Pesachim 120a : l'afikoman, la matsa de la Torah, le sommeil de la havoura

Pesachim 120a

Sougya : Le feuillet achรจve la discussion de l'afikoman. Une baraรฏta permet de se remplir de gรขteaux azymes ร  condition d'un kezayit de matsa ร  la fin : la Guemara la lit en 'il va sans dire', le dรฉbut avec appรฉtit allant de soi, la fin restant valable malgrรฉ le risque d'akhila gassa.

Mar Zoutra rapporte une leรงon oรน l'on peut conclure aprรจs la matsa ; la michna, relue de la mรชme faรงon, maintient l'interdit aprรจs le Pessa'h. Rava tient la matsa de nos jours pour une obligation de la Torah et le maror pour rabbinique ; Rav Aha bar Yaakov tient les deux pour rabbiniques.

Une baraรฏta confirme Rava : seule la premiรจre nuit est obligatoire, mรชme sans Temple. La michna ajoute : si une partie de la havoura s'endort, on reprend le Pessa'h ; si tous s'endorment, on ne reprend pas.

Aprรจs la matsa, peut-on encore manger ?Deux leรงons de Chemouel. La michna ne prouve pas la seconde.Leรงon de la GuemaraOn ne conclut pas aprรจs la matsaKezayit ร  la fin du repasPuis plus rien, sauf les coupesLe goรปt de la matsa doit resterLeรงon de Mar ZoutraOn peut conclure aprรจs la matsaL'interdit de la michna vise le Pessa'hAprรจs la matsa, l'afikoman serait permisLa Guemara retire cet appuiRรฉponse : il va sans dire (lo mibaya)Aprรจs la matsa, le goรปt est faible.Il va sans dire qu'un mets ensuite l'efface : l'interdit s'impose.Aprรจs le Pessa'h, le goรปt est fort.On aurait cru que l'interdit ne s'applique pas.La michna enseigne : mรชme aprรจs le Pessa'h, pas d'afikoman.
Les deux leรงons de Chemouel, et la lecture en 'il va sans dire' qui maintient l'interdit aprรจs le Pessah.
Matsa et maror sans le TempleRava et Rav Aha bar YaakovRavaRav Aha bar YaakovMatsa aujourd'huiDeoraitaDerabbananMaror aujourd'huiDerabbananDerabbananVerset du soirvous mangerez des matsotObligation ร  partLa matsa revient dans le versetMรชme sans korbanTamรฉ et chemin lointainDu temps du TempleIls mangent matsa et maror
Rava : la matsa de nos jours est de la Torah, le maror est rabbinique. Rav Aha bar Yaakov : les deux sont rabbiniques.
De sept jours facultatifs ร  la premiรจre nuitBaraita comme Rava. Devarim 16, 8 et Chemot 12, 18.1. Klal : manger des matsot pendant sept jours2. Le 7e jour sort du klal : assemblรฉe, sans ordre de manger3. Rรจgle : sorti pour enseigner sur tout le klal, pas sur lui seul4. Les six jours : la matsa est facultative (rechout)5. Premiรจre nuitSur des matsot et des herbes amรจresL'obligation demeure6. Mรชme sans TempleLe soir vous mangerez des matsotL'ร‰crit fixe l'obligation
La baraรฏta comme Rava : les six jours sont facultatifs, la premiรจre nuit reste une obligation, mรชme sans Temple.
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Au dรฉbut, non. Il s'exprime par un 'il va sans dire'.

Il va sans dire au dรฉbut, car il mange avec appรฉtit ; mais ร  la fin, peut-รชtre en viendra-t-il ร  manger une akhila gassa, j'aurais dit : non. Cela nous l'apprend.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
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Car un homme n'a pas le droit de manger quoi que ce soit aprรจs la matsa de l'obligation.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
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Explication : au dรฉbut sans la fin, non. Par exemple s'il n'a qu'un kezayit de matsa et rien de plus : mieux vaut le manger sur la satiรฉtรฉ, afin que le goรปt de la matsa reste dans sa bouche. Mais s'il a de la matsa pour tout son repas, mieux vaut en manger au commencement avec appรฉtit et rรฉciter la bรฉnรฉdiction sur elle, puis, ร  la fin du repas, manger un kezayit de matsa : le goรปt de la matsa sera dans sa bouche. L'essentiel de la mitsva porte sur la premiรจre, qui vient avec appรฉtit, et ร  la fin aussi le goรปt de la matsa sera dans sa bouche par ce dernier kezayit. Mรชme si l'essentiel de la mitsva est ร  la fin, on ne s'รฉtonne pas que nous bรฉnissions sur la premiรจre afin d'exempter la matsa de la fin : on ne bรฉnit pas sur la derniรจre, parce qu'il a dรฉjร  rempli son ventre ; il peut bรฉnir sur la premiรจre, et la derniรจre en sera exemptรฉe, elle qui est l'essentiel de la mitsva, comme on l'a expliquรฉ plus haut pour Rav Hisda au sujet des deux trempages de maror. De mรชme il faut le dire pour Hillel, qui enveloppait matsa et Pessa'h ร  la fin du repas : c'est ainsi qu'il mangeait une matsa de la Torah. Donc, au dรฉbut du repas, il bรฉnissait sur la matsa et mangeait, et cette bรฉnรฉdiction valait pour la bรฉnรฉdiction de la matsa avec le Pessa'h de la fin. Toutefois, selon l'explication d'en haut selon laquelle Rav Hisda exige de chercher d'autres lรฉgumes pour le premier trempage afin de bรฉnir sur le maror au second trempage, ici de mรชme il cherchera les souffganin pour les manger d'abord, afin de bรฉnir sur la consommation de matsa ร  la fin. Selon l'autre explication, mรชme pour Rav Hisda il n'est pas requis de chercher d'autres lรฉgumes : il bรฉnit sur le maror au premier trempage et, par cette bรฉnรฉdiction, il s'acquitte au second trempage. Ici de mรชme il bรฉnira sur la matsa du dรฉbut et s'acquittera de la mitsva de matsa de la fin.
๐Ÿ’ก Explication

Au feuillet prรฉcรฉdent, la baraรฏta permet de se remplir de gรขteaux azymes ร  condition d'un kezayit de matsa ร  la fin. On en tirait : ร  la fin, oui ; au dรฉbut, non. Rachi lit ce 'non' comme l'interdit de rien manger aprรจs la matsa de l'obligation.

La Guemara rรฉpond par un lo mibaya : il va sans dire. Au dรฉbut, il mange avec appรฉtit, et l'acquittement va de soi. ร€ la fin, on craint une akhila gassa, une bouchรฉe prise au-delร  de la satiรฉtรฉ. L'enseignement de la baraรฏta : ce kezayit de la fin acquitte lui aussi.

Tossefot serre le cas du 'dรฉbut, non' : celui qui n'a qu'un seul kezayit le garde pour la fin, al hasova, afin que le goรปt reste. S'il a de la matsa pour tout le repas, il en mange au dรฉbut avec appรฉtit, bรฉnit alors, et reprend un kezayit ร  la fin.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le kezayit de la fin prouve-t-il un interdit au dรฉbut ?Lecture รฉcartรฉeร€ la fin, ouiAu dรฉbut, nonRien aprรจs la matsa d'obligationRachi : aucun mets ensuiteIl va sans direDรฉbut : appรฉtit, acquittement รฉvidentFin : risque d'akhila gassaLe hidouch : mรชme la fin acquitteLa baraรฏta ne ferme pas le dรฉbut
Deux lectures du 'ร  la fin, oui'. La Guemara retient le 'il va sans dire'.
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ืžืจ ื–ื•ื˜ืจื ืžืชื ื™ ื”ื›ื™: ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ื”ืžืฆื” ืืคื™ืงื•ืžืŸ. ื ื™ืžื ืžืกื™ื™ืข ืœื™ื”, ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ื”ืคืกื— ืืคื™ืงื•ืžืŸ: ืื—ืจ ื”ืคืกื— ื“ืœื, ืื‘ืœ ืื—ืจ ืžืฆื” โ€” ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ.

Mar Zoutra l'enseigne ainsi : Rav Yossef a dit que Rav Yehouda a dit que Chemouel a dit : on conclut aprรจs la matsa par un afikoman. Dirons-nous que cela l'appuie : 'On ne conclut pas aprรจs le Pessa'h par un afikoman' ?

Aprรจs le Pessa'h, non ; mais aprรจs la matsa, on conclut.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ืžืฆื” ืืคื™ืงื•ืžืŸ ื•ื"ืช ืื—ืจ ื”ืคืกื— ืžืื™ ื˜ืขืžื ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ื”ื ื ืคื™ืฉ ื˜ืขืžื™ื” ื˜ืคื™ ืžืžืฆื” ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื›ื“ืžืคืจืฉ ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื“ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ื ืื›ืœ ืขืœ ื”ืฉื•ื‘ืข ืฉืœื ื™ื‘ื ืœื™ื“ื™ ืฉื‘ื™ืจืช ืขืฆื ื•ื›ืชื™ื‘ (ืฉืžื•ืช ื™ืดื‘:ืžืดื•) ื•ืขืฆื ืœื ืชืฉื‘ืจื• ื‘ื• ื•ืžืฉ"ื” ืื™ืŸ ืื•ื›ืœื™ืŸ ืฉื•ื ื“ื‘ืจ ื•ื"ืช ื”ื ื‘ืžื ื—ื” ื ืžื™ ืืžืจื™' ื‘ืชืžื•ืจื” (ื“ืฃ ื›ื’.) ื•ื‘ืžื ื—ื•ืช (ื“ืฃ ื›ื:) ื“ื ืื›ืœืช ืขืœ ื”ืฉื•ื‘ืข ื•ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื”ืื™ ื˜ืขืžื ื™"ืœ ื“ื”ืชื ื”"ื˜ ืฉืœื ื™ืฆื ืžืฉืœื—ืŸ ืจื‘ื• ืจืขื‘ ืื‘ืœ ื‘ืžืฆื” ืœื ืฉื™ื™ืš ื”ืื™ ื˜ืขืžื ื“ืœืื• ืžืฉืœื—ืŸ ืจื‘ื• ื”ื•ื™ื ื›ื•ืœื™ ื”ืื™ ื•ื—ื’ื™ื’ื” ื”ื‘ืื” ืขื ื”ืคืกื— ืืข"ื’ ื“ืื™ื›ื ืœืž"ื“ ื“ืื™ืช ื‘ื” ืžืฉื•ื ืฉื‘ื™ืจืช ืขืฆื ื•ืืค"ื” ืื™ื ื” ื ืื›ืœืช ืขืœ ื”ืฉื•ื‘ืข ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื•ื ื“ืคืกื— ื‘ืŸ ืฉื ืชื• ื”ื•ื ื•ืจื›ื™ืš ื•ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืœืฉื‘ื™ืจืช ืขืฆื ืื‘ืœ ื—ื’ื™ื’ื” ืœื ื•ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ืžืฆื” ื•ืคืกื— ืื ื›ืŸ ืœื ืก"ืœ ื›ื˜ืขื ื”ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ืืœื ืกื‘ืจ ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉื™ื”ื ื˜ืขื ืžืฆื” ื•ืคืกื— ื‘ืคื™ื•:
Et si tu demandes : aprรจs le Pessa'h, quelle est la raison de ne pas conclure ? Son goรปt est pourtant plus marquรฉ que celui de la matsa. Il y a lieu de dire, comme l'explique le Yerouchalmi : c'est pour cela qu'il se mange sur la satiรฉtรฉ, afin de ne pas en venir ร  briser un os. Et il est รฉcrit (Chemot 12, 46) : 'Tu n'en briseras aucun os.' C'est pourquoi l'on ne mange rien ensuite. Et si tu demandes : pour la minha aussi, on dit dans Temoura (23a) et dans Menahot (21b) qu'elle se mange sur la satiรฉtรฉ, et l'on ne peut invoquer cette raison. Il y a lieu de dire : lร , la raison est qu'il ne quitte pas la table de son Maรฎtre en ayant faim. Pour la matsa, cette raison ne s'applique pas, car elle n'est pas ร  ce point la table de son Maรฎtre. Quant ร  la hagiga qui accompagne le Pessa'h, bien qu'il existe une opinion selon laquelle elle est soumise ร  l'interdit de briser un os, elle ne se mange pourtant pas sur la satiรฉtรฉ : le Pessa'h est un animal de l'annรฉe, et tendre, et l'on craint la brisure d'un os ; la hagiga, non. Et celui qui dit qu'on ne conclut ni aprรจs la matsa ni aprรจs le Pessa'h n'adopte donc pas la raison du Yerouchalmi : il tient qu'il faut que le goรปt de la matsa et du Pessa'h demeure dans la bouche.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื•ืžืืŸ ื“ืœื™ืช ืœื™ื” ื—ืžืจื ื‘ืœื™ืœื™ ืคืกื— ืžืงื“ืฉ ืืจื™ืคืชื. ืžื™ื“ื™ ื“ื”ื•ื” ืืฉืืจ ืฉื‘ืชื•ืช ื•ื™ืžื™ื ื˜ื•ื‘ื™ื. ื•ื”ื™ื›ื™ ืขื‘ื™ื“. ืฉืจื™ ื‘ืจื™ืฉื ื”ืžื•ืฆื™ื ื•ื‘ืฆืข ืœื™ื” ืœืจื™ืคืชื ื•ืžื ื— ื™ื“ื ืขื™ืœื•ื™ื” ืขื“ ื“ื’ืžืจ ืงื™ื“ื•ืฉื ื•ืžื‘ืจืš ืœืื›ื•ืœ ืžืฆื” ื•ืื›ื™ืœ ื•ื”ื“ืจ ืžื˜ื‘ืœ ื‘ืฉืืจ ื™ืจืงื™ ื•ืขืงืจ ืœื™ื” ืœืคืชื•ืจื. ื•ื‘ืชืจ ื”ื›ื™ ืื•ืžืจ ืžื” ื ืฉืชื ื” ื”ืœื™ืœื” ื”ื–ื” ื•ื›ื•ืœื” ืื’ื“ืชื ืขื“ ื’ืืœ ื™ืฉืจืืœ. ื•ืžื‘ืจืš ืืžืจื•ืจ ื•ืื›ื™ืœ ื•ื”ื“ืจ ื›ืจื™ืš ืžืฆื” ื•ืžืจื•ืจ ื•ืื›ื™ืœ ื‘ืœื ื‘ืจื›ื”. ื•ืžืืŸ ื“ื‘ืขื™ ืœื‘ืจื•ื›ื™ ื‘ืชืจื™ ืื• ื‘ืชืœืช ื‘ืชื™ ื”ื™ื›ื™ ืขื‘ื™ื“. ืžื‘ืจืš ื‘ืจื™ืฉื ื‘ื‘ื™ืชื ื“ื™ื“ื™ื” ื•ืื›ื™ืœ ื›ืœ ืžื” ื“ืฆืจื™ืš ื•ืžื‘ืจืš ื‘ืจื›ืช ื”ืžื–ื•ืŸ ื•ื”ื“ืจ ืžื‘ืจืš ืœื›ืœ ื—ื“ ื•ื—ื“ ื‘ื‘ื™ืชื™ื” ื•ืฉืชื• ืื™ื ื”ื• ื›ืกื ื“ืงื“ื•ืฉื ื•ืื’ื“ืชื. ื•ืื›ืœื™ ืžืฆื” ื•ื™ืจืงื™ ื•ืื™ื”ื• ืœื ืื›ื™ืœ ื‘ื”ื“ื™ื™ื”ื• ื•ืœื ืžื™ื“ื™. ื•ืฉื‘ื™ืง ืœื”ื• ืœืžื’ืžืจ ืกืขื•ื“ืชื™ื™ื”ื• ื•ืžื‘ืจื›ื™ ื‘ืจื›ืช ื”ืžื–ื•ืŸ. ื•ื”ื“ืจ ืœื‘ื™ืชื ืื—ืจื™ื ื ื•ืขื‘ื™ื“ ื”ื›ื™. ื•ื›ืŸ ืœื›ืœ ื‘ื™ืชื ื•ื‘ื™ืชื. ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืื–ื™ืœ ืœื‘ื™ืชื™ื” ื•ื’ื•ืžืจ ื”ืœื™ืœื ื•ืฉืชื™ ื›ืกื ื“ื”ืœื™ืœื. ื•ื’ืžืจื™ื ืŸ ืœื”ื ืžื™ืœืชื ืžื”ื ื“ืชื ื™ื ืจ"ื” ื“ืฃ ื›ื˜. ื›ืœ ื”ื‘ืจื›ื•ืช ื›ื•ืœืŸ ืืข"ืค ืฉื™ืฆื ืžื•ืฆื™ื ื—ื•ืฅ ืžื‘ืจื›ืช ื”ืœื—ื ื•ื‘ืจื›ืช ื”ืคื™ืจื•ืช ื”ื™ื™ืŸ ืฉืื ืœื ื™ืฆื ืžื•ืฆื™ื ื•ืื ื™ืฆื ืื™ืŸ ืžื•ืฆื™ื. ื‘ืขื ืจื—ื‘ื” ื‘ืจื›ืช ื”ืœื—ื ืฉืœ ืžืฆื” ื•ื‘ืจื›ืช ื”ื™ื™ืŸ ืฉืœ ืงื™ื“ื•ืฉ ืžื”ื• ื›ื™ื•ืŸ ื“ื—ื•ื‘ื” ื”ื•ื ืžืคื™ืง. ืื• ื“ื™ืœืžื ื‘ืจื›ื” ืœืื• ื—ื•ื‘ื” ื”ื™ื. ื•ืคืฉื˜ื™ื ืŸ ืœื™ื” ืžื”ื ื“ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™ ื›ื™ ื”ื•ื™ื ืŸ ื‘ื™ ืจื‘ ืคืคื ื”ื•ื” ืžืงื“ืฉ ืœืŸ ื•ื›ื™ ื”ื•ื” ืืชื ืืจื™ืกื ืžื“ื‘ืจื ื”ื•ื” ืžืงื“ืฉ ืœื™ื” ื•ืฉืžืขื™ื ืŸ ืžื”ื ืฉืืข"ืค ืฉื‘ื™ืจืš ืœืขืฆืžื• ืขืœ ื”ืžืฆื” ืฉื”ื™ื ื—ื•ื‘ื” ื›ื™ ืื™ื›ื ืžืืŸ ื“ืœื ืฉืžืข ื•ืœื ื ืคื™ืง ื™ื“ื™ ื—ื•ื‘ืชื™ื” ื”ื“ืจ ืžื‘ืจืš ืœื™ื” ื‘ื™ืŸ ื”ืžื•ืฆื™ื ื‘ื™ืŸ ืื›ื™ืœืช ืžืฆื” ื‘ื™ืŸ ื‘ื•ืจื ืคืจื™ ื”ืื“ืžื” ื‘ื™ืŸ ืื›ื™ืœืช ืžืจื•ืจ ื›ื•ืœื”ื• ื—ื“ ื˜ืขืžื ื“ืžืฆื•ื” ื ื™ื ื”ื•. ื•ื›ืŸ ื”ืœื›ื”. ื•ืื™ื”ื• ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ืจื™ืš ืœื™ื” ื‘ื”ืž"ื– ืœื ืœื˜ืขื•ื ืžื™ื“ื™ ื“ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ื”ืคืกื— ื”ืžืฆื” ืืคื™ืงื•ืžืŸ. ื•ืื™ ื‘ืขื™ ืœืืงื“ื•ืžื™ ืœื”ื ื™ ื‘ืชื™ ื‘ืจื™ืฉื. ื•ืžื‘ืจืš ืœื”ื• ื•ืœื ืื›ื™ืœ ื•ืœื ื˜ืขื™ื ืžื™ื“ื™ ื‘ื”ื“ื™ื™ื”ื•. ื•ื”ื“ืจ ืื–ื™ืœ ืœื‘ื™ืชื™ื” ื•ืžืงื“ืฉ ื”ืจืฉื•ืช ื‘ื™ื“ื• ื•ืฉืคื™ืจ ื“ืžื™.
Celui qui n'a pas de vin la nuit de Pessa'h rรฉcite le kiddouch sur le pain, ร  l'instar des autres Chabbat et jours de fรชte. Comment procรจde-t-il ? Il commence par hamotsi, rompt le pain, et laisse la main dessus jusqu'ร  ce qu'il achรจve le kiddouch. Il bรฉnit 'pour manger la matsa' et mange, puis il trempe dans d'autres lรฉgumes et retire la table. Ensuite il dit 'En quoi cette nuit est-elle diffรฉrente', et toute l'aggada jusqu'ร  'qui a rachetรฉ Israรซl'. Il bรฉnit sur le maror et mange, puis il enveloppe matsa et maror et mange sans bรฉnรฉdiction. Celui qui doit bรฉnir dans deux ou trois maisons, comment procรจde-t-il ? Il bรฉnit d'abord dans sa propre maison, mange tout ce qu'il lui faut et rรฉcite le birkat hamazone. Puis il bรฉnit pour chacun dans sa maison : eux boivent la coupe du kiddouch et de l'aggada, mangent matsa et lรฉgumes, et lui ne mange rien avec eux. Il les laisse achever leur repas et rรฉciter le birkat hamazone. Il passe ร  une autre maison et fait de mรชme, et ainsi pour chaque maison. ร€ la fin il rentre chez lui, achรจve le Hallel et boit la coupe du Hallel. Nous apprenons cela de la baraรฏta, Roch Hachana 29 : toutes les bรฉnรฉdictions, mรชme celui qui s'est dรฉjร  acquittรฉ fait acquitter autrui, sauf la bรฉnรฉdiction du pain et la bรฉnรฉdiction du fruit du vin : s'il ne s'est pas acquittรฉ, il fait acquitter ; s'il s'est acquittรฉ, il ne fait pas acquitter. Rahava a demandรฉ : la bรฉnรฉdiction du pain de la matsa et la bรฉnรฉdiction du vin du kiddouch, qu'en est-il ? Puisque c'est une obligation, il fait acquitter ? Ou bien la bรฉnรฉdiction n'est-elle pas une obligation ? On le tranche par ce que dit Rav Achi : lorsque nous รฉtions chez Rav Papa, il nous faisait le kiddouch, et lorsqu'un mรฉtayer arrivait des champs, il lui faisait le kiddouch. On en apprend : bien qu'il ait bรฉni pour lui-mรชme sur la matsa, qui est une obligation, s'il se trouve quelqu'un qui n'a pas entendu et ne s'est pas acquittรฉ de son obligation, il bรฉnit de nouveau pour lui, que ce soit hamotsi, 'pour manger la matsa', 'qui crรฉe le fruit de la terre' ou 'pour manger le maror' : toutes ont une mรชme raison, ce sont des mitsvot. Et ainsi est la halakha. Et lui, une fois qu'il lui a rรฉcitรฉ le birkat hamazone, qu'il ne goรปte plus rien, car on ne conclut pas aprรจs le Pessa'h ni aprรจs la matsa par un afikoman. S'il veut faire passer ces maisons d'abord, il bรฉnit pour eux sans manger ni goรปter quoi que ce soit avec eux, puis il rentre chez lui et fait le kiddouch : la chose est en son pouvoir, et c'est valable.
๐Ÿ’ก Explication

Mar Zoutra a une autre leรงon de Chemouel : on peut conclure aprรจs la matsa par un afikoman. La michna 'on ne conclut pas aprรจs le Pessa'h' semblerait l'appuyer : l'interdit viserait le korban, et aprรจs la matsa on pourrait encore manger.

Tossefot demande pourquoi le Pessa'h, au goรปt plus fort, serait plus strict. Le Yerouchalmi : on le mange sur la satiรฉtรฉ pour รฉviter la chevirat etsem, la brisure d'un os (Chemot 12, 46). La minha se mange aussi sur la satiรฉtรฉ, pour une autre raison : ne pas quitter la table de son Maรฎtre en ayant faim. L'avis qui interdit aussi aprรจs la matsa cherche que le goรปt de la matsa et du Pessa'h demeure.

Le Roch fixe ici la nuit sans vin, et la tournรฉe de celui qui fait acquitter plusieurs maisons. Aprรจs son propre birkat hamazone, il ne goรปte plus rien.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Nuit de Pessa'h sans vin, selon le RochKiddouch sur le pain. La main reste sur le morceau jusqu'ร  la fin.1. HamotsiIl rompt le pain2. KiddouchMain sur le pain3. MatsaIl bรฉnit et mange4. LรฉgumesPuis il retire la table5. Ma nichtana, aggadaJusqu'ร  gaal Israel6. MarorIl bรฉnit et mange7. KorekhSans bรฉnรฉdictionPlusieurs maisons : aprรจs son birkat hamazone, il ne goรปte plus rien
Ordre du Roch quand il n'y a pas de vin : kiddouch sur le pain, puis matsa, lรฉgumes, aggada, maror et korekh.
3
ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ืงืืžืจ. ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ืื—ืจ ืžืฆื” โ€” ื“ืœื ื ืคื™ืฉ ื˜ืขืžื™ื”, ืื‘ืœ ืœืื—ืจ ืคืกื— โ€” ืื™ืžื ืœื, ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ.

Il s'exprime par un 'il va sans dire'. Il va sans dire aprรจs la matsa, car son goรปt n'est pas abondant ; mais aprรจs le Pessa'h, j'aurais dit : non.

Cela nous l'apprend.

๐Ÿ’ก Explication

La Guemara retire ร  Mar Zoutra l'appui de la michna, encore par un lo mibaya. Aprรจs la matsa, le goรปt est faible : il va sans dire qu'un mets ensuite l'efface, et l'interdit s'impose. Aprรจs le Pessa'h, le goรปt est fort : on aurait dit non : l'interdit ne s'appliquerait pas. La michna enseigne que l'afikoman reste interdit mรชme aprรจs le Pessa'h.

4
ืžื™ืชื™ื‘ื™: ื”ืกื•ืคื’ื ื™ืŸ ื•ื”ื“ื•ื‘ืฉื ื™ืŸ ื•ื”ืื™ืกืงืจื™ื˜ื™ืŸ ืื“ื ืžืžืœื ื›ืจื™ืกื• ืžื”ืŸ ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉื™ืื›ืœ (ืื›ื™ืœืช) ื›ื–ื™ืช ืžืฆื” ื‘ืื—ืจื•ื ื”. ื‘ืื—ืจื•ื ื” ืื™ืŸ, ื‘ืจืืฉื•ื ื” ืœื!

On objecte : les souffganin, les douvchanin et les iskaritin, un homme peut s'en remplir le ventre, ร  condition de manger un kezayit de matsa ร  la fin. ร€ la fin, oui ; au dรฉbut, non !

๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle objection, par la baraรฏta elle-mรชme. Souffganin : galettes spongieuses azymes. Douvchanin : galettes au miel. Iskaritin : gรขteaux de miel. On peut s'en remplir le ventre, ร  condition d'un kezayit de matsa ร  la fin. Le diyuk 'ร  la fin, oui ; au dรฉbut, non' remettrait en cause l'acquittement par une matsa mangรฉe d'abord.

5
ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ืงืืžืจ. ืœื ืžื™ื‘ืขื™ื ื‘ืจืืฉื•ื ื” โ€” ื“ืงืื›ื™ืœ ืœืชื™ืื‘ื•ืŸ, ืื‘ืœ ื‘ืื—ืจื•ื ื” ื“ืืชื™ ืœืžื™ื›ืœื” ืื›ื™ืœื” ื’ืกื” โ€” ืื™ืžื ืœื, ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ.

Il s'exprime par un 'il va sans dire'. Il va sans dire au dรฉbut, car il mange avec appรฉtit ; mais ร  la fin, oรน il en vient ร  la manger en akhila gassa, j'aurais dit : non.

Cela nous l'apprend.

๐Ÿ’ก Explication

Mรชme rรฉponse qu'ร  l'ouverture du feuillet. Le dรฉbut, avec appรฉtit, va sans dire. La fin est le cas difficile, ร  cause de l'akhila gassa. La baraรฏta vient apprendre que ce kezayit de la fin acquitte lui aussi. Elle ne vient pas fermer la voie ร  une matsa mangรฉe au dรฉbut.

6
ืืžืจ ืจื‘ื: ืžืฆื” ื‘ื–ืžืŸ ื”ื–ื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื, ื•ืžืจื•ืจ ื“ืจื‘ื ืŸ. ื•ืžืื™ ืฉื ื ืžืจื•ืจ, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืขืœ ืžืฆื•ืช ื•ืžืจื•ืจื™ืืด, ื‘ื–ืžืŸ ื“ืื™ื›ื ืคืกื— โ€” ื™ืฉ ืžืจื•ืจ, ื•ื‘ื–ืžืŸ ื“ืœื™ื›ื ืคืกื— โ€” ืœื™ื›ื ืžืจื•ืจ.

Rava a dit : la matsa, de nos jours, est deoraita (obligation de la Torah), et le maror est derabbanan (obligation rabbinique). En quoi le maror est-il diffรฉrent ?

Il est รฉcrit : 'sur des matsot et des herbes amรจres'. Lorsqu'il y a le Pessa'h, il y a le maror ; lorsqu'il n'y a pas le Pessa'h, il n'y a pas le maror.

โš–๏ธ Rosh (2)
ื’ืž' ืžืื™ ืืคื™ืงื•ืžืŸ ืืžืจ ืจื‘ ืฉืœื ื™ืขืงืจื• ืžื—ื‘ื•ืจื” ืœื—ื‘ื•ืจื” ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ ื›ื’ื•ืŸ ืืจื–ื™ืœืืœ ื•ื’ื•ื–ืœื™ื ืœืื‘ื ื—ื ื™ื ื ื‘ืจ ืฉื™ืœื ื•ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืืžืจื™ ื›ื’ื•ืŸ ืชืžืจื™ื ื•ืงืœื™ื•ืช ื•ืื’ื•ื–ื™ื ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ื”ืคืกื— ืืคื™ืงื•ืžืŸ ื›ื’ื•ืŸ ืงืœื™ื•ืช ื•ืื’ื•ื–ื™ื ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ืžืฆื” ืืคื™ืงื•ืžืŸ ืคื™ืจืฉ ืจืฉื‘"ื ืฉืฆืจื™ืš ืœืื›ื•ืœ ืžืฆื” ื‘ื’ืžืจ ืกืขื•ื“ื” ื–ื›ืจ ืœืžืฆื” ื”ื ืื›ืœืช ืขื ื”ืคืกื— ื‘ื›ืจื™ื›ื” ื•ื–ื• ื”ื™ื ืžืฆื” ื”ื‘ืฆื•ืขื” ืฉืื ื• ืื•ื›ืœื™ืŸ ื‘ืื—ืจื•ื ื” ืœืฉื ื—ื•ื‘ื” ื•ืขืœ ื›ืŸ ืื ื• ืžื‘ืจื›ื™ืŸ ืขืœ ืื›ื™ืœืช ืžืฆื” ื‘ืจืืฉื•ื ื” ืืข"ื’ ืฉืื™ื ื” ืขืœื™ื ื• ื—ื•ื‘ื” ืžื“ืืžืจ ืจื‘ ื—ืกื“ื ืœืขื™ืœ ื’ื‘ื™ ืžืจื•ืจ ื“ืœืื—ืจ ืฉืžื™ืœื ื›ืจื™ืกื• ืžืžื ื• ื”ื™ืืš ื—ื•ื–ืจ ื•ืžื‘ืจืš ืขืœื™ื• ื”ืœื›ืš ืžื‘ืจืš ืืชืจื•ื•ื™ื™ื”ื• ื‘ืจื™ืฉื ื•ื”ื“ืจ ืื›ื™ืœ ืžืฆื” ืฉืœ ืžืฆื•ื” ื‘ืื—ืจื•ื ื” ื•ืื—ืจ ืื•ืชื” ืžืฆื” ืื™ืŸ ื ืคื˜ืจื™ื ืžืžื ื” ื‘ืื›ื™ืœืช ื“ื‘ืจ ืื—ืจ ืฉืœื ืœืฉื›ื— ื”ื˜ืขื ืข"ื›. ื•ืœืคื™ ื–ื” ื”ื™ื” ื ืจืื” ืฉืฆืจื™ืš ืœืื›ื•ืœ ืขืžื” ืžืจื•ืจ ื•ื—ืจื•ืกืช ื›ื™ื•ืŸ ืฉื”ื™ื ื–ื›ืจ ืžืฆื” ื”ื ืื›ืœืช ืขื ื”ืคืกื— ื‘ื›ืจื™ื›ื” ื•ืขืœื™ื”ืŸ ื”ื™ื” ืจืื•ื™ ืœื‘ืจืš ืขืœ ืื›ื™ืœืช ืžืฆื” ืืœื ืฉื›ื‘ืจ ืžื™ืœื ื›ืจื™ืกื• ืžืžื ื” ื•ื"ื› ืฆืจื™ืš ืœืขืฉื•ืช ื›ืžื• ื‘ื–ืžืŸ ื”ืžืงื“ืฉ ืฉื”ื™ื• ืื•ื›ืœื™ืŸ ื”ื›ืœ ื‘ื™ื—ื“ ื”ืœืœ ื•ืกื™ืขืชื• ื•ืืฃ ืœืจื‘ื ืŸ ืžืฆื•ื” ืœืื•ื›ืœื• ื‘ื™ื—ื“ ืืžื ื ืชืžื™ื”ื ื™ ืœืžื” ืขื•ืฉื™ืŸ ื›ืจื™ื›ื” ื‘ืชื—ื™ืœื” ื™ืกืคื™ืง ื‘ื›ืจื™ื›ื” ืื—ืจื•ื ื” ื–ื›ืจ ืœืžืงื“ืฉ ื”ืœื›ืš ื ืจืื” ืœื™ ื“ืื•ืชื” ืžืฆื” ืื™ื ื” ืœืฉื ื—ื•ื‘ื” ืืœื ืื•ื›ืœื™ืŸ ืื•ืชื” ื–ื›ืจ ืœืคืกื— ืฉื”ื™ื” ื ืื›ืœ ืขืœ ื”ืฉื•ื‘ืข ื‘ืื—ืจื•ื ื” ื•ืœืคื™ ืฉื”ื•ื ื–ื›ืจ ืœืคืกื— ื™ืฉ ืœื™ืชืŸ ืœื” ื“ื™ืŸ ื”ืคืกื— ืฉืœื ืœืื›ื•ืœ ืื—ืจื™ื”. ื•ื"ืฆ ืขืžื” ืžืจื•ืจ ื•ื—ืจื•ืกืช. ืžืจ ื–ื•ื˜ืจื ืžืชื ื™ ื”ื›ื™ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ ืื™ืŸ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ื”ืคืกื— ืืคื™ืงื•ืžืŸ ืื‘ืœ ืžืคื˜ื™ืจื™ืŸ ืื—ืจ ืžืฆื” ืืคื™ืงื•ืžืŸ. ื•ืžืกืชื‘ืจื ืœืŸ ื“ืœื™ืฉื ื ืงืžื ืืœื™ื‘ื ื“ื’ืžืจื ื”ื•ื ื•ืœื™ืฉื ื ื‘ืชืจื ืืœื™ื‘ื ื“ืžืจ ื–ื•ื˜ืจื ื”ื•ื. ื”ืœื›ืš ืขื‘ื“ื™ื ืŸ ื›ืœื™ืฉื ื ืงืžื ืฉื”ื•ื ืืœื™ื‘ื ื“ื’ืž' ื•ื›ืŸ ื ื”ื•ื’ ืขืœืžื ื›ืœื™ืฉื ื ืงืžื ื“ืœื‘ืชืจ ื“ืื›ืœื™ ื›ืœ ืžื™ื ื™ ืžื’ื“ื™ื ื•ืžื™ื ื™ ืคื™ืจื™ ืื•ื›ืœื™ืŸ ื‘ืกื•ืฃ ื›ื–ื™ืช ืžืฆื” ื“ืžื™ื ื˜ืจื ื•ืœื ื˜ืขื™ืžื™ ืœื‘ืชืจ ื”ื›ื™ ื›ืœื•ื ื‘ืจ ืžื›ืกื ื“ื‘ืจื›ืช ื”ืžื–ื•ืŸ ื•ื›ืกื ื“ื”ืœื™ืœื. ื•ืžืืŸ ื“ืฆื—ื™ ืœื™ืช ืœื™ื” ืจืฉื•ืชื ืœืžื™ืฉืชื™ ืืœื ืžื™ื ืื‘ืœ ื—ืžืจื ืœื. ื•ืœืžืขืœื” ืกื™' ืœื’ ื›ืชื‘ืชื™ ืข"ืค ื”ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื“ืื™ืŸ ืื™ืกื•ืจ ื‘ืฉืชื™ื™ืช ื™ื™ืŸ.
Guemara. Qu'est-ce que l'afikoman ? Rav a dit : qu'ils ne quittent pas un groupe pour un autre groupe. Chemouel a dit : par exemple arzilal et des oisillons, ร  Abba Hanina bar Chila. Et Rabbi Yo'hanan a dit : par exemple des dattes, des grains grillรฉs et des noix. Une baraรฏta est enseignรฉe comme Rabbi Yo'hanan : on ne conclut pas aprรจs le Pessa'h par un afikoman, par exemple des grains grillรฉs et des noix. Rav Yossef a dit que Rav Yehouda a dit que Chemouel a dit : on ne conclut pas aprรจs la matsa par un afikoman. Rachbam a expliquรฉ : il faut manger de la matsa ร  la fin du repas, en souvenir de la matsa mangรฉe avec le Pessa'h en enveloppement. C'est la matsa rompue que nous mangeons ร  la fin au titre de l'obligation. C'est pourquoi nous bรฉnissons 'pour manger la matsa' au dรฉbut, bien qu'elle ne nous incombe pas comme obligation, puisque Rav Hisda a dit plus haut au sujet du maror : aprรจs s'en รชtre rempli le ventre, comment reviendrait-on bรฉnir sur lui ? Donc on bรฉnit les deux au dรฉbut, puis on mange la matsa de mitsva ร  la fin, et aprรจs cette matsa on ne s'en sรฉpare pas en mangeant autre chose, afin de ne pas oublier le goรปt. Fin de la citation. Selon cela, il semblerait qu'il faille manger avec elle du maror et du harosset, puisqu'elle rappelle la matsa mangรฉe avec le Pessa'h en enveloppement, et c'est sur eux qu'il conviendrait de bรฉnir 'pour manger la matsa', sauf qu'il s'est dรฉjร  rempli le ventre de cette matsa. Dรจs lors il faudrait faire comme au temps du Temple, oรน Hillel et les siens mangeaient le tout ensemble ; et mรชme selon les Sages, c'est une mitsva de le manger ensemble. Or je m'รฉtonne : pourquoi fait-on l'enveloppement au dรฉbut ? L'enveloppement de la fin suffirait, en souvenir du Temple. Donc il me semble que cette matsa n'a pas le titre d'obligation : on la mange en souvenir du Pessa'h, qui se mangeait sur la satiรฉtรฉ, ร  la fin. Et puisqu'elle rappelle le Pessa'h, il faut lui appliquer le statut du Pessa'h : ne rien manger aprรจs elle. Et l'on n'a pas besoin, avec elle, de maror ni de harosset. Mar Zoutra l'enseigne ainsi : Rav Yossef a dit que Rav Yehouda a dit que Chemouel a dit : on ne conclut pas aprรจs le Pessa'h par un afikoman, mais on conclut aprรจs la matsa par un afikoman. Et il nous semble plausible que la premiรจre version soit selon la Guemara, et la seconde selon Mar Zoutra. Donc nous pratiquons selon la premiรจre version, qui est selon la Guemara. Et ainsi le monde a coutume, selon la premiรจre version : aprรจs avoir mangรฉ toutes sortes de friandises et toutes sortes de fruits, on mange ร  la fin un kezayit de matsa surveillรฉe, et l'on ne goรปte plus rien ensuite, hormis la coupe du birkat hamazone et la coupe du Hallel. Celui qui a soif n'a le droit de boire que de l'eau, et non du vin. Et plus haut, au siman 33, j'ai รฉcrit d'aprรจs le Yerouchalmi qu'il n'y a pas d'interdit ร  boire du vin.
ืืžืจ ืจื‘ื ื‘ื–ืžืŸ ื”ื–ื” ืžืฆื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืžืจื•ืจ ื“ืจื‘ื ืŸ. ืž"ืฉ ืžืจื•ืจ ื“ื›ืชื™ื‘ ืขืœ ืžืฆื•ืช ื•ืžืจื•ืจื™ื ื™ืื›ืœื•ื”ื• ื‘ื–ืžืŸ ืคืกื— ืื™ืŸ ืฉืœื ื‘ื–ืžืŸ ืคืกื— ืœื. ืžืฆื” ื ืžื™ ื›ืชื™ื‘ ืขืœ ืžืฆื•ืช ื•ืžืจื•ืจื™ื ื™ืื›ืœื•ื”ื• ืžืฆื” ืžื™ื”ื“ืจ ืื”ื“ืจื™ื” ืงืจื ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ืขืจื‘ ืชืื›ืœื• ืžืฆื•ืช. ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ื ืฉืฉืช ื™ืžื™ื ืชืื›ืœ ืžืฆื•ืช ื•ื‘ื™ื•ื ื”ืฉื‘ื™ืขื™ ืžื” ืฉื‘ื™ืขื™ ืจืฉื•ืช ืืฃ ืฉืฉืช ื™ืžื™ื ืจืฉื•ืช. ืžืื™ ื˜ืขืžื ื”ื•ื” ื“ื‘ืจ ืฉื”ื™ื” ื‘ื›ืœืœ ื•ื™ืฆื ืžืŸ ื”ื›ืœืœ ืœื ืœืœืžื“ ืขืœ ืขืฆืžื• ื™ืฆื ืืœื ืœืœืžื“ ืขืœ ื”ื›ืœืœ ื›ื•ืœื• ื™ืฆื ื™ื›ื•ืœ ืืฃ ืœื™ืœื” ื”ืจืืฉื•ื ื” ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ ืขืœ ืžืฆื•ืช ื•ืžืจื•ืจื™ื ื™ืื›ืœื•ื”ื• ืื™ืŸ ืœื™ ืืœื ื‘ื–ืžืŸ ืฉื‘ื™ืช ื”ืžืงื“ืฉ ืงื™ื™ื ื‘ื–ืžืŸ ืฉืื™ืŸ ื‘ื™ืช ื”ืžืงื“ืฉ ืงื™ื™ื ืžื ื™ืŸ ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ ื‘ืขืจื‘ ืชืื›ืœื• ืžืฆื•ืช. ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื‘ืฉื‘ื•ืขื•ืช ืค"ื’ ื”ืœื›ื” ื“' ืฉื‘ื•ืขื” ืฉืœื ืื•ื›ืœ ืžืฆื” ืืกื•ืจ ืœืื›ื•ืœ ืžืฆื” ื‘ืœื™ืœื™ ืคืกื—ื™ื. ืฉื‘ื•ืขื” ืฉืœื ืื•ื›ืœ ืžืฆื” ื‘ืขืจื‘ ื‘ืœื™ืœื™ ื”ืคืกื— ืœื•ืงื” ื•ืื•ื›ืœ ืžืฆื” ื‘ืขืจื‘ ื‘ืœื™ืœื™ ื”ืคืกื—. ืฉื‘ื•ืขื” ืฉืœื ืืฉื‘ ื‘ืฆืœ ืื™ื ื• ื™ื•ืฉื‘ ื‘ืฆืœ ืกื•ื›ื”. ืฉืœื ืืฉื‘ ื‘ืฆืœ ืกื•ื›ื” ืœื•ืงื” ื•ื™ื•ืฉื‘ ื‘ืฆืœ ืกื•ื›ื”. ื›ืชื•ื‘ ื‘ืกืคืจื™ ื“ื‘ื™ ืจื‘ ืžื™ื™ืŸ ื•ืฉื›ืจ ื™ื–ื™ืจ ืœืขืฉื•ืช ื™ื™ืŸ ืžืฆื•ื” ื›ื™ื™ืŸ ื”ืจืฉื•ืช: ื™ืฉื ื• ืžืงืฆืชืŸ ื•ื›ื•' ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™ ืžืชื ืžื ื ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™ ื ื™ื ื•ืœื ื ื™ื ืชื™ืจ ื•ืœื ืชื™ืจ. ื›ื’ื•ืŸ ื“ืงืจื• ืœื™ื” ื•ืœื ื™ื“ืข ืœืื”ื“ื•ืจื™ ืกื‘ืจื. ื•ื›ื™ ืžื“ื›ืจื• ืœื™ื” ืžื“ื›ืจ ืื‘ื™ื™ ื”ื•ื” ื™ืชื™ื‘ ืงืžื™ื” ื“ืจื‘ื” ื•ื”ื•ื” ืžื ืžื ื. ืืžืจ ืœื™ื” ืžื™ื ื ืงื ื ื™ื™ื ืžืจ. ืืžืจ ืœื™ื” ื ืžื ื•ืžื™ ืงืžื ืžื ื ื•ืœื ื”ื™ื™ืชื™ ื™ืฉืŸ ื•ื”ื™ื™ื ื• ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™.
Rava a dit : de nos jours, la matsa est deoraita et le maror est derabbanan. En quoi le maror diffรจre-t-il ? Il est รฉcrit 'sur des matsot et des herbes amรจres ils le mangeront' : au temps du Pessa'h, oui ; hors du temps du Pessa'h, non. La matsa aussi, il est รฉcrit 'sur des matsot et des herbes amรจres ils le mangeront' ! La matsa, le verset y revient, car il est รฉcrit 'le soir vous mangerez des matsot'. Une baraรฏta est enseignรฉe comme Rava : 'Six jours tu mangeras des matsot, et le septiรจme jour.' De mรชme que le septiรจme est facultatif, de mรชme les six jours sont facultatifs. Quelle est la raison ? C'รฉtait une chose comprise dans la gรฉnรฉralitรฉ et sortie de la gรฉnรฉralitรฉ : elle n'est pas sortie pour enseigner sur elle-mรชme, elle est sortie pour enseigner sur toute la gรฉnรฉralitรฉ. On pourrait dire : mรชme la premiรจre nuit. L'enseignement dit : 'sur des matsot et des herbes amรจres ils le mangeront'. Je n'ai cela que lorsque le Temple existe. Lorsque le Temple n'existe pas, d'oรน le sait-on ? L'enseignement dit : 'le soir vous mangerez des matsot'. Yerouchalmi, Chevouot, chapitre 3, halakha 4 : un serment 'je ne mangerai pas de matsa', il est interdit de manger de la matsa les nuits de Pessa'h. Un serment 'je ne mangerai pas de matsa le soir, les nuits de Pessa'h' : il reรงoit les coups, et il mange de la matsa le soir, les nuits de Pessa'h. Un serment 'je ne m'assiรฉrai pas ร  l'ombre' : il ne s'assied pas ร  l'ombre d'une souka. 'Je ne m'assiรฉrai pas ร  l'ombre d'une souka' : il reรงoit les coups, et il s'assied ร  l'ombre de la souka. Il est รฉcrit dans le Sifri de l'รฉcole de Rav : 'de vin et de boisson forte il s'abstiendra', pour traiter le vin de mitsva comme le vin facultatif. 'Une partie d'entre eux se sont endormis', etc. Quel est le cas de la somnolence ? Rav Achi a dit : il dort et ne dort pas, il est รฉveillรฉ et ne l'est pas. Par exemple on l'appelle et il ne sait pas rendre une rรฉponse sensรฉe ; et lorsqu'on le lui rappelle, il se rappelle. Abbaye รฉtait assis devant Rabba et somnolait. Il lui dit : le maรฎtre dort-il ? Il lui rรฉpondit : je somnole, et je ne dormais pas. Et cela correspond ร  Rabbi Yossi.
๐Ÿ’ก Explication

Rava sรฉpare les deux. Sans korban, la matsa reste deoraita. Le maror n'est que derabbanan. Le verset 'sur des matsot et des herbes amรจres' attache le maror au Pessa'h : il y a Pessa'h, il y a maror de la Torah ; il n'y a pas de Pessa'h, il n'y a pas ce maror.

Le Roch reprend ici toute la halakha de l'afikoman. Rav : ne pas quitter sa havoura. Chemouel et Rabbi Yo'hanan : des friandises de fin de repas. Rachbam : le kezayit de la fin est la matsa d'obligation, souvenir du korekh. Le Roch s'en รฉcarte : cette matsa de la fin rappelle le Pessa'h mangรฉ sur la satiรฉtรฉ, d'oรน l'interdit de manger aprรจs, sans maror ni harosset. La pratique suit la premiรจre leรงon, celle de la Guemara : kezayit de matsa surveillรฉe ร  la fin, puis plus rien, sauf les coupes du birkat hamazone et du Hallel. L'assoiffรฉ ne boit que de l'eau ; au siman 33, d'aprรจs le Yerouchalmi, le Roch a รฉcrit que boire du vin n'est pas interdit.

7
ืžืฆื” ื ืžื™, ื”ื ื›ืชื™ื‘: ืดืขืœ ืžืฆื•ืช ื•ืžืจื•ืจื™ืืด! ืžืฆื” ืžื™ื”ื“ืจ ื”ื“ืจ ื‘ื™ื” ืงืจื: ืดื‘ืขืจื‘ ืชืื›ืœื• ืžืฆื•ืชืด. ื•ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ื™ืขืงื‘ ืืžืจ: ืื—ื“ ื–ื” ื•ืื—ื“ ื–ื” ื“ืจื‘ื ืŸ.

La matsa aussi, voici qu'il est รฉcrit : 'sur des matsot et des herbes amรจres' ! La matsa, le verset y revient : 'le soir vous mangerez des matsot'.

Et Rav Aha bar Yaakov a dit : l'une et l'autre sont derabbanan.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ื™ืขืงื‘ ืืžืจ ืื—ื“ ื–ื” ื•ืื—ื“ ื–ื” ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืฆ"ืข ื‘ื”ื”ื™ื ืกื•ื’ื™ื ื“ืคืจืง ื›ืœ ืฉืขื” (ืœืขื™ืœ ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ื›ื—:) ื“ืžืฉืžืข ื‘ื™ืŸ ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ื™ืŸ ืœืจ"ืฉ ืกื‘ื™ืจื ืœื”ื• ื“ื”ื•ื™ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืžืจ ื ืคืงื ืœืŸ ืžืขืœื™ื• ืžื“ื›ืชื™ื‘ ืฉื‘ืขืช ื™ืžื™ื ืชืื›ืœ ืขืœื™ื• ืžืฆื•ืช ื“ืขืœื™ื• ืžื™ื•ืชืจ ืœื•ืžืจ ื“ืขืœื™ื• ืฉืœ ืคืกื— ื”ื•ื ื—ื™ื™ื‘ ืœืื›ื•ืœ ืžืฆื•ืช ื•ืžืจ ื ืคืงื ืœืŸ ืžื‘ืขืจื‘ ืชืื›ืœื• ืžืฆื•ืช ื›ื“ืจื‘ื ื•ืฆ"ืœ ื“ื”ื”ื™ื ืคืœื•ื’ืชื ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื ื•ืœื ื›ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ื™ืขืงื‘ ื•ืž"ืž ืชื™ืžื” ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืฆืจื™ืš ืงืจื ืœื˜ืžื ื•ืฉื”ื™ื” ื‘ื“ืจืš ืจื—ื•ืงื” ื•ืขืจืœ ื•ื‘ืŸ ื ื›ืจ ื›ืกื‘ืจืช ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ื™ืขืงื‘ ื“ืœื™ืช ื”ื™ืœื›ืชื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื•ืื ืŸ ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืœื’ื‘ื™ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ:
Cela demande examen dans cette sougya du chapitre Kol cha'a (plus haut, Pesachim 28b). Il en ressort que Rabbi Yehouda comme Rabbi Chimon tiennent que c'est deoraita. L'un le dรฉrive de 'alav', de ce qui est รฉcrit 'sept jours tu mangeras sur lui des matsot' : 'alav' est en trop, pour dire que c'est sur le Pessa'h qu'il est tenu de manger des matsot. L'autre le dรฉrive de 'le soir vous mangerez des matsot', comme Rava. Il faut dire que cette discussion se place selon Rava, et non selon Rav Aha bar Yaakov. Il reste ceci, qui รฉtonne : Rabbi Yehouda exige un verset pour le tamรฉ, pour celui qui รฉtait sur un chemin lointain, pour l'arel et pour le ben nekhar, selon le raisonnement de Rav Aha bar Yaakov, dont on ne retient pas la halakha ; et nous tenons la halakha comme Rabbi Yehouda face ร  Rabbi Chimon.
๐Ÿ’ก Explication

La question revient sur la matsa : le mรชme verset l'attache elle aussi au Pessa'h. Rรฉponse : le verset revient sur la matsa, 'le soir vous mangerez des matsot' (Chemot 12, 18). Cette reprise pose une obligation distincte du korban.

Rav Aha bar Yaakov : de nos jours, matsa et maror sont tous deux derabbanan. L'obligation de la Torah ne joue qu'avec le Pessa'h. Tossefot confronte cela ร  Pesachim 28b, oรน Rabbi Yehouda et Rabbi Chimon tiennent la matsa pour deoraita.

8
ืืœื ื”ื›ืชื™ื‘: ืดื‘ืขืจื‘ ืชืื›ืœื• ืžืฆื•ืชืด! ื”ื”ื™ื ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืœื˜ืžื ื•ืฉื”ื™ื” ื‘ื“ืจืš ืจื—ื•ืงื”, ื“ืกืœืงื ื“ืขืชืš ืืžื™ื ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ืคืกื— ืœื ืื›ืœื™ โ€” ืžืฆื” ื•ืžืจื•ืจ ื ืžื™ ืœื ื ื™ื›ื•ืœ, ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ.

Mais il est รฉcrit : 'le soir vous mangerez des matsot' ! Ce verset lui est nรฉcessaire pour le tamรฉ et pour celui qui se trouvait sur un chemin lointain.

Car il pourrait te venir ร  l'esprit de dire : puisqu'ils ne mangent pas le Pessa'h, ne mangeons pas non plus de matsa ni de maror. Cela nous l'apprend.

๐Ÿ’ก Explication

Rav Aha retire au verset du soir le rรดle d'une obligation indรฉpendante. ร€ quoi sert-il alors ? Il vise, du temps du Temple, le tamรฉ et celui qui est sur un chemin lointain. On aurait pu croire : puisqu'ils ne mangent pas le Pessa'h le 14 nissan, ils ne mangent ni matsa ni maror. Le verset enseigne qu'ils mangent l'un et l'autre.

9
ื•ืจื‘ื ืืžืจ ืœืš: ื˜ืžื ื•ืฉื”ื™ื” ื‘ื“ืจืš ืจื—ื•ืงื” ืœื ืฆืจื™ืš ืงืจื, ื“ืœื ื’ืจืขื™ ืžืขืจืœ ื•ื‘ืŸ ื ื›ืจ. ื“ืชื ื™ื: ืดื›ืœ ืขืจืœ ืœื ื™ืื›ืœ ื‘ื•ืด โ€” ืดื‘ื•ืด ืื™ื ื• ืื•ื›ืœ, ืื‘ืœ ืื•ื›ืœ ื‘ืžืฆื” ื•ืžืจื•ืจ.

Et Rava te dirait : le tamรฉ et celui qui รฉtait sur un chemin lointain n'ont pas besoin d'un verset, car ils ne valent pas moins que l'arel et le ben nekhar. On enseigne en effet : 'Aucun arel n'en mangera.' 'En' : il n'en mange pas, mais il mange de la matsa et du maror.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืœ ื‘ืŸ ื ื›ืจ ืœื ื™ืื›ืœ ื‘ื• ื‘ื• ืื™ื ื• ืื•ื›ืœ ืื™ืŸ ืœืคืจืฉ ื‘ื• ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืœืื›ื•ืœ ื“ื”ื ื•ื“ืื™ ื—ื™ื™ื‘ ืœืื›ื•ืœ ื“ื”ื ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื›ืœ ื”ืžืฆื•ืช ืืœื ืฉืื™ื ื• ืจื•ืฆื” ื•ื ืจืื” ืœืคืจืฉ ื“ืžื™ื™ืจื™ ื‘ื™ืฉืจืืœ ืžื•ืžืจ ื‘ืฉืขืช ืฉื—ื™ื˜ื” ื•ื—ื–ืจ ื•ืขืฉื” ืชืฉื•ื‘ื” ื•ืงืืžืจ ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื™ืฉืจืืœ ืžืขืœื™ื ื”ื•ื ื›ื™ื•ืŸ ืฉืœื ื ืžื ื” ืขืœื™ื• ื‘ืฉืขืช ืฉื—ื™ื˜ื” ืฉื•ื‘ ืื™ื ื• ืื•ื›ืœ ื‘ื• ืื‘ืœ ืื•ื›ืœ ื”ื•ื ื‘ืžืฆื” ื•ื‘ืžืจื•ืจ ื•ืขืจืœ ื”ื™ื™ื ื• ืฉืžืชื• ืื—ื™ื• ืžื—ืžืช ืžื™ืœื” ื•ื—ื™ื™ื‘ ื‘ื›ืœ ื”ืžืฆื•ืช ื•ืžืงื™ื™ื ื›ื•ืœืŸ ืืœื ืฉืื™ื ื• ื‘ืคืกื— ื•ื‘ืคืจืง ืžื™ ืฉื”ื™ื” ื˜ืžื (ืœืขื™ืœ ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ืฆื•.) ื’ืจืก ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื›ืœ ืขืจืœ ืœื ื™ืื›ืœ ื‘ื• ื›ืœ ื‘ืŸ ื ื›ืจ ืœื ื™ืื›ืœ ื‘ื• ืœืžื” ืœื™ ื•ืžืฉื ื™ ืฆืจื™ื›ื™ ื“ืื™ ืืชืžืจ ืขืจืœ ืžืฉื•ื ื“ืžืื™ืก ื›ื•' ืœื›ืื•ืจื” ืžืฉืžืข ื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ื’ื•ืคื™ื” ื“ืงืจื ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ื“ืœืžื” ืœื™ ืฆืจื™ื›ื•ืชื ืืคื™ืœื• ื“ืžื• ืœื”ื“ื“ื™ ืœื’ืžืจื™ ื•ื›ื™ ืžื–ื”ื™ืจื™ืŸ ืžืŸ ื”ื“ื™ืŸ ืคืฉื™ื˜ื ื“ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืฆืจื™ื›ื™ ืœืžื›ืชื‘ ืืœื ืื“ื™ื•ืงื ื“ืงืจืื™ ืงืื™ ื“ื“ื™ื™ืงื™ื ืŸ ื‘ื• ื”ื•ื ื“ืื™ื ื• ืื•ื›ืœ ืื‘ืœ ืื•ื›ืœ ื”ื•ื ื‘ืžืฆื” ื•ื‘ืžืจื•ืจ ืงื™ื™ืžื ื”ืš ืฆืจื™ื›ื•ืชื ื•ื”ื›ื™ ืžื™ืคืจืฉื ื”ืชื ืฆืจื™ื›ื ื“ืื™ ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื›ืœื•ืžืจ ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ืฆืจื™ื›ื™ ืœื“ื™ื•ืงื ื“ืงืจื ืื‘ืœ ืื•ื›ืœ ื”ื•ื ื‘ืžืฆื” ื•ื‘ืžืจื•ืจ ื“ืื™ ืืฉืžืขื™ื ืŸ ืขืจืœ ืžืฉื•ื ื“ืœื‘ื• ืœืฉืžื™ื ืื‘ืœ ื‘ืŸ ื ื›ืจ ืื™ืžื ืœื ื•ืื™ ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื‘ืŸ ื ื›ืจ ืžืฉื•ื ื“ืœื ืžืื™ืก ืื‘ืœ ืขืจืœ ืื™ืžื ืœื ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื’ืžืจื ืœื ืงืืžืจ ื”ื›ื™ ืœื™ื›ื ืœืžื™ื—ืฉ ืฉืœื ื‘ื ืœื”ืฉืžื™ืขื ื• ืืœื ืฉื—ืœื•ืงื™ื ื–ื” ืžื–ื” ื•ื”ื•ื™ ื›ืื™ืœื• ืฆืจื™ื›ื™ ืœื’ื•ืคื™ื™ื”ื• ื•ื“ื›ื•ื•ืชื” ืืฉื›ื—ืŸ ื‘ืค"ืง ื“ื‘"ืง (ื“ืฃ ื’.) ื’ื‘ื™ ื•ืฉืœื— ื“ืžืฉืžืข ืฉืŸ ื•ืžืฉืžืข ืจื’ืœ ื›ื•':
Il ne faut pas expliquer : 'en', il n'est pas tenu d'en manger. Il est certainement tenu d'en manger, puisqu'il est tenu de toutes les mitsvot ; seulement, il ne veut pas. Il paraรฎt juste d'expliquer qu'il s'agit d'un Israรซl moumar au moment de la chehita, qui est revenu et a fait techouva. Il dit : bien qu'il soit dรฉsormais un Israรซl en rรจgle, puisqu'il n'avait pas รฉtรฉ inscrit sur lui au moment de la chehita, il n'en mange plus ; mais il mange de la matsa et du maror. Et l'arel, c'est celui dont les frรจres sont morts du fait de la mila : il est tenu de toutes les mitsvot et les accomplit toutes, mais il n'est pas dans le Pessa'h. Dans le chapitre 'Mi chรฉhaya tamรฉ' (plus haut, Pesachim 96a), la leรงon porte les deux : 'tout arel n'en mangera pas', 'tout ben nekhar n'en mangera pas'. Pourquoi me faut-il les deux ? On rรฉpond : ils sont nรฉcessaires. Si l'on n'avait รฉnoncรฉ que l'arel, ce serait parce qu'il est rรฉpugnant, etc. En apparence, cela signifie que le corps mรชme du verset est nรฉcessaire, et cela ne se tient pas. ร€ quoi bon une tsrikhouta ? Mรชme s'ils รฉtaient entiรจrement semblables l'un ร  l'autre, et puisque l'on n'avertit pas par un raisonnement, il est รฉvident que les deux doivent รชtre รฉcrits. C'est donc sur la prรฉcision des versets que cela porte, car nous prรฉcisons : c'est 'de lui' qu'il ne mange pas, mais il mange de la matsa et du maror. Cette nรฉcessitรฉ se tient lร . Et ainsi on l'explique lร -bas : c'est nรฉcessaire, si l'on nous avait enseignรฉ, c'est-ร -dire que les deux sont nรฉcessaires pour la prรฉcision du verset 'mais il mange de la matsa et du maror'. Car si l'on nous avait enseignรฉ l'arel, ce serait parce que son cล“ur est tournรฉ vers le Ciel, tandis que pour le ben nekhar j'aurais dit non. Et si l'on nous avait enseignรฉ le ben nekhar, ce serait parce qu'il n'est pas rรฉpugnant, tandis que pour l'arel j'aurais dit non. Bien que la Guemara ne le dise pas en ces termes, il n'y a pas lieu de craindre : elle n'est venue nous apprendre que leur diffรฉrence l'un de l'autre, et c'est comme s'ils รฉtaient nรฉcessaires pour le corps mรชme du verset. On trouve l'รฉquivalent au premier chapitre de Bava Kamma (3a), ร  propos de 've-chilah', qui signifie la dent et signifie le pied, etc.
๐Ÿ’ก Explication

Rava n'a pas besoin de ce verset pour le tamรฉ. Ces gens ne valent pas moins que l'arel (incirconcis) et le ben nekhar, dรฉjร  exclus du Pessa'h et pourtant tenus ร  la matsa et au maror. La baraรฏta lit 'aucun arel n'en mangera' : le mot bo ('de lui') limite l'interdit au Pessa'h. Il mange matsa et maror.

Tossefot refuse d'y voir un homme dispensรฉ de manger : il est tenu de toutes les mitsvot. Le cas est un moumar au moment de la chehita, revenu ensuite par techouva : non inscrit sur le korban, il n'en mange pas, et il mange matsa et maror. L'arel est celui dont les frรจres sont morts ร  cause de la mila.

10
ื•ืื™ื“ืš? ื›ืชื™ื‘ ื‘ื”ืื™ ื•ื›ืชื™ื‘ ื‘ื”ืื™, ื•ืฆืจื™ื›ื™.

Et l'autre ? C'est รฉcrit pour celui-ci et c'est รฉcrit pour celui-lร , et les deux sont nรฉcessaires.

๐Ÿ’ก Explication

L'autre, c'est Rav Aha. Manger matsa et maror quand on ne peut pas manger le Pessa'h est รฉcrit pour l'arel, et c'est รฉcrit pour le tamรฉ. Tserikhi : chaque รฉcriture est nรฉcessaire, chacune pour sa raison. Tossefot, juste avant, place cette nรฉcessitรฉ sur la dรฉduction 'il mange matsa et maror' : le cล“ur tournรฉ vers le Ciel d'un cรดtรฉ, l'absence de rรฉpugnance de l'autre.

11
ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ื: ืดืฉืฉืช ื™ืžื™ื ืชืื›ืœ ืžืฆื•ืช ื•ื‘ื™ื•ื ื”ืฉื‘ื™ืขื™ ืขืฆืจืช ืœื”ืณ ื-ืœื”ื™ืšืด. ืžื” ืฉื‘ื™ืขื™ ืจืฉื•ืช, ืืฃ ืฉืฉืช ื™ืžื™ื ืจืฉื•ืช.

On enseigne une baraรฏta comme Rava : 'Six jours tu mangeras des matsot, et le septiรจme jour, une assemblรฉe solennelle pour ื”' ton D.ieu'. De mรชme que le septiรจme est facultatif, de mรชme les six jours sont facultatifs.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื” ืฉื‘ื™ืขื™ ืจืฉื•ืช ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ื‘ื™ื•ื ื”ืฉื‘ื™ืขื™ ืขืฆืจืช ื“ืœื ื›ืชื™ื‘ ืชืื›ืœื• ืžืฆื•ืช ืฉื”ืจื™ ื”ื•ืฆื™ืื• ืžืŸ ื”ื›ืœืœ ืืฃ ืฉืฉืช ื™ืžื™ื ืจืฉื•ืช ืฉืื ืจื•ืฆื” ื™ื›ื•ืœ ืœืื›ื•ืœ ื‘ืฉืจ ื‘ืœื ืœื—ื ืื• ืœื”ืชืขื ื•ืช:
Car il est รฉcrit 'et le septiรจme jour, une assemblรฉe solennelle', et il n'est pas รฉcrit 'vous mangerez des matsot', puisqu'on l'a fait sortir de la gรฉnรฉralitรฉ. De mรชme les six jours sont facultatifs : s'il veut, il peut manger de la viande sans pain, ou jeรปner.
๐Ÿ’ก Explication

Une baraรฏta vient comme Rava. Devarim 16, 8 nomme le septiรจme jour 'assemblรฉe solennelle', sans ordre de manger la matsa. Ce jour-lร , la matsa est rechout, facultative. Le mรชme statut passe aux six jours. Rachi : s'il veut, il mange de la viande sans pain, ou il jeรปne.

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ืžืื™ ื˜ืขืžื? ื”ื•ื™ ื“ื‘ืจ ืฉื”ื™ื” ื‘ื›ืœืœ, ื•ื™ืฆื ืžืŸ ื”ื›ืœืœ ืœืœืžื“, ืœื ืœืœืžื“ ืขืœ ืขืฆืžื• ื™ืฆื, ืืœื ืœืœืžื“ ืขืœ ื”ื›ืœืœ ื›ื•ืœื• ื™ืฆื.

Quelle en est la raison ? C'est une chose qui รฉtait dans la gรฉnรฉralitรฉ et qui en est sortie pour enseigner : elle n'est pas sortie pour enseigner sur elle seule, elle est sortie pour enseigner sur toute la gรฉnรฉralitรฉ.

๐Ÿ’ก Explication

Une des treize midot : davar chรฉhaya baklal. Le septiรจme jour รฉtait dans le klal 'vous mangerez des matsot pendant sept jours'. Un verset le fait sortir de ce klal. Lorsqu'un dรฉtail sort pour enseigner, il enseigne pour tout le klal. Les six autres jours reรงoivent le mรชme statut : la matsa y est facultative.

13
ื™ื›ื•ืœ ืืฃ ืœื™ืœื” ื”ืจืืฉื•ืŸ ืจืฉื•ืช, ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ: ืดืขืœ ืžืฆื•ืช ื•ืžืจื•ืจื™ื ื™ืื›ืœื•ื”ื•ืด.

On pourrait dire : mรชme la premiรจre nuit est facultative. L'enseignement dit : 'sur des matsot et des herbes amรจres ils le mangeront'.

๐Ÿ’ก Explication

La baraรฏta borne la rรจgle. On aurait pu y faire entrer la premiรจre nuit et la rendre facultative elle aussi. Le verset 'sur des matsot et des herbes amรจres ils le mangeront' (Bamidbar 9, 11) maintient, cette nuit-lร , une obligation liรฉe au Pessa'h.

14
ืื™ืŸ ืœื™ ืืœื ื‘ื–ืžืŸ ืฉื‘ื™ืช ื”ืžืงื“ืฉ ืงื™ื™ื, ื‘ื–ืžืŸ ืฉืื™ืŸ ื‘ื™ืช ื”ืžืงื“ืฉ ืงื™ื™ื ืžื ื™ืŸ? ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ: ืดื‘ืขืจื‘ ืชืื›ืœื• ืžืฆื•ืชืด, ื”ื›ืชื•ื‘ ืงื‘ืขื• ื—ื•ื‘ื”.

Je n'ai cette obligation que lorsque le Temple existe. Lorsque le Temple n'existe pas, d'oรน le sait-on ?

L'enseignement dit : 'le soir vous mangerez des matsot'. L'ร‰crit l'a fixรฉe comme obligation.

๐Ÿ’ก Explication

Le verset 'ils le mangeront' ne donne l'obligation que lorsque le Temple existe, puisqu'il parle du Pessa'h. Lorsque le Temple n'existe plus, 'le soir vous mangerez des matsot'. L'ร‰crit l'a fixรฉe comme obligation. C'est l'appui de Rava : la matsa de la premiรจre nuit reste deoraita de nos jours.

15
ืžืชื ื™ืณ ื™ืฉื ื• ืžืงืฆืชืŸ โ€” ื™ืื›ืœื•. ื›ื•ืœืŸ โ€” ืœื ื™ืื›ืœื•.

Michna. Une partie d'entre eux se sont endormis : ils mangeront.

Tous : ils ne mangeront pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืชื ื™' ื›ื•ืœื ืœื ื™ืื›ืœื• ืื ื”ืชื—ื™ืœื• ืœืื›ื•ืœ ืคืกื—ื ื•ื™ืฉื ื• ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ืœื ืื›ืœื• ื›ืœ ืคืกื—ื ืœื ื™ืื›ืœื• ื“ื ืจืื™ืŸ ื›ืื•ื›ืœื™ ืคืกื—ื ื‘ืฉืชื™ ื—ื‘ื•ืจื•ืช ืื• ื‘ื–ืžืŸ ื”ื–ื” ืฉืื™ืŸ ืคืกื— ืื ื™ืฉื ื• ื›ื•ืœื:
S'ils ont commencรฉ ร  manger leur Pessa'h, se sont endormis, et n'ont pas encore mangรฉ tout leur Pessa'h, ils ne mangeront pas, car ils ont l'apparence de gens qui mangent leur Pessa'h en deux groupes. Ou bien, de nos jours, oรน il n'y a pas de Pessa'h, s'ils se sont tous endormis.
๐Ÿ’ก Explication

Michna nouvelle. Si une partie des convives s'endort pendant le Pessa'h, ils mangent ร  leur rรฉveil. Si tous s'endorment, ils ne mangent plus. Rachi : ils ont commencรฉ leur Pessa'h, le sommeil coupe, et reprendre donnerait l'apparence de deux havourot, deux groupes. Il amorce aussi le cas de nos jours, sans Pessa'h, lorsque tous se sont endormis.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
La havoura s'est endormie au milieu du Pessa'hUne partie seulementIls mangerontLe repas n'est pas rompuAu rรฉveil, ils reprennentTousIls ne mangeront pasReprendre ferait deux havourotRachi : deux groupes, deux lieux
Sommeil partiel : on reprend. Sommeil de toute la havoura : on ne reprend pas.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).