Sougya : Le daf ferme d'abord le témoignage sur le lever du soleil : avant le lever et pendant le lever, les deux dires ne se rejoignent pas. Rav, par Rav Nahman, tranche la halakha comme Rabbi Yehouda : on mange toute la quatrième heure, on suspend toute la cinquième, on brûle au début de la sixième.
Rava propose Rabbi Meir, puis Rabban Gamliel. Rav Nahman refuse : la michna anonyme ne force pas Rabbi Meir, et Rabban Gamliel est un troisième avis.
Une baraita, quand le 14 nissan tombe un chabbat, brûle la terouma avant chabbat et ne garde que deux repas, jusqu'à quatre heures. Le vote des Sages suit ce Tanna.
Rav Papa limite le vote au biour. Un dépôt de hamets percé par les souris confirme la cinquième heure : on attend, puis on vend, à cause du hehshed, selon Rabbi Yehouda.
pendant le lever du soleil : il se tenait à découvert, et ce ne sont que des rayons qu'il à vus. Il nous l'apprend.
Fin de Rav Shimi bar Ashi, ouverte en bas de 12b. L'un dit : avant le netz ha-hama, le lever du soleil. L'autre dit : pendant le lever. On aurait pu joindre les deux dires. Celui qui dit pendant le lever se tenait à découvert et à pris des zaherurei, de simples rayons, pour le soleil. Les deux parleraient d'un fait d'avant le lever.
Ka machma lan : l'enseignement écarte cette lecture. Le témoignage est nul. Entre avant le lever et le lever, on ne se trompe pas.
Rav Nahman dit au nom de Rav : la halakha est selon Rabbi Yehouda. Rava dit à Rav Nahman : que le maître dise plutôt que la halakha est selon Rabbi Meir, puisque le Tanna nous à enseigné une michna anonyme selon lui.
La sougya quitte les témoins et revient au hamets. Rav, par Rav Nahman, tranche : halakha ke-Rabbi Yehouda. On mange toute la quatrième heure. Toute la cinquième, on suspend : l'homme ne mange plus, on peut encore donner à la bête. On brûle au début de la sixième.
Rava objecte par une michna stam, anonyme : tant qu'il est permis de manger, on donne à manger. Chez Rabbi Yehouda, la cinquième heure sépare le repas de l'homme et le repas de la bête. Cette michna, lue ainsi, suit Rabbi Meir.
Le Roch attaché ici suit la suite de la michna : bête sauvage qui caché le reste, hamets roussi avant l'heure, koutah babli et mourayess après Pessa'h. La hanaa et la consommation n'y ont pas le même statut.
Car nous avons appris : tout le temps où il est permis de manger, on donne à manger.
Rava cité la michna. Tant que l'homme peut manger le hamets, il le donne à sa bête. Dès qu'il ne peut plus manger, il ne donne plus. Pas d'heure intermédiaire : c'est la position de Rabbi Meir.
Celle-là n'est pas une michna anonyme, à cause de la difficulté du mot permis.
Rav Nahman refuse d'y voir une michna anonyme selon Rabbi Meir. Le mot moutar, permis, coincé. Selon Rabbi Meir, la michna dirait : tant qu'il mange, il donne à manger. Permis vise un autre mangeur que celui qui donne.
Plus loin, on pose donc cette michna selon Rabban Gamliel : tant que le cohen peut manger la terouma, l'Israël donne du houlin à sa bête.
Et que le maître dise que la halakha est selon Rabban Gamliel, puisqu'il est un makhria. Il lui dit : Rabban Gamliel n'est pas un makhria, il dit une raison qui lui est propre.
Rava propose Rabban Gamliel, parce qu'un makhria, celui qui se place entre deux avis déjà cités, fait la halakha.
Rav Nahman répond : Rabban Gamliel donne un ta'am di-nafsheh, une raison à lui. Rabbi Meir et Rabbi Yehouda traitent tout hamets ensemble. Ils ne séparent pas terouma et houlin. Séparer les heures entre les deux est un troisième avis. Un troisième avis ne tranche pas.
Et si tu veux, dis : Rav à parlé selon ce Tanna. Car on a enseigné dans une baraita : le quatorze qui tombe un chabbat, on élimine tout avant chabbat.
On brûle les teroumot impures, suspendues et pures. Et l'on laisse, des pures, de quoi deux repas, afin de manger jusqu'à quatre heures.
Paroles de Rabbi Elazar ben Yehouda, homme de Bartota, qui l'a dit au nom de Rabbi Yehochoua.
Second appui de Rav : une baraita. Quand le 14 nissan tombe un chabbat, le biour se fait avant chabbat. On brûle trois sortes de terouma : temea (impure), telouya (douteuse), tehora (pure) dont on n'a pas besoin.
Dès pures, on garde deux repas, pour manger jusqu'à quatre heures. C'est la limite de Rabbi Yehouda, et elle vaut ici même pour la terouma. Rachi : deux repas, pas trois. Le repas de minha tombe après l'heure du hamets.
Tossefot : brûler une pure avant l'heure reste permis, parce qu'elle finira interdite et perdue. De la Torah, le bitoul suffirait.
Ils lui dirent : les pures, on ne les brûlera pas, de crainte que l'on trouve pour elles des mangeurs. Il leur dit : on a déjà cherche, et l'on n'a pas trouvé.
Ils lui dirent : peut-être ont-ils passe la nuit hors du mur.
Les Sages refusent de brûler les tehorot avant l'heure : un cohen peut encore se présenter. Brûler alors, c'est perdre une terouma de sa main.
Réponse : la recherche est faite. Chabbat, aucun hôte n'arrive de l'extérieur. Ils répliquent : des cohanim ont pu passer la nuit hors du mur, dans le tehoum, et entrer le matin.
Il leur dit : selon vos paroles, même les suspendues, on ne les brûlera pas, de crainte qu'Eliyahou ne vienne et ne les déclare pures. Ils lui dirent : il est déjà assuré à Israël qu'Eliyahou ne vient ni les veilles de chabbat ni les veilles de jours de fête, à cause de la peine.
Il retourne le peut-être. Si l'on retient un cas aussi faible, on ne brûle pas non plus les telouyot : Eliyahou pourrait venir et dire qu'aucune touma ne les a touchées.
Réponse des Sages : Israël à l'assurance qu'Eliyahou ne vient pas la veille de chabbat ni la veille d'un yom tov, à cause du torah, le trouble des préparatifs. Aujourd'hui est veille de chabbat. Demain, le 14, est chabbat et veille de yom tov.
Ils dirent : ils ne bougèrent pas de la jusqu'à ce qu'ils fixent la halakha selon Rabbi Elazar ben Yehouda, homme de Bartota, qui l'a dit au nom de Rabbi Yehochoua.
Ils votent sur place. La halakha est fixée selon Rabbi Elazar ben Yehouda de Bartota, au nom de Rabbi Yehochoua : on brûle avant chabbat, et l'on ne garde que de quoi manger jusqu'à quatre heures.
Quoi, même pour manger ? Rav Papa dit au nom de Rava : non, pour le biour.
Portée du vote. Mai lav, afilou le-ekhol : même pour manger, jusqu'à quatre heures, y compris la terouma, comme Rabbi Yehouda.
Rav Papa, au nom de Rava : la, le-vaer. Le vote porte sur le biour. On brûle les pures des le 13, veille de chabbat. L'heure du repas peut rester ouverte jusqu'à cinq heures.
Et Rabbi aussi tient ceci de Rav Nahman. Car Ravin bar Rav Adda à dit : un fait.
Un homme déposa une diskiya pleine de hamets chez Yo'hanan Hakoukaa. Dès souris la percèrent, et le hamets débordait et sortait.
Il vint devant Rabbi. La première heure, il lui dit : attends.
La deuxième, il lui dit : attends. La troisième, il lui dit : attends.
La quatrième, il lui dit : attends. La cinquième, il lui dit : sors, et vends-la au marché.
Un fait va dans le sens de Rav Nahman. Dépôt de hamets, une diskiya, sacoche de cuir, chez Yo'hanan Hakoukaa. Les souris percent, le hamets sort, le déposant perd.
Rabbi fait attendre les quatre premières heures : le propriétaire peut encore manger. À la cinquième, il dit de vendre au marché. Rachi : des la cinquième, l'homme ne mange plus. La vente garde la hanaa, encore permise. C'est la ligne de Rabbi Yehouda.
Quoi, à des goyim, selon Rabbi Yehouda ? Rav Yossef dit : non, à un Israël, selon Rabbi Meir.
Abaye lui dit : si c'est à un Israël, qu'il la prenne pour lui-même.
Première lecture : vendre à des goyim, selon Rabbi Yehouda. À la cinquième heure, un Israël ne mange plus.
Rav Yossef : vendre à un Israël, selon Rabbi Meir, avant que la sixième heure n'ouvre. Abaye : s'il est permis à un Israël, le dépositaire prend le hamets, le mange, et paie le prix. Le détour par le marché ne sert plus.
Tossefot, d'après le Yerouchalmi : la vente passe par un beit din, pour fixer le prix. Un dépôt d'autrui ne se retient pas pour soi.
À cause du soupçon. Car on a enseigné : les collecteurs de tsedaka qui n'ont pas de pauvres à qui répartir changent auprès d'autres, et ne changent pas pour eux-mêmes.
Réponse à Abaye : hehshed, le soupçon. Les gabbaei tsedaka qui n'ont pas de pauvre changent les pièces de cuivre chez autrui. Ils ne font pas le change avec leur propre argent : on les croirait gagnants sur l'opération.
Les collecteurs du tamhoui qui n'ont pas de pauvres à qui répartir vendent à d'autres, et ne vendent pas à eux-mêmes, parce qu'il est dit : et vous serez nets devant Hachem et devant Israël.
Même règle pour le tamhoui, le plat de la distribution : on vend la nourriture à autrui, pas à soi. Le verset (Nombres 32:22) demande d'être naki, net, devant Hachem et devant Israël. Le dépositaire du hamets est dans le même cas : il vend au marché, il ne prend pas pour lui.
Rav Adda bar Matna dit à Rav Yossef : tu nous as dit explicitement : sors et vends-les a des goyim, selon Rabbi Yehouda.
Rav Adda bar Matna rappelle à Rav Yossef sa leçon d'avant la maladie qui lui fit oublier son étude. La formule était explicite : vendre à des goyim, selon Rabbi Yehouda. La première lecture de la Guemara tient.
Rav Yossef dit : selon qui va cet enseignement de Rabbi ? Selon Rabban Chimon ben Gamliel.
Car nous avons appris : celui qui dépose des fruits chez son prochain, même s'ils se perdent, n'y touchera pas. Rabban Chimon ben Gamliel dit : il les vend au beit din, à cause de la restitution d'un objet perdu.
Rav Yossef rattache la conduite de Rabbi à Rabban Chimon ben Gamliel. Michna : un dépôt de fruits qui se gâte. Les Sages : on n'y touche pas. Rabban Chimon ben Gamliel : on vend au beit din, au titre de la hachavat aveda, le retour d'une perte. Empêcher la perte d'un dépôt dont on a la garde suit la même obligation.
Abaye lui dit : et n'a-t-on pas dit à son sujet : Rabba bar bar Hana dit au nom de Rav Yo'hanan : on n'a enseigné cela que
Abaye ouvre une limite, qui continue au daf suivant. Sur cette michna, Rav Yo'hanan à restreint l'enseignement des Sages. La phrase s'arrête ici : lo chanou ela, on n'a enseigné cela que.
Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).