Pesachim 11b - Heures du hamets, et jusqu'où un témoin se trompe

Pesachim 11b

Sougya : Le daf ouvre sur la fin du bekhor pris de sang. Rabbi Yehouda interdit toute saignée : un homme presse pour son bien franchirait la limite du moum.

Les Sages la permettent la où elle ne fait pas de moum. La Guemara sépare les cas : la bête qui meurt, et la bête qui souffre seulement.

Du pain se confond avec du pain ; le kidour ne se confond pas avec le kirtzouf. La michna fixe les heures du 14 nissan : Rabbi Meir, Rabbi Yehouda, Rabban Gamliel, et le signal des deux hallot de toda.

La Guemara rapproche leur différend de l'erreur d'un témoin sur l'heure. Abaye en mesure la taille : rien, où une demi-heure ; une autre version dit un mashehou, où une heure et un mashehou.

14 nissan : manger, suspendre, brûler La 7e heure est midi. De-Oraita le hamets est interdit des le début de la 7e. La 6e reste permise par la Tora. Heure 4 5 6 7 Tora permis permis permis interdit Rabbi Meir mange mange brûle des le début interdit Rabbi Yehouda mange suspend ni manger ni brûler brûle même la hanaa mi-de-rabbanan interdit Rabban Gamliel houlin, terouma on mange terouma on mange brûle interdit Rachi : on confond 6 et 7. On ne confond pas 5 et 7. La 5e de Rabbi Yehouda se donne à la bête.
Heures du 14 nissan. La 7e est l'interdit de la Tora. La 6e est fermée par les Sages.
Deux hallot de toda sur l'itztaba : le signal public Portique du mont du Temple. Chaque veille de Pessa'h. Pains de hamets, toda passoul. Les deux posées Tout le peuple mange heures 1 à 4 Une retirée On suspend début de la 5e Les deux retirées Le banc est vide Tout le peuple brûle début de la 6e Rachi : un envoyé du beit din retire la première au début de la cinquième heure.
Les deux hallot disent au peuple : manger, suspendre, brûler.
Écart entre deux témoins : Meir et Yehouda Écart Rabbi Meir Rabbi Yehouda 2 heures / 3 heures témoignage tient témoignage tient 3 heures / 5 heures témoignage tombe témoignage tient 5 heures / 7 heures tombe tombe : soleil est / ouest Abaye, version 1 : Meir Un homme ne se trompe en rien Le fait : sortie de 2, entrée de 3 Les deux visent le même instant Fin de 2 = début de 3 Abaye, version 1 : Yehouda Un homme se trompe d'une demi-heure Le fait : milieu de la 4e L'un : fin de 3, trop tôt L'autre : début de 5, trop tard
Abaye, première version : Meir, erreur nulle ; Yehouda, une demi-heure.
1
על ממונו, אמרינן: אי שרית ליה במקום שאין עושין בו מום — אתי למעבד במקום שעושין בו מום.

pour son bien, nous disons : si tu le lui permets à un endroit où l'on ne fait pas de moum (défaut), il en viendra à le faire à un endroit où l'on fait un moum.

📜 Rachi (1)
על ממונו כהן זה בהול על הבכור שלא ימות:
Ce cohen est presse pour le bekhor (premier-né), afin qu'il ne meure.
💡 Explication

La phrase commence au daf précédent : la, mitokh she-adam bahoul al mamono, parce qu'un homme est presse pour son bien. Le sujet est le cohen qui garde un bekhor pris de sang. S'il meurt sans moum, le cohen perd la bête.

Rabbi Yehouda ferme toute saignée. S'il l'autorise la où elle ne fait pas de moum, la hâte pousse à la faire la où elle en fait un. Faire un moum à un bekhor est interdit.

2
ורבנן — כל שכן דאי לא שרית ליה כלל אתי למעבד.

Et les Sages : à plus forte raison. Si tu ne le lui permets pas du tout, il en viendra à le faire.

📜 Rachi (1)
כ"ש הואיל ובהול הוא אי לא שרית ליה במקום שאינו עושה בו מום עובר על דבריך ועושה ושוב אין נזהר בין מקום מום לשלא במקום מום דסבור שהכל שוה:
À plus forte raison. Puisqu'il est presse : si tu ne lui permets pas l'endroit qui ne fait pas de moum, il passe outre ta parole et le fait. Ensuite il ne distingue plus l'endroit du moum et l'endroit sans moum, car il pense que tout se vaut.
💡 Explication

Les Sages retournent le même fait. L'homme est bahoul. Un interdit total le pousse à saigner n'importe où, et il cesse de séparer l'endroit du moum de l'autre.

Une voie permise, la saignée sans moum, le retient. C'est leur kol she-ken : à plus forte raison, il faut la lui ouvrir.

3
ומי אמרינן לרבי יהודה אדם בהול על ממונו? והתנן, רבי יהודה אומר: אין (מקדרין) הבהמה ביום טוב — מפני שהוא עושה חבורה, אבל מקרצפין. וחכמים אומרים: אין מקדרין, אף אין מקרצפין.

Et selon Rabbi Yehouda, dit-on qu'un homme est presse pour son bien ? Or nous avons appris : Rabbi Yehouda dit : on ne fait pas de kidour à la bête le jour de fête, parce qu'il fait une havoura (blessure).

Mais on fait un kirtzouf. Et les Sages disent : on ne fait pas de kidour, et l'on ne fait pas non plus de kirtzouf.

📜 Rachi (2)
מקדרין אשטרלי"ד:
Estriller.
מקרצפין כדפרשינן בכלי ששיניו גסות ואינו עושה חבורה דחובל בבעלי חיים אב מלאכה היא קתני מיהת אבל מקרצפין אלמא לא גזר מתוך שאדם בהול אי שרית ליה קירצוף עביד קידור לפי שהטיט מכחיש את הבהמה ומצערה:
Comme on l'a expliqué : avec un outil dont les dents sont grosses, et il ne fait pas de havoura. Blesser un être vivant est un av melakha (travail principal). La michna enseigné en tout cas : mais on fait un kirtzouf. Il en ressort qu'il n'a pas décrété. Et pourtant, du fait qu'un homme est presse : si tu lui permets le kirtzouf, il ferait le kidour, car la boue affaiblit la bête et la fait souffrir.
💡 Explication

Objection contre la raison donnée à Rabbi Yehouda. S'il décrété des qu'un homme est presse pour son bien, le peignage de Yom Tov devrait suivre la même voie.

Kidour : dents fines, cela blesse. Kirtzouf : dents larges, cela ne blesse pas. Blesser un vivant est un av melakha. Rabbi Yehouda interdit le premier et permet le second. Il ne pose pas de gezera de l'un vers l'autre, alors que la boue affaiblit la bête.

4
ותניא: איזהו קידור ואיזהו קרצוף? קידור — קטנים, ועושין חבורה. קרצוף — גדולים, ואין עושין חבורה.

Et l'on enseigné : qu'est-ce que le kidour, et qu'est-ce que le kirtzouf ? Kidour : des dents petites, et elles font une havoura.

Kirtzouf : des dents grandes, et elles ne font pas de havoura.

💡 Explication

Baraita de définition. Le kidour blesse, le kirtzouf ne blesse pas. Rabbi Yehouda laisse le second, sans l'englober dans l'interdit du premier.

5
התם, דאי שביק ליה — מיית, אמרינן אדם בהול על ממונו. הכא, אי שביק ליה — צערא בעלמא הוא, לא אמרינן אדם בהול על ממונו.

La, s'il le laisse, il meurt : nous disons qu'un homme est presse pour son bien. Ici, s'il le laisse, c'est une douleur seule : nous ne disons pas qu'un homme est presse pour son bien.

💡 Explication

Réponse. Hatam, le bekhor : l'inaction le fait mourir. La perte du bien est entière, on dit qu'il est bahoul, et la gezera tient.

Hakha, la bête couverte de boue : l'inaction laisse une douleur, tsaara be-alma. On ne dit pas qu'il est presse pour son bien. Le kirtzouf reste permis.

🖼️ Schéma
Quand dit-on qu'un homme est presse pour son bien ? Bekhor pris de sang S'il le laisse, la bête meurt On dit : il est presse Gezera sur toute saignée Boue sur la bête, Yom Tov S'il le laisse, douleur seule On ne dit pas : il est presse Kirtzouf permis
Mort du bekhor, où simple douleur : la gezera ne suit que la première.
6
ורבי יהודה, מאי שנא גבי חמץ דגזר, ומאי שנא גבי קרצוף דלא גזר? לחם בלחם — מיחלף. קידור בקרצוף — לא מיחלף.

Et Rabbi Yehouda : quelle différence y a-t-il pour le hamets, où il décrété, et pour le kirtzouf, où il ne décrète pas ? Du pain avec du pain, on confond.

Le kidour avec le kirtzouf, on ne confond pas.

📜 Rachi (1)
לא מיחלף ורבנן סברי מיחלף:
On ne confond pas. Et les Sages tiennent qu'on confond.
💡 Explication

Deuxième question, sur une autre gezera de Rabbi Yehouda, celle du hamets. Le'hem be-le'hem mihalef : un pain s'échange avec un pain, l'acte permis et l'acte interdit se mélangent. Il décrété.

Kidour be-kirtzouf lo mihalef : les outils différent, dents fines et dents larges. Il ne décrète pas. Rachi : les Sages tiennent que ces deux-la aussi se confondent, et ils interdisent les deux.

🖼️ Schéma
Rabbi Yehouda : où la gezera tient Pain avec pain On confond : mihalef Il décrété, pour le hamets Kidour et kirtzouf Outils distincts : lo mihalef Il ne décrète pas
Pain avec pain : gezera. Kidour et kirtzouf : outils distincts.
7
מתני׳ רבי מאיר אומר: אוכלים כל חמש, ושורפין בתחלת שש. רבי יהודה אומר: אוכלין כל ארבע, ותולין כל חמש, ושורפין בתחלת שש.

Michna. Rabbi Meir dit : on mange pendant toute la cinquième, et l'on brûle au début de la sixième.

Rabbi Yehouda dit : on mange pendant toute la quatrième, on suspend pendant toute la cinquième, et l'on brûle au début de la sixième.

📜 Rachi (2)
מתני' ושורפין בתחלת שש ואע"ג דכל שעה ששית מדאורייתא שריא גזור רבנן עלה דילמא טעי וסבור על השביעי' שהיא ששית אבל אחמישי' לא טעי למימר על השביעית שהיא חמישית ומותר:
Et l'on brûle au début de la sixième. Même si toute la sixième heure est permise de-Oraita, les Sages ont décrété à son sujet : il se tromperait, et tiendrait la septième pour la sixième. Pour la cinquième, il ne se trompe pas au point de tenir la septième pour la cinquième : elle reste permise.
תולין כל חמש ואינו אוכל דטעי וסבור על שביעית שהיא חמישית ומיהו לשרוף אינו צריך ומאכיל לבהמתו אבל ששית אף בהנאה אסור מדרבנן גזירה משום שביעית:
On suspend pendant toute la cinquième : il ne mange pas, car il se trompe et tient la septième pour la cinquième. Brûler, en revanche, n'est pas requis, et il le donne à manger à sa bête. La sixième : même la hanaa (jouissance) est interdite mi-de-rabbanan, gezera à cause de la septième.
💡 Explication

Heures du 14 nissan, comptées du lever du soleil, chacune un douzième du jour. De-Oraita, le hamets tombe à l'heure sept, à midi. La sixième reste permise par la Tora.

Rabbi Meir : on mange les cinq heures, on brûle des le début de la sixième. Rabbi Yehouda : on mange quatre heures. La cinquième est telouya : ni manger, ni brûler ; Rachi ajoute qu'on la donne à la bête. Au début de la sixième, on brûle, et la hanaa elle-même est fermée par gezera, de crainte de confondre six et sept.

8
ועוד אמר רבי יהודה: שתי חלות של תודה פסולות מונחות על גב האיצטבא, כל זמן שמונחות — כל העם אוכלין. ניטלה אחת — תולין; לא אוכלין ולא שורפין. ניטלו שתיהן — התחילו כל העם שורפין.

Et Rabbi Yehouda à dit encore : deux hallot (pains) de toda (offrande de reconnaissance) passoul (invalides) sont posées sur l'itztaba (le banc du portique). Tant qu'elles sont posées, tout le peuple mange.

L'une est retirée : on suspend, on ne mange pas et l'on ne brûle pas. Les deux sont retirées : tout le peuple se met à brûler.

📜 Rachi (5)
שתי חלות של חמץ:
De hamets.
של תודה פסולות ובגמרא מפרש מאן פסלינהו:
D'une toda passoul. La Guemara expliquera qui les a invalidées.
היו מונחות בכל ערב פסח:
Elles étaient posées à chaque veille de Pessa'h.
על גב האיצטבא סטיו שהיה בהר הבית ששם מתקבצין ויושבין בני אדם והיו רואין אותן לסימן:
Sur l'itztaba : le portique du mont du Temple, la où les gens se rassemblent et s'asseyent. Ils les voyaient comme un signe.
ניטלה אחת מהן בתחלת חמש בא שליח בית דין ונוטל האחת:
L'une d'elles est retirée : au début de la cinquième, un envoyé du tribunal vient et en retire une.
💡 Explication

Horloge publique de Rabbi Yehouda. Deux pains de toda hamets, passoul, restent visibles sur le portique du mont du Temple. Les deux en place : on mange. Une retirée, au début de la cinquième : tolin, on suspend. Les deux retirées : on brûle.

Qui a rendu ces hallot passoul, la Guemara le dira plus loin. Ici elles servent de signe, pas d'offrande.

9
רבן גמליאל אומר: חולין נאכלין כל ארבע, ותרומה כל חמש, ושורפין בתחלת שש.

Rabban Gamliel dit : les houlin (aliments profanes) se mangent pendant toute la quatrième, la terouma pendant toute la cinquième, et l'on brûle au début de la sixième.

📜 Rachi (2)
ותרומה כל חמש דאסור להפסיד קדשים בידים כל זמן שיכול לאוכלן:
Et la terouma pendant toute la cinquième : il est interdit de faire perdre des kodachim (choses consacrées) de sa main, tant qu'on peut encore les manger.
ושורפין בתחלת שש דהא ודאי רובא טעו בין שש לשבע:
Et l'on brûle au début de la sixième : car le plus grand nombre se trompe, à coup sur, entre la sixième et la septième.
💡 Explication

Rabban Gamliel sépare selon le statut. Les houlin se mangent toute la quatrième. La terouma se mange encore toute la cinquième : tant qu'on peut la manger, on ne la détruit pas de sa main.

Au début de la sixième, on brûle, terouma comprise. Rachi : la majorité confond, de façon sûre, la sixième et la septième.

10
גמ׳ תנן התם: אחד אומר בשנים בחדש, ואחד אומר בשלשה — עדותן קיימת,

Guemara. Nous avons appris la-bas : l'un dit le deux du mois, et l'un dit le trois : leur témoignage tient.

📜 Rachi (1)
גמ' אחד אמר בשנים בחדש הרג זה את הנפש ואחד מן העדים אומר בשלשה בחדש עדותן קיימת ובית דין היו בודקין אותן בשבע חקירות כדלקמן וכיון דהושוו שניהן לומר בשלישי או ברביעי וכשבדקום איזה יום בחדש אמר זה בשני וזה אמר בשלישי שניהן על יום אחד העידו אלא שזה ידע בעיבורו של חודש שחודש שעבר מלא והוקבע ר"ח ביום שלשים ואחד וזה שאמר בשנים בחדש ידע בו וזה שאמר שלשה סבור שהוקבע החדש ביום שלשים והואיל ויש טועין בכך אע"פ שמצווין אנו לחלק את עדותן כדי שתבטל להציל את הנפש אין בידינו כח לחלקו:
L'un à dit : le deux du mois. Celui-ci à tué une personne, et l'un des témoins dit : le trois du mois. Leur témoignage tient. Le tribunal les examinait par les sept hakirot (enquêtes), comme plus bas. Les deux se sont accordées à dire : le troisième, où le quatrième. Quand on leur demande quel jour du mois, celui-ci dit le deux, et celui-ci dit le trois. Tous deux ont témoigné sur un seul jour. Simplement, celui-ci connaissait l'ibour du mois : le mois passe était plein, et Roch Hodech à été fixé au trente et unième jour. Celui qui a dit le deux du mois le savait. Celui qui a dit le trois pensait que le mois avait été fixé au trentième jour. Puisqu'il y a des gens qui se trompent en cela, même si nous avons le devoir de scinder leur témoignage pour qu'il tombe, afin de sauver une vie, nous n'avons pas le pouvoir de le scinder.
💡 Explication

La Guemara va chercher une autre michna, à Sanhédrin, où Rabbi Meir et Rabbi Yehouda divergent aussi sur la taille d'une erreur. Le cas est capital : harag et ha-nefech, celui-ci à tué.

Écart d'un jour dans la date du mois. Rachi : les sept hakirot les ont déjà mis d'accord sur le jour de la semaine, le troisième où le quatrième. Le décalage vient de l'ibour ha-hodesh : mois plein de trente jours, Roch Hodech au trente et unième, et l'un des deux l'ignore. On a le devoir de chercher une faille pour sauver l'accuse. Cette faille-la, le tribunal n'a pas le pouvoir de la créer.

11
שזה יודע בעבורו של חדש, וזה אינו יודע בעבורו של חדש.

Car celui-ci connaît l'ibour du mois, et celui-ci ne connaît pas l'ibour du mois.

🗂️ Tossefot (1)
זה ידע בעיבורו של חדש וה"ה דה"מ למימר זה ידע בחסרונו של חדש וזה לא ידע דחדש שעבר חסר היה והקשה ריב"א ומה אלו דייקינן בהני סהדי דתרוייהו ידעי בעיבורו של חדש וה"ל עדות מוכחשת ואיך ניקום וניקטול מספיקא דהכי פריך בסמוך אע"ג דבפ' בן סורר (סנהד' סט.) דייק מהכא דרובא דאינשי עבידי דטעי בעיבורא דירחא מ"מ מה נפסיד אם נדקדק בהם וי"ל דהכא דייקינן בהו שפיר כיון דשיילי להו באיזה יום וקמיכווני ליום אחד ש"מ שזה לא ידע ומ"מ שפיר מוכיח בבן סורר (שם) מהכא דאזלינן בתר רובא בדיני נפשות דרובא טעי בעיבורא דירחא דאי לא אזלי' בתר רובא כיון שזה אומר בשנים וזה אומר בשלשה מיד ה"ל מוכחשין וכי הדר מכוונים ליום אחד ה"ל חוזר ומגיד תדע דהא אחד אומר בג' ואחד אומר בה' עדותן בטלה אע"פ שמכוונים ליום אחד ולא אמרינן דטעו בשני עיבורים דבתרי עיבורי לא טעו אינשי וחשבינן להו חוזר ומגיד:
Et il en irait de même si l'on disait : celui-ci connaissait le hisseroun (défaut) du mois, et celui-ci ne le connaissait pas, le mois passe ayant été court. Le Riva à objecte : et si nous examinions ces témoins de près, et que tous deux connaissent l'ibour du mois ? Le témoignage serait contredit. Comment se lever pour mettre à mort sur un safek (doute) ? C'est bien ce que l'on objecte juste après. Même si, au chapitre Ben Sorer (Sanhédrin 69a), on tire d'ici que la majorité des gens ont coutume de se tromper sur l'ibour du mois : que perd-on a les examiner de près ? On répond : ici, on les examine bien. On leur demande quel jour, et ils visent un seul jour : il en ressort que celui-ci ne savait pas. Malgré cela, Ben Sorer prouve bien d'ici qu'on suit le rov (la majorité) dans les dinei nefachot (affaires capitales), car la majorité se trompe sur l'ibour du mois. Si l'on ne suivait pas le rov, des que celui-ci dit le deux et celui-ci le trois, ils seraient aussitôt contredits. Quand ensuite ils visent un seul jour, ce serait un hozer u-maggid (un témoin qui revient sur son dire). Sache-le : l'un dit le trois et l'un dit le cinq, leur témoignage tombe, même s'ils visent un seul jour. On ne dit pas qu'ils se sont trompés sur deux ibour. Sur deux ibour, les gens ne se trompent pas, et on les tient pour hozer u-maggid.
💡 Explication

L'écart d'un jour à une cause régulière : l'ibour, le mois plein. Tossefot : la même lecture vaut pour un mois hasser, de vingt-neuf jours.

Le Riva : si l'examen montrait que les deux savaient l'ibour, les dates se contrediraient, et l'on mettrait à mort sur un safek. Réponse : on leur demande le jour, et ils visent un seul jour. L'un des deux ne savait donc pas. Le rov reste : la majorité se trompe sur l'ibour, et l'on suit ce rov en dinei nefachot. Sans cela, leur accord ultérieur sur un seul jour serait un hozer u-maggid, un témoin qui se reprend. Deux jours d'écart, trois et cinq, ne se rattrapent pas par deux ibour : les gens ne se trompent pas deux fois.

12
אחד אומר בשלשה, ואחד אומר בחמשה — עדותן בטלה. אחד אומר בשתי שעות, ואחד אומר בשלש שעות — עדותן קיימת. אחד אומר בשלש, ואחד אומר בחמש — עדותן בטלה, דברי רבי מאיר.

L'un dit le trois, et l'un dit le cinq : leur témoignage tombe. L'un dit à deux heures, et l'un dit à trois heures : leur témoignage tient.

L'un dit à trois, et l'un dit à cinq : leur témoignage tombe. Paroles de Rabbi Meir.

📜 Rachi (2)
עדותן בטלה דבהא ליכא למטעי וקרא כתיב (דברים יג) ודרשת וחקרת והנה אמת נכון שתהא עדותן מכוונת ואי לא לא קטלינן והוא והן פטורים דאין עדים נהרגין אלא על ידי הזמה:
Leur témoignage tombe. Ici, il n'y a pas de quoi se tromper. Et le verset est écrit (Devarim 13) : tu rechercheras, tu examineras, et voici : c'est vrai, c'est établi. Il faut que leur témoignage soit ajuste. Sinon, on ne met pas à mort. Lui et eux sont quittes : on ne met des témoins à mort que par hazama.
אחד אומר בשתי שעות כו' עדותן קיימת דטועה אדם בכך:
L'un dit à deux heures, etc. Leur témoignage tient, car un homme se trompe en cela.
🗂️ Tossefot (1)
אחד אומר בשתי שעות וא"ת אמאי עדותן קיימת אילו דייקינן בהני סהדי הא דקאמר שתים בתחילת שתים וה"ל קודם הנץ החמה ועדותן בטלה כדאמר לקמן דתחילת שעה שניה קודם הנץ החמה הוא דמהלך אדם ביום עשר פרסה שהן מ' מילין ומעלות השחר עד הנץ החמה מהלך ה' מילין כדאמר במי שהיה טמא (לקמן פסחים צג:) וזה עולה לשעה ומחצה וי"ל כשזה אומר קודם הנץ החמה וזה אומר לאחר הנץ החמה דמדקדקין בהנץ לא טעו אינשי אבל הני לא דקדקו אלא בשעות ואין בני אדם בקיאין בשעות וסבורין שהשניה התחילה אחר הנץ החמה:
L'un dit à deux heures. On objecte : pourquoi leur témoignage tient-il ? Si l'on examinait ces témoins de près, celui qui dit deux viserait le début de la deuxième, ce serait avant le netz ha-hama (lever du soleil), et leur témoignage tomberait, comme on le dit plus bas. Le début de la deuxième heure est avant le lever du soleil. Un homme marche dans la journée dix parsa, soit quarante mil. D'alot ha-shahar (l'aube) jusqu'au lever du soleil, on marche cinq mil, comme on le dit dans Mi she-haya tamei (plus bas, Pessahim 93b). Cela monte à une heure et demie. On répond : quand l'un dit avant le lever du soleil et l'autre après, ils sont précis sur le lever, et les gens ne se trompent pas. Ceux-ci n'ont été précis que sur les heures. Les gens ne sont pas experts dans les heures, et ils pensent que la deuxième à commencé après le lever du soleil.
💡 Explication

Échelle de Rabbi Meir. Trois et cinq : deux jours d'écart, aucune erreur ordinaire ne les rejoint, le témoignage betela. Deux heures et trois heures : un homme se trompe d'une heure, le témoignage kayemet. Trois et cinq, en heures : l'écart est déjà trop large pour lui.

Rachi lié l'annulation au verset : l'enquête doit trouver le témoignage nakhon, ajuste. Témoins et accuse sont quittes. La mort des témoins ne vient que de la hazama.

Tossefot. Le jour compte quarante mil, douze heures. Cinq mil, de l'aube au lever, font une heure et demie : le début de la deuxième heure est encore avant le netz. S'ils parlaient du lever lui-même, l'un avant et l'autre après, les gens ne mélangent pas cela. Ici ils parlent en heures, et l'on place le début de la deuxième après le lever.

13
רבי יהודה אומר: עדותן קיימת. אחד אומר בחמש, ואחד אומר בשבע — עדותן בטלה. שבחמש חמה במזרח, ובשבע חמה במערב.

Rabbi Yehouda dit : leur témoignage tient. L'un dit à cinq, et l'un dit à sept : leur témoignage tombe.

Car à cinq le soleil est à l'est, et à sept le soleil est à l'ouest.

📜 Rachi (2)
אחד אומר בחמש ואחד אומר בשבע עדותן בטלה אפילו לר' יהודה דבחמש חמה במזרחו של רקיע ויכול להבין על ידי הצל כשנותן ידו כנגד המזרח הוה הצל לצד מערב:
L'un dit à cinq et l'un dit à sept : leur témoignage tombe, même selon Rabbi Yehouda. À cinq, le soleil est à l'est du firmament. On peut s'en rendre compte par l'ombre : quand on place sa main face à l'est, l'ombre est du côté de l'ouest.
ובשבע חמה במערב והצל לצד מזרח:
Et à sept le soleil est à l'ouest, et l'ombre du côté de l'est.
⚖️ Rosh (1)
מתני' אין חוששין שמא גיררה חולדה ממקום למקום מבית לבית דא"כ מחצר לחצר ומעיר לעיר אין לדבר סוף והיכא דבדק ובתר הכי חזי עכברא דעל בביתא ובפומה פיתא אע"ג דעל לההוא ביתא ומשכח פירורין כשיעור ההוא פיתא לא אמרינן מיכל אכלה לההוא פיתא והני פירורין דידה נינהו אלא אמרי' פירורין מעלמא נינהו ובעי למיבדק על ההוא פיתא דעכברא. דאמר רבא תינוק נכנס וככר בידו ונכנס אחריו ומצא פירורין אין צריך בדיקה שדרכו של תינוק לפרר. עכבר נכנס וככר בפיו ונכנס אחריו ומצא פירורין צריך לבדוק שאין דרכו של עכבר לפרר. כל הני פסקי הלכות דצבורי חמץ והנך בעיות דעכבר נכנס וככר בשמי קורה ובפי נחש השמיטו רב אלפס ז"ל משום דמילי דלא שכיחי נינהו. רבי יהודה אומר בודקין אור ארבעה עשר ובי"ד שחרית ובשעת הביעור. וחכ"א אם לא בדק אור ארבעה עשר יבדוק בי"ד לא בדק בי"ד יבדוק בתוך המועד ואם לא בדק בתוך המועד יבדוק לאחר המועד. ומה שמשייר יניחנו בצינעה כדי שלא יהא צריך בדיקה אחריו פירוש בתוך המועד ולאחר המועד בתוך הפסח ולאחר הפסח. כדי שלא יהא צריך בדיקה. אחריו כגון שנטלו עכבר בפניו או שהניח עשר ומצא תשע אבל אם לא ידע כמה הניח אע"פ שלא הצניעו אין צריך לחזור ולבדוק דהא תנן אין חוששין שמא גיררה חולדה וכו': ירושלמי הלכה ג כיצד הוא עושה כופה עליו את הכלי. כפה ולא מצאו אני אומר יד נטלתו לא כפה ולא מצאו צריך. לבדוק את הבית. ר' מאיר אומר אוכלין כל חמש ושורפין בתחלת שש. ר' יהודה אומר אוכלין כל ארבע ותולין כל חמש ושורפין בתחלת שש.
Michna. On ne craint pas qu'une hulda (belette) ait traîne d'un endroit à un autre, d'une maison à une maison. Sinon, de cour en cour et de ville en ville, la chose n'aurait pas de fin. La où l'on a vérifie, et qu'ensuite on voit une souris entrer dans la maison, un pain dans la bouche : même si l'on entre dans cette maison et que l'on trouve des miettes à la mesure de ce pain, on ne dit pas qu'elle à mangé ce pain et que ces miettes sont les siennes. On dit : les miettes viennent d'ailleurs, et il faut vérifier pour ce pain de la souris. Car Rava à dit : un enfant entre, un pain à la main ; on entre après lui et l'on trouve des miettes : pas besoin de bedika, car c'est l'usage de l'enfant d'émietter. Une souris entre, un pain dans la bouche ; on entre après elle et l'on trouve des miettes : il faut vérifier, car la souris n'a pas l'usage d'émietter. Toutes ces règles des tas de hamets, et ces questions d'une souris qui entre avec un pain au sommet d'une poutre où dans la gueule d'un serpent, Rav Alfas (le Rif) les a laissées de côté, car ce sont des cas rares. Rabbi Yehouda dit : on vérifie à la nuit du quatorze, le quatorze au matin, et à l'heure du biour (retrait). Et les Sages disent : s'il n'a pas vérifié à la nuit du quatorze, il vérifie le quatorze ; s'il n'a pas vérifié le quatorze, il vérifie pendant le mo'ed ; s'il n'a pas vérifié pendant le mo'ed, il vérifie après le mo'ed. Ce qu'il laisse, il le dépose dans un endroit caché, afin de ne pas avoir à vérifier ensuite. Sens : pendant le mo'ed et après le mo'ed, pendant Pessa'h et après Pessa'h. Afin de ne pas avoir à vérifier. Ensuite : par exemple une souris l'a pris devant lui, où il à laissé dix et en a trouvé neuf. Mais s'il ne savait pas combien il avait laissé, même sans l'avoir caché, il n'a pas à revenir vérifier. Car nous avons appris dans la michna : on ne craint pas qu'une hulda ait traîne, etc. Yerushalmi, halakha 3. Comment fait-il ? Il renverse un récipient dessus. S'il à renversé et ne l'a pas trouvé : je dis, une main l'a pris. S'il n'a pas renverse et ne l'a pas trouvé : il doit vérifier la maison. Rabbi Meir dit : on mange pendant toute la cinquième, et l'on brûle au début de la sixième. Rabbi Yehouda dit : on mange pendant toute la quatrième, on suspend pendant toute la cinquième, et l'on brûle au début de la sixième.
💡 Explication

Pour l'écart de trois à cinq, Rabbi Meir annule, Rabbi Yehouda maintient. Cinq et sept, les deux annulent. Le soleil le montre : à la cinquième heure il est encore à l'est du ciel, à la septième il est à l'ouest.

Rachi donne l'épreuve de l'ombre. Main placée face à l'est : à cinq, l'ombre tombe à l'ouest ; à sept, elle tombe à l'est. Personne ne mélange ces deux heures.

🖼️ Schéma
Cinq heures et sept heures : le soleil sépare les deux midi, fin de la 6e 5 soleil à l'est ombre vers l'ouest 7 soleil à l'ouest ombre vers l'est Main tournée vers l'est : à 5 l'ombre part à l'ouest. À 7 elle part à l'est.
À cinq, soleil à l'est. À sept, soleil à l'ouest. L'ombre change de côté.
14
אמר אביי: כשתמצא לומר, לדברי רבי מאיר — אין אדם טועה ולא כלום; לדברי רבי יהודה — אדם טועה חצי שעה. לדברי רבי מאיר — אין אדם טועה ולא כלום: מעשה כי הוה, במיפק תרתי ומעייל תלת. והא דקאמר שתים — בסוף שתים, והא דקאמר שלש — בתחלת שלש.

Abaye à dit : quand tu y regarderas de près, selon Rabbi Meir un homme ne se trompe en rien ; selon Rabbi Yehouda un homme se trompe d'une demi-heure. Selon Rabbi Meir, un homme ne se trompe en rien : le fait, quand il à eu lieu, c'était à la sortie de la deuxième et à l'entrée de la troisième.

Celui qui dit deux : à la fin de la deuxième. Celui qui dit trois : au début de la troisième.

📜 Rachi (2)
כשתמצא לומר כשתדקדק בדבריהם ותעמוד על מכונו תמצא לדברי רבי מאיר דמקיים עדות דב' וג' ומבטל של ג' ושל ה' אין אדם טועה ולא כלום ולדברי ר' יהודה דמקיים אף שלש וחמש אדם טועה חצי שעה לר' מאיר אין אדם טועה כלום והטועה שקרן הוא והאי דמקיים ר' מאיר עדות של שתים ושלש משום ששניהם העידו על רגע אחד דמעשה כי הוה במיפק תרתי ומעייל תלת ביציאתה של שניה כשהשלישית נכנסת ושניהן כך העידו דהאי דאמר שתים בסוף שניה קאמר והאי דקאמר כו' ולקמן פריך מי יודע שכוונתן לכך היתה דילמא האי דקאמר שתים בתחלת שתים קאמר ויש חילוק ביניהן והואיל ולר"מ אין תולין בטעות הרי הן שקרנין:
Quand tu y regarderas de près. Quand tu serrés leurs paroles et que tu arrivés à leur point juste, tu trouves ceci. Selon Rabbi Meir, qui maintient le témoignage de deux et de trois et annule celui de trois et de cinq, un homme ne se trompe en rien. Selon Rabbi Yehouda, qui maintient même trois et cinq, un homme se trompe d'une demi-heure. Selon Rabbi Meir un homme ne se trompe en rien, et celui qui se trompe est un menteur. Rabbi Meir maintient le témoignage de deux et de trois parce que les deux ont témoigné d'un seul instant. Le fait, quand il à eu lieu : à la sortie de la deuxième, au moment où la troisième entre. Tous deux ont témoigné ainsi. Celui qui a dit deux visait la fin de la deuxième, et celui qui a dit trois visait le début. Plus bas on objecte : qui sait que telle était leur intention ? Celui qui a dit deux visait peut-être le début de la deuxième, et il y a un écart entre eux. Puisque, selon Rabbi Meir, on ne rattache pas cela à une erreur, les voilà menteurs.
ולדברי רבי יהודה תולין בטעות חצי שעה הילכך כי אמר האי בשלש והאי בחמש עדותן קיימת דמעשה כי הוה בפלגא דארבע וכו' וזה אמר בסוף שלש וזה בתחלת חמש וכל אחד מהן טעה מן המעשה חצי שעה ולקמיה פריך ליה היכי מהדרינן לצרופי עדותן הוה לן למימר דהאי בתחלת ג' קאמר והאי בסוף חמש קאמר ויש חילוק גדול ביניהן וכולי האי לא טעו ותחלק עדותן ונציל את הנפש:
Et selon Rabbi Yehouda on rattache cela à une erreur d'une demi-heure. Donc, quand celui-ci dit trois et celui-ci cinq, leur témoignage tient. Le fait, quand il à eu lieu : au milieu de la quatrième, etc. Celui-ci à dit la fin de la troisième, celui-ci le début de la cinquième, et chacun s'est écarte du fait d'une demi-heure. Plus loin on objecte : comment revient-on combiner leur témoignage ? Il faudrait dire que celui-ci visait le début de la troisième et celui-ci la fin de la cinquième, qu'il y a un grand écart entre eux, qu'ils ne se trompent pas autant, que l'on scinde leur témoignage, et que l'on sauve la vie.
💡 Explication

Keshetamtza lomar : à serrer leurs paroles, une règle en sort. Rabbi Meir : ein adam to'e ve-lo keloum, erreur nulle. Le couple deux / trois dit vrai sur un seul instant, la jointure des deux heures. Fin de la deuxième et début de la troisième sont le même point. Celui qui se trompe, selon lui, ment.

Rabbi Yehouda : adam to'e hatzi sha'à, une demi-heure d'erreur reste compatible avec un témoignage vrai. Rachi annonce déjà l'attaque de plus bas, qui n'est pas tranchée sur cet amud : on pourrait lire chaque témoin à l'autre bout de son heure, et l'écart deviendrait trop grand pour les joindre.

15
לדברי רבי יהודה — אדם טועה חצי שעה: מעשה כי הוה, בפלגא דארבע הוה, והאי דקאמר שלש — בסוף שלש, וקטעי פלגא דשעתא לקמיה. והאי דקאמר חמש — בתחלת חמש, וקטעי פלגא דשעתא לאחוריה.

Selon Rabbi Yehouda, un homme se trompe d'une demi-heure. Le fait, quand il à eu lieu, c'était au milieu de la quatrième.

Celui qui dit trois : à la fin de la troisième, et il se trompe d'une demi-heure vers l'avant (il place le fait trop tôt). Celui qui dit cinq : au début de la cinquième, et il se trompe d'une demi-heure vers l'arrière (il place le fait trop tard).

💡 Explication

Placement. Le fait est à palga de-arba, trois heures et demie, le milieu de la quatrième. Le témoin de trois vise la fin de la troisième : une demi-heure lekameh, en avant du fait. Le témoin de cinq vise le début de la cinquième, qui est la fin de la quatrième : une demi-heure le-ahoreh, en arrière du fait.

Chaque écart reste dans la demi-heure. Les deux phrases peuvent décrire un seul acte.

🖼️ Schéma
Yehouda : le fait au milieu de la 4e, chaque témoin à une demi-heure heure 3 heure 4 heure 5 fin de 3 témoin : trois demi-heure trop tôt milieu de 4 le fait début de 5 témoin : cinq demi-heure trop tard
Fait à 3 h 30. L'un dit la fin de 3, l'autre le début de 5.
16
איכא דאמרי, אמר אביי: כשתמצא לומר, לדברי רבי מאיר — אדם טועה משהו; לדברי רבי יהודה — אדם טועה שעה ומשהו. לדברי רבי מאיר — אדם טועה משהו: מעשה כי הוה, או בסוף שתים הוה או בתחלת שלש, וחד מינייהו טועה משהו. לדברי רבי יהודה — אדם טועה שעה ומשהו: מעשה כי הוה — או בסוף שלש או בתחלת חמש,

Il y en a qui disent. Abaye à dit : quand tu y regarderas de près, selon Rabbi Meir un homme se trompe d'un mashehou (un rien) ; selon Rabbi Yehouda un homme se trompe d'une heure et d'un mashehou.

Selon Rabbi Meir, un homme se trompe d'un mashehou : le fait, quand il à eu lieu, c'était où à la fin de la deuxième, où au début de la troisième, et l'un d'eux se trompe d'un mashehou. Selon Rabbi Yehouda, un homme se trompe d'une heure et d'un mashehou : le fait, quand il à eu lieu, où à la fin de la troisième, où au début de la cinquième,

📜 Rachi (2)
וחד מנייהו קא טעי משהו אם בסוף שתים הוה האי דקאמר שלש בתחלת שלש וקאי טעי משהו ואי בתחלת ג' האי דקאמר שתים בסוף שתים וקא טעי משהו:
Et l'un d'eux se trompe d'un mashehou. Si c'était à la fin de la deuxième, celui qui dit trois vise le début de la troisième, et il se trompe d'un mashehou. Si c'était au début de la troisième, celui qui dit deux vise la fin de la deuxième, et il se trompe d'un mashehou.
לדברי רבי יהודה מעשה הוה בסוף שלש והאי דאמר בתחילת חמש טעי שעה רביעית ומשהו של סוף שלש אי נמי בתחילת חמש הוה והאי דאמר בסוף שלש טעה שעה רביעית ומשהו:
Selon Rabbi Yehouda. Le fait à eu lieu à la fin de la troisième, et celui qui a dit le début de la cinquième se trompe de la quatrième heure, et d'un mashehou à partir de la fin de la troisième. Ou bien c'était au début de la cinquième, et celui qui a dit la fin de la troisième s'est trompé de la quatrième heure et d'un mashehou.
💡 Explication

Deuxième version, ika de-amrei. Rabbi Meir laisse un mashehou : le fait est d'un côté de la jointure, fin de deux ou début de trois, et un seul des deux témoins déborde d'un rien.

Rabbi Yehouda laisse sha'à u-mashehou : de la fin de la troisième au début de la cinquième, il y a toute la quatrième heure, plus un rien. La phrase de la Guemara s'arrête ici, au milieu de la reprise. La suite est au daf suivant.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).