Pesachim 18a - Mei hatat dans la vache, et le yitma des liquides

Pesachim 18a

Sougya : Le daf reprend la vache qui a bu des mei hatat, ouverte en fin de 17b. Si Rabbi Yehouda n'รฉtait revenu que des ustensiles, et tenait encore pour les aliments comme Rabbi Yossi et Rabbi Chimon, la touma lรฉgรจre de la chair devrait rester : pourquoi les eaux sont-elles annulรฉes dans les entrailles entiรจrement ?

Une relecture qui ne retire que la touma grave se heurte au tanna kama, qui ne parle que de la chair. La Guemara refait alors toute la michna au nom de Rabbi Yehouda : chair tamei d'une touma lรฉgรจre, touma grave tombรฉe.

Rav Achi donne une autre voie : annulation entiรจre, parce que l'eau devenue mashke sarouah ne transmet aucune touma. Le daf passe ensuite ร  Yossi et Chimon, aliments tamei et ustensiles tahor, par la deracha de Rabbi Akiva qui lit yitma comme yetamรฉ, puis au verset des liquides et au kal va-homer qui laisse les ustensiles tahor.

Vache qui a bu des mei hatat Que veut dire : ils sont annulรฉs dans ses entrailles Relecture รฉcartรฉe annulรฉs de la touma grave la touma lรฉgรจre reste alors le tanna kama tiendrait la touma grave or il dit seulement sa chair est impure les deux tanna disent la mรชme chose homme et kelim non nommรฉs Hasorei mihasera toute la michna est Rabbi Yehouda chair tamei : touma lรฉgรจre touma grave : non plus le nom de mei hatat la chair reste tamei d'une touma d'aliment texte lacunaire, une seule voix Rav Achi annulรฉs entiรจrement mรชme comme liquide mashke sarouah liquide putride Torat Kohanim : qui se boit, pas le putride aucune touma ni grave ni lรฉgรจre hors du dรฉbat Torah / rabanane
Trois lectures. La premiรจre confond les deux tanna. La seconde garde une touma lรฉgรจre sur la chair. Rav Achi annule tout par le liquide putride.
Bo bayom : Rabbi Akiva lit yitma Keli chรจres oรน tombe un sherets. Vayikra 11, 33. Sherets tombe dans le keli chรจres mรชme dans l'air Keli : rishon l'air du rรฉcipient porte la touma Houlin 24b Aliment : sheni il reรงoit du keli pas du sherets sinon les kelim aussi Shelishi yitma = yetamรฉ le sheni rend tamei mรชme dans les houlin Il ne dit pas tame, รฉtat. Il dit yitma : il rendra d'autres impurs. Rabbi Yossi lit de la mรชme faรงon le yitma des liquides : le liquide rend l'aliment tamei.
Sherets, keli rishon, aliment sheni, shelishi dans les houlin. Yitma se lit yetamรฉ : il rend un autre tamei.
Deux yitma, Vayikra 11, 34 Ravina. Un seul yitma aurait suffi si les deux visaient les liquides. Reisha : l'aliment eau venue sur la nourriture, yitma l'aliment rend le liquide tamei Seifa : le liquide tout liquide bu dans un keli, yitma le liquide rend l'aliment tamei Pourquoi pas les kelim keli rend le liquide tamei, laisse le keli tahor liquide issu du keli : ร  plus forte raison, kelim tahor air du keli chรจres : aliments et liquides, pas les ustensiles Limite du verset liquide venu d'un keli le sherets direct n'est pas รฉcrit
Premier yitma : l'aliment rend le liquide tamei. Second : le liquide rend l'aliment tamei. Le kal va-homer laisse les kelim tahor.
1
ื‘ื˜ืœื• ื‘ืžืขื™ื”. ื•ืื™ ืกืœืงื ื“ืขืชืš ืžื›ืœื™ื ื”ื•ื ื“ื”ื“ืจ ื‘ื™ื”, ืื‘ืœ ื‘ืื•ื›ืœื™ืŸ ื›ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื”, ืืžืื™ ื‘ื˜ืœื• ื‘ืžืขื™ื” ืœื’ืžืจื™?

Elles sont annulรฉes dans ses entrailles. Et s'il te vient ร  l'esprit que c'est des ustensiles qu'il est revenu, tandis que pour les aliments il tient comme Rabbi Yossi et Rabbi Chimon, pourquoi sont-elles annulรฉes dans ses entrailles entiรจrement ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ื˜ืœื• ื‘ืžืขื™ื” ื“ืื™ื ืŸ ืจืื•ื™ื™ืŸ ืœืžื™ ื—ื˜ืืช ื•ืื™ืŸ ืขื•ื“ ืฉืžืŸ ืขืœื™ื”ืŸ ื•ืื™ ืื™ืช ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ืขืœืžื ืžื˜ืžืื• ืื•ื›ืœ ื ื”ื™ ื“ื‘ื˜ืœื™ ืžืชื•ืจืช ืžื™ ื—ื˜ืืช ืœืขื ื™ืŸ ื“ืœื ื”ื•ื™ ื˜ืžื ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ืœื˜ืžื ืื“ื ื•ื›ืœื™ื ืฉื ืžืฉืงื” ื˜ืžื ืžื™ ืœื™ื›ื ืขืœื™ื™ื”ื• ื›ืฉืืจ ืžืฉืงื™ืŸ ืœื˜ืžื ื‘ืฉืจ ื–ื” ืฉื”ื•ื ืื•ื›ืœ ื•ืืžืื™ ื‘ื˜ืœื• ื‘ืžืขื™ื” ืœื’ืžืจื™ ืืคื™ืœื• ืžืœื˜ืžื ื‘ืฉืจ ื–ื” ื“ื”ื™ื™ื ื• ื˜ื•ืžืืช ืื•ื›ืœื™ืŸ ืงืœื” ื ื”ื™ ื“ื˜ื•ืžืื” ื—ืžื•ืจื” ืœื ืžื˜ืžืื• ืื ื ื’ืขื• ืื“ื ื•ื›ืœื™ื ื‘ื”ืŸ ื‘ืชื•ืš ื”ืžืขื™ื ื“ื”ื ืื™ืŸ ืฉื ืžื™ ื—ื˜ืืช ืขืœื™ื”ืŸ ื˜ื•ืžืื” ืงืœื” ื›ื’ื•ืŸ ืืช ื”ื‘ืฉืจ ืœื˜ืžืื• ื“ื”ื ืžืฉืงื™ืŸ ื‘ืขืœืžื ื ื™ื ื”ื• ื•ืฉื ื˜ื•ืžืื” ืœื ืคืงืข ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื“ื ื™ื˜ืžืื• ืžื—ืžืช ืขืฆืžืŸ ื“ืื™ืŸ ื ื’ื™ืขื” ื’ื“ื•ืœื” ืžืžื” ืฉื”ืŸ ื ื•ื’ืขื™ืŸ ื‘ืขืฆืžืŸ ื•ื›ื™ ืื–ื™ืœ ืฉื ืžื™ ื—ื˜ืืช ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื”ื•ื• ืœื”ื• ืžืฉืงื™ืŸ ืฉื ื’ืขื• ื‘ืžื™ ื—ื˜ืืช ืืœื ืฉ"ืž ืžื›ื•ืœื”ื• ื”ื“ืจ ื‘ื™ื” ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื‘ื—ื•ืฅ ืœื ืžื˜ืžืื• ืžืฉืงื™ืŸ ืื•ื›ืœื™ืŸ ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื›ื ื“ืžื™ืœืชื ื“ืœื ืฉื›ื™ื—ื ืœื ื’ื–ื•ืจ:
Elles sont annulรฉes dans ses entrailles : elles ne sont plus aptes aux mei hatat, et leur nom n'est plus sur elles. Et si Rabbi Yehouda tient que des liquides ordinaires rendent un aliment impur : soit, elles sont annulรฉes du statut de mei hatat, en ce qu'elles ne sont plus un tamei av hatumah pour rendre impurs un homme et des ustensiles. Le nom de liquide impur manque-t-il encore sur elles, comme sur les autres liquides, pour rendre impure cette chair, qui est un aliment ? Et pourquoi sont-elles annulรฉes dans ses entrailles entiรจrement, jusqu'ร  ne plus rendre impure cette chair, c'est-ร -dire une touma lรฉgรจre des aliments ? Soit : une touma grave, elles ne la transmettent pas si un homme et des ustensiles les touchent ร  l'intรฉrieur des entrailles, puisqu'il n'y a plus sur elles le nom de mei hatat. Une touma lรฉgรจre, par exemple la chair, pour la rendre impure : ce sont des liquides ordinaires, et le nom de touma ne se retire pas d'elles. Elles sont devenues impures du fait d'elles-mรชmes, car il n'y a pas de contact plus grand que le contact qu'elles ont avec elles-mรชmes. Et quand le nom de mei hatat s'en va d'elles, elles deviennent des liquides qui ont touchรฉ des mei hatat. On en apprend qu'il est revenu de tout. Et puisque, au-dehors, les liquides ne rendent les aliments impurs que de rabanane, ici, cas peu frรฉquent, ils n'ont pas dรฉcrรฉtรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Suite immรฉdiate de 17b. La michna : une vache a bu des mei hatat, sa chair est impure. Rabbi Yehouda dit : elles sont annulรฉes dans ses entrailles.

La question vise le mot entiรจrement. S'il n'est revenu que des ustensiles, et qu'il tient encore, pour les aliments, comme Yossi et Chimon, l'eau a perdu le nom de mei hatat : elle ne rend plus tamei l'homme ni les kelim, touma grave d'un av hatumah. Elle reste un liquide impur. La chair, aliment, devrait recevoir la touma lรฉgรจre.

Rachi tire dรฉjร  la consรฉquence : il est revenu de tout. Au-dehors, liquide vers aliment n'est que de rabanane. Le cas de la vache est rare : les Sages n'y ont pas รฉtendu le dรฉcret. La Guemara, aux segments suivants, propose d'autres lectures.

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ื ื”ื™ ื“ื˜ื•ืžืื” ื—ืžื•ืจื” ืœื ืžื˜ืžืื•, ื˜ื•ืžืื” ืงืœื” ืžื™ื”ื ื ื™ื˜ืžืื•!

Soit : une touma grave, elles ne la transmettent pas. Une touma lรฉgรจre, qu'elles la transmettent au moins !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื˜ื•ืžืื” ื—ืžื•ืจื” ืื“ื ื•ื›ืœื™ื ื˜ื•ืžืื” ืงืœื” ืื•ื›ืœื™ืŸ:
Touma grave : un homme et des ustensiles. Touma lรฉgรจre : les aliments.
๐Ÿ’ก Explication

Le segment dรฉplie la question. Touma grave : homme et ustensiles, statut des mei hatat. Touma lรฉgรจre : les aliments, statut d'un liquide impur ordinaire.

Le nom de mei hatat est tombรฉ dans les entrailles. Le nom de liquide impur, selon l'hypothรจse oรน Yehouda suit Yossi et Chimon, devrait rester sur l'eau, et la chair devrait รชtre tamei.

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ืžืื™ ืดื‘ื˜ืœื• ื‘ืžืขื™ื”ืด ื ืžื™? ื‘ื˜ืœื• ืžื˜ื•ืžืื” ื—ืžื•ืจื”, ืื‘ืœ ื˜ื•ืžืื” ืงืœื” ืžื˜ืžืื•. ืžื›ืœืœ ื“ืชื ื ืงืžื ืกื‘ืจ: ื˜ื•ืžืื” ื—ืžื•ืจื” ื ืžื™ ืžื˜ืžืื•, ื”ื ืดื‘ืฉืจื” ื˜ืžืืด ืงืชื ื™!

Que signifie aussi : elles sont annulรฉes dans ses entrailles ? Elles sont annulรฉes de la touma grave, mais elles transmettent une touma lรฉgรจre.

Il en ressort que le premier tanna pense : elles transmettent aussi une touma grave. Or il enseigne : sa chair est impure !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื”ื ื‘ืฉืจื” ื˜ืžื ืงืืžืจ ื“ืœื ื˜ื™ืžื ืืœื ืืช ื”ื‘ืฉืจ ื•ืœื ืชื ื ืื“ื ื•ื›ืœื™ื ื”ื ื•ื’ืขื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ื˜ืžืื™ืŸ:
Or il dit : sa chair est impure. Il n'a rendu impure que la chair, et il n'a pas enseignรฉ que l'homme et les ustensiles qui les touchent sont impurs.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ื ื‘ืฉืจื” ื˜ืžื ืงืชื ื™ ืžืฉืžืข ื“ื•ืงื ื‘ืฉืจื” ืื‘ืœ ืื“ื ื•ื›ืœื™ื ืœื ื•ื”ื™ื™ื ื• ืžืฉื•ื ื“ื ืคืกืœื• ื‘ื”ื™ืกื— ื”ื“ืขืช ื•ืื ืชืืžืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืคืจื—ื” ืžื”ืŸ ื˜ื•ืžืื” ื—ืžื•ืจื” ืืคื™' ื˜ื•ืžืื” ืงืœื” ืœื ืœื˜ืžืื• ื“ื”ื ืืžืจื™' ื‘ืค' ื‘ื ืกื™ืžืŸ (ื ื“ื” ื ื.) ื•ื‘ืค' ื˜ื‘ื•ืœ ื™ื•ื (ื–ื‘ื—ื™ื ืงื”.) ื›ืœ ืฉืกื•ืคื• ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืื” ื—ืžื•ืจื” ืœื ื‘ืขื™ ื”ื›ืฉืจ ืฉืจืฅ ื•ื—ืฉื™ื‘ ื›ืื™ืœื• ื ื’ืข ื‘ืฉืจืฅ ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ื•ืงื ื‘ืขื•ื“ ืฉืกื•ืคื• ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืื” ื—ืžื•ืจื” ืื‘ืœ ื›ืฉืื™ืŸ ืจืื•ื™ ื›ื‘ืจ ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืื” ื—ืžื•ืจื” ื‘ืขื™ ื”ื›ืฉืจ ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืคืจืง ื‘ื”ืžื” ื”ืžืงืฉื” (ื—ื•ืœื™ืŸ ืขื’:) ื’ื‘ื™ ื‘ืฉืจ ื”ืคื•ืจืฉ ืžืื‘ืจ ืžืŸ ื”ื—ื™ ื“ืœื ืžื”ื ื™ ืœื™ื” ืžื” ืฉืกื•ืคื• ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืื” ื—ืžื•ืจื” ื›ืฉื”ื™ื” ืขื ืื‘ื™ื• ืœืฉื•ื™ื” ืžื•ื›ืฉืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœืื—ืจ ืฉืคื™ืจืฉ ืžืžื ื• ืื™ืŸ ืจืื•ื™ ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืื” ื—ืžื•ืจื” ื•ื™"ืœ ื“ืฉืื ื™ ื”ืชื ื›ืฉืฉื™ืžืฉ ืžืขืฉื” ืขืฅ ืฉื™ืžืฉ ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื”ืขื•ืจ ื•ื”ืจื•ื˜ื‘ (ืฉื ื“ืฃ ืงื›ื˜.) ื•ืœื›ืš ื›ืฉืคื™ืจืฉ ืžืื‘ื™ื• ื‘ืขื™ ื”ื›ืฉืจ ืื‘ืœ ืžื™ ื—ื˜ืืช ืฆืจื™ืš ืฉื™ื”ื• ืจืื•ื™ื™ืŸ ืžืชื—ืœื” ืœืฉืชื™ื” ื•ื ืžืฆื ื˜ื•ืžืื” ื—ืžื•ืจื” ืฉืœื”ืŸ ืื™ื ื• ืžืขืฉื” ืขืฅ ืืœื ืžื˜ืขื ืฉื™ื”ื™ื• ืจืื•ื™ื™ืŸ ืœืฉืชื™ื™ืช ืื“ื ื“ื‘ืข"ื ืœื ื”ื™ื• ืจืื•ื™ื™ืŸ ืœื”ื–ืื” ื•ืœื›ืš ืืฃ ื›ืฉื ืคืกืœื• ืœื ืคืจื—ื” ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ:
Or il enseigne : sa chair est impure. Cela vise sa chair en particulier ; un homme et des ustensiles, non. C'est qu'elles sont devenues passoul par hesekh hadaat (dรฉtournement de l'attention). Et si tu dis : puisque la touma grave s'est envolรฉe d'elles, elles ne transmettraient mรชme pas une touma lรฉgรจre. Car nous disons au chapitre Ba siman (Nida 51a) et au chapitre Tevoul yom (Zevahim 105a) : tout ce qui est destinรฉ ร  transmettre une touma grave n'a pas besoin d'un hekhsher de sherets, et on le compte comme s'il avait touchรฉ un sherets. Cela vaut tant qu'il est encore destinรฉ ร  transmettre une touma grave. Dรจs qu'il n'est plus apte ร  transmettre une touma grave, il a besoin d'un hekhsher. Comme nous disons au chapitre Behema hamakcha (Houlin 73b) au sujet de la chair qui se sรฉpare d'un ever min hahai (membre d'un vivant) : le fait qu'elle รฉtait destinรฉe ร  une touma grave tant qu'elle รฉtait avec son membre ne lui sert plus ร  la rendre moukhsheret (prรฉparรฉe), puisqu'aprรจs s'en รชtre sรฉparรฉe elle n'est plus apte ร  une touma grave. On rรฉpond : lร -bas, c'est autre. Au moment oรน il a servi, il a servi en ma'aseh ets (acte de bois), comme nous disons ร  Haor veharotev (lร -mรชme, 129a). C'est pourquoi, quand elle se sรฉpare de son membre, elle a besoin d'un hekhsher. Mais les mei hatat doivent รชtre aptes dรจs le dรฉbut ร  la boisson. Leur touma grave n'est pas un ma'aseh ets : elle vient de ce qu'elles sont aptes ร  la boisson d'un homme, car autrement elles ne seraient pas aptes ร  l'haza'a (aspersion). C'est pourquoi, mรชme une fois devenues passoul, la touma des liquides ne s'envole pas d'elles.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre rรฉponse proposรฉe, puis mise en difficultรฉ. Batlou ne retirerait que la touma grave. La touma lรฉgรจre resterait sur la chair.

Alors le tanna kama, qui discute Yehouda, tiendrait aussi la touma grave. Or ses mots sont : sa chair est impure. Rachi : il ne nomme ni l'homme ni les ustensiles. Les deux avis diraient la mรชme chose.

Tossefot explique pourquoi la touma lรฉgรจre peut survivre au dรฉpart de la touma grave. Chez l'ever min hahai, la touma grave a servi en ma'aseh ets : une fois la chair sรฉparรฉe, il faut un hekhsher. Les mei hatat, leur gravitรฉ vient de l'aptitude ร  boire, exigรฉe pour l'haza'a. Le hesekh hadaat leur retire le statut de mei hatat. La touma de liquide reste.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Si batlou ne vise que la touma grave Tanna kama, par infรฉrence touma grave : oui homme et kelim tamei or le texte dit : sa chair Rabbi Yehouda, cette lecture touma grave : non touma lรฉgรจre : la chair mรชme phrase que le tanna kama Rachi : il n'enseigne pas que l'homme et les ustensiles qui les touchent sont tamei.
Sous cette relecture, tanna kama et Yehouda aboutissent tous deux ร  : la chair seule est tamei.
4
ื›ื•ืœื” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื”ื™ื, ื•ื—ืกื•ืจื™ ืžื™ื—ืกืจื, ื•ื”ื›ื™ ืงืชื ื™: ืคืจื” ืฉืฉืชืชื” ืžื™ ื—ื˜ืืช โ€” ื‘ืฉืจื” ื˜ืžื. ื‘ืžื” ื“ื‘ืจื™ื ืืžื•ืจื™ื โ€” ื˜ื•ืžืื” ืงืœื”, ืื‘ืœ ื˜ื•ืžืื” ื—ืžื•ืจื” โ€” ืœื, ืฉืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ื‘ื˜ืœื• ื‘ืžืขื™ื”.

Tout est de Rabbi Yehouda, et le texte est lacunaire, et voici ce qu'il enseigne : une vache qui a bu des mei hatat, sa chair est impure. Dans quel cas cela est-il dit ?

Pour une touma lรฉgรจre. Mais une touma grave, non, car Rabbi Yehouda dit : elles sont annulรฉes dans ses entrailles.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื‘ืœ ื˜ื•ืžืื” ื—ืžื•ืจื” ืฉื™ื”ื ืขื“ื™ื™ืŸ ืฉืžืŸ ืขืœื™ื”ืŸ ืœื˜ืžื ืื“ื ื”ื ื•ื’ืข ื‘ื”ืŸ ืœื ืžื˜ืžืื™ ืฉืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ ื‘ื˜ืœื• ื‘ืžืขื™ื” ืžืชื•ืจืช ืžื™ ื—ื˜ืืช:
Mais une touma grave : qu'il reste encore leur nom sur elles pour rendre impur un homme qui les touche, elles ne rendent pas impur. Car Rabbi Yehouda dit : elles sont annulรฉes dans ses entrailles du statut de mei hatat.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื‘ื˜ืœื• ื‘ืžืขื™ื” ืื‘ืœ ื‘ืขื•ื“ื ื‘ืคื™ื” ืœื ื‘ื˜ืœื• ืืข"ื’ ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืžืกื›ืช ืคืจื” (ืค"ื˜ ืž"ื’) ื“ื›ืœ ื”ืขื•ืคื•ืช ืคื•ืกืœื™ืŸ ืžื™ ื—ื˜ืืช ืื•ืจ"ื™ ื“ื”ืชื ืžื™ื™ืจื™ ืงื•ื“ื ืงื“ื•ืฉ ื•ื ืคืกืœื™ื ื›ื“ืค"ื” ื‘ื”ื ื–ืงื™ืŸ (ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื ื’) ื“ื‘ืขื™ื ืŸ ืฉืชื”ื ื—ื™ื•ืชืŸ ื‘ื›ืœื™ ืื• ืžืฉื•ื ืžืœืื›ื” ื•ื”ื›ื ืื™ื™ืจื™ ืœืื—ืจ ืงื™ื“ื•ืฉ ืžื“ื—ืฉื™ื‘ ืœื”ื• ืกื•ืคื• ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืื” ื—ืžื•ืจื” ื•ืžืœืื›ื” ืื™ื ื” ืคื•ืกืœืช ืื—ืจ ืงื™ื“ื•ืฉ ื›ื“ืชื ืŸ ื‘ืžืกื›ืช ืคืจื” (ืค"ื“ ืž"ื“) ืžื™ื ืžืœืื›ื” ืคื•ืกืœืช ื‘ื”ืŸ ืขื“ ืฉื™ืชืŸ ืœืชื•ื›ืŸ ืืคืจ (ื•ื‘ืกื™ืคื) ื™ืœื™ืฃ ืœื” ืžื“ื›ืชื™ื‘ ืœืžื™ ื ื“ื” ื•ื›ื‘ืจ ื”ื ืœืžื™ ื ื“ื” ื•ื‘ื˜ืœื• ื‘ืžืขื™ื” ืžืฉื•ื ื”ื™ืกื— ื”ื“ืขืช ื•ื‘ืชื•ืกืคืช' (ื“ืžืงื•ื•ืื•ืช ืค"ื—) ืžืคืจืฉ ื˜ืขืž' ื“ืจ"ื™ ืžืฉื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ ืœืžืฉืžืจืช ื™ืฆืื• ืืœื• ืฉืื™ื ื ืœืžืฉืžืจืช ื”ื•ืื™ืœ ืฉืฉืชืชื” ืžื”ืŸ ื”ืคืจื”:
Elles sont annulรฉes dans ses entrailles. Tant qu'elles sont encore dans sa bouche, elles ne sont pas annulรฉes. Bien qu'on dise dans le traitรฉ Para (9, 3) que tous les oiseaux rendent les mei hatat passoul. Le Ri dit : lร -bas, il s'agit d'avant le kidouch, et elles deviennent passoul, comme l'explique Rachi dans Hanizakin (Guitin 53) : nous exigeons que leur hiyout (eau vive) soit dans un rรฉcipient, ou bien ร  cause d'une melakha (usage). Ici, il s'agit d'aprรจs le kidouch, puisqu'on les compte comme destinรฉes ร  transmettre une touma grave. Et une melakha ne rend pas passoul aprรจs le kidouch, comme la michna l'enseigne dans le traitรฉ Para (4, 4) : l'eau, une melakha la rend passoul jusqu'ร  ce qu'on y mette la cendre. Et dans la fin, il le tire de ce qui est รฉcrit lemรฉi nida (pour les eaux de sรฉparation) : elles sont dรฉjร  lemรฉi nida. Et elles sont annulรฉes dans ses entrailles ร  cause du hesekh hadaat. Et dans la Tossefta de Mikvaot (ch. 8), on explique la raison de Rabbi Yehouda : parce qu'il est รฉcrit lemishmeret (pour รชtre gardรฉ). En sortent celles qui ne sont pas pour รชtre gardรฉes, dรจs lors que la vache en a bu.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse retenue de cette branche. Hasorei mihasera : la michna est elliptique, et tout le texte est Rabbi Yehouda. Il n'y a plus deux tanna ร  opposer.

Sa chair est impure vise la touma lรฉgรจre. La touma grave est tombรฉe : le nom de mei hatat n'est plus sur l'eau, un homme qui la touche dans les entrailles reste hors de cette touma. La phrase annulรฉes dans ses entrailles donne la raison de cette chute.

Tossefot : dans la bouche, l'eau n'est pas encore annulรฉe. Para 9, 3, les oiseaux, vise l'eau avant le kidouch. Ici l'eau est dรฉjร  sanctifiรฉe par la cendre : une melakha ne la rend plus passoul. L'annulation vient du hesekh hadaat. La Tossefta donne un autre appui : lemishmeret, l'eau doit rester gardรฉe ; la vache qui boit la sort de cette garde.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Michna relue, une seule voix : Rabbi Yehouda 1. Une vache a bu des mei hatat : sa chair est tamei. 2. Dans quel cas ? Touma lรฉgรจre, celle de l'aliment. 3. Touma grave, non : plus le nom de mei hatat sur l'eau. 4. Car Rabbi Yehouda dit : elles sont annulรฉes dans ses entrailles.
Le texte relu en quatre temps : chair tamei, touma lรฉgรจre, touma grave non, parole de Yehouda.
5
ืจื‘ ืืฉื™ ืืžืจ: ืœืขื•ืœื ื‘ื˜ืœื• ื‘ืžืขื™ื” ืœื’ืžืจื™, ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื” ืœื™ื” ืžืฉืงื” ืกืจื•ื—.

Rav Achi dit : en fait, elles sont annulรฉes dans ses entrailles entiรจrement, parce que c'est devenu un mashke sarouah (liquide putride).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืจื‘ ืืฉื™ ืืžืจ ืœืขื•ืœื ืœื’ืžืจื™ ื“ืืคื™' ืฉื ืžืฉืงื” ื‘ืขืœืžื ืœื™ื›ื ืขืœื™ื™ื”ื• ื“ื”"ืœ ืžืฉืงื” ืกืจื•ื— ื•ืชื ื™ื ื‘ืช"ื› ื•ื›ืœ ืžืฉืงื” ืืฉืจ ื™ืฉืชื” ื‘ื›ืœ ื›ืœื™ ื™ื˜ืžื ืคืจื˜ ืœืžืฉืงื” ืกืจื•ื—:
Rav Achi dit, en fait, entiรจrement : mรชme le nom de liquide ordinaire n'est plus sur elles, car c'est devenu un mashke sarouah (liquide putride). Et on enseigne dans le Torat Kohanim : et tout liquide qui sera bu dans tout rรฉcipient, yitma, ร  l'exclusion d'un liquide putride.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Achi revient ร  l'annulation entiรจre, grave et lรฉgรจre. La raison est autre que le retour de Yehouda : dans les entrailles, l'eau est un mashke sarouah.

Le Torat Kohanim lit le verset qui sera bu : un liquide qu'on ne boit plus, putride, ne reรงoit pas la touma et ne la transmet pas. Cette voie reste la mรชme que la touma des liquides soit de la Torah ou de rabanane.

6
ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืžืจื™ื: ืœืื•ื›ืœื™ืŸ โ€” ื˜ืžืื™ืŸ, ืœื›ืœื™ื โ€” ื˜ื”ื•ืจื™ื. ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ื‘ืจ ื—ื ื” ืืžืจ ืจื™ืฉ ืœืงื™ืฉ: ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืฉื™ื˜ืช ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืจื‘ื• ืืžืจื”, ื“ื“ืจื™ืฉ ืดื™ื˜ืžืืด โ€” ื™ื˜ืžื.

Rabbi Yossi et Rabbi Chimon disent : pour les aliments, ils sont impurs ; pour les ustensiles, ils sont purs. Rabba bar bar Hana a dit que Reish Lakish a dit : Rabbi Yossi l'a dite selon la mรฉthode de Rabbi Akiva son maรฎtre, qui expose yitma : yetamรฉ.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืจ' ื™ื•ืกื™ ืชืœืžื™ื“ื• ืฉืœ ืจ' ืขืงื™ื‘ื ื”ื™ื” ื›ื“ืชื ื™ื ื‘ื™ื‘ืžื•ืช ื‘ื”ื‘ื ืขืœ ื™ื‘ืžืชื• (ื™ื‘ืžื•ืช ื“ืฃ ืกื‘:) ื•ื”ื™ื” ื”ืขื•ืœื ืฉืžื ืขื“ ืฉื‘ื ืจ"ืข ืืฆืœ ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ืฉื‘ื“ืจื•ื ื•ืฉื ืื” ืœื”ืŸ ื•ืืœื• ื”ืŸ ืจ"ืž ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืจ' ื™ื•ืกื™ ื•ืจ"ืฉ ื•ืจ"ื ื‘ืŸ ืฉืžื•ืข:
Rabbi Yossi รฉtait l'รฉlรจve de Rabbi Akiva, comme on l'enseigne ร  Yevamot, au chapitre Haba al yevimto (Yevamot 62b) : le monde รฉtait dรฉsolรฉ, jusqu'ร  ce que Rabbi Akiva vienne chez nos maรฎtres du Sud et la leur enseigne. Les voici : Rabbi Meir, Rabbi Yehouda, Rabbi Yossi, Rabbi Chimon et Rabbi Elazar ben Chamoua.
ื“ื“ืจื™ืฉ ื™ื˜ืžื ื“ื›ืชื™ื‘ ื’ื‘ื™ ืื•ื›ืœื™ืŸ ื˜ืžืื™ืŸ ื™ื˜ืžื ื•ืื™ื”ื• ื ืžื™ ื“ืจื™ืฉ ื™ื˜ืžื ื“ื›ืชื™ื‘ ื’ื‘ื™ ืžืฉืงื™ืŸ ื˜ืžืื™ืŸ ื™ื˜ืžื:
Qui expose yitma : il est รฉcrit au sujet des aliments impurs yitma, et lui aussi expose le yitma รฉcrit au sujet des liquides impurs : yitma.
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la baraita du doute sur les liquides. Yossi et Chimon : contact d'un liquide impur, les aliments sont tamei, les ustensiles sont tahor.

Reish Lakish : Yossi parle selon Rabbi Akiva, son maรฎtre. La deracha lit yitma comme yetamรฉ, forme qui rend un autre impur, la oรน tame dirait seulement qu'il est impur.

Rachi rappelle les cinq รฉlรจves du Sud, Yevamot 62b, dont Yossi. Akiva a dรฉjร  lu ainsi le yitma des aliments. Yossi lit de la mรชme faรงon le yitma des liquides.

7
ื“ืชื ืŸ, ื‘ื• ื‘ื™ื•ื ื“ืจืฉ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื: ืดื•ื›ืœ ื›ืœื™ ื—ืจืฉ ืืฉืจ ื™ืคืœ ืžื”ื ื•ื’ื•ืณืด, ืื™ื ื• ืื•ืžืจ ืดื˜ืžืืด ืืœื ืดื™ื˜ืžืืด โ€” ื™ื˜ืžื ืื—ืจื™ื, ืœื™ืžื“ ืขืœ ื›ื›ืจ ืฉื ื™ ืฉืขื•ืฉื” ืฉืœื™ืฉื™ ื‘ื—ื•ืœื™ืŸ.

Car nous avons appris dans une michna : ce jour-lร , Rabbi Akiva a exposรฉ : Et tout rรฉcipient d'argile dans lequel il en tombera, etc. Il ne dit pas tame, il dit yitma : il rendra d'autres impurs.

Il a enseignรฉ, au sujet d'un pain de second degrรฉ, qu'il fait un troisiรจme dans les houlin.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื‘ื• ื‘ื™ื•ื ื‘ื™ื•ื ืฉืžื™ื ื• ืืช ืจ"ื ื‘ืŸ ืขื–ืจื™ื” ืœื ืฉื™ืื•ืช:
Ce jour-lร  : le jour oรน l'on a nommรฉ Rabbi Elazar ben Azaria ร  la nessiout (prรฉsidence).
ืืฉืจ ื™ืคื•ืœ ืžื”ื ืืœ ืชื•ื›ื• ื•ืชื ื™ื ื‘ื”ื›ืœ ืฉื•ื—ื˜ื™ืŸ (ื—ื•ืœื™ืŸ ื›ื“:) ืืข"ืค ืฉืœื ื ื’ืข ืืœื ื ืชืœื” ื‘ืื•ื™ืจื• ื”"ืœ ื›ืœื™ ืจืืฉื•ืŸ ื•ื›ืชื™ื‘ ื›ืœ ืืฉืจ ื‘ืชื•ื›ื• ื™ื˜ืžื ืžื—ืžืช ื”ื›ืœื™ ื”"ืœ ืื•ื›ืœ ืฉื ื™ ื•ืื™ื ื• ืื•ืžืจ ื˜ืžื ืืœื ื™ื˜ืžื ืœื“ืจื•ืฉ ื‘ื™ื” ื™ื˜ืžื:
Dans lequel il en tombera, ร  l'intรฉrieur. Et on enseigne ร  Hakol shohatin (Houlin 24b) : mรชme s'il n'a pas touchรฉ, et qu'il est seulement suspendu dans son air, le voici un rรฉcipient de premier degrรฉ. Et il est รฉcrit : tout ce qui est ร  l'intรฉrieur, yitma, du fait du rรฉcipient : le voici un aliment de second degrรฉ. Et il ne dit pas tame, il dit yitma, pour y interprรฉter yetamรฉ.
ืœื™ืžื“ ืขืœ ื›ื›ืจ ืฉื ื™ ื“ื”ื ืงืจื ืžืฉืชืขื™ ื‘ืื•ื›ืœื™ืŸ ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ืชืจื™ื” ืžื›ืœ ื”ืื•ื›ืœ ืืฉืจ ื™ืื›ืœ ื•ื”ื•ื ื”ื™ื” ื‘ืชื•ืš ื”ื›ืœื™ ื™ื˜ืžื ืืœืžื ื›ื›ืจ ืฉื ื™ ืขื•ืฉื” ืฉืœื™ืฉื™ ื•ืืฃ ื‘ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืงืจื ืกืชืžื ื›ืชื™ื‘ ื•ื”ื ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ืื•ื›ืœื™ืŸ ืฉื‘ื• ืžืงื‘ืœื™ืŸ ื˜ื•ืžืื” ืžืŸ ื”ืฉืจืฅ ื“ืœื™ื”ื•ื™ ืื•ื™ืจ ื›ืœื™ ื›ืžืืŸ ื“ืžืœื™ ื˜ื•ืžืื” ื•ื ื™ื”ื•ื• ืื•ื›ืœ ืจืืฉื•ืŸ ื“ื"ื› ืืฃ ื›ืœื™ื ืฉื‘ืื•ื™ืจื• ื™ื˜ืžืื• ื•ื‘ืคืจืงื™ืŸ ืžืคืจืฉื™ื ืŸ ืœื” ื‘ื”ื“ื™ื ื“ืขืœ ื›ืจื—ืš ืฉื ื™ ื”ื•ื ื•ืžืŸ ื”ื›ืœื™ ื”ื•ื ืžืงื‘ืœื” ืฉืžื˜ืžื ืืช ื”ืฉืœื™ืฉื™ ื•ืื ื™ ืฉืžืขืชื™ ื›ื›ืจ ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื• ื•ืื™ืช ืœื™ื” ืœืจ"ืข ืื•ื›ืœ ืžื˜ืžื ืื•ื›ืœ ื•ื"ื ืœื•ืžืจ ื›ืŸ ืžืฉื•ื ื“ืœื ืืฉื›ื—ืŸ ืœื” ื‘ื”ื“ื™ื ื•ืข"ื™ ื”ื“ื—ืง ื ืืžืจ ื•ื"ื› ื›ื™ ืืงืฉื™ ืœืขื™ืœ ื•ื”ื ืื™ืŸ ืื•ื›ืœ ืžื˜ืžื ืื•ื›ืœ ื•ื“ื—ื™ืง ื ืคืฉื™ื” ื•ืื•ืงืžื” ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื˜ืžื ื ื™ืžื ื›ืจ"ืข ืก"ืœ ื“ื”ื ืจ"ืข ื’ื•ืคื™ื” ืื™ื™ืจื™ ื‘ื™ื” ื•ื”ื•ืกื™ืฃ ืขื“ื•ืช ืขืœ ืขื“ื•ืชื• ื•ืœืงืžืŸ ื“ืงืืžืจ ืœื ื›ืš ื”ื™ื” ื•ืœื ืžืฆื™ ืœื“ื—ื•ื™ื” ืืœื ืข"ื™ ื˜ืขื ื–ื” ืœื ืžืฆื™ื ื• ื˜ื•ืžืื” ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื” ื”ืจื™ ืžืฆื™ื ื• ืœืจ"ืข ื•ืขื•ื“ ื‘ื”ื“ื™ื ืืžืจ ืœืงืžืŸ ื‘ื”ื”ื•ื ื™ื˜ืžื ืœื˜ืžื ืืช ื”ืžืฉืงื™ืŸ ื•ืœื ืื•ื›ืœ ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื•:
Il a enseignรฉ au sujet d'un pain de second degrรฉ. Le verset parle d'aliments, comme il est รฉcrit ensuite : de toute nourriture qui se mangera, et elle รฉtait dans le rรฉcipient, yitma. Donc un pain de second degrรฉ fait un troisiรจme, mรชme dans les houlin, car le verset est รฉcrit sans prรฉcision. Et on ne peut pas dire que les aliments qui s'y trouvent reรงoivent la touma du sherets, de sorte que l'air du rรฉcipient serait comme rempli de touma et qu'ils deviennent un aliment de premier degrรฉ. Car alors, mรชme les ustensiles qui sont dans son air deviendraient impurs. Et dans notre chapitre on l'explique en clair : force est qu'il est de second degrรฉ, et c'est du rรฉcipient qu'il reรงoit la touma, lui qui rend le troisiรจme impur. Et moi, j'ai entendu : un pain fait son semblable, et Rabbi Akiva tient qu'un aliment rend un aliment impur. Impossible de le dire, car on ne le trouve pas en clair, et on ne le dirait que par contrainte. S'il en รฉtait ainsi, quand on a objectรฉ plus haut : mais un aliment ne rend pas un aliment impur, et qu'il s'est contraint et l'a รฉtabli impur de rabanane, disons qu'il tient comme Rabbi Akiva. Car Rabbi Akiva lui-mรชme en traite, et il a ajoutรฉ un tรฉmoignage ร  son tรฉmoignage. Et plus loin, oรน il dit : il n'en fut pas ainsi, et oรน il ne peut l'รฉcarter que par cette raison : nous n'avons pas trouvรฉ de touma qui fasse son semblable. Or nous l'avons trouvรฉ selon Rabbi Akiva. Et encore, il dit en clair plus loin, sur ce yitma, qu'il sert ร  rendre les liquides impurs, et non un aliment semblable ร  lui.
๐Ÿ’ก Explication

Bo bayom : le jour oรน Rabbi Elazar ben Azaria fut nommรฉ nasi. Michna Eduyot, citรฉe ici. Le verset, Vayikra 11, 33 : tout ce qui est dans le keli chรจres, yitma.

Rachi, d'aprรจs Houlin 24b : un sherets suspendu dans l'air du rรฉcipient rend le keli rishon, sans contact des parois. L'aliment qui est dedans est sheni, il reรงoit du keli. S'il recevait du sherets lui-mรชme, les ustensiles dans l'air seraient tamei eux aussi. Ils ne le sont pas.

Akiva lit yitma et non tame : le sheni rend un autre tamei. Un pain sheni fait un shelishi, et le verset ne limite pas aux kodashim : cela vaut pour les houlin. Rachi รฉcarte une tradition entendue selon laquelle Akiva tiendrait qu'un aliment rend un aliment impur, son semblable.

8
ื•ื”ื›ื ื”ื™ื›ื™ ื“ืจื™ืฉ? ืดื•ื›ืœ ืžืฉืงื” ืืฉืจ ื™ืฉืชื” ื‘ื›ืœ ื›ืœื™ ื™ื˜ืžืืด โ€” ื™ื˜ืžื, ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืืช ืื•ื›ืœื™ืŸ. ืืชื” ืื•ืžืจ ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืืช ืื•ื›ืœื™ืŸ, ืื• ืื™ื ื• ืืœื ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ? ืืžืจืช: ืœื ื›ืš ื”ื™ื”.

Et ici, comment l'expose-t-il ? Et tout liquide qui sera bu dans tout rรฉcipient, yitma : yรฉtamรฉ, pour transmettre une touma d'aliments.

Tu dis : pour transmettre une touma d'aliments. Ou bien seulement pour transmettre une touma de liquides ?

Tu dis : il n'en fut pas ainsi.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ื”ื›ื ื’ื‘ื™ ื™ื˜ืžื ื“ืžืฉืงื™ืŸ ื“ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื“ืžื˜ืžื ืื•ื›ืœ ื”ื™ื›ื™ ื“ืจื™ืฉ ืœื™ื” ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื“ืžื•ืงื™ ืœื™ื” ืœื˜ืžื ืื•ื›ืœ ื•ืœื ืœื˜ืžื ืžืฉืงื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื• ื•ืœื ื›ืœื™:
Et ici : au sujet du yitma des liquides, dont Rabbi Yossi dit qu'il rend un aliment impur. Comment Rabbi Yossi l'expose-t-il ? Il le place sur le fait de rendre un aliment impur, ร  l'exclusion d'un liquide semblable ร  lui, et ร  l'exclusion d'un ustensile.
ื•ื›ืœ ืžืฉืงื” ืืฉืจ ื™ืฉืชื” ื‘ื›ืœ ื›ืœื™ ืื ื”ื™ื” ื”ืžืฉืงื” ื”ื–ื” ื‘ืชื•ื›ื• ืฉืœ ื›ืœื™ ื—ืจืก ื“ื”ื ืขืœื” ืงืื™ ื™ื˜ืžื ื•ื“ืจื™ืฉ ื‘ื™ื” ื™ื˜ืžื ืœื˜ืžื ืืช ื”ืื•ื›ืœ:
Et tout liquide qui sera bu dans tout rรฉcipient : si ce liquide รฉtait ร  l'intรฉrieur d'un rรฉcipient d'argile, car c'est sur lui que porte le verset, yitma. Et il y interprรจte yรฉtamรฉ, pour rendre l'aliment impur.
๐Ÿ’ก Explication

La deracha d'Akiva portait sur l'aliment dans le keli. Yossi la reporte sur le membre suivant, Vayikra 11, 34 : tout liquide qui sera bu dans tout rรฉcipient, yitma.

Lecture retenue : yรฉtamรฉ, le liquide transmet une touma d'aliments. Lecture รฉcartรฉe dans la formule du Sifra : il ne transmettrait qu'une touma de liquides. La formule il n'en fut pas ainsi reste ร  expliquer. Rachi ajoute : l'ustensile aussi reste hors de ce yitma.

9
ืžืื™ ืดืœื ื›ืš ื”ื™ื”ืด? ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ืœื ืžืฆื™ื ื• ื˜ื•ืžืื” ืฉืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื”.

Que signifie : il n'en fut pas ainsi ? Rav Pappa dit : nous n'avons pas trouvรฉ de touma qui fasse son semblable.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœื ืžืฆื™ื ื• ื˜ื•ืžืื” ืฉืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื• ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ ื“ืœื”ื›ื™ ืงืจื™ื ื ื™ื˜ืžื ืœืžื™ืžืจ ื“ื”ื•ื ื˜ืžื ื•ืื™ืŸ ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื•:
Nous n'avons pas trouvรฉ de touma qui fasse son semblable : comme nous disons plus loin, c'est pour cela que nous lisons yitma, pour dire qu'il est impur et qu'il ne fait pas son semblable.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœื ืžืฆื™ื ื• ื˜ื•ืžืื” ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื” ืคื™' ื”ืงื•ื ื˜' ื›ื“ื“ืจืฉื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ ื™ื˜ืžื ืฉืื™ืŸ ื˜ื•ืžืื” ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื” ื•ืื™ืช ืกืคืจื™ื ื“ืœ"ื’ ืœืงืžืŸ ื•ืœืฉื•ืŸ ืœื ืžืฆื™ื ื• ืœื ืžืฉืžืข ื›ืŸ ื“ืžืฉืžืข ื“ืžืขืœืžื ื ืคืงื ืœืŸ ืžืžืฉืžืขื•ืช ื•ืžืคืจ"ื™ ืœื ืžืฆื™ื ื• ื˜ื•ืžืื” ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื” ื›ื“ื“ืจืฉื™ื ืŸ ืœืขื™ืœ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ื™ื“.) ืžื˜ืžื ื”ื•ื:
Nous n'avons pas trouvรฉ de touma qui fasse son semblable. Explication du Kontres : comme nous l'exposons plus loin, yitma, qu'une touma ne fait pas son semblable. Et il y a des livres qui n'ont pas cette leรงon plus loin. Et la langue nous n'avons pas trouvรฉ ne va pas dans ce sens : elle donne qu'on le tire d'ailleurs, du sens mรชme des mots. Le Ri explique : nous n'avons pas trouvรฉ de touma qui fasse son semblable, comme nous l'exposons plus haut (Pessahim 14a) ร  partir de metame hou.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Pappa explique la formule. Une touma ne rend pas tamei une chose de sa propre catรฉgorie. Le yitma du liquide ne peut donc pas viser un autre liquide, son semblable. Il vise l'aliment.

Rachi rattache la formule ร  une lecture ultรฉrieure de yitma : il est tamei, et il ne fait pas son semblable. Tossefot : certains livres n'ont pas ce passage plus loin, et nous n'avons pas trouvรฉ parle d'une rรจgle dรฉjร  connue, pas d'une deracha ร  venir. Le Ri renvoie ร  Pessahim 14a : metame hou, lui rend impur, ร  l'exclusion de son semblable.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pas de touma qui fait son semblable Liquide vers liquide son semblable รฉcarte Liquide vers aliment autre catรฉgorie c'est le yitma D'oรน la rรจgle Rav Pappa : lo matsina Ri : Pessahim 14a metame hou
Rav Pappa : le liquide ne rend pas un liquide tamei. Le yitma vise l'aliment.
10
ืจื‘ื™ื ื ืืžืจ: ืžื’ื•ืคื™ื” ื“ืงืจื ื ืžื™ ืœื ืžืฆื™ืช ืืžืจืช ืดื™ื˜ืžืืด โ€” ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ. ื“ืื™ ืกืœืงื ื“ืขืชืš ืดื™ื˜ืžืืด ื“ืกื™ืคื ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ, ืดื™ื˜ืžืืด ื“ืจื™ืฉื, ื ืžื™ ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ. ื ื™ืขืจื‘ื™ื ื”ื• ื•ื ื™ื›ืชื‘ื™ื ื”ื•: ืดืžื›ืœ ื”ืื›ืœ ืืฉืจ ื™ืื›ืœ ืืฉืจ ื™ื‘ื•ื ืขืœื™ื• ืžื™ื ื•ื›ืœ ืžืฉืงื” ืืฉืจ ื™ืฉืชื” ื‘ื›ืœ ื›ืœื™ ื™ื˜ืžืืด.

Ravina dit : du verset lui-mรชme aussi, tu ne peux pas dire que yitma vise ร  transmettre une touma de liquides. Car si tu penses que le yitma de la fin vise ร  transmettre une touma de liquides, le yitma du dรฉbut viserait aussi ร  transmettre une touma de liquides.

Qu'on les joigne et qu'on les รฉcrive : De toute nourriture qui se mangera, sur laquelle viendra de l'eau, et tout liquide qui sera bu dans tout rรฉcipient, yitma.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืื™ ืก"ื“ ื”ืื™ ื™ื˜ืžื ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ืžืฉืงื” ื‘ืกื™ืคื™ื” ื“ืงืจื ืœื˜ืžื ืžืฉืงื™ื ืงืืžืจ ื•ื™ื˜ืžื ื“ืจื™ืฉื ื“ื›ืชื™ื‘ ื’ื‘ื™ ืื•ื›ืœ ืข"ื› ืœื˜ืžื ืžืฉืงื™ืŸ ืžื•ืงืžื™ ืœื™ื” ืœืงืžื™ื” ื“ื”ื›ืชื™ื‘ ืœืขื™ืœ ืžื”ืื™ ืงืจื ื˜ืžื ื”ื•ื ื•ืืžืจื™ื ืŸ ื”ื•ื ื˜ืžื ื•ืื™ืŸ ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื• ื•ืžื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžืขื•ื˜ื™ ืื•ื›ืœ ืžื›ืœืœ ื“ืžืฉืงื™ืŸ ืžื˜ืžืื™ ื"ื› ื™ื˜ืžื ื™ื˜ืžื ืœืžื” ืœื™ ืœื™ืขืจื‘ื™ื ื”ื• ื•ื ื›ืชื‘ื™ื ื”ื• ื›ื•':
Et si tu penses : ce yitma รฉcrit au sujet du liquide, ร  la fin du verset, veut dire pour rendre des liquides impurs. Et le yitma du dรฉbut, รฉcrit au sujet de l'aliment, on le place forcemenent, plus loin, sur le fait de rendre des liquides impurs. Car il est รฉcrit avant ce verset : tame hou. Et nous disons : lui est impur, et il ne fait pas son semblable. Et puisqu'il a fallu exclure l'aliment, il en ressort que les liquides rendent impur. Dรจs lors, yitma, yitma, pourquoi en ai-je besoin ? Qu'on les joigne et qu'on les รฉcrive, etc.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืจื‘ื™ื ื ืืžืจ ืžื’ื•ืคื™ื” ื“ืงืจื ืœื ืžืฆื™ืช ืืžืจืช ื“ืื™ ืก"ื“ ืœื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ ืœื ืœื›ืชื•ื‘ ืืœื ื—ื“ ื™ื˜ืžื ืชืจื™ ื–ื™ืžื ื™ ืœืžื” ืœื™ ืœืžืขื•ื˜ื™ ืฉืื™ืŸ ื˜ื•ืžืื” ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื”:
Ravina dit : du verset lui-mรชme tu ne peux pas dire. Car si tu penses que c'est pour une touma de liquides, qu'on n'รฉcrive qu'un seul yitma. Deux fois, pourquoi en ai-je besoin ? Pour exclure : une touma ne fait pas son semblable.
๐Ÿ’ก Explication

Ravina ne s'appuie pas sur la rรจgle gรฉnรฉrale. Il lit le verset. Vayikra 11, 34 ร  deux yitma : un sur l'aliment ou l'eau est venue, un sur le liquide.

Si les deux voulaient dire rendre un liquide tamei, la Torah aurait liรฉ les deux cas et ferme par un seul yitma. Rachi : le premier yitma est dรฉjร  fixรฉ sur les liquides, parce que tame hou, avant ce verset, enseigne que l'aliment ne fait pas son semblable, d'oรน l'on apprend que les liquides, eux, transmettent. Deux yitma pour une seule portรฉe seraient de trop.

Tossefot resserre : le second yitma sert ร  exclure qu'une touma fasse son semblable.

11
ืชืจื™ ืดื™ื˜ืžืืด ืœืžื” ืœื™? ืืœื: ืดื™ื˜ืžืืด ื“ืจื™ืฉื ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ, ืดื™ื˜ืžืืด ื“ืกื™ืคื ืœื˜ืžื ื˜ื•ืžืืช ืื•ื›ืœื™ืŸ.

Deux yitma, pourquoi en ai-je besoin ? Le yitma du dรฉbut, pour transmettre une touma de liquides.

Le yitma de la fin, pour transmettre une touma d'aliments.

๐Ÿ’ก Explication

Conclusion de Ravina. Les deux mots ont deux portรฉes.

Reisha, sur la nourriture : l'aliment rend le liquide tamei. Seifa, sur le liquide bu dans le rรฉcipient : le liquide rend l'aliment tamei. C'est la lecture de Rabbi Yossi.

12
ื•ืื™ืžื ืœื˜ืžื ืืช ื”ื›ืœื™ื! ื•ืœืื• ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ื”ื•ื, ื•ืžื” ื›ืœื™ ืฉืžื˜ืžื ืžืฉืงื” โ€” ืื™ืŸ ืžื˜ืžื ื›ืœื™, ืžืฉืงื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ืžื—ืžืช ื›ืœื™ โ€” ืื™ื ื• ื“ื™ืŸ ืฉืœื ื™ื˜ืžืื• ืืช ื”ื›ืœื™ื?

Et dis : pour rendre les ustensiles impurs ! N'est-ce pas un kal va-homer ?

Un ustensile qui rend un liquide impur ne rend pas un ustensile impur. Des liquides qui viennent du fait d'un ustensile, la logique ne veut-elle pas qu'ils ne rendent pas les ustensiles impurs ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืื™ืžื ื™ื˜ืžื ื“ืกื™ืคื ืœื˜ืžื ืืช ื”ื›ืœื™ื ื•ืืžืื™ ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืœื›ืœื™ื ื˜ื”ื•ืจ:
Et dis : le yitma de la fin, pour rendre les ustensiles impurs. Et pourquoi Rabbi Yossi dit-il : pour les ustensiles, purs ?
ื•ืžื” ื›ืœื™ ืฉื˜ื™ืžื ืืช ื”ืžืฉืงื” ื”ื–ื” ืœื ื™ื•ื›ืœ ืœื˜ืžื ืืช ื”ื›ืœื™ ื›ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ ื›ืœ ืืฉืจ ื‘ืชื•ื›ื• ื™ื˜ืžื ืžื›ืœ ื”ืื•ื›ืœ ืื•ื›ืœื™ืŸ ื•ืžืฉืงื™ืŸ ืžื™ื˜ืžืื™ื ืžืื•ื™ืจ ื›ืœื™ ื—ืจืก ื•ืื™ืŸ ื›ืœื™ื ืžื™ื˜ืžืื™ื ืžืื•ื™ืจ ื›ืœื™ ื—ืจืก ืžืฉืงื™ืŸ ืืœื• ืฉื‘ืื™ืŸ ืžื—ืžืช ื›ืœื™ ืื™ื ื• ื“ื™ืŸ ื›ื•':
Et quoi, un ustensile : celui qui a rendu ce liquide impur ne pourra pas rendre l'ustensile impur. Comme on dit plus loin : tout ce qui est ร  l'intรฉrieur, yitma, ร  partir de : de toute nourriture. Les aliments et les liquides deviennent impurs par l'air d'un rรฉcipient d'argile, et les ustensiles ne deviennent pas impurs par l'air d'un rรฉcipient d'argile. Ces liquides qui viennent du fait d'un ustensile, la logique ne veut-elle pas, etc.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืžื” ื›ืœื™ ืฉืžื˜ืžื ืžืฉืงื™ืŸ ื•ื"ืช ืžืฉืงื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ืžื—ืžืช ืื•ื›ืœ ืœื ื™ื˜ืžืื• ืื•ื›ืœ ืžื”ืื™ ืง"ื• ื•ื›ืŸ ืื•ื›ืœ ื”ื‘ื ืžื—ืžืช ืžืฉืงื™ืŸ ืœื ื™ื˜ืžื ืžืฉืงื™ืŸ ื•ื™"ืœ ื“ื”ื›ื ืขื‘ื™ื“ ืฉืคื™ืจ ืง"ื• ื“ืžื” ื›ืœื™ ืฉืื™ืŸ ืžื˜ืžื ื›ืœื™ ืžืฉื•ื ืฉื”ื•ื ืงืœ ืฉืื™ื ื• ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื“ื›ืฉื”ื•ื ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ืžื˜ืžื ื›ืœื™ ื•ื›"ืฉ ืžืฉืงื™ืŸ ื”ื‘ืื™ื ืžื—ืžืช ื›ืœื™ ื“ืงื™ืœื™ ื˜ืคื™ ืื‘ืœ ืžื” ืฉืื™ืŸ ืื•ื›ืœ ืžื˜ืžื ืื•ื›ืœ ื”ื™ื™ื ื• ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื• ื•ื"ืช ืžืฉืงื™ืŸ ื”ื‘ืื™ื ืžื—ืžืช ื›ืœื™ ืฉื ื’ืข ื‘ืžืช ืžื ืœืŸ ื“ืœื ืžื˜ืžืื• ื›ืœื™ ื“ืžืง"ื• ื“ื›ืœื™ ืœื ืืชื™ ื“ื›ืœื™ ืฉื ื’ืข ื‘ืžืช ืžื˜ืžื ื›ืœื™ ื•ื™"ืœ ื“ื”ืื™ ืงืจื ื‘ืฉืจืฅ ื›ืชื™ื‘ ืื‘ืœ ืžืฉืงื™ืŸ ืฉื ื’ืขื• ื‘ื›ืœื™ ืฉื ื’ืข ื‘ืžืช ืœื ื›ืชื™ื‘:
Un ustensile qui rend des liquides impurs. Et si tu dis : des liquides venus d'un aliment ne rendraient pas un aliment impur, par ce kal va-homer ; de mรชme, un aliment venu d'un liquide ne rendrait pas un liquide impur. On rรฉpond : ici le kal va-homer est bien construit. Un ustensile qui ne rend pas un ustensile impur, c'est qu'il est lรฉger : il n'est pas un av hatumah. Quand il est un av hatumah, il rend un ustensile impur. ร€ plus forte raison les liquides venus d'un ustensile, qui sont plus lรฉgers. Le fait qu'un aliment ne rende pas un aliment impur relรจve de ceci : il ne fait pas son semblable. Et si tu dis : des liquides venus d'un ustensile qui a touchรฉ un mort, d'oรน tenons-nous qu'ils ne rendent pas un ustensile impur ? Cela ne sort pas du kal va-homer de l'ustensile, car un ustensile qui a touchรฉ un mort rend un ustensile impur. On rรฉpond : ce verset est รฉcrit au sujet d'un sherets. Des liquides qui ont touchรฉ un ustensile qui a touchรฉ un mort ne sont pas รฉcrits.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle lecture du second yitma : le liquide rendrait les ustensiles tamei. Elle contredirait la fin de la parole de Yossi : pour les kelim, tahor.

Le kal va-homer : le keli chรจres rendu tamei par un sherets transmet ร  l'aliment et au liquide qui sont dans son air, et laisse un autre ustensile tahor. Le liquide, qui n'est impur que du fait de ce keli, laisse aussi les ustensiles tahor.

Tossefot borne le raisonnement. Il tient parce que ce keli n'est pas un av hatumah : dรจs qu'il est av, il rend un keli tamei. Le fait qu'un aliment laisse un aliment tahor vient d'une autre rรจgle, il ne fait pas son semblable. Un keli qui a touchรฉ un mort rend un keli tamei : le kal va-homer ne couvre pas les liquides issus de ce keli. Le verset parle du sherets.

13
ื•ืื™ืžื: ื›ื™ ืœื ืžื˜ืžืื•, ืžืฉืงื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ืžื—ืžืช ื›ืœื™. ืื‘ืœ ืžืฉืงื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ืžื—ืžืช ืฉืจืฅ, ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื“ืžื˜ืžืื•! ืžืฉืงื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ืžื—ืžืช ืฉืจืฅ ืžื™ ื›ืชื™ื‘ื™?

Et dis : quand ils ne rendent pas impur, ce sont les liquides qui viennent du fait d'un ustensile. Mais les liquides qui viennent du fait d'un sherets, eux aussi, qu'ils rendent impur !

Les liquides qui viennent du fait d'un sherets, sont-ils รฉcrits ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืื™ืžื ื›ื™ ืœื ืžื˜ืžืื• ืžืฉืงื™ืŸ ื”ื‘ืื™ื ืžื—ืžืช ื›ืœื™ ื“ื‘ื”ืื™ ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ื”ื•ื ื“ื ืคืงื ืœืŸ ื“ืื™ืŸ ืžืฉืงื” ืžื˜ืžื ื›ืœื™ (ืื™ืžื ื›ื™ ืœื ืžื˜ืžืื• ืžืฉืงื™ืŸ ื›ืœื™) ื”ื ื™ ืžื™ืœื™ ืžืฉืงื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ืžื—ืžืช ื›ืœื™ ืื‘ืœ ืžืฉืงื™ืŸ ืฉื ื’ืขื• ื‘ืฉืจืฅ ื™ื˜ืžืื•ื”ื•:
Et dis : quand ils ne rendent pas impurs, les liquides qui viennent du fait d'un ustensile. C'est de ce kal va-homer que nous tirons qu'un liquide ne rend pas un ustensile impur. Dis : quand les liquides ne rendent pas un ustensile impur. Ces paroles visent les liquides qui viennent du fait d'un ustensile. Mais des liquides qui ont touchรฉ un sherets le rendraient impur.
๐Ÿ’ก Explication

Derniรจre poussรฉe du daf. Le kal va-homer parle des liquides impurs du fait d'un ustensile. Des liquides impurs du fait d'un sherets, contact direct, pourraient encore rendre un ustensile tamei.

La Guemara rรฉpond par le verset : ces liquides-lร  ne sont pas รฉcrits. Le yitma vise le liquide qui est dans le keli chรจres, donc impur du fait du rรฉcipient oรน le sherets est tombรฉ. Rachi : le kal va-homer ne couvre que cette eau-lร . L'eau qui a touchรฉ le sherets lui-mรชme reste hors du verset.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).