Pesachim 24a — L'interdit de profit, et ce que l'on brûle

Pesachim 24a

Sougya : Le daf poursuit la derasha ouverte en fin de 23b au nom de Rabbi Yehoshoua ben Levi : d'où tient-on que les interdits de la Torah, le hamets à Pessa'h et le shor haniskâl, sont aussi interdits de profit (issour hanaa). Le verset de la chatat (Vayikra 6:23) est laissé à Rabbi Shimon, pour le lieu de la brûlure.

Rabbi Yonatan passe au notar des millouïm (Shemot 29:34) ; ce lo yeakhel sert à Rabbi Elazar pour un lav sur tout kodashim passoul. Abaye renverse le premier verset.

Rav Papa objecte le lav shebikhlalot, puis propose la chair devenue impure (Vayikra 7:19), rendue disponible par un kal vachomer et un hekesh avec le maaser. Ravina demande si ce lo yeakhel ne fait que doubler le lav, sur le modèle de la poutita et de la fourmi.

Quatre essais pour l'interdit de profit Un mot superflu passe sur tous les issourim, puis sur la jouissance. Chaque essai trouve son emploi ailleurs. 1. Vayikra 6:23 — baésh tisaréf Vehineï saraf enseignait déjà la brûlure. Le surplus vise tous les issourim, puis le profit. Bloqué : bakodesh sert à Rabbi Shimon. On brûle la chatat pesoula dans l'azara. Suite directe de 23b. Rabbi Yehoshoua ben Levi. 2. Shemot 29:34 — lo yeakhel du notar des millouïm Vesarafta et hanotâr interdit déjà de manger. Lo yeakhel passe aux autres issourim, puis au profit. Bloqué : Rabbi Elazar. Lo yeakhel ki kodech hou pose un lav sur tout passoul du kodech. Rabbi Yonatan, maître de Rabbi Shmouel bar Nahmani. 3. Abaye renverse le verset 1 — lo teakhel Baésh tisaréf reste pour l'azara. Rabbi Elazar donne déjà le lav. Lo teakhel est libre. Bloqué : Rav Papa. Un lav shebikhlalot ne fait pas recevoir les coups. Il faut un lav propre. Le mot hanotâr garde la brûlure pour le notar seul. 4. Rav Papa — Vayikra 7:19, chair devenue impure Kal vachomer du maaser, puis hekesh de Devarim 12:17. Lo yeakhel passe au profit. Ravina : ce lo yeakhel peut ajouter un second lav, comme la poutita (4) et la fourmi (5). La réponse de Rav Ashi est sur 24b.
Quatre versets pour l'interdit de profit, et l'emploi qui retient chacun.
Où brûle-t-on, et qui échappe à la brûlure Baraita de Rabbi Shimon, puis Rachi. Pesachim 49a, Zevachim 104b. Dans l'azara Chatat pesoula Kodshei kodashim mincha, ola, acham impurs, sang répandu, komets non brûlé Emourim des kodashim kalim impurs Leur limite est le mur de l'azara bakodesh baésh tisaréf Vekol inclut les autres Hors de l'azara Chair des kodashim kalim devenue pesoula On la mange dans toute la ville On la brûle aussi dehors Devant la bira Là est le beit hadeshen Pesachim 49a Zevachim 104b Sans brûlure Hamets à Pessa'h Shor haniskâl et les issourim de même type Profit interdit Brûlure réservée au notar Mot hanotâr Rachi : le verset aurait pu dire veserafô baésh
Brûlure dans l'azara, hors de l'azara, ou sans brûlure pour les autres issourim.
Plusieurs lavin sur un seul acte : modèle d'Abaye Ravina à Rav Ashi. Rachi détaille les versets. Poutita : sherets de l'eau. Fourmi : sherets de la terre. Poutita — 4 fois les coups 1. Vayikra, sherets de l'eau Torat kohanim 2. Devarim Mishné Torah, sans nageoire ni écaille 3 et 4. Shekatsim en général lo teshaktzu, et lo titamu al haarets absent : eau et terre Fourmi — 5 fois les coups 1-2. Les deux lavin généraux 3. Vayikra 11:41 — lo yeakhel 4. Vayikra 11:42 — lo tokhlum 5. Vayikra 11:44 — haromès al haarets Ravina : un second lav sur la chair sacrée impure Abaye : plusieurs lavin, un acte
Poutita, quatre fois les coups. Fourmi, cinq. Modèle proposé par Ravina.
1
ואם אינו ענין לאכילה, תנהו ענין לאיסור הנאה.

Et s'il n'a pas d'objet pour la consommation, donne-lui pour objet l'interdit de profit.

📜 Rachi (1)
ואם אינו ענין לאוסרם באכילה דהא איסור אכילה בגופייהו כתיב זו מדה בתורה דבר שלא הוצרך לגופו תנהו ענין לענין אחר ותלמוד דבר לדבר אחר וכל המדות הלכה למשה מסיני:
Et s'il n'a pas d'objet : pour les interdire à la consommation, puisque l'interdit de consommation est écrit dans leur propre texte. C'est une mesure de la Torah : une chose qui n'était pas nécessaire pour son sujet, donne-lui pour objet un autre sujet, et apprends une chose pour une autre chose. Et toutes ces mesures sont une halakha à Moché, du Sinaï.
🗂️ Tossefot (1)
ואם אינו ענין לאכילה לא אתי שפיר דהיכי מצי לאוקמי' באיסור אכילה דהא כתיב באש תשרף:
Et s'il n'a pas d'objet pour la consommation : cela ne s'agence pas bien. Car comment pourrait-on l'établir en interdit de consommation, alors qu'il est écrit baésh tisaréf (au feu on le brûlera) ?
💡 Explication

Suite de 23b. Le mot déplacé était baésh tisaréf (Vayikra 6:23). Vehineï saraf (Vayikra 10:16) enseignait déjà que la chatat avait été brûlée. Le surplus a d'abord été reporté sur tous les interdits. Cette ligne fait le second report : la consommation est déjà écrite dans chaque interdit, donc l'objet qui reste est l'issour hanaa, l'interdit de profit. Les cas visés sont le hamets à Pessa'h et le shor haniskâl.

Rachi nomme la mesure : ce qui ne sert plus à son sujet enseigne un autre sujet. Les mesures herméneutiques ont le statut de halakha à Moché, du Sinaï.

Tossefot : les mots déplacés parlent de brûlure. Les poser d'abord sur une consommation laisse la formule mal ajustée. Plus bas, Abaye déplacera lo teakhel.

2
אי, מה כאן בשריפה — אף כל איסורין שבתורה בשריפה! אמר קרא ״בקדש ... באש תשרף״, בקדש — בשריפה, ואין כל איסורין שבתורה בשריפה.

Si l'on dit : de même qu'ici c'est par brûlure, de même tous les interdits de la Torah par brûlure ! Le verset dit : bakodesh... baésh tisaréf (dans le lieu saint... au feu on brûlera).

Dans le lieu saint, c'est par brûlure ; et tous les interdits de la Torah ne sont pas par brûlure.

💡 Explication

Le report du verset de la chatat emportait aussi le mode : la brûlure. Le mot bakodesh borne cette brûlure à ce qui est dans le lieu saint. Hamets et shor haniskâl restent interdits de profit, sans devoir de brûlure.

3
והאי ״בקדש ... באש תשרף״ להכי הוא דאתא?! האי מיבעי ליה לכדרבי שמעון! דתניא, רבי שמעון אומר: ״בקדש ... באש תשרף״ — לימד על חטאת ששורפין אותה בקדש. ואין לי אלא זו בלבד, פסולי קדשי קדשים ואמורי קדשים קלים מנין? תלמוד לומר: ״(וכל) בקדש ... באש תשרף״.

Et ce bakodesh... baésh tisaréf, c'est pour cela qu'il vient ?! Il est requis pour l'enseignement de Rabbi Shimon.

Car on a enseigné dans une baraita : Rabbi Shimon dit : bakodesh... baésh tisaréf — il a enseigné, au sujet de la chatat, qu'on la brûle dans le lieu saint. Et je n'ai que celle-ci seule.

Les pesoulim des kodshei kodashim, et les emourim des kodashim kalim, d'où ? Le verset dit : (vekol) bakodesh... baésh tisaréf.

📜 Rachi (2)
לימד על חטאת פסולה ששריפתה בקדש בעזרה דמוהנה שורף לא הוה שמעינן מקום שריפתה היכן:
Il a enseigné au sujet de la chatat : une chatat pesoula, dont la brûlure a lieu dans le kodech, dans l'azara. De vehineï saraf nous n'aurions pas appris le lieu de sa brûlure.
פסולי כל שאר קדשי קדשים כגון מנחה ועולה ואשם שנטמאו או שנשפך דמן ומנחה שלא נקטר קומצה ואימורי קדשים קלים שנטמאו ודוקא נקט הני שמחיצתן בתוך חומת העזרה אבל פסולי בשר קדשים קלים שאכילתן בכל העיר אף שריפתן אם נפסלו חוץ לעזרה הן והכי נמי תנן באלו עוברין (לקמן פסחים מט.) שורפין לפני הבירה והיינו חוץ לעזרה ושם היה בית הדשן לכך וכן מפורש בזבחים בפר' טבול יום (זבחים ד' קד:):
Pesoulim : tous les autres kodshei kodashim, par exemple la mincha, l'ola et l'acham devenus impurs, ou dont le sang a été répandu, et une mincha dont le komets n'a pas été brûlé, et les emourim des kodashim kalim devenus impurs. Il vise ceux-là, dont la limite est à l'intérieur du mur de l'azara. Mais la chair pesoula des kodashim kalim, qu'on mange dans toute la ville, leur brûlure aussi, s'ils ont été invalidés, a lieu hors de l'azara. Et ainsi nous avons enseigné dans Elou ovrin (plus bas, Pesachim 49a) : on brûle devant la bira, c'est-à-dire hors de l'azara, et là se trouvait le beit hadeshen prévu pour cela. Et de même c'est explicite dans Zevachim, au chapitre Tevoul yom (Zevachim 104b).
💡 Explication

Bakodesh a déjà un emploi : la baraita de Rabbi Shimon. Vehineï saraf dit que la chatat a été brûlée, sans dire où. Bakodesh baésh tisaréf place la brûlure dans l'azara.

Le mot vekol étend : kodshei kodashim invalidés, et emourim des kodashim kalim devenus impurs. Rachi sépare la chair des kodashim kalim, mangée dans la ville : on la brûle hors de l'azara, devant la bira, là où est le beit hadeshen.

🖼️ Schéma
Où brûle-t-on, et qui échappe à la brûlure Baraita de Rabbi Shimon, puis Rachi. Pesachim 49a, Zevachim 104b. Dans l'azara Chatat pesoula Kodshei kodashim mincha, ola, acham impurs, sang répandu, komets non brûlé Emourim des kodashim kalim impurs Leur limite est le mur de l'azara bakodesh baésh tisaréf Vekol inclut les autres Hors de l'azara Chair des kodashim kalim devenue pesoula On la mange dans toute la ville On la brûle aussi dehors Devant la bira Là est le beit hadeshen Pesachim 49a Zevachim 104b Sans brûlure Hamets à Pessa'h Shor haniskâl et les issourim de même type Profit interdit Brûlure réservée au notar Mot hanotâr Rachi : le verset aurait pu dire veserafô baésh
Trois lieux : azara, devant la bira, et les issourim sans brûlure.
4
אמר ליה, רבי יונתן רבך מהאי קרא קאמר לה: ״ואם יותר מבשר המלאים ומן הלחם עד הבקר וגו׳״, שאין תלמוד לומר ״לא יאכל״, ומה תלמוד לומר ״לא יאכל״ — אם אינו ענין לגופיה, דהא כתיב ״ושרפת את הנותר באש״, תנהו ענין לשאר איסורין שבתורה. ואם אינו ענין לאכילה, תנהו ענין לאיסור הנאה.

Il lui dit : Rabbi Yonatan, ton maître, le dit à partir de ce verset : veim yivater mibesar hamilouïm oumin haléchem ad haboker, etc. (et s'il reste de la chair des sacrifices d'investiture, ou du pain, jusqu'au matin).

Il n'y a pas lieu que le verset dise lo yeakhel (on ne le mangera pas). Et que vient enseigner lo yeakhel ?

S'il n'a pas d'objet pour son propre sujet, puisqu'il est écrit vesarafta et hanotâr baésh (tu brûleras le reste au feu), donne-lui pour objet les autres interdits de la Torah. Et s'il n'a pas d'objet pour la consommation, donne-lui pour objet l'interdit de profit.

📜 Rachi (1)
אמר ליה ההוא מרבנן לר' שמואל בר נחמני דאקשי ליה האי קושיא ר' יונתן רבך נמי לא הוה מייתי איסור הנאה לכל איסורין מבקדש באש תשרף דמבעי ליה לכדאמרת שתשרף בעזרה אלא מהאי קרא אמר להו:
Il lui dit : ce sage, à Rabbi Shmouel bar Nahmani, qui lui avait opposé cette difficulté. Rabbi Yonatan, ton maître, ne tirait pas non plus l'interdit de profit de tous les interdits à partir de bakodesh baésh tisaréf, puisque ce verset est requis pour ce que tu as dit, qu'on brûle dans l'azara. C'est à partir de ce verset qu'il le leur disait.
💡 Explication

Le verset de Rabbi Shimon étant pris, le sage passe à Shemot 29:34, le notar des millouim. Vesarafta et hanotar baesh suffit à interdire d'en manger. Lo yeakhel est en trop : il passe aux autres interdits, puis, leur consommation étant déjà écrite, à l'interdit de profit.

Rachi : Rabbi Yonatan, maître de Rabbi Shmouel bar Nahmani, tenait déjà bakodesh pour la brûlure dans l'azara.

5
אי, מה כאן בשריפה, אף כל איסורין שבתורה בשריפה! אמר קרא ״ושרפת את הנותר״ — נותר בשריפה, ואין כל איסורין שבתורה בשריפה.

Si l'on dit : de même qu'ici c'est par brûlure, de même tous les interdits de la Torah par brûlure ! Le verset dit : vesarafta et hanotar (tu brûleras le reste) — le notar est par brûlure, et tous les interdits de la Torah ne sont pas par brûlure.

📜 Rachi (2)
דהא כתיב ושרפת אלמא לאו בר אכילה הוא:
Puisqu'il est écrit vesarafta : on voit par là qu'il n'est pas susceptible d'être mangé.
לכל איסורין דוגמתן שנאמר בהן לאו באכילתן:
Pour tous les interdits : ceux qui leur ressemblent, au sujet desquels un lav est dit dans leur consommation.
💡 Explication

Même objection que plus haut, sur le verset des millouim. Vesarafta et hanotar réserve la brûlure au notar.

Les deux gloses de Rachi éclairent l'étape précédente. Vesarafta montre que cette chair n'est plus à manger, donc lo yeakhel est libre. Le report vise les interdits qui ont déjà un lav de consommation.

6
והאי ״לא יאכל״ להכי הוא דאתא? האי מיבעי ליה לכדרבי אלעזר. דאמר רבי אלעזר: ״לא יאכל כי קדש הוא״ — כל שבקדש פסול, בא הכתוב ליתן לא תעשה על אכילתו.

Et ce lo yeakhel, c'est pour cela qu'il vient ? Il est requis pour l'enseignement de Rabbi Elazar.

Car Rabbi Elazar a dit : lo yeakhel ki kodech hou (on ne le mangera pas, car c'est une chose sainte) — tout ce qui, dans le kodech, est devenu passoul, le verset vient placer un lo taase sur sa consommation.

📜 Rachi (2)
מיבעי ליה לכדר' אלעזר ליתן לא תעשה דאי מושרפת לא הוה ידעינן ביה איסור לאו למלקות:
Il est requis pour Rabbi Elazar : pour placer un lo taase. Car de vesarafta nous n'aurions pas connu en lui un interdit de lav entraînant les coups.
כל שבקודש פסול מדכתיב כי קודש הוא יתירה לרבות על שאר פסולי קדשי קדשים בלאו כגון פיגול ויוצא ונשפך דמו:
Tout ce qui dans le kodech est passoul : du fait qu'il est écrit ki kodech hou en surplus, pour inclure les autres pesoulei kodshei kodashim sous un lav, par exemple le pigoul, le yotse, et celui dont le sang a été répandu.
💡 Explication

Lo yeakhel des millouim a un emploi : Rabbi Elazar en fait le lav de quiconque mange un kodashim devenu passoul. Vesarafta enseigne la brûlure, sans donner un lav passible de malkout.

Ki kodech hou est en trop sur le seul notar des millouim. Rachi y lit l'inclusion du pigoul, du yotse, et du sacrifice dont le sang a été répandu.

7
אמר אביי: לעולם מקרא קמא, ואיפוך: דליכתוב ״באש תשרף״, ולא בעי ״לא תאכל״, מה תלמוד לומר ״לא תאכל״ — אם אינו ענין לגופו, דנפקא ליה מדרבי אלעזר, תנהו ענין לכל איסורין שבתורה. ואם אינו ענין לאכילה, תנהו ענין לאיסור הנאה.

Abaye dit : en réalité, à partir du premier verset, et en inversant. Que le verset écrive baesh tisaref, et il n'aurait pas besoin de lo teakhel.

Que vient enseigner lo teakhel ? S'il n'a pas d'objet pour son propre sujet, puisque cela sort de Rabbi Elazar, donne-lui pour objet tous les interdits de la Torah.

Et s'il n'a pas d'objet pour la consommation, donne-lui pour objet l'interdit de profit.

📜 Rachi (3)
מקרא קמא וכל חטאת ולאו מבאש תשרף דאיצטריך לומר שישרף בעזרה אלא מלא תאכל ליכתוב באש תשרף אלמא לאו בר אכילה הוא וממילא נפקא לן ביה נמי איסור לאו מהא דרבי אלעזר דמפיק מלא יאכל כי קודש הוא כל פסולי קדשים:
Le premier verset : vekhol chatat. Baesh tisaref reste requis pour dire qu'on brûle dans l'azara. La derasha part de lo teakhel. Que le verset écrive baesh tisaref : on voit par là qu'elle n'est pas susceptible d'être mangée. Et de soi-même nous en tirons aussi l'interdit de lav, de l'enseignement de Rabbi Elazar, qui tire de lo yeakhel ki kodech hou tous les kodashim passoulim.
לכל איסורין דוגמתן שנאמר בהן לאו באכילתן:
Pour tous les interdits : ceux qui leur ressemblent, au sujet desquels un lav est dit dans leur consommation.
ואם אינו ענין לאכילה דהא בגופייהו כתיב תנהו ענין להנאה:
Et s'il n'a pas d'objet pour la consommation : puisque c'est écrit dans leur propre texte, donne-lui pour objet le profit.
💡 Explication

Abaye revient à Vayikra 6:23 et inverse les rôles. Baesh tisaref garde la brûlure dans l'azara. Le lav de consommation des passoulim sort déjà de Rabbi Elazar. Donc lo teakhel de la chatat est libre pour les autres interdits, puis pour le profit.

Rachi limite le report aux interdits où un lav de consommation est déjà écrit, sur le modèle du hamets et du shor haniskal.

🖼️ Schéma
Abaye : renverser le premier verset Vayikra 6:23. On déplace lo teakhel, et baesh tisaref reste en place. 1 Écrire seulement baesh tisaref La chatat se brûle dans l'azara 2 Le lav des passoulim sort de Rabbi Elazar Shemot 29:34 ki kodech hou 3 Lo teakhel de la chatat est libre pour un autre sujet 4 Report sur les issourim qui ont déjà un lav de consommation 5 Leur consommation est déjà écrite Le surplus est le profit Rachi : hamets, shor haniskal, et tout issour où un lav de consommation est écrit.
Cinq étapes : brûlure, lav de Rabbi Elazar, mot libre, report, profit.
8
אי מה כאן בשריפה, אף כל איסורין שבתורה בשריפה. אמר קרא ״הנותר״ — הנותר בשריפה, ואין כל איסורין שבתורה בשריפה.

Si : de même qu'ici c'est par brûlure, de même tous les interdits de la Torah par brûlure. Le verset dit : hanotar (le reste) — le notar est par brûlure, et tous les interdits de la Torah ne sont pas par brûlure.

📜 Rachi (1)
אמר קרא והנותר דהוה ליה למכתב ושרפתו באש:
Le verset dit vehanotar : il lui revenait d'écrire veserafo baesh (et tu le brûleras au feu).
💡 Explication

L'objection de la brûlure revient sur la derasha d'Abaye. La Guemara répond par le mot hanotar.

Rachi : veserafo baesh aurait désigné la chose à brûler sans la nommer. Hanotar nomme le reste, et la brûlure s'arrête au notar.

9
אמר ליה רב פפא לאביי: ואימא ליחודי ליה לאו לגופיה הוא דאתא, דאי מדרבי אלעזר — אין לוקין על לאו שבכללות.

Rav Papa dit à Abaye : et dis que c'est pour lui assigner un lav à son propre sujet qu'il vient. Car si l'on s'en tenait à Rabbi Elazar, on ne frappe pas pour un lav shebikhlalot.

📜 Rachi (1)
לאו שבכללות כגון זה שנכלל כל הפסולין יחד:
Lav shebikhlalot : comme celui-ci, où tous les passoulim sont englobés ensemble.
🗂️ Tossefot (1)
הא אין לוקין על לאו שבכללות הקשה הר"ר אליעזר ממיץ דבאלו הן הלוקין (מכות יג.) אמר דלאו דנותר ופיגול הוה בכלל הלוקין ואמאי והא לאו שבכללות הוא ותירץ דלגבי נותר שמפורש בהדיא דכתיב ושרפת את הנותר באש לא יאכל כי קדש הוא לא חשיב לאו שבכללות ופיגול נמי גמרינן עון עון מנותר אך קשה דבפרק בתרא דמכות (דף יז: יח.) גבי זר שאכל עולה לפני זריקה לוקה חמש פריך ולילקי נמי מדרבי אלעזר דאמר כל שבקודש פסול ומאי קושיא והא לאו שבכללות הוא:
Or on ne frappe pas pour un lav shebikhlalot. Rabbi Eliezer de Metz a objecté : dans Elou hen halokin (Makkot 13a), il dit que le lav du notar et celui du pigoul étaient au nombre de ceux qui entraînent les coups. Pourquoi ? C'est un lav shebikhlalot ! Et il a répondu : pour le notar, qui est explicite, puisqu'il est écrit vesarafta et hanotar baesh lo yeakhel ki kodech hou, on ne le compte pas comme lav shebikhlalot. Et le pigoul aussi, on l'apprend par gezera shava du mot avon, à partir du notar. Mais une difficulté demeure : dans le dernier chapitre de Makkot (17b-18a), au sujet d'un zar qui a mangé une ola avant la zerika, il reçoit cinq fois les coups, et l'on objecte : qu'il reçoive aussi les coups d'après Rabbi Elazar, qui a dit que tout ce qui dans le kodech est passoul. Quelle est la force de cette objection ? C'est un lav shebikhlalot !
💡 Explication

Rav Papa garde lo teakhel sur la chatat elle-même. Le lav de Rabbi Elazar englobe tous les passoulim : c'est un lav shebikhlalot. On n'administre pas les coups pour un tel lav. Le verset de la chatat donnerait le lav distinct, celui pour lequel on frappe.

Tossefot rapporte l'objection de Rabbi Eliezer de Metz. À Makkot 13a, notar et pigoul entraînent les coups, alors qu'un lav englobant devrait en être exempt. Réponse : le notar est écrit pour lui-même ; le pigoul suit par le mot avon. Reste la difficulté de Makkot 17b : la Guemara veut ajouter les coups de Rabbi Elazar pour un zar qui a mangé une ola avant la zerika, alors que ce lav est englobant.

🖼️ Schéma
Pourquoi lo teakhel resterait sur la chatat Rav Papa à Abaye. On ne frappe pas pour un lav shebikhlalot. Rabbi Elazar seul Un seul lav pour tous les passoulim du kodech Lav shebikhlalot Pas de coups Lo teakhel de la chatat Un lav assigné à ce cas le sang porté dans le kodech Lav propre Les coups deviennent possibles
Lav englobant : pas de coups. Lav propre à la chatat : les coups deviennent possibles.
10
אלא אמר רב פפא, מהכא: ״והבשר אשר יגע בכל טמא לא יאכל באש ישרף״, שאין תלמוד לומר ״לא יאכל״, מה תלמוד לומר ״לא יאכל״?

Plutôt, Rav Papa dit, d'ici : vehabasar acher yiga bekhol tamei lo yeakhel baesh yisaref (et la chair qui touchera toute chose impure ne sera pas mangée, au feu elle sera brûlée). Il n'y a pas lieu que le verset dise lo yeakhel.

Que vient enseigner lo yeakhel ?

💡 Explication

Abaye étant bloqué, Rav Papa change de verset : Vayikra 7:19, la chair sacrée devenue impure. Elle est brûlée. Le segment suivant dit pourquoi lo yeakhel est en trop.

11
אם אינו ענין לגופו, דהא נפקא ליה מקל וחומר ממעשר הקל: ומה מעשר הקל, אמרה תורה ״לא בערתי ממנו בטמא״ — בשר קדש חמור לא כל שכן?!

S'il n'a pas d'objet pour son propre sujet, puisqu'on le tire par kal vachomer du maaser léger : si le maaser léger, la Torah a dit lo viarti mimmenou betamei (je n'en ai rien écarté en état d'impureté) — la chair sacrée, qui est grave, à plus forte raison !

📜 Rachi (1)
לא בערתי אזהרה נפקא לן ביה ביבמות בהערל (יבמות דף עג:):
Lo viarti : l'avertissement, nous le tirons de là dans Yevamot, au chapitre Haarel (Yevamot 73b).
🗂️ Tossefot (1)
אם אינו ענין לגופו דאתי בקל וחומר ממעשר ואם תאמר והא איצטריך לרביעי בקודש כדאמרינן בפרק קמא (דף יט.) וי"ל דלא ליכתוב לא יאכל אלא ישרף:
S'il n'a pas d'objet pour son propre sujet, puisqu'il vient par kal vachomer du maaser. Et si tu dis : il est pourtant requis pour le revii dans le kodech, comme nous disons au premier chapitre (Pesachim 19a) ? On peut répondre : que le verset n'écrive pas lo yeakhel, et qu'il écrive seulement yisaref.
💡 Explication

Le maaser est plus léger que les kodashim. Le vidouy, lo viarti mimmenou betamei (Devarim 26:14), interdit de l'écarter en impureté. La chair sacrée, plus grave, est interdite à plus forte raison. Lo yeakhel de Vayikra 7:19 ne sert donc plus à son propre cas.

Rachi : le vidouy n'est pas le lav. L'azhara est tirée à Yevamot 73b.

Tossefot : à Pesachim 19a, ce lo yeakhel enseigne le revii, le quatrième degré d'impureté, qui invalide le kodech. Réponse : yisaref aurait suffi pour le verset. Lo yeakhel reste disponible.

12
וכי תימא ״אין מזהירין מן הדין״. הקישא הוא, דכתיב: ״לא תוכל לאכל בשעריך מעשר דגנך תירשך ויצהרך ובכרת בקרך וגו׳״ —

Et si tu dis : ein mazhirin min hadin (on n'avertit pas à partir d'un raisonnement). C'est un hekesh, car il est écrit : lo toukhal leakhol bisharekha maasar deganekha tiroshkha veyitsharekha ouvkhorot bekarekha, etc.

(tu ne pourras manger dans tes portes la dîme de ton grain, de ton moût, de ton huile, et les premiers-nés de ton gros bétail).

📜 Rachi (2)
אין מזהירין מדין קל וחומר אף על פי שאדם דן קל וחומר מעצמו אינה אזהרה ללאו במסכת מכות (דף ה:) נפקא לן:
On n'avertit pas : à partir d'un raisonnement de kal vachomer. Bien qu'une personne tire un kal vachomer d'elle-même, cela ne fait pas un avertissement pour un lav. Nous le tirons dans le traité Makkot (5b).
היקשא הוא ולאו קל וחומר דאיתקש נדריך ונדבותיך דהיינו שלמים למעשר דגן דכתיב ביה לא בערתי ממנו בטמא ותייתי לן מינה דאף קדשים לא יאכלו בטומאה ולא בערתי ממנו בטמא אע"ג דוידוי בעלמא הוא ואינו לאו הא נפקא לן ביה איסור לאו ביבמות בהערל מהאי קרא דלא תוכל לאכול בשעריך ולהלן הוא אומר בפסולי המוקדשים שנפדו (דברים ט״ו:כ״ב) בשעריך תאכלנו הטמא והטהור יחדיו טמא וטהור אוכלין בקערה אחת יש כאן טומאת בשר לטהור וטומאת הגוף לטמא וקא אמר רחמנא גבי מעשר וקדשים ההוא בשעריך דשראי לך ביה טומאה התם בפסולי המוקדשין הכא לא תאכל:
C'est un hekesh, et le kal vachomer ne porte pas cette dérivation. Nedarekha ounedavotekha, c'est-à-dire les shelamim, sont rapprochés du maaser dagan, au sujet duquel il est écrit lo viarti mimmenou betamei. On en tire que les kodashim non plus ne se mangent pas en impureté. Et lo viarti mimmenou betamei, bien qu'il ne soit qu'un vidouy, et qu'il ne soit pas un lav, nous en tirons un interdit de lav dans Yevamot, au chapitre Haarel, à partir de ce verset lo toukhal leakhol bisharekha. Et plus loin il dit, au sujet des kodashim invalidés qui ont été rachetés (Devarim 15:22) : bisharekha tokhalennou, hatamei vehatakor yahdav (dans tes portes tu le mangeras, l'impur et le pur ensemble). L'impur et le pur mangent dans une même écuelle : il y a ici l'impureté de la chair pour celui qui est pur, et l'impureté du corps pour celui qui est impur. Et Hachem dit, au sujet du maaser et des kodashim : ce bisharekha où je t'ai permis l'impureté, c'est là-bas, chez les kodashim invalidés ; ici, tu ne mangeras pas.
🗂️ Tossefot (2)
הקישא הוא תימה אמאי קרי ליה הקישא תיפוק ליה דקודש כתיב בהדיא בקרא ובכורות בקרך וצאנך ואזהרה למעשר נמי יליף מהאי קרא וי"ל דצריך הקישא משום איסור הנאה דלא תוקי קרא דוהבשר לאיסור הנאה שיהא בלאו דבפ' שני דשבת (דף כה.) לא ילפי' איסור הנאה בשמן קדש שנטמא אלא ממעשר:
C'est un hekesh. Étonnement : pourquoi l'appelle-t-il hekesh ? Que cela sorte de ce que le kodech est écrit explicitement dans le verset, ouvkhorot bekarekha vetsonakh (et les premiers-nés de ton gros bétail et de ton menu bétail) ! Et l'avertissement pour le maaser aussi, on l'apprend de ce verset. On peut répondre : le hekesh est requis à cause de l'interdit de profit, afin que l'on n'établisse pas le verset vehabasar comme un interdit de profit qui serait un lav. Car au deuxième chapitre de Chabbat (25a), nous n'apprenons l'interdit de profit de l'huile sacrée devenue impure qu'à partir du maaser.
דכתיב לא תוכל לאכול בשעריך האי לא חשיב לאו שבכללות מדלא כתיב מעשר דגנך ובכורות בקרך לא תוכל לאכלם ש"מ ליחודי לאו אכל חד דכתי' בקרא אתא:
Car il est écrit lo toukhal leakhol bisharekha. Celui-ci n'est pas compté comme lav shebikhlalot, du fait qu'il n'est pas écrit : maasar deganekha ouvkhorot bekarekha lo toukhal leokhlam (la dîme de ton grain et les premiers-nés de ton bétail, tu ne pourras les manger). On apprend de là qu'il vient assigner un lav distinct à chacun de ceux qui sont écrits dans le verset.
💡 Explication

Un kal vachomer ne fournit pas l'azhara d'un lav : ein mazhirin min hadin (Makkot 5b). Sans azhara, pas de coups. La Guemara répond par un hekesh. Devarim 12:17 place dans un même verset le maaser, le bekhor, les vœux et les dons. Rachi lit les shelamim dans nedarekha ounedavotekha.

Le même mot bisharekha renvoie à Devarim 15:22, où l'impur et le pur mangent ensemble les kodashim invalidés rachetés. Deux impuretés y sont permises : la chair impure pour un homme pur, le corps impur pour un homme impur. Maaser et kodashim du verset 12:17 restent fermés à ces deux cas.

Tossefot demande pourquoi parler de hekesh : le bekhor est déjà écrit dans le verset. Réponse : le hekesh sert l'interdit de profit, pour que vehabasar ne devienne pas un lav de profit à lui seul. À Chabbat 25a, le profit de l'huile sacrée impure s'apprend du maaser. Seconde glose : le verset n'a pas la forme d'un seul verbe pour tout le groupe. Chaque terme reçoit son propre lav, distinct du lav shebikhlalot.

🖼️ Schéma
Du maaser aux kodashim : kal vachomer, puis hekesh Ein mazhirin min hadin. L'azhara vient du verset, Makkot 5b et Yevamot 73b. Maaser, léger Devarim 26:14 lo viarti mimmenou betamei Vidouy, sans forme de lav L'azhara sort de Devarim 12:17 Hekesh Devarim 12:17 lo toukhal leakhol bisharekha Maaser, bekhor, nedarim, nedavot Les shelamim sont rapprochés du maaser Kodashim, graves Chair sacrée : interdite en impureté à plus forte raison Devarim 15:22 ouvre bisharekha seulement pour les passoulim rachetés Lo yeakhel de Vayikra 7:19 devient disponible pour tous les issourim, puis pour le profit. Tossefot : un lav distinct pour chaque terme du verset, donc pas un lav shebikhlalot.
Maaser, hekesh de Devarim 12:17, chair sacrée. Le kal vachomer seul ne fait pas l'azhara.
13
מה תלמוד לומר ״לא יאכל״? אם אינו ענין לגופו, תנהו ענין לכל איסורין שבתורה. ואם אינו ענין לאכילה, תנהו ענין להנאה.

Que vient enseigner lo yeakhel ? S'il n'a pas d'objet pour son propre sujet, donne-lui pour objet tous les interdits de la Torah.

Et s'il n'a pas d'objet pour la consommation, donne-lui pour objet le profit.

💡 Explication

Le hekesh ayant fourni l'interdit de manger la chair sacrée en impureté, lo yeakhel de Vayikra 7:19 est libre. Il passe à tous les interdits, puis, leur consommation étant déjà écrite, au profit.

14
אי, מה כאן בשריפה — אף כל איסורין שבתורה בשריפה! אמר קרא ״הנותר״ — הנותר בשריפה, ואין כל איסורין שבתורה בשריפה.

Si l'on dit : de même qu'ici c'est par brûlure, de même tous les interdits de la Torah par brûlure ! Le verset dit : hanotar — le notar est par brûlure, et tous les interdits de la Torah ne sont pas par brûlure.

💡 Explication

Troisième fois la même borne. La chair impure de Vayikra 7:19 est brûlée, et cette brûlure ne s'étend pas. Le mot hanotar la garde pour le notar.

15
אמר ליה רבינא לרב אשי: ואימא, לעבור עליו בשני לאוין. לאו מי אמר אביי: אכל פוטיתא — לוקה ארבע.

Ravina dit à Rav Ashi : et dis, pour que l'on transgresse à son sujet par deux lavin. Abaye n'a-t-il pas dit : celui qui a mangé une poutita reçoit quatre fois les coups.

📜 Rachi (2)
אכל פוטיתא שרץ המים:
Il a mangé une poutita : un sherets de l'eau.
לוקה ארבע חד לאו בשרץ המים בתורת כהנים דהוא ספר ויקרא וחד במשנה תורה ושני לאוין כתובים בתורת כהנים בשקצים סתם לא תשקצו את נפשותיכם בכל השרץ השורץ ולא תטמאו בהן והכא לא כתיב על הארץ ומשמע בין שרץ המים ובין שרץ הארץ הרי ארבע:
Il reçoit quatre fois les coups : un lav pour le sherets de l'eau dans la Torat kohanim, qui est le livre de Vayikra, et un dans le Mishné Torah. Et deux lavin écrits dans la Torat kohanim au sujet des shekatsim en général : lo teshaktzou et nafshotekhem bekhol hasherets hashorets (ne rendez pas vos personnes abominables par tout sherets qui pullule), et vélo titameou bahen (et ne vous rendez pas impurs par eux). Et ici al haarets (sur la terre) n'est pas écrit, ce qui vise à la fois le sherets de l'eau et le sherets de la terre. En voilà quatre.
💡 Explication

Ravina propose un autre emploi de lo yeakhel : un second lav sur celui qui mange cette chair impure, en plus du lav déjà connu. Le modèle est celui d'Abaye sur les sheratsim.

La poutita est un sherets de l'eau. Quatre lavin : un dans Vayikra, un dans Devarim, puis lo teshaktzou et lo titameou, où al haarets n'est pas écrit, de sorte que l'eau est incluse avec la terre.

🖼️ Schéma
Plusieurs lavin sur un seul acte : modèle d'Abaye Ravina à Rav Ashi. Rachi détaille les versets. Poutita : sherets de l'eau. Fourmi : sherets de la terre. Poutita — 4 fois les coups 1. Vayikra, sherets de l'eau Torat kohanim 2. Devarim Mishné Torah, sans nageoire ni écaille 3 et 4. Shekatsim en général lo teshaktzu, et lo titamu al haarets absent : eau et terre Fourmi — 5 fois les coups 1-2. Les deux lavin généraux 3. Vayikra 11:41 — lo yeakhel 4. Vayikra 11:42 — lo tokhlum 5. Vayikra 11:44 — haromes al haarets Ravina : un second lav sur la chair sacrée impure Abaye : plusieurs lavin, un acte
Quatre lavin pour la poutita, cinq pour la fourmi.
16
נמלה — לוקה חמש.

Une fourmi : il reçoit cinq fois les coups.

📜 Rachi (2)
נמלה שהוא שרץ הארץ:
Une fourmi : car c'est un sherets de la terre.
לוקה חמש הני תרי דסתם שרצים וחד וכל השרץ השורץ על הארץ שקץ הוא לא יאכל וחד לכל השרץ השורץ על הארץ לא תאכלום כי שקץ הם וחד ולא תטמאו את נפשותיכם בכל השרץ הרומש על הארץ:
Il reçoit cinq fois les coups : ces deux lavin des sheratsim en général ; et un, vekhol hasherets hashorets al haarets shekets hou lo yeakhel (et tout sherets qui pullule sur la terre est une abomination, on ne le mangera pas) ; et un, lekhol hasherets hashorets al haarets lo tokhloum ki shekets hem (pour tout sherets qui pullule sur la terre, vous ne les mangerez pas, car ils sont une abomination) ; et un, vélo titameou et nafshotekhem bekhol hasherets haromes al haarets (et vous ne rendrez pas vos personnes impures par tout sherets qui rampe sur la terre).
💡 Explication

La fourmi est un sherets de la terre. Aux deux lavin généraux s'ajoutent Vayikra 11:41, 11:42 et 11:44, le dernier visant celui qui rampe sur la terre. Cinq fois les coups.

Ravina aligne la chair sacrée impure sur ce modèle : lo yeakhel ajouterait un lav, plutôt que d'enseigner l'interdit de profit de tous les issourim. La réponse de Rav Ashi commence sur 24b.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).