Pesachim 17a - Les kohanim de Haggai, et les liquides de l'autel

Pesachim 17a

Sougya : Le daf reprend la question de Haggai aux kohanim. Rav dit qu'ils se sont trompรฉs : il leur demandait si un revi'i est tamei dans les kodashim, et ils ont rรฉpondu tahor.

Chmouel dit qu'ils ne se sont pas trompรฉs : le bet de be-knafo ajoute un degrรฉ, l'huile est un hamishi, et un hamishi reste tahor. Un second verset, oรน ils rรฉpondent yitma, est expliquรฉ par Rav Nahman (experts pour la touma du mort, pas pour le sherets) puis par Ravina (la le mort est avi avot, et la chaรฎne s'arrรชte au shelishi).

La suite fixe le texte du tรฉmoignage de Yossef ben Yo'ezer : Rav enseigne les liquides de la maison d'abattage, Levi ceux de la maison de l'autel. Levi doit suivre le sens de Chmouel, et Chmouel la liste de Rav.

Deux baraรฏthot tranchent le lieu oรน la touma a รฉtรฉ contractรฉe.

Rav et Chmouel : jusqu'oรน va la chaรฎne Haggai 2:12. Lecture de Rachi, celle que la Guemara compte en quatre, puis en cinq. Rav : question sur le revi'i. Rรฉponse tahor. Erreur. Sherets av touche le pain Pain rishon Potage sheni Vin shelishi Huile revi'i tamei en kodech Ils disent tahor ils se trompent Chmouel : question sur le hamishi. Rรฉponse tahor. Juste. Sherets av touche le pan Pan rishon le bet ajoute Pain sheni Potage shelishi Vin revi'i Huile hamishi aucun degrรฉ Tahor rรฉponse juste Quatre mots รฉcrits : pain, potage, vin, huile. Le cinquiรจme vient de be-knafo. En kodech, le revi'i est tamei. Le hamishi ne l'est pas.
Rav compte quatre et un revi'i : rรฉponse tahor, erreur. Chmouel, par le bet, compte un hamishi : rรฉponse tahor, juste.
Second verset : ils rรฉpondent yitma Haggai 2:13. Si un tamei nefech touche tout cela. Pour Rav, les deux rรฉponses divergent. Rav Nahman, Rabba bar Avouh Les deux questions sont un revi'i Touma du mort : ils savent que le shelishi fait un revi'i Touma du sherets : ils croient que le shelishi n'en fait pas yitma juste, tahor erreur mรชme longueur de chaรฎne Ravina Sherets : la chaรฎne finit au revi'i ils ignorent le revi'i, disent tahor Le mort lui-mรชme est avi avot pain av, potage rishon vin sheni, huile shelishi shelishi : ils disent yitma la chaรฎne est plus courte d'un cran Chmouel : les deux rรฉponses sont justes, car l'huile du premier verset est hamishi.
Au second verset les kohanim disent yitma. Rav Nahman sรฉpare les deux toumot. Ravina raccourcit la chaรฎne du mort.
Quel texte, et quel sens de dakhin Tรฉmoignage de Yossef ben Yo'ezer. Deux listes, deux sens, deux accords forces. Rav : beit mitbahaya sang et eau de l'abattage dakhin : tout ร  fait tahor vin et huile de l'autel : rendent tamei Levi : bei madvahaya sang, vin, huile, eau liquides liรฉs ร  l'autel avec Chmouel : pas de transmission Levi suit Chmouel dakhin : ne rendent pas tamei autrui eux-mรชmes peuvent รชtre tamei Chmouel suit Rav le vin peut faire un revi'i de l'huile donc les liquides d'autel transmettent Baraรฏtha de Levi : tamei dedans puis sorti, ne transmet pas. Tamei dehors puis rentrรฉ, transmet.
Rav : sang et eau de l'abattage. Levi : liquides de l'autel. Levi suit le dakhin de Chmouel. Chmouel suit la liste de Rav.
1
ื•ืืžืจ ืจื‘: ืื™ืฉืชื‘ืฉ ื›ื”ื ื™. ืžื™ื“ื™ ื”ื•ื ื˜ืขืžื ืืœื ืœืจื‘? ืจื‘ ืดืžืฉืงื™ ื‘ื™ืช ืžื˜ื‘ื—ื™ืืด ืชื ื™, ืื‘ืœ ืžืฉืงื™ ื‘ื™ ืžื“ื‘ื—ื™ื โ€” ืžื˜ืžื.

Et Rav a dit : les kohanim se sont trompรฉs. Cette raison ne concerne-t-elle que Rav ?

Rav enseigne les liquides de la maison d'abattage ; mais les liquides de la maison de l'autel rendent tamei.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ืืžืจ ืจื‘ ืœืงืžืŸ:
Plus bas.
ืื™ืฉืชื‘ืฉ ื›ื”ื ื™ ืฉื˜ื”ืจื• ืจื‘ื™ืขื™ ื‘ืงื•ื“ืฉ ืืœืžื ื™ื™ืŸ ื•ืฉืžืŸ ื“ืžืฉืงื™ ื‘ื™ืช ืžื˜ื‘ื—ื™ื ื ื™ื ื”ื• ื•ืžื™ื˜ืžืื• ื•ืื™ ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ ื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื ืืžืจืช ื“ืœื ื’ื–ื•ืจ ืขืœื™ื™ื”ื• ื•ืื™ ื ืžื™ ื‘ื˜ื•ืžืื•ืช ื“ืจื‘ื ืŸ ืงื ื‘ื“ื™ืง ืœื”ื• ื—ื’ื™ ืœื›ื”ื ื™ ื•ื›ื‘ืจ ื ื’ื–ืจ ื˜ื•ืžืื” ืขืœ ื”ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ื™ืžื™ ื—ื’ื™ ื”ื ื‘ื™ื ืฉื”ื™ื” ืžืื ืฉื™ ื›ื ืกืช ื”ื’ื“ื•ืœื” ืงืฉื™ื ืœืจื‘ ื“ื”ื ืืžืจ ื“ื›ืŸ ืžืžืฉ ื•ื›"ืฉ ืื™ ื‘ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืงื ืžืฉืชืขื™ ืงืฉื™ื ืœืจื‘ ื•ื”ื ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ื“ืœื ื›ื™ื•ืกืฃ ื‘ืŸ ื™ื•ืขื–ืจ ื“ืืงืจื ืœื ืคืœื™ื’ ื“ืžืฉืžืข ื“ืื™ืช ืขืœื™ื™ื”ื• ื˜ื•ืžืื” ืื™ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืื™ ื“ืจื‘ื ืŸ:
Ils ont dรฉclarรฉ tahor un revi'i dans le kodech. Il en ressort que le vin et l'huile sont des liquides de la maison d'abattage, et qu'ils deviennent tamei. Si la touma des liquides est de rabanane, tu as dit qu'on n'a pas dรฉcrรฉtรฉ sur eux. Et mรชme si Haggai examine les kohanim sur des toumot de rabanane : la touma avait dรฉjร  รฉtรฉ dรฉcrรฉtรฉe sur les liquides aux jours de Haggai le prophรจte, qui รฉtait des hommes de la Knesset ha-Gedola (Grande Assemblรฉe). Difficultรฉ pour Rav, puisqu'il a dit dakhin (purs) tout ร  fait. ร€ plus forte raison, si le verset parle d'une loi de la Torah, difficultรฉ pour Rav. Et l'on ne peut pas dire : de rabanane, et cet avis ne suit pas Yossef ben Yo'ezer, car on ne conteste pas un verset. Le verset implique qu'il y a sur eux une touma, que ce soit de la Torah ou de rabanane.
ืžื™ื“ื™ ื”ื•ื ื˜ืขืžื ืืœื ืœืจื‘ ื›ืœื•ื ืืชื” ืžืงืฉื” ืืœื ืœืจื‘ ืจื‘ ืœื ืงืฉื™ื ืœื™ื” ื”ืื™ ืœืขื•ืœื ื—ื’ื™ ื‘ื“ืจื‘ื ืŸ ื‘ื“ื™ืง ืœื”ื• ื•ื›ื‘ืจ ื ื’ื–ืจื” ื’ื–ื™ืจืช ื”ื˜ื•ืžืื” ืขืœ ื”ืžืฉืงื™ืŸ ื•ืœืจื‘ ืืœื™ื‘ื ื“ื™ื•ืกืฃ ื‘ืŸ ื™ื•ืขื–ืจ ืœื ืชื™ืงืฉื™ ื“ืจื‘ ืžืฉืงื™ ื‘ื™ ืžื˜ื‘ื—ื™ื ืชื ื™ ื‘ืขื“ื•ืชื• ืฉืœ ื™ื•ืกืฃ ืžืฉืงื” ื”ืžื˜ื‘ื—ื™ื ื“ื ื•ืžื™ื ืื‘ืœ ืžืฉืงื” ืžื“ื‘ื—ื™ื ื”ื™ื™ืŸ ื•ื”ืฉืžืŸ ืฉื”ื ืžืฉืงื” ื”ืžื–ื‘ื— ื’ื–ืจื• ืจื‘ื ืŸ ื˜ื•ืžืื” ืขืœื™ื™ื”ื• ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ื‘ืกื“ืจ ื˜ื•ืžืื•ืช ื“ื”ืื™ ืงืจื ืื™ื›ื ืื•ื›ืœ ืžื˜ืžื ืื•ื›ืœ ื•ืžืฉืง' ืžื˜ืžื ืžืฉืงื” ื“ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื˜ื•ืžืื” ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื”:
Ne fais-tu objection qu'ร  Rav ? Pour Rav, ceci ne fait pas difficultรฉ. Dans tous les cas, Haggai les examine sur du de-rabanane, et le dรฉcret de touma sur les liquides avait dรฉjร  รฉtรฉ รฉmis. Et selon Rav, d'aprรจs Yossef ben Yo'ezer, pas d'objection : Rav enseigne, dans le tรฉmoignage de Yossef, les liquides de la maison d'abattage, le liquide des bouchers, le sang et l'eau. Mais le liquide de l'autel, le vin et l'huile, qui sont le liquide de l'autel : les rabanane ont dรฉcrรฉtรฉ une touma sur eux. Et c'est pourquoi, dans l'ordre des toumot de ce verset, il y a un aliment qui rend un aliment tamei, et un liquide qui rend un liquide tamei : de rabanane, une touma produit son semblable.
๐Ÿ’ก Explication

Le verset de Haggai met le vin et l'huile au bout d'une chaรฎne : des liquides reรงoivent une touma. L'objection ne vise que Rav. Dans le tรฉmoignage de Yossef ben Yo'ezer, Rav lit beit mitbahaya (maison d'abattage) : sang et eau. Le vin et l'huile sont bei madvahaya (maison de l'autel), et le dรฉcret les atteint : ils rendent tamei.

Rachi รฉcarte une sortie trop facile. On ne dit pas : Haggai parle d'un dรฉcret, et ce dรฉcret ne suit pas Yossef. Un verset reste un verset : la touma y est, de la Torah ou de rabanane. L'ordre du verset fait qu'un aliment rend un aliment tamei, et un liquide un liquide : c'est le dรฉcret ou la touma produit son semblable.

2
ื’ื•ืคื, ืจื‘ ืืžืจ: ืื™ืฉืชื‘ืฉ ื›ื”ื ื™, ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ: ืœื ืื™ืฉืชื‘ืฉ ื›ื”ื ื™.

Le sujet lui-mรชme. Rav a dit : les kohanim se sont trompรฉs.

Et Chmouel a dit : les kohanim ne se sont pas trompรฉs.

๐Ÿ’ก Explication

La Guemara ouvre le diffรฉrend. Rav : la rรฉponse tahor est une erreur. Chmouel : la rรฉponse tahor est juste. Tout le dรฉveloppement qui suit prรฉcise sur quel degrรฉ portait la question.

3
ืจื‘ ืืžืจ: ืื™ืฉืชื‘ืฉ ื›ื”ื ื™ โ€” ืจื‘ื™ืขื™ ื‘ืงื“ืฉ ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื™ื”ื•, ื•ืืžืจื• ืœื™ื” ื˜ื”ื•ืจ.

Rav a dit : les kohanim se sont trompรฉs. Il leur a demandรฉ un revi'i dans le kodech, et ils lui ont dit : tahor.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืจื‘ื™ืขื™ ื‘ืงื•ื“ืฉ ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ืค"ื” ื“ื ื’ืข ื‘ื›ื ืคื• ื”ื™ื™ื ื• ืฉืจืฅ ืืœ ื”ืœื—ื ื•ื”ืœื—ื ืืœ ื”ื ื–ื™ื“ ื•ื›ื•' ื•ืงืฉื” ืœืจ"ืช ื“ืžืื™ ืฉื ื ื“ื•ืืœ ื›ืœ ืžืื›ืœ ื™ื”ื™ื” ืคื™ืจื•ืฉ ืื• ืืœ ื›ืœ ืžืื›ืœ ื™ื•ืชืจ ืžื›ื•ืœื ื•ืขื•ื“ ืœืžื” ื“ื—ืง ืฉืžื•ืืœ ืœืชืจืฅ ื‘ืžื” ืฉื ื’ืข ื‘ื›ื ืคื• ืœื™ืžื ืืœ ื›ืœ ืžืื›ืœ ื“ื•ืงื ื•ืขื•ื“ ืœืžื” ืงื•ืจื ื”ื›ืชื•ื‘ ืœืฉืจืฅ ื›ื ืฃ ื•ืขื•ื“ ื“ืžืคืจืฉ ืจื‘ื™ื ื ื”ืชื ืจื‘ื™ืขื™ ื‘ืงื“ืฉ ื”ื›ื ืฉืœื™ืฉื™ ืฉื”ืœื—ื ื ืขืฉื” ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื›ืฉื ื•ื’ืข ื‘ืžืช ื•ื”ื ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื‘ื”ืžืคืœืช (ื ื“ื” ื›ื—:) ื“ื›ืœ ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืœื• ื˜ื”ืจื” ื‘ืžืงื•ื” ืื™ื ื• ื ืขืฉื” ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ืžื™ื”ื• ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ืื™ืŸ ื ืขืฉื” ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื”ื™ื™ื ื• ื“ื•ื•ืงื ืœื˜ืžื ืื“ื ื•ื›ืœื™ื ืื‘ืœ ืœืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ืžืฉืงื™ืŸ ื ืขืฉื” ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื•ืžืคืจ"ืช ื“ื”ืฉืจืฅ ื ื’ืข ื‘ื›ื ืฃ ื•ื ืขืฉื” ืจืืฉื•ืŸ ื•ื”ื›ื ืฃ ืืœ ื”ืœื—ื ืื• ืืœ ื”ื ื–ื™ื“ ื•ื—ื“ ืžื”ื ืš ืืœ ื”ื™ื™ืŸ ืื• ืืœ ื”ืฉืžืŸ ื”ืจื™ ืฉืœืฉื” ื•ืืœ ื›ืœ ืžืื›ืœ ื”ืจื™ ืืจื‘ืขื” ื•ื ืงื˜ ืกื“ืจ ื›ื ืฃ ืžืื›ืœ ืžืฉืงื” ืžืื›ืœ ื“ืœื ื‘ืขื™ ืœืžื™ื ืงื˜ ืฉื™ืขืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื• ื•ืœืฉืžื•ืืœ ื“ื™ื™ืง ืžื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ื›ื ืคื• ื”ืจื™ ื—ืžืฉ ื•ื”ืฉืชื ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ืœืจื‘ื™ื ื ื“ืืžืจ ื”ื›ื ืฉืœื™ืฉื™ ืฉื”ื›ื ืฃ ื”ื ื•ื’ืข ื‘ืžืช ื ืขืฉื” ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื›ื“ื™ืŸ ื›ืœ ื”ื›ืœื™ื:
Rachi explique : toucher de son pan, c'est le sherets vers le pain, et le pain vers le potage, et la suite. Difficultรฉ pour Rabbeinou Tam. En quoi le vav de et vers tout aliment s'expliquerait-il par ou vers tout aliment, plus que tous les autres ? De plus, pourquoi Chmouel s'est-il forcรฉ ร  rรฉsoudre par ce qui a touchรฉ son pan ? Qu'il dise : vers tout aliment est ร  prendre ร  part. De plus, pourquoi le verset appelle-t-il le sherets un pan ? De plus, Ravina explique : lร , un revi'i dans le kodech ; ici, un shelishi, parce que le pain devient av hatumah lorsqu'il touche un mort. Or nous tenons pour รฉtabli, dans Ha-Mappelet (Nidda 28b), que toute chose qui n'a pas de tahara dans un mikve ne devient pas av hatumah. On peut toutefois dire : ne pas devenir av hatumah vise le fait de rendre tamei un homme et des kelim ; mais pour les aliments et les liquides, il devient av hatumah. Rabbeinou Tam explique : le sherets a touchรฉ le pan, et le pan devient rishon ; le pan vers le pain ou vers le potage ; et l'un de ceux-ci vers le vin ou vers l'huile : cela fait trois ; et vers tout aliment : cela fait quatre. Il a retenu l'ordre pan, aliment, liquide, aliment, car il ne voulait pas retenir un cas oรน cela produit son semblable. Et pour Chmouel, il prรฉcise ร  partir de ce qui est รฉcrit dans son pan : cela fait cinq. Et maintenant cela s'accorde pour Ravina, qui dit ici un shelishi : le pan qui touche un mort devient av hatumah, selon la rรจgle de tous les kelim.
๐Ÿ’ก Explication

Selon Rav, Haggai demande si un revi'i (quatriรจme degrรฉ) est tamei dans les kodashim. Les kohanim rรฉpondent tahor. Dans le kodech, le revi'i est tamei : ils se trompent.

Tossefot rapportent la chaรฎne de Rachi : sherets, pain, potage, vin, huile. Rabbeinou Tam reconstruit le verset. Et vers tout aliment est un quatriรจme contact, pas un synonyme. L'ordre altรจre les catรฉgories : pan, aliment, liquide, aliment, pour ne pas faire produire ร  la touma son semblable. Chmouel, lui, tire un cinquiรจme degrรฉ de be-knafo.

Cette lecture sert aussi Ravina. Un aliment ne devient pas av hatumah : Nidda 28b, ce qui n'a pas de tahara au mikve ne devient pas av, du moins pour l'homme et les kelim. Le pan, qui est un kli, le devient quand un mort le touche. Le bout de la chaรฎne est alors un shelishi.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rabbeinou Tam : quatre contacts, catรฉgories alternรฉes Le verset ne fait pas se suivre deux aliments, ni deux liquides. 1. Pan le sherets le touche il devient rishon un kli 2. Pain ou potage le pan les touche aliment, sheni ou, pas et 3. Vin ou huile l'aliment les touche liquide, shelishi cela fait trois 4. Tout aliment le liquide le touche revi'i dans le kodech cela fait quatre Chmouel tire cinq du mot be-knafo. Pour Ravina : un pan touchรฉ par un mort devient av, comme tout kli. Le bout est shelishi. Nidda 28b : sans tahara au mikve, pas d'av pour l'homme et les kelim.
Rabbeinou Tam : pan rishon, aliment sheni, liquide shelishi, tout aliment revi'i.
4
ื•ืฉืžื•ืืœ ืืžืจ: ืœื ืื™ืฉืชื‘ืฉ ื›ื”ื ื™ โ€” ื—ืžื™ืฉื™ ื‘ืงื“ืฉ ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื™ื”ื•, ื•ืืžืจื• ืœื™ื”: ื˜ื”ื•ืจ.

Et Chmouel a dit : les kohanim ne se sont pas trompรฉs. Il leur a demandรฉ un hamishi dans le kodech, et ils lui ont dit : tahor.

๐Ÿ’ก Explication

Selon Chmouel, la question porte sur un hamishi (cinquiรจme degrรฉ). Mรชme dans les kodashim, le hamishi reste tahor. La rรฉponse des kohanim est juste.

5
ื‘ืฉืœืžื ืœืจื‘, ื”ื™ื™ื ื• ื“ื›ืชื™ื‘ ืืจื‘ืขื”: ืœื—ื ื•ื ื–ื™ื“ ื•ื™ื™ืŸ ื•ืฉืžืŸ. ืืœื ืœืฉืžื•ืืœ, ื—ืžืฉื” ืžื ื ืœื™ื”?

Soit, selon Rav : c'est pourquoi il est รฉcrit quatre, pain, potage, vin et huile. Mais selon Chmouel, cinq, d'oรน les tient-il ?

๐Ÿ’ก Explication

Le verset nomme quatre choses : pain, potage, vin, huile. Le compte de Rav s'y lit directement. Chmouel a besoin d'un cinquiรจme maillon. La Guemara demande oรน il le prend.

6
ืžื™ ื›ืชื™ื‘ ืดื•ื ื’ืข ื›ื ืคื•ืด? ืดื•ื ื’ืข ื‘ื›ื ืคื•ืด ื›ืชื™ื‘ โ€” ื‘ืžื” ืฉื ื’ืข ื‘ื›ื ืคื•.

Est-il รฉcrit : et son pan a touchรฉ ? Il est รฉcrit : et il a touchรฉ dans son pan.

Ce qui a touchรฉ son pan.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื™ ื›ืชื™ื‘ ื•ื ื’ืข ื›ื ืคื• ืืœ ื”ืœื—ื ื“ืžืฉืžืข ืฉื”ืฉืจืฅ ื ื’ืข ื‘ืœื—ื ื“ืœื—ื ื”ื•ื™ ืจืืฉื•ืŸ ืžื” ืฉื ื’ืข ื‘ื›ื ืคื• ื ื’ืข ืœืœื—ื ื“ื”"ืœ ืœื—ื ืฉื ื™:
Vers le pain : cela signifierait que le sherets a touchรฉ le pain, et le pain serait rishon. Ce qui a touchรฉ son pan a touchรฉ le pain : le pain est donc sheni.
๐Ÿ’ก Explication

Le verset a un bet : be-knafo, dans son pan. Sans ce bet, le pan, c'est-ร -dire le sherets, toucherait le pain, et le pain serait rishon. Avec le bet, le pain touche ce qui a dรฉjร  touchรฉ le pan. Le pain est sheni. Quatre pas plus loin, l'huile est hamishi. D'oรน la rรฉponse tahor.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Ce que fait le bet de be-knafo ve-naga knafo son pan a touchรฉ le pain le sherets touche le pain le pain serait rishon ve-naga be-knafo il a touchรฉ dans son pan ce qui a touchรฉ le pan touche le pain le pain est sheni, l'huile hamishi Le verset a le bet. Chmouel s'appuie dessus.
Sans bet, le pain est rishon. Avec le bet, le pain est sheni et l'huile est hamishi.
7
ืชื ืฉืžืข: ืดื•ื™ืืžืจ ื—ื’ื™ ืื ื™ื’ืข ื˜ืžื ื ืคืฉ ื‘ื›ืœ ืืœื” ื”ื™ื˜ืžื ื•ื™ืขื ื• ื”ื›ื”ื ื™ื ื•ื™ืืžืจื• ื™ื˜ืžืืด. ื‘ืฉืœืžื ืœืฉืžื•ืืœ, ืžื“ื”ื›ื ืœื ืื™ืฉืชื‘ืฉ โ€” ื”ืชื ื ืžื™ ืœื ืื™ืฉืชื‘ืฉ. ืืœื ืœืจื‘, ืžืื™ ืฉื ื ื”ื›ื ื“ืื™ืฉืชื‘ืฉ, ื•ืžืื™ ืฉื ื ื”ืชื ื“ืœื ืื™ืฉืชื‘ืฉ?

Viens et entends. Haggai dit : si un tamei nefech touche tout cela, cela devient-il tamei ?

Les kohanim rรฉpondirent et dirent : cela devient tamei. Soit, selon Chmouel : du fait qu'ici ils ne se sont pas trompรฉs, lร  non plus ils ne se sont pas trompรฉs.

Mais selon Rav : qu'a ici de particulier, qu'ils se soient trompรฉs, et qu'a lร  de particulier, qu'ils ne se soient pas trompรฉs ?

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื˜ืžื ื ืคืฉ ืงืก"ื“ ื˜ืžื ืžืช ืฉื”ื•ื ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื›ืฉืจืฅ:
On aurait pensรฉ : un tamei met, qui est un av hatumah comme un sherets.
ื‘ื›ืœ ืืœื” ื›ืกื“ืจ ืฉืคื™ืจืฉื ื• ื˜ืžื ืžืช ื‘ืœื—ื ื•ืœื—ื ื‘ื ื–ื™ื“ ื•ื›ื•':
Dans l'ordre que nous avons expliquรฉ : le tamei met sur le pain, le pain sur le potage, et la suite.
ืžื“ื”ื›ื ืœื ืื™ืฉืชื‘ืฉ ื“ืืžืจื• ืœื™ื” ืจื‘ื™ืขื™ ื˜ืžื ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ื™ืืžืจื• ื™ื˜ืžื ื”ื›ื ื ืžื™ ืœื ืื™ืฉืชื‘ืฉ ื•ืื™ื”ื• ื‘ืžื” ืฉื ื’ืข ื‘ื›ื ืคื• ืืžืจ ืœื”ื• ื“ื”"ืœ ืฉืžืŸ ื—ืžื™ืฉื™ ื•ืžืฉื•ื ื”ื›ื™ ืืžืจื™ ืœื™ื” ื˜ื”ื•ืจ ืืœื ืœืจื‘ ื“ืืžืจ ื’ื‘ื™ ืฉืจืฅ ื ืžื™ ืจื‘ื™ืขื™ ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ืžืื™ ืฉื ื ื“ืืžืจื• ืœื™ื” ื˜ื”ื•ืจ:
Ils lui ont dit qu'un revi'i est tamei, comme il est รฉcrit : ils dirent, cela devient tamei. Ici non plus ils ne se sont pas trompรฉs. Et lui leur a parlรฉ de ce qui a touchรฉ son pan, de sorte que l'huile est un hamishi : c'est pourquoi ils lui ont dit tahor. Mais selon Rav, qui dit qu'au sujet du sherets aussi il leur a demandรฉ un revi'i : qu'est-ce qui distingue, qu'ils lui aient dit tahor ?
๐Ÿ’ก Explication

Second verset, Haggai 2:13. Un tamei nefech touche toute la sรฉrie, et les kohanim rรฉpondent yitma (cela devient tamei).

Pour Chmouel, les deux rรฉponses tiennent. Ici, sur le sherets, l'huile est hamishi, donc tahor. Lร , ils ont bien dit qu'un revi'i est tamei. Pour Rav, les deux questions portent sur un revi'i : la rรฉponse tahor d'un cรดtรฉ et yitma de l'autre restent ร  expliquer.

Rachi pose d'abord le hava amina : tamei nefech serait un homme tamei par un mort, un av hatumah au mรชme rang qu'un sherets, donc la mรชme longueur de chaรฎne.

8
ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืื‘ื•ื”: ื‘ืงื™ืื™ืŸ ื”ืŸ ื‘ื˜ื•ืžืืช ืžืช, ื•ืื™ืŸ ื‘ืงื™ืื™ืŸ ื”ืŸ ื‘ื˜ื•ืžืืช ืฉืจืฅ.

Rav Nahman a dit au nom de Rabba bar Avouh : ils sont experts dans la touma du mort, et ils ne sont pas experts dans la touma du sherets.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืงื™ืื™ืŸ ื”ืŸ ื‘ื˜ื•ืžืืช ืžืช ื•ื™ื•ื“ืขื™ื ืฉื”ืฉืœื™ืฉื™ ืขื•ืฉื” ื‘ื” ืจื‘ื™ืขื™ ื•ืœื ื”ื™ื• ื‘ืงื™ืื™ืŸ ื‘ื˜ื•ืžืืช ืฉืจืฅ ื•ืกื‘ื•ืจื™ืŸ ืฉืื™ืŸ ืฉืœื™ืฉื™ ืขื•ืฉื” ื‘ื” ืจื‘ื™ืขื™:
Ils savent que le shelishi y produit un revi'i. Ils n'รฉtaient pas experts dans la touma du sherets, et ils pensaient qu'un shelishi n'y produit pas un revi'i.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Nahman garde la mรชme longueur pour les deux questions. Les kohanim savaient, pour la touma du mort, qu'en kodech un shelishi produit un revi'i : ils rรฉpondent yitma. Pour la touma du sherets, ils croyaient qu'un shelishi ne produit pas de revi'i : ils rรฉpondent tahor, et c'est l'erreur.

9
ืจื‘ื™ื ื ืืžืจ: ื”ืชื ืจื‘ื™ืขื™, ื”ื›ื ืฉืœื™ืฉื™.

Ravina a dit : lร , c'est un revi'i ; ici, c'est un shelishi.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจื‘ื™ื ื ืืžืจ ืœื ื”ื™ื• ื‘ืงื™ืื™ืŸ ื‘ืจื‘ื™ืขื™ ื‘ืงื•ื“ืฉ ื›ืœืœ ื•ื’ื‘ื™ ืžืช ืฉืœื™ืฉื™ ื‘ืงื•ื“ืฉ ื‘ืขื ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ื”ืื™ ื˜ืžื ื ืคืฉ ื“ืงืจื ืœืื• ื˜ืžื ืžืช ืืœื ืžืช ืžืžืฉ ื›ืœื•ืžืจ ื˜ื•ืžืืช ื ืคืฉ ื•ืžืช ืื‘ื™ ืื‘ื•ืช ื•ืœื—ื ืื‘ ื•ื ื–ื™ื“ ืจืืฉื•ืŸ ื•ื™ื™ืŸ ืฉื ื™ ื•ืฉืžืŸ ืฉืœื™ืฉื™:
Ils n'รฉtaient pas experts du tout dans le revi'i du kodech. Et au sujet du mort, il leur a demandรฉ un shelishi dans le kodech. Car ce tamei nefech du verset dรฉsigne un mort lui-mรชme, c'est-ร -dire la touma d'un cadavre. Le mort est avi avot, le pain est av, le potage est rishon, le vin est sheni, l'huile est shelishi.
๐Ÿ’ก Explication

Ravina change la longueur. Lร , sur le sherets, la question est un revi'i : ils ne connaissent pas ce degrรฉ, ils disent tahor. Ici, sur le mort, la question est un shelishi, et ils rรฉpondent juste.

Rachi lit tamei nefech comme le mort lui-mรชme, avi avot hatumah (pรจre des pรจres de touma), un cran au-dessus d'un sherets qui n'est qu'un av. Pain av, potage rishon, vin sheni, huile shelishi. Le shelishi dans le kodech est tamei : yitma est la bonne rรฉponse. Tossefot, plus haut, font porter ce cran au pan, qui est un kli, plutรดt qu'au pain.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Ravina : le mort dรฉcale toute la chaรฎne Sherets, av pain rishon potage sheni vin shelishi huile revi'i tahor : erreur Mort, avi avot pain av potage rishon vin sheni huile shelishi yitma : juste Rachi : ils ne connaissent pas le revi'i dans le kodech. Le shelishi, ils le connaissent.
Sherets : l'huile est revi'i. Mort, avi avot : l'huile n'est que shelishi.
10
ืชื ืฉืžืข: ืดื•ื™ืขืŸ ื—ื’ื™ ื•ื™ืืžืจ ื›ืŸ ื”ืขื ื”ื–ื” ื•ื›ืŸ ื”ื’ื•ื™ ื”ื–ื” ืœืคื ื™ ื ืื ื”ืณ ื•ื’ื•ืณืด. ื‘ืฉืœืžื ืœืจื‘, ื”ื™ื™ื ื• ื“ื›ืชื™ื‘ ืดื˜ืžืืด. ืืœื ืœืฉืžื•ืืœ, ืืžืื™ ื˜ืžื?

Viens et entends. Haggai rรฉpondit et dit : ainsi ce peuple, et ainsi cette nation devant Moi, parole de Hachem, etc.

Soit, selon Rav : c'est pourquoi il est รฉcrit tamei. Mais selon Chmouel, pourquoi tamei ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื™ืขืŸ ื—ื’ื™ ื•ื™ืืžืจ ื•ื’ื•' ืกื™ืคื™ื” ื“ืงืจื ื•ื›ืŸ ื›ืœ ืžืขืฉื” ื™ื“ื™ื”ื ื•ืืฉืจ ื™ืงืจื™ื‘ื• ืฉื ื˜ืžื ื”ื•ื:
La fin du verset : et ainsi toute l'ล“uvre de leurs mains, et ce qu'ils offriront lร  est tamei.
ื‘ืฉืœืžื ืœืจื‘ ื“ืืžืจ ืื™ืฉืชื‘ืฉ ื›ื”ื ื™ ื”ื™ื™ื ื• ื“ืงืจื™ ืœืžืขืฉื” ื™ื“ื™ื”ื ื˜ืžื:
Puisqu'il dit que les kohanim se sont trompรฉs : c'est pourquoi il appelle l'ล“uvre de leurs mains tamei.
๐Ÿ’ก Explication

Haggai 2:14. La fin du verset, donnรฉe par Rachi : ce qu'ils offrent lร  est tamei. Pour Rav, le mot suit l'erreur des kohanim : leur service est appelรฉ tamei. Pour Chmouel, ils ont bien rรฉpondu. Le mot tamei demande une autre lecture.

11
ืื™ืชืžื•ื”ื™ ืงื ืžืชืžื”. ื•ื”ื ืดื•ื›ืŸ ื›ืœ ืžืขืฉื” ื™ื“ื™ื”ืืด ื›ืชื™ื‘! ืืžืจ ืžืจ ื–ื•ื˜ืจื ื•ืื™ืชื™ืžื ืจื‘ ืืฉื™: ืžืชื•ืš ืฉืงืœืงืœื• ืืช ืžืขืฉื™ื”ื โ€” ืžืขืœื” ืขืœื™ื”ื ื”ื›ืชื•ื‘ ื›ืื™ืœื• ื”ืงืจื™ื‘ื• ื‘ื˜ื•ืžืื”.

Il s'รฉtonne : c'est un รฉtonnement. Mais il est รฉcrit : et ainsi toute l'ล“uvre de leurs mains !

Mar Zoutra a dit, et certains disent Rav Ashi : du fait qu'ils ont corrompu leurs actes, le verset le porte ร  leur compte comme s'ils avaient offert dans la touma.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืื™ืชืžื•ื”ื™ ืงื ืžืชืžื” ืžืื—ืจ ืฉื‘ืงื™ืื™ืŸ ื”ืŸ ื‘ื”ืœื›ื•ืช ื˜ื•ืžืื” ื•ื›ื™ ื›ืœ ืžืขืฉื” ื™ื“ื™ื”ื ื˜ืžื ื”ื•ื:
Puisqu'ils sont experts dans les halakhot de la touma : est-ce que toute l'ล“uvre de leurs mains est tamei ?
ื•ื›ืŸ ืœืื• ืชืžื™ื”ื ืžืฉืžืข:
Et ainsi : cela ne se comprend pas comme un รฉtonnement.
ืฉืงืœืงืœื• ืžืขืฉื™ื”ื ืœืื—ืจ ื–ืžืŸ ื”ื™ื” ืžืชื ื‘ื ืฉื™ืงืœืงืœื• ืžืขืฉื™ื”ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ืฉื ื™ ื‘ืฉืืจ ืขื‘ื™ืจื•ืช:
Plus tard, il prophรฉtisait qu'ils corrompraient leurs actes au Second Temple, par d'autres fautes.
๐Ÿ’ก Explication

Pour Chmouel, la phrase est une question d'รฉtonnement : ils connaissent les halakhot, et l'on demanderait si toute leur ล“uvre est tamei. Le mot ve-khen (et ainsi) se lit comme une affirmation. L'รฉtonnement ne tient pas.

Mar Zoutra, et d'autres disent Rav Ashi : Haggai parle d'un temps ultรฉrieur. Ils corrompront leurs actes au Second Temple par d'autres fautes. Le verset le leur compte comme s'ils avaient offert dans la touma.

12
ื’ื•ืคื. ืจื‘ ืชื ื™ ืดืžืฉืงื™ ื‘ื™ืช ืžื˜ื‘ื—ื™ืืด, ื•ืœื•ื™ ืชื ื ืดืžืฉืงื™ ื‘ื™ ืžื“ื‘ื—ื™ืืด.

Le sujet lui-mรชme. Rav enseigne : liquides de la maison d'abattage.

Et Levi enseigne : liquides de la maison de l'autel.

๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme diffรฉrend, sur le texte du tรฉmoignage. Rav : mashkei beit mitbahaya, les liquides de l'abattage. Levi : mashkei bei madvahaya, les liquides de l'autel, ce qui inclut le vin et l'huile du verset de Haggai.

13
ืœืœื•ื™, ื”ื ื™ื—ื ืื™ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื›ืฉืžื•ืืœ, ื“ืืžืจ: ืดื“ื›ืŸืด ืžืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืืช ืื—ืจื™ื ืื‘ืœ ื˜ื•ืžืืช ืขืฆืžืŸ ื™ืฉ ืœื”ืŸ โ€” ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื“ื ื’ืขื™ ื›ื•ืœื”ื• ื‘ืจืืฉื•ืŸ.

Selon Levi, cela se tient s'il pense comme Chmouel, qui a dit : dakhin, pour ne pas rendre tamei d'autres choses, mais une touma pour eux-mรชmes, ils l'ont. On trouve alors le cas : tous ont touchรฉ un rishon.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืœืœื•ื™ ื“ืชื ื™ ืžื“ื‘ื—ื™ื ื•ื”ื›ื ื›ืชื™ื‘ ื™ื™ืŸ ื•ืฉืžืŸ ื“ืžื˜ืžืื• ื”ื ื ื™ื—ื ืื™ ืกื‘ืจ ืœื™ื” ื‘ื”ื ืžื™ืœืชื ื›ืฉืžื•ืืœ ื“ื“ื›ืŸ ื“ื™ื•ืกืฃ ื‘ืŸ ื™ื•ืขื–ืจ ื“ื›ืŸ ืžืœื˜ืžื ืื—ืจื™ื ื”ืŸ ืื‘ืœ ื˜ื•ืžืืช ืขืฆืžืŸ ื™ืฉ ื‘ื”ืŸ ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ืœื”ืื™ ื“ื›ืชื™ื‘ ืื ื™ื’ืข ื˜ืžื ื ืคืฉ ื‘ื›ืœ ืืœื” ื“ืงืืžืจ ื™ื˜ืžื ื“ื ื’ืขื• ื›ื•ืœื”ื• ื‘ืจืืฉื•ืŸ ื•ืœืื• ืืกื“ืจื ืงืžื ื ืงื˜ ื•ืœื ืื™ืฉืชื‘ืฉ ื›ื”ื ื™ ืฉื‘ืชื—ืœื” ืฉืืœื ืขืœ ื”ืกื“ืจ ื•ืืžืจื• ืœื• ืขืœ ื”ืื—ืจื•ืŸ ืœื ื™ื˜ืžื ืžืคื ื™ ืฉื”ื™ื™ืŸ ืœื ื™ื›ื•ืœ ืœื˜ืžืื• ืœืฉืžืŸ ืฉืื™ืŸ ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ื™ ืžื“ื‘ื—ื™ื ืžื˜ืžืื™ืŸ ืฉื•ื ื“ื‘ืจ ื•ืœื‘ืกื•ืฃ ืฉืืœื ืื ื™ื’ืข ื”ื˜ืžื ืขืฆืžื• ื‘ื›ืœ ืืœื” ื›ืœื•ืžืจ ืื• ื‘ื–ื” ืื• ื‘ื–ื” ื•ืืžืจื• ืœื™ื” ื™ื˜ืžื:
Lui enseigne les liquides de l'autel, et ici sont รฉcrits le vin et l'huile, qui deviennent tamei. Cela se tient s'il pense, sur ce point, comme Chmouel : le dakhin de Yossef ben Yo'ezer veut dire dakhin pour ne pas rendre d'autres choses tamei, mais une touma pour eux-mรชmes, ils l'ont. On trouve alors ce qui est รฉcrit : si un tamei nefech touche tout cela, dont il dit que cela devient tamei, car tous ont touchรฉ un rishon. Et il ne vise pas le premier ordre. Les kohanim ne se sont pas trompรฉs. D'abord il les a interrogรฉs sur la chaรฎne, et ils lui ont dit, au sujet du dernier, qu'il ne devient pas tamei, parce que le vin ne peut pas rendre l'huile tamei : les liquides de la maison de l'autel ne rendent rien tamei. Et ร  la fin il les a interrogรฉs : si le tamei lui-mรชme touche tout cela, c'est-ร -dire ou ceci, ou cela. Et ils lui ont dit : cela devient tamei.
๐Ÿ’ก Explication

La liste de Levi comprend le vin et l'huile. Le second verset dit pourtant qu'ils deviennent tamei. Cela tient si Levi prend dakhin comme Chmouel : ces liquides ne transmettent pas la touma, et ils peuvent la recevoir.

Rachi sรฉpare les deux questions. La premiรจre est une chaรฎne : le vin ne rend pas l'huile tamei, le dernier reste tahor. La seconde : le tamei touche chaque chose, chacune rencontre un rishon, et chacune devient tamei pour elle-mรชme. Les kohanim ont bien rรฉpondu les deux fois.

14
ืืœื ืื™ ืกื‘ืจ ืœื™ื” ื›ืจื‘, ื“ืืžืจ: ืดื“ื›ืŸืด ืžืžืฉ โ€” ื”ื™ื›ื™ ืžืฉื›ื—ืช ืœื”? ืขืœ ื›ืจื—ืš ื›ืฉืžื•ืืœ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื”.

Mais s'il pense comme Rav, qui a dit : dakhin tout ร  fait, comment trouve-t-on le cas ? De force, il pense comme Chmouel.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœื ืื™ ืกื‘ืจ ืœื™ื” ื›ืจื‘ ื“ืืžืจ ื“ื›ืŸ ืžืžืฉ ื”ื™ื›ื™ ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ืœื”ืื™ ื™ื˜ืžื ื“ืงืจื ื‘ืฉืœืžื ืœืจื‘ ื’ื•ืคื™ื” ืœื ืงืฉื™ื ื“ืื™ื”ื• ืชื ื™ ืžื˜ื‘ื—ื™ื ืืœื ืœืœื•ื™ ืงืฉื™ื:
Ce cela devient tamei du verset. Soit : pour Rav lui-mรชme, pas de difficultรฉ, car lui enseigne les liquides de la maison d'abattage. Pour Levi, c'est une difficultรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Si dakhin veut dire, avec Rav, tout ร  fait tahor, le vin et l'huile de Levi ne deviennent jamais tamei. Le yitma du verset n'a plus de cas. La difficultรฉ vise Levi, pas Rav : Rav, lui, ne met dans la liste exemptรฉe que le sang et l'eau. Levi suit donc le sens de Chmouel.

15
ื•ืœืฉืžื•ืืœ, ื”ื ื™ื—ื ืื™ ืกื‘ืจ ืœื” ื›ืจื‘, ื“ืชื ื™: ืดืžืฉืงื™ ื‘ื™ืช ืžื˜ื‘ื—ื™ืืด ืื‘ืœ ืžืฉืงื™ ื‘ื™ ืžื“ื‘ื—ื™ื โ€” ืื—ืจื™ื ื™ ื ืžื™ ืžื™ื˜ืžืื•, ืจื‘ื™ืขื™ ื”ื•ื ื“ืœื ืขื‘ื™ื“ ื—ืžื™ืฉื™, ื”ื ืฉืœื™ืฉื™ โ€” ืขื‘ื™ื“ ืจื‘ื™ืขื™.

Et selon Chmouel, cela se tient s'il pense comme Rav, qui enseigne : liquides de la maison d'abattage ; mais les liquides de la maison de l'autel, d'autres choses aussi en deviennent tamei. C'est un revi'i qui ne produit pas un hamishi ; mais un shelishi produit un revi'i.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื•ืœืฉืžื•ืืœ ื“ืืžืจ ืœื ืื™ืฉืชื‘ืฉ ื•ืคืจื™ืฉ ืœืžื™ืœืชื™ื” ืžืฉื•ื ื“ื—ืžื™ืฉื™ ื”ื•ื” ื”ืฉืžืŸ ื“ืžื” ืฉื ื’ืข ื‘ื›ื ืคื• ื›ืชื™ื‘ ื”ื ืื™ ืจื‘ื™ืขื™ ื”ื•ื” ื”ืื™ ืฉืžืŸ ื”ื•ื” ื˜ืžื ื•ืืข"ื’ ื“ืžืŸ ื”ื™ื™ืŸ ืงื‘ืœื” ืืœืžื ืžืฉืงื™ืŸ ืžื˜ืžืื™ืŸ ืื—ืจื™ื:
Il dit qu'ils ne se sont pas trompรฉs, et il a expliquรฉ son propos parce que l'huile รฉtait un hamishi, puisqu'il est รฉcrit : ce qui a touchรฉ son pan. Mais si elle avait รฉtรฉ un revi'i, cette huile aurait รฉtรฉ tamei, mรชme en l'ayant reรงu du vin. Il en ressort que les liquides rendent d'autres choses tamei.
ื”ื ื ื™ื—ื ืื™ ืชื ื ื‘ืขื“ื•ืชื• ืฉืœ ื™ื•ืกืฃ ืžืฉืงื” ืžื˜ื‘ื—ื™ื ืื‘ืœ ืžืฉืงื” ืžื“ื‘ื—ื™ื ืืคื™ืœื• ืื—ืจื™ื ื™ ื ืžื™ ืžื˜ืžืื• ื”ื™ื™ื ื• ื“ืคืจื™ืฉ ืœืžื™ืœืชื™ื” ืœืขื™ืœ ื•ืืžืจ ื”ืื™ ื“ืœื ื”ื•ื™ ืฉื™ื‘ื•ืฉ ืžืฉื•ื ื“ื—ืžื™ืฉื™ ื”ื•ื” ื•ื”ื™ื™ืŸ ืฉื”ื•ื ืจื‘ื™ืขื™ ืœื ืขื‘ื™ื“ ืœื™ื” ื—ืžื™ืฉื™ ื”ื ืื™ ื”ื•ื” ื™ื™ืŸ ืฉืœื™ืฉื™ ื”ื•ื” ืขื‘ื™ื“ ืœื™ื” ืจื‘ื™ืขื™ ืืœื ืื™ ืชื ื ืžื“ื‘ื—ื™ื ื›ืœื•ื™ ืžืื™ ืื™ืจื™ื ื“ืคืจื™ืฉ ืœืขื™ืœ ืžืฉื•ื ื“ื—ืžื™ืฉื™ ื”ื•ื” ืืคื™ืœื• ืื™ ื”ื•ื” ื™ื™ืŸ ืฉื ื™ ืฉืœื™ืฉื™ ืœืฉืžืŸ ืœื ืขื‘ื™ื“:
S'il enseigne, dans le tรฉmoignage de Yossef, le liquide de la maison d'abattage, mais que le liquide de l'autel rend mรชme d'autres choses tamei : c'est bien pourquoi il a expliquรฉ son propos plus haut, et dit que l'absence d'erreur vient de ce que c'รฉtait un hamishi, et que le vin, qui est revi'i, ne lui produit pas un hamishi. Mais si le vin avait รฉtรฉ shelishi, il lui aurait produit un revi'i. Tandis que s'il enseigne les liquides de l'autel, comme Levi : pourquoi a-t-il expliquรฉ plus haut que c'est parce que c'รฉtait un hamishi ? Mรชme si le vin avait รฉtรฉ sheni, il n'aurait pas produit un shelishi pour l'huile.
ืžืฉืงื™ ื‘ื™ ืžื“ื‘ื—ื™ื ื›ืœื•ืžืจ ื›ืœ ืืœื• ืฉืœ ืงื•ื“ืฉ ื ืงืจืื™ืŸ ืขืœ ืฉื ืžื–ื‘ื— ื›ื’ื•ืŸ ื“ื ืœื–ืจื™ืงื” ื•ืžื™ื ื•ื™ื™ืŸ ืœื ืกืš ื•ืฉืžืŸ ืœืžื ื—ื•ืช:
Tous ceux-ci, qui sont de kodech, sont appelรฉs du nom de l'autel. Par exemple le sang pour la zerika (aspersion), l'eau et le vin pour le nessekh (libation), l'huile pour les menahot.
๐Ÿ’ก Explication

Le tahor de Chmouel repose sur un seul point : l'huile est hamishi, et un revi'i ne produit pas de hamishi. L'infรฉrence est immรฉdiate : un shelishi produirait, lui, un revi'i. Le vin, liquide, transmet donc la touma.

Cette transmission est celle de la liste de Rav : seuls les liquides d'abattage sont exemptรฉs ; les liquides d'autel rendent autrui tamei. Rachi รฉnumรจre ce que le nom d'autel couvre : sang de zerika, eau et vin de nessekh, huile des menahot.

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ืืœื ืื™ ืกื‘ืจ ืœื™ื” ื›ืœื•ื™, ื“ืชื ื™: ืดืžืฉืงื™ ื‘ื™ ืžื“ื‘ื—ื™ืืด, ืžืื™ ืื™ืจื™ื ืจื‘ื™ืขื™ ื“ืœื ืขื‘ื™ื“ ื—ืžื™ืฉื™? ืืคื™ืœื• ืฉื ื™ ื•ืฉืœื™ืฉื™ ื ืžื™ ืœื ืขื‘ื“ื™! ืขืœ ื›ืจื—ื™ืš ื›ืจื‘ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื”.

Mais s'il pense comme Levi, qui enseigne : liquides de la maison de l'autel, pourquoi viser spรฉcialement un revi'i qui ne produit pas un hamishi ? Mรชme un sheni et un shelishi ne produisent pas non plus.

De force, il pense comme Rav.

๐Ÿ’ก Explication

Si Chmouel prenait la liste de Levi, les liquides d'autel ne transmettraient rien. Un vin sheni ne ferait pas de l'huile un shelishi, et un vin shelishi ne lui ferait pas un revi'i. Invoquer le hamishi ne servirait ร  rien : l'huile resterait tahor ร  chaque cran. Chmouel suit donc la liste de Rav.

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ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘, ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืœื•ื™. ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืœื•ื™: ื”ื“ื ื•ื”ื™ื™ืŸ ื•ื”ืฉืžืŸ ื•ื”ืžื™ื, ืžืฉืงื™ ื‘ื™ ืžื“ื‘ื—ื™ื ืฉื ื˜ืžืื• ื‘ืคื ื™ื ื•ื”ื•ืฆื™ืืŸ ืœื—ื•ืฅ โ€” ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ. ื ื˜ืžืื• ื‘ื—ื•ืฅ ื•ื”ื›ื ื™ืกืŸ ื‘ืคื ื™ื โ€” ื˜ืžืื™ืŸ.

On enseigne une baraitha selon Rav, on enseigne une baraitha selon Levi. On enseigne selon Levi : le sang, le vin, l'huile et l'eau, liquides de la maison de l'autel, qui sont devenus tamei ร  l'intรฉrieur et qu'on a sortis ร  l'extรฉrieur : tahor.

Ils sont devenus tamei ร  l'extรฉrieur et on les a rentrรฉs ร  l'intรฉrieur : tamei.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืฉื ื˜ืžืื• ื‘ืคื ื™ื ื‘ืขื–ืจื” ื•ื”ื•ืฆื™ืืŸ ืœื—ื•ืฅ ื•ื ืคืกืœื• ื‘ื™ื•ืฆื ืฉืื™ืŸ ืจืื•ื™ื™ืŸ ืขื•ื“ ืœืžื–ื‘ื—:
Dans l'azara, et on les a sortis dehors, et ils sont devenus passoul en tant que yotse (sorti), car ils ne sont plus aptes ร  l'autel.
ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ืžืœื˜ืžื ืื—ืจื™ื ืฉื”ืจื™ ืœื ื™ืจื“ื” ืœื”ืŸ ืชื•ืจืช ื˜ื•ืžืื” ืžืชื—ืœื” ืœื˜ืžื ืื—ืจื™ื ื•ื”ืŸ ืขืฆืžืŸ ื•ื“ืื™ ื˜ืžืื™ืŸ ื›ื ื‘ื•ืืช ื—ื’ื™:
Pour ne pas rendre d'autres choses tamei. Car dรจs le dรฉbut, la rรจgle de touma n'est pas descendue sur eux pour rendre d'autres tamei. Eux-mรชmes sont certainement tamei, comme la prophรฉtie de Haggai.
ืื‘ืœ ื ื˜ืžืื• ื‘ื—ื•ืฅ ืงื•ื“ื ืฉื™ื”ื ืฉื ืžื“ื‘ื—ื™ื ืขืœื™ื”ืŸ ื•ื”ื›ื ื™ืกืŸ ืœืคื ื™ื ื˜ืžืื™ืŸ ื•ืืคื™ืœื• ืœื˜ืžื ืื—ืจื™ื ื“ื˜ื•ืžืืชืŸ ื›ื‘ืจ ื™ืจื“ื” ื‘ื”ืŸ ื•ืžื™ ื”ืคืงื™ืขื”:
Avant que le nom de liquides de l'autel soit sur eux, et on les a rentrรฉs ร  l'intรฉrieur : tamei, mรชme pour rendre d'autres tamei. Car leur touma รฉtait dรฉjร  descendue sur eux, et qui l'aurait retirรฉe ?
๐Ÿ’ก Explication

La baraitha de Levi nomme les quatre : sang, vin, huile, eau. Devenus tamei dans l'azara, puis sortis : tahor quant ร  la transmission. Rachi : la rรจgle de rendre autrui tamei n'a jamais pris sur eux. Eux-mรชmes sont tamei, comme le dit Haggai, et le statut de yotse les rend passoul pour l'autel.

Devenus tamei dehors, avant d'รชtre des liquides d'autel, puis rentrรฉs : ils restent tamei, y compris pour autrui. La touma a dรฉjร  pris. Rien ne l'รดte.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Oรน la touma a รฉtรฉ contractรฉe Baraitha selon Levi. Sang, vin, huile, eau : liquides de l'autel. Tamei dans l'azara puis sortis dehors ne rendent pas tamei autrui eux-mรชmes tamei, et passoul yotse Tamei dehors avant le statut d'autel puis rentrรฉs dedans transmettent : la touma a dรฉjร  pris Rabbi Yehochoua ben Levi : dakhin seulement si la touma a eu lieu ร  leur place.
Tamei dedans puis sorti : pas de transmission. Tamei dehors puis rentrรฉ : la touma reste.
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ืื™ื ื™?! ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™: ืžืฉืงื™ ื‘ื™ ืžื“ื‘ื—ื™ื ืœื ืืžืจื• ื“ื›ืŸ ืืœื ื‘ืžืงื•ืžืŸ. ืžืื™ ืœืื• โ€” ืœืžืขื•ื˜ื™ ื ื˜ืžืื• ื‘ืคื ื™ื ื•ื”ื•ืฆื™ืืŸ ืœื—ื•ืฅ! ืœื, ืœืžืขื•ื˜ื™ ื ื˜ืžืื• ื‘ื—ื•ืฅ ื•ื”ื›ื ื™ืกืŸ ื‘ืคื ื™ื.

Est-ce ainsi ?! Mais Rabbi Yehochoua ben Levi a dit : les liquides de la maison de l'autel, on n'a dit dakhin qu'ร  leur place.

N'est-ce pas pour exclure : ils sont devenus tamei ร  l'intรฉrieur et on les a sortis dehors ? Non : pour exclure ceux qui sont devenus tamei dehors et qu'on a rentrรฉs dedans.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืื™ื ื™ ืืจื™ืฉื ืคืจื™ืš ื“ืงืชื ื™ ื”ื•ืฆื™ืืŸ ืœื—ื•ืฅ ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื•ืœื ืืžืจื™ื ืŸ ืชื—ื•ืœ ื˜ื•ืžืืชืŸ ืœืžืคืจืข:
Il objecte sur le dรฉbut, qui enseigne : on les a sortis dehors, tahor. Et nous ne disons pas que leur touma prenne effet rรฉtroactivement.
ืืœื ื‘ืžืงื•ืžืŸ ื‘ืคื ื™ื:
ร€ l'intรฉrieur.
ืœื ืœืžืขื•ื˜ื™ ื ื˜ืžืื• ื‘ื—ื•ืฅ ื•ื”ื›ื ื™ืกืŸ ืœืคื ื™ื ื›ื“ืžืชืจืฅ ืœื™ืฉื ื ื‘ืกื™ืคื ื“ืžื™ืœืชื ื“ื”ื›ื™ ืžืฉืžืข ืืœื ื›ืฉื ื˜ืžืื• ื‘ืžืงื•ืžืŸ ื•ืžืฉื•ื ื“ืœื ืกื™ื™ืžื™ื” ืœืคืจื•ืฉื ื“ืžื™ืœืชื ืคืจื™ืš ืœื™ื” ื•ื”ื ื‘ืžืงื•ืžืŸ ืงืืžืจ ื“ืžืฉืžืข ื›ืœ ื–ืžืŸ ืฉื”ืŸ ื‘ืžืงื•ืžืŸ ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื•ืชื• ืœื:
Comme la formulation le rรฉsout ร  la fin du propos. Le sens est : seulement lorsqu'ils sont devenus tamei ร  leur place. Et parce qu'il n'a pas achevรฉ l'explication du propos, on lui objecte. Or il a dit ร  leur place, ce qui signifie : tant qu'ils sont ร  leur place ils sont tahor, et pas au-delร .
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yehochoua ben Levi : on n'a dit dakhin qu'ร  leur place. Lu trop court, le mot exclurait le cas sorti dehors : une fois hors de l'azara, la touma transmettrait, y compris pour l'arriรจre. La baraitha dit pourtant tahor aprรจs la sortie. D'oรน l'objection sur la premiรจre branche.

La rรฉponse de la Guemara vise l'autre branche : le dakhin exclut la touma contractรฉe dehors, puis rentrรฉe. Rachi note que la formule, tant qu'elle n'est pas achevรฉe, semble limiter le dakhin au temps oรน les liquides restent sur place.

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ื•ื”ื ืดื‘ืžืงื•ืžืŸืด ืงืืžืจ! ื”ื›ื™ ืงืืžืจ: ืœื ืืžืจื• ื“ื›ืŸ โ€” ืืœื ืฉื ื˜ืžืื• ื‘ืžืงื•ืžืŸ.

Mais il a dit : ร  leur place ! Voici ce qu'il dit : on n'a dit dakhin que pour ceux qui sont devenus tamei ร  leur place.

๐Ÿ’ก Explication

Le mot bi-mekomam (ร  leur place) dรฉsignait le lieu oรน ils se trouvent. La Guemara le fixe sur le lieu oรน la touma a รฉtรฉ contractรฉe. Dakhin : la touma survenue dans l'azara ne se transmet pas. Une touma survenue dehors, puis rentrรฉe avec le liquide, se transmet.

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ืชื ื™ื ื›ื•ื•ืชื™ื” ื“ืจื‘: ื”ื“ื ื•ื”ืžื™ื ืžืฉืงื™ ื‘ื™ืช ืžื˜ื‘ื—ื™ื ืฉื ื˜ืžืื• ื‘ื™ืŸ ื‘ื›ืœื™ื ื‘ื™ืŸ ื‘ืงืจืงืข โ€” ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ.

On enseigne selon Rav : le sang et l'eau, liquides de la maison d'abattage, qui sont devenus tamei, que ce soit dans des kelim ou sur le sol : tahor.

๐Ÿ’ก Explication

La baraitha selon Rav ne nomme que le sang et l'eau, et les appelle liquides de la maison d'abattage. Vin et huile n'y figurent pas. Dans un kli ou sur le sol, ils sont tahor.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).