Pesachim 21a โ€” Hakhraa du vin de terouma, puis hamets : heures, bรฉtail et vente

Pesachim 21a

Sougya : Le daf ferme d'abord la sougya du tonneau de terouma. La hakhraa de Rabbi Yishmael, champ contre maison, ne tranche pas : Beit Shammai et Beit Hillel n'ont pas ouvert ce partage.

Rabbi Yossi b'Rabbi Hanina borne leur mahloket ร  moins de cent se'a de houlin tamei. ร€ cent, tous laissent le vin descendre et devenir tamei, sans le rendre impur de la main.

Rava inverse les noms de la baraita ; Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, les garde pour un rรฉcipient pur au-dedans et impur au-dehors. Le chapitre Or le-arbaa asar se clรดt.

La mishna nouvelle lie le droit de nourrir, de vendre et de profiter au temps oรน manger le hamets est permis. Rabbi Yehouda exige la serifa ; les Sages admettent aussi le vent et la mer.

Rabba bar Oula lit la mishna selon Rabban Gamliel : tant que le kohen mange la terouma, le Yisrael nourrit ses houlin.

Quand un partage compte-t-il comme hakhraa ? Vin de terouma devenu tamei. Beit Shammai, Beit Hillel, Rabbi Yishmael. Beit Shammaรฏ Maison et champ mรชme rรจgle Verser en hevel pure perte, tout de suite Beit Hillel Maison et champ mรชme rรจgle Zilouf le garder pour asperger Rabbi Yishmael Champ : hevel Maison : zilouf Autre version vin neuf / vin vieux Raison : la takala Les deux maisons n'ont pas nommรฉ ce partage Rachi : leur raison est autre que la takala. Ri : mรชme si Beit Shammai vise la takala, ils n'ont pas ouvert maison contre champ. La hakhraa tierce ne tranche pas. Hakhraa qui tranche Chabbat 39b, koulei metalaniyot Les premiers ont nommรฉ les deux cas. Rabbeinou Hananel Troisiรจme : troisiรจme gรฉnรฉration Hakhraa d'un รฉlรจve, comme Rabbi Akiva.
Beit Shammai verse en hevel, Beit Hillel garde pour le zilouf, des deux cรดtรฉs. Rabbi Yishmael partage champ et maison. Sans que les premiers aient ouvert ce couple, la hakhraa ne tranche pas.
Tonneau de terouma brisรฉ dans le pressoir du haut Rabbi Yossi b'Rabbi Hanina. Le bitoul de la terouma demande un contre cent. Moins de cent se'a houlin tamei en bas La terouma ne tombe pas en bitoul. Perte totale pour le zar. Mahloket Rabbi Eliezer : pas de la main Rabbi Yehochoua : de la main Leur diffรฉrend vise ce cas. Cent se'a houlin tamei en bas La terouma tombe en bitoul. Les houlin restent au zar. Tous conviennent Laisser descendre, devenir tamei Ne pas rendre tamei de la main Un reviit sauvable en tahara : on sauve. Qui convient ร  qui, dans la baraita ? Texte lu : Rabbi Eliezer convient ร  Rabbi Yehochoua. Rava : inverser les noms. Rav Houna : garder les noms. Le mot vise le resha, sauver un reviit.
Sous cent se'a de houlin tamei, la terouma reste, et Rabbi Eliezer s'oppose ร  Rabbi Yehochoua. ร€ cent, bitoul : tous laissent descendre. Rava inverse les noms ; Rav Houna les garde pour le sauvetage d'un reviit.
14 nissan : qui mange, qui nourrit, qui brรปle Mishna Kol cha'a, lue par Rabba bar Oula selon Rabban Gamliel. 4e heure 5e heure Dรฉbut de la 6e Rabbi Meir mange mange encore brรปle R. Yehouda mange suspend ne mange plus nourrit encore brรปle R. Gamliel retenu ici houlin : mange terouma : mange houlin : plus manger terouma : le kohen mange Yisrael : nourrit brรปle Tout le temps oรน le kohen peut manger la terouma, le Yisrael nourrit la behema, la haya et les oiseaux.
Rabbi Meir mange toute la cinquiรจme. Rabbi Yehouda suspend la cinquiรจme : il nourrit sans manger. Rabban Gamliel : ร  la cinquiรจme, le kohen mange encore la terouma, et le Yisrael nourrit ses houlin.
1
ืื™ืŸ ื”ื›ืจืขืช ืฉืœื™ืฉื™ืช ืžื›ืจืขืช.

La hakhraa (dรฉcision d'un tiers) ne tranche pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ืŸ ื”ื›ืจืขืช ืฉืœื™ืฉื™ืช ืžื›ืจืขืช ื“ืขืช ืฉืœื™ืฉื™ืช ื”ื™ื ื–ื• ืฉื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืœื ื”ื–ื›ื™ืจื• ืœื’ืœื•ืช ื“ืขืชื ื“ื ื™ื”ื•ื™ ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ืœืชืงืœื” ื›ืœืœ ื“ืื™ ื”ื•ื• ืืžืจื• ื”ื›ื™ ื‘"ืฉ ืื•ืžืจื™ื ื‘ื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ื‘ื™ืŸ ื‘ืฉื“ื” ื—ื‘ืœ ืชืฉืคืš ื•ื‘"ื” ืื•ืžืจื™ื ื‘ื™ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ื‘ื™ืŸ ื‘ืฉื“ื” ืชื™ืขืฉื” ื–ื™ืœื•ืฃ ื•ืืชื” ื‘ื ืœื”ื›ืจื™ืข ื•ืœื•ืžืจ ื‘ื‘ื™ืช ื›ื‘"ื” ื‘ืฉื“ื” ื›ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ื”ื•ื™ื ื”ื›ืจืขื” ืื‘ืœ ื”ืฉืชื ื“ืœื ื”ื–ื›ื™ืจื• ื‘ื™ืช ื•ืฉื“ื” ื˜ืขืžื ืื—ืจื™ื ื ื”ื•ื ื•ืœืื• ืžืฉื•ื ืชืงืœื” ื•ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ื—ื™ื™ืฉ ืœืชืงืœื” ื•ื”ื™ื™ื ื• ืชื ืื™:
C'est un troisiรจme avis. Beit Shammai et Beit Hillel n'ont pas parlรฉ de faรงon ร  rรฉvรฉler qu'ils tiendraient compte d'une takala (risque d'achoppement). S'ils avaient parlรฉ ainsi, Beit Shammai diraient : ร  la maison comme aux champs, qu'on le verse en hevel (pure perte), et Beit Hillel diraient : ร  la maison comme aux champs, qu'on en fasse du zilouf (aspersion). Tu viendrais alors trancher : ร  la maison comme Beit Hillel, aux champs comme Beit Shammai. Cela serait une hakhraa. Maintenant, puisqu'ils n'ont nommรฉ ni la maison ni le champ, leur raison est une autre raison, et la takala n'en est pas le motif. Rabbi Yishmael, lui, tient compte de la takala. Et voilร  le diffรฉrend des tannaim.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื™ืŸ ื”ื›ืจืขืช ืฉืœื™ืฉื™ืช ืžื›ืจืขืช ืค"ื” ื”ื•ืื™ืœ ื•ืœื ื”ื–ื›ื™ืจื• ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ื‘ื™ืช ื•ืฉื“ื” ื"ื› ื˜ืขืžื ืื—ืจื™ื ื ื”ื•ื ื•ืœื ืžืฉื•ื ืชืงืœื” ื•ืœืจ"ื™ ื ืจืื” ืืข"ื’ ื“ื˜ืขืžื ื“ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืžืฉื•ื ืชืงืœื” ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื”ื›ืจืขื” ืœืคื™ ืฉืœื ื’ื™ืœื• ื”ืจืืฉื•ื ื™ื ื“ืขืชืŸ ืœื—ืœืง ื‘ื™ืŸ ื‘ื™ืช ืœืฉื“ื” ืฉืœื ื”ื–ื›ื™ืจื• ื‘ื“ื‘ืจื™ื”ื ืื—ื“ ื‘ื™ืช ื•ืื—ื“ ืฉื“ื” ื•ื›ืŸ ืค"ื” ืœืขื™ืœ ื’ื‘ื™ ืจ"ื’ ืœืื• ืžื›ืจื™ืข ื”ื•ื ื•ื”ื”ื™ื ื“ืงื•ืœื™ ืžื˜ืœื ื™ื•ืช ื‘ื™ืŸ ืžืŸ ื”ืžื•ื›ืŸ ื•ื‘ื™ืŸ ืฉืœื ืžืŸ ื”ืžื•ื›ืŸ ื˜ืžื ื“ื‘ืจื™ ืจ"ื ืจ' ื™ื”ื•ืฉืข ืื•ืžืจ ื‘ื™ืŸ ืžืŸ ื”ืžื•ื›ืŸ ื•ื‘ื™ืŸ ืฉืœื ืžืŸ ื”ืžื•ื›ืŸ ื˜ื”ื•ืจ ืจ"ืข ืื•ืžืจ ืžืŸ ื”ืžื•ื›ืŸ ื˜ืžื ืฉืœื ืžืŸ ื”ืžื•ื›ืŸ ื˜ื”ื•ืจ ื•ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ื‘ืค' ื›ื™ืจื” (ืฉื‘ืช ืœื˜: ื•ืฉื) ื”ื›ืจืขื” ืฉื”ืจื™ ื’ื™ืœื• ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื•ืจ' ื™ื”ื•ืฉืข ื“ืฉื™ื™ืš ืœื—ืœืง ื‘ื™ืŸ ืžืŸ ื”ืžื•ื›ืŸ ื•ื‘ื™ืŸ ืฉืœื ืžืŸ ื”ืžื•ื›ืŸ ื•ื”ื”ื™ื ื“ืค' ื›ื™ืฆื“ ืžื‘ืจื›ื™ืŸ (ื‘ืจื›ื•ืช ืžื’:) ื“ืงืืžืจ ื‘"ืฉ ืžื‘ืจื›ื™ื ืขืœ ื”ืฉืžืŸ ื•ืงืืžืจ ืจ"ื’ ืื ื™ ืื›ืจื™ืข ืฉืžืŸ ื–ื›ื™ื ื• ืœืจื™ื—ื• ื•ื–ื›ื™ื ื• ืœืกื™ื›ืชื• ื”ื“ืก ืœืจื™ื—ื• ื–ื›ื™ื ื• ืœืกื™ื›ืชื• ืœื ื–ื›ื™ื ื• ื•ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื›ืจื™ืข ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืžื›ืจื™ืข ื’ืžื•ืจ ื”ื•ื ืืœื ืžืคืจืฉ ื•ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ืœื“ื‘ืจื™ื• ื•ืชื“ืข ื“ืื™ ืžื›ืจื™ืข ื”ื•ื ืœืžื” ื”ื•ืฆืจืš ืœืคืกื•ืง ื”ืœื›ื” ื›ืžื•ืชื• ื”ื ื›ื‘ืจ ื"ืจ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืคืจืง ื›ื™ืจื” ื”ืœื›ื” ื›ื“ื‘ืจื™ ื”ืžื›ืจื™ืข ื•ืง"ืง ืœืคื™' ื–ื” ื“ื”ื›ื ืžืื™ ืื™ืจื™ื ื”ื›ืจืขื” ืฉืœื™ืฉื™ืช ืฉืื™ืŸ ื”ื›ืจืขื” ืชื™ืคื•ืง ืœื™ื” ื“ื”ื›ืจืขืช ืชืœืžื™ื“ ืœืื• ื”ื›ืจืขื” ื”ื™ื ื›ื“ืืžืจ ื‘ืค' ื›ื™ืจื” (ืฉื‘ืช ืœื˜:) ืืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ื•ืจ"ื— ืคื™' ื”ื›ืจืขืช ืฉืœื™ืฉื™ืช ื“ื•ืจ ืฉืœื™ืฉื™ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื”ื›ืจืขืช ืชืœืžื™ื“ ื›ื“ืืžืจ ื‘ืค' ื›ื™ืจื”:
Selon le peroush de Rachi : puisque Beit Shammai et Beit Hillel n'ont pas mentionnรฉ la maison et le champ, leur raison est une autre raison, et la takala n'en est pas le motif. Au Ri, il paraรฎt que, mรชme si la raison de Beit Shammai est la takala, cela ne compte pas comme hakhraa : les premiers n'ont pas rรฉvรฉlรฉ leur avis au point de distinguer la maison du champ, car ils n'ont mentionnรฉ dans leurs paroles ni l'une ni l'autre. De mรชme, le peroush de Rachi plus haut au sujet de Rabban Gamliel : il n'est pas un makhria (celui qui tranche). Et le cas des koulei metalaniyot (chiffons lรฉgers) : qu'ils viennent du moukhan (prรฉparรฉ) ou du non-prรฉparรฉ, ils sont tamei, paroles de Rabbi Eliezer. Rabbi Yehochoua dit : du prรฉparรฉ ou du non-prรฉparรฉ, ils sont tahor. Rabbi Akiva dit : du prรฉparรฉ, tamei ; du non-prรฉparรฉ, tahor. On le compte, au chapitre Kira (Chabbat 39b), comme une hakhraa, car Rabbi Eliezer et Rabbi Yehochoua ont rรฉvรฉlรฉ qu'il y a lieu de distinguer le prรฉparรฉ du non-prรฉparรฉ. Et le cas du chapitre Keitsad mevarkhin (Berakhot 43b) : Beit Shammai bรฉnissent sur l'huile, et Rabban Gamliel dit : moi, je tranche. L'huile : nous avons gagnรฉ son odeur et nous avons gagnรฉ son onction. Le myrte : son odeur, nous l'avons gagnรฉe ; son onction, nous ne l'avons pas gagnรฉe. Rabbi Yo'hanan dit : la halakha suit les paroles de celui qui tranche. Il explique et donne une raison ร  ses paroles. S'il รฉtait un makhria au sens plein, pourquoi statuer la halakha selon lui ? Rabbi Yo'hanan a dรฉjร  dit, au chapitre Kira, que la halakha suit celui qui tranche. Et c'est un peu difficile selon cette explication : pourquoi viser ici en particulier une hakhraa tierce qui ne tranche pas ? On le tirerait dรฉjร  de ce que la hakhraa d'un รฉlรจve ne tranche pas, comme il est dit au chapitre Kira (Chabbat 39b) au sujet de Rabbi Akiva. Rabbeinou Hananel explique : hakhraa tierce, c'est une troisiรจme gรฉnรฉration, c'est-ร -dire la hakhraa d'un รฉlรจve, comme au chapitre Kira.
๐Ÿ’ก Explication

La page prรฉcรฉdente laisse Beit Shammai et Beit Hillel sur un tonneau de vin de terouma devenu tamei : le verser en hevel, ou le garder pour le zilouf. Rabbi Yishmael bar Rabbi Yossi propose un partage, champ contre maison, ou vin neuf contre vin vieux, ร  cause de la takala.

Une hakhraa tranche quand les deux premiers ont eux-mรชmes ouvert les deux cas, et qu'un tiers en prend un de chaque cรดtรฉ. Ici, maison et champ sont absents de leurs paroles. Rachi y voit une autre raison. Le Ri maintient la takala chez Beit Shammai, et refuse quand mรชme le nom de hakhraa. Tossefot rappellent le modรจle inverse, les chiffons de Chabbat 39b, oรน les premiers avaient nommรฉ les deux cas. Rabbeinou Hananel lit chelichit comme la troisiรจme gรฉnรฉration : la dรฉcision d'un รฉlรจve.

2
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื‘ืจื‘ื™ ื—ื ื™ื ื: ืžื—ืœื•ืงืช ืฉื ืคืœื” ืœืคื—ื•ืช ืžืžืื” ืกืื” ื—ื•ืœื™ืŸ ื˜ืžืื™ืŸ.

Rabbi Yossi b'Rabbi Hanina a dit : le diffรฉrend porte sur le cas oรน elle est tombรฉe dans moins de cent se'a de houlin (profane) tamei (impur).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื—ืœื•ืงืช ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื•ืจ' ื™ื”ื•ืฉืข ืฉื ืคืœื” ืœืคื—ื•ืช ืžืžืื” ื—ื•ืœื™ืŸ ื˜ืžืื™ื ืฉื™ืฉ ื‘ื’ืช ื”ืชื—ืชื•ื ื” ืคื—ื•ืช ืžืžืื” ื—ื•ืœื™ืŸ ื˜ืžืื™ื ื“ืื™ืŸ ืชืจื•ืžื” ื‘ื˜ื™ืœื” ื‘ื”ืŸ ื•ืคืกื“ื™ ืœื’ืžืจื™ ื“ืชืจื•ืžื” ืฆืจื™ืš ืื—ื“ ื•ืžืื” ืœื‘ื˜ืœื” ืื‘ืœ ื”ื™ื• ื‘ืชื—ืชื•ื ื” ืžืื” ื—ื•ืœื™ืŸ ืžืื” ื—ื‘ื™ื•ืช ื›ืžื• ื–ื• ืฉืœ ืชืจื•ืžื” ื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ืœื ื™ื˜ืžืื” ื‘ื™ื“ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืœื ืคืกื“ื™ ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืชืจื•ืžื” ืขื•ืœื” ื‘ื”ืŸ ื•ื—ื–ื• ื‘ื™ืžื™ ื˜ื•ืžืื” ื›ื“ืžืขื™ืงืจื ืœื–ืจ:
Le diffรฉrend de Rabbi Eliezer et de Rabbi Yehochoua : elle est tombรฉe dans moins de cent houlin tamei. Il y a, dans le pressoir d'en bas, moins de cent houlin tamei. La terouma n'y tombe pas en bitoul, et la perte est totale, car la terouma a besoin de un et cent pour s'annuler. S'il y avait en bas cent houlin, cent tonneaux comme celui de la terouma, tous conviennent qu'on ne la rend pas tamei de la main : les houlin ne sont pas perdus, la terouma s'y annule, et ils restent utilisables aux jours d'impuretรฉ comme au dรฉbut, pour un zar.
๐Ÿ’ก Explication

On revient au tonneau brisรฉ dans le pressoir du haut, dont le vin coule vers le bas. Rabbi Yossi b'Rabbi Hanina borne la mahloket au cas de moins de cent se'a de houlin dรฉjร  tamei.

Le bitoul de la terouma demande un contre cent : la terouma plus cent fois son volume. En dessous, elle reste terouma, et un zar ne peut pas la manger. Rachi enchaรฎne : ร  hauteur de cent, les houlin sont sauvรฉs, et l'acte de rendre le vin tamei de la main n'a plus de motif.

3
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Mais si elle est tombรฉe dans cent houlin tamei, tous conviennent : qu'elle descende et qu'elle devienne tamei, et qu'on ne la rende pas tamei de la main.

๐Ÿ’ก Explication

ร€ cent se'a, la terouma tombe en bitoul dans les houlin. Le mรฉlange reste utilisable pour un zar, mรชme tamei. Le laisser descendre suffit : l'impuretรฉ vient du vin d'en bas, sans geste de la main.

4
ืชื ื™ื ื ืžื™ ื”ื›ื™: ื—ื‘ื™ืช ืฉื ืฉื‘ืจื” ื‘ื’ืช ื”ืขืœื™ื•ื ื”, ื•ืชื—ืชื™ื” ืžืื” ื—ื•ืœื™ืŸ ื˜ืžืื™ืŸ โ€” ืžื•ื“ื” ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืฉืื ื™ื›ื•ืœ ืœื”ืฆื™ืœ ืžืžื ื” ืจื‘ื™ืขื™ืช ื‘ื˜ื”ืจื” โ€” ื™ืฆื™ืœ, ื•ืื ืœืื• โ€” ืชืจื“ ื•ืชื˜ืžื ื•ืืœ ื™ื˜ืžืื ื” ื‘ื™ื“.

On l'enseigne aussi ainsi. Un tonneau s'est brisรฉ dans le pressoir du haut, et au-dessous se trouvent cent houlin tamei.

Rabbi Eliezer convient ร  Rabbi Yehochoua : s'il peut en sauver un reviit (quart de log) en tahara (puretรฉ), qu'il sauve ; sinon, qu'elle descende et qu'elle devienne tamei, et qu'on ne la rende pas tamei de la main.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื•ื“ื” ืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื›ื•' ืงืก"ื“ ืืžืกืงื ื ืงืื™ ืืื ืœืื• ื“ื”ื ืคืœื•ื’ืชื™ื™ื”ื• ื‘ืื ืœืื• ื”ื•ื ื•ืœื”ื›ื™ ืคืจื™ืš ืžื•ื“ื” ืจ' ื™ื”ื•ืฉืข ื“ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื™ื˜ืžืื ื” ื‘ื™ื“ ืœืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืืžืจ ืœื ื™ื˜ืžืื ื” ื‘ื™ื“ ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืœืžื™ืชื ื™:
On supposait d'abord que ce 'il convient' vise la fin, le cas du sinon, car leur diffรฉrend porte sur le sinon. C'est pour cela que l'on objecte : il fallait enseigner que Rabbi Yehochoua convient, lui qui a dit plus haut qu'on la rend tamei de la main, ร  Rabbi Eliezer, qui a dit qu'on ne la rend pas tamei de la main.
๐Ÿ’ก Explication

La baraita confirme le cas des cent se'a, et ajoute le reviit : s'il est encore possible de prรฉlever un quart de log pur, on le prรฉlรจve. Le membre 'Rabbi Eliezer convient ร  Rabbi Yehochoua' gรชne, parce que l'interdit de rendre tamei de la main est la position de Rabbi Eliezer. Rachi situe d'abord la gรชne sur la fin de la phrase, le sinon.

5
ื”ืื™ ืดืžื•ื“ื” ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืขืด, ืžื•ื“ื” ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืœืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื”! ืืžืจ ืจื‘ื: ืื™ืคื•ืš.

Ce 'Rabbi Eliezer convient ร  Rabbi Yehochoua' : il fallait dire 'Rabbi Yehochoua convient ร  Rabbi Eliezer' ! Rava a dit : inverse.

๐Ÿ’ก Explication

Rava garde le contenu et permute les noms. Celui qui permettait de rendre tamei de la main, Rabbi Yehochoua, est celui qui vient convenir qu'ร  hauteur de cent on s'abstient de ce geste.

6
ืจื‘ ื”ื•ื ื ื‘ืจื™ื” ื“ืจื‘ ื™ื”ื•ืฉืข ืืžืจ, ืœืขื•ืœื ืœื ืชื™ืคื•ืš: ื”ื›ื ื‘ืžืื™ ืขืกืงื™ื ืŸ โ€” ื‘ื›ืœื™ ืฉืชื•ื›ื• ื˜ื”ื•ืจ ื•ื’ื‘ื• ื˜ืžื. ืžื”ื• ื“ืชื™ืžื ื ื™ื’ื–ื•ืจ ื“ื™ืœืžื ื ื’ืข ื’ื‘ื• ื‘ืชืจื•ืžื”, ืงื ืžืฉืžืข ืœืŸ.

Rav Houna, fils de Rav Yehochoua, a dit : en fait, n'inverse pas. De quoi s'agit-il ici ?

D'un rรฉcipient dont l'intรฉrieur est tahor et dont le dos est tamei. De peur que tu dises : dรฉcrรฉtions, de crainte que le dos touche la terouma.

Cela nous apprend qu'on ne dรฉcrรจte pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ื›ืœื™ ืฉืชื•ื›ื• ื˜ื”ื•ืจ ื•ื’ื‘ื• ื˜ืžื ื•ื”ืื™ ืžื•ื“ื” ืœืื• ืืกื™ืคื ืงืื™ ืืœื ืืจื™ืฉื ื“ืงืชื ื™ ืื ื™ื›ื•ืœ ืœื”ืฆื™ืœ ืจื‘ื™ืขื™ืช ื‘ื˜ื”ืจื” ื™ืฆื™ืœ ื•ืืคื™' ื›ืœื™ ื–ื” ืฉื”ื•ื ื‘ื ืœื”ืฆื™ืœ ืจื‘ื™ืขื™ืช ื–ื• ื‘ืชื•ื›ื• ืชื•ื›ื• ื˜ื”ื•ืจ ื•ื’ื‘ื• ื˜ืžื ื•ืืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื™ื” ืœืจ' ืืœื™ืขื–ืจ ื“ืืžืจ ืืœ ื™ื˜ืžืื ื” ื‘ื™ื“ ืžื•ื“ื” ื”ื•ื ื“ืžื•ืชืจ ืœื”ืฆื™ืœ ื‘ื–ื” ื•ืœื ื—ื™ื™ืฉื™ื ืŸ ื“ื™ืœืžื ื ื’ืข ื’ื‘ื• ื‘ืชืจื•ืžื” ื•ืžื˜ืžื ืœื” ื‘ื™ื“ื™ื ื•ื‘ื›ืœื™ ืฉื ื˜ืžื ื‘ืžืฉืงื™ืŸ ื“ื˜ื•ืžืืชืŸ ื“ืจื‘ื ืŸ ื”ื™ื ื“ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ื›ื“ืชื ื™ื ื›ืœื™ ืฉื ื˜ืžืื• ืื—ื•ืจื™ื• ื‘ืžืฉืงื™ืŸ ืื—ื•ืจื™ื• ื˜ืžืื™ืŸ ืชื•ื›ื• ืื• ืื•ื’ื ื• ืื• ืื–ื ื• ืื• ื™ื“ื™ื• ื˜ื”ื•ืจื™ืŸ:
Ce 'il convient' ne vise pas la fin, il vise le dรฉbut, qui enseigne : s'il peut sauver un reviit en tahara, qu'il sauve. Mรชme ce rรฉcipient dans lequel il vient sauver ce reviit a l'intรฉrieur tahor et le dos tamei. Et cela nous apprend, au sujet de Rabbi Eliezer qui a dit qu'on ne la rende pas tamei de la main, qu'il convient qu'il est permis de sauver avec celui-ci. Nous ne craignons pas que le dos touche la terouma et la rende tamei par un acte direct. Il s'agit d'un rรฉcipient rendu tamei par des liquides, dont la touma est rabbinique. Oรน le trouve-t-on ? Comme on l'enseigne : un rรฉcipient dont l'arriรจre a รฉtรฉ rendu tamei par des liquides, son arriรจre est tamei, son intรฉrieur, son bord, son anse ou ses poignรฉes sont tahor.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Houna garde l'ordre des noms. Le verbe 'il convient' porte sur le resha : sauver un reviit, pas sur l'interdit de la fin.

Le rรฉcipient a l'intรฉrieur tahor et le dos tamei. Cette touma vient des liquides, elle est derabbanan. La baraita citรฉe par Rachi laisse purs l'intรฉrieur, le bord, l'anse et les poignรฉes. On ne dรฉcrรจte pas ร  cause du risque que le dos effleure la terouma.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Sauver un reviit : intรฉrieur tahor, dos tamei Intรฉrieur tahor reviit de terouma bord, anse, poignรฉes : tahor Dos tamei, liquides, derabbanan Rabbi Eliezer permet ce sauvetage. On ne dรฉcrรจte pas pour un contact du dos.
Le reviit est recueilli dans un rรฉcipient pur au-dedans. Le dos, tamei par des liquides, reste ร  l'extรฉrieur.
7
ื”ื“ืจืŸ ืขืœืš ืื•ืจ ืœืืจื‘ืขื” ืขืฉืจ

Nous reviendrons vers toi, Or le-arbaa asar (la lumiรจre du quatorze).

๐Ÿ’ก Explication

Formule de clรดture du premier chapitre de Pessahim. La mishna qui suit ouvre le chapitre Kol cha'a, sur le hamets du 14 nissan.

8
ืžืชื ื™ืณ ื›ืœ ืฉืขื” ืฉืžื•ืชืจ ืœืื›ื•ืœ, ืžืื›ื™ืœ ืœื‘ื”ืžื” ืœื—ื™ื” ื•ืœืขื•ืคื•ืช, ื•ืžื•ื›ืจ ืœื ื›ืจื™, ื•ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืืชื•. ืขื‘ืจ ื–ืžื ื• โ€” ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืืชื•, ื•ืœื ื™ืกื™ืง ื‘ื• ืชื ื•ืจ ื•ื›ื™ืจื™ื. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืื™ืŸ ื‘ื™ืขื•ืจ ื—ืžืฅ ืืœื ืฉืจื™ืคื”. ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื: ืืฃ ืžืคืจืจ ื•ื–ื•ืจื” ืœืจื•ื— ืื• ืžื˜ื™ืœ ืœื™ื.

Mishna. Tout le temps oรน il est permis de manger, on en nourrit la behema (bรชte domestique), la haya (bรชte sauvage) et les oiseaux, on le vend au nokhri (non-juif), et le profit en est permis.

Son temps passรฉ : le profit en est interdit, et l'on n'allume pas avec lui un four ni un kirayim (rรฉchaud). Rabbi Yehouda dit : le biour (รฉlimination) du hamets se fait uniquement par serifa (brรปlure).

Et les Sages disent : on l'รฉmiette aussi et on le sรจme au vent, ou on le jette ร  la mer.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืชื ื™' ื›ืœ ืฉืขื” ืฉืžื•ืชืจ ืœืื›ื•ืœ ืžืื›ื™ืœ ืœื“ื•ืงื™ื™ื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ื“ืชื™ื“ื•ืง ื”ื ืžืฉืขื” ืฉืื™ื ื• ืžื•ืชืจ ืœืื›ื•ืœ ืื™ื ื• ืžื•ืชืจ ืœื”ืื›ื™ืœ:
Mishna. Tout le temps oรน il est permis de manger, on nourrit. C'รฉtait nรฉcessaire pour l'infรฉrence : dรจs l'heure oรน il n'est plus permis de manger, il n'est plus permis de nourrir.
ื•ืœื ื™ืกื™ืง ื‘ื• ืชื ื•ืจ ื•ื›ื™ืจื™ื ื‘ื’ืžืจื ืคืจื™ืš ืคืฉื™ื˜ื ื”ื ื ืžื™ ื”ื ืื” ื”ื™ื:
Et l'on n'allume pas avec lui un four ni un kirayim. La Guemara objecte : c'est รฉvident, cela aussi est un profit.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืชื ื™' ื›ืœ ืฉืขื”. ืขื‘ืจ ื–ืžื ื• ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื” ื•ืืกื•ืจ ืœืžื›ื•ืจ ื•ืื ืžื›ืจ ื“ืžื™ื• ืžื•ืชืจื™ืŸ ื“ืื™ืŸ ืชื•ืคืก ืืช ื“ืžื™ื• ื›ื“ืชื ืŸ ื‘ืค"ื‘ ื“ืงื“ื•ืฉื™ืŸ (ื“ืฃ ื ื•:) ืžื›ืจืŸ ื•ืงื™ื“ืฉ ื‘ื“ืžื™ื”ืŸ ืžืงื•ื“ืฉืช:
Mishna. Tout le temps. Son temps passรฉ, le profit en est interdit. Et il est interdit de le vendre. S'il l'a vendu, l'argent en est permis, car il ne saisit pas son prix, comme nous l'avons appris au deuxiรจme chapitre de Kiddouchin (56b) : s'il les a vendus et a consacrรฉ une femme par leur prix, elle est mekoudeshet.
๐Ÿ’ก Explication

La mishna pose une seule horloge. Tant que manger le hamets est permis, trois usages le sont : nourrir, vendre, profiter. L'heure passรฉe, le profit tombe, y compris chauffer un four ou un kirayim.

Sur le biour, Rabbi Yehouda ne retient que la serifa. Les Sages y ajoutent l'รฉmiettement au vent et le jet ร  la mer. Rachi annonce l'infรฉrence que la Guemara va tirer : l'interdit de manger entraรฎne l'interdit de nourrir. Tossefot sรฉparent la vente de son prix : le hamets ne rend pas l'argent interdit, ร  la diffรฉrence d'un bien qui saisit son prix.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Avant l'heure, et aprรจs : que faire du hamets Tant qu'il est permis de manger Nourrir behema, haya, oiseaux. Vendre au nokhri. Tirer profit. Rabbi Yehouda Biour du hamets Serifa seule Four et kirayim : profit interdit Sages ร‰mietter et semer au vent ou jeter ร  la mer La serifa reste admise, elle n'est pas seule
Avant l'heure : nourrir, vendre, profiter. Aprรจs : Rabbi Yehouda brรปle ; les Sages dispersent aussi au vent ou ร  la mer.
9
ื’ืžืณ ื›ืœ ืฉืขื” ืฉืžื•ืชืจ ืœืื›ื•ืœ โ€” ืžืื›ื™ืœ, ื”ื ื›ืœ ืฉืขื” ืฉืื™ื ื• ืžื•ืชืจ ืœืื›ื•ืœ โ€” ืื™ื ื• ืžืื›ื™ืœ. ืœื™ืžื ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืœื ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”. ื“ืื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”, ื”ื ืื™ื›ื ื—ืžืฉ ื“ืื™ื ื• ืื•ื›ืœ โ€” ื•ืžืื›ื™ืœ. ื“ืชื ืŸ, ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืื•ืžืจ: ืื•ื›ืœื™ืŸ ื›ืœ ื—ืžืฉ, ื•ืฉื•ืจืคื™ืŸ ื‘ืชื—ืœืช ืฉืฉ. ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืื•ื›ืœื™ืŸ ื›ืœ ืืจื‘ืข, ื•ืชื•ืœื™ืŸ ื›ืœ ื—ืžืฉ, ื•ืฉื•ืจืคื™ืŸ ื‘ืชื—ืœืช ืฉืฉ!

Guemara. Tout le temps oรน il est permis de manger, on nourrit.

Donc tout le temps oรน il n'est pas permis de manger, on ne nourrit pas. Dirons-nous que notre mishna ne suit pas Rabbi Yehouda ?

Car s'il s'agissait de Rabbi Yehouda, il y a la cinquiรจme heure, oรน l'on ne mange pas et oรน l'on nourrit. Comme nous l'avons appris : Rabbi Meir dit : on mange pendant toute la cinquiรจme, et l'on brรปle au dรฉbut de la sixiรจme.

Rabbi Yehouda dit : on mange pendant toute la quatriรจme, on suspend pendant toute la cinquiรจme, et l'on brรปle au dรฉbut de la sixiรจme.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœื™ืžื ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืœื ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืืฃ ืœืคื™ ื”ืžืกืงื ื ืœื ืืชื™ื ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืืœื ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ืœื™ืžื ืžืชื ื™' ื“ืœื ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืืœื ื›ืจ' ืžืื™ืจ ื•ืžืกื™ืง ื“ื›ืจ' ืžืื™ืจ ื ืžื™ ืœื ืืชื™:
Dirons-nous que notre mishna ne suit pas Rabbi Yehouda. Mรชme selon la conclusion, elle ne vient pas selon Rabbi Yehouda. Voici le sens : dirons-nous que la mishna ne suit pas Rabbi Yehouda, mais suit Rabbi Meir ? Et l'on conclut qu'elle ne vient pas non plus selon Rabbi Meir.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื’ืž' ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ื“ืœื ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืื™ ืจ"ื™ ื”ื ืื™ื›ื ื—ืžืฉ ื“ืื™ื ื• ืื•ื›ืœ ื•ืžืื›ื™ืœ ื•ื›ื‘ืจ ืคืกืง ืจื‘ ืœืขื™ืœ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ื™ื’) ื”ืœื›ื” ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื”. ื”ื ื“ืงืชื ื™ ื‘ืžืชื ื™' ืžืื›ื™ืœ ืœื‘ื”ืžื” ื•ืœื—ื™ื” ืงื ืขื‘ื™ื“ ืฆืจื™ื›ื•ืชื ื‘ื’ืž'. ื“ืื™ ืชื ื ื‘ื”ืžื” ื“ืื™ ืžืฉื™ื™ืจื ืงื—ื–ื™ ืœื™ื”. ืื‘ืœ ื—ื™ื” ื“ืื™ ืžืฉื™ื™ืจื ืžืฆื ืข ืœื™ื” ืื™ืžื ืœื ืงืžืฉืžืข ืœืŸ ื“ืืค"ื” ืฉืจื™. ื•ืงืฉื” ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืฆื ืข ืœื™ื” ื”ื™ืืš ื™ื›ื•ืœ ืœื”ืื›ื™ืœื” ื”ื ืืžืจ ืœืขื™ืœ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ื˜:) ื•ืžื” ืฉืžืฉื™ื™ืจ ื™ื ื™ื—ื ื• ื‘ืฆื™ื ืขื” ืฉืœื ืชื‘ื ื—ื•ืœื“ื” ื•ืชื˜ื•ืœ ื‘ืคื ื™ื• ื•ื™ื”ื ืฆืจื™ืš ื‘ื“ื™ืงื” ืื—ืจื™ื• ื•ื›"ืฉ ืฉืœื ื™ืชืŸ ืœื” ืœืื›ื•ืœ ื•ื”ื™ื ืชืฆื ื™ืขื”ื•. ื•ื“ื—ืง ืจื‘ื™ื ื• ืฉืžืฉื•ืŸ ืœืคืจืฉ ื“ืžื™ื™ืจื™ ื‘ื—ื™ื” ืฉื›ืคื•ืชื” ื•ื”"ืง ื“ืื™ ืžืฉื™ื™ืจื ืœื™ื” ื‘ืฉืื™ื ื” ื›ืคื•ืชื” ื”"ื ื“ื ื’ื–ืจ ื›ืคื•ืชื” ืื˜ื• ืฉืื™ื ื” ื›ืคื•ืชื”. ื•ื”ืคื™' ื”ื ื›ื•ืŸ ื "ืœ ื•ืžืื›ื™ืœ ืœื‘ื”ืžื” ื•ืœื—ื™ื” ื•ืœืขื•ืฃ ื•ื”ื•ื ืขื•ืžื“ ืขืœื™ื”ื ืขื“ ืฉื™ืื›ืœื•ื ื•ืœื ื™ืขืœื™ื ืขื™ื ื™ื• ืžื”ื ืขื“ ืฉื™ืื›ืœื•ื ื•ื™ื‘ืขืจ ื”ืžืฉื•ื™ื™ืจ. ื•ืžืชื ื™' ื”ื™ืชืจ ื”ื ืื” ืืชื ืœืืฉืžื•ืขื™' ื•ืœืขื•ืœื ืฆืจื™ืš ืœื™ื–ื”ืจ ืฉืœื ื™ืฆื ื™ืขื• ื•ื”"ืค ื“ืื™ ืชื ื ื‘ื”ืžื” ื“ืื™ ืžืฉื™ื™ืจื ืงื—ื–ื™ ืœื” ื“ืืฃ ืื ืžื—ืžืช ื˜ื™ืจื“ื ื™ืขืœื™ื ืขื™ื ื™ื• ืžื”ื ื™ื—ื–ื•ืจ ื•ื™ื‘ืขืจ ื”ืžืฉื•ื™ื™ืจ ื“ื”ื ืงื ื—ื–ื™ ืœื™ื”: ื•ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืืชื• ืคืฉื™ื˜ื ืœื ืฆืจื™ื›ื ืฉื—ืจื›ื• ืงื•ื“ื ื–ืžื ื• ื•ื›ื“ืจื‘ื ื“ืืžืจ ืจื‘ื ื—ืจื›ื• ืงื•ื“ื ื–ืžื ื• ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืืชื• ืืฃ ืœืื—ืจ ื–ืžื ื•. ื•ื›ื’ื•ืŸ ืฉื ืคืกืœ ืžืœืื›ื•ืœ ืœื›ืœื‘ ื“ื•ืžื™ื ื“ืคืช ืฉืขื™ืคืฉื”. ื™ืฉ ืฉืจื•ืฆื™ื ืœื•ืžืจ ืœืื• ื“ื•ืงื ื”ื ืื” ื“ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ื ืžื™ ืื›ื™ืœื” ื“ืขืคืจื ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื. ื•ืœื ืžืกืชื‘ืจ ื“ืืข"ืค ื“ื‘ื˜ืœื” ื“ืขืช ื”ืื•ื›ืœ ืืฆืœ ื›ืœ ืื“ื ืž"ืž ื›ื™ื•ืŸ ื“ืื™ื”ื• ืงืื›ื™ืœ ืœื™ื” ืืกื•ืจ. ื•ื›"ื› ื”ืจื‘ ื”ื‘ืจืฆืœื•ื ื™ ื–"ืœ ื•ื–"ืœ ื•ื”ื "ืž ื“ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืื” ืœืื—ืจ ื–ืžื ื• ืื‘ืœ ื‘ืื›ื™ืœื” ืœื ื•ืžื”ืื™ ื˜ืขืžื ื ืžื™ ืืกื•ืจ ื›ื•ืชื— ื”ื‘ื‘ืœื™ ื›ื™ ืื›ื™ืœ ืœื™ื” ื“ืชื ืŸ ื“ืฃ ืžื‘ ืืœื• ืขื•ื‘ืจื™ืŸ ื‘ืคืกื— ื›ื•ืชื— ื”ื‘ื‘ืœื™ ื•ื›ื•'. ื•ื™ืฉ ืžื™ ืฉืื•ืžืจื™ื ื”ืžื•ืจื™ื™ืก ืฉืขื•ืฉื™ืŸ ื”ืื™ื“ื ื ืฉืงื•ืจื™ืŸ ืืœืžืจ"ื™ ืฉืžืฉื™ืžื™ืŸ ื‘ื• ืœื—ื ืงืœื•ื™ ืฉืžื•ืชืจ ืื—ืจ ื”ืคืกื— ื—ื“ื ืฉื”ื—ืžืฅ ืข"ื™ ืชืขืจื•ื‘ื•ืช ืฉืขื‘ืจ ืขืœื™ื• ื”ืคืกื— ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืื” ื•ืขื•ื“ ืฉื”ืจื™ ื—ืจื›ื• ืงื•ื“ื ื–ืžื ื• ื•ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืื” ืื—ืจ ื–ืžื ื•. ื•ืื ืŸ ื—ื–ื™ื ืŸ ืœืจื‘ื•ื•ืชื ื“ืืกืจื™ืŸ ืœื™ื” ืœืื—ืจ ื”ืคืกื—. ื“ืœื ืฉืจื™ ืจ"ืฉ ืืœื ื›ื’ื•ืŸ ื“ืขืจื™ื‘ ืฉืœื ื‘ื›ื•ื•ื ื” ืื‘ืœ ืœืขืจื•ื‘ื™ ื•ืœืฉื”ื•ื™ื™ ืœื ื•ืžืฉื•ื ืฉื—ืจื›ื• ื ืžื™ ืœื ืื™ืžื•ืจ ืœื ื—ืจื›ื• ื™ืคื” ื™ืคื” ื“ืœื ืžืกื™ืง ืื“ืขืชื™' ืคืกื— ื‘ืฉืขืช ืขืฉื™ื™ืชื• ื•ืขื•ื“ ืœื ืงืืžืจื™ื ืŸ ื—ืจื›ื• ืงื•ื“ื ื–ืžื ื• ืžื•ืชืจ ื‘ืื›ื™ืœืชื• ืœืื—ืจ ื–ืžื ื• ืืœื ื‘ื”ื ืื” ืงืืžืจ. ื“ืœืื• ืื•ืจื—ื ื“ืืจืขื ืœืื›ื•ืœ ืคืช ื—ืจื•ืš ื›ืœ ืฆืจื›ื• ืื‘ืœ ื’ื‘ื™ ืžื•ืจื™ื™ืก ื“ืื•ืจื—ื ืœืžื™ื›ืœ ื”ื›ื™ ืืกื•ืจ:
Guemara. La mishna ne suit pas Rabbi Yehouda : s'il s'agissait de Rabbi Yehouda, il y a la cinquiรจme heure, oรน l'on ne mange pas et oรน l'on nourrit. Or Rav a dรฉjร  tranchรฉ plus haut (Pessahim, daf 13) : la halakha est selon Rabbi Yehouda. Ce que la mishna enseigne, nourrir la behema et la haya, la Guemara en fait une tserikhta. Si l'on avait enseignรฉ la behema : lorsqu'elle laisse un reste, on le voit. Mais la haya, lorsqu'elle laisse un reste, le cachรฉ : j'aurais dit que c'est interdit. Cela nous apprend que, mรชme ainsi, c'est permis. Difficultรฉ : des lors qu'elle le cachรฉ, comment peut-on la nourrir ? Il est dit plus haut (Pessahim 9b) : ce qu'il laisse, qu'il le pose en cachette, afin qu'une houlda ne vienne pas le prendre devant lui et qu'il ait ensuite ร  faire une bedika. ร€ plus forte raison, il ne le lui donnera pas ร  manger pour qu'elle le cachรฉ. Rabbeinou Chimson s'est efforcรฉ d'expliquer qu'il s'agit d'une haya attachรฉe. Le sens serait : si elle laisse un reste lorsqu'elle n'est pas attachรฉe, j'aurais dit que l'on dรฉcrรจte l'attachรฉe ร  cause de celle qui ne l'est pas. L'explication juste me semble celle-ci : on nourrit la behema, la haya et l'oiseau, et l'on se tient auprรจs d'eux jusqu'ร  ce qu'ils aient mangรฉ. On ne dรฉtourne pas les yeux d'eux jusqu'ร  ce qu'ils aient mangรฉ, et l'on fait le biour du reste. La mishna vient enseigner la permission du profit. De toute faรงon, il faut veiller ร  ce qu'ils ne le cachent pas. Voici le sens : si l'on avait enseignรฉ la behema, c'est que, si elle laisse un reste, on le voit. Mรชme si, par tirda (prรฉoccupation), on dรฉtourne les yeux d'eux, on reviendra faire le biour du reste, puisqu'on le voit. Et le profit en est permis : c'est รฉvident. L'enseignement manquait pour le cas oรน on l'a charrรฉ avant son temps, et selon Rava. Car Rava a dit : si on l'a charrรฉ avant son temps, le profit en est permis mรชme aprรจs son temps. Il s'agit du cas oรน il est devenu impropre ร  รชtre mangรฉ par un chien, ร  la maniรจre d'un pain moisi. Certains veulent dire que le mot profit vise aussi la consommation, car ce n'est plus que de la poussiรจre. Cela ne se soutient pas. Mรชme lorsque la daat (faรงon de voir) de celui qui mange s'annule devant tout homme, dรจs lors que lui le mange, c'est interdit. Ainsi a รฉcrit le Rav de Barcelone, de mรฉmoire bรฉnie, et voici ses mots : ces paroles valent pour le profit aprรจs le temps ; la consommation reste interdite. Pour cette raison aussi, le koutah babli est interdit quand on le mange, car nous avons appris au daf 42 : voici ce par quoi l'on transgresse ร  Pessa'h, le koutah babli, etc. Certains disent : le mouryes que l'on fait aujourd'hui, qu'on appelle almari, et dans lequel on met du pain grillรฉ, est permis aprรจs Pessa'h. D'une part, le hamets passe par un mรฉlange, et une fois Pessa'h passรฉ le profit en est permis. D'autre part, on l'a charrรฉ avant son temps, et le profit en est permis aprรจs son temps. Et nous avons vu que les maรฎtres l'interdisent aprรจs Pessa'h. Rabbi Chimon permet le cas oรน le mรฉlange s'est fait sans intention. Mรฉlanger afin de garder reste interdit. Le fait de l'avoir charrรฉ ne suffit pas non plus : peut-รชtre ne l'a-t-on pas charrรฉ comme il faut, car Pessa'h ne monte pas ร  l'esprit au moment oรน on le fabrique. De plus, nous ne disons pas : si on l'a charrรฉ avant son temps, le manger est permis aprรจs son temps. Il a parlรฉ du profit. Manger un pain charrรฉ autant qu'il le faut sort de la maniรจre du monde. Pour le mouryes, dont la maniรจre est justement d'รชtre mangรฉ ainsi, c'est interdit.
๐Ÿ’ก Explication

La mishna lie nourrir ร  il est permis de manger. L'infรฉrence immรฉdiate : dรจs que manger est interdit, nourrir l'est aussi. Chez Rabbi Yehouda, la cinquiรจme heure sรฉpare les deux. On ne mange plus, on suspend, on nourrit encore, et l'on brรปle au dรฉbut de la sixiรจme. Rabbi Meir mange encore toute la cinquiรจme.

Tossefot prevennent la suite : la conclusion รฉcartera Rabbi Yehouda, puis Rabbi Meir. Le Roch rappelle le psak de Rav, plus haut, selon Rabbi Yehouda, puis dรฉploie la tserikhta de la behema et de la haya, et la halakha du hamets charre avant l'heure : profit oui, consommation non, avec le koutah et le mouryes.

10
ื•ืืœื ืžืื™, ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื”ื™ื? ื”ืื™ ืดื›ืœ ืฉืขื” ืฉืžื•ืชืจ ืœืื›ื•ืœ ืžืื›ื™ืœืด โ€” ืดื›ืœ ืฉืขื” ืฉืื•ื›ืœ ืžืื›ื™ืœืด ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื”.

Mais alors, quoi : c'est Rabbi Meir ? Ce 'tout le temps oรน il est permis de manger, on nourrit' : il fallait dire 'tout le temps oรน l'on mange, on nourrit'.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื’ืž' ื›ืœ ืฉืขื” ืฉืื•ื›ืœ ืžืื›ื™ืœ ืžื‘ืขื™ ืœื™ื” ืื‘ืœ ื”ืฉืชื ื“ื ืงื˜ ืœื” ื‘ืชืจื™ ืœื™ืฉื ื™ ืžืฉืžืข ื“ืืชืจื™ ื’ื‘ืจื™ ืงืื™ ื•ื”ื ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ื›ืœ ืฉืขื” ืฉืžื•ืชืจ ืœืื›ื•ืœ ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ืžืื›ื™ืœ ืืคื™ืœื• ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืชื™ืชื•ืงื ืืœื™ื‘ื ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื“ื”ื ืื™ื›ื ืฉืฉ ื“ืžื•ืชืจ ืœืื›ื•ืœ ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ื•ืืกื•ืจ ืœื”ืื›ื™ืœ ืœื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ:
Guemara. Il fallait dire : tout le temps oรน l'on mange, on nourrit. Maintenant qu'il l'a pris en deux formulations, cela signifie que cela vise deux hommes. Et l'on ne peut pas dire le sens suivant : tout le temps oรน il est permis de manger d'aprรจs la Tora, on nourrit mรชme d'aprรจs les rabbins, et la mishna se poserait selon Rabbi Yehouda. Car il y a la sixiรจme heure, oรน il est permis de manger d'aprรจs la Tora, et oรน il est interdit de nourrir selon tout le monde.
๐Ÿ’ก Explication

Chez Rabbi Meir, l'heure oรน l'on mange et l'heure oรน l'on nourrit coรฏncident. La mishna aurait dรป dire tout le temps oรน l'on mange. Deux verbes, 'il est permis' et 'on nourrit', laissent entendre deux personnes.

Rachi ferme une lecture de rechange : 'permis par la Tora, donc on nourrit malgrรฉ l'interdit rabbinique', ce qui aurait sauvรฉ Rabbi Yehouda. La sixiรจme heure reste permise par la Tora et interdite pour nourrir selon tous, puisque tous brรปlent dรจs son dรฉbut.

11
ืืžืจ ืจื‘ื” ื‘ืจ ืขื•ืœื: ืžืชื ื™ืชื™ืŸ ืจื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ื”ื™ื. ื“ืชื ืŸ, ืจื‘ืŸ ื’ืžืœื™ืืœ ืื•ืžืจ: ื—ื•ืœื™ืŸ ื ืื›ืœื™ืŸ ื›ืœ ืืจื‘ืข, ืชืจื•ืžื” ื›ืœ ื—ืžืฉ, ื•ืฉื•ืจืคื™ืŸ ื‘ืชื—ืœืช ืฉืฉ. ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ: ื›ืœ ืฉืขื” ืฉืžื•ืชืจ ืœืื›ื•ืœ ื›ื”ืŸ ื‘ืชืจื•ืžื”, ื™ืฉืจืืœ ืžืื›ื™ืœ ื—ื•ืœื™ืŸ ืœื‘ื”ืžื” ืœื—ื™ื” ื•ืœืขื•ืคื•ืช.

Rabba bar Oula a dit : notre mishna est selon Rabban Gamliel. Comme nous l'avons appris : Rabban Gamliel dit : les houlin se mangent pendant toute la quatriรจme, la terouma pendant toute la cinquiรจme, et l'on brรปle au dรฉbut de la sixiรจme.

Et voici ce qu'il dit : tout le temps oรน il est permis au kohen de manger la terouma, le Yisrael nourrit des houlin a la behema, ร  la haya et aux oiseaux.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœื ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ื›ืœ ืฉืขื” ืฉื™ืฉ ื”ื™ืชืจ ืœืฉื•ื ืื“ื ืœืื›ื•ืœ ืžืื›ื™ืœ ืืฃ ื”ืืกื•ืจ ืœืื›ื•ืœ ืœื‘ื”ืžืชื• ื›ื•':
Voici plutรดt ce qu'il dit, 'tout le temps' : des qu'il existe une permission pour quelque homme de manger, mรชme celui ร  qui il est interdit de manger nourrit sa bรชte, etc.
๐Ÿ’ก Explication

Rabba bar Oula pose la mishna chez Rabban Gamliel. Deux horloges : les houlin du Yisrael s'arrรชtent ร  la fin de la quatriรจme ; la terouma du kohen court jusqu'ร  la fin de la cinquiรจme.

'Tout le temps oรน il est permis de manger' vise alors le kohen. Pendant cette cinquiรจme heure, le Yisrael, qui ne mange plus ses houlin, les donne encore aux bรชtes. Rachi le dit en une rรจgle : dรจs qu'un homme quelconque peut encore manger, celui qui, lui, ne le peut plus, nourrit quand mรชme.

12
ืœืžื” ืœื™ ืœืžื™ืชื ื ื‘ื”ืžื”, ืœืžื” ืœื™ ืœืžื™ืชื ื ื—ื™ื”? ืฆืจื™ื›ื. ื“ืื™ ืชื ื ื‘ื”ืžื” โ€” ื“ืื™ ืžืฉื™ื™ืจื ื—ื–ื™ ืœื”. ืื‘ืœ ื—ื™ื”, ื“ืื™ ืžืฉื™ื™ืจื ืงืžืฆื ืขื ืœื” โ€” ืื™ืžื ืœื.

Pourquoi me faut-il enseigner la behema, pourquoi me faut-il enseigner la haya ? C'est nรฉcessaire.

Si l'on avait enseignรฉ la behema : si elle laisse un reste, il le voit. Mais la haya, si elle laisse un reste, elle le cachรฉ.

J'aurais dit que c'est interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ื”ืžื” ืื™ ืžืฉื™ื™ืจื ื—ื–ื™ ืœื™ื” ืฉืื™ืŸ ื“ืจื›ื” ืœื”ืฆื ื™ืข ืื‘ืœ ื—ื™ื” ื›ื’ื•ืŸ ื—ื•ืœื“ื” ื•ื ืžื™ื” ื•ื—ืชื•ืœ ื“ืจื›ืŸ ืœื”ืฆื ื™ืข:
La behema, si elle laisse un reste, il le voit : sa maniรจre est de laisser le reste ร  dรฉcouvert. La haya, par exemple la houlda (belette), la nemaya (mangouste) et le chat, a pour maniรจre de le mettre de cรดtรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

La double mention est une tserikhta. La behema laisse le reste visible : le maรฎtre peut l'รฉliminer. La haya le cachรฉ. Si la mishna n'avait parlรฉ que de la behema, on aurait refusรฉ la haya, de peur du reste dissimulรฉ ร  l'approche de l'heure interdite.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Pourquoi enseigner et la behema et la haya Behema Le reste reste visible. Le maรฎtre le voit. Risque inverse : oubli, pas de bitoul, bal yerae Haya Belette, mangouste, chat. Le reste, elle le cachรฉ. En cachant, elle soustrait le hamets au bal yerae Chaque cas empรชche de conclure l'autre. Les deux sont nรฉcessaires. Les oiseaux suivent la paire, sans raison propre. Rachi : le bitoul manque si l'on n'y pense pas.
Behema : le reste se voit. Haya : elle le cachรฉ. Chaque cas manque si l'on n'enseigne que l'autre.
13
ื•ืื™ ืชื ื ื—ื™ื” โ€” ืžืฉื•ื ื“ืื™ ืžืฉื™ื™ืจื ืžื™ื”ืช ืžืฆื ืขื. ืื‘ืœ ื‘ื”ืžื”, ื–ื™ืžื ื™ืŸ ื“ืžืฉื™ื™ืจื ื•ืœื ืžืกื™ืง ืื“ืขืชื™ื”, ื•ืงืื™ ืขืœื™ื” ื‘ืดื‘ืœ ื™ืจืื” ื•ื‘ื‘ืœ ื™ืžืฆืืด โ€” ืื™ืžื ืœื, ืฆืจื™ื›ื.

Et si l'on avait enseignรฉ la haya : c'est que, si elle laisse un reste, elle le cachรฉ du moins. Mais la behema, il arrive qu'elle laisse un reste et que cela ne lui monte pas ร  l'esprit, et il se tient sous le coup de bal yerae (il n'en sera pas vu) et de bal yimatse (il ne s'en trouvera pas).

J'aurais dit que c'est interdit. C'est nรฉcessaire.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืื™ ืชื ื ื—ื™ื” ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ื”ื™ื ืขื“ื™ืคื ืžืฉื•ื ื“ืื™ ืžืฉื™ื™ืจื ืžืฆื ืขื ืœื” ื•ืœื ืขื‘ืจ ืขืœื™ื” ื‘ื‘ืœ ื™ืจืื”:
Et si l'on avait enseignรฉ la haya, j'aurais dit qu'elle est prรฉfรฉrable : si elle laisse un reste, elle le cachรฉ, et le bal yerae ne lui incombe pas pour ce reste.
ื•ืœืื• ืื“ืขืชื™ื” ืœื‘ื˜ืœื•:
Et cela ne lui monte pas ร  l'esprit : pour l'annuler.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื•ืื™ ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื—ื™ื” ืžืฉื•ื ื“ืžืฆื ืขื ืœื” ื•ืื™ืŸ ืขื•ื‘ืจ ืžืฉื•ื ื‘ืœ ื™ื˜ืžื™ืŸ ื“ื‘ืœ ื™ื˜ืžื™ืŸ ื ืคืงื ืœืŸ ืžืœื ื™ืžืฆื ื•ืื™ืŸ ื–ื” ืžืฆื•ื™ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ื™ื“ื•ืข ื”ื™ื›ืŸ ื”ื•ื ื•ื›ืŸ ืžืฉืžืข ื‘ืค"ืง (ื“ืฃ ื•:) ื“ืคืจื™ืš ื•ื›ื™ ืžืฉื›ื—ืช ืœื” ืœื™ื‘ื˜ืœื” ืžืฉืžืข ื“ื›ืœ ื›ืžื” ื“ืœื ืžืฉื›ื—ืช ืœื ืขื‘ืจ ื‘ื‘ืœ ื™ืจืื” ื”ืง' ืจืฉื‘"ื ื”ื™ื›ื™ ืฉืจื™ ืœื”ืื›ื™ืœ ืœื—ื™ื” ืฉื“ืจื›ื” ืœื”ื˜ืžื™ืŸ ื”ื ืชื ืŸ ื‘ืค"ืง (ื“ืฃ ื˜:) ืžื” ืฉืžืฉื™ื™ืจ ื™ื ื™ื—ื ื• ื‘ืฆื™ื ืขื ื›ื“ื™ ืฉืœื ืชื˜ื•ืœ ื—ื•ืœื“ื” ื‘ืคื ื™ื• ื•ื™ื”ื ืฆืจื™ืš ื‘ื“ื™ืงื” ืื—ืจื™ื• ื•ื›"ืฉ ืฉืืกื•ืจ ืœื™ืชืŸ ื‘ืคื ื™ื”ื ื•ื™ืฉ ืœื—ืœืง ื‘ื™ืŸ ื—ื™ื” ืœื—ื•ืœื“ื” ื”ืžื’ื“ืœื™ื ื‘ื‘ืชื™ื ื“ื”ื”ื™ื ืœื ืžืฆื ืขื ื›ื•ืœื™ ื”ืื™ ื›ืžื• ื—ื•ืœื“ื” ื”ื˜ื•ืžื ืช ื‘ื—ื•ืจื™ื ื•ื‘ืกื“ืงื™ืŸ:
Et si l'on nous avait enseignรฉ la haya, parce qu'elle le cachรฉ. Et l'on ne transgresse pas ร  cause de bal yitmin (il ne sera pas tenu cachรฉ) : bal yitmin se tire de lo yimatse (il ne se trouvera pas), et ceci n'est pas trouvรฉ, puisqu'on ignore oรน il est. Il en va de mรชme au premier chapitre (6b), oรน l'on objecte : quand tu le trouves, annule-le. On en tire que, tant qu'on ne l'a pas trouvรฉ, on ne transgresse pas bal yerae. Le Rachba a objectรฉ : comment permet-on de nourrir une haya dont la maniรจre est de cacher ? Nous avons appris au premier chapitre (9b) : ce qu'il laisse, qu'il le pose en cachette, afin qu'une houlda ne le prenne pas devant lui et qu'il ait ensuite ร  faire une bedika. ร€ plus forte raison, il est interdit de le dรฉposer devant elles. On peut distinguer la haya de la houlda. Celle qu'on รฉlรจve dans les maisons ne cache pas autant qu'une houlda qui enfouit dans les trous et les fentes.
ื•ืงืื™ ืขืœื™ื” ื‘ื‘ืœ ื™ืจืื” ืคื™' ืื ืœื ื‘ื™ื˜ืœื• ื•ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ื“ื”ื•ื” ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ื“ื™ืœืžื ืืชื™ ืœืžื™ื›ืœ ืžื™ื ื™ื”:
Et il se tient sous le coup de bal yerae. Explication : s'il ne l'a pas annulรฉ. Et l'on aurait pu dire tout autant : peut-รชtre viendra-t-il ร  en manger.
๐Ÿ’ก Explication

Le second bras de la tserikhta renverse le premier. La haya, en cachant, soustrait le reste ร  bal yerae. La behema le laisse en vue. Si le maรฎtre n'y pense pas, il n'a pas fait bitoul, et les deux interdits, voir et trouver, lui incombent.

Rachi glose l'oubli : il n'a pas annulรฉ le hamets. Tossefot ajoutent le risque qu'il en mange, et rรฉpondent au Rachba : la haya de la maison ne cache pas comme la houlda des trous, celle du premier chapitre, qui oblige ร  une bedika.

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ืขื•ืคื•ืช ืœืžื” ืœื™? ืื™ื™ื“ื™ ื“ืชื ื ื‘ื”ืžื” ื•ื—ื™ื”, ืชื ื ื ืžื™ ืขื•ืคื•ืช.

Les oiseaux, pourquoi me les faut-ils ? Du fait qu'on a enseignรฉ la behema et la haya, on a enseignรฉ aussi les oiseaux.

๐Ÿ’ก Explication

Les oiseaux n'ont pas de nafka mina propre. La mishna les joint ร  la paire behema et haya, comme on les รฉnumรจre d'ordinaire ensemble.

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ื•ืžื•ื›ืจื• ืœื’ื•ื™. ืคืฉื™ื˜ื! ืœืืคื•ืงื™ ืžื”ืื™ ืชื ื ื“ืชื ื™ื, ื‘ื™ืช ืฉืžืื™ ืื•ืžืจื™ื: ืœื ื™ืžื›ื•ืจ ืื“ื ื—ืžืฆื• ืœื’ื•ื™ ืืœื ืื ื›ืŸ ื™ื•ื“ืข ื‘ื• ืฉื™ื›ืœื” ืงื•ื“ื ืคืกื—. ื•ื‘ื™ืช ื”ืœืœ ืื•ืžืจื™ื: ื›ืœ ืฉืขื” ืฉืžื•ืชืจ ืœืื›ื•ืœ โ€” ืžื•ืชืจ ืœืžื›ื•ืจ.

Et on le vend ร  un goy. C'est รฉvident !

C'est pour รฉcarter ce tanna. Car on enseigne : Beit Shammai disent : un homme ne vendra son hamets ร  un goy que s'il sait de lui qu'il l'aura achevรฉ avant Pessa'h.

Et Beit Hillel disent : tout le temps oรน il est permis de manger, il est permis de vendre.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืงื•ื“ื ืฉื™ื‘ื•ื ื”ืคืกื— ื“ืงืกื‘ืจื™ ืžืฆื•ื” ืขืœื™ื• ืœื‘ืขืจื• ืžืŸ ื”ืขื•ืœื ื•ืœื ืฉื™ื”ื ืงื™ื™ื:
Avant : que Pessa'h arrive. Car ils tiennent que la mitsva lui incombe de le faire disparaรฎtre du monde, et qu'il ne demeure pas en existence.
โš–๏ธ Rosh (1)
ื›ืœ ืฉืขื” ืฉื”ื•ื ืžื•ืชืจ ืœืื›ื•ืœ ืžืื›ื™ืœ ืœื‘ื”ืžื” ื•ืœื—ื™ื” ื•ืœืขื•ืฃ ื•ืžื•ื›ืจื• ืœื ื›ืจื™ ื•ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืืชื•. ืขื‘ืจ ื–ืžื ื• ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืืชื• ื•ืœื ื™ืกื™ืง ื‘ื• ืชื ื•ืจ ื•ื›ื™ืจื™ื:
Tout le temps oรน il lui est permis de manger, on nourrit la behema, la haya et l'oiseau, on le vend au nokhri, et le profit en est permis. Son temps passรฉ : le profit en est interdit, et l'on n'allume pas avec lui un four ni un kirayim.
๐Ÿ’ก Explication

La vente semble dรฉjร  comprise dans le profit. Elle est lร  pour รฉcarter Beit Shammai : tant que le goy n'a pas achevรฉ le hamets avant Pessa'h, la mitsva de l'รดter du monde reste sur le vendeur. Beit Hillel, et la mishna avec eux, alignent la vente sur l'heure oรน manger est encore permis.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Vendre le hamets ร  un goy La mishna รฉcarte Beit Shammai. Beit Hillel reste. Beit Shammaรฏ Vente seulement s'il achรจvera le hamets avant Pessa'h. Mitsva : l'รดter du monde Beit Hillel Tant qu'il est permis de manger, il est permis de vendre. Dรจs la vente, le hamets quitte le Juif La mishna enseigne la vente pour รฉcarter la baraita de Beit Shammai.
Beit Shammai : vente seulement si le goy achรจve avant Pessa'h. Beit Hillel : tant qu'on peut manger, on peut vendre.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).