Explication

Trois gestes sur le corps, et le mรชme manque : ne pas se laver les mains. La durรฉe de la peur suit le geste. Saignรฉe : sept jours. Cheveux : trois jours. Ongles : un jour, et l'homme ne sait pas d'ou vient la peur.

Rachi lit messokher comme une saignรฉe des รฉpaules, langage des sikhourei. Deux habitudes ensuite : la main sur les narines mรจne ร  la peur ; la main sur le front mรจne au sommeil. Rachi : la premiรจre amene une peur de ruah ra'a.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Sans lavage des mains : durรฉe de la peurSaignรฉedes รฉpaules7 joursCheveuxcoupes3 joursOnglescoupes1 jour
Saignรฉe, cheveux, ongles : sept jours, trois jours, un jour de peur, si les mains restent sans lavage.
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On a enseignรฉ : des aliments et des boissons sous le lit, mรชme couverts par des vases de fer, une ruah ra'a repose sur eux. Les rabbins ont enseignรฉ : qu'un homme ne boive pas d'eau, ni les nuits du quatriรจme jour, ni les nuits de Chabbat.

S'il en a bu, son sang est sur sa tรชte, ร  cause du danger. Quel est le danger ?

Une ruah ra'a.

๐Ÿ’ก Explication

Deux enseignements. Sous le lit, nourriture et boisson recoivent une ruah ra'a, mรชme si des vases de fer les couvrent.

Puis l'eau ร  deux nuits : nuits du quatriรจme jour (leilei revi'ot : la nuit ouvre le mercredi, donc le mardi soir) et nuits de Chabbat (vendredi soir). S'il boit, son sang est sur sa tรชte : il porte lui-mรชme le danger. Le danger nomme ici est la ruah ra'a.

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Et s'il a soif, quel est son remรจde ? Qu'il dise les sept voix que David a dites sur les eaux, puis qu'il boive, comme il est dit : "La voix de Hachem est sur les eaux, El de gloire tonne, Hachem sur des eaux nombreuses.

La voix de Hachem est avec force. La voix de Hachem est avec splendeur.

La voix de Hachem brise les cรจdres, et Hachem brise les cรจdres du Liban. La voix de Hachem taille des flammes de feu.

La voix de Hachem fait trembler le dรฉsert, Hachem fait trembler le dรฉsert de Kadech. La voix de Hachem fait mettre bas les biches et dรฉnude les forรชts, et dans Son sanctuaire tout dit : gloire."

๐Ÿ’ก Explication

S'il a soif malgre l'interdit, il y a un tikoun (remรจde), puis il boit. Il dit d'abord les sept voix que David a dites sur les eaux : sept fois l'expression kol Hachem dans Tehillim 29.

Le compte : sur les eaux ; avec force ; avec splendeur ; elle brise les cรจdres ; elle taille des flammes ; elle fait trembler le dรฉsert ; elle fait mettre bas les biches. La reprise "Hachem fait trembler le dรฉsert de Kadech" ne porte pas le mot voix : elle reste dans la sixieme.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Sept fois : la voix de HachemTehillim 29, dites avant de boire1Sur les eaux2Avec force3Avec splendeur4Brise les cรจdres5Flammes de feu6Le dรฉsert7Les biches
Les sept occurrences de "la voix de Hachem" dans le passage de Tehillim 29 cite ici.
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Et sinon, qu'il dise ainsi : "Loul, Chafan, Anigron, Anirdafin, je siรจge parmi les รฉtoiles, je marche parmi les maigres et les gras." Et sinon, s'il y a une personne avec lui, qu'il la rรฉveille et lui dise : "Un tel, fils d'un tel, j'ai soif d'eau", puis qu'il boive. Et sinon, qu'il fasse claquer le couvercle contre la cruche, puis qu'il boive.

Et sinon, qu'il y jette quelque chose, puis qu'il boive.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
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C'est un lahach (incantation).
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Voici, autour de moi, des hommes maigres et des hommes gras : laissez-moi.
ื•ื ื™ืžื ืœื™ื” ืฆื—ื™ื ื ืžื™ื:
J'ai soif d'eau.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
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"Un tel, fils d'une telle, j'ai soif d'eau", etc. Dรจs qu'il appelle son compagnon par son nom, la ruah ra'a perรงoit qu'un autre est la avec lui, et elle ne s'en prend pas ร  lui pour le nuire par cette eau. Il faut mentionner le nom de sa mรจre : l'esprit qui entend deux noms, un masculin et un fรฉminin, estime qu'un homme et une femme sont avec lui. Ils sont alors trois en tout, et elle fuit cette eau. A trois, ils fuient. Nos maรฎtres, de mรฉmoire bรฉnie, l'ont dit : trois, on ne les voit pas, et ils ne nuisent pas.
๐Ÿ’ก Explication

S'il ne peut pas dire les sept voix, une รฉchelle de remรจdes. D'abord un lahach : quatre noms, puis "je siรจge parmi les รฉtoiles, je marche parmi les maigres et les gras". Rachi lit la fin : des maigres et des gras sont autour de moi, laissez-moi.

Ensuite, s'il y a quelqu'un : le reveiller et dire le nom, "j'ai soif d'eau". Seul : faire claquer le couvercle (nakhtama) sur la cruche (hatsba). Dernier degrรฉ : jeter quelque chose dans l'eau. Chaque fois, il boit aprรจs le geste.

Le Ben Yehoayada : le nom du compagnon fait entendre une presence. Le nom de la mรจre ajoute un nom de femme : l'esprit compte trois, et ร  trois il ne nuit pas.

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Les rabbins ont enseignรฉ : qu'un homme ne boive pas d'eau, ni des riviรจres ni des รฉtangs, la nuit. S'il en a bu, son sang est sur sa tรชte, ร  cause du danger.

Quel est le danger ? Le danger de chavrirei.

Et s'il a soif, quel est son remรจde ? S'il y a une personne avec lui, qu'il lui dise : "Un tel, fils d'un tel, j'ai soif d'eau." Et sinon, qu'il se le dise ร  lui-mรชme : "Un tel, ma mรจre m'a dit : prends garde ร  chavrirei, chavrirei, berirei, rirei, yiri, ri.

J'ai soif d'eau dans des coupes blanches."

๐Ÿ’ก Explication

Autre baraita, autre eau : riviรจres (neharot) et รฉtangs (agamim), et cette fois toute nuit. Le danger a un nom : chavrirei, lie ร  la cecite.

Avec un compagnon : la mรชme phrase, "un tel fils d'un tel, j'ai soif". Seul : il parle ร  lui-mรชme. Sa mรจre lui a dit de prendre garde. Le nom se rรฉduit : chavrirei, berirei, rirei, yiri, ri. Il achรจve par la soif dans des coupes blanches (kasei hivrei).

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le nom de chavrirei se raccourcitchavrireiberireirireiyiririOn dit la formule ร  soi-mรชmeMa mรจre m'a dit : prends gardeChaque reprise perd le debut du nomPuis : j'ai soif d'eaudans des coupes blanches
Chavrirei se raccourcit d'une attaque ร  chaque reprise, puis les coupes blanches.
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ื•ืืคื™ืœื• ืžืŸ ื”ืชืžื—ื•ื™ ื•ื›ื•ืณ. ืคืฉื™ื˜ื!

Et mรชme du tamhoui, etc. C'est รฉvident !

๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la michna des quatre coupes : on n'en donne pas moins de quatre, mรชme si le pauvre les reรงoit du tamhoui (le plat de la quรชte).

La Guemara objecte : pรฉchita, c'est รฉvident. S'il y a une mitsva de quatre coupes, on les lui fournit.

7
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Cela n'a รฉtรฉ nรฉcessaire que mรชme selon Rabbi Akiva, qui a dit : fais de ton Chabbat un jour de semaine, et ne dรฉpends pas des crรฉatures. Ici, ร  cause de pirsoumei nissa (la publicitรฉ du miracle), il en convient.

๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืขืฉื” ืฉื‘ืชืš ื—ืœ ื•ืืœ ืชืฆื˜ืจืš ืœื‘ืจื™ื•ืช. ื”ื ื“ืืžืจ 'ืฉื‘ืชืš' ื•ืœื ืืžืจ 'ืฉื‘ืช'? ื ืจืื” ืœื™ ื›ื™ ื™ื“ื•ืข ื“ืขื•ื ื’ ืฉื‘ืช ืฉืœ ืื›ื™ืœื” ื•ืฉืชื™ื” ื™ืชื™ื™ื—ืก ืœื’ื•ืฃ ื”ืื“ื ืืš ืฉืžื™ืจืช ืฉื‘ืช ื‘ืžืฆื•ืช ืฉื‘ื• ืชืชื™ื™ื—ืก ืœื”ืฉื ื™ืชื‘ืจืš, ื•ืื ื”ื™ื” ืื•ืžืจ 'ืขืฉื” ืฉื‘ืช ื—ืœ' ื”ื™ื” ืื™ืฉ ืฉื•ื’ื” ื•ืคืชื™ ืžื‘ื™ืŸ ืฉื™ื—ืœืœ ื”ืฉื‘ืช ื‘ืžืœืื›ื” ื‘ืฉื›ื™ืจื•ืช ื›ื“ื™ ืฉื™ืงื— ื‘ืฉื›ื™ืจื•ืชื• ืื›ื™ืœื” ื•ืœื ื™ืฆื˜ืจืš ืœื‘ืจื™ื•ืช ื•ื–ื” ืื™ื ื•! ืœื›ืš ืืžืจ 'ืฉื‘ืชืš' ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ืขื•ื ื’ ืื›ื™ืœื” ื•ืฉืชื™ื” ืฉื–ื” ื™ืชื™ื™ื—ืก ืœืš 'ืขืฉื”ื• ื—ื•ืœ' ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ืฉืชืื›ืœ ื‘ืฆืžืฆื•ื ื›ืžื• ื‘ื—ื•ืœ 'ื•ืืœ ืชืฆื˜ืจืš ืœื‘ืจื™ื•ืช' ืœื™ืงื— ื‘ืชื•ืจืช ืฆื“ืงื” ื›ื“ื™ ืœืื›ื•ืœ ื‘ื”ืจื•ื•ื—ื”, ืื‘ืœ ืฉื‘ืช ื”ืžืชื™ื™ื—ืก ืœื”ืฉื ื™ืชื‘ืจืš ืฉื”ื•ื ืฉืžื™ืจืช ืžืฆื•ืชื™ื• ืฆืจื™ืš ืœืฉื•ืžืจื• ื•ืœื ืชื—ืœืœื• ืืคื™ืœื• ืื ืื™ืŸ ืœืš ืžื” ืœืื›ื•ืœ.
"Fais de ton Chabbat un jour de semaine, et ne dรฉpends pas des crรฉatures." Pourquoi dit-il "ton Chabbat", lร  oรน il aurait pu dire "le Chabbat" ? Il me semble : on sait que l'oneg Chabbat du manger et du boire se rapporte au corps de l'homme, tandis que la garde du Chabbat dans les mitsvot qui s'y trouvent se rapporte ร  Hachem. S'il avait dit "fais du Chabbat un jour de semaine", un homme distrait et simple comprendrait qu'il peut profaner le Chabbat par un travail salariรฉ, afin de prendre par ce salaire de quoi manger et de ne pas dรฉpendre des crรฉatures. Il en va autrement. C'est pourquoi il a dit "ton Chabbat" : l'oneg du manger et du boire, qui se rapporte ร  toi. "Fais-le jour de semaine" : mange avec mesure, comme en semaine. "Et ne dรฉpends pas des crรฉatures" : ne prends pas au titre de la tsedaka afin de manger dans l'aisance. Le Chabbat qui se rapporte ร  Hachem, la garde de Ses mitsvot, on doit le garder, et on ne le profane pas, mรชme si l'on n'a rien a manger.
๐Ÿ’ก Explication

La michna vise le cas oรน l'on aurait suivi Rabbi Akiva jusqu'au bout. Sa rรจgle : fais de ton Chabbat un jour de semaine, et ne dรฉpends pas des crรฉatures. Mieux vaut un Chabbat sans depense d'honneur que de vivre aux depens d'autrui.

Pour les quatre coupes, il convient. Raison : pirsoumei nissa, faire connaรฎtre le miracle de la sortie d'Egypte. Le Ben Yehoayada serre le mot "ton" : l'oneg du corps peut รชtre mesurรฉ ; la garde des mitsvot du Chabbat reste entiรจre.

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ืชื ื ื“ื‘ื™ ืืœื™ื”ื•, ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืืžืจ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื: ืขืฉื” ืฉื‘ืชืš ื—ื•ืœ ื•ืืœ ืชืฆื˜ืจืš ืœื‘ืจื™ื•ืช, ืื‘ืœ ืขื•ืฉื” ื”ื•ื ื“ื‘ืจ ืžื•ืขื˜ ื‘ืชื•ืš ื‘ื™ืชื•. ืžืื™ ื ื™ื ื”ื•? ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ื›ืกื ื“ื”ืจืกื ื. ื›ื“ืชื ืŸ, ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืŸ ืชื™ืžื ืื•ืžืจ: ื”ื•ื™ ืขื– ื›ื ืžืจ ื•ืงืœ ื›ื ืฉืจ, ืจืฅ ื›ืฆื‘ื™ ื•ื’ื‘ื•ืจ ื›ืืจื™ ืœืขืฉื•ืช ืจืฆื•ืŸ ืื‘ื™ืš ืฉื‘ืฉืžื™ื.

Le tanna de la maison d'Eliyahou a enseignรฉ : bien que Rabbi Akiva ait dit : fais de ton Chabbat un jour de semaine, et ne dรฉpends pas des crรฉatures, il fait toutefois une petite chose dans sa maison. Qu'est-ce ?

Rav Pappa a dit : une coupe de harsana (petits poissons). Comme nous l'avons appris dans une michna, Rabbi Yehouda ben Teima dit : sois hardi comme le lรฉopard et lรฉger comme l'aigle, cours comme le cerf et fort comme le lion, pour faire la volontรฉ de ton Pรจre qui est aux cieux.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื•ื™ ืขื– ื”ืชื—ื–ืง ื‘ืžืฆื•ื” ื™ื•ืชืจ ืžืฉื™ื›ื•ืœืช ื‘ื™ื“ืš:
Renforce-toi dans la mitsva au-delร  de ce que ta main peut.
๐Ÿ’ก Explication

Tanna devei Eliyahou garde la phrase de Rabbi Akiva, et ajoute un minimum : une petite chose dans la maison, pour que le Chabbat se distingue du jour de semaine. Rav Pappa : kasa deharsana, une coupe de petits poissons.

La michna de Rabbi Yehouda ben Teima (Pirqe Avot) vient ici sur le mot "sois hardi". Rachi : se renforcer dans la mitsva au-delร  de ses moyens. Le peu que l'on fait chez soi entre dans cet effort.

9
ืชื ื• ืจื‘ื ืŸ, ืฉื‘ืขื” ื“ื‘ืจื™ื ืฆื•ื” ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืืช ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ื ื•: ื‘ื ื™, ืืœ ืชืฉื‘ ื‘ื’ื•ื‘ื”ื” ืฉืœ ืขื™ืจ ื•ืชืฉื ื”, ื•ืืœ ืชื“ื•ืจ ื‘ืขื™ืจ ืฉืจืืฉื™ื” ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื.

Les rabbins ont enseignรฉ : sept choses que Rabbi Akiva a commandรฉes ร  Rabbi Yehochoua, son fils. Mon fils, ne t'assieds pas sur la hauteur de la ville pour รฉtudier, et n'habite pas une ville dont les chefs sont des talmidei hakhamim.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืืœ ืชืฉื‘ ื‘ื’ื•ื‘ื”ื” ืฉืœ ืขื™ืจ ื•ืชืฉื ื” ืžืงื•ื ืฉื‘ื ื™ ื”ืขื™ืจ ืขื•ื‘ืจื™ื ื•ืฉื‘ื™ืŸ ืฉืžื ื›ืฉื”ืŸ ืขื•ื‘ืจื™ืŸ ื•ืฉื‘ื™ืŸ ื™ื‘ื˜ืœื•ืš ื•ื™ืคืกื™ืงื•ืš ืžืžืฉื ืชืš:
Un lieu oรน les gens de la ville passent et reviennent. Peut-รชtre, quand ils passent et reviennent, t'empรชcheront-ils et t'interrompront-ils dans ton รฉtude.
ื•ืืœ ืชื“ื•ืจ ื‘ืขื™ืจ ืฉืจืืฉื™ื” ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ื“ื˜ืจื•ื“ ื‘ื’ืจืกื™ื” ื•ืœื ื‘ืžื™ืœื™ ื“ืฆื™ื‘ื•ืจื:
Car il est occupรฉ par sa girsa (sa rรฉpรฉtition), et non par les affaires du public.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฆื•ื” ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืืช ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ื ื• ืคื™ืจืฉ ืจืฉื‘"ื ื“ื”ื•ื ืจ' ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืงืจื—ื” ื“ืจ"ืข ืงืจื— ื”ื™ื” ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ [ื‘ื‘ื›ื•ืจื•ืช] (ื“ืฃ ื ื—.) ืฉื”ื™ื” ื‘ืŸ ืขื–ืื™ ืื•ืžืจ ื›ืœ ื—ื›ืžื™ ื™ืฉืจืืœ ื“ื•ืžื™ืŸ ืœืคื ื™ ื›ืงืœื™ืคืช ื”ืฉื•ื ื—ื•ืฅ ืžืŸ ื”ืงืจื— ื”ื–ื” ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ืฉื™ื”ื™ื” ื”ื’ืžืจื ืงื•ืจื ืื•ืชื• ื‘ืŸ ืงืจื—ื” ื“ืจืš ื’ื ืื™ ืฉื”ืจื™ ื ืขื ืฉื• ื”ื ืขืจื™ื ืฉืงืจืื• ืœืืœื™ืฉืข ืขืœื” ืงืจื— (ืžืœื›ื™ื ื‘ ื‘ืณ:ื›ืดื’) ื•ื‘ืŸ ืขื–ืื™ ืงืจืื• ื›ืŸ ื“ืจืš ื‘ื“ื™ื—ื•ืชื:
Le Rachbam a expliquรฉ que c'est Rabbi Yehochoua ben Korha, car Rabbi Akiva รฉtait chauve, comme nous le disons ร  Bekhorot (58a) : Ben Azzai disait que tous les sages d'Israel sont devant lui comme une pelure d'ail, sauf ce chauve-la. Il est difficile d'admettre que la Guemara l'appelle ben Korha par maniรจre de mรฉpris, puisque les jeunes gens ont รฉtรฉ punis pour avoir dit ร  Elicha : monte, chauve (II Rois 2, 23). Ben Azzai l'a appelรฉ ainsi par maniรจre de plaisanterie.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (2)
ืืœ ืชืฉื‘ ื‘ื’ื‘ื”ื” ืฉืœ ืขื™ืจ ื•ืชืฉื ื”. ืขื™ื™ืŸ ืคื™ืจื•ืฉ ืจืฉ"ื™ ื–"ืœ [ืžืงื•ื ืฉื‘ื ื™ ื”ืขื™ืจ ืขื•ื‘ืจื™ื ื•ืฉื‘ื™ืŸ ืฉืžื ื›ืฉื”ืŸ ืขื•ื‘ืจื™ืŸ ื•ืฉื‘ื™ืŸ ื™ื‘ื˜ืœื•ืš ื•ื™ืคืกื™ืงื•ืš ืžืžืฉื ืชืš] . ื•ืงืฉื” ืœื™ ืœืคื™ืจื•ืฉื• ืื ื›ืŸ ืœืžื” ืชืœื” ื”ื“ื‘ืจ ื‘ื’ื‘ื”ื” ืฉืœ ืขื™ืจ ืœื™ืžื ืœื™ื” 'ืืœ ืชืฉื‘ ื‘ืžืงื•ื ืขื•ื‘ืจื™ื ื•ืฉื‘ื™ื ื•ืชืฉื ื”' ื“ื™ืžืฆื ืขื•ื‘ืจื™ื ื•ืฉื‘ื™ื ื’ื ื‘ื‘ืงืขื” ืฉืœ ืขื™ืจ? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ื›ื•ื•ื ื” ื“ืขืœ ื”ืจื•ื‘ ื‘ืขื™ืจ ื”ื‘ื ื•ื™ื” ื‘ื”ืจ ืื™ืŸ ืฉื˜ื— ืฉืœื” ืฉื‘ื• ื‘ื ื™ืŸ ื”ื‘ืชื™ื ื”ื•ื ืฉื•ื”, ืืœื ื™ืฉ ื’' ื”ื“ืจื’ื•ืช ื‘ืงืจืงืขื™ืชื” ื“ื”ื™ื™ื ื• ื‘ืชื™ื ื‘ื ื•ื™ื™ื ื‘ืฉืคื•ืœื™ ืงืจืงืข ื”ืขื™ืจ ื•ืื™ืœื• ืื™ืŸ ื ื— ื‘ื“ื™ืจืชื ื›ื™ ื™ืงื‘ืœื• ืจื•ื— ืžืขื•ืคืฉ ืžืŸ ื”ืขืžืง ืฉืฉื ื™ืชืงื‘ืฅ ื•ื™ืืกืฃ ื”ื–ื‘ืœ ื•ื”ืกืจื—ื•ืŸ ื•ืœื—ืœื•ื—ื™ืช ื”ืขืžืง ื•ื”ื“ืจื™ื ื‘ื‘ืชื™ื ื”ื”ื ืœื ืฆื™ืœื ื“ืขืชื™ื™ื”ื•, ื•ื™ืฉ ื‘ืชื™ื ื‘ื ื•ื™ื™ื ื‘ื’ื‘ื”ื” ืฉืœ ืขื™ืจ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื‘ืฉื˜ื— ื”ืขืœื™ื•ืŸ ืฉืœ ืงืจืงืข ื”ืขื™ืจ ื•ืื™ืœื• ื ื™ืฆื•ืœื™ื ืžืŸ ื”ืขื™ืคื•ืฉ ื•ื›ื™ื•ืฆื ืืš ืœืคืขืžื™ื ื™ื–ื“ืžืŸ ืจื•ื— ืกืขืจื” ืงืฉื” ืฉืžื’ื™ืข ืœื”ื ื™ื•ืชืจ ืžืŸ ื”ืชื—ืชื•ื ื™ื ื•ืžื‘ืœื‘ืœ ื“ืขืชื, ืื‘ืœ ืื•ืชื ื‘ืชื™ื ื”ื‘ื ื•ื™ื™ื ื‘ืฉื˜ื— ื”ืืžืฆืขื™ ื“ื™ืจืชื ื˜ื•ื‘ื” ืžื›ืœ ืฆื“ ื›ื™ ื”ื ืจื—ื•ืงื™ื ืžืŸ ื”ืขื™ืคื•ืฉ ืฉืœ ื”ืขืžืง ื•ื’ื ืื™ืŸ ืฉื•ืœื˜ ื‘ื”ื ืจื•ื— ืงืฉื”. ื•ืœื›ืŸ ื›ื™ื•ืŸ ื“'ืฉืžืขืชืชื ื‘ืขื™ื ืฆื™ืœื•ืชื' (ืขื™ืจื•ื‘ื™ืŸ ืกื”.) ืœื›ืš ืขืœ ื“ื™ืจื” ืฉื”ื™ื ื‘ืฉื™ืคื•ืœื™ ื”ืขื™ืจ ืœื ื”ื•ืฆืจืš ืœืฆื•ื•ืช ืœื• ื›ื™ ื–ื” ืจื•ืื” ื›ืœ ืื“ื ื‘ืจืขืชื” ืžืฆื“ ืจื™ื— ื”ืขื™ืคื•ืฉ ื•ื”ืกื™ืจื—ื•ืŸ ื”ืžื’ื™ืข ืฉื ืชืžื™ื“ ืžืŸ ื”ืœื—ืœื•ื—ื™ืช ื•ืžืŸ ื”ืืฉืคืชื•ืช ื”ื–ื•ืจืงื™ื ื—ื•ืฅ ืœืขื™ืจ ื‘ืฉื™ืคื•ืœ ืฉืœื”, ืืš ื”ื•ืฆืจืš ืœืฆื•ื•ืช ืขืœ ื“ื™ืจื” ืฉื”ื™ื ื‘ื’ื‘ื”ื” ืฉืœ ืขื™ืจ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื‘ืฉื˜ื— ื”ืขืœื™ื•ืŸ ืฉืœื ื™ืฉื‘ ืฉื ื•ื™ืฉื ื” ื“ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืฉื ื”ืื•ื™ืจ ื”ื•ื ื˜ื•ื‘ ื•ื ืงื™ ืขื ื›ืœ ื–ื” ืžื—ืžืช ื’ื•ื‘ื”ื• ืฉื•ืœื˜ ื‘ื• ืœืคืขืžื™ื ืจื•ื— ืงืฉื” ื•ื—ื–ืง ืืฉืจ ื™ื‘ืœื‘ืœ ื“ืขืช ื”ืื“ื ืœื›ืŸ ืฆื™ื•ื”ื• ืืœ ื™ืฉื‘ ืฉื ื•ื™ืฉื ื” ืืœื ื™ืฉื‘ ื‘ืฉื˜ื— ื”ืืžืฆืขื™ ืฉื”ื•ื ื˜ื•ื‘ ืชืžื™ื“ ื‘ื›ืœ ืขืช.
"Ne t'assieds pas sur la hauteur de la ville pour รฉtudier." Voir le commentaire de Rachi, de mรฉmoire bรฉnie : un lieu oรน les gens de la ville passent et reviennent ; peut-รชtre, en passant et en revenant, t'empรชcheront-ils et t'interrompront-ils dans ton รฉtude. J'ai une difficultรฉ sur son explication. S'il en est ainsi, pourquoi a-t-il suspendu la chose ร  la hauteur de la ville ? Qu'il lui dise : ne t'assieds pas dans un lieu de passage pour รฉtudier, puisqu'on trouve des passants aussi dans le bas de la ville. Il me semble, avec l'aide du Ciel : le plus souvent, dans une ville bรขtie sur une montagne, la surface oรน sont bรขties les maisons n'est pas plane. Il y a trois degrรฉs dans son sol. Des maisons sont bรขties dans le bas du sol de la ville : la demeure n'y est pas agrรฉable, car on y reรงoit un air viciรฉ du vallon, oรน s'amassent l'ordure, la puanteur et l'humiditรฉ du vallon, et ceux qui habitent ces maisons n'ont pas l'esprit clair. Des maisons sont bรขties sur la hauteur de la ville, la surface haute du sol : celles-la sont prรฉservรฉes de la corruption et de ce qui y ressemble, mais parfois un vent de tempรชte dur les atteint plus que les maisons basses, et trouble leur esprit. Les maisons bรขties sur la surface du milieu ont une demeure bonne de tout cรดtรฉ : elles sont loin de la corruption du vallon, et un vent dur n'y domine pas. Puisque "une chemoua demande de la clarte" (Erouvin 65a), il n'a pas eu besoin de commander au sujet d'une demeure dans le bas de la ville : tout homme en voit le mal, par l'odeur de corruption et de puanteur qui y arrive toujours, de l'humiditรฉ et des dรฉpotoirs que l'on jette hors de la ville, dans son bas. Il a eu besoin de commander au sujet d'une demeure sur la hauteur, la surface haute : qu'il ne s'y asseye pas pour รฉtudier. L'air y est bon et pur ; avec cela, ร  cause de sa hauteur, un vent dur et fort y domine parfois, et trouble l'esprit de l'homme. Il lui a donc commandรฉ de ne pas s'y asseoir pour รฉtudier, et de s'asseoir sur la surface du milieu, qui est bonne en tout temps.
ื•ืืœ ืชื“ื•ืจ ื‘ืขื™ืจ ืฉืจืืฉื™ื” ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื. ืขื™ื™ืŸ ืคื™ืจื•ืฉ ืจืฉ"ื™ ื–"ืœ [ื“ื˜ืจื•ื“ ื‘ื’ืจืกื™ื” ื•ืœื ื‘ืžื™ืœื™ ื“ืฆื™ื‘ื•ืจื] . ื•ืขื•ื“ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ื•ืŸ ืฉื“ืจื›ื ืœืžื ื•ืช ืืช ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ืœืจืืฉื™ื ืื ื›ืŸ ื™ืฉ ื—ืฉืฉ ืคืŸ ื’ื ืœื• ื™ืกื›ื™ืžื• ืขืœื™ื• ืœืžื ื•ืชื• ืžืŸ ื”ืจืืฉื™ื ื•ืื– ื™ืชื‘ื˜ืœ ืžืœื™ืžื•ื“ื•. ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ ื“ื”ื˜ืขื ืžืคื ื™ ืฉื”ืจืืฉื™ื ืฆืจื™ื›ื™ื ืœื™ืกืจ ืืช ื”ืžื•ืŸ ื”ืขื ื•ืœื”ื•ื›ื™ื—ื ื‘ืžื™ืœื™ ื“ืฉืžื™ื™ื ื•ืœื›ืš ื”ืžื•ืŸ ื”ืขื ืฉื•ื ืื™ื ืื•ืชื ื•ืžื“ื‘ืจื™ื ืื—ืจื™ื”ื ื“ื‘ืจื™ื ืฉืœ ื‘ื–ื™ื•ืŸ ื•ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ื‘ื’ืžืจื (ื›ืชื•ื‘ื•ืช ืงื”:) 'ื”ืื™ ืฆื•ืจื‘ื ืžืจื‘ื ืŸ ื“ืจื—ืžื™ ืœื™ื” ื‘ื ื™ ืžืชื ืžืฉื•ื ื“ืœื ืžื•ื›ื— ืœื”ื• ื‘ืžื™ืœื™ ื“ืฉืžื™ื™ื' ื•ืื ื”ืจืืฉื™ื ื”ืืœื” ื”ื ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ืื– ื™ื”ื™ื• ื›ืœ ื”ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ืฉื ื•ืื™ื ืืฆืœ ื”ืžื•ืŸ ื”ืขื ื•ืืคื™ืœื• ืื•ืชื ืฉืื™ืŸ ืœื”ื ืขืกืง ืขืžื”ื, ื›ื™ ื›ืŸ ื”ื™ื ื”ืžื“ื” ื•ื”ืžื ื”ื’ ื‘ืขื•ื ื•ืชื™ื ื• ื”ืจื‘ื™ื ืื ืื“ื ืขื ื”ืืจืฅ ื™ืฉ ืœื• ืื™ื–ื” ื“ื‘ืจ ืขื ืื—ื“ ืชืœืžื™ื“ ื—ื›ื ื”ื•ื ื™ื‘ื–ื” ื•ื™ื“ื‘ืจ ืกืจื” ืขืœ ื›ืœ ื”ื—ื›ืžื™ื, ื•ืœื›ืŸ ืืœ ืชื“ื•ืจ ื‘ืขื™ืจ ื–ื• ืคืŸ ืชื”ื™ื” ืฉื ื•ื ืœืœืฆื™ื ืืœื• ืขืœ ื—ื ื. ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ ืื ื”ืจืืฉื™ื ืชืœืžื™ื“ื™ ื—ื›ืžื™ื ืžื•ื›ืจื— ืœื”ืจื‘ื•ืช ื‘ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืœื ืฉื™ื ืฉืœื”ื ืžืื—ืจ ืฉื”ื ืคืจื ืกื™ื ืฉืœ ื”ืขื™ืจ ืฆืจื™ืš ืฉื™ืชื›ื‘ื“ื• ื ืฉื™ื”ื ื•ืื ื›ืŸ ืืชื” ืชืจืฆื” ืืฉืชืš ื’ื ื›ืŸ ืœืขืฉื•ืช ืœื” ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืจื‘ื™ื ื›ืžื•ืชื ื‘ืื•ืžืจื” ื›ืžื• ืฉืืœื• ื”ื ื—ื›ืžื™ื ื•ืขื•ืฉื™ืŸ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ืœื ืฉื™ื”ื ื’ื ืืชื” ืชืขืฉื” ืœื™ ืชื›ืฉื™ื˜ื™ืŸ ื›ืžื•ืชื ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืืชื” ื—ื›ื.
"Et n'habite pas une ville dont les chefs sont des talmidei hakhamim." Voir le commentaire de Rachi, de mรฉmoire bรฉnie : il est occupรฉ par sa girsa, et non par les affaires du public. Il me semble encore, avec l'aide du Ciel : puisque leur usage est de nommer des talmidei hakhamim comme chefs, il y a ร  craindre qu'ils s'accordent aussi sur toi pour te nommer parmi les chefs, et alors tu seras interrompu de ton รฉtude. On peut aussi comprendre, avec l'aide du Ciel : les chefs doivent corriger la foule et la reprendre dans les paroles du Ciel. La foule les hait donc, et dit derriรจre eux des paroles de mรฉpris. Comme on l'a dit dans la Guemara (Ketoubot 105b) : ce jeune savant que les gens de la ville aiment, c'est parce qu'il ne les reprend pas dans les paroles du Ciel. Si ces chefs sont des talmidei hakhamim, tous les talmidei hakhamim seront haรฏs auprรจs de la foule, mรชme ceux qui n'ont aucune affaire avec eux. Telle est la mesure et l'usage, ร  cause de nos fautes nombreuses : si un am ha-arets ร  quelque chose avec un talmid 'hakham, il mรฉprise et dit du mal de tous les sages. N'habite donc pas cette ville, de peur d'รชtre haรฏ de ces moqueurs sans motif. On peut aussi comprendre, avec l'aide du Ciel : si les chefs sont des talmidei hakhamim, on est contraint de multiplier les parures de leurs femmes, puisqu'ils sont les parnassim de la ville et que leurs femmes doivent รชtre honorรฉes. Toi aussi, tu voudras faire ร  ta femme de nombreuses parures comme eux, car elle dira : ceux-la sont des sages et font des parures ร  leurs femmes ; toi aussi, fais-m'en autant, bien que tu sois un sage.
๐Ÿ’ก Explication

Source des sept ordres. Ce segment en donne deux. Ne pas รฉtudier sur la hauteur de la ville : Rachi, ร  cause des passants qui coupent la michna. Ne pas habiter une ville dont les chefs sont des talmidei hakhamim : Rachi, le chef est pris par sa girsa et laisse les affaires du public.

Les Tossefot rapportent le Rachbam : ce fils serait Rabbi Yehochoua ben Korha, Rabbi Akiva etant chauve, d'aprรจs le mot de Ben Azzai ร  Bekhorot 58a. Ils rรฉservent ce surnom : l'insulte "monte, chauve" adressรฉe ร  Elicha a รฉtรฉ punie ; chez Ben Azzai, c'รฉtait une plaisanterie.

10
ื•ืืœ ืชื›ื ืก ืœื‘ื™ืชืš ืคืชืื•ื, ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืœื‘ื™ืช ื—ื‘ื™ืจืš. ื•ืืœ ืชืžื ืข ืžื ืขืœื™ื ืžืจื’ืœื™ืš. ื”ืฉื›ื ื•ืื›ื•ืœ, ื‘ืงื™ืฅ ืžืคื ื™ ื”ื—ืžื”, ื•ื‘ื—ื•ืจืฃ ืžืคื ื™ ื”ืฆื™ื ื”. ื•ืขืฉื” ืฉื‘ืชืš ื—ื•ืœ ื•ืืœ ืชืฆื˜ืจืš ืœื‘ืจื™ื•ืช. ื•ื”ื•ื™ ืžืฉืชื“ืœ ืขื ืื“ื ืฉื”ืฉืขื” ืžืฉื—ืงืช ืœื•.

Et n'entre pas dans ta maison brusquement, ร  plus forte raison dans la maison de ton compagnon. Et ne refuse pas des chaussures ร  tes pieds.

Lรจve-toi tรดt et mange : en รฉtรฉ ร  cause du soleil, en hiver ร  cause du froid. Et fais de ton Chabbat un jour de semaine, et ne dรฉpends pas des crรฉatures.

Et applique-toi avec un homme pour qui l'heure joue.

๐Ÿช” Ben Yehoyada (2)
ื•ืืœ ืชืžื ืข ืžื ืขืœื™ื ืžืจื’ืœื™ืš. ืคื™ืจื•ืฉ ืœืื• ืžื‘ืขื™ื ื”ื™ืœื•ืš ื“' ืืžื•ืช ืฉืœื ื™ืœืš ื™ื—ืฃ ืืœื ืืคื™ืœื• ืฉื™ืขื•ืจ ืืžื” ืื—ืช ืžื–ื•ื™ืช ืœื–ื•ื™ืช ืœื ื™ืœืš ื™ื—ืฃ. ืื™ ื ืžื™ ื”ื–ื”ื™ืจื• ืขืœ ื™ื•ื ื”ื›ื™ืคื•ืจื™ื ื•ื™ื•ื ื˜' ื‘ืื‘ ืฉื”ื•ืœื›ื™ื ื™ื—ืคื™ื ืขื ื›ืœ ื–ื” ืœื ื™ืœืš ื™ื—ืฃ ืœื’ืžืจื™ ืืœื ื™ืœื‘ืฉ ืžื ืขืœื™ื ืฉืœ ื‘ื’ื“ ื•ื›ืืฉืจ ื”ื–ื”ื™ืจ ื‘ื–ื” ื”ื’ืื•ืŸ ื‘"ื— ื•ืฉืืจ ืคื•ืกืงื™ื:
"Et ne refuse pas des chaussures ร  tes pieds." L'avertissement porte dรฉjร  sur la marche de quatre amot : qu'on ne marche pas pieds nus. Il porte aussi sur la mesure d'une seule ama, d'un coin ร  l'autre : qu'on ne marche pas pieds nus. Autre lecture : il l'a averti au sujet de Yom Kippour et du 9 Av, oรน l'on marche pieds nus. Avec cela, on ne va pas entiรจrement pieds nus : on met des chaussures de tissu, comme l'a averti en cela le gaon, le Bah, et d'autres dรฉcisionnaires.
ื•ื”ื•ื™ ืžืฉืชื“ืœ ืขื ืžื™ ืฉื”ืฉืขื” ืžืฉื—ืงืช ืœื•. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ' ืžืฉื—ืงืช ' ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ 'ืžืฉืžื—ืช' ื›ื™ ืฉื—ื•ืง ื”ื•ื ืœืฉื•ืŸ ื—ื“ื•ื” ื›ืžื• (ื‘ืจืืฉื™ืช ื›ื, ื•) 'ืฆื—ืง ืขืฉื” ืœื™ ื-ืœื”ื™ื ื›ืœ ื”ืฉืžืข ื™ืฆื—ืง ืœื™' ื•ืชืจื’ื•ืžื• 'ื—ื“ื•ื ืขื‘ื“ ืœื™ ื™ื™ ื›ืœ ื“ืฉืžืข ื™ื—ื“ื™ ืœื™' ื•ื™ืฉ ืื“ื ืฉื™ืฉ ืœื• ื”ืฆืœื—ื” ืฉืื™ื ื• ืžืคืกื™ื“ ืืœื ืจืง ืžืจื•ื™ื— ืืš ื”ืจื•ื•ื—ืชื• ื”ื™ื ื ื”ื•ื’ื” ื•ื˜ื‘ืขื™ืช ืฉืงื•ื ื” ืกื—ื•ืจื” ื‘ืขืฉืจืช ืืœืคื™ื ื“ื™ื ืจื™ื ืฉื™ืฉ ืœื• ืงืจืŸ ืžื“ื•ื“ื™ื ื•ืžืจื•ื™ื— ื‘ื” ืืœืฃ ื“ื™ื ืจื™ื ืฉื”ื•ื ืขืฉืจื” ืœืžืื” ื“ื”ืจื™ื•ื— ื”ื–ื” ื”ื•ื ื ื”ื•ื’ ื•ื˜ื‘ืขื™ ื•ื–ื” ื”ืื“ื ืœื ื™ืฉืžื— ืขืœ ืืฉืจ ืœื ื”ืคืกื™ื“ ื•ื’ื ืœื ื™ืฉืžื— ื›ืœ ื›ืš ื‘ืจื™ื•ื— ื›ื–ื” ืฉื”ื•ื ืขืฉืจื” ืœืžืื” ื”ื ื”ื•ื’ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉื”ืจื™ื•ื— ื”ื•ื ืืœืฃ ื“ื™ื ืจื™ื, ืื‘ืœ ืื ืงื ื” ืกื—ื•ืจื” ื‘ืžืื” ื“ื™ื ืจ ื•ื”ืจื•ื™ื— ื‘ื” ืืœืฃ ื“ื™ื ืจ ื”ื•ื ืฉืžื— ืฉืžื—ื” ื’ื“ื•ืœื”, ื•ืื“ื ื›ื–ื” ื“ื”ืจื•ื•ื—ื™ื ืฉืœื• ืื™ื ื ื›ืคื™ ื”ื ื”ื•ื’ ืืœื ืขืœ ื—ื“ ืขืฉืจ ื”ื ื” ื–ื” ื ืงืจื ืฉืขื” ืžืฉื—ืงืช ืœื• ืคื™ืจื•ืฉ 'ืžืฉืžื—ืชื•'. ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ืžืฉื—ืงืช ืžืœืฉื•ืŸ ื˜ืคื— ืฉื•ื—ืง ืฉื™ืจืื” ื™ืžื™ื• ื›ืคืœื™ื ื‘ืื™ื›ื•ืชื ืžื—ืžืช ืจื•ื‘ ื˜ื•ื‘ื” ื•ืžื ื•ื—ื” ืฉืจื•ืื” ืžื›ืœ ืฆื“.
"Et applique-toi avec celui pour qui l'heure joue." Il me semble, avec l'aide du Ciel : "joue" veut dire "rรฉjouit", car sehok est un langage de joie, comme en Bereshit 21, 6, oรน le verset parle de tsehkok, et le Targoum rend par hedva (joie) : tout entendeur se rรฉjouira de moi. Il y a un homme qui rรฉussit : il ne perd pas, il ne fait que gagner. Son gain est habituel et naturel. Il achรจte une marchandise pour dix mille dinars, il a un capital mesurรฉ, et il y gagne mille dinars, soit dix pour cent. Ce gain est habituel et naturel. Cet homme ne se rรฉjouit pas de n'avoir pas perdu, et il ne se rรฉjouit pas beaucoup d'un tel gain de dix pour cent, bien que le gain soit de mille dinars. S'il a achetรฉ une marchandise pour cent dinars et qu'il y a gagnรฉ mille dinars, il a une grande joie. Un homme dont les gains ne suivent pas l'usage, et vont au-delร , celui-lร  est appelรฉ "une heure qui joue pour lui", c'est-ร -dire qui le rรฉjouit. Autre comprรฉhension : "joue", du langage de tefah sohek (un empan qui dรฉborderait) : on voit ses jours doubles dans leur qualitรฉ, ร  cause de l'abondance de bien et du repos qu'il voit de tout cรดtรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Suite des sept, cinq ordres. Ne pas entrer brusquement chez soi, et kal va-homer chez le compagnon. Ne pas refuser des chaussures ร  ses pieds. Manger tรดt : l'รฉtรฉ, avant le soleil ; l'hiver, contre le froid. Puis la phrase dรฉjร  citee sur le Chabbat fait en semaine.

Dernier ordre : s'appliquer avec un homme pour qui l'heure joue (ha-cha'a mesaheket lo), un homme en temps de rรฉussite. Rav Pappa, au segment suivant, prรฉcise le mode : l'association. Le Ben Yehoayada lit "joue" comme joie, d'aprรจs Bereshit 21, 6 et le Targoum hedva, ou comme un empan qui dรฉpasse la mesure habituelle du gain.

11
ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ืœื ืœืžื™ื–ื‘ืŸ ืžื™ื ื™ื” ื•ืœื ืœื–ื‘ื•ื ื™ ืœื™ื”, ืืœื ืœืžืขื‘ื“ ืฉื•ืชืคื•ืช ื‘ื”ื“ื™ื”. ื•ื”ืฉืชื ื“ืืžืจ ืจื‘ ืฉืžื•ืืœ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง: ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘ ืดืžืขืฉื” ื™ื“ื™ื• ื‘ืจื›ืชืด โ€” ื›ืœ ื”ื ื•ื˜ืœ ืคืจื•ื˜ื” ืžืื™ื•ื‘ ืžืชื‘ืจืš, ืืคื™ืœื• ืœืžื™ื–ื‘ืŸ ืžื™ื ื™ื” ื•ืœื–ื‘ื•ื ื™ ืœื™ื” ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™.

Rav Pappa a dit : non pour acheter de lui, ni pour lui vendre, mais pour faire une association avec lui. Et maintenant que Rav Chemuel bar Yitshak a dit : que signifie ce qui est รฉcrit : "Tu as bรฉni l'ล“uvre de ses mains" ?

Quiconque prend une perouta d'Iyov est bรฉni. Mรชme acheter de lui et lui vendre, c'est bien.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื ืœืžื™ื–ื‘ืŸ ืžื™ื ื™ื” ื•ืœื ืœื–ื‘ื•ื ื™ ืœื™ื” ื“ืื™ื™ื“ื™ ื“ืขื“ื™ืฃ ืžื–ืœื™ื” ื ืฆื— ื•ื–ื›ื™ ืœื™ื” ืœื”ืื™:
Parce que, du fait que son mazal est supรฉrieur, il l'emporte, et celui-ci perd face ร  lui.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Pappa explique le dernier ordre. Avec l'homme pour qui l'heure joue : pas d'achat, pas de vente. Son mazal supรฉrieur fait qu'il gagne sur toi. Rachi : il l'emporte, et l'autre perd. La voie indiquee : la choutafout (association).

Puis un autre enseignement dรฉplace la limite. Rav Chemuel bar Yitshak lit "Tu as bรฉni l'ล“uvre de ses mains" (Iyov 1, 10) : quiconque prend une perouta d'Iyov est bรฉni, et cela vaut mรชme pour acheter de lui ou lui vendre.

12
ื—ืžืฉื” ื“ื‘ืจื™ื ืฆื•ื” ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืืช ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ื™ื•ื—ื™ ื›ืฉื”ื™ื” ื—ื‘ื•ืฉ ื‘ื‘ื™ืช ื”ืืกื•ืจื™ืŸ. ืืžืจ ืœื•: ืจื‘ื™, ืœืžื“ื ื™ ืชื•ืจื”, ืืžืจ: ืื™ื ื™ ืžืœืžื“ืš. ืืžืจ ืœื•: ืื ืื™ืŸ ืืชื” ืžืœืžื“ื ื™ ืื ื™ ืื•ืžืจ ืœื™ื•ื—ื™ ืื‘ื ื•ืžื•ืกืจืš ืœืžืœื›ื•ืช. ืืžืจ ืœื•: ื‘ื ื™, ื™ื•ืชืจ ืžืžื” ืฉื”ืขื’ืœ ืจื•ืฆื” ืœื™ื ืง ืคืจื” ืจื•ืฆื” ืœื”ื ื™ืง. ืืžืจ ืœื•: ื•ืžื™ ื‘ืกื›ื ื”? ื•ื”ืœื ืขื’ืœ ื‘ืกื›ื ื”.

Cinq choses que Rabbi Akiva a commandรฉes ร  Rabbi Chimon ben Yohai, quand il รฉtait enfermรฉ dans la prison. Il lui dit : Rabbi, enseigne-moi la Torah.

Il dit : je ne t'enseigne pas. Il lui dit : si tu ne m'enseignes pas, je le dirai ร  Yohai mon pรจre, et il te livrera ร  la royautรฉ.

Il lui dit : mon fils, plus que le veau veut tรฉter, la vache veut allaiter. Il lui dit : et qui est en danger ?

Le veau n'est-il pas en danger ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืžืจ ืœื™ื” ืจ"ืฉ ื‘ืŸ ื™ื•ื—ื™ ื•ืžื™ ื‘ืกื›ื ื” ื•ื”ืœื ื”ืขื’ืœ ื‘ืกื›ื ื” ื•ืžื” ืœืš ื‘ื›ืš:
Le veau n'est-il pas en danger, et qu'est-ce que cela te fait ?
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืื ืื™ ืืชื” ืžืœืžื“ื ื™, ืื ื™ ืื•ืžืจ ืœื™ื•ื—ืื™ ืื‘ื, ื•ืžื•ืกืจืš ืœืžืœื›ื•ืช. ืคืฉื˜ ื”ืžืืžืจ ืงืฉื” ืœื”ื•ืœืžื• ืื™ืš ื™ื•ืฆื™ื ืจืฉื‘"ื™ ื“ื‘ืจื™ื ื›ืืœื” ืžืคื™ื• ืœืจื‘ื•? ื•ืืคื™ืœื• ืื ื ืืžืจ ืฉื”ื•ื ืœืฉื•ืŸ ื’ื•ื–ืžื! ื•ืขื•ื“ ื•ื”ืœื ื›ื‘ืจ ื ืžืกืจ ืœืžืœื›ื•ืช ืฉื”ื•ื ื—ื‘ื•ืฉ ื‘ื‘ื™ืช ื”ืืกื•ืจื™ื ื›ื“ื™ ืœื”ื•ืจื’ื•, ื•ืžื” ื™ื•ืกื™ืฃ ืœื• ื‘ืžืกื™ืจื” ืžื—ื“ืฉ? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืื™ืŸ ื›ื•ื•ื ืช ืจืฉื‘"ื™ ืขืœ ืžืœื›ื•ืช ื”ืจืฉืขื” ื—"ื• ืืœื ื›ื•ื•ื ืชื• ืขืœ ืžื“ืช ื”ืžืœื›ื•ืช ืฉื‘ืงื“ื•ืฉื” ืืฉืจ ื‘ืขืฉืจ ืกืคื™ืจื•ืช ืœืžืขืœื” ืฉื‘ื™ื“ื” ืžืกื•ืจ ืคื•ืขืœ ื”ื“ื™ืŸ ื•ื”ืขื•ื ืฉ ื›ื ื•ื“ืข. ื•ื™ื“ื•ืข ื›ื™ ื™ื•ื—ืื™ ืื‘ื™ื• ืฉืœ ืจืฉื‘"ื™ ื”ื™ื” ืื“ื ื’ื“ื•ืœ ื‘ืชื•ืจื” ื•ื”ืชื ืื™ื ื”ื’ื“ื•ืœื™ื ืงื•ืจื™ืŸ ืื•ืชื• ื—ื‘ืจื™ื ื•, ื•ื›ื•ื•ื ืชื• ืœื•ืžืจ ืฉืื•ืžืจ ืœื™ื•ื—ืื™ ืื‘ื ืฉื™ืขื ื™ืฉ ืื•ืชืš ืขืœ ื™ื“ื™ ื›ื•ื•ื ื•ืช ื”ื™ื“ื•ืขื•ืช ืœื• ื‘ืขื‘ื•ืจ 'ืฉืื™ืŸ ืืชื” ืžืœืžื“ื ื™ ืชื•ืจื”' ื•ืžืื—ืจ ื“ืคืขื•ืœืช ื”ืขื•ื ืฉ ื”ื™ื ื ืžืฉื›ืช ืžืŸ ืกืคื™ืจืช ื”ืžืœื›ื•ืช ืœื›ืš ืืžืจ ืœื• 'ืžื•ืกืจืš ืœืžืœื›ื•ืช'. ื•ื›ืŸ ื”ื™ื• ืžืขื ื™ืฉื™ื ื”ืฆื“ื™ืงื™ื ื‘ื ืคื™ืœืช ืืคื™ื™ื ืฉื”ื™ื ื‘ืกื•ื“ ื”ืžืœื›ื•ืช, ื•ื›ืืฉืจ ืขืฉื” ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืœืจื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ืฉื”ืขื ื™ืฉื• ื‘ื ืคื™ืœืช ืืคื™ื™ื ืฉื”ื™ื” ืขื•ืฉื” ื‘ื™ื•ื, ื•ื›ื ื–ื›ืจ ื‘ื’ืžืจื ื“ืžืฆื™ืขื (ื‘ื‘ื ืžืฆื™ืขื ื ื˜: 'ืืฉื›ื—ืชื™ื” ื“ื ืคืœ ืขืœ ืื ืคื™ื”') .
"Si tu ne m'enseignes pas, je le dirai ร  Yohai mon pรจre, et il te livrera ร  la royautรฉ." Le sens simple de la parole est dur ร  porter : comment Rabbi Chimon ben Yohai ferait-il sortir de sa bouche de telles paroles envers son maรฎtre ? Et cela, mรชme si l'on y voit un langage d'exagรฉration. De plus, il รฉtait dรฉjร  livrรฉ ร  la royautรฉ, enfermรฉ dans la prison pour รชtre mis ร  mort : que lui ajouterait une dรฉnonciation nouvelle ? Il me semble, avec l'aide du Ciel : il รฉcarte ici la royautรฉ des mรฉchants. La visee porte sur la mida de la malkhout dans la saintetรฉ, parmi les dix sefirot d'en haut, ร  qui est remis l'exercice du din et du chรขtiment, comme on le sait. On sait que Yohai, pรจre de Rabbi Chimon ben Yohai, รฉtait un homme grand dans la Torah, et les grands tannaim l'appelaient "notre collรจgue". Sa visee : je le dirai ร  Yohai mon pรจre, pour qu'il te punisse par les kavvanot qui lui sont connues, parce que tu ne m'enseignes pas la Torah. Puisque l'action du chรขtiment se tire de la sefira de la malkhout, il lui a dit : il te livrera ร  la malkhout. C'est ainsi que les tsaddikim punissaient par la nefilat apayim, qui est dans le sod de la malkhout. Ainsi fit Rabbi Eliezer envers Rabban Gamliel : il le punit par la nefilat apayim qu'il faisait de jour, comme il est mentionnรฉ dans la Guemara de Bava Metsia (Bava Metsia 59b : "je l'ai trouvรฉ tombรฉ sur sa face").
๐Ÿ’ก Explication

Autre sรฉrie : cinq choses, donnรฉes ร  Rabbi Chimon ben Yohai alors que Rabbi Akiva est en prison. Le dialogue precede les ordres. Rabbi Chimon demande la Torah. Rabbi Akiva refuse. Rabbi Chimon repond, sur le ton d'une pression : il le dira ร  Yohai son pรจre, qui le livrera ร  la royautรฉ.

Image de Rabbi Akiva : plus que le veau veut tรฉter, la vache veut allaiter. Le maรฎtre veut enseigner plus encore que l'eleve veut recevoir. Rabbi Chimon retourne l'image : le danger est du cรดtรฉ du veau. Rachi : qu'est-ce que cela te fait, ร  toi ? Les cinq ordres commencent au segment suivant ; la page n'en achรจve qu'une partie.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Dans la prison : qui est en danger ?Rabbi Akiva, la vachePlus que le veau veut tรฉter,la vache veut allaiter.Il refuse d'enseigner : danger.Rabbi Chimon, le veauQui est en danger ?Le veau.Il demande la Torah malgre cela.
La vache veut allaiter ; Rabbi Chimon repond que le veau est celui qui est en danger.
13
ืืžืจ ืœื•: ืื ื‘ืงืฉืช ืœื™ื—ื ืง โ€” ื”ื™ืชืœื” ื‘ืื™ืœืŸ ื’ื“ื•ืœ. ื•ื›ืฉืืชื” ืžืœืžื“ ืืช ื‘ื ืš โ€” ืœืžื“ื”ื• ื‘ืกืคืจ ืžื•ื’ื”. ืžืื™ ื”ื™ื? ืืžืจ ืจื‘ื, ื•ืื™ืชื™ืžื ืจื‘ ืžืฉืจืฉื™ื: ื‘ื—ื“ืชื, ืฉื‘ืฉืชื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืขืœ โ€” ืขืœ.

Il lui dit : si tu cherches ร  รชtre รฉtranglรฉ, pends-toi ร  un grand arbre. Et quand tu enseignes ton fils, enseigne-lui dans un livre corrigรฉ.

Qu'est-ce ? Rava a dit, et certains disent Rav Mecharcheya : dans un sujet nouveau.

Une erreur, une fois qu'elle est entrรฉe, est entrรฉe.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืื ื‘ืงืฉืช ืœื™ื—ื ืง ืœื•ืžืจ ื“ื‘ืจ ืฉื™ื”ื™ื” ื ืฉืžืข ืœื‘ืจื™ื•ืช ื•ื™ืงื‘ืœื• ืžืžืš:
Dire une chose qui sera entendue des crรฉatures, et qu'elles l'acceptent de toi.
ื”ื™ืชืœื” ื‘ืื™ืœืŸ ื’ื“ื•ืœ ืืžื•ืจ ื‘ืฉื ืื“ื ื’ื“ื•ืœ:
Dis-le au nom d'un homme grand.
ื‘ื—ื“ืชื ื›ืฉื”ืชื™ื ื•ืง ืœืžื“ ื‘ื—ื“ืฉ ื›ืฉื”ื•ื ืžืชื—ื™ืœ ืœืœืžื•ื“:
Quand l'enfant apprend du nouveau, au moment oรน il commence ร  apprendre.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉื‘ืฉืชื ื“ืขืœ ืขืœ ืชื™ืžื” ื“ืจื‘ื ื’ื•ืคื ืื™ืช ืœื™ื” ื‘ืœื ื™ื—ืคื•ืจ (ื‘"ื‘ ื“ืฃ ื›ื.) ืฉื‘ืฉืชื ืžืžื™ืœื ื ืคืงื ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื›ืฉืœื•ืžื“ ืงืžื™ ื“ื’ืจื™ืก ื•ืœื ื“ื™ื™ืง ืฉื™ื›ื•ืœ ืœื”ื‘ื™ืŸ ืžืขืฆืžื• ื›ืฉื™ื’ื“ืœ ืื‘ืœ ื›ืืŸ ื“ืื™ื™ืจื™ ื‘ืกืคืจ ืฉืื™ื ื• ืžื•ื’ื” ืกื•ืžืš ืขืœ ืกืคืจื• ื•ืื™ื ื• ื™ื•ืฆื ืžื™ื“ื™ ื˜ืขื•ืชื•:
Il y a lieu de s'รฉtonner. Rava lui-mรชme tient, dans Lo yahpor (Bava Batra 21a), qu'une erreur sort d'elle-mรชme. On peut dire : cela vise le cas oรน l'on apprend devant quelqu'un qui rรฉpรจte et ne prรฉcise pas, de sorte que l'on peut comprendre de soi-mรชme en grandissant. Ici, il s'agit d'un livre qui n'est pas corrigรฉ : on s'appuie sur son livre, et l'on ne sort pas de son erreur.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (2)
ืื ื‘ืงืฉืช ืœื™ื—ื ืง, ื”ืชืœื” ื‘ืื™ืœืŸ ื’ื“ื•ืœ. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ื›ื•ื•ื ื” ืื ื‘ืงืฉืช ืœืžืกื•ืจ ืขืฆืžืš ืขืœ ืงื™ื“ื•ืฉ ื”ืฉื ื›ืžื• ื”ืจื•ื’ื™ ืžืœื›ื•ืช, ืื• ืฉืชืจืฆื” ืœืฉืœื•ื— ื ืคืฉืš ืœืงืœื™ืคื•ืช ืœื”ื•ืฆื™ื ืžืฉื ื ื™ืฆื•ืฆื™ ืงื“ื•ืฉื” ื‘ืกื•ื“ ื ืคื™ืœืช ืืคื™ื™ื ื›ื ื–ื›ืจ ื‘ืกืคืจ ื”ื›ื•ื•ื ื•ืช ืœืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ื–"ืœ ืื– ื”ืชืœื” ื‘ืื™ืœืŸ ื’ื“ื•ืœ , 'ืื™ืœืŸ' [91] ื”ื•ื ืกื•ื“ ื™ื—ื•ื“ 'ื”ื•ื™"ื” ืื“ื "ื™' [65+26=91] ืฉื”ื ืžืกืคืจ 'ืื™ืœืŸ' ื•ืจื•ืžื–ื™ื ืœืชื•"ืž [ืชืคืืจืช ื•ืžืœื›ื•ืช] ืฉื”ื ืงื‘ื”"ื• [ืงื•ื“ืฉื ื‘ืจื™ืš ื”ื•ื ื•ืฉื›ื™ื ืชื™ื”] ื•ื–ื”ื• ื‘ืื™ืœืŸ ื’ื“ื•ืœ ื›ืœื•ืžืจ ื–ื•"ืŸ [ื–ืขื™ืจ ื•ื ื•ืงื‘ื] ื“ืืฆื™ืœื•ืช ื‘ืกื•ื“ ื”ื’ื“ืœื•ืช ืœื™ื—ื“ ืงื‘ื”"ื•. ื•ื”ื ื” ืจืฉ " ื™ ื–"ืœ ืคื™ืจืฉ ืื ื‘ืงืฉืช ืœื•ืžืจ ื“ื‘ืจ ืฉื™ื”ื ื ืฉืžืข ืœื‘ืจื™ื•ืช ื•ื™ืงื‘ืœื• ืžืžืš. ื•ืงืฉื” ืื™ืš ื™ื›ื ื” ืœืืžื™ืจื” ื‘ื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื” ื‘ืœืฉื•ืŸ ื—ื ื™ืงื”? ื•ืจืื™ืชื™ ืœื”ืจื‘ ืขื™ื•ืŸ ื™ืขืงื‘ ื–"ืœ ืฉื ืจื’ืฉ ื‘ื–ื”, ื•ืžื” ืฉืจืฆื” ืœืชืงืŸ ืขื“ื™ื™ืŸ ืื™ื ื• ืžื™ื•ืฉื‘ ื‘ื–ื” ื”ืœืฉื•ืŸ ื›ื™ ืœื™ื—ื ืง ืžืฉืžืข ื“ืงืื™ ืขืœื™ื• ื•ืื™ื ื• ืคื•ืขืœ ื™ื•ืฆื ืœืื—ืจื™ื ื“ืื ื›ืŸ ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ืœื—ื ื•ืง. ื•ื‘ืขืจื•ืš ืคื™ืจืฉ ืื ืจืฆื™ืช ืœืฉืื•ืœ ื‘ื“ื‘ืจ ืื™ืกื•ืจ ื‘ืœื™ืžื•ื“ ืฉืืชื” ืฆืจื™ืš ืœื“ื•ืŸ ื“ื™ืŸ ื—ืžื•ืจ ื›ื“ื™ืŸ ื ืคืฉื•ืช, ืฉืืœ ืœื—ื›ื ื’ื“ื•ืœ ื•ืขืฉื” ื›ื”ื•ืจืืชื• ืขื“ ื›ืืŸ ืœืฉื•ื ื•. ื•ื’ื ืขืœ ื–ื” ืงืฉื”, ื•ื”ืœื ื“ื™ื ื™ ื ืคืฉื•ืช ื‘ื™ื˜ืœื• ื‘ืื•ืชื• ื–ืžืŸ ืฉืœ ื”ืฆื•ื•ืื” ื”ื–ืืช. ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืœื™ื™ืฉื‘ ื“ืจืš ื”ืขืจื•ืš ื–"ืœ ื›ืš ืื ื‘ื ืœื™ื“ืš ื“ื™ืŸ ืืฉืช ืื™ืฉ ื”ืŸ ื‘ืขื ื™ืŸ ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื”ืŸ ื‘ืขื ื™ืŸ ืงื“ื•ืฉื™ืŸ ื”ืŸ ื‘ืขื ื™ืŸ ืขื’ื•ื ื” ื•ืชืจืฆื” ืœื”ืชื™ืจ ืื•ืชื” ืœื ืชืคืกื•ืง ื”ื”ื™ืชืจ ืฉืœื” ืžื“ืขืชืš ื‘ืœื‘ื“ ืืœื ืชืชืœื” ื‘ื—ื›ื ื’ื“ื•ืœ ืฉื™ื”ื™ื” ื’ื ื”ื•ื ืžืกื›ื™ื ื‘ื”ื™ืชืจ ื–ื” ื•ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ืกื•ืจ ืืฉืช ืื™ืฉ ื‘ื—ื ืง ื•ื”ืžื•ืจื” ื”ื™ืชืจ ืื™ ืืคืฉืจ ื‘ื˜ืขื•ืช ื’ื•ืจื ืฉื™ื›ืฉืœื• ืื—ืจื™ื ื‘ืื™ืกื•ืจ ื—ื ืง ืœื›ืŸ ืงืจื ืœื”ื•ืจืื” ื–ื” ืฉืžื•ืจื™ืŸ ื”ื™ืชืจ ื‘ืื™ ืืคืฉืจ ื‘ืœืฉื•ืŸ ื—ื ืง, ื›ืŸ ื ืจืื” ืœื™ ืœื™ื™ืฉื‘ ื“ืจื›ื• ืฉืœ ื”ืจื‘ ื”ืขืจื•ืš ื–"ืœ. ื•ื‘ื“ืจืš ืื—ืจ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืœืคื™ ืคืฉื˜ ื”ืžืืžืจ ื“ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื”ื™ื” ื ืžื ืข ืžืœืœืžื“ื•. ืžืคื ื™ ืฉื”ื™ื” ื™ืจื ืขืœื™ื• ืคืŸ ื™ืกืชื›ืŸ ื‘ื™ื“ ื”ืขื›ื•"ื ืžืื—ืจ ืฉื”ื•ื ื ืชืคืก ืœื”ืจื™ื’ื” ื‘ืขื‘ื•ืจ ืชืœืžื•ื“ ืชื•ืจื” ื•ืœื›ืš ืขืฉื” ืœื• ืžืฉืœ ื“ื”ืคืจื” ืžื•ื ืขืช ื—ืœื‘ื” ืžื‘ื ื” ืื ื—ื•ืฉืฉืช ืฉื™ื—ื ืง ื‘ื•, ื•ืจืฉื‘"ื™ ื”ืฉื™ื‘ ืœื• ืžื™ ื”ื•ื ื–ื” ื‘ืกื›ื ืช ื”ื—ื ืง? ื”ื•ื ื”ืขื’ืœ, ื•ื”ื•ื ืœื ืื™ื›ืคืช ืœื• ื•ืจื•ืฆื” ืœื™ื ืง ืืคื™ืœื• ืื ื™ื—ื ืง! ื•ืœื›ืŸ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืจืื” ืฉื”ื•ื ืžื•ืกืจ ืขืฆืžื• ื‘ืกื›ื ืช ื”ื—ื ืง ืขืœ ื“ื‘ืจื™ ืชื•ืจื”, ืœื›ืš ืœื™ืžื“ื• ืขื™ืฆื” ื˜ื•ื‘ื” ื›ืฉื™ื‘ื ืœืœืžื•ื“ ืชื•ืจื” ื‘ืžืงื•ื ื’ื–ื™ืจื” ืืฉืจ ื›ื™ื ื” ื‘ืžืฉืœ ืœืกื›ื ืช ื—ื ืง ื™ืชืœื” ื‘ืื“ื ื’ื“ื•ืœ, ื›ืœื•ืžืจ ื™ืฉืชื“ืœ ืœืœืžื•ื“ ืชื•ืจื” ื‘ื–ืžืŸ ื”ืกื›ื ื” ืžืื“ื ื’ื“ื•ืœ ื‘ืชื•ืจื” ื•ืžืขืฉื™ื ื›ื“ื™ ืฉื–ื›ื•ืชื• ื™ื’ืŸ ืขืœื™ื• ืฉืœื ื™ื”ื™ื” ื‘ืกื›ื ื” ื‘ื–ื” ืœื™ืžื•ื“ ื”ืชื•ืจื” ืฉืœื•ืžื“ ืžืžื ื•, ื•ื›ืžื• ืฉื ืืžืจ (ืชื”ืœื™ื ืงื™ื˜, ืงืกื”) ืฉืœื•ื ืจื‘ ืœืื”ื‘ื™ ืชื•ืจืชืš ื•ืื™ืŸ ืœืžื• ืžื›ืฉื•ืœ ืžื’ื–ืจื•ืช ื”ืขื›ื•"ื ืžื—ืžืช ืœื™ืžื•ื“ ื”ืชื•ืจื”.
"Si tu cherches ร  รชtre รฉtranglรฉ, pends-toi ร  un grand arbre." Il me semble, avec l'aide du Ciel : si tu cherches ร  te livrer pour la sanctification du Nom, comme les tues par la royautรฉ, ou si tu veux envoyer ton รขme vers les kelipot pour en faire sortir des รฉtincelles de saintetรฉ, dans le sod de la nefilat apayim mentionnรฉ dans le Sefer HaKavanot de notre maรฎtre l'Ari, de mรฉmoire bรฉnie, alors pends-toi ร  un grand arbre. Ilan (arbre), dont la valeur est 91, est le sod de l'union du Nom, valeur 26, et d'Adni, valeur 65. Ils font allusion ร  Tiferet et Malkhout, qui sont le Saint, bรฉni soit-Il, et Sa Chekhina. Tel est le grand arbre : Zeir et Noukva de l'Atsilout, dans le sod de la gadlout, pour unir le Saint, bรฉni soit-Il, et Sa Chekhina. Rachi, de mรฉmoire bรฉnie, a expliquรฉ : si tu cherches ร  dire une chose qui sera entendue des crรฉatures, et qu'elles l'acceptent de toi. Difficultรฉ : comment dรฉsigner une parole de Torah par le langage de l'รฉtranglement ? J'ai vu que le rav Iyoun Yaakov, de mรฉmoire bรฉnie, s'en est รฉmu, et ce qu'il a voulu corriger ne se tient pas encore dans ce langage. "รŠtre รฉtranglรฉ" porte sur lui-mรชme. Le verbe ne sort pas vers d'autres ; sinon il aurait fallu dire "รฉtrangler". Dans l'Aroukh, on explique : si tu as voulu interroger sur une interdiction dans l'รฉtude, lร  oรน tu dois juger un din grave ร  l'รฉgal d'un din de vies, interroge un grand sage et fais selon son horaa. Jusque-la ses mots. Lร  aussi, une difficultรฉ : les dinei nefachot etaient abolis au temps de cette tsavaa (ces ordres). Il me semble, avec l'aide du Ciel, de tenir la voie de l'Aroukh ainsi : si vient en ta main un din de femme mariรฉe, en matiรจre de guittin, de kiddouchin ou d'agouna, et que tu veuilles la permettre, ne tranche pas cette permission de ton seul avis. Attache-toi ร  un grand sage, pour qu'il soit lui aussi d'accord avec cette permission. L'interdiction d'une femme mariรฉe est par henek (strangulation). Celui qui enseigne une permission, s'il se trompe, fait trรฉbucher d'autres dans une interdiction de henek. Il a donc appelรฉ cette horaa, lร  oรน l'on ne peut faire autrement, du langage du henek. Ainsi me semble-t-il, pour tenir la voie du rav, l'Aroukh, de mรฉmoire bรฉnie. Par une autre voie, il me semble, avec l'aide du Ciel, selon le sens simple : Rabbi Akiva s'abstenait de lui enseigner, parce qu'il craignait pour lui le danger de la main des idolรขtres, puisqu'il รฉtait lui-mรชme saisi pour รชtre mis ร  mort ร  cause de l'รฉtude de la Torah. Il lui a donc fait la parabole de la vache qui retient son lait de son petit, si elle craint qu'il s'รฉtranglรฉ avec. Rabbi Chimon ben Yohai lui ร  rรฉpondu : qui est dans le danger de l'รฉtranglement ? C'est le veau. Cela lui est รฉgal, et il veut tรฉter mรชme s'il doit s'รฉtrangler. Dรจs qu'il a vu qu'il se livrait au danger de l'รฉtranglement pour des paroles de Torah, il lui a enseignรฉ un conseil : quand il viendra รฉtudier la Torah dans un lieu de dรฉcret, que la parabole ร  designe comme un danger d'รฉtranglement, qu'il se pende ร  un homme grand. Qu'il s'efforce d'รฉtudier la Torah, au temps du danger, auprรจs d'un homme grand en Torah et en actes, afin que le mรฉrite de cet homme le protรจge, et qu'il ne soit pas en danger dans cette รฉtude qu'il tient de lui. Comme il est dit (Tehillim 119, 165) : "Grande paix ร  ceux qui aiment Ta Torah, et ils n'ont pour eux aucun achoppement", face aux dรฉcrets des idolรขtres ร  cause de l'รฉtude de la Torah.
ื•ื›ืฉืืชื” ืžืœืžื“ ืืช ื‘ื ืš ืชื•ืจื”, ืœืžื“ื”ื• ื‘ืกืคืจ ืžื’ื”, ืžืื™ ื”ื™ื. ืงืฉื” ืžื” ืฉืืœื” ื–ื• ื”ืœื ื”ื˜ืขื ืžื•ื‘ืŸ ืžืืœื™ื• ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ืœืžื•ื“ ื‘ื˜ืขื•ืช? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืงืฉื” ืœื™ื” ืœืžื” ืฆื•ื•ื”ื• ืขืœ ื‘ื ื• ื•ืœื ืฆื•ื•ื”ื• ืขืœ ืขืฆืžื•? ื•ืœื›ืŸ ืฉื•ืืœ 'ืžืื™ ื”ื™ื' ืžื” ืœื™ืžื•ื“ ื™ืฉ ืฉื”ืงืคื™ื“ ื‘ื• ืขืœ ื‘ื ื• ื•ืœื ื”ืงืคื™ื“ ืขืœ ืขืฆืžื•? ื•ืžืฉื ื™ ื‘ืœื™ืžื•ื“ ื—ื“ืฉ, ื•ืœื›ืš ืฆื•ื•ื”ื• ืขืœ ื‘ื ื• ืฉืขื“ื™ื™ืŸ ืœื ืœืžื“ ื•ื”ืœื™ืžื•ื“ ื™ื”ื™ื” ืืฆืœื• ื—ื“ืฉ ืื‘ืœ ืขืœ ืขืฆืžื• ืœื ืฆื•ื•ื”ื• ืฉื”ื•ื ื›ื‘ืจ ืœืžื“ ื›ืœ ื”ืžืงืจื ื•ืžื” ื“ื”ื•ื” ื”ื•ื” ื•ืžื” ื™ื•ืขื™ืœ ืœื• ืขืชื” ืกืคืจ ืžื•ื’ื”? ื•ื“ืข ื›ื™ ื”ื ืœื ื”ื™ื• ืœื•ืžื“ื™ื ืžืชื•ืš ื”ืกืคืจ ืืœื ื”ืžืงืจื ืชื•ืจื” ืฉื‘ื›ืชื‘ ื•ืœื ืชื•ืจื” ืฉื‘ืขืœ ืคื”.
"Et quand tu enseignes la Torah ร  ton fils, enseigne-la-lui dans un livre corrigรฉ. Qu'est-ce ?" La question est difficile : la raison se comprend d'elle-mรชme, afin qu'il n'etudie pas dans l'erreur. Il me semble, avec l'aide du Ciel : la difficultรฉ est pourquoi il le lui a commandรฉ au sujet de son fils, et ne le lui ร  pas commandรฉ au sujet de lui-mรชme. C'est pourquoi il demande "qu'est-ce" : quel est l'รฉtude oรน il a รฉtรฉ strict pour son fils, et ou il ne l'a pas รฉtรฉ pour lui-mรชme ? Il repond : un apprentissage nouveau. Il le lui a donc commandรฉ au sujet de son fils, qui n'a pas encore appris, et pour qui l'apprentissage sera nouveau. Il ne le lui ร  pas commandรฉ au sujet de lui-mรชme, qui a dรฉjร  appris tout le Mikra : ce qui a รฉtรฉ a รฉtรฉ, et que lui servirait maintenant un livre corrigรฉ ? Sache qu'ils n'apprenaient pas dans le livre, sauf le Mikra, Torah รฉcrite, et non la Torah orale.
๐Ÿ’ก Explication

Deux ordres, puis la Guemara explique le second. Si tu cherches ร  รชtre รฉtranglรฉ, pends-toi ร  un grand arbre. Rachi : pour qu'une parole soit reรงue, dis-la au nom d'un homme grand.

Enseigne ton fils dans un livre corrigรฉ (sefer mogeh). Rava, et certains disent Rav Mecharcheya : cela vise le hadta, l'apprentissage neuf. Chevchta, dรจs qu'elle est entrรฉe, est entrรฉe : l'erreur prise au debut reste. Les Tossefot confrontent Bava Batra 21a, oรน Rava dit que l'erreur sort d'elle-mรชme : lร -bas, le maรฎtre rรฉpรจte sans prรฉciser, et l'eleve corrigera en grandissant ; ici, le livre fautif devient l'appui, et l'erreur reste.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux premiers ordres ร  Rabbi ChimonGrand arbreSi tu cherches ร  รชtre รฉtranglรฉ,pends-toi ร  un arbre grand.Rachi : parle au nom d'un grand.Livre corrigรฉEnseigne ton filsdans un sefer mogeh.Erreur neuve : une fois entrรฉe, entrรฉe.
Grand arbre : s'appuyer sur un grand nom. Livre corrigรฉ : l'erreur du debut reste.
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ืœื ืชื‘ืฉืœ ื‘ืงื“ื™ืจื” ืฉื‘ื™ืฉืœ ื‘ื” ื—ื‘ื™ืจืš. ืžืื™ ื ื™ื”ื• โ€” ื’ืจื•ืฉื” ื‘ื—ื™ื™ ื‘ืขืœื”, ื“ืืžืจ ืžืจ ื’ืจื•ืฉ ืฉื ืฉื ื’ืจื•ืฉื” โ€” ืืจื‘ืข ื“ืขื•ืช ื‘ืžื˜ื”. ื•ืื™ ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ืืคื™ืœื• ื‘ืืœืžื ื”, ืœืคื™

Ne cuis pas dans la marmite oรน ton compagnon a cuisinรฉ. Qu'est-ce ?

Une divorcรฉe du vivant de son mari. Car le maรฎtre a dit : un divorcรฉ qui a รฉpousรฉ une divorcรฉe, quatre pensรฉes dans le lit.

Et si tu veux, dis : mรชme une veuve, parce que

๐Ÿช” Ben Yehoyada (2)
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"Et ne cuis pas dans une marmite oรน ton compagnon a cuisinรฉ." Difficultรฉ : pourquoi lui a-t-il parlรฉ de cela par allusion ? Qu'il lui dise en clair : ne prends pas une divorcรฉe. Il me semble, avec l'aide du Ciel : il a parlรฉ dans ce langage pour lui faire connaรฎtre la raison. "Une femme ne conclut une alliance qu'avec celui qui l'a faite un ustensile" (Sanhedrin 22b). Il a donc designe la femme du nom de marmite : le premier mari l'a faite marmite, c'est-ร -dire un ustensile, et c'est avec lui seul qu'elle conclut une alliance en vรฉritรฉ et en foi, et non avec le second mari. De la on comprend une autre rรจgle : une divorcรฉe depuis les eroussin (fianรงailles), nous n'y trouvons pas de difficultรฉ. Et ce que Rav Pappa a dit d'une divorcรฉe du vivant de son mari, on peut objecter : quelle difference y a-t-il selon que le premier mari est vivant ou mort ? Une fois remariรฉe, elle est interdite ร  son premier mari, et pour elle il compte comme mort : elle n'a plus d'espoir de revenir ร  lui, pour que son cล“ur soit tire vers lui. Il me semble, avec l'aide du Ciel : la crainte porte sur autre chose que le retour. Elle se souviendra de la nostalgie qu'il y avait entre eux au moment de l'union. Quand le second mari s'unit ร  elle, elle se souvient de ce qu'elle avait dans l'union avec le premier. Une pensee de pigoul, une pensee รฉtrangรจre, entre alors dans l'union de ce second. Tant que son mari est vivant, il est possible qu'elle se souvienne. S'il est mort, puisqu'un dรฉcret du Ciel veut que le mort soit oubliรฉ du cล“ur (Pesachim 54b), elle ne se souviendra pas de lui, et d'elle-mรชme elle ne se souviendra pas de sa nostalgie : sa pensee reste avec le second mari. Le rav Iyoun Yaakov, de mรฉmoire bรฉnie, ร  objecte : pourquoi n'averti-il pas dans l'autre sens, qu'une femme ne prenne pas un homme qui a divorcรฉ sa femme ? Il a rรฉpondu : l'homme divorce de sa volontรฉ, et il ne se souvient pas d'elle. Voir lร -bas. Ses paroles รฉtonnent, car on apporte sur cela la parole du maรฎtre : quatre pensรฉes dans le lit. En vรฉritรฉ, cette objection n'a pas de point de dรฉpart : il lui commande maintenant des choses qui le concernent lui-mรชme, lui qui est un homme, et il ne commande pas ร  la femme.
ืื™ ื‘ืขื™ืช ืื™ืžื: ืืคืœื• ื‘ืืœืžื ื”, ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ื›ืœ ื”ืืฆื‘ืขื•ืช ืฉื•ื•ืช. ืœืคื™ ืคื™ืจื•ืฉ ืจืฉ"ื™ ื–"ืœ [ืื‘ืจ ืชืฉืžื™ืฉ ืฉืœื ื™ื”ื ืชืฉืžื™ืฉ ื–ื” ื˜ื•ื‘ ืœื” ื›ืจืืฉื•ืŸ ื•ืชื–ืœื–ืœ ื‘ื•] ืงืฉื” ืœืžื” ื ืงื™ื˜ ื–ื” ื”ื˜ืขื ื‘ืืœืžื ื” ื•ื”ืœื ื™ืฉื ื• ื’ื ื‘ื’ืจื•ืฉื” ืฉืžืช ื‘ืขืœื”? ื•ืขื•ื“ ื“ืื™ื›ื ืœื”ืคืš ืฉื”ืฉื ื™ ื˜ื•ื‘ ืœื” ื•ืชืจื‘ื” ื‘ื• ืื”ื‘ื”? ืœื›ืŸ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื”ื›ื•ื•ื ื” ืขืœ ืคื™ ืžื” ืฉื›ืชื‘ ื”ื’ืื•ืŸ ื—ื™ื“"ื ื–"ืœ ื‘ื—ื™ื™ื ืฉืืœ (ื—ืœืง ื‘' ืกื™ืžืŸ ื™ื˜) ืžืขืฉื” ื ื•ืจื ืฉืื™ืจืข ื‘ื–ืžืŸ ืจื‘ื™ื ื• ื”ืจืฉ"ืฉ ื–"ืœ ืฉื›ืชื‘ ื•ื–"ืœ, ื‘ื ืœืคื ื™ื ื• ืจื‘ ืื—ื“ ื—ืกื™ื“ ืฉื ืฉื ืืœืžื ื” ืžืฉืœืฉ ืื ืฉื™ื ืฉื”ื™ืชื” ืืœืžื ื” ืžืจื‘ ืื—ื“ ื—ืกื™ื“ ื•ื‘ืชื—ืœื” ื ืฉืืช ืขื ื‘ื—ื•ืจ ืื—ื“ ื•ืžืช ื‘ืžื’ืคื” ื•ืื—ืจ ื›ืš ื ืฉืืช ืœื–ืงืŸ ืื—ื“ ื•ืžืช, ื•ืื—ืจ ื›ืžื” ืฉื ื™ื ื ืฉืืช ืœืจื‘ ืื—ื“ ื•ืื—ืจื™ื• ื ืฉืื” ื”ืจื‘ ืืฉืจ ื‘ื ืœืคื ื™ื ื•. ื”ื”ื•ื ืืžืจ ืฉื—ืœื ืฉื‘ืื• ืœื• ืฉืœืฉื” ื‘ืขืœื™ ืืฉืชื• ื•ื”ื–ืงืŸ ืœื ื”ื™ื” ืื•ืžืจ ื›ืœื•ื, ื•ื”ืจื‘ ื”ื™ื” ืžื•ื—ืœ ืœื•, ืืš ื”ื‘ื—ื•ืจ ื”ืชืจื™ืก ื›ื ื’ื“ื• ื•ืืžืจ ืฉืจื•ืฆื” ืœื“ื•ืŸ ืขืžื• ื‘ื“ื™ื ื™ ืฉืžื™ื. ื•ื ืชืคืขืœ ืžืื“ ืžื—ืœื•ื ื–ื” ื•ืฉืืœ ืžืืชื ื• ืฉื ื—ืจื™ื ืœื‘ื—ื•ืจ ื”ื ื–ื›ืจ ืฉืœื ื™ืชื‘ืขื ื• ืœื“ื™ืŸ! ื•ืืžืจื ื• ืœื• 'ืžื™ ื”ื•ื ืืฉืจ ื™ื—ืจื™ื ืœืฉื•ืืœ ื“ื™ืŸ ื‘ืฉืžื™ื?!' ื•ืคื™ื™ืกื ื•ื”ื• ื›ื™ ื™ืจืื ื• ืœื™ื˜ืคืœ ื‘ื–ื”, ื•ืœื ื”ื™ื• ื™ืžื™ื ืžื•ืขื˜ื™ื ื•ื ืคื˜ืจ ื”ืจื‘ ื”ื—ืกื™ื“ ื”ื ื–ื›ืจ, ื•ื ืฆื˜ืขืจื ื• ืžืื“ ืขืœ ืขื ื™ืŸ ื–ื”, ื•ืืžืจื ื• ื›ืžื” ื’ื“ื•ืœื™ื ื“ื‘ืจื™ ื—ื›ืžื™ื ื•ื›ื•' ืขื“ ื›ืืŸ ื“ื‘ืจื™ื• ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื•ืขื™ื™ืŸ ืืžืช ืœื™ืขืงื‘ ื ื™ื ื™ื• ื–"ืœ (ื“ืฃ ืงื™ื‘) ืžื” ืฉื›ืชื‘ ื‘ื“ื‘ืจ ื–ื” ื™ืขื™ื™ืŸ ืฉื. ื ืžืฆื ื‘ื ืฉื•ืื™ ืืœืžื ื” ื™ืฉ ื—ืฉืฉ ืกื›ื ื” ืžืฆื“ ื‘ืขืœื” ื”ืจืืฉื•ืŸ ืืš ืื™ืŸ ื›ืœ ื”ื›ื•ื—ื•ืช ืฉื•ื™ื ื‘ื–ื”, ื™ืฉ ืงืคื™ื“ ื›ืžื• ื”ื‘ื—ื•ืจ ื”ื ื–ื›ืจ ืขื“ ืฉืจื•ืฆื” ืœื‘ืœืขื• ืžืŸ ื”ืขื•ืœื, ื•ื™ืฉ ืฉื•ืชืง ืืš ืื™ื ื• ืžื•ื—ืœ ื•ื›ืžื• ืื•ืชื• ื–ืงืŸ ื•ื™ืฉ ืฉืžื•ื—ืœ ื‘ืคื™ืจื•ืฉ ื›ืžื• ืื•ืชื• ื”ืจื‘ ืฉืžื—ืœ ืœื•. ื•ืœื–ื” ืืžืจ ืœื ื›ืœ ื”ืืฆื‘ืขื•ืช ืฉื•ื•ืช 'ืืฆื‘ืขื•ืช' ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ื›ื•ื—ื•ืช, ืžืœืฉื•ืŸ (ืฉืžื•ืช ื—, ื˜ื•) 'ืืฆื‘ืข ื-ืœื”ื™ื ื”ื•ื' ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ืœืื• ื›ืœ ื›ื•ื—ื•ืช ืฉืœ ืจื•ื—ื•ืช ื‘ื ื™ ืื“ื ืฉื•ื™ื ื‘ื“ื‘ืจ ื–ื” ื•ื›ืืžื•ืจ. ื•ืžืื—ืจ ืฉื™ืฉ ืงืฉื” ื•ืžืชื’ืจื” ื ืžืฆื ื™ืฉ ืกื›ื ื” ื‘ื“ื‘ืจ ื•ืœื›ืš ืจืื•ื™ ืฉื™ืชืจื—ืง ืžืžื ื”. ื•ื‘ื–ื” ื ื™ื—ื ื“ืœื ื ืืžืจ ื“ื‘ืจ ื–ื” ื‘ื’ืจื•ืฉื” ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืžืช ื‘ืขืœื” ื“ื›ืœ ื“ื’ื™ืจืฉื” ื‘ื’ื˜ ื ืกืชืœืง ื”ื”ื•ื ืจื•ื—ื ื“ืฉื“ื™ ื‘ื’ื•ื” ืขืœ ื™ื“ื™ ื”ื’ื˜, ื•ืื ื›ืŸ ืื™ืŸ ืœื‘ืขืœื” ื”ืจืืฉื•ืŸ ืขื•ื“ ืงืฉืจ ืขืžื” ื›ืœืœ. ื•ื›ืžื• ืฉืืžืจ ืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ื–"ืœ ื‘ืฉืขืจ ื”ืžืฆื•ืช ื‘ืขื ื™ืŸ ื’ื™ืจื•ืฉื™ืŸ ื•ื—ืœื™ืฆื”, ื•ืจืง ื‘ืืœืžื ื” ืฉื ืฉืืจ ื‘ื” ื”ื”ื•ื ืจื•ื—ื ื“ืฉื“ื™ ื‘ื” ื‘ืขืœื” ื‘ื‘ื™ืื” ืจืืฉื•ื ื” ืœื›ืš ื™ืฉ ื˜ืขื ื–ื” ื‘ื”.
"Et si tu veux, dis : mรชme une veuve, parce que tous les doigts ne sont pas egaux." Selon l'explication de Rachi, de mรฉmoire bรฉnie, le membre de l'union : que cette union ne soit pas bonne pour elle comme la premiรจre, et qu'elle le mรฉprise. Difficultรฉ : pourquoi prendre cette raison pour la veuve, alors qu'elle existe aussi pour une divorcรฉe dont le mari est mort ? Et l'inverse existe : le second peut รชtre bon pour elle, et l'amour pour lui augmente. C'est pourquoi il me semble, avec l'aide du Ciel, selon ce qu'a รฉcrit le gaon Hida, de mรฉmoire bรฉnie, dans 'Hayim Chaal (deuxieme partie, siman 19) : un fait redoutable, au temps de notre maรฎtre le Rachach, de mรฉmoire bรฉnie. Il a รฉcrit, et voici ses mots. Est venu devant nous un rav, un hassid, qui avait รฉpousรฉ une veuve de trois hommes. Elle avait รฉtรฉ veuve d'un rav, un hassid. D'abord elle avait รฉtรฉ mariรฉe ร  un jeune homme, mort dans une รฉpidรฉmie. Ensuite elle avait รฉtรฉ mariรฉe ร  un vieillard, qui est mort. Aprรจs plusieurs annees, elle avait รฉtรฉ mariรฉe ร  un rav. Aprรจs lui, le rav qui est venu devant nous l'a epousee. Celui-la a dit qu'il avait rรชvรฉ : les trois maris de sa femme venaient ร  lui. Le vieillard ne disait rien. Le rav lui pardonnait. Le jeune homme se dressait contre lui et disait qu'il voulait le juger dans les dinei chamayim. Il fut tres รฉmu de ce rรชve, et il nous demanda de mettre au herem le jeune homme mentionnรฉ, afin qu'il ne le reclame pas en jugement. Nous lui avons dit : qui mettrait au herem celui qui reclame un din dans le Ciel ? Nous l'avons apaisรฉ, car nous craignions de nous occuper de cela. Peu de jours passรจrent, et le rav hassid mentionnรฉ mourut. Nous avons รฉtรฉ tres peinรฉs de cette affaire, et nous avons dit : combien sont grandes les paroles des sages. Jusque-la ses mots. Voir lร -bas. Et voir Emet le-Yaakov, son petit-fils, de mรฉmoire bรฉnie (page 112), ce qu'il a รฉcrit sur cela. Il se trouve que le mariage d'une veuve porte une crainte de danger du cรดtรฉ du premier mari. Tous les pouvoirs n'y sont pas egaux. Il y a celui qui est strict, comme le jeune homme mentionnรฉ, au point de vouloir l'engloutir hors du monde. Il y a celui qui se tait et ne pardonne pas, comme ce vieillard. Il y a celui qui pardonne en clair, comme ce rav qui lui a pardonnรฉ. C'est pour cela qu'il a dit : tous les doigts ne sont pas egaux. "Doigts" veut dire des pouvoirs, d'aprรจs le langage de Chemot 8, 15 : "c'est le doigt de D.ieu". Tous les pouvoirs des esprits des hommes ne sont pas egaux en cette chose, comme on l'a dit. Puisqu'il y en a un dur, qui s'en prend ร  l'autre, il y a un danger, et il convient de s'รฉloigner. Par lร , il devient aisรฉ que cette chose n'ait pas รฉtรฉ dite d'une divorcรฉe, mรชme si son mari est mort. Toute femme qu'il a divorcรฉe par un get : cette rouha qu'il a dรฉposรฉe en elle s'en va par le get. Le premier mari n'a donc plus de lien avec elle. Comme l'a dit notre maรฎtre l'Ari, de mรฉmoire bรฉnie, dans Chaar HaMitsvot, au sujet du divorce et de la halitsa. Chez la veuve seule reste cette rouha que le mari a dรฉposรฉe en elle lors de la premiรจre union : cette raison s'y trouve.
๐Ÿ’ก Explication

Troisieme ordre, en image. Ne cuis pas dans la marmite oรน ton compagnon a dรฉjร  cuisinรฉ. La Guemara : une divorcรฉe du vivant de son mari. Parole du maรฎtre : un divorcรฉ qui รฉpouse une divorcรฉe, quatre de'ot dans le lit, quatre pensรฉes.

Autre lecture, ouverte ici et achevee au daf suivant : mรชme une veuve, parce que tous les doigts ne sont pas egaux. Le mot lefi (parce que) reste en suspens ร  la fin de cette page.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).