Pesachim 24b โ€” Coups, mode de profit, viande dans le lait

Pesachim 24b

Sougya : L'amoud ouvre sur la tsira (guรชpe) : six sรฉries de coups. Rav Ashi rรฉpond ร  Ravina : la oรน une derasha est possible, on la fait, et l'on ne pose pas des lavim superflus.

Le verset de la chair impure (Lev. 7:19) sert donc au bois, ร  la levona et aux emourim ; la touma du corps reste en karet, la touma de la chair en lav.

Rabbi Abahou au nom de Rabbi Yo'hanan limite les coups au mode de consommation, oรน, dans une autre version, au mode de profit : helev cru, helev de shor haniskal posรฉ sur une plaie. Rabbi Zeira tire un appui de la orla ; Abaye rรฉpond que le jus n'est qu'une sueur.

Tous s'accordent sur les kilayim de la vigne. Ici ben Yehouda apprend ensuite la viande dans le lait : la consommation par gezera shava, le profit par kal va-homer depuis la orla.

Tsira : six sรฉries de coups Suite de la nemala (24a). Rav Ashi : derasha d'abord, lav yeter ensuite. Cinq lavim du sherets de la terre 1-2. Les deux lavim du sherets en gรฉnรฉral. 3. shekets hu lo yeakhel (Lev. 11:41). 4. lo tokhlum ki shekets hem (Lev. 11:42). 5. lo tetamu, sherets qui rampe (Lev. 11:44). Rachi, sur la nemala : ces cinq. La tsira rampe aussi : elle les garde. Kedochim, behema et oiseau : hors compte. Ri d'Orlรฉans : ce verset vise 8 sheratsim. Le sixiรจme lav Sherets de l'oiseau. Devarim 14:19. lo yeakhelu. 6 sรฉries de coups Rachi : sherets = remuement peu visible, prรจs du sol. Rav Ashi : derasha, puis lav Ravina : un lav de plus existe dรฉjร  (la tsira). lo yeakhel pourrait รชtre un second lav. Rav Ashi : partout oรน l'on peut dรฉriver, on dรฉrive. On ne pose des lavim yeterim que lร  oรน le verset n'enseigne rien d'autre. Lev. 7:19, lo yeakhel : im eino inyan, vers l'interdit du profit. Les mots qui restent vont au bois, ร  la levona, et aux emourim.
Cinq lavim de la nemala, sixiรจme de la tsira. Rav Ashi dรฉrive lo yeakhel vers le profit.
Quand les coups tombent-ils ? Rabbi Abahou au nom de Rabbi Yo'hanan. Deux versions, puis l'accord d'Abaye. Version 1 derekh akhilatan Coups seulement selon le mode de manger. Exclu : helev cru. Exempt Rav Chimi bar Achi. On ne mange pas le helev cru. Version 2 derekh hana'atan Coups seulement selon le mode de profit. Helev de shor haniskal posรฉ sur une plaie. Exempt Helev cru : ร  plus forte raison. Rachi : feu, ou peaux. Accord kilayim de la vigne Coups mรชme hors du mode de profit. Aucune akhilah n'est รฉcrite. Passible pen tikdach (Deut. 22:9) : brรปler, aucun profit. Orla : la preuve de Rabbi Zeira, et la rรฉponse d'Abaye Quarante coups : olives et raisins seulement. Mรปres, figues, grenades : pas de coups. Rabbi Zeira : ces jus sont hors du mode de profit du fruit. Abaye : si le fruit lui-mรชme รฉtait mangรฉ hors usage, la preuve tiendrait. Ici le jus est une zi'a, une sueur. Il n'a pas mangรฉ le fruit. Rachi : noix ou pรชches cuites auraient รฉtรฉ le bon cas. Tossefot : pri pri inclut l'huile et le vin ; les autres jus restent une sueur.
Coups selon le mode de manger, ou de profit. Kilayim : mรชme hors usage. Orla : la sueur du fruit.
Ici ben Yehouda : viande dans le lait Consommation par gezera shava. Profit par kal va-homer. Tossefot tient les deux ensemble. 1. Gezera shava ki am kadoch ata (Deut. 14:21) veanchei kodech tihyoun li (Ex. 22:30) Lร -bas, la terefah est interdite ร  manger. Ici, de mรชme. Rachi : l'interdit vise ร  manger. 2. Kal va-homer Orla : aucune aveyra ร  la plantation, et le profit est interdit. Viande au lait : aveyra ร  la cuisson, lav de lo tevashel. ร€ plus forte raison, profit interdit. Tossefot : le kal va-homer et la gezera shava La gezera shava pourrait suivre la nevela : profit permis, lakalev tashlikhun oto. Houlin 116a : un tanna apprend ainsi, et permet le profit de la viande au lait. Rabbeinou Tam : anshei kodech contient aussi un issour hanaa, les kodachim sortis hors de la cloison (basar basadeh). On apprend d'eux. Sans le kal va-homer, on aurait lu le verset vers la kola, ร  cause du chien. Ri d'Orlรฉans : pourquoi pas kodech / kodech depuis le notar ? Rรฉponse : am kadoch et anshei kodech portent sur les hommes. Ou bien : on apprend le houl du houl, et le houl ne s'apprend pas des kodachim.
Ici ben Yehouda : gezera shava pour manger, kal va-homer pour le profit. Tossefot et la nevela.
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ืฆื™ืจืขื” โ€” ืœื•ืงื” ืฉืฉ! ืืžืจ ืœื™ื”: ื›ืœ ื”ื™ื›ื ื“ืื™ื›ื ืœืžื“ืจืฉ โ€” ื“ืจืฉื™ื ืŸ, ื•ืœื ืžื•ืงืžื™ื ืŸ ื‘ืœืื•ื™ ื™ืชื™ืจื™.

Une tsira (guรชpe) : il encourt six sรฉries de coups ! Il lui dit : partout oรน il y a de quoi dรฉriver, nous dรฉrivons, et nous ne posons pas des lavim superflus.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฆื™ืจืขื” ืฉืจืฅ ื”ืขื•ืฃ ื”ื™ื ื•ื’ื ืฉื•ืจืฆืช ืขืœ ื”ืืจืฅ ื•ื™ืฉ ื‘ื” ืืœื• ื—ืžืฉ ืœืื•ื™ืŸ ื•ืžื•ืกื™ืฃ ืขืœื™ื” ืœืื• ื“ืฉืจืฅ ื”ืขื•ืฃ ื‘ืžืฉื ื” ืชื•ืจื” (ื™ื“) ื•ื›ืœ ืฉืจืฅ ื”ืขื•ืฃ ื˜ืžื ื”ื•ื ืœื›ื ืœื ื™ืื›ืœื• ืฉืจืฅ ืœืฉื•ืŸ ืจื—ื•ืฉ ื•ื ืขื ื•ืข ื•ืื™ื ื• ื ืจืื” ื•ืื™ืŸ ื‘ื”ืžื” ื•ื—ื™ื” ื”ื’ื‘ื•ื”ื™ืŸ ืžืŸ ื”ืืจืฅ ื‘ื›ืœืœ ืฉืจืฅ ื”ืœื›ืš ืœื ืชืฉืงืฆื• ืืช ื ืคืฉื•ืชื™ื›ื ื‘ื‘ื”ืžื” ื•ื‘ืขื•ืฃ ื•ื’ื•' ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ืงื“ื•ืฉื™ื ืชื”ื™ื• ืื™ื ื• ืžืŸ ื”ืžื ื™ืŸ ื“ืœืื• ื‘ืฉืจืฆื™ื ื›ืชื™ื‘:
C'est un sherets de l'oiseau, et elle rampe aussi sur la terre. Elle porte ces cinq lavim, et l'on ajoute le lav du sherets de l'oiseau dans le Michne Torah (Devarim 14) : vekhol sherets haof tamei hou lakhem lo yeakhelu (et tout sherets de l'oiseau est impur pour vous, on n'en mangera pas). Sherets a le sens de fourmillement et de remuement, et il n'est pas visible. La behema et la haya, รฉlevรฉes au-dessus du sol, n'entrent pas dans sherets. Dรจs lors, lo teshaktsu et nafchoteikhem babhema uvaof (vous ne rendrez pas vos รขmes abominables par la behema et par l'oiseau), รฉcrit dans Kedochim tihyou, n'entre pas dans le compte : il n'est pas รฉcrit au sujet des sheratsim.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฆื™ืจืขื” ืœื•ืงื” ืฉืฉ ืค"ื” ื“ื”ื ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ืงื“ื•ืฉื™ื ืืœ ืชืฉืงืฆื• ืืช ื ืคืฉื•ืชื™ื›ื ื‘ื‘ื”ืžื” ื•ื‘ืขื•ืฃ ื•ื‘ื›ืœ ืืฉืจ ืชืจืžื•ืฉ ื”ืื“ืžื” ื•ื’ื•' ืœื ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ื“ื‘ื’ื“ื•ืœื™ื ืžื™ื™ืจื™ ื“ืœื ื›ืชื™ื‘ ืฉืจืฅ ื•ืœืฉื•ืŸ ืฉืจืฅ ื“ื‘ืจ ืฉื”ื•ื ื ื“ ื‘ืืจืฅ ื•ืื™ื ื• ื ืจืื” ืืœื ืข"ื™ ืฉื™ืจื•ืฆื• ืžืคื ื™ ืงื˜ื ื• ื•ืงืฉื” ื“ื‘ืค' ื“' ืžื™ืชื•ืช (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ื ื˜:) ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื•ื›ืœ ื—ื™ื” ื”ืจื•ืžืฉืช ื–ื” ื”ื ื—ืฉ ืžืฉืžืข ื“ืจืžื™ืฉื” ื”ื•ื” ื ืžื™ ื‘ื“ื‘ืจ ื”ืจื•ื—ืฉ ื›ืžื• ื ื—ืฉ ืฉื”ื•ืœืš ืขืœ ื’ื—ื•ื ื• ื•ืชื™' ื”ืจ"ื™ ื“ืื•ืจืœื™ื "ืฉ ื“ื”ื”ื•ื ืงืจื ืื™ื™ืจื™ ื‘ื—' ืฉืจืฆื™ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืžืขื™ืœื” ื‘ืคืจืง ืงื“ืฉื™ ืžื–ื‘ื— (ืžืขื™ืœื” ื“ืฃ ื˜ื–: ื•ืฉื) ื‘ืžื•ื‘ื“ืœื™ื ืžืžืš ื“ื™ื‘ืจ ื”ื›ืชื•ื‘ ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ืกื™ืคื ื“ืงืจื ืืฉืจ ื”ื‘ื“ืœืชื™ ืœื›ื ืœื˜ืžื ื•ื”ื™ื™ื ื• ื—' ืฉืจืฆื™ื ืฉื”ืŸ ื˜ืžืื™ื:
Selon le commentaire : ce qui est รฉcrit dans Kedochim, al teshaktsu et nafchoteikhem babhema uvaof uvkhol acher tirmos haadama (ne rendez pas vos รขmes abominables par la behema, l'oiseau, et tout ce qui rampe sur le sol), il ne le compte pas, car il parle des grands animaux, puisque sherets n'y est pas รฉcrit. Et sherets dรฉsigne une chose qui se meut sur la terre et qui n'est visible que lorsqu'elle court, ร  cause de sa petitesse. Difficultรฉ : dans le chapitre Arba mitot (Sanhรฉdrin 59b), on dรฉrive vekhol haya haromeset, c'est le serpent. Il en ressort que remissa vaut aussi pour ce qui rampe, comme le serpent qui marche sur le ventre. Le Ri d'Orlรฉans rรฉpond : ce verset parle des huit sheratsim. On dit dans Meila, au chapitre Kodchei hamizbeah (Meila 16b) : l'ร‰criture a parlรฉ de ce qui est sรฉparรฉ de toi, car il est รฉcrit ร  la fin du verset acher hivdalti lakhem letamei (que J'ai sรฉparรฉs pour vous afin de rendre impur). Ce sont les huit sheratsim, qui sont impurs.
๐Ÿ’ก Explication

Suite immรฉdiate de 24a. Ravina a citรฉ la nemala, cinq sรฉries de coups, puis la tsira, six. Le sixiรจme lav est celui du sherets de l'oiseau, Devarim 14:19. Les cinq prรฉcรฉdents sont ceux du sherets de la terre, dรฉtaillรฉs par Rachi sur la nemala.

Rav Ashi : dรจs qu'une derasha est possible, on la fait. Des lavim yeterim ne se posent que lร  oรน le verset n'a rien d'autre ร  enseigner. lo yeakhel de la chair impure (Lev. 7:19) part donc en im eino inyan vers l'interdit du profit.

Rachi laisse hors du compte le verset de Kedochim sur la behema et l'oiseau : sherets vise ce qui remue prรจs du sol. Tossefot, Ri d'Orlรฉans : ce verset vise les huit sheratsim, d'aprรจs acher hivdalti lakhem letamei (Meila 16b).

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux lectures de lo yeakhel Ravina La tsira montre un lav de plus. lo yeakhel peut รชtre un second lav. Deux interdits, mรชme acte. Rav Ashi S'il y a une derasha, on la fait. Lavim yeterim : en dernier. Ici, derasha de l'interdit du profit.
Ravina lit un second lav. Rav Ashi dรฉrive, lร  oรน la derasha existe.
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Vehabasar acher yiga bekhol tamei lo yeakhel (et la chair qui touchera toute chose impure ne sera pas mangรฉe) : son dรฉbut, pourquoi m'est-il nรฉcessaire ? Pour inclure le bois et la levona (encens).

Vehabasar kol tahor yokhal basar (et la chair, tout pur mangera de la chair) : sa fin, pourquoi m'est-elle nรฉcessaire ? Pour inclure les emourim.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
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Maintenant que l'on dit que le verset ne vient pas pour son sujet, mais pour im eino inyan (s'il n'a pas d'objet pour lui-mรชme), cela va pour acher yiga bekhol tamei lo yeakhel (ce qui touchera toute chose impure ne sera pas mangรฉ). Vehabasar, pourquoi m'est-il nรฉcessaire ? Et l'on rรฉpond : pour inclure le bois et la levona, afin qu'ils reรงoivent la touma, bien qu'ils ne soient pas un aliment.
ื•ื”ื‘ืฉืจ ื›ืœ ื˜ื”ื•ืจ ื™ืื›ืœ ืœืžื” ืœื™ ื•ื”ื‘ืฉืจ ื™ืชื™ืจื” ืžื‘ืขื™ื ืœื™ื” ื“ืื™ืœื• ื›ืœ ื˜ื”ื•ืจ ื™ืื›ืœ ื‘ืฉืจ ื“ืจื™ืฉ ืœื™ื” ื‘ืžื ื—ื•ืช (ื“' ื›ื”:) ื›ืœ ื˜ื”ื•ืจ ื™ืื›ืœ ื‘ืฉืจ ื•ื”ื ืคืฉ ืืฉืจ ืชืื›ืœ ื‘ืฉืจ ื•ื’ื•' ื”ื ื™ืชืจ ืœื˜ื”ื•ืจื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื• ืžืฉื•ื ื˜ื•ืžืื” ื™ืฆื ื‘ืฉืจ ืฉื ื˜ืžื ืœืคื ื™ ื–ืจื™ืงืช ื“ื ืœืฉื•ืŸ ืื—ืจ ื‘ื™ืŸ ื‘ืจื™ืฉื ื‘ื™ืŸ ื‘ืกื™ืคื ื•' ื™ืชื™ืจื ืžื™ื‘ืขื™' ืœื™ื”:
C'est le vehabasar en trop qui fait question. Car kol tahor yokhal basar, il le dรฉrive dans Menahot (25b) : kol tahor yokhal basar, vehanefesh acher tokhal basar : ce qui est permis aux purs, on en est passible pour la touma. En sort la chair qui s'est impurรฉe avant la zerikat hadam (aspersion du sang). Autre version : au dรฉbut comme ร  la fin, c'est le vav superflu qui fait question.
๐Ÿ’ก Explication

lo yeakhel est dรฉjร  employรฉ pour l'interdit du profit. La Guemara demande le rรดle des mots qui restent dans Lev. 7:19.

Le dรฉbut, vehabasar, inclut le bois et la levona : ils reรงoivent la touma des aliments, sans รชtre mangรฉs. La fin inclut les emourim, les parties brรปlรฉes sur l'autel.

Rachi : la question vise le mot en trop, ou le vav. kol tahor yokhal basar est dรฉjร  lu ร  Menahot 25b : on est passible pour la touma sur ce qui est permis aux purs. En sort la chair impurรฉe avant l'aspersion du sang.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Lev. 7:19 : ce que font les mots qui restent Dรฉbut : vehabasar... lo yeakhel lo yeakhel est dรฉjร  pris par im eino inyan. vehabasar inclut le bois et la levona. Fin : kol tahor yokhal basar Le mot en trop, ou le vav. Rachi : Menahot 25b a dรฉjร  le cas du pur. Inclusion : les emourim.
Dรฉbut du verset : bois et levona. Fin : emourim.
3
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Les emourim sortent de lร -bas. Car on enseigne dans une baraita : vehanefesh acher tokhal basar mizbah hashelamim acher lร -Hachem (et la personne qui mangera de la chair du sacrifice des chelamim qui est ร  Hachem) : pour inclure les emourim !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืจื‘ื•ืช ืืช ื”ืื™ืžื•ืจื™ืŸ ืฉืื ื ื˜ืžืื• ื•ืื›ืœืŸ ื˜ื”ื•ืจ ืฉื™ืขื‘ื•ืจ ืขืœื™ื”ืŸ ืžืฉื•ื ื‘' ืœืื•ื™ืŸ ืœืื• ื“ื–ืจื•ืช ืฉืืฃ ื”ื›ื”ืŸ ื–ืจ ืืฆืœื ื•ืœืื• ื“ื˜ื•ืžืืช ื‘ืฉืจ ื•ืื“ืœืขื™ืœ ืงืื™ ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ืœื ื™ืื›ืœ ื•ื”ื‘ืฉืจ ื ืžื™ ืฉื ื˜ืžื ืœื ื™ืื›ืœ:
S'ils se sont impurifiรฉs et qu'un pur les a mangรฉs, il transgresse ร  leur sujet deux lavim : le lav de zarout (รฉtrangรฉretรฉ), car mรชme le cohen est un zar ร  leur รฉgard, et le lav de toumat habasar (impuretรฉ de la chair). Cela se rattache ร  ce qui prรฉcรจde. Voici le sens : lo yeakhel (il ne sera pas mangรฉ), et la chair aussi, qui s'est impurรฉe, ne sera pas mangรฉe.
ืืฉืจ ืœื”' ืงืจื ื™ืชื™ืจื” ื”ื•ื ื“ื”"ืœ ืœืžื›ืชื‘ ืžื–ื‘ื— ื”ืฉืœืžื™ื ื•ื˜ื•ืžืืชื• ืขืœื™ื• ื•ื›ืชื™ื‘ ืืฉืจ ืœื”' ืœืจื‘ื•ืช ืืฃ ื‘ืฉืจ ื”ืงืจื‘ ืœื”' ืฉืื ืื›ืœื• ื‘ื˜ื•ืžืื” ืขื ื•ืฉ ื›ืจืช ื•ืžืฉื ื™ ื”ืชื ื‘ื˜ื•ืžืืช ื”ื’ื•ืฃ ืื™ื™ืจื™ ื•ื”ืื™ ื•ื˜ื•ืžืืชื• ืขืœื™ื• ืžื•ืงืžื™ื ืŸ ืœื” ื‘ื–ื‘ื—ื™ื ื‘ืคืจืง ื‘"ืฉ (ื–ื‘ื—ื™ื ื“ืฃ ืžื’:) ื‘ื˜ื•ืžืืช ื”ื’ื•ืฃ ื”ื›ืชื•ื‘ ืžื“ื‘ืจ ื•ื”ื›ื ืจื‘ื™ื ื”ื• ืœืื–ื”ืจืช ื˜ื•ืžืืช ื‘ืฉืจ ื›ืฉื ื˜ืžืื• ื”ื ื•ื”ื•ื ื˜ื”ื•ืจ ืฉื™ื”ื ืžื•ื–ื”ืจ ืขืœื™ื”ืŸ ื•ื”ื›ื ืœื™ื›ื ื›ืจืช ืืœื ืœืื• ื“ืื™ืžืขื˜ ืžื›ืจืช ื‘ื–ื‘ื—ื™ื ื‘ืคืจืง ื‘"ืฉ:
C'est un verset en trop. Il aurait fallu รฉcrire mizbah hashelamim vetumato alav (du sacrifice des chelamim, et son impuretรฉ est sur lui). Et il est รฉcrit acher lร -Hachem, pour inclure aussi la chair offerte ร  Hachem : si on la mange en impuretรฉ, la peine est le karet. Et l'on rรฉpond : lร -bas, il s'agit de toumat hagouf (impuretรฉ du corps). Et ce vetumato alav, on l'รฉtablit dans Zevahim, au chapitre Beit Chammai (Zevahim 43b) : le verset parle de l'impuretรฉ du corps. Ici, il les a inclus pour l'avertissement de toumat habasar, lorsqu'ils se sont impurifiรฉs et que lui est pur, afin qu'il soit averti ร  leur sujet. Et ici il n'y a pas de karet, seulement un lav : ils ont รฉtรฉ exclus du karet dans Zevahim, au chapitre Beit Chammai.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœืจื‘ื•ืช ืืช ื”ืื™ืžื•ืจื™ื ื“ืกื“"ื ืื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ื™ืŸ ืขืœื™ื”ื ืžืฉื•ื ื˜ื•ืžืื” ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ืŸ ื ื™ืชืจื™ื ื•ื“ืจืฉื™ื ืŸ ื‘ืžื ื—ื•ืช ื‘ืคืจืง ื”ืงื•ืžืฅ ืืช ื”ืžื ื—ื” (ื“ืฃ ื›ื”:) ื”ื ื™ืชืจ ืœื˜ื”ื•ืจื™' ื—ื™ื™ื‘ื™ื ืขืœื™ื”ื ืžืฉื•ื ื˜ื•ืžืื” ืœื”ื›ื™ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืจื‘ื•ื™ื™ื ื”ื• ืžื™ื”ื• ืงืฉื” ื“ื‘ืžืขื™ืœื” ื‘ืค' ื—ื˜ืืช ื”ืขื•ืฃ (ืžืขื™ืœื” ื“ืฃ ื™:) ื“ืจื™ืฉ ื”ืชื ืžืืฉืจ ื™ืงืจื‘ ื‘ื›ืœ ื”ืงื“ืฉื™ื ื”ื›ืชื•ื‘ ืžื“ื‘ืจ ื•ื™ืœื™ืฃ ื”ืชื ืื™ืžื•ืจื™ื ื•ื›ืœ ืฉืื™ืŸ ื ื™ืชืจ ืœื˜ื”ื•ืจื™ื ื•ืจื‘ื™ื ื• ืฉืžืฉื•ืŸ ืชื™ืจืฅ ื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืจื‘ื•ื™ื™ ื“ืกื“"ื ื“ืœื ื™ื‘ื ืื™ืกื•ืจ ื˜ื•ืžืื” ื•ื™ื—ื•ืœ ืขืœ ืื™ืกื•ืจ ื—ืœื‘:
Car on aurait pu penser qu'on n'en est pas passible pour la touma, puisqu'ils ne sont pas nitarim (rendus licites ร  la consommation). Et l'on dรฉrive dans Menahot, au chapitre Hakometz et haminha (25b) : ce qui est permis aux purs, on en est passible pour la touma. C'est pourquoi il a fallu les inclure. Toutefois, difficultรฉ : dans Meila, au chapitre Hatat haof (Meila 10b), il dรฉrive lร -bas de acher yikrav que le verset parle de tous les kodachim, et il en apprend les emourim et tout ce qui n'est pas permis aux purs. Rabbeinou Chimchone rรฉpond : il a fallu les inclure, car on aurait pu penser que l'interdit de touma ne vient pas se poser sur l'interdit de helev.
๐Ÿ’ก Explication

Les emourim semblent dรฉjร  inclus par acher lร -Hachem (Lev. 7:20). Rachi : la phrase en trop fait entrer la chair offerte ร  Hachem dans le karet, si on la mange en impuretรฉ.

Sur l'inclusion du verset prรฉcรฉdent, Rachi compte deux lavim quand un pur mange des emourim impurs : zarout, car mรชme le cohen est รฉtranger ร  ces parts, et toumat habasar.

Tossefot : sans verset, on les aurait exclus, car ils ne sont jamais nitarim aux hommes, et Menahot 25b limite la touma ร  ce qui est permis aux purs. Meila 10b les inclut dรฉjร  autrement. Rabbeinou Chimchone : il fallait que l'interdit de touma se pose sur l'interdit de helev.

4
ื”ืชื ื˜ื•ืžืืช ื”ื’ื•ืฃ โ€” ื‘ื›ืจืช, ื”ื›ื ื˜ื•ืžืืช ื‘ืฉืจ โ€” ื‘ืœืื•.

Lร -bas, c'est l'impuretรฉ du corps, en karet. Ici, c'est l'impuretรฉ de la chair, en lav.

๐Ÿ’ก Explication

La baraita de acher lร -Hachem vise toumat hagouf : l'homme impur qui mange est passible de karet. Lev. 7:19 vise toumat habasar : la chair est impure, l'homme est pur. La sanction est un lav. Rachi, au segment prรฉcรฉdent : le karet a รฉtรฉ รฉcartรฉ dans Zevahim 43b.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Deux impuretรฉs, deux sanctions Lร -bas : acher lร -Hachem Toumat hagouf L'homme est impur. Karet Ici : Lev. 7:19 Toumat habasar La chair est impure, l'homme est pur. Lav
Impuretรฉ du corps : karet. Impuretรฉ de la chair : lav.
5
ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื‘ื”ื• ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื›ืœ ืื™ืกื•ืจื™ืŸ ืฉื‘ืชื•ืจื” ืื™ืŸ ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื”ืŸ ืืœื ื“ืจืš ืื›ื™ืœืชืŸ. ืœืžืขื•ื˜ื™ ืžืื™? ืืžืจ ืจื‘ ืฉื™ืžื™ ื‘ืจ ืืฉื™: ืœืžืขื•ื˜ื™ ืฉืื ืื›ืœ ื—ืœื‘ ื—ื™, ืฉืคื˜ื•ืจ.

Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : pour tous les interdits de la Torah, on n'encourt les coups ร  leur sujet que selon leur mode de consommation. Pour exclure quoi ?

Rav Chimi bar Achi a dit : pour exclure le cas oรน il a mangรฉ du helev cru, auquel cas il est exempt.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืœื ื“ืจืš ืื›ื™ืœืชืŸ ืืœื ืื ื›ืŸ ืื›ืœืŸ ื“ืจืš ืื›ื™ืœืชืŸ:
Seulement s'il les a mangรฉs selon leur mode de consommation.
๐Ÿ’ก Explication

Premiรจre version. Rabbi Abahou au nom de Rabbi Yo'hanan : les coups, pour un interdit de manger, tombent seulement derekh akhilatan, selon la faรงon dont on mange d'ordinaire cette chose.

Rav Chimi bar Achi applique la rรจgle au helev cru. Cette graisse interdite se mange cuite. Crue, elle est hors du mode, et il est exempt.

6
ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™, ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื‘ื”ื• ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื›ืœ ืื™ืกื•ืจื™ืŸ ืฉื‘ืชื•ืจื” ืื™ืŸ ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื”ืŸ ืืœื ื“ืจืš ื”ื ืืชืŸ. ืœืžืขื•ื˜ื™ ืžืื™? ืืžืจ ืจื‘ ืฉื™ืžื™ ื‘ืจ ืืฉื™: ืœืžืขื•ื˜ื™ ืฉืื ื”ื ื™ื— ื—ืœื‘ ืฉืœ ืฉื•ืจ ื”ื ืกืงืœ ืขืœ ื’ื‘ื™ ืžื›ืชื•, ืฉื”ื•ื ืคื˜ื•ืจ. ื•ื›ืœ ืฉื›ืŸ ืื•ื›ืœ ื—ืœื‘ ื—ื™, ืฉื”ื•ื ืคื˜ื•ืจ.

Certains disent : Rabbi Abahou a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : pour tous les interdits de la Torah, on n'encourt les coups ร  leur sujet que selon leur mode de profit. Pour exclure quoi ?

Rav Chimi bar Achi a dit : pour exclure le cas oรน il a posรฉ du helev d'un shor haniskal (bล“uf lapidรฉ) sur sa plaie, auquel cas il est exempt. ร€ plus forte raison, celui qui mange du helev cru est exempt.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ื”ื ื“ืจื‘ื™ ืื‘ื”ื• ืื”ื ืื” ืื™ืชืžืจ ื•ืื”ื ืš ื“ืืกื™ืจื™ ื‘ื”ื ืื”:
Cet enseignement de Rabbi Abahou a รฉtรฉ dit au sujet du profit, et au sujet de ceux qui sont interdits au profit.
ื—ืœื‘ ืื™ืŸ ื“ืจืš ื”ื ืืชื• ืืœื ื‘ื”ื‘ืขืจื” ื•ืœืžืฉื•ื— ืขื•ืจื•ืช ื•ืœื ืœืจืคื•ืื” ื•ื›"ืฉ ืื•ื›ืœ ื—ืœื‘ ื—ื™:
Son mode de profit est seulement la combustion, et oindre les peaux, et non la guรฉrison. ร€ plus forte raison, celui qui mange du helev cru.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืคืจื˜ ืœืื•ื›ืœ ื—ืœื‘ ื—ื™ ื•ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ื’ื™ื“ ื”ื ืฉื” (ื—ื•ืœื™ืŸ ืงื‘:) ืื›ืœ ืฆืคื•ืจ ื˜ื”ื•ืจื” ื‘ื—ื™ื™ื” ื‘ื›ืœ ืฉื”ื•ื ื‘ืžื™ืชืชื” ื‘ื›ื–ื™ืช ืฉืื ื™ ืขื•ืฃ ืฉื”ื•ื ืจืš ื•ื—ื–ื™ ืœืื•ืžืฆื ื•ื—ืฉื™ื‘ ื›ื“ืจืš ื”ื ืืชื• ื•ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ื”ืงื•ืžืฅ ืจื‘ื” (ืžื ื—ื•ืช ื›ื.) ื“ื ืฉื‘ืฉืœื• ืื™ื ื• ืขื•ื‘ืจ ืขืœื™ื• ื•ืคืจื™ืš ืื‘ื™ื™ ืžื”ื ื“ืชื ื™ื ื”ืงืคื” ืืช ื”ื“ื ื•ืื›ืœื• ืื• ืฉื”ืžื—ื” ืืช ื”ื—ืœื‘ ื•ื’ืžืขื• ื—ื™ื™ื‘ ื•ืžืฉื ื™ ื›ืืŸ ืฉื”ืงืคื” ื‘ืื•ืจ ื•ื›ืืŸ ืฉื”ืงืคื” ื‘ื—ืžื” ื•ืœืคื™ ื”ืš ื“ื”ื›ื ืฆ"ืœ ืฉื”ื‘ืจื™ื™ืชื ืœืฆื“ื“ื™ื ืงืชื ื™ ื”ืงืคื” ืืช ื”ื“ื ื‘ื—ืžื” ื•ืืช ื”ื—ืœื‘ ื‘ืื•ืจ ื“ืื™ ื‘ื—ืžื” ื—ื™ ื”ื•ื ื•ืคื˜ื•ืจ:
ร€ l'exclusion de celui qui mange du helev cru. Et ce que l'on dit dans Gid hanache (Houlin 102b) : s'il a mangรฉ un oiseau pur de son vivant, pour toute quantitรฉ ; aprรจs sa mort, pour un kazayit. L'oiseau est ร  part : il est tendre et propre ร  l'umtsa (morceau cru), et cela compte comme son mode de profit. Et ce que l'on dit dans Hakometz raba (Menahot 21a) : du sang qu'il a fait cuire, il ne transgresse pas ร  son sujet. Et Abaye objecte de cette baraita : s'il a caillรฉ le sang et l'a mangรฉ, ou s'il a fondu le helev et l'a avalรฉ, il est passible. Et l'on rรฉpond : ici il l'a caillรฉ au feu, lร  il l'a caillรฉ au soleil. Selon cette version-ci, il faut dire que la baraita enseigne par cas distincts : il a caillรฉ le sang au soleil, et le helev au feu. Car au soleil, il est cru, et il est exempt.
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme version : la phrase de Rabbi Yo'hanan vise les interdits de profit. Les coups tombent seulement derekh hana'atan, selon l'usage dont on tire profit.

Cas exclu : le helev d'un shor haniskal posรฉ sur une plaie. Rachi : le profit de ce helev passe par le feu et par l'onction des peaux. La guรฉrison est hors de cet usage. Le helev cru suit ร  plus forte raison.

Tossefot garde un cas oรน le cru compte : l'oiseau tendre, propre ร  l'umtsa (Houlin 102b). Pour le sang caillรฉ et le helev fondu (Menahot 21a), la baraita se lit par cas distincts : sang au soleil, helev au feu. Au soleil, le helev reste cru, et l'exemption suit.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Helev : usage, plaie, cru Mode de profit Combustion Onction des peaux Coups Sur la plaie Shor haniskal Guรฉrison : hors usage Exempt Helev cru Hors du manger Kal va-homer Exempt
Feu et peaux : coups. Plaie, et helev cru : exempt.
7
ืืชืžืจ ื ืžื™, ืืžืจ ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ืขื•ื™ื” ืืžืจ ืจื‘ ืืกื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื”ื ื™ื— ื—ืœื‘ ืฉืœ ืฉื•ืจ ื”ื ืกืงืœ ืขืœ ื’ื‘ื™ ืžื›ืชื• โ€” ืคื˜ื•ืจ, ืœืคื™ ืฉื›ืœ ืื™ืกื•ืจื™ืŸ ืฉื‘ืชื•ืจื” ืื™ืŸ ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื”ื ืืœื ื“ืจืš ื”ื ืืชืŸ.

On l'a aussi enseignรฉ. Rav Aha bar Avya a dit au nom de Rav Assi, au nom de Rabbi Yo'hanan : s'il a posรฉ du helev d'un shor haniskal sur sa plaie, il est exempt, parce que, pour tous les interdits de la Torah, on n'encourt les coups ร  leur sujet que selon leur mode de profit.

๐Ÿ’ก Explication

Mรชme halakha, autre chaรฎne : Rav Aha bar Avya, Rav Assi, Rabbi Yo'hanan. Le cas retenu est la plaie, et la formule est derekh hana'atan.

8
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื–ื™ืจื, ืืฃ ืื ืŸ ื ืžื™ ืชื ื™ื ื: ืื™ืŸ ืกื•ืคื’ื™ืŸ ืืช ื”ืืจื‘ืขื™ื ืžืฉื•ื ืขืจืœื”, ืืœื ืขืœ ื”ื™ื•ืฆื ืžืŸ ื”ื–ื™ืชื™ื ื•ืžืŸ ื”ืขื ื‘ื™ื ื‘ืœื‘ื“. ื•ืื™ืœื• ืžืชื•ืชื™ื ืชืื ื™ื ื•ืจืžื•ื ื™ื โ€” ืœื. ืžืื™ ื˜ืขืžื โ€” ืœืื• ืžืฉื•ื ื“ืœื ืงืื›ื™ืœ ืœื”ื• ื“ืจืš ื”ื ืืชืŸ?!

Rabbi Zeira a dit : nous aussi, nous l'avons enseignรฉ. On n'encourt pas les quarante ร  cause de la orla, sauf pour ce qui sort des olives et des raisins seulement.

Tandis que des mรปres, des figues et des grenades, non. Quelle est la raison ?

N'est-ce pas parce qu'il ne les mange pas selon leur mode de profit ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื™ืŸ ืกื•ืคื’ื™ืŸ ืืช ื”ืืจื‘ืขื™ื ื›ื•' ื’ื‘ื™ ืžืฉืงื™ืŸ ืงืื™ ื‘ืžืกื›ืช ืชืจื•ืžื•ืช ื•ืงืืžืจ ื“ืื™ืŸ ื›ืœ ืžื™ ืคื™ืจื•ืช ืงืจื•ื™ื™ืŸ ืžืฉืงื™ืŸ ืืœื ืืœื• ื‘ืœื‘ื“. ืื™ืŸ ืกื•ืคื’ื™ืŸ ืืช ื”ืืจื‘ืขื™ื ืขืœ ืฉื•ื ืžื™ ืคื™ืจื•ืช ืฉืœ ืขืจืœื” ืžืฉื•ื ื“ื‘ื›ื•ืœื”ื• ืฉืœื ื›ื“ืจืš ื”ื ืืชืŸ ื”ื•ื ืืœื ืืœื•:
Cela porte sur les liquides, dans le traitรฉ Teroumot. Et il dit que toutes les eaux de fruits ne sont pas appelรฉes liquides, seulement celles-lร . On n'encourt pas les quarante pour aucune eau de fruit de orla, parce que, pour toutes, c'est hors de leur mode de profit, sauf celles-lร .
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Zeira cherche une michna ร  l'appui. Dans Teroumot, sur les liquides : pour la orla, les quarante coups ne tombent que sur ce qui sort des olives et des raisins. Mรปres, figues, grenades : pas de coups.

Rachi : ces eaux de fruit ne sont des machkim (liquides) que pour l'huile et le vin. Rabbi Zeira lit l'exemption des autres jus comme un manger hors du mode de profit : ces fruits se mangent, leur jus ne se boit pas.

9
ืืžืจ ืœื™ื” ืื‘ื™ื™: ื‘ืฉืœืžื ืื™ ืืฉืžืขื™ื ืŸ ืคืจื™ ื’ื•ืคื ื“ืœื ืงืื›ื™ืœ ืœื™ื” ื“ืจืš ื”ื ืืชื• โ€” ืฉืคื™ืจ, ืืœื ื”ื›ื, ืžืฉื•ื ื“ื–ื™ืขื” ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื.

Abaye lui dit : passe encore, si tu nous enseignais le fruit lui-mรชme, qu'il ne le mange pas selon son mode de profit : ce serait juste. Mais ici, c'est parce que ce n'est qu'une sueur (zi'a).

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื‘ืฉืœืžื ืื™ ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื‘ืคืจื™ ื’ื•ืคื ื“ืื™ ืื›ื™ืœ ืฉืœื ื›ื“ืจื›ื• ื›ื’ื•ืŸ ืฉื‘ื™ืฉืœ ืื’ื•ื–ื™ื ืื• ืืคืจืกืงื™ืŸ ื•ืื›ืœืŸ ื•ืืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ืœื ืžื—ื™ื™ื‘:
Par exemple s'il a cuit des noix ou des pรชches et les a mangรฉes, et que l'on nous enseignait qu'il n'est pas passible.
ืฉืคื™ืจ ืฉืžืขื™ื ืŸ ืžื™ื ื” ื“ืื™ืŸ ืœื•ืงื™ืŸ ืืœื ื›ื“ืจืš ืื›ื™ืœืชืŸ ืื‘ืœ ื”ืฉืชื ื˜ืขืžื ื“ืคื˜ื•ืจ ืžืฉื•ื ื“ืœืื• ืคืจื™ ืื›ืœ:
Nous en aurions appris qu'on n'encourt les coups que selon leur mode de consommation. Mais maintenant, la raison de l'exemption est qu'il n'a pas mangรฉ le fruit.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืœื ื”ื›ื ืžืฉื•ื ื“ื–ื™ืขื” ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ื“ื‘ื”ืขื•ืจ ื•ื”ืจื•ื˜ื‘ (ื—ื•ืœื™ืŸ ืงื›ื. ื•ืฉื) ื™ืœื™ืฃ ืžืงืจื ื“ืื™ืŸ ื—ื™ื™ื‘ ืžืฉื•ื ืขืจืœื” ืืœื ืขืœ ื”ื™ื•ืฆื ืžื–ื™ืชื™ื ื•ืขื ื‘ื™ื ื“ื’ืžืจ ืขืจืœื” ืคืจื™ ืคืจื™ ืžื‘ื›ื•ืจื™ื ื•ื‘ื›ื•ืจื™ื ืžืชืจื•ืžื” ื•ื‘ืชืจื•ืžื” ื›ืชื™ื‘ ืชื™ืจื•ืฉ ื•ื™ืฆื”ืจ ืื ื›ืŸ ืืžืื™ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื™ืžืจ ื”ื›ื ื–ื™ืขื” ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ื•ื™"ืœ ื“ื”ื ื“ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื™ืœืฃ ื”ืชื ืคืจื™ ืคืจื™ ืžื‘ื›ื•ืจื™ื ืœืื• ืœืžืขื•ื˜ื™ ืฉืืจ ืžืฉืงื™ืŸ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ื“ืžืŸ ื”ื“ื™ืŸ ืืคื™ืœื• ืชื™ืจื•ืฉ ื•ื™ืฆื”ืจ ืœื ื”ื™ื” ืœื™ื—ืฉื‘ ืœืžืฉืงื™ืŸ ืคืจื™ ื“ื–ื™ืขื” ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื”ื›ื ื•ื”ืชื ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืœืžื™ืœืฃ ืฉื ื—ืฉื•ื‘ ืžืฉืงื” ืฉืœ ืชื™ืจื•ืฉ ื•ื™ืฆื”ืจ ื›ืžื• ื”ืคืจื™ ื•ื”ืฉืชื ื"ืฉ ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ืฉืžืขืชื™ืŸ ื“ื–ื™ืขื” ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ื“ืžื”ืื™ ื˜ืขืžื ื”ื•ื ื“ืฉืžืขื™ื ืŸ ื“ืžืฉืงื” ืื™ื ื• ื›ืคืจื™ ืžื™ื”ื• ืชื™ืžื” ืืžืื™ ืืžืจ ื“ื–ื™ืขื” ื‘ืขืœืžื ื”ื•ื ื•ื”ื ื˜ืขื ื›ืขื™ืงืจ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื:
ร‰tonnement pour le Ri : dans Haor veharotev (Houlin 121a), il apprend d'un verset qu'on n'est passible pour la orla que pour ce qui sort des olives et des raisins. Car il apprend orla de bikourim par le mot pri, les bikourim de la terouma, et dans la terouma il est รฉcrit tiroch veyitsar (moรปt et huile). Dรจs lors, pourquoi a-t-il fallu dire ici que ce n'est qu'une sueur ? On peut rรฉpondre : ce qu'il a fallu apprendre la-bas, pri pri, depuis les bikourim, n'a pas รฉtรฉ nรฉcessaire pour exclure les autres liquides. Car en droit, mรชme tiroch et yitsar n'auraient pas comptรฉ comme liquide du fruit, puisque ce n'est qu'une sueur, comme on le dit ici. Et lร -bas, il a fallu apprendre que l'on compte le liquide de tiroch et de yitsar comme le fruit. Et maintenant cela s'accorde avec ce que dit notre sugya, que ce n'est qu'une sueur : c'est par cette raison que l'on apprend qu'un liquide n'est pas comme le fruit. Toutefois, รฉtonnement : pourquoi dit-il que ce n'est qu'une sueur ? Or taam ke-ikar (le goรปt compte comme la substance) est de la Torah.
๐Ÿ’ก Explication

Abaye retire la preuve. Une michna sur le fruit lui-mรชme, mangรฉ hors de son usage, aurait enseignรฉ la rรจgle. Rachi donne l'exemple : noix ou pรชches cuites. Ici, le jus est une zi'a, une sueur du fruit. L'exempt vient de lร  : il n'a pas mangรฉ le fruit.

Tossefot, Ri : Houlin 121a apprend dรฉjร , par pri pri depuis les bikourim et la terouma, que l'huile et le vin seuls rendent passible. Ce rapprochement sert ร  compter tiroch et yitsar comme le fruit. Les autres jus restent une sueur. La glose s'arrรชte sur une question : taam ke-ikar est de la Torah, et le goรปt du fruit est dans le jus.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Jus de orla : coups, ou sueur Olives, raisins Huile et vin comptent comme le fruit Quarante coups Mรปres, figues, grenades Jus bu Zeira : hors usage Pas de coups Abaye Le jus est une zi'a Il n'a pas mangรฉ le fruit Preuve รฉcartรฉe
Olives et raisins : coups. Autres jus : pas de coups. Abaye : le jus est une zi'a.
10
ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ื‘ื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ืฉืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื”ืŸ ืืคื™ืœื• ืฉืœื ื›ื“ืจืš ื”ื ืืชืŸ, ืžืื™ ื˜ืขืžื โ€” ืžืฉื•ื ื“ืœื ื›ืชื™ื‘ ื‘ื”ื• ืื›ื™ืœื”.

Abaye a dit : tous conviennent, au sujet des kilayim de la vigne, qu'on encourt les coups ร  leur sujet mรชme hors de leur mode de profit. Quelle est la raison ?

Parce qu'il n'est pas รฉcrit ร  leur sujet de consommation.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ื›ืชื™ื‘ (ื“ื‘ืจื™ื ื›ืดื‘:ื˜ืณ) ืคืŸ ืชืงื“ืฉ ื”ืžืœืื” ื“ืžืฉืžืข ืœื ืชื”ื ื” ืžืžื ื• ืืœื ืชืฉืจืคื ื• ื•ืคืŸ ืœืื• ื”ื•ื:
Il est รฉcrit (Devarim 22:9) pen tikdach hamlea (de peur que le produit ne soit consacrรฉ), ce qui signifie : tu n'en tireras pas de profit, tu le brรปleras. Et pen est un lav.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
(ืœืขื™ืœ) ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ื‘ื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ื”ื ื“ืœื ืงืืžืจ ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ื‘ื—ื•ืœื™ืŸ ืฉื ืฉื—ื˜ื• ื‘ืขื–ืจื” ืžืฉื•ื ื“ื›ืชื™ื‘ ื‘ื”ื• ืื›ื™ืœื” ื“ืžื•ื–ื‘ื—ืช ื•ืื›ืœืช ื ืคืงื ืœืŸ ื•ืขื•ื“ ื“ืื™ื›ื ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืœืื• ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื”ื ื“ืœื ืงืืžืจ ื”ื›ืœ ืžื•ื“ื™ื ื‘ื‘ืฉืจ ื•ื—ืœื‘ ืฉืžื ืžืฉื•ื ื“ืื™ืŸ ืžื–ื”ื™ืจื™ืŸ ืžืŸ ื”ื“ื™ืŸ:
S'il n'a pas dit : tous conviennent au sujet des houlin abattus dans l'azara, c'est parce qu'une consommation est รฉcrite ร  leur sujet : on l'apprend de vezavahta veakhalta (tu sacrifieras et tu mangeras). Et de plus, il y a celui qui dit que ce n'est pas un interdit de la Torah. Et s'il n'a pas dit : tous conviennent au sujet de la viande et du lait, c'est peut-รชtre parce qu'on n'avertit pas ร  partir d'un raisonnement (ein mazhirin min hadin).
๐Ÿ’ก Explication

Les deux versions s'accordent sur les kilayim de la vigne. Les coups tombent mรชme hors du mode de profit, parce que le verset ne parle pas de manger. Rachi : pen tikdach (Devarim 22:9) ferme tout profit et envoie ร  la brรปlure. Pen est un lav.

Tossefot explique deux silences d'Abaye. Les houlin abattus dans l'azara ont une consommation, tirรฉe de vezavahta veakhalta, et une opinion les tient hors de la Torah. La viande au lait non plus : son interdit de profit sort d'un kal va-homer, et l'on n'avertit pas min hadin.

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ืžื™ืชื™ื‘ื™, ืื™ืกื™ ื‘ืŸ ื™ื”ื•ื“ื” ืื•ืžืจ: ืžื ื™ืŸ ืœื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ืฉื”ื•ื ืืกื•ืจ? ื ืืžืจ ื›ืืŸ ืดื›ื™ ืขื ืงื“ื•ืฉ ืืชื”ืด, ื•ื ืืžืจ ืœื”ืœืŸ ืดื•ืื ืฉื™ ืงื“ืฉ ืชื”ื™ื•ืŸ ืœื™ืด. ืžื” ืœื”ืœืŸ ืืกื•ืจ, ืืฃ ื›ืืŸ ืืกื•ืจ.

On objecte. Ici ben Yehouda dit : d'oรน sait-on que la viande dans le lait est interdite ?

Il est dit ici : ki am kadoch ata (car tu es un peuple saint). Et il est dit plus loin : veanchei kodech tihyoun li (et vous serez pour Moi des hommes saints).

De mรชme que lร -bas c'est interdit, de mรชme ici c'est interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืฉื”ื•ื ืืกื•ืจ ื‘ืื›ื™ืœื”:
ร€ la consommation.
๐Ÿ’ก Explication

Meitivei : la Guemara objecte par une baraita. Ici ben Yehouda n'a pas, pour la viande cuite dans le lait, un verset qui dise de ne pas en manger. Lo tevashel parle de la cuisson.

Il l'apprend par gezera shava : ki am kadoch ata (Devarim 14:21) et veanchei kodech tihyoun li (Chemot 22:30). Lร -bas, la terefah est interdite ร  manger. Ici, la viande dans le lait l'est aussi. Rachi : l'interdit dont parle Ici est celui de la consommation.

12
ื•ืื™ืŸ ืœื™ ืืœื ื‘ืื›ื™ืœื”, ื‘ื”ื ืื” ืžื ื™ืŸ? ืืžืจืช, ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ: ื•ืžื” ืขืจืœื” ืฉืœื ื ืขื‘ื“ื” ื‘ื” ืขื‘ื™ืจื”, ืืกื•ืจื” ื‘ื”ื ืื”. ื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ืฉื ืขื‘ื“ื” ื‘ื• ืขื‘ื™ืจื”, ืื™ื ื• ื“ื™ืŸ ืฉื™ื”ื ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื”?

Et je n'ai cela que pour la consommation. Le profit, d'oรน ?

Tu diras un kal va-homer : si la orla, dans laquelle aucune transgression n'a รฉtรฉ commise, est interdite au profit, la viande dans le lait, dans laquelle une transgression a รฉtรฉ commise, n'est-il pas logique qu'elle soit interdite au profit ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืขืจืœื” ืฉืœื ื ืขื‘ื“ื” ื‘ื” ืขื‘ื™ืจื” ื‘ื ื˜ื™ืขื•ืชื”:
Lors de sa plantation.
ื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ืฉื ืขื‘ื“ื” ื‘ื• ืขื‘ื™ืจื” ื›ืฉื‘ื™ืฉืœื• ื•ืขื‘ืจ ืขืœื™ื• ืขืœ ืœืื• ืœื ืชื‘ืฉืœ:
Lorsqu'il l'a cuite, et qu'il a transgressรฉ ร  son sujet le lav de lo tevashel (tu ne cuiras pas).
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืืžืจืช ืงืœ ื•ื—ื•ืžืจ ืชื™ืžื” ื”ื™ื›ื™ ืืœื™ื ืง"ื• ืœืืคื•ืงื™ ืžื’"ืฉ ื“ื ื™ืœืฃ ืžื ื‘ื™ืœื” ื‘ื’"ืฉ ืฉืœื ืชืืกืจ ื‘ื”ื ืื” ื›ืžื• ื ื‘ื™ืœื” ื•ื‘ืคืจืง ื›ืœ ื”ื‘ืฉืจ (ื—ื•ืœื™ืŸ ืงื˜ื–.) ืื™ื›ื ืชื ื ื“ื™ืœื™ืฃ ื”ื›ื™ ื•ืกื‘ืจ ื“ื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ืœื ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื” ื•ืื•ืจ"ืช ื“ื‘ื”ื”ื•ื ืงืจื ื“ืื ืฉื™ ืงื“ืฉ ื›ืชื™ื‘ ื‘ื™ื” ื ืžื™ ืื™ืกื•ืจื™ ื”ื ืื” ื“ืžื‘ืฉืจ ื‘ืฉื“ื” ื“ืจืฉื™ื ืŸ ืงื“ืฉื™ื ืฉื™ืฆืื• ื—ื•ืฅ ืœืžื—ื™ืฆื” ื•ื’ืœื™ ืœืŸ ืง"ื• ื“ื’ืžืจื™ื ืŸ ืžืงื“ืฉื™ื ื•ืœื (ืžื ื‘ื™ืœื”) ื•ื"ืช ื‘ืœื ืง"ื• ื ืžื™ ืžืงืฉื™ื ืŸ ืœื—ื•ืžืจื ื•ื™"ืœ ื“ื”ื›ื ืก"ื“ ืœืืงืฉื•ื™ื™ ืœืงื•ืœื ืžืฉื•ื ื“ืžืคื•ืจืฉ ื‘ื”ื“ื™ื ื‘ืงืจื ื”ื™ืชืจ ื”ื ืื” ื“ื›ืชื™ื‘ ืœื›ืœื‘ ืชืฉืœื™ื›ื•ืŸ ืื•ืชื• ื”ืงืฉื” ื”ืจ"ื™ ื“ืื•ืจืœื™ื "ืฉ ืืžืื™ ืœื ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžื ื•ืชืจ ืื™ืกื•ืจ ืื›ื™ืœื” ื•ืื™ืกื•ืจ ื”ื ืื” ืžืงื“ืฉ ืงื“ืฉ ื“ืžื”ื”ื•ื ืงื“ืฉ ื“ื ื•ืชืจ ื“ืจื™ืฉ ื’"ืฉ ื‘ืค' ืœื•ืœื‘ ื•ืขืจื‘ื” (ืกื•ื›ื” ืžื˜.) ื•ื‘ืคืจืง ื›ืœ ื”ื–ื‘ื—ื™ื (ื–ื‘ื—ื™ื ื›ื—:) ื•ื™"ืœ ื“ื”ื›ื ืขื ืงื“ื•ืฉ ืžืื ืฉื™ ืงื“ืฉ ื“ืจืฉื™' ืฉื”ืŸ ืขื ื™ืŸ ืื—ื“ ื“ืงื™ื™ืžื ืงื“ื•ืฉื” ืื’ื‘ืจื™ ืื™ ื ืžื™ ื“ื ื™ืŸ ื—ื•ืœื™ืŸ ืžื—ื•ืœื™ืŸ ื•ืื™ืŸ ื“ื ื™ืŸ ื—ื•ืœื™ืŸ ืžืงื“ืฉื™ื:
ร‰tonnement : comment le kal va-homer est-il assez fort pour รฉcarter une gezera shava, de sorte que l'on apprendrait de la nevela, par gezera shava, qu'elle ne soit pas interdite au profit, comme la nevela ? Et dans le chapitre Kol habasar (Houlin 116a), il y a un tanna qui apprend ainsi, et qui tient que la viande dans le lait n'est pas interdite au profit. Rabbeinou Tam dit : dans ce verset de anshei kodech, des interdits de profit sont aussi รฉcrits. Car de basar basadeh (la chair dans le champ) on dรฉrive les kodachim sortis hors de la cloison. Et le kal va-homer nous rรฉvรจle que l'on apprend des kodachim, et non de la nevela. Et si tu dis : mรชme sans kal va-homer, on assimile dans le sens de la rigueur. On peut rรฉpondre : ici, on aurait pensรฉ assimiler dans le sens de la lenite, parce que le verset explicite une permission de profit, puisqu'il est รฉcrit lakalev tashlikhun oto (au chien vous le jetterez). Le Ri d'Orlรฉans a objectรฉ : pourquoi n'apprend-on pas du notar l'interdit de consommation et l'interdit du profit, par kodech kodech ? Car de ce kodech du notar on dรฉrive une gezera shava dans le chapitre Loulav veArava (Souka 49a) et dans le chapitre Kol hazevahim (Zevahim 28b). On peut rรฉpondre : ici, on dรฉrive am kadoch de anshei kodech, qui sont un mรชme sujet, la saintetรฉ portant sur les hommes. Ou bien : on apprend le houl du houl, et l'on n'apprend pas le houl des kodachim.
ืืžืจืช ืง"ื• ืื™ืกื•ืจ ืื›ื™ืœื” ืœื ืžืฆื™ ืœืžื™ืœืฃ ื‘ืง"ื• ืžืขืจืœื” ื›ื“ืืžืจ ื‘ื›ืœ ื”ื‘ืฉืจ (ื—ื•ืœื™ืŸ ืงื˜ื•:) ืžืฉื•ื ื“ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื—ื•ืจืฉ ื‘ืฉื•ืจ ื•ื—ืžื•ืจ ื•ื—ื•ืกื ืคืจื” ื™ื•ื›ื™ื— ื“ื ืขื‘ื“ื” ื‘ื”ื• ืขื‘ื™ืจื” ื•ืฉืจื• ื‘ืื›ื™ืœื” ืื‘ืœ ื”ืฉืชื ื“ื™ืœื™ืฃ ืžืงืจื ืื™ืกื•ืจ ืื›ื™ืœื” ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืชื•ื›ื™ื— ื“ื”ื ื”ื• ืฉืจื• ื‘ืื›ื™ืœื”:
L'interdit de consommation, on ne peut pas l'apprendre par kal va-homer depuis la orla, comme on le dit dans Kol habasar (Houlin 115b). Car on peut dire : labourer avec un bล“uf et un รขne, et museler une vache, viennent le prouver. Une transgression a รฉtรฉ commise avec eux, et ils restent permis ร  la consommation. Mais maintenant qu'il apprend l'interdit de consommation du verset, on ne peut plus dire qu'ils prouvent le contraire, car ceux-lร  sont permis ร  la consommation.
๐Ÿ’ก Explication

La gezera shava n'a donnรฉ que l'interdit de manger. Le profit vient d'un kal va-homer. La orla : aucune aveyra dans la plantation, dit Rachi, et pourtant le profit est interdit. La viande dans le lait : aveyra dรจs la cuisson, lav de lo tevashel. ร€ plus forte raison, le profit est interdit.

Tossefot demande comment ce kal va-homer รฉcarte une gezera shava qui suivrait la nevela et permettrait le profit. Houlin 116a a un tanna dans ce sens. Rabbeinou Tam : anshei kodech contient aussi les kodachim sortis de la cloison, interdits au profit. Le kal va-homer montre que l'on apprend d'eux. Sans lui, lakalev tashlikhun oto aurait tirรฉ vers la permission.

Le Ri d'Orlรฉans propose kodech / kodech depuis le notar. Rรฉponse : am kadoch et anshei kodech portent sur les hommes. Autre voie : le houl s'apprend du houl. Deuxiรจme glose : l'interdit de manger ne sort pas du kal va-homer, ร  cause du labour en kilayim et de la vache muselรฉe, qui restent permis ร  manger. Une fois le manger appris du verset, ce yokhiah ne porte plus.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Du manger au profit Dรฉjร  appris Gezera shava Interdit de manger Base Orla : pas d'aveyra Profit interdit ร€ plus forte raison Viande au lait : aveyra Profit interdit
Manger dรฉjร  su par gezera shava. Profit : kal va-homer depuis la orla.
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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).