Pesachim 19a โ€” Degrรฉs de touma, tziruf du keli, aiguille dans la chair

Pesachim 19a

Sougya : Suite de la baraita de Rabbi Yossi, ouverte en 18b. Le verset de la chair qui touche tout impur vise aussi le contact d'un sheni (deuxiรจme degrรฉ) : le shelishi des kodashim est รฉcrit, le revi'i (quatriรจme degrรฉ) vient du kal va-homer.

S'il tenait comme Rabbi Akiva qu'un sheni fait un shelishi dans les houlin, il enseignerait aussi un revi'i dans la terouma et un hamishi (cinquiรจme degrรฉ) dans le kodech. Rav Achi, ou Rav Kahana, trouve la michna du keli qui rรฉunit son contenu, enseignรฉe d'aprรจs le tรฉmoignage de Rabbi Akiva : revi'i oui, hamishi non.

Rabbi Yo'hanan en tire que le tziruf (rรฉunion par le rรฉcipient) est de rabanane, contre Rabbi Hanin qui le lit dans la cuillรจre d'encens. Le daf ouvre ensuite l'aiguille trouvรฉe dans la chair : le couteau et les mains restent purs, et Rabbi Akiva en apprend qu'il n'y a pas de touma des mains dans le Mikdash.

Oรน s'arrรชte chaque maรฎtre Yossi n'a pas le shelishi des houlin. Akiva l'a, et n'ajoute pas le degrรฉ du kal va-homer. Houlin Terouma Kodech Rabbi Yossi Pas de shelishi. Il ne derache pas yitma yitma. Shelishi : oui. Revi'i : non. Shelishi : le verset, contact d'un sheni. Revi'i : kal va-homer du mehoussar kipourim. Hamishi : non. Rabbi Akiva Shelishi : oui. yitma = yetame, il rend impur. Shelishi : oui. Revi'i : non. Pirka : le tevoul yom est un av hatumah. Revi'i : le verset, contact d'un shelishi. Hamishi : non. Mรชme pirka sur le mehoussar kipourim.
Yossi s'arrรชte au shelishi de la terouma et au revi'i du kodesh. Akiva a le shelishi des houlin, et le mรชme plafond : la pirka de l'av hatumah bloque le degrรฉ de plus.
Comment un kodech arrive au revi'i Chez Rabbi Akiva, la touma des liquides est de la Torah. Rachi, sur le silence des tanna. Sherets touche le keli Keli rishon Aliment sheni Liquide shelishi Aliment revi'i Le hamishi ne suit pas. On objecte : le mehoussar kipourim est un av hatumah. Si le liquide ne transmet pas Rabbi Meir, Rabbi Eliezer, Rabbi Yossi pour lui-mรชme. La chaรฎne s'arrรชte au liquide shelishi. Le revi'i, Rachi le trouve de rabanane, dans les cinq derniรจres ma'alot (Haguiga 20b).
Sherets, keli, aliment, liquide, aliment : le revi'i. Sans transmission des liquides, Rachi ne trouve ce revi'i que parmi les ma'alot de rabanane.
Tziruf : le keli fait un seul corps Michna des ma'alot. Rabbi Yo'hanan et Rabbi Hanin. Rabbi Yo'hanan La michna sort du tรฉmoignage de Rabbi Akiva. Levona et braises : pas des aliments. Tziruf de rabanane. Rachi. Tossefot dรฉplace la preuve. Rabbi Hanin Une cuillรจre, dix d'or, pleine d'encens. Le mot ahat : tout le contenu est une seule chose. Tziruf de la Torah. Michna : le keli rรฉunit pour le kodech, pas pour la terouma. Revi'i passoul au kodech. Shelishi passoul ร  la terouma.
Le rรฉcipient rรฉunit pour le kodesh. Yohanan : tziruf de rabanane, du tรฉmoignage d'Akiva. Hanin : de la Torah, par le mot ahat de la cuillรจre.
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Par tout impur, il ne sera pas mangรฉ. Ne traitons-nous pas du cas oรน il a touchรฉ un sheni ?

Le revi'i, par kal va-homer, comme nous le disons.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
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Par tout impur : cela ne vise-t-il pas aussi le cas oรน il a touchรฉ un sheni ? Car un sheni est appelรฉ tamei : tout ce qui est ร  l'intรฉrieur sera impur. Et maintenant que nous entendons Rabbi Yossi au shelishi pour la terouma et non au revi'i, et au revi'i pour le kodech et non au hamishi, forcรฉment il ne tient pas qu'un sheni fasse un shelishi dans les houlin, et il ne derache pas yitma yitma. Car s'il le tenait, il en tirerait un revi'i dans la terouma par kal va-homer ร  partir du tevoul yom. Si le tevoul yom, qui est permis dans les houlin, est passoul dans la terouma, le shelishi, qui est passoul dans les houlin, la logique ne veut-elle pas qu'il fasse un revi'i dans la terouma ? Et on ne peut pas dire dayo : sinon le kal va-homer n'enseignerait plus rien. Le shelishi pour la terouma, nous le tirons d'un verset, de la mรชme maniรจre que nous tirons le shelishi dans les houlin, et le revi'i par kal va-homer. Et le hamishi dans le kodech, par kal va-homer ร  partir du mehoussar kipourim. Donc, ร  coup sรปr, Rabbi Yossi ne tient pas qu'un sheni fasse un shelishi dans les houlin.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de la baraita de Rabbi Yossi, coupรฉe ร  la fin de 18b : et la chair qui touche. Le verset dit : par tout impur, il ne sera pas mangรฉ. Un sheni porte dรฉjร  le nom de tamei. Le contact de la chair de kodech avec un sheni est donc รฉcrit : c'est le shelishi. Le revi'i reste au kal va-homer du mehoussar kipourim, comme la baraita l'a construit.

Rachi en tire la position de Yossi sur les houlin. Il enseigne shelishi pour la terouma, pas revi'i ; revi'i pour le kodech, pas hamishi. S'il derachait yitma yitma comme Rabbi Akiva, le shelishi des houlin serait รฉcrit, et le kal va-homer du tevoul yom donnerait un revi'i dans la terouma. Dayo (le dรฉrivรฉ ne dรฉpasse pas sa source) ne bloque pas ce pas : le shelishi est dรฉjร  dans le verset, le kal va-homer ne sert qu'au degrรฉ suivant. Yossi ne tient donc pas qu'un sheni fasse un shelishi dans les houlin.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le verset et le degrรฉ qu'il laisse au kal va-homer ร‰crit La chair touche un sheni. Un sheni est appelรฉ tamei. Shelishi des kodashim. Kal va-homer Mehoussar kipourim, permis ร  la terouma, passoul au kodech. Revi'i des kodashim.
Le shelishi des kodashim est dans le verset, des qu'un sheni est appelรฉ tamei. Le revi'i vient du kal va-homer.
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Et s'il te vient ร  l'esprit qu'il tient comme Rabbi Akiva, qu'il enseigne aussi : revi'i dans la terouma, et hamishi dans le kodech.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
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Qu'il enseigne aussi un revi'i dans la terouma. Et de mรชme, on aurait pu dire : s'il tient comme Rabbi Akiva, pourquoi a-t-il besoin d'amener par kal va-homer un revi'i dans le kodech ร  partir du mehoussar kipourim ? Du verset lui-mรชme nous l'entendons, dรจs lors que le shelishi est tamei dans les houlin. On lit ici : et la chair qui touche tout impur, etc., de la mรชme maniรจre que nous derachons maintenant pour le shelishi.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara serre Rabbi Yossi. S'il tenait comme Rabbi Akiva qu'un sheni fait un shelishi dans les houlin, le mรชme kal va-homer donnerait un revi'i dans la terouma et un hamishi dans le kodech. Il ne les enseigne pas.

Tossefot va un cran plus loin. Ce shelishi des houlin serait lui-mรชme appelรฉ tamei. Le verset de la chair qui touche tout impur donnerait alors directement le revi'i des kodashim, et Yossi n'aurait plus besoin du kal va-homer du mehoussar kipourim, celui qu'il vient pourtant de poser pour le revi'i.

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Mais que Rabbi Akiva ne tient pas comme Rabbi Yossi, d'oรน le tenons-nous ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœื ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืœื ืกื‘ืจ ืœื” ื›ืจ' ื™ื•ืกื™ ืžื ืœืŸ ื“ื™ืœืžื ืจ"ืข ืื™ืช ืœื™ื” ื ืžื™ ืง"ื• ื“ืจ' ื™ื•ืกื™ ื•ืžื™ื™ืชื™ ืœื™ื” ื‘ื”ืื™ ืง"ื• ืจื‘ื™ืขื™ ื‘ืชืจื•ืžื” ื•ื—ืžื™ืฉื™ ื‘ืงื•ื“ืฉ:
Mais que Rabbi Akiva ne tient pas comme Rabbi Yossi, d'oรน le tenons-nous ? Peut-รชtre Rabbi Akiva a lui aussi le kal va-homer de Rabbi Yossi, et il amรจne par ce kal va-homer un revi'i dans la terouma et un hamishi dans le kodech.
๐Ÿ’ก Explication

Le premier volet est rรจgle : Yossi ne suit pas Akiva. L'inverse reste ouvert. Rabbi Akiva pourrait accepter le kal va-homer de Yossi et tenir, en plus de son shelishi dans les houlin, un revi'i dans la terouma et un hamishi dans le kodech. Rien, dans ce qu'il enseigne explicitement jusqu'ici, ne l'en empรชche.

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ืืžืจ ืœื™ื”: ื“ืœื ืœื™ืฉืชืžื™ื˜ ืชื ื ื•ืœื™ืชื ื™ ืจื‘ื™ืขื™ ื‘ืชืจื•ืžื” ื•ื—ืžื™ืฉื™ ื‘ืงื•ื“ืฉ, ื•ื ื™ืžื ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื”ื™ื. ื•ืื ืŸ ืื”ื›ื™ ื ื™ืงื•ื ื•ื ืกืžื•ืš?!

Il lui dit : c'est qu'aucun tanna ne se serait laissรฉ รฉchapper pour enseigner un revi'i dans la terouma et un hamishi dans le kodech, et pour dire : c'est Rabbi Akiva. Et nous, lร -dessus, nous nous lรจverions et nous nous appuierions ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื"ืœ ืื ืื™ืชื ื“ื™ืฉ ื—ื•ืœืงื™ื ื‘ื“ื‘ืจ ื”ื–ื” ื•ื›ื™ ืœื ืœื™ืฉืชืžื™ื˜ ืฉื•ื ืชื ื ื•ืœื™ืชื ื™ ืจื‘ื™ืขื™ ื‘ืชืจื•ืžื” ื‘ื—ื“ ื“ื•ื›ืชื ื•ื›ื™ ืชื™ืงืฉื™ ืœืš ืžื ื™ ื ื™ืžื ืจ"ืข ื”ื™ื ืืœื ื•ื“ืื™ ืœื™ืช ืœื™ื” ืœืจ"ืข ืง"ื• ื“ืจ"ื™ ืžืฉื•ื ืคื™ืจื›ื ื“ื“ื•ืจ ืื—ืจื•ืŸ ื›ื“ืืžืจ ื‘ืžืกื›' ืกื•ื˜ื” (ื“ืฃ ื›ื–:) ืขืชื™ื“ ื“ื•ืจ ืื—ืจื•ืŸ ืœื˜ื”ืจ ืืช ื”ืฉืœื™ืฉื™ ื‘ืชืจื•ืžื” ืฉืื ื• ืžื˜ืžืื™ืŸ ืื•ืชื• ื‘ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ืžื˜ื‘ื•ืœ ื™ื•ื ื›ื“ืืžืจืŸ ื•ื“ื•ืจ ืื—ืจื•ืŸ ืคืจื™ืš ืžื” ืœื˜ื‘ื•ืœ ื™ื•ื ืฉื›ืŸ ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื”ืœื›ืš ืœืจ"ืข ื ืžื™ ื“ืื™ืช ืœื™ื” ืฉืœื™ืฉื™ ื‘ื—ื•ืœื™ืŸ ืœื ืžื™ื™ืชื™ ืฉื•ื ืžืขืœื” ื˜ืคื™ ืœืชืจื•ืžื” ื‘ืง"ื• ืžื˜ื‘ื•ืœ ื™ื•ื ืžืฉื•ื ื”ื ืคื™ืจื›ื ื•ืฉืœื™ืฉื™ ื‘ื™ืŸ ื‘ืชืจื•ืžื” ื‘ื™ืŸ ื‘ื—ื•ืœื™ืŸ ื ืคืงื ืœืŸ ืžืงืจื ื‘ื”ื“ื™ื ื“ื“ืจื™ืฉ ื™ื˜ืžื ื™ื˜ืžื ื•ืจื‘ื™ืขื™ ื‘ืงื•ื“ืฉ ื ืžื™ ืžื•ื”ื‘ืฉืจ ืืฉืจ ื™ื’ืข ื‘ื›ืœ ื˜ืžื ืžื™ ืœื ืขืกืงื™ื ืŸ ื“ื ื’ืข ื‘ืฉืœื™ืฉื™ ื“ื”ื ืœืจ"ืข ื”ื•ืื™ืœ ื•ื“ืจื™ืฉ ื™ื˜ืžื ื™ื˜ืžื ืืฉื›ื—ืŸ ืฉืœื™ืฉื™ ื“ืื™ืงืจื™ ื˜ืžื ื•ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื“ืืชื™ ืงื•ื“ืฉ ืœื™ื“ื™ ืจื‘ื™ืขื™ ื”ื›ื™ ืฉืจืฅ ื˜ื™ืžื ื›ืœื™ ื•ื”"ืœ ืจืืฉื•ืŸ ื•ื›ืœื™ ืื•ื›ืœ ื•ืื•ื›ืœ ืžืฉืงื” ื•ืžืฉืงื” ืื•ื›ืœ ื“ื”ื ืœืจ"ืข ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื—ืžื™ืฉื™ ื‘ืงื•ื“ืฉ ืœื ืžื™ื™ืชื™ ื‘ืง"ื• ืžืžื—ื•ืกืจ ื›ืคื•ืจื™ื ื“ืื™ื›ื ืœืžื™ืคืจืš ืžื” ืœืžื—ื•ืกืจ ื›ืคื•ืจื™ื ืฉื›ืŸ ืื‘ ื”ื˜ื•ืžืื” ื•ืžื‘ืขื™ื ืœืŸ ืœืจ"ืž ื•ืจ"ื ื“ืืžืจื• ื‘ื”ื“ื™ื ื“ืžืฉืงื™ืŸ ืื™ืŸ ืžื˜ืžืื™ืŸ ื“ื‘ืจ ืื—ืจ ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ื•ืœืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื ืžื™ ื“ืื•ืงื™ืžื ื ื“ืœื™ื” ืœื ืก"ืœ ื”ื™ื›ื™ ืžืฉื›ื—ืช ืงื•ื“ืฉ ื‘ื ืœื™ื“ื™ ืจื‘ื™ืขื™ ืฉืจืฅ ื›ืœื™ ื”ื•ื™ ืจืืฉื•ืŸ ื•ื›ืœื™ ืื•ื›ืœ ื”ื•ื™ ืฉื ื™ ื•ืื•ื›ืœ ืžืฉืงื” ื”ื•ื™ ืฉืœื™ืฉื™ ื•ื”ื™ืืš ื™ื‘ื ืœื™ื“ื™ ืจื‘ื™ืขื™ ื•ื "ืœ ื“ืขืœ ื›ืจื—ื™ืš ืœื ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืชื“ืข ื“ืงืชื ื™ ืœื” ื’ื‘ื™ ืžืขืœื•ืช ื“ื—ื•ืžืจ ื‘ืงื•ื“ืฉ (ื—ื’ื™ื’ื” ื›:) ื“ืงื™"ืœ ื”ืชื ื“ื›ื•ืœื”ื• ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื ื™ื ื”ื• ื•ื–ื”ื• ืžื—ืžืฉ ืžืขืœื•ืช ื”ืื—ืจื•ื ื•ืช ื”ื™ื ื•ืืžืจ ื”ืชื ื”' ืื—ืจื•ื ื•ืช ืœื™ืช ืœื”ื• ื“ืจืจื ื“ื˜ื•ืžืื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื‘ืžืกื›ืช ืกื•ื˜ื” ื ืžื™ ืกื•ื’ื™ื ื“ืฉืžืขืชื ื“ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืื–ืœื ื•ืื•ื›ืœ ืฉืœื™ืฉื™ ืœืจ' ื™ื•ืกื™ ื‘ืงื•ื“ืฉ ื“ืงืืžืจ ืœืขื™ืœ ื•ืœืžื“ื ื• ืฉืœื™ืฉื™ ื‘ืงื•ื“ืฉ ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ืžื”ื™ื›ืŸ ืงื™ื‘ืœื” ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ืŸ ืžืฉืงื” ืžื˜ืžื ืื•ื›ืœ ืขืœ ื›ืจื—ื™ืš ืžืื•ื›ืœ ืงื™ื‘ืœื” ื•ืก"ืœ ื˜ื•ืžืื” ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื” ื‘ืงื“ืฉื™ื ื•ืื•ื›ืœ ื“ืžื˜ืžื ืžืฉืงื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ื“ืจืฉื™ ื™ื˜ืžื ื™ื˜ืžื ืœื ื™ื“ืขื ื ืžื”ื™ื›ื ื ืคืงื ืœื”ื• ืื™ ืœืื• ืžื”ืื™ ืงืจื ื•ื›ื™ ื™ื•ืชืŸ ืžื™ื ืขืœ ื–ืจืข ื•ื’ื•' ื•ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื”ื•ื ื˜ืžื ื•ืื™ื ื• ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื• ื•ืžื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืงืจื ืœืžืขื•ื˜ื™ ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื• ืžื›ืœืœ ื“ืžื˜ืžื ืื—ืจื™ื ื•ื›"ืช ื˜ืžื ื”ื•ื ื”ืจื™ ื”ื•ื ื˜ืžื ื•ืื™ื ื• ืžื˜ืžื ืื—ืจื™ื ื"ื› ืœืฉืชื•ืง ืงืจื ืžื™ื ื™ื” ื•ืœื›ืชื•ื‘ ื˜ืžื ื•ืžื”ื™ื›ื ืชื™ืชื™ ืœืŸ ื˜ื•ืžืื” ืœืื—ืจื™ื ื•ืื™ ืงืฉื™ื ื”ื•ืื™ืœ ื•ืžืฉืงื™ืŸ ืœื ืžื˜ืžืื™ ืื—ืจื™ื ื™ ืœืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืชื• ืœื ืžื™ืชื•ืงืžื ืžืชื ื™' ื›ืชืจืฆืชื ื“ืชืจื™ืฅ ืจ' ื™ืจืžื™ื” ืœืขื™ืœ ื•ืื–ื“ื ืจ' ื™ื•ืกื™ ืœื˜ืขืžื™ื” ื•ื”ื“ืจ ืงื•ืฉื™ื™ืŸ ืœื“ื•ื›ืชื” ืืžืื™ ืื™ื ื” ื”ื™ื ื”ืžื“ื” ืžื“ื” ื•ืžื“ื” ื”ื™ื ืœื ืชื™ืงืฉื™ ื“ื›ื™ ืื•ืงื™ืžื ื ื•ืื–ื“ื ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ืœื˜ืขืžื™ื” ื‘ืชืจ ื˜ืขืžื ื“ื”ื ืžืชื ื™' ื“ืจ' ื™ื•ืกื™ ืืœื™ื‘ื ื“ืจ"ืข ืื•ืงื™ืžื ื ื“ื“ืจื™ืฉ ื™ื˜ืžื ื™ื˜ืžื ื“ื”ื ืžื”ื ืžื™ื™ืชื™ื ืŸ ืกื™ื™ืขืชื ืขืœื™ื” ื•ืื ื™ ืฉืžืขืชื™ ื“ืจ' ื™ื•ืกื™ ืื™ืช ืœื™ื” ื™ื˜ืžื ื™ื˜ืžื ื’ื‘ื™ ืžืฉืงื™ืŸ ื•ื”ื ื“ืืžืจ ืœื ืก"ืœ ื‘ื”ื”ื™ื ื“ืื•ื›ืœื™ืŸ ื“ืจ"ืข ืืžืจืŸ ืœืขื ื™ืŸ ื˜ื•ืžืื” ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื” ื•ืขื›ืฉื™ื• ืืชื” ื‘ื ืœื™ื“ื™ ืจื‘ื™ืขื™ ืฉืจืฅ ื›ืœื™ ื›ืœื™ ืื•ื›ืœ ื•ืื•ื›ืœ ืžืฉืงื” ื•ืžืฉืงื” ืื•ื›ืœ ื•ืื™ ืืคืฉืจ ืœื”ืขืžื™ื“ื• ืžืคื ื™ ื›ืžื” ืชืฉื•ื‘ื•ืช ื•ืžื™ื”ื• ืœืจ"ืž ื“ืืžืจ ื‘ื”ื“ื™ื ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ ืœื˜ืžื ืื—ืจื™ื ืœืื• ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœื ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ืจื‘ื™ืขื™ ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ:
Il lui dit. S'il est vrai que des avis divergent lร -dessus, aucun tanna ne se serait-il laissรฉ รฉchapper pour enseigner un revi'i dans la terouma en un endroit ? Et si tu objectes : qui est-ce ? On dira : c'est Rabbi Akiva. Donc, ร  coup sรปr, Rabbi Akiva n'a pas le kal va-homer de Rabbi Yossi, ร  cause de l'objection de la gรฉnรฉration future, comme on dit dans la massechet Sota (27b) : la gรฉnรฉration future viendra dรฉclarer pur le shelishi de la terouma, que nous rendons impur par kal va-homer ร  partir du tevoul yom, comme nous l'avons dit. Et la gรฉnรฉration future objecte : qu'a le tevoul yom de particulier ? Il est un av hatumah. Dรจs lors, Rabbi Akiva aussi, qui a le shelishi dans les houlin, n'amรจne aucune ma'ala de plus pour la terouma par kal va-homer ร  partir du tevoul yom, ร  cause de cette objection. Et le shelishi, dans la terouma comme dans les houlin, nous le tirons du verset explicitement, car il derache yitma yitma. Le revi'i dans le kodech aussi, de : et la chair qui touche tout impur. Ne traitons-nous pas du cas oรน il a touchรฉ un shelishi ? Car pour Rabbi Akiva, puisqu'il derache yitma yitma, nous trouvons un shelishi qui est appelรฉ tamei. Et tu trouves que le kodech en vient ร  un revi'i ainsi : un sherets rend un keli tamei, et le voici rishon ; le keli rend l'aliment tamei ; l'aliment rend le liquide tamei ; le liquide rend l'aliment tamei. Car pour Rabbi Akiva la touma des liquides est de la Torah. Et le hamishi dans le kodech, il ne l'amรจne pas par kal va-homer ร  partir du mehoussar kipourim, car on peut objecter : qu'a le mehoussar kipourim de particulier ? Il est un av hatumah. Et la question se pose pour Rabbi Meir et Rabbi Eliezer, qui ont dit explicitement que les liquides ne rendent pas une autre chose impure de la Torah, et pour Rabbi Yossi aussi, que nous avons รฉtabli : lui-mรชme ne le tient pas. Comment trouves-tu que le kodech en vienne ร  un revi'i ? Sherets, keli : c'est un rishon. Keli, aliment : c'est un sheni. Aliment, liquide : c'est un shelishi. Et comment en viendrait-il ร  un revi'i ? Il me semble que, de force, tu ne le trouves que de rabanane. Et sache-le : on l'enseigne parmi les ma'alot de houmer bakodesh (Haguiga 20b), et nous tenons lร -bas qu'elles sont toutes de rabanane. Et celle-ci fait partie des cinq derniรจres ma'alot. Et on dit lร -bas : les cinq derniรจres n'ont pas de drara de touma de la Torah. Et dans la massechet Sota aussi, la sougya de Rabbi Yossi suit les rabanane. Et un aliment shelishi, pour Rabbi Yossi, dans le kodech, dont il dit plus haut : nous avons appris le shelishi dans le kodech de la Torah, d'oรน l'a-t-il reรงu ? Puisqu'un liquide ne rend pas un aliment tamei, de force il l'a reรงu d'un aliment. Et il tient que la touma fait son semblable dans les kodashim. Et un aliment qui rend un liquide tamei : puisqu'ils ne derachent pas yitma yitma, je ne sais d'oรน ils le tirent, si ce n'est de ce verset : et si de l'eau est mise sur une semence, etc. Et nous derachons : lui est tamei, et il ne fait pas son semblable. Du fait que le verset a eu besoin d'exclure son semblable, il ressort qu'il rend d'autres tamei. Et si tu dis : tamei hou, le voici tamei et il ne rend pas d'autres tamei, alors que le verset se taise de ce mot et รฉcrive tamei. D'oรน nous viendrait une touma pour d'autres ? Et si c'est difficile : puisque les liquides ne rendent pas d'autres tamei selon Rabbi Yossi, la michna ne s'รฉtablit plus selon la rรฉponse que Rabbi Yirmeya a donnรฉe plus haut, et Rabbi Yossi va selon son avis, et notre question revient ร  sa place : pourquoi la mesure n'est pas celle-lร  ? Cette mesure-lร  est bien une mesure. Que cela ne fasse pas difficultรฉ. Car lorsque nous รฉtablissons : et Rabbi Yossi va selon son avis, c'est d'aprรจs la raison de cette michna. Nous รฉtablissons la michna de Rabbi Yossi selon l'avis de Rabbi Akiva, qui derache yitma yitma, car de lร  nous apportons un appui ร  son sujet. Et j'ai entendu que Rabbi Yossi a yitma yitma au sujet des liquides, et ce qu'on a dit, qu'il ne le tient pas, nous l'avons dit au sujet des aliments de Rabbi Akiva, sur le point : la touma fait son semblable. Et maintenant tu en viens ร  un revi'i : sherets, keli ; keli, aliment ; aliment, liquide ; liquide, aliment. Et il est impossible de le maintenir, ร  cause de plusieurs rรฉponses. Toutefois, pour Rabbi Meir, qui dit explicitement que la touma des liquides pour rendre d'autres tamei n'est pas de la Torah, tu ne trouves le revi'i que de rabanane.
ื•ืื ืŸ ืื”ื›ื™ ื ืกืžื•ืš ืžืฉื•ื ื“ืœื ืืฉื›ื—ืŸ ืชื ื ื ื™ืžื ื“ืจ"ืข ืœื™ืช ืœื™ื” ืง"ื•:
Et nous, lร -dessus, nous appuierions-nous ? Parce que nous n'avons pas trouvรฉ de tanna, dirions-nous que Rabbi Akiva n'a pas le kal va-homer ?
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœื ืœื™ืฉืชืžื™ื˜ ืชื ื ื•ืœื™ืชื ื™ ืจื‘ื™ืขื™ ื‘ืชืจื•ืžื” ื•ื—ืžื™ืฉื™ ื‘ืงื•ื“ืฉ ืค"ื” ื“ืœืž"ื“ ื˜ื•ืžืืช ืžืฉืงื™ืŸ ืœื˜ืžื ืื—ืจื™ื ื“ืจื‘ื ืŸ ืœื ืžืฉื›ื—ืช ืจื‘ื™ืขื™ ื‘ืงื•ื“ืฉ ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืขืœ ื™ื“ื™ ืขืฆื™ื ื•ืœื‘ื•ื ื” ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ืฉืคื™ืจ ื›ื“ืคื™' ืœืขื™ืœ ื•ืจ"ืœ ื“ืžื™ื‘ืขื™ื ืœื™ื” ืื™ ืžื”ื ื™ ื—ื™ื‘ืช ื”ืงื•ื“ืฉ ืœืžื™ืžื ื™ ื‘ื™ื” ืจืืฉื•ืŸ ื•ืฉื ื™ ื™ืกื‘ื•ืจ ื“ืื•ื›ืœ ืžื˜ืžื ืื•ื›ืœ ื•ืžื” ืฉืค"ื” ืžื“ืงืชื ื™ ืœื” ื’ื‘ื™ ืžืขืœื•ืช ื‘ืคืจืง ื—ื•ืžืจ ื‘ืงื•ื“ืฉ (ื—ื’ื™ื’ื” ื›: ื•ืฉื) ืื ื›ืŸ ื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื™ื ืื™ืŸ ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ื”ื ืื•ืงืžื ื›ืจ"ืข ื•ืื™ื”ื• ื“ืจื™ืฉ ื™ื˜ืžื ื™ื˜ืžื ืข"ื› ืจื‘ื™ืขื™ ื‘ืงื•ื“ืฉ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื“ืงืจื™ ื›ืืŸ ื•ื”ื‘ืฉืจ ืืฉืจ ื™ื’ืข ื•ื’ื•' ื•ืฆื™ืจื•ืฃ ื ืžื™ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœืจื‘ื™ ื—ื ื™ืŸ ื•ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ื—ื’ื™ื’ื” (ืฉื ื›ื:) ื—ืžืฉ ืžืขืœื•ืช ืื—ืจื•ื ื•ืช ืœื™ืช ืœื”ื• ื“ืจืจื ื˜ื•ืžืื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืจื‘ื™ื ื• ื—ื ื ืืœ ืœื ื’ืจืก ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืืคื™ืœื• ืื™ ื’ืจืก ืœื™ื” ื”"ืค ืœื™ืช ืœื”ื• ื“ืจืจื ื˜ื•ืžืื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืฉืœื ื”ื™ื” ืœื›ืชื•ื‘ ืœื˜ืžืื” ืœืคื™ ืฉื”ืŸ ืจื—ื•ืงื™ืŸ ืžืŸ ื”ื˜ื•ืžืื” ื“ืžืŸ ื”ื“ื™ืŸ ื”ื™ื” ืœื”ื ืœื”ื™ื•ืช ื˜ื”ื•ืจื™ื ื•ืขื•ื“ ืค"ื” ื“ืžืืŸ ื“ืœื ื“ืจื™ืฉ ื™ื˜ืžื ื™ื˜ืžื ื ืคืงื ืœื™ื” ื“ืื•ื›ืœ ืžื˜ืžื ืื—ืจื™ื ืžื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ื˜ืžื ื”ื•ื ืœืžืขื•ื˜ื™ ืฉืื™ืŸ ื˜ื•ืžืื” ืขื•ืฉื” ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื” ืื•ืจ"ื™ ื”ื ื™ื—ื ืœืื‘ื™ื™ ื•ืœืจื‘ ืื“ื ื‘ืจ ืื”ื‘ื” ืื‘ืœ ืœืจื‘ื™ื ื ื“ืืžืจ ืžืงืจื ืžืœื ื“ื‘ืจ ื”ื›ืชื•ื‘ ื“ื™ืœืžื ืืชื ื”ื•ื ืœืงื“ืฉื™ื ื“ื”"ื ืขื•ืฉื™ืŸ ื›ื™ื•ืฆื ื‘ื”ืŸ ืžื•ื”ื‘ืฉืจ ืืฉืจ ื™ื’ืข ื‘ื›ืœ ื˜ืžื:
Qu'aucun tanna ne se laisse รฉchapper pour enseigner un revi'i dans la terouma et un hamishi dans le kodech. Explication de Rachi : selon celui qui dit que la touma des liquides, pour rendre d'autres tamei, est de rabanane, tu ne trouves un revi'i dans le kodech que de rabanane. Et par le bois et la levona tu le trouves bien, comme il l'a expliquรฉ plus haut. Il veut dire que la question est de savoir si hibat hakodech sert ร  y compter un rishon et un sheni ; il tiendra qu'un aliment rend un aliment tamei. Et ce que Rachi explique, de ce qu'on l'enseigne parmi les ma'alot au chapitre Houmer bakodesh (Haguiga 20b, et lร -bas) : alors ce serait de rabanane. Le Ri ne retient pas cela. Car on รฉtablit la michna selon Rabbi Akiva, et lui derache yitma yitma. Donc le revi'i dans le kodech est de la Torah, car on lit ici : et la chair qui touche, etc. Et le tziruf aussi est de la Torah pour Rabbi Hanin. Et ce qu'on dit ร  Haguiga (lร -mรชme, 21b) : les cinq derniรจres ma'alot n'ont pas de drara de touma de la Torah. Rabbeinou Hananel n'a pas le mot deoraita dans son texte. Et mรชme si on les lit, voici le sens : elles n'ont pas de drara de touma de la Torah qu'il aurait fallu รฉcrire pour les rendre impures, parce qu'elles sont รฉloignรฉes de la touma : de droit, elles auraient dรป รชtre pures. Et encore, explication de Rachi : celui qui ne derache pas yitma yitma tire qu'un aliment rend d'autres tamei de ce que tamei hou a รฉtรฉ nรฉcessaire pour exclure que la touma fasse son semblable. Le Ri dit : cela tient pour Abaye et pour Rav Ada bar Ahava. Mais pour Ravina, qui dit que l'ร‰crit ร  parlรฉ en verset plein, peut-รชtre hou vient pour les kodashim. Car on aurait dit qu'ils font leur semblable, de : et la chair qui touche tout impur.
๐Ÿ’ก Explication

La rรฉponse est un silence : aucun tanna n'enseigne un revi'i dans la terouma ni un hamishi dans le kodech au nom de Rabbi Akiva. La Guemara demande si l'on peut s'appuyer sur ce qu'aucun tanna n'a formulรฉ.

Rachi donne la raison du silence. Akiva a le shelishi des houlin par yitma yitma. Il n'ajoute pas de degrรฉ par le kal va-homer du tevoul yom : la gรฉnรฉration future objecte qu'il est un av hatumah (Sota 27b). Le revi'i des kodashim, il le tient du verset, le shelishi รฉtant appelรฉ tamei. Chaรฎne : sherets, keli rishon, aliment sheni, liquide shelishi, aliment revi'i, car chez lui la touma des liquides est de la Torah. Le hamishi tombe par la mรชme objection sur le mehoussar kipourim.

Quand les liquides ne transmettent pas, Meir, Eliezer, et Yossi pour lui-mรชme, Rachi ne trouve le revi'i que de rabanane, dans les cinq derniรจres ma'alot (Haguiga 20b). Tossefot : chez Akiva, qui derache yitma yitma, ce revi'i est de la Torah, par le verset de la chair qui touche. Le mot hou de l'eau versรฉe sur la semence, qui enseigne qu'un aliment rend autre chose tamei sans faire son semblable, ne vaut pas selon toutes les lectures du verset : Ravina peut le rรฉserver aux kodashim.

5
ื ืคืง ืจื‘ ืืฉื™, ื•ืื™ ืชื™ืžื ืจื‘ ื›ื”ื ื, ื“ืง ื•ืืฉื›ื— ื”ื ื“ืชื ืŸ: ื”ื›ืœื™ ืžืฆืจืฃ ืืช ืžื” ืฉื‘ืชื•ื›ื• ืœืงื•ื“ืฉ, ืื‘ืœ ืœื ืœืชืจื•ืžื”. ื•ื”ืจื‘ื™ืขื™ ื‘ืงื•ื“ืฉ ืคืกื•ืœ, ื•ื”ืฉืœื™ืฉื™ ื‘ืชืจื•ืžื”.

Rav Achi sortit, et si tu dis : Rav Kahana. Il scruta et trouva ce que nous avons appris : le keli rรฉunit ce qui est en lui pour le kodech, mais non pour la terouma.

Et le revi'i dans le kodech est passoul, et le shelishi dans la terouma.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื“ืง ื•ืืฉื›ื— ื‘ื”ื“ื™ื ื“ืืžืจ ืจ"ืข ืจื‘ื™ืขื™ ื•ืœื ื—ืžื™ืฉื™:
Il scruta et trouva. Explicitement : Rabbi Akiva a dit revi'i, et non hamishi.
ื”ื›ืœื™ ืžืฆืจืฃ ืžื” ืฉื‘ืชื•ื›ื• ืขืจื™ื‘ื” ืืจื•ื›ื” ื•ื‘ื” ืื•ื›ืœื™ ืงื•ื“ืฉ ืžื›ืืŸ ื•ืื•ื›ืœื™ ืงื•ื“ืฉ ืžื›ืืŸ ื•ืื™ืŸ ื ื•ื’ืขื™ืŸ ื–ื” ื‘ื–ื” ื•ื ื’ืข ื˜ืžื ื‘ืื•ื›ืœื™ืŸ ืฉื‘ืจืืฉ ืื—ื“ ื•ื‘ื›ืœื™ ืœื ื ื’ืข ื•ืื•ื›ืœ ืื™ืŸ ืžื˜ืžื ื›ืœื™ ืืคื™' ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืืค"ื” ื”ืื•ื›ืœื™ืŸ ืฉื‘ืฉื ื™ ืจืืฉื™ื” ื˜ืžืื™ื ืฉื”ื›ืœื™ ืžืฆืจืคืŸ:
Le keli rรฉunit ce qui est en lui. Une auge longue, et en elle des aliments de kodech d'un cรดtรฉ et des aliments de kodech de l'autre, et ils ne se touchent pas. Un tamei a touchรฉ les aliments qui sont ร  une extrรฉmitรฉ, et il n'a pas touchรฉ le keli. Et un aliment ne rend pas un keli tamei, mรชme de rabanane. Malgrรฉ cela, les aliments des deux extrรฉmitรฉs sont tamei, car le keli les rรฉunit.
๐Ÿ’ก Explication

Le silence ne suffit pas. Rav Achi, ou Rav Kahana, sort vรฉrifier et trouve une michna dite au nom du tรฉmoignage d'Akiva, au segment suivant. Le keli metzaref : il rรฉunit son contenu en un seul corps pour le kodech, pas pour la terouma.

La mรชme michna fixe le plafond. Revi'i passoul au kodech. Shelishi passoul ร  la terouma. Rachi : les deux tas de l'auge ne se touchent pas, le tamei ne touche pas le rรฉcipient, et pourtant les deux bouts sont tamei. C'est le rรฉcipient qui les joint.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Auge longue : les deux bouts ne se touchent pas bout touche autre bout vide, pas de contact Le tamei touche les aliments d'un bout. Il ne touche pas le keli. Un aliment ne rend pas un keli tamei. Les deux bouts sont pourtant tamei. Le keli les rรฉunit. Pour le kodech, pas pour la terouma.
Deux tas de kodech dans une auge, sans contact. Le keli les rend tamei ensemble.
6
ื•ืืžืจ ืจื‘ื™ ื—ื™ื™ื ื‘ืจ ืื‘ื ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืžืขื“ื•ืชื• ืฉืœ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื ืฉื ื™ืช ืžืฉื ื” ื–ื•. (ื“ืชื ื™ื:) ื”ื•ืกื™ืฃ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื”ืกื•ืœืช ื•ื”ืงื˜ื•ืจืช ื•ื”ืœื‘ื•ื ื” ื•ื”ื’ื—ืœื™ื, ืฉืื ื ื’ืข ื˜ื‘ื•ืœ ื™ื•ื ื‘ืžืงืฆืชืŸ ืคืกืœ ืืช ื›ื•ืœืŸ.

Et Rabbi Hiya bar Abba a dit que Rabbi Yo'hanan a dit : c'est du tรฉmoignage de Rabbi Akiva que cette michna a รฉtรฉ enseignรฉe. Car on enseigne : Rabbi Akiva a ajoutรฉ la farine, l'encens, la levona et les braises, si un tevoul yom en touche une partie, il rend le tout passoul.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืžืขื“ื•ืชื• ืข"ื™ ืขื“ื•ืชื•:
De son tรฉmoignage : par son tรฉmoignage.
ื”ื•ืกื™ืฃ ืจ"ืข ื‘ืขื“ื•ืช:
Rabbi Akiva a ajoutรฉ : dans le tรฉmoignage.
ืœื‘ื•ื ื” ื•ื’ื—ืœื™ื ืืข"ื’ ื“ืœืื• ืื•ื›ืœื™ืŸ ื ื™ื ื”ื• ื—ื™ื‘ืช ื”ืงื•ื“ืฉ ืžื›ืฉืจืชืŸ ื•ืžืฉื•ื™ื ืœื”ื• ืื•ื›ืœ ื‘ืค' ื›ืœ ืฉืขื” (ืคืกื—ื™ื ืœื”.):
Levona et braises. Bien qu'ils ne soient pas des aliments, hibat hakodech les rend aptes ร  la touma et en fait un aliment, au chapitre Kol sha'a (Pessahim 35a).
ืคืกืœ ืืช ื›ื•ืœืŸ ืืœืžื ืžืฆืจืฃ ื›ืœื™ ืžื” ืฉื‘ืชื•ื›ื• ื“ืื™ ืžืฉื•ื ื“ื ื’ืขื™ ืื”ื“ื“ื™ ื ื”ื™ ื“ื’ื—ืœืช ืฉื ื’ืข ื‘ื” ืžื˜ืžื ืืช ื—ื‘ืจืชื” ืื‘ืœ ื—ื‘ืจืชื” ืชื• ืœื ืžื˜ืžื™ื ื“ื"ื› ื”"ืœ ืฉืฉื™ ื•ืฉื‘ื™ืขื™ ืขื“ ืง' ื•ืžืื•ืชื• ืขื“ื•ืช ื ืฉื ื™ืช ืžืฉื ื” ื–ื• ื“ื”ื›ืœื™ ืžืฆืจืฃ ื•ืงืชื ื™ ื‘ื”ื“ื™ื ืจื‘ื™ืขื™ ื‘ืงื•ื“ืฉ ืคืกื•ืœ ืืœืžื ื“ืจ"ืข ื—ืžื™ืฉื™ ืœื™ืช ืœื™ื” ืฉืœื™ืฉื™ ื‘ืชืจื•ืžื” ืื™ืŸ ืจื‘ื™ืขื™ ืœื ืืœืžื ืœื™ืช ืœื™ื” ืœืจ"ืข ืง"ื• ื“ืจ' ื™ื•ืกื™ ื‘ืœืฉื•ืŸ ืื—ืจ ืฉืžืขืชื™ ื™ื•ืจื“ ืœืขืžืงื™ ืชื”ื•ื ื•ื"ื ืœื”ืขืžื™ื“ื•:
Il rend le tout passoul. On en apprend que le keli rรฉunit ce qui est en lui. Car si c'รฉtait parce qu'ils se touchent : soit, la braise qu'il a touchรฉe rend sa voisine tamei, mais sa voisine ne rend plus tamei ensuite. Sinon ce serait un sixiรจme et un septiรจme, jusqu'ร  cent. Et c'est de ce tรฉmoignage qu'a รฉtรฉ enseignรฉe cette michna, que le keli rรฉunit. Et on y enseigne explicitement : revi'i dans le kodech, passoul. On en apprend que Rabbi Akiva n'a pas le hamishi. Shelishi dans la terouma, oui ; revi'i, non. On en apprend que Rabbi Akiva n'a pas le kal va-homer de Rabbi Yossi. Dans une autre formulation, j'ai entendu une explication qui descend aux profondeurs, et il est impossible de la maintenir.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yo'hanan rattache la michna du keli au tรฉmoignage de Rabbi Akiva. Akiva a ajoutรฉ quatre matiรจres : farine, encens, levona, braises. Un tevoul yom en touche une partie, tout le contenu est passoul.

Levona et braises ne sont pas des aliments. Hibat hakodech (le statut du sacrรฉ) les rend aptes ร  la touma. Rachi : si la touma passait de l'un ร  l'autre par contact, chaque piรจce en rendrait une suivante, jusqu'au sixiรจme et au-delร . Le tout devient passoul d'un seul contact parce que le keli rรฉunit. La michna qui en sort dit revi'i, et s'arrรชte. Akiva n'a pas le hamishi, ni le kal va-homer de Yossi.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Tรฉmoignage de Rabbi Akiva : une partie, et le tout est passoul farine encens levona pas un aliment braises pas un aliment Un tevoul yom touche une partie. Tout le contenu du keli est passoul. Si chacun rendait le suivant tamei, on irait jusqu'au sixiรจme et au centiรจme.
Farine, encens, levona, braises : le tevoul yom touche une partie, le keli rend le tout passoul.
7
ืจื‘ื™ืขื™ ืื™ืŸ, ื—ืžื™ืฉื™ ืœื. ืฉืœื™ืฉื™ ืื™ืŸ, ืจื‘ื™ืขื™ ืœื.

Revi'i, oui ; hamishi, non. Shelishi, oui ; revi'i, non.

๐Ÿ’ก Explication

Lecture des mots de la michna, au nom d'Akiva. Elle dit revi'i passoul dans le kodech : le hamishi n'y est pas. Elle dit shelishi passoul dans la terouma : le revi'i de la terouma n'y est pas.

C'est la rรฉponse ร  la question : Akiva ne tient pas le kal va-homer de Yossi, qui ajouterait justement ces deux degrรฉs.

8
ืืœืžื ืงืกื‘ืจ: ืฆื™ืจื•ืฃ ื“ืจื‘ื ืŸ. ื•ืคืœื™ื’ื ื“ืจื‘ื™ ื—ื ื™ืŸ, ื“ืืžืจ: ืฆื™ืจื•ืฃ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื, ืฉื ืืžืจ: ืดื›ืฃ ืื—ืช ืขืฉืจื” ื–ื”ื‘ ืžืœืื” ืงื˜ืจืชืด, ื”ื›ืชื•ื‘ ืขืฉื” ื›ืœ ืžื” ืฉื‘ื›ืฃ ืื—ืช.

On en apprend qu'il tient : le tziruf est de rabanane. Et il diverge de Rabbi Hanin, qui dit : le tziruf est de la Torah, car il est dit : une cuillรจre, dix d'or, pleine d'encens.

L'ร‰crit ร  fait une seule chose de tout ce qui est dans la cuillรจre.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืืœืžื ืงืกื‘ืจ ืฆื™ืจื•ืฃ ื“ืจื‘ื ืŸ ืžื™ืœืชื ื‘ืื ืคื™ ื ืคืฉื” ื”ื™ื ืžื“ื"ืจ ื™ื•ื—ื ืŸ ืžืขื“ื•ืชื• ืฉืœ ืจ"ืข ื ืฉื ื™ืช ืืœืžื ืงืกื‘ืจ ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืฆื™ืจื•ืฃ ื“ื›ืœื™ ืœืงื•ื“ืฉ ื“ืงืชื ื™ ื’ื‘ื™ ืžืขืœื•ืช ืœืื• ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื”ื•ื ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืžืขื“ื•ืชื• ืฉืœ ืจ"ืข ื“ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื•ื ื“ื’ื—ืœื™ื ื•ืœื‘ื•ื ื” ืœืื• ื‘ื ื™ ืงื‘ื•ืœื™ ื˜ื•ืžืื” ื ื™ื ื”ื• ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืืข"ื’ ื“ืืžืจ ืžืจ ื•ื”ื‘ืฉืจ ืœืจื‘ื•ืช ืขืฆื™ื ื•ืœื‘ื•ื ื” ืืžืจื™' ื‘ื›ืœ ืฉืขื” (ืฉื) ื“ืžืขืœื” ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื™ื:
On en apprend qu'il tient que le tziruf est de rabanane. C'est un point ร  part. De ce que Rabbi Yo'hanan a dit : c'est du tรฉmoignage de Rabbi Akiva qu'elle a รฉtรฉ enseignรฉe. On en apprend que Rabbi Yo'hanan tient que le tziruf du keli pour le kodech, enseignรฉ parmi les ma'alot, n'est pas de la Torah mais de rabanane, du tรฉmoignage de Rabbi Akiva. Car c'est de rabanane : les braises et la levona ne sont pas aptes ร  recevoir la touma, sinon de rabanane. Et bien que le maรฎtre ait dit : et la chair, pour inclure le bois et la levona, nous disons ร  Kol sha'a (lร -mรชme place) que c'est une ma'ala de rabanane.
ื•ืคืœื™ื’ื ื“ืจ' ื™ื•ื—ื ืŸ ืื“ืจ' ื—ื ื™ืŸ:
Et il diverge : Rabbi Yo'hanan, de Rabbi Hanin.
ื›ืฃ ืื—ืช ื‘ืงื˜ื•ืจืช ื›ืชื™ื‘ ื“ืงื•ื“ืฉ ื”ื•ื:
Une cuillรจre : c'est รฉcrit au sujet de l'encens, qui est kodech.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืœืžื ืงืกื‘ืจ ืฆื™ืจื•ืฃ ื“ืจื‘ื ืŸ ื™ืฉ ืคื™' ืžืจืฉ"ื™ ืฉืžืคืจืฉ ื“ื“ื™ื™ืง ืœืจ"ืข ื“ืฆื™ืจื•ืฃ ื“ืจื‘ื ืŸ ื“ืžื“ืื•ืจื™ื™ืช' ืื™ืŸ ื˜ื•ืžืื” ืœืœื‘ื•ื ื” ื•ื’ื—ืœื™ื ื“ื”ื ืœืื• ืื•ื›ืœ ื ื™ื ื”ื• ื“ืžืขืœื” ื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื™ื ืžื” ืฉืžืงื‘ืœื™ืŸ ื˜ื•ืžืื” ื•ื‘ืค' ื›ืœ ืฉืขื” (ืœืงืžืŸ ืคืกื—ื™ื ืœื”.) ืงืจื™ ืœื” ืžืขืœื” ื•ืื™ืŸ ื–ื” ืจืื™ื” ื“ื”ืชื ื ืžื™ ืงืจื™ ืœื” ืžืขืœื” ืœื”ื‘ื™ื ื›ืคืจืชื• ืื•ื›ืœ ื‘ืงื“ืฉื™ื ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื”ื•ื™ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื›ื“ื“ืจื™ืฉ ื‘ืคืจืง ื”ืขืจืœ (ื™ื‘ืžื•ืช ืขื“:) ื•ืขื•ื“ ื“ื‘ื”ื“ื™ื ืžื•ื›ื— ื‘ืคืจืง ืฉื ื™ ื“ื—ื•ืœื™ืŸ (ื“ืฃ ืœื•:) ื“ื•ื”ื‘ืฉืจ ืœืจื‘ื•ืช ืขืฆื™ื ื•ืœื‘ื•ื ื” ืœืื• ืืกืžื›ืชื ื”ื™ื ื“ืžื•ื›ื— ื”ืชื ืžื™ื ื” ื“ื—ื™ื‘ืช ื”ืงื•ื“ืฉ ืžื›ืฉืจ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื›ืžื• ืฉื”ื•ื’ื” ื‘ืคื™' ื“ื“ื™ื™ืง ื“ืฆื™ืจื•ืฃ ื“ืจื‘ื ืŸ ืžื”ื ื“ืงืชื ื™ ืจื™ืฉื ืขืœ ืืคืจ ื—ื˜ืืช ืฉืื ื ื’ืข ื˜ืžื ื‘ืžืงืฆืช ื˜ื™ืžื ืืช ื›ื•ืœื• ื•ื–ื”ื• ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืฉืืคืจ ื—ื˜ืืช ืื™ื ื• ืงื•ื“ืฉ ืืœื ื—ื•ืœ ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืคืจืง ื”ืชื›ืœืช (ืžื ื—ื•ืช ื ื‘. ื•ืฉื) ืฉืื™ืŸ ืžื•ืขืœื™ืŸ ื‘ืืคืจ ืคืจื” ื•ืงืชื ื™ ื”ื•ืกื™ืฃ ืจ"ืข ืžืฉืžืข ื“ื”ื•ื™ ื“ืจื‘ื ืŸ ื›ืžื• ืจื™ืฉื:
On en apprend qu'il tient que le tziruf est de rabanane. Il y a une explication de Rachi : on prรฉcise, pour Rabbi Akiva, que le tziruf est de rabanane, car de la Torah il n'y a pas de touma pour la levona et les braises, puisqu'ils ne sont pas un aliment. C'est une ma'ala de rabanane, ce par quoi ils reรงoivent la touma. Et au chapitre Kol sha'a (plus loin, Pessahim 35a) on appelle cela une ma'ala. Et cela ne fait pas preuve. Car lร -bas aussi on appelle ma'ala le fait que celui qui apporte son kapara mange des kodashim, bien que ce soit de la Torah, comme on le derache au chapitre Haarel (Yevamot 74b). Et encore, il est prouvรฉ explicitement au second chapitre de Houlin (36b) que : et la chair, pour inclure le bois et la levona, n'est pas une asmakhta. Car on prouve de lร  que hibat hakodech rend apte de la Torah. Et il paraรฎt juste au Ri de suivre ce qui a รฉtรฉ corrigรฉ dans l'explication : on prรฉcise que le tziruf est de rabanane de ce qu'enseigne la reisha, au sujet de la cendre du hatat : si un tamei en touche une partie, il rend le tout tamei. Et cela est de rabanane, car la cendre du hatat n'est pas kodech mais houlin, comme on le prouve au chapitre Hatekhelet (Menahot 52a, et lร -bas) : il n'y a pas de me'ila dans la cendre de la vache. Et on enseigne : Rabbi Akiva a ajoutรฉ. On entend que c'est de rabanane, comme la reisha.
๐Ÿ’ก Explication

Consรฉquence que la Guemara tire de Rabbi Yo'hanan. Le tziruf est de rabanane. Rabbi Hanin le tient de la Torah : une cuillรจre, dix d'or, pleine d'encens. Le mot ahat (une) fait de tout l'encens de la cuillรจre une seule chose.

Rachi lit l'infรฉrence ainsi : Yo'hanan rattache la michna au tรฉmoignage d'Akiva sur la levona et les braises, qui ne reรงoivent la touma que par une ma'ala de rabanane. Le tziruf enseignรฉ parmi ces ma'alot suit le mรชme statut.

Tossefot รฉcarte cette preuve. ร€ Kol sha'a, le mot ma'ala vise aussi une loi de la Torah, celui qui apporte son kapara et mange des kodashim. Et ร  Houlin 36b, inclure le bois et la levona dans le verset de la chair enseigne que hibat hakodech rend apte de la Torah. Le Ri suit le texte corrigรฉ de Rachi : la reisha parle de la cendre du hatat, qui est houlin, sans me'ila (Menahot 52a). Un tamei qui en touche une partie rend le tout tamei, et c'est de rabanane. Akiva a ajoutรฉ ses quatre matiรจres sur le mรชme plan.

9
ืชื ืŸ ื”ืชื: ืขืœ ืžื—ื˜ ืฉื ืžืฆืืช ื‘ื‘ืฉืจ, ืฉื”ืกื›ื™ืŸ ื•ื”ื™ื“ื™ื โ€” ื˜ื”ื•ืจื•ืช, ื•ื”ื‘ืฉืจ ื˜ืžื. ื ืžืฆืืช ื‘ืคืจืฉ โ€” ื”ื›ืœ ื˜ื”ื•ืจ. ืืžืจ ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื: ื–ื›ื™ื ื• ืฉืื™ืŸ ื˜ื•ืžืืช ื™ื“ื™ื ื‘ืžืงื“ืฉ.

Nous avons appris lร -bas : au sujet d'une aiguille trouvรฉe dans la chair, le couteau et les mains sont purs, et la chair est impure. Trouvรฉe dans le peresh, tout est pur.

Rabbi Akiva a dit : nous avons gagnรฉ qu'il n'y a pas de touma des mains dans le Mikdash.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืชื ืŸ ื”ืชื ื‘ืขื“ื™ื•ืช ื•ืขืœ ื”ืžื—ื˜ ื”ืขื™ื“ ืขื ืฉืืจ ืขื“ื™ื•ืช ืฉืื ื ืžืฆืืช ื‘ื‘ืฉืจ ืงื•ื“ืฉ ืฉื”ืกื›ื™ืŸ ืฉื ื’ืข ื‘ื” ื•ื”ื™ื“ื™ื ืฉืœ ื›ื”ืŸ ืฉื ื’ืขื• ื‘ื” ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื•ื”ื‘ืฉืจ ื˜ืžื ื•ืœืงืžื™ื” ืžืคืจืฉ ื”ืื™ ืžื—ื˜ ืžืื™ ื˜ื•ืžืื” ื”ื•ื” ื‘ื™ื”:
Nous avons appris lร -bas. Dans Eduyot. Et au sujet de l'aiguille il a tรฉmoignรฉ, avec les autres tรฉmoignages : si elle est trouvรฉe dans de la chair de kodech, le couteau qui l'a touchรฉe et les mains du kohen qui l'ont touchรฉe sont purs, et la chair est impure. Et plus loin on expliquera quelle touma il y avait dans cette aiguille.
ื–ื›ื™ื ื• ื–ื›ื•ืช ื•ื˜ื•ื‘ื” ื•ืจื™ื•ื— ื•ืชืงื ื” ื”ื™ื ืœื ื• ืžื”ืคืกื“ ืงื“ืฉื™ื ืฉืœื ื ื’ื–ืจื” ื’ื–ืจืช ื™ื“ื™ื ื‘ืžืงื“ืฉ ืœื™ื˜ืžื ื‘ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืžื˜ืžื ืื“ื ื“ื”ืื™ ืžื—ื˜ ืžื•ืงืžื™ ืœื™ื” ื“ืœืื• ื‘ืจ ื˜ืžื•ื™ื™ ืื“ื ื”ื•ื ื“ืื™ืœื• ื—ื•ืฅ ืœืžืงื“ืฉ ืžื˜ืžืื™ื ื™ื“ื™ื ื‘ื˜ื•ืžืื” ื›ืœ ื“ื”ื• ืืคื™ืœื• ืกืชืžืŸ ืžืฉื•ื ื™ื“ื™ื ืขืกืงื ื™ื•ืช:
Nous avons gagnรฉ. C'est un mรฉrite, un bien, un gain et une disposition utile pour nous, face ร  la perte des kodashim : on n'a pas dรฉcrรฉtรฉ la gezera des mains dans le Mikdash, pour qu'elles deviennent tamei par une chose qui ne rend pas l'homme tamei. Car cette aiguille, on l'รฉtablit comme n'รฉtant pas de nature ร  rendre l'homme tamei. Tandis que hors du Mikdash, les mains deviennent tamei par une touma quelconque, mรชme leur statut ordinaire, ร  cause des mains affairรฉes.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉืื™ืŸ ื˜ื•ืžืืช ื™ื“ื™ื ื‘ืžืงื“ืฉ ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ืืžืื™ ื”ื™ื” ืœื”ื ืœื”ื™ื•ืช ื˜ืžื ื”ื ืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ื”ื™ืกื— ื”ื“ืขืช ื•ืื™ ืžืฉื•ื ื“ืืžืจ ื‘ืค' ื‘ืชืจื ื“ื—ื’ื™ื’ื” (ื“ืฃ ื›ื“. ื•ืฉื) ื›ืœ ื”ืคื•ืกืœ ื”ืชืจื•ืžื” ืžื˜ืžื ื™ื“ื™ื ืœื”ื™ื•ืช ืฉื ื™ื•ืช ื"ื› ืžืื™ ืงื ืคืจื™ืš ืชืจื•ื™ื™ื”ื• ื‘ื• ื‘ื™ื•ื ื’ื–ืจื• ื•ื”ื ื”ื ื”ื• ื™ื“ื™ื ืฉืคื•ืกืœื•ืช ื”ืชืจื•ืžื” ืื™ื™ืจื™ ื‘ืกืชื ื™ื“ื™ื ื•ื”ื ื”ื• ื™ื“ื™ื ื“ื›ืœ ื”ืคื•ืกืœ ื”ืชืจื•ืžื” ืžื˜ืžื ื™ื“ื™ื ืœื”ื™ื•ืช ืฉื ื™ื•ืช ืื™ื ื• ืืœื ืœืงื“ืฉื™ื ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ื—ื’ื™ื’ื” ื•ืชื™ืจืฅ ืจ"ื™ ื“ื”ืš ื’ื–ื™ืจื” ื•ื“ืื™ ืื™ื ื” ื”ื”ื™ื ื“ื—ื’ื™ื’ื” ืืœื ืžืกืชืžื ื›ืฉื’ื–ืจื• ืืกืชื ื™ื“ื™ื ืฉื™ื”ื™ื• ืฉื ื™ื•ืช ื’ื–ืจื• ื›ืžื• ื›ืŸ ืžืกืชืžื ืขืœ ื™ื“ื™ื ื”ื ื•ื’ืขื•ืช ื‘ืจืืฉื•ืŸ ืฉื™ื”ื™ื• ืฉื ื™ื•ืช ื”ืœื›ืš ื”ื ื™ ื™ื“ื™ื ืฉื ื’ืขื• ื‘ืžื—ื˜ ืฉื”ื•ื ืจืืฉื•ืŸ ื”ื™ื” ืœื”ื ืœื”ื™ื•ืช ืฉื ื™ื•ืช ืืœื ื“ืื™ืŸ ื˜ื•ืžืืช ื™ื“ื™ื ื‘ืžืงื“ืฉ:
Qu'il n'y a pas de touma des mains dans le Mikdash. ร‰tonnement pour le Ri : pourquoi auraient-elles du รชtre tamei ? Il n'y a pas en elles de hesekh hadaat. Et si c'est ร  cause de ce qu'on dit au dernier chapitre de Haguiga (24a, et lร -bas) : tout ce qui rend la terouma passoul rend les mains tamei pour qu'elles soient sheniyot. Alors, que vient objecter : les deux ont รฉtรฉ dรฉcrรฉtรฉs le mรชme jour ? Or ces mains qui rendent la terouma passoul, cela parle des mains ordinaires. Et ces mains de : tout ce qui rend la terouma passoul rend les mains tamei pour qu'elles soient sheniyot, cela ne vaut que pour les kodashim, comme on le prouve ร  Haguiga. Et le Ri a rรฉpondu : ce dรฉcret-ci n'est certes pas celui de Haguiga. Mais, par prรฉsomption : quand ils ont dรฉcrรฉtรฉ sur les mains ordinaires qu'elles soient sheniyot, ils ont dรฉcrรฉtรฉ de mรชme, par prรฉsomption, sur les mains qui touchent un rishon, qu'elles soient sheniyot. Dรจs lors, ces mains qui ont touchรฉ l'aiguille, qui est un rishon, auraient dรป รชtre sheniyot. Sauf qu'il n'y a pas de touma des mains dans le Mikdash.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle michna, Eduyot, amenรฉe ร  propos de la puretรฉ dans le Mikdash. Une aiguille trouvรฉe dans la chair de kodech : le couteau et les mains restent purs, la chair est impure. Trouvรฉe dans le peresh, le contenu des entrailles, tout est pur.

Rabbi Akiva : nous avons gagnรฉ qu'il n'y a pas de touma des mains dans le Mikdash. Rachi : hors du Temple, les mains deviennent impures par toute touma, mรชme sans contact prรฉcis, ร  cause des mains affairรฉes. Ici l'aiguille ne rend pas l'homme tamei, et le dรฉcret des mains n'a pas รฉtรฉ รฉtendu au Mikdash. Quelle touma porte l'aiguille, la Guemara l'expliquera plus loin.

Tossefot : les mains qui ont touchรฉ cette aiguille, un rishon, auraient dรป รชtre sheniyot, sur le modรจle du dรฉcret des mains ordinaires. Le hesekh hadaat ne s'applique pas ici, et la rรจgle de Haguiga 24a visรฉ d'autres mains, celles qui rendent la terouma passoul. La michna rรฉpond par le gain d'Akiva : dans le Mikdash, ce dรฉcret ne joue pas.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Aiguille, Eduyot : oรน elle est trouvรฉe Dans la chair de kodech Couteau : pur. Mains du kohen : pures. Chair : impure. Dans le peresh Contenu des entrailles. Tout est pur. Rabbi Akiva : nous avons gagnรฉ qu'il n'y a pas de touma des mains dans le Mikdash. Hors du Temple, les mains deviennent impures par toute touma, mรชme sans garde.
Aiguille dans la chair : couteau et mains purs, chair impure. Dans le peresh : tout est pur.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).