Pesachim 17b - Liquides de la boucherie, et le retour de Rabbi Yehouda

Pesachim 17b

Sougya : La baraita ouverte en 17a distingue les liquides de la boucherie du Temple. Le tanna anonyme les dรฉclare purs dans un rรฉcipient comme au sol.

Rabban Chimon les tient pour impurs dans un rรฉcipient, et purs au sol. Rav Pappa y voit une halakha reรงue du Sinaรฏ, mรชme pour qui tient la touma des liquides de la Torah.

Rav Houna et Ravina objectent : on n'apprend pas d'une telle halakha, et Chimon lui-mรชme distingue le rรฉcipient et le sol. Rav Pappa limite alors la puretรฉ au sol ร  l'eau d'un revi'it, mesure d'un mikve pour les aiguilles.

Le daf passe ensuite ร  Rabbi Yehouda : sa baraita traite la touma des liquides vers les ustensiles comme de la Torah, sa michna distingue les liquides du sherets. Chmouel dit qu'il est revenu sur son dire.

Ravina propose de maintenir les deux textes, mains d'un cรดtรฉ et sherets de l'autre. La Guemara รฉcarte cette voie.

Reste le problรจme : est-il revenu seulement pour les ustensiles, ou aussi pour les aliments, comme Rabbi Meir ? Rav Nahman bar Yitshak ouvre une preuve par la vache qui a bu des mei hatat.

La suite est au daf suivant.

Liquide de la boucherie selon Rabban Chimon Limite de Rav Pappa. Pour lui, la touma des liquides est de la Torah. Dans un rรฉcipient eau ou sang touma de la Torah les rabanane ne purifient pas tamei Au sol, sang pas de mikve houlin, mum, ou zevah passoul mรชme au sol tamei Au sol, eau un revi'it mikve de la Torah aiguilles et tsinorot tahor Au sol, eau moins d'un revi'it pas un mikve impur mรชme rattachรฉ au sol tamei Le tanna anonyme, en fin de 17a, dรฉclare purs le sang et l'eau, rรฉcipient ou sol.
Chimon : rรฉcipient, tamei. Au sol, le sang reste tamei. L'eau d'un revi'it est tahor, en dessous elle est tamei.
La halakha du Sinaรฏ tient-elle pour la boucherie 1. Rav Pappa Mรชme si la touma des liquides est de la Torah, les liquides de la boucherie sont purs par une halakha reรงue. 2. Rav Houna, fils de Rav Natan On n'apprend pas d'une halakha du Sinaรฏ. Or Rabbi Eliezer en tire qu'aucune touma des liquides n'existe. 3. Ravina ร  Rav Achi Chimon tient la touma des liquides de la Torah, et il distingue rรฉcipient et sol. Une halakha du Sinaรฏ ne distingue pas. 4. Kashya, puis limite La parole de Rav Pappa ne se maintient pas. Il rรฉpond ensuite : au sol, l'eau d'un revi'it seulement. Le sang, non.
Rav Pappa pose une halakha du Sinaรฏ. Rav Houna et Ravina la mettent en difficultรฉ. Il limite ensuite ร  l'eau.
La touma des liquides, de la Torah Trois positions. La question du daf porte sur Rabbi Yehouda. Rabbi Meir aliments : rabanane ustensiles : rabanane aucune touma des liquides de la Torah Yossi et Chimon aliments : de la Torah ustensiles : non baraita : pour les kelim, purs ; pour les aliments, impurs Yehouda, baraita pour tout, impur mรชme le doute, pour les kelim donc le contact certain rend les kelim tamei, Torah Michna : Yehouda rรฉserve l'envers et l'intรฉrieur aux liquides, pas au sherets. Chmouel : il est revenu. Reste ร  savoir jusqu'oรน. La vache aux mei hatat ouvre la preuve.
Meir : tout est de rabanane. Yossi et Chimon : les aliments, de la Torah. Yehouda, dans la baraita : les ustensiles aussi.
1
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Rabban Chimon dit : dans des rรฉcipients, ils sont impurs ; au sol, ils sont purs.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
(ืจื‘ืŸ) ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ ื‘ื›ืœื™ื ื˜ืžืื™ืŸ (ืจื‘ืŸ) ืฉืžืขื•ืŸ ืœื˜ืขืžื™ื” ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™' ื•ืืคื™' ืœื˜ืžื ืื—ืจื™ื ื›ื“ืชื ื™ื ื’ื‘ื™ ืกืคืง ืžืฉืงื” ืœื˜ืžื ืื—ืจื™ื (ืจื‘ืŸ) ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจ ื‘ืื•ื›ืœื™ืŸ ื˜ืžื ื”ืœื›ืš ื‘ืžืฉืงื™ ื‘ื™ืช ืžื˜ื‘ื—ื™ื ืœื ืžืฆื• ืจื‘ื ืŸ ืœื˜ื”ื•ืจื™ื ื”ื•:
Rabban Chimon dit, dans des rรฉcipients ils sont impurs. Rabban Chimon reste sur sa position : il a dit plus haut que la touma des liquides est de la Torah, mรชme pour rendre un autre impur. Comme on l'enseigne au sujet d'un doute de liquide qui rend un autre impur : Rabban Chimon dit, pour les aliments, impur. Dรจs lors, pour les liquides de la boucherie du Temple, les rabanane ne peuvent pas les dรฉclarer purs.
ื‘ืงืจืงืข ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื•ืœืงืžืŸ ืžืชืจื’ื ืœื™ื” ืืžื™ื ื•ื“ืื™ื›ื ืจื‘ื™ืขื™ืช ื“ืื™ื›ื ืชื•ืจืช ืžืงื•ื” ืขืœื” ืœืžื—ื˜ื™ืŸ ื•ืฆื™ื ื•ืจื•ืช ื“ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœื ืžืงื‘ืœื™ ื˜ื•ืžืื” ื›ื“ื›ืชื™ื‘ (ื•ื™ืงืจื ื™ืดื:ืœืดื•) ืžืงื•ื” ืžื™ื ื™ื”ื™ื” ื˜ื”ื•ืจ ื•ืจื‘ื™ืขื™ืช ื”ื•ื™ื ืžืงื•ื” ืžื“ืื•ืจื™ื™ืช' ื“ื›ื™ ื›ืชื™ื‘ ืืจื‘ืขื™ื ืกืื” ื‘ืื“ื ื”ื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ื™ ื“ื ืคืงื ืœืŸ ืžืืช ื›ืœ ื‘ืฉืจื• ืžื™ื ืฉื›ืœ ื’ื•ืคื• ืขื•ืœื” ื‘ื”ืŸ ืื‘ืœ ืœื›ืœื™ื ืงื˜ื ื™ื ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืืœื ื›ื“ื™ ืฉื™ืชื›ืกื• ื‘ืžื™ื ื•ื‘ืฆื™ืจ ืžืจื‘ื™ืขื™ืช ื’ืžืจื ื’ืžื™ืจื™ ืœื” ื“ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืœืžื™ื”ื•ื™ ืžืงื•ื” ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ืขืœืžื ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœื ืžื™ื˜ืžื• ื•ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื ื“ื‘ื˜ืœื• ืจื‘ื™ืขื™ืช ื“ืžืงื•ื” ืฉืœื ื™ื˜ื‘ื™ืœื• ื›ืœื™ื ื‘ืคื—ื•ืช ืžืืจื‘ืขื™ื ืกืื” ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื ื–ื™ืจ (ื“ืฃ ืœื—.) ืขืฉืจ ืจื‘ื™ืขื™ื•ืช ื”ืŸ ื•ืคืจื›ื™ื ืŸ ื•ื”ื ืื™ื›ื ืจื‘ื™ืขื™ืช ื“ืžืงื•ื” ื•ืžืฉื ื™ื ืŸ ื‘ืจ ืžื™ื ื” ื“ื”ื”ื™ื ื“ื‘ื˜ืœื• ืจื‘ื ืŸ ื‘ืคืจืง ืฉืœืฉื” ืžื™ื ื™ืŸ ื•ืชื ื™ื ื ืžื™ ื–ื” ื”ื›ืœืœ ื›ืœ ืฉืื“ื ื˜ื•ื‘ืœ ื‘ื• ื™ื“ื™ื ื•ื›ืœื™ื ื˜ื•ื‘ืœื™' ื‘ื• ื•ื’ื–ืจื• ื˜ื•ืžืื” ืืฃ ืขืœ ื”ืžืฉืงื™ืŸ ืฉื‘ืงืจืงืข ื›ืœ ื›ืžื” ื“ื”ื•ื™ ื‘ืฆื™ืจ ืžืืจื‘ืขื™ื ืกืื” ื•ื”ื›ื ื’ื‘ื™ ืžื˜ื‘ื—ื™ื ืื•ืงืžื•ื” ืื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื˜ื”ื•ืจื™ื:
Au sol, ils sont purs. Plus loin on l'explique de l'eau, et lร  oรน il y a un revi'it : il y a alors la loi d'un mikve pour les aiguilles et les tsinorot, qui de la Torah ne reรงoivent pas la touma, comme il est รฉcrit (Vayikra 11, 36) : un mikve d'eau sera pur. Un revi'it est un mikve de la Torah. Quand il est รฉcrit quarante se'a, c'est au sujet de l'homme que c'est รฉcrit. On le tire de : et toute sa chair, une eau dans laquelle tout son corps entre. Pour les petits ustensiles, il suffit qu'ils soient couverts d'eau. En dessous d'un revi'it, une tradition a รฉtรฉ reรงue : cela ne compte pas pour รชtre un mikve. Puisque, en gรฉnรฉral, de la Torah ils ne deviennent pas impurs, et que ce sont les rabanane qui ont annulรฉ le revi'it du mikve, afin qu'on n'immerge pas d'ustensiles dans moins de quarante se'a. Comme nous disons ร  Nazir (38a) : il y a dix revi'it. On objecte : il y a aussi le revi'it du mikve. On rรฉpond : sauf celui-lร , que les rabanane ont annulรฉ, au chapitre Chelacha minin. On enseigne aussi : voici la rรจgle, tout ce dans quoi un homme s'immerge, les mains et les ustensiles s'y immergent. Ils ont dรฉcrรฉtรฉ la touma mรชme sur les liquides qui sont au sol, tant qu'ils sont en dessous de quarante se'a. Ici, pour la boucherie, ils l'ont รฉtabli selon la Torah, et ils sont purs.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la baraita de la fin de 17a, appuyรฉe sur Rav : le sang et l'eau de la boucherie du Temple devenus impurs sont purs, dans un rรฉcipient comme au sol. Rabban Chimon coupe en deux.

Dans un rรฉcipient, il les tient pour impurs. Rachi : Chimon tient la touma des liquides de la Torah, y compris pour rendre un aliment impur. Les rabanane n'ont pas le pouvoir de dรฉclarer purs ces liquides-lร .

Au sol, il les tient pour purs. Rachi renvoie ร  la suite : seulement l'eau d'un revi'it, qui a le statut de mikve pour de petits objets. Les rabanane ont annulรฉ ce revi'it hors du Temple. ร€ la boucherie, ils laissent la Torah en place.

2
ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ืืคื™ืœื• ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื โ€” ืžืฉืงื™ ื‘ื™ืช ืžื˜ื‘ื—ื™ื ื”ืœื›ืชื ื’ืžื™ืจื™ ืœื”. ืืžืจ ืœื™ื” ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื ืชืŸ ืœืจื‘ ืคืคื: ื•ืืœื ื”ื ื“ืืžืจ ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ: ืื™ืŸ ื˜ื•ืžืื” ืœืžืฉืงื™ืŸ ื›ืœ ืขื™ืงืจ, ืชื“ืข, ืฉื”ืจื™ ื”ืขื™ื“ (ื™ื•ืกืฃ) ื‘ืŸ ื™ื•ืขื–ืจ ืื™ืฉ ืฆืจื™ื“ื” ืขืœ ืžืฉืงื™ ื‘ื™ืช ืžื˜ื‘ื—ื™ื ื“ื›ืŸ.

Rav Pappa dit : mรชme selon celui qui dit que la touma des liquides est de la Torah, pour les liquides de la boucherie du Temple une halakha a รฉtรฉ reรงue. Rav Houna, fils de Rav Natan, dit ร  Rav Pappa : mais ce que dit Rabbi Eliezer, il n'y a pas de touma pour les liquides du tout, sache-le, puisque Yosse ben Yo'ezer, homme de Tsereda, a tรฉmoignรฉ au sujet des liquides de la boucherie du Temple : dakhin.

๐Ÿ’ก Explication

Rav Pappa : la puretรฉ des liquides de la boucherie est une halakha reรงue, du Sinaรฏ, comme Rachi le dit au segment suivant. Elle vaut mรชme pour qui tient que, ailleurs, la touma des liquides est de la Torah.

Rav Houna ramรจne Rabbi Eliezer : aucune touma des liquides. La preuve d'Eliezer est le tรฉmoignage de Yosse ben Yo'ezer : ces liquides sont dakhin, purs. Si leur puretรฉ รฉtait une exception reรงue du Sinaรฏ, elle ne prouverait rien pour les autres liquides.

3
ื•ืื™ ื”ืœื›ืชื ื’ืžื™ืจื™ ืœื” โ€” ืžื™ ื’ืžืจื™ื ืŸ ืžื™ื ื”?

Et si une halakha a รฉtรฉ reรงue ร  leur sujet, en apprend-on a partir d'elle ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ืœื›ืชื ื’ืžื™ืจื™ ืœื” ืžืกื™ื ื™ ื“ืœื ืžื™ื˜ืžืื•:
Une halakha a รฉtรฉ reรงue ร  leur sujet : du Sinaรฏ, qu'ils ne deviennent pas impurs.
ืžื™ ื’ืžืจื™ื ืŸ ืžื™ื ื” ื“ื˜ื•ืžืืช ืฉืืจ ืžืฉืงื™ืŸ ืœืื• ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื”ื ืืžืจืช ืืคื™ืœื• ื”ื™ื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื’ืžื™ืจื™ ื‘ื”ื ื™ ื“ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื•ื”ื™ื›ื™ ืžื™ื™ืชื™ ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื˜ืขื ืœืžื™ืœืชื™ื” ืžื”ื›ื:
En apprend-on a partir d'elle : que la touma des autres liquides n'est pas de la Torah ? Or tu as dit : mรชme si elle est de la Torah, on a reรงu au sujet de ceux-ci qu'ils sont purs. Comment Rabbi Eliezer apporte-t-il d'ici une raison ร  sa thรจse ?
๐Ÿ’ก Explication

Rรจgle du Talmud : on n'apprend pas une loi gรฉnรฉrale ร  partir d'une halakha le-Mochรฉ mi-Sinaรฏ. Rav Houna demande donc comment Rabbi Eliezer peut s'appuyer sur les liquides de la boucherie pour dire que les liquides, en gรฉnรฉral, n'ont pas de touma de la Torah.

4
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Ravina dit ร  Rav Achi : mais Rabbi Chimon, qui dit que la touma des liquides est de la Torah, comme on l'enseigne : Rabbi Yossi et Rabbi Chimon disent, pour les ustensiles, purs ; pour les aliments, impurs.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ื ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื“ืžืฉื•ื ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืงืืžืจ ื”ื›ื ื‘ื›ืœื™ื ื˜ืžืื™ืŸ ืžืฉื•ื ื“ื‘ืฉืืจ ืžืฉืงื™ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื‘ืงืจืงืข ื”ื•ื ื“ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ืžืฉื•ื ื“ื’ื‘ื™ ืฉืืจ ืžืฉืงื™ืŸ ื“ืจื‘ื ืŸ ืืœืžื ืœืื• ื”ืœื›ื” ืœืžืฉื” ืžืกื™ื ื™ ื”ื•ื ื•ืงืฉื™ื ืœืจื‘ ืคืคื ื“ืื™ ื”ืœื›ืชื ื”ื™ื ืžื” ืœื™ ื‘ื›ืœื™ื ื“ื’ื‘ื™ ืฉืืจ ืžืฉืงื™ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืžื” ืœื™ ื‘ืงืจืงืข:
Mais Rabbi Chimon. C'est parce qu'il tient que la touma des liquides est de la Torah qu'il dit ici : dans des rรฉcipients, impurs, puisque pour les autres liquides c'est de la Torah ; et c'est au sol qu'ils sont purs, puisque pour les autres liquides c'est de rabanane. Il en ressort qu'il n'y a pas lร  une halakha le-Mochรฉ mi-Sinaรฏ. Difficultรฉ pour Rav Pappa : si c'รฉtait une halakha, qu'importe des rรฉcipients, lร  oรน pour les autres liquides c'est de la Torah, qu'importe le sol.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme attaque, de Ravina. La baraita de Yossi et Chimon : un liquide impur laisse l'ustensile pur, et rend l'aliment impur. Pour eux, la touma des liquides est de la Torah envers les aliments seulement.

Rachi lit la suite avec ce principe. Chimon dรฉclare impurs les liquides de la boucherie dans un rรฉcipient, parce que lร -bas la touma est de la Torah, et purs au sol, parce que lร -bas elle est de rabanane. Une halakha du Sinaรฏ, elle, aurait tout purifiรฉ du mรชme coup.

5
ื•ื”ื›ื ืงืืžืจ (ืจื‘ืŸ) ืฉืžืขื•ืŸ: ื‘ื›ืœื™ื ื˜ืžืื™ืŸ, ื‘ืงืจืงืข ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ. ื•ืื™ ื”ืœื›ืชื ื”ื™ื, ืžื” ืœื™ ื‘ื›ืœื™ื ืžื” ืœื™ ื‘ืงืจืงืข? ืงืฉื™ื.

Et ici Rabban Chimon dit : dans des rรฉcipients, impurs ; au sol, purs. Et si c'est une halakha, qu'importe des rรฉcipients, qu'importe le sol ?

Difficultรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืงืฉื™ื ื’ืจืกื™ื ืŸ ื”ื ื“ืจื‘ ืคืคื ืœืื• ืžื™ืœืชื ื”ื™ื ื•ื›ื™ ืืžืจื” ืœืื• ืื“ืขืชื™ื” ื•ืœื ื”ื™ื” ื–ื›ื•ืจ ืœืžืฉื ื™ื•ืช ื”ืœืœื•:
Difficultรฉ. Nous avons cette leรงon. Cette parole de Rav Pappa ne se maintient pas. Quand il l'a dite, il ne l'avait pas ร  l'esprit, et il ne se souvenait pas de ces michnayot.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara conclut le premier mouvement : kashya. Si la puretรฉ de la boucherie รฉtait une halakha reรงue, le rรฉcipient et le sol auraient le mรชme statut. Chimon les sรฉpare. Rachi : Rav Pappa a parlรฉ sans ces michnayot devant lui.

6
ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ื”ื ื“ืืžืจืช ื‘ืงืจืงืข ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ โ€” ืœื ืฉื ื• ืืœื ืžื™ื, ืื‘ืœ ื“ื โ€” ืœื.

Rav Pappa dit : ce que tu as dit, au sol ils sont purs, on ne l'a enseignรฉ que pour l'eau. Mais le sang, non.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื"ืจ ืคืคื ื”ื ื“ืืžืจืช ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืงืจืงืข ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ืœื ืฉื ื• ืืœื ืžื™ื ื“ืื™ื›ื ืฉื ืžืงื•ื” ืขืœื™ื”ืŸ ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ:
Rav Pappa a dit, ce que tu as dit. Selon Rabbi Chimon, au sol ils sont purs : on ne l'a enseignรฉ que pour l'eau, sur laquelle il y a le nom de mikve quand elle est rattachรฉe.
ืื‘ืœ ื“ื ืื™ืŸ ื‘ื• ื—ื™ืœื•ืง ื‘ื™ืŸ ืงืจืงืข ืœื›ืœื™ื ื“ื˜ื•ืžืื” ื“ื™ื“ื™ื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืืฃ ื‘ืงืจืงืข ื•ืœืจ"ืฉ ื›ื™ ืื™ืชืžืจ ื“ื›ืŸ ื“ื™ื•ืกืฃ ื‘ืŸ ื™ื•ืขื–ืจ ืืžื™ื ืœื—ื•ื“ื™ื™ื”ื• ืื™ืชืžืจ ื“ื”ื•ื™ ืจื‘ื™ืขื™ืช ื›ื“ืคืจืฉื™ื ืŸ:
Mais le sang. Il n'y a pas en lui de distinction entre le sol et les rรฉcipients. Sa touma est de la Torah mรชme au sol. Et selon Rabbi Chimon, quand on a dit dakhin au sujet de Yosse ben Yo'ezer, on ne l'a dit que pour l'eau, qui fait un revi'it, comme nous l'avons expliquรฉ.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื‘ืœ ื“ื ืœื ื•ื"ืช ืื“ืจื‘ื” ื‘ื“ื ื™ืฉ ืœื˜ื”ืจ ื˜ืคื™ ืืคื™' ื‘ื›ืœื™ื ื“ื“ื ืงื“ืฉื™ื ืœื ืื™ืชืงืฉ ืœืžื™ื ื›ื“ืืžืจื™' ืœืขื™ืœ ืฉืื™ื ื• ื ืฉืคืš ื›ืžื™ื ืื™ืŸ ืžื›ืฉื™ืจ ื•ื™"ืœ ื“ื”ื›ื™ ืคื™' ืื‘ืœ ื“ื ื”ื™ื›ื ื“ืžื˜ืžื ื›ื’ื•ืŸ ื“ื ื—ื•ืœื™ืŸ ืื• ื‘ืขืœื™ ืžื•ืžื™ืŸ ืื• ื–ื‘ื— ืฉื ืคืกืœ ืœื•:
Mais le sang, non. Et si tu dis : au contraire, pour le sang il y a lieu de purifier davantage, mรชme dans des rรฉcipients, car le sang des kodashim n'a pas รฉtรฉ assimilรฉ ร  l'eau, comme nous disons plus haut : ce qui n'est pas versรฉ comme de l'eau ne confรจre pas le hekhsher. On peut rรฉpondre. Voici le sens : mais le sang, lร  oรน il rend impur, par exemple le sang de houlin, ou d'animaux qui ont un mum, ou d'un sacrifice qui lui est devenu passoul.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme parole de Rav Pappa. Le au sol, purs de Chimon vise l'eau rattachรฉe, qui porte le nom de mikve. Le sang reste impur au sol comme dans un rรฉcipient.

Tossefot retourne l'intuition du daf prรฉcรฉdent. Le sang des kodashim, qui n'est pas versรฉ comme de l'eau, devrait รชtre encore plus ร  l'รฉcart de la touma. Rรฉponse : le sang visรฉ ici est celui qui rend impur, sang de houlin, bรชte ร  mum, ou zevah devenu passoul.

7
ื•ืžื™ื ื ืžื™ ืœื ืืžืจืŸ ืืœื ื“ื”ื•ื™ ืจื‘ื™ืขื™ืช, ื“ื—ื–ื™ ืœื”ื˜ื‘ื™ืœ ื‘ื™ื” ืžื—ื˜ื™ืŸ ื•ืฆื™ื ื•ืจื•ืช. ืื‘ืœ ืœื ื”ื•ื™ ืจื‘ื™ืขื™ืช โ€” ื˜ืžืื™ืŸ.

Et l'eau aussi, nous ne l'avons dit que lorsqu'il y a un revi'it, propre ร  y immerger des aiguilles et des tsinorot. Mais s'il n'y a pas un revi'it, ils sont impurs.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฆื™ื ื•ืจื•ืช ืฉื˜ื•ื•ื™ืŸ ื‘ื”ื ื–ื”ื‘:
Tsinorot : on y file de l'or.
ืื‘ืœ ืœื™ืช ื‘ื”ื• ืจื‘ื™ืขื™ืช ื“ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœื ื—ื–ื• ืœืžืงื•ื” ื•ืžื“ืื•ืจื™ื™' ื˜ืžืื™ืŸ ืืฃ ื‘ืžื—ื•ื‘ืจ ื”"ื  ื˜ืžืื™ืŸ ื•ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ืฉื™ืขื•ืจ ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ืจื‘ื™ืขื™ืช ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ืœื˜ืžื ืื—ืจื™ื ืื‘ืœ ืœืขืฆืžืŸ ื˜ืžืื™ืŸ ื‘ื›ืœ ืฉื”ืŸ ื›ื“ืชื ืŸ ื‘ื˜ื”ืจื•ืช (ืค"ื’ ืž"ื’) ื•ืžื™ื™ืชื™ื ืŸ ืœื” ื‘ื’ืžืจื ื“ื›ืœ ืฉืขื” (ื“ืฃ ืœื’:) ื˜ืžื ืžืช ืฉืกื—ื˜ ื›ื•' ื›ื™ื•ืŸ ืฉื™ืฆืชื” ื˜ืคื” ืจืืฉื•ื ื” ื ื˜ืžืืช ื‘ื›ื‘ื™ืฆื”:
Mais s'il n'y a pas en eux un revi'it. De la Torah ils ne sont pas propres ร  un mikve, et de la Torah ils sont impurs mรชme rattachรฉs. Ici aussi, ils sont impurs. Et ce que nous tenons, que la mesure de la touma des liquides est un revi'it : ces paroles-lร  valent pour rendre un autre impur. Eux-mรชmes sont impurs en toute quantitรฉ. Comme nous l'enseignons ร  Taharot (ch. 3, michna 3), et on le cite dans la Guemara de Kol cha'a (33b) : un tamei met qui a pressรฉ, etc. Dรจs que la premiรจre goutte est sortie, elle est devenue impure ร  un kebetsa.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืœื ื“ื”ื•ื™ ืจื‘ื™ืขื™ืช ื“ื—ื–ื™ ืœื”ื˜ื‘ื™ืœ ื‘ื”ื• ืžื—ื˜ื™ืŸ ื•ืฆื™ื ื•ืจื•ืช ืžื›ืืŸ ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ืฉื™ืฉ ืœื“ืงื“ืง ื“ืžืงื•ื” ืฉื›ื•ืœื• ืฉืื•ื‘ ืื™ื ื• ืคืกื•ืœ ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื“ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ื™ืช ืžื˜ื‘ื—ื™ื ืฉื”ืŸ ื“ื›ืŸ ืข"ื› ื”ืŸ ืฉืื•ื‘ื™ืŸ ืžื“ืžืคืœื™ื’ ื‘ื™ืŸ ื“ื ืœืžื™ื ื•ืœื ืžืคืœื™ื’ ื‘ื™ืŸ ืฉืื•ื‘ื™ืŸ ืœืžื—ื•ื‘ืจื™ืŸ ื•ืืžืจ ื“ื—ื–ื™ ืœื”ื˜ื‘ื™ืœ ื‘ื”ื• ืžื—ื˜ื™ืŸ ื•ืฆื™ื ื•ืจื•ืช ื•ืขื•ื“ ืชื ื™ื ื‘ืชื•ืกืคืชื ื“ืžืกื›ืช ืžืงื•ื•ืื•ืช (ืค"ื‘) ืžืงื•ื” ืฉื”ื ื™ื—ื• ืจื™ืงืŸ ื•ืžืฆืื• ืžืœื ื›ืฉืจ ื•ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื•ื ื“ืกืคื™ืงื ื“ืจื‘ื ืŸ ืœืงื•ืœื ื•ืจื™ืงืŸ ื ืžื™ ืžืฉืžืข ืฉืœื ื”ื™ื” ื‘ื• ื›ืœื•ื ืžื“ืœื ืงืืžืจ ืฉื”ื ื™ื—ื• ื—ืกืจ ื•ื”ื ื“ืชื ื™ื ื‘ืช"ื› ืืš ืžืขื™ืŸ ื•ื‘ื•ืจ ื™ื›ื•ืœ ืืคื™ืœื• ืžืœื ื‘ื›ืชืฃ ืชืœืžื•ื“ ืœื•ืžืจ ืžืขื™ืŸ ืžื” ืžืขื™ืŸ ื‘ื™ื“ื™ ืฉืžื™ื ืืฃ ืžืงื•ื” ื‘ื™ื“ื™ ืฉืžื™ื ืฆ"ืœ ื“ืืกืžื›ืชื ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ื•ืื ืชืืžืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื›ื•ืœื• ืฉืื•ื‘ ื›ืฉืจ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืืžืื™ ื’ื–ืจื• ืจื‘ื ืŸ ื‘ืฉืื™ื‘ื” ื›ืœืœ ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ื’ื–ืจื• ืฉืื™ื‘ื” ืื˜ื• ื“ื™ืœืžื ืืชื™ ืœืื˜ื‘ื•ืœื™ ื‘ืžื ื ื“ื‘ืชื•ืš ื”ื›ืœื™ ื•ื“ืื™ ืืกื•ืจ ืœื˜ื‘ื•ืœ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืื•ืจ"ื™ ื“ื›ื™ ื ืžื™ ื‘ื˜ืœื• ืจื‘ื™ืขื™ืช ื“ืžืงื•ื” ืžื›ืœ ืžืงื•ื ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื“ืžืขื™ืŸ ืœื ื‘ื˜ืœื• ืžื“ืชื ืŸ ื‘ืช"ื› ื“ืžืขื™ืŸ ืžื˜ื”ืจ ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื•ื”ืžืงื•ื” ื‘ืืจื‘ืขื™ื ืกืื” ื•ื”ื ื“ืžืงื•ื” ื‘ืž' ืกืื” ื”ื™ื™ื ื• ืœื‘ืชืจ ื“ื‘ื™ื˜ืœื• ืจื‘ื™ืขื™ืช ื•ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ืงืชื ื™ ื“ืžืขื™ืŸ ืžื˜ื”ืจ ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื”ืงืฉื” ืจ"ื™ ื‘ืฉื ื”ืจื‘ ืจื‘ื™ื ื• ืฉืœืžื” ื“ืืžืจ ื‘ืคืจืง ื—ื•ืžืจ ื‘ืงื•ื“ืฉ (ื—ื’ื™ื’ื” ื›ื‘.) ื’ื‘ื™ ืžืงื•ื” ืฉื—ืœืงื• ื‘ืกืœ ืชื“ืข ื“ื‘ืขื™' ื›ืฉืคื•ืคืจืช ื”ื ื•ื“ ื“ื”ื ืืจืขื ื—ืœื—ื•ืœื™ ืžื—ืœื—ืœื ื•ื‘ืขื™ื ืŸ ืืจื‘ืขื™ื ืกืื” ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“ ื•ืืจืขื ื—ืœื—ื•ืœื™ ืžื—ืœื—ืœื ืœื ืฉื™ื™ืš ืืœื ื‘ืžืขื™ืŸ ื•ื‘ืขื™ื ืŸ ืืจื‘ืขื™ื ืกืื” ื‘ืžืงื•ื ืื—ื“ ื•ื”ืชื ืžื™ื™ืจื™ ื‘ื“ื‘ืจ ืฉื›ืœ ื’ื•ืคื• ืขื•ืœื” ื‘ืคื—ื•ืช ื“ืื ืœื ื›ืŸ ืžื” ืจืื™ื” ืฆืจื™ืš:
Seulement lorsqu'il y a un revi'it, propre ร  y immerger des aiguilles et des tsinorot. De lร , Ri dit qu'on peut serrer le texte : un mikve qui est tout entier shaouv n'est passoul que de rabanane. Car les liquides de la boucherie du Temple, qui sont dakhin, sont forcรฉment shaouvim, du fait qu'il distingue le sang et l'eau et qu'il ne distingue pas le shaouv du rattachรฉ, et qu'il dit : propres ร  y immerger des aiguilles et des tsinorot. En outre, on enseigne dans la Tossefta de Mikvaot (ch. 2) : un mikve qu'on a laissรฉ vide et qu'on a trouvรฉ plein est kacher. C'est qu'un doute de rabanane se tranche vers le koula. Vide implique aussi qu'il n'y avait rien dedans, puisqu'il ne dit pas : qu'on l'a laissรฉ insuffisant. Et ce qu'on enseigne dans le Torat Kohanim : mais une source et une citerne. On pourrait y comprendre mรชme une eau remplie ร  l'รฉpaule. Le verset dit : source. De mรชme que la source est par les mains du Ciel, de mรชme le mikve est par les mains du Ciel. Il faut dire que c'est une simple asmakhta. Et si tu dis : puisque un mikve tout entier shaouv est kacher de la Torah, pourquoi les rabanane ont-ils dรฉcrรฉtรฉ sur le puisage en gรฉnรฉral ? On peut dire : ils ont dรฉcrรฉtรฉ le puisage de peur qu'on en vienne ร  immerger dans un rรฉcipient, car ร  l'intรฉrieur d'un ustensile il est certainement interdit d'immerger, de la Torah. Et Ri dit : mรชme lร  oรน ils ont annulรฉ le revi'it du mikve, toute quantitรฉ d'une source, ils ne l'ont pas annulรฉe. Nous l'enseignons dans le Torat Kohanim : la source purifie en toute quantitรฉ, et le mikve ร  quarante se'a. Et ce que le mikve est ร  quarante se'a, c'est aprรจs qu'ils ont annulรฉ le revi'it. Et mรชme ainsi, on enseigne que la source purifie en toute quantitรฉ. Ri a objectรฉ au nom du rav Rabbeinou Chelomo, qui dit au chapitre Houmer ba-kodech (Haguiga 22a), au sujet d'un mikve qu'on a partagรฉ par une corbeille : sache que nous exigeons le calibre d'un tuyau d'outre, car la terre est percรฉe de part en part et l'eau s'y infiltre, et nous exigeons quarante se'a en un seul endroit. Or l'infiltration de la terre ne concerne qu'une source, et nous exigeons quarante se'a en un seul endroit. Et lร -bas il s'agit d'une chose dans laquelle tout le corps entre dans une mesure moindre. Sinon, quelle preuve faudrait-il ?
๐Ÿ’ก Explication

L'eau au sol n'est pure que si elle atteint un revi'it, quart de log, assez pour couvrir des aiguilles et des tsinorot, crochets oรน l'on file l'or. En dessous, elle est tamei mรชme rattachรฉe au sol : de la Torah, elle reste sous la mesure du mikve.

Rachi sรฉpare deux mesures. Le revi'it est la mesure pour rendre un autre impur. Le liquide lui-mรชme est impur en toute quantitรฉ, dรจs la premiรจre goutte, dรจs qu'il y a un kebetsa d'aliment.

Tossefot, Ri : cette eau de la boucherie est de l'eau shaouv, puisรฉe, et le Talmud la traite pourtant comme un mikve pour les aiguilles. Un mikve entiรจrement puisรฉ n'est donc passoul que de rabanane. Le derach du Torat Kohanim, source et citerne par les mains du Ciel, est une asmakhta. Le dรฉcret vise le risque d'immerger dans un ustensile, interdit de la Torah. La source, elle, purifie en toute quantitรฉ. La glose s'arrรชte sur l'objection ร  Rachi dans Haguiga : l'infiltration par la terre vise une source, et Rachi y exige pourtant quarante se'a en un lieu.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Quelle eau est un mikve Un homme quarante se'a tout le corps y entre Vayikra, et toute sa chair Petits ustensiles de quoi les couvrir au moins un revi'it aiguilles et tsinorot Moins d'un revi'it tradition : pas un mikve tamei, mรชme rattachรฉ eux-mรชmes, toute quantitรฉ Le revi'it pour rendre un autre tamei. Le liquide lui-mรชme est tamei dรจs la goutte.
Quarante se'a pour l'homme. Un revi'it pour les petits ustensiles. En dessous, pas de mikve.
8
ืืžืจ ืžืจ, ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืœื›ืœ ื˜ืžื. ืœืžื™ืžืจื ื“ืกื‘ืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืืช ื›ืœื™ื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื?

Le maรฎtre a dit : Rabbi Yehouda dit, pour tout, impur. Est-ce ร  dire que Rabbi Yehouda tient que la touma des liquides, pour rendre les ustensiles impurs, est de la Torah ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืžืจ ืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ื’ื‘ื™ ืกืคืง ืžืฉืงื” ืœื˜ืžื ืื—ืจื™ื ืœื›ืœ ื˜ืžื ื•ืืคื™ืœื• ืœื›ืœื™ื ืืœืžื ื•ื“ืื™ ื ื’ื™ืขืชืŸ ืžื˜ืžื ื›ืœื™ื ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืžื“ืžื˜ืžื™ื ืŸ ืกืคืง ื“ื™ื“ื”ื•:
Le maรฎtre a dit, Rabbi Yehouda dit. Au sujet d'un doute de liquide qui rend un autre impur : pour tout, impur, mรชme pour les ustensiles. Il en ressort que leur contact certain rend les ustensiles impurs de la Torah, puisque nous rendons impur leur cas de doute.
๐Ÿ’ก Explication

Nouveau fil. Une baraita dรฉjร  citรฉe, sur un safek de liquide qui rend un autre impur : Rabbi Yehouda dit, pour tout, impur, y compris pour les ustensiles.

Rachi : si le doute est tamei, le contact certain l'est de la Torah. La question : Yehouda tient-il que les liquides transmettent aux kelim une touma de la Torah ?

9
ื•ื”ืชื ืŸ: ื›ืœ ื”ื›ืœื™ื ืฉื™ืฉ ืœื”ืŸ ืื—ื•ืจื™ื ื•ืชื•ืš, ื›ื’ื•ืŸ ื”ื›ืจื™ื ื•ื”ื›ืกืชื•ืช ื•ื”ืฉืงื™ืŸ ื•ื”ืžืจืฆื•ืคื™ืŸ, ื ื˜ืžื ืชื•ื›ื• โ€” ื ื˜ืžื ื’ื‘ื•, ื ื˜ืžื ื’ื‘ื• โ€” ืœื ื ื˜ืžื ืชื•ื›ื•.

Or nous avons appris : tous les ustensiles qui ont un envers et un intรฉrieur, comme les coussins, les couvertures, les sacs et les martsoufin, son intรฉrieur est devenu impur, son dos est devenu impur ; son dos est devenu impur, son intรฉrieur n'est pas devenu impur.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉื™ืฉ ืœื”ื ืื—ื•ืจื™ื ื•ืชื•ืš ืฉืจืื•ื™ื™ืŸ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื‘ื”ืŸ ื‘ืชื•ื›ืŸ ื•ื‘ืื—ื•ืจื™ื”ืŸ:
Qui ont un envers et un intรฉrieur : qui sont propres ร  ce qu'on s'en serve ร  l'intรฉrieur et sur leur envers.
ืžืจืฆื•ืคื™ืŸ ืฉืœ ืขื•ืจ:
Martsoufin : de cuir.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”"ื’ ื ื˜ืžื ืชื•ื›ื• ื ื˜ืžื ื’ื‘ื• ื ื˜ืžื ื’ื‘ื• ืœื ื ื˜ืžื ืชื•ื›ื• ื•ื›ืŸ ื’ืจืก ืจืฉ"ื™ ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื›ืœ ื›ืœื™ ืฉื˜ืฃ ื ืžื™ ื“ื™ื ื• ื›ืŸ ืžื›ืœ ืžืงื•ื ื ืงื˜ ื›ืจื™ื ื•ื›ืกืชื•ืช ื•ืฉืงื™ืŸ ื•ืžืจืฆื•ืคื™ืŸ ืžืฉื•ื ื“ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืคืœื™ื’ ื‘ื”ื ื™ ื“ื•ื•ืงื ื“ืงืชื ื™ ืกื™ืคื ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ ื›ืœ ืฉื™ืฉ ืœื• ืชื•ื‘ืจืื•ืช ื™ืฉ ืœื• ืื—ื•ืจื™ื ื•ืชื•ืš ื•ืฉืื™ืŸ ืœื• ืชื•ื‘ืจืื•ืช ื•ื›ื•' ืชื•ื‘ืจืื•ืช ืคื™ืจื•ืฉื• ืชืคื™ืจื•ืช ืฉืคื” ืœืคื™ื”ืŸ ืกื‘ื™ื‘ ื›ืขื™ืŸ ืžื›ื ืกื™ื ื“ืื– ืื™ืŸ ืžื”ืคื›ื™ืŸ ืื•ืชืŸ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื‘ืฆื“ ืื—ืจ ื•ื™ืฉ ืœื• ื“ื™ืŸ ืื—ื•ืจื™ื ื•ืชื•ืš ืœืขื ื™ืŸ ืฉืื ื ื˜ืžื ื’ื‘ื• ืœื ื ื˜ืžื ืชื•ื›ื• ื›ืžื• ืฉืืจ ื›ืœื™ ืฉื˜ืฃ:
Voici la leรงon : son intรฉrieur est devenu impur, son dos est devenu impur ; son dos est devenu impur, son intรฉrieur n'est pas devenu impur. Rachi lit ainsi. Bien que tout kli shetef ait aussi ce din, on prend nรฉanmoins les coussins, les couvertures, les sacs et les martsoufin, parce que Rabbi Meir diverge sur ceux-lร  prรฉcisรฉment. La fin enseigne : Rabbi Meir dit, tout ce qui a des tovraot a un envers et un intรฉrieur, et ce qui n'a pas de tovraot, etc. Tovraot : des coutures, lรจvre contre lรจvre, tout autour, ร  la faรงon d'un pantalon. Alors on ne les retourne pas pour se servir de l'autre cรดtรฉ, et ils ont le din de l'envers et de l'intรฉrieur, en ceci : si son dos est devenu impur, son intรฉrieur ne l'est pas, comme les autres klei shetef.
๐Ÿ’ก Explication

Michna des ustensiles ร  ahorayim et tokh : on s'en sert des deux cรดtรฉs. L'intรฉrieur impur entraรฎne le dos. Le dos impur laisse l'intรฉrieur pur.

Tossefot : la leรงon est celle de Rachi. On cite ces objets-lร  parce que Rabbi Meir ne diverge que sur eux, selon qu'ils ont des tovraot, coutures qui empรชchent de les retourner. Un kli shetef, ustensile qu'on rince, a le mรชme din.

10
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”: ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื โ€” ืฉื ื˜ืžืื• ืžื—ืžืช ืžืฉืงื™ืŸ, ืื‘ืœ ื ื˜ืžืื• ืžื—ืžืช ืฉืจืฅ, ื ื˜ืžื ืชื•ื›ื• โ€” ื ื˜ืžื ื’ื‘ื•, ื ื˜ืžื ื’ื‘ื• โ€” ื ื˜ืžื ืชื•ื›ื•.

Rabbi Yehouda dit : dans quel cas ces paroles sont-elles dites ? Quand ils sont devenus impurs du fait de liquides.

Mais s'ils sont devenus impurs du fait d'un sherets, son intรฉrieur est devenu impur, son dos est devenu impur ; son dos est devenu impur, son intรฉrieur est devenu impur.

๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yehouda borne la michna. La coupure entre dos et intรฉrieur vaut quand la touma vient des liquides. Si elle vient d'un sherets, les huit bestioles de la Torah, le dos et l'intรฉrieur se suivent dans les deux sens.

11
ื•ืื™ ืกืœืงื ื“ืขืชืš ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ ืœื˜ืžื ื›ืœื™ื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื, ืžื” ืœื™ ื ื˜ืžื ืžื—ืžืช ืžืฉืงื™ืŸ, ืžื” ืœื™ ื ื˜ืžื ืžื—ืžืช ืฉืจืฅ? ืืžืจ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืžืจ ืฉืžื•ืืœ: ื—ื–ืจ ื‘ื• ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”.

Et si tu penses que la touma des liquides pour rendre les ustensiles impurs est de la Torah, qu'importe qu'il soit devenu impur du fait de liquides, qu'importe du fait d'un sherets ? Rav Yehouda dit au nom de Chmouel : Rabbi Yehouda est revenu sur son dire.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืฉื ื˜ืžืื• ื‘ืžืฉืงื™ืŸ ื“ื˜ื•ืžืืชืŸ ืœืื• ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœื›ืœื™ื ื•ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื ื“ื’ื–ื•ืจ ื‘ื”ื• ืžืฉื•ื ืžืฉืงื” ื–ื‘ ื•ื–ื‘ื” ืฉื”ืŸ ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื•ืขื‘ื“ื™ ื‘ื”ื• ืจื‘ื ืŸ ื”ื™ื›ื™ืจื ืฉืื ื ื˜ืžื ื’ื‘ื• ืœื ื ื˜ืžื ืชื•ื›ื• ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื™ื“ืขื™ ื“ื”ืš ื˜ื•ืžืื” ืœืื• ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื“ืœื ืœืฉืจืคื• ืขืœื™ื” ืชืจื•ืžื” ื•ืงื“ืฉื™ื ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื‘ื›ื•ืจื•ืช (ื“ืฃ ืœื—.) ื‘ืขื“ื•ืชื• ืฉืœ ื—ื–ืงื™ื” ืื‘ื™ ืขืงืฉ:
Qu'ils sont devenus impurs par des liquides. Leur touma n'est pas de la Torah pour les ustensiles. Les rabanane ont dรฉcrรฉtรฉ ร  leur sujet ร  cause du liquide d'un zav et d'une zava, qui sont un av ha-touma. Les rabanane y ont fait un hekker : si son dos est devenu impur, son intรฉrieur ne l'est pas, afin qu'on sache que cette touma n'est pas de la Torah, et qu'on ne brรปle pas sur elle de la terouma ni des kodashim, comme nous disons ร  Bekhorot (38a), dans le tรฉmoignage de Hizkiya, pรจre d'Ikech.
ืื‘ืœ ืžื—ืžืช ืฉืจืฅ ื“ื˜ื•ืžืืชืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื:
Mais du fait d'un sherets : leur touma est de la Torah.
ื—ื–ืจ ื‘ื• ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืžื”ื”ื™ื ื“ืœืขื™ืœ:
Rabbi Yehouda est revenu : de celle-lร , dite plus haut.
๐Ÿ’ก Explication

L'objection : si les liquides rendaient les kelim tamei de la Torah, comme le sherets, Yehouda ne les sรฉparerait pas. La michna montre donc que, pour les ustensiles, il tient la touma des liquides pour un dรฉcret.

Rachi donne la raison du dรฉcret et du hekker. Les rabanane ont รฉtendu aux liquides la touma du liquide d'un zav et d'une zava, av ha-touma. La coupure dos / intรฉrieur signale que ce degrรฉ-lร  n'est pas de la Torah, pour qu'on ne brรปle pas la terouma ni les kodashim ร  cause de lui.

Chmouel : Rabbi Yehouda est revenu de la baraita oรน il disait, pour tout, impur.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Envers et intรฉrieur : liquides ou sherets Rabbi Yehouda, michna. Coussins, couvertures, sacs, martsoufin. Du fait de liquides intรฉrieur tamei : dos tamei dos tamei : intรฉrieur tahor hekker : on ne brรปle pas terouma ni kodashim sur cette touma Du fait d'un sherets intรฉrieur tamei : dos tamei dos tamei : intรฉrieur tamei touma de la Torah pas de hekker Si les liquides rendaient les kelim tamei de la Torah, les deux colonnes seraient identiques.
Liquides : le dos impur laisse l'intรฉrieur pur. Sherets : les deux cรดtรฉs se suivent.
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ืจื‘ื™ื ื ืืžืจ: ืœืขื•ืœื ืœื ื”ื“ืจ, ื”ื โ€” ื‘ืžืฉืงื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ืžื—ืžืช ื™ื“ื™ื. ื”ื โ€” ื‘ืžืฉืงื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ืžื—ืžืช ืฉืจืฅ.

Ravina dit : en fait, il n'est pas revenu. Ici, des liquides qui viennent du fait des mains.

Lร , des liquides qui viennent du fait d'un sherets.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื ื‘ืžืฉืงื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ืžื—ืžืช ื™ื“ื™ื ืฉื’ื–ืจื• ื—ื›ืžื™ื ื˜ื•ืžืื•ืช ืฉื ื™ื•ืช ืขืœ ื™ื“ื™ื ืกืชื ื•ื’ื–ืจื• ืขืœื™ื”ืŸ ืฉื™ื˜ืžืื• ืžืฉืงื™ืŸ ืœื”ื™ื•ืช ืชื—ืœื” ื•ื”ื”ื™ื ื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื:
Ici, des liquides qui viennent du fait des mains. Les sages ont dรฉcrรฉtรฉ des toumot de second degrรฉ sur les mains en gรฉnรฉral, et ils ont dรฉcrรฉtรฉ ร  leur sujet qu'elles rendent les liquides impurs pour รชtre un premier degrรฉ. Et celle-lร  est de rabanane.
๐Ÿ’ก Explication

Ravina garde les deux textes de Yehouda. La michna, qui sรฉpare le dos et l'intรฉrieur, parle de liquides rendus impurs par les mains : dรฉcret de rabanane, les mains sont sheni et rendent le liquide rishon. La baraita, oรน les liquides sont de la Torah, parle de liquides rendus impurs par un sherets.

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ืื™ ื”ื›ื™, ืื“ืชื ื™ ืดื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื ืฉื ื˜ืžืื• ืžื—ืžืช ืžืฉืงื™ืŸืด, ืœื™ืคืœื•ื’ ื•ืœื™ืชื ื™ ื‘ื“ื™ื“ื”: ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื โ€” ื‘ืžืฉืงื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ืžื—ืžืช ื™ื“ื™ื. ืื‘ืœ ื‘ืžืฉืงื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ืžื—ืžืช ืฉืจืฅ, ื ื˜ืžื ืชื•ื›ื• โ€” ื ื˜ืžื ื’ื‘ื•, ื ื˜ืžื ื’ื‘ื• โ€” ื ื˜ืžื ืชื•ื›ื•! ืืœื ืžื—ื•ื•ืจืชื ื›ื“ืฉื ื™ืŸ ืžืขื™ืงืจื: ื—ื–ืจ ื‘ื• ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”.

S'il en est ainsi, plutรดt que d'enseigner : dans quel cas ces paroles sont-elles dites, quand ils sont devenus impurs du fait de liquides, qu'il distingue et qu'il enseigne ร  l'intรฉrieur du mรชme cas : dans quel cas ces paroles sont-elles dites ? Pour des liquides qui viennent du fait des mains.

Mais pour des liquides qui viennent du fait d'un sherets, son intรฉrieur est devenu impur, son dos est devenu impur ; son dos est devenu impur, son intรฉrieur est devenu impur. C'est donc clair, comme la rรฉponse du dรฉbut : Rabbi Yehouda est revenu sur son dire.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ ื”ื›ื™ ื”ื ื“ืชื ื™ ืื‘ืœ ื ื˜ืžืื• ืžื—ืžืช ืฉืจืฅ ื•ื›ื•' ื“ืœื ืืฉื›ื— ื ื˜ืžื ื’ื‘ื• ื ื˜ืžื ืชื•ื›ื• ืืœื ื‘ื ื’ืขื• ื‘ืฉืจืฅ ืขืฆืžื• ืœื™ืฉืžืขื™ื ืŸ ืืคื™ืœื• ืžืฉืงื™ืŸ:
S'il en est ainsi. Ce qu'il enseigne : mais s'ils sont devenus impurs du fait d'un sherets, etc., oรน l'on ne trouve dos devenu impur, intรฉrieur devenu impur, que lorsqu'ils ont touchรฉ le sherets lui-mรชme. Qu'il nous l'enseigne mรชme pour des liquides.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara refuse le dรฉcoupage de Ravina. Si Yehouda sรฉparait mains et sherets ร  l'intรฉrieur des liquides, la michna l'aurait dit dans le cas des liquides lui-mรชme. Elle oppose liquides et sherets, et le cas du sherets est le contact du sherets, pas un liquide touchรฉ par un sherets.

Retour ร  Chmouel : Rabbi Yehouda est revenu de la baraita.

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ืื™ื‘ืขื™ื ืœื”ื•: ืžื›ืœื™ื ื”ื•ื ื“ื”ื“ืจ ื‘ื™ื”, ืื‘ืœ ื‘ืื•ื›ืœื™ืŸ ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื”. ืื• ื“ื™ืœืžื: ืœื’ืžืจื™ ื”ื“ืจ ื‘ื™ื” ื›ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ?

On a posรฉ le problรจme : est-ce des ustensiles qu'il est revenu, tandis que pour les aliments il tient comme Rabbi Yossi et Rabbi Chimon ? Ou bien est-il revenu tout ร  fait, comme Rabbi Meir ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื‘ืœ ื‘ืื•ื›ืœื™ืŸ ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื“ืžืฉืงื™ืŸ ืžื˜ืžืื™ืŸ ืื•ื›ืœื™ืŸ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื:
Mais pour les aliments : il tient comme Rabbi Yossi et Rabbi Chimon, que les liquides rendent les aliments impurs de la Torah.
ื›ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื“ืืžืจ ืœื ืžื™ื˜ืžื ืืคื™' ืื•ื›ืœื™ืŸ ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ:
Comme Rabbi Meir : qui dit que mรชme des aliments ne deviennent impurs que de rabanane.
๐Ÿ’ก Explication

Le retour est acquis pour les ustensiles. La question porte sur les aliments.

Premiรจre branche : il reste avec Yossi et Chimon, liquides metamei les aliments de la Torah. Seconde branche : il rejoint Rabbi Meir, et mรชme les aliments ne sont impurs que par dรฉcret.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Jusqu'oรน Rabbi Yehouda est-il revenu Seulement les ustensiles les kelim : comme la michna les aliments : de la Torah il reste avec Yossi et Chimon Tout ร  fait mรชme les aliments seulement de rabanane il rejoint Rabbi Meir Rav Nahman bar Yitshak : viens entendre, la vache qui a bu des mei hatat.
Deux portรฉes du retour de Yehouda : les ustensiles seuls, ou aussi les aliments, avec Meir.
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ืืžืจ ืจื‘ ื ื—ืžืŸ ื‘ืจ ื™ืฆื—ืง, ืชื ืฉืžืข: ืคืจื” ืฉืฉืชืชื” ืžื™ ื—ื˜ืืช โ€” ื‘ืฉืจื” ื˜ืžื. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ:

Rav Nahman bar Yitshak dit : viens entendre. Une vache qui a bu des mei hatat, sa chair est impure.

Rabbi Yehouda dit :

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืคืจื” ืฉืœ ื–ื‘ื— ืื• ืฉืœ ื—ื•ืœื™ืŸ:
Une vache : de sacrifice, ou de houlin.
ืฉืฉืชืชื” ืžื™ ื—ื˜ืืช ื•ืฉื—ื˜ื•ื” ื‘ืขื•ื“ืŸ ื‘ืžืขื™ื”:
Qui a bu des mei hatat : et on l'a abattue tandis qu'elles รฉtaient encore dans son ventre.
ื‘ืฉืจื” ื˜ืžื ืฉืžืงื‘ืœืช ื˜ื•ืžืื” ืžื”ืŸ ื“ืžื™ ื—ื˜ืืช ืžื˜ืžืื™ืŸ ืืคื™' ืื“ื ื•ื›ืœื™ื ื›ื“ื›ืชื™ื‘ (ื‘ืžื“ื‘ืจ ื™ื˜) ื•ื”ื ื•ื’ืข ื‘ืžื™ ื”ื ื“ื” ื•ื’ื•':
Sa chair est impure : car elle reรงoit d'elles la touma. Les mei hatat rendent impur mรชme un homme et des ustensiles, comme il est รฉcrit (Bamidbar 19) : et celui qui touche aux eaux de la nidda, etc.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Nahman bar Yitshak ouvre une preuve, une michna. Une vache a bu des mei hatat, les eaux oรน sont mises les cendres de la vache rousse, et on l'a abattue avant que l'eau ne quitte le ventre. La chair est tamei.

Rachi : ces eaux rendent tamei mรชme l'homme et les ustensiles, d'aprรจs le verset de la nidda. La chair, aliment, reรงoit donc la touma de l'eau qui est encore dedans. La phrase de Rabbi Yehouda commence ici et continue au daf suivant.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).