Pesachim 13b - Deux galettes de toda, signal du hamets

Pesachim 13b

Sougya : Le daf achève le dépôt de fruits : au-delà de la perte normale, le beit din vend, et à plus forte raison le hamets, perdu pour toute jouissance. La michna place deux galettes de toda sur le toit du portique du Har ha-Bayit.

La Guemara cherche pourquoi on les dit passoulot : Rabbi Hanina parle de lina le 13 nissan, puis la discussion s'arrête sur un sacrifice abattu dont le sang s'est répandu. Rabbi et Rabbi Elazar b.

Rabbi Chimon divergent sur la chehita et la zerika qui consacrent le pain. Un tanna, au nom de Rabbi Elazar, les dit kacher : deux galettes, on mange ; une retirée, on suspend ; les deux retirées, on brûle.

Les deux galettes, horloge du hamets Toit du portique, 14 nissan. Le peuple règle son repas sur elles. Les deux posées tout le peuple mange le hamets okhlin Une retirée on suspend ni manger ni brûler tolin Les deux retirées tous commencent à brûler sorfin Michna de Rabbi Yehouda, reprise par le tanna au nom de Rabbi Elazar.
Deux galettes : on mange. Une retirée : tolin. Les deux retirées : on brûle.
Pourquoi ces galettes sont dites passoulot Rabbi Hanina Trop nombreuses le 13 : lina au matin du 14 Baraita Pas de toda à Hag ha-Matsot : dix pains de hamets Rav Ada bar Ahava La baraita vise le 14 : beit ha-passoul, temps raccourci Conséquence Chacun apporte le 13. Le nombre fait la lina Rabbi Yannai Kacherot. On dit passoulot : le zevah n'est pas abattu Trois issues écartées Abattre l'animal perdu. Le remplacer. Racheter le pain Cas retenu Zevah abattu, sang répandu. Plus de pidyon, pas d'akhilah Selon Rabbi : la chehita seule élève le pain. Selon Rabbi Elazar b. Rabbi Chimon : le sang reçu en coupe compte déjà. Autre tanna : les galettes sont kacher, elles sont le signal lui-même.
De la lina au sang répandu : les réponses successives sur les galettes passoulot.
Deux matirin : chehita et zerika Agneaux d'Atseret, même règle que les pains de toda. Cas Rabbi R. Elazar b. R. Chimon Chehita lishma zerika lishma pain kadoch pain kadoch Chehita chelo lishma zerika chelo lishma pain non consacré pain non consacré Chehita lishma zerika chelo lishma kadoch ve-eino kadoch plus de pidyon, pas d'akhilah non consacré il faut les deux lishma Sang reçu dans la coupe, puis répandu : omed lizrok, comme déjà jeté. Le pain prend la kedoucha. L'autorisation de manger attend la zerika faite.
Rabbi : un matir élève sans l'autre. Rabbi Elazar b. Rabbi Chimon : les deux lishma ensemble.
1
בִּכְדֵי חֶסְרוֹנָן, אֲבָל יוֹתֵר מִכְּדֵי חֶסְרוֹנָן — מוֹכְרָן בְּבֵית דִּין. וְכָל שֶׁכֵּן הָכָא, דְּהָא פְּסִידִי לְגַמְרֵי.

à la mesure de leur perte. Mais au-delà de la mesure de leur perte, on les vend par le beit din.

Et à plus forte raison ici, car ils sont entièrement perdus.

📜 Rachi (2)
בִּכְדֵי חֶסְרוֹנָן כְּשֶׁאֵין נֶחְסָרִין אֶלָּא כְּדֶרֶךְ חִסָּרוֹן שֶׁל פֵּיֽרוֹת הַקָּצוּב בב"מ בְּהַמַּפְקִיד (ב"מ ד' מ.) לְחִטִּין וּלְאֹוֽרֶז תִּשְׁעָה חֲצָאֵי קַבִּין לְכֹוֽר:
Quand elles ne diminuent que selon la perte des fruits fixée dans Bava Metsia, au chapitre HaMafkid (Bava Metsia 40a) : pour le blé et le riz, neuf demi-kav par kor.
דְּקָא פְּסִיד לְגַמְרֵי שֶׁנֶּאֱסָרִים בַּהֲנָאָה:
Ils deviennent interdits à la jouissance.
🗂️ Tossefot (1)
בִּכְדֵי חֶסְרוֹנָן פ"ה כְּדֶרֶךְ חֶסְרוֹנָם שֶׁל פֵּיֽרוֹת וְקָשֶׁה לר"י א"כ מ"ט דְּרַשְׁבָּ"ג דְּאָמַר מוֹכְרָן בב"ד ואור"י דְּמַיְיֽרֵי דְּנֶחְסַר בְּחֹדֶשׁ אֶחָד יוֹתֵר מִמַּה שֶׁחִסָּרוֹן עוֹלֶה לַחֹדֶשׁ וּקְרִי בִּכְדֵי חֶסְרוֹנָן לְפִי שֶׁעֲדַיִיֽן לֹא נִתְחַסְּרוּ יוֹתֵר מִכְּדֵי חִסָּרוֹן הָעוֹלָה לְשָׁנָה כִּדְמַפַּר' בְּהַמַּפְקִיד (ב"מ מ.) לְחִטִּין וּלְאֹוֽרֶז תִּשְׁעָה חֲצָאֵי קַבִּין לְכֹוֽר אֲבָל אִם נֶחְסְרוּ יוֹתֵר ד"ה מוֹכְרָן בב"ד:
Explication de Rachi : selon la perte habituelle des fruits. C'est difficile pour le Ri : s'il en est ainsi, quelle est la raison de Rabban Chimon ben Gamliel, qui dit qu'on les vend par le beit din ? Le Ri répond : il s'agit d'un cas où, en un seul mois, la perte dépasse ce que la perte monte pour un mois. On appelle cela à la mesure de leur perte, parce qu'elles n'ont pas encore diminue au-delà de la perte qui monte pour une année, comme on l'explique dans HaMafkid (Bava Metsia 40a) : pour le blé et le riz, neuf demi-kav par kor. Si elles ont diminue davantage, tout le monde convient qu'on les vend par le beit din.
💡 Explication

Fin du débat sur un dépôt qui diminue. Dans la mesure fixée, neuf demi-kav par kor pour le blé et le riz, on garde. Au-delà, le beit din vend.

Le kal va-homer vise le hamets de ce chapitre. Passe l'heure, il est assour be-hanaa : perdu pour toute jouissance. La vente s'impose à plus forte raison.

Tossefot, le Ri : la mesure du mois est déjà dépassée, la mesure de l'année ne l'est pas encore. Au-delà de l'année, les deux avis vendent.

2
וְעוֹד אָמַר רַבִּי יְהוּדָה שְׁתֵּי חַלּוֹת כּוּ׳. תָּנֵי תַּנָּא קַמֵּיֽהּ דְּרַב יְהוּדָה ״עַל גַּב הָאִיֽצְטַבָּא״. אֲמַר לֵיהּ: וְכִי לְהַצְנִיעָן הוּא צָרִיךְ?! תָּנֵי ״עַל גַּג הָאִיֽצְטַבָּא״.

Et Rabbi Yehouda à dit encore : deux galettes, etc. Un tanna à récité devant Rav Yehouda : sur le dos de l'itztaba.

Il lui à dit : et à-t-il besoin de les cacher ? Récite : sur le toit de l'itztaba.

📜 Rachi (3)
עַל גַּב הָאִיֽצְטַבָּא עַל הַכִּסֵּא מַמָּשׁ:
Sur le siège lui-même.
וְכִי לְהַצְנִיעָם הוּא צָרִיךְ וַהֲלֹא לְמַרְאֵה הָעַיִן הֵם נִיֽתָּנוֹת שָׁם:
Elles sont placées la pour être vues.
גַּג הָאִיֽצְטַבָּא גַּג הָיָה בָּנוּי לְמַעְלָה מִפְּנֵי הַגְּשָׁמִים:
Un toit était construit au-dessus, à cause des pluies.
💡 Explication

Reprise de la michna. Deux halot de toda passoulot servent de signal sur le Har ha-Bayit.

Le tanna lit al gav, sur l'estrade. Rav Yehouda corrige en al gag, sur le toit. Une lettre : le signal doit se voir, et le toit protège de la pluie.

🖼️ Schéma
Al gav où al gag : une lettre, le signal change Al gav ha-itztaba sur l'estrade elle-même personne ne les voit Rav Yehouda refuse Al gag ha-itztaba sur le toit du portique visibles, à l'abri de la pluie leçon retenue
Gav : sur l'estrade, caché. Gag : sur le toit, visible.
3
אָמַר רַחֲבָא אָמַר רַבִּי יְהוּדָה: הַר הַבַּיִת סְטָיֽו כָּפוּל הָיָה. תַּנְיָא נָמֵי הָכִי: הַר הַבַּיִת סְטָיֽו כָּפוּל הָיָה. רַבִּי יְהוּדָה אוֹמֵר: אִיֽסְטְוָוֽנִית הָיְתָה נִקְרֵאת — סְטָיֽו לְפָנִים מִסְטָיו.

Rahava à dit, Rabbi Yehouda à dit : le Har ha-Bayit était un stav double. Une baraita l'enseigne aussi : le Har ha-Bayit était un stav double.

Rabbi Yehouda dit : on l'appelait istavanit, un stav à l'intérieur d'un stav.

📜 Rachi (1)
סְטָיֽו כָּפוּל הָיָה הָאִיֽצְטַבָּא סָבִיב סָבִיב מַקֶּפֶת וּבְתוֹךְ אוֹתוֹ הֶקֵּף עוֹד אַחֵר:
L'itztaba faisait le tour de toutes parts, et à l'intérieur de cette enceinte, une autre encore.
🗂️ Tossefot (1)
אָמַר רַחֲבָא אָמַר רַבִּי יְהוּדָה לְפִי שֶׁהָיָה רַבּוֹ מֻוֽבְהָק קָרֵי לִי' ר':
Parce qu'il était son rav mouvhak (son maître principal), il l'appelle Rav.
💡 Explication

Le lieu du signal : un stav kaful, portique double, autour du Har ha-Bayit. Rabbi Yehouda l'appelle istavanit : un stav dans un stav.

Tossefot : Rahava dit Rabbi Yehouda, et non Rav Yehouda, parce que Rabbi Yehouda était son maître principal.

🖼️ Schéma
Har ha-Bayit : stav kaful, istavanit stav extérieur stav intérieur cour du Har
Deux portiques l'un dans l'autre : stav lifnim mi-stav.
4
פְּסוּלוֹת וְכוּ׳. אַמַּאי פְּסוּלוֹת? אָמַר רַבִּי חֲנִינָא: מִתּוֹךְ שֶׁהָיוּ מְרֻוֽבּוֹת — נִפְסָלוֹת בְּלִינָה. דְּתַנְיָא: אֵין מְבִיאִין תּוֹדָה בְּחַג הַמַּצּוֹת, מִפְּנֵי חָמֵץ שֶׁבָּהּ.

Passoulot, etc. Pourquoi passoulot ?

Rabbi Hanina à dit : parce qu'elles étaient nombreuses, elles deviennent passoulot par la lina. Car on a enseigné : on n'apporte pas de toda à la fête des matsot, à cause du hamets qui est en elle.

📜 Rachi (2)
מִתּוֹךְ שֶׁהֵן מְרֻוֽבּוֹת לַחְמִי תּוֹדָה בִּשְׁלֹשָׁה עָשָׂר בְּנִיסָן שֶׁכָּל מִי שֶׁיֵּשׁ לוֹ לְהָבִיא תּוֹדָה בְּרֶגֶל מְבִיאָה בִּשְׁלֹשָׁה עָשָׂר:
Les pains de toda, le treize nissan : quiconque a une toda à apporter pour la fête l'apporte le treize.
נִפְסָלוֹת בְּלִינָה לְבָוֽקְרוֹ שֶׁל י"ד לַחְמִי תּוֹדָה מ' חַלּוֹת וִי' מֵהֶן חָמֵץ שְׁנָא' (וַיִּקְרָא ז׳:י״ג) עַל חַלֹּוֽת לֶחֶם חָמֵץ:
Au matin du quatorze. Les pains de la toda sont quarante galettes, et dix d'entre elles sont du hamets, car il est dit (Vayikra 7, 13) : sur des galettes de pain hamets.
💡 Explication

Première réponse. Rabbi Hanina : le 13 nissan, toutes les todot de la fête arrivent ensemble. Quarante pains par toda, dont dix hamets. On ne les achève pas. Au matin du 14, lina.

La baraita expliqué le flot : pendant Hag ha-Matsot, la toda est fermée, à cause de ces dix pains de hamets.

5
פְּשִׁיטָא? אָמַר רַב אַדָּא בַּר אַהֲבָה: הָכָא בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר עָסְקִינַן, וְקָסָבַר: אֵין מְבִיאִין קָדָשִׁים לְבֵית הַפְּסוּל.

C'est évident ? Rav Ada bar Ahava à dit : ici, nous traitons du quatorze, et il tient : on n'apporte pas de kodachim vers le beit ha-passoul.

📜 Rachi (1)
אֵין מְבִיאִין קָדָשִׁים לְבֵית הַפְּסוּל אֵין מְבִיאִין קָרְבָּן בַּיּוֹם שֶׁיִּתְמַעֵט זְמַן אֲכִילָתוֹ שֶׁקָּבְעָה לוֹ תּוֹרָה וְנִמְצָא בָּא לִידֵי נוֹתָר וְתוֹדָה נֶאֱכֶלֶת לְיוֹם וְלַיְלָה וְאִם יְבִיאוּם בי"ד אֵינָן נֶאֱכָלוֹת שֶׁל חָמֵץ אֶלָּא עַד שֵׁשׁ שָׁעוֹת:
On n'apporte pas un sacrifice un jour où le temps de consommation que la Tora lui à fixé sera réduit, de sorte qu'il en viendrait au noter. La toda se mange un jour et une nuit. S'ils les apportent le quatorze, celles de hamets ne se mangent que jusqu'à six heures.
💡 Explication

Pechita : l'interdit du hamets pendant la fête allait de soi. Rav Ada bar Ahava place donc la baraita sur le 14 nissan.

Règle : ein meviin kodachim le-veit ha-passoul. On n'offre pas un sacrifice le jour où son temps d'akhilah sera raccourci, de peur du noter. La toda à un jour et une nuit. Le 14, le hamets s'arrête à la sixième heure.

🖼️ Schéma
Pourquoi pas de toda le 14 nissan Jour ordinaire toda : un jour et une nuit 40 pains, dont 10 hamets temps complet 14 nissan hamets jusqu'à la 6e heure le reste du jour est coupé beit ha-passoul Donc le 13 chacun apporte sa toda demain et Pessa'h, non flot, puis lina Ein meviin kodachim le-veit ha-passoul : on ne raccourcit pas le temps fixe par la Tora.
Le 14, les dix pains de hamets perdent le reste du jour et la nuit. On apporte la toda le 13.
6
וְכֻוֽלֵּי עָלְמָא בִּשְׁלֹשָׁה עָשָׂר מַיְיֽתֵי לְהוּ, וּמִתּוֹךְ שֶׁהֵן מְרֻוֽבּוֹת — נִפְסָלוֹת בְּלִינָה.

Et tout le monde les apporte le treize. Et parce qu'elles sont nombreuses, elles deviennent passoulot par la lina.

📜 Rachi (2)
וְכֻוֽלֵּי עָלְמָא בי"ג מַיְיֽתִי לְהוּ כָּל מִי שֶׁעָלָיו תּוֹדָה מְבִיאָהּ בי"ג לְפִי שֶׁלֹּא יַקְרִיבֶנָּה לְמָחָר וכ"ש בְּפֶסַח:
Quiconque doit une toda l'apporte le treize, parce qu'il ne l'offrira pas le lendemain, et à plus forte raison à Pessa'h.
נִפְסָלוֹת בְּלִינָה שֶׁאֵין לָהֶם אוֹכְלִין כָּל כָּךְ וּמִשּׁוּם דִּפְסוּלוֹת וְעוֹמְדוֹת הָיוּ נִיֽתָּנִין שָׁם דְּאִם הָיוּ כְּשֵׁיֽרוֹת לֹא הָיוּ נוֹתְנִין אוֹתָן שָׁם כְּדֵי לְפָוֽסְלָן בְּיָדַיִם שֶׁמֻּוֽנָּחוֹת שָׁם עַד זְמַן הַבִּיֽעוּר וְנִשְׂרָפוֹת:
Il n'y a pas assez de mangeurs pour elles. Et parce qu'elles sont destinées à être passoulot, on les place la. Si elles étaient kacherot, on ne les placerait pas la pour les rendre passoulot de sa main : elles restent la jusqu'à l'heure du biour, et l'on brûle.
💡 Explication

Conséquence de Rav Ada : le 14 et Pessa'h sont fermés, donc le 13 reçoit toutes les todot. Le nombre produit la lina.

Rachi : on pose la ces pains parce qu'ils vont déjà au passoul, faute de mangeurs. Dès pains kacher, on ne les laisserait pas la jusqu'au biour pour les invalider de la main.

7
מִשּׁוּם רַבִּי יַנַּאי אָמְרוּ: כְּשֵׁיֽרוֹת הָיוּ, וְאֶלָּא אַמַּאי קָרֵי לְהוּ פְּסוּלוֹת — שֶׁלֹּא נִשְׁחַט עֲלֵיהֶן הַזֶּבַח. וְנִשְׁחוֹט! שֶׁאָבַד הַזֶּבַח.

On a dit au nom de Rabbi Yannai : elles étaient kacherot. Dès lors, pourquoi les appelle-t-il passoulot ?

Parce que le sacrifice n'a pas été abattu sur elles. Qu'on abatte !

Le sacrifice à été perdu.

📜 Rachi (1)
כְּשֵׁיֽרוֹת הָיוּ כְּלוֹמַר אֲפִיֽלּוּ לֹא הָיָה לָהֶן פְּסוּל גָּדוֹל כְּלִינָה שֶׁהֵן כְּבָר לִשְׂרֵיֽפָה אַפֵּ"ה מֵאַחַר שֶׁאֵין לָהֶם תַּקָּנָה לֵיֽאָכֵל וַאֲפִיֽלּוּ הֵן עֲדַיִיֽן טְעוּנוֹת עִיֽבּוּר צוּרָה יָהֲבִינַן לְהוּ הָתָם וְהֵיכִי דָמֵי כְּגוֹן שֶׁלֹּא נִשְׁחַט עֲלֵיהֶן הַזֶּבַח וְיֵשׁ לָהֶן קְדֻוֽשַּׁת דָּמִים מִשֶּׁהֻוֽקְדְּשׁוּ וְאֵין לָהֶן הֶיֽתֵּר עַד שֶׁיִּשְׁחַט עֲלֵיהֶן הַזֶּבַח וְיִזָּרֵק הַדָּם דְּלַחְמִי תּוֹדָה אֵין קִדּוּשִׁין קְדֻוֽשַּׁת הַגּוּף אֶלָּא בִּשְׁחִיטַת הַזֶּבַח כִּדְתַנְיָא בִּמְנָחוֹת עַל חַלּוֹת לֶחֶם חָמֵץ יַקְרִיב קָרְבָּנוֹ עַל זֶבַח מְלַמֵּד שֶׁאֵין הַלֶּחֶם קָדוֹשׁ אֶלָּא בִּזְבִיחַת הַתּוֹדָה וְהַאי קָדוֹשׁ קְדֻוֽשַּׁת הַגּוּף קָאָמַר דְּהָא מִשָּׁעָה שֶׁאָמַר הֲרֵי (עָלַי) לְתוֹדָתִי חָל עֲלֵיהֶם שֵׁם הֶקְדֵּשׁ אֲבָל אֵין קְדֻוֽשּׁוֹת לִיֽפָּסֵל בְּלִינָה וּבִטְבוּל יוֹם וְאִם נִטְמְאוּ נִפְדִּין וְיוֹצְאִין לְחֻוֽלִּין עַד שֶׁיִּשְׁחַט הַזֶּבַח עֲלֵיהֶן וּכְשֵׁם שֶׁהַזֶּבַח מְקַדְּשָׁן כָּךְ בִּזְרִיקַת הַדָּם נִיֽתָּרִין הֵם לַאֲכִילָה כְּבָשָׂר הַתּוֹדָה עַצְמוֹ דְּהוֹאִיל וּתְלוּיִין בָּהּ הֲרֵי הִיא כָּמוֹהָ וּזְרִיקַת הַדָּם מַתֶּרֶת קָדָשִׁים דִּכְתִיב וְדַם זְבָחֶיךָ יִשָּׁפֵךְ וַהֲדַר וְהַבָּשָׂר תֹּאכַל:
C'est-à-dire : même si elles n'avaient pas un grand passoul comme la lina, qui les destiné déjà à la brûlure, malgré cela, des lors qu'elles n'ont aucun moyen d'être mangées, et même si elles exigent encore l'ibour tzoura (laisser passer la forme), on les place la. Comment le cas se présente-t-il ? Par exemple, le sacrifice n'a pas été abattu sur elles. Elles ont une kedouchat damim (sainteté qui porte sur leur valeur) des qu'elles ont été consacrées, et elles n'ont pas d'autorisation tant qu'on n'a pas abattu le sacrifice sur elles et jeté le sang. Car les pains de la toda ne reçoivent la kedouchat ha-gouf (sainteté du corps) que par la chehita du sacrifice, comme on l'enseigne dans Menahot : sur des galettes de pain hamets il présentera son offrande, sur le sacrifice. Cela enseigne que le pain n'est consacré que par l'abattage de la toda. Et ce consacré vise la kedouchat ha-gouf. Car des l'instant où il à dit : c'est à ma charge pour ma toda, le nom d'hekdech tombe sur elles. Mais elles ne sont pas consacrées au point d'être passoulot par la lina et par un tevoul yom. Si elles ont contracte une impureté, on les rachète et elles sortent en holin, jusqu'à ce qu'on abatte le sacrifice sur elles. Et de même que le sacrifice les consacre, ainsi, par le jet du sang, elles sont permises à la consommation comme la viande de la toda elle-même. Puisqu'elles dépendent d'elle, elles sont comme elle. Et le jet du sang permet les kodachim, car il est écrit : le sang de tes sacrifices sera répandu, et ensuite : la viande, tu la mangeras.
💡 Explication

Autre lecture, au nom de Rabbi Yannai. Les pains étaient kacher. On les appelle passoul parce que le zevah n'a pas été abattu sur eux : sans chehita, pas d'autorisation de manger. L'animal, ici, est perdu.

Rachi sépare deux saintetés. Dès la phrase de consécration, kedouchat damim : rachat possible, ni lina ni tevoul yom. La kedouchat ha-gouf vient avec la chehita. La zerika permet ensuite de manger, au même titre que la viande.

8
וְנַיְיֽתֵי זֶבַח אַחֵר וְנִשְׁחוֹט! דְּאָמַר: ״זוֹ תּוֹדָה וְזוֹ לַחְמָהּ״, וְכִדְרַבָּה. דְּאָמַר רַבָּה: אָבַד הַלֶּחֶם — מֵבִיא לֶחֶם אַחֵר, אָבְדָה תּוֹדָה — אֵין מֵבִיא תּוֹדָה אַחֶרֶת. מַאי טַעְמָא — לֶחֶם גָּלָל תּוֹדָה, וְאֵין תּוֹדָה גְּלַל לֶחֶם.

Et qu'on apporte un autre sacrifice, et qu'on l'abatte ! C'est qu'il à dit : celle-ci est la toda, et ceci est son pain.

Et comme Rabba. Car Rabba à dit : le pain est perdu, il apporte un autre pain ; la toda est perdue, il n'apporte pas une autre toda.

Quelle est la raison ? Le pain est galal de la toda, et la toda n'est pas galal du pain.

📜 Rachi (2)
אֵין מֵבִיא תּוֹדָה אַחֶרֶת עַל אוֹתוֹ לֶחֶם וּפוֹדִין אוֹתוֹ וְיוֹצֵא לְחֻוֽלִּין דְּלֶחֶם גָּלָל תּוֹדָה וְכֵיוָן דְּהֻוֽקְבַּע לְזוֹ פָּסוּל לְאַחֶרֶת אֲבָל בְּדָמִים יִקַּח תּוֹדָה אוֹ לֶחֶם תּוֹדָה אַחֶרֶת:
Pour ce pain. On le rachète, et il sort en holin. Car le pain est galal de la toda, et une fois qu'il à été fixé pour celle-ci, il est passoul pour une autre. Avec l'argent, il achètera une toda, où du pain de toda pour une autre.
וְאֵין תּוֹדָה גְּלַל לֶחֶם שֶׁהִיא עִיֽקָּר:
Car elle est l'essentiel.
🗂️ Tossefot (1)
אֵין מְבִיאִין תּוֹדָה אַחֶרֶת פ"ה וְאוֹתוֹ לֶחֶם פּוֹדִים וְיוֹצֵא לְחֻוֽלִּין וְיִקַּח בְּדָמִים תּוֹדָה אַחֶרֶת אוֹ לֶחֶם לְתוֹדָה אַחֶרֶת וְאֵין נִרְאֶה כֵּיוָן דְּלֶחֶם גּוּפֵיֽהּ לָא חֲזִי לְתוֹדָה אַחֶרֶת דָּמִים נַמֵּי לָא חֲזוּ לְתוֹדָה אַחֶרֶת דְּמַאי שְׁנָא וּבְפֶרֶק הַתּוֹדָה (מְנָחוֹת פ.) אָמַר בְּהֶדְיָא הִפְרִישׁ מָעוֹת לְלַחְמֵי תוֹדָה וְנִיֽתּוֹתְרוּ אֵין מֵבִיא בָּהֶן תּוֹדָה אַחֶרֶת ואע"ג דְּהַדָּמִים אֲסוּרִים פָּרִיךְ שַׁפִּיר וְנִיֽפְרְקִינְהוּ דְּשֶׁמָּא תִּמְצָא תּוֹדָה שֶׁאָבְדָה א"נ נִיֽפְרְקִינְהוּ בְּשָׁוֶה פְּרוּטָה דִּלְכַתְּחִלָּה יָכוֹל לְחַלֵּל שָׁוֶה מָנֶה עַל פְּרוּטָה כְּשֶׁאֵין הֶפְסֵד לְהֶקְדֵּשׁ כִּדְמוֹכַח בַּעֲרָכִין (ד' כט.):
Explication de Rachi : ce pain, on le rachète, il sort en holin, et avec l'argent il prendra une autre toda, où du pain pour une autre toda. Cela ne paraît pas : puisque le pain lui-même ne convient pas à une autre toda, l'argent non plus ne convient pas à une autre toda. Quelle différence ? Et au chapitre HaToda (Menahot 80a) il est dit en clair : s'il à mis à part de l'argent pour les pains de la toda et qu'il en reste, on n'apporte pas avec cet argent une autre toda. Et bien que l'argent soit interdit, la question est juste : qu'on les rachète, au cas où l'on retrouverait la toda perdue. Autre réponse : qu'on les rachète sur la valeur d'une perouta. Car des le départ on peut désacraliser une valeur d'une mane sur une perouta, quand il n'y a pas de perte pour l'hekdech, comme il ressort dans Arakhin (29a).
💡 Explication

Qu'on remplace l'animal perdu. Le cas est une désignation liée : zo toda ve-zo lahma.

Règle de Rabba. Le pain est galal de la toda : il la suit. La toda est l'essentiel, elle ne suit pas le pain. Pain perdu : on en rapporté un autre. Toda perdue : pas d'autre animal pour ce pain.

Tossefot refuse l'usage de l'argent du rachat pour une autre toda : Menahot 80a l'interdit aussi. La question qu'on rachète reste bonne, au cas où l'animal perdu reviendrait. Ou bien un rachat sur une perouta, permis des le départ quand l'hekdech ne perd rien.

🖼️ Schéma
Rabba : le pain suit la toda Désignation liée : celle-ci est la toda, ceci est son pain. Le pain est perdu on apporte un autre pain le'hem galal toda le pain est accessoire La toda est perdue on n'apporte pas un autre animal pour ce pain la toda est l'essentiel
Pain perdu : on le remplace. Toda perdue : le pain ne réclame pas un autre animal.
9
וְנִיֽפְרְקִינְהוּ וְנַפְּקִינְהוּ לְחֻוֽלִּין! אֶלָּא: לְעוֹלָם שֶׁנִּשְׁחַט עֲלֵיהֶן הַזֶּבַח וְנִשְׁפַּךְ הַדָּם.

Et qu'on les rachète, et qu'elles sortent en holin ! Plutôt, en réalité : le sacrifice à été abattu sur elles, et le sang s'est répandu.

📜 Rachi (3)
וְנִפְרְקִינְהוּ דְּכָל זְמַן שֶׁלֹּא קִיֽדְּשׁוּ לְגוּפָן יֵשׁ לָהֶם פִּדְיוֹן וְהוֹאִיל וְיֵשׁ לָהֶם תַּקָּנָה בְּכָךְ לָמָּה אָנוּ מַפְסִידִין קָדָשִׁים:
Tant qu'elles n'ont pas été consacrées dans leur corps, elles ont un rachat. Et puisqu'elles ont ainsi un recours, pourquoi causer une perte aux kodachim ?
אֶלָּא לְעוֹלָם שֶׁנִּשְׁחַט עֲלֵיהֶן הַזֶּבַח דְּשׁוּב אֵין לָהֶם תַּקָּנָה:
Dès lors, elles n'ont plus de recours.
וּכְגוֹן שֶׁנִּשְׁפַּךְ הַדָּם וּמִיהוּ עֲדַיִיֽן אֵינָן טְעוּנוֹת שְׂרֵיֽפָה וּצְרִיכוֹת לְעַבֵּר צוּרָתָן דִּתְנַן בְּכֵיצַד צוֹלִין (לְקַמָּן פְּסָחִים פב.) כָּל שֶׁפְּסוּלוֹ בְּגוּפוֹ יִשָּׂרֵף מִיָּד בַּדָּם וּבַבְּעָלִים תְּעֻוֽבַּר צוּרָתוֹ וְיֵצֵא לְבֵית הַשְּׂרֵיֽפָה וְאַפֵּ"ה מְזַלְזְלִינַן בְּהוּ וְיָהֲבִינַן לְהוּ הָתָם:
Cependant elles n'exigent pas encore la brûlure : leur forme doit passer. Comme nous l'avons appris dans Keitsad Tsolin (plus loin, Pesachim 82à) : tout ce dont le passoul est dans son corps sera brûle aussitôt ; pour le sang et pour les propriétaires, sa forme passera, et il sort vers le lieu de la brûlure. Malgré cela, on les traite avec légèreté, et on les place la.
🗂️ Tossefot (1)
אֶלָּא לְעוֹלָם שֶׁנִּשְׁחַט עֲלֵיהֶן הַזֶּבַח אוֹמֵר רִיבָ"א דְּהַשְׁתָּא הָדַר בֵּיֽהּ מִמַּה שֶׁאָמַר כְּשֵׁיֽרוֹת הָיוּ דבי"ג אַיְּיֽרִי שֶׁנִּשְׁחַט הַזֶּבַח כִּדְאָמַר לְעֵיל אֵין מְבִיאִין תּוֹדָה בי"ד וְהָשְׁתָּא מִיֽפְסְלוּ טְפֵי שֶׁנִּשְׁפַּךְ הַדָּם וְגַם נִפְסְלוּ בְּלִינָה וּלְכָךְ מַעֲמִיד בְּנִשְׁפַּךְ הַדָּם שֶׁהַטַּעַם הָרִאשׁוֹן שֶׁאָמַר רַבִּי חֲנִינָא מִתּוֹךְ שֶׁהֵן מְרֻוֽבּוֹת נִפְסָלוֹת בְּלִינָה נִרְאֶה לוֹ דֹּוֽחַק דְּאֵיךְ יִתָּכֵן דְּמִפְּנֵי רִיֽבּוּי שֶׁלָּהֶן לֹא יִמְצָא אוֹכְלִים הֲלֹא מֻוֽתָּרִין לְזָרִים וּבִירוּשַׁלְמִי רַבִּי חֲנִינָא גּוּפֵיֽהּ מְשַׁנֵּי הַאי שִׁיֽנּוּיָא דְּגָרֵס הָתָם רַבִּי חֲנִינָא אוֹמֵר פְּסוּלוֹת הָיוּ מִפְּנֵי שֶׁהָיוּ מְמַהֲרִים לְהָבִיא תּוֹדוֹתֵיהֶן מִפְּנֵי חָמֵץ שֶׁבַּתּוֹדוֹת וְאִי אֶפְשָׁר שֶׁלֹּא יִשָּׁפֵךְ דָּמָהּ שֶׁל אַחַת מֵהֶן וְהֵן נִפְסָלוֹת מִדְּקָאָמַר מִפְּנֵי שֶׁמְּמַהֲרִין מַשְׁמַע דבי"ג מַיְיֽרֵי דְּכֻוֽלָּם הָיוּ מְבִיאִין:
Le Riva dit qu'à présent il se rétracte de ce qu'il avait dit, qu'elles étaient kacherot. Il s'agit du treize, où le sacrifice à été abattu, comme on l'a dit plus haut : on n'apporte pas de toda le quatorze. Et maintenant elles sont passoulot davantage : le sang à été répandu, et elles ont aussi été passoulot par la lina. C'est pourquoi il établit le cas dans le sang répandu. Car la première raison de Rabbi Hanina, parce qu'elles étaient nombreuses elles deviennent passoulot par la lina, lui paraît forcée : comment, à cause de leur nombre, ne trouverait-on pas de mangeurs ? Elles sont permises aux zarim. Et dans le Yerouchalmi, Rabbi Hanina lui-même donne cette réponse. La version de la-bas : Rabbi Hanina dit : elles étaient passoulot, parce qu'ils se hateient d'apporter leurs todot à cause du hamets qui est dans les todot, et il est impossible que le sang de l'une d'elles ne se répande pas, et elles deviennent passoulot. Du fait qu'il dit parce qu'ils se hâtent, on entend qu'il s'agit du treize, où tous les apportaient.
💡 Explication

Tant que le pain n'a que la kedouchat damim, le pidyon le rend holin. La question demande pourquoi perdre des kodachim.

Réponse retenue : la chehita à eu lieu, le sang s'est répandu. La kedouchat ha-gouf est acquise, le rachat est ferme, la zerika manque : on ne mange pas. Rachi : ce passoul siège dans le sang. On fait donc passer la tzoura avant la brûlure. On les pose néanmoins sur le portique.

Tossefot, le Riva : cette réponse quitte l'idée qu'elles étaient kacher. La lina par le seul nombre lui paraît forcée : les pains de toda sont permis aux zarim. Le Yerouchalmi met déjà le sang répandu dans la bouche de Rabbi Hanina, dans la hâte du 13.

10
וּכְמַאן — כְּרַבִּי. דְּאָמַר רַבִּי: שְׁנֵי דְּבָרִים הַמַּתִּירִין — מַעֲלִין זֶה בְּלֹא זֶה. דְּתַנְיָא: כִּבְשֵׂי עֲצֶרֶת אֵין מְקַדְּשִׁין אֶת הַלֶּחֶם אֶלָּא בִּשְׁחִיטָה. כֵּיצַד? שְׁחָטָן לִשְׁמָן וְזָרַק דָּמָן לִשְׁמָן — קִיֽדֵּשׁ הַלֶּחֶם.

Et selon qui ? Selon Rabbi.

Car Rabbi à dit : deux choses qui permettent, chacune élève sans l'autre. Car on a enseigné : les agneaux d'Atseret ne consacrent le pain que par la chehita.

Comment ? Il les a abattus lishma et il à jeté leur sang lishma : le pain est consacré.

📜 Rachi (4)
כְּמַאן קָאָמְרַתְּ דְּבִשְׁחִיטָה לְחוּדָהּ קָדוֹשׁ גּוּפוֹ שֶׁלֹּא לִפְדּוֹת עוֹד:
Tu dis que par la chehita seule son corps est consacré, au point qu'on ne le rachète plus.
שְׁחִיטָה וּזְרִיקָה הֵן מַתִּירִין אֶת הַזֶּבַח וְאֶת הַתָּלוּי בּוֹ:
Elles permettent le sacrifice et ce qui en dépend.
מַעֲלִין מַעֲלִין אוֹתוֹ מַעֲלָה אַחַת לִיֽקָּדֵשׁ בְּגוּפוֹ ואע"פ שֶׁאֵינוֹ נִיֽתָּר עַד שֶׁתָּבוֹא הַשְּׁנִיָּה:
Elles l'élèvent d'un degré, pour qu'il soit consacré dans son corps, même s'il n'est permis que lorsque vient le second acte.
שְׁתֵּי הַלֶּחֶם שֶׁל עֲצֶרֶת תְּלוּיִין בִּשְׁנֵי כִּבְשֵׂי שְׁלָמִים דִּכְתִיב (וַיִּקְרָא כ״ג:י״ט-כ׳) וּשְׁנֵי כְבָשִׂים בְּנֵי שָׁנָה לְזֶבַח הַשְּׁלָמִים וְהֵנִיף הַכֹּהֵן אֹוֽתָם עַל לֶחֶם הַבִּכּוּרִים תְּנוּפָה לִפְנֵי ה' וְגָמְרִינַן לְהוּ מַלְחֲמֵי תּוֹדָה שֶׁאֵין קְדוֹשִׁים אֶלָּא בִּזְבִיחָתָהּ בִּמְנָחוֹת בְּפֶרֶק הַתְּכֵלֶת:
Elles dépendent des deux agneaux de chelamim, car il est écrit (Vayikra 23, 19-20) : et deux agneaux d'un an pour un sacrifice de chelamim, et le cohen les balancera sur le pain des prémices en tenoufa devant ה', et on les apprend des pains de la toda, qui ne sont consacrés que par son abattage, dans Menahot, au chapitre HaTekhelet.
💡 Explication

La chehita seule, sans zerika, ferme déjà le rachat. Cela suit Rabbi : deux matirin, chehita et zerika. Chacun élève sans l'autre. Le premier donne la kedouchat ha-gouf. Le second permet de manger.

Preuve : les kivsei Atseret, les deux agneaux de Chavouot. Chehita lishma et zerika lishma : le pain est kadoch. Ils ne le consacrent que par la chehita.

11
שְׁחָטָן שֶׁלֹּא לִשְׁמָן וְזָרַק דָּמָן שֶׁלֹּא לִשְׁמָן — לֹא קִיֽדֵּשׁ הַלֶּחֶם. שְׁחָטָן לִשְׁמָן וְזָרַק דָּמָן שֶׁלֹּא לִשְׁמָן — לֶחֶם קָדוֹשׁ וְאֵינוֹ קָדוֹשׁ, דִּבְרֵי רַבִּי.

Il les a abattus chelo lishma et il à jeté leur sang chelo lishma : le pain n'est pas consacré. Il les a abattus lishma et il à jeté leur sang chelo lishma : le pain est consacré et il n'est pas consacré.

Paroles de Rabbi.

📜 Rachi (2)
קָדוֹשׁ לִיֽפָּסֵל בְּיוֹצֵא וְשֶׁלֹּא יִפְדֶּה עוֹד:
Pour être passoul en tant que yotse (sorti de son enclos), et pour ne plus être racheté.
וְאֵינוֹ קָדוֹשׁ וְאֵינוֹ נִיֽתָּר בַּאֲכִילָה וְאַף עַל פִּי שֶׁהַכְּבָשִׂים עַצְמָן מֻוֽתָּרִין דְּקַיְיֽמָא לַן כָּל הַזְּבָחִים שֶׁנִּזְבְּחוּ שֶׁלֹּא לִשְׁמָן כְּשֵׁיֽרִין אֶלָּא שֶׁלֹּא עָלוּ לַבְּעָלִים לְשֵׁם חוֹבָה וְתַנְיָא בְּפֶרֶק שֵׁנִי דְּבֵיצָה (ד' כ:) כִּבְשֵׂי עֲצֶרֶת שֶׁשְּׁחָטָן שֶׁלֹּא לִשְׁמָן הַדָּם יִזָּרֵק וְהַבָּשָׂר יֵאָכֵל אִינְהוּ הוּא דְּמִתְאַכְלִי כִּשְׁלָמִים בְּעָלְמָא אֲבָל לֶחֶם כֵּיוָן דִּכְבָשִׂים אֵין שֶׁמֶן עֲלֵיהֶן דְּהָא לֹא עָלוּ לְשֵׁם חוֹבָה אֶלָּא לְשֵׁם שַׁלְמֵי נְדָבָה עֲלֵיהֶן מִי יַתִּירֶנּוּ:
Et il n'est pas permis à la consommation. Et cela, bien que les agneaux eux-mêmes soient permis. Car nous tenons : tous les sacrifices abattus chelo lishma sont kacherim, seulement ils ne comptent pas pour les propriétaires au titre de l'obligation. Et on enseigné au second chapitre de Beitsa (20b) : les agneaux d'Atseret qu'on a abattus chelo lishma, le sang sera jeté et la viande sera mangée. Eux se mangent comme des chelamim ordinaires. Mais le pain : puisque les agneaux n'ont plus leur nom sur lui, car ils n'ont pas compte au titre de l'obligation, seulement au titre de chelamim de nedava, qui le permettra ?
🗂️ Tossefot (2)
שְׁחָטָן שֶׁלֹּא לִשְׁמָן וְנִזְרַק דָּמָן שֶׁלֹּא לִשְׁמָן נִרְאֶה נִזְרַק דָּמָן שֶׁלֹּא לִשְׁמָן לָאו דַּוְקָא דְּהוּא הַדִּין אִם נִזְרַק לִשְׁמָן:
Il semble que jeté chelo lishma s'entend au sens large : il en va de même si le sang à été jeté lishma.
הַלֶּחֶם קָדוֹשׁ בְּהַתְּכֵלֶת (מְנָחוֹת ד' מז:) אִיכָּא מַאן דְּאָמַר קָדוֹשׁ לִתְפֹּוֽס פִּדְיוֹנוֹ וְלָא בָּעֵי לְמֵימַר שֶׁיֵּצֵא לְחֻוֽלִּין אֶלָּא תּוֹפֵס פִּדְיוֹנוֹ וְאֵינוֹ יוֹצֵא לְחֻוֽלִּין דאל"כ אַכַּתִּי תִּיֽקְשֵׁי וְלִיֽפְרְקִינְהוּ:
Dans HaTekhelet (Menahot 47b), il y a un avis : consacré, pour saisir son rachat. Il veut dire : il saisit son prix de rachat et ne sort pas en holin. Sans cela, la question resterait : qu'on les rachète.
💡 Explication

Trois cas, selon Rabbi. Les deux actes chelo lishma : le pain reste sans kedouchat ha-gouf. Chehita lishma et zerika chelo lishma : kadoch ve-eino kadoch. Kadoch : passoul comme yotse, plus de pidyon. Eino kadoch : interdit à la consommation.

Les agneaux, eux, se mangent. Un sacrifice chelo lishma reste kacher, il ne compte plus pour l'obligation. Le pain n'a plus d'acte qui le permette.

Tossefot : dans le cas où rien n'est consacré, la zerika chelo lishma vaut aussi pour une zerika lishma, des lors que la chehita était chelo lishma. Et kadoch peut vouloir dire : le pain saisit son pidyon sans sortir en holin.

🖼️ Schéma
Rabbi : trois issues pour le pain Les deux lishma chehita et zerika pain kadoch permis si le sang est jeté Les deux chelo lishma chehita et zerika pain non consacré Tossefot : la zerika, même lishma Chehita lishma zerika chelo lishma kadoch ve-eino kadoch plus de pidyon pas d'akhilah
Les deux lishma : kadoch. Les deux chelo lishma : non. Chehita seule lishma : kadoch ve-eino kadoch.
12
רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן אוֹמֵר: לְעוֹלָם אֵינוֹ קָדוֹשׁ הַלֶּחֶם, עַד שֶׁיִּשְׁחֹוֽט לִשְׁמָן וְיִזְרֹוֽק דָּמָן לִשְׁמָן.

Rabbi Elazar b. Rabbi Chimon dit : le pain n'est jamais consacré, tant qu'on n'a pas abattu lishma et jeté leur sang lishma.

💡 Explication

Rabbi Elazar b. Rabbi Chimon : les deux matirin doivent être lishma ensemble. Tant que l'un manque, où qu'il est chelo lishma, le pain reste sans cette kedoucha.

13
אֲפִיֽלּוּ תֵּימָא רַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן, הָכָא בְמַאי עָסְקִינַן, כְּגוֹן שֶׁנִּתְקַבֵּל הַדָּם בְּכוֹס וְנִשְׁפַּךְ,

Même si tu dis Rabbi Elazar b. Rabbi Chimon, ici, de quoi traitons-nous ?

Par exemple, le sang à été reçu dans la coupe, et il s'est répandu.

💡 Explication

Le cas du sang répandu tient aussi selon lui. Précision : après la chehita, le sang à été reçu dans la coupe, puis répandu, avant la zerika.

14
וְרַבִּי אֶלְעָזָר בְּרַבִּי שִׁמְעוֹן סָבַר לֵיֽהּ כַּאֲבוּהּ, דְּאָמַר: כָּל הָעוֹמֵד לִזְרוֹק כְּזָרוּק דָּמֵי.

Et Rabbi Elazar b. Rabbi Chimon tient comme son père, qui a dit : tout ce qui est prêt à être jeté est considéré comme jeté.

📜 Rachi (3)
כְּאָבוּהָ בב"ק בְּפֶרֶק מְרֻוֽבָּה (בָּבָא קַמָּא ד' עו:):
Dans Bava Kamma, au chapitre Merouba (Bava Kamma 76b).
הָעוֹמֵד לִיֽזְרֹוֽק שֶׁאֵינוֹ מְחֻוֽסָּר אֶלָּא זְרִיקָה:
Il ne lui manque que la zerika.
כְּזָרוּק דָּמֵי לָחוּל עָלָיו כָּל שֵׁם פְּסוּל קָדְשֵׁי קָדָשִׁים אֲבָל לְאִיֽשְׁתְּרוֹיֵי לָא מִיֽשְׁתְּרֵי עַד דְּזָרֵיֽק:
Pour que tombe sur lui tout nom de passoul des kodchei kodachim. Mais pour être permis, il ne l'est pas tant qu'il n'a pas jeté.
🗂️ Tossefot (1)
כָּל הָעוֹמֵד לִיֽזָּרֵק כְּזָרוּק דָּמֵי וא"ת זָרַק דָּמָן שֶׁלֹּא לִשְׁמָן נֵימָא נָמֵי כְּזָרוּק דָּמֵי וְאַמַּאי קָאָמַר רַבִּי אֶלְעָזָר ב"ר שִׁמְעוֹן דְּאֵינוֹ קָדוֹשׁ וְי"ל כֵּיוָן שֶׁעֲקָרָן מִלִּשְׁמָן גָּרַע מִנִּשְׁפַּךְ הַדָּם וְאִיֽגַּלַּיָא מִלְּתָא דְּלָא הָוֵי כְּזָרוּק בִּשְׁעַת קַבָּלָה וְקָשֶׁה דִּבְפֶרֶק הַמְּנָחוֹת וְהַנְּסָכִים (מְנָחוֹת קב.) אָמַר פַּיֽגֵּל בִּזְרִיקָה מְטַמֵּא טֻוֽמְאַת אוֹכְלִים לר"ש מִשּׁוּם דְּכָל הָעוֹמֵד לִיֽזְרוֹק כְּזָרוּק דָּמֵי וְדֹוֽחַק לְחַלֵּק בֵּין פִּיֽגּוּל לְשֶׁלֹּא לִשְׁמוֹ וי"ל דִּלְגַבֵּיֽהּ גּוּפֵיֽהּ דְּזֶבַח חֲשִׁיב כְּזָרוּק אע"ג דְּפִיֽגֵּל בִּזְרִיקָה אֲבָל לְגַבֵּי דְּבָרִים הַמִּתְקַדְּשִׁים עִם הַזֶּבַח כְּגוֹן לֶחֶם לָא חֲשִׁיב כְּזָרוּק כְּשֶׁנַּעֲשָׂה הַזְּרִיקָה שֶׁלֹּא בְּהֶכְשֵׁר:
Et si tu dis : s'il à jeté leur sang chelo lishma, disons aussi que c'est considéré comme jeté, et pourquoi Rabbi Elazar b. Rabbi Chimon dit-il qu'il n'est pas consacré ? On peut répondre : puisqu'il les a déracinés de leur lishma, c'est pire qu'un sang répandu, et il est révélé que ce n'était pas comme jeté au moment de la réception. Et c'est difficile, car au chapitre HaMenahot vehaNesakhim (Menahot 102a) il dit : s'il à eu un pigoul à la zerika, cela rend impur d'une toumat okhalim selon Rabbi Chimon, parce que tout ce qui est prêt à être jeté est considéré comme jeté. Distinguer le pigoul du chelo lishmo est force. On peut répondre : pour le sacrifice lui-même, c'est considéré comme jeté, même s'il à eu le pigoul à la zerika. Mais pour les choses qui se consacrent avec le sacrifice, comme le pain, ce n'est pas considéré comme jeté quand la zerika à été faite sans hekhsher.
💡 Explication

Il suit son père, Rabbi Chimon : kol ha-omed lizrok ke-zarouk dami. Le sang prêt pour la zerika, auquel il ne manque que le jet, est traité comme jeté pour les passoul des kodchei kodachim. L'autorisation de manger attend la zerika faite.

Tossefot : une zerika chelo lishma est pire qu'un sang répandu. Dès la kabala, il est clair que ce sang ne comptera pas comme jeté. Pour le zevah lui-même, Rabbi Chimon traité le pigoul de la zerika comme déjà jeté. Pour le pain, qui se consacré avec lui, une zerika sans hekhsher ne compte pas.

🖼️ Schéma
Sang reçu, puis répandu : omed lizrok Chehita lishma Kabala sang dans la coupe Nispakh avant la zerika Comme jeté pour la kedoucha pas pour manger Principe du père, Rabbi Chimon. Il ne manque que la zerika.
Reçu dans la coupe : comme jeté pour la kedoucha. La consommation attend le jet réel.
15
תַּנָּא, מִשּׁוּם רַבִּי אֶלְעָזָר אָמְרוּ: כְּשֵׁיֽרוֹת הָיוּ. כָּל זְמַן שֶׁמֻּוֽנָּחוֹת — כָּל הָעָם אוֹכְלִין. נִיֽטְּלָה אַחַת מֵהֶן — תּוֹלִין; לֹא אוֹכְלִין וְלֹא שׂוֹרְפִין. נִיֽטְּלוּ שְׁתֵּיהֶן — הִתְחִילוּ כֻּוֽלָּן שׂוֹרְפִין.

Un tanna à enseigné. On a dit au nom de Rabbi Elazar : elles étaient kacherot.

Tant qu'elles sont posées, tout le peuple mange. L'une d'elles à été retirée : on suspend, on ne mange pas et on ne brûle pas.

Les deux ont été retirées : tous ont commencé à brûler.

🗂️ Tossefot (1)
כְּשֵׁיֽרוֹת הָיוּ וא"ת מֵאַחַר דִּכְשֵׁירוֹת הָיוּ אַמַּאי מַשְׁהִין אוֹתָן עַד שְׁעַת אִיֽסּוּר וְי"ל דְּהַיְיֽנוּ (כְּרַשְׁבָּ"ג) דְּאָמַר לְעֵיל (פְּסָחִים ד' יא:) תְּרוּמָה כָּל חָמֵשׁ וּלְחַמֵּי תּוֹדָה כִּתְרוּמָה וְהָיוּ נוֹטְלִים הָאַחֲרוֹנָה בְּסוֹף חָמֵשׁ וְכֵן מַשְׁמַע בַּיְּרוּשַׁלְמִי:
Et si tu dis : puisqu'elles étaient kacherot, pourquoi les laisse-t-on jusqu'à l'heure de l'interdit ? On peut répondre : c'est comme Rabban Chimon ben Gamliel, qui a dit plus haut (Pesachim 11b) : la terouma, toute la cinquième heure, et les pains de la toda sont comme la terouma. Ils retiraient la dernière à la fin de la cinquième. Et le Yerouchalmi va dans ce sens.
💡 Explication

Autre tradition, au nom de Rabbi Elazar. Les pains étaient kacher. Ils sont l'horloge. Les deux en place : on mange le hamets. Une retirée : tolin. Les deux retirées : on brûle.

Tossefot : on les laisse jusqu'à l'heure de l'interdit comme la terouma selon Rabban Chimon ben Gamliel, toute la cinquième heure. On retire la dernière à la fin de la cinquième.

16
תַּנְיָא, אַבָּא שָׁאוּל אוֹמֵר:

On a enseigné : Abba Chaoul dit :

💡 Explication

La baraita d'Abba Chaoul s'ouvre ici. Son dire continue au daf suivant.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).