Pesachim 26a โ€” L'ombre du Heikhal, la meila, et la gรฉnisse dans l'attelage

Pesachim 26a

Sougya : L'amoud poursuit le diffรฉrend d'Abaye et de Rava : lorsqu'on ne peut pas s'abstenir et que l'on a l'intention de profiter, Abaye permet, Rava interdit. Abaye s'appuie sur Rabban Yo'hanan ben Zakkai, assis ร  l'ombre du Heikhal.

Rava rรฉpond que le Heikhal a รฉtรฉ fait pour son intรฉrieur, et il cite les artisans descendus en caisses dans le Kodech ha-Kodashim. La Guemara รฉcarte cette preuve : son, vue et odeur n'ont pas de meila, les caisses sont une maala.

Rav Papa distingue l'odeur du ketoret avant et aprรจs la colonne de fumรฉe. De lร , on demande si un objet dont la mitsva est faite sort de la meila : terumat ha-deshen, vรชtements du kohen gadol, egla aroufa, et les shnei ketuvim.

Le daf revient au diffรฉrend par la gรฉnisse entrรฉe dans la revaka, et s'arrรชte sur le resha.

On ne peut pas s'abstenir, et l'on vise le profit Deuxiรจme version du diffรฉrend, selon Rabbi Yehouda. Chacun apporte une baraita. Abaye : permis Rabban Yo'hanan ben Zakkai enseigne ร  l'ombre du Heikhal toute la journรฉe. Impossible de rรฉunir ailleurs. Il vise l'ombre. C'est permis. Rรฉponse de Rava : le Heikhal est fait pour son intรฉrieur. Rava : interdit Lucarnes au-dessus du Kodech ha-Kodashim. Artisans descendus en caisses. Il faut entrer pour rรฉparer. On empรชche le regard. Interdit. Rejet : son, vue, odeur sans meila. Les caisses : une maala. Autre version de Rava Meila absente, interdit prรฉsent : vise ceux qui sont dehors, qui peuvent s'abstenir. Ceux qui servent ร  l'intรฉrieur : mรชme l'interdit rabbinique tombe.
Abaye permet par l'ombre du Heikhal. Rava interdit par les caisses. La Guemara ramรจne les caisses ร  une maala.
La mitsva faite, la meila demeure-t-elle ? Son et vue Pas de substance. Jamais de meila. Odeur, avant la fumรฉe Les รฉpices ont un corps. Meila, si l'on sent. Odeur, aprรจs timrato La colonne est montรฉe. Mitsva faite : plus de meila. Question : terumat ha-deshen. La mitsva est faite, et la meila reste. "vesamo" : on ne disperse pas. "vesamo" : on n'en tire pas profit. Pourquoi ces cas n'enseignent pas la rรจgle gรฉnรฉrale Rabanan Deshen : meila aprรจs la mitsva. Quatre habits blancs : "ve-hinniham sham", ils exigent la geniza. Deux versets ensemble. Ils n'enseignent pas. Rabbi Dossa Les habits restent au kohen hedyot. "sham" : pas un autre Yom Kippour. Alors : deshen et egla aroufa. Encore deux versets. S'ils enseignent Deux mioutim. "vesamo" : celui-ci, pas un autre. "ha-arufa" : cette gรฉnisse seule. La rรจgle reste enfermรฉe dans ces deux cas.
Rav Papa sรฉpare son, vue et odeur. Les cas oรน la meila survit ร  la mitsva n'enseignent pas au-delร  d'eux.
La gรฉnisse entrรฉe dans la revaka Travail = invalidation. La question : l'intention, et le cas oรน l'on ne peut pas faire autrement. Resha Entrรฉe dans l'attelage. Elle foule avec les autres. Valide Seifa Pour qu'elle tรจte et foule. Il faut la faire entrer. Invalide Rejet "acher lo avad bah" en tout cas. Verset propre ร  ce rite. Question, fin de l'amoud : si le verset vise tout travail, le resha aussi devrait invalider.
Sans intention de la faire travaillรฉr, la gรฉnisse reste valide. Avec cette intention, elle est invalide, par un verset propre.
1
ื•ืจื‘ื ืืžืจ ืœืš: ืขื“ ื›ืืŸ ืœื ืงืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืฉืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื›ืžืชื›ื•ื™ืŸ โ€” ืืœื ืœื—ื•ืžืจื, ืื‘ืœ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื›ืฉืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืœืงื•ืœื โ€” ืœื.

Et Rava te dirait : Rabbi Yehouda n'a rendu celui qui n'a pas l'intention semblable ร  celui qui a l'intention que pour une houmera (rigueur). Rendre celui qui a l'intention semblable ร  celui qui n'en a pas, pour une koula (indulgence) : non.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืจื‘ื ืืžืจ ืœืŸ ืขื“ ื›ืืŸ ืœื ืฉืžืขืช ืœื™ื” ืœืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื“ืœื ืื–ื™ืœ ื‘ืชืจ ื›ื•ื•ื ื” ืืœื ื“ืœื ืคื˜ืจ ืœื™ื” ืžืฉื•ื ืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื‘ื“ืืคืฉืจ ื“ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืืกื•ืจ ืœื“ื‘ืจื™ ื”ื›ืœ ื•ืžืฉื•ื™ ืฉืื™ืŸ ืžื™ื›ื•ื™ืŸ ื›ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืœื—ื•ืžืจื ืœืืกื•ืจ ืื‘ืœ ื“ืœื ื—ืฉื™ื‘ื ืœื™ื” ื›ื•ื•ื ื” ื“ืžืฉื•ื™ ืžื›ื•ื™ืŸ ื›ืฉืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืœืงื•ืœื ื›ื’ื•ืŸ ื“ืœื ืืคืฉืจ ื‘ืฉืื™ืŸ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืฉืจื™ ื•ื ื™ืฉืจื™ ื ืžื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื‘ืžืชื›ื•ื™ืŸ ื“ืœื ื—ืฉื™ื‘ ื›ื•ื•ื ื” ื›ืœืœ ื”ื ืœื ืฉืžืขืช ืœื™ื”:
Et Rava nous dit : jusqu'ici seulement. De Rabbi Yehouda, tu n'as entendu qu'il ne suit pas l'intention que dans cette limite : il ne l'exempte pas au titre de ein mitkaven (absence d'intention) lร  oรน l'on peut s'abstenir, car celui qui a l'intention est interdit selon tous. Il rend celui qui n'a pas l'intention semblable ร  celui qui en a une, en houmera, pour interdire. Mais que l'intention ne compte pas ร  ses yeux, au point de rendre celui qui a l'intention semblable ร  celui qui n'en a pas, en koula โ€” par exemple lร  oรน l'on ne peut pas s'abstenir, et oรน sans intention c'est permis, de sorte que Rabbi Yehouda permettrait aussi lorsqu'il y a intention, l'intention ne comptant pas du tout โ€” cela, tu ne l'as pas entendu de lui.
๐Ÿ’ก Explication

Suite de la deuxiรจme version, en 25b. Le cas disputรฉ : on ne peut pas s'abstenir, et l'on a la kavana de profiter. Abaye, comme Rabbi Yehouda, permet : chez ce tanna, l'intention ne fait pas la diffรฉrence.

Rava limite ce qu'on a entendu de Rabbi Yehouda. L'assimilation va dans le sens de la houmera : sans intention, on interdit quand mรชme, dรจs lors qu'on pouvait s'abstenir. Elle ne va pas dans le sens de la koula : avoir l'intention ne devient pas permis sous prรฉtexte qu'on ne peut pas s'abstenir.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Ce que Rava accorde ร  Rabbi Yehouda Houmera : oui Sans intention = avec intention quand on peut s'abstenir. Pour interdire. Koula : non Avec intention = sans intention quand on ne peut pas s'abstenir. Rava : on ne l'a pas entendu.
Rabbi Yehouda assimilรฉ les deux cas pour interdire. Rava refuse l'assimilation qui permettrait.
2
ืืžืจ ืื‘ื™ื™: ืžื ื ืืžื™ื ื ืœื” โ€” ื“ืชื ื™ื: ืืžืจื• ืขืœื™ื• ืขืœ ืจื‘ืŸ ื™ื•ื—ื ืŸ ื‘ืŸ ื–ื›ืื™ ืฉื”ื™ื” ื™ื•ืฉื‘ ื‘ืฆื™ืœื• ืฉืœ ื”ื™ื›ืœ, ื•ื“ื•ืจืฉ ื›ืœ ื”ื™ื•ื ื›ื•ืœื•. ื•ื”ื ื”ื›ื ื“ืœื ืืคืฉืจ ื•ืžื™ื›ื•ื™ืŸ, ื•ืฉืจื™.

Abaye dit : d'oรน le dis-je ? Car on a enseignรฉ dans une baraita : on a dit de Rabban Yo'hanan ben Zakkai qu'il s'asseyait ร  l'ombre du Heikhal et qu'il enseignait toute la journรฉe.

Or ici, on ne peut pas faire autrement, il a l'intention, et c'est permis.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ื”ื™ื›ืœ ื’ื•ื‘ื”ื• ืžืื” ืืžื” ื•ืฆื™ืœื• ื”ื•ืœืš ืœืžืจื—ื•ืง ืžืื“ ื‘ืจื—ื•ื‘ ืฉืœืคื ื™ ื”ืจ ื”ื‘ื™ืช ื•ืžืชื•ืš ืฉืจื—ื•ื‘ ื’ื“ื•ืœ ื”ื™ื” ื•ืžื—ื–ื™ืง ื‘ื ื™ ืื“ื ื”ืจื‘ื” ื”ื™ื” ื“ื•ืจืฉ ืฉื ืžืคื ื™ ื”ื—ืžื” ืฉืื™ืŸ ืœืš ื‘ื™ืช ื”ืžื“ืจืฉ ืžื—ื–ื™ืงืŸ:
Le Heikhal a une hauteur de cent coudรฉes, et son ombre va trรจs loin, dans la rue qui est devant le Har ha-Bayit. Comme cette rue รฉtait grande et contenait beaucoup de monde, il y enseignait ร  cause du soleil, car tu n'as pas de beit ha-midrach qui les contienne.
ื“ืœื ืืคืฉืจ ืžืœื“ืจื•ืฉ ืœืจื‘ื™ื ื”ืœื›ื•ืช ื”ื—ื’:
On ne peut pas : enseigner au public les halakhot de la fรชte.
๐Ÿ’ก Explication

Preuve d'Abaye. Rabban Yo'hanan ben Zakkai enseigne ร  l'ombre du Heikhal, donc il vise ce profit, et la foule de la fรชte ne tient pas ailleurs. C'est permis. Rachi : cent coudรฉes de haut, l'ombre couvre la rue devant le Har ha-Bayit.

3
ื•ืจื‘ื ืืžืจ: ืฉืื ื™ ื”ื™ื›ืœ ื“ืœืชื•ื›ื• ืขืฉื•ื™.

Et Rava dit : le Heikhal est diffรฉrent, car il a รฉtรฉ fait pour son intรฉrieur.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ืœืชื•ื›ื• ืขืฉื•ื™ ื•ืื™ืŸ ื”ื ืืช ืฆื™ืœื• ื ืืกืจื” ื“ืื™ืŸ ื–ื” ื“ืจืš ื”ื ืืชื•:
Car il a รฉtรฉ fait pour son intรฉrieur : le profit de son ombre n'est pas interdit, car ce n'est pas la voie de son profit.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืฉืื ื™ ื”ื™ื›ืœ ื“ืœืชื•ื›ื• ืขืฉื•ื™ ืค"ื” ื•ืื™ืŸ ื”ื ืืช ืฆื™ืœื• ื ืืกืจืช ืฉืื™ืŸ ื–ื” ื“ืจืš ื”ื ืืชื• ื•ื"ืช ื•ื”ื ืœื ื›ืชื™ื‘ ืื›ื™ืœื” ื•ืืคื™ืœื• ืฉืœื ื›ื“ืจืš ื”ื ืื” ื™ื”ื ืืกื•ืจ ื•ื™"ืœ ื“ืžืขื™ืœื” ื™ืœืคื™ื ืŸ ื—ื˜ื ื—ื˜ื ืžืชืจื•ืžื” ื•ื‘ืชืจื•ืžื” ื›ืชื™ื‘ ืื›ื™ืœื” ื•ื”ื ื“ืืกืจ ื‘ืค' ื›ืœ ื”ืฆืœืžื™ื (ืข"ื– ืžื—:) ืœื™ืฉื‘ ืชื—ืช ืืฉื™ืจื” ืžืฉื•ื ื“ืืฉื™ืจื” ืœืฆืœ ืขืฉื•ื™ื” ื•ื”ื™ื ื“ืจืš ื”ื ืื” ื•ืขื•ื“ ื“ื’ื‘ื™ ืข"ื– ืœื ื›ืชื™ื‘ ืื›ื™ืœื”:
Le Heikhal est diffรฉrent, car il a รฉtรฉ fait pour son intรฉrieur. Selon le commentaire de Rachi, le profit de son ombre n'est pas interdit, car ce n'est pas la voie de son profit. Et si tu dis : or "akhila" (consommation) n'est pas รฉcrit, et mรชme hors de la voie du profit cela devrait รชtre interdit ? On peut rรฉpondre : la meila, on l'apprend par la gezera shava "het" "het" depuis la teruma, et chez la teruma "akhila" est รฉcrit. Et ce qu'on interdit, au chapitre Kol ha-tselamim (Avoda Zara 48b), de s'asseoir sous une ashera, c'est parce que l'ashera a รฉtรฉ faite pour l'ombre, et c'est lร  la voie du profit. Et de plus, au sujet de l'avoda zara, "akhila" n'est pas รฉcrit.
๐Ÿ’ก Explication

Rava sort ce cas de la rรจgle. Le Heikhal a รฉtรฉ bรขti pour l'intรฉrieur. L'ombre au-dehors n'est pas sa derekh hanaa (voie habituelle du profit).

Tossefot rรฉpond ร  une objection. La meila suit la teruma par la gezera shava het-het, et la teruma a le mot akhila : le profit hors de son mode habituel reste permis. Sous une ashera, s'asseoir ร  l'ombre est interdit, parce que l'ashera est faite pour l'ombre. Pour l'avoda zara, le verset n'a pas "akhila", et tout profit est visรฉ.

4
ืืžืจ ืจื‘ื: ืžื ื ืืžื™ื ื ืœื”, (ื“ืชื ื™ื) ืœื•ืœื™ืŸ ื”ื™ื• ืคืชื•ื—ื™ืŸ ื‘ืขืœื™ื™ืช ื‘ื™ืช ืงื“ืฉื™ ื”ืงื“ืฉื™ื, ืฉื‘ื”ืŸ ืžืฉืœืฉืœื™ืŸ ืืช ื”ืื•ืžื ื™ื ื‘ืชื™ื‘ื•ืช ื›ื“ื™ ืฉืœื ื™ื–ื•ื ื• ืขื™ื ื™ื”ื ืžื‘ื™ืช ืงื“ืฉื™ ื”ืงื“ืฉื™ื. ื•ื”ื ื”ื›ื ื“ืœื ืืคืฉืจ ื•ืงื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ โ€” ื•ืืกื•ืจ.

Rava dit : d'oรน le dis-je ? On a enseignรฉ : des lucarnes รฉtaient ouvertes dans le grenier du Beit Kodech ha-Kodashim, par lesquelles on descendait les artisans dans des caisses, afin que leurs yeux ne se nourrissent pas du Beit Kodech ha-Kodashim.

Or ici, on ne peut pas faire autrement, il a l'intention, et c'est interdit.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ืœื•ืœ ืืจื•ื‘ื” ืฉื‘ืขืœื™ื™ื” ื”ื™ื•ืจื“ืช ืœื‘ื™ืช ืงืจื™ ืœื•ืœ:
Loul : l'ouverture du grenier qui descend vers la piรจce s'appelle loul.
ื”ืื•ืžื ื™ืŸ ื›ืฉื™ืฉ ื‘ื“ืง ื‘ื—ื•ืžืช ื‘ื™ืช ืงื“ืฉื™ ื”ืงื“ืฉื™ื:
Les artisans : lorsqu'il y a une rรฉparation dans le mur du Beit Kodech ha-Kodashim.
ื™ื–ื•ื ื• ืœืฉื•ืŸ ื”ื ืื” ื›ืžื–ื•ื ื•ืช ืฉืžืฉื‘ื™ืข ืขืฆืžื• ืžืžืจืื™ืช ื ื•ื™ ื”ืžืœืื›ื” ื•ื ื”ื ื”:
Qu'ils se nourrissent : langage de profit, comme des aliments. Il se rassasie de la vue de la beautรฉ de l'ouvrage, et il en tire profit.
ื•ื”ื ื”ื›ื ื“ืœื ืืคืฉืจ ืฉืœื ื™ืจื“ื• ืœืชืงืŸ ื•ืืคื™ืœื• ื”ื›ื™ ืฆืจื™ืš ืœืชืช ืื•ืชืŸ ื‘ืชื™ื‘ื•ืช ืฉืœื ื™ื•ื›ืœื• ืœื”ืกืชื›ืœ ืื ื” ื•ืื ื” ื“ื™ืœืžื ืžื™ื›ื•ื•ื ื™ ืœื™ื”ื ื•ืช ื•ืืกื•ืจ:
Or ici on ne peut pas : qu'ils ne descendent pas pour rรฉparer. Et mรชme ainsi, il faut les mettre dans des caisses, afin qu'ils ne puissent regarder de cรดtรฉ et d'autre, de peur qu'ils n'aient l'intention de tirer profit. Et c'est interdit.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ื”ื ื”ื›ื ื“ืœื ืืคืฉืจ ื•ืงืžื™ื›ื•ื™ืŸ ื•ืืกื•ืจ ื”"ืž ืื‘ื™ื™ ืœืื•ืงืžื ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื“ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืคืœื™ื’ื™:
Or ici on ne peut pas, il a l'intention, et c'est interdit. Abaye aurait pu l'รฉtablir selon Rabbi Shimon, puisqu'ils discutent selon l'avis de Rabbi Yehouda.
๐Ÿ’ก Explication

Preuve de Rava. Pour rรฉparer, il faut entrer : lo efshar. On craint que l'artisan vise la vue du lieu, donc on le descend dans une caisse. Rachi : "se nourrir des yeux", c'est se rassasier de la beautรฉ de l'ouvrage.

Tossefot : Abaye peut verser cette baraita au compte de Rabbi Shimon. Dans cette version, selon Rabbi Shimon, dรจs qu'il y a intention, tous interdisent, mรชme si l'on ne peut pas s'abstenir. Le diffรฉrend d'Abaye et de Rava se tient selon Rabbi Yehouda.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Rรฉparation du Kodech ha-Kodashim Grenier lucarnes ouvertes Caisse fermรฉe l'artisan ne regarde pas Saint des Saints Il faut y descendre pour rรฉparer le mur.
On descend l'artisan dans une caisse pour qu'il rรฉpare sans regarder le Saint des Saints.
5
ื•ืชืกื‘ืจื?! ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืคื–ื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™ ืžืฉื•ื ื‘ืจ ืงืคืจื: ืงื•ืœ ื•ืžืจืื” ื•ืจื™ื— ืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืžืฉื•ื ืžืขื™ืœื”! ืืœื, ืžืขืœื” ืขืฉื• ื‘ื‘ื™ืช ืงื“ืฉื™ ื”ืงื“ืฉื™ื.

Et cela se tient-il ? Or Rabbi Shimon ben Pazi a dit, que Rabbi Yehochoua ben Levi a dit au nom de Bar Kappara : le son, la vue et l'odeur n'ont pas de meila.

Plutรดt : on a instituรฉ une maala (exigence de plus) pour le Beit Kodech ha-Kodashim.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ืงื•ืœ ืฉืœ ื›ืœื™ ืฉื™ืจ ืฉื”ืŸ ื”ืงื“ืฉ:
Le son : des instruments de musique, qui sont hekdesh.
ื•ืจื™ื— ื”ืงื˜ื•ืจืช:
Et l'odeur : du ketoret.
ืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืžืฉื•ื ืžืขื™ืœื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ืŸ ื‘ื”ื ืžืžืฉ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืฉืจื• ื›ื™ ืœื ืืคืฉืจ ื›ื’ื•ืŸ ื”ื›ื ืืžืื™ ืื˜ืจื—ื™ื ื”ื• ืจื‘ื ืŸ ืืœื ืžืขืœื” ื‘ืขืœืžื ื”ื•ืื™:
Il n'y a pas en eux de meila de la Torah, puisqu'ils n'ont pas de substance. Et puisque de la Torah ils sont permis, lorsqu'on ne peut pas s'abstenir, comme ici, pourquoi les Sages les ont-ils mis en peine ? C'รฉtait seulement une maala.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื•ืชืกื‘ืจื ื•ื”ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืคื–ื™ ืงื•ืœ ื•ืžืจืื” ื•ืจื™ื— ืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืžืฉื•ื ืžืขื™ืœื” ืค"ื” ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืฉืจื™ ื›ื™ ืœื ืืคืฉืจ ืืžืื™ ืื˜ืจื—ื•ื” ืจื‘ื ืŸ ื•ืงืฉื” ืœืจ"ื™ ื”ื ื‘ื’ืจื™ืจื” ื“ืœื™ื›ื ืื™ืกื•ืจื ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื•ืคืœื™ื’ ืจื‘ื ื•ืืกืจ ื‘ืœื ืืคืฉืจ ื•ืžื™ื›ื•ื•ืŸ ื•ืžืื™ ืงื ืžื•ื›ื™ื— ืื‘ื™ื™ ืœืจื‘ื ื•ื™"ืœ ื“ื”"ืค ื›ื™ื•ืŸ ื“ืœื ืืกื™ืจื™ ืืœื ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื"ื› ื›ืฉื”ื•ื ืœืฆื•ืจืš ื›ื’ื•ืŸ ืœืชืงืŸ ื‘ื™ืช ืงื“ืฉื™ ื”ืงื“ืฉื™ื ืกื‘ืจื ื”ื•ื ื“ืืคื™ืœื• ืื™ืกื•ืจื ื“ืจื‘ื ืŸ ืœื™ื›ื:
Et cela se tient-il ? Or Rabbi Shimon ben Pazi a dit : le son, la vue et l'odeur n'ont pas de meila. Selon le commentaire de Rachi : puisque de la Torah c'est permis, lorsqu'on ne peut pas, pourquoi les Sages ont-ils imposรฉ cette peine ? Et c'est difficile pour le Ri. Or dans la grira (le traรฎnage, profit accessoire), il n'y a pas d'interdit de la Torah, et Rava diverge et interdit lorsqu'on ne peut pas et que l'on a l'intention. Que prouve donc Abaye ร  Rava ? On peut rรฉpondre : voici le sens. Puisqu'ils ne sont interdits que de rabanane, lorsqu'il s'agit d'un besoin, par exemple rรฉparer le Beit Kodech ha-Kodashim, la sevara est qu'il n'y a mรชme pas d'interdit de rabanane.
๐Ÿช” Ben Yehoyada (1)
ืงื•ืœ ื•ืžืจืื” ื•ืจื™ื— ืื™ืŸ ื‘ื”ื ืžืฉื•ื ืžืขื™ืœื”. ื ืจืื” ืœื™ ื‘ืก"ื“ ืจืืฉื™ ืชื™ื‘ื•ืช ื’' ืืœื” ื”ื•ื ืจืง " ื ืจื•ืฆื” ืœื•ืžืจ ื”ื ืืชื ืจืงื ืฉืื™ืŸ ื‘ื”ื ืžืžืฉ, ื•ื’ื ื”ื ื”ื ื” ืžื”ื ืจืงื ืžื“ื™ืŸ ืžืขื™ืœื” ืฉืื™ืŸ ื‘ื”ื ืื™ืกื•ืจ ืžืขื™ืœื”. ื•ืฉืœืฉื” ื”ื ืื•ืช ืืœื• ื”ื ื‘ืื•ื–ืŸ ื•ืขื™ืŸ ื•ื—ื•ื˜ื ืฉื”ื ืกืžื•ื›ื™ื ื–ื” ืœื–ื” ื•ืขื•ืžื“ื™ื ืจืืฉื™ื™ื ื‘ืจืืฉ ื”ืื“ื ื•ื‘ืืœื• ื”ื”ื ืื•ืช ื™ื”ื ื• ื”ืฆื“ื™ืงื™ื ื‘ื’ืŸ ืขื“ืŸ ืฉืฉื ื ื–ื•ื ื™ืŸ ืžืŸ ืจื™ื— ื’ืŸ ืขื“ืŸ ื•ื™ืฉืžืขื• ืงื•ืœ ื-ืœื”ื™ื ื‘ืœื™ืžื•ื“ ืชื•ืจื” ื•ื›ืžื• ืฉื ืืžืจ ื•ื›ืœ ื‘ื ื™ืš ืœืžื•ื“ื™ ื”' (ื™ืฉืขื™ื” ื ื“, ื™ื’) ืฉืฉื•ืžืขื™ื ืชื•ืจื” ืžืคื™ื• ื™ืชื‘ืจืš ืฉื ื”ื ื™ื ืžืงื•ืœ ื-ืœื”ื™ื ื”ืžืชื”ืœืš ื‘ื’ืŸ ื•ื’ื ื ื”ื ื™ื ืžืžืจืื” ื”ืฉื›ื™ื ื” ื›ืžื• ืฉืืžืจื• ืจื‘ื•ืชื™ื ื• ื–"ืœ (ื‘ืจื›ื•ืช ื™ื–.) 'ืฆื“ื™ืงื™ื ื™ื•ืฉื‘ื™ื ื•ืขื˜ืจื•ืชื™ื”ื ื‘ืจืืฉื™ื”ื ื•ื ื”ื ื™ื ืžื–ื™ื• ื”ืฉื›ื™ื ื”' ื•ืœื›ืŸ ื ืขืฉื” ื“ื•ื’ืžื ื‘ืขื•ืœื ื”ื–ื” ื‘ืฉืœืฉ ื”ื ืื•ืช ืืœื• ืฉื™ื”ื™ื• ื™ื›ื•ืœื™ื ืœื™ื”ื ื•ืช ื‘ื”ื ืžืŸ ื”ืงื•ื“ืฉ ื•ืื™ืŸ ื‘ื–ื” ืื™ืกื•ืจ ืžืขื™ืœื”.
Le son, la vue et l'odeur n'ont pas de meila. Il me semble, avec l'aide du Ciel : les initiales de ces trois mots forment rakam. Cela veut dire que leur profit est rakam, vide, car ils n'ont pas de substance. Celui qui en tire profit est lui aussi rakam au regard du din de meila : il n'y a pas en eux d'interdit de meila. Ces trois profits passent par l'oreille, l'ล“il et le nez, qui sont proches l'un de l'autre et se tiennent en premier ร  la tรชte de l'homme. De ces profits jouiront les tsaddikim dans le Gan ร‰den. Lร , on se nourrit de l'odeur du Gan ร‰den, et l'on entend la voix de D.ieu dans l'รฉtude de la Torah, comme il est dit : "et tous tes fils seront disciples de Hachem" (Isaรฏe 54, 13). Ils entendent la Torah de Sa bouche, bรฉni soit-Il. Ils jouissent de la voix de D.ieu qui se promรจne dans le jardin. Ils jouissent aussi de la vue de la Chekhina, comme l'ont dit nos maรฎtres, de mรฉmoire bรฉnie (Berakhot 17a) : "Les tsaddikim siรจgent, leurs couronnes sur leurs tรชtes, et ils jouissent de l'รฉclat de la Chekhina." C'est pourquoi un modรจle en a รฉtรฉ fait dans ce monde, sur ces trois profits, afin que l'on puisse en jouir ร  partir du kodech, et il n'y a pas en cela d'interdit de meila.
๐Ÿ’ก Explication

La vue du Saint des Saints n'a pas de meila de la Torah : un regard n'a pas de mamash (substance). Les caisses sont une maala, une exigence propre ร  ce lieu. On n'en tire pas la rรจgle de Rava.

Tossefot : dans la grira non plus il n'y a pas d'interdit de la Torah, et Rava interdit pourtant le cas "on ne peut pas, avec intention". La rรฉponse : ici le besoin est la rรฉparation elle-mรชme. Un interdit seulement rabbinique tombe devant ce besoin.

Le Ben Yehouada lit les initiales de kol, mar'รจ, rรฉ'ah comme rakam, le vide. Oreille, ล“il et nez sont, pour lui, le modรจle d'un profit du kodech qui reste ouvert aux tsaddikim dans le Gan ร‰den.

6
ืื™ื›ื ื“ืืžืจื™, ืืžืจ ืจื‘ื: ืžื ื ืืžื™ื ื ืœื”? ื“ืชื ื™ื: ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืคื–ื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™ ืžืฉื•ื ื‘ืจ ืงืคืจื: ืงื•ืœ ื•ืžืจืื” ื•ืจื™ื— ืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืžืฉื•ื ืžืขื™ืœื”. ืžืขื™ืœื” โ€” ื”ื•ื ื“ืœื™ื›ื, ื”ื ืื™ืกื•ืจื โ€” ืื™ื›ื.

Certains disent. Rava dit : d'oรน le dis-je ?

Car on a enseignรฉ dans une baraita : Rabbi Shimon ben Pazi a dit, que Rabbi Yehochoua ben Levi a dit au nom de Bar Kappara : le son, la vue et l'odeur n'ont pas de meila. C'est la meila qui est absente ; mais un interdit, il y en a un.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืงื•ืœ ื•ืžืจืื” ืื™ืŸ ื‘ื”ื ืžืžืฉ ื•ืคื˜ื•ืจ ืœืขื•ืœื:
Le son et la vue : ils n'ont pas de substance, et l'on est exempt ร  jamais.
ื•ืจื™ื— ื™ืฉ ื‘ื• ืžืžืฉ ื‘ืกืžืžื ื™ืŸ ืœืคื™ื›ืš ื—ื™ื™ื‘ ื•ื“ืงื ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ืคื˜ื•ืจ ืœืื—ืจ ืฉืชืขืœื” ืชืžืจืชื• ื‘ืžืงื“ืฉ ืงืืžืจ ื“ืžืฉื•ื ื“ื ืขืฉื™ืช ืžืฆื•ืชื• ื•ืื™ืŸ ืฆื•ืจืš ื’ื‘ื•ื” ืขื•ื“ ื‘ื” ื™ืฆืชื” ืžื›ืœืœ ืงื“ืฉื™ ื”' ื•ื‘ืจื™ื™ืชื ื‘ืžืจื™ื— ื‘ื” ื‘ื‘ื™ืชื• ืฉื ื•ืชืŸ ืžืžื ื” ืขืœ ื”ื’ื—ืœื™ื:
Et l'odeur : elle a de la substance dans les samemanim (รฉpices). C'est pourquoi l'on est coupable. Et ce que dit Rabbi Yehochoua, "exempt", il le dit aprรจs que sa colonne de fumรฉe est montรฉe dans le Mikdash : sa mitsva a รฉtรฉ faite, le besoin d'En Haut n'est plus en elle, elle est sortie de la catรฉgorie des kodshei Hachem. Et la baraita parle de celui qui la sent dans sa maison, lorsqu'il en pose sur les braises.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืžืขื™ืœื” ื”ื•ื ื“ืœื™ื›ื ื”ื ืื™ืกื•ืจื ืื™ื›ื ืชื™ืžื” ื“ื‘ืคืจืง ื”ื—ืœื™ืœ (ืกื•ื›ื” ื ื’. ื•ืฉื) ืชื ื™ื ืืฉื” ื‘ื•ืจืจืช ื—ื˜ื™ื ืœืื•ืจ ืฉืœ ื‘ื™ืช ื”ืฉื•ืื‘ื” ื•ื”ืฉืžืŸ ื•ื”ืคืชื™ืœื” ื”ื™ื• ืฉืœ ืงื•ื“ืฉ ื›ื“ืชื ืŸ ื”ืชื ื•ื‘ื™ืจื•ืฉืœืžื™ ื“ื™ื™ืง ืžื™ื ื” ื“ืงื•ืœ ื•ืžืจืื” ื•ืจื™ื— ืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืžืฉื•ื ืžืขื™ืœื”:
C'est la meila qui est absente, mais un interdit, il y en a un. ร‰tonnement : au chapitre Ha-halil (Soukka 53a, et lร -bas), on enseignรฉ dans une baraita qu'une femme trie du blรฉ ร  la lumiรจre de Beit ha-Shoรฉva. Or l'huile et la mรจche รฉtaient du kodech, comme la michna l'enseigne lร -bas. Et le Talmud de Jรฉrusalem en dรฉduit que le son, la vue et l'odeur n'ont pas de meila.
๐Ÿ’ก Explication

Autre formulation de la preuve de Rava. Le diyuk : "il n'y a pas de meila" laisse entendre qu'un issur demeure. Rachi sรฉpare dรฉjร  les cas. Son et vue : pas de corps, exempt toujours. L'odeur des samemanim ร  un corps. L'exemption vise l'odeur une fois la colonne montรฉe dans le Mikdash. La baraita qui oblige vise celui qui sent chez lui, sur des braises.

Tossefot ouvre un รฉtonnement, sans rรฉponse dans le texte rapportรฉ ici. ร€ Soukka, une femme trie du blรฉ ร  la lumiรจre de Beit ha-Shoรฉva, et cette lumiรจre vient de l'huile du kodech. Le Yerushalmi en apprend que son, vue et odeur n'ont pas de meila.

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ืžืื™ ืœืื•, ืœืื•ืชืŸ ื”ืขื•ืžื“ื™ืŸ ื‘ืคื ื™ื, ื“ืœื ืืคืฉืจ ื•ืงื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ โ€” ื•ืืกื•ืจ! ืœื, ืœืื•ืชืŸ ื”ืขื•ืžื“ื™ืŸ ื‘ื—ื•ืฅ.

Quoi, n'est-ce pas au sujet de ceux qui se tiennent ร  l'intรฉrieur, oรน l'on ne peut pas faire autrement, oรน l'on a l'intention, et oรน c'est interdit ? Non : au sujet de ceux qui se tiennent ร  l'extรฉrieur.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ืขื•ืžื“ื™ื ื‘ืคื ื™ื ืœืฉืžืฉ ื“ืœื ืืคืฉืจ ืžืœืขืžื•ื“ ืฉื ื•ืืกื•ืจ ืœื”ื• ืœื”ื™ื•ืช ืžืชื›ื•ื•ื ื™ื:
Ceux qui se tiennent ร  l'intรฉrieur : pour le service. Il leur est impossible de ne pas se tenir lร , et il leur est interdit d'avoir l'intention.
ืœืื•ืชืŸ ื”ืขื•ืžื“ื™ื ื‘ื—ื•ืฅ ืงืืžืจ ืื™ืŸ ืžืขื™ืœื” ื”ื ืื™ืกื•ืจื ืื™ื›ื ืื‘ืœ ืœืขื•ืžื“ื™ืŸ ื‘ืคื ื™ื ืืคื™ืœื• ืื™ืกื•ืจื ืœื™ื›ื:
Pour ceux qui se tiennent ร  l'extรฉrieur, il dit : il n'y a pas de meila, mais il y a un interdit. Mais pour ceux qui se tiennent ร  l'intรฉrieur, il n'y a mรชme pas d'interdit.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ืœืื•ืชืŸ ื”ืขื•ืžื“ื™ื ื‘ื—ื•ืฅ ืœื™ื›ื ืื™ืกื•ืจื ืืœื ืฉืœื ื™ืงืจื‘ื• ืขืฆืžืŸ ืœืขื–ืจื” ื›ื“ื™ ืœื”ืจื™ื— ื™ื•ืชืจ ื“ื”ื ืืžืจื™ื ืŸ (ื™ื•ืžื ื“ืฃ ืœื—:) ืœื ื”ื™ืชื” ื›ืœื” ืฆืจื™ื›ื” ืœื”ืชื‘ืฉื ื‘ื™ืจื•ืฉืœื™ื ืžืคื ื™ ืจื™ื— ื”ืงื˜ื•ืจืช:
Pour ceux qui se tiennent ร  l'extรฉrieur : il n'y a d'interdit que de ne pas se rapprocher eux-mรชmes de l'Azara afin de sentir davantage. Car nous disons (Yoma 38b) : une fiancรฉe n'avait pas besoin de se parfumer ร  Jรฉrusalem, ร  cause de l'odeur du ketoret.
๐Ÿ’ก Explication

Rava voudrait que l'interdit vise ceux du dedans : ils ne peuvent pas quitter le service, et viser le profit leur serait interdit. La Guemara renvoie l'interdit ร  ceux du dehors, qui pouvaient ne pas รชtre lร . Ce cas est "on peut s'abstenir, avec intention" : interdit selon tous. Il ne tranche pas le diffรฉrend.

Rachi : pour ceux du service, ร  l'intรฉrieur, mรชme l'interdit tombe. Tossefot borne l'interdit du dehors : ne pas s'approcher de l'Azara pour mieux sentir. L'odeur qui emplissait Jรฉrusalem, au point qu'une fiancรฉe n'avait pas besoin de parfum, restait dans l'usage ordinaire de la ville.

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ื’ื•ืคื. ืืžืจ ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื‘ืŸ ืคื–ื™ ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ืฉืข ื‘ืŸ ืœื•ื™ ืžืฉื•ื ื‘ืจ ืงืคืจื: ืงื•ืœ ื•ืžืจืื” ื•ืจื™ื— ืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืžืฉื•ื ืžืขื™ืœื”. ื•ืจื™ื— ืื™ืŸ ื‘ื• ืžืฉื•ื ืžืขื™ืœื”? ื•ื”ื ืชื ื™ื: ื”ืžืคื˜ื ืืช ื”ืงื˜ื•ืจืช ืœื”ืชืœืžื“ ื‘ื”, ืื• ืœืžื•ืกืจื” ืœืฆื™ื‘ื•ืจ โ€” ืคื˜ื•ืจ. ืœื”ืจื™ื— ื‘ื” โ€” ื—ื™ื™ื‘. ื•ื”ืžืจื™ื— ื‘ื” โ€” ืคื˜ื•ืจ, ืืœื ืฉืžืขืœ!

Sur le sujet lui-mรชme. Rabbi Shimon ben Pazi a dit, que Rabbi Yehochoua ben Levi a dit au nom de Bar Kappara : le son, la vue et l'odeur n'ont pas de meila.

Et l'odeur n'a pas de meila ? Or on a enseignรฉ dans une baraita : celui qui compose le ketoret pour s'y exercer, ou pour le remettre ร  la communautรฉ, est exempt.

Pour le sentir, il est coupable. Et celui qui le sent est exempt, mais il a commis une meila.

๐Ÿ“œ Rachi (3)
ื”ืžืคื˜ื ืืช ื”ืงื˜ื•ืจืช ืงื˜ื•ืจืช ื–ืจื” ืฉืื™ื ื” ืฉืœ ืฆื™ื‘ื•ืจ:
Celui qui compose le ketoret : un ketoret รฉtranger, qui n'est pas celui de la communautรฉ.
ืื ืœื”ืชืœืžื“ ื‘ื” ืื• ืœืžื•ืกืจื” ืื—ืจ ืคื™ื˜ื•ืžื” ืœืฆื™ื‘ื•ืจ ืคื˜ื•ืจ ืžื›ืจืช ืื‘ืœ ืื ื“ืขืชื• ืœื”ืฆื ื™ืข ืœืฆื•ืจื›ื• ืœื”ืจื™ื— ื‘ื” ื•ืขืฉืื” ื‘ืกืžืžื ื™ืŸ ื”ื›ืชื•ื‘ื™ื ื—ื™ื™ื‘ ื›ืจืช ื“ื›ืชื™ื‘ (ืฉืžื•ืช ืœ) ืื™ืฉ ืืฉืจ ื™ืขืฉื” ื›ืžื•ื” ืœื”ืจื™ื— ื‘ื” ื•ื ื›ืจืช:
Si c'est pour s'y exercer, ou pour le remettre, aprรจs l'avoir composรฉ, ร  la communautรฉ, il est exempt de karet. Mais si son intention est de le mettre de cรดtรฉ pour son besoin, afin de le sentir, et qu'il l'a fait avec les samemanim รฉcrits, il est passible de karet, car il est รฉcrit (Shemot 30) : "L'homme qui en fera de semblable pour le sentir sera retranchรฉ."
ื•ื”ืžืจื™ื— ื‘ื” ื‘ืงื˜ื•ืจืช ืฉืœ ืฆื™ื‘ื•ืจ ืคื˜ื•ืจ ืžื›ืจืช ื•ืžื—ื˜ืืช ื“ืœื ื—ื™ื™ื‘ื” ืชื•ืจื” ืืœื ืžืคื˜ื ืœื”ืจื™ื—:
Et celui qui le sent : dans le ketoret de la communautรฉ, il est exempt de karet et de hatat, car la Torah n'a rendu coupable que celui qui compose afin de sentir.
๐Ÿ’ก Explication

Gufa : on reprend la phrase de Bar Kappara pour elle-mรชme. La baraita semble dire que sentir le ketoret entraรฎne une meila.

Rachi sรฉpare deux hommes. Celui qui compose un ketoret ร  lui, avec les รฉpices du verset, pour le sentir : karet (Shemot 30). S'il compose pour apprendre, ou pour le remettre au tsibbour, il est exempt. Celui qui sent le ketoret du tsibbour : pas de karet, pas de hatat, mais une meila. C'est ce dernier membre qui gรชne la phrase "l'odeur n'a pas de meila".

9
ืืœื ืืžืจ ืจื‘ ืคืคื: ืงื•ืœ ื•ืžืจืื” ืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืžืฉื•ื ืžืขื™ืœื”, ืœืคื™ ืฉืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืžืžืฉ. ื•ืจื™ื— ืœืื—ืจ ืฉืชืขืœื” ืชืžืจื•ืชื• โ€” ืื™ืŸ ื‘ื• ืžืฉื•ื ืžืขื™ืœื”, ื”ื•ืื™ืœ ื•ื ืขืฉื™ืช ืžืฆื•ืชื•.

Plutรดt, Rav Papa dit : le son et la vue n'ont pas de meila, parce qu'ils n'ont pas de substance. Et l'odeur, aprรจs que sa colonne de fumรฉe est montรฉe, n'a pas de meila, puisque sa mitsva a รฉtรฉ faite.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ืžืฉื•ื ืžืขื™ืœื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื”ื•ืื™ืœ ื•ืื™ืŸ ื‘ื”ื ืžืžืฉ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืฉืจื• ื›ื™ ืœื ืืคืฉืจ ื›ื’ื•ืŸ ื”ื›ื ืืžืื™ ืื˜ืจื—ื™ื ื”ื• ืจื‘ื ืŸ ืืœื ืžืขืœื” ื‘ืขืœืžื ื”ื•ืื™:
Il n'y a pas en eux de meila de la Torah, puisqu'ils n'ont pas de substance. Et puisque de la Torah ils sont permis, lorsqu'on ne peut pas s'abstenir, comme ici, pourquoi les Sages les ont-ils mis en peine ? C'รฉtait seulement une maala.
ืชืžืจืชื• ืขืžื•ื“ ืขืฉื ื•:
Sa colonne : la colonne de sa fumรฉe.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Papa recoud les textes. Kol et mar'รจ : pas de meila, faute de substance. Le rรฉ'ah : tant que la fumรฉe n'est pas montรฉe, sentir les รฉpices a une meila. Une fois timrato montรฉe, la mitsva du ketoret est faite, et cette odeur-lร  n'a plus de meila. Rachi glose timrato : la colonne de fumรฉe.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
L'odeur du ketoret, selon Rav Papa Sur les braises La mitsva se fait. Meila si l'on sent. Timrato La colonne monte. La mitsva est faite. Ensuite Plus de meila.
Avant la colonne de fumรฉe, l'odeur des รฉpices a une meila. Aprรจs, la mitsva est faite.
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ืœืžื™ืžืจื ื“ื›ืœ ื”ื™ื›ื ื“ื ืขืฉื™ืช ืžืฆื•ืชื• ืื™ืŸ ื‘ื• ืžืฉื•ื ืžืขื™ืœื”?! ื•ื”ืจื™ ืชืจื•ืžืช ื”ื“ืฉืŸ, ื“ื ืขืฉื™ืช ืžืฆื•ืชื” โ€” ื•ื™ืฉ ื‘ื” ืžืฉื•ื ืžืขื™ืœื”. ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ืฉืžื• ืืฆืœ ื”ืžื–ื‘ื—ืด โ€” ืฉืœื ื™ืคื–ืจ, ืดื•ืฉืžื•ืด โ€” ืฉืœื ื™ื”ื ื”.

Est-ce ร  dire que partout oรน sa mitsva a รฉtรฉ faite, il n'y a pas de meila ? Or la terumat ha-deshen, dont la mitsva a รฉtรฉ faite, ร  bien une meila.

Car il est รฉcrit : "et il les posera ร  cรดtรฉ de l'autel", pour qu'on ne les disperse pas ; "et il les posera", pour qu'on n'en tire pas profit.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืชืจื•ืžืช ื”ื“ืฉืŸ ื‘ื›ืœ ื™ื•ื ื”ื™ื” ื ื•ื˜ืœ ืžืœื ืžื—ืชื” ื•ื ื•ืชื ื” ืืฆืœ ื”ืžื–ื‘ื— ื•ื”ื™ื ื ื‘ืœืขืช ื‘ืžืงื•ืžื” ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ื”ืจื™ื ืืช ื”ื“ืฉืŸ ื•ื’ื•' ื•ืืกื•ืจื” ื‘ื”ื ืื” ื•ืžื•ืขืœื™ืŸ ื‘ื” ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ืฉืžื• ืืฆืœ ื”ืžื–ื‘ื— ืืœืžื ื˜ืขื•ื ื” ื’ื ื™ื–ื”:
Le prรฉlรจvement des cendres : chaque jour il prenait une pelle pleine et la dรฉposait ร  cรดtรฉ de l'autel, et elle est absorbรฉe sur place, comme il est รฉcrit : "il enlรจvera la cendre, etc." Elle est interdite de profit, et l'on commet une meila sur elle, comme il est รฉcrit : "et il les posera ร  cรดtรฉ de l'autel". On voit qu'elle exige une geniza.
๐Ÿ’ก Explication

Si "mitsva faite" suffisait ร  sortir de la meila, la terumat ha-deshen devrait en sortir : la pelle de cendres a dรฉjร  รฉtรฉ prise et posรฉe. Or deux lectures de vesamo la maintiennent ร  part : on ne la disperse pas, et l'on n'en tire pas profit. Rachi : elle est absorbรฉe au lieu oรน on la pose, et elle exige la geniza.

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ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื• ืชืจื•ืžืช ื”ื“ืฉืŸ ื•ื‘ื’ื“ื™ ื›ื”ื•ื ื” ืฉื ื™ ื›ืชื•ื‘ื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ื›ืื—ื“, ื•ื›ืœ ืฉื ื™ ื›ืชื•ื‘ื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ื›ืื—ื“ ืื™ืŸ ืžืœืžื“ื™ืŸ.

C'est parce que la terumat ha-deshen et les vรชtements de kehuna sont deux versets qui viennent ensemble, et tous les deux versets qui viennent ensemble n'enseignent pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ื‘ื’ื“ื™ ื›ื”ื•ื ื” ืืจื‘ืขื” ื‘ื’ื“ื™ ืœื‘ืŸ ืฉื›ื”ืŸ ื’ื“ื•ืœ ื ื›ื ืก ื‘ื”ื ืœืคื ื™ ื•ืœืคื ื™ื ื‘ื™ื•ื ื”ื›ืคื•ืจื™ื ื“ืืกื•ืจื™ืŸ ืฉื•ื‘ ืœื”ืฉืชืžืฉ ื‘ื”ืŸ ื›ื“ื›ืชื™ื‘ ื•ื”ื ื™ื—ื ืฉื:
Et les vรชtements de kehuna : les quatre vรชtements blancs avec lesquels le kohen gadol entre dans le lifnai ve-lifnim le jour de Kippour. Il est ensuite interdit de s'en servir, comme il est รฉcrit : "et il les dรฉposera lร ".
๐Ÿ’ก Explication

Principe : shnei ketuvim ha-baim ke-ehad ein melamedin. Quand la Torah รฉcrit deux fois la mรชme rรจgle, chacun des deux cas en avait besoin. On n'รฉtend pas la rรจgle ร  un troisiรจme. Ici : les cendres, et les bigdei lavan du kohen gadol ร  Kippour, que "ve-hinniham sham" retire du service.

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ืชืจื•ืžืช ื”ื“ืฉืŸ โ€” ื”ื ื“ืืžืจืŸ. ื‘ื’ื“ื™ ื›ื”ื•ื ื”, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดื•ื”ื ื™ื—ื ืฉืืด โ€” ืžืœืžื“ ืฉื˜ืขื•ื ื™ืŸ ื’ื ื™ื–ื”.

La terumat ha-deshen : c'est ce que nous avons dit. Les vรชtements de kehuna, car il est รฉcrit : "et il les dรฉposera lร ".

Cela enseignรฉ qu'ils exigent une geniza.

๐Ÿ’ก Explication

La Guemara nomme les deux รฉcrits. Les cendres : le diyuk de vesamo dรฉjร  dit. Les habits : ve-hinniham sham enseigne la geniza, alors que le service du jour est fini.

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ื”ื ื™ื—ื ืœืจื‘ื ืŸ ื“ืืžืจื™ ืžืœืžื“ ืฉื˜ืขื•ื ื™ืŸ ื’ื ื™ื–ื”, ืืœื ืœืจื‘ื™ ื“ื•ืกื ื“ืคืœื™ื’ ืขืœื™ื™ื”ื•, ื“ืืžืจ: ืื‘ืœ ืจืื•ื™ื™ืŸ ื”ืŸ ืœื›ื”ืŸ ื”ื“ื™ื•ื˜, ื•ืžืื™ ืดื•ื”ื ื™ื—ื ืฉืืด โ€” ืฉืœื ื™ืฉืชืžืฉ ื‘ื”ื ื‘ื™ื•ื ื›ืคื•ืจื™ื ืื—ืจ, ืžืื™ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ?

Cela va bien selon les Rabanan, qui disent : cela enseignรฉ qu'ils exigent une geniza. Mais selon Rabbi Dossa, qui diverge d'eux et dit : ils sont toutefois propres ร  un kohen hedyot, et que signifie "et il les dรฉposera lร " ?

Qu'il ne s'en serve pas un autre Yom Kippour. Que peut-on dire ?

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ื”ื ื ื™ื—ื ืœืจื‘ื ืŸ ืคืœื•ื’ืชื™ื™ื”ื• ื‘ืžืกื›ืช ื™ื•ืžื (ื“ืฃ ื›ื“.):
Cela va bien selon les Rabanan : leur discussion est dans le traitรฉ Yoma (daf 24).
ื›ืฉื™ืจื™ืŸ ื”ื ืœื›ื”ืŸ ื”ื“ื™ื•ื˜ ื›ืœ ื”ืฉื ื” ืฉื”ืŸ ื”ืŸ ื”ื‘ื’ื“ื™ื ื”ืจืื•ื™ื™ืŸ ืœืฉื™ืžื•ืฉ ื”ื“ื™ื•ื˜ ื›ืชื•ื ืช ื•ืžื›ื ืกื™ื ื•ืžืฆื ืคืช ื•ืื‘ื ื˜:
Ils sont valides pour un kohen hedyot : toute l'annรฉe, car ce sont lร  les vรชtements propres au service du hedyot, koutonet, mikhnasayim, mitsnefet et avnet.
๐Ÿ’ก Explication

Selon les Rabanan, les quatre habits blancs sortent du monde : geniza. Ce second verset bloque l'enseignement. Rabbi Dossa lit "ve-hinniham sham" autrement : le kohen gadol ne les reprend pas un autre Kippour, mais un kohen hedyot peut les porter dans l'annรฉe. Rachi : tunique, caleรงon, tiare, ceinture, les mรชmes piรจces que le service ordinaire. Dรจs lors il ne reste qu'un seul verset, celui des cendres, et il pourrait enseigner pour tous les cas.

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ืžืฉื•ื ื“ื”ื•ื• ืชืจื•ืžืช ื”ื“ืฉืŸ ื•ืขื’ืœื” ืขืจื•ืคื” ืฉื ื™ ื›ืชื•ื‘ื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ื›ืื—ื“, ื•ื›ืœ ืฉื ื™ ื›ืชื•ื‘ื™ืŸ ื”ื‘ืื™ืŸ ื›ืื—ื“ ืื™ืŸ ืžืœืžื“ื™ืŸ.

C'est parce que la terumat ha-deshen et la egla aroufa sont deux versets qui viennent ensemble, et tous les deux versets qui viennent ensemble n'enseignent pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืขื’ืœื” ืขืจื•ืคื” ื›ืชื™ื‘ ืฉื ื“ืžืฉืžืข ืฉื ืชื”ื ืงื‘ื•ืจืชื”:
La gรฉnisse ร  la nuque brisรฉe : il est รฉcrit "lร " (sham), ce qui signifie : lร  sera son ensevelissement.
๐Ÿ’ก Explication

Pour Rabbi Dossa, le second verset n'est plus les habits. On le prend dans la egla aroufa : le mot sham fixe son ensevelissement sur place. Aprรจs le rite, on n'en tire pas profit. Deuxiรจme รฉcrit ร  cรดtรฉ des cendres : le couple n'enseigne pas ailleurs.

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ื”ื ื™ื—ื ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืื™ืŸ ืžืœืžื“ื™ืŸ, ืืœื ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืžืœืžื“ื™ืŸ โ€” ืžืื™ ืื™ื›ื ืœืžื™ืžืจ? ืชืจื™ ืžื™ืขื•ื˜ื™ ื›ืชื™ื‘ื™: ื›ืชื™ื‘ ืดื•ืฉืžื•ืด, ื•ื›ืชื™ื‘ ืดื”ืขืจื•ืคื”ืด.

Cela va bien selon celui qui dit qu'ils n'enseignent pas. Mais selon celui qui dit qu'ils enseignent, que peut-on dire ?

Deux mioutim (restrictions) sont รฉcrits : il est รฉcrit "et il les posera", et il est รฉcrit "lร  [gรฉnisse] ร  la nuque brisรฉe".

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื”ื›ื ืžื™ืขื•ื˜ื™ ื›ืชื™ื‘ื™ ื‘ื”ื ื™ ืœืžื™ืžืจื ื“ืœื ืชื™ื’ืžืจ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื•ืฉืžื• ืœื–ื” ื•ืœื ืœืื—ืจ ื”ืขืจื•ืคื” ื•ืœื ื“ื‘ืจ ืื—ืจ:
Ici des restrictions sont รฉcrites, dans ces cas, pour dire qu'on n'apprend pas d'eux. "Et il les posera" : pour celui-ci, et non pour un autre. "Lร  [gรฉnisse] ร  la nuque brisรฉe" : et non une autre chose.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื›ืชื™ื‘ ื”ื›ื ื•ืฉืžื• ื•ื›ืชื™ื‘ ื”ืชื ื”ืขืจื•ืคื” ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ืืžืื™ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืชืจื™ ืžื™ืขื•ื˜ื™ ื‘ื—ื“ ืกื’ื™ ื“ืœื”ื›ื™ ื›ืชื‘ื™ื” ื“ืœื ืœืžื™ืœืฃ ืžื™ื ื™ื™ื”ื• ื•ื™"ืœ ื“ืื™ ืœื ื›ืชื™ื‘ ืืœื ื—ื“ ืžื™ืขื•ื˜ื ืœื ื”ื•ื” ืžืฆื™ ืœืžืขื•ื˜ื™ ืืœื ืžื™ืœืชื ื“ืœื ื“ืžื™ ื›ืœ ื›ืš ืœืžื™ืกืจ ืื‘ืœ ืžื™ืœืชื ื“ื“ืžื™ ืœืžื™ืกืจ ืœื ืœื”ื›ื™ ืื™ืฆื˜ืจื™ืš ืชืจื•ื•ื™ื™ื”ื•:
Il est รฉcrit ici "et il les posera", et il est รฉcrit lร -bas "lร  [gรฉnisse] ร  la nuque brisรฉe". ร‰tonnement pour le Ri : pourquoi faut-il deux restrictions ? Une seule suffit, puisqu'elle a รฉtรฉ รฉcrite pour qu'on n'apprenne pas d'eux. On peut rรฉpondre : si une seule restriction รฉtait รฉcrite, on ne pourrait exclure de l'interdit qu'une chose qui ne ressemble pas tant. Une chose qui ressemble, on ne pourrait pas l'exclure de l'interdit. C'est pourquoi il faut les deux.
๐Ÿ’ก Explication

Selon l'avis que deux versets ensemble enseignent quand mรชme, le couple cendres / egla aroufa รฉtendrait la meila ร  tout objet dont la mitsva est faite. La Guemara ferme la porte par deux mioutim. Vesamo : ces cendres-ci. Ha-arufa, avec l'article : cette gรฉnisse-ci.

Tossefot, au nom du Ri : un seul miut n'รฉcarterait de l'interdit qu'un cas peu semblable. Un cas proche resterait inclus. Les deux restrictions ensemble รฉcartent aussi le cas semblable.

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ืชื ืฉืžืข: ื”ื›ื ื™ืกื” ืœืจื‘ืงื” ื•ื“ืฉื” โ€” ื›ืฉื™ืจื”. ื‘ืฉื‘ื™ืœ ืฉืชื™ื ืง ื•ืชื“ื•ืฉ โ€” ืคืกื•ืœื”.

Viens entendre : s'il l'a fait entrer dans la revaka et qu'elle a foulรฉ, elle est valide. S'il l'a fait entrer pour qu'elle tรจte et qu'elle foule, elle est invalide.

๐Ÿ“œ Rachi (4)
ื”ื›ื ื™ืกื” ืœืจื‘ืงื” ืขื’ืœื” ืขืจื•ืคื” ืจื‘ืงื” ืงื•ืคืœ"ื (ืฆืžื“) ื‘ืœืข"ื– ืฉืงื•ืฉืจื™ืŸ ืืจื‘ืข ืคืจื•ืช ื‘ื™ื—ื“:
S'il l'a fait entrer dans la revaka : il s'agit de la egla aroufa. Revaka, c'est "cople" (tsemed) en laaz : on attache quatre vaches ensemble.
ื•ื“ืฉื” ืชื‘ื•ืื” ืขื ื—ื‘ืจื•ืชื™ื”:
Et qu'elle a foulรฉ : du grain, avec ses compagnes.
ื›ืฉื™ืจื” ืฉืœื ื ืชื›ื•ื™ืŸ ืœื›ืš ื•ืœืื• ืขื‘ื•ื“ื” ื”ื™ื:
Elle est valide : car il n'en a pas eu l'intention, et ce n'est pas un travail.
ื•ืื ื ืชื›ื•ื™ืŸ ืฉืชื™ื ืง ื•ืชื“ื•ืฉ ืคืกื•ืœื” ื•ื”ื›ื ืœื ืืคืฉืจ ืฉืœื ื™ื›ื ื™ืกื ื” ืฉืชื™ื ืง ื•ื›ื™ ืžืชื›ื•ื™ืŸ ืฉืชื™ื ืง ื•ืชื™ื“ื•ืฉ ืคืกื•ืœื”:
Et s'il a eu l'intention qu'elle tรจte et qu'elle foule, elle est invalide. Ici, il est impossible de ne pas la faire entrer pour qu'elle tรจte ; et lorsqu'il a l'intention qu'elle tรจte et qu'elle foule, elle est invalide.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื”ื›ื ื™ืกื” ืœืจื‘ืงื” ื‘ืชื•ืกืคืชื ืชื ื™ ืœื™ื” ื’ื‘ื™ ืคืจื”:
S'il l'a fait entrer dans la revaka : dans la Tossefta, cela est enseignรฉ au sujet de la para.
๐Ÿ’ก Explication

Retour au diffรฉrend d'Abaye et de Rava. Une egla aroufa (Rachi), ou une para aduma (Tossefot, d'aprรจs la Tossefta), devient invalide si on lui fait faire un travail. Entrรฉe dans la revaka, l'attelage de quatre, elle foule le grain avec les autres, sans qu'on l'ait visรฉ : keshira. Entrรฉe pour qu'elle tรจte, avec l'intention qu'elle foule aussi : pesula.

Rachi lit le seifa comme le cas de Rava : on ne peut pas รฉviter de la faire entrer, puisqu'elle doit tรฉter, et l'intention de la faire fouler l'invalide.

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ื•ื”ื ื”ื›ื ื“ืœื ืืคืฉืจ ื•ืงื ืžื™ื›ื•ื™ืŸ, ื•ืงืชื ื™ ืคืกื•ืœื”! ืฉืื ื™ ื”ืชื, ื“ื›ืชื™ื‘: ืดืืฉืจ ืœื ืขื‘ื“ ื‘ื”ืด, ืžื›ืœ ืžืงื•ื.

Or ici, on ne peut pas faire autrement, il a l'intention, et l'on enseigne qu'elle est invalide. Lร -bas, c'est diffรฉrent, car il est รฉcrit : "qui n'a pas travaillรฉ avec elle", en tout cas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืฉืจ ืœื ืขื•ื‘ื“ ื‘ื” ืžื›ืœ ืžืงื•ื ื“ืืข"ื’ ื“ื‘ืขืœืžื ืœื ืžื™ืชืกืจ ื”ื›ื ืืกื•ืจ:
"Qui n'a pas รฉtรฉ travaillรฉe", en tout cas : bien qu'ailleurs cela ne soit pas interdit, ici c'est interdit.
๐Ÿ’ก Explication

Le seifa ร  la forme du cas de Rava : lo efshar, kavana, et le rรฉsultat est l'invalidation. La Guemara le sort de la rรจgle gรฉnรฉrale. Le verset acher lo avad bah disqualifie le travail mi-kol makom, en tout cas. Rachi : ailleurs ce profit resterait permis ; ici le verset l'interdit.

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ืื™ ื”ื›ื™ ืืคื™ืœื• ืจื™ืฉื ื ืžื™!

S'il en est ainsi, mรชme le resha aussi !

๐Ÿ’ก Explication

Si le verset vise tout travail, mรชme celui qu'on n'a pas cherchรฉ, le resha devrait lui aussi invalider la gรฉnisse : elle a foulรฉ, quoique sans intention. L'amoud s'arrรชte sur cette question.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).