Pesachim 119b - Coutume du Hallel, coupe des justes, afikoman

Pesachim 119b

Sougya : Le feuillet reprend la michna ouverte en 119a : lร  oรน l'on double le Hallel, on double ; lร  oรน on le dit une fois, on le dit une fois ; la bรฉnรฉdiction d'aprรจs suit le lieu. Abaye tranche : avant le Hallel, on bรฉnit partout, car toute mitsva se bรฉnit avant l'acte.

Trois versets montrent que over veut dire devancer. Rabbi ne double qu'un peu ; Rabbi Elazar ben Perata double depuis odekha.

Rav Avira expose le festin futur des justes : la coupe passe d'Avraham ร  Yitshak, ร  Yaakov, ร  Moche, ร  Yehoshoua, et David la prend. La michna interdit de conclure le pesah par un afikoman.

Rav, Chemouel et Rabbi Yo'hanan en donnent trois sens. Chemouel รฉtend l'interdit ร  la matsa.

La michna s'explique par un lo miba'ya. Une tosefta appuie : on peut se remplir de gรขteaux, pourvu qu'on finisse par un kezayit de matsa.

Le Hallel : ce qui suit le lieu, et ce qui est fixeSuite de la michna ouverte en 119a : makom che-nahagou.DoublerOn doubleRachi : tout le HallelDire simplementOn dit une foislifshotBรฉnir aprรจsOn bรฉnitselon le lieuAbaye : avant le Hallel, la bรฉnรฉdiction est une mitsva partoutChemouel : toute mitsva se bรฉnit over laassiyatan, avant l'acte
Doubler, dire une fois, bรฉnir aprรจs : coutume du lieu. La bรฉnรฉdiction d'avant est fixe.
La coupe de bรฉnรฉdiction au festin des justesChacun la refuse. David la prend.1. AvrahamJe ne bรฉnis pasYichmael est sorti de moiIl la tend ร  Yitshak2. YitshakJe ne bรฉnis pasEssav est sorti de moiIl la tend ร  Yaakov3. YaakovJe ne bรฉnis pasDeux sล“urs, de leur vivantLa Torah les interdira4. MocheJe ne bรฉnis pasPas entrรฉ dans le paysNi vivant, ni ร  sa mort5. YehoshouaJe ne bรฉnis pasPas de filsNoun, puis Yehoshoua, et stop6. DavidMoi, je bรฉniraiIl m'appartient de bรฉnirCoupe des dรฉlivrancesLe verset lu par Rav AviraL'enfant grandit et fut sevrรฉ : festin au jour oรน ื”' รฉtend sa bontรฉร  la descendance d'Yitshak. Aprรจs le repas, on tend la coupe.
Six convocations ร  la coupe. Cinq refus. David bรฉnit.
Que veut dire afikoman ?Trois lectures de la michna. Puis la matsa, de nos jours.RavNe pas quittersa havourapour une autreUn seul lieu, R. YehoudaChemouelPas de dessertaprรจs le repasChampignons, oisillonsafikou : sortez, apportezR. Yo'hananDattes, kaliot, noixUne baraitale confirmeavec R. Hanina bar ChilaChemouel, pour maintenant : rien aprรจs la matsa non plusLa michna ne nomme que le pesah. Rรฉponse : lo miba'ya.Le goรปt du pesah est tenace. Celui de la matsa s'efface.On finit par un kezayit de matsa.
Afikoman : changer de groupe, dessert, ou dattes et noix. Puis la matsa de la fin.
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ืœื›ืคื•ืœ โ€” ื™ื›ืคื•ืœ, ืœืคืฉื•ื˜ โ€” ื™ืคืฉื•ื˜, ืœื‘ืจืš ืื—ืจื™ื• โ€” ื™ื‘ืจืš, ื”ื›ืœ ื›ืžื ื”ื’ ื”ืžื“ื™ื ื”. ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ืœื ืฉื ื• ืืœื ืœืื—ืจื™ื•, ืื‘ืœ ืœืคื ื™ื• โ€” [ืžืฆื•ื”] ืœื‘ืจืš. ื“ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื›ืœ ื”ืžืฆื•ืช ืžื‘ืจืš ืขืœื™ื”ืŸ ืขื•ื‘ืจ ืœืขืฉื™ื™ืชืŸ.

ร€ doubler, on double. ร€ dire simplement, on dit simplement.

ร€ bรฉnir aprรจs lui, on bรฉnit. Tout suit la coutume du lieu.

Abaye dit : on n'a enseignรฉ cela que pour aprรจs. Avant, c'est une mitsva de bรฉnir.

Car Rav Yehouda dit au nom de Chemouel : sur toutes les mitsvot, on bรฉnit avant leur accomplissement (over laassiyatan).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื›ืคื•ืœ ื›ืœ ื”ื”ืœืœ:
Doubler : tout le Hallel.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื‘ืœ ืœืคื ื™ื• ืžืฆื•ื” ืœื‘ืจืš ืœืคื™ ืžื” ืฉืคื™ืจืฉ ืœืขื™ืœ ื“ื”ืคืกื•ืงื™ื ืœื ื”ื•ื• ื”ืคืกืง ื•ื‘ืจื›ื” ืื—ืจื•ื ื” ื”ื™ื ื—ืชื™ืžืช ื”ืจืืฉื•ื ื” ืœื ื™ืชื›ืŸ ื›ืืŸ ื“ืื™ืš ื™ื‘ืจืš ืœืคื ื™ื• ื•ืœื ื™ื—ืชื•ื ืื—ืจื™ื• ืžื”ืจ"ื™:
Mais avant, c'est une mitsva de bรฉnir. Selon ce qu'il a expliquรฉ plus haut, ร  savoir que les versets ne font pas hefsek et que la bรฉnรฉdiction finale est la hatima de la premiรจre, cela ne se tient pas ici. Comment bรฉnirait-on avant, sans clรดturer aprรจs ? Ainsi le Ri.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de makom che-nahagou, la michna ouverte au dernier segment de 119a. Trois points suivent le minhag du lieu : doubler le Hallel, le dire une seule fois (lifshot), bรฉnir aprรจs. Rachi : doubler vise le Hallel entier.

Abaye isole la bรฉnรฉdiction d'avant. Elle est une mitsva en tout lieu, parce que toute mitsva se bรฉnit over laassiyatan, avant l'acte. Le Ri, dans Tossefot, objecte : si la bรฉnรฉdiction finale est la hatima de la premiรจre, et si les versets ne font pas hefsek, comment bรฉnir avant sans clรดturer aprรจs ?

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le Hallel : ce qui suit le lieu, et ce qui est fixeSuite de la michna ouverte en 119a : makom che-nahagou.DoublerOn doubleRachi : tout le HallelDire simplementOn dit une foislifshotBรฉnir aprรจsOn bรฉnitselon le lieuAbaye : avant le Hallel, la bรฉnรฉdiction est une mitsva partoutChemouel : toute mitsva se bรฉnit over laassiyatan, avant l'acte
Le lieu rรจgle le doublement et la bรฉnรฉdiction d'aprรจs. L'avant est une mitsva partout.
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ืžืื™ ืžืฉืžืข ื“ื”ืื™ ืดืขื•ื‘ืจืด ืœื™ืฉื ื ื“ืืงื“ื•ืžื™ ื”ื•ื? ืืžืจ ืจื‘ื™ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื™ืจืฅ ืื—ื™ืžืขืฅ ื“ืจืš ื”ื›ื›ืจ ื•ื™ืขื‘ื•ืจ ืืช ื”ื›ื•ืฉื™ืด. ืื‘ื™ื™ ืืžืจ, ืžื”ื›ื: ืดื•ื”ื•ื ืขื‘ืจ ืœืคื ื™ื”ืืด. ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ืžื”ื›ื: ืดื•ื™ืขื‘ื•ืจ ืžืœื›ื ืœืคื ื™ื”ื ื•ื”ืณ ื‘ืจืืฉืืด.

D'oรน sait-on que ce mot over est une tournure de devancement ? Rabbi Nahman bar Yitshak dit : il est รฉcrit 'Ahimats courut par le chemin de la plaine et dรฉpassa (vayaavor) le Kouchi'.

Abaye dit, de ce verset : 'Et lui passa (avar) devant eux'. Certains disent, de ce verset : 'Leur roi passera (vayaavor) devant eux, et ื”' ร  leur tรชte'.

๐Ÿ’ก Explication

Over : la Guemara demande d'oรน ce mot est une tournure de devancement. Trois versets : Ahimats dรฉpasse le Kouchi (Chemouel II 18, 23) ; Yaakov passe devant sa maison (Berechit 33, 3) ; leur roi passe devant eux, et ื”' est ร  leur tรชte (Mikha 2, 13).

D'oรน la formule : on bรฉnit over laassiyatan, avant de faire.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Over veut dire : avant l'acteTrois versets. Le mot y est un devancement.R. Nahman bar YitshakAhimats dรฉpassele KouchivayaavorAbayeIl passadevant euxavar lifneihemCertains disentLeur roi passedevant euxื”' ร  leur tรชteD'oรน : on bรฉnit over laassiyatan, avant de faire la mitsva.
Trois preuves que over signifie prรฉcรฉder.
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ืชื ื™ื: ืจื‘ื™ ื›ื•ืคืœ ื‘ื” ื“ื‘ืจื™ื, ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืคืจื˜ื ืžื•ืกื™ืฃ ื‘ื” ื“ื‘ืจื™ื. ืžืื™ ืžื•ืกื™ืฃ? ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ืžื•ืกื™ืฃ ืœื›ืคื•ืœ ืžืดืื•ื“ืšืด ืœืžื˜ื”.

On enseigne dans une baraita : Rabbi double en lui des paroles. Rabbi Elazar ben Perata y ajoute des paroles.

Qu'ajoute-t-il ? Abaye dit : il ajoute de doubler depuis odekha et au-dessous.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืชื ื™' ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืœืฉื•ืŸ ื”ื ืคื˜ืจ ืžื—ื‘ื™ืจื• ื›ืฉื ืคื˜ืจื™ืŸ ืžืŸ ื”ืกืขื•ื“ื” ืžื‘ื™ืื™ืŸ ืžื™ื ื™ ื”ืžืชื™ืงื”: ื’ืž' ืืจื“ื™ืœืื™ ืœื™ ื›ื’ื•ืŸ ืื ื™ ืฉืจื’ื™ืœ ืœืื›ื•ืœ ื›ืžื”ื™ืŸ ื•ืคื˜ืจื™ื•ืช ืœืื—ืจ ืกืขื•ื“ืชื™:
Michna, miftirin : langue de celui qui prend congรฉ de son compagnon. Quand on se sรฉpare du repas, on apporte des sortes de douceurs. Guemara, ardilai pour moi : par exemple moi, qui ai coutume de manger truffes et champignons aprรจs mon repas.
ื›ื•ืคืœ ื“ื‘ืจื™ื ืžืขื˜ ื”ื™ื” ื›ื•ืคืœ ื›ื’ื•ืŸ ืžื‘ืจื•ืš ื”ื‘ื ื•ืœืžื˜ื”:
Il double des paroles : il n'en doublait qu'un peu, par exemple depuis baroukh ha-ba et au-dessous.
๐Ÿ’ก Explication

Deux mesures de redoublement dans le Hallel. Rabbi n'en double qu'un peu. Rachi : depuis baroukh ha-ba, 'Bรฉni soit celui qui vient', et au-dessous. Rabbi Elazar ben Perata รฉtend le redoublement depuis odekha, 'Je Te rends grรขce', et chaque verset ensuite.

La premiรจre glose de Rachi sur ce segment explique dรฉjร  miftirin, la michna de l'afikoman qui vient plus bas, et le mot ardilai de Chemouel : truffes et champignons aprรจs le repas.

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ื“ืจืฉ ืจื‘ ืขื•ื™ืจื, ื–ื™ืžื ื™ืŸ ืืžืจ ืœื™ื” ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ ืืžื™ ื•ื–ื™ืžื ื™ืŸ ืืžืจ ืœื™ื” ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ ืืกื™: ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื™ื’ื“ืœ ื”ื™ืœื“ ื•ื™ื’ืžืœืด โ€” ืขืชื™ื“ ื”ืงื“ื•ืฉ ื‘ืจื•ืš ื”ื•ื ืœืขืฉื•ืช ืกืขื•ื“ื” ืœืฆื“ื™ืงื™ื ื‘ื™ื•ื ืฉื™ื’ืžืœ ื—ืกื“ื• ืœื–ืจืขื• ืฉืœ ื™ืฆื—ืง. ืœืื—ืจ ืฉืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ืฉื•ืชื™ืŸ ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœื• ืœืื‘ืจื”ื ืื‘ื™ื ื• ื›ื•ืก ืฉืœ ื‘ืจื›ื” ืœื‘ืจืš,

Rav Avira a exposรฉ. Parfois il le disait au nom de Rav Ami, parfois au nom de Rav Assi.

Que signifie ce qui est รฉcrit : 'L'enfant grandit et fut sevrรฉ (vayigamal)'? ร€ l'avenir, le Saint, bรฉni soit-Il, fera un festin pour les justes, le jour oรน Il รฉtendra (yigmol) Sa bontรฉ ร  la descendance d'Yitshak.

Aprรจs qu'ils ont mangรฉ et bu, on donne ร  Avraham notre pรจre la coupe de bรฉnรฉdiction, pour qu'il bรฉnisse.

๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืžืื™ ื“ื›ืชื™ื‘: "ื•ื™ื’ื“ืœ ื”ื™ืœื“ ื•ื™ื’ืžืœ". ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืงืฉื™ื ืœื™ื” ื“ื›ืชื™ื‘ (ื‘ืจืืฉื™ืช ื›ื, ื—) 'ื•ื™ื’ื“ืœ ื•ื™ื’ืžืœ ื•ื™ืขืฉ', ื›ื•ืœื”ื• ืœืฉื•ืŸ ืขื‘ืจ ื•ืกื™ื™ื 'ื‘ื™ื•ื ื”ื’ืžืœ ืืช ื™ืฆื—ืง' ืœื”ื‘ื ื›ื™ ื”ืž"ื ื‘ืฆื™ืจ"ื™ ื•ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื‘ื™ื•ื ืฉื ื’ืžืœ ื™ืฆื—ืง ืœื›ืŸ ื“ืจืฉ ื–ื” ืขืœ ื”ืขืชื™ื“ ืœื‘ื•ื ื•ืืžืจ ื”ื›ืชื•ื‘ ืฉืื‘ืจื”ื ืขืฉื” ืžืฉืชื” ืฉื”ื•ื ื–ื›ืจ ื•ืจืžื– ืขืœ ืกืขื•ื“ื” ืฉืœ ื”ืขืชื™ื“ ืœื‘ื•ื ื‘ื™ื•ื ืฉื™ื’ืžื•ืœ ื”ืงื‘"ื” ื—ืกื“ ืขื ื–ืจืขื• ืฉืœ ื™ืฆื—ืง ื•ื ืจืžื– ื–ืจืขื• ื‘ืชื™ื‘ืช ืืช ืฉื”ื•ื ื™ืชืจ ื•ื ืจืžื– ืฉืžื• ืฉืœ ื”ืงื‘"ื” ื‘ืื•ืช ื”' ืฉืœ ื”ื’ืžืœ, ื›ื™ ื™ื“ื•ืข ืฉื”ืฉื ื ืจืžื– ื‘ืื•ืช ื”' ืœื‘ื“ื”, ื•ื›ืชื•ื‘ ื”ื˜ืขื ื‘ืžืงื•ื‘ืœื™ื ื–"ืœ, ื•ื›ืš ื”ื•ื ื”ืžืฉืš ื”ื›ืชื•ื‘ ื‘ื™ื•ื ื”' ื’ืžืœ ืืช ื™ืฆื—ืง ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ื–ืจืข ื™ืฆื—ืง. ื•ื’ื ื ืจืžื– ื‘ืื•ืช ื”' ื”ื—ืกื“ ืฉื”ื•ื ื—ืœื•ืง ืœื—ืžืฉื”. ื•ื”ื ื“ื™ื—ืก ืืช ื™ืฉืจืืœ ืœื™ืฆื—ืง ื•ืœื ืœืื‘ืจื”ื 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ื‘ืžื™ืœื•ืื ืข"ื‘ ืก"ื’ ืž"ื” ื‘"ืŸ ืฉื”ื ืกื•ื“ ื—ืกื“ื™ื ืฉื‘ื”ื ื™ืชืžืชืงื• ื’ื‘ื•ืจื•ืช ืฉื 'ืืœืงื™ื' ืฉื”ื•ื ืžืกืคืจ 'ื›ื•ืก' ืื– ื™ืืžืจ ื“ื•ื“ ื”ืžืœืš ืข"ื” ืื ื™ ืื‘ืจืš ืžืฆื“ ืฉื˜ืจื—ืชื™ ื‘ื—ื™ื™ ืœืชืงืŸ ืืช ืจื—ืœ ื•ืœืžืชืง ื”ื’ื‘ื•ืจื•ืช ื”ืฉื™ื™ื›ื™ื ืœื” ื•ืœื™ ื ืื” ืœื‘ืจืš ืžืฆื“ ืฉื˜ืจื—ืชื™ ื‘ื—ื™ื™ ืœืชืงืŸ ืืช ืœืื” ื•ืœืžืชืง ื”ื’ื‘ื•ืจื•ืช ื”ืฉื™ื™ื›ื™ื ืœื”! ื•ืขื™ื™ืŸ ื‘ืฉืขืจ ื”ืคืกื•ืงื™ื ืœืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ื–"ืœ ื‘ืคืกื•ืง (ืฉืžื•ืืœ ื‘' ื™ื, ื‘) 'ื•ื™ืงื ื“ื•ื“ ืžืขืœ ืžืฉื›ื‘ื•' ื“ื“ื•ื“ ื”ืžืœืš ืข"ื” ื”ื™ื” ืžื‘ื—ื™ื ืช ืขืœืžื ื“ื ื•ืงื‘ื ืœื›ืŸ ื”ื•ืฆืจืš ืœืชืงืŸ ืžืฆื™ืื•ืช ื›ืœ ื”ื ื•ืงื‘ื ื‘ืฉืœื™ืžื•ืชื ื•ื›ื•' ื•ื ื•ื“ืข ื›ื™ ื”ื ืฉื ื™ื ื•ื ืงืจืื™ื ืœืื” ื•ืจื—ืœ ื•ื”ื™ื” ืฆืจื™ืš ืœืชืงืŸ ืืช ืฉื ื™ื”ื ื•ื‘ืชื—ืœื” ืชื™ืงืŸ ืืช ืจื—ืœ. ื•ื–ื” ืกื™ื‘ื” ืœืžื” ื ืชืขื›ื‘ ื“ื•ื“ ื”ืžืœืš ืข"ื” ื‘ื—ื‘ืจื•ืŸ ืฉื‘ืข ืฉื ื™ื ื›ืฉืžืœืš ื•ืื—ืจ ื›ืš ื”ืœืš ืœื™ืจื•ืฉืœื ืœืคื™ ืฉื—ื‘ืจื•ืŸ ื”ื™ื 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ื•ื™ืขืœื” ื•ื›ืืฉืจ ื‘ื™ืืจื ื• ืขื ื™ืŸ ื›ื•ืก ืฉืœ ื‘ืจื›ื” ื•ืœื›ืŸ ื”ื•ื ื ื•ื˜ืœ ืืช ื”'ื›ื•ืก' ืฉื”ื•ื ืฉื 'ืืœืงื™ื' ื“ืงื“ื•ืฉื” ื”ืžื–ื•ืžืŸ ืœื‘ืจื›ื” ืœื‘ืจื›ื• ื•ืœืžืชืงื• ื•ืœืชืงื ื• ื›ืฉื”ื’ื™ืข ื–ืžืŸ ื’ืžืจ ื”ืชื™ืงื•ืŸ ืฉืœื• ื•ืื•ืžืจ ื›ื•ืก ื™ืฉื•ืขื•ืช ืืฉื ืฉืืขืฉื”ื• ื™ืฉื•ืขื•ืช ื“ื”ื™ื™ื ื• ื—ืกื“ื™ื ื”ื ืงืจืื™ื ื™ืฉื•ืขื•ืช ื™ืขืŸ ื›ื™ ื‘ืฉื ื” ' ืฉื”ื•ื ืกื•ื“ ื”ื—ืกื“ื™ื ืืงืจื. ื•ื‘ื–ื” ืžื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ (ืฉื™ืจ ื”ืฉื™ืจื™ื ื—, ื™ื‘) 'ื”ืืœืฃ ืœืš ืฉืœืžื” ื•ืžืืชื™ื ืœื ื˜ืจื™ื ืืช ืคืจื™ื•' ื•ื“ื•ืง.
Que signifie ce qui est รฉcrit : 'L'enfant grandit et fut sevrรฉ'. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que la difficultรฉ est celle-ci. Il est รฉcrit (Berechit 21, 8) 'il grandit, il fut sevrรฉ, il fit', le tout au passรฉ, et le verset achรจve 'au jour du sevrage d'Yitshak', tournรฉ vers l'avenir, car le mem est au tsรฉrรฉ. Il aurait fallu dire : au jour oรน Yitshak fut sevrรฉ. C'est pourquoi il a rapportรฉ cela ร  l'avenir. Le verset dit qu'Avraham a fait un festin : c'est un souvenir et une allusion au festin de l'avenir, au jour oรน le Saint, bรฉni soit-Il, รฉtendra une bontรฉ ร  la descendance d'Yitshak. La descendance est marquรฉe dans le mot et, qui est en trop. Le nom du Saint, bรฉni soit-Il, est marquรฉ dans le hรฉ de higamel, car on sait que le Nom est marquรฉ dans la lettre hรฉ seule, et la raison en est รฉcrite chez les mekoubalim, de mรฉmoire bรฉnie. La suite du verset se lit ainsi : au jour oรน ื”' a รฉtendu sa bontรฉ envers et Yitshak, c'est-ร -dire la descendance d'Yitshak. Dans la lettre hรฉ est aussi marquรฉ le 'hessed, qui se partage en cinq. Pourquoi a-t-il rattachรฉ Israรซl ร  Yitshak, et non ร  Avraham ni ร  Yaakov ? On le comprend par la Guemara de Chabbat (Chabbat 89b). ร€ l'avenir, le Saint, bรฉni soit-Il, dit ร  Avraham : tes fils ont fautรฉ, et la suite. Tous deux rรฉpondront : qu'ils soient effacรฉs pour la saintetรฉ de Ton nom. Seul Yitshak notre pรจre, paix sur lui, avancera des arguments pour les sauver. C'est pourquoi on lui dit : car Tu es notre pรจre. Vois lร -bas. Puisqu'il les sauve, il les a nommรฉs de son nom : la descendance d'Yitshak. On peut aussi comprendre 'la descendance d'Yitshak' ainsi : ร  l'avenir la dรฉlivrance sera dans la mida de la gevoura, qui est la mida d'Yitshak. Comme l'a dit notre maรฎtre, de mรฉmoire bรฉnie, sur le verset (Yechaya 52, 3) 'vous ne serez pas dรฉlivrรฉs par l'argent', mais du cรดtรฉ de l'or, le cรดtรฉ d'Yitshak. Ce qu'il a dit, ร  l'avenir le Saint, bรฉni soit-Il, fera un festin pour les justes : ce propos se lit par รฉnigme et par machal, dans un sod cachรฉ. Il enseigne la perfection finale du mitouk qui viendra aux gvurot, lesquelles sont dans le sod du nom ืึฑ-ืœึนื”ึดื™ื. C'est pourquoi il a dit : au jour oรน un 'hessed sera รฉtendu ร  la descendance d'Yitshak, allusion aux gvurot, car Yitshak est le sod de la mida de la gevoura. Ce jour-lร  s'accomplit la perfection finale du mitouk, et rien ne la surpasse. Cela est marquรฉ dans 'coupe de bรฉnรฉdiction' : kos a le nombre de ืึฑ-ืœึนื”ึดื™ื, 86, qui sont les gvurot, et la berakha marque le mitouk. Le festin a un sod profond. Il est dit dans le Raaya Meheimna, paracha Pinhas, folio 226 : du cรดtรฉ de la Chekhina supรฉrieure, un grand festin ; du cรดtรฉ de la malkhout, un petit festin. Vois lร -bas. C'est ce qu'ils ont dit : ร  l'avenir le Saint, bรฉni soit-Il, fera un festin pour les justes. C'est le grand festin, du cรดtรฉ de la Chekhina supรฉrieure, qui est la bina supรฉrieure. Les justes sont le tsadik supรฉrieur et le tsadik infรฉrieur. Au jour oรน un 'hessed sera รฉtendu ร  la descendance d'Yitshak, c'est-ร -dire que les gvurot, qui sont la descendance d'Yitshak, seront adoucies dans les hassadim. C'est pourquoi Avraham et Yitshak, de qui sont sortis Yichmael et Essav, lesquels ont servi ืึฑ-ืœึนื”ึดื™ื autres, sont empรชchรฉs d'รชtre l'instrument de cet achรจvement, la rรฉparation des gvurot du nom ืึฑ-ืœึนื”ึดื™ื dans la kedoucha. De mรชme Yaakov notre pรจre, paix sur lui, qui a รฉpousรฉ deux sล“urs, Lea et Rahel, dont la construction se fait par ces gvurot du nom ืึฑ-ืœึนื”ึดื™ื, et qui n'a pas peinรฉ ร  leur rรฉparation comme a peinรฉ David le roi, paix sur lui : il est empรชchรฉ d'รชtre l'instrument de cet achรจvement, le mitouk des gvurot du nom ืึฑ-ืœึนื”ึดื™ื. De mรชme Moche notre maรฎtre, paix sur lui, qui n'est pas entrรฉ en terre d'Israรซl, laquelle est le sod de Lea et de Rahel, dont la construction se fait par ces gvurot : il est empรชchรฉ d'รชtre l'instrument de l'achรจvement de leur rรฉparation et de leur mitouk. De mรชme Yehoshoua, qui n'a pas mรฉritรฉ d'engendrer un fils mรขle, lequel est dans le sod des hassadim, et n'a engendrรฉ qu'une fille, laquelle est le sod de la gevoura : il est empรชchรฉ d'รชtre l'instrument de l'achรจvement de la rรฉparation et du mitouk de ces gvurot, lequel se fera par les hassadim. Seul David le roi, paix sur lui, a beaucoup peinรฉ de son vivant dans les guerres de ื”', guerres menรฉes en bas, et dans les zmirot, les chants et les louanges, guerres menรฉes en haut. Il a achevรฉ la rรฉparation de Rahel pendant qu'il รฉtait ร  Hevron, oรน il a rรฉgnรฉ sept ans, et il a achevรฉ la rรฉparation de Lea quand il a rรฉgnรฉ ร  Yerouchalayim. Il a achevรฉ leur construction par la rรฉparation et le mitouk des gvurot qui leur reviennent, au prix d'une grande peine. Il convient donc que par lui se fassent l'achรจvement et la fin du mitouk et de la rรฉparation des gvurot qui leur reviennent. C'est pourquoi, quand on lui donne la coupe de bรฉnรฉdiction pour bรฉnir, tournure figurรฉe de l'achรจvement de la rรฉparation et du mitouk des gvurot, lesquelles sont dans le sod de kos, dans les hassadim marquรฉs par la berakha. Car ha-berakha vaut 232, le nombre de 232, comme les quatre Havayot dans leur miloui, av 72, sag 63, mah 45, ben 52, qui sont le sod des hassadim par lesquels s'adouciront les gvurot du nom ืึฑ-ืœึนื”ึดื™ื, lequel a le nombre de kos. Alors David le roi, paix sur lui, dira : moi, je bรฉnirai, du cรดtรฉ oรน j'ai peinรฉ de mon vivant ร  rรฉparer Rahel et ร  adoucir les gvurot qui lui reviennent ; et il m'appartient de bรฉnir, du cรดtรฉ oรน j'ai peinรฉ de mon vivant ร  rรฉparer Lea et ร  adoucir les gvurot qui lui reviennent. Vois dans Chaar ha-Pesoukim de notre maรฎtre l'Ari, de mรฉmoire bรฉnie, sur le verset (Chemouel II 11, 2) 'David se leva de sa couche'. David le roi, paix sur lui, รฉtait de l'aspect de alma de-noukva. Il a donc dรป rรฉparer toute la noukva dans sa chelemuta, et la suite. On sait qu'elles sont deux, et qu'elles s'appellent Lea et Rahel. Il devait rรฉparer les deux, et d'abord il a rรฉparรฉ Rahel. Telle est la cause pour laquelle David le roi, paix sur lui, est restรฉ ร  Hevron sept ans lorsqu'il a rรฉgnรฉ, puis est allรฉ ร  Yerouchalayim. Hevron est Kiryat Arba, qui est Rahel, comme on le sait, et Lea est Yerouchalayim, comme on le sait au sujet de Tsion et de Yerouchalayim. Quand il a achevรฉ, durant les sept ans passรฉs ร  Hevron, de rรฉparer Rahel, il est allรฉ ร  Yerouchalayim rรฉparer Lea, et la suite. Fin de sa citation. On trouve donc explicite, dans les paroles de nos maรฎtres, de mรฉmoire bรฉnie, que l'essentiel de la rรฉparation faite ร  Lea et ร  Rahel, qui sont l'aspect de la terre d'Israรซl, l'a รฉtรฉ par David le roi, paix sur lui. C'est ce que nous avons รฉcrit plus haut, avec l'aide du Ciel. On trouve encore ce qu'a expliquรฉ notre maรฎtre, de mรฉmoire bรฉnie, sur le verset (Chemouel II 23, 8) 'voici les noms des vaillants de David'. Voici ses mots. Nos maรฎtres, de mรฉmoire bรฉnie, ont dit que David le roi, paix sur lui, peinait ร  complรฉter le mille. Le sujet est celui-ci. Le nom ืึฑ-ืœึนื”ึดื™ื est la force de tous les dinim et des gvurot. Par la force de ce nom, David l'emportait sur les klipot, qui sont ses ennemis. Si l'on remplit ce nom par les hรฉ, il monte ร  mille, dans le sod de son carrรฉ, appelรฉ ahorayim remplis, ainsi : aleph ; aleph lamed ; aleph lamed he he ; aleph lamed he he yod ; aleph lamed he he yod mem. Ces ahorayim, lorsqu'ils sont simples, appelรฉs racine de ce nom, montent en guematria ร  deux cents, ainsi : aleph ; aleph lamed ; aleph lamed he ; aleph lamed he yod ; aleph lamed he yod mem. Le miloui, qui est le creux et l'air ร  l'intรฉrieur du simple, est de huit cents. Par sa force, il tuait huit cents morts d'un seul coup. Il peinait ร  pouvoir complรฉter la racine du nom, le simple, dont le nombre est deux cents, afin de complรฉter le mille. Cela ne lui est pas venu en main. Tel est le sod de (Devarim 32, 30) 'comment un seul en poursuivrait-il mille'. Fin de sa citation, vois lร -bas. Ce qui ne lui est pas venu en main vient de ce que n'รฉtait pas encore arrivรฉ le temps de l'achรจvement, la perfection de la rรฉparation, le mitouk qui doit avoir lieu. ร€ l'avenir cela lui viendra en main, et il montera, comme nous l'avons expliquรฉ au sujet de la coupe de bรฉnรฉdiction. C'est pourquoi il prend la kos, qui est le nom ืึฑ-ืœึนื”ึดื™ื de kedoucha, prรฉparรฉ pour la berakha, afin de le bรฉnir, de l'adoucir et de le rรฉparer, quand est arrivรฉ le temps de l'achรจvement de sa rรฉparation. Il dit : je lรจverai la coupe des dรฉlivrances, c'est-ร -dire que j'en ferai des dรฉlivrances, ร  savoir des hassadim, appelรฉs dรฉlivrances, puisque j'invoquerai au nom de ื”', qui est le sod des hassadim. Par lร  se comprend, avec l'aide du Ciel, (Chir ha-Chirim 8, 12) 'le mille est ร  toi, Chelomo, et deux cents pour les gardiens de son fruit'. Approfondis.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Avira lit Berechit 21, 8 sur l'avenir. Vayigamal, il fut sevrรฉ, est rapprochรฉ de yigmol, il รฉtendra une bontรฉ. Le festin qu'Avraham a fait au sevrage d'Yitshak devient le festin des justes, le jour de la bontรฉ faite ร  sa descendance.

Le repas se ferme par la coupe de bรฉnรฉdiction, la coupe de la birkat hamazon. On la tend d'abord ร  Avraham. La suite dira pourquoi chacun se rรฉcuse, jusqu'ร  David.

5
ื•ืื•ืžืจ ืœื”ืŸ: ืื™ื ื™ ืžื‘ืจืš, ืฉื™ืฆื ืžืžื ื™ ื™ืฉืžืขืืœ. ืื•ืžืจ ืœื• ืœื™ืฆื—ืง: ื˜ื•ืœ ื•ื‘ืจืš. ืื•ืžืจ ืœื”ืŸ: ืื™ื ื™ ืžื‘ืจืš, ืฉื™ืฆื ืžืžื ื™ ืขืฉื•. ืื•ืžืจ ืœื• ืœื™ืขืงื‘: ื˜ื•ืœ ื•ื‘ืจืš. ืื•ืžืจ ืœื”ื: ืื™ื ื™ ืžื‘ืจืš, ืฉื ืฉืืชื™ ืฉืชื™ ืื—ื™ื•ืช ื‘ื—ื™ื™ื”ืŸ, ืฉืขืชื™ื“ื” ืชื•ืจื” ืœืื•ืกืจืŸ ืขืœื™.

Il leur dit : je ne bรฉnis pas, car Yichmael est sorti de moi. Il dit ร  Yitshak : prends et bรฉnis.

Il leur dit : je ne bรฉnis pas, car Essav est sorti de moi. Il dit ร  Yaakov : prends et bรฉnis.

Il leur dit : je ne bรฉnis pas, car j'ai รฉpousรฉ deux sล“urs de leur vivant, que la Torah devait m'interdire.

๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืื ื™ ืœื ืื‘ืจืš ืœืคื™ ืฉื›ื‘ืจ ื™ืฆื ืžืžื ื™ ื™ืฉืžืขืืœ. ื™ืฉ ืœื”ืงืฉื•ืช ืชื™ื‘ืช 'ืื ื™' ืœืฉื•ืŸ ื™ืชืจ ื•ืกื’ื™ ืœื•ืžืจ ืœื ืื‘ืจืš? ื•ื ืจืื” ืœื™ ืœื•ืžืจ ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืกื™ื‘ื” ื–ื• ืงืœื” ื”ื™ื ื•ืื™ื ื” ื›ื“ืื™ ืœืžื ื•ืข ืื•ืชื™ ืžืฆื“ ื”ื“ื™ืŸ ืขื ื›ืœ ื–ื” ืื ื™ ื”ื•ื ื”ืžื—ืžื™ืจ ืขืœ ืขืฆืžื™ ื‘ื–ื”, ื•ื›ืŸ ื”ืขื ื™ืŸ ื‘ื›ื•ืœื”ื• ื“ื ืงื™ื˜ ืื ื™ ื›ืš ื”ื•ื ื”ื›ื•ื•ื ื”. ื‘ืจื ื™ืฉ ืœื“ืงื“ืง ื‘ื›ื•ืœื”ื• ื›ืชื™ื‘ ' ืื ื™ ืœื ืื‘ืจืš ' ื•ืจืง ื‘ื™ืฆื—ืง ืืžืจ ' ืื™ื ื™ ืจืื•ื™ ืœื‘ืจืš ', ื•ื›ืŸ ื”ื™ื ื”ื’ืจืกื ื‘ืขื™ืŸ ื™ืขืงื‘ ื•ื’ื ื‘ืชืœืžื•ื“ ืฉื”ื‘ื™ื ื“ื‘ืจื™ ืกื•ืคืจื™ื, ื•ืฆืจื™ื›ื™ืŸ ืœื”ื‘ื™ืŸ ืœื’ืจืกื ื–ื• ืœืžื” ื™ืฆื—ืง ื“ื•ืงื ืืžืจ ืื™ื ื™ ืจืื•ื™? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืžืคื ื™ ื“ืกื™ื‘ื” ืฉืœ ื™ืฆื—ืง ืฉื”ื™ื ืžืฆื“ ืขืฉื• ืœืื• ื™ืฆื—ืง ืื‘ื™ื ื• ืข"ื” ื—ื™ื“ืฉ ืื•ืชื”, ืืœื ื”ื™ื ืืชื™ื ืžืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ืžืชืฉื•ื‘ืช ืื‘ืจื”ื ืื‘ื™ื ื• ืข"ื” ื›ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ืขืฉื” ืชืฉื•ื‘ื” ื•ืขืฉื• ืœื ืขืฉื” ืชืฉื•ื‘ื”! ื•ืœื›ืŸ ื™ืฆื—ืง ืฉื”ื•ื ืื—ืจ ืื‘ืจื”ื ื”ืฉื™ื‘ ืื™ื ื™ ืจืื•ื™ ื›ืœื•ืžืจ ื›ื‘ืจ ื”ื•ืจื” ื–ืงืŸ ื”ื•ื ืื‘ืจื”ื ืฉืื™ื ื™ ืจืื•ื™ ื•ืื™ืš ืชืชื ื• ืœื™ ืœื‘ืจืš?!
Moi, je ne bรฉnirai pas, parce que Yichmael est dรฉjร  sorti de moi. On peut objecter : le mot ani est de trop, et il suffisait de dire : je ne bรฉnirai pas. Il me semble de rรฉpondre : cette cause est lรฉgรจre, elle ne suffit pas ร  m'empรชcher du cรดtรฉ du din, et avec tout cela c'est moi qui m'impose la rigueur en cela. Il en va de mรชme pour tous ceux chez qui il prend le mot ani : telle est l'intention. Il faut pourtant prรฉciser. Chez tous il est รฉcrit 'moi, je ne bรฉnirai pas', et chez Yitshak seul il est dit 'je ne suis pas digne de bรฉnir'. Telle est la version dans l'Ein Yaakov, et aussi dans le Talmud citรฉ par les scribes. Il faut comprendre, pour cette version, pourquoi Yitshak prรฉcisรฉment a dit : je ne suis pas digne. Il me semble, avec l'aide du Ciel : la cause d'Yitshak, qui vient d'Essav, Yitshak notre pรจre, paix sur lui, ne l'a pas inventรฉe. Elle vient par kal va-homer de la rรฉponse d'Avraham notre pรจre, paix sur lui. Car Yichmael a fait techouva, et Essav n'a pas fait techouva. C'est pourquoi Yitshak, qui vient aprรจs Avraham, a rรฉpondu : je ne suis pas digne. Sens : le vieillard, qui est Avraham, a dรฉjร  tranchรฉ que je ne suis pas digne. Comment me donneriez-vous ร  bรฉnir ?
๐Ÿ’ก Explication

Trois refus. Avraham ร  cause de Yichmael. Yitshak ร  cause d'Essav. Yaakov parce qu'il a รฉpousรฉ Lea et Rahel, deux sล“urs, toutes deux vivantes, union que la Torah interdira ensuite.

Chacun renvoie la coupe au suivant : Avraham ร  Yitshak, Yitshak ร  Yaakov.

6
ืื•ืžืจ ืœื• ืœืžืฉื”: ื˜ื•ืœ ื•ื‘ืจืš. ืื•ืžืจ ืœื”ื: ืื™ื ื™ ืžื‘ืจืš, ืฉืœื ื–ื›ื™ืชื™ ืœื™ื›ื ืก ืœืืจืฅ ื™ืฉืจืืœ, ืœื ื‘ื—ื™ื™ ื•ืœื ื‘ืžื•ืชื™. ืื•ืžืจ ืœื• ืœื™ื”ื•ืฉืข: ื˜ื•ืœ ื•ื‘ืจืš, ืื•ืžืจ ืœื”ืŸ: ืื™ื ื™ ืžื‘ืจืš, ืฉืœื ื–ื›ื™ืชื™ ืœื‘ืŸ, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ื ื•ืŸืด, ืดื ื•ืŸ ื‘ื ื• ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ื ื•ืด.

Il dit ร  Moche : prends et bรฉnis. Il leur dit : je ne bรฉnis pas, car je n'ai pas mรฉritรฉ d'entrer en terre d'Israรซl, ni de mon vivant, ni ร  ma mort.

Il dit ร  Yehoshoua : prends et bรฉnis. Il leur dit : je ne bรฉnis pas, car je n'ai pas mรฉritรฉ d'avoir un fils.

Car il est รฉcrit : 'Yehoshoua ben Noun', 'Noun son fils, Yehoshoua son fils'.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื ื•ืŸ ื‘ื ื• ื•ื’ื•' ืžืžืฉืคื—ืช ืืคืจื™ื ื‘ืŸ ื™ื•ืกืฃ ื—ืฉื™ื‘ ื•ืื–ื™ืœ ืขื“ ื™ื”ื•ืฉืข ื•ืœื ืžืฉื›ื— ื‘ืจื ืœื™ื”ื•ืฉืข:
Noun son fils, etc. : dans la famille d'Ephraim fils de Yossef, le verset dรฉnombre et poursuit jusqu'ร  Yehoshoua, et l'on ne trouve pas de fils ร  Yehoshoua.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืื•ืžืจื™ืŸ ืœื• ืœื™ื”ื•ืฉืข: ื˜ืœ ืืชื” ื•ื‘ืจืš. ืงืฉื” ืœืžื” ืœื ืื•ืžืจื™ื ืœืื”ืจืŸ ื•ืœื™ื•ืกืฃ ืฉื”ื ื‘ื›ืœืœ ื–' ื›ื•ืจืชื™ ื‘ืจื™ืช ืฉืื•ื—ื–ื™ื ื‘ืฉื‘ืขื” ืกืคื™ืจื•ืช ื”ื‘ื ื™ืŸ? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืฉื” ืจื‘ื™ื ื• ืข"ื” ื ืžื ืข ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื›ื ื™ืกืช ื”ืืจืฅ ื•ื˜ืขื ื–ื” ื™ืฉื ื• ื’ื‘ื™ ืื”ืจืŸ ืœื›ืš ืœื ืืžืจื• ืœืื”ืจืŸ. ื•ื”ื ื“ืœื ืืžืจื• ืœื™ื•ืกืฃ ืžืื—ืจ ื“ื™ืขืงื‘ ืื‘ื™ื ื• ืข"ื” ืขืฉื” ื˜ืขื ืœืžื ื™ืขื” ืžื›ื— ืฉืชื™ ืื—ื™ื•ืช ืื ื›ืŸ ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื”ื•ื ืืฆืœ ื™ื•ืกืฃ ื”ืฆื“ื™ืง ืข"ื” ืฉื‘ื ืžืŸ ืจื—ืœ ืื—ืจ ืฉื ืฉื ืืช ืœืื” ื•ื”ื ื“ืืžืจื• ืœื™ืฆื—ืง ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื›ื‘ืจ ืื‘ืจื”ื ืื‘ื™ื ื• ืข"ื” ืืžืจ ื˜ืขื ืœืžื ื™ืขืชื• ืžื›ื— ื™ืฉืžืขืืœ, ื•ืื ื›ืŸ ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื”ื•ื ื’ื‘ื™ ืขืฉื• ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืžืคื ื™ ืฉื™ืฉ ื˜ืขื ื™ื•ืชืจ ื‘ื™ืฆื—ืง ื‘ื“ื‘ืจ ื–ื” ืžืฆื“ ื‘ื—ื™ื ืชื• ืฉื”ื•ื ื”ื™ื” ื‘ืกื•ื“ ื”ื’ื‘ื•ืจื” ื•ืฉื™ื™ืš ื”ื•ื ืœืชื™ืงื•ืŸ ื”ื›ื•ืก ื”ื ื–ื›ืจ ื™ื•ืชืจ, ื•ืขื ื›ืœ ื–ื” ืืžืจ ืฉืœื ื™ื‘ืจืš.
On dit ร  Yehoshoua : toi, prends et bรฉnis. Difficultรฉ : pourquoi ne le dit-on ni ร  Aharon ni ร  Yossef, qui sont au nombre des sept partenaires de l'alliance, lesquels tiennent les sept sefirot du binyan ? Il me semble, avec l'aide du Ciel : Moche notre maรฎtre, paix sur lui, est empรชchรฉ ร  cause de l'entrรฉe dans le pays, et cette raison vaut aussi pour Aharon. C'est pourquoi on ne l'a pas dit ร  Aharon. On ne l'a pas dit ร  Yossef, parce que Yaakov notre pรจre, paix sur lui, a donnรฉ une raison d'empรชchement tirรฉe des deux sล“urs. A fortiori cela vaut pour Yossef le tsadik, paix sur lui, qui vient de Rahel aprรจs que Yaakov a รฉpousรฉ Lea. On l'a dit ร  Yitshak, bien qu'Avraham notre pรจre, paix sur lui, ait dรฉjร  donnรฉ une raison d'empรชchement tirรฉe de Yichmael, et qu'a fortiori cela vaille pour Essav. Il me semble, avec l'aide du Ciel : il y a une raison de plus chez Yitshak en cette chose, du cรดtรฉ de son behina, car il รฉtait dans le sod de la gevoura, et la rรฉparation de la coupe mentionnรฉe le concerne davantage. Avec tout cela, il a dit qu'il ne bรฉnirait pas.
๐Ÿ’ก Explication

Moche se rรฉcuse : il n'est pas entrรฉ dans le pays, ni vivant, ni pour y รชtre enseveli. Yehoshoua se rรฉcuse : la gรฉnรฉalogie s'arrรชte ร  lui.

Rachi : dans la descendance d'Ephraim (Divrei ha-Yamim I 7, 27), on lit Noun son fils, Yehoshoua son fils, et aucun fils aprรจs Yehoshoua.

7
ืื•ืžืจ ืœื• ืœื“ื•ื“: ื˜ื•ืœ ื•ื‘ืจืš. ืื•ืžืจ ืœื”ืŸ: ืื ื™ ืื‘ืจืš, ื•ืœื™ ื ืื” ืœื‘ืจืš, ืฉื ืืžืจ: ืดื›ื•ืก ื™ืฉื•ืขื•ืช ืืฉื ื•ื‘ืฉื ื”ืณ ืืงืจืืด.

Il dit ร  David : prends et bรฉnis. Il leur dit : moi, je bรฉnirai, et il m'appartient de bรฉnir, car il est dit : 'Je lรจverai la coupe des dรฉlivrances, et j'invoquerai le nom de ื”'.

๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื ื•ืชื ื™ืŸ ืœื• ื›ื•ืก ืฉืœ ื‘ืจื›ื” ืœืื‘ืจื”ื ืœื‘ืจืš. ื”ื’ื™ืจืกื ื‘ืขื™ืŸ ื™ืขืงื‘ ื›ืชื™ื‘ ื ื•ืชื ื™ืŸ ื‘ืฉืœืฉื” ืื‘ื•ืช ื•ื‘ืฉืืจ ื›ืชื•ื‘ ืื•ืžืจื™ื ื•ืœื ืืžืจ ื ื•ืชื ื™ื ื•ืจืง ื‘ืชืœืžื•ื“ ื”ื“ืคื•ืก ืื™ืŸ ืื•ืžืจ ื ื•ืชื ื™ื ืืœื ื‘ืื‘ืจื”ื ื‘ืœื‘ื“, ื•ื‘ืกืคืจ ื“ืงื“ื•ืงื™ ืกื•ืคืจื™ื ื”ื‘ื™ื ื’ืจืกืช ืชืœืžื•ื“ ื›ืชื‘ ื™ื“ ื›ืžื• ื’ืจืกืช ื‘ืขืœ ืขื™ืŸ ื™ืขืงื‘, ื•ืฆืจื™ืš ืœื”ื‘ื™ืŸ ืœืžื” ื’ื‘ื™ ื’' ืื‘ื•ืช ื“ื•ืงื ื ืงื™ื˜ ื ื•ืชื ื™ืŸ? ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืœืคื™ ืคืฉื•ื˜ื• ื“ื—ืœืงื• ื›ื‘ื•ื“ ืœืื‘ื•ืช ื™ื•ืชืจ ืœื”ื™ื•ืชื ืื‘ื•ืช ื•ื’ื ื”ื™ื• ื’ื“ื•ืœื™ื ื‘ื–ืงื ื”. ื•ืขื•ื“ ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ื™ื“ื•ืข ื›ื•ืก ืฉืœ ื‘ืจื›ื” ื”ื•ื ื‘ืกื•ื“ ื”ืžืœื›ื•ืช ื•ื”ื•ื ืชื™ืงื•ืŸ ืฉืœื” ื•ื™ื“ื•ืข ืžื” ืฉืืžืจ ืจื‘ื™ื ื• ื”ืืจ"ื™ ื–"ืœ ื‘ืฉ"ื” ื“ื’ื“ืœื•ืช ื”ืžืœื›ื•ืช ื‘ืื•ืจื•ืช ื”ืžื•ื—ื™ืŸ ื ืขืฉื” ืขืœ ื™ื“ื™ ื”ืื‘ื•ืช ื“ืื‘ืจื”ื ืชื™ืงืŸ ืžื•ื— ื—ื›ืžื” ื•ื™ืฆื—ืง ืžื•ื— ื‘ื™ื ื” ื•ื™ืขืงื‘ ืžื•ื— ื“ืขืช ืขื™ื™ืŸ ืฉื ื•ืœื›ืŸ ื‘ื›ื•ืก ืฉืœ ื‘ืจื›ื” ืฉื”ื•ื ื‘ืžืœื›ื•ืช ื•ืชื™ืงื•ืŸ ืฉืœื” ื—ื•ืœืงื™ื ื›ื‘ื•ื“ ืœืื‘ื•ืช ื‘ื ืชื™ื ื”. ืื• ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ ื”ืื‘ื•ืช ื‘ื—ื’"ืช [ื—ืกื“, ื’ื‘ื•ืจื”, ืชืคืืจืช] ืฉื”ื•ื ืžื“ืจื’ื” ื‘ืคื ื™ ืขืฆืžื• ื•ืžืฉื” ืจื‘ื™ื ื• ืข"ื” ื‘ื ืฆื— ื•ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ื™ืกื•ื“ ื•ื“ื•ื“ ื‘ืžืœื›ื•ืช ื•ื™ื“ื•ืข ื›ื™ ื”ืžืœื›ื•ืช ืขื•ืžื“ืช ืื—ืจ ื”ื ื”"ื™ [ื ืฆื—, ื”ื•ื“, ื™ืกื•ื“] ื•ื ืžืฆื ื”ืื‘ื•ืช ืจื—ื•ืงื™ื ืžืžื ื” ืœื›ืŸ ื”ื›ื•ืก ืฉื”ื•ื ื‘ืžืœื›ื•ืช ื ื•ืชื ื™ื ืœื”ื, ืืš ืžืฉื” ืจื‘ื™ื ื• ืข"ื” ื•ื›ื•' ื”ื ืงืจื•ื‘ื™ื ืœื” ื™ื•ืชืจ ืœื ืืžืจ ื ื•ืชื ื™ื ืืœื ืื•ืžืจื™ื ื˜ื•ืœ ื•ื‘ืจืš ื•ืœื›ืŸ ืืžืจ ื“ื•ื“ ื”ืžืœืš ืข"ื” ืื ื™ ืื‘ืจืš ืžืฆื“ ืขืฆืžื™ ื•ืœื™ ื ืื” ืœื‘ืจืš ืžืฆื“ ืฉืื ื™ ืงืจื•ื‘ ื™ื•ืชืจ ืœืกื•ื“ ื”ื›ื•ืก ืฉื”ื•ื ื‘ืžืœื›ื•ืช. ื•ื‘ื–ื” ื™ื•ื‘ืŸ ืž"ืฉ ื“ื•ื“ ื•ืœื™ ื ืื” ืœื‘ืจืš ืข"ื” (ืชื”ืœื™ื ืขื’, ื›ื—) 'ื•ืื ื™ ืงืจื‘ืช ืืœืงื™ื ืœื™ ื˜ื•ื‘' ื›ื™ ืืœืงื™ื ื’ื™ืžื˜ืจื™ื ื›ื•ืก [86] .
On donne la coupe de bรฉnรฉdiction ร  Avraham pour qu'il bรฉnisse. La version de l'Ein Yaakov รฉcrit notnin, on donne, pour les trois patriarches, et pour les autres il est รฉcrit omrim, on dit. Il n'a pas รฉcrit notnin. Dans le Talmud imprimรฉ seul, on ne trouve notnin que pour Avraham. Dans le livre Dikdoukei Soferim, il rapporte une version de manuscrit du Talmud semblable ร  la version de l'auteur de l'Ein Yaakov. Il faut comprendre pourquoi, pour les trois patriarches prรฉcisรฉment, il prend notnin. Il me semble, avec l'aide du Ciel, selon le pchat : on leur a donnรฉ plus d'honneur, parce qu'ils sont les pรจres, et qu'ils รฉtaient grands en vieillesse. Il me semble encore, avec l'aide du Ciel : on sait que la coupe de bรฉnรฉdiction est dans le sod de la malkhout, et qu'elle est sa rรฉparation. On sait ce qu'a dit notre maรฎtre l'Ari, de mรฉmoire bรฉnie, dans le Chaar : la grandeur de la malkhout, dans les lumiรจres des mohin, se fait par les patriarches. Avraham a rรฉparรฉ le moah de la 'hokhma, Yitshak le moah de la bina, Yaakov le moah de la daat. Vois lร -bas. C'est pourquoi, pour la coupe de bรฉnรฉdiction, qui est dans la malkhout et dans sa rรฉparation, on rend honneur aux patriarches par le fait de donner. On peut aussi comprendre, avec l'aide du Ciel : les patriarches sont dans hagt, 'hessed, gevoura, tiferet, un degrรฉ ร  part. Moche notre maรฎtre, paix sur lui, est dans le netsa'h, Yehoshoua dans le yesod, et David dans la malkhout. On sait que la malkhout se tient aprรจs le nehi : netsa'h, hod, yesod. Les patriarches en sont donc loin. C'est pourquoi la coupe, qui est dans la malkhout, on la leur donne. Moche notre maรฎtre, paix sur lui, et ceux qui suivent, lui sont plus proches. Il n'a pas dit 'on donne'. Il a dit : prends et bรฉnis. C'est pourquoi David le roi, paix sur lui, a dit : moi, je bรฉnirai, de mon propre cรดtรฉ, et il m'appartient de bรฉnir, du cรดtรฉ oรน je suis plus proche du sod de la coupe, qui est dans la malkhout. Par lร  se comprend ce que David a dit, 'et il m'appartient de bรฉnir', paix sur lui, (Tehilim 73, 28) 'et moi, la proximitรฉ de ืึฑ-ืœึนื”ึดื™ื est mon bien', car ืึฑ-ืœึนื”ึดื™ื a la guematria de kos, 86.
๐Ÿ’ก Explication

David accepte, et par deux mots : ani avarekh, moi je bรฉnirai, et li nae levarekh, il m'appartient de bรฉnir. Le verset est Tehilim 116, 13 : la coupe et l'invocation du nom de ื”' sont dans la mรชme phrase.

Il est le seul de la chaรฎne ร  prendre la coupe.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
La coupe de bรฉnรฉdiction au festin des justesChacun la refuse. David la prend.1. AvrahamJe ne bรฉnis pasYichmael est sorti de moiIl la tend ร  Yitshak2. YitshakJe ne bรฉnis pasEssav est sorti de moiIl la tend ร  Yaakov3. YaakovJe ne bรฉnis pasDeux sล“urs, de leur vivantLa Torah les interdira4. MocheJe ne bรฉnis pasPas entrรฉ dans le paysNi vivant, ni ร  sa mort5. YehoshouaJe ne bรฉnis pasPas de filsNoun, puis Yehoshoua, et stop6. DavidMoi, je bรฉniraiIl m'appartient de bรฉnirCoupe des dรฉlivrancesLe verset lu par Rav AviraL'enfant grandit et fut sevrรฉ : festin au jour oรน ื”' รฉtend sa bontรฉร  la descendance d'Yitshak. Aprรจs le repas, on tend la coupe.
D'Avraham ร  David : cinq refus, une acceptation.
8
ืžืชื ื™ืณ ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ื”ืคืกื— ืืคื™ืงื•ืžืŸ.

Michna. On ne conclut pas aprรจs le pesah par un afikoman.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืชื ื™' ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืœืฉื•ืŸ ื”ื ืคื˜ืจ ืžื—ื‘ื™ืจื• ื›ืฉื ืคื˜ืจื™ืŸ ืžืŸ ื”ืกืขื•ื“ื” ืžื‘ื™ืื™ืŸ ืžื™ื ื™ ื”ืžืชื™ืงื”:
Michna, miftirin : langue de celui qui prend congรฉ de son compagnon. Quand on se sรฉpare du repas, on apporte des sortes de douceurs.
๐Ÿ’ก Explication

Miftirin vient de niftar, prendre congรฉ. Rachi : en quittant le repas, on apporte des douceurs. Aprรจs le korban pesah, on ne termine pas par cette friandise. Le mot afikoman reรงoit trois lectures dans la Guemara.

9
ื’ืžืณ ืžืื™ ืืคื™ืงื•ืžืŸ? ืืžืจ ืจื‘: ืฉืœื ื™ืขืงืจื• ืžื—ื‘ื•ืจื” ืœื—ื‘ื•ืจื”.

Guemara. Qu'est-ce que l'afikoman ?

Rav a dit : qu'on ne se dรฉracine pas d'un groupe vers un autre groupe.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืžืจ ืจื‘ ืฉืœื ื™ืขืงืจื• ืžื—ื‘ื•ืจื” ืœื—ื‘ื•ืจื” ืจื‘ ืžื•ืงื™ ืœืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื›ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืกื‘ืจ ื“ืื™ืŸ ื”ืคืกื— ื ืื›ืœ ื‘ืฉื ื™ ืžืงื•ืžื•ืช ื•ื”ื›ื™ ืื•ืงื™ืžื ื ืกืชืžื ืคืจืง ื›ื™ืฆื“ ืฆื•ืœื™ืŸ (ืœืขื™ืœ ืคืกื—ื™ื ื“' ืคื•.) ืฉืชื™ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืฉื”ื™ื• ืื•ื›ืœื•ืช ื‘ื‘ื™ืช ืื—ื“ ืืœื• ื”ื•ืคื›ื™ืŸ ืคื ื™ื”ื ื•ืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ืืœื• ื”ื•ืคื›ื™ืŸ ืคื ื™ื”ื ื•ืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ื”ืฉืžืฉ ื‘ืืžืฆืข ืคื™ืจื•ืฉ ืžืฉื•ื ื”ื™ื›ืจื ื•ื›ืฉื”ืฉืžืฉ ืขื•ืžื“ ืœืžื–ื•ื’ ืงื•ืคืฅ ืืช ืคื™ื• ืขื“ ืฉืžื’ื™ืข ืืฆืœ ื—ื‘ื•ืจืชื• ื•ืžื•ืงื™ ืœื” ื‘ื’ืžืจื ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ื•ืงื ื‘ืคืกื— ืื‘ืœ ืžืฆื” ืœื ืืฉื›ื—ืŸ ื‘ืฉื•ื ื“ื•ื›ืชื ื“ืœื™ืชืกืจ ื‘ืฉืชื™ ืžืงื•ืžื•ืช ื•ืื™ ืžืฉื•ื ื“ืืชืงืฉ ืœืคืกื— ืœื”ื ืขืœ ื›ืจื—ื™ืš ืœื ืื™ืชืงืฉ ื“ืื™ ืœื ืชื™ืžื ื”ื›ื™ ืœื™ืคืจืš ืžืžืชื ื™' ืœืจื‘ ื“ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ื”ืคืกื— ืืคื™ืงื•ืžืŸ ื”ื ืื—ืจ ืžืฆื” ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ื•ืœื ืžืฆื™ ืœืฉื ื•ื™ื™ ื›ื“ืžืฉื ื™ ืœืฉืžื•ืืœ ื“ืœื’ื‘ื™ ืฉื ื™ ืžืงื•ืžื•ืช ืœื ื”ื•ื™ ืจื‘ื•ืชื ืคืกื— ื˜ืคื™ ืžืžืฆื” ืืœื ื•ื“ืื™ ืจื‘ ืœื ืื™ื™ืจื™ ืืœื ื‘ืคืกื— ื•ื”ื ื“ืงืืžืจื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ ืื‘ื™ื™ ื”ื•ื” ื™ืชื™ื‘ ืงืžื™ื” ื“ืจื‘ื” ื•ื”ื•ื” ืงื ืžื ืžื ื ืคื™' ื”ืงื•ื ื˜ืจืก ืœืงืžืŸ ืืข"ื’ ื“ืœื ื”ื•ื™ ื‘ื–ืžืŸ ื”ืคืกื— ื”ื ืื™ืชืงืฉ ืžืฆื” ืœืคืกื— ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ื•ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ืžืคืจืฉ ืœื” ื’ื‘ื™ ืชืขื ื™ืช ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืค"ืง ื“ืชืขื ื™ืช ื™ืฉืŸ ืืกื•ืจ ืœืื›ื•ืœ ื•ืœื ืฉื ื• ืืœื ื™ืฉืŸ ืžืžืฉ ืื‘ืœ ืžืชื ืžื ื ืœื ื•ืจื‘ื” ื”ื•ื” ืžืชื ืžื ื ื•ื‘ืขื™ ืœืžื™ืกืจ ื‘ืชืจ ื”ื›ื™ ื•ืงืžื™ื™ืชื™ ืจืื™ื” ืžืคืกื— ื“ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืคืกื— ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื ืžื ื•ื ื‘ืขืœืžื ื›ืฉื™ื ื” ืžืขืœื™ื ืœืขื ื™ืŸ ืฉื ื™ ืžืงื•ืžื•ืช ื”"ื  ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื ืžื ื•ื ืœืขื ื™ืŸ ืชืขื ื™ืช ื“ืœืžื—ืจ ืœืื™ืชืกื•ืจื™ ื‘ืื›ื™ืœื” ื‘ืชืจ ื”ื›ื™:
Rav a dit : qu'ils ne se dรฉracinent pas d'un groupe vers un autre. Rav รฉtablit la michna selon Rabbi Yehouda, qui tient que le pesah ne se mange pas en deux endroits. C'est ainsi que nous avons รฉtabli le texte anonyme au chapitre Keitsad Tsolin (plus haut, Pessahim 86a) : deux groupes qui mangeaient dans une mรชme maison, ceux-ci tournent leur visage et mangent, ceux-lร  tournent leur visage et mangent, et le serviteur est au milieu. Explication : ร  cause d'un heker, un signe distinctif. Quand le serviteur se lรจve pour verser, il ferme la bouche jusqu'ร  ce qu'il arrive auprรจs de son groupe. La Guemara l'รฉtablit selon Rabbi Yehouda. Cela ne vaut que pour le pesah. Pour la matsa, nous ne trouvons en aucun endroit qu'elle soit interdite en deux lieux. Si l'on dit qu'elle a รฉtรฉ rapprochรฉe du pesah pour ce point, par hekech, il faut dire qu'elle ne l'a pas รฉtรฉ. Car sinon, que l'on objecte ร  Rav depuis la michna : on ne conclut pas aprรจs le pesah par un afikoman, donc aprรจs la matsa on conclut. Et il ne pourrait pas rรฉpondre comme on rรฉpond ร  Chemouel, car au sujet de deux lieux le pesah n'apporte pas une nouveautรฉ plus grande que la matsa. Donc Rav ne parle que du pesah. Et ce que nous disons plus loin : Abaye รฉtait assis devant Rabba et s'assoupissait. Le commentaire du kontres explique plus loin : bien que ce ne fรปt pas au temps du pesah, la matsa a รฉtรฉ rapprochรฉe du pesah. Cela ne paraรฎt pas juste. Le Yerouchalmi l'explique au sujet du jeรปne. Nous disons au premier chapitre de Taanit : celui qui s'est endormi, il lui est interdit de manger. On n'a enseignรฉ cela que d'un sommeil vรฉritable. Celui qui s'assoupit, non. Rabba s'assoupissait et voulait interdire ensuite. On apporte une preuve du pesah : de mรชme que, pour le pesah, un simple assoupissement ne compte pas comme un sommeil complet au regard de deux lieux, de mรชme l'assoupissement ne compte pas pour le jeรปne, au point que le lendemain il serait interdit de manger ensuite.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืžืื™ ืืคื™ืงื•ืžืŸ ืืžืจ ืจื‘ ืฉืœื ื™ืขืงืจื• ืžื—ื‘ื•ืจื” ืœื—ื‘ื•ืจื” ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ ื›ื’ื•ืŸ ืืจื–ื™ืœืืœ ื•ื’ื•ื–ืœื™ื ืœืื‘ื ื—ื ื™ื ื ื‘ืจ ืฉื™ืœื ื•ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจื™ ื›ื’ื•ืŸ ืชืžืจื™ื ื•ืงืœื™ื•ืช ื•ืื’ื•ื–ื™ื ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ื”ืคืกื— ืืคื™ืงื•ืžืŸ ื›ื’ื•ืŸ ืงืœื™ื•ืช ื•ืื’ื•ื–ื™ื ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ืžืฆื” ืืคื™ืงื•ืžืŸ ืคื™ืจืฉ ืจืฉื‘"ื ืฉืฆืจื™ืš ืœืื›ื•ืœ ืžืฆื” ื‘ื’ืžืจ ืกืขื•ื“ื” ื–ื›ืจ ืœืžืฆื” ื”ื ืื›ืœืช ืขื ื”ืคืกื— ื‘ื›ืจื™ื›ื” ื•ื–ื• ื”ื™ื ืžืฆื” ื”ื‘ืฆื•ืขื” ืฉืื ื• ืื•ื›ืœื™ืŸ ื‘ืื—ืจื•ื ื” ืœืฉื ื—ื•ื‘ื” ื•ืขืœ ื›ืŸ ืื ื• ืžื‘ืจื›ื™ืŸ ืขืœ ืื›ื™ืœืช ืžืฆื” ื‘ืจืืฉื•ื ื” ืืข"ื’ ืฉืื™ื ื” ืขืœื™ื ื• ื—ื•ื‘ื” ืžื“ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ืœืขื™ืœ ื’ื‘ื™ ืžืจื•ืจ ื“ืœืื—ืจ ืฉืžื™ืœื ื›ืจื™ืกื• ืžืžื ื• ื”ื™ืืš ื—ื•ื–ืจ ื•ืžื‘ืจืš ืขืœื™ื• ื”ืœื›ืš ืžื‘ืจืš ืืชืจื•ื•ื™ื™ื”ื• ื‘ืจื™ืฉื ื•ื”ื“ืจ ืื›ื™ืœ ืžืฆื” ืฉืœ ืžืฆื•ื” ื‘ืื—ืจื•ื ื” ื•ืื—ืจ ืื•ืชื” ืžืฆื” ืื™ืŸ ื ืคื˜ืจื™ื ืžืžื ื” ื‘ืื›ื™ืœืช ื“ื‘ืจ ืื—ืจ ืฉืœื ืœืฉื›ื— ื”ื˜ืขื ืข"ื›. ื•ืœืคื™ ื–ื” ื”ื™ื” ื ืจืื” ืฉืฆืจื™ืš ืœืื›ื•ืœ ืขืžื” ืžืจื•ืจ ื•ื—ืจื•ืกืช ื›ื™ื•ืŸ ืฉื”ื™ื ื–ื›ืจ ืžืฆื” ื”ื ืื›ืœืช ืขื ื”ืคืกื— ื‘ื›ืจื™ื›ื” ื•ืขืœื™ื”ืŸ ื”ื™ื” ืจืื•ื™ ืœื‘ืจืš ืขืœ ืื›ื™ืœืช ืžืฆื” ืืœื ืฉื›ื‘ืจ ืžื™ืœื ื›ืจื™ืกื• ืžืžื ื” ื•ื"ื› ืฆืจื™ืš ืœืขืฉื•ืช ื›ืžื• ื‘ื–ืžืŸ ื”ืžืงื“ืฉ ืฉื”ื™ื• ืื•ื›ืœื™ืŸ ื”ื›ืœ ื‘ื™ื—ื“ ื”ืœืœ ื•ืกื™ืขืชื• ื•ืืฃ ืœืจื‘ื ืŸ ืžืฆื•ื” ืœืื•ื›ืœื• ื‘ื™ื—ื“ ืืžื ื ืชืžื™ื”ื ื™ ืœืžื” ืขื•ืฉื™ืŸ ื›ืจื™ื›ื” ื‘ืชื—ื™ืœื” ื™ืกืคื™ืง ื‘ื›ืจื™ื›ื” ืื—ืจื•ื ื” ื–ื›ืจ ืœืžืงื“ืฉ ื”ืœื›ืš ื ืจืื” ืœื™ ื“ืื•ืชื” ืžืฆื” ืื™ื ื” ืœืฉื ื—ื•ื‘ื” ืืœื ืื•ื›ืœื™ืŸ ืื•ืชื” ื–ื›ืจ ืœืคืกื— ืฉื”ื™ื” ื ืื›ืœ ืขืœ ื”ืฉื•ื‘ืข ื‘ืื—ืจื•ื ื” ื•ืœืคื™ ืฉื”ื•ื ื–ื›ืจ ืœืคืกื— ื™ืฉ ืœื™ืชืŸ ืœื” ื“ื™ืŸ ื”ืคืกื— ืฉืœื ืœืื›ื•ืœ ืื—ืจื™ื”. ื•ื"ืฆ ืขืžื” ืžืจื•ืจ ื•ื—ืจื•ืกืช. ืžืจ ื–ื•ื˜ืจื ืžืชื ื™ ื”ื›ื™ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ื”ืคืกื— ืืคื™ืงื•ืžืŸ ืื‘ืœ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ืžืฆื” ืืคื™ืงื•ืžืŸ. ื•ืžืกืชื‘ืจื ืœืŸ ื“ืœื™ืฉื ื ืงืžื ืืœื™ื‘ื ื“ื’ืžืจื ื”ื•ื ื•ืœื™ืฉื ื ื‘ืชืจื ืืœื™ื‘ื ื“ืžืจ ื–ื•ื˜ืจื ื”ื•ื. ื”ืœื›ืš ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ื›ืœื™ืฉื ื ืงืžื ืฉื”ื•ื ืืœื™ื‘ื ื“ื’ืž' ื•ื›ืŸ ื ื”ื•ื’ ืขืœืžื ื›ืœื™ืฉื ื ืงืžื ื“ืœื‘ืชืจ ื“ืื›ืœื™ ื›ืœ ืžื™ื ื™ ืžื’ื“ื™ื ื•ืžื™ื ื™ ืคื™ืจื™ ืื•ื›ืœื™ืŸ ื‘ืกื•ืฃ ื›ื–ื™ืช ืžืฆื” ื“ืžื™ื ื˜ืจื ื•ืœื ื˜ืขื™ืžื™ ืœื‘ืชืจ ื”ื›ื™ ื›ืœื•ื ื‘ืจ ืžื›ืกื ื“ื‘ืจื›ืช ื”ืžื–ื•ืŸ ื•ื›ืกื ื“ื”ืœื™ืœื. ื•ืžืืŸ ื“ืฆื—ื™ ืœื™ืช ืœื™ื” ืจืฉื•ืชื ืœืžื™ืฉืชื™ ืืœื ืžื™ื ืื‘ืœ ื—ืžืจื ืœื. ื•ืœืžืขืœื” ืกื™' ืœื’ ื›ืชื‘ืชื™ ืข"ืค ื”ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื“ืื™ืŸ ืื™ืกื•ืจ ื‘ืฉืชื™ื™ืช ื™ื™ืŸ.
Guemara. Qu'est-ce que l'afikoman ? Rav a dit : qu'ils ne se dรฉracinent pas d'un groupe vers un autre. Chemouel a dit : par exemple des arzilal et des oisillons pour Abba. Hanina bar Chila et Rabbi Yo'hanan disent : par exemple des dattes, des grains torrรฉfiรฉs et des noix. On enseigne comme Rabbi Yo'hanan : on ne conclut pas aprรจs le pesah par un afikoman, par exemple des grains torrรฉfiรฉs et des noix. Rav Yossef a dit que Rav Yehouda a dit que Chemouel a dit : on ne conclut pas aprรจs la matsa par un afikoman. Le Rachbam a expliquรฉ : il faut manger de la matsa ร  la fin du repas, en souvenir de la matsa mangรฉe avec le pesah dans la kerikha. C'est la matsa brisรฉe que nous mangeons ร  la fin au titre d'obligation. C'est pourquoi nous bรฉnissons al akhilat matsa au dรฉbut, bien que cette matsa du dรฉbut ne soit pas sur nous une obligation, puisque Rav Hisda a dit plus haut au sujet du maror : aprรจs que l'on a rempli son ventre de cela, comment reviendrait-on bรฉnir dessus ? On bรฉnit donc les deux au dรฉbut, puis l'on mange la matsa de mitsva ร  la fin. Aprรจs cette matsa, on ne s'en sรฉpare pas en mangeant autre chose, afin de ne pas oublier le goรปt. Fin de ses mots. Selon cela, il paraรฎtrait qu'il faille manger avec elle du maror et de la harosset, puisqu'elle rappelle la matsa mangรฉe avec le pesah dans la kerikha, et que c'est sur elles qu'il conviendrait de bรฉnir al akhilat matsa, sauf que l'on a dรฉjร  rempli son ventre de cela. Il faudrait alors faire comme au temps du Temple, oรน l'on mangeait le tout ensemble, Hillel et son groupe, et mรชme selon les Hakhamim c'est une mitsva de le manger ensemble. Je m'รฉtonne : pourquoi fait-on une kerikha au dรฉbut ? La kerikha de la fin suffirait, en souvenir du Temple. Il me semble donc que cette matsa se mange en souvenir du pesah, lequel se mangeait ร  la fin, sur la satiรฉtรฉ, et qu'elle reste hors du titre d'obligation. Puisqu'elle rappelle le pesah, on lui donne le statut du pesah : ne rien manger aprรจs elle. On n'a pas besoin, avec elle, de maror ni de harosset. Mar Zoutra enseigne ainsi : Rav Yossef a dit que Rav Yehouda a dit que Chemouel a dit : on ne conclut pas aprรจs le pesah par un afikoman, mais on conclut aprรจs la matsa par un afikoman. Il nous paraรฎt que la premiรจre version est selon la Guemara, et que la seconde version est selon Mar Zoutra. Nous agissons donc selon la premiรจre version, qui est selon la Guemara. Le monde a aussi cette coutume, selon la premiรจre version : aprรจs que l'on a mangรฉ toutes sortes de friandises et toutes sortes de fruits, on mange ร  la fin un kezayit de matsa gardรฉe, de chemoura, et l'on ne goรปte plus rien ensuite, hormis la coupe de la birkat hamazon et la coupe du Hallel. Celui qui a soif n'a permission de boire que de l'eau, et non du vin. Plus haut, au siman 33, j'ai รฉcrit d'aprรจs le Yerouchalmi qu'il n'y a pas d'interdit ร  boire du vin.
๐Ÿ’ก Explication

Selon Rav, afikoman vient de afikou man : sortez les mets. On n'emporte pas le pesah d'une havoura vers une autre. Il lit la michna comme Rabbi Yehouda : le pesah ne se mange qu'en un lieu.

Tossefot : cette lecture ne vise que le pesah. On ne trouve pas que la matsa soit interdite en deux endroits, et le hekech avec le pesah ne porte pas sur ce point. Le rรฉcit d'Abaye assoupi devant Rabba, plus loin, le kontres le rattache au pesah par hekech. Tossefot prรฉfรจre le Yerouchalmi, qui le rattache au jeรปne : un assoupissement ne compte pas comme un sommeil.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Que veut dire afikoman ?Trois lectures de la michna. Puis la matsa, de nos jours.RavNe pas quittersa havourapour une autreUn seul lieu, R. YehoudaChemouelPas de dessertaprรจs le repasChampignons, oisillonsafikou : sortez, apportezR. Yo'hananDattes, kaliot, noixUne baraitale confirmeavec R. Hanina bar ChilaChemouel, pour maintenant : rien aprรจs la matsa non plusLa michna ne nomme que le pesah. Rรฉponse : lo miba'ya.Le goรปt du pesah est tenace. Celui de la matsa s'efface.On finit par un kezayit de matsa.
Rav : rester dans sa havoura. Les deux autres avis viennent au segment suivant.
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ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ: ื›ื’ื•ืŸ ืื•ืจื“ื™ืœืื™ ืœื™ ื•ื’ื•ื–ืœื™ื™ื ืœืื‘ื. ื•ืจื‘ ื—ื ื™ื ื ื‘ืจ ืฉื™ืœื ื•ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ (ืืžืจ) [ืืžืจื•]: ื›ื’ื•ืŸ ืชืžืจื™ื ืงืœื™ื•ืช ื•ืื’ื•ื–ื™ื. ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ื”ืคืกื— ื›ื’ื•ืŸ ืชืžืจื™ื ืงืœื™ื•ืช ื•ืื’ื•ื–ื™ื.

Et Chemouel a dit : par exemple des ordilai pour moi, et des oisillons pour Abba. Rav Hanina bar Chila et Rabbi Yo'hanan disent : par exemple des dattes, des grains torrรฉfiรฉs et des noix.

On enseigne une baraita selon Rabbi Yo'hanan : on ne conclut pas aprรจs le pesah, par exemple, par des dattes, des grains torrรฉfiรฉs et des noix.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื’ืž' ืืจื“ื™ืœืื™ ืœื™ ื›ื’ื•ืŸ ืื ื™ ืฉืจื’ื™ืœ ืœืื›ื•ืœ ื›ืžื”ื™ืŸ ื•ืคื˜ืจื™ื•ืช ืœืื—ืจ ืกืขื•ื“ืชื™:
Guemara, ardilai pour moi : par exemple moi, qui ai coutume de manger truffes et champignons aprรจs mon repas.
ื•ื’ื•ื–ืœื™ื ืœืื‘ื ืœืจื‘ ืฉื”ื™ื” ืจื’ื™ืœ ืœืื›ื•ืœ ื’ื•ื–ืœื™ื ืœืื—ืจ ืกืขื•ื“ืชื• ื•ืœืฉื•ืŸ ืืคื™ืงื•ืžืŸ ื”ื•ืฆื™ืื• ื•ื”ื‘ื™ืื• ืžื™ื ื™ ืžืชื™ืงื”:
Et des oisillons pour Abba : pour Rav, qui avait coutume de manger des oisillons aprรจs son repas. La langue afikoman : sortez, et apportez des sortes de douceurs.
๐Ÿ’ก Explication

Chemouel entend l'afikoman comme le dessert de chacun. Rachi : ordilai, truffes et champignons, pour lui ; des oisillons pour Abba, c'est-ร -dire Rav. Afikoman : sortez et apportez les douceurs.

Rabbi Yo'hanan, avec Rav Hanina bar Chila, limite ces douceurs : dattes, kaliot (grains torrรฉfiรฉs), noix. Une baraita le confirme. Le texte de la baraita, ici, ne rรฉpรจte pas le mot afikoman : on ne conclut pas aprรจs le pesah par ces mets.

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ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ืžืฆื” ืืคื™ืงื•ืžืŸ. ืชื ืŸ: ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ื”ืคืกื— ืืคื™ืงื•ืžืŸ. ืื—ืจ ื”ืคืกื— ื”ื•ื ื“ืœื, ืื‘ืœ ืœืื—ืจ ืžืฆื” โ€” ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ!

Rav Yehouda dit au nom de Chemouel : on ne conclut pas aprรจs la matsa par un afikoman. Nous avons appris dans la michna : on ne conclut pas aprรจs le pesah par un afikoman.

C'est aprรจs le pesah que l'on ne conclut pas. Aprรจs la matsa, on conclut !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ืžืฆื” ืืคื™ืงื•ืžืŸ ืฉืฆืจื™ืš ืœืื›ื•ืœ ืžืฆื” ื‘ื’ืžืจ ื”ืกืขื•ื“ื” ื–ื›ืจ ืœืžืฆื” ื”ื ืื›ืœืช ืขื ื”ืคืกื— ื•ื–ื• ื”ื™ื ืžืฆื” ื”ื‘ืฆื•ืขื” ืฉืื ื• ืื•ื›ืœื™ืŸ ื‘ืื—ืจื•ื ื” ืœืฉื ื—ื•ื‘ืช ืžืฆื” ืื•ืชื” ืฉืœืื—ืจ ืื›ื™ืœื” ื•ืขืœ ื›ืจื—ื™ื ื• ืื ื• ืžื‘ืจื›ื™ืŸ ืขืœ ืื›ื™ืœืช ืžืฆื” ื‘ืจืืฉื•ื ื” (ื”ื•ืื™ืœ ื•) [ืืข"ืค ืฉืื™ื ื”] ื‘ืื” ืœืฉื ื—ื•ื‘ื” ื›ื“ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ืœืขื™ืœ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ืงื˜ื•.) ื’ื‘ื™ ืžืจื•ืจ ื“ืœืื—ืจ ืฉืžื™ืœื ื›ืจื™ืกื• ื”ื™ืžื ื• ื”ื™ืืš ื—ื•ื–ืจ ื•ืžื‘ืจืš ืขืœื™ื• ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื’ื‘ื™ ืžืฆื” ื”ืœื›ืš ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืžื‘ืจืš ื‘ืจื™ืฉื ื•ื”ื“ืจ ืื›ื™ืœ ืžืฆื” ื‘ืื—ืจื•ื ื” ื‘ืœื ื‘ืจื›ื” ืื‘ืœ ืœื ืžืจื•ืจ ื“ืœืื• ื—ื•ื‘ื” ื”ื•ื:
On ne conclut pas aprรจs la matsa par un afikoman : il faut manger de la matsa ร  la fin du repas, en souvenir de la matsa mangรฉe avec le pesah. C'est la matsa brisรฉe que nous mangeons ร  la fin au titre de l'obligation de la matsa, celle d'aprรจs le repas. Nous bรฉnissons forcรฉment al akhilat matsa au dรฉbut. La leรงon imprimรฉe dit 'puisque', et la leรงon corrigรฉe dit 'bien qu'elle ne vienne pas'au titre d'obligation, comme l'a dit Rav Hisda plus haut (Pessahim 115a) au sujet du maror : aprรจs que l'on a rempli son ventre de cela, comment reviendrait-on bรฉnir dessus ? Il en va de mรชme pour la matsa. C'est pourquoi on bรฉnit les deux au dรฉbut, puis l'on mange la matsa ร  la fin sans bรฉnรฉdiction. Mais pas le maror, car il n'est pas une obligation.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืžืชื ื™' ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ื”ืคืกื— ืืคื™ืงื•ืžืŸ ื™ืฉื ื• ืžืงืฆืชื ื™ืื›ืœื• ื™ืฉื ื• ื›ื•ืœื ืœื ื™ืื›ืœื• ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืื•ืžืจ ื ืชื ืžื ืžื• ื™ืื›ืœื• ื ืจื“ืžื• ืœื ื™ืื›ืœื• ื‘ืžืฆื” ื ืžื™ ืื™ื™ืจื™ ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ื’ืžืจื ื‘ืขื•ื‘ื“ื ื“ืจื‘ื” ื•ืžื•ื›ื— ื ืžื™ ื”ืชื ื“ืจ' ื™ื•ืกื™ ืื™ืฉื ื• ืžืงืฆืชืŸ ืงืื™ ื•ื”ืœื›ื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™.
Michna : on ne conclut pas aprรจs le pesah par un afikoman. S'ils se sont endormis en partie, qu'ils mangent. S'ils se sont tous endormis, qu'ils ne mangent pas. Rabbi Yossi dit : s'ils se sont assoupis, qu'ils mangent ; s'ils se sont profondรฉment endormis, qu'ils ne mangent pas. Cela parle aussi de la matsa, comme le montre la Guemara dans le rรฉcit de Rabba. Il est aussi montrรฉ lร  que Rabbi Yossi porte sur 's'ils se sont endormis en partie'. La halakha est selon Rabbi Yossi.
๐Ÿ’ก Explication

Sans korban pesah, Chemouel reporte l'interdit sur la matsa : le dernier goรปt de la nuit reste celui de la matsa. La michna semble dire l'inverse, puisqu'elle ne nomme que le pesah.

Ce commentaire, que le Roch attribue au Rachbam, fixe la pratique : on bรฉnit au dรฉbut, car aprรจs s'รชtre rempli on ne revient pas bรฉnir, comme Rav Hisda l'a dit du maror (115a). Puis l'on mange ร  la fin la matsa brisรฉe, au titre d'obligation, sans nouvelle bรฉnรฉdiction. On ne refait pas le maror : il n'a pas ce titre d'obligation.

Le Roch, sur le segment de Rav, discute ce statut. Ici, son autre glose enchaรฎne dรฉjร  la michna du sommeil, au daf suivant : assoupissement ou sommeil profond, et la halakha suit Rabbi Yossi.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
La matsa de la fin : deux statutsMรชme pratique : un kezayit ร  la fin, et plus rien aprรจs.RachbamLa matsa brisรฉe de la finest l'obligationOn bรฉnit au dรฉbutRav Hisda : ventre plein,on ne revient pas bรฉnirRien aprรจs, pour le goรปtRochCette matsa rappelle le pesahmangรฉ ร  la fin, rassasiรฉStatut du pesah :rien aprรจs elleSans maror ni harossetVersion de la GuemaraPratique : kezayit de matsa gardรฉe. Puis les coupes, pas un autre mets.Soif : de l'eau. Le Roch renvoie au siman 33 pour le vin.
Rachbam : la matsa de la fin est l'obligation. Le Roch : elle rappelle le pesah.
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ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ืงืืžืจ: ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ืื—ืจ ืžืฆื” โ€” ื“ืœื ื ืคื™ืฉ ื˜ืขืžื™ื™ื”ื•, ืื‘ืœ ืœืื—ืจ ื”ืคืกื—, ื“ื ืคื™ืฉ ื˜ืขืžื™ื” ื•ืœื ืžืฆื™ ืขื‘ื•ืจื™ื” โ€” ืœื™ืช ืœืŸ ื‘ื”, ืงืžืฉืžืข ืœืŸ.

Il parle par un 'il va sans dire' (lo miba'ya). Il va sans dire aprรจs la matsa, dont les goรปts ne sont pas abondants.

Mais aprรจs le pesah, dont le goรปt est abondant et que l'on ne peut faire passer, cela ne nous gรชnerait pas. Il nous l'apprend.

๐Ÿ’ก Explication

La michna choisit le cas fort. Le goรปt de la matsa est lรฉger : manger ensuite l'efface, l'interdit va de soi. Le goรปt du pesah est tenace : on aurait pu croire qu'un mets aprรจs lui ne le chasse pas, et qu'il n'y a rien ร  craindre. Kachma lan : mรชme aprรจs le pesah, l'afikoman est interdit.

La phrase de Chemouel sur la matsa reste donc en place. La michna n'a nommรฉ le pesah que parce que c'est le cas qu'il fallait enseigner.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Lo miba'ya : pourquoi la michna ne nomme que le pesahChemouel interdit aussi aprรจs la matsa. La michna ne le contredit pas.Aprรจs la matsaLe goรปt est peu abondantUn aliment ensuite l'effaceL'interdit va de soiAprรจs le pesahLe goรปt est abondantOn ne le fait pas passerLa michna l'enseigne quand mรชmeKachma lan : mรชme aprรจs le pesah, pas d'afikoman.
Matsa : l'interdit va de soi. Pesah : la michna doit l'enseigner.
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Disons que ceci l'appuie : les soufganin, les douvchanin et les iskaritin, un homme peut s'en remplir le ventre, pourvu qu'il mange un kezayit de matsa ร  la fin. ร€ la fin, oui,

๐Ÿ’ก Explication

La tosefta va dans le sens de Chemouel. On peut se rassasier de soufganin (gรขteaux spongieux), de douvchanin (gรขteaux au miel) et d'iskaritin (galettes), ร  condition de finir par un kezayit de matsa.

L'infรฉrence commence : ร  la fin, oui. Le feuillet s'arrรชte sur cette virgule. Le dernier aliment nommรฉ est la matsa.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).