Pesachim 14a - Deux vaches, degrรฉs de touma, brรปler la terouma

Pesachim 14a

Sougya : Le daf ouvre sur la fin de la baraita d'Abba Chaoul : deux vaches labourent sur le Har ha-Mishha. Tant qu'elles labourent, on mange le hamets ; on en retire une, on suspend ; on retire les deux, on brรปle.

La michna de Rabbi Hanina, segan ha-kohanim, rapporte que les cohanim brรปlaient une viande impure par un vlad ha-touma avec une viande impure par un av ha-touma, quitte ร  monter d'un degrรฉ. Rabbi Akiva ajoute l'huile rendue passoul par un tevoul yom, allumรฉe dans une lampe impurรฉe par un tame met.

Rabbi Meir en tire qu'on brรปle ร  Pessa'h la terouma pure avec l'impure ; Rabbi Yosse refuse la mesure ; Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua sรฉparent pure et impure, et divergent sur la telouya. La Guemara cherche oรน est l'ajout : sheni reste sheni.

Rav Yehouda lit un vlad de vlad, un shelishi qu'on fait sheni. Reste ร  savoir si un aliment transmet ร  un aliment : Abaye, Rav Adda bar Ahava et Ravina, au nom de Rava, se partagent houlin, terouma et kodachim.

Pour Ravina, la Guemara passe par les liquides, puis pose une transmission rabbinique. Le cas de Rabbi Akiva semble le mรชme ajout ; Rav Yehouda rรฉpond par une lampe de mรฉtal, et le verset s'ouvre en fin de page.

Deux vaches, signal du hamets Har ha-Mishha, mont des Oliviers. Baraita d'Abba Chaoul. Mรชme rythme que les deux galettes. Les deux labourent tout le peuple mange le hamets okhlin Une retirรฉe on suspend ni manger ni brรปler tolin Les deux retirรฉes tout le peuple se met ร  brรปler sorfin Yerushalmi : elles ont l'air de labourer. Le geste est un signe, pas une melakha.
Deux vaches : on mange. Une retirรฉe : tolin. Les deux retirรฉes : on brรปle.
Que brรปle-t-on ensemble Michna. Les cohanim ajoutent un degrรฉ. Rabbi Meir รฉtend ร  la terouma de Pessa'h. Cas Position Pratique Viande vlad avec viande av Rabbi Hanina : toujours fait on brรปle ensemble ajout de degrรฉ Huile tevoul yom dans ner tame met Rabbi Akiva : toujours fait on allume ainsi ajout de degrรฉ Terouma tehora avec terouma temea Meir : on l'apprend Yosse : midda refusรฉe Eliezer et Yehochoua chacune ร  part Telouya avec temea Eliezer : ร  part Yehochoua : ensemble Telouya : puretรฉ douteuse, ni tenue pour pure ni pour impure. Rachi : c'est Rabbi Yosse qui rapporte l'accord d'Eliezer et de Yehochoua. La raison de la midda refusรฉe est renvoyรฉe ร  la Guemara, plus loin.
Hanina et Akiva ajoutent un degrรฉ. Meir รฉtend ร  la terouma pure. Eliezer et Yehochoua divergent sur la telouya.
Oรน est l'ajout de touma Question Viande sheni brรปlรฉe avec une viande rishon : elle reste sheni Rav Yehouda Vlad de vlad. La viande est shelishi. On la fait sheni Baraita Un aliment ne rend pas un aliment impur. Quel ajout alors Abaye, puis Rav Adda au nom de Rava Terouma et kodachim, ou kodachim seuls, transmettent. La michna tient Ravina au nom de Rava Verset plein : houlin, terouma, kodachim, aucun ne transmet Essai : liquides sur la viande ร‰carte : la michna aurait dit avec la viande et les liquides Pas retenu ici D'aprรจs la Tora, non. D'aprรจs les rabbins, l'aliment transmet Rabbi Akiva Huile shelishi faite sheni : mรชme enseignement. Rav Yehouda : ner de mรฉtal Le verset ouvert par Rahmana continue au daf suivant. Tossefot : selon l'avis oรน l'aliment ne transmet pas d'aprรจs la Tora, l'objection ne part pas.
Du sheni qui reste sheni jusqu'ร  la transmission rabbinique, puis la lampe de mรฉtal.
1
ืฉืชื™ ืคืจื•ืช ื”ื™ื• ื—ื•ืจืฉื•ืช ื‘ื”ืจ ื”ืžืฉื—ื”. ื›ืœ ื–ืžืŸ ืฉืฉืชื™ื”ืŸ ื—ื•ืจืฉื•ืช โ€” ื›ืœ ื”ืขื ืื•ื›ืœื™ืŸ. ื ื™ื˜ืœืช ืื—ืช ืžื”ืŸ โ€” ืชื•ืœื™ืŸ; ืœื ืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ืœื ืฉื•ืจืคื™ืŸ. ื ื™ื˜ืœื• ืฉืชื™ื”ืŸ โ€” ื”ืชื—ื™ืœื• ื›ืœ ื”ืขื ืฉื•ืจืคื™ืŸ.

Deux vaches labouraient sur le Har ha-Mishha (mont de l'Onction). Tant que les deux labourent, tout le peuple mange.

On en retire une : on suspend ; on ne mange pas et on ne brรปle pas. On retire les deux : tout le peuple se met ร  brรปler.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉืชื™ ืคืจื•ืช ื”ื™ื• ื—ื•ืจืฉื•ืช ืื•ืชื• ื”ื™ื•ื ืœืกื™ืžืŸ:
Ce jour-lร , pour servir de signe.
ื‘ื”ืจ ื”ืžืฉื—ื” ื”ื•ื ื”ืจ ื”ื–ื™ืชื™ื:
C'est le mont des Oliviers.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉืชื™ ืคืจื•ืช ื”ื™ื• ื—ื•ืจืฉื•ืช ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื“ื™ื™ืง ื™ืจื•ืฉืœื™ื ืœื ืžืงื•ื ืฉื ื”ื’ื• ื‘ื• ืฉืœื ืœืขืฉื•ืช ืžืœืื›ื” ื›ืœื•ืžืจ ืกื‘ืจื ื”ื•ื ืœื ื”ื•ื’ ืฉื ืื™ืกื•ืจ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืžืชืงื‘ืฆื™ืŸ ืฉื ืืฃ ืžืžืงื•ืžื•ืช ืฉื ื”ื’ื• ื‘ื”ืŸ ืื™ืกื•ืจ ื•ืžืฉื ื™ ื ืจืื•ืช ื›ื—ื•ืจืฉื•ืช:
Le Yerushalmi prรฉcise : Jรฉrusalem n'est pas un lieu oรน l'on avait coutume de s'abstenir de travail. Autrement dit, il y a lieu d'y tenir l'interdit, puisque s'y rassemblent aussi des gens venus de lieux oรน l'on tient l'interdit. Et il rรฉpond : elles ont l'air de labourer.
๐Ÿ’ก Explication

Suite du dire d'Abba Chaoul, ouvert en fin de 13b. Le signal est le mรชme que celui des deux galettes : manger, tolin (suspendre), brรปler.

Rachi : ce jour-lร , le 14 nissan, ce labour est un signe vu de Jรฉrusalem, sur le mont des Oliviers.

Tossefot, Yerushalmi : des gens viennent de lieux oรน l'on s'abstient de melakha la veille de Pessa'h. Le geste reste permis parce que les vaches ont seulement l'air de labourer.

2
ืžืชื ื™ืณ ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื ืกื’ืŸ ื”ื›ื”ื ื™ื ืื•ืžืจ: ืžื™ืžื™ื”ื ืฉืœ ื›ื”ื ื™ื ืœื ื ืžื ืขื• ืžืœืฉืจื•ืฃ ืืช ื”ื‘ืฉืจ ืฉื ื˜ืžื ื‘ื•ื•ืœื“ ื”ื˜ื•ืžืื” ืขื ื”ื‘ืฉืจ ืฉื ื˜ืžื ื‘ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื”, ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืžื•ืกื™ืคื™ืŸ ื˜ื•ืžืื” ืขืœ ื˜ื•ืžืืชื•.

Michna. Rabbi Hanina, segan ha-kohanim (adjoint des cohanim), dit : de tout le temps des cohanim, ils ne se sont pas abstenus de brรปler la viande qui s'est impurรฉe par un vlad ha-touma (rejeton de l'impuretรฉ) avec la viande qui s'est impurรฉe par un av ha-touma (pรจre de l'impuretรฉ), bien qu'ils ajoutent de l'impuretรฉ ร  son impuretรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืชื ื™' ืžื™ืžื™ื”ื ืฉืœ ื›ื”ื ื™ื ื”ื›ื ื ืงื˜ ืœื” ืžืฉื•ื ืกื™ืคื ื“ืงืชื ื™ ืžื“ื‘ืจื™ื”ืŸ ืœืžื“ื ื• ืฉืฉื•ืจืคื™ืŸ ืชืจื•ืžื” ื›ื•':
On la cite ici ร  cause de la fin, qui enseigne : de leurs paroles nous avons appris qu'on brรปle de la terouma, etc.
ืžืœืฉืจื•ืฃ ืืช ื”ื‘ืฉืจ ืฉื ื˜ืžื ื‘ื•ื•ืœื“ ื”ื˜ื•ืžืื” ืฉื ื’ืข ื‘ืฉืจ ืงื•ื“ืฉ ื–ื” ื‘ืจืืฉื•ืŸ ืœื˜ื•ืžืื” ื•ื”"ืœ ืื™ื”ื• ืฉื ื™ ื•ืœื ื ืžื ืขื• ืžืœืฉื•ืจืคื• ืขื ื—ืžื•ืจ ืžืžื ื• ืžืžื™ ืฉื ื’ืข ื‘ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื“ื”ื•ืื™ืœ ื•ืืฃ ื–ื” ื”ืงืœ ืœืฉืจื™ืคื” ืขื•ืžื“ ืœื ื—ืฉื• ืื ืžื˜ืžืื™ืŸ ืื•ืชื• ื™ื•ืชืจ ืžืžื” ืฉื”ื™' ื•ื‘ื’ืžืจื ืคืจื™ืš ืžืื™ ืชื•ืกืคืช ื˜ื•ืžืื” ืื™ื›ื ื”ืœื ื’ื ื‘ืจืืฉื•ื ื” ื‘ื•ื•ืœื“ ื˜ื•ืžืื” ื ื’ืข ื•ืขื›ืฉื™ื• ื—ื•ื–ืจ ื•ื ื•ื’ืข ื‘ื•ื•ืœื“ ื”ื˜ื•ืžืื”:
Cette viande de kodech a touchรฉ un rishon le-touma (premier degrรฉ), et elle-mรชme est donc un sheni (deuxiรจme degrรฉ). Ils ne se sont pas abstenus de la brรปler avec une plus grave, celle qui a touchรฉ un av ha-touma. Puisque mรชme la lรฉgรจre est destinรฉe ร  la brรปlure, ils n'ont pas craint de la rendre plus impure qu'elle ne l'รฉtait. Et la Guemara objecte : quel ajout d'impuretรฉ y a-t-il ? Au dรฉbut aussi elle avait touchรฉ un vlad touma, et maintenant elle touche de nouveau un vlad ha-touma.
๐Ÿ’ก Explication

Dรฉbut de la michna qui justifie le chapitre : ร  l'heure oรน l'on brรปle, peut-on faire monter une touma dรฉjร  prรฉsente.

Chaรฎne simple, celle que Rachi pose avant la Guemara. Av au contact : rishon. Rishon au contact : sheni. La piรจce lรฉgรจre ร  touchรฉ un rishon, elle est sheni. On la brรปle avec une piรจce qui a touchรฉ un av, donc un rishon. Un rishon rend sheni : le degrรฉ ne change pas. La Guemara demandera oรน est l'ajout.

Les cohanim le faisaient quand mรชme. Les deux piรจces vont au feu. Rachi renvoie la citation ร  la fin de la michna : Rabbi Meir en tirera la terouma de Pessa'h.

3
ื”ื•ืกื™ืฃ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื•ืืžืจ: ืžื™ืžื™ื”ื ืฉืœ ื›ื”ื ื™ื ืœื ื ืžื ืขื• ืžืœื”ื“ืœื™ืง ืืช ื”ืฉืžืŸ ืฉื ืคืกืœ ื‘ื˜ื‘ื•ืœ ื™ื•ื ื‘ื ืจ ืฉื ื˜ืžื ื‘ื˜ืžื ืžืช, ืืฃ ืขืœ ืคื™ ืฉืžื•ืกื™ืคื™ืŸ ื˜ื•ืžืื” ืขืœ ื˜ื•ืžืืชื•.

Rabbi Akiva a ajoutรฉ et a dit : de tout le temps des cohanim, ils ne se sont pas abstenus d'allumer l'huile rendue passoul (invalide) par un tevoul yom (qui a trempรฉ ce jour-lร ) dans une lampe impurรฉe par un tame met (impur par un mort), bien qu'ils ajoutent de l'impuretรฉ ร  son impuretรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžืœื”ื“ืœื™ืง ืฉืžืŸ ืฉืœ ืชืจื•ืžื”:
De terouma.
ืฉื ืคืกืœ ื‘ื˜ื‘ื•ืœ ื™ื•ื ื•ื”ื•ื ืฉืœื™ืฉื™ ื“ื˜ื‘ื•ืœ ื™ื•ื ืคื•ืกืœ ืืช ื”ืชืจื•ืžื” ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ื‘ื™ื‘ืžื•ืช ืคืจืง ื”ืขืจืœ (ื™ื‘ืžื•ืช ื“ืฃ ืขื”.) ืžื‘ื›ืœ ืงื•ื“ืฉ ืœื ืชื’ืข ื•ื™ื•ืœื“ืช ืžืฉื˜ื‘ืœื” ืœืกื•ืฃ ื™ืžื™ ื˜ื•ืžืื” ืขื“ ืžืœืืช ื™ืžื™ ื˜ื”ืจื” ืฉืœื” ื˜ื‘ื•ืœืช ื™ื•ื ืืจื•ืš ื”ื™ื ืฉื”ืจื™ ืื™ื ื” ืจืื•ื™ื™ื” ืœื”ื‘ื™ื ื›ืคืจื” ืขื“ ื™ื•ื ืฉืžื•ื ื™ื ื•ืื—ื“ ืืœืžื ืœื ื”ื•ื™ ื”ืขืจื‘ ืฉืžืฉ ื“ื™ืœื” ืขื“ ืฉืงื™ืขืช ื”ื—ืž' ื“ืฉืžื•ื ื™':
Et elle est un shelishi (troisiรจme degrรฉ), car le tevoul yom rend la terouma passoul d'aprรจs la Tora. Source : Yevamot, chapitre HaArel (Yevamot 75a), ร  partir de be-khรดl kodech lo tiga (de tout sacrรฉ elle ne touchera pas). L'accouchรฉe, depuis son immersion ร  la fin de ses jours d'impuretรฉ jusqu'ร  l'accomplissement de ses jours de puretรฉ, est une tevoulat yom arokh (tevoul yom prolongรฉ) : elle n'est pas apte ร  apporter son kappara (expiation) avant le jour quatre-vingt-un. On en tire que son heerev shemesh (le coucher qui achรจve) n'a lieu qu'au coucher du soleil du quatre-vingtiรจme jour.
ื‘ื ืจ ืฉื ื˜ืžื ื‘ื˜ืžื ืžืช ื˜ืžื ืžืช ืื‘ ื”ื˜ื•ืžื' ื”ื•ื ื•ืžื˜ืžื ื›ืœื™ื ื“ื›ืชื™ื‘ (ื‘ืžื“ื‘ืจ ื™ืดื˜:ื›ืดื‘) ื•ื›ืœ ืืฉืจ ื™ื’ืข ื‘ื• ื”ื˜ืžื ื™ื˜ืžื ื•ื”ื ืคืฉ ื”ื ื•ื’ืขืช ืชื˜ืžื ืขื“ ื”ืขืจื‘ ื‘ืคืจืฉืช ืคืจื” ื’ื‘ื™ ื˜ื•ืžืืช ืžืช ืืœืžื ื˜ืžื ืžืช ืžื˜ืžื ืื“ื ื•ืขืฉืื• ื”ื›ืชื•ื‘ ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื›ืฉืจืฅ ื•ื ื‘ื™ืœื” ืฉืžื˜ืžืื™ืŸ ืื“ื ื•ืœื ื›ื ื•ื’ืข ื‘ื”ืŸ ืฉืื™ืŸ ืžื˜ืžื ืืœื ืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ืžืฉืงื™ืŸ ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ืฉืจืฆื™ื (ื•ื™ืงืจื ื™ืดื:ืœืดื“) ื›ืœ ืืฉืจ ื‘ืชื•ื›ื• ื™ื˜ืžื ืžื›ืœ ื”ืื•ื›ืœ ืืฉืจ ื™ืื›ืœ ืืฉืจ ื™ื‘ื•ื ืขืœื™ื• ืžื™ื ื™ื˜ืžื ื•ื›ืœ ืžืฉืงื” ืืฉืจ ื™ืฉืชื” ื‘ื›ืœ ื›ืœื™ ื™ื˜ืžื ืืœืžื ืœื ืžืงื‘ืœ ื˜ื•ืžืื” ืžืŸ ื”ื›ืœื™ ืฉืงื™ื‘ืœ ื˜ื•ืžืื” ืžืŸ ื”ืฉืจืฅ ืืœื ืื•ื›ืœ ื•ืžืฉืงื” ื‘ืœื‘ื“ ื•ืœื ืื“ื ื•ื›ืœื™ื ื•ื”ืื™ ื ืจ ื”ื•ื™ ืจืืฉื•ืŸ ื•ืขื›ืฉื™ื• ื™ืฉ ื›ืืŸ ืชื•ืกืคืช ื˜ื•ืžืื” ืฉืžืชื—ืœื” ื”ื™ื” ืฉืžืŸ ื–ื” ืฉืœื™ืฉื™ ื•ื—ื•ื–ืจ ื•ื ืขืฉื” ืฉื ื™ ืข"ื™ ื”ื ืจ ื“ื”ื•ืื™ืœ ื•ื™ืฉ ื˜ื•ืžืื” ืขืœื™ื• ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืœื™ื” ื•ืžื•ืชืจ ืœื”ื•ืกื™ืฃ ื‘ื™ื“ื™ื:
Un tame met est un av ha-touma, et il rend les kelim (ustensiles) impurs. Il est รฉcrit (Nombres 19:22), dans la section de la vache rousse, au sujet de l'impuretรฉ du mort : tout ce que l'impur touche sera impur, et la personne qui touche sera impure jusqu'au soir. Un tame met rend donc l'homme impur. L'ร‰crit l'a fait av ha-touma, ร  l'รฉgal d'un sherets et d'une neveila, qui rendent l'homme impur. Celui qui touche un sherets ou une neveila ne rend impurs que les aliments et les boissons. Il est รฉcrit pour les sheratsim (Lรฉvitique 11:34) : tout ce qui est dedans sera impur, de tout aliment qui se mange, sur lequel viendra de l'eau, il sera impur, et toute boisson qui se boit, dans tout rรฉcipient, sera impure. Un kli qui a reรงu l'impuretรฉ d'un sherets ne la transmet donc qu'ร  l'aliment et ร  la boisson, ni ร  l'homme ni aux kelim. Cette lampe est un rishon. Il y a bien un ajout : au dรฉbut cette huile รฉtait un shelishi, et par la lampe elle redevient un sheni. L'impuretรฉ est dรฉjร  sur elle : on ne s'en soucie pas, et il est permis d'ajouter de ses mains.
๐Ÿ’ก Explication

Tevoul yom : il a trempรฉ, le coucher du soleil manque encore. Il compte comme sheni. Au contact, l'huile de terouma devient shelishi, et un shelishi rend la terouma passoul. Rachi l'ancre dans la yoledet (accouchรฉe) de Yevamot 75a : aprรจs la tevila elle reste รฉcartรฉe du sacrรฉ, tevoul yom long, jusqu'au coucher du quatre-vingtiรจme jour.

Tame met : av ha-touma. Il rend les kelim impurs. La lampe qui l'a touchรฉ est un rishon. Un rishon fait de l'huile un sheni. L'huile monte donc de shelishi ร  sheni. C'est l'ajout.

Rachi sรฉpare deux portes. L'av (tame met, sherets, neveila) rend l'homme et les kelim impurs. Le rishon, lui, ne rend impurs que l'aliment et la boisson. La lampe, kli touchรฉ par un av, reste un rishon.

4
ืืžืจ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ: ืžื“ื‘ืจื™ื”ื ืœืžื“ื ื• ืฉืฉื•ืจืคื™ืŸ ืชืจื•ืžื” ื˜ื”ื•ืจื” ืขื ื”ื˜ืžืื” ื‘ืคืกื—. ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™: ืื™ื ื” ื”ื™ื ื”ืžื“ื”.

Rabbi Meir a dit : de leurs paroles nous avons appris qu'on brรปle une terouma tehora (pure) avec la temea (impure) ร  Pessa'h. Rabbi Yosse a dit : la mesure n'est pas celle-lร .

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžื“ื‘ืจื™ื”ืŸ ืœืžื“ื ื• ืฉืฉื•ืจืคื™ืŸ ืชืจื•ืžื” ื˜ื”ื•ืจื” ืขื ื”ื˜ืžืื” ื‘ืคืกื— ืขื ื–ืžืŸ ื”ื‘ื™ืขื•ืจ ื“ื”ื•ืื™ืœ ื•ื”ื•ืœื›ืช ืœืื™ื‘ื•ื“ ืืฃ ื”ื˜ื”ื•ืจื” ื•ืืกื•ืจื” ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืœืฉืžื™ืจืชื” ื•ืืข"ื’ ืฉืžื•ื–ื”ืจื™ืŸ ืื ื• ืœืฉื•ืžืจื” ื‘ื˜ื”ืจื” ื“ื›ืชื™ื‘ (ื‘ืžื“ื‘ืจ ื™ืดื—:ื—ืณ) ืืช ืžืฉืžืจืช ืชืจื•ืžื•ืชื™:
ร€ l'heure du biour (รฉlimination). Mรชme la pure va ร  la perte, et elle est interdite d'aprรจs la Tora : on ne se soucie pas de sa garde. Nous sommes pourtant avertis de la garder en รฉtat de puretรฉ, comme il est รฉcrit (Nombres 18:8) : et mishmeret terumotai (la garde de Mes teroumot).
ืื™ื ื” ื”ื™ื ื”ืžื“ื” ืื™ ืืชื” ื™ื›ื•ืœ ืœืœืžื•ื“ ืืช ื–ื• ืžื“ื‘ืจื™ื”ืŸ ื•ื‘ื’ืžืจื ืžืคืจืฉ ืืžืื™ ืื™ื ื” ื”ื™ื ื”ืžื“ื”:
Tu ne peux pas apprendre celle-ci de leurs paroles. La Guemara explique pourquoi la mesure n'est pas celle-lร .
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Meir lit les deux tรฉmoignages comme une rรจgle : dรจs que la chose va au feu, on peut lui ajouter une touma. ร€ l'heure du biour, la terouma hamets pure est dรฉjร  perdue et interdite d'aprรจs la Tora. On la brรปlerait donc avec la temea.

Rachi rappelle le verset de la garde, Nombres 18:8. L'obligation de garder la terouma en puretรฉ reste. Rabbi Meir traite ici la terouma comme dรฉjร  vouรฉe ร  la destruction.

Eina hi ha-midda : Rabbi Yosse refuse ce passage. Rachi : on n'apprend pas ce cas-lร  des cohanim. La raison vient plus loin dans la Guemara.

5
ื•ืžื•ื“ื™ื ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืฉืฉื•ืจืคื™ืŸ ื–ื• ืœืขืฆืžื” ื•ื–ื• ืœืขืฆืžื”. ืขืœ ืžื” ื ื—ืœืงื• โ€” ืขืœ ื”ืชืœื•ื™ื” ื•ืขืœ ื”ื˜ืžืื”. ืฉืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ืชืฉืจืฃ ื–ื• ืœืขืฆืžื” ื•ื–ื• ืœืขืฆืžื”, ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืื•ืžืจ: ืฉืชื™ื”ืŸ ื›ืื—ืช.

Et Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua conviennent qu'on brรปle celle-ci pour elle-mรชme et celle-lร  pour elle-mรชme. Sur quoi ont-ils divergรฉ ?

Sur la telouya (en suspens, puretรฉ douteuse) et sur la temea. Rabbi Eliezer dit : que celle-ci soit brรปlรฉe pour elle-mรชme, et celle-lร  pour elle-mรชme.

Et Rabbi Yehochoua dit : les deux ensemble.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืžื•ื“ื™ื ืจ"ื ื›ื•' ืจ' ื™ื•ืกื™ ืงืืžืจ ืœื” ื“ืืข"ื’ ื“ืื™ืคืœื•ื’ ืจ"ื ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืฉืจื™ืคืช ืชืจื•ืžื” ื‘ื”ื ืžื•ื“ื• ืฉืฉื•ืจืคื™ืŸ ื–ื• ืœืขืฆืžื” ื•ื–ื• ืœืขืฆืžื”:
C'est Rabbi Yosse qui le dit. Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua divergent sur la brรปlure de la terouma ; en ceci ils conviennent qu'on brรปle celle-ci pour elle-mรชme et celle-lร  pour elle-mรชme.
๐Ÿ’ก Explication

Celle-ci et celle-lร , dans l'accord : la tehora et la temea. Les deux sages brรปlent la tehora ร  part et la temea ร  part. Rabbi Meir, dans son dire, les met au mรชme feu.

La mahloket vise la telouya, terouma dont on ignore si elle est pure, brรปlรฉe avec une temea certaine. Rabbi Eliezer sรฉpare. Rabbi Yehochoua brรปle les deux d'un seul feu.

6
ื’ืžืณ ืžื›ื“ื™ ื‘ืฉืจ ืฉื ื˜ืžื ื‘ื•ื•ืœื“ ื”ื˜ื•ืžืื” ืžืื™ ื”ื•ื™ โ€” ืฉื ื™, ื›ื™ ืฉืจื™ืฃ ืœื™ื” ื‘ื”ื“ื™ ื‘ืฉืจ ืฉื ื˜ืžื ื‘ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ืžืื™ ื”ื•ื™ โ€” ืฉื ื™,

Guemara. Voyons : la viande impurรฉe par un vlad ha-touma, qu'est-elle ?

Un sheni. Quand on la brรปle avec la viande impurรฉe par un av ha-touma, qu'est-elle ?

Un sheni.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ืฉื ื™ ื•ืฉื ื™ ื”ื•ื ืžืชื—ืœื” ื”ื™ื” ืฉื ื™ ื•ืขื“ื™ื™ืŸ ืฉื ื™ ื”ื•ื:
Au dรฉbut elle รฉtait un sheni, et elle est encore un sheni.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara prend la michna au mot. Vlad ha-touma = le rishon, enfant de l'av. La viande qui l'a touchรฉ est sheni. Au feu, elle touche une viande rishon, fille de l'av. Un rishon la laisse sheni.

7
ืฉื ื™ ื•ืฉื ื™ ื”ื•ื. ืžืื™ ืžื•ืกื™ืฃ ืœื• ื˜ื•ืžืื” ืขืœ ื˜ื•ืžืืชื• ืื™ื›ื?

C'est un sheni, et c'est un sheni. Quel ajout d'impuretรฉ sur son impuretรฉ y a-t-il ?

๐Ÿ’ก Explication

Le motif de la michna, mosifin touma al toumato, n'a plus d'objet : le degrรฉ ne bouge pas. Il faut une autre lecture.

8
ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”: ื”ื›ื ื‘ื•ื•ืœื“ ื•ื•ืœื“ ืขืกืงื™ื ืŸ, ื“ื”ื•ื™ ืœื™ื” ืฉืœื™ืฉื™, ื•ืงืกื‘ืจ ืฉืœื™ืฉื™ ืžื•ืชืจ ืœืขืฉื•ืชื• ืฉื ื™.

Rav Yehouda a dit : ici, nous traitons d'un vlad de vlad. Cela fait un shelishi.

Et il tient qu'un shelishi, il est permis de le faire sheni.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื›ื ื‘ื•ื•ืœื“ ื•ื•ืœื“ ืขืกืงื™ื ืŸ ื”ืื™ ื‘ื•ื•ืœื“ ื”ื˜ื•ืžืื” ื“ืงืชื ื™ ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื•ื•ืœื“ ื•ื•ืœื“ ืงืืžืจ ื“ื”ื™ื™ื ื• ืฉื ื™ ื•ื‘ืฉืจ ืฉื ื’ืข ื‘ื• ื”ื•ื” ืฉืœื™ืฉื™ ื•ื›ื™ ื”ื“ืจ ืฉืจืคื™ ืœื™ื” ื‘ื”ื“ื™ ื‘ืฉืจ ืฉื ื˜ืžื ื‘ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ืฉื”ื•ื ืจืืฉื•ืŸ ื—ื•ื–ืจ ื•ื ืขืฉื” ืฉืœื™ืฉื™ ื–ื” ืฉื ื™:
Ce par un vlad ha-touma qu'enseigne la michna veut dire un vlad de vlad, c'est-ร -dire un sheni. La viande qui l'a touchรฉ รฉtait un shelishi. Quand on la brรปle ensuite avec la viande impurรฉe par un av ha-touma, qui est un rishon, ce shelishi redevient un sheni.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yehouda dรฉplace d'un cran. Le vlad ha-touma de la michna est dรฉjร  un rejeton de rejeton : un sheni. La viande lรฉgรจre qui l'a touchรฉ est shelishi.

On la brรปle avec la viande qui a touchรฉ l'av, un rishon. Le contact d'un rishon fait du shelishi un sheni. L'ajout est la montรฉe d'un degrรฉ. Rabbi Hanina la tient pour permise.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Vlad de vlad : le shelishi devient sheni Av pรจre de la touma Viande rishon a touchรฉ l'av piรจce grave Vlad vlad c'est un sheni rejeton du rejeton Viande shelishi a touchรฉ le sheni piรจce lรฉgรจre Devient sheni au contact On brรปle la piรจce shelishi avec la piรจce rishon. Le contact la fait monter d'un degrรฉ. Rabbi Hanina tient cet ajout pour permis : les deux vont dรฉjร  au feu. Lecture simple, รฉcartรฉe : vlad = rishon, la viande est dรฉjร  sheni, le contact la laisse sheni. Av, rishon, sheni, shelishi : quatre degrรฉs. Chaque contact descend d'un cran chez la chose touchรฉe.
Av, viande rishon, vlad vlad sheni, viande shelishi. Au feu, le shelishi devient sheni.
9
ื•ื”ื ืื™ืŸ ืื•ื›ืœ ืžื˜ืžื ืื•ื›ืœ! ื“ืชื ื™ื: ื™ื›ื•ืœ ื™ื”ื ืื•ื›ืœ ืžื˜ืžื ืื•ื›ืœ, ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ: ืดื•ื›ื™ ื™ืชืŸ ืžื™ื ืขืœ ื–ืจืข ื•ื ืคืœ ืžื ื‘ืœืชื ืขืœื™ื• ื˜ืžื ื”ื•ืืด โ€” ื”ื•ื ื˜ืžื, ื•ืื™ืŸ ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื• ื˜ืžื.

Mais un aliment ne rend pas un aliment impur ! Car on a enseignรฉ : on pourrait croire qu'un aliment rend un aliment impur.

Le verset dit : Si l'on met de l'eau sur une semence, et qu'il tombe de leur charogne sur elle, elle est impure. Elle est impure, et elle ne rend pas impure une chose semblable ร  elle.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ื”ื ืื™ืŸ ืื•ื›ืœ ืžื˜ืžื ืื•ื›ืœ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืžื˜ืžื ืœื™ื” ืžืื™ ืชื•ืกืคืช ืื™ื›ื:
Et puisqu'il ne la rend pas impure, quel ajout y a-t-il ?
ื•ืื™ืŸ ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื• ื•ืื™ืŸ ืžื˜ืžื ืื•ื›ืœ ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื•:
Et il ne rend pas impur un aliment semblable ร  lui.
ื”ื•ื ื˜ืžื ืžืฉืžืข ืžื™ืขื•ื˜ื:
Le mot implique une exclusion (miout).
๐Ÿ’ก Explication

La montรฉe shelishi vers sheni suppose que la viande rishon touche la viande shelishi et la rende impure. Or une baraita l'interdit : okhel eino metame okhel, un aliment ne rend pas un aliment impur.

Verset, Lรฉvitique 11:38. Hou tame : elle, la semence, est impure. Rachi : le pronom exclut. Elle ne fait pas kayotse bo, un autre aliment du mรชme rang.

Sans transmission, le contact au feu n'ajoute rien. L'ajout de la michna reste sans support.

10
ื”ื ื™ื—ื ืœืื‘ื™ื™ ื“ืืžืจ: ืœื ืฉื ื• ืืœื ื‘ื—ื•ืœื™ืŸ, ืื‘ืœ ื‘ืชืจื•ืžื” ื•ืงื“ืฉื™ื โ€” ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื•.

Cela va selon Abaye, qui a dit : on ne l'a enseignรฉ que pour le houlin. Mais pour la terouma et les kodachim, il rend son semblable.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื‘ืœ ืชืจื•ืžื” ื•ืงื“ืฉื™ื ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื” ื“ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžื ื‘ื•ืืช ื—ื’ื™ ืœื—ื ื•ื ื–ื™ื“ ื™ื™ืŸ ื•ืฉืžืŸ (ื—ื’ื™ ื‘):
On l'apprend de la prophรฉtie de Haggai : pain et potage, vin et huile (Haggai 2).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื‘ืœ ืชืจื•ืžื” ื•ืงื“ืฉื™ื ืขื•ืฉื™ืŸ ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื”ืŸ ืคื™ืจืฉ ื‘ืงื•ื ื˜ืจืก ื“ื ืคื™ืง ืžืงืจื ื“ื—ื’ื™ ืืœ ื”ืœื—ื ื•ืืœ ื”ื ื–ื™ื“ ื•ืœืจ"ืช ื“ืžืคืจืฉ ืœืงืžืŸ [ืคืกื—ื™ื ื“' ื™ื–.] ืื• ืืœ ื”ื ื–ื™ื“ ืื•ืจ"ื™ ื“ื ืคืงื ืœื™ื” ืžื•ื”ื‘ืฉืจ ืืฉืจ ื™ื’ืข ื‘ื›ืœ ื˜ืžื ืœื ื™ืื›ืœ (ื•ื™ืงืจื ื–ืณ:ื™ืดื˜) ืืคื™' ื‘ืื•ื›ืœ ื•ืชืจื•ืžื” ื ืคืงื ืœืŸ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืžืฆื™ื ื• ืœืžื™ืžืจ ืžืงืจื ืžืœื ื“ื‘ืจ ื”ื›ืชื•ื‘ ื“ื”ื ืื™ื›ื ืงื“ืฉื™ื ื“ืขื•ืฉื™ืŸ ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื”ืŸ ื ื•ืงื™ ืงืจื ื‘ื“ื“ืžื™ ื˜ืคื™ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื—ื•ืœื™ืŸ:
Rachi explique dans le Kontres que cela sort du verset de Haggai : el ha-le'hem ve-el ha-nazid (au pain et au potage). Selon Rabbeinou Tam, qui explique plus loin (Pessahim 17a) oรน el ha-nazid (ou au potage), le Ri dit qu'on le tire de ve-ha-bassar acher yiga be-khรดl tame lo yeakhel (Lรฉvitique 7:19), mรชme par un aliment. Et la terouma, nous la tirons de la : puisque nous ne pouvons pas dire que l'ร‰crit ร  parlรฉ un verset plein, car il y a des kodachim qui rendent leur semblable, nous posons le verset sur le cas qui lui ressemble davantage, ร  savoir le houlin.
๐Ÿ’ก Explication

Abaye limite la baraita au houlin (profane). Terouma et kodachim transmettent d'un aliment ร  l'autre : oseh kayotse bo. La michna parle de viande de kodech. Le contact au feu ajoute bien un degrรฉ.

Rachi : la source est Haggai 2, le pain, le potage, le vin et l'huile, que la chair sacrรฉe peut rendre impurs.

Tossefot : Rabbeinou Tam lit plus loin le verset avec ou, et la dรฉrivation de Rachi ne porte plus pareil. Le Ri prend Lรฉvitique 7:19 : la chair qui touche toute impuretรฉ ne se mange pas, mรชme si l'impuretรฉ est venue par un aliment. Le verset qui exclut la transmission se pose alors sur le houlin, cas le plus proche. La terouma suit les kodachim.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Un aliment rend-il son semblable impur Avis Houlin Terouma Kodachim Abaye non oui oui Rav Adda / Rava non non oui Ravina / Rava non non non Oui = oseh kayotse bo, il rend impur un aliment du mรชme degrรฉ que lui. La michna parle de viande de kodech.
Abaye : terouma et kodachim transmettent. Rav Adda : kodachim seuls. Ravina : aucun.
11
ื•ืœืจื‘ ืื“ื ื‘ืจ ืื”ื‘ื” ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ื ื ืžื™ ื“ืืžืจ: ืœื ืฉื ื• ืืœื ื—ื•ืœื™ืŸ ื•ืชืจื•ืžื”, ืื‘ืœ ื‘ืงื“ืฉื™ื โ€” ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื”ืŸ, ืฉืคื™ืจ.

Et selon Rav Adda bar Ahava au nom de Rava aussi, qui a dit : on ne l'a enseignรฉ que pour le houlin et la terouma, mais pour les kodachim, il rend leur semblable, cela va bien.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉืคื™ืจ ื“ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื‘ืงื“ืฉื™ื ืงื™ื™ืžื™':
Car la michna porte sur des kodachim.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme avis, plus รฉtroit. Houlin et terouma ne transmettent pas d'aliment ร  aliment. Les kodachim seuls le font. La michna parle de viande sacrรฉe : le cas de Rabbi Hanina reste couvert.

12
ืืœื ืœืจื‘ื™ื ื ืžืฉืžื™ื” ื“ืจื‘ื ื“ืืžืจ: ืžืงืจื ืžืœื ื“ื™ื‘ืจ ื”ื›ืชื•ื‘, ืœื ืฉื ื ื—ื•ืœื™ืŸ, ืœื ืฉื ื ืชืจื•ืžื”, ืœื ืฉื ื ืงื“ืฉื™ื โ€” ืื™ื ื• ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื•. ืžืื™ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ?

Mais selon Ravina au nom de Rava, qui a dit : l'ร‰crit ร  parlรฉ un verset plein. Sans diffรฉrence le houlin, sans diffรฉrence la terouma, sans diffรฉrence les kodachim : il ne rend pas son semblable.

Que peut-on dire ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžืงืจื ืžืœื ืœื ื”ื•ืฆื™ื ืžืžืฉืžืขื• ืœื ืชืจื•ืžื” ื•ืœื ืงื“ืฉื™ื ืืœื ื“ื‘ืจ ืฉืœื ื“ื™ื‘ืจ ื“ืื™ืŸ ืื•ื›ืœ ืžื˜ืžื ืื•ื›ืœ ืœืขื•ืœื ื•ื ื‘ื•ืืช ื—ื’ื™ ื˜ื•ืžืื•ืช ื“ืจื‘ื ืŸ ื ื™ื ื”ื• ื•ื›ื‘ืจ ื ื’ื–ืจื• ื›ื“ืœืงืžืŸ ืื‘ืœ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœื ืžื˜ืžื ืืœื ืื•ื›ืœ ืžืฉืงื” ื•ืžืฉืงื” ืื•ื›ืœ ืœืงืžืŸ ื‘ืคื™ืจืงื™ืŸ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ื™ื—.) ื™ืœื™ืฃ ืœื” ื“ืื•ื›ืœ ืžื˜ืžื ืžืฉืงื” ื•ืžืฉืงื” ืื•ื›ืœ:
Il n'a rien sorti de son sens, ni la terouma ni les kodachim. Il a parlรฉ d'une chose entiรจre : un aliment ne rend jamais un aliment impur. La prophรฉtie de Haggai, ce sont des impuretรฉs d'ordre rabbinique, et elles avaient dรฉjร  รฉtรฉ dรฉcrรฉtรฉes, comme plus loin. D'aprรจs la Tora, seul un aliment rend un liquide impur, et un liquide rend un aliment impur. Plus loin dans notre chapitre (Pessahim 18a), il apprend qu'un aliment rend un liquide impur et qu'un liquide rend un aliment impur.
๐Ÿ’ก Explication

Mikra mรขle dibber ha-katouv : le verset de la semence porte son sens entier, sans exception. Houlin, terouma, kodachim : aucun aliment ne rend un autre aliment impur.

Rachi รฉcarte Haggai de la Tora. Ces scรจnes sont des toumot rabbiniques, dรฉjร  dรฉcrรฉtรฉes. Le seul pont d'aprรจs la Tora : aliment vers liquide, liquide vers aliment. La dรฉrivation est renvoyรฉe ร  Pessahim 18a.

Sous cet avis, la viande rishon ne fait pas monter la viande shelishi. L'ajout de la michna demande un autre support.

13
ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ? ื“ืื™ื›ื ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ื”ื“ื™ ื‘ืฉืจ, ื“ืงื ืžื™ื˜ืžื ืžื—ืžืช ืžืฉืงื™ืŸ.

Ici, de quoi traitons-nous ? Il y a des liquides avec la viande.

Elle s'impurifie ร  cause des liquides.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืื™ื›ื ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ื”ื“ื™ ื‘ืฉืจ ื›ืฉื ื’ืข ื‘ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื”ื™ื” ืžืฉืงื” ื˜ื•ืคื— ืขืœื™ื” ื•ื ื˜ืžื ืขืžื” ื•ื”ื•ื” ืืฃ ื”ืžืฉืงื” ืจืืฉื•ืŸ ื•ื›ืฉืฉื•ืจืคื” ืขื“ื™ื™ืŸ ื”ื•ื ืขืœื™ื” ื•ืžื˜ืžื ื”ื‘ืฉืจ ืฉื ืฉืจืฃ ืขื ื–ื” ืžื—ืžืช ื”ืžืฉืงื™ืŸ ื•ื ืขืฉื” ืฉืœื™ืฉื™ ืฉื ื™:
Quand elle a touchรฉ l'av ha-touma, un liquide tofeah (qui humecte) รฉtait sur elle, et il s'est impurifie avec elle. Le liquide aussi รฉtait un rishon. Quand on brรปle, il est encore sur elle. Il rend impure la viande brรปlรฉe avec celle-ci, ร  cause des liquides. Le shelishi devient un sheni.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื“ืื™ื›ื ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ื”ื“ื™ ื‘ืฉืจ ืžื›ืืŸ ืžื“ืงื“ืง ืจื™ื‘"ื ื“ืžืฉืงื™ืŸ ืžื˜ืžื ื‘ืคื—ื•ืช ืžืจื‘ื™ืขื™ืช ื“ืกืชื ืžืฉืงื™ืŸ ื“ื‘ื”ื“ื™ ื‘ืฉืจ ืœื™ืช ื‘ื”ืŸ ืจื‘ื™ืขื™ืช ื•ืœืงืžืŸ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ื™ื–:) ื ืžื™ ืืžืจื• ื’ื‘ื™ ืžื™ื ืื‘ืœ ืคื—ื•ืช ืžืจื‘ื™ืขื™ืช ื˜ืžืื™ื ื•ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ืื™ืŸ ืžืขืžื™ื“ื™ืŸ (ืข"ื– ื“ืฃ ืœื. ื•ืฉื) ื’ื‘ื™ ื™ื™ืŸ ื ืกืš ื“ืžื˜ืžื ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ืจื‘ื™ืขื™ืช ื•ื‘ืค"ื‘ ื“ื ื“ื” (ื“ืฃ ื™ื˜:) ื’ื‘ื™ ื“ื ื”ื™ืจื•ืง ื•ื‘ื›ืžื” ื“ื•ื›ืชื™ืŸ ืื•ืžืจ ืจื™ื‘"ื ื“ื‘ืคืกื•ืœ ื’ื•ื™ื™ื” ืื™ื™ืจื™ ื“ืฉื™ืขื•ืจื• ื‘ืจื‘ื™ืขื™ืช ื›ื“ืืžืจ ื‘ืžืขื™ืœื” ื‘ืคืจืง ืงื“ืฉื™ ืžื–ื‘ื— (ืžืขื™ืœื” ื“ืฃ ื™ื–:) ื“ื›ืœ ื”ืžืฉืงื™ื ืžืฆื˜ืจืคื™ืŸ ืœืคืกื•ืœ ื”ื’ื•ื™ื™ื” ื‘ืจื‘ื™ืขื™ืช ื•ืจ"ื™ ืžืคืจืฉ ื“ื”ื ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืจื‘ื™ืขื™ืช ื”ื™ื™ื ื• ื‘ื”ื ืš ื“ืขื™ืงืจ ื˜ื•ืžืื” ืœืื• ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื›ื’ื•ืŸ ืกืชื ื™ื™ืŸ ื›ื•ืชื™ื ื•ื“ื ื”ื™ืจื•ืง ื“ืืคื™' ื‘ื™ืชืจ ืžืจื‘ื™ืขื™ืช ืœื ืžื˜ืžื ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืื‘ืœ ืฉืืจ ืžืฉืงื™ืŸ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื•ืจ"ืช ืื•ืžืจ ื“ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื‘ืขื™ื ืŸ ืจื‘ื™ืขื™ืช ืœื˜ืžื ืื—ืจื™ื ืื‘ืœ ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืžื˜ืžื ืื—ืจื™ื ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื•ืœืคื™' ืฆ"ืœ ื“ื”ืฉืชื ืœื ืžืกื™ืง ืื“ืขืชื™ื” ืฉืื•ื›ืœ ื™ื˜ืžื ืื•ื›ืœ ืืคื™ืœื• ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืžื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืื•ืงืžื ื‘ืžืฉืงื™ืŸ ื•ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืœื ืžื•ืงื™ ื›ืžืกืงื ื ื“ืื•ื›ืœ ืžื˜ืžื ืื•ื›ืœ ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืื™ืŸ ืื•ื›ืœ ืžื˜ืžื ืื•ื›ืœ ืืคื™ืœื• ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืžื›ืœ ืžืงื•ื ืžืฉื›ื—ื ื ืฉืœื™ืฉื™ ืข"ื™ ืขืฆื™ื ื•ืœื‘ื•ื ื” ืื• ืขืœ ื™ื“ื™ ืžืฉืงื™ืŸ ื“ืื›ืชื™ ืœื ื’ื–ืจื• ื“ื›ืœ ื”ืคื•ืกืœ ืืช ื”ืชืจื•ืžื” ืžื˜ืžื ืžืฉืงื™ืŸ ืœื”ื™ื•ืช ืชื—ืœื”:
De lร , le Riva prรฉcise que les liquides rendent impur ร  moins d'un reviit (quart de log) : des liquides ordinaires qui sont avec la viande n'ont pas un reviit. Plus loin aussi (Pessahim 17b), ils ont dit au sujet de l'eau : mais ร  moins d'un reviit, ils sont impurs. Et ce qu'on dit au chapitre Ein Maamidim (Avoda Zara 31a, et la) au sujet du yayin nessekh, qu'il transmet une impuretรฉ de liquides ร  partir d'un reviit, et au deuxiรจme chapitre de Nidda (19b) au sujet du dam yarok (sang vert), et en plusieurs endroits : le Riva dit que ces passages parlent du pesoul ha-gouvia (invalidation du corps), dont la mesure est un reviit, comme on le dit dans Meila, chapitre Kodshei Mizbeah (Meila 17b) : tous les liquides se joignent pour le pesoul ha-gouvia ร  un reviit. Le Ri explique : lร  oรน nous exigeons un reviit, c'est dans les cas dont l'impuretรฉ de fond n'est pas d'aprรจs la Tora, comme le vin ordinaire des Koutim et le sang vert, qui mรชme au-delร  d'un reviit ne rendent pas impur d'aprรจs la Tora. Les autres liquides, d'aprรจs la Tora, en toute quantitรฉ (be-khรดl shehou). Rabbeinou Tam dit : d'aprรจs la Tora nous exigeons un reviit pour rendre d'autres choses impures, mais d'ordre rabbinique il rend d'autres choses impures en toute quantitรฉ. Selon cela, il faut dire qu'ร  ce stade on n'a pas encore ร  l'esprit qu'un aliment rendrait un aliment impur mรชme d'ordre rabbinique, puisqu'il a fallu รฉtablir le cas par des liquides, et d'ordre rabbinique, et qu'on ne l'รฉtablit pas comme dans la conclusion, oรน un aliment rend un aliment impur d'ordre rabbinique. Et bien qu'un aliment ne rende pas un aliment impur mรชme d'ordre rabbinique, nous trouvons nรฉanmoins un shelishi par le bois et l'encens (etsim u-levona), ou par des liquides : on n'avait pas encore dรฉcrรฉtรฉ que tout ce qui rend la terouma passoul rend les liquides techila (premier degrรฉ).
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse pour Ravina. La viande grave a touchรฉ un av alors qu'un liquide humide รฉtait dessus. Le liquide devient rishon avec elle. Au feu, c'est le liquide, non la viande, qui fait du shelishi un sheni. Aliment vers liquide, liquide vers aliment : le pont que Rachi vient de poser.

Tossefot, le Riva : ce liquide-lร  est moindre qu'un reviit, et il transmet quand mรชme. Les textes qui exigent un reviit (yayin nessekh, dam yarok) visent le pesoul ha-gouvia, l'invalidation de la personne, mesure fixe ร  un reviit (Meila 17b).

Le Ri : le reviit ne joue que lร  oรน l'impuretรฉ n'est pas toranique (vin des Koutim, sang vert). Les autres liquides transmettent d'aprรจs la Tora en toute quantitรฉ. Rabbeinou Tam : la Tora exige un reviit pour rendre autre chose impure ; les rabbins, toute quantitรฉ. ร€ ce stade du sugya, la conclusion rabbinique aliment-aliment n'est pas encore sur la table.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le liquide fait le pont Viande rishon a touchรฉ un av liquide tofeah dessus Liquide rishon impur avec la viande il transmet, l'aliment non Viande shelishi devient sheni ร  cause du liquide Rรฉponse pour Ravina. La Guemara l'รฉcarte : le texte aurait nommรฉ les liquides. Suite : transmission rabbinique, sans passer par le liquide.
Le liquide tofeah, rishon, transmet ร  la viande shelishi. La viande, elle, ne transmet pas.
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ืื™ ื”ื›ื™, ื”ืื™ ืดืขื ื”ื‘ืฉืจ ืฉื ื˜ืžื ื‘ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื”ืด โ€” ืดืขื ื”ื‘ืฉืจ ื•ืžืฉืงื™ืŸืด ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื”! ืืœื: ื ื”ื™ ื“ืื™ืŸ ืื•ื›ืœ ืžื˜ืžื ืื•ื›ืœ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื, ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืžื™ื”ื• ืžื˜ืžื.

S'il en est ainsi, cette formule avec la viande qui s'est impurรฉe par un av ha-touma : il lui fallait dire avec la viande et les liquides ! Plutรดt : soit, un aliment ne rend pas un aliment impur d'aprรจs la Tora ; d'ordre rabbinique, en tout cas, il rend impur.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืžื˜ืžื ื•ืงื ืžื•ืกืคื™ ืœื™ื” ื˜ื•ืžืื” ืžื“ืจื‘ื ืŸ:
Et on lui ajoute une impuretรฉ d'ordre rabbinique.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืขื ื‘ืฉืจ ื•ืžืฉืงื™ืŸ ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื” ื•ื"ืช ืืžืื™ ืœื ืคืจื™ืš ืžืื™ ืื™ืจื™ื ืฉื ื˜ืžื ื‘ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ืืคื™' ื‘ืจืืฉื•ืŸ ื•ืฉื ื™ ื ืžื™ ื›ื“ืคืจื™ืš ืœืงืžืŸ ืขืœ ืจ"ืข ื•ื™"ืœ ืžืฉื•ื ื“ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื ืงืืžืจ ืžื™ืžื™ื”ื ืฉืœ ื›ื”ื ื™ื ืžืฉืžืข ืฉืžืขื•ืœื ื›ืš ื”ื•ื ืืฃ ืงื•ื“ื ื™"ื— ื“ื‘ืจ ื“ื’ื–ืจื• ื“ื›ืœ ื”ืคื•ืกืœ ื”ืชืจื•ืžื” ืžื˜ืžื ืžืฉืงื™ืŸ ืœื”ื™ื•ืช ืชื—ืœื” ื“ื‘ืค"ืง ื“ืฉื‘ืช (ื“ืฃ ื™ื“: ื•ืฉื) ืžื•ืงื™ ื”ืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ื”ื›ืœื™ื ืฉื ื˜ืžืื• ื‘ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ืžืฉืงื™ืŸ ื”ื‘ืื™ื ืžื—ืžืช ื™ื“ื™ื ื•ืœืคื™ ืฉื’ื–ืจื• ื“ื™ื“ื™ื ืคื•ืกืœื™ืŸ ื”ืชืจื•ืžื” ืขื•ืฉื™ืŸ ื”ืžืฉืงื™ืŸ ืฉื ื’ืขื• ื‘ื”ืŸ ืชื—ืœื”:
Et si tu dis : pourquoi n'objecte-t-on pas : pourquoi justement impurรฉe par un av ha-touma, mรชme par un rishon et un sheni aussi, comme on objecte plus loin au sujet de Rabbi Akiva ? On peut rรฉpondre : Rabbi Hanina dit de tout le temps des cohanim, ce qui implique que la chose a toujours รฉtรฉ ainsi, mรชme avant les dix-huit dรฉcrets (yud-het davar), oรน l'on a dรฉcrรฉtรฉ que tout ce qui rend la terouma passoul rend les liquides techila. Au premier chapitre de Chabbat (14b, et lร ), on รฉtablit les aliments et les kelim impurรฉes par des liquides comme des liquides venus par les mains. Parce qu'on a dรฉcrรฉtรฉ que les mains rendent la terouma passoul, on fait des liquides qui les ont touchรฉs un techila.
๐Ÿ’ก Explication

L'essai des liquides tombe sur la formulation. Si le liquide รฉtait indispensable, la michna dirait viande et liquides. Elle ne nomme que la viande.

Autre appui, retenu pour cette รฉtape : d'aprรจs la Tora, aliment ne rend pas aliment. D'ordre rabbinique, si. L'ajout de la michna est cet ajout rabbinique. Rachi le dit en une ligne.

Tossefot : on ne demande pas pourquoi la michna tient ร  l'av plutรดt qu'ร  un rishon ou un sheni. Mi-mehem shel kohanim veut dire : pratique ancienne, avant les dix-huit dรฉcrets. Avant eux, seul un av fait d'un liquide un rishon. Le dรฉcret ultรฉrieur, celui de Chabbat 14b, fait passer au techila les liquides touchรฉs par les mains, parce que les mains rendent dรฉjร  la terouma passoul.

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ื”ื•ืกื™ืฃ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื: ืžื™ืžื™ื”ืŸ ืฉืœ ื›ื”ื ื™ื ืœื ื ืžื ืขื• ืžืœื”ื“ืœื™ืง ื›ื•ืณ. ืžื›ื“ื™ ืฉืžืŸ ืฉื ืคืกืœ ื‘ื˜ื‘ื•ืœ ื™ื•ื ืžืื™ ื”ื•ื™ โ€” ืฉืœื™ืฉื™. ื•ื›ื™ ืžื“ืœื™ืง ืœื™ื” ื‘ื ืจ ืฉื ื˜ืžื ื‘ื˜ืžื ืžืช ืžืื™ ื”ื•ื™ โ€” ืฉื ื™.

Rabbi Akiva a ajoutรฉ : de leur temps, les cohanim ne se sont pas abstenus d'allumer, etc. Voyons : l'huile rendue passoul par un tevoul yom, qu'est-elle ?

Un shelishi. Et quand on l'allume dans une lampe impurรฉe par un tame met, qu'est-elle ?

Un sheni.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืชื ื™' ืžื™ืžื™ื”ื ืฉืœ ื›ื”ื ื™ื ื”ื›ื ื ืงื˜ ืœื” ืžืฉื•ื ืกื™ืคื ื“ืงืชื ื™ ืžื“ื‘ืจื™ื”ืŸ ืœืžื“ื ื• ืฉืฉื•ืจืคื™ืŸ ืชืจื•ืžื” ื›ื•':
On la cite ici ร  cause de la fin, qui enseigne : de leurs paroles nous avons appris qu'on brรปle de la terouma, etc.
ืžืื™ ื”ื•ื™ ืฉื ื™ ื“ื ืจ ื”ื•ื™ ืจืืฉื•ืŸ:
Car la lampe est un rishon.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara reprend Rabbi Akiva avec la mรชme grille. Tevoul yom = sheni. L'huile de terouma qu'il a rendue passoul = shelishi. La lampe touchรฉe par un tame met = rishon, dit Rachi. Un rishon fait de l'huile un sheni.

Rachi rappelle aussi pourquoi toute la michna est dans le chapitre : la fin, le raisonnement sur la terouma qu'on brรปle.

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ืžืื™ ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ โ€” ืฉืœื™ืฉื™ ืžื•ืชืจ ืœืขืฉื•ืชื• ืฉื ื™, ื”ื™ื™ื ื• ื”ืš?! ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื”: ื”ื›ื ื‘ื ืจ ืฉืœ ืžืชื›ืช ืขืกืงื™ื ืŸ, ื“ืจื—ืžื ื ืืžืจ:

Que nous apprend-il ? Qu'un shelishi, il est permis de le faire sheni : c'est le mรชme enseignement !

Rav Yehouda a dit : ici nous traitons d'une lampe de mรฉtal, car le Rahmana a dit :

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื™ื™ื ื• ื”ืš ื“ืจ' ื—ื ื™ื ื ื“ืชืจื™ืฆื ื ื‘ื”ื›ื™ ื•ืžืื™ ื”ื•ืกื™ืฃ ืจ"ืข ื“ืžืฉืžืข ื“ื”ื•ืกื™ืฃ ืขื“ื•ืช ืขืœ ืขื“ื•ืช ื—ื™ื“ื•ืฉ ืขืœ ื—ื™ื“ื•ืฉ:
Le mรชme que celui de Rabbi Hanina, que nous avons rรฉsolu ainsi. Et qu'a ajoutรฉ Rabbi Akiva ? Le mot implique qu'il a ajoutรฉ un tรฉmoignage ร  un tรฉmoignage, une nouveautรฉ ร  une nouveautรฉ.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืื™ ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ ื“ืฉืœื™ืฉื™ ืžื•ืชืจ ืœืขืฉื•ืชื• ืฉื ื™ ื”ื™ื™ื ื• ื”ืš ืœืž"ื“ ืื™ืŸ ืื•ื›ืœ ืžื˜ืžื ืื•ื›ืœ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœื ืคืจื™ืš ื“ืœื“ื™ื“ื™ื” ื”ื•ืกื™ืฃ ื“ืžื•ืชืจ ืœืขืฉื•ืช ืืฃ ืฉื ื™ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื:
Selon celui qui dit qu'un aliment ne rend pas un aliment impur d'aprรจs la Tora, on ne pose pas cette objection. Pour lui, Rabbi Akiva a ajoutรฉ qu'il est permis de faire mรชme un sheni d'aprรจs la Tora.
๐Ÿ’ก Explication

Haynou hakh : faire d'un shelishi un sheni, Rav Yehouda l'a dรฉjร  dit pour Rabbi Hanina. Le mot hosif annonce un tรฉmoignage de plus, une nouveautรฉ de plus. Rachi le relรจve.

Rav Yehouda dรฉplace le cas : ner shel matekhet, lampe de mรฉtal. La phrase s'arrรชte sur Rahmana amar. Le verset est au daf suivant.

Tossefot : l'objection ne vaut que si les deux ajouts sont du mรชme ordre. Pour l'avis oรน l'aliment ne transmet pas d'aprรจs la Tora, la lampe, elle, produit un sheni de-Oraita. Rabbi Akiva a bien ajoutรฉ quelque chose, et la question ne se pose pas.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).