Pesachim 25b โ€” Se laisser tuer, et le profit malgrรฉ soi

Pesachim 25b

Sougya : L'amoud achรจve la rรจgle de Rabbi Yo'hanan : on peut se soigner par un interdit de profit, sauf l'idolรขtrie, les unions interdites et le meurtre. L'idolรขtrie est dรฉjร  tirรฉe de be-khรดl nafshekha.

Les unions interdites et le meurtre sortent du rapprochement de Devarim 22:26 entre le meurtrier et la jeune fille fiancรฉe. Le meurtre lui-mรชme repose sur une sevara, celle de Rava : qui dira que ton sang est plus rouge ?

Mar bar Rav Ashi et Ravina discutent ensuite un soin par des olives de orla. La fin ouvre le profit qui vient malgrรฉ soi : Abaye permet, Rava interdit, selon que l'on peut s'รฉcarter et selon l'intention, en lien avec Rabbi Yehouda et Rabbi Shimon.

Pesachim 25b, en cinq temps 1. Trois interdits avoda zara gilouy arayot shefichut damim yehareg ve-al yaavor 2. Hekesh Devarim 22:26 naara et rotseah sauver au prix de la vie du rodef 3. Sevara le meurtre lui-mรชme cas devant Rava ton sang est-il plus rouge ? 4. Orla olives vertes en onction danger ou derekh hanaa 5. Malgrรฉ soi Abaye : permis Rava : interdit efshar et kavana
Cinq temps : trois interdits, hekesh, sevara, orla, profit malgrรฉ soi.
D'oรน vient yehareg ve-al yaavor ? Trois interdits. Trois sources. On ne se soigne pas par eux. Avoda zara ha de-amran dรฉjร  dit en 25a be-khรดl nafshekha de tout ton รชtre on livre sa vie Gilouy arayot hekesh Devarim 22:26 appris du meurtrier qu'elle se laisse tuer et qu'elle ne transgresse pas Shefichut damim sevara pas un verset ร  lui mai hazit ton sang est-il plus rouge que le sien ? Le hekesh va dans les deux sens. Le meurtre, une fois posรฉ, enseigne les arayot. Lui-mรชme vient du raisonnement.
Avoda zara dรฉjร  dite. Arayot par le hekesh. Meurtre par la sevara du sang.
Profit malgrรฉ soi : oรน est le diffรฉrend ? Abaye permet. Rava interdit. Deux versions du lieu exact. Version 1 Peut s'รฉcarter + intention Interdit. Tous. Ne peut pas + intention Interdit. Tous. Ne peut pas + sans intention Permis. Tous. Diffรฉrend Peut s'รฉcarter + sans intention C'est ici qu'Abaye et Rava divergent. Selon Rabbi Yehouda (davar she-ein mitkaven interdit) : interdit. Accord de tous. Selon Rabbi Shimon (davar she-ein mitkaven permis) : Abaye, comme lui : permis. Rava : Rabbi Shimon ne permet que si l'on ne peut pas s'รฉcarter. Tossefot : le mot tous, dans le cas permis, vise Abaye et Rava, selon Rabbi Shimon. Rabbi Yehouda interdit encore ce cas. Version 2, ika de-amrei Diffรฉrend des tannaim Peut s'รฉcarter + sans intention Rabbi Yehouda : interdit. Rabbi Shimon : permis. Abaye et Rava d'accord. Ne peut pas + sans intention Permis. Tous, mรชme Rabbi Yehouda. Diffรฉrend Abaye / Rava Ne peut pas + intention Selon Rabbi Shimon : interdit. Tous. Il suit la kavana. Abaye, comme Rabbi Yehouda : permis. Peut s'รฉcarter + intention Interdit. Tous. Tossefot : la version 2 ne rรฉpรจte pas ce qui n'a pas changรฉ. Rachi : on ne lit pas, dans les mots de Rabbi Yehouda, que l'impossible serait permis. Abaye le dรฉduit. Rava, dans le diffรฉrend, interdit.
Deux versions du diffรฉrend d'Abaye et de Rava, selon efshar et la kavana.
1
ื•ืฉืคื™ื›ื•ืช ื“ืžื™ื.

et le meurtre (shefichut damim).

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืฉืคื™ื›ื•ืช ื“ืžื™ื ื›ื’ื•ืŸ ืืžืจื• ืœื• ื”ืจื•ื’ ื™ืฉืจืืœ ื—ื‘ื™ืจืš ื•ืื ืœืื• ืชื™ื”ืจื’:
Par exemple, on lui a dit : tue ton prochain, un Israรซl, sinon tu seras tuรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Le segment ferme la phrase de Rabbi Yo'hanan ouverte en 25a : on se soigne par tout issur hanaa (interdit de profit), sauf l'avoda zara, le gilouy arayot, et le meurtre.

Rachi donne le cas du meurtre : on te somme de tuer un Israรซl, sous peine d'รชtre tuรฉ toi-mรชme. C'est le cadre de yehareg ve-al yaavor.

2
ืขื‘ื•ื“ื” ื–ืจื” โ€” ื”ื ื“ืืžืจืŸ. ื’ื™ืœื•ื™ ืขืจื™ื•ืช ื•ืฉืคื™ื›ื•ืช ื“ืžื™ื, ื“ืชื ื™ื, ืจื‘ื™ ืื•ืžืจ: ืดื›ื™ ื›ืืฉืจ ื™ืงื•ื ืื™ืฉ ืขืœ ืจืขื”ื• ื•ืจืฆื—ื• ื ืคืฉ ื›ืŸ ื”ื“ื‘ืจ ื”ื–ื”ืด. ื•ื›ื™ ืžื” ืขื ื™ืŸ ืจื•ืฆื— ืืฆืœ ื ืขืจื” ื”ืžืื•ืจืกื”?

L'idolรขtrie (avoda zara) : c'est ce que nous avons dit. Les unions interdites (gilouy arayot) et le meurtre, car on enseigne dans une baraita : Rabbi dit : "Car comme lorsqu'un homme se lรจve contre son prochain et le tue, ainsi en est-il de cette affaire." Quel rapport entre un meurtrier et une jeune fille fiancรฉe (naara meorasa) ?

๐Ÿ’ก Explication

Ha de-amran renvoie ร  25a : l'idolรขtrie est dรฉjร  tirรฉe de be-khรดl nafshekha, de tout ton รชtre. On livre sa vie et on ne sert pas.

Pour les arayot et le meurtre, la baraita cite Devarim 22:26, le verset de la jeune fille fiancรฉe contrainte. Le verset compare l'affaire au meurtrier. La Guemara demande ce que ce meurtrier vient faire ici.

3
ื”ืจื™ ื–ื” ื‘ื ืœืœืžื“, ื•ื ืžืฆื ืœืžื“. ืžืงื™ืฉ ืจื•ืฆื— ืœื ืขืจื” ื”ืžืื•ืจืกื”: ืžื” ื ืขืจื” ื”ืžืื•ืจืกื” โ€” ื ื™ืชืŸ ืœื”ืฆื™ืœื” ื‘ื ืคืฉื•, ืืฃ ืจื•ืฆื— โ€” ื ื™ืชืŸ ืœื”ืฆื™ืœื• ื‘ื ืคืฉื•. ื•ื ืขืจื” ื”ืžืื•ืจืกื” ืžืจื•ืฆื—: ืžื” ืจื•ืฆื— โ€” ื™ื”ืจื’ ื•ืืœ ื™ืขื‘ื•ืจ, ืืฃ ื ืขืจื” ื”ืžืื•ืจืกื” โ€” ืชื”ืจื’ ื•ืืœ ืชืขื‘ื•ืจ.

Voici que celui-ci vient pour enseigner, et il se trouve qu'il apprend. On rapproche le meurtrier de la jeune fille fiancรฉe : ce qui vaut pour la jeune fille fiancรฉe, on peut la sauver au prix de sa vie, vaut pour le meurtrier, on peut le sauver au prix de sa vie.

Et la jeune fille fiancรฉe s'apprend du meurtrier : ce qui vaut pour le meurtrier, qu'il se laisse tuer et qu'il ne transgresse pas, vaut pour la jeune fille fiancรฉe, qu'elle se laisse tuer et qu'elle ne transgresse pas.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืžื” ืœืžื“ื ื• ืžืจื•ืฆื— ืœื ืขืจื” ื”ืžืื•ืจืกื” ื•ื”ืœื ืคื™ืจืฉ ื‘ื” ืื•ื ืก ืคื˜ื•ืจ ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ืœื ืขืจื” ืœื ืชืขืฉื” ื“ื‘ืจ ืืœื ื ืจืื” ื›ืžื™ ืฉืจื•ืฆื— ื‘ื ืœืœืžื“ ื›ืืŸ ื•ื ืžืฆื ืฉื”ื•ืงืฉ ื›ืืŸ ืœื”ื™ื•ืช ืœืžื“ ืžื›ืืŸ ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ ื›ืจื•ืฆื— ื›ื ืขืจื” ืฉื ื™ื”ืŸ ืฉื•ื™ืŸ ื›ืžื• ื•ื”ื™ื” ื›ืขื ื›ื›ื”ืŸ (ื™ืฉืขื™ื”ื• ื›ื“) ื•ืœื ื ืืžืจ ื•ื”ื™ื” ื”ืขื ื›ื›ื”ืŸ:
Le verset a dรฉjร  explicitรฉ que la contrainte (ones) est exempte, puisqu'il est รฉcrit : ร  la jeune fille tu ne feras rien. Il apparaรฎt donc que le meurtrier vient ici pour enseigner, et il se trouve qu'il a รฉtรฉ rapprochรฉ ici afin d'apprendre d'ici. Voici ce que le verset dit : comme le meurtrier, comme la jeune fille, les deux sont รฉgaux, ร  la maniรจre de : et il en sera comme du peuple, comme du cohen (Yeshaya 24). Il n'est pas dit : et le peuple sera comme le cohen.
ื ื™ืชืŸ ืœื”ืฆื™ืœื” ื ื™ืชืŸ ืจืฉื•ืช ืœืจื•ืื” ืฉื”ื•ื ืจื•ื“ืฃ ืื—ืจื™ื” ืฉื™ืฆื™ืœื ื” ืžืžื ื• ื‘ื ืคืฉื• ืฉืœ ืจื•ื“ืฃ ื›ื“ื›ืชื™ื‘ (ื“ื‘ืจื™ื ื›ื‘) ื•ืื™ืŸ ืžื•ืฉื™ืข ืœื” ื”ื ืื ื™ืฉ ืžื•ืฉื™ืข ืฆืจื™ืš ืœื”ื•ืฉื™ืขื” ื‘ื›ืœ ืืฉืจ ื™ื›ื•ืœ ืืคื™ืœื• ื‘ื”ืจื™ื’ืชื• ืื ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœื”ืฆื™ืœ ื‘ืื—ื“ ืžืื‘ืจื™ื• ื™ื”ืจื’ื ื•:
Permission est donnรฉe ร  celui qui voit qu'il la poursuit, de la sauver de lui au prix de la vie du poursuivant (rodef). Il est รฉcrit (Devarim 22) : et personne pour la sauver. Donc, s'il y a quelqu'un pour sauver, il doit la sauver par tout ce qu'il peut, mรชme en le tuant, s'il ne peut la sauver en atteignant un de ses membres.
ื™ื”ืจื’ ืื ืืžืจ ืœื• ืขื•"ื’ ื”ืจื•ื’ ืื• ืชื™ื”ืจื’ ื™ื”ืจื’ ื•ืืœ ื™ืขื‘ื•ืจ ืขื‘ื™ืจื” ื–ื•:
Si un idolรขtre lui a dit : tue, ou tu seras tuรฉ, qu'il se laisse tuer et qu'il ne transgresse pas cet interdit.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืืฃ ื ืขืจื” ื”ืžืื•ืจืกื” ื™ื”ืจื’ ื•ืืœ ื™ืขื‘ื•ืจ ืคื™' ื”ื‘ื•ืขืœ ืื‘ืœ ื”ื™ื ืชื™ื‘ืขืœ ื•ืœื ืชื™ื”ืจื’ ื“ืงืจืงืข ืขื•ืœื ื”ื™ื ื›ื“ืืžืจ ื‘ื‘ืŸ ืกื•ืจืจ ื•ืžื•ืจื” (ืกื ื”ื“ืจื™ืŸ ืขื“:) ื•ื‘ืจื™ืฉ ื›ืชื•ื‘ื•ืช (ื“ืฃ ื’:) ื ืžื™ ืคืจื™ืš ื•ืœื™ื“ืจื•ืฉ ืœื”ื• ื“ืื•ื ืก ืฉืจื™ ื•ืจ"ื™ ืื•ืžืจ ื“ืฉืคื™ืจ ื’ืจ' ืชื™ื”ืจื’ ื“ื”ื ื“ืžืฉืžืข ื‘ื‘ืŸ ืกื•ืจืจ ื•ืžื•ืจื” ื•ื‘ืจื™ืฉ ื›ืชื•ื‘ื•ืช ื“ืื•ื ืก ืฉืจื™ ื”ื™ื™ื ื• ื”ื™ื›ื ืฉื”ื™ื ืงืจืงืข ืขื•ืœื ื•ืœื ืขื‘ื“ื” ืžืขืฉื” ืื‘ืœ ืœืขืฉื•ืช ืžืขืฉื” ื›ื’ื•ืŸ ืฉืื•ืžืจ ืœื” ืฉืชื‘ื™ื ื”ืขืจื•ื” ืขืœื™ื” ืชื™ื”ืจื’ ื•ืืœ ืชืขืฉื” ืžืขืฉื” ื“ืžืจื•ืฆื— ื™ืœืคื™ื ืŸ ื•ืจื•ืฆื— ืœื ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ืœืžื™ืžืกืจ ื ืคืฉื™ื” ืืœื ื›ืฉืื•ืžืจ ืœื• ืœื”ืจื•ื’ ื‘ื™ื“ื™ื ืื‘ืœ ืื ืื•ืžืจ ื”ื ื— ืœื–ืจื•ืง ืขืฆืžืš ืขืœ ื”ืชื™ื ื•ืง ืื• ืชื™ื”ืจื’ ืื™ื ื• ื—ื™ื™ื‘ ืœืžืกื•ืจ ืขืฆืžื• ื›ื“ื™ ืœื”ืฆื™ืœ ื—ื‘ื™ืจื• ื“ืื“ืจื‘ื” ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ืžืื™ ื—ื–ื™ืช ื“ื“ืžื™ื” ื“ื—ื‘ืจื™ื” ืกื•ืžืง ื˜ืคื™ ื“ื™ืœืžื ื“ืžื ื“ื™ื“ื™ ืกื•ืžืง ื˜ืคื™ ื•ืžื™ื”ื• ืœื“ื™ื“ื™ื” ืื ืื•ืžืจื™ื ืœื• ื”ื ื— ืœืชืงื•ืข ืื•ืชืš ื‘ืขืจื•ื” ื™ื”ืจื’ ื•ืืœ ื™ืขื‘ื•ืจ ื“ืœื ืžืฆื™ ืœืžื™ืžืจ ืœื ืขื‘ื™ื“ื ื ืžืขืฉื” ื“ื›ื™ื•ืŸ ืฉืชื•ืงืขื™ืŸ ืื•ืชื• ื•ืื™ืŸ ืงื™ืฉื•ื™ ืืœื ืœื“ืขืช ื›ื“ืืžืจื™' ื‘ืจื™ืฉ ื”ื‘ื ืขืœ ื™ื‘ืžืชื• (ื™ื‘ืžื•ืช ื ื’.) ื•ืžื” ืฉื”ื•ื ืžืชืงืฉื” ื”ื•ื™ ืžืขืฉื”:
L'explication vise l'homme qui a le rapport (le boel). Elle, qu'elle subisse le rapport et qu'elle ne soit pas tuรฉe, car elle est sol du monde (karka olam), comme on le dit dans Ben sorer ou morรฉ (Sanhรฉdrin 74b). Au dรฉbut de Ketoubot (3b) aussi, on objecte : qu'on leur enseigne que la contrainte (ones) est permise. Le Ri dit que la leรงon "qu'elle soit tuรฉe" se lit bien. Ce qui ressort de Ben sorer ou morรฉ et du dรฉbut de Ketoubot, que la contrainte est permise, c'est la oรน elle est sol du monde et oรน elle n'accomplit pas d'acte. Pour accomplir un acte, par exemple si on lui dit d'amener l'interdit (erva) sur elle, qu'elle se laisse tuer et qu'elle n'accomplisse pas d'acte. Car nous l'apprenons du meurtrier. Le meurtrier n'est tenu de livrer sa vie que lorsqu'on lui dit de tuer de ses mains. Si on lui dit : laisse-toi jeter sur le nourrisson, ou bien tu seras tuรฉ, il n'est pas tenu de se livrer pour sauver son prochain. Au contraire, il y a lieu de dire : qu'as-tu vu, pour que le sang de ton prochain soit plus rouge ? Peut-รชtre mon sang est-il plus rouge. Toutefois, pour l'homme, s'ils lui disent : laisse que l'on t'introduise dans l'union interdite, qu'il se laisse tuer et qu'il ne transgresse pas. Il ne peut pas dire : je n'accomplis pas d'acte. Dรจs lors qu'on l'introduit, et qu'il n'y a de kishouy (รฉrection) qu'avec la daat (conscience), comme on le dit au dรฉbut de Ha-ba al yevimto (Yevamot 53a), le fait qu'il se raidisse est un acte.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืžื” ืจื•ืฆื—, ื™ื”ืจื’ ื•ืืœ ื™ืขื‘ืจ, ืืฃ ื ืขืจื” ื”ืžืืจืกื”, ืชื”ืจื’ ื•ืืœ ืชืขื‘ืจ. ื ืžืฆื ื’ื™ืœื•ื™ ืขืจื™ื•ืช ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžืฉืคื™ื›ื•ืช ื“ืžื™ื ื•ืœื›ืŸ ื‘ืขืฉืจืช ื”ื“ื‘ืจื•ืช ื›ืชื™ื‘ 'ืœื ืชื ืืฃ' ืื—ืจ 'ืœื ืชืจืฆื—' (ืฉืžื•ืช ื›, ื™ื‘) ื’ื ื ืžืฆื ืœืคื™ ื–ื” ืขื‘ื•ื“ื” ื–ืจื” ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžืงืจื ืœื”ื“ื™ื” ื•ื’ื™ืœื•ื™ ืขืจื™ื•ืช ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžืงืจื ื“ืจื•ืฆื— ืื‘ืœ ืฉืคื™ื›ื•ืช ื“ืžื™ื ื’ื•ืคื™ื” ืœื ื™ืœืคื™ื ืŸ ืžืงืจื ืœื”ื“ื™ื” ืืœื ืžืกื‘ืจืช ื”ืจืืฉ ื•ืœื›ืŸ 'ืœื ืชืจืฆื—' ื›ืชื™ื‘ ืจืืฉื•ืŸ ื‘ืœื•ื— ื”ืฉื ื™ ืœืจืžื•ื– ื“ื™ื”ืจื’ ื•ืืœ ื™ืขื‘ื•ืจ ืžื›ื— ืกื‘ืจืช ื”ืจืืฉ ืื‘ืœ ืฆื•ื•ื™ ืขื‘ื•ื“ื” ื–ืจื” ืฉื”ื•ื ื‘ื“ื™ื‘ื•ืจ 'ืœื ื™ื”ื™ื” ืœืš' ื›ืชื™ื‘ ื“ื‘ื•ืจ ืฉื ื™ ื‘ืœื•ื— ื”ืจืืฉื•ืŸ ื•ืฆื•ื•ื™ ื’ื™ืœื•ื™ ืขืจื™ื•ืช ื‘'ืœื ืชื ืืฃ' ื›ืชื™ื‘ ื“ื‘ื•ืจ ืฉื ื™ ื‘ืœื•ื— ื”ืฉื ื™ ืœื”ื•ืจื•ืช ื›ื™ ืฉืชื™ื ืืœื” ื”ื ื ืœืžื“ื™ื ืžื“ื‘ืจ ืื—ื“. ื ืžืฆื ืฉืœืฉื” ืืœื” ื‘ืœื‘ื“ ืฉื”ื ืขื‘ื•ื“ื” ื–ืจื” ื’ื™ืœื•ื™ ืขืจื™ื•ืช ื•ืฉืคื™ื›ื•ืช ื“ืžื™ื ื™ื”ืจื’ ื•ืืœ ื™ืขื‘ื•ืจ ืื‘ืœ ื‘ืฉืืจ ืžืฆื•ืช ืœื ื™ื”ืจื’ ื•ืจืง ื—ื™ื™ื‘ ืœื™ืชืŸ ื›ืœ ื”ื•ืŸ ื‘ื™ืชื• ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ืขื‘ื•ืจ ืขืœ ืœืื• ืžืื™ืกื•ืจื™ ืชื•ืจื” ื•ื›ื ื–' ื‘ืคื•ืกืงื™ื. ื•ื‘ื–ื” ื™ื•ื‘ืŸ ื‘ืก"ื“ ืจืžื– ื”ื›ืชื•ื‘ 'ืื ื™ืชืŸ ืื™ืฉ ืืช ื›ืœ ื”ื•ืŸ ื‘ื™ืชื• ื‘ืื”ื‘ื” ื‘ื•ื– ื™ื‘ื•ื–ื• ืœื•' (ืฉื™ืจ ื”ืฉื™ืจื™ื ื—, ื–) ื›ืœื•ืžืจ ื›ื™ ื™ืชืŸ ืื™ืฉ ืืช ื›ืœ ื”ื•ืŸ ื‘ื™ืชื• ื‘ืื”ื‘ื” ืฉืœ ื”ืงื‘"ื” ืœืงื™ื™ื ื”ืœืื•ื™ืŸ ืฉืฆื•ื”ื• ื”ื•ืŸ 'ื‘ื™ืชื•' ื“ื•ืงื ื•ืœื ื ืคืฉื• ื•ืจืง ื‘ืฉืœืฉื” ื“ื‘ืจื™ื ืฉื”ื ' ื‘ื•ื– ' ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ื“ื™ื‘ื•ืจ ื‘' ืฉืœ 'ืœื ื™ื”ื™ื” ืœืš' ื•ื“ื™ื‘ื•ืจ ื•' ืฉืœ 'ืœื ืชืจืฆื—' ื•ื“ื™ื‘ื•ืจ ื–' ืฉืœ 'ืœื ืชื ืืฃ' ืฉืœืฉ ืืœื• ื™ื‘ื•ื–ื• ืœื• ื“ื™ื™ืงื ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ืœื’ื•ืคื• ื•ืขืฆืžื• ืฉื™ืชืŸ ื ืคืฉื• ื’ื ื›ืŸ ื‘ืขื‘ื•ืจื ื•ืœื ื™ืขื‘ื•ืจ.
"De mรชme que le meurtrier, qu'il se laisse tuer et qu'il ne transgresse pas, de mรชme la jeune fille fiancรฉe, qu'elle se laisse tuer et qu'elle ne transgresse pas." Il en ressort que les unions interdites s'apprennent du meurtre. C'est pourquoi, dans les Dix Paroles, il est รฉcrit lo tin'af (tu ne commettras pas d'adultรจre) aprรจs lo tirtzah (tu ne tueras pas) (Chemoth 20). Il en ressort aussi que l'idolรขtrie s'apprend d'un verset qui la vise elle-mรชme, et que les unions interdites s'apprennent du verset du meurtrier. Le meurtre lui-mรชme s'apprend de la sevara de la tรชte (sevarat ha-roch). Un verset qui le viserait directement n'en est pas la source. C'est pourquoi lo tirtzah est รฉcrit en premier sur la seconde table, pour indiquer que yehareg ve-al yaavor vient de la force de cette sevara premiรจre. Le commandement de l'idolรขtrie, la parole lo yihyeh lekha (tu n'auras pas), est รฉcrit comme deuxiรจme parole de la premiรจre table. Le commandement des unions interdites, lo tin'af, est รฉcrit comme deuxiรจme parole de la seconde table, pour enseigner que ces deux-lร  s'apprennent d'une seule chose. Il en ressort que ces trois seulement, idolรขtrie, unions interdites et meurtre, sont yehareg ve-al yaavor. Pour les autres mitsvot, on ne se laisse pas tuer. On est tenu de donner toute la fortune de sa maison afin de ne pas transgresser un lav des interdits de la Tora, comme il est mentionnรฉ chez les poskim (dรฉcisionnaires). Par lร  on comprend, avec l'aide du Ciel, l'allusion du verset : si un homme donnait toute la fortune de sa maison pour l'amour, bouz yavouzou lo, on le mรฉpriserait (Chir ha-chirim 8:7). C'est-ร -dire : lorsqu'un homme donne toute la fortune de sa maison par amour du Saint bรฉni soit-Il, pour accomplir les lavim qu'Il lui a ordonnรฉs, le verset vise la fortune de sa maison, davka. Sa vie n'est pas ce don. Seulement pour trois choses, qui sont bouz : la parole 2, lo yihyeh lekha ; la parole 6, lo tirtzah ; la parole 7, lo tin'af. Pour ces trois-lร , "on le mรฉprisera" vise son corps et sa personne : il donnera aussi sa vie pour elles, et il ne transgressera pas.
๐Ÿ’ก Explication

Le hekesh travaille dans les deux sens. De la naara vers le meurtrier : on peut la sauver au prix de la vie du rodef, donc on sauve aussi la victime d'un meurtre au prix de la vie du poursuivant. Du meurtrier vers la naara : yehareg ve-al yaavor, donc elle aussi se laisse tuer et ne transgresse pas.

Ba lilamed ve-nimtsa lamed : le meurtrier semble venir enseigner le sauvetage, dรฉjร  รฉcrit pour la jeune fille ("et personne pour la sauver"). Rachi : le kaf porte sur les deux, comme ke-am ke-kohen. Les deux cas sont รฉgaux. On apprend de chacun vers l'autre. Si l'on ne peut sauver qu'en tuant, on tue. Si un membre suffit, on s'arrรชte au membre.

Tossefot lit tehareg sur celui qui agit. La femme passive, karka olam, subit et n'est pas tuรฉe. Si on lui demande un acte, elle se laisse tuer. Modรจle : le meurtrier ne livre sa vie que pour tuer de ses mains. Se laisser jeter sur un nourrisson reste hors de cette obligation : mai hazit, peut-รชtre que mon sang est plus rouge. Pour l'homme forcรฉ dans l'erva, le kishouy compte comme un acte, car il n'y a d'รฉrection qu'avec la daat (Yevamot 53a).

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Devarim 22:26, les deux sens du hekesh naara meorasa rapprochรฉe du rotseah De la naara vers le rotseah On peut la sauver au prix de la vie du rodeef. Donc on sauve la victime Du rotseah vers la naara Qu'il se laisse tuer et qu'il ne transgresse pas. Donc elle aussi : yehareg. Ba lilamed ve-nimtsa lamed : il vient enseigner, et il se trouve qu'il apprend. Rachi : les deux sont รฉgaux, comme ke-am ke-kohen (Yeshaya 24).
Deux sens : sauver la victime au prix du rodef, et yehareg ve-al yaavor pour la naara.
4
ื•ืฉืคื™ื›ื•ืช ื“ืžื™ื ื’ื•ืคื™ื” ืžื ืœืŸ? ืกื‘ืจื ื”ื•ื: ื›ื™ ื”ื”ื•ื ื“ืืชื ืœืงืžื™ื” ื“ืจื‘ื, ืืžืจ ืœื™ื”: ืžืจื™ ื“ื•ืจืื™ ืืžืจ ืœื™: ื–ื™ืœ ืงื˜ืœื™ื” ืœืคืœื ื™ื, ื•ืื™ ืœื โ€” ืงื˜ืœื™ื ื ืœืš. ืืžืจ ืœื™ื”: ืœื™ืงื˜ืœื•ืš ื•ืœื ืชื™ืงื˜ื•ืœ, ืžืื™ ื—ื–ื™ืช ื“ื“ืžื ื“ื™ื“ืš ืกื•ืžืง ื˜ืคื™? ื“ื™ืœืžื ื“ืžื ื“ื”ื”ื•ื ื’ื‘ืจื ืกื•ืžืง ื˜ืคื™.

Et le meurtre lui-mรชme, d'oรน le tenons-nous ? C'est un raisonnement (sevara).

Comme cet homme qui vint devant Rava. Il lui dit : le maรฎtre de ma ville m'a dit : va tuer untel, sinon je te tue.

Il lui dit : qu'il te tue, et toi, ne tue pas. Qu'as-tu vu, pour que ton sang soit plus rouge ?

Peut-รชtre le sang de cet homme est-il plus rouge.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืจื™ ื“ื•ืจืื™ ืžื•ืฉืœ ืขื™ืจื™:
Le gouverneur de ma ville.
ืžืื™ ื—ื–ื™ืช ื“ื“ืžื ื“ื™ื“ืš ืกื•ืžืง ื›ืœื•ืžืจ ื›ืœื•ื ื‘ืืชื” ืœื™ืฉืืœ ืขืœ ื›ืš ืืœื ืžืคื ื™ ืฉืืชื” ื™ื•ื“ืข ืฉืื™ืŸ ืžืฆื•ื” ืขื•ืžื“ืช ื‘ืคื ื™ ืคื™ืงื•ื— ื ืคืฉ ื•ืกื‘ื•ืจ ืืชื” ืฉืืฃ ื–ื• ืชื“ื—ื” ืžืคื ื™ ืคื™ืงื•ื— ื ืคืฉืš ืื™ืŸ ื–ื• ื“ื•ืžื” ืœืฉืืจ ืขื‘ื™ืจื•ืช ื“ืž"ืž ื™ืฉ ื›ืืŸ ืื‘ื•ื“ ื ืคืฉ ื•ื”ืชื•ืจื” ืœื ื”ืชื™ืจื” ืœื“ื—ื•ืช ืืช ื”ืžืฆื•ื” ืืœื ืžืคื ื™ ื—ื™ื‘ืช ื ืคืฉื• ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ื•ื›ืืŸ ืขื‘ื™ืจื” ื ืขืฉื™ืช ื•ื ืคืฉ ืื‘ื•ื“ื” ืžื™ ื™ืืžืจ ืฉื ืคืฉืš ื—ื‘ื™ื‘ื” ืœืคื ื™ ื”ืžืงื•ื ื™ื•ืชืจ ืžืฉืœ ื–ื” ื“ื™ืœืžื ืฉืœ ื–ื” ื—ื‘ื™ื‘ื” ื˜ืคื™ ืขืœื™ื• ื•ื ืžืฆื ืขื‘ื™ืจื” ื ืขืฉื™ืช ื•ื ืคืฉ ืื‘ื•ื“ื”:
Es-tu venu interroger lร -dessus seulement parce que tu sais qu'aucune mitsva ne tient devant le sauvetage d'une vie (pikouah nefech), et que tu penses que celle-ci aussi sera รฉcartรฉe devant le sauvetage de ta vie ? Celle-ci diffรจre des autres transgressions. De toute faรงon, il y a ici perte d'une vie. La Tora n'a permis d'รฉcarter la mitsva qu'ร  cause de la chรฉretรฉ de la vie d'un Israรซl. Ici, une transgression est commise, et une vie est perdue. Qui dira que ta vie est plus chรจre devant le Lieu (ha-Makom) que celle de celui-ci ? Peut-รชtre celle de celui-ci Lui est-elle plus chรจre. Et l'on se trouve avec une transgression commise, et une vie perdue.
๐Ÿ’ก Explication

Le hekesh a donnรฉ le meurtre comme source des arayot. Reste ร  fonder le meurtre lui-mรชme. La Guemara rรฉpond : sevara.

Le cas : un gouverneur ordonne de tuer un homme, sous peine de mort. Rava refuse. Mai hazit : qu'as-tu vu pour juger ton sang plus rouge, c'est-ร -dire ta vie plus prรฉcieuse ?

Rachi : le pikouah nefech รฉcarte une mitsva parce que la vie d'un Israรซl est chรจre, et que l'รฉcartement sauve cette vie. Ici, les deux issues perdent une vie et laissent une transgression. Rien ne dit que ta vie pรจse plus devant ha-Makom.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
La sevara de Rava Le gouverneur Va tuer untel, sinon je te tue. L'homme devant Rava Il connaรฎt pikouah nefech. Il croit que cela รฉcarte aussi. Rรฉponse Qu'il te tue, et toi, ne tue pas. Mai hazit de-dama didakh sumak tfei ? Qu'as-tu vu, pour que ton sang soit plus rouge ? Peut-รชtre le sien l'est-il davantage. Rachi : ici une transgression est faite, et une vie est perdue dans les deux choix.
Tuer pour ne pas รชtre tuรฉ : Rava refuse. Le sang de l'autre peut รชtre plus rouge.
5
ืžืจ ื‘ืจ ืจื‘ ืืฉื™ ืืฉื›ื—ื™ื” ืœืจื‘ื™ื ื ื“ืฉื™ื™ืฃ ืœื” ืœื‘ืจืชื™ื” ื‘ื’ื•ื”ืจืงื™ ื“ืขืจืœื”. ืืžืจ ืœื™ื”: ืื™ืžื•ืจ ื“ืืžื•ืจ ืจื‘ื ืŸ ื‘ืฉืขืช ื”ืกื›ื ื”, ืฉืœื ื‘ืฉืขืช ื”ืกื›ื ื” ืžื™ ืืžื•ืจ?

Mar bar Rav Ashi trouva Ravina qui frottait sa fille avec des olives vertes (goharkei) de orla. Il lui dit : dis que les Sages ont parlรฉ pour le moment du danger.

Hors du moment du danger, ont-ils parlรฉ ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืฉื™ื™ืฃ ืžื•ืฉื—:
Il enduisait.
ื’ื•ื”ืจืงื™ ื“ืขืจืœื” ื‘ื•ืกืจ ื–ื™ืชื™ื ืงื˜ื ื™ื ืžืฉื•ื ืจืคื•ืื” ื“ืงืกื‘ืจ ืžื•ืชืจ ืœื”ืชืจืคืื•ืช ื‘ืื™ืกื•ืจื™ ื”ื ืื”:
De petites olives vertes (boser), pour un soin. Car il estimait permis de se soigner avec des interdits de profit (issurei hanaa).
๐Ÿ’ก Explication

Aprรจs les trois interdits oรน l'on ne se soigne pas, un cas ordinaire d'issur hanaa : la orla. Ravina enduit sa fille d'olives vertes. Mar bar Rav Ashi limite la permission des Sages au moment du danger.

6
ืืžืจ ืœื™ื”: ื”ืื™ ืื™ืฉืชื ืฆืžื™ืจืชื ื ืžื™ ื›ืฉืขืช ื”ืกื›ื ื” ื“ืžื™ื. ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™, ืืžืจ ืœื™ื”: ืžื™ื“ื™ ื“ืจืš ื”ื ืื” ืงื ืขื‘ื™ื“ื ื?

Il lui dit : cette fiรจvre brรปlante (ishta tsemirta) aussi est comme un moment de danger. Certains disent qu'il lui dit : est-ce que j'agis selon le mode du profit (derekh hanaa) ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื™ืฉืชื ืฆืžื™ืจืชื ื—ื•ืœื™ ืฉืงื•ืจื™ืŸ ืžืœื•ื™"ื™ ืฆืžื™ืจืชื ื—ื ื›ืžื• ื“ืฆืžืจื” ืฆืžื•ืจื™ ื‘ื‘ื‘ื ืงืžื (ื“ืฃ ืก.):
Une maladie que l'on appelle meloui. Tsemirta veut dire brรปlant, comme tsemra tsmorei dans Bava Kama (60a).
ื“ืจืš ื”ื ืืชื• ืœืื—ืจ ืฉื™ืชื‘ืฉืœื• ื•ื™ื•ืฆื ืฉืžื ืŸ ื‘ื‘ื™ืช ื”ื‘ื“:
Aprรจs qu'elles ont mรปri, et que leur huile sort au pressoir.
๐Ÿ’ก Explication

Deux versions de la rรฉponse de Ravina. La premiรจre : la fiรจvre brรปlante compte dรฉjร  comme shaat ha-sakana, un moment de danger. La seconde : l'onction n'est pas le derekh hanaa de ces olives.

Rachi : le profit habituel, c'est l'huile extraite au pressoir, une fois le fruit mรปr. Le boser รฉtalรฉ sur la peau n'emprunte pas ce mode. Dans cette version, la permission ne dรฉpend pas du danger.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Olives de orla sur la fille de Ravina Le fait Onction de goharkei, petites olives vertes de orla, pour un soin. Mar bar Rav Ashi Les Sages ont parlรฉ pour le moment du danger. Hors danger, l'ont-ils dit ? Deux rรฉponses 1. Fiรจvre brรปlante = moment de danger. 2. Est-ce derekh hanaa ? Rachi : le mode du profit, c'est l'huile au pressoir, une fois les olives mรปres. L'onction du boser n'emprunte pas ce mode.
Mar bar Rav Ashi exige le danger. Ravina : la fiรจvre en est un, ou bien l'onction n'est pas le mode du profit.
7
ืื™ืชืžืจ: ื”ื ืื” ื”ื‘ืื” ืœื• ืœืื“ื ื‘ืขืœ ื›ืจื—ื•, ืื‘ื™ื™ ืืžืจ: ืžื•ืชืจืช, ื•ืจื‘ื ืืžืจ: ืืกื•ืจื”.

On a enseignรฉ : un profit qui vient ร  un homme malgrรฉ lui, Abaye dit : il est permis. Et Rava dit : il est interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืžื•ืชืจืช ืื™ืŸ ืฆืจื™ืš ืœืคืจื•ืฉ ื”ื™ืžื ื” ื›ื“ืžืคืจืฉ:
Il n'a pas besoin de s'en รฉcarter, comme on l'explique.
๐Ÿ’ก Explication

Hanaa ha-baa lo le-adam be-al korkho : le profit de l'interdit lui arrive sans qu'il se soit placรฉ lร  pour en jouir. Abaye : permis, on ne s'รฉcarte pas. Rava : interdit. La suite dรฉcoupe le cas selon efshar (on peut s'รฉcarter) et kavana.

8
ืืคืฉืจ ื•ืงื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ, ืœื ืืคืฉืจ ื•ืงืžื™ื›ื•ื™ืŸ โ€” ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ืืกื•ืจ. ืœื ืืคืฉืจ ื•ืœื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ โ€” ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ืฉืจื™. ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ื“ืืคืฉืจ ื•ืœื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ.

On peut s'รฉcarter et il a l'intention, on ne peut pas s'รฉcarter et il a l'intention : tous conviennent que c'est interdit. On ne peut pas s'รฉcarter et il n'a pas l'intention : tous conviennent que c'est permis.

Ils divergent lร  oรน l'on peut s'รฉcarter et oรน il n'a pas l'intention.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื”ื›ื™ ื’ืจืกื™ื ืŸ ืืคืฉืจ ื•ืงื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืœื ืืคืฉืจ ื•ืงื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ืืกื™ืจ ืืคืฉืจ ืœื• ืœื™ื‘ื“ืœ ื•ืงื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืœื”ืชืงืจื‘ ื›ื“ื™ ืœื™ื”ื ื•ืช ื›ื’ื•ืŸ ืจื™ื— ืฉืœ ืข"ื– ืื• ืืคื™ืœื• ืื™ ืืคืฉืจ ืœื• ืœื™ื‘ื“ืœ ื•ืžื™ื”ื• ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื”ื•ื ื•ื—ื‘ื™ื‘ ื”ื•ื ืœื• ืœื™ื”ื ื•ืช:
Voici la leรงon : on peut s'รฉcarter et il a l'intention, on ne peut pas s'รฉcarter et il a l'intention, tous conviennent que c'est interdit. Il lui est possible de s'รฉcarter, et il a l'intention de s'approcher afin de profiter, par exemple l'odeur d'une idolรขtrie. Ou bien il lui est impossible de s'รฉcarter, mais il a l'intention, et le profit lui est cher.
ืœื ืืคืฉืจ ืœื• ืœื™ื‘ื“ืœ ื•ืœื ืงื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืœื™ื”ื ื•ืช ื“ืื™ื›ื ืชืจืชื™ ืœื”ื™ืชืจ ืœื›"ืข ืฉืจื™:
Il ne peut pas s'รฉcarter, et il n'a pas l'intention de profiter. Il y a deux raisons de permettre. Pour tous, c'est permis.
ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ื“ืืคืฉืจ ืœื• ืœื™ื‘ื“ืœ ื•ืœื ื ื‘ื“ืœ ื•ืžื™ื”ื• ืœื ืงื ืžื™ื›ื•ื•ืŸ:
Il peut s'รฉcarter, il ne s'est pas รฉcartรฉ, et toutefois il n'a pas l'intention.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœื ืืคืฉืจ ื•ืœื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืœื ืคืœื™ื’ื™ ืœืœื™ืฉื ื ืงืžื ื ืจืื” ืœืคืจืฉ ื“ื›"ืข ืงืื™ ืืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื ื•ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ืฉืจื™ ื”ื™ื™ื ื• ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืืกืจ ื“ื”ื ืจื‘ื ืžื•ืงื™ ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืœื ืืคืฉืจ ื•ืœื ืžื™ื›ื•ื•ืŸ ื“ื‘ืืคืฉืจ ืงืืžืจ ื“ืžื•ื“ื” ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื“ืืกื•ืจ ื•ืœืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ืœื ืืคืฉืจ ื•ืœื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืœื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ื“ืฉืจื™ ื”ืื™ ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ื”ื™ื™ื ื• ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื•ื"ืฉ ื“ื‘ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ืœื ื”ื“ืจ ื•ื ืงื™ื˜ ืืœื ืžื” ืฉืžืฉื ื” ืžืœืฉื•ืŸ ืจืืฉื•ืŸ ื•ืœื”ื›ื™ ืœื ื ืงื˜ ื‘ื“ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ืืคืฉืจ ื•ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืœื›"ืข ืืกื•ืจ ื•ืžื™ื™ืจื™ ื›ื’ื•ืŸ ื“ืœื ื”ื•ื™ ืคืกื™ืง ืจื™ืฉื™ื” ื“ื‘ืคืกื™ืง ืจื™ืฉื™ื” ืžื•ื“ื” ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื•ืœื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ ื“ืืคื™ืœื• ื‘ืคืกื™ืง ืจื™ืฉื™ื” ืฉืจื™ ื”ื›ื ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ืžืฉื•ื ื“ื”ื›ื ืžื™ื™ืจื™ ื‘ื’ืจื™ืจื” ื“ื›ืœื™ื ื“ืœื™ื›ื ืืœื ืื™ืกื•ืจื ื“ืจื‘ื ืŸ ืฉื”ื•ื ื—ื•ืคืจ ื›ืœืื—ืจ ื™ื“ ื›ื“ืืžืจ ื‘ื‘ืžื” ืžื“ืœื™ืงื™ืŸ (ืฉื‘ืช ื›ื˜) ื“ื”ื ื‘ืฉืžืขืชื ืžื™ื™ืชื™ ืขืœื” ืžื™ื“ื™ ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื›ื’ื•ืŸ ืžืขื™ืœื” ื•ื›ืœืื™ื ื•ืคืกื•ืœ ืคืจื” ื•ืฆ"ืœ ื“ื›ืœ ื”ื ื”ื• ื“ืžื™ื™ืชื™ ืœื ื”ื•ื™ ืคืกื™ืง ืจื™ืฉื™ื” ื•ืœื ืืคืฉืจ ื“ื›ื•ืœื™ ืฉืžืขืชื ื ืจืื” ืœืจ"ื™ ื“ืœื ืืคืฉืจ ื›ื“ืจื›ื• ืืœื ื‘ื˜ื•ืจื— ื’ื“ื•ืœ ื“ื”ื ืฉื™ืœืฉื•ืœ ื”ืื•ืžื ื™ืŸ ื‘ืงื•ืคื•ืช ื—ืฉื™ื‘ ืœื ืืคืฉืจ ื•ื”ื ื“ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ื›ืชื•ื‘ื•ืช (ื“ืฃ ื”:) ื’ื‘ื™ ืžื”ื• ืœื‘ืขื•ืœ ื‘ืชื—ืœื” ื‘ืฉื‘ืช ื“ืงืืžืจ ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืกื•ืจ ืžืฉื•ื ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื•ืŸ ืืข"ื’ ื“ื”ื•ื™ ืœื ืืคืฉืจ ื•ืœื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ื•ืฆืจื™ืš ืœื•ืžืจ ื“ื”ื”ื™ื ืกื•ื’ื™ื ื›ืจื‘ื™ ื™ืจืžื™ื” ื“ื‘ืžื” ืžื“ืœื™ืงื™ืŸ ื“ืืกืจ ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืœื ืืคืฉืจ ื•ืœื ืžื™ื›ื•ื•ืŸ ืืข"ื’ ื“ืื™ืชื•ืชื‘ ื‘ืžืื™ ื“ืืžืจ ืงื˜ื ื™ื ืืกื•ืจื™ื ืืคื™ืœื• ืœืจ"ืฉ (ืื™ืชื•ืชื‘) ืž"ืž ื‘ืžืื™ ื“ืืกืจ ืืคื™ืœื• ื‘ื’ื“ื•ืœื™ื ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืœื ืื™ืชื•ืชื‘:
Selon la premiรจre version, il convient d'expliquer que "tous" porte sur Abaye et Rava. Ils conviennent de permettre, et cela selon Rabbi Shimon, car Rabbi Yehouda interdit. En effet, Rava place le diffรฉrend de Rabbi Yehouda et de Rabbi Shimon dans le cas oรน l'on ne peut pas s'รฉcarter et oรน l'on n'a pas l'intention : car, lร  oรน l'on peut s'รฉcarter, il dit que Rabbi Shimon convient que c'est interdit. Selon la version "certains disent", "on ne peut pas s'รฉcarter et l'on n'a pas l'intention, pour tous c'est permis" : ce "tous" dรฉsigne Rabbi Yehouda et Rabbi Shimon. Cela se tient. Dans "certains disent", on ne reprend que ce qui change par rapport ร  la premiรจre formulation. C'est pourquoi l'on ne dit pas, dans "certains disent" : on peut s'รฉcarter et l'on a l'intention, pour tous c'est interdit. Il s'agit d'un cas qui n'est pas un pesik reisha (consรฉquence inรฉvitable), car dans un pesik reisha Rabbi Shimon convient que c'est interdit. On ne peut pas dire que, mรชme dans un pesik reisha, Rabbi Shimon permet ici, au motif qu'il s'agirait du traรฎnage d'ustensiles, oรน il n'y a qu'un interdit rabbinique, puisqu'on creuse d'une maniรจre inhabituelle (ke-leahar yad), comme on le dit dans Bame madlikin (Chabbat 29). Car dans la sougya on amรจne sur ce sujet des cas de la Tora, comme la meila (usage profane du sacrรฉ), les kilayim, et l'invalidation de la para (vache rousse). Il faut dire que tous ces cas amenรฉs ne sont pas un pesik reisha. Et "on ne peut pas" : dans toute la sougya, il paraรฎt au Ri que "on ne peut pas" veut dire : pas selon son mode habituel, mais au prix d'une grande peine. En effet, le traรฎnage des artisans avec leurs caisses compte comme "on ne peut pas". Et ce que l'on dit dans Ketoubot (5b), au sujet de : peut-on avoir le premier rapport un Chabbat, oรน l'on dit que selon Rabbi Yehouda c'est interdit ร  cause d'un davar she-ein mitkaven (acte auquel on ne vise pas), bien que ce soit un cas oรน l'on ne peut pas s'รฉcarter et oรน l'on n'a pas l'intention : il faut dire que cette sougya suit Rabbi Yirmeya, dans Bame madlikin, qui interdit selon Rabbi Yehouda le cas oรน l'on ne peut pas et oรน l'on n'a pas l'intention, bien qu'il ait รฉtรฉ rรฉfutรฉ sur ce qu'il disait, que les petits ustensiles sont interdits mรชme selon Rabbi Shimon. Nรฉanmoins, sur ce qu'il interdit mรชme pour les grands selon Rabbi Yehouda, il n'a pas รฉtรฉ rรฉfutรฉ.
๐Ÿ’ก Explication

Quatre cases. Dรจs qu'il y a intention de profiter, que l'on puisse s'รฉcarter ou non, tous interdisent. Si l'on ne peut pas s'รฉcarter et que l'on ne vise pas le profit, tous permettent. Reste une case : on peut s'รฉcarter, et l'on ne vise pas. C'est le diffรฉrend.

Rachi : s'รฉcarter, c'est s'รฉloigner. L'exemple de l'intention, c'est l'odeur d'une avoda zara dont on s'approche parce que le profit est cher. Deux motifs de permission rรฉunis (impossible de s'รฉcarter, et pas d'intention) : permis pour tous.

Tossefot prรฉcise qui est ce "tous". Version 1 : Abaye et Rava, et la permission est celle de Rabbi Shimon. Rabbi Yehouda interdit encore. Version 2 : "tous" inclut les deux tannaim. Le cas n'est pas un pesik reisha. Pour le Ri, "on ne peut pas" veut dire : seulement au prix d'une grande peine, pas selon le mode habituel. Ketoubot 5b, le premier rapport un Chabbat, suit Rabbi Yirmeya, qui interdit ce cas selon Rabbi Yehouda.

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ื•ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”, ื“ืืžืจ: ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืืกื•ืจ โ€” ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ืืกื•ืจ. ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ, ื“ืืžืจ: ื“ื‘ืจ ืฉืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืžื•ืชืจ. ืื‘ื™ื™ ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ, ื•ืจื‘ื ืืžืจ: ืขื“ ื›ืืŸ ืœื ืงื ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ โ€” ืืœื ื”ื™ื›ื ื“ืœื ืืคืฉืจ, ืื‘ืœ ื”ื™ื›ื ื“ืืคืฉืจ โ€” ืœื.

Et selon Rabbi Yehouda, qui dit : un acte auquel on ne vise pas (davar she-ein mitkaven) est interdit, tous conviennent que c'est interdit. Ils divergent selon Rabbi Shimon, qui dit : un acte auquel on ne vise pas est permis.

Abaye est comme Rabbi Shimon. Et Rava dit : Rabbi Shimon n'a dit cela que lร  oรน l'on ne peut pas s'รฉcarter.

Lร  oรน l'on peut s'รฉcarter, non.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืคืœื•ื’ืชื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืžืกื›ืช ืฉื‘ืช (ื“ืฃ ื›ื‘.) ื‘ื’ืจื™ืจืช ืžื˜ื” ื•ื›ืกื ื•ืกืคืกืœ ื•ื‘ืžืกื›ืช ื‘ื™ืฆื” (ื“ืฃ ื›ื’:):
Le diffรฉrend de Rabbi Yehouda et de Rabbi Shimon est dans le traitรฉ Chabbat (22a), au sujet du traรฎnage d'un lit, d'une chaise et d'un banc, et dans le traitรฉ Beitsa (23b).
ื“ืœื ืืคืฉืจ ื›ื’ื•ืŸ ืฉืฆืจื™ืš ืœืื•ืชืŸ ื›ืœื™ื ื•ืื™ืŸ ื™ื›ื•ืœ ืœื”ื’ื‘ื™ื”ืŸ ืขืœ ื›ืชื™ืคื• ื•ืื‘ื™ื™ ืกื‘ืจ ื‘ืงื˜ื ื™ื ื ืžื™ ืฉืจื™ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืืข"ืค ืฉืืคืฉืจ ืœื”ื’ื‘ื™ื”ืŸ ืขืœ ื›ืชื™ืคื• ื•ื”ื›ื™ ืืžืจื™ื ืŸ ื‘ืžืก' ืฉื‘ืช ื•ืœืจื‘ื ืœื ืฉืจื™ ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ืืœื ื‘ื’ื“ื•ืœื™ื:
Par exemple, il a besoin de ces ustensiles et il ne peut pas les soulever sur son รฉpaule. Abaye estime que, pour les petits aussi, Rabbi Shimon permet, bien qu'il soit possible de les soulever sur son รฉpaule. C'est ainsi que nous disons dans le traitรฉ Chabbat. Selon Rava, Rabbi Shimon ne permet que pour les grands.
๐Ÿ’ก Explication

La case disputรฉe (on peut s'รฉcarter, sans intention) est d'abord rapportรฉe aux tannaim. Selon Rabbi Yehouda, un davar she-ein mitkaven est interdit : Abaye et Rava s'accordent pour interdire. Selon Rabbi Shimon, cet acte est permis : lร , ils divergent.

Abaye suit Rabbi Shimon : permis, mรชme si l'on pouvait s'รฉcarter. Rava limite Rabbi Shimon au cas oรน l'on ne peut pas s'รฉcarter. Si l'on peut, Rabbi Shimon lui-mรชme n'a pas permis.

Rachi lit cela sur les ustensiles de Chabbat. Les grands ne montent pas sur l'รฉpaule : on ne peut pas s'รฉcarter du traรฎnage. Les petits le peuvent. Abaye : Rabbi Shimon permet aussi les petits. Rava : il ne permet que les grands.

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ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™: ืืคืฉืจ ื•ืœื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ โ€” ื”ื™ื™ื ื• ืคืœื•ื’ืชื™ื™ื”ื• ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ. ืœื ืืคืฉืจ ื•ืœื ืงื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ โ€” ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ืฉืจื™. ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™, ื“ืœื ืืคืฉืจ ื•ืงื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ. ื•ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื“ืื–ื™ืœ ื‘ืชืจ ื›ื•ื•ื ื” โ€” ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ืืกื•ืจ, ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”, ื“ืืžืจ: ืœื ืฉื ื ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื•ืœื ืฉื ื ืฉืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ, ืืคืฉืจ ืืกื•ืจ.

Certains disent : on peut s'รฉcarter et il n'a pas l'intention, tel est le diffรฉrend de Rabbi Yehouda et de Rabbi Shimon. On ne peut pas s'รฉcarter et il n'a pas l'intention : tous conviennent que c'est permis.

Ils divergent lร  oรน l'on ne peut pas s'รฉcarter et oรน il a l'intention. Et selon Rabbi Shimon, qui suit l'intention (kavana) : tous conviennent que c'est interdit.

Ils divergent selon Rabbi Yehouda, qui dit : il n'y a pas de diffรฉrence entre celui qui a l'intention et celui qui n'en a pas. Si l'on peut s'รฉcarter, c'est interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™ ืžื•ื“ื” ืจื‘ื ื”ื™ื›ื ื“ืœื ืงื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืืข"ื’ ืฉืืคืฉืจ ืฉืจื™ ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื“ื‘ื”ื›ื™ ืคืœื•ื’ืชื™ื™ื”ื• ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื•ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื•ื‘ื™ืŸ ืœืื‘ื™ื™ ื•ื‘ื™ืŸ ืœืจื‘ื ืœืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ืืกื•ืจ ืœืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ืฉืจื™:
Rava convient que, lร  oรน il n'a pas l'intention, bien que l'on puisse s'รฉcarter, Rabbi Shimon permet. Car c'est en cela le diffรฉrend de Rabbi Yehouda et de Rabbi Shimon. Tant pour Abaye que pour Rava : selon Rabbi Yehouda, c'est interdit ; selon Rabbi Shimon, c'est permis.
ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืื‘ื™ื™ ื•ืจื‘ื ืœื ืคืœื™ื’ื™ ื“ืฉืจื™ ื•ืืคื™ืœื• ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”:
Abaye et Rava ne divergent pas : c'est permis, mรชme selon Rabbi Yehouda.
ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ื“ืœื ืืคืฉืจ ื•ืงื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ื•ืžื™ื”ื• ืืœื™ื‘ื ื“ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื“ื—ืฉื™ื‘ื ืœื™ื” ื›ื•ื•ื ื” ื“ืžืชื™ืจ ืืคื™' ื‘ื“ืืคืฉืจ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืœื ืงื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืืœืžื ืื›ื•ื•ื ื” ืงืคื™ื“ ื”ื™ื›ื ื“ืงื ืžื›ื•ื™ืŸ ืืข"ื’ ื“ืœื ืืคืฉืจ ืืกื•ืจ:
Toutefois selon Rabbi Shimon, pour qui l'intention compte : puisqu'il permet mรชme lร  oรน l'on peut s'รฉcarter, dรจs lors que l'on n'a pas l'intention, on voit qu'il est exigeant sur l'intention. Lร  oรน il y a intention, bien que l'on ne puisse pas s'รฉcarter, c'est interdit.
ื”"ื’ ื›ื™ ืคืœื™ื’ื™ ืืœื™ื‘ื ื“ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืืžืจ ืœื ืฉื ื ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื•ืœื ืฉื ื ืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืืคืฉืจ ืืกื•ืจ ื•ืœื ื’ืจืกื™ื ืŸ ื•ืœื ืืคืฉืจ ืฉืจื™ ื“ื”ื ืœื ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื™ื” ื“ืืžืจ ื”ื›ื™ ื“ืื™ ืฉืžืขื™ื ืŸ ืœื™ื” ื”ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ืคืœื™ื’ ืจื‘ื ืœืžื™ืกืจ:
Voici la leรงon : ils divergent selon Rabbi Yehouda, qui dit : il n'y a pas de diffรฉrence entre celui qui a l'intention et celui qui n'en a pas ; si l'on peut s'รฉcarter, c'est interdit. Et nous ne lisons pas : et si l'on ne peut pas s'รฉcarter, c'est permis. Car nous ne lui avons pas entendu dire cela. Si nous lui avions entendu dire cela, comment Rava divergerait-il pour interdire ?
๐Ÿ’ก Explication

Deuxiรจme version. Le diffรฉrend de Rabbi Yehouda et de Rabbi Shimon est la case : on peut s'รฉcarter, sans intention. Abaye et Rava s'accordent sur cette lecture. Si l'on ne peut pas s'รฉcarter et que l'on ne vise pas, permis pour tous, mรชme selon Rabbi Yehouda.

Leur diffรฉrend ร  eux passe ailleurs : on ne peut pas s'รฉcarter, et l'on a l'intention. Selon Rabbi Shimon, qui suit la kavana, tous interdisent : l'intention suffit, mรชme si l'รฉcart est impossible. Reste la position de Rabbi Yehouda.

Rachi fixe la leรงon. Rabbi Yehouda dit : avec ou sans intention, si l'on peut s'รฉcarter, c'est interdit. On n'ajoute pas dans son texte : si l'on ne peut pas, c'est permis. S'il l'avait dit, Rava ne pourrait plus interdire ce cas.

11
ืื‘ื™ื™ ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”.

Abaye est comme Rabbi Yehouda.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืื‘ื™ื™ ื›ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืงืกื‘ืจ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืืกืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ื“ืืคืฉืจ ืืข"ื’ ื“ืœื ืงื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืฉืžืข ืžื™ื ื” ืœื ื—ืฉื‘ื™ื ืŸ ืœื™ื” ื›ื•ื•ื ื” ืืœื ื‘ื“ืืคืฉืจ ื•ืœื ืืคืฉืจ ืชืœื™ื ื˜ืขืžื ื”ืœื›ืš ื”ื™ื›ื ื“ืœื ืืคืฉืจ ืืข"ื’ ื“ืงื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืœื ืื™ื›ืคืช ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”:
Il estime que, puisque Rabbi Yehouda interdit lร  oรน l'on peut s'รฉcarter, bien que l'on n'ait pas l'intention, on en dรฉduit que l'intention n'est pas ce qui compte. La raison dรฉpend de "on peut s'รฉcarter" et de "on ne peut pas". Par consรฉquent, la oรน l'on ne peut pas s'รฉcarter, bien qu'il ait l'intention, cela n'importe pas ร  Rabbi Yehouda.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืื‘ื™ื™ ื›ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื ืจืื” ื“ืกื‘ืจ ืื‘ื™ื™ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืืคืฉืจ ื•ืœื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืืกื•ืจ ื•ื‘ืœื ืืคืฉืจ ื•ืœื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ืฉืจื™ ืืœืžื ื“ืื™ืกื•ืจ ืžืฉื•ื ื“ืืคืฉืจ ื”ื•ื ื•ืžื” ืฉื”ื™ื” ื‘ืกืคืจื™ื ื‘ื‘ืžื” ืžื“ืœื™ืงื™ืŸ (ืฉื‘ืช ื›ื˜:) ื•ืคืœื™ื’ื ื“ืขื•ืœื ื“ืืžืจ ืขื•ืœื ืžื—ืœื•ืงืช ื‘ืงื˜ื ื™ื ืื‘ืœ ื‘ื’ื“ื•ืœื™ื ื“"ื” ืืกื•ืจ ืฉื™ื‘ื•ืฉ ื”ื•ื ื“ื‘ื›ื•ืœื™ ืฉืžืขืชื ืฉืจื™ ื˜ืคื™ ืœื ืืคืฉืจ ืžื”ื™ื›ื ื“ืืคืฉืจ ื•ื’ื“ื•ืœื™ื ื”ื™ื™ื ื• ืœื ืืคืฉืจ ืืœื ื’ืจืก ื“"ื” ืžื•ืชืจ ื•ื”ื™ื™ื ื• ื›ืœื™ืฉื ื ื‘ืชืจื ื“ื”ื›ื ื“ื‘ืœื ืืคืฉืจ ื•ืœื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ื›"ืข ืœ"ืค ื“ืฉืจื™:
Il paraรฎt qu'Abaye estime ceci : puisque "on peut s'รฉcarter et l'on n'a pas l'intention" est interdit, et que "on ne peut pas s'รฉcarter et l'on n'a pas l'intention" est permis, on voit que l'interdit tient ร  ce que l'on peut s'รฉcarter. Et ce qui se trouvait dans les livres, dans Bame madlikin (Chabbat 29b) : "et cela diverge de Oula, car Oula a dit : le diffรฉrend porte sur les petits, mais sur les grands tous conviennent que c'est interdit", est une erreur de texte. Car dans toute notre sougya, "on ne peut pas" est permis plus largement que "on peut", et les grands correspondent ร  "on ne peut pas". La leรงon ร  tenir est : tous conviennent que c'est permis. Et cela correspond ร  la derniรจre version d'ici : dans "on ne peut pas s'รฉcarter et l'on n'a pas l'intention", tous ne divergent pas, c'est permis.
๐Ÿ’ก Explication

La Guemara ne nomme ici qu'Abaye. Rachi donne sa lecture de Rabbi Yehouda : le critรจre est la possibilitรฉ de s'รฉcarter, pas la kavana. Donc, si l'on ne peut pas s'รฉcarter, l'intention de profiter ne rend pas la chose interdite. C'est le cas disputรฉ avec Rava dans cette version. Rava interdit.

Tossefot corrige une leรงon de Chabbat 29b. Les livres faisaient dire ร  Oula : sur les grands ustensiles, tous interdisent. Or les grands sont le cas "on ne peut pas", et ce cas est le plus permis de la sougya. La leรงon ร  tenir : tous permettent. Elle rejoint la version 2 : sans possibilitรฉ de s'รฉcarter et sans intention, permis pour tous.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).