Pesachim 22a โ€” Interdit de profit : trefa, gid ha-nache et sang

Pesachim 22a

Sougya : Le daf poursuit la source de l'interdit de profit qui frappe les interdits alimentaires. Rabbi Yehouda le tire de lร -kelev tashlikhun oto : la trefa va au chien, les autres issourim non.

Rabbi Meir, qui le tient dรฉjร  de la permission explicite de la nevela, rรฉserve le mot oto aux houlin abattus dans l'azara. Rabbi Yits'hak Nappaha objecte depuis le gid ha-nache, que l'on peut laisser dans une cuisse envoyรฉe ร  un goy.

Rabbi Abbahou rรฉpond par la permission de la nevela, qui couvre le gid lorsqu'il a un noten taam ; Rabbi Chimon, qui refuse ce goรปt, interdit le profit du gid. Le sang, vendu aux jardiniers dans le Nahal Kidron, est permis par hekesh ร  l'eau versรฉe.

D'oรน vient l'interdit de profit ? Suite de 21b. Verset : lร -kelev tashlikhun oto, la trefa au chien. Rabbi Meir La Torah permet la nevela par don et par vente. Donc les autres issourim sont interdits au profit. Le mot oto Houlin abattus dans l'azara. Pas de lav explicite sur la consommation. Devarim 12 : abattre loin du lieu. Rabbi Yehouda Le mot ou garde le verset tel qu'il est รฉcrit. L'interdit de profit vient de oto : celui-lร , au chien. Les autres issourim ne vont pas au chien. Houlin de l'azara : hors de la Torah, selon lui. Tossefot : l'interdit entier. ร€ quoi sert le mot oto ? Rachi : sans lui, le verset serait le salaire du chien (ร‰gypte, Chemot 11:7). Ri d'Orlรฉans : oto permet la main du foetus sortie pendant la chehita. Sans ce mot, on l'aurait interdite au profit par hekesh aux kodachim.
Rabbi Meir tient l'interdit de profit de la permission de la nevela, et lit oto sur les houlin de l'azara. Rabbi Yehouda le tient de oto : la trefa seule va au chien.
Gid ha-nache : profit permis ou interdit ? Objection de Rabbi Yits'hak Nappaha ร  Rabbi Abbahou. Mishna : on envoie une cuisse au goy, gid dedans L'emplacement se voit. Le profit du gid est donc permis. Verset : lo yokhlou. Rรฉponse : la permission de la nevela Elle, son helev et son gid ont รฉtรฉ permis ensemble. Rabbi Yehouda Yech ba-gidin noten taam Le gid a un goรปt de viande. Behema temea : deux malkout gid + animal impur. Profit : permis Le gid entre dans la nevela. Rabbi Chimon Ein ba-gidin noten taam Pas de goรปt de viande. Behema temea : exempt ni gid, ni animal impur. Profit : interdit Lo tokhlou vise aussi le profit. La mishna de la cuisse suit Rabbi Yehouda, qui permet le profit. Baraita : gid permis au profit, paroles de Rabbi Yehouda ; Rabbi Chimon interdit.
La cuisse envoyรฉe au goy prouve un profit permis. Si le gid a un noten taam, il entre dans la nevela, comme Rabbi Yehouda. Rabbi Chimon, sans ce goรปt, interdit le profit.
Le sang, rapproche de quelle eau ? Lo tokhalรฉnu, al ha-arets tishpรฉkhรฉnu ka-mayim. Devarim 12:24. Eau versรฉe shofkhin Le verbe du verset : tishpรฉkhรฉnu, verser. Profit permis Rav Achi retient ce sens. La plupart des eaux. Libation d'autel nissakhin Sanctifiรฉe par un keli charet. Profit interdit Autre verbe : nissekh. Rabbi Abbahou รฉcarte. Devant l'avoda zara nisoukh Yen nesihem : vin de leurs libations. Mรชme nom Entre dans nissakhin, hors du hekesh permis. Preuve que le sang se vend Restes des hatatot : yesod, puis ama, puis Nahal Kidron. Vendus aux jardiniers comme fumier. Me'ila si l'on prend sans payer. Rachi : la me'ila vient de l'hekdech. Le sang, lui, est permis au profit. Tossefot : cette me'ila est rabbinique. La mitsva accomplie, plus de me'ila de la Torah.
Le sang est permis comme l'eau que l'on verse. L'eau de libation sur l'autel, et l'eau versรฉe devant l'avoda zara, portent un autre nom et restent interdites.
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Celui-lร , tu le jettes au chien, et tu ne jettes pas au chien tous les interdits de la Torah. Et Rabbi Meir ?

Celui-lร , tu le jettes au chien, et tu ne jettes pas au chien des houlin abattus dans l'azara.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื•ืชื• ืืชื” ืžืฉืœื™ืš ื›ื•' ื›ืœ ืื™ืกื•ืจื™ืŸ ืฉื ืืžืจ ื‘ื”ืŸ ืœื ืชืื›ืœ ื›ื’ื•ืŸ ื–ื” ื•ืžื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืงืจื ืœืžืฉืจื™ื” ืœื ืžืฆื™ ืœืžื™ืœืฃ ื˜ืขืžื ื“ืื™ ืœืื• ืื•ืชื• ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ืงืจื ืœืžืฆื•ืชื™ื” ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืฉืื™ืŸ ื”ืงื‘"ื” ืžืงืคื— ืฉื›ืจ ื›ืœ ื‘ืจื™ื” ื•ื ืืžืจ ื‘ืžืฆืจื™ื ืœื ื™ื—ืจืฅ ื›ืœื‘ ืœืฉื•ื ื• (ืฉืžื•ืช ื™ืดื:ื–ืณ) ืœืคื™ื›ืš ื”ืงืคื™ื“ื” ืชื•ืจื” ืœื™ืชืŸ ืฉื›ืจื• ื•ื ื›ื‘ื“ [ืฉื›ืจ] ื”ื›ืœื‘ ืžืŸ ื”ืขื•ื‘ื“ ื›ื•ื›ื‘ื™ื ืฉื”ื ื‘ืœื” ื™ืžื›ื•ืจ ืœื ื›ืจื™ ื•ื˜ืจืคื” ืœื›ืœื‘:
Ceux au sujet desquels il est dit lo tokhal (tu ne mangeras pas), comme celui-ci. Puisque le verset a รฉtรฉ nรฉcessaire pour le permettre, on ne peut pas le ramener ร  un simple motif. Sans oto (celui-lร ), j'aurais dit : le verset est nรฉcessaire pour sa mitsva. Le Saint, bรฉni soit-Il, ne retranche le salaire d'aucune crรฉature. Il est dit en ร‰gypte : un chien n'aiguisera pas sa langue (Chemoth 11:7). La Torah a donc tenu ร  lui donner son salaire. Le salaire du chien dรฉpasse celui de l'ovde kokhavim (idolรขtre) : la nevela se vend au nokhri, la trefa va au chien.
ื•ืจ"ืž ื“ื ืคืงื ืœื™ื” ืื™ืกื•ืจ ื”ื ืื” ื‘ืฉืืจ ืื™ืกื•ืจื™ื ืžื“ืคืจื˜ ื‘ื ื‘ื™ืœื” ื‘ืฉืœืžื ืคืจื˜ ื”ื™ืชืจ ื“ื˜ืจื™ืคื” ืœื’ื•ืคื™ื”. ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื™ืคืจื˜ ื‘ื” ื”ื™ืชืจ ืžืฉื•ื ื“ืื™ ืœืื• ื“ืคืจื˜ ื‘ื™ื” ื”ื•ื” ืืžื™ื ื ืœื™ืชืกืจ ื‘ื”ื ืื” ืืœื ืื•ืชื• ืœืžื” ืœื™ ื•ืžืฉื ื™ ืœืื™ืกื•ืจ ื”ื ืื” ื—ื•ืœื™ืŸ ืฉื ืฉื—ื˜ื• ื‘ืขื–ืจื” ื“ื ืคืงื ืœืŸ ื‘ื”ื• ืื™ืกื•ืจ ืื›ื™ืœื” ืžื“ื›ืชื‘ (ื“ื‘ืจื™ื ื™ื‘) ื›ื™ ื™ืจื—ืง ืžืžืš ื”ืžืงื•ื ื•ื–ื‘ื—ืช ื•ืื›ืœืช ื‘ืจื™ื—ื•ืง ืžืงื•ื ื“ื”ื™ื™ื ื• ื—ื•ืฅ ืœืžื—ื ื” ืฉื›ื™ื ื” ืืชื” ื–ื•ื‘ื— ื•ืื•ื›ืœ ื•ืื™ ืืชื” ื–ื•ื‘ื— ื•ืื•ื›ืœ ื‘ืงืจื•ื‘ ืžืงื•ื ื•ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ืžืคื•ืจืฉ ื‘ื”ืŸ ืœืื• ื‘ื”ื“ื™ื ื‘ืื›ื™ืœื” ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื™ืœืฃ ืœื”ื• ืื™ืกื•ืจ ื”ื ืื” ืžื”ื›ื ื•ื”ื›ื™ ืžืฉืžืข ืื•ืชื• ืฉื ืืกืจ ืžืฉื•ื ื—ื•ืฅ ืœืžื—ื™ืฆื” ืืชื” ืžืฉืœื™ืš ืœื›ืœื‘ ื“ื”ื ืžื”ืื™ ืงืจื ื•ื‘ืฉืจ ื‘ืฉื“ื” ื˜ืจืคื” ื ืคืงื ืœืŸ ืื™ืกื•ืจ ืžื—ื™ืฆื” ื›ื’ื•ืŸ ื”ื•ืฉื™ื˜ ื”ืขื•ื‘ืจ ืืช ื™ื“ื• ื‘ืฉืขืช ืฉื—ื™ื˜ื” ื‘ืคืจืง ื‘ื”ืžื” ื”ืžืงืฉื” ืœื™ืœื“ (ื—ื•ืœื™ืŸ ืกื—:) ืื‘ืœ ื™ืฉ ืœืš ืื—ืจ ื”ื ืืกืจ ืžืฉื•ื ืžื—ื™ืฆื” ื•ืื™ ืืชื” ืžืฉืœื™ื›ื• ืœื›ืœื‘ ื•ืื™ื–ื” ื–ื” ื–ื” ื—ื•ืœื™ืŸ ืฉื ืฉื—ื˜ื• ื‘ืขื–ืจื”:
Qui tire l'interdit de profit des autres interdits du fait que la nevela a รฉtรฉ prรฉcisรฉe. Soit : la prรฉcision qui permet la trefa vaut pour elle-mรชme. Il fallait y รฉcrire une permission, car sans cette prรฉcision j'aurais interdit la trefa au profit. Mais oto, pourquoi me le faut-il ? On rรฉpond : pour l'interdit de profit des houlin abattus dans l'azara. On tire leur interdit de consommation de ce qui est รฉcrit (Devarim 12) : ki yirhak mimekha ha-makom ve-zavakhta ve-akhalta (quand le lieu sera loin de toi, tu abattras et tu mangeras). ร€ distance du lieu, c'est-ร -dire hors du camp de la Chekhina, tu abats et tu manges ; prรจs du lieu, tu n'abats pas pour manger. Comme aucun lav n'est explicite chez eux sur la consommation, il a fallu apprendre d'ici leur interdit de profit. Voici le sens : celui qui a รฉtรฉ interdit parce qu'il est hors de la mehitsa (cloison), tu le jettes au chien. De ce verset, ou-basar ba-sade trefa (et la chair dans le champ, trefa), on tire l'interdit de la mehitsa, par exemple le foetus qui a tendu sa main au moment de la chehita, au chapitre Behema ha-maksha laled (Houlin 68b). Tu as un autre interdit ร  cause de la mehitsa, et tu ne le jettes pas au chien. Lequel ? Les houlin abattus dans l'azara.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื•ืชื• ืืชื” ืžืฉืœื™ืš ืค"ื” ื“ื‘ืœืื• ืื•ืชื• ืœื ืžืฆื™ ืœืžื™ื“ืจืฉ ืžื’ื•ืคื™ื” ื“ืงืจื ื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืฉืื™ืŸ ื”ืงื‘"ื” ืžืงืคื— ืฉื›ืจ ื›ืœ ื‘ืจื™ื” ื•ื”ืจ"ื™ ื“ืื•ืจืœื™ื "ืฉ ืžืคืจืฉ ื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื™ืฉืจื™ ืขื•ื‘ืจ ืฉื”ื•ืฆื™ื ืืช ื™ื“ื• ืžืฉื•ื ื“ืžืงืจื ื“ื‘ืฉืจ ื‘ืฉื“ื” ื˜ืจืคื” ื“ืจื™ืฉ ื ืžื™ ืงื“ืฉื™ื ืฉื™ืฆืื• ื—ื•ืฅ ืœืžื—ื™ืฆืชื ื‘ืจื™ืฉ ื‘ื”ืžื” ื”ืžืงืฉื” (ื—ื•ืœื™ืŸ ืกื—:) ื•ื”ื•ื” ืืกืจื™ื ืŸ ื™ื“ ื”ืขื•ื‘ืจ ื‘ื”ื ืื” ืžื“ืื™ืชืงืฉ ืœืงื“ืฉื™ื ื“ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื” ื›ื“ืืžืจ ื›ืœ ืฉื‘ืงื•ื“ืฉ ืคืกื•ืœ ื‘ืืฉ ืชืฉืจืฃ ื•ืœื›ืš ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืื•ืชื• ืœื›ืœ ืื™ืกื•ืจื™ื:
Selon le peroush : sans oto, on ne pourrait pas tirer l'enseignement du verset lui-mรชme, car il รฉtait nรฉcessaire pour enseigner que le Saint, bรฉni soit-Il, ne retranche le salaire d'aucune crรฉature. Le Ri d'Orlรฉans explique : il รฉtait nรฉcessaire pour permettre le foetus qui a sorti sa main. Du verset basar ba-sade trefa, on tire aussi les kodachim sortis hors de leur mehitsa, au dรฉbut de Behema ha-maksha (Houlin 68b). On aurait interdit au profit la main du foetus, du fait de son hekesh aux kodachim, interdits au profit, comme on le dit : kol she-ba-kodech passoul, ba-ech tisaref (tout รฉlรฉment passoul dans le sacrรฉ sera brรปlรฉ au feu). C'est pourquoi oto a รฉtรฉ nรฉcessaire pour tous les interdits.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de 21b : Rabbi Yehouda ne lit pas dans la permission de la nevela un interdit de profit gรฉnรฉral, parce que le mot ou garde le verset tel qu'il est รฉcrit. Il le tire de oto : la trefa seule est jetรฉe au chien. Les autres issourim restent interdits au profit.

Rabbi Meir a dรฉjร  cet interdit gรฉnรฉral, puisque la Torah a dรป permettre la nevela. Pour lui, oto vise les houlin abattus dans l'azara. Leur consommation se tire de Devarim 12, sans lav explicite ; le profit se tire d'ici. Rachi lit le mot sur ce qui est interdit hors de la mehitsa, face ร  un autre interdit de mehitsa, l'abattage profane dans le parvis. Le Ri d'Orlรฉans : le mรชme mot permet la main du foetus, sinon le hekesh aux kodachim l'aurait interdite au profit.

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Et l'autre ? Les houlin abattus dans l'azara sont hors de la Torah.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื—ื•ืœื™ืŸ ืฉื ืฉื—ื˜ื• ื‘ืขื–ืจื” ื“ืืกื™ืจื™ ื‘ื”ื ืื” ืœืื• ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื‘ืคืจืง ืฉื ื™ ื“ืงื“ื•ืฉื™ืŸ (ื“ืฃ ื ื—.) ืื™ืคืœื™ื’ื• ื‘ื”:
Interdits au profit : ce statut est hors de la Torah. Au deuxiรจme chapitre de Kiddouchin (58a), ils divergent ร  ce sujet.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื—ื•ืœื™ืŸ ืฉื ืฉื—ื˜ื• ื‘ืขื–ืจื” ืœืื• ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืค"ื” ืื™ืกื•ืจ ื”ื ืื” ื•ืœื ืžืฉืžืข ืคืฉื˜ ื”ื”ืœื›ื” ื›ืŸ ืืœื ืœื’ืžืจื™ ืงืืžืจ ืœืื• ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื›ืŸ ื‘ืกื•ืฃ ืฉืžืขืชื ื’ื‘ื™ ื”ื ื“ืืžืจ ืื™ื›ื ื‘ื™ื ื™ื™ื”ื• ื—ื•ืœื™ืŸ ืฉื ืฉื—ื˜ื• ื‘ืขื–ืจื” ืื™ ืืคืฉืจ ืœืคืจืฉ ื‘ืขื ื™ืŸ ืื—ืจ ื•ื‘ืคืจืง ืžื™ ืฉืืžืจ ื”ืจื™ื ื™ ื ื–ื™ืจ ื•ืฉืžืข ื—ื‘ื™ืจื• ื•ืืžืจ ื•ืื ื™ (ื ื–ื™ืจ ื›ื˜: ื•ืฉื) ืคืจื™ืš ืœืž"ื“ ื›ื“ื™ ืœื—ื ื›ื• ื‘ืžืฆื•ืช ื”ื ืงืžื™ื™ืชื™ ื—ื•ืœื™ืŸ ืœืขื–ืจื” ื•ืžืฉื ื™ ืงืกื‘ืจ ื—ื•ืœื™ืŸ ืฉื ืฉื—ื˜ื• ื‘ืขื–ืจื” ืœืื• ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืื™ ืœืขื ื™ืŸ ืื™ืกื•ืจ ืื›ื™ืœื” ื”ื•ื• ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืื›ืชื™ ืชื™ืงืฉื™ ืœื™ื” ื”ื™ืืš ื”ืงืจื‘ืŸ ื ืื›ืœ ื“ืžืฉืžืข ื”ืชื ืฉื ืื›ืœ ื•ืงืฉื” ืœืจืฉื‘"ื ื“ื‘ืช"ื› ื‘ืค' ืฆื• ื’ื‘ื™ ื ื•ืชืจ ื“ืจืฉ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืœื ื™ืื›ืœ ื›ื™ ืงื•ื“ืฉ ื”ื•ื ื™ื›ื•ืœ ื—ื˜ืืช ื”ืขื•ืฃ ื”ื‘ื ืขืœ ื”ืกืคืง ื•ืืฉื ืชืœื•ื™ ื•ื—ื•ืœื™ืŸ ืฉื ืฉื—ื˜ื• ื‘ืขื–ืจื” ื™ืฉืจืคื• ืช"ืœ ื”ื•ื ืžื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžืขื•ื˜ื™ ืฉืื™ื ื ื‘ืฉืจื™ืคื” ืžื›ืœืœ ื“ืืกื™ืจื™ ื‘ื”ื ืื” ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื:
Le peroush entend : interdit de profit. Le sens simple de la halakha porte sur l'interdit en entier, hors de la Torah. De mรชme ร  la fin de cette sougya, lร  oรน l'on dit : il y a entre eux les houlin abattus dans l'azara. Aucune autre lecture ne tient. Au chapitre Mi che-amar hareini nazir ve-chama havero ve-amar va-ani (Nazir 29b, et lร ), on objecte ร  celui qui dit : c'est pour l'รฉduquer aux mitsvot. Voici qu'il introduit des houlin dans l'azara. On rรฉpond : il tient que les houlin abattus dans l'azara sont hors de la Torah. Si l'interdit de consommation รฉtait de la Torah, l'objection tiendrait encore : comment le korban est-il mange ? Il ressort lร -bas qu'il est mangรฉ. Difficultรฉ du Rachba. Dans le Torat Cohanim, paracha Tsav, au sujet du notar, Rabbi Yehouda expose : lo ye'akhel ki kodech hou (on ne le mangera pas, car c'est un sacrรฉ). On pourrait inclure dans la brรปlure le hatat de l'oiseau apportรฉ pour un doute, l'acham talou, et les houlin abattus dans l'azara. Le verset enseigne : hou (lui). Puisqu'il a fallu les exclure de la serifa (brรปlure), il en ressort qu'ils sont interdits au profit par la Torah.
๐Ÿ’ก Explication

L'autre, c'est Rabbi Yehouda. Il n'a plus le mot oto pour les houlin de l'azara : ce mot lui sert dรฉjร  pour tous les issourim. Il tient donc que leur interdit est hors de la Torah.

Rachi limite cette formule ร  l'interdit de profit. Tossefot lisent l'interdit entier, consommation comprise. ร€ Nazir 29b, le korban du fils est mangรฉ : si la consommation รฉtait de la Torah, la rรฉponse ne tiendrait pas. Le Rachba objecte depuis le Torat Cohanim : exclure ces houlin de la serifa du notar suppose un interdit de profit deoraita.

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Rabbi Yits'hak Nappaha objecte : et le gid ha-nache (nerf sciatique) ? Le Rahmana (le Maรฎtre de misรฉricorde) a dit : c'est pourquoi les enfants d'Israรซl ne mangeront pas le nerf sciatique.

Et nous avons appris : un homme envoie une cuisse ร  un goy, le gid ha-nache รฉtant dedans, parce que son emplacement est reconnaissable.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉื•ืœื— ืื“ื ื™ืจืš ืœื ื›ืจื™ ื•ืœื ืžืฆืจื›ื™ื ืŸ ืœื™ื˜ื•ืœ ื’ื™ื“ื” ื•ืœื ื’ื–ืจื™ื ืŸ ืฉืžื ื™ืจืื” ื™ืฉืจืืœ ื—ื‘ื™ืจื• ื›ืฉื™ืชื ื ื” ืœื• ื•ื™ืœืš ื•ื™ืงื ื” ืื•ืชื” ืžืŸ ื”ื ื›ืจื™ ื•ื›ืกื‘ื•ืจ ืฉื ื™ื˜ืœ ื’ื™ื“ื” ื”ื•ืื™ืœ ื•ืžืชื—ืช ื™ื“ ื™ืฉืจืืœ ื™ืฆืชื” ื•ื™ืื›ืœื ื” ื‘ื’ื™ื“ื”:
Nous n'exigeons pas d'en retirer le gid, et nous ne faisons pas de gezerah (dรฉcret) : un Israรซl verrait son prochain au moment oรน il la lui remet, irait l'acheter au nokhri, croirait que le gid a รฉtรฉ retirรฉ puisque la cuisse est sortie de la main d'un Israรซl, et la mangerait avec son gid.
ืžืคื ื™ ืฉืžืงื•ืžื• ื ื™ื›ืจ ืื ื”ื•ื ื ื™ื˜ืœ ื•ืื ืœืื• ืฉืžืขื™ื ืŸ ืžื™ื ื” ืžื™ื”ื ื“ื’ื™ื“ ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืื” ื•ืงืฉื™ื ืœืจ' ืื‘ื”ื•:
Qu'il soit retirรฉ ou non. On en apprend en tout cas que le gid est permis au profit. Difficultรฉ pour Rabbi Abbahou.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Abbahou lit dans lo yokhlou un interdit de manger et un interdit de profit. Le gid ha-nache a ce verbe, et la mishna permet d'envoyer la cuisse au goy avec le nerf dedans. L'emplacement visible รฉcarte la crainte qu'un autre Israรซl le croie dรฉjร  retirรฉ. Le profit est donc permis, et l'objection porte.

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ืงืกื‘ืจ ืจื‘ื™ ืื‘ื”ื•: ื›ืฉื”ื•ืชืจื” ื ื‘ื™ืœื” โ€” ื”ื™ื ื•ื—ืœื‘ื” ื•ื’ื™ื“ื” ื”ื•ืชืจื”. ื”ื ื™ื—ื ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืดื™ืฉ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขืืด. ืืœื ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืดืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขืืด, ืžืื™ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ?

Rabbi Abbahou tient ceci : quand la nevela a รฉtรฉ permise, elle, sa graisse et son gid ont รฉtรฉ permis. Cela va pour celui qui dit : il y a dans les giddim un noten taam (ils donnent un goรปt).

Pour celui qui dit : il n'y a pas dans les giddim de noten taam, que dire ?

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื”ื™ื ื•ื—ืœื‘ื” ื•ื’ื™ื“ื” ื”ื•ืชืจื” ืœืคื™ื›ืš ื›ืœ ื—ืœื‘ ื•ื›ืœ ื’ื™ื“ ืžื•ืชืจื™ืŸ ื‘ื”ื ืื” ืฉื”ืŸ ื‘ื›ืœืœ ืœื’ืจ ืืฉืจ ื‘ืฉืขืจื™ืš ืชืชื ื ื” ื•ืื›ืœื” ืฉื’ื ื”ืŸ ืงืจื•ื™ื™ืŸ ืขืžื” ื ื‘ืœื” ื•ื”ืจื™ ืœืš ื”ื™ืชืจ ื”ื ืื” ื‘ืœืื• ื“ื’ื™ื“ ืœ"ืฉ ื ื‘ื™ืœื” ื•ืœ"ืฉ ื›ืฉื™ืจื”:
C'est pourquoi toute graisse et tout gid sont permis au profit. Ils entrent dans la-ger acher bi-ch'arekha titnena va-akhรฉla (au ger qui est dans tes portes, tu la donneras et il la mangera). Eux aussi sont appelรฉs nevela avec elle. Tu as donc une permission de profit ร  l'intรฉrieur du lav du gid, que l'animal soit une nevela ou une bรชte kachรจre.
ื”ื ื™ื—ื ืœืž"ื“ ื™ืฉ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื˜ืขื ื‘ืฉืจ ื”ืจื™ ื”ื•ื ื‘ื›ืœืœ ื ื‘ื™ืœื”:
Un goรปt de viande : le voici inclus dans la nevela.
ืืœื ืœืž"ื“ ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื“ืื™ืกื•ืจ ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ื‘ืฉืจ ืื ื ืชื‘ืฉืœื• ืขื ื”ื‘ืฉืจ ืืœืžื ืœืื• ื˜ืขื ื‘ืฉืจ ืื™ืช ื‘ื”ื• ื•ืœืื• ื ื‘ื™ืœื” ืžื™ืงืจื• ืืœื ื›ืขืฆืžื•ืช ื“ื”ืŸ ืขืฅ ื‘ืขืœืžื ื•ืœื ืื™ืฉืชืจื™ ื‘ื›ืœืœ ื ื‘ื™ืœื” ื•ืขืฅ ื”ื•ื ื•ื”ืชื•ืจื” ื—ื™ื™ื‘ื” ืขืœื™ื• ืžืื™ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื•ืคืœื•ื’ืชื™ื™ื”ื• ื‘ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” (ื—ื•ืœื™ืŸ ืฆื˜:):
Ils ne donnent pas un goรปt de viande lorsqu'ils ont cuit avec la viande. Il en ressort qu'ils n'ont pas un goรปt de viande, et on ne les appelle pas nevela. Ils sont comme les os, simple bois. Ils n'ont pas รฉtรฉ permis au titre de la nevela. C'est du bois, et la Torah a rendu passible ร  son sujet. Que dire ? Leur mahloket figure dans Gid ha-nache (Houlin 99b).
๐Ÿ’ก Explication

La permission de la nevela entraรฎne le helev et le gid qui vont avec elle. Le lav du gid comporte donc une permission de profit, pour la nevela comme pour la bรชte kachรจre.

Cela suppose que le gid soit de la chair. S'il a un noten taam, il entre dans la nevela. S'il n'en a pas, il est comme un os : la permission de la nevela ne le couvre pas, alors que la Torah sanctionne celui qui le mange. L'objection reste ouverte, jusqu'au segment suivant.

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ืžืืŸ ืฉืžืขืช ืœื™ื” ื“ืืžืจ ืดืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขืืด ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ, ื“ืชื ื™ื: ื”ืื•ื›ืœ ืžื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” ืฉืœ ื‘ื”ืžื” ื˜ืžืื”, ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื, ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืคื•ื˜ืจ.

De qui as-tu entendu qu'il dit : il n'y a pas dans les giddim de noten taam ? De Rabbi Chimon.

On enseigne : celui qui mange du gid ha-nache d'une behema temea (animal impur), Rabbi Yehouda le rend passible de deux peines, et Rabbi Chimon l'exempte.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืจ"ืฉ ืคื•ื˜ืจ ืœื’ืžืจื™ ืžื‘ื”ืžื” ื˜ืžืื” ืคื˜ื•ืจ ื“ืงืกื‘ืจ ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ื‘ืฉืจ ื•ืžื’ื™ื“ ื ืžื™ ืคื˜ื•ืจ ื“ื›ื™ ืื–ื”ืจื™ื” ืจื—ืžื ื ืื’ื™ื“ ื”ื™ื›ื ื“ื‘ืฉืจื” ืžื•ืชืจ ื“ื”ื™ื™ื ื• ื‘ื”ืžื” ื˜ื”ื•ืจื” ื“ื”ื›ื™ ืžืฉืžืข ื’ื™ื“ ืœื ืชืื›ืœ ื”ื ื‘ืฉืจ ืื›ื•ืœ ืื‘ืœ ื˜ืžืื” ืœื ื”ื–ื”ื™ืจ ืขืœ ื’ื™ื“ื” ื•ื”ื›ื™ ืžืคืจืฉื™' ืœื” ื‘ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” (ืฉื ืงื.) ื•ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื“ืืกื•ืจ ื’ื™ื“ ื“ื˜ื”ื•ืจื” ืืคื™ืœื• ื‘ื”ื ืื” ืืœืžื ืœื ืชืื›ืœื• ืื™ืกื•ืจ ื”ื ืื” ืžืฉืžืข ื•ื›ืฉื”ื•ืชืจื” ื ื‘ื™ืœื” ื‘ื”ื ืื” ื”ื™ื ืœื ื”ื•ืชืจื” ืœืจ"ืฉ ื“ืœืื• ื‘ื›ืœืœ ื ื‘ื™ืœื” ื”ื™ื ืื‘ืœ ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžื•ืชืจ ืžืฉื•ื ื“ืงืกื‘ืจ ื™ืฉ ื‘ื’ื™ื“ื™ื ื‘ื ื•ืชืŸ ื˜ืขื ื›ื“ืงืชื ื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืžื—ื™ื™ื‘ ืฉืชื™ื ื”ืœื›ืš ื’ื™ื“ ื‘ื›ืœืœ ื‘ืฉืจ ื•ื›ืฉื”ื•ืชืจื” ื ื‘ื™ืœื” ื”ื•ืชืจื” ื’ื ื”ื™ื:
Entiรจrement. Il est quitte pour la behema temea : il tient qu'il n'y a pas, dans les giddim, un noten taam de viande. Il est quitte aussi pour le gid : le Rahmana n'a mis en garde sur le gid que lร  oรน la viande est permise, c'est-ร -dire une behema tehora (pure). Le sens est : le gid, tu ne le mangeras pas ; la viande, mange-la. Pour la temea, Il n'a pas mis en garde sur son gid. C'est ainsi que nous l'expliquons dans Gid ha-nache (lร , 101a). Selon Rabbi Chimon, il en va ainsi : le gid d'une bรชte pure est interdit mรชme au profit. Il en ressort que lo tokhlou implique un interdit de profit. Quand la nevela a รฉtรฉ permise au profit, son gid, selon Rabbi Chimon, est restรฉ hors de cette permission : il n'entre pas dans la nevela. Selon Rabbi Yehouda, le profit est permis : il tient qu'il y a dans les giddim un noten taam, comme l'enseigne la baraita, Rabbi Yehouda rend passible de deux peines. Le gid entre donc dans la viande. Quand la nevela a รฉtรฉ permise, le gid l'a รฉtรฉ aussi.
๐Ÿ’ก Explication

L'opinion ein ba-gidin bi-noten taam est celle de Rabbi Chimon. Sur le gid d'un animal impur, Rabbi Yehouda compte deux malkout : le nerf a un goรปt de viande, donc il est chair impure, et le lav du gid s'y ajoute. Rabbi Chimon exempte des deux : sans goรปt, pas de chair ; et l'avertissement du gid ne vise que l'animal dont la viande est permise.

Consรฉquence pour le profit. Rabbi Chimon interdit le gid d'une bรชte pure mรชme au profit : lo tokhlou inclut la jouissance, et la permission de la nevela ne l'atteint pas. Rabbi Yehouda l'inclut dans la viande, donc dans la permission de la nevela.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Manger le gid d'une behema temea Rabbi Yehouda : deux 1. Lav du gid ha-nache 2. Lav de l'animal impur Le gid a un goรปt de viande. Il compte comme de la chair. Rabbi Chimon : exempt Pas de noten taam : pas de chair. Le gid n'est averti que lร  oรน la viande est permise. Behema tehora seulement. Houlin 101a. Deux peines, ou aucune. C'est la mahloket du noten taam.
Behema temea : Rabbi Yehouda, deux malkout, le gid a un goรปt. Rabbi Chimon exempte, le gid n'est averti que sur une bรชte pure.
6
ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื”ื›ื™ ื ืžื™ ื“ืืกืจ ื‘ื”ื ืื”, ื“ืชื ื™ื: ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืื”, ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”, ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืื•ืกืจ.

Rabbi Chimon, de mรชme, interdit le profit. On enseigne : le gid ha-nache est permis au profit, paroles de Rabbi Yehouda ; Rabbi Chimon l'interdit.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื ืžื™ ืžื™ืกืจ ืืกืจ ื‘ื”ื ืื” ืžืฉืžืข ื“ื”ื”ื™ื ื“ื”ืฉื•ืœื— ื™ืจืš ืœื ื›ืจื™ ืืชื™ื ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื”. ื”ืง' ืจื™ื‘"ื ื“ื”ื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื™ืช ืœื™ื” ื‘ืค"ืง ื“ืžืก' ืข"ื– (ื“ืฃ ื›. ื•ืฉื) ื“ืืกื•ืจ ืœื™ืชืŸ ืœื”ื ืžืชื ืช ื—ื ื ื•ื™"ืœ ื“ื”ื ืืžืจ ื”ืชื ืื ื”ื™ื” ืฉื›ื™ื ื• ืžื•ืชืจ ืžืคื ื™ ืฉื”ื•ื ื›ืžื•ื›ืจื• ืœื• ื”ืงืฉื” ื”ืจ"ื™ ื“ืื•ืจืœื™ื "ืฉ ื”ื™ื›ื™ ืžืฆื™ ืืชื™ ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืื™ืช ืœื™ื” ื‘ืค' ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” (ื—ื•ืœื™ืŸ ืง:) ื“ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” ืืกื•ืจ ืœื‘ื ื™ ื ื— ื•ืงืขื‘ืจ ืžืฉื•ื ืœืคื ื™ ืขื•ืจ ืœื ืชืชืŸ ื•ื’ื•' ื•ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ืœื ืงืฉื” ืžื™ื“ื™ ื“ืœื ืงืืกืจ ืืœื ืœื‘ื ื™ ื™ืขืงื‘ ื“ื•ืงื ื“ืงื•ื“ื ืžืชืŸ ืชื•ืจื” ืื™ืงืจื• ื‘ื ื™ ื ื— ื“ื”ื ืœื ื ื™ืฉื ื™ืช ื‘ืกื™ื ื™ ื•ื"ืช ืชื™ืงืฉื™ ืœื—ื–ืงื™ื” ืžืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื“ืœื ืชืื›ืœื• ืื™ืกื•ืจ ื”ื ืื” ืžืฉืžืข ืžื“ืืกืจ ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” ื•ื™"ืœ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืกื‘ืจ ืื™ืŸ ื‘ื’ื™ื“ื™ืŸ ื‘ื "ื˜ ืกื‘ืจื ื”ื•ื ื“ื›ื™ ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื” ื ืžื™ ืืกื•ืจ ื“ืœื ืฉื™ื™ื›ื ื‘ื™ื” ืื›ื™ืœื” ื"ื  ื—ื–ืงื™ื” ืœื ืกื‘ืจ ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืืœื ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืœื›ืื•ืจื” ื ืžื™ ืœื ืืชื™ื ื—ื–ืงื™ื” ื›ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื“ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ืคืฉื™ื˜ื ืœืŸ ืœืขื™ืœ ืžื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื™ืฉืจื™ ื ื‘ื™ืœื” ื“ื›ืœ ืื™ืกื•ืจื™ื ืืกื•ืจื™ื ื‘ื”ื ืื” ื•ื›ืŸ ืœืงืžืŸ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ื›ื’:) ื’ื‘ื™ ื™ืชื™ื‘ ื”ื”ื•ื ืžืจื‘ื ืŸ ืคืฉื™ื˜ื ืœื™ื” ืœื’ืžืจื ื“ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื’ืžืจ ืžื ื‘ื™ืœื” ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ ืœืงืžืŸ ืœื™ืžื ื›ืชื ืื™ ื”ื™ื™ื ื• ืœืจื‘ื™ ืื‘ื”ื• ื“ื—ื–ืงื™ื” ืœื ืžืฆื™ ืืชื™ ื›ื›"ืข:
Il en ressort que la mishna de celui qui envoie une cuisse au nokhri suit Rabbi Yehouda. Le Riva objecte : Rabbi Yehouda tient, au premier chapitre du traitรฉ Avoda Zara (20a, et lร ), qu'il est interdit de leur faire un cadeau gratuit. Rรฉponse : il dit lร -bas que si c'รฉtait son voisin, c'est permis, car c'est comme une vente. Le Ri d'Orlรฉans objecte : comment cela suivrait-il Rabbi Yehouda ? Rabbi Yehouda tient, au chapitre Gid ha-nache (Houlin 100b), que le gid ha-nache est interdit aux bene Noa'h, et l'on transgresserait lifnei iver lo titen (devant un aveugle tu ne placeras pas un obstacle). Le Ri dit : aucune difficultรฉ. Il n'interdit qu'aux enfants de Yaakov. Avant le don de la Torah, ils portaient le nom de bene Noa'h, car la loi n'a pas รฉtรฉ rรฉpรฉtรฉe au Sinaรฏ. Si l'on dit : on peut objecter ร  Hizkiya depuis Rabbi Chimon, qui tient que lo tokhlou implique un interdit de profit, puisqu'il interdit le gid ha-nache. Rรฉponse : puisqu'il tient qu'il n'y a pas de noten taam dans les giddim, la sevara est que l'interdit vaut aussi pour le profit, la consommation ne s'appliquant pas ร  ce gid. Autre rรฉponse : Hizkiya ne tient pas comme Rabbi Chimon, il tient comme Rabbi Yehouda. ร€ premiรจre vue, Hizkiya ne suit pas non plus Rabbi Meir. Pour Rabbi Meir, il est acquis plus haut, du fait qu'un verset a รฉtรฉ nรฉcessaire pour permettre la nevela, que tous les interdits sont interdits au profit. De mรชme plus loin (Pessahim 23b), au passage oรน l'un des maรฎtres รฉtait assis, il est acquis pour la Guemara que Rabbi Meir apprend de la nevela. Et ce que l'on dit plus loin, li-ma ke-tanna'ei (dirons-nous que cela suit une mahloket de tannaim), vise Rabbi Abbahou : Hizkiya ne peut pas s'aligner sur toutes les opinions.
๐Ÿ’ก Explication

La baraita le dit en clair : Rabbi Yehouda permet le profit du gid, Rabbi Chimon l'interdit. La mishna de la cuisse envoyรฉe suit donc Rabbi Yehouda.

Deux objections de lecture. Le cadeau gratuit est interdit selon Rabbi Yehouda ร  Avoda Zara 20a : le voisin reste permis, car l'envoi vaut vente. Le gid interdit aux bene Noa'h ferait un lifnei iver : le Ri limite cet interdit aux enfants de Yaakov, appelรฉs ainsi avant le Sinaรฏ, la loi n'ayant pas รฉtรฉ rรฉpรฉtรฉe lร -bas.

Hizkiya, qui ne lit l'interdit de profit que dans lo ye'akhel, semble heurtรฉ par Rabbi Chimon. Tossefot : chez lui, l'extension au profit est une sevara locale, le gid n'ayant pas de consommation propre. Sinon, Hizkiya suit Rabbi Yehouda. Il ne couvre pas toutes les opinions ; le li-ma ke-tanna'ei ultรฉrieur vise Rabbi Abbahou.

7
ื•ื”ืจื™ ื“ื, ื“ืจื—ืžื ื ืืžืจ: ืดื›ืœ ื ืคืฉ ืžื›ื ืœื ืชืื›ืœ ื“ืืด, ื•ืชื ืŸ: ืืœื• ื•ืืœื• ืžืชืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ืืžื”, ื•ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืœื ื—ืœ ืงื“ืจื•ืŸ, ื•ื ืžื›ืจื™ืŸ ืœื’ื ื ื™ืŸ ืœื–ื‘ืœ, ื•ืžื•ืขืœื™ืŸ ื‘ื•!

Et le sang ? Le Rahmana a dit : toute personne d'entre vous ne mangera pas de sang.

Et nous avons appris : ceux-ci et ceux-lร  se mรฉlangent dans l'ama (canal), sortent vers le Nahal Kidron, sont vendus aux jardiniers pour le fumier, et l'on y commet une me'ila.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืืœื• ื•ืืœื• ืฉื™ืจื™ ื“ื ื—ื˜ืื•ืช ื”ืคื ื™ืžื™ืช ื”ื ืฉืคื›ื™ืŸ ืขืœ ื™ืกื•ื“ ืžืขืจื‘ื™ ืฉืœ ืžื–ื‘ื— ื”ื—ื™ืฆื•ืŸ ื•ืฉื™ืจื™ ื“ื ื—ื˜ืื•ืช ื”ื—ื™ืฆื•ื ื•ืช ื”ื ืฉืคื›ื™ืŸ ืขืœ ื™ืกื•ื“ ื“ืจื•ืžื™ ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืžืŸ ื”ื™ืกื•ื“ ืœืจืฆืคื” ื“ืจืš ืฉื ื™ ื ืงื‘ื™ื ืงื˜ื ื™ื ื•ืžืชืขืจื‘ื™ืŸ ื‘ืืžื” ืกื™ืœื•ืŸ ืฉื”ื™ื” ืขื•ื‘ืจ ื‘ืขื–ืจื”:
Les restes du sang des hatatot intรฉrieures, versรฉs sur le yesod (soubassement) occidental de l'autel extรฉrieur, et les restes du sang des hatatot extรฉrieures, versรฉs sur le yesod mรฉridional. Ils sortent du yesod vers le sol par deux petits orifices, et se mรฉlangent dans l'ama, le conduit qui traversait l'azara.
ื•ื™ื•ืฆืื™ืŸ ืœื ื—ืœ ืงื“ืจื•ืŸ ื›ืžื• ืœื ื—ืœ ืื™ืชืŸ (ื“ื‘ืจื™ื ื›ืดื:ื“ืณ) ืขืžืง:
Comme na'hal eitan (Devarim 21:4) : une vallรฉe.
ืœื’ื ื ื™ื ื‘ืขืœื™ ื’ื ื•ืช ืœื–ื‘ืœ:
Maรฎtres de jardins, pour le fumier.
ื•ืžื•ืขืœื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ื›ืœื•ืžืจ ืืกื•ืจ ืœื”ื ื•ืช ืžื”ืŸ ื‘ืœื ื“ืžื™ื ืžืคื ื™ ืฉื”ืŸ ืฉืœ ื”ืงื“ืฉ ืžื›ืœ ืžืงื•ื ื“ื ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืื”:
C'est-ร -dire : il est interdit d'en profiter sans paiement, car ils appartiennent ร  l'hekdech (le sacrรฉ). En tout รฉtat de cause, le sang est permis au profit.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ื•ื”ืจื™ ื“ื ื“ืจื—ืžื ื ืืžืจ ืžืฉืžืข ื“ื“ื ืœื ื”ื•ื™ ื‘ื›ืœืœ ื‘ื”ืžื” ืžื“ืœื ืžืฉื ื™ ื›ืฉื”ื•ืชืจื” ื‘ื”ืžื” ื“ืžื” ื ืžื™ ื”ื•ืชืจื” ื•ืงืฉื” ืœืจ"ืช ื“ืืžืจ ื‘ื”ืžื•ืฆื™ื ื™ื™ืŸ (ืฉื‘ืช ืขื–. ื•ืฉื) ื“ื ื ื‘ื™ืœื” ื‘"ื” ืžื˜ืžื ื•ืงืืžืจ ื”ืชื ืจ' ื™ื•ืกื™ (ื›ืจื‘ื™) ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืœื ืžื˜ืžื ื‘"ื” ืืœื ื›ืฉื™ืฉ ืจื‘ื™ืขื™ืช ื“ื ื”ื•ืื™ืœ ื•ื™ื›ื•ืœ ืœืงืจื•ืฉ ื•ืœืขืžื•ื“ ืขืœ ื›ื–ื™ืช ืืœืžื ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ื›ื‘ืฉืจ ื•ืชื™' ืจ"ื™ ื“ื”ืชื ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ื›ื‘ืฉืจ ืืœื ื™ืฉ ืฉื•ื ืคืกื•ืง ื“ื“ืจืฉื™ื ืŸ ืžื™ื ื™ื” ื“ื“ื ื ื‘ื™ืœื•' ื˜ืžื ื•ืžืกื‘ืจื ืžืฉืขืจื™ื ืŸ ื‘ืจื‘ื™ืขื™' ื›ื“ืืžืจ ื”ืชื ืื‘ืœ ื‘ืœื ืจื™ื‘ื•ื™ ืœื ื—ืฉื‘ื™ื ืŸ ื“ื ื›ื‘ืฉืจ ื•ื‘ืžืขื™ืœื” (ื“ืฃ ื™ื–. ื•ืฉื) ื ืžื™ ืžืคื™ืง ื“ื ื”ืฉืจืฅ ืžื•ื–ื” ืœื›ื ื”ื˜ืžื ื•ืžืฉืจืฅ ื’ื•ืคื™ื” ืœื ื™ื“ืขื™ื ืŸ ืœื™ื”:
Il en ressort que le sang n'entre pas dans la behema, puisque la Guemara ne rรฉpond pas : quand la behema a รฉtรฉ permise, son sang l'a รฉtรฉ aussi. Difficultรฉ pour Rabbeinou Tam. Il dit dans Ha-motsi yayin (Chabbat 77a, et lร ) : le sang de nevela rend impur ร  la mesure d'un kezayit. Et lร -bas Rabbi Yossi, selon la leรงon Rabbi Yehouda, dit : il ne rend impur ร  la mesure d'un kezayit que s'il y a un reviit de sang, puisqu'il peut se coaguler et tenir sur un kezayit. Il en ressort qu'il le compte comme de la viande. Rรฉponse du Ri : lร -bas, un verset enseigne que le sang de nevela est impur. Le compte ne vient pas d'une assimilation ร  la viande. Par sevara, on mesure au reviit, comme il est dit lร -bas. Sans ribouy (inclusion par le verset), on ne compte pas le sang comme de la viande. Dans Me'ila (17a, et lร ) aussi, on tire le sang du cherets de ve-ze lakhem ha-tame (ceci sera pour vous l'impur). Du cherets lui-mรชme, on ne le connaissait pas.
ืžื•ืขืœื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืœื ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื“ื‘ืกื•ืฃ ื”ื•ืฆื™ืื• ืœื• (ื™ื•ืžื ื ื˜: ื•ืฉื) ืืžืจ ืื™ืŸ ืœืš ื“ื‘ืจ ืฉื ืขืฉื” ืžืฆื•ืชื• ื•ืžื•ืขืœื™ื ื‘ื• ื•ืื•ืจ"ื™ ื“ื‘ืžืขื™ืœื” ื‘ืคืจืง ื•ืœื“ ื—ื˜ืืช (ืžืขื™ืœื” ื“ืฃ ื™ื.) ืช"ืจ ืžื•ืขืœื™ื ื‘ื“ืžื™ื ื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื•ื—ื›ืžื™ื ืื•ืžืจื™ื ืื™ืŸ ืžื•ืขืœื™ืŸ ื•ืคืœื•ื’ืชืชื ืื—ืจ ืฉื™ืฆื ืœื ื—ืœ ืงื“ืจื•ืŸ ื“ืงื•ื“ื ื–ืจื™ืงื” ืงืชื ื™ ืจ"ืฉ ื”ืชื ื“ืื™ืŸ ืžื•ืขืœื™ืŸ ื‘ื• ื•ื”ื™ื” ืฉื ื‘ืกืคืจื™ื ืžืื™ ื˜ืขืžื ื“ืž"ื“ ืื™ืŸ ืžื•ืขืœื™ืŸ ื•ืœ"ื’ ื“ืž"ื“ ื“ื"ื› ื”ื•ื” ืžืฉืžืข ื“ืœืจื‘ื™ ืžืื™ืจ ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืžื•ืขืœื™ืŸ ื‘ื• ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ืืœื ื”"ื’ ืžืื™ ื˜ืขืžื ืื™ืŸ ืžื•ืขืœื™ืŸ ื•ืืžืชื ื™' ืงืื™ ื“ืงืชื ื™ ื“ื ื‘ืชื—ืœื” ืื™ืŸ ืžื•ืขืœื™ืŸ ื‘ื•:
D'institution rabbinique, hors de la Torah. ร€ la fin de Hotsiou lo (Yoma 59b, et lร ), il est dit : rien dont la mitsva a รฉtรฉ accomplie ne reste soumis ร  la me'ila. Le Ri dit : dans Me'ila, au chapitre Valad hatat (Me'ila 11a), nos maรฎtres ont enseignรฉ : on commet une me'ila sur les sangs, paroles de Rabbi Meir et de Rabbi Chimon ; les Sages disent : on n'en commet pas. Leur divergence porte sur l'aprรจs-sortie vers le Nahal Kidron. Avant la zerika (aspersion), Rabbi Chimon enseigne lร -bas qu'on n'en commet pas. Il y avait dans des livres : quelle est la raison de celui qui dit qu'on n'en commet pas. On ne retient pas la leรงon de-man de-amar (de celui qui dit). Cette leรงon ferait entendre que, pour Rabbi Meir et Rabbi Chimon, la me'ila est de la Torah. Voici la leรงon : quelle est la raison pour laquelle on n'en commet pas. Elle porte sur la mishna, qui enseigne : le sang, au dรฉbut, on n'en commet pas de me'ila.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme objection ร  Rabbi Abbahou. Lo tokhal est dit du sang, et la mishna le vend aux jardiniers. Le profit existe donc.

Le trajet est matรฉriel : restes des hatatot internes sur le yesod ouest, restes des hatatot externes sur le yesod sud, deux orifices, l'ama, le Nahal Kidron. La me'ila vient de l'appartenance ร  l'hekdech : on paie le Temple, puis on fertilise. Rachi en tire que le sang, comme tel, est permis au profit.

Tossefot : on ne rรฉpond pas ici comme pour le gid, car le sang n'est pas inclus dans la behema. L'impuretรฉ du sang de nevela, ร  Chabbat 77a, vient d'un verset, pas d'une assimilation ร  la viande. Et la me'ila de ce sang, une fois la mitsva faite, est rabbinique.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Le sang des hatatot, de l'autel au fumier Yesod ouest Restes du sang des hatatot intรฉrieures Autel extรฉrieur Yesod sud Restes du sang des hatatot extรฉrieures Deux orifices Ama Conduit dans l'azara Les deux sangs s'y mรฉlangent Nahal Kidron Vallรฉe Vente aux jardiniers Fumier Me'ila : prendre ce sang sans le payer. Il appartient ร  l'hekdech. La vente elle-mรชme montre que le profit du sang est permis.
Yesod ouest et yesod sud, deux orifices, l'ama dans l'azara, puis le Nahal Kidron, vente aux jardiniers.
8
ืฉืื ื™ ื“ื ื“ืื™ืชืงืฉ ืœืžื™ื, ื“ื›ืชื™ื‘ ืดืœื ืชืื›ืœื ื• ืขืœ ื”ืืจืฅ ืชืฉืคื›ื ื• ื›ืžื™ืืด โ€” ืžื” ืžื™ื ืžื•ืชืจื™ืŸ, ืืฃ ื“ื ืžื•ืชืจ.

Le sang est ร  part : il a รฉtรฉ mis en hekesh avec l'eau. Il est รฉcrit : Tu ne le mangeras pas ; sur la terre tu le verseras comme de l'eau.

L'eau est permise : le sang est permis.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื” ืžื™ื ืžื•ืชืจื™ื ืืฃ ื“ื ืžื•ืชืจ ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ื“ื ืงื“ืฉื™ื ืฉืื™ืŸ ื ืฉืคืš ื›ืžื™ื ืœื ื”ื•ืงืฉ ืœืžื™ื ืž"ืž ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžืฉืžืข ืงืจื ื‘ื“ื ื—ื•ืœื™ืŸ ื“ืฉืจื™ ื‘ื”ื ืื” ื•ืœื ืชืื›ืœ ื“ื™ื“ื™ื” ื”ื™ื™ื ื• ืื›ื™ืœื” ื•ืœื ื”ื ืื” ื”ื•ื ื”ื“ื™ืŸ ืœื“ื ืงื“ืฉื™ื ื•ืืฃ ืขืœ ื’ื‘ ื“ืื™ื›ื ืชืจื™ ืœืื•ื™ ื—ื“ ืœื“ื ื—ื•ืœื™ืŸ ื•ื—ื“ ืœืงื“ืฉื™ื ืž"ืž ื’ื™ืœื•ื™ ืžื™ืœืชื ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ื“ื›ื•ืœื”ื• ืœืื•ื™ ื“ื“ื ื”ื•ื™ ืื™ืกื•ืจ ืื›ื™ืœื” ื“ื•ืงื:
Mรชme le sang des kodachim, qui ne se verse pas comme l'eau, reste hors de ce hekesh. Le verset, sur le sang des houlin, enseigne qu'il est permis au profit, et son lo tokhal porte sur la consommation. La mรชme rรจgle vaut pour le sang des kodachim. Il y a deux lavin, un pour le sang des houlin, un pour les kodachim. Ce hekesh est un guilouy milta (le verset rรฉvรจle le sens de la loi) : tous les lavin du sang sont un interdit de consommation.
๐Ÿ’ก Explication

Le sang รฉchappe ร  la rรจgle de Rabbi Abbahou par un hekesh particulier : tishpekhenu ka-mayim. L'eau dont on peut profiter sert de modรจle. Le verbe lo tokhal du sang reste un interdit de manger.

Tossefot รฉtendent la conclusion au sang des kodachim, bien que ce sang-lร  ne soit pas versรฉ comme l'eau des houlin. Deux lavin distincts, une seule rรฉvรฉlation : le lav du sang vise la consommation.

9
ื•ืื™ืžื, ื›ืžื™ื ื”ืžืชื ืกื›ื™ื ืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ืžื–ื‘ื—! ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื‘ื”ื• ืดื›ืžื™ืืด โ€” ืจื•ื‘ ืžื™ื. ืžื™ื“ื™ ืดืจื•ื‘ ืžื™ืืด ื›ืชื™ื‘?! ืืœื ืืžืจ ืจื‘ ืืฉื™: ื›ืžื™ื ื”ื ืฉืคื›ื™ืŸ, ื•ืœื ื›ืžื™ื ื”ื ื™ืกื›ื™ืŸ.

Et si l'on disait : comme l'eau que l'on verse en libation sur l'autel ! Rabbi Abbahou dit : ka-mayim (comme l'eau), la plupart des eaux.

Est-il รฉcrit : la plupart des eaux ? Rav Achi dit : comme l'eau que l'on verse, et non comme l'eau que l'on offre en libation.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ืžื™ื ื”ืžืชื ืกื›ื™ืŸ ืฉืืกื•ืจื•ืช ื‘ื”ื ืื” ืฉื”ืจื™ ืงื“ืฉ ื”ืŸ ืฉืงื“ืฉื• ื‘ื›ืœื™ ืฉืจืช ื•ื›ืชื™ื‘ (ืฉืžื•ืช ืœืณ:ื›ืดื˜) ื›ืœ ื”ื ื•ื’ืข ื‘ื”ื ื™ืงื“ืฉ:
Interdites au profit : elles sont saintes, sanctifiรฉes dans un keli charet (ustensile du service). Il est รฉcrit (Chemoth 30:29) : quiconque y touche sera saint.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืื™ืžื ื›ืžื™ื ื”ื ื™ืกื›ื™ื ืขืœ ื’ื‘ื™ ื”ืžื–ื‘ื— ืœื ืคืจื™ืš ืœืžื™ืœืฃ ืฉื™ื”ื ื“ื ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื” ื“ืžืžื™ืœื ื™ื“ืขื™ื ืŸ ืžืœื ืชืื›ืœ ืืœื ื›ืœื•ืžืจ ืžื”ื›ื ืœื ืžืฆื™ ืœืžื™ืœืฃ ื“ืฉืจื™ ื‘ื”ื ืื”:
L'objection ne cherche pas ร  apprendre que le sang serait interdit au profit : on le sait dรฉjร  de lo tokhal. Elle dit : de ce verset, on ne peut pas apprendre qu'il est permis au profit.
๐Ÿ’ก Explication

L'eau de l'autel est elle-mรชme interdite au profit : un keli charet la sanctifie. Si ka-mayim visait cette eau, le verset ne prouverait aucune permission.

Rabbi Abbahou rรฉpond par la majoritรฉ des eaux, qui sont permises. La Guemara refuse : rov mayim n'est pas รฉcrit. Rav Achi s'appuie sur le verbe shafakh, verser, face ร  nasakh, verser en libation. Tossefot prรฉcisent la portรฉe de l'objection : elle bloque la preuve de la permission, elle ne reconstruit pas l'interdit, dรฉjร  connu par lo tokhal.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux verbes, deux eaux shafakh : verser tishpekhenu, dans le verset Eau ordinaire, profit permis nasakh : libation Autel, et aussi avoda zara yen nesihem : profit interdit Rav Achi : ka-mayim vise l'eau versรฉe. Le mot rov mayim n'est pas รฉcrit.
Shafakh, l'eau que l'on verse, profit permis. Nasakh, la libation, profit interdit. Rav Achi lit le verbe du verset.
10
ื•ืื™ืžื: ื›ืžื™ื ื”ื ืฉืคื›ื™ืŸ ืœืคื ื™ ืขื‘ื•ื“ื” ื–ืจื”! ื”ืชื ื ืžื™ ื ื™ืกื•ืš ืื™ืงืจื™, ื“ื›ืชื™ื‘ ืดื™ืฉืชื• ื™ื™ืŸ ื ืกื™ื›ืืด.

Et si l'on disait : comme l'eau versรฉe devant l'avoda zara (culte รฉtranger) ! Lร  aussi, cela porte le nom de nisoukh (libation).

Il est รฉcrit : ils boivent le vin de leurs libations.

๐Ÿ’ก Explication

L'eau rรฉpandue devant un culte รฉtranger est interdite au profit. Le verset yen nesihem l'appelle nisoukh, le mรชme nom que la libation d'autel. Elle sort donc du modรจle shafakh retenu par Rav Achi. Le hekesh du sang reste l'eau que l'on verse, dont le profit est permis.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).