Sougya : La page achève une consigne de Rabbi Akiva : même une veuve, parce que tous les doigts ne sont pas égaux. Elle enchaîne les ordres.
Rabbi, notre saint maître, commande à ses fils : ne pas habiter Shekhantziv, ne pas s'asseoir sur le lit d'une Arameenne, ne pas fuir la taxe, ne pas se tenir devant le bœuf qui monte du marais. Viennent ensuite les distances du bœuf tam et du bœuf mouad, les formules dites nizha, six choses graves pour l'autre chose, et le chat dans la maison.
Rabbi Yichmael fils de Rabbi Yossi et Rabbi Yossi fils de Rabbi Yehouda commandent à Rabbi : procès, achat, première nuit après la tevila, nuit solitaire, lampe, bain neuf. La fin règle l'enfant endormi sur le lit, puis Agrat fille de Mahlat, du jour entier aux deux nuits laissees par Rabbi Hanina ben Dossa.
parce que tous les doigts ne sont pas égaux.
La ligne achève 112a. Rabbi Akiva : ne cuis pas dans la marmite où ton collègue a cuit. Un sens : une divorcée du vivant de son mari. Autre sens : même une veuve, parce que tous les doigts ne sont pas égaux.
Rachi : les doigts désignent le membre de l'union. Cette union peut lui être moins bonne que la première, et elle méprise le second mari.
Mitsva et corps grand : on mange des fruits, et non un loyer. Mitsva et corps pur : on épouse une femme, et l'on a des fils.
Deux formules parallèles. Corps grand : Rachi y lit la croissance du bien. On prête sur une terre et l'on mange les fruits en nekhiyata : une petite somme est déduite du capital. Le prêteur gagne, l'emprunteur a l'argent de son commerce.
Corps pur : épouser une femme et avoir des fils. Le Ben Yehoayada relie cela à Nida 25b, et distingue un loyer fixe, qui a l'apparence de la ribit, des fruits variables.
Quatre choses que notre saint maître a commandées à ses fils : n'habite pas à Shekhantziv, parce qu'ils sont des moqueurs, et ils t'entraîneront dans la moquerie.
Rabbi, notre saint maître, donne quatre ordres à ses fils. Le premier : Shekhantziv. Ceux qui y vivent sont des moqueurs (letzanei). La suite dit l'effet : ils t'entraînent dans la moquerie (letzanouta).
Et ne t'assieds pas sur le lit d'une Arameenne. Certains disent : afin que tu ne t'endormes pas sans le Chema.
Et certains disent : afin que tu n'épouses pas une convertie.
Deuxieme ordre. Lit d'une Arameenne recoit ici deux lectures. L'une : ne pas s'endormir sans kriat Chema. Rachi : c'est la coutume des Arameens. L'autre : ne pas épouser une guioreta (convertie).
La troisieme lecture, le sens propre, vient à la ligne suivante.
Et certains disent : une Arameenne au sens propre, et à cause du fait de Rav Papa.
Troisieme lecture : le lit d'une Arameenne au sens propre. La ligne ne raconte pas le fait. Rachi le donne : la dette, l'enfant place sur le lit, l'accusation, la fuite.
Et ne te dérobe pas à la taxe, de peur qu'ils te trouvent et prennent de toi tout ce que tu as. Et ne te tiens pas devant le bœuf au moment où il monte du marais, parce que le Satan danse entre ses cornes.
Rabbi Chmouel a dit : pour un bœuf noir, et aux jours de Nissan.
Troisieme et quatrième ordres. La taxe : se dérober expose à la saisie de tout le bien. Le bœuf qui monte du marais : le Satan est entre ses cornes, il est alors à craindre.
Rabbi Chmouel limite : un bœuf noir, aux jours de Nissan. Rachi : les plantes montent, son cœur s'enorgueillit, il encorne.
Rav Ochaya enseigne : on s'éloigne d'un bœuf tam de cinquante coudées ; d'un bœuf mouad, aussi loin que porte le regard.
Mesure pratique, à la suite du bœuf. Tam : bœuf sans statut de bête qui corné. On s'en écarte de cinquante coudées. Mouad : bœuf déjà réputé. On s'en écarte aussi loin que porte le regard (melo einav).
On a enseigné au nom de Rabbi Meir : la tête du bœuf est dans le panier, monte au toit et jette l'échelle de dessous toi. Rav a dit : nizha du bœuf, " hen hen ".
Nizha du lion, " zeh zeh ". Nizha du chameau, " da da ".
Nizha du bateau, " hileni hayya hila vehilouk hulya ".
Rabbi Meir force le trait : même la tête du bœuf dans le panier où il mange (dikoula, le tarsqal de Rachi), on monte au toit et l'on jette l'échelle.
Puis Rav enumere quatre nizha. Rachi, pour le bœuf : un lahash, afin qu'il n'encorne pas. Le Ben Yehoayada donne un sens simple pour le chameau et le bateau, puis un remez pour les quatre formules. Le reste des mots du bateau reste, dit-il, au sens simple.
Abaye a dit : peau, poisson, coupe, eau chaude, œufs et poux blancs, toutes sont graves pour l'autre chose. Peau : celui qui dort sur une peau de tanneur.
Poisson : le shibouta, aux jours de Nissan. Coupe : les restes d'une coupe de harsana.
Eau chaude : de l'eau très chaude que l'on verse sur lui. Œufs : celui qui marche sur des coquilles. Poux blancs : celui qui blanchit son vêtement, ne le garde pas huit jours, puis le remet : ces poux sont créés, et ils sont graves pour l'autre chose.
Abaye liste six choses graves pour l'autre chose (davar aher), euphémisme de la tsaraat. Rachi précise la peau : dans l'atelier du tanneur, avant la fin du travail. L'eau : plus chaude qu'il ne faut. Les poux : remis avant huit jours, ils reviennent encore vivants.
Harsana : petits poissons. Shibouta : un poisson, aux jours de Nissan. Le Ben Yehoayada limite les huit jours au vêtement qui avait des poux non retirés.
Rav Papa a dit : une maison où il y a un chat, qu'un homme n'y entre pas sans sandales. Quelle est la raison ?
Parce que le chat tue le serpent et le mange, et il y a dans le serpent de petits os. Si un os de serpent se pose sur son pied, il n'en sort pas, et il est en danger.
Certains disent : une maison où il n'y a pas de chat, qu'un homme n'y entre pas dans l'obscurité. Quelle est la raison ?
De peur qu'un serpent s'enroule autour de lui sans qu'il le sache, et qu'il soit en danger.
Deux lectures de Rav Papa, selon qu'il y a un chat ou non. S'il y en à un : les petits os du serpent mange restent, un os entre dans le pied et n'en sort pas. On entre avec des sandales. S'il n'y en a pas : dans l'obscurité, le serpent lui-même peut s'enrouler sans qu'on le voie.
Trois choses que Rabbi Yichmael fils de Rabbi Yossi a commandées à Rabbi. Signe : mem, qof, chin.
Ne te fais pas une tare. Qu'est-ce ?
N'aie pas de procès avec trois, car l'un sera ton adversaire et deux seront témoins. Et ne te tiens pas sur un achat au moment où tu n'as pas d'argent.
Signe mem, qof, chin : moum (tare), mekah (achat), ishtekha (ta femme), à la ligne suivante. Ne te fais pas une tare : pas de din avec trois. Un est l'adversaire (baal din), deux sont témoins. Rachi dit : tes témoins.
Second ordre : ne pas se tenir sur un mekah quand on n'a pas l'argent. Le Ben Yehoayada lit aussi moum comme des initiales d'achat et de vente, et demande un sarsur.
Ta femme s'est immergée : ne t'unis pas à elle la première nuit. Rav a dit : et c'est pour une nida de-oraita, puisque la source est présumée ouverte, de peur qu'elle prolonge une ziva.
Troisieme ordre du signe. Après la tevila, on attend la première nuit. Rav limite à une nida de-oraita : le regime de la Torah, avant la rigueur des sept jours purs. Elle peut s'immerger le jour où le sang cesse. Cette nuit-la, on ne s'unit pas.
Raison : le maayan (source) est présumé ouvert, elle a vu ce jour-là. On craint qu'une ziva se prolonge.
Trois choses que Rabbi Yossi fils de Rabbi Yehouda a commandées à Rabbi : ne sors pas seul la nuit, ne te tiens pas nu devant la lampe, et n'entre pas dans un bain neuf, de peur qu'il s'affaisse. Jusqu'à quand ?
Rabbi Yehochoua ben Levi a dit : jusqu'à douze mois. Et ne te tiens pas nu devant la lampe, car on a enseigné : celui qui se tient nu devant la lampe devient nikhpe.
Et celui qui s'unit à sa femme à la lumière de la lampe aura des fils nikhpin.
Trois ordres. Ne pas sortir seul la nuit : la page y revient plus bas, avec Agrat. Bain neuf : de peur qu'il s'affaisse (tifhat). Rachi : une cavité pleine d'eau en dessous. Rabbi Yehochoua ben Levi : le bain reste neuf douze mois.
Nu devant la lampe : on devient nikhpe. L'union à la lumière de la lampe : des fils nikhpin. Le Ben Yehoayada lit ici une maladie, un étourdissement et un trouble, non un shed.
Les rabbins ont enseigne : celui qui s'unit à sa femme sur un lit où un enfant dort, cet enfant devient nikhpe. Et nous n'avons dit cela que s'il n'a pas un an ; mais s'il a un an, nous n'y trouvons pas de difficulté.
Et nous n'avons dit cela que s'il dort en face de ses pieds ; mais s'il dort en face de sa tête, nous n'y trouvons pas de difficulté. Et nous n'avons dit cela que s'il ne pose pas sa main sur lui ; mais s'il pose sa main sur lui, nous n'y trouvons pas de difficulté.
Baraita sur le tashmish là où un enfant dort. L'enfant devient nikhpe. Trois limites, chacune en " nous n'avons dit cela que si ". Passe un an (bar shata) : plus de crainte. Il dort du côté de la tête, non des pieds : plus de crainte. On pose la main sur lui : plus de crainte.
Ne sors pas seul la nuit, car on a enseigné : que l'on ne sorte pas seul la nuit, ni les nuits du quatrième jour, ni les nuits de chabbat, parce qu'Agrat fille de Mahlat, elle et dix-huit myriades d'anges destructeurs, sortent, et chacun a permission de nuire par lui-même.
Reprise du premier ordre de Rabbi Yossi. La baraita nomme deux nuits : nuits du quatrième jour (leil revii : la nuit commence la veille au soir) et nuits de chabbat (vendredi soir).
Agrat fille de Mahlat sort avec dix-huit myriades (shemona esre ribo, cent quatre-vingt mille) d'anges destructeurs (malakhei habala). Chacun a permission de nuire seul.
Au debut, ils étaient fréquents tout le jour. Une fois, elle rencontra Rabbi Hanina ben Dossa.
Elle lui dit : si l'on ne proclamait pas à ton sujet dans le firmament : " Prenez garde à Hanina et à sa Torah ", je t'aurais mis en danger. Il lui dit : si je compte dans le firmament, je décrète sur toi que tu ne passes jamais dans un lieu habité.
Elle lui dit : je t'en prie, laisse-moi un petit espace. Il lui laissa les nuits de chabbat et les nuits du quatrième jour.
Avant la rencontre, la présence est de tout le jour. Agrat dit la proclamation du rakia : prendre garde à Hanina et à sa Torah. Rabbi Hanina ben Dossa décrète : plus de passage dans un yichouv (lieu habité).
Elle demande un peu d'espace (revaha). Il laisse deux nuits : chabbat et quatrième jour. Ce sont les nuits de la baraita precedente.
Et encore : une fois, elle rencontra Abaye. Elle lui dit : si l'on ne proclamait pas à ton sujet dans le firmament : " Prenez garde à Nahmani et à sa Torah ", je t'aurais mis en danger.
Il lui dit : si je compte dans le firmament, je décrète sur toi que tu ne passes jamais dans un lieu habité. Or nous voyons qu'elle passe.
On dit : ceux-ci
Même scene avec Abaye. Dans le firmament il est nomme Nahmani. Son décret ne laisse pas les deux nuits : aucun passage dans le lieu habité.
La guemara objecte : on voit qu'elle passe. La réponse commence par ceux-ci (hanei). La phrase se poursuit au daf suivant.
Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).