Pessahim 121a : touma du piggul et du notar, berakha du Pessah et du zevah

Pesachim 121a

Sougya : Ce daf achรจve le traitรฉ. Il clรดt d'abord la michna du piggul et du notar, qui rendent les mains impures.

Rav Houna et Rav Hisda ne se contredisent pas : l'un rattache au piggul les kohanim suspects, l'autre rattache au notar les kohanim paresseux. L'un fixe le seuil ร  un kezayit, comme l'interdit ; l'autre ร  un kebeitzah, comme la touma des aliments.

Une michna nouvelle traite des berakhot du soir du 15 nissan. Rabbi Yichmaรซl tient que la berakha du Pessa'h dispense celle du zevah, parce que la zerika est comprise dans la chefikha.

Rabbi Akiva exige une berakha pour chaque korban.

Pourquoi piggul et notar rendent les mains impuresUn Sage explique le piggul. L'autre explique le notar.PiggulKohanim suspectsUn kohen peut rendre le korban piggulpour faire perdre le propriรฉtaire.Ou abattre des chelamim au nomd'un hatat, pour tout manger.Dรฉcret : touma des mainsLe kohen se nuit ร  lui-mรชme.Il s'abstient de le faire.NotarKohanim paresseuxIls tarderaient a mangerla viande du korban.Elle passerait le tempset deviendrait notar.Dรฉcret : touma des mainsToucher le notar rend impur.Ils mangent dans le dรฉlai.
Piggul : kohanim suspects. Notar : kohanim paresseux. Deux dรฉcrets de touma des mains.
Quelle quantitรฉ rend les mains impures ?Chacun aligne la touma sur un modรจle diffรฉrent.KezayitComme l'interditManger du piggul ou du notarest interdit dรจs un kezayit(volume d'une olive).La touma des mains suit l'interdit.KebeitzahComme la toumaUn aliment ne rend impurqu'ร  partir d'un kebeitzah(volume d'un ล“uf).La touma des mains suit ce seuil.
Kezayit, comme l'interdit. Kebeitzah, comme la touma alimentaire.
La berakha du Pessa'h dispense-t-elle le zevah ?Rabbi Yichmaรซl et Rabbi AkivaBerakha rรฉcitรฉeRabbi YichmaรซlRabbi AkivaBerakha du Pessa'hchefikha, vers le yessodDispense le zevahNe dispense pasBerakha du zevahzerika, jetรฉe de loinNe dispense pasNe dispense pasLe motif : l'application du sangYichmaรซl : la zerika est comprise dans la chefikha.La chefikha n'est pas comprise dans la zerika.Akiva : aucun rite n'englobe l'autre. Chaque korban a sa berakha.
Rabbi Yichmaรซl : la berakha du Pessah dispense le zevah. Rabbi Akiva : aucune ne dispense l'autre.
1
ื—ื“ ืชื ื™ ืืคื™ื’ื•ืœ, ื•ื—ื“ ืชื ื™ ืื ื•ืชืจ.

L'un enseigne ร  propos du piggul, et l'un enseigne ร  propos du notar.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื—ื“ ืชื ื™ ืืคื™ื’ื•ืœ ื•ื—ื“ ืชื ื™ ืื ื•ืชืจ ื—ื“ ืžืคืจืฉ ื˜ืขืžื ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืžืื™ ื˜ืขืžื ืžื˜ืžื ืคื™ื’ื•ืœ ืืช ื”ื™ื“ื™ื ื•ื—ื“ ืžืคืจืฉ ื˜ืขืžื ื“ื ื•ืชืจ ืžืื™ ื˜ืขืžื ื ื•ืชืจ ืžื˜ืžื ืืช ื”ื™ื“ื™ื:
L'un explique la raison de la michna : pourquoi le piggul rend les mains impures. Et l'un explique la raison du notar : pourquoi le notar rend les mains impures.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la fin de 120b. Rav Houna et Rav Hisda ont chacun donnรฉ un motif et une mesure pour la touma des mains. La Guemara sรฉpare d'abord les motifs. L'un parle du piggul (korban rendu passoul par une pensรฉe erronรฉe sur le temps ou le lieu). L'autre parle du notar (viande restรฉe au-delร  du temps oรน l'on peut la manger).

Rachi : chacun explique la raison de la michna pour le cas qu'il enseigne, pourquoi cette viande rend les mains impures.

2
ืžืืŸ ื“ืชื ื™ ืืคื™ื’ื•ืœ โ€” ืžืฉื•ื ื—ืฉื“ื™ ื›ื”ื•ื ื”. ืžืืŸ ื“ืชื ื™ ืื ื•ืชืจ โ€” ืžืฉื•ื ืขืฆืœื™ ื›ื”ื•ื ื”.

Celui qui enseigne ร  propos du piggul : ร  cause des kohanim suspects. Celui qui enseigne ร  propos du notar : ร  cause des kohanim paresseux.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืฉื•ื ื—ืฉื“ื™ ื›ื”ื•ื ื” ื’ื–ืจื• ืขืœื™ื• ื˜ื•ืžืื” ืฉืœื ื™ืคื’ืœื•ื”ื• ื‘ืจืฆื•ืŸ ืœื”ืคืกื™ื“ ืืช ื”ื‘ืขืœื™ื ื•ืขื•ื“ ื“ืฉืœืžื™ื ื”ืŸ ื•ืื™ืŸ ืœื›ื”ืŸ ื‘ื”ืŸ ืืœื ื—ื–ื” ื•ืฉื•ืง ื•ื™ืฉื—ื˜ื ื‘ืžื–ื™ื“ ืœืฉื ื—ื˜ืืช ื›ื“ื™ ืœืื•ื›ืœืŸ ื›ื•ืœื ื•ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ื’ื–ืจื• ื˜ื•ืžืื”:
Ils ont dรฉcrรฉtรฉ sur lui la touma, afin qu'il ne le rende pas piggul de son plein grรฉ pour causer une perte aux propriรฉtaires. De plus, ce sont des chelamim, et le kohen n'y a que la poitrine et le gigot. Il les abattrait volontairement au nom d'un hatat, afin de les manger en entier. C'est pour cela qu'ils ont dรฉcrรฉtรฉ la touma.
ืžืฉื•ื ืขืฆืœื™ ื›ื”ื•ื ื” ืฉืœื ื™ืชืขืฆืœื• ื‘ืื›ื™ืœืชืŸ:
Afin qu'ils ne soient pas paresseux dans leur consommation.
๐Ÿ’ก Explication

Chashdei kehuna, les kohanim suspects. Un kohen pourrait, par hostilitรฉ, rendre le korban piggul pour faire perdre le propriรฉtaire. Rachi ajoute un second cas : dans les chelamim, le kohen n'a que la poitrine et le gigot. Il pourrait les abattre (chehita) volontairement au nom d'un hatat, dont la viande revient aux kohanim, afin de tout manger. Le dรฉcret rรฉpond ร  cela : qui touche du piggul a les mains impures, et ne peut plus manger de kodachim. Le kohen se nuit ร  lui-mรชme.

Atzlei kehuna, les kohanim paresseux. Ils laisseraient passer le temps de consommation, et la viande deviendrait notar. La touma des mains les pousse ร  manger dans le dรฉlai : le notar, une fois touchรฉ, rend impur.

3
ื—ื“ ืืžืจ ื›ื–ื™ืช ื•ื—ื“ ืืžืจ ื›ื‘ื™ืฆื”. ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื›ื–ื™ืช โ€” ื›ืื™ืกื•ืจื•, ื•ืžืืŸ ื“ืืžืจ ื›ื‘ื™ืฆื” โ€” ื›ื˜ื•ืžืืชื•.

L'un a dit : un kezayit. Et l'un a dit : un kebeitzah.

Celui qui dit un kezayit : comme son interdit. Et celui qui dit un kebeitzah : comme sa touma.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื—ื“ ืืžืจ ื›ื–ื™ืช ืžื”ืŸ ืžื˜ืžื ืืช ื”ื™ื“ื™ื ื•ื—"ื ื‘ื›ื‘ื™ืฆื”:
L'un d'eux dit : un kezayit de ces viandes rend les mains impures. Et l'un dit : ร  la mesure d'un kebeitzah.
๐Ÿ’ก Explication

Second point, dรฉjร  ouvert en 120b : ร  partir de quelle quantitรฉ ces viandes rendent les mains impures. L'un dit un kezayit (volume d'une olive), comme son interdit : on transgresse l'interdit de manger du piggul ou du notar dรจs un kezayit. La touma rabbinique des mains prend la mรชme mesure.

L'autre dit un kebeitzah (volume d'un ล“uf), comme sa touma : un aliment ordinaire ne transmet la touma qu'ร  partir d'un kebeitzah. La touma des mains du piggul et du notar suit ce seuil-lร .

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Quelle quantitรฉ rend les mains impures ?Chacun aligne la touma sur un modรจle diffรฉrent.KezayitComme l'interditManger du piggul ou du notarest interdit dรจs un kezayit(volume d'une olive).La touma des mains suit l'interdit.KebeitzahComme la toumaUn aliment ne rend impurqu'ร  partir d'un kebeitzah(volume d'un ล“uf).La touma des mains suit ce seuil.
Kezayit alignรฉ sur l'interdit. Kebeitzah alignรฉ sur la touma des aliments.
4
ืžืชื ื™ืณ ื‘ื™ืจืš ื‘ืจื›ืช ื”ืคืกื— โ€” ืคื˜ืจ ืืช ืฉืœ ื–ื‘ื—. ื‘ื™ืจืš ืืช ืฉืœ ื–ื‘ื— โ€” ืœื ืคื˜ืจ ืืช ืฉืœ ืคืกื—, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ. ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืื•ืžืจ: ืœื ื–ื• ืคื•ื˜ืจืช ื–ื• ื•ืœื ื–ื• ืคื•ื˜ืจืช ื–ื•.

Michna. S'il a rรฉcitรฉ la berakha du Pessa'h, il a dispensรฉ celle du zevah.

S'il a rรฉcitรฉ celle du zevah, il n'a pas dispensรฉ celle du Pessa'h. Paroles de Rabbi Yichmaรซl.

Rabbi Akiva dit : celle-ci ne dispense pas celle-lร , et celle-lร  ne dispense pas celle-ci.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืชื ื™' ื‘ืจื›ืช ื”ืคืกื— ืขืœ ืื›ื™ืœืช ืคืกื—ื™ื ืขืœ ืฉืœ ื–ื‘ื— ื—ื’ื™ื’ืช ืืจื‘ืขื” ืขืฉืจ ื•ืžื‘ืจื›ื™ืŸ ืขืœ ืื›ื™ืœืช ืฉืœืžื™ื:
La berakha du Pessa'h : 'al akhilat pesahim', sur la consommation du Pessa'h. Celle du zevah : la hagiga du quatorze. On bรฉnit 'al akhilat chelamim', sur la consommation des chelamim.
๐Ÿ’ก Explication

Michna nouvelle, la derniรจre du traitรฉ. Au soir du seder, deux viandes : le Pessa'h et le zevah. Rachi identifie le zevah : c'est la hagiga du 14 nissan, un korban de chelamim. Deux formules. Sur le Pessa'h : 'al akhilat pesahim', sur la consommation du Pessa'h. Sur le zevah : 'al akhilat chelamim', sur la consommation des chelamim.

Rabbi Yichmaรซl : rรฉciter la berakha du Pessa'h dispense de celle du zevah. L'inverse ne dispense pas. Rabbi Akiva : chaque berakha reste due. Aucune ne couvre l'autre.

5
ื’ืžืณ ื›ืฉืชืžืฆื ืœื•ืžืจ, ืœื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ: ื–ืจื™ืงื” ื‘ื›ืœืœ ืฉืคื™ื›ื”. ื•ืœื ืฉืคื™ื›ื” ื‘ื›ืœืœ ื–ืจื™ืงื”.

Guemara. Lorsque tu examineras la chose, selon les paroles de Rabbi Yichmaรซl : la zerika est comprise dans la chefikha, et la chefikha n'est pas comprise dans la zerika.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉื™ืจื™ ื“ื ื‘ื–ืจื™ืงื” ืžืจื—ื•ืง ื“ืœื ืื™ื›ืคืช ืœื™ื” ืื ื ื•ืคืœื™ื ืฉื™ืจื™ื™ื ืขืœ ื”ื™ืกื•ื“ ืื• ืœื ืฉื™ืจื™ ื“ื ื”ืคืกื— ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื‘ื ื—ืช ื›ื“ื™ ืฉื™ืคืœื• ืขืœ ื”ื™ืกื•ื“:
Les restes du sang : par zerika, de loin. Peu lui importe que les restes tombent sur le yessod ou non. Les restes du sang du Pessa'h : par chefikha, doucement, afin qu'ils tombent sur le yessod.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืฉืชืžืฆื ืœื•ืžืจ ืœื“ื‘ืจื™ ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ื–ืจื™ืงื” ื‘ื›ืœืœ ืฉืคื™ื›ื” ื•ืœื ืฉืคื™ื›ื” ื‘ื›ืœืœ ื–ืจื™ืงื” ืœื“ื‘ืจื™ ืจ' ืขืงื™ื‘ื ื›ื•' ืื ื›ืŸ ืžื•ื›ื— ืžื›ืืŸ ื“ืœืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ื”ื ื™ืชื ื™ืŸ ื‘ื–ืจื™ืงื” ืฉื ืชื ืŸ ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื™ืฆื ื•ื›ืŸ ืžื•ื›ื™ื— ื ืžื™ ื›ืืŸ ื“ืก"ืœ ื“ืคืกื— ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื”ื•ื ื•ื”ื›ื™ ื ืžื™ ืžื•ื›ื— ื‘ืคืกื—ื™ื ื‘ืคืจืง ื”ืืฉื” (ื“ืฃ ืคื˜.) ื“ืคืจื™ืš ื“ืืœื• ืคืกื— ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื•ืฉืœืžื™ื ื‘ื–ืจื™ืงื” ื•ืžืฉื ื™ ืžืื™ ื ืคืงื ืžื™ื ื” ื•ื”ืชื ื™ื ืžื ื™ืŸ ืœื ื™ืชื ื™ืŸ ื‘ื–ืจื™ืงื” ืฉื ืชืŸ ื‘ืฉืคื™ื›ื” ืฉื™ืฆื ื›ื•' ืืœืžื ืื™ืช ืœื™ื” ืชืจืชื™ ืคืกื— ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื•ื–ืจื™ืงื” ื‘ื›ืœืœ ืฉืคื™ื›ื” ื“ื–ืจื™ืงื” ืขื•ืžื“ ืžืจื—ื•ืง ื•ื–ื•ืจืง ืืช ื”ื“ื ืœื™ืกื•ื“ ื•ืฉืคื™ื›ื” ืขื•ืžื“ ืขืœ ื”ื™ืกื•ื“ ื•ืฉื•ืคืš ื•ืงืฉื” ื“ื‘ื–ื‘ื—ื™ื ืคืจืง ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ (ื–ื‘ื—ื™ื ื“ืฃ ืœื–.) ืžืฉืžืข ืžืืŸ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืคืกื— ื‘ืฉืคื™ื›ื” ืœื ืžืฆื™ ืกื‘ืจ ื ื–ืจืงื™ืŸ ืฉื ืชื ืŸ ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื™ืฆื ื•ื›ืŸ ืื™ืคื›ื ืžืืŸ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ื ื–ืจืงื™ืŸ ืฉื ืชื ืŸ ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื™ืฆื ืœื™ืช ืœื™ื” ืคืกื— ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื“ืงืืžืจ ื•ื“ื ื–ื‘ื—ื™ืš ื™ืฉืคืš ื•ื”ื ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืœื›ื“ืชื ื™ื ืžื ื™ืŸ ืœื ื™ืชื ื™ืŸ ื‘ื–ืจื™ืงื” ืฉื ืชื ืŸ ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื™ืฆื ืช"ืœ ื•ื“ื ื–ื‘ื—ื™ืš ื™ืฉืคืš ื•ืžืฉื ื™ ืกื‘ืจ ืœื” ื›ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื“ืืžืจ ืœื ื–ืจื™ืงื” ื‘ื›ืœืœ ืฉืคื™ื›ื” ื•ื›ื•' ืคื™' ื•ื”ื”ื™ื ื“ืจืฉื ืžื ื™ืŸ ืœื ื™ืชื ื™ืŸ ื‘ื–ืจื™ืงื” ืœืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ื”ื™ื ื•ืคืจื™ืš ื•ืื›ืชื™ ืžื™ื‘ืขื™ื ืœื™ื” ืœื›ื“ืชื ื™ื ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ืื•ืžืจ ืžืชื•ืš ืฉื ืืžืจ ืืš ื‘ื›ื•ืจ ืฉื•ืจ ืื• ื‘ื›ื•ืจ ื›ืฉื‘ ื•ื’ื•' ืืช ื“ืžื ืชื–ืจื•ืง ืœืžื“ื ื• ืœื‘ื›ื•ืจ ืฉื˜ืขื•ืŸ ืžืชืŸ ื“ืžื™ื ืœืžื–ื‘ื— ืžืขืฉืจ ื•ืคืกื— ืžื ื™ืŸ ืช"ืœ ื•ื“ื ื–ื‘ื—ื™ืš ื™ืฉืคืš ื•ืžืฉื ื™ ืกื‘ืจ ืœื” ื›ืจื™ื”"ื’ ื“ืืžืจ ืคืกื— ื ืžื™ ื‘ื–ืจื™ืงื” ื•ื”ื“ืจ ืคืจื™ืš ืœื™ื” [ื•ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ] ื”ืื™ ืงืจื ืžืคื™ืง ืœื™ื” ื”ื›ื™ ื•ืžืคื™ืง ืœื™ื” ื”ื›ื™ ื•ืงืืžืจ ืชืจื™ ืชื ืื™ ืืœื™ื‘ื ื“ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ืืœืžื ื”ื”ื•ื ืชื ื ื“ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ื“ืœืขื™ืœ ื“ื ื–ืจืงื™ืŸ ืฉื ืชื ืŸ ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื™ืฆื ื•ื™ืœื™ืฃ ืžื“ื ื–ื‘ื—ื™ืš ื™ืฉืคืš ืœื™ืช ืœื™ื” ืœื”ืื™ ืชื ื ื“ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ื“ื™ืœื™ืฃ ืžื”ื”ื•ื ืงืจื ืคืกื— ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื•ื™"ืœ ื“ื•ื“ืื™ ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ืื™ืช ืœื™ื” ืชืจืชื™ ื•ื ื™ืชื ื™ืŸ ื‘ื–ืจื™ืงื” ืฉื ืชื ืŸ ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื™ืฆื ื ืคื™ืง ืœื™ื” ืžืกื‘ืจื ื“ืžื” ืœื™ ื–ืจื™ืงื” ืžืจื—ื•ืง ื•ืžื” ืœื™ ืฉืคื™ื›ื” ื‘ืงืจื•ื‘ ืงืจื ื›ื™ ืืชื [ืœืคืกื—] ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื”ื•ื ื“ืืชื ื•ื”ืื™ ื“ืœื ืžืฉื ื™ ืœื™ื” ื”ื›ื™ ื›ื“ืคืจื™ืš ืœื™ื” ื•ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ื”ืื™ ืงืจื ื”ื™ื›ื™ ืžืคื™ืง ืœื™ื” ื”ื›ื™ ื•ื›ื•' ืžืฉื•ื ื“ื“ืจืฉื ืฉืœ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ื’ืœื™ืœื™ ืคืฉื•ื˜ ืœื™ื” ื˜ืคื™ ื•ื”ืชื ืคื™' ื”ืงื•ื ื˜' ื•ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ื”ืื™ ืงืจื ื“ื•ื“ื ื–ื‘ื—ื™ืš ื™ืฉืคืš ืžืคื™ืง ืœื™ื” ืœื”ื›ื™ ืœื ื™ืชื ื™ืŸ ื‘ื–ืจื™ืงื” ืฉื ืชืŸ ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื™ืฆื ื•ืข"ื› ื”ื”ื™ื ื“ื ื™ืชื ื™ืŸ ืœื ืืชื™ื ื›ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื“ืื™ ืืชื™ื ืืžืื™ ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืื™ืŸ ื‘ืจื›ืช ืคืกื— ืคื•ื˜ืจืช ืฉืœ ื–ื‘ื— ื•ื”ืœื ืฉืœืžื™ื ื‘ื›ืœืœ ืคืกื— ื•ื”ื›ืœ ื‘ืฉืคื™ื›ื” ืžื”ื”ื™ื ื“ื ื™ืชื ื™ืŸ ื•ืื™ ื ืžื™ ื”ื•ื” ืก"ืœ ืœืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืคืกื— ื‘ื–ืจื™ืงื” ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ื’ืœื™ืœื™ ื›ืœ ืฉื›ืŸ ื“ืฉื ื™ื”ื ืคื•ื˜ืจื™ืŸ ื–ื” ืืช ื–ื” ื•ืื›ืชื™ ืงื“ืจื™ืฉ ืœื™ื” ืœื”ื”ื•ื ืงืจื ืœืคืกื— ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื•ืžืฉื ื™ ืชืจื™ ืชื ืื™ ื•ื›ื•' ื”ืื™ ืชื ื ื“ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ื“ื™ืœื™ืฃ ืžื•ื“ื ื–ื‘ื—ื™ืš ื™ืฉืคืš ืคืกื— ื‘ืฉืคื™ื›ื” ืœื™ืช ืœื™ื” ืคืกื— ืคื•ื˜ืจ ืืช ื”ื–ื‘ื— ื•ื‘ื”ื ืœื ืคืœื™ื’ ืจื‘ื™ ื™ืฉืžืขืืœ ืื“ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื“ื”ื ื›ื™ื•ืŸ ื“ื“ืจื™ืฉ ืžื™ื ื™ื” ืคืกื— ื‘ืฉืคื™ื›ื” ืชื• ืœื™ืช ืœื™ื” ืœืžื™ืœืฃ ืžื™ื ื™ื” ื“ื ื™ืชื ื™ืŸ ื‘ื–ืจื™ืงื” ืฉื ืชืŸ ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื™ืฆื ื•ื”ืื™ ืชื ื ื“ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ื“ื™ืœื™ืฃ ืžื™ื ื™ื” ื“ื ื™ืชื ื™ืŸ ื‘ื–ืจื™ืงื” ืฉื ืชืŸ ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื™ืฆื ืœื™ืช ืœื™ื” ืคืกื— ื‘ืฉืคื™ื›ื” ืืœื ื‘ื–ืจื™ืงื” ื›ืฉืœืžื™ื ืžื™ื”ื• ื”ื ืกื‘ืจื ื“ื™ื“ื™ื” ื“ืคืœื™ื’ ืืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื“ืคืกื— ืขื™ืงืจ ื•ื–ื‘ื— ื˜ืคืœ ืข"ื› ืคืกื— ืคื•ื˜ืจ ืืช ื”ื–ื‘ื— ื•ืœื ื‘ืจื›ืช ื–ื‘ื— ืืช ื”ืคืกื— ื•ื‘ืคืกื—ื™ื ื“ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ืืžืจ ื”ืื™ ื˜ืขืžื ืขื›"ืœ ื•ืงืฉื” ื“ืœืขื™ืœ ื”ื•ื›ื—ื ื• ืžื”ื ื”ื• ื“ืคืกื—ื™ื ื“ืื™ืช ืœื”ื• ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื•ื›ื“ื›ืชื‘ื™ื ืŸ ืœืขื™ืœ ื•ืจืฉื‘"ื ืคื™ืจืฉ ื”ื›ื™ ื›ืฉืชืžืฆื ืœื•ืžืจ ืœื“ื‘ืจื™ ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ื–ืจื™ืงื” ื‘ื›ืœืœ ื›ื•' ืžืชื•ืš ื“ื‘ืจื™ื• ืœืžื“ื ื• ื“ืงืืžืจ ื‘ื™ืจืš ืขืœ ื”ืคืกื— ื•ื›ื•' ื"ื› ืก"ืœ ื“ืคืกื— ื‘ื–ืจื™ืงื” ื•ืžืขืชื” ืื™ื™ืชืจ ืœื™ื” ื•ื“ื ื–ื‘ื—ื™ืš ื™ืฉืคืš ืœื•ืžืจ ื“ื–ืจื™ืงื” ื‘ื›ืœืœ ืฉืคื™ื›ื” ื•ื›ืœ ื”ื ื–ืจืงื™ืŸ ืื ื ืชื ืŸ ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื™ืฆื ื•ืœ"ื’ ื•ืฉืคื™ื›ื” ื‘ื›ืœืœ ื–ืจื™ืงื” ื“ื”ื ืื™ืŸ ืฉื•ื ืงืจื‘ืŸ ื“ืžืฆื•ืชื• ืœื›ืชื—ืœื” ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื•ืงืฉื” ื”ื”ื™ื ื“ืค' ื”ืืฉื” ื•ืจ' ื—ื™ื™ื ื›ื”ืŸ ืคื™' ื›ืฉืชืžืฆื ืœื•ืžืจ ืœื“ื‘ืจื™ ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ื–ืจื™ืงื” ื‘ื›ืœืœ ืฉืคื™ื›ื” ื•ืฉืคื™ื›ื” ื‘ื›ืœืœ ื–ืจื™ืงื” ื›ืš ื”ื™ื ื’ื™ืจืกื ื‘ืกืคืจื™ื ื™ืฉื ื™ื ื›ืœื•ืžืจ ื›ืœ ื”ืงืจื‘ื ื•ืช ื‘ื–ืจื™ืงื” ื•ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื•ืื™ืŸ ืœื”ืงืคื™ื“ ื•ื‘ืจื›ืช ืคืกื—ื™ื ืขืœ ืขื™ืงืจ ืœืคื˜ื•ืจ ืืช ื”ื˜ืคืœ ื•ืœื ื”ื˜ืคืœ ืืช ื”ืขื™ืงืจ [ื•ืงืฉื”] ื•ื”ืœื ืื™ืช ืœื™ื” ื ืžื™ ื“ืคืกื—ื™ื ืžืฆื•ืชื• ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื“ื•ืงื ืื ื›ืŸ ืื™ืŸ ื–ื” ื–ืจื™ืงื”:
Si c'est ainsi, il est prouvรฉ d'ici que, selon Rabbi Yichmaรซl, ceux dont le sang se donne par zerika (aspersion), s'il les a donnรฉs par chefikha (versement), il est quitte. Il est รฉgalement prouvรฉ ici qu'il tient que le Pessa'h se fait par chefikha. Il en est de mรชme prouvรฉ dans Pessahim, au chapitre Ha-icha (89a). On objecte : le Pessa'h est par chefikha, et les chelamim par zerika. On rรฉpond : quelle consรฉquence pratique en sort-il ? N'enseigne-t-on pas : d'oรน sait-on, pour ceux qui se donnent par zerika, que s'il a donnรฉ par chefikha il est quitte, etc. Il en ressort qu'il tient les deux : le Pessa'h par chefikha, et la zerika comprise dans la chefikha. La zerika : on se tient au loin et l'on jette le sang vers le yessod (soubassement de l'autel). La chefikha : on se tient sur le yessod et l'on verse. Difficultรฉ. Dans Zevahim, chapitre Beit Chammaรฏ (37a), il ressort que celui qui tient que le Pessa'h est par chefikha ne peut pas tenir que les sangs que l'on jette, s'il les a donnรฉs par chefikha, rendent quitte. Et l'inverse : celui qui tient que les jetรฉs donnรฉs par chefikha rendent quitte ne tient pas que le Pessa'h est par chefikha. Car on dit : 'et le sang de tes sacrifices sera versรฉ'. Or ce verset lui est nรฉcessaire pour ce qu'enseigne la baraรฏta : d'oรน sait-on, pour ceux qui se donnent par zerika, que s'il les a donnรฉs par chefikha il est quitte ? L'enseignement dit : 'et le sang de tes sacrifices sera versรฉ'. On rรฉpond : il tient comme Rabbi Akiva, qui dit que la zerika n'est pas comprise dans la chefikha, etc. Explication : cette dรฉduction, 'd'oรน, pour ceux qui se donnent par zerika', est celle de Rabbi Yichmaรซl. On objecte encore : le verset lui est encore nรฉcessaire pour ce qu'enseigne la baraรฏta. Rabbi Yichmaรซl dit : puisqu'il est dit 'seulement le premier-nรฉ d'un bล“uf, ou le premier-nรฉ d'un agneau, etc., tu jetteras leur sang', nous avons appris pour le bekhor (premier-nรฉ) qu'il exige une application du sang sur l'autel. Le maasser (dรฎme) et le Pessa'h, d'oรน le sait-on ? L'enseignement dit : 'et le sang de tes sacrifices sera versรฉ'. On rรฉpond : il tient comme Rabbi Yossi ha-Glili, qui dit que le Pessa'h aussi se fait par zerika. On objecte de nouveau : et Rabbi Yichmaรซl, ce verset, il en sort ceci et il en sort cela ? Et l'on dit : deux tannaรฏm selon Rabbi Yichmaรซl. Il en ressort que ce tanna de Rabbi Yichmaรซl, celui d'en haut, pour qui les jetรฉs donnรฉs par chefikha rendent quitte, et qui l'apprend de 'et le sang de tes sacrifices sera versรฉ', ne tient pas l'enseignement de ce tanna de Rabbi Yichmaรซl qui apprend de ce verset que le Pessa'h est par chefikha. On peut rรฉpondre : certes Rabbi Yichmaรซl tient les deux. 'Ceux qui se donnent par zerika, s'il les a donnรฉs par chefikha, il est quitte' lui vient d'un raisonnement : qu'importe une zerika de loin, qu'importe une chefikha de prรจs ? Le verset, lorsqu'il vient, ne vient que pour enseigner que le Pessa'h est par chefikha. Et si l'on ne rรฉpond pas ainsi ร  l'objection 'et Rabbi Yichmaรซl, ce verset, comment en sort-il ceci, etc.', c'est que la dรฉduction de Rabbi Yossi ha-Glili est, ร  ses yeux, plus simple. Lร -bas, le Kontres (Rachi) explique : Rabbi Yichmaรซl sort le verset 'et le sang de tes sacrifices sera versรฉ' pour ceci : ceux qui se donnent par zerika, s'il a donnรฉ par chefikha, il est quitte. Forcรฉment, cette baraรฏta de 'ceux qui se donnent' ne suit pas Rabbi Akiva. Si elle le suivait, pourquoi Rabbi Akiva dit-il que la berakha du Pessa'h ne dispense pas celle du zevah ? Les chelamim seraient compris dans le Pessa'h, et tout se ferait par chefikha, d'aprรจs cette baraรฏta. Et mรชme si Rabbi Akiva tenait que le Pessa'h est par zerika, comme Rabbi Yossi ha-Glili, ร  plus forte raison chacune des deux dispenserait l'autre. Et encore, il dรฉduit ce verset pour le Pessa'h par chefikha, et l'on rรฉpond : deux tannaรฏm, etc. Ce tanna de Rabbi Yichmaรซl qui apprend de 'et le sang de tes sacrifices sera versรฉ' que le Pessa'h est par chefikha ne tient pas que le Pessa'h dispense le zevah. Et sur ce point Rabbi Yichmaรซl ne diverge pas de Rabbi Akiva : puisqu'il dรฉduit de ce verset que le Pessa'h est par chefikha, il ne lui reste plus ร  en apprendre que ceux qui se donnent par zerika, donnรฉs par chefikha, rendent quitte. Et ce tanna de Rabbi Yichmaรซl qui en apprend que ceux qui se donnent par zerika, s'ils ont รฉtรฉ donnรฉs par chefikha, rendent quitte, ne tient pas le Pessa'h par chefikha : il le tient par zerika, comme les chelamim. Toutefois, voici le raisonnement par lequel il diverge de Rabbi Akiva : le Pessa'h est le principal, le zevah est l'accessoire. Par consรฉquent, la berakha du Pessa'h dispense le zevah, et la berakha du zevah ne dispense pas le Pessa'h. Dans le Pessahim du Yerouchalmi, il donne cette raison. Fin de citation. Difficultรฉ : plus haut, nous avons prouvรฉ, ร  partir de ces passages de Pessahim, qu'ils tiennent les deux, comme nous l'avons รฉcrit plus haut. Rachbam explique ainsi. 'Lorsque tu examineras, selon les paroles de Rabbi Yichmaรซl, la zerika est comprise, etc.' De ses paroles nous apprenons, puisqu'il dit 's'il a bรฉni sur le Pessa'h, etc.', qu'il tient donc que le Pessa'h se fait par zerika. Dรจs lors, 'et le sang de tes sacrifices sera versรฉ' lui reste disponible, pour dire que la zerika est comprise dans la chefikha, et que tout sang que l'on jette, s'il l'a donnรฉ par chefikha, on est quitte. Et l'on ne lit pas 'et la chefikha est comprise dans la zerika', car aucun korban n'a pour mitsva, lekhathila (d'emblรฉe), la chefikha. Difficultรฉ : le passage du chapitre Ha-icha. Rabbi Haรฏm Kohen explique : 'Lorsque tu examineras, selon les paroles de Rabbi Yichmaรซl : la zerika est comprise dans la chefikha, et la chefikha est comprise dans la zerika.' Telle est la leรงon dans les livres anciens. Autrement dit : tous les korbanot valent par zerika et par chefikha, et l'on n'y regarde pas de prรจs. Et la berakha du Pessa'h porte sur le principal, afin de dispenser l'accessoire ; l'accessoire ne dispense pas le principal. Difficultรฉ : il tient aussi que la mitsva du Pessa'h est la chefikha, prรฉcisรฉment. Dรจs lors, ceci n'est pas une zerika.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara donne le motif de Rabbi Yichmaรซl ร  partir du sang. Le sang du Pessa'h se donne par chefikha : on verse prรจs du yessod, le soubassement de l'autel, pour que le sang y tombe. Le sang des chelamim, donc de la hagiga, se donne par zerika : on jette de loin. Rachi parle des restes du sang. Pour un korban ordinaire, peu importe que ces restes atteignent le yessod. Pour le Pessa'h, on verse doucement afin qu'ils y tombent.

Chez Yichmaรซl, la zerika est comprise dans la chefikha : le rite du Pessa'h englobe celui du zevah. La berakha du Pessa'h dispense donc celle du zevah. La chefikha n'est pas comprise dans la zerika : la berakha du zevah ne dispense pas celle du Pessa'h.

Tossefot relรจve que cette lecture donne ร  Yichmaรซl deux enseignements ร  la fois : le Pessa'h est par chefikha, et un sang de zerika versรฉ par chefikha rend quitte. Zevahim 37a semble les rendre inconciliables, parce que les deux sortent du mรชme verset, 'et le sang de tes sacrifices sera versรฉ'.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux maniรจres de donner le sangSelon Rabbi Yichmaรซl, l'une englobe l'autre.ChefikhaPessa'hOn se tient prรจs du yessod.On verse doucement,pour que le sang y tombe.ZerikaChelamim, hagiga du 14On se tient au loin.On jette le sang.Le yessod n'est pas exigรฉ.Zerika comprise dans chefikha : la berakha du Pessa'h couvre le zevah.Chefikha hors de la zerika : la berakha du zevah ne couvre pas le Pessa'h.
Chefikha du Pessa'h, prรจs du yessod. Zerika des chelamim, de loin. La premiรจre englobe la seconde.
6
ืœื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื: ืœื ืฉืคื™ื›ื” ื‘ื›ืœืœ ื–ืจื™ืงื”, ื•ืœื ื–ืจื™ืงื” ื‘ื›ืœืœ ืฉืคื™ื›ื”.

Selon les paroles de Rabbi Akiva : la chefikha n'est pas comprise dans la zerika, et la zerika n'est pas comprise dans la chefikha.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœื ืฉืคื™ื›ื” ื‘ื›ืœืœ ื–ืจื™ืงื” ื›ืœื•ืžืจ ืฉืื ื ื•ืชืŸ ืคืกื— ื‘ื–ืจื™ืงื” ื•ืฉืœืžื™ื ื‘ืฉืคื™ื›ื” ืœื ืขืฉื” ื›ืœื•ื ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ืŸ ื“ื•ืžื™ืŸ ื–ื” ืœื–ื” ื‘ืžืชืŸ ื“ืžื™ื ืื™ืŸ ื‘ืจื›ืช ื”ืื—ื“ ืคื•ื˜ืจืช ื”ืื—ืจ:
C'est-ร -dire que s'il donne le Pessa'h par zerika et les chelamim par chefikha, il n'a rien fait. Et puisqu'ils ne se ressemblent pas dans l'application du sang, la berakha de l'un ne dispense pas l'autre.
ื”ื›ื™ ื’ืจืกื™ื ืŸ ื‘ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื‘ื™ืจืš ืขืœ ื”ื–ื‘ื— ืœื ืคื˜ืจ ืืช ื”ืคืกื— ืขืœ ื”ืคืกื— ืคื˜ืจ ืืช ืฉืœ ื–ื‘ื— ื“ื‘ืจื™ ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ื•ื”ื›ื ื’ืจืกื™ื ืŸ ืœื“ื‘ืจื™ ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ื–ืจื™ืงื” ื‘ื›ืœืœ ืฉืคื™ื›ื” ื•ืœื ืฉืคื™ื›ื” ื‘ื›ืœืœ ื–ืจื™ืงื” ื•ืคื™ืจื•ืฉ ืื ื ืชืŸ ืคืกื— ื‘ื–ืจื™ืงื” ืœื ืขืฉื” ื›ืœื•ื ืื‘ืœ ืื ื ืชืŸ ืฉืœืžื™ื ื‘ืฉืคื™ื›ื” ื™ืฆื ืœืคื™ื›ืš ื‘ืจื›ืช ื”ืคืกื— ืคื•ื˜ืจืช ืืช ืฉืœ ืฉืœืžื™ื ืฉืฉืœืžื™ื ื‘ื›ืœืœ ืคืกื— ื‘ืžืชืŸ ื“ืžื™ื ื•ืฉืœ ืฉืœืžื™ื ืื™ื ื” ืคื•ื˜ืจืช ืืช ืฉืœ ืคืกื— ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ืคืกื— ื‘ืžืชืŸ ื“ืžื• ื‘ื›ืœืœ ืฉืœืžื™ื:
Voici la leรงon de la michna : 'S'il a bรฉni sur le zevah, il n'a pas dispensรฉ le Pessa'h ; sur le Pessa'h, il a dispensรฉ celui du zevah. Paroles de Rabbi Yichmaรซl.' Et ici, la leรงon est : selon Rabbi Yichmaรซl, la zerika est comprise dans la chefikha, et la chefikha n'est pas comprise dans la zerika. Explication : s'il a appliquรฉ le Pessa'h par zerika, il n'a rien fait ; s'il a appliquรฉ les chelamim par chefikha, il est quitte. C'est pourquoi la berakha du Pessa'h dispense celle des chelamim : les chelamim sont compris dans le Pessa'h pour l'application du sang. Et celle des chelamim ne dispense pas celle du Pessa'h : le Pessa'h, dans l'application de son sang, n'entre pas dans les chelamim.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Akiva sรฉpare les deux rites. Appliquer le Pessa'h par zerika, ou les chelamim par chefikha, ne vaut rien : Rachi dit qu'il n'a rien fait. Les applications du sang ne se ressemblent pas. La berakha de l'un ne dispense pas l'autre. Chaque korban garde sa formule.

La seconde glose fixe la leรงon de la michna et en tire la suite pour Yichmaรซl. Pessa'h donnรฉ par zerika : il n'a rien fait. Chelamim donnรฉs par chefikha : il est quitte, parce que la zerika est comprise dans la chefikha. D'oรน la berakha : celle du Pessa'h couvre les chelamim, celle des chelamim ne couvre pas le Pessa'h.

✉ Signaler une erreur de traduction

Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).