Pesachim 25a - Jouissance interdite, racine des kilayim, et guรฉrison

Pesachim 25a

Sougya : Suite de la preuve d'Ici ben Yehouda, ouverte en fin de 24b : la viande dans le lait est interdite de jouissance. L'orla est รฉcartรฉe, faute de cha'at hakocher ; le hametz ร  Pessa'h a eu ce moment, mais il est passible de karet ; les kilayim de la vigne restent la preuve.

Abaye, pour qui l'on fouette mรชme hors du mode de jouissance, et l'autre avis, qui apprend de la nevela, se sรฉparent sur le mot akhila. Rabbi Adda bar Ahava et Rava rรจglent ensuite la racine des kilayim : semรฉe dans la vigne, elle est interdite dรจs la prise de racine ; apportรฉe ensuite, seul l'ajout d'un deux-centiรจme l'est.

Rabbi Yaakov au nom de Rabbi Yo'hanan ouvre la guรฉrison par un interdit : tout est permis en cas de danger, sauf le bois d'asheira, parce qu'il faut donner et le corps et le bien.

Viande dans le lait : la chaรฎne de l'interdit de jouissance Chaque modรจle est รฉcartรฉ par une rigueur qui lui est propre. Les kilayim restent, puis Abaye et l'autre se sรฉparent. 1. Orla - รฉcartรฉe Interdite de jouissance, sans qu'une aveyra ait รฉtรฉ faite ร  la plantation (24b). Rejet : pas de cha'at hakocher. Le fruit a nouรฉ et a mรปri dans l'interdit. Viande et lait รฉtaient permis, chacun ร  part, avant la cuisson. 2. Hametz ร  Pessa'h - รฉcartรฉ Il a eu une cha'at hakocher, avant Pessa'h, et il est assour behanaa. Rejet : on est passible de karet. La viande dans le lait, non. Le bล“uf lapidรฉ ne prouve pas : pas de moment de permission pour le manger. 3. Kilayim de la vigne - la preuve qui reste Pas de karet, et interdit de jouissance. Le kal va-homer peut s'appuyer sur eux. Si Abaye est suivi : on fouette mรชme shelo kederekh hana'atan. Cette rigueur empรชche de calquer la viande dans le lait sur les kilayim. Ri : un mah matsinu des seuls kilayim aurait suffi. Le kal va-homer est plus fort. Abaye Akhila n'est pas รฉcrit dans le verset mรชme. Les coups tombent mรชme hors du mode de jouissance. On ne peut pas conclure : seulement derekh hana'ato. Mรชme rรฉponse que pour les kilayim. L'autre, qui objecte On l'apprend de la nevela. Rachi : en prรฉcision, de la terefah. Akhila est รฉcrit. Au chien tu le jetteras : le reste de la jouissance est permis. Viande dans le lait : coups seulement derekh hana'ato. Houlin 73b pour le membre pendant.
Orla, hametz, kilayim. Puis Abaye et l'autre avis sur le mot akhila.
Kilayim de la vigne : deux mots, deux cas Devarim 22:9. hazera et hamale'a. Rabbi Adda bar Ahava, puis Rav Chemaya, puis Rava. Semรฉ dans la vigne hazera - zaroa me'ikaro Avant la prise de racine : comme posรฉ dans une cruche. Ce temps est la cha'at hakocher. Dรจs la hashrasha : la semence elle-mรชme est interdite. Rabbi Adda bar Ahava ikaran ne'esarin Sans cela, la preuve tomberait : les kilayim n'auraient jamais รฉtรฉ permis. Dรฉjร  poussรฉ, puis apportรฉ hamale'a - zaroa uva Pot percรฉ, atzitz nakouv. Il suce le sol par le trou. Ajout d'un deux-centiรจme : interdit. Sans cet ajout : permis. Rav Chemaya Donc la semence, elle, ne tombe pas. Rava : ce cas suit hamale'a. L'autre cas suit hazera. Les deux versets restent en place. Seuil d'annulation Orla et kilayim : 200 de permis, en plus de l'interdit. Terouma : 100. Le double vient de l'interdit de jouissance, qui double celui de la consommation. Sifri. 199 de permis et 1 d'ajout : tout est interdit. Moins d'un deux-centiรจme : annulรฉ.
Semรฉ dans la vigne, ou apportรฉ ensuite. Deux mots du verset, deux dinim.
Se soigner par un interdit de jouissance Rabbi Yaakov au nom de Rabbi Yo'hanan. Baraita de Rabbi Eliezer. Ravin rapporte la formule large. Pas de danger Aucun interdit de la Torah. Jouissance interdite, mรชme pour guรฉrir. Rachi : y compris les issourei hanaa. La question du daf ferme cette branche. Danger de mort On se soigne de tout interdit. Sauf le bois d'asheira. Ravin : sauf avoda zara et gilouy arayot. La suite, 25b : chefikhout damim. Yeherag ve'al ya'avor. Les deux mots bekhol nafchekha le corps est le plus cher bekhol me'odekha le bien est le plus cher Donner ce qui est cher. Se soigner par l'asheira, c'est paraรฎtre l'admettre. Rachi, sur Rabbi Eliezer. Pourquoi l'asheira reste interdite alors qu'il y a danger Si seul le corps รฉtait nommรฉ, celui dont le bien est plus cher n'aurait pas la mesure. Si seul le bien รฉtait nommรฉ, celui dont le corps est plus cher ne l'aurait pas. Les deux mots couvrent les deux hommes. L'asheira demande ce don, mรชme pour guรฉrir. Ri : le bois d'asheira vise ici un soin qu'aucun autre bois ne donne, shedim ou autre, ร  cause du risque de suivre l'idole. Ben Dama, Avoda Zara 27b : le nom รฉtranger est refusรฉ. Un pansement reste permis, Avoda Zara 28a.
Guรฉrison : sans danger, avec danger, et les deux mots nafchekha et me'odekha.
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Que dire de l'orla, puisqu'elle n'a pas eu de moment de permission (cha'at hakocher) ? Le diras-tu de la viande dans le lait, qui a eu un moment de permission ?

Le hametz ร  Pessa'h le prouvera : il a eu un moment de permission, et il est interdit de jouissance.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
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Ce fruit a nouรฉ dans l'interdit et s'est achevรฉ dans l'interdit. Le diras-tu de la viande dans le lait, qui a un moment de permission avant d'รชtre mise dans le lait.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
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Riva objecte : apprenons d'une orla qui a eu un moment de permission. Par exemple, il a pris une branche d'un arbre permis dont les fruits n'รฉtaient pas achevรฉs, et il l'a greffรฉe ou plantรฉe. Ri dit : il n'interdit que ce qui a poussรฉ aprรจs la greffe ou la plantation, et cela n'a pas eu de moment de permission. La branche elle-mรชme n'est interdite qu'ร  cause du mรฉlange avec l'interdit. S'il pouvait sรฉparer cette branche de ce qui a poussรฉ ensuite, elle serait permise. De mรชme pour les kilayim de la vigne : si la racine n'รฉtait pas interdite, ou dans le cas de celui qui dรฉplace un pot percรฉ, on tient qu'il n'y a pas eu de moment de permission, car l'interdit qui pousse ensuite n'en a jamais eu.
๐Ÿ’ก Explication

Fin de 24b : Ici ben Yehouda prouve l'interdit de jouissance de la viande dans le lait par un kal va-homer depuis l'orla. Cette ligne รฉcarte l'orla. Elle n'a jamais eu de cha'at hakocher : le fruit commence et finit dans l'interdit. La viande et le lait, chacun ร  part, รฉtaient permis avant d'รชtre cuits ensemble.

Le hametz ร  Pessa'h remet la preuve en marche. Avant la fรชte il รฉtait permis, et pendant la fรชte la jouissance est interdite. La rigueur de l'orla ne dรฉcide donc pas.

Tossefot, au nom de Riva : une branche prise sur un arbre permis, puis greffรฉe, a bien eu un temps permis. Ri rรฉpond que seul l'accroissement d'aprรจs la greffe est interdit, et cet accroissement n'a jamais รฉtรฉ permis. La branche ancienne ne tombe que par mรฉlange.

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ืžื” ืœื—ืžืฅ ื‘ืคืกื— โ€” ืฉื›ืŸ ืขื ื•ืฉ ื›ืจืช, ืชืืžืจ ื‘ื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ืฉืื™ื ื• ืขื ื•ืฉ ื›ืจืช! ื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ื™ื•ื›ื™ื—ื•, ืฉืื™ืŸ ืขื ื•ืฉ ื›ืจืช โ€” ื•ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื”.

Que dire du hametz ร  Pessa'h, puisqu'on est passible de karet ? Le diras-tu de la viande dans le lait, pour laquelle on n'est pas passible de karet ?

Les kilayim de la vigne le prouveront : on n'est pas passible de karet, et c'est interdit de jouissance.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ื™ื•ื›ื™ื—ื• ื•ื‘ืฉื—ื™ื˜ืช ื—ื•ืœื™ืŸ ืคืจื™ืš ื•ื ื™ืžื ืขืจืœื” ืชื•ื›ื™ื— ื•ื—ื–ืจ ื”ื“ื™ืŸ ื•ื”ืชื ืžืชืจืฅ ืœื” ื‘ื›ืœ ื”ื‘ืฉืจ ื•ืœืงืžืŸ ืคืจื™ืš ื•ื ื™ืžื ืžื” ืœื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ืฉื›ืŸ ืœื ื”ื™ืชื” ืœื”ื ืฉืขืช ื”ื›ื•ืฉืจ:
Et dans Chehitat Houlin on objecte : disons que l'orla le prouve, et le raisonnement revient. Et lร -bas, on rรฉpond dans Kol habassar. Et plus loin on objecte : que dire des kilayim de la vigne, puisqu'ils n'ont pas eu de moment de permission.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืžื” ืœื—ืžืฅ ื‘ืคืกื— ืฉื›ืŸ ืขื ื•ืฉ ื›ืจืช ื•ืžืฉื•ืจ ื”ื ืกืงืœ ืœื ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ื™ื•ื›ื™ื— ื“ืžื” ืœืขืจืœื” ื•ืœืฉื•ืจ ื”ื ืกืงืœ ืฉื›ืŸ ืœื ื”ื™ื” ืœื”ื ืฉืขืช ื”ื›ื•ืฉืจ ืœืื›ื™ืœื”:
Et du bล“uf lapidรฉ on ne peut pas dire qu'il prouve. Que dire de l'orla et du bล“uf lapidรฉ, puisqu'ils n'ont pas eu de moment de permission pour la consommation.
ื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ื™ื•ื›ื™ื—ื• ื‘ืค' ื›ืœ ื”ื‘ืฉืจ (ื—ื•ืœื™ืŸ ืงื˜ื•:) ืคืจื™ืš ื•ื ื™ืžื ืขืจืœื” ืชื•ื›ื™ื— ื•ืžืฉื ื™ ื•ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ื”ื•ื” ืžืฆื™ ืœืžื™ืœืฃ ื‘ืžื” ืžืฆื™ื ื• ืžื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ืœื—ื•ื“ื™ื™ื”ื• ื“ืžื” ื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ืฉื›ืŸ ื ืขื‘ื“ื” ื‘ื• ืขื‘ื™ืจื” ื•ืืกื•ืจื” ื‘ืื›ื™ืœื” ื•ื‘ื”ื ืื” ืืฃ ืื ื™ ืื‘ื™ื ื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ื•ื›ื•' ืืœื ื ื™ื—ื ืœื™ื” ืœืžื™ืœืฃ ืžื›ืœ ื”ื ื™ ื‘ืง"ื• ื“ืืœื™ื ื˜ืคื™:
Dans le chapitre Kol habassar (Houlin 115b) on objecte : disons que l'orla le prouve, et l'on rรฉpond. Il semble ร  Ri qu'on aurait pu apprendre par un mah matsinu des seuls kilayim de la vigne : de mรชme que les kilayim de la vigne, une transgression a รฉtรฉ faite avec eux, et ils sont interdits ร  la consommation et ร  la jouissance, de mรชme j'amรจne la viande dans le lait, etc. Mais il prรฉfรจre apprendre de tous ceux-ci par un kal va-homer, qui est plus fort.
๐Ÿ’ก Explication

Le hametz a la rigueur du karet. La viande dans le lait n'a pas cette peine. Les kilayim de la vigne n'ont pas le karet, et la jouissance y est interdite. Ils portent donc la preuve ร  la place du hametz.

Tossefot ferme le bล“uf lapidรฉ (chor haniskal) : comme l'orla, il n'a jamais รฉtรฉ permis ร  manger. Rachi renvoie ร  Houlin, oรน l'orla fait revenir le raisonnement, et annonce l'objection de plus loin : les kilayim non plus n'auraient pas eu de cha'at hakocher.

Ri note qu'un mah matsinu des seuls kilayim aurait suffi : aveyra, interdit de manger, interdit de jouissance. La Guemara prรฉfรจre la chaรฎne entiรจre, parce qu'un kal va-homer est plus fort.

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Et s'il en est ainsi, objectons : que dire des kilayim de la vigne, puisqu'on reรงoit les coups pour eux mรชme hors du mode de leur jouissance.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืื ืื™ืชื ื“ื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ื—ืœื•ืงื™ืŸ ืœื”ื—ืžื™ืจ ืžืฉืืจ ืื™ืกื•ืจื™ืŸ ืœื™ืคืจื•ืš ื”ืื™:
Que les kilayim de la vigne sont ร  part, pour la rigueur, par rapport aux autres interdits : que l'on fasse cette objection.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžื” ืœื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ืฉื›ืŸ ืœื•ืงื™ื ืขืœื™ื• ืฉืœื ื›ื“ืจืš ื›ื•' ืชื™ืžื” ืœืจืฉื‘"ื ื”ื™ื ื’ื•ืคื ื ื™ืœืฃ ื‘ืžื” ืžืฆื™ื ื• ืžื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ืฉื™ืœืงื• ืขืœ ื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ืฉืœื ื›ื“ืจืš ื”ื ืื” ื•ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ื“ืœื™ื›ื ืœืžื™ืœืฃ ื“ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ืฉื•ืจ ื”ื ืกืงืœ ื•ื—ืžืฅ ืฉืขื‘ืจ ืขืœื™ื• ื‘ื‘ืœ ื™ืจืื” ื™ื•ื›ื™ื— ืฉื ืขื‘ื“ ื‘ื• ืขื‘ื™ืจื” ื•ืืกื•ืจ ื‘ืื›ื™ืœื” ื•ืื™ื ื• ืืกื•ืจ ืืœื ื›ื“ืจืš ื”ื ืืชื• ื“ืื›ื™ืœื” ื›ืชื™ื‘ ื‘ื”ื•:
C'est รฉtonnant pour le Rachba : cette rรจgle elle-mรชme, apprenons-la par un mah matsinu des kilayim de la vigne, de sorte que l'on reรงoive les coups pour la viande dans le lait mรชme hors du mode de la jouissance. Ri dit : on ne peut pas l'apprendre. On peut dire que le bล“uf lapidรฉ, et le hametz sur lequel on a transgressรฉ bal yerae (il ne sera pas vu), le prouvent : une transgression a รฉtรฉ faite avec eux, ils sont interdits ร  la consommation, et ils ne sont interdits que selon le mode de leur jouissance, car akhila (manger) est รฉcrit ร  leur sujet.
๐Ÿ’ก Explication

Retour ร  la rรจgle d'Abaye (24b) : pour les kilayim de la vigne, les coups tombent mรชme shelo kederekh hana'atan, parce que le verset n'รฉcrit pas akhila. S'il en est ainsi, les kilayim sont plus graves que la viande dans le lait. On ne peut plus les prendre pour modรจle.

Rachba demande l'inverse : que ce surplus de rigueur passe, par mah matsinu, ร  la viande dans le lait. Ri rรฉpond par le bล“uf lapidรฉ et le hametz de bal yerae. Aveyra, interdit de manger, et pourtant seulement selon le mode de la jouissance, parce que le mot manger est รฉcrit. Le mah matsinu ne force donc pas les coups hors usage.

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ื•ืื‘ื™ื™, ืดืชืืžืจืด ื‘ืžืื™?! ืชืืžืจ ื‘ื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ืฉืื™ืŸ ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื• ืืœื ื“ืจืš ื”ื ืืชื• โ€” ืื˜ื• ื‘ื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ืื›ื™ืœื” ื›ืชื™ื‘ื” ื‘ื™ื”?!

Et Abaye : le 'tu diras', ร  propos de quoi ?! Tu diras, ร  propos de la viande dans le lait, qu'on ne reรงoit les coups pour elle que selon le mode de sa jouissance ?

Est-ce que, pour la viande dans le lait, akhila est รฉcrit ร  son sujet ?!

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืื‘ื™ื™ ืืžืจ ืœืš ื”ื™ื›ื™ ื ื™ืคืจื•ืš ื”ื™ื›ื™ ื ืกื™ื™ืžื” ืœืžื™ืœืชื™ื” ื“ืœื ื ื™ืœืฃ ื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ืžื™ื ื™ื” ื ื™ืžื ืชืืžืจ ื‘ื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ื›ื•' ืื˜ื• ื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ืื›ื™ืœื” ื›ืชื™ื‘ื” ื‘ื™ื” ื”ืชื ื ืžื™ ืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื• ืืคื™' ืฉืœื ื›ื“ืจืš ื”ื ืืชื”:
Il te dit : comment objecterions-nous ? Comment achever sa phrase, de sorte que nous n'apprenions pas la viande dans le lait de lui ? Dirions-nous : tu diras, ร  propos de la viande dans le lait, etc. ? Est-ce que, pour la viande dans le lait, akhila est รฉcrit ร  son sujet ? Lร  aussi, on reรงoit les coups pour lui mรชme hors du mode de sa jouissance.
๐Ÿ’ก Explication

L'objection devait finir par : le diras-tu de la viande dans le lait, oรน l'on ne fouette que selon le mode de la jouissance. Abaye rรฉpond que cette fin ne tient pas. Le mot akhila manque aussi pour la viande dans le lait. Le mรชme manque, chez les kilayim, est justement la raison des coups hors usage. On ne peut pas le retourner contre eux.

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ื•ืื™ื“ืš ื“ืงื ืžื•ืชื™ื‘ ืœื”! ืกื‘ืจ, ืœื”ื›ื™ ืงื ื’ืžืจ ืžื ื‘ื™ืœื”. ืžื” ื ื‘ื™ืœื” ื“ืจืš ื”ื ืืชื” โ€” ืืฃ ื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ื“ืจืš ื”ื ืืชื•.

Et l'autre, qui lui objecte ! Il tient : c'est pour cela qu'il l'apprend de la nevela.

De mรชme que la nevela, selon le mode de sa jouissance, de mรชme la viande dans le lait, selon le mode de sa jouissance.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืื™ื“ืš ืื‘ื™ื™ ืืžืจ ืœืš ืœื”ื›ื™ ืœื ื›ืชื™ื‘ ืื›ื™ืœื” ื‘ื’ื•ืคื• ืœืœืžื“ืš ืฉืœื•ืงื™ืŸ ื›ื•' ื”ืœื›ืš ืœื ืžืฆื™ ืคืจื™ืš ืชืืžืจ ื‘ื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ื›ื•':
Abaye te dirait : c'est pour cela que akhila n'est pas รฉcrit dans son propre texte, pour t'enseigner que l'on reรงoit les coups, etc. Dรจs lors, on ne peut pas objecter : tu diras, ร  propos de la viande dans le lait, etc.
ืžื ื‘ื™ืœื” ื•ื ื‘ื™ืœื” ืื›ื™ืœื” ื›ืชื™ื‘ื ื‘ื™ื” ื ื‘ื™ืœื” ืœืื• ื“ื•ืงื ืงืืžืจ ื“ื”ื ืžื˜ืจื™ืคื” ื’ืžืจื™ื ืŸ ืœื” ื•ื™ืฉ ืžืคืจืฉื™ื ื“ืžืฉื•ื ื“ื”ืื™ ื˜ืจื™ืคื” ื“ืงืจื ืื™ื™ืจื™ ื‘ืื‘ืจ ื•ื‘ื‘ืฉืจ ื”ืžื“ื•ืœื“ืœ ื‘ื” ื•ืฉื—ื˜ื” ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื‘ื”ืžื” ื”ืžืงืฉื” ืœื™ืœื“ (ื—ื•ืœื™ืŸ ืขื’:) ืงืจื™ ืœื™ื” ื ื‘ื™ืœื” ื“ื“ืžื™ ืœื ื‘ื™ืœื” ื“ืœื ืžื™ืฉืชืจื• ื‘ืฉื—ื™ื˜ื” ื•ืื™ืŸ ื ืจืื” ืœื™ ื“ื˜ืจื™ืคื” ื ืžื™ ืœื ืžื™ืฉืชืจื™ื ื‘ืฉื—ื™ื˜ื” ื•ืื™ ืžืฉื•ื ื“ืœื ืžื™ื˜ืžื™ื ื”ื ืš ื ืžื™ ืœื ืžื™ื˜ืžืื•:
Et akhila est รฉcrit au sujet de la nevela. Nevela n'est pas dit au sens prรฉcis : nous l'apprenons de la terefah. Certains expliquent : cette terefah du verset parle d'un membre et d'une chair qui pend ร  elle, et qu'on l'a abattue, comme nous disons dans Behema hamakcha leled (Houlin 73b). Il l'appelle nevela, parce qu'elle ressemble ร  la nevela : elles ne sont pas permises par la chehita. Et cela ne me paraรฎt pas juste. La terefah non plus n'est pas permise par la chehita. Et si c'est parce qu'elle ne contracte pas l'impuretรฉ, ceux-lร  non plus ne la contractent pas.
๐Ÿ’ก Explication

L'autre avis garde l'objection. Ici ben Yehouda apprend la viande dans le lait depuis la nevela (la gezera chava de 24b). La nevela n'est interdite que derekh hana'ata, parce que le verset parle de manger. La viande dans le lait suit cette mesure. Le manque du mot akhila dans son verset ร  lui ne suffit plus : la nevela le lui rend.

Rachi prรฉcise : le mot du daf est nevela, et la source est la terefah. Chemot 22:30, 'au chien tu le jetteras', laisse les autres jouissances. Certains lisent la terefah du verset comme un membre pendant aprรจs chehita, Houlin 73b, et c'est pour cela qu'on l'appelle nevela. Rachi refuse cette lecture : une terefah ordinaire non plus n'est pas permise par la chehita, et le critรจre de l'impuretรฉ ne distingue pas non plus ces morceaux.

6
ื•ืื‘ื™ื™: ืœื”ื›ื™ ืœื ื›ืชื‘ ืื›ื™ืœื” ื‘ื’ื•ืคื•, ืœื•ืžืจ ืฉืœื•ืงื™ืŸ ืขืœื™ื• ืืคื™ืœื• ืฉืœื ื›ื“ืจืš ื”ื ืืชื•.

Et Abaye : c'est pour cela qu'il n'a pas รฉcrit akhila dans son propre texte, pour dire que l'on reรงoit les coups pour lui mรชme hors du mode de sa jouissance.

๐Ÿ’ก Explication

Abaye lit le silence du verset ร  l'envers de l'autre avis. Si la viande dans le lait devait suivre la nevela, et n'รชtre punie que selon le mode de la jouissance, le verset aurait รฉcrit akhila dans son propre texte. Il ne l'a pas รฉcrit : les coups tombent mรชme shelo kederekh hana'ato.

7
ื•ืœื™ืคืจื•ืš: ืžื” ืœื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ืฉื›ืŸ ืœื ื”ื™ืชื” ืœื• ืฉืขืช ื”ื›ื•ืฉืจ! ืืžืจ ืจื‘ื™ ืื“ื ื‘ืจ ืื”ื‘ื”: ื–ืืช ืื•ืžืจืช ื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ืขื™ืงืจืŸ ื ืืกืจื™ืŸ, ื”ื•ืื™ืœ ื•ื”ื™ืชื” ืœื”ืŸ ืฉืขืช ื”ื›ื•ืฉืจ ืงื•ื“ื ื”ืฉืจืฉื”.

Et que l'on objecte : que dire des kilayim de la vigne, puisqu'ils n'ont pas eu de moment de permission ! Rabbi Adda bar Ahava dit : cela vient dire que, pour les kilayim de la vigne, la racine est interdite, puisqu'ils ont eu un moment de permission avant la prise de racine.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื•ืœื™ืคืจื•ืš ืžื” ืœื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ืฉื›ืŸ ืœื ื”ื™ืชื” ืœื”ื ืฉืขืช ื”ื›ื•ืฉืจ ื•ืงื ืกืœืงื ื“ืขืชืš ืฉืื™ืŸ ื ืืกืจื™ืŸ ืืœื ื’ื™ื“ื•ืœื™ื”ืŸ ื•ืœื›ืŸ ืœื ื”ื™ืชื” ืœื”ืŸ ืฉืขืช ื”ื›ื•ืฉืจ:
Et l'on aurait pensรฉ que seules leurs pousses sont interdites. C'est pour cela qu'ils n'auraient pas eu de moment de permission.
ื–ืืช ืื•ืžืจืช ืžื“ืœื ืคืจื™ืš ื”ื›ื™ ืฉืžืข ืžื™ื ื” ื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ืขื™ืงืจืŸ ื ืืกืจ ืืฃ ืขื™ืงืจ ื”ื–ืจื™ืขื” ืขืฆืžื” ื ืืกืจื” ื•ื–ืจื™ืขื” ื”ื™ืชื” ืœื” ืฉืขืช ื”ื›ื•ืฉืจ ื›ืœ ื™ืžื™ื” ืขื“ ืฉื ืฉืจืฉื” ื™"ืž ื“ื”ืื™ ืžืงืฉื” ื ืžื™ ื™ื“ืข ืฉืืฃ ื”ื–ืจื™ืขื” ื ืืกืจืช ืืœื ืกื‘ื•ืจ ืฉืžืฉืขืช ื–ืจื™ืขื” ื ืืกืจืช ื•ื›ืš ืฉืžืขืชื™ ืื‘ืœ ื"ื ืœื”ืขืžื™ื“ื” ื“ืžื™ื‘ืขื™ ืœืŸ ืœืคืจื•ืฉื™ ื”ื›ื™ ืžื” ืœื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ืฉื›ืŸ ืœื ื”ื™ืชื” ืœื”ืŸ ืฉืขืช ื”ื›ื•ืฉืจ ืžืฉืขื” ืฉื‘ืื• ืœื›ืœืœ ื›ืœืื™ื ืชืืžืจ ื‘ื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ืฉื”ื™ืชื” ืœื• ืฉืขืช ื”ื›ื•ืฉืจ ืžืฉืขื” ืฉื‘ื ืœื›ืœืœ ื–ื” ื“ืื ืฉื•ืจื”ื• ื›ืœ ื”ื™ื•ื ื‘ื—ืœื‘ ืื™ื ื• ื ืืกืจ ื‘ื›ืš ื•ืžืฉื ื™ ืขื™ืงืจืŸ ื ืืกืจื• ืžืฉื ืฉืจืฉื• ื•ืœื ืžืฉื ื–ืจืขื• ื•ื›ืžื” ื’ืžื’ื•ืžื™ื ื™ืฉ ื‘ื” ื—ื“ื ื“ื˜ืขืžื ื“ืœื ืžื™ืชืกืจ ืžืฉื•ื ื“ืื›ืชื™ ืœื ื‘ืฉืจ ื‘ื—ืœื‘ ื—ืฉื™ื‘ ืœื™ื” ื•ื”ืจื™ ื”ื•ื ื›ืื™ืœื• ื–ื” ืœื‘ื“ ื•ื–ื” ืœื‘ื“ ื•ื›ืŸ ื›ืœืื™ื ื›"ื– ืฉืœื ื ืฉืจืฉื• ื”ืจื™ ื”ืŸ ื›ืžื•ื ื—ื™ืŸ ื‘ื›ื“ื ื•ืขื•ื“ ื›ื™ ืืžืจ ืœืขื™ืœ ื—ืžืฅ ื‘ืคืกื— ื™ื•ื›ื™ื— ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ืฉื”ื™ืชื” ืœื• ืฉืขืช ื”ื›ื•ืฉืจ ืžืฉื ืงืจื ื—ืžืฅ ื‘ืคืกื— ื•ื”ื ืœื™ืชื ื•ืขื•ื“ ืžื“ืžื•ืชื™ื‘ ืจื‘ ืฉืžืขื™ื” ื”ื•ืกื™ืฃ ืื™ืŸ ืœื ื”ื•ืกื™ืฃ ืœื ืžื›ืœืœ ื“ืœื™ื›ื ืžืืŸ ื“ืกืœื™ืง ืื“ืขืชื™ื” ืžืฉืขืช ื–ืจื™ืขื” ืืœื ื”ื•ื” ืกืœืงื ื“ืขืชื™ื” ืชื•ืกืคืช ืื™ืŸ ืขื™ืงืจ ืœื ื•ืœืฉื•ืŸ ืขื™ืงืจืŸ ืžืฉืžืข ื›ื“ืคืจื™ืฉื™ืช ื“ืœืœื™ืฉื ื ื‘ืชืจื ื”ื›ื™ ื”ื•ื” ืœื™ื” ืœืžื™ืžืจ ื–ืืช ืื•ืžืจืช ื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ื‘ื”ืฉืจืฉื” ื ืืกืจื•:
De ce qu'il n'objecte pas ainsi, apprends-en : pour les kilayim de la vigne, la racine est interdite. Mรชme la semence elle-mรชme est interdite. Et la semence a eu un moment de permission tous ses jours, jusqu'ร  ce qu'elle prenne racine. Certains disent que cet objecteur savait aussi que la semence est interdite, mais il pensait qu'elle l'est dรจs l'heure de la semaille. Et c'est ainsi que j'ai entendu. Mais il est impossible de l'รฉtablir ainsi. Il nous faudrait expliquer : que dire des kilayim de la vigne, puisqu'ils n'ont pas eu de moment de permission dรจs l'heure oรน ils sont entrรฉs dans la catรฉgorie des kilayim ? Le diras-tu de la viande dans le lait, qui a eu un moment de permission dรจs l'heure oรน elle est entrรฉe dans cette catรฉgorie ? Car si on la trempe tout le jour dans le lait, elle n'est pas interdite par cela. Et il rรฉpond : leur racine est interdite dรจs qu'ils ont pris racine, et non dรจs qu'ils ont รฉtรฉ semรฉs. Et il y a plusieurs achoppements lร -dedans. Un : la raison pour laquelle ce n'est pas encore interdit, c'est que ce n'est pas encore comptรฉ comme viande dans le lait. C'est comme si ceci รฉtait ร  part et cela ร  part. De mรชme les kilayim, tant qu'ils n'ont pas pris racine, sont comme posรฉs dans une cruche. Encore : quand il a dit plus haut que le hametz ร  Pessa'h le prouvera, il aurait fallu dire qu'il a eu un moment de permission dรจs qu'il a รฉtรฉ appelรฉ hametz ร  Pessa'h. Et il n'en est pas ainsi. Encore : de ce que Rav Chemaya objecte, s'il a ajoutรฉ, oui, s'il n'a pas ajoutรฉ, non, il ressort que personne n'a en tรชte l'interdit dรจs l'heure de la semaille. L'hypothรจse รฉtait : l'ajout, oui ; la racine, non. Et la langue 'leur racine' se comprend comme je l'ai expliquรฉ. Selon la seconde lecture, il aurait fallu dire : cela vient dire que les kilayim de la vigne sont interdits ร  la prise de racine.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืขื™ืงืจืŸ ื ืืกืจื™ืŸ ืื•ืžืจ ืจ"ื™ ืฉื’ื ื”ื’ื‘ืขื•ืœื™ื ื•ื”ืงืฉ ืฉื’ื“ืœ ืžืžื ื• ื ืืกืจ ื›ื“ืืžืจื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ (ืคืกื—ื™ื ื“' ื›ื•:) ืชื ื•ืจ ืฉื”ืกื™ืงื• ื‘ืงืœื™ืคื™ ืขืจืœื” ืื• ื‘ืงืฉื™ืŸ ืฉืœ ื›ืœืื™ ื”ื›ืจื ื—ื“ืฉ ื™ื•ืชืฅ ื•ืงืฉื” ืœืจ"ื™ ื“ื‘ืคืจืง ื”ืืฉื” ืฉื ืคืœื• (ื›ืชื•ื‘ื•ืช ื“ืฃ ืค. ื•ืฉื) ื’ื‘ื™ ืžื•ืฆื™ื ื”ื•ืฆืื•ืช ืขืœ ื ื›ืกื™ ืืฉืชื• ื•ื›ื•' ืžืคืจืฉ ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืืคื™' ืœื ืื›ืœ ืืœื ื—ื‘ื™ืœื™ ื–ืžื•ืจื•ืช ืจื‘ ื™ื”ื•ื“ื” ืœื˜ืขืžื™ื” ื“ืืžืจ ืื›ืœื” ืขืจืœื” ื•ื›ืœืื™ื ื•ืฉื‘ื™ืขื™ืช ื”ื•ื™ ื—ื–ืงื” ืคื™' ืืข"ืค ืฉื‘ื›ืœ ืืœื• ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœืื›ื•ืœ ืจืง ื”ืขืฆื™ื ืฉื”ืคื™ืจื•ืช ืืกื•ืจื™ืŸ ืืœืžื ืขืฆื™ ื›ืœืื™ื ืฉืจื• ื•ืื•ืžืจ ืจ"ืช ื“ื”ืชื ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืื•ืชืŸ ืขืฆื™ื ืฉื”ื™ื• ืงื•ื“ื ื–ืจื™ืขืช ื›ืœืื™ื ื•ืงื•ื“ื ืฉื”ื•ืกื™ืฃ ืžืืชื™ื ืื‘ืœ ืื•ืชืŸ ืฉื’ื“ื™ืœื™ืŸ ืื—ืจื™ ื›ืŸ ืืกื•ืจื™ืŸ ืžืื—ืจ ืฉื”ื•ืกื™ืฃ ืžืืชื™ื:
Ri dit : les tiges et la paille qui en ont poussรฉ sont interdites aussi. Comme nous disons plus loin (Pessahim 26b) : un four chauffรฉ avec des รฉcorces d'orla ou avec de la paille de kilayim de la vigne, s'il est neuf, on le dรฉmolira. Et c'est difficile pour Ri. Dans le chapitre Ha'icha chenaflela (Ketoubot 80a, et lร -bas), au sujet de celui qui dรฉpense pour les biens de sa femme, etc., Rav Yehouda explique : mรชme s'il n'a mangรฉ que des bottes de sarments. Rav Yehouda suit son avis, lui qui dit : s'il a consommรฉ de l'orla, des kilayim et de la cheviit, c'est une hazaka. Explication : dans tous ces cas, il ne peut manger que le bois, car les fruits sont interdits. On voit donc que le bois des kilayim est permis. Rabbeinou Tam dit : lร -bas, il s'agit des bois qui รฉtaient lร  avant la semaille des kilayim, et avant qu'il ait ajoutรฉ un deux-centiรจme. Ceux qui poussent ensuite sont interdits, une fois qu'il a ajoutรฉ un deux-centiรจme.
ื”ื•ืื™ืœ ื•ื”ื™ืชื” ืœื• ืฉืขืช ื”ื›ื•ืฉืจ ืงื•ื“ื ื”ืฉืจืฉื” ื•ื”ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืค"ืง ื“ืžื ื—ื•ืช (ื“ืฃ ื•. ื•ืฉื) ื’ื‘ื™ ื˜ืจื™ืคื” ื“ื›ืœืื™ื ืœื ื”ื™ื” ืœื”ื ืฉืขืช ื”ื›ื•ืฉืจ ื”ืชื ืงืื™ ืขืœ ืžืฉืงื” ื™ืฉืจืืœ ื•ืžืฉืงื” ืœื ื”ื™ื” ืœื• ืœืขื•ืœื ืฉืขืช ื”ื›ื•ืฉืจ:
Et ce que nous disons au premier chapitre de Menahot (6a, et lร -bas), au sujet d'une terefah de kilayim, qu'ils n'ont pas eu de moment de permission : lร -bas, cela porte sur le breuvage d'Israรซl (michkรฉ Israรซl). Et le breuvage n'a jamais eu de moment de permission.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle objection, annoncรฉe par Rachi plus haut. Si seules les pousses des kilayim sont interdites, elles n'ont jamais eu de cha'at hakocher. On retombe sur le rejet qui avait รฉcartรฉ l'orla. Rabbi Adda bar Ahava lit le silence de la Guemara : la racine aussi est interdite. La semence a รฉtรฉ permise jusqu'ร  la hashrasha. Ce temps suffit pour la preuve.

Rachi refuse l'autre lecture, oรน l'interdit commencerait dรจs la semaille. Avant la racine, grains et plants sont comme posรฉs dans une cruche : pas encore des kilayim, comme la viande trempรฉe dans le lait n'est pas encore viande dans le lait. L'objection de Rav Chemaya, plus bas, montre que l'hypothรจse du daf รฉtait : l'ajout oui, la racine non. Personne ne partait de l'heure de la semaille.

Tossefot : la paille qui pousse ensuite est interdite, Pessahim 26b. Ketoubot 80a semble permettre le bois des kilayim, puisque le manger pour une hazaka ne peut porter que sur le bois. Rabbeinou Tam : ce bois-lร  est antรฉrieur ร  la semaille et ร  l'ajout d'un deux-centiรจme. Menahot 6a, oรน les kilayim n'ont jamais eu de moment permis, parle du jus, pas du plant.

8
ืžืชื™ื‘ ืจื‘ ืฉืžืขื™ื”: ื”ืžืขื‘ื™ืจ ืขืฆื™ืฅ ื ืงื•ื‘ ื‘ื›ืจื, ืื ื”ื•ืกื™ืฃ ืžืืชื™ื โ€” ืืกื•ืจ. ื”ื•ืกื™ืฃ ืื™ืŸ, ืœื ื”ื•ืกื™ืฃ ืœื!

Rav Chemaya objecte : celui qui fait passer un pot percรฉ dans une vigne, s'il a ajoutรฉ un deux-centiรจme, c'est interdit. S'il a ajoutรฉ, oui ; s'il n'a pas ajoutรฉ, non !

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ืžืขื‘ื™ืจ ืขืฆื™ืฅ ื ืงื•ื‘ ื‘ื›ืจื ื•ื–ืจืขื™ื ื‘ืชื•ื›ื• ืฉื›ื‘ืจ ืฆืžื—ื• ื”ื•ืกื™ืฃ ื”ืฆืžื— ื‘ื›ืจื ืžืืชื™ื ืื—ื“ ืžืŸ ื”ืžืืชื™ื ืฉื™ืฉ ื‘ื• ืขื›ืฉื™ื• ืฉืžืชื—ืœื” ื”ื™ื• ื‘ื• ืงืฆ"ื˜ ืฉื™ืขื•ืจื™ื ื›ืชื•ืกืคืช ื–ื• ื•ืขื›ืฉื™ื• ื™ืฉ ื‘ื• ืžืืชื™ื ืืกื•ืจื™ืŸ ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ื‘ื”ื™ืชืจ ื”ืจืืฉื•ืŸ ื›ื“ื™ ืœื‘ื˜ืœ ื”ืชื•ืกืคืช ื”ืืกื•ืจ ืฉื”ืขืจืœื” ื•ื›ืœืื™ื ืื™ืŸ ื‘ื˜ืœื™ืŸ ืืœื ื‘ืžืืชื™ื ืฉืœ ื”ื™ืชืจ ืœื‘ื“ ื”ืื™ืกื•ืจ ืœื ื”ื•ืกื™ืฃ ืžืืชื™ื ืืœื ืคื—ื•ืช ื›ืœ ืฉื”ื•ื ืžื•ืชืจ ื“ื™ืฉ ื‘ื• ื›ื“ื™ ืœื”ืขืœื•ืช ื‘ืื—ื“ ื•ืžืืชื™ื ื•ื‘ืกืคืจื™ ื™ืœื™ืฃ ืœื™ื” ืžืชืจื•ืžื” ืฉืขื•ืœื” ื‘ืื—ื“ ื•ืžืื” ื•ื›ืœืื™ื ืฉื›ืคืœ ืืช ืืกื•ืจื™ื• ืฉืืกื•ืจื™ืŸ ื‘ื”ื ืื” ื›ืคืœ ืืช ืขืœื™ื™ืชืŸ ื•ื“ื•ืงื ื ืงื˜ ื ืงื•ื‘ ื“ื™ื•ื ืง ืžืงืจืงืข ื“ืจืš ืื•ื™ืจ:
Et des semences dedans, qui ont dรฉjร  poussรฉ. La pousse a ajoutรฉ, dans la vigne, un deux-centiรจme : une part sur les deux cents qu'il y a maintenant. Au dรฉbut il y avait 199 mesures comme cet ajout, et maintenant il y en a deux cents. Elles sont interdites, parce que le permis du dรฉbut ne suffit pas ร  annuler l'ajout interdit. Car l'orla et les kilayim ne s'annulent que dans deux cents de permis, en dehors de l'interdit. S'il n'a pas ajoutรฉ un deux-centiรจme, mais moins, si peu que ce soit, c'est permis : il y a de quoi faire monter dans un et deux cents. Et dans le Sifri on l'apprend de la terouma, qui monte dans un et cent. Les kilayim, qui ont doublรฉ leurs interdits, puisqu'ils sont interdits de jouissance, ont doublรฉ leur seuil. Et il vise prรฉcisรฉment le pot percรฉ : il suce du sol ร  travers l'air du trou.
ืœื ื”ื•ืกื™ืฃ ืœื ืืœืžื ืื™ืŸ ื”ื–ืจื™ืขื” ื ืืกืจืช:
On voit donc que la semence n'est pas interdite.
๐Ÿ’ก Explication

Michna des kilayim. Un atzitz nakouv, pot percรฉ, est liรฉ au sol : la plante suce la vigne ร  travers le trou. Seul l'ajout d'un deux-centiรจme interdit. Sans croissance nouvelle, le plant d'origine reste permis. Rav Chemaya en tire que la semence, ร  elle seule, ne tombe pas. Cela vise la formule de Rabbi Adda, 'la racine est interdite'.

Le compte de Rachi : 199 parts anciennes et 1 part nouvelle font 200. L'orla et les kilayim demandent 200 de permis en plus de l'interdit, pas 200 au total. La terouma s'annule dans 100 ; ici le rapport double, parce que la jouissance est interdite en plus du manger. En dessous de ce seuil, l'ajout est annulรฉ.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Un deux-centiรจme : quand l'ajout interdit tout Ajout pile d'un deux-centiรจme 199 permis 1 interdit sur 200 au total. Il faut 200 de permis en plus. 199 ne suffisent pas. Tout est interdit Ajout moindre, si peu que ce soit 200 permis 1 interdit ร  cรดtรฉ des 200. oleh be'ehad umรฉatayim Le permis fait monter l'interdit. Le mรฉlange est permis
199 permis et 1 d'ajout : pas d'annulation. 200 permis ร  cรดtรฉ de l'interdit : l'ajout monte.
9
ืืžืจ ืจื‘ื, ืชืจื™ ืงืจืื™ ื›ืชื™ื‘ื™: ื›ืชื™ื‘ ืดื”ื–ืจืขืด ื•ื›ืชื™ื‘ ืดื”ืžืœืื”ืด, ื”ื ื›ื™ืฆื“? ื–ืจื•ืข ืžืขื™ืงืจื• โ€” ื‘ื”ืฉืจืฉื”. ื–ืจื•ืข ื•ื‘ื, ื”ื•ืกื™ืฃ โ€” ืื™ืŸ, ืœื ื”ื•ืกื™ืฃ โ€” ืœื.

Rava dit : deux versets sont รฉcrits. Il est รฉcrit 'la semence', et il est รฉcrit 'la plรฉnitude'.

Comment cela ? Semรฉ dรจs l'origine : ร  la prise de racine.

Semรฉ, puis apportรฉ : s'il a ajoutรฉ, oui ; s'il n'a pas ajoutรฉ, non.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืžืœื™ืื” ื’ื™ื“ื•ืœื™ืŸ:
Les pousses.
ื”ื–ืจืข ื”ืจืืฉื•ืŸ:
Le premier.
ื–ืจื•ืข ืžืขื™ืงืจื• ื‘ื›ืจื ื‘ื”ืฉืจืฉื” ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ื”ื–ืจืข ืžืฉืžืข ืฉืืฃ ื”ื–ืจื™ืขื” ื ืืกืจืช ืžื™ื”ื• ืงื•ื“ื ื”ืฉืจืฉื” ื›ืžืืŸ ื“ืžื ื—ื ื‘ื›ื“ื ื“ืžื™:
Dans la vigne, ร  la prise de racine, comme il est รฉcrit 'la semence' : mรชme la semaille est interdite. Toutefois, avant la prise de racine, c'est comme si elle รฉtait posรฉe dans une cruche.
ื–ืจื•ืข ื•ื‘ื ืงื•ื“ื ืœื›ืŸ ื”ื•ืกื™ืฃ ืื™ืŸ ืœื ื”ื•ืกื™ืฃ ืœื ื“ื›ืชื™ื‘ ืžืœืื”:
Auparavant. S'il a ajoutรฉ, oui ; s'il n'a pas ajoutรฉ, non. Comme il est รฉcrit 'plรฉnitude'.
๐Ÿ’ก Explication

Rava garde les deux enseignements. Devarim 22:9 a deux mots. hazera, la semence : ce qui est semรฉ dans la vigne dรจs le dรฉbut tombe ร  la hashrasha, racine comprise. Avant la racine, le grain est encore comme dans une cruche. hamalรฉ'a, la plรฉnitude, les pousses : ce qui a รฉtรฉ semรฉ ailleurs et apportรฉ ensuite ne tombe que s'il a grandi dans la vigne.

Le pot de Rav Chemaya est le second cas. L'absence d'ajout le laisse permis, sans effacer l'interdit de la racine dans le premier cas. C'est ce premier cas qui donne aux kilayim leur cha'at hakocher, et qui sauve la preuve.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rava : hazera et hamalรฉ'a ne disent pas le mรชme cas Devarim 22:9. pen tikdach hamalรฉ'a hazera. hazera la semence, le premier plant Semรฉ dรจs l'origine dans la vigne. Interdit ร  la hashrasha. Avant cela : comme une cruche. La racine tombe avec la pousse hamalรฉ'a la plรฉnitude, les pousses Semรฉ ailleurs, puis apportรฉ. Ajout : oui, interdit. Pas d'ajout : non, permis. Seule la croissance nouvelle tombe
hazera : semรฉ sur place, interdit dรจs la racine. hamalรฉ'a : apportรฉ ensuite, seul l'ajout.
10
ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ืขืงื‘ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื‘ื›ืœ ืžืชืจืคืื™ืŸ, ื—ื•ืฅ ืžืขืฆื™ ืืฉื™ืจื”. ื”ื™ื›ื™ ื“ืžื™? ืื™ ื ื™ืžื ื“ืื™ื›ื ืกื›ื ื” โ€” ืืคื™ืœื• ืขืฆื™ ืืฉื™ืจื” ื ืžื™! ื•ืื™ ื“ืœื™ื›ื ืกื›ื ื” โ€” ืืคื™ืœื• ื›ืœ ืื™ืกื•ืจื™ืŸ ืฉื‘ืชื•ืจื” ื ืžื™ ืœื?!

Rabbi Yaakov dit au nom de Rabbi Yo'hanan : de tout on se soigne, sauf du bois d'ashรฉira. Comment cela se prรฉsente-t-il ?

Si tu dis qu'il y a danger, mรชme le bois d'ashรฉira aussi ! Et s'il n'y a pas de danger, mรชme tous les interdits de la Torah, non plus ?!

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ื›ืœ ืžืชืจืคืื™ืŸ ืืคื™ืœื• ื‘ืื™ืกื•ืจื™ ื”ื ืื”:
Mรชme avec des interdits de jouissance.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื—ื•ืฅ ืžืขืฆื™ ืืฉื™ืจื” ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ืžื™ื™ืจื™ ื›ื’ื•ืŸ ืฉืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœื”ืชืจืคื ืžืฉืืจ ืขืฆื™ื ืืœื ื‘ื–ื” ื›ื’ื•ืŸ ืขืœ ื™ื“ื™ ืฉื“ื™ื ืื• ืฉื•ื ื“ื‘ืจ ืื—ืจ ืžืฉื•ื ื“ืืชื™ ืœืžื™ื˜ืขื™ ื‘ืชืจ ืข"ื– ื•ื’ื‘ื™ ื‘ืŸ ื“ืžื ื‘ืข"ื– ืคืจืง ืฉื ื™ (ื“ืฃ ื›ื–: ื•ืฉื) ืฉื ืฉื›ื• ื ื—ืฉ ื•ื‘ื ื™ืขืงื‘ ืื™ืฉ ื›ืคืจ ืกื›ื ื™ื ืœืจืคืื•ืชื• ื•ืœื ื”ื ื™ื—ื• ืจ' ื™ืฉืžืขืืœ ืžืฉื•ื ื“ืืคื™ืงื•ืจืกื•ืช ืžืฉื›ื ื•ืžืคืจืฉ ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื‘ืค' ืฉืžื ื” ืฉืจืฆื™ื ืฉื”ื™ื” ืจื•ืฆื” ืœืœื—ื•ืฉ ืœื• ื‘ืฉื ื–ืจ ืื‘ืœ ืข"ื™ ืชื—ื‘ื•ืฉืช ืฉืจื™ ื›ื“ืืžืจื™' ื”ืชื (ื“ืฃ ื›ื—.) ื“ืจ' ืื‘ื”ื• ืจืžื ืœื™ื” ื™ืขืงื‘ ืืคื™ืงื•ืจืกื ืกืžื ืืฉืงื™ื”:
Il semble ร  Ri que cela parle d'un cas oรน l'on ne peut pas se soigner avec les autres bois, seulement avec celui-ci, par exemple par des chedim, ou par quelque autre chose, parce que l'on viendrait ร  se fourvoyer ร  la suite de l'idole. Et au sujet de Ben Dama, dans Avoda Zara, chapitre 2 (27b, et lร -bas) : un serpent l'avait mordu, Yaakov de Kefar Sรฉkhania vint le soigner, et Rabbi Yichmael ne le laissa pas faire, parce que l'hรฉrรฉsie attire. Le Yerouchalmi explique, au chapitre Chemona cheratsim, qu'il voulait lui souffler un nom รฉtranger. Mais par un pansement, c'est permis, comme nous disons lร -bas (28a) : Yaakov le min posa un remรจde sur la jambe de Rabbi Abahou.
๐Ÿ’ก Explication

Nouvelle sougya, toujours sur la jouissance. Rabbi Yo'hanan : on peut se guรฉrir avec n'importe quel interdit, sauf le bois d'ashรฉira. La Guemara coince la phrase. En cas de danger, mรชme l'ashรฉira devrait รชtre permise. Sans danger, mรชme les autres interdits devraient rester fermes. Rachi : 'de tout' inclut les issourei hanaa, pas seulement un interdit de manger.

Ri limite le bois d'ashรฉira au soin que rien d'autre ne donne, chedim ou procรฉdรฉ du mรชme genre, ร  cause du risque de suivre l'idole. Ben Dama, mordu par un serpent : Rabbi Yichmael refuse le souffle d'un nom รฉtranger. Un pansement posรฉ par Yaakov le min sur la jambe de Rabbi Abahou reste permis.

11
ืœืขื•ืœื ื“ืื™ื›ื ืกื›ื ื”, ื•ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ืขืฆื™ ืืฉื™ืจื” ืœื. ื“ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ืืœื™ืขื–ืจ ืื•ืžืจ: ืื ื ืืžืจ ืดื‘ื›ืœ ื ืคืฉืšืด, ืœืžื” ื ืืžืจ ืดื‘ื›ืœ ืžืื“ืšืด. ื•ืื ื ืืžืจ ืดื‘ื›ืœ ืžืื“ืšืด, ืœืžื” ื ืืžืจ ืดื‘ื›ืœ ื ืคืฉืšืด?

En rรฉalitรฉ, il y a danger, et mรชme ainsi, le bois d'ashรฉira, non. Car on a enseignรฉ : Rabbi Eliezer dit : si l'on a dit 'de toute ton รขme', pourquoi a-t-on dit 'de tout ton bien' ?

Et si l'on a dit 'de tout ton bien', pourquoi a-t-on dit 'de toute ton รขme' ?

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœืžื” ื ืืžืจ ื‘ื›ืœ ืžืื•ื“ืš ื™ืืžืจ ื”ื—ื‘ื™ื‘ ืžืฉื ื™ื”ืŸ ื•ื“ื™ื• ื•ืžืคืจืฉ ืœืคื™ ืฉืคืขืžื™ื ืฉื–ื” ื—ื‘ื™ื‘ ื•ืคืขืžื™ื ืฉื–ื” ื—ื‘ื™ื‘ ืœื›ืš ื”ื•ืฆืจื›ื• ืฉื ื™ื”ืŸ ืœื•ืžืจ ืื”ื•ื‘ ืืช ื‘ื•ืจืืš ื™ื•ืชืจ ืžืŸ ื”ื—ื‘ื™ื‘ ืขืœื™ืš ื•ื”ืžืชืจืคื ื‘ืขืฆื™ ืืฉื™ืจื” ื ืจืื” ื›ืžื•ื“ื” ื‘ื”:
Qu'il dise le plus cher des deux, et cela suffit. Et il explique : parfois l'un est le plus cher, parfois l'autre est le plus cher. C'est pourquoi les deux ont รฉtรฉ nรฉcessaires, pour dire : aime Celui qui t'a crรฉรฉ plus que ce qui t'est cher. Et celui qui se soigne avec le bois d'ashรฉira paraรฎt comme s'il l'admettait.
โš–๏ธ Rosh (1)
ืขื‘ืจ ื–ืžื ื• ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื” ืคืฉื™ื˜ื ืœื ืฆืจื™ื›ื ืœืฉืขื•ืช ื“ืจื‘ื ืŸ. ื“ื"ืจ ื’ื™ื“ืœ ื"ืจ ื—ื™ื™ื ื‘"ืจ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ ืจื‘ ื”ืžืงื“ืฉ ืžื•' ืฉืขื•ืช ื•ืœืžืขืœื” ืืคื™' ื‘ื—ื™ื˜ื™ ืงื•ืจื“ื ื™ื™ืชื ืื™ืŸ ื—ื•ืฉืฉื™ืŸ ืœืงื“ื•ืฉื™ืŸ ืคื™ืจืฉ"ื™ ืžืชื—ืœืช ื•' ืฉืขื•ืช ื•ืœืžืขืœื”. ื•ืœื™ืฉื ื ื“ืžืฉืฉ ืฉืขื•ืช ืžืฉืžืข ืžืกื•ืฃ ืฉืฉ ื›ื“ืœืขื™ืœ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ื“.) ื“ื›"ืข ื—ืžืฅ ืžืฉืฉ ืฉืขื•ืช ื•ืœืžืขืœื” ืืกื•ืจ. ื•ืžืคืจืฉ ืจ"ืช ืžืกื•ืฃ ื•' ืฉืขื•ืช ื•ืœืžืขืœื”. ื•ืžืฉื•ื” ื™ื—ื“ ืฉืขื•ืช ื“ืื•ืจื™ื™' ื•ื—ื™ื˜ื™ ืงื•ืจื“ื ื™ื™ืชื ื“ื”ื•ื™ ื—ืžืฅ ื“ืจื‘ื ืŸ. ื“ื—ืžืฅ ื ื•ืงืฉื” ืื™ื ื• ืืกื•ืจ ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ืžื•' ืฉืขื•ืช ื•ืœืžืขืœื” ื“ื”ื ื“ืžืจื‘ื™ื ืŸ ืœืงืžืŸ (ืคืกื—ื™ื ื“' ืžื’.) ื—ืžืฅ ื ื•ืงืฉื” ืžืงืจื ื”ื™ื™ื ื• ื“ื•ืงื ืชื•ืš ื–ืžื ื• ืื‘ืœ ืœืคื ื™ ื–ืžื ื• ืœื ืืกื•ืจ ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื”ืœื›ืš ืžื™ื™ืชื™ ืžืจื‘ ื’ื™ื“ืœ ื•ืžื“ืžื™ ืื”ื“ื“ื™ ืฉืขื•ืช ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื—ืžืฅ ื“ืจื‘ื ืŸ ืœืฉืขื•ืช ื“ืจื‘ื ืŸ ื•ื—ืžืฅ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ื‘ืขืœ ื”ืขื™ื˜ื•ืจ ื–"ืœ ื›ืชื‘ ื“ื”ื ื“ืจื‘ ื’ื™ื“ืœ ืžืชื—ืœืช ืฉืขื” ืฉื‘ื™ืขื™ืช ืžื™ื™ืจื™ ื•ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ื›ื—:) ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืื” ืขื“ ื”ืœื™ืœื” ื•ืงืืžืจ ืจื‘ ื’ื™ื“ืœ ื›ื™ื•ืŸ ื“ื—ื›ืžื™ื ืืกืจื•ื”ื• ื‘ื”ื ืื” ืžืฉืฉ ืฉืขื•ืช ื•ืœืžืขืœื” ืื™ืŸ ื—ื•ืฉืฉื™ืŸ ืœืงื“ื•ืฉื™ืŸ. ืื‘ืœ ื‘ืฉืขื” ืฉืฉื™ืช ื—ื•ืฉืฉื™ืŸ. ื•ืœื ื™ื“ืขื ื ืžื ื ืœื™ื” ื“ืœืจ"ืฉ ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื” ืžืฉืฉ ืฉืขื•ืช ื•ืœืžืขืœื” ืžื“ืจื‘ื ืŸ. ื•ืจ"ื™ ื›ืชื‘ ื“ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืื” ืœืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ืขื“ ื”ืœื™ืœื” ืืคื™ืœื• ืžื“ืจื‘ื ืŸ. ื•ื‘ืขืœ ื”ืžืื•ืจ ื–"ืœ ื›ืชื‘ ืืข"ืค ืฉื”ื‘ื™ืื” ืจื‘ ืืœืคืก ืœื”ื ื“ืจื‘ ื’ื™ื“ืœ ื‘ื”ืœื›ื•ืชื™ื• ืื™ืŸ ื ืจืื” ืœื ื• ืœืกืžื•ืš ืขืœื™ื”. ื“ืจื‘ ืœื˜ืขืžื™ื” ื“ืกื‘ื™ืจื ืœื™ื” ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืœืงืžืŸ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ื›ื˜) ื“ืืžืจ ื—ืžืฅ ืžื•' ืฉืขื•ืช ื•ืœืžืขืœื” ืขื•ื‘ืจ ืขืœื™ื• ืžืŸ ื”ืชื•ืจื” ื•ื—ื›ืžื™ื ืขืฉื• ืกื™ื™ื’ ื•ืืกืจื• ืฉืขื” ืฉืฉื™ืช 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Une fois son temps passรฉ, il est interdit de jouissance. C'est รฉvident. La phrase est nรฉcessaire pour les heures d'ordre rabbinique. Car Rav Guidel a dit au nom de Rav Hiya bar Rav Yossef, au nom de Rav : celui qui fiance ร  partir de six heures et au-delร , mรชme avec du blรฉ de Kurdanya (hittei kurdanita), on ne tient pas compte des fianรงailles. Rachi explique : depuis le dรฉbut de la sixiรจme heure et au-delร . Or la langue 'depuis six heures' implique depuis la fin de la sixiรจme, comme plus haut (Pessahim 4a) : tout le monde, le hametz depuis six heures et au-delร  est interdit. Rabbeinou Tam explique : depuis la fin de la sixiรจme heure et au-delร . Et il met sur le mรชme plan les heures de la Torah et le blรฉ de Kurdanya, qui est un hametz d'ordre rabbinique. Car le hametz noukchรฉ n'est interdit que d'ordre rabbinique ร  partir de six heures et au-delร . Ce que nous incluons plus loin (Pessahim 43a), le hametz noukchรฉ, ร  partir d'un verset, c'est seulement pendant son temps. Avant son temps, il n'est interdit que d'ordre rabbinique. C'est pourquoi il apporte l'enseignement de Rav Guidel, et il compare l'un ร  l'autre : les heures de la Torah avec un hametz rabbinique, aux heures rabbiniques avec un hametz de la Torah. Le Baal haItour, de mรฉmoire bรฉnie, a รฉcrit que cet enseignement de Rav Guidel parle depuis le dรฉbut de la septiรจme heure, et selon Rabbi Chimon, qui dit plus loin (Pessahim 28b) : de la Torah, c'est permis de jouissance jusqu'ร  la nuit. Et Rav Guidel dit : puisque les Sages l'ont interdit de jouissance depuis six heures et au-delร , on ne tient pas compte des fianรงailles. Mais ร  la sixiรจme heure, on en tient compte. Et je ne sais pas d'oรน il tient que, selon Rabbi Chimon, c'est interdit de jouissance depuis six heures et au-delร , d'ordre rabbinique. Et Ri a รฉcrit : c'est permis de jouissance selon Rabbi Chimon jusqu'ร  la nuit, mรชme d'ordre rabbinique. Et le Baal haMaor, de mรฉmoire bรฉnie, a รฉcrit : bien que Rav Alfas ait apportรฉ cet enseignement de Rav Guidel dans ses halakhot, il ne nous paraรฎt pas que l'on s'y appuie. Car Rav suit son raisonnement. Il tient comme Rabbi Yehouda, plus loin (Pessahim 29), qui dit : le hametz, depuis six heures et au-delร , on transgresse ร  son sujet de la Torah. Et les Sages ont fait une clรดture, et ont interdit la sixiรจme heure par leurs paroles. Et nous tenons comme Rabbi Chimon, qui dit : avant son temps comme aprรจs son temps, on ne transgresse ร  son sujet en rien. Mais au dรฉpart, on ne le laisse pas subsister depuis six heures et au-delร . Car Rabbi Chimon ne diverge pas de ce que nous exposons : akh bayom harichon tachbitou (mais, le premier jour, tu feras cesser), et akh vient diviser ; ou bien : lo tichhat al hametz dam zivhi (tu n'รฉgorgeras pas, sur du hametz, le sang de mon sacrifice). Seulement, s'il a transgressรฉ et a fiancรฉ tout le jour, on tient compte de ses fianรงailles. Et bien que nous รฉtablissions ici la michna anonyme pour les heures rabbiniques, et selon Rav Guidel, la halakha suit un autre รฉtablissement. Car la fin de la michna, 'et on n'allumera pas avec lui un four ni un foyer', nous l'รฉtablissons selon Rabbi Yehouda, et la halakha n'est pas comme lui. Et plus loin nous serons prรฉcis sur cette dรฉcision. Il apparaรฎt que, lร  oรน Rav a dรฉcidรฉ comme Rabbi Chimon, c'est seulement aprรจs son temps. Avant son temps, nous tenons comme Rabbi Yehouda, et l'enseignement de Rav Guidel a sa place. Hizkiya a dit : d'oรน, pour le hametz ร  Pessa'h, qu'il est interdit de jouissance ? Car il est dit : lo yeakhel hametz (du hametz ne sera pas mangรฉ) : qu'il n'y ait pas en lui de permission de consommation. Rabbi Yaakov a dit au nom de Rabbi Yo'hanan : de tout on se soigne, dans un lieu de danger, sauf du bois d'ashรฉira. Car on a enseignรฉ : Rabbi Eliezer dit : si l'on a dit 'de toute ton รขme', pourquoi a-t-on dit 'de tout ton bien' ? Et si l'on a dit 'de tout ton bien', pourquoi a-t-on dit 'de toute ton รขme' ? S'il y a un homme ร  qui son bien est plus cher que son corps, c'est pour cela qu'il est dit 'de tout ton bien'. Et s'il y a un homme ร  qui son corps est plus cher que son bien, c'est pour cela qu'il est dit 'de toute ton รขme'. Et dans le traitรฉ Avoda Zara, j'ai dรฉveloppรฉ cela. Quand Ravin vint, il dit au nom de Rabbi Yo'hanan : de tout on se soigne, dans un lieu de danger, sauf de l'idolรขtrie, des unions interdites, et du meurtre. L'idolรขtrie, c'est ce que nous avons dit. Les unions interdites et le meurtre, d'oรน ? Car on a enseignรฉ : Rabbi dit : 'car, comme un homme se lรจve contre son prochain et le tue, ainsi est cette chose' (Devarim 22, 26). Quel rapport entre un meurtrier et une jeune fille fiancรฉe ? Ceci vient enseigner, et se trouve enseignรฉ. De mรชme que, pour la jeune fille fiancรฉe, on peut la sauver au prix de la vie de celui-lร , de mรชme, pour le meurtrier, on peut sauver la victime au prix de sa vie. Et l'on rapproche la jeune fille fiancรฉe du meurtrier : de mรชme que le meurtrier, qu'il soit tuรฉ et qu'il ne transgresse pas, de mรชme la jeune fille fiancรฉe, qu'elle soit tuรฉe et qu'elle ne transgresse pas. Et le meurtrier lui-mรชme, d'oรน ? C'est un raisonnement. Comme cet homme qui vint devant Rava. Il lui dit : le maรฎtre du village m'a dit : va tuer un tel, sinon je te tue. Il lui dit : qu'il te tue, et toi, ne le tue pas. Qu'as-tu vu, pour que ton sang soit plus rouge ? Peut-รชtre le sang de cet homme est-il plus rouge. Mar bar Rav Achi trouva Ravina qui frottait sa fille avec des baies vertes d'orla. Il lui dit : dis que les Sages ont parlรฉ au moment du danger. Hors du moment du danger, ont-ils parlรฉ ? Il lui dit : cette fiรจvre tsemirta est comme un moment de danger. Et certains disent qu'il lui dit ainsi : est-ce que j'agis selon le mode de sa jouissance ? Et puisque je n'agis pas selon le mode de sa jouissance, pour un besoin de guรฉrison c'est permis, mรชme s'il n'y a pas de danger. Mais hors d'un besoin de guรฉrison, mรชme hors du mode de sa jouissance, c'est interdit. De ce que Rabbi Yo'hanan a dit : on ne reรงoit les coups pour eux que selon le mode de leur jouissance, on entend que les coups sont ce qui manque, et qu'un interdit, en tout cas, il y en a. Et pour les kilayim de la vigne et la viande dans le lait, oรน akhila n'est pas รฉcrit, mรชme hors du mode de leur jouissance c'est interdit, hors d'un lieu de danger. Il a รฉtรฉ dit : une jouissance qui vient ร  l'homme malgrรฉ lui. Abaye dit : permis. Et Rava dit : interdit. Possible, et il vise ; impossible, et il vise : tout le monde s'accorde que c'est interdit. Impossible, et il ne vise pas : tout le monde s'accorde que c'est permis. Et l'on parle d'un cas qui n'est pas un pesik reicha, par exemple il pourrait boucher ses narines pour ne pas jouir de l'odeur. Car un pesik reicha compte comme celui qui vise, dans tous les interdits de la Torah. Lร  oรน ils divergent : possible, et il ne vise pas. Et selon Rabbi Yehouda, qui dit qu'une chose que l'on ne vise pas est interdite, tout le monde s'accorde que c'est interdit. Et ils divergent selon Rabbi Chimon. Et certains disent : possible, et il ne vise pas, c'est la divergence de Rabbi Yehouda et de Rabbi Chimon. Lร  oรน ils divergent : impossible, et il vise. Abaye dit : permis. Et Rava dit : interdit. Et nous tenons comme Rava. Et on n'allumera pas avec lui un four ni un foyer, etc. Les Sages ont enseignรฉ : un four qu'on a chauffรฉ avec des รฉcorces d'orla ou avec de la paille de kilayim de la vigne : s'il est neuf, on le dรฉmolira ; s'il est vieux, on le laissera refroidir. S'il y a cuit le pain : Rabbi dit, le pain est interdit ; et les Sages disent, le pain est permis. S'il a cuit sur les braises : de l'avis de tous, le pain est permis. Mais on a enseignรฉ : qu'il soit neuf ou vieux, on le laisse refroidir. Pas de difficultรฉ. Ce qui enseigne qu'on le dรฉmolira, c'est Rabbi Eliezer, qui dit : zeh vazeh gorem est interdit. Et ce qui enseigne qu'on le laissera refroidir, ce sont les Sages, qui disent : zeh vazeh gorem est permis. Et la halakha est comme les Sages : zeh vazeh gorem est permis. Et c'est ainsi que nous concluons dans le traitรฉ Avoda Zara, au chapitre Kol hatzelamim (Avoda Zara 49a), au sujet de celui qui sรจme des lรฉgumes dessous ร  la saison des pluies : Rabbi Yossi tient que zeh vazeh gorem est permis. Et Rav Yehouda a dit au nom de Chemouel : la halakha est comme Rabbi Yossi. Et nous disons lร -bas : ce jardin qu'on avait fumรฉ avec du fumier d'idolรขtrie, Rav Amram envoya devant Rav Yossef : dans un cas pareil, quoi ? Il lui dit : ainsi a dit Rav Yehouda au nom de Chemouel : la halakha est comme Rabbi Yossi. C'est pourquoi, mรชme un four neuf, on le laisse refroidir, on le chauffe avec des bois permis, et c'est un zeh vazeh gorem, et c'est permis. Et bien qu'au dรฉpart il soit interdit de produire un zeh vazeh gorem, comme on le prouve au chapitre Kol hatzelamim (Avoda Zara 48b). Car on a enseignรฉ : Rabbi Yossi dit : on plante un rejet d'orla, et on ne plante pas une noix d'orla. Et Rabbi Yossi convient que, si l'on a plantรฉ, couchรฉ et greffรฉ, c'est permis. Et lร -bas il compte cela comme zeh vazeh gorem. On peut dire : lร -bas, le din est de ne pas jouir au dรฉpart de l'interdit lui-mรชme. Mais ici, le four n'est pas l'interdit lui-mรชme. Le four a รฉtรฉ achevรฉ avec des bois interdits. Et si nous disons de le dรฉmolir, le four se trouve perdu, et c'est comme un cas dรฉjร  fait. Et pour celui qui y a cuit le pain : la halakha est comme Rabbi, qui dit que le pain est interdit, parce qu'il y a un avantage du bois dans le pain. Car Chemouel a inversรฉ l'enseignement : Rabbi dit, le pain est permis, et les Sages disent, le pain est interdit. Sur ce point, Chemouel tient que la halakha est comme Rabbi, mรชme contre ses collรจgues. Il a inversรฉ, et il l'a enseignรฉ dans la langue des Sages, afin que la dรฉcision se tienne comme les Sages, du cรดtรฉ de l'interdit. C'est pourquoi des plats, des coupes et des fioles chauffรฉs avec des bois d'orla sont interdits. Une marmite aussi est interdite : elle reรงoit sa cuisson avant que viennent des bois permis. La oรน ils divergent, c'est pour le four. Pour celui qui interdit, zeh vazeh gorem est interdit. Pour celui qui permet, zeh vazeh gorem est permis. Et nous tenons : permis, comme je l'ai expliquรฉ. Et pour celui qui a cuit sur les braises, Chemouel et Rabbi Yo'hanan divergent. L'un dit : on n'a enseignรฉ que des braises ternes ; des braises flambantes, c'est interdit. Et l'un dit : mรชme des braises flambantes, c'est permis. Et nous agissons selon la rigueur. Et ce qui est permis pour les braises ternes, de l'avis de tous, c'est seulement pour des รฉcorces d'orla et de la paille de kilayim de la vigne, parce que leur din est la brรปlure, Temoura 34. Et nous tenons : tout ce qui doit รชtre brรปlรฉ, sa cendre est permise. Mais pour le hametz ร  Pessa'h, nous tenons comme les Sages, qui disent : on l'รฉmiette et on le disperse au vent. Ils entrent dans tout ce qui doit รชtre enterrรฉ, dont la cendre est interdite, et ร  plus forte raison les braises. Rabbeinou Yona, de mรฉmoire bรฉnie.
๐Ÿ’ก Explication

La phrase vise un cas de danger. Le bois d'ashรฉira reste interdit. Rabbi Eliezer lit les deux fins du verset. bekhol nafchekha et bekhol me'odรฉkha se rรฉpรฉteraient si un seul don suffisait. Parfois le corps est plus cher, parfois le bien. Les deux mots demandent l'un et l'autre.

Rachi : aimer plus que ce qui est cher. Se guรฉrir par le bois d'ashรฉira, c'est se conduire comme quelqu'un qui l'admet. La rรฉponse concrรจte, corps ou bien, est le segment suivant.

Le Roch ouvre ici un long registre : heures rabbiniques du hametz et kiddouchin, puis le fil de la guรฉrison, des trois cas oรน l'on se laisse tuer, de la jouissance malgrรฉ soi, et du four chauffรฉ ร  l'orla, avec le din de zeh vazeh gorem.

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Mais pour te dire : s'il y a un homme ร  qui son corps est plus cher que son bien, c'est pour cela qu'il est dit 'de toute ton รขme'. Et il y a un homme ร  qui son bien est plus cher que son corps, c'est pour cela qu'il est dit 'de tout ton bien'.

๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื•ืื ื™ืฉ ืœืš ืื“ื ืฉืžืžื•ื ื• ื—ื‘ื™ื‘ ืขืœื™ื• ืžื’ื•ืคื•, ืœื›ืš ื ืืžืจ: "ื‘ื›ืœ ืžืื“ืš". ืžืงืฉื™ื ืื ื›ืŸ ืœืžื” ื‘ืคืจืฉืช ื•ื”ื™ื” ืื ืฉืžืข ื“ืžื“ื‘ืจ ื‘ืœืฉื•ืŸ ืจื‘ื™ื ืœื ืืžืจ 'ื•ื‘ื›ืœ ืžืื•ื“ื›ื'? ื•ืžืชืจืฆื™ื ื‘ืฉื ื”ื’ืื•ืŸ ืคืจืฉืช ื“ืจื›ื™ื ื–"ืœ ื‘ืคืจืฉืช ืฉืžืข ื“ืžื™ื™ืจื™ ื‘ื™ื—ื™ื“ ืฉื™ื™ืš ืœืชืคื•ืก ืกื‘ืจื ื–ื• ื”ื ืคืกื“ืช ื“ืžืžื•ื ื• ื—ื‘ื™ื‘ ื™ื•ืชืจ, ืžื” ืฉืื™ืŸ ื›ืŸ ื‘ืคืจืฉื” ืฉื ื™ื” ื“ืžื™ื™ืจื™ ื‘ืฆื™ื‘ื•ืจ ืœื ืฉื™ื™ืš ืœื•ืžืจ ื‘ืฆื™ื‘ื•ืจ ืฉื™ื˜ืขื• ื‘ืกื‘ืจื ื–ื• ื”ื ืคืกื“ืช ืขื“ ื›ืืŸ ื“ื‘ืจื™ื•. ื•ืžืงืฉื™ื ืขืœ ื–ื” ื•ื”ื ืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ ื‘ื—ื•ืœื™ืŸ (ื—ื•ืœื™ืŸ ืฆื.) ื•ื™ื•ืชืจ ื™ืขืงื‘ ืœื‘ื“ื• (ื‘ืจืืฉื™ืช ืœื‘, ื›ื”) ืฉื—ื–ืจ ืขืœ ืคื›ื™ื ืงื˜ื ื™ื ืฉื”ืฆื“ื™ืงื™ื ืžืžื•ื ื ื—ื‘ื™ื‘ ืขืœื™ื”ื ืžื’ื•ืคื, ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื”ืฆื“ื™ืงื™ื ื”ื›ื™ ื“ืขืชื™ื™ื”ื• ื ืžืฆืืช ืกื‘ืจื ื–ื• ืื™ื ื” ื ืคืกื“ืช ื•ืœืื• ื’ืจื•ืขื” ื”ื™ื ื“ื”ื ื”ืฆื“ื™ืงื™ื ืฉื”ื ื”ืžื•ื‘ื—ืจื™ื ืฉื‘ืื“ื ื›ืŸ ื”ื•ื ื“ืขืชื ื•ืื ื›ืŸ ืœื™ืžื ื‘ืฆื‘ื•ืจ 'ื•ื‘ื›ืœ ืžืื•ื“ื›ื'? ืขื›"ื“. ื•ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ื“ืžื” ืฉืืžืจื• ื‘ืฆื“ื™ืงื™ื ืžืžื•ื ื ื—ื‘ื™ื‘ ื™ื•ืชืจ ืžื’ื•ืคื ืื™ืŸ ื–ื” ืžืœื‘ ื•ื ืคืฉ ื“ื”ืฆื“ื™ืงื™ื ืฉื”ื ืžื‘ื™ื ื™ ืžื“ืข ื•ื“ืื™ ืœื ื™ื—ืฉื‘ื• ื‘ืืžืช ืืช ืžืžื•ื ื ื™ื•ืชืจ ืžื’ื•ืคื ืฉื ื‘ืจื ื‘ืฆืœื ืืœืงื™ื, ื•ื›ื›ื” ืืžืจ ื”ืฉื˜ืŸ ืขื•ืจ ื‘ืขื“ ืขื•ืจ ื•ื›ืœ ืืฉืจ ืœืื™ืฉ ื™ืชืŸ ื‘ืขื“ ื ืคืฉื• (ืื™ื•ื‘ ื‘, ื“) . ืืš ืจืง ื”ื ืžืจืื™ื ืœืขื™ื ื™ ื”ืจื•ืื™ืŸ ื—ื™ื‘ื•ื‘ ืœืžืžื•ื ื ื™ื•ืชืจ ืžื’ื•ืคื ื‘ืฉื‘ื™ืœ ื˜ื•ื‘ืช ื’ื•ืคื. ื•ื”ื™ื™ื ื• ื“ื™ื“ื•ืข ื“ื”' ื—ื•ื˜ื ื ืงืจื ืžื–ื™ืง ื•ื™ืฉ ืœื• ื“ื™ืŸ ืžื–ื™ืง ' ื•ืœื›ืŸ ื›ืืฉืจ ื”ืฆื“ื™ืง ื™ื”ื™ื” ื—ื˜ืื• ื’ื“ื•ืœ ื‘ืขื™ื ื™ื• ืžืื“, ืขืœ ื“ืจืš ืžื” ืฉื›ืชื‘ ื”ืจื‘ ืขืจื‘ื™ ื ื—ืœ ื–"ืœ ื‘ืคืกื•ืง 'ืื‘ื™ืš ื”ืจืืฉื•ืŸ ื—ื˜ื ื•ืžืœื™ืฆื™ืš ืคืฉืขื• ื‘ื™' (ื™ืฉืขื™ื” ืžื’, ื›ื–) ื™ืขื•ื™ืŸ ืฉื, ื•ืœื›ืŸ ื”ื•ื ื—ื•ืฉื‘ ืฉื™ืฉ ืœื• ื“ื™ืŸ ืžื–ื™ืง ื‘ืขื‘ื•ืจ ื—ื˜ื ืฉืœื• ื•ื™ื“ื•ืข ื“ืงื™ื™ืžื ืœืŸ (ืžืฉื ื” ื’ื™ื˜ื™ืŸ ื”, ื) 'ื”ื ื–ืงื™ืŸ ืฉืžื™ืŸ ืœื”ื ื‘ืขื™ื“ื™ืช ื•ื‘ืขืœ ื—ื•ื‘ ื‘ื‘ื™ื ื•ื ื™ืช ื•ื›ืชื•ื‘ืช ืืฉื” ื‘ื–ื™ื‘ื•ืจื™ืช' ื•ื›ื™ื•ืŸ ืฉื™ืฉ ืœื”ื ื“ื™ืŸ ืžื–ื™ืง ื›ืฉื™ื‘ื ืœื™ืคืจืข ื‘ืขื•ืœื ื”ื–ื” ืขืœ ืขื•ื ื ื›ื“ื™ ืฉื™ืœื›ื• ื ืงื™ื™ื ืœืขื•ืœื ื”ื‘ื ืฆืจื™ืš ืฉื™ืคืจืข ืžื’ื•ืคื ืฉื”ื•ื ื”ืขื™ื“ื™ืช ื‘ืืžืช ื•ืœื ืžืŸ ืžืžื•ื ื ืฉื”ื•ื ื–ื™ื‘ื•ืจื™ืช ื›ืคื™ ื”ืืžืช, ืขืœ ื›ืŸ ื”ื ืžืจืื™ื ื—ื™ื‘ื•ื‘ ืœืžืžื•ื ื ื™ื•ืชืจ ืžื’ื•ืคื ื›ื“ื™ ืœื”ืจืื•ืช ืœืขื™ื ื™ ื”ืžืงื˜ืจื’ื™ื ื“ืžืžื•ื ื ื”ื•ื ื”ืขื™ื“ื™ืช ื•ืœื ื™ืงื˜ืจื’ื• ืขืœื™ื”ื ืฉืจืื•ื™ ืœื”ืคืจืข ืžืŸ ื’ื•ืคื ืืœื ื™ื•ื“ื• ืฉืจืื•ื™ ืœื”ืคืจืข ืžืŸ ืžืžื•ื ื ืฉื”ื•ื ื”ืขื™ื“ื™ืช. ื ืžืฆื ื‘ืืžืช ืชื•ื›ื™ื•ืช ืœื‘ื ื’ื•ืคื ื—ื‘ื™ื‘, ื•ืจืง ืžืจืื™ืŸ ื—ื™ื‘ื” ืœืžืžื•ื ื ืœืขื™ื ื™ ื”ืžืงื˜ืจื’ื™ื, ืื‘ืœ ื”ืฉื ื™ืชื‘ืจืš ื”ื’ื ืฉื”ื•ื ื™ื•ื“ืข ื”ืืžืช ื“ื’ื•ืคื ื—ื‘ื™ื‘ ื”ื ื” ื”ื•ื ืจื‘ ื—ืกื“ ืžื˜ื” ื›ืœืคื™ ื—ืกื“ ืœื”ื˜ื™ื‘ ืขืžื”ื ื›ืืฉืจ ื™ื—ืคื•ืฆื• ืœืคื ื™ื ืžืฉื•ืจืช ื”ื“ื™ืŸ.
Et s'il y a un homme ร  qui son bien est plus cher que son corps, c'est pour cela qu'il est dit : 'de tout ton bien'. On objecte : s'il en est ainsi, pourquoi, dans la paracha Vehaya im chamoa, qui parle au pluriel, n'a-t-il pas dit 'ouvekhol me'odekhem' ? On rรฉpond au nom du gaon de Parachat Derakhim, de mรฉmoire bรฉnie : dans la paracha du Chema, qui parle de l'individu, il y a lieu de prendre ce raisonnement dรฉfectueux, que son bien serait plus cher. Dans la seconde paracha, qui parle de la communautรฉ, il n'y a pas lieu de dire que la communautรฉ se tromperait dans ce raisonnement dรฉfectueux. Fin de ses paroles. Et l'on objecte lร -dessus. Nos maรฎtres ont dit dans Houlin (Houlin 91a) : 'Vayivater Yaakov levado' (et Yaakov resta seul, Bereschit 32, 25), il รฉtait retournรฉ pour de petites cruches, car, chez les justes, leur bien leur est plus cher que leur corps. Et puisque les justes pensent ainsi, ce raisonnement n'est pas dรฉfectueux, et il n'est pas moindre : les justes, qui sont les plus choisis parmi les hommes, ont cette pensรฉe. S'il en est ainsi, qu'il dise pour la communautรฉ 'ouvekhol me'odekhem'. Fin de ces paroles. Et il me semble, avec l'aide du Ciel : ce qu'ils ont dit des justes, que leur bien est plus cher que leur corps, ne sort pas du cล“ur ni de l'รขme des justes. Eux qui discernent, ils ne comptent pas en vรฉritรฉ leur bien plus que leur corps, qui a รฉtรฉ crรฉรฉ ร  l'image de D.ieu. Et ainsi a dit le Satan : 'peau pour peau, et tout ce qu'un homme a, il le donnera pour sa vie' (Iyov 2, 4). Seulement, ils montrent, aux yeux de ceux qui voient, un attachement ร  leur bien plus qu'ร  leur corps, pour le bien de leur corps. ร€ savoir : il est connu que celui qui pรจche envers Hachem est appelรฉ mazik, et il a le din d'un mazik. C'est pourquoi, quand le pรฉchรฉ du juste est trรจs grand ร  ses yeux, selon ce qu'a รฉcrit le rav Arvei Nahal, de mรฉmoire bรฉnie, sur le verset 'ton premier pรจre a pรฉchรฉ, et tes dรฉfenseurs ont fautรฉ contre Moi' (Yechaya 43, 27), vois lร -bas. C'est pourquoi il estime avoir le din d'un mazik ร  cause de son pรฉchรฉ. Et il est connu que nous tenons (Michna Guitin 5, 1) : les dommages, on les รฉvalue sur de l'idit ; un crรฉancier, sur de la beinonit ; et la ketouba de la femme, sur de la zibourit. Et puisqu'ils ont le din d'un mazik, quand le recouvrement vient dans ce monde pour leur faute, afin qu'ils aillent purs au monde ร  venir, il faut recouvrer de leur corps, qui est en vรฉritรฉ l'idit, et non de leur bien, qui est en vรฉritรฉ la zibourit. C'est pourquoi ils montrent un attachement ร  leur bien plus qu'ร  leur corps, afin de montrer aux yeux des mekatreguim que leur bien est l'idit. Ceux-lร  n'accuseront pas qu'il faut recouvrer du corps. Ils reconnaรฎtront qu'il faut recouvrer du bien, qui passe alors pour l'idit. En vรฉritรฉ, ร  l'intรฉrieur de leur cล“ur, leur corps est cher. Ils ne montrent d'affection pour leur bien qu'aux yeux des accusateurs. Mais Hachem, bรฉni soit-Il, connaรฎt la vรฉritรฉ, que leur corps est cher. Lui qui est abondant en 'hessed, il incline vers le 'hessed, pour leur faire du bien comme ils le souhaitent, au-delร  de la ligne du din.
๐Ÿ’ก Explication

Rรฉponse de la baraita. bekhol nafchekha vise l'homme dont le corps passe avant le bien : il doit donner le corps. bekhol me'odekha vise l'homme dont le bien passe avant le corps : il doit donner le bien. Les deux formules couvrent les deux caractรจres. L'ashรฉira reste fermรฉe mรชme lร  oรน la vie est en jeu, parce que ce don-lร  est demandรฉ.

Le Ben Yehoyada demande pourquoi la seconde paracha du Chema, au pluriel, ne dit pas 'de tout votre bien'. Il rรฉpond, au nom de Parachat Derakhim, que ce raisonnement ne se pose que pour un individu. Puis il reprend Houlin 91a, les petites cruches de Yaakov : chez le juste, l'attachement au bien est montrรฉ aux accusateurs, alors que le corps, crรฉรฉ ร  l'image de D.ieu, reste le plus cher au-dedans.

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ื›ื™ ืืชื ืจื‘ื™ืŸ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ื‘ื›ืœ ืžืชืจืคืื™ืŸ, ื—ื•ืฅ ืžืขื‘ื•ื“ื” ื–ืจื” ื•ื’ื™ืœื•ื™ ืขืจื™ื•ืช

Quand Ravin vint, il dit au nom de Rabbi Yo'hanan : de tout on se soigne, sauf de l'idolรขtrie et des unions interdites

๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ื‘ื›ืœ ืžืชืจืคืื™ืŸ ื—ื•ืฅ ืžืขื‘ื•ื“ื” ื–ืจื”, ื•ื’ืœื•ื™ ืขืจื™ื•ืช, ื•ืฉืคื™ื›ื•ืช ื“ืžื™ื. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืฉืœืฉ ืืœื” ืจืืฉื™ ืชื™ื‘ื•ืช ืขื“ืŸ ืฉื”ื•ื ืจืืฉื™ ืชื™ื‘ื•ืช ืข ื‘ื•ื“ื” ื–ืจื” ื“ ืžื™ื ื  ื™ืื•ืฃ, ืœืจืžื•ื– ืฉืื ืžื•ืกืจ ื ืคืฉื• ืขืœ ืฉืœืฉื” ืืœื” ื‘ืขื•ืœื ื”ื–ื” ื™ื–ื›ื” ืœื—ื™ื™ื ื ืฆื—ื™ื™ื ืฉืœ ืขื“ืŸ.
De tout on se soigne, sauf de l'idolรขtrie, des unions interdites, et du meurtre. Il me semble, avec l'aide du Ciel : ces trois-lร  font les initiales d'ร‰den. Ce sont les initiales de avoda zara, damim, niouf, pour faire allusion : si l'on livre sa vie pour ces trois-lร  dans ce monde, on mรฉrite la vie รฉternelle d'ร‰den.
๐Ÿ’ก Explication

Ravin, en venant de la terre d'Israรซl, รฉlargit la limite de Rabbi Yo'hanan. La guรฉrison en cas de danger reste ouverte pour les interdits, et se ferme pour l'avoda zara et le gilouy arayot. La phrase s'arrรชte ici, en bout d'amoud. Le troisiรจme terme, le meurtre, est sur 25b.

Le Ben Yehoyada lit dรฉjร  les trois ensemble. Leurs initiales, dans l'ordre avoda zara, damim, niouf, forment ร‰den : livrer sa vie pour eux ouvre cette vie-lร .

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).