Pesachim 120b : somnolence, le Pessah jusqu'ร  minuit, la matsa et les mains impures

Pesachim 120b

Sougya : La michna distingue la somnolence, oรน l'on peut encore manger, et le sommeil, oรน l'on ne mange plus. Rav Achi dรฉfinit la somnolence : on rรฉpond ร  l'appel, on ne rend pas une sevara, et l'on se rappelle dรจs qu'on rappelle.

Le Pessa'h d'aprรจs minuit rend les mains impures : Rav Yossef y reconnaรฎt Rabbi Elazar ben Azarya, par gezera chava de ' en cette nuit-lร  ', contre Rabbi Akiva, qui mรจne l'heure jusqu'ร  la hรขte du matin. Rava enseigne que, de nos jours, la matsa mangรฉe aprรจs minuit ne rend pas quitte selon Rabbi Elazar : le verset ramรจne la matsa au temps du Pessa'h.

Rav Houna et Rav Hisda discutent la raison pour laquelle le pigul et le notar rendent les mains impures, et la mesure de ce decret.

Somnolence ou sommeil : peut-on encore manger ?Rabbi Yossi. Les trois signes de Rav Achi.On l'appelleIl rรฉpondPas de sevaraRappelรฉ, il se rappelleSomnolenceIls mangerontLe repas peut reprendreSommeilIls ne mangeront pasLe repas est coupรฉRabba, devant Abbaye : je somnole.Il cite la michna. La somnolence laisse manger.
Somnolence : on rรฉpond, sans sevara, et le rappel revient. On mange encore. Le sommeil arrรชte le repas.
Jusqu'ร  quand mange-t-on le Pessa'h ?Rabbi Elazar ben Azarya et Rabbi AkivaRabbi Elazar ben AzaryaRabbi AkivaGezera chava : en cette nuit-lร Passage en ร‰gypte, jusqu'ร  minuitHipazon : l'heure de la hรขteJusqu'ร u matin, dit RachiMot hazehLa seconde nuit sort de lo totiruMot hazehIl exclut une seconde nuitRava, de nos joursMatsa aprรจs minuit, selon Rabbi Elazar : on n'est pas quitte.Le hekech avec le Pessa'h fixe le mรชme temps.Le verset ramรจne la matsa ร  cette premiรจre loi.Rabbeinou Tam mangeait l'afikoman avant minuit.
Rabbi Elazar ben Azarya : le Pessah jusqu'ร  minuit. Rabbi Akiva : jusqu'ร  l'heure de la hรขte. Rava en tire la matsa de nos jours.
Pigul et notar : pourquoi les mains deviennent impuresRav Houna et Rav Hisda. La Guemara ne dit pas qui tient quoi.Raison du decretMesureKohanim suspectshashdei kehounaKezayitvolume d'une oliveKohanim paresseuxatzlei kehounaKebeitzavolume d'un ล“uf
Pigul et notar rendent les mains impures. Deux raisons possibles, deux mesures possibles. L'attribution reste ouverte.
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ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืื•ืžืจ: ื ืชื ืžื ืžื• โ€” ื™ืื›ืœื•, ื ืจื“ืžื• โ€” ืœื ื™ืื›ืœื•. ื”ืคืกื— ืื—ืจ ื—ืฆื•ืช ืžื˜ืžื ืืช ื”ื™ื“ื™ื. ื”ืคื’ื•ืœ ื•ื”ื ื•ืชืจ ืžื˜ืžืื™ืŸ ืืช ื”ื™ื“ื™ื.

Rabbi Yossi dit : s'ils ont somnolรฉ, ils mangeront ; s'ils se sont endormis, ils ne mangeront pas. Le Pessa'h aprรจs minuit rend les mains impures.

Le pigul et le notar rendent les mains impures.

๐Ÿ’ก Explication

Suite de la michna du repas. Rabbi Yossi sรฉpare deux sommeils. La somnolence laisse manger. Le sommeil arrรชte. Puis deux decrets sur les mains : le Pessa'h aprรจs minuit, devenu notar (reste aprรจs le temps permis), et le pigul (offrande รฉcartรฉe par une mauvaise intention) avec le notar.

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ื’ืžืณ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืื•ืžืจ: ื ืชื ืžื ืžื• โ€” ื™ืื›ืœื•, ื ืจื“ืžื• โ€” ืœื ื™ืื›ืœื•. ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™ ื ืชื ืžื ื? ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™: ื ื™ื ื•ืœื ื ื™ื, ืชื™ืจ ื•ืœื ืชื™ืจ. ื›ื’ื•ืŸ ื“ืงืจื™ ืœื™ื” ื•ืขื ื™, ื•ืœื ื™ื“ืข ืœืื”ื“ื•ืจื™ ืกื‘ืจื, ื•ื›ื™ ืžื“ื›ืจื• ืœื™ื” โ€” ืžื“ื›ืจ.

Guemara. Rabbi Yossi dit : s'ils ont somnolรฉ, ils mangeront ; s'ils se sont endormis, ils ne mangeront pas.

Quel est le cas de la somnolence ? Rav Achi a dit : il dort et ne dort pas, il est รฉveillรฉ et ne l'est pas.

Par exemple, on l'appelle et il rรฉpond, mais il ne sait pas rendre une sevara ; et lorsqu'on le lui rappelle, il se rappelle.

๐Ÿ’ก Explication

Rav Achi pose trois signes. On l'appelle : il rรฉpond. On lui demande une sevara (un raisonnement) : il ne la rend pas. On lui rappelle ce qui s'est passรฉ : il se rappelle. Cet entre-deux est la somnolence. Le sommeil en sort.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Les trois signes de la somnolence1. AppelIl rรฉpond2. SevaraIl ne la rend pas3. RappelIl se rappelle
Trois signes : il rรฉpond ร  l'appel, il ne rend pas la sevara, le rappel lui revient.
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ืื‘ื™ื™ ื”ื•ื” ื™ืชื™ื‘ ืงืžื™ื” ื“ืจื‘ื”. ื—ื–ื ื“ืงื ื ืžื ื, ืืžืจ ืœื™ื”: ืžื™ื ื ืงื ื ืื™ื ืžืจ. ืืžืจ ืœื™ื”: ืžื™ื ื•ืžื™ ืงื (ืžื ืžื ื) [ืžื ืžื ืžื ื], ื•ืชื ืŸ: ื ืชื ืžื ืžื• โ€” ื™ืื›ืœื•, ื ืจื“ืžื• โ€” ืœื ื™ืื›ืœื•.

Abbaye รฉtait assis devant Rabba. Il vit qu'il somnolait.

Il lui dit : le maรฎtre dort-il ? Il lui dit : je somnole.

Et nous avons appris : s'ils ont somnolรฉ, ils mangeront ; s'ils se sont endormis, ils ne mangeront pas.

๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืืžืจ ืœื™ื”: ืžื™ื ื ืงื ื ืื™ื ืžืจ? ืืžืจ ืœื™ื”: ืžื™ื ื•ืžื™ ืงื ืžื ืžื ื. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืื‘ื™ื™ ื™ื“ืข ืœืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ื ืชื ืžื ืžื• ื™ืื›ืœื•, ื•ืจืง ื—ืฉื‘ ืื•ืœื™ ืจื‘ื” ืœื ื”ื™ื” ื‘ืกื•ื’ ื ืชื ืžื ืžื• ืฉื”ื•ื ื ื™ื ื•ืœื ื ื™ื, ืชื™ืจ ื•ืœื ืชื™ืจ ืืœื ื”ื™ื” ื™ืฉืŸ ืžืžืฉ ื“ืœื ื™ื“ืข ืœืื”ื“ื•ืจื™ ืกื‘ืจื, ื•ื›ื™ ืžื“ื›ืจื• ืœื™ื” ืœื ืžื“ื›ืจ ืœื›ืŸ ืืžืจ ืœื• ื‘ืœืฉื•ืŸ ืฉืืœื” ืžื™ื ื ืงื ื ืื™ื? ื•ืœืฉื•ืŸ ืงื ื ืื™ื ื“ืืžืจ ืขืœ ืฉื™ื ื” ืžืžืฉ, ื“ืœื ื™ื“ืข ืœืื”ื“ื•ืจื™ ืกื‘ืจื, ื•ื›ื™ ืžื“ื›ืจื• ืœื™ื” ืœื ืžื“ื›ืจ ื•ืืžืจ ืœื• ืจื‘ื” ืžื™ื ื•ืžื™ ืงื ืžื ืžื ื ืœืฉื•ืŸ ื–ื” ื™ืืžืจ ืขืœ ื ื™ื ื•ืœื ื ื™ื ื“ื™ื“ืข ืœืื”ื“ื•ืจื™ ืกื‘ืจื ื•ื›ื™ ืžื“ื›ืจื• ืœื™ื” ืžื“ื›ืจ, ื•ืœื›ืš ื”ื•ืฆืจืš ืœื•ืžืจ ื’ื ื›ืŸ ืœืฉื•ืŸ ื”ืžืฉื ื” ืœื”ืจืื•ืช ื“ื™ื“ืข ืœืื”ื“ื•ืจื™ ืกื‘ืจื.
Il lui dit : le maรฎtre dort-il ? Il lui rรฉpondit : je somnole. Il me semble, avec l'aide du Ciel, qu'Abbaye connaissait la michna : s'ils ont somnolรฉ, ils mangeront. Il pensait seulement ceci : peut-รชtre Rabba n'รฉtait-il pas dans la catรฉgorie de la somnolence, celle de celui qui dort et ne dort pas, qui est รฉveillรฉ et ne l'est pas, et il dormait vraiment, au point de ne pas savoir rendre une sevara, et, lorsqu'on le lui rappelle, de ne pas se rappeler. C'est pourquoi il le lui a dit sur le mode de la question : le maรฎtre dort-il ? La tournure ' il dort ' vise un sommeil vรฉritable : on ne sait pas rendre une sevara, et, lorsqu'on le lui rappelle, on ne se rappelle pas. Rabba lui a dit : je somnole. Cette tournure se dit de celui qui dort et ne dort pas, qui sait rendre une sevara, et qui, lorsqu'on le lui rappelle, se rappelle. C'est pourquoi il a eu besoin de dire aussi la tournure de la michna, pour montrer qu'il sait rendre une sevara.
๐Ÿ’ก Explication

Abbaye voit Rabba s'assoupir. La question porte sur le verbe du sommeil. Rabba rรฉpond par le verbe de la somnolence, puis cite la michna : on peut encore manger.

Le Ben Yehoiada : Abbaye connaรฎt dรฉjร  la michna. Il craint un sommeil vrai, oรน l'on ne rend pas de sevara et oรน le rappel ne revient pas. Rabba, en citant la michna, montre qu'il rend une sevara et qu'il se rappelle.

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ื”ืคืกื— ืื—ืจ ื—ืฆื•ืช ืžื˜ืžื ืืช ื”ื™ื“ื™ื ื•ื›ื•ืณ. ืืœืžื ืžื—ืฆื•ืช ื”ื•ื” ืœื™ื” ื ื•ืชืจ. ืžืืŸ ืชื ื?

Le Pessa'h aprรจs minuit rend les mains impures, etc. Il en ressort que dรจs minuit il est notar.

Quel est le tana ?

๐Ÿ’ก Explication

La michna fait du Pessa'h d'aprรจs minuit une chose qui rend les mains impures. La Guemara en tire qu'il est dรฉjร  notar dรจs minuit. Elle demande quel tana fixe ce temps.

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ืืžืจ ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ: ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ื”ื•ื, ื“ืชื ื™ื: ืดื•ืื›ืœื• ืืช ื”ื‘ืฉืจ ื‘ืœื™ืœื” ื”ื–ื”ืด, ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ืื•ืžืจ: ื ืืžืจ ื›ืืŸ ืดื‘ืœื™ืœื” ื”ื–ื”ืด, ื•ื ืืžืจ ืœื”ืœืŸ ืดื•ืขื‘ืจืชื™ ื‘ืืจืฅ ืžืฆืจื™ื ื‘ืœื™ืœื” ื”ื–ื”ืด.

Rav Yossef a dit : c'est Rabbi Elazar ben Azarya. On enseigne en effet une baraรฏta : ' Ils mangeront la viande en cette nuit-lร . ' Rabbi Elazar ben Azarya dit : il est dit ici ' en cette nuit-lร  ', et il est dit plus loin ' Je passerai dans le pays d'ร‰gypte en cette nuit-lร  '.

๐Ÿ’ก Explication

Rav Yossef nomme Rabbi Elazar ben Azarya. La baraรฏta fait une gezera chava (analogie verbale) sur les mots ' en cette nuit-lร  '. Ici, la consommation du Pessa'h, Chemot 12, 8. Lร -bas, le passage en ร‰gypte, Chemot 12, 12.

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ืžื” ืœื”ืœืŸ โ€” ืขื“ ื—ืฆื•ืช, ืืฃ ื›ืืŸ โ€” ืขื“ ื—ืฆื•ืช.

De mรชme que lร -bas, jusqu'ร  minuit, de mรชme ici, jusqu'ร  minuit.

๐Ÿ’ก Explication

Le terme commun fixe l'heure. Lร -bas, le passage en ร‰gypte, heure de la frappe des bekhorot (premiers-nรฉs), va jusqu'ร  minuit. Ici, manger le Pessa'h s'arrรชte ร  la mรชme heure.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Gezera chava : en cette nuit-lร IciIls mangeront la viandeen cette nuit-lร Manger le Pessa'hLร -basJe passerai en ร‰gypteen cette nuit-lร Jusqu'ร  minuit
Mรชme formule, mรชme heure : la nuit du passage s'arrรชte ร  minuit, la nuit du Pessa'h aussi.
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ืืžืจ ืœื• ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื: ื•ื”ืœื ื ืืžืจ ืดื—ืคื–ื•ืŸืด โ€” ืขื“ ืฉืขืช ื—ืคื–ื•ืŸ.

Rabbi Akiva lui dit : or il est dit ' hipazon ' (hรขte), jusqu'ร  l'heure de la hรขte.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ืขื“ ืฉืขืช ื—ืคื–ื•ืŸ ืฉื ื‘ื”ืœื• ืœืฆืืช ื•ื”ื™ื™ื ื• ืขื“ ื”ื‘ืงืจ:
Lorsqu'ils se sont hรขtรฉs de sortir, c'est-ร -dire jusqu'ร u matin.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Akiva lit le mot hipazon, Chemot 12, 11. Rachi : l'heure oรน l'on s'est hรขtรฉ de sortir, jusqu'ร u matin. Le temps de manger va donc jusqu'ร  l'aube.

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ืื ื›ืŸ, ืžื” ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ ืดื‘ืœื™ืœื”ืด? ื™ื›ื•ืœ ื™ื”ื ื ืื›ืœ ื›ืงื“ืฉื™ื ื‘ื™ื•ื โ€” ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ: ืดื‘ืœื™ืœื”ืด, ื‘ืœื™ืœื” ื”ื•ื ื ืื›ืœ, ื•ืื™ื ื• ื ืื›ืœ ื‘ื™ื•ื.

S'il en est ainsi, que vient enseigner le verset par ' la nuit ' ? On pourrait dire qu'il se mange comme les kodashim, de jour.

L'enseignement dit : ' la nuit '. C'est de nuit qu'il se mange, et il ne se mange pas de jour.

๐Ÿ’ก Explication

Si le temps court jusqu'ร  l'aube, le mot ' la nuit ' a encore un rรดle. On aurait mangรฉ le Pessa'h de jour, comme les autres kodashim (offrandes sacrรฉes). Le verset fixe cette offrande ร  la nuit.

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ื•ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื, ื”ืื™ ืดื”ื–ื”ืด ืžืื™ ืขื‘ื™ื“ ืœื™ื”? ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืœืžืขื•ื˜ื™ ืœื™ืœื” ืื—ืจ ื”ื•ื ื“ืืชื. ืกืœืงื ื“ืขืชืš ืืžื™ื ื: ื”ื•ืื™ืœ ื•ืคืกื— ืงื“ืฉื™ื ืงืœื™ื, ื•ืฉืœืžื™ื ืงื“ืฉื™ื ืงืœื™ื โ€” ืžื” ืฉืœืžื™ื ื ืื›ืœื™ื ืœืฉื ื™ ื™ืžื™ื ื•ืœื™ืœื” ืื—ื“, ืืฃ ืคืกื—;

Et Rabbi Akiva, que fait-il de ce ' hazeh ' (' celle-ci ') ? Il lui est nรฉcessaire pour exclure une autre nuit.

Il pourrait te venir ร  l'esprit de dire : puisque le Pessa'h est kodashim kalim (sacrifices de saintetรฉ lรฉgรจre), et que les chelamim sont kodashim kalim, de mรชme que les chelamim se mangent pendant deux jours et une nuit, de mรชme le Pessa'h.

๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Akiva ne prend pas ' hazeh ' pour la gezera chava. Le mot รฉcarte une autre nuit. Sans lui, on raisonnerait ainsi : le Pessa'h est kodashim kalim, comme les chelamim (sacrifices de paix). Les chelamim se mangent deux jours et une nuit. On รฉtendrait le Pessa'h de la mรชme maniรจre. La phrase continue au segment suivant.

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ืื•ืงื™ื ืœื™ืœื•ืช ื‘ืžืงื•ื ื™ืžื™ื, ื•ื™ื”ื ื ืื›ืœ ืœืฉื ื™ ืœื™ืœื•ืช ื•ื™ื•ื ืื—ื“, ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื: ืดื”ื–ื”ืด.

Place les nuits ร  la place des jours, et il se mangerait pendant deux nuits et un jour. La Torah a รฉcrit : ' hazeh '.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื™ื•ื ืื—ื“ ื˜"ื• ื”ืžืคืกื™ืง ื‘ื™ืŸ ื”ืœื™ืœื•ืช ื“ืœื ืœื™ื”ื•ื™ ื ื•ืชืจ ืขื“ ื˜"ื–:
Le 15, qui interrompt entre les nuits, de sorte qu'il ne soit notar qu'au 16.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืชื ื™ื ืื›ืœื• ื“ืžืื™ ื™ืฆื ืื›ืœื• ื‘ืœื ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื™ืฆื ืื›ืœื• ืœื—ืฆืื™ืŸ ื™ืฆื ื•ื‘ืœื‘ื“ ืฉืœื ื™ืฉื”ื ื‘ื• ื‘ื™ืŸ ืื›ื™ืœื” ืœื—ื‘ื™ืจืชื” ื™ื•ืชืจ ืžื›ื“ื™ ืื›ื™ืœืช ืคืจืก ืžืฉื•ื ื“ืžื‘ืจืš ืขืœ ืื›ื™ืœืช ืžืจื•ืจ ืฆืจื™ืš ืฉื™ืื›ืœ ื›ื–ื™ืช ื“ืื™ืŸ ืื›ื™ืœื” ื‘ืคื—ื•ืช ืžื›ื–ื™ืช ืื‘ืœ ื‘ื™ืจืงื•ืช ื”ืจืืฉื•ื ื•ืช ืฉืžื‘ืจืš ืขืœื™ื”ืŸ ื‘ืคื”"ื ื‘ืขืœืžื ื•ืื™ืŸ ืžื–ื›ื™ืจื™ืŸ ืขืœื™ื”ื ืื›ื™ืœื” ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืžื”ื ื›ื–ื™ืช. ืชื ื™ื ืจ' ื™ื•ืกื™ ืื•ืžืจ ืืข"ืค ืฉื˜ื™ื‘ืœ ื‘ื—ื–ืจืช ืžืฆื•ื” ืœื”ื‘ื™ื ืœืคื ื™ื• ืžืฆื” ื•ื—ื–ืจืช ื•ื—ืจื•ืกืช ื•ืฉื ื™ ืชื‘ืฉื™ืœื™ืŸ ืžืื™ ืฉื ื™ ืชื‘ืฉื™ืœื™ืŸ ื"ืจ ื”ื•ื ื ืกื™ืœืงื ื•ืืจื•ื–ื ืจื‘ื ืžื”ื“ืจ ืืกื™ืœืงื ื•ืืจื•ื–ื ื”ื•ืื™ืœ ื•ื ืคื™ืง ืžืคื•ืžื™ื” ื“ืจื‘ ื”ื•ื ื ื—ื–ืงื™ื” ืืžืจ ืืคื™ืœื• ื“ื’ ื•ื‘ื™ืฆื” ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ ืฆืจื™ืš ืฉื ื™ ืžื™ื ื™ ื‘ืฉืจ ืื—ื“ ื–ื›ืจ ืœืคืกื— ื•ืื—ื“ ื–ื›ืจ ืœื—ื’ื™ื’ื” ื•ื ืจืื” ื›ืฉื—ืœ ืคืกื— ืœื”ื™ื•ืช ื‘ืื—ื“ ื‘ืฉื‘ืช ืฉืœื ื™ื‘ื™ื ื›ื™ ืื ืชื‘ืฉื™ืœ ืื—ื“. ื“ืื™ืŸ ื—ื’ื™ื’ื” ื‘ื ืขื ื”ืคืกื— ื“ืื™ื ื” ื“ื•ื—ื” ืืช ื”ืฉื‘ืช ื“ืœื ื›ืชื™ื‘ ื‘ื” ื‘ืžื•ืขื“ื• ื•ืื ื™ื‘ื™ืื ื” ื‘ืข"ืฉ ืชื™ืคืกืœ ื‘ืœื™ื ื” ื‘ืžื•ืฆืื™ ืฉื‘ืช ื”ืœื›ืš ืœื ื™ื‘ื™ื ืชื‘ืฉื™ืœ ืฉื ื™ ืœื—ื’ื™ื’ื” ืžืฉื•ื ืžื”ืจื” ื™ื‘ื ื” ื‘ื™ืช ื”ืžืงื“ืฉ ื•ื™ืืžืจ ืืฉืชืงื“ ืžื™ ืœื ื”ื‘ื™ืื ื• ื–ื›ืจ ืœื—ื’ื™ื’ื” ืืข"ืค ืฉื—ืœ ืœื”ื™ื•ืช ืืจื‘ืขื” ืขืฉืจ ื‘ืฉื‘ืช ื”ืฉืชื ื ืžื™ ื ื‘ื™ื ื—ื’ื™ื’ื” ื‘ืฉื‘ืช ื•ื›ื™ ื”ืื™ ื’ื•ื•ื ื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ื’ื‘ื™ ื—ื“ืฉ ื‘ืจืืฉ ื”ืฉื ื” ื“ืฃ ืœ.. ื•ื”"ืจ ื™ืขืงื‘ ืžืื•ืจืœื™ื "ืฉ ื•ื”"ืจ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืงื•ืจื‘ื™"ืœ ื–"ืœ ื”ื™ื• ืื•ืžืจื™ื ื“ืฆืจื™ืš ืฉื ื™ ืชื‘ืฉื™ืœื™ืŸ. ื“ื›ืฉื—ืœ ืืจื‘ืขื” ืขืฉืจ ืœื”ื™ื•ืช ื‘ืฉื‘ืช ืžื‘ื™ืื™ืŸ ื”ื—ื’ื™ื’ื” ืžืขืจื‘ ืฉื‘ืช ื•ืื™ื ื” ื ืคืกืœืช ื‘ืœื™ื ื” ื‘ืžื•ืฆืื™ ืฉื‘ืช. ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืื•ืงื™ ืœื™ืœื•ืช ื‘ื”ื“ื™ ื™ืžื™ื ื•ื”ื•ื™ ืœื”ื• ืฉื ื™ ืœื™ืœื•ืช ื•ื™ื•ื ืื—ื“ ื›ื ื’ื“ ืฉื ื™ ื™ืžื™ื ื•ืœื™ืœื” ืื—ื“. ื•ืœืงืžืŸ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ืงื›:) ืืžืจื™ื ืŸ ื’ื‘ื™ ืคืกื—ื ืก"ื“ ืืžื™ื ื ื ื•ืงื™ ืœื™ืœื•ืช ืœื‘ื”ื“ื™ ื™ืžื™ื ืื™ ืœืื• ืžื™ืขื•ื˜ื ื•ืœื’ื‘ื™ ื—ื’ื™ื’ื” ื“ืœื™ื›ื ืžืขื•ื˜ื ืืžืื™ ืœื ื ื™ืžื ื”ื›ื™. ื•ื”ื ื“ืชื ื™ื ื‘ืคืจืง ืืœื• ื“ื‘ืจื™ื (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ืกื˜:) ืื™ืžืชื™ ื‘ื ืขื ื”ืคืกื— ื‘ื–ืžืŸ ืฉื‘ื ื‘ื—ื•ืœ. ืœื ืงืฉื™' ื“ื‘ื—ื•ืœ ื‘ื ืขื ื”ืคืกื— ืื‘ืœ ื‘ืฉื‘ืช ืื™ื ื• ื‘ื ืขื ื”ืคืกื— ืื‘ืœ ื‘ื ื‘ืขืจื‘ ืฉื‘ืช. ื•ืœื ื ื”ื™ืจื ื“ื”ื ื“ืก"ื“ ืืžื™ื ื ื“ืคืกื— ื ื•ืงื™ ืœื™ืœื•ืช ืœื‘ื”ื“ื™ ื™ืžื™ื ืžืฉื•ื ื“ืื™ื ื• ื ืื›ืœ ื‘ื™ื•ื ื”ืงืจื‘ืชื• ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ืœื™ืœื” ื”ื–ื” ื”ืœื›ืš ื™ื•ื ื”ืงืจื‘ืชื• ืื™ื ื• ืžืŸ ื”ืžื ื™ืŸ. ืื‘ืœ ื—ื’ื™ื’ื” ืฉื™ื›ื•ืœ ืœืื•ื›ืœื” ื‘ื™ื•ื ื”ืงืจื‘ืชื” ืคืฉื™ื˜ื ื“ื™ื•ื ื”ืงืจื‘ืชื” ืžืŸ ื”ืžื ื™ืŸ. ืจื‘ื™ื ื ืืžืจ ืืคื™ืœื• ื’ืจืžื ื•ื‘ื™ืฉื•ืœื:
Guemara. On enseigne : s'il l'a mangรฉ en demai (produit dont la dรฎme est douteuse), il est quitte. S'il l'a mangรฉ sans intention, il est quitte. S'il l'a mangรฉ par moitiรฉs, il est quitte, a condition de ne pas laisser, entre une bouchรฉe et la suivante, plus que le temps d'une akhilat peras. Puisqu'il bรฉnit ' al akhilat maror ', il doit en manger un kezayit, car il n'y a pas d'akhila en dessous d'un kezayit. Pour les premiรจres herbes, sur lesquelles il bรฉnit seulement ' bore peri haadama ', et oรน l'on ne mentionne pas l'akhila, il n'en faut pas un kezayit. On enseigne : Rabbi Yossi dit : mรชme s'il a trempรฉ dans la laitue, c'est une mitsva de placer devant lui matsa, laitue, harosset et deux mets. Que sont les deux mets ? Rav Houna a dit : des blettes et du riz. Rava recherchait des blettes et du riz, puisque cela รฉtait sorti de la bouche de Rav Houna. Hizkiya a dit : mรชme un poisson et un ล“uf. Rav Yossef a dit : il faut deux sortes de viande, l'une en souvenir du Pessa'h, l'autre en souvenir de la hagiga. Et il en ressort que, lorsque Pessa'h tombe un dimanche, on n'apporte qu'un seul mets. Car la hagiga ne vient pas avec le Pessa'h : elle ne repousse pas le chabbat, puisqu'il n'est pas รฉcrit ร  son sujet ' bemoado ' (en son temps fixรฉ). Si on l'apporte la veille du chabbat, elle est passoul par la lina (le passage de la nuit) ร  la sortie du chabbat. C'est pourquoi on n'apporte pas un second mets pour la hagiga. Bientรดt le Temple sera rebรขti, et l'on dira : l'an passรฉ, n'avons-nous pas apportรฉ un souvenir de la hagiga, bien que le quatorze tombรขt un chabbat ? Cette annรฉe aussi nous apporterons la hagiga le chabbat. Et c'est ainsi que l'on craint pour le hadach (la cรฉrรฉale nouvelle), ร  Roch Hachana 30a. Notre maรฎtre Yaakov d'Orlรฉans et notre maรฎtre Yehouda de Corbeil, de mรฉmoire bรฉnie, disaient qu'il faut deux mets. Car lorsque le quatorze tombe un chabbat, on apporte la hagiga dรจs la veille du chabbat, et elle n'est pas passoul par la lina ร  la sortie du chabbat. Nous disons en effet : place les nuits en regard des jours, et l'on a deux nuits et un jour, en face de deux jours et une nuit. Et plus loin (Pesachim 120b) nous disons ร  propos du Pessa'h : il viendrait ร  l'esprit de placer les nuits en regard des jours, s'il n'y avait un miout (une exclusion). Pour la hagiga, oรน il n'y a pas de miout, pourquoi ne pas le dire ? Et ce qu'enseigne la baraรฏta au chapitre Elou devarim (Pesachim 69b) : quand vient-elle avec le Pessa'h ? Lorsqu'il vient en semaine. Il n'y a pas de difficultรฉ. En semaine, elle vient avec le Pessa'h. Le chabbat, elle ne vient pas avec le Pessa'h, et elle vient la veille du chabbat. Et cela ne se tient pas. Ce qui viendrait ร  l'esprit pour le Pessa'h, placer les nuits en regard des jours, vient de ce qu'il ne se mange pas le jour de son offrande, puisqu'il est รฉcrit ' en cette nuit-lร  '. Le jour de son offrande n'entre donc pas dans le compte. La hagiga peut se manger le jour de son offrande : le jour de son offrande entre dans le compte. Ravina a dit : mรชme un os et son bouillon.
๐Ÿ’ก Explication

Le Pessa'h se mange de nuit. On รฉchange donc les jours des chelamim contre des nuits : nuit du 15, jour du 15, nuit du 16. Le mot hazeh ne garde que cette nuit-lร .

Rachi : le jour qui sรฉpare les deux nuits est le 15. Sans le mot, le notar n'arriverait qu'au 16. Le Roch reprend plus loin ce comptage des nuits ร  propos de la hagiga apportรฉe la veille d'un chabbat.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux nuits et un jour, puis le mot hazehHava amina tirรฉe des chelamim. Hazeh ne garde qu'une nuit.Nuit du 15On commence ร  mangerJour du 15Le jour qui sรฉpareNuit du 16Hazeh l'รฉcarteChelamim : deux jours et une nuitOn place les nuits ร  la place des jours.Hazeh : cette nuit-lร  seulement. Notar dรจs le 16, dit Rachi.
Deux nuits autour du jour du 15. Hazeh รฉcarte la nuit du 16.
11
ื•ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ืืžืจ ืœืš: ืžืดืœื ืชื•ืชื™ืจื• ืขื“ ื‘ืงืจืด ื ืคืงื ื”ื.

Et Rabbi Elazar ben Azarya te dirait : de ' tu n'en laisseras rien jusqu'ร u matin ', cela se dรฉduit.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืœื ืชื•ืชื™ืจื• ืขื“ ื‘ืงืจ ื ืคืงื ืืข"ื’ ื“ื“ืจืฉื™ื ืŸ ืžื™ื ื™ื” (ืœืขื™ืœ ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ืคื’:) ืœื™ืชืŸ ืœื• ื‘ืงืจ ืฉื ื™ ืœืฉืจื™ืคืชื• ื“ื ืคืงื ืœืŸ ืžื”ืชื ื“ืื™ืŸ ืฉื•ืจืคื™ืŸ ืงื“ืฉื™ื ื‘ื™"ื˜ ืื™ืช ืžืืŸ ื“ืžืคื™ืง ืœื™ื” ื‘ืค"ื‘ ื“ืฉื‘ืช (ื“ืฃ ื›ื“:) ื•ื‘ืžื›ื™ืœืชื™ืŸ ืžื“ื•ื›ืชื ืื—ืจื™ื ื:
Bien que nous l'expliquions (plus haut, Pesachim 83b) pour lui donner un second matin pour sa combustion, d'oรน nous dรฉduisons qu'on ne brรปle pas les kodashim un yom tov, il y a une opinion qui le dรฉduit au deuxiรจme chapitre de Chabbat (24b), et, dans notre traitรฉ, d'un autre endroit.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Elazar ben Azarya n'a pas besoin de ' hazeh ' pour รฉcarter la seconde nuit. Le verset ' tu n'en laisseras rien jusqu'ร u matin ' (Chemot 12, 10) suffit : laisser jusqu'ร u matin est dรฉjร  interdit.

Tossefot : ce verset sert aussi, ร  Pesachim 83b, ร  donner un second matin pour la combustion, d'oรน l'on tire qu'on ne brรปle pas les kodashim un yom tov. Une opinion tire cette loi de Chabbat 24b, et dans notre traitรฉ d'un autre endroit. Le verset reste alors disponible pour le temps oรน l'on mange.

12
ื•ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืืžืจ ืœืš: ืื™ ืœื ื›ืชื‘ ืจื—ืžื ื ืดื”ื–ื”ืด, ื”ื•ื” ืืžื™ื ื: ืžืื™ ืดื‘ืงืจืด โ€” ื‘ืงืจ ืฉื ื™. ื•ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ืืžืจ ืœืš: ื›ืœ ื”ื™ื›ื ื“ื›ืชื‘ ืดื‘ืงืจืด โ€” ื‘ืงืจ ืจืืฉื•ืŸ ื”ื•ื.

Et Rabbi Akiva te dirait : si la Torah n'avait pas รฉcrit ' hazeh ', j'aurais dit : que signifie ' matin ' ? Le second matin.

Et Rabbi Elazar te dirait : partout oรน il est รฉcrit ' matin ', c'est le premier matin.

๐Ÿ’ก Explication

Sans ' hazeh ', le ' matin ' de ' tu n'en laisseras rien ' pourrait รชtre le second matin, celui du 16 nissan. Le mot reste donc nรฉcessaire pour Rabbi Akiva. Rabbi Elazar ben Azarya rรฉpond que chaque ' matin ' du verset est le premier matin, celui qui suit la nuit du repas.

13
ืืžืจ ืจื‘ื: ืื›ืœ ืžืฆื” ื‘ื–ืžืŸ ื”ื–ื” ืื—ืจ ื—ืฆื•ืช, ืœืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ืœื ื™ืฆื ื™ื“ื™ ื—ื•ื‘ืชื•. ืคืฉื™ื˜ื! ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ืชืงืฉ ืœืคืกื— โ€” ื›ืคืกื— ื“ืžื™.

Rava a dit : s'il a mangรฉ de la matsa de nos jours aprรจs minuit, selon Rabbi Elazar ben Azarya, il n'est pas quitte de son obligation. C'est รฉvident !

Puisqu'elle a รฉtรฉ rapprochรฉe du Pessa'h, elle est semblable au Pessa'h.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืžืจ ืจื‘ื ืื›ืœ ืžืฆื” ื‘ื–ืžืŸ ื”ื–ื” ื›ื•' ื™ืฉ ืžืคืจืฉื™ื ื“ื›ืš ื”ืœื›ื” ื“ื”ื ืกืชื ืžืชื ื™' ื›ื•ื•ืชื™ื” ื•ืื™ืŸ ื–ื” ืจืื™ื” ื“ื”ื ืคืจืง ื‘' ื“ืžื’ื™ืœื” (ื“ืฃ ื›:) ืืฉื›ื—ืŸ ืกืชืžื ืื—ืจื™ื ื ื“ืœื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืชื ืŸ ื–ื” ื”ื›ืœืœ ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉืžืฆื•ืชื• ื‘ืœื™ืœื” ื›ืฉืจ ื›ืœ ื”ืœื™ืœื” ืœืืชื•ื™ื™ ืื›ื™ืœืช ืคืกื—ื™ื ื•ื“ืœื ื›ืจ"ื ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ื“ืืžืจ ืื›ื™ืœืช ืคืกื—ื™ื ืขื“ ื—ืฆื•ืช ื”ื™ื™ื ื• ื•ื“ืื™ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืช' ื•ื‘ืชืจ ื”ื›ื™ ืคืกื•ืœ ืœืžื™ื›ืœ ืื‘ืœ ื”ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื”ืงื˜ืจ ื—ืœื‘ื™ื ื•ืื™ืžื•ืจื™ื ืขื“ ื—ืฆื•ืช ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืจื™ืฉ ื‘ืจื›ื•ืช (ื“ืฃ ื‘.) ืœื ื”ื•ื™ ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืืคื™ืœื• ืœืจืื‘"ืข ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ืื ืขื™ื›ื‘ ืœื”ืงื˜ื™ืจ ืขื“ ื—ืฆื•ืช ืœื ื ืคืกืœ ื‘ื›ืš ื“ื”ื ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ื”ื™ื• ื›ืฉื™ืจื™ื ืขื“ ื”ื‘ืงืจ ื•ื—ื›ืžื™ื ืœื ืขืฉื• ืกื™ื™ื’ ืœื“ื‘ืจ ืœื”ื‘ื™ืื ืœื‘ื™ืช ื”ืคืกื•ืœ ืงื•ื“ื ื”ื–ืžืŸ ื•ื‘ืค' ื”ืžื–ื‘ื— ืžืงื“ืฉ (ื–ื‘ื—ื™ื ืคื•:) ื ืžื™ ืžื•ื›ื— ื”ื ื“ื—ืฆื•ืช ืขื•ืฉื” (ืคื™ื’ื•ืœ) [ืขื™ื›ื•ืœ] ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ื”ื”ื•ื ื“ื‘ืคืจืง ืื™ื–ื”ื• ืžืงื•ืžืŸ (ื–ื‘ื—ื™ื ื ื–:) ื“ืงืืž' ื“ืžืชื ื™' ื“ื”ืคืกื— ืื™ื ื• ื ืื›ืœ ืืœื ืขื“ ื—ืฆื•ืช ืจ"ื ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ื”ื™ื ื•ืคืจื™ืš ืžืžืื™ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื“ืœืžื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืจ"ืข ื”ื™ื ื•ืžืฉื ื™ ื"ื› ืžืื™ ืืœื ืคื™ืจื•ืฉ ืื™ ื”ื•ื” ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืœื ื”"ืœ ืœืžื™ืชื ื™ ืืœื ื“ื”ื ืœืขื™ืœ ื’ื‘ื™ ืชื•ื“ื” ื•ื—ื˜ืืช ืชื ื ืขื“ ื—ืฆื•ืช ื•ืœื ืชื ื ืืœื ื“ืืคื™ืœื• ืื™ืจืข ื“ืขื‘ืจ ืขืœ ื“ื‘ืจื™ ื—ื›ืžื™ื ื•ืœื ืื›ืœ ืงื•ื“ื ื—ืฆื•ืช ืœื ื ืคืกืœ ื•ืื•ื›ืœื• ืœืื—ืจ ื—ืฆื•ืช ื›ื“ืžืฉืžืข ืค"ืง ื“ื‘ืจื›ื•ืช (ื“ืฃ ื˜.) ื’ื‘ื™ ืง"ืฉ ื‘ื”ื”ื•ื ืžืขืฉื” ื“ื‘ืื• ื‘ื ื™ื• ืฉืœ ืจ"ื’ ืžื‘ื™ืช ื”ืžืฉืชื” ื•ืž"ืž ืื™ื›ื ืกื™ื™ื’ ื“ืขื‘ืจ ืขืœ ื“ื‘ืจื™ ื—ื›ืžื™ื ืื ืœื ืื›ืœ ืงื•ื“ื ื—ืฆื•ืช ื•ื”"ื’ ื”ืชื ื"ื› ืžืื™ ืืœื ื•ืชื• ื›ื™ ื”ื ืš ืžื” ื”ื ืš ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื›ืœื•ืžืจ ืžื” ื”ื ื”ื• ื“ืื™ื ื• ื ืื›ืœ ืืœื ืœืžื ื•ื™ื™ื• ื•ืฆืœื™ ื”ื™ื™ื ื• ื“ืื•ืจื™ื™ืช' ืืฃ ื”ื ืš ื ืžื™ ื“ืขื“ ื—ืฆื•ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ื”ื™ื [ืขื™' ืชื•ืก' ื–ื‘ื—ื™ื ื ื–: ื“"ื” ื•ืื‘"ื ื•ืชื•ืก' ืžื’ื™ืœื” ื›ื. ื“ื ืœืืชื•ื™ื™]:
Certains expliquent que telle est la halakha, puisque la michna anonyme va dans son sens. Et cela ne fait pas preuve. Au chapitre 2 de Meguila (20b) nous trouvons une autre michna anonyme qui va autrement. On y enseigne : voici la rรจgle, toute chose dont la mitsva est de nuit est valable toute la nuit, pour inclure la consommation des Pessahim, ce qui va autrement que Rabbi Elazar ben Azarya, lequel dit que la consommation des Pessahim va jusqu'ร  minuit. Cela, c'est certainement deoraita, et ensuite c'est passoul ร  manger. Ce que nous disons de la combustion des graisses et des emourim jusqu'ร  minuit, comme au dรฉbut de Berakhot (2a), reste derabbanan, mรชme selon Rabbi Elazar ben Azarya. C'est pourquoi, s'il a tardรฉ ร  brรปler jusqu'aprรจs minuit, l'offrande n'en devient pas passoul : de la Torah elles รฉtaient kacher jusqu'ร u matin, et les Sages n'ont pas fait un seyag (une clรดture) qui les ferait entrer dans le passoul avant le temps. Au chapitre HaMizbeach mekadech (Zevahim 86b) il est aussi prouvรฉ que minuit produit l'ikoul de faรงon derabbanan. Et dans le passage du chapitre Eizehou mekoman (Zevahim 57b), qui dit que la michna ' le Pessa'h ne se mange que jusqu'ร  minuit ' est de Rabbi Elazar ben Azarya, on objecte : d'oรน tient-on que c'est deoraita ? Peut-รชtre est-ce derabbanan, et c'est Rabbi Akiva. On rรฉpond : s'il en รฉtait ainsi, que vient faire ' ela ' (seulement) ? Explication : si c'รฉtait derabbanan, il n'aurait pas dรป enseigner ' ela '. Car plus haut, ร  propos de la toda et du hatat, on enseigne ' jusqu'ร  minuit ' et l'on n'enseigne pas ' ela ' : mรชme s'il arrive qu'il transgresse les paroles des Sages et ne mange pas avant minuit, cela ne le rend pas passoul, et il le mange aprรจs minuit. Comme il ressort du premier chapitre de Berakhot (9a) ร  propos du Chema, dans le rรฉcit oรน les fils de Rabban Gamliel sont venus de la maison du festin. Il y a toutefois un seyag : il transgresse les paroles des Sages s'il n'a pas mangรฉ avant minuit. Et telle est la leรงon lร -bas : s'il en รฉtait ainsi, que vient faire ' ela ' ? Et de plus, comme ceux-lร  : de mรชme que ceux-lร  sont deoraita. C'est-ร -dire : de mรชme que ' il ne se mange que pour ses inscrits ' et ' rรดti ' sont deoraita, de mรชme ' jusqu'ร  minuit ' est deoraita, et c'est Rabbi Elazar ben Azarya. Voir Tossefot Zevahim 57b, dibour ' ve-ibaรฏt eima ', et Tossefot Meguila 21a, dibour ' leatuyei '.
โš–๏ธ Rosh (2)
ืืžืจ ืจื‘ื ื‘ื–ืžืŸ ื”ื–ื” ืžืฆื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืžืจื•ืจ ื“ืจื‘ื ืŸ. ืž"ืฉ ืžืจื•ืจ ื“ื›ืชื™ื‘ ืขืœ ืžืฆื•ืช ื•ืžืจื•ืจื™ื ื™ืื›ืœื•ื”ื• ื‘ื–ืžืŸ ืคืกื— ืื™ืŸ ืฉืœื ื‘ื–ืžืŸ ืคืกื— ืœื. ืžืฆื” ื ืžื™ ื›ืชื™ื‘ ืขืœ ืžืฆื•ืช ื•ืžืจื•ืจื™ื ื™ืื›ืœื•ื”ื• ืžืฆื” ืžื™ื”ื“ืจ ืื”ื“ืจื™ื” ืงืจื ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ืขืจื‘ ืชืื›ืœื• ืžืฆื•ืช. ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘ื ืฉืฉืช ื™ืžื™ื ืชืื›ืœ ืžืฆื•ืช ื•ื‘ื™ื•ื ื”ืฉื‘ื™ืขื™ ืžื” ืฉื‘ื™ืขื™ ืจืฉื•ืช ืืฃ ืฉืฉืช ื™ืžื™ื ืจืฉื•ืช. ืžืื™ ื˜ืขืžื ื”ื•ื” ื“ื‘ืจ ืฉื”ื™ื” ื‘ื›ืœืœ ื•ื™ืฆื ืžืŸ ื”ื›ืœืœ ืœื ืœืœืžื“ ืขืœ ืขืฆืžื• ื™ืฆื ืืœื ืœืœืžื“ ืขืœ ื”ื›ืœืœ ื›ื•ืœื• ื™ืฆื ื™ื›ื•ืœ ืืฃ ืœื™ืœื” ื”ืจืืฉื•ื ื” ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ ืขืœ ืžืฆื•ืช ื•ืžืจื•ืจื™ื ื™ืื›ืœื•ื”ื• ืื™ืŸ ืœื™ ืืœื ื‘ื–ืžืŸ ืฉื‘ื™ืช ื”ืžืงื“ืฉ ืงื™ื™ื ื‘ื–ืžืŸ ืฉืื™ืŸ ื‘ื™ืช ื”ืžืงื“ืฉ ืงื™ื™ื ืžื ื™ืŸ ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ ื‘ืขืจื‘ ืชืื›ืœื• ืžืฆื•ืช. ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื‘ืฉื‘ื•ืขื•ืช ืค"ื’ ื”ืœื›ื” ื“' ืฉื‘ื•ืขื” ืฉืœื ืื•ื›ืœ ืžืฆื” ืืกื•ืจ ืœืื›ื•ืœ ืžืฆื” ื‘ืœื™ืœื™ ืคืกื—ื™ื. ืฉื‘ื•ืขื” ืฉืœื ืื•ื›ืœ ืžืฆื” ื‘ืขืจื‘ ื‘ืœื™ืœื™ ื”ืคืกื— ืœื•ืงื” ื•ืื•ื›ืœ ืžืฆื” ื‘ืขืจื‘ ื‘ืœื™ืœื™ ื”ืคืกื—. ืฉื‘ื•ืขื” ืฉืœื ืืฉื‘ ื‘ืฆืœ ืื™ื ื• ื™ื•ืฉื‘ ื‘ืฆืœ ืกื•ื›ื”. ืฉืœื ืืฉื‘ ื‘ืฆืœ ืกื•ื›ื” ืœื•ืงื” ื•ื™ื•ืฉื‘ ื‘ืฆืœ ืกื•ื›ื”. ื›ืชื•ื‘ ื‘ืกืคืจื™ ื“ื‘ื™ ืจื‘ ืžื™ื™ืŸ ื•ืฉื›ืจ ื™ื–ื™ืจ ืœืขืฉื•ืช ื™ื™ืŸ ืžืฆื•ื” ื›ื™ื™ืŸ ื”ืจืฉื•ืช: ื™ืฉื ื• ืžืงืฆืชืŸ ื•ื›ื•' ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™ ืžืชื ืžื ื ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™ ื ื™ื ื•ืœื ื ื™ื ืชื™ืจ ื•ืœื ืชื™ืจ. ื›ื’ื•ืŸ ื“ืงืจื• ืœื™ื” ื•ืœื ื™ื“ืข ืœืื”ื“ื•ืจื™ ืกื‘ืจื. ื•ื›ื™ ืžื“ื›ืจื• ืœื™ื” ืžื“ื›ืจ ืื‘ื™ื™ ื”ื•ื” ื™ืชื™ื‘ ืงืžื™ื” ื“ืจื‘ื” ื•ื”ื•ื” ืžื ืžื ื. ืืžืจ ืœื™ื” ืžื™ื ื ืงื ื ื™ื™ื ืžืจ. ืืžืจ ืœื™ื” ื ืžื ื•ืžื™ ืงืžื ืžื ื ื•ืœื ื”ื™ื™ืชื™ ื™ืฉืŸ ื•ื”ื™ื™ื ื• ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™.
Rava a dit : de nos jours, la matsa est deoraita et le maror est derabbanan. Quelle diffรฉrence pour le maror ? Il est รฉcrit ' sur des matsot et des herbes amรจres ils le mangeront ' : au temps du Pessa'h, oui ; en dehors du temps du Pessa'h, non. La matsa aussi, voici qu'il est รฉcrit ' sur des matsot et des herbes amรจres ils le mangeront ' ! La matsa, le verset y revient, car il est รฉcrit ' le soir vous mangerez des matsot '. On enseigne une baraรฏta comme Rava : ' six jours tu mangeras des matsot, et le septiรจme jour '. De mรชme que le septiรจme est rechout (facultatif), de mรชme les six jours sont rechout. Quelle est la raison ? C'รฉtait une chose qui รฉtait dans le klal et qui en est sortie : elle n'est pas sortie pour enseigner sur elle-mรชme, elle est sortie pour enseigner sur tout le klal. On pourrait dire : mรชme la premiรจre nuit. L'enseignement dit : ' sur des matsot et des herbes amรจres ils le mangeront '. Je n'ai cela que lorsque le Temple existe. Lorsque le Temple n'existe pas, d'oรน le sait-on ? L'enseignement dit : ' le soir vous mangerez des matsot '. Yerouchalmi, Chevouot, chapitre 3, halakha 4. Un serment ' je ne mangerai pas de matsa ' : il est interdit de manger de la matsa les nuits de Pessa'h. Un serment ' je ne mangerai pas de matsa le soir, les nuits de Pessa'h ' : il reรงoit les coups, et il mange de la matsa le soir, les nuits de Pessa'h. Un serment ' je ne m'assiรฉrai pas ร  l'ombre ' : il ne s'assied pas ร  l'ombre d'une souka. ' Je ne m'assiรฉrai pas ร  l'ombre d'une souka ' : il reรงoit les coups, et il s'assied ร  l'ombre de la souka. Il est รฉcrit dans le Sifri de l'รฉcole de Rav : ' de vin et de boisson forte il s'abstiendra ', pour faire du vin de mitsva comme du vin de rechout. ' Une partie d'entre eux se sont endormis ', etc. Quel est le cas de celui qui somnole ? Rav Achi a dit : il dort et ne dort pas, il est รฉveillรฉ et ne l'est pas. Par exemple, on l'appelle et il ne sait pas rendre une sevara. Et lorsqu'on le lui rappelle, il se rappelle. Abbaye รฉtait assis devant Rabba, et Rabba somnolait. Il lui dit : le maรฎtre dort-il ? Il lui dit : je somnole, et je ne dormais pas. Et cela va selon Rabbi Yossi.
ืืžืจ ืจื‘ื ืื›ืœ ืžืฆื” ื‘ื–ืžืŸ ื”ื–ื” ืื—ืจ ื—ืฆื•ืช ืœื“ื‘ืจื™ ืจ"ื ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ืœื ื™ืฆื ืœื›ืื•ืจื” ื ืจืื” ื“ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ืืœืขื–ืจ ื“ืกืชื ืžืชื ื™' ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืชื ืŸ ื”ืคืกื— ืื—ืจ ื—ืฆื•ืช ืžื˜ืžื ืืช ื”ื™ื“ื™ื. ื•ื›ืŸ ืกืชื ืžืชื ื™' ื“ืื™ื–ื”ื• ืžืงื•ืžืŸ ื“ืฃ ื ื•: ื•ื‘ืคืจืง ืงืžื ื“ื‘ืจื›ื•ืช ื“ืฃ ื‘. ื•ืžื™ื”ื• ื‘ืค' ื”ืงื•ืจื ืืช ื”ืžื’ื™ืœื” ืœืžืคืจืข ื“ืฃ ื›: ืื™ื›ื ืกืชืžื ื›ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื•ืžืื™ ืื•ืœืžื™ื” ื“ืชืจื™ ืื• ืชืœืช ืกืชืžื™ ืžื—ื“ ืกืชืžื ื•ื’ื ื”ื”ื™ื ืกืชืžื ื“ืžื’ื™ืœื” ืงืชื ื™ ืœื” ื‘ื”ื“ื™ ื”ืœื›ืชื ืคืกื™ืงืชื. ื•ืžื™ื”ื• ื ื›ื•ืŸ ืœื”ื—ืžื™ืจ ื›ืจื‘ื™ ืืœืขื–ืจ ื“ืืคืฉืจ ื“ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืžื•ื“ื” ืœื”ืจื—ื™ืง ืืช ื”ืื“ื ืžืŸ ื”ืขื‘ื™ืจื” ื‘ืื™ืกื•ืจ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื. ื•ื›ืŸ ื”ื™ื” ื ื•ื”ื’ ืจื‘ื™ื ื• ืชื ื–"ืœ ืœืžื”ืจ ืœืื›ื•ืœ ืืคื™ืงื•ืžืŸ ืงื•ื“ื ื—ืฆื•ืช.
Rava a dit : s'il a mangรฉ de la matsa de nos jours aprรจs minuit, selon les paroles de Rabbi Elazar ben Azarya, il n'est pas quitte. En apparence, la halakha suit Rabbi Elazar, car la michna anonyme va dans son sens : on enseigne que le Pessa'h aprรจs minuit rend les mains impures. De mรชme la michna anonyme de Eizehou mekoman, 56b, et le premier chapitre de Berakhot, 2a. Toutefois, au chapitre HaKore et ha-meguila lemafre'a, 20b, il y a une michna anonyme selon Rabbi Akiva. Et quelle supรฉrioritรฉ ont deux ou trois textes anonymes sur un seul texte anonyme ? Cette michna anonyme de Meguila est aussi enseignรฉe parmi les halakhot tranchรฉes. Il reste juste d'รชtre strict comme Rabbi Elazar : il est possible que Rabbi Akiva convienne d'รฉloigner l'homme de l'aveira (la transgression) dans un interdit deoraita. Et ainsi avait coutume Rabbeinou Tam, de mรฉmoire bรฉnie, de se hรขter de manger l'afikoman avant minuit.
๐Ÿ’ก Explication

Rava transporte la limite sur la matsa de nos jours. Selon Rabbi Elazar ben Azarya, la matsa mangรฉe aprรจs minuit ne rend pas quitte. La Guemara tient cela pour รฉvident : le hekech (rapprochement) avec le Pessa'h lui donne le mรชme temps.

Tossefot refuse d'en faire la halakha au seul nom de la michna anonyme. Meguila 20b a une michna anonyme dans l'autre sens : toute mitsva de nuit vaut toute la nuit, y compris la consommation des Pessahim. Il sรฉpare ensuite l'interdit deoraita de manger aprรจs minuit, et la combustion des graisses, qui reste derabbanan mรชme pour Rabbi Elazar ben Azarya.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
La matsa revient ร  la loi du Pessa'h1. Hekesh : la matsa suit le temps du Pessa'h2. Hava amina : un verset l'a sortie de ce hekech3. Rava : le verset la ramรจne ร  sa premiรจre loiAprรจs minuit, selon Rabbi Elazar, on n'est pas quitte
Le hekech donne ร  la matsa le temps du Pessa'h. Le verset, en la ramenant, confirme ce temps.
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ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื: ื”ื ืืคืงื™ื” ืงืจื ืžื”ื™ืงื™ืฉื. ืงืžืฉืžืข ืœืŸ ื“ื›ื™ ืื”ื“ืจื™ื” ืงืจื โ€” ืœืžื™ืœืชื ืงืžื™ื™ืชื ืื”ื“ืจื™ื”.

De peur que tu dises : voici que le verset l'a sortie du hekech. Cela nous l'apprend : lorsque le verset l'y a ramenรฉe, c'est ร  sa premiรจre affaire qu'il l'a ramenรฉe.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ื ืืคืงื™ื” ืงืจื ืžื”ื™ืงื™ืฉื ื“ืคืกื— ื“ื›ืชื™ื‘ (ืฉืžื•ืช ื™ื‘) (ื‘ืขืจื‘ ืชืื›ืœื• ืžืฆื•ืช) [ืฉืฉืช ื™ืžื™ื ื›ื•'] ื•ืืงืฉื™ื” ื‘ื”ื™ืงื™ืฉื ื“ืขืœ ืžืฆื•ืช ื•ืžืจื•ืจื™ื ื™ืื›ืœื•ื”ื• (ื‘ืžื“ื‘ืจ ื˜ืณ:ื™ืดื):
Du hekech du Pessa'h. Car il est รฉcrit (Chemot 12), texte ' le soir vous mangerez des matsot ', leรงon ' six jours, etc. '. Et il l'avait rapprochรฉe par le hekech de ' sur des matsot et des herbes amรจres ils le mangeront ' (Bamidbar 9, 11).
ืงืž"ืœ ื“ื›ื™ ืื”ื“ืจื™ื” ืงืจื (ืฉื‘ืขืช ื™ืžื™ื ืชืื›ืœ ืžืฆื•ืช) [ื‘ืขืจื‘ ื›ื•'] (ืฉืžื•ืช ื™ื’) ืœืžื™ืœืชื™ื” ืงืžื™ื™ืชื ืื”ื“ืจื™ื” ืœืขืžื•ื“ ื‘ืžืงื•ื ื”ืคืกื— ื•ืœืื›ื•ืœ ืขื“ ื—ืฆื•ืช:
Lorsque le verset l'y a ramenรฉe : texte ' sept jours tu mangeras des matsot ', leรงon ' le soir, etc. ' (Chemot 13). Il l'a ramenรฉe ร  sa premiรจre affaire, pour se tenir ร  la place du Pessa'h et se manger jusqu'ร  minuit.
๐Ÿ’ก Explication

La phrase de Rava rรฉpond ร  une hava amina. Le verset aurait sorti la matsa du hekech du Pessa'h, puisqu'elle oblige encore sans korban. Rava apprend le contraire du mouvement : en la ramenant, le verset la ramรจne ร  sa premiรจre loi, le temps du Pessa'h, jusqu'ร  minuit.

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ื”ืคื™ื’ื•ืœ ื•ื”ื ื•ืชืจ ืžื˜ืžื ืืช ื”ื™ื“ื™ื ื•ื›ื•ืณ. ืจื‘ ื”ื•ื ื ื•ืจื‘ ื—ืกื“ื, ื—ื“ ืืžืจ: ืžืฉื•ื ื—ืฉื“ื™ ื›ื”ื•ื ื”, ื•ื—ื“ ืืžืจ: ืžืฉื•ื ืขืฆืœื™ ื›ื”ื•ื ื”. ื—ื“ ืืžืจ: ื›ื–ื™ืช, ื•ื—ื“ ืืžืจ: ื›ื‘ื™ืฆื”.

Le pigul et le notar rendent les mains impures, etc. Rav Houna et Rav Hisda : l'un a dit, ร  cause des kohanim suspects ; l'autre a dit, ร  cause des kohanim paresseux.

L'un a dit : un kezayit ; l'autre a dit : un kebeitza.

๐Ÿ’ก Explication

Dernier membre de la michna. Rav Houna et Rav Hisda divergent, et la Guemara ne nomme pas l'auteur de chaque avis. Sur la raison : des kohanim suspects (hashdei kehouna), ou des kohanim paresseux (atzlei kehouna). Sur la mesure qui rend les mains impures : un kezayit (volume d'une olive), ou un kebeitza (volume d'un ล“uf).

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).