Pesachim 29a โ€” Hametz du nokhri aprรจs Pessa'h, knas de Rabbi Chimon, me'ila de l'hekdesh

Pesachim 29a

Sougya : L'amoud reprend la michna : aprรจs Pessa'h, le hametz du nokhri est permis ร  la jouissance, celui de l'Israรซl est interdit, au nom du verset lo yerae lekha. Rav Aha bar Yaakov l'attribue ร  Rabbi Yehouda, qui apprend l'interdit de manger depuis l'interdit de voir : le tien est interdit, celui des autres et de gavoha est permis.

Rava l'attribue ร  Rabbi Chimon : de la Torah le hametz est permis aprรจs son temps, et les Sages infligent un knas ร  qui a transgressรฉ bal yerae et bal yimatze. La mรชme ligne se retrouve sur les malkot de celui qui mange le se'or du nokhri aprรจs la fรชte.

Rav Aha revient ensuite sur sa position, devant une baraรฏta : manger le hametz de l'hekdesh pendant la fรชte, me'ila selon l'un, pas de me'ila selon l'autre. Rabbi Yo'hanan y voit Rabbi Nehounia, qui aligne Yom Kippour sur le Chabbat pour les paiements.

Rav Yossef y voit une autre divergence : rachรจte-t-on les kodashim pour les donner aux chiens ?

De qui est la michna ? Nokhri aprรจs Pessa'h : jouissance permise. Israรซl : jouissance interdite. Rav Aha bar Yaakov Rava Michna : Rabbi Yehouda Il apprend manger depuis voir Michna : Rabbi Chimon Knas des Sages, permis par la Torah Le tien : interdit Autres et gavoha : permis Le verset explique la reisha pourquoi le nokhri est permis Nokhri : permis Israรซl : interdit par le knas Le verset explique la seifa bal yerae et bal yimatze Se'or du nokhri aprรจs la fรชte pas de malkot Selon Rabbi Yehouda, ce mangeur reรงoit les malkot Rav Aha revient ensuite sur l'apprentissage de manger depuis voir. La baraรฏta du hametz de l'hekdesh ouvre l'autre discussion du daf.
Rav Aha bar Yaakov : la michna est Rabbi Yehouda, manger s'apprend de voir, le verset porte sur la permission du nokhri, et manger son se'or aprรจs la fรชte ne donne pas les malkot. Rava : la michna est Rabbi Chimon, le knas punit bal yerae, le verset porte sur l'interdit de l'Israรซl, et selon Rabbi Yehouda ce mangeur reรงoit les malkot.
Manger le se'or du nokhri aprรจs Pessa'h Selon les paroles de Rabbi Yehouda Rava : malkot Rabbi Yehouda n'apprend pas manger depuis voir L'interdit d'aprรจs le temps vise aussi le nokhri Rav Aha : pas de malkot Rabbi Yehouda apprend manger depuis voir Seul le tien est interdit Autres et gavoha : permis Rav Aha quitte ensuite cette position.
Selon Rabbi Yehouda, manger le se'or du nokhri aprรจs Pessa'h : Rava met les malkot, car l'interdit de manger ne s'apprend pas de l'interdit de voir. Rav Aha bar Yaakov รฉcarte les malkot, car il s'en apprend. Il quitte ensuite cette position.
Hametz de l'hekdesh mangรฉ pendant la fรชte Baraรฏta : il a commis une me'ila. Certains disent : il n'en a pas commis. Rabbi Yo'hanan Rav Yossef Les deux avis donnent une valeur Comme Rabbi Chimon aprรจs Pessa'h, le hametz est permis Le knas ne vise que le particulier Me'ila : korban dรป Pas de me'ila : Rabbi Nehounia Le karet dispense du paiement Sans keren : pas de homesh et pas de me'ila Selon Rabbi Yossi ha-Gelili Jouissance permise mรชme pendant le temps Me'ila : on rachรจte pour nourrir les chiens Pas de me'ila : on ne rachรจte pas Pas d'usage, pas de valeur Selon Rabbi Chimon, tous tiendraient l'exemption Rabbi Nehounia : Yom Kippour est comme le Chabbat pour les paiements. Passible dans sa personne, exempt du paiement. Rachi : sur le hametz il est volontaire, sur l'hekdesh il est involontaire.
Hametz de l'hekdesh mangรฉ pendant la fรชte. Rabbi Yohanan : les deux avis lui donnent une valeur, comme Rabbi Chimon, et le second avis est Rabbi Nehounia, le karet dispense du paiement. Rav Yossef : la divergence est le pidyon pour les chiens, selon Rabbi Yossi ha-Gelili.
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ื“ื™ืฉืจืืœ ื ืžื™ ืžื™ืฉืจื ืงื ืฉืจื™! ื•ืื™ ืจื‘ื™ ื™ื•ืกื™ ื”ื’ืœื™ืœื™ โ€” ืืคื™ืœื• ืชื•ืš ื–ืžื ื• ื ืžื™ ืžื™ืฉืจื ืงื ืฉืจื™ ื‘ื”ื ืื”.

Celui d'un Israรซl aussi, il le permet ! Et si c'est Rabbi Yossi ha-Gelili, mรชme pendant son temps, il le permet aussi pour la jouissance.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื“ื™ืฉืจืืœ ื ืžื™ ืžื™ืฉืจื ืฉืจื™ ื‘ื”ื ืื” ืœืื—ืจ ื–ืžื ื•:
Il le permet pour la jouissance, aprรจs son temps.
๐Ÿ’ก Explication

La ligne achรจve la question ouverte en fin de 28b : de qui est la michna. Le sujet est Rabbi Chimon. Il permet aussi la jouissance du hametz de l'Israรซl aprรจs son temps. La michna interdit cette jouissance.

Rabbi Yossi ha-Gelili permet la jouissance mรชme pendant les sept jours. Rachi prรฉcise : la permission dont on parle ici pour l'Israรซl est la jouissance, aprรจs le temps.

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ืืžืจ ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ื™ืขืงื‘: ืœืขื•ืœื ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ื”ื™ื, ื•ื™ืœื™ืฃ ืฉืื•ืจ ื“ืื›ื™ืœื” ืžืฉืื•ืจ ื“ืจืื™ื™ื”. ืžื” ืฉืื•ืจ ื“ืจืื™ื™ื” โ€” ืฉืœืš ืื™ ืืชื” ืจื•ืื”, ืื‘ืœ ืืชื” ืจื•ืื” ืฉืœ ืื—ืจื™ื ื•ืฉืœ ื’ื‘ื•ื”. ืืฃ ืฉืื•ืจ ื“ืื›ื™ืœื” โ€” ืฉืœืš ืื™ ืืชื” ืื•ื›ืœ, ืื‘ืœ ืืชื” ืื•ื›ืœ ืฉืœ ืื—ืจื™ื ื•ืฉืœ ื’ื‘ื•ื”.

Rav Aha bar Yaakov dit : en rรฉalitรฉ, c'est Rabbi Yehouda. Et il apprend le se'or (levain) de la consommation depuis le se'or de la vue.

De mรชme que le se'or de la vue : le tien, tu ne le vois pas, mais tu vois celui des autres et celui de gavoha (l'hekdesh). De mรชme le se'or de la consommation : le tien, tu ne le manges pas, mais tu manges celui des autres et celui de gavoha.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืœืขื•ืœื ืจ' ื™ื”ื•ื“ื” ื”ื™ื ื“ืืข"ื’ ื“ื ืคืงื ืœื™ื” ืžืงืจืื™ ื“ืœืื—ืจ ื–ืžื ื• ืืกืจ ืงืจื ื‘ืฉืื•ืจ ื“ื™ืฉืจืืœ ืงืืžืจ ืื‘ืœ ื“ื ื›ืจื™ ืฉืจื™:
Bien qu'il tire l'interdit des versets, le verset qui interdit aprรจs le temps parle du se'or d'un Israรซl. Celui d'un nokhri est permis.
ื•ื™ืœื™ืฃ ืฉืื•ืจ ื“ืื›ื™ืœื” ื›ืœื•ืžืจ ื—ืžืฅ ื“ื’ื‘ื™ ืœื ื™ืื›ืœ ืžืฉืื•ืจ ื“ืจืื™ื™ื” ื•ืžื•ืชืจ ื—ืžืฆื• ืฉืœ ื ื›ืจื™ ืืฃ ื‘ืื›ื™ืœื” ื•ืืคื™' ื‘ืคืกื— ืžืŸ ื”ืชื•ืจื”:
C'est-ร -dire le hametz du verset lo ye'akhel, appris depuis le se'or de la vue. Le hametz d'un nokhri est permis mรชme ร  la consommation, et mรชme ร  Pessa'h, de par la Torah.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Aha bar Yaakov maintient la michna dans l'avis de Rabbi Yehouda. L'interdit de voir porte le mot lekha, le tien. On le transporte sur l'interdit de manger. Autres dรฉsigne le nokhri. Gavoha dรฉsigne le hametz consacrรฉ.

Rachi porte la permission jusqu'ร  manger, mรชme pendant Pessa'h, de par la Torah. Tossefot, au segment suivant, discute cette lecture.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Manger calquรฉ sur voir Cas Se'or de la vue Se'or de manger Le tien Tu ne le vois pas Tu ne le manges pas Les autres Tu le vois Tu le manges Gavoha Tu le vois Tu le manges
Le tien est interdit ร  voir et ร  manger. Celui des autres et celui de gavoha sont permis dans les deux.
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ื•ื‘ื“ื™ืŸ ื”ื•ื ื“ืื™ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืœืžื™ืชื ื ื“ืืคื™ืœื• ื‘ืื›ื™ืœื” ื ืžื™ ืฉืจื™, ื•ืื™ื™ื“ื™ ื“ืชื ื ื“ื™ืฉืจืืœ ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื” โ€” ืชื ื ื ืžื™ ื“ื’ื•ื™ ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืื”. ื•ื‘ื“ื™ืŸ ื”ื•ื ื“ืื™ื‘ืขื™ ืœื™ื” ืœืžื™ืชื ื ื“ืืคื™ืœื• ื‘ืชื•ืš ื–ืžื ื• ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืื”, ื•ืื™ื™ื“ื™ ื“ืชื ื ื“ื™ืฉืจืืœ ืœืื—ืจ ื–ืžื ื• โ€” ืชื ื ื ืžื™ ื“ื’ื•ื™ ืœืื—ืจ ื–ืžื ื•.

Et en droit, il aurait dรป enseigner que mรชme pour la consommation c'est aussi permis. Mais puisqu'il a enseignรฉ que celui d'un Israรซl est interdit ร  la jouissance, il a aussi enseignรฉ que celui d'un nokhri est permis ร  la jouissance.

Et en droit, il aurait dรป enseigner que mรชme pendant son temps c'est permis ร  la jouissance. Mais puisqu'il a enseignรฉ celui d'un Israรซl aprรจs son temps, il a aussi enseignรฉ celui d'un nokhri aprรจs son temps.

๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (1)
ื‘ื“ื™ืŸ ื”ื•ื ื“ืืคื™' ืชื•ืš ื–ืžื ื• ืžื•ืชืจ ืคืจืฉ"ื™ ืžื•ืชืจ ื‘ืื›ื™ืœื” ื•ืงืฉื” ื“ืื™ ืืคืฉืจ ืื ืœื ื™ื”ื ืฉืœื• ื‘ืฉืขืช ืื›ื™ืœื” ื“ืื ื ืชืŸ ืœื• ื”ื ื›ืจื™ ื”ืจื™ ื”ื•ื ืฉืœื• ื•ืื ื’ื–ืœ ืžื ื›ืจื™ ื”ืจื™ ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืื—ืจื™ื•ืชื• ื•ืœื ื’ืจืข ืžื—ืžืฅ ืฉื—ื™ื™ื‘ ื‘ืื—ืจื™ื•ืชื• ื“ื”ื•ื™ ื›ืฉืœื• ื•ืขื•ื“ ืœืงืžืŸ ื“ืงืืžืจ ื•ืื–ื“ื• ืœื˜ืขืžื™ื™ื”ื• ื“ืคืœื™ื’ื™ ื‘ื—ืžืฅ ืฉืขื‘ืจ ืขืœื™ื• ื”ืคืกื— ืœื™ืคืœื’ื• ื‘ืคืกื— ื’ื•ืคื™ื” ื•ื ืจืื” ืœืจื™ื‘"ื ื“ื”ื ื“ืงืืžืจ ืืคื™' ืชื•ืš ื–ืžื ื• ืžื•ืชืจ ื”ื™ื™ื ื• ื‘ื”ื ืื” ื•ื”ื ื“ืงืืžืจ ืื‘ืœ ืืชื” ืื•ื›ืœ ืฉืœ ืื—ืจื™ื ืœืื• ื“ื•ืงื ืื™ ื ืžื™ ืื—ืจ ื–ืžื ื• ืงืืžืจ ื•ืžื™ื”ื• ื‘ืฉืœ ื’ื‘ื•ื” ืงืฉื” ืœืคืจืฉ ื‘ืชื•ืš ื”ืคืกื— ื“ืื ืœื ืคื“ืื• ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื” ื•ืื ืคื“ืื• ื”ืจื™ ื”ื•ื ืฉืœื• ื•ืฉืžื ื™"ืœ ืื‘ืœ ืืชื” ื ื”ื ื” ืžืฉืœ ื’ื‘ื•ื” ืฉืœื ื™ื”ื ืื™ืกื•ืจ ื—ืžืฅ ืื‘ืœ ืื™ืกื•ืจ ื”ืงื“ืฉ ื™ืฉ:
Rachi explique : permis ร  la consommation. Et c'est difficile. Cela ne se peut que si, ร  l'heure de manger, c'est dรฉjร  ร  lui. Si le nokhri le lui a donnรฉ, c'est ร  lui. S'il l'a volรฉ au nokhri, il en porte la responsabilitรฉ (aharayut). Il rejoint alors le hametz dont on porte la responsabilitรฉ, qui compte comme le sien. Et encore, plus loin, lร  oรน l'on dit qu'ils sont allรฉs selon leurs raisonnements : ils divergent sur le hametz sur lequel Pessa'h est passรฉ. Qu'ils divergent donc sur Pessa'h lui-mรชme. Riva comprend ainsi : ce qui est dit, mรชme pendant son temps c'est permis, vise la jouissance. Et ce qui est dit, mais tu manges celui des autres, est un langage large (lav davka). Ou bien cela parle d'aprรจs le temps. Toutefois, pour celui de gavoha, il est difficile de l'expliquer pendant Pessa'h. S'il ne l'a pas rachetรฉ, la jouissance est interdite. S'il l'a rachetรฉ, il est ร  lui. On peut dire : tu jouis de celui de gavoha, l'interdit du hametz ne s'y applique pas, et l'interdit de l'hekdesh demeure.
๐Ÿ’ก Explication

La michna a parlรฉ de jouissance et d'aprรจs le temps, pour rester parallรจle ร  la clause de l'Israรซl. En droit, selon cet apprentissage, la consommation aussi serait permise, et la jouissance le serait mรชme pendant le temps.

Tossefot rapporte la lecture de Rachi : permission de manger. Difficultรฉ : donnรฉ, le pain devient le sien ; volรฉ, l'aharayut le rend comme le sien. Et la discussion des malkot, plus loin, porte sur aprรจs Pessa'h, donc sur la fรชte elle-mรชme ils auraient dรป diverger.

Riva : pendant le temps, la permission est la jouissance. Manger celui des autres est un langage large, ou vise aprรจs le temps. Pour gavoha pendant la fรชte : sans rachat, l'hekdesh interdit la jouissance ; aprรจs rachat, c'est le sien. Issue proposรฉe : l'apprentissage รฉcarte l'interdit du hametz, et laisse l'interdit de l'hekdesh.

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ืจื‘ื ืืžืจ: ืœืขื•ืœื ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื”ื™ื. ื•ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ, ืงื ืกื ืงื ื™ืก, ื”ื•ืื™ืœ ื•ืขื‘ืจ ืขืœื™ื” ื‘ื‘ืœ ื™ืจืื” ื•ื‘ืœ ื™ืžืฆื.

Rava dit : en rรฉalitรฉ, c'est Rabbi Chimon. Et Rabbi Chimon inflige un knas (amende), puisqu'il a transgressรฉ ร  son sujet bal yerae et bal yimatze.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืœืขื•ืœื ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื”ื™ื ื“ืืžืจ ืžื“ืื•ืจื™ื™ืชื ืœื ืžื™ืชืกืจ ื—ืžืฅ ืื—ืจ ื–ืžื ื• ื”ืœื›ืš ื“ื ื›ืจื™ ืฉืจื™ ื•ืžื™ื”ื• ื“ื™ืฉืจืืœ ืืกื•ืจ ืžืงื ืกื ื“ืงื ืกื•ื”ื• ืจื‘ื ืŸ ืžืฉื•ื ื“ืขื‘ืจ ื‘ื‘ืœ ื™ืจืื”:
Il dit que, de la Torah, le hametz n'est pas interdit aprรจs son temps. Dรจs lors, celui du nokhri est permis. Toutefois, celui de l'Israรซl est interdit par le knas que les Sages lui ont infligรฉ, parce qu'il a transgressรฉ bal yerae.
๐Ÿ’ก Explication

Rava lit la michna comme Rabbi Chimon. De la Torah, aprรจs le temps, il n'y a pas de lav. Les Sages ont ajoutรฉ un knas : qui a laissรฉ son hametz et transgressรฉ bal yerae et bal yimatze en a la jouissance interdite. Le nokhri, lui, n'a pas cette transgression. Son hametz reste permis.

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ื‘ืฉืœืžื ืœืจื‘ื, ื”ื™ื™ื ื• ื“ืงืชื ื™: ืฉืœ ื™ืฉืจืืœ ืืกื•ืจ, ืžืฉื•ื ืฉื ืืžืจ ืดืœื ื™ืจืื”ืด. ืืœื ืœืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ื™ืขืงื‘, ืžืฉื•ื ืดืœื ื™ืื›ืœ ื—ืžืฅืด ืžื™ื‘ืขื™ ืœื™ื”!

Cela se comprend selon Rava : c'est bien pourquoi l'on enseigne que celui d'un Israรซl est interdit, parce qu'il est dit lo yerae. Mais selon Rav Aha bar Yaakov, c'est ร  cause de lo ye'akhel hametz qu'il aurait fallu l'enseigner !

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื‘ืฉืœืžื ืœืจื‘ื ื“ืืžืจ ื˜ืขืžื ื“ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื” ืžืฉื•ื ืงื ืกื ื“ืขื‘ืจ ื‘ื‘ืœ ื™ืจืื” ื”ื•ื ื”ื™ื™ื ื• ื“ืชื ื ืžืชื ื™' ืืกื•ืจ ืžืฉื•ื ืœื ื™ืจืื” ืœืš:
Il dit que la raison de l'interdit de jouissance est le knas, parce qu'il a transgressรฉ bal yerae. C'est pourquoi le tanna de notre michna enseigne l'interdit ร  cause de lo yerae lekha.
๐Ÿ’ก Explication

Le verset citรฉ par la michna, lo yerae, colle au knas de Rava : l'interdit de jouissance punit bal yerae.

Selon Rav Aha bar Yaakov, l'interdit de l'Israรซl aprรจs le temps sort de lo ye'akhel hametz. La michna aurait dรป citer ce verset-lร .

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ืžื™ ืกื‘ืจืช ืืกื™ืคื ืงืื™?! ืืจื™ืฉื ืงืื™ ื•ื”ื›ื™ ืงืืžืจ: ื—ืžืฅ ืฉืœ ื’ื•ื™ ืฉืขื‘ืจ ืขืœื™ื• ื”ืคืกื— ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืื”, ืžืฉื•ื ืฉื ืืžืจ ืดืœื ื™ืจืื” ืœืšืด โ€” ืฉืœืš ืื™ ืืชื” ืจื•ืื”, ืื‘ืœ ืืชื” ืจื•ืื” ืฉืœ ืื—ืจื™ื ื•ืฉืœ ื’ื‘ื•ื”. ื•ื™ืœื™ืฃ ืฉืื•ืจ ื“ืื›ื™ืœื” ืžืฉืื•ืจ ื“ืจืื™ื™ื”.

Penses-tu que cela porte sur la seifa (la fin) ? Cela porte sur la reisha (le dรฉbut).

Et voici ce que l'on dit : le hametz d'un nokhri sur lequel Pessa'h est passรฉ est permis ร  la jouissance, parce qu'il est dit lo yerae lekha : le tien, tu ne le vois pas, mais tu vois celui des autres et celui de gavoha. Et il apprend le se'or de la consommation depuis le se'or de la vue.

๐Ÿ’ก Explication

Le verset ne vient pas motiver l'interdit de l'Israรซl, en fin de michna. Il motive la permission du nokhri, au dรฉbut. Lekha limite l'interdit de voir au tien. L'apprentissage reporte cette limite sur l'interdit de manger.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Oรน le verset lo yerae lekha se pose lo yerae lekha Reisha Hametz du nokhri aprรจs Pessa'h : permis Rav Aha : le verset est ici Seifa Hametz de l'Israรซl aprรจs Pessa'h : interdit Rava : le verset est ici
Rav Aha pose lo yerae lekha sur la reisha, la permission du nokhri. Rava le pose sur la seifa, l'interdit de l'Israรซl.
7
ื•ืื–ื“ื• ืœื˜ืขืžื™ื™ื”ื•: ื“ืื™ืชืžืจ, ื”ืื•ื›ืœ ืฉืื•ืจ ืฉืœ ื’ื•ื™ ืฉืขื‘ืจ ืขืœื™ื• ื”ืคืกื—, ืœื“ื‘ืจื™ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื”, ืจื‘ื ืืžืจ: ืœื•ืงื”, ื•ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ื™ืขืงื‘ ืืžืจ: ืื™ื ื• ืœื•ืงื”.

Et ils sont allรฉs selon leurs raisonnements. Car il a รฉtรฉ รฉnoncรฉ : celui qui mange du se'or d'un nokhri sur lequel Pessa'h est passรฉ, selon les paroles de Rabbi Yehouda, Rava dit : il est passible de malkot (flagellation).

Et Rav Aha bar Yaakov dit : il n'est pas passible de malkot.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืื–ื“ื• ืœื˜ืขืžื™ื™ื”ื• ืจื‘ื ื•ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ื™ืขืงื‘:
Rava et Rav Aha bar Yaakov.
๐Ÿ’ก Explication

La discussion sur l'auteur de la michna se retrouve dans une halakha dite ร  part. Manger le se'or du nokhri aprรจs Pessa'h, selon Rabbi Yehouda : Rava met les malkot, Rav Aha bar Yaakov les รฉcarte.

8
ืจื‘ื ืืžืจ: ืœื•ืงื”, ืœื ื™ืœื™ืฃ ืจื‘ื™ ื™ื”ื•ื“ื” ืฉืื•ืจ ื“ืื›ื™ืœื” ืžืฉืื•ืจ ื“ืจืื™ื™ื”. ื•ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ื™ืขืงื‘ ืืžืจ: ืื™ื ื• ืœื•ืงื”, ื™ืœื™ืฃ ืฉืื•ืจ ื“ืื›ื™ืœื” ืžืฉืื•ืจ ื“ืจืื™ื™ื”.

Rava dit : il est passible de malkot. Rabbi Yehouda n'apprend pas le se'or de la consommation depuis le se'or de la vue.

Et Rav Aha bar Yaakov dit : il n'est pas passible de malkot. Il apprend le se'or de la consommation depuis le se'or de la vue.

๐Ÿ’ก Explication

Rava : chez Rabbi Yehouda, l'interdit de manger ร  son verset propre, sans le lekha de la vue. Le se'or du nokhri aprรจs la fรชte reste interdit. Le mangeur reรงoit les malkot.

Rav Aha bar Yaakov : Rabbi Yehouda calque manger sur voir. L'interdit s'arrรชte au tien. Manger celui du nokhri ne fait pas encourir les malkot.

9
ื•ื”ื“ืจ ื‘ื™ื” ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ื™ืขืงื‘ ืžื”ื”ื™ื, ื“ืชื ื™ื: ื”ืื•ื›ืœ ื—ืžืฅ ืฉืœ ื”ืงื“ืฉ ื‘ืžื•ืขื“ โ€” ืžืขืœ. ื•ื™ืฉ ืื•ืžืจื™ื: ืœื ืžืขืœ.

Et Rav Aha bar Yaakov est revenu de celle-lร . Car on enseigne dans une baraรฏta : celui qui mange du hametz de l'hekdesh pendant la fรชte a commis une me'ila (profit tirรฉ d'un bien consacrรฉ).

Et certains disent : il n'a pas commis de me'ila.

๐Ÿ“œ Rachi (2)
ืžืขืœ ื—ื™ื™ื‘ ืงืจื‘ืŸ ืžืขื™ืœื” ื“ืงืกื‘ืจ ื—ืžืฅ ื“ื”ืงื“ืฉ ื‘ืคืกื— ื‘ืจ ื“ืžื™ื ื”ื•ื ื•ืืคืกื“ื™ื” ืœื”ืงื“ืฉ ื›ืจ' ืฉืžืขื•ืŸ ื“ืืžืจ ื—ืžืฅ ืœืื—ืจ ื”ืคืกื— ืžื•ืชืจ ื•ืืข"ื’ ื“ืงื ืกื ืงื ื™ืก ื”"ืž ื‘ื—ืžืฆื• ืฉืœ ื”ื“ื™ื•ื˜ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืขื‘ืจ ืขืœื™ื• ื‘ื‘ืœ ื™ืจืื” ืื‘ืœ ื”ืื™ ื“ื‘ื”ืชื™ืจื ืฉื”ื™ื™ื” ื’ื‘ื™ื” ื“ืืžืจ ืžืจ (ืœืขื™ืœ ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ื”:) ืื‘ืœ ืืชื” ืจื•ืื” ืฉืœ ืื—ืจื™ื ื•ืฉืœ ื’ื‘ื•ื” ืื—ืจ ื”ืคืกื— ื”ื•ื” ืžื–ื‘ื™ืŸ ืœื™ื” ื’ื™ื–ื‘ืจ ืœื™ืฉืจืืœ ื•ืื›ืœื™ ืœื™ื”:
Il est tenu d'un korban de me'ila. Il tient que le hametz de l'hekdesh, ร  Pessa'h, a une valeur monรฉtaire, et qu'il a causรฉ une perte ร  l'hekdesh. Comme Rabbi Chimon, qui dit que le hametz aprรจs Pessa'h est permis. Et mรชme si celui-ci inflige un knas, cela ne vaut que pour le hametz d'un particulier, puisqu'il a transgressรฉ ร  son sujet bal yerae. Mais celui-ci, on l'a laissรฉ sรฉjourner dans le permis. Car le maรฎtre a dit (ci-dessus, Pesachim 5b) : mais tu vois celui des autres et celui de gavoha. Aprรจs Pessa'h, le gizbar (trรฉsorier) le vendait ร  un Israรซl, et celui-ci le mangeait.
ื•ื™ืฉ ืื•ืžืจื™ื ืœื ืžืขืœ ื›ื“ืžืคืจืฉ ื“ื”ื•ืื™ืœ ื•ื ืชื—ื™ื™ื‘ ื›ืจืช ืžืฉื•ื ืื›ื™ืœื” ืคื˜ื•ืจ ืžืŸ ื”ืชืฉืœื•ืžื™ืŸ ื›ืจ' ื ื—ื•ื ื™ื ื•ื‘ืžืงื•ื ืฉืื™ืŸ ืงืจืŸ ืื™ืŸ ื—ื•ืžืฉ ื•ืื™ืŸ ืžืขื™ืœื”:
Comme on l'explique : puisqu'il s'est rendu passible de karet (retranchement) du fait de la consommation, il est exempt du paiement, comme Rabbi Nehounia. Et lorsqu'il n'y a pas de keren (capital), il n'y a pas de homesh (cinquiรจme), ni de me'ila.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Aha bar Yaakov quitte la position qu'il vient d'รฉnoncer. La baraรฏta parle de me'ila sur le hametz consacrรฉ mangรฉ pendant la fรชte : il faut donc que ce hametz ait une valeur.

Rachi rattache le premier avis ร  Rabbi Chimon : aprรจs Pessa'h le hametz est permis, le trรฉsorier peut le vendre. Le knas ne vise que le particulier, qui a transgressรฉ bal yerae. L'hekdesh, on a le droit de le voir.

L'autre avis, certains disent, garde la valeur et รฉcarte la me'ila par le karet : sans keren, le homesh et la me'ila tombent. C'est l'avis de Rabbi Nehounia, nommรฉ au segment suivant.

10
ืžืืŸ ื™ืฉ ืื•ืžืจื™ื? ืืžืจ ืจื‘ื™ ื™ื•ื—ื ืŸ: ืจื‘ื™ ื ื—ื•ื ื™ื ื‘ืŸ ื”ืงื ื” ื”ื™ื. ื“ืชื ื™ื: ืจื‘ื™ ื ื—ื•ื ื™ื ื‘ืŸ ื”ืงื ื” ื”ื™ื” ืขื•ืฉื” ืืช ื™ื•ื ื”ื›ืคื•ืจื™ื ื›ืฉื‘ืช ืœืชืฉืœื•ืžื™ืŸ.

Qui est certains disent ? Rabbi Yo'hanan dit : c'est Rabbi Nehounia ben ha-Kana.

Car on enseigne dans une baraรฏta : Rabbi Nehounia ben ha-Kana faisait de Yom Kippour l'รฉquivalent du Chabbat pour les paiements.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ืืช ื™ื•ื”"ื› ื›ืฉื‘ืช ื”ืžื“ืœื™ืง ื’ื“ื™ืฉ ื‘ื™ื•ื”"ื› ื•ืžืชื—ื™ื™ื‘ ื›ืจืช ืคื˜ื•ืจ ืžืŸ ื”ืชืฉืœื•ืžื™ืŸ ื›ืื™ืœื• ื”ื“ืœื™ืงื• ื‘ืฉื‘ืช ืฉื”ื•ื ืžืชื—ื™ื™ื‘ ื‘ื ืคืฉื• ืžื™ืชืช ื‘"ื“ ื“ืคืฉื™ื˜ื ืœืŸ ื“ืคื˜ื•ืจ ืžืœืฉืœื ื›ื“ื›ืชื™ื‘ (ืฉืžื•ืช ื›ืดื:ื›ืดื‘) ื•ืœื ื™ื”ื™ื” ืืกื•ืŸ ืขื ื•ืฉ ื™ืขื ืฉ ื”ื ืื ืืกื•ืŸ ื™ื”ื™ื” ืœื ื™ืขื ืฉ ืฉืืฃ ื™ื•ื”"ื› ืฉืžื™ืชืชื• ื‘ื™ื“ื™ ืฉืžื™ื ืฉื ื›ืจืชื™ื ื—ื™ื™ื• ื•ื‘ื ื™ื• ืืกื•ืŸ ื”ื•ื ืงืจื•ื™ ืฉื ื' (ื‘ืจืืฉื™ืช ืžืดื‘:ืœืดื—) ื•ืงืจื”ื• ืืกื•ืŸ ื”ืœื›ืš ืคื˜ื•ืจ ืžืœืฉืœื ื•ื”ื›ื™ ืคืจืฉื™ื ืŸ ืœื” ื‘ืืœื• ื ืขืจื•ืช ื™ืฉ ื˜ื•ืขื™ื ื“ืงืฉื™ื ืœื”ื• ื›ื™ ืคื˜ืจ ืจ' ื ื—ื•ื ื™ื ื‘ืžื–ื™ื“ ืคื˜ืจ ื“ื‘ืจ ื›ืจืช ื”ื•ื ื•ื”ื›ื ื‘ืฉื•ื’ื’ ืขืกืงื™ื ืŸ ืžื“ืงืชื ื™ ืžืขืœ ื•ืฉื•ื’ื’ ืœืื• ื‘ืจ ื›ืจืช ื”ื•ื ื•ื˜ืขื•ืช ื”ื•ื ื–ื” ื“ื’ื‘ื™ ื—ืžืฅ ืžื–ื™ื“ ื”ื•ื ื•ื’ื‘ื™ ื”ืงื“ืฉ ืฉื•ื’ื’ ื”ื•ื ื“ืœื ื™ื“ืข ืฉื”ื•ื ืฉืœ ื”ืงื“ืฉ:
Celui qui allume une meule ร  Yom Kippour et se rend passible de karet est exempt du paiement, comme s'il l'avait allumรฉe ร  Chabbat, oรน il est passible dans sa personne d'une mort de tribunal. Il est clair pour nous qu'il est exempt de payer, ainsi qu'il est รฉcrit (Chemot 21:22) : et il n'y aura pas d'accident, il sera puni. S'il y a un accident, il ne sera pas puni. Yom Kippour aussi, dont la mort est entre les mains du Ciel, car on lui retranche la vie et les enfants, porte le nom d'accident, ainsi qu'il est dit (Bereshit 42:38) : et un accident lui surviendrait. Dรจs lors il est exempt de payer. Et c'est ainsi que nous l'expliquons dans le chapitre Elou na'arot. Il y a des gens qui se trompent. Cela leur fait difficultรฉ : quand Rabbi Nehounia exempte, il exempte dans le volontaire (mezid), car c'est un cas de karet. Et ici nous traitons d'un involontaire (shogeg), puisqu'on enseigne qu'il a commis une me'ila, et l'involontaire n'est pas passible de karet. Et c'est une erreur. Pour le hametz, il est volontaire. Pour l'hekdesh, il est involontaire, car il ne savait pas que c'รฉtait de l'hekdesh.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืžืืŸ ื™ืฉ ืื•ืžืจื™ื ืจ' ื ื—ื•ื ื™ื ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ื“ืžืืŸ ื“ื™ืœื™ืฃ ืืกื•ืŸ ืืกื•ืŸ ื‘ืจื™ืฉ ืืœื• ื ืขืจื•' (ื›ืชื•ื‘ื•ืช ืœ.) ื•ืื™ืช ืœื™ื” ืžื™ืชื” ื‘ื™ื“ื™ ืฉืžื™ื ืคื˜ื•ืจ ืžืŸ ื”ืชืฉืœื•ืžื™ื ืœืจ' ื ื—ื•ื ื™ื ืื ื›ืŸ ืœืจื‘ื™ ื“ืืžืจ ืœืงืžืŸ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ืœื’.) ื”ื–ื™ื“ ื‘ืžืขื™ืœื” ื‘ืžื™ืชื” ืืžืื™ ืคื•ื˜ืจ ื›ืจืช ืžืชืฉืœื•ืžื™ื ื•ื”ื ืืข"ื’ ื“ื‘ืขืœืžื ืคื•ื˜ืจ ืžื™ืชื” ืžืชืฉืœื•ืžื™ืŸ ื”ื›ื ืœื ืคื˜ืจ ื“ื’ืœื™ ืœืŸ ืงืจื ื“ื‘ืฉื•ื’ื’ ื—ื™ื™ื‘ ื•ื”"ื” ื›ืจืช ืืข"ื’ ื“ื‘ื›ืจืช ื”ื•ื ื‘ืžื–ื™ื“ ื‘ืฉื•ื’ื’ ื™ืชื—ื™ื™ื‘ ื•ืื•ืจ"ื™ ื“ื‘ืžื™ืชื” ื“ื’ืœื™ ืœืŸ ืงืจื ื“ืœื ืคื˜ืจื” ื”ื›ื ืžืชืฉืœื•ืžื™ื ื’ืœื™ ื‘ื›ืจืช ื“ืœื ื’ืœื™ ืœื ื’ืœื™ ื•ื"ืช ื•ื”ื ืืžืจ ืœืงืžืŸ (ืคืกื—ื™ื ื“ืฃ ืœื:) ื”ืื•ื›ืœ ืชืจื•ืžืช ื—ืžืฅ ื‘ืคืกื— ื‘ืฉื•ื’ื’ ืžืฉืœื ืงืจืŸ ื•ื—ื•ืžืฉ ื•ืžื•ืงืžื™' ืœื” ื›ืจ' ื ื—ื•ื ื™ื ื•ืืค"ื” ืžื™ื—ื™ื™ื‘ ื‘ืชืฉืœื•ืžื™ืŸ ืžืฉื•ื ื“ื›ื™ ื”ื™ื›ื™ ื“ืœื ืžื™ืคื˜ืจ ืžืชืฉืœื•ืžื™ืŸ ืžืฉื•ื ื—ื™ื•ื‘ ืžื™ืชื” ื“ืชืจื•ืžื” ื”ื›ื™ ื ืžื™ ืœื ืžื™ืคื˜ืจ ืžืฉื•ื ื›ืจืช ืฉืœ ื—ืžืฅ ื•ืื•ืจ"ื™ ื“ืชืฉืœื•ืžื™ ืชืจื•ืžื” ืžื—ืžืช ื›ืคืจื” ื”ื ื›ื“ืžื•ื›ื— ื‘ืžืกื›ืช ืชืจื•ืžื•ืช (ืค"ื• ืž"ื) ื“ืชื ืŸ ืื ืจืฆื” ื›ื”ืŸ ืœืžื—ื•ืœ ืื™ื ื• ื™ื›ื•ืœ ืœืžื—ื•ืœ ื•ื›ื™ื•ืŸ ื“ื›ืคืจื” ื”ื•ื ืื™ืŸ ื›ืจืช ืคื•ื˜ืจื• ืžืฉื•ื ืงื ืœื™ื” ื‘ื“ืจื‘ื” ืžื™ื ื™ื” ื•ืชื“ืข ื“ื”ื ืžืืŸ ื“ืœื ื™ืœื™ืฃ ืืกื•ืŸ ืืกื•ืŸ ื•ืœื ืคื˜ืจ ืžื™ืชื” ื‘ื™ื“ื™ ืฉืžื™ื ืžืชืฉืœื•ืžื™ืŸ ืื ื›ืŸ ืื•ื›ืœ ืชืจื•ืžืช ื—ืžืฅ ืืžืื™ ืžืฉืœื ื“ืœื ืฉื™ื™ืš ืœืžื™ืžืจ ื›ื™ื•ืŸ ืฉืžื™ืชื” ืื™ื ื” ืคื•ื˜ืจืช ื”"ื” ื›ืจืช ื“ื”ื ืžื™ืชื” ืœื ืคื˜ืจื” ื‘ืฉื•ื ืžืงื•ื ืืœื ืข"ื› ืžื˜ืขื ื›ืคืจื” ื”ื•ื ื•ืขื•ื“ ืื•ืจ"ื™ ื“ื”ื›ื ืืชื™ ืืœื™ื‘ื ื“ืจื‘ื ืŸ ื“ืืžืจื™ ื”ื–ื™ื“ ื‘ืžืขื™ืœื” ื‘ืื–ื”ืจื”:
Cela fait difficultรฉ ร  RI (Rabbenou Its'hak). Celui qui apprend ason de ason au dรฉbut d'Elou na'arot (Ketoubot 30a), et qui tient, selon Rabbi Nehounia, que la mort entre les mains du Ciel exempte du paiement : dรจs lors, selon Rabbi, qui dit plus loin (Pesachim 33a) que le volontaire dans la me'ila est passible de mort, pourquoi exempte-t-on le karet du paiement ? Or, mรชme si ailleurs la mort exempte du paiement, ici elle n'exempte pas, puisque le verset nous a rรฉvรฉlรฉ que l'involontaire est tenu. Il en irait de mรชme du karet : bien qu'il y ait karet dans le volontaire, l'involontaire devrait รชtre tenu. Et RI rรฉpond : pour la mort, lร  oรน le verset nous a rรฉvรฉlรฉ qu'elle n'exempte pas ici du paiement, il a rรฉvรฉlรฉ. Pour le karet, lร  oรน il n'a pas rรฉvรฉlรฉ, il n'a pas rรฉvรฉlรฉ. Et si l'on objecte : plus loin (Pesachim 31b) il est dit que celui qui mange de la terouma de hametz ร  Pessa'h, en involontaire, paie le keren et le homesh. On รฉtablit cela selon Rabbi Nehounia, et nรฉanmoins il est tenu au paiement, parce que, de mรชme qu'il n'est pas exemptรฉ du paiement ร  cause de l'obligation de mort de la terouma, de mรชme il n'est pas exemptรฉ ร  cause du karet du hametz. Et RI rรฉpond : les paiements de la terouma sont au titre de la kapara (expiation), comme le montre le traitรฉ Teroumot (chapitre 6, michna 1), oรน l'on enseigne : si le kohen veut remettre, il ne peut pas remettre. Et puisqu'il s'agit d'expiation, le karet ne l'exempte pas au titre de kam lei be-deraba minei (la peine la plus grave absorbe la moindre). Et on le voit de ceci : celui qui n'apprend pas ason de ason, et qui n'exempte pas la mort entre les mains du Ciel du paiement, dรจs lors, pourquoi celui qui mange de la terouma de hametz paie-t-il ? Il n'y a pas lieu de dire : puisque la mort n'exempte pas, il en va de mรชme du karet, car la mort n'exempte en aucun endroit. C'est donc pour le motif de l'expiation. Et encore, RI : ici cela suit les Sages, qui disent que le volontaire dans la me'ila n'encourt qu'une azhara (avertissement).
ืจื‘ื™ ื ื—ื•ื ื™ื ื”ื™ื ืืข"ื’ ื“ื”ื›ื ื‘ืฉื•ื’ื’ ืื™ื™ืจื™ ืžื“ืงืชื ื™ ืžืขืœ ื•ืœื ืžืขืœ ืž"ืž ืงื™ื™ืžื ืœืŸ ื›ื—ื–ืงื™ื” ื“ืืžืจ ื—ื™ื™ื‘ื™ ืžื™ืชื•ืช ืฉื•ื’ื’ื™ืŸ ืคื˜ื•ืจื™ื ืžืŸ ื”ืชืฉืœื•ืžื™ืŸ ื•ื”"ื” ื›ืจืช ืœืจ' ื ื—ื•ื ื™ื ื”ืงืฉื” ืจื™ื‘"ื ืืžืื™ ืคื˜ื•ืจื™ืŸ ื”ื›ื ืžืงืจื‘ืŸ ืžืขื™ืœื” ืžืฉื•ื ื“ืงื ืœื™ื” ื‘ื“ืจื‘ื” ืžื™ื ื™ื” ื”ื ืืžืจ ื‘ื”ืžืฆื ื™ืข (ืฉื‘ืช ืฆื“:) ื”ืžื•ืฆื™ื ืื•ื›ืœื™ื ื‘ื›ืœื™ ืฉื’ื’ ื‘ืื•ื›ืœื™ื ื•ื”ื–ื™ื“ ื‘ื›ืœื™ ื—ื™ื™ื‘ ืขืœ ื”ืื•ื›ืœื™ื ื—ื˜ืืช ื•ืขืœ ื”ื›ืœื™ ืกืงื™ืœื” ืืœืžื ืงื ืœื™ื” ื‘ื“ืจื‘ื” ืžื™ื ื™ื” ืœื ืคื˜ืจ ืžืงืจื‘ืŸ ื•ืชื™ืจืฅ ื›ื™ื•ืŸ ื“ืคื˜ืจ ืžืงืจืŸ ื•ื—ื•ืžืฉ ืคื˜ืจ ื ืžื™ ืžืงืจื‘ืŸ ืฉืื™ืŸ ืืฉื ืžืขื™ืœื•ืช ื‘ื ืืœื ื›ืฉื™ืฉ ืงืจืŸ ื•ื—ื•ืžืฉ:
Bien qu'ici l'on traite d'un involontaire, puisqu'on enseigne me'ila et pas de me'ila, nรฉanmoins nous tenons comme Hizkiya, qui dit : les passibles de mort qui ont agi en involontaire sont exempts du paiement. Et il en va de mรชme du karet, selon Rabbi Nehounia. Riva a objectรฉ : pourquoi sont-ils exempts ici du korban de me'ila, au titre de kam lei be-deraba minei ? Car il est dit dans Ha-Matzni'a (Chabbat 94b) : celui qui sort des aliments dans un rรฉcipient, involontaire pour les aliments et volontaire pour le rรฉcipient, est tenu pour les aliments d'un hatat (expiatoire), et pour le rรฉcipient de la sekila (lapidation). On voit que kam lei be-deraba minei ne dispense pas d'un korban. Et il a rรฉpondu : puisqu'on l'exempte du keren et du homesh, on l'exempte aussi du korban, car l'acham me'ilot (culpabilitรฉ pour dรฉtournement du sacrรฉ) ne vient que lorsqu'il y a keren et homesh.
๐Ÿ’ก Explication

Rabbi Yo'hanan nomme le second avis : Rabbi Nehounia ben ha-Kana. Il aligne Yom Kippour sur le Chabbat pour les dommages. Qui est passible dans sa personne ne paie pas. Rachi : le karet de Yom Kippour est un ason, un accident, comme la mort qui dispense du paiement.

Rachi รฉcarte une lecture trop rapide. La me'ila suppose un shogeg sur l'hekdesh. Sur le hametz, le mรชme acte est mezid : il savait que c'รฉtait du hametz en fรชte. Le karet est donc bien lร , et il dispense du paiement.

Tossefot : si, pour la me'ila, le verset montre que la mort ne dispense pas du paiement de l'involontaire, le karet devrait suivre. RI : le verset a parlรฉ pour la mort, il n'a pas parlรฉ pour le karet. Le paiement de la terouma est une kapara, le kohen ne peut pas le remettre. Autre rรฉponse : ici on suit les Sages, pour qui le volontaire de la me'ila n'a qu'une azhara. Hizkiya exempte mรชme l'involontaire passible de mort, et Rabbi Nehounia en fait autant pour le karet. Riva : ร  Chabbat 94b, kam lei ne dispense pas d'un korban. Rรฉponse : sans keren ni homesh, l'asham me'ilot n'a plus de place.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Yom Kippour alignรฉ sur le Chabbat Chabbat Passible dans sa personne Exempt du paiement de mรชme Yom Kippour Passible dans sa personne Exempt du paiement Rabbi Nehounia : le karet dispense comme la mort de tribunal.
Rabbi Nehounia : comme au Chabbat, ร  Yom Kippour on est passible dans sa personne et exempt du paiement.
11
ืžื” ืฉื‘ืช ืžืชื—ื™ื™ื‘ ื‘ื ืคืฉื• ื•ืคื˜ื•ืจ ืžืŸ ื”ืชืฉืœื•ืžื™ืŸ, ืืฃ ื™ื•ื ื”ื›ืคื•ืจื™ื ืžืชื—ื™ื™ื‘ ื‘ื ืคืฉื• ื•ืคื˜ื•ืจ ืžืชืฉืœื•ืžื™ืŸ.

De mรชme que pour le Chabbat on est passible dans sa personne et exempt du paiement, de mรชme pour Yom Kippour on est passible dans sa personne et exempt du paiement.

๐Ÿ’ก Explication

C'est le contenu de l'assimilation. La peine qui atteint la personne, mort de tribunal ou karet, absorbe le paiement. Manger le hametz consacrรฉ pendant la fรชte relรจve du karet : le second avis de la baraรฏta en tire l'exemption de me'ila.

12
ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ: ื‘ืคื•ื“ื™ืŸ ืืช ื”ืงื“ืฉื™ื ืœื”ืื›ื™ืœืŸ ืœื›ืœื‘ื™ื ืงืžื™ืคืœื’ื™.

Rav Yossef dit : ils divergent sur le rachat des kodashim (choses consacrรฉes) pour les donner ร  manger aux chiens.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืจื‘ ื™ื•ืกืฃ ืืžืจ ืื™ ื”ื•ื” ืกื‘ื™ืจื ืœื”ื ืš ืชื ืื™ ื›ืจื‘ื™ ืฉืžืขื•ืŸ ื“ืืžืจ ืชื•ืš ื–ืžื ื• ืืกื•ืจ ื‘ื”ื ืื” ื“ื›ื•ืœื™ ืขืœืžื ืžื•ื“ื• ื“ืคื˜ื•ืจ ื”ื•ืื™ืœ ื•ื”ืฉืชื ืžื™ื”ื ืœื ื—ื–ื™ ื•ืœืื• ืžืžื•ื ื ื”ื•ื ื•ืืข"ื’ ื“ืกื•ืคื• ื’ื•ืจื ื”ื•ื ืœืžืžื•ืŸ ืœืื—ืจ ื”ืคืกื— ืืœื ืืœื™ื‘ื ื“ืจ' ื™ื•ืกื™ ื”ื’ืœื™ืœื™ ืคืœื™ื’ื™ ื“ืืžืจ ืชื•ืš ื–ืžื ื• ื ืžื™ ืฉืจื™ ื‘ื”ื ืื” ื•ื‘ืคื•ื“ื™ืŸ ืงื“ืฉื™ื ืœื”ืื›ื™ืœืŸ ืœื›ืœื‘ื™ื ืงื ืžื™ืคืœื’ื™ ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืžืขืœ ืกื‘ืจ ื“ืจืื•ื™ ื”ื™ื” ื‘ืื•ืชื” ืฉืขื” ืœืคื“ื•ืช ืœืื›ื™ืœืช ื›ืœื‘ื™ื ื•ื‘ืจ ื“ืžื™ื ื”ื•ื ื•ื“ืจ' ื ื—ื•ื ื™ื ืœื™ืช ืœื™ื”:
Si ces tannaรฏm tenaient comme Rabbi Chimon, qui dit que pendant son temps la jouissance est interdite, tous conviendraient qu'il est exempt : pour l'heure, en tout cas, il est inutilisable, et il n'a pas le statut de bien. Et cela, mรชme si sa fin le destinรฉ ร  devenir un bien aprรจs Pessa'h. La divergence se place selon Rabbi Yossi ha-Gelili, qui dit que mรชme pendant son temps la jouissance est permise. Et ils divergent sur le rachat des kodashim pour les donner ร  manger aux chiens. Celui qui dit qu'il a commis une me'ila tient qu'il รฉtait utilisable, ร  cette heure, pour รชtre rachetรฉ et donnรฉ ร  manger aux chiens, et qu'il a une valeur monรฉtaire. Et il ne tient pas l'avis de Rabbi Nehounia.
๐Ÿ’ก Explication

Rav Yossef relit la baraรฏta. Selon Rabbi Chimon, pendant la fรชte la jouissance est interdite : le hametz n'a pas de valeur sur le moment, mรชme s'il en aura une aprรจs Pessa'h. Tous exempteraient de me'ila.

La divergence suppose donc Rabbi Yossi ha-Gelili, qui permet la jouissance mรชme pendant le temps. Reste ร  savoir si l'on peut racheter des kodashim dans le seul but de nourrir des chiens. L'avis qui met la me'ila tient aussi que l'exemption de Rabbi Nehounia ne s'applique pas.

13
ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืžืขืœ, ืงืกื‘ืจ: ืคื•ื“ื™ืŸ ืืช ื”ืงื“ืฉื™ื ืœื”ืื›ื™ืœืŸ ืœื›ืœื‘ื™ื. ื•ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืœื ืžืขืœ, ืงืกื‘ืจ: ืื™ืŸ ืคื•ื“ื™ืŸ.

Celui qui dit qu'il a commis une me'ila tient : on rachรจte les kodashim pour les donner ร  manger aux chiens. Et celui qui dit qu'il n'a pas commis de me'ila tient : on ne rachรจte pas.

๐Ÿ“œ Rachi (1)
ื•ืžืืŸ ื“ืืžืจ ืœื ืžืขืœ ืกื‘ืจ ืื™ืŸ ืคื•ื“ื™ืŸ ื”ืœื›ืš ืœื ื—ื–ื™ ื•ืคืœื•ื’ืชื ื“ืชื ืื™ ื”ื™ื ื‘ืชืžื•ืจื” (ื“ืฃ ืœื.) ืชื–ื‘ื— ื•ืœื ื’ื™ื–ื” ื‘ืฉืจ ื•ืœื ื—ืœื‘ ื•ืื›ืœืช ื•ืœื ืœื›ืœื‘ื™ื ืžื›ืืŸ ืฉืื™ืŸ ืคื•ื“ื™ืŸ ื•ืื™ื›ื ื“ื“ืจื™ืฉ ืชื–ื‘ื— ื•ืื›ืœืช ืื™ืŸ ืœืš ื‘ื”ืŸ ื”ื™ืชืจ ืื›ื™ืœื” ืืœื ืœืื—ืจ ื–ื‘ื™ื—ื” ืœืžืขื•ื˜ื™ ื’ื™ื–ื” ื•ื—ืœื‘ ืื‘ืœ ืœื ืœื›ืœื‘ื™ืš ืœื ื“ืจื™ืฉ:
Dรจs lors, il n'est pas utilisable. Et c'est une divergence de tannaรฏm dans Temoura (31a). Tu sacrifieras, et non la tonte. De la viande, et non du lait. Et tu mangeras, et non pour les chiens. De lร , on ne rachรจte pas. Et il y en a un qui expose : tu sacrifieras, et tu mangeras. Tu n'as en eux de permission de manger qu'aprรจs la chehita (abattage), ce qui exclut la tonte et le lait. Mais le membre qui รฉcarte les chiens, il ne l'expose pas.
๐Ÿ—‚๏ธ Tossefot (2)
ืื™ืŸ ืคื•ื“ื™ืŸ ืืช ื”ืงื“ืฉื™ื ื•ื›ื•' ื”ืงืฉื” ื”ืจ"ื— ื“ื‘ืค"ื‘ ื“ื‘ื›ื•ืจื•ืช (ื“ืฃ ื™ื“:) ืžืฉืžืข ื“ืœื ืคืœื™ื’ื™ ืืœื ื”ื™ื›ื ืฉืงื“ื ื”ืงื“ื™ืฉืŸ ืœืžื•ืžืŸ ืื‘ืœ ืงื“ื ืžื•ืžืŸ ืœื”ืงื“ื™ืฉืŸ ื”ื•ืื™ืœ ื•ืžืขื•ืœื ืœื ืงื“ืฉื• ืงื“ื•ืฉืช ื”ื’ื•ืฃ ื›"ืข ืžื•ื“ื™ื ื“ืคื•ื“ื™ื ื•ื”ื›ื ืžืฉืžืข ื“ืคืœื™ื’ื™ ืืคื™' ื‘ืงื“ื•ืฉืช ื“ืžื™ื ื•ืชื™' ืจ"ื™ ื“ื”"ืง ืื™ืŸ ืคื•ื“ื™ืŸ ืžื“ืจื‘ื ืŸ ื•ืื™ืŸ ืœืชืžื•ื” ืื˜ื• ืžืฉื•ื ื—ืฉืฉื ื“ืจื‘ื ืŸ ื ืคืงื™ืข ืžืขื™ืœื” ื“ืื•ืจื™ื™ืชื ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ืืžืจื• ืจื‘ื ืŸ ืื™ืŸ ืคื•ื“ื™ืŸ ืœื ืฉื•ื™ื ืžื™ื“ื™ ื•ื”ื ื“ืืžืจ ื‘ื”ืชืขืจื•ื‘ื•ืช (ื–ื‘ื—ื™ื ืขื.) ื ืชืขืจื‘ื• ื‘ืฉื•ืจ ืฉื ืขื‘ื“ื” ื•ื›ื•' ื‘ื›ืœืื™ื ื•ื˜ืจื™ืคื” ื™ืจืขื• ืขื“ ืฉื™ืกืชืื‘ื• ื•ื™ืžื›ืจื• ื•ื”ืฉืชื ืข"ื› ื™ืื›ื™ืœ ืœื›ืœื‘ื™ื ื“ืœื™ืฉืจืืœ ื˜ืจื™ืคื” ืืกื•ืจื” ืœื™ื” ืืชื™ ืฉืคื™ืจ ืืคื™ืœื• ืœืžืืŸ ื“ืืžืจ ืื™ืŸ ืคื•ื“ื™ืŸ ื“ื”ื ื“ืื™ืŸ ืคื•ื“ื™ืŸ ื”ื™ื™ื ื• ื”ื™ื›ื ื“ืœื ื—ื–ื• ืœืื›ื™ืœื” ืื‘ืœ ื”ื›ื ื—ื–ื• ืœืื“ื ืื ื”ื™ื• ื ื™ื›ืจื™ื ื“ื”ื ืจื‘ื™ ืขืงื™ื‘ื ืฉืจื™ ื‘ื‘ื›ื•ืจื•ืช (ื“ืฃ ืœื‘.) ืœื–ืžืŸ ื ื›ืจื™ ืขืœ ื”ื‘ื›ื•ืจ ื•ื‘ื–ื‘ื—ื™ื ื‘ืค' ื˜ื‘ื•ืœ ื™ื•ื (ื–ื‘ื—ื™ื ื“ืฃ ืงื“.) ืžื•ื›ื— ืฉืจ' ืขืงื™ื‘ื ืื•ืกืจ ื‘ื›ื•ืจ ื˜ืจื™ืคื” ื‘ืขืœ ืžื•ื ืœื”ืื›ื™ืœ ืœื›ืœื‘ื™ื ืฉืืคื™ืœื• ื”ืขื•ืจ ืืกื•ืจ ื›ืฉื ืžืฆื ื˜ืจื™ืคื” ืงื•ื“ื ื”ืคืฉื˜ ื•ื”ื™ื›ื ื“ืฉืจื™ ืœื™ืฉืจืืœ ืื™ืชืงืฉ ืœืฆื‘ื™ ื•ืœืื™ืœ:
RaH (Rabbenou Hananel) a objectรฉ : au chapitre 2 de Bekhorot (14b), il ressort qu'ils ne divergent que lร  oรน la consรฉcration a prรฉcรฉdรฉ le dรฉfaut. Si le dรฉfaut a prรฉcรฉdรฉ la consรฉcration, puisqu'ils n'ont jamais reรงu la kedoushat ha-gouf (saintetรฉ du corps), tous conviennent qu'on rachรจte. Et ici il ressort qu'ils divergent mรชme pour une kedoushat damim (saintetรฉ d'argent). Et RI a rรฉpondu : voici le sens : on ne rachรจte pas de par les Sages. Et il n'y a pas lieu de s'รฉtonner : une crainte des Sages ferait-elle tomber une me'ila de la Torah ? Puisque les Sages ont dit qu'on ne rachรจte pas, l'objet ne vaut plus rien. Et ce qui est dit dans Ha-Ta'arovot (Zevahim 71a) : s'ils se sont mรฉlangรฉs ร  un bล“uf auquel on a rendu un culte, et la suite, ร  des kilayim (hybrides) et ร  une terefa (bรชte impropre), ils paรฎtront jusqu'ร  ce qu'ils prennent un dรฉfaut, et on les vendra. Or, forcรฉment, on les donnera aux chiens, car la terefa est interdite ร  l'Israรซl. Cela s'accorde mรชme avec celui qui dit qu'on ne rachรจte pas. Car on ne rachรจte pas lร  oรน ils ne sont pas propres ร  la consommation. Mais ici ils sont propres ร  l'homme, s'ils รฉtaient reconnaissables. Car Rabbi Akiva permet, dans Bekhorot (32a), d'inviter un nokhri sur le bekhor (premier-nรฉ). Et dans Zevahim, au chapitre Tevoul Yom (Zevahim 104a), il est รฉtabli que Rabbi Akiva interdit de donner aux chiens un bekhor terefa porteur d'un dรฉfaut : mรชme la peau est interdite quand on le trouve terefa avant le dรฉpeรงage. Et lร  oรน c'est permis ร  l'Israรซl, le verset le met en hekech (rapprochement) avec le cerf et le daim.
ืื™ืŸ ืคื•ื“ื™ืŸ ืชื™ืžื” ืœืจ"ื™ ืืข"ื’ ื“ืื™ืŸ ืคื•ื“ื™ืŸ ื ืžืขื•ืœ ื“ื”ื ืœืื—ืจ ืฉื ืฉืจืฃ ื•ื ืขืฉื” ืืคืจ ื™ื›ื•ืœ ืœืคื“ื•ืชื• ื•ืžื•ืชืจ ื‘ื”ื ืื” ื•ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื“ื›ื™ื•ืŸ ื“ื›ืžื• ืฉื”ื•ื ืขื›ืฉื™ื• ืœื ืฉื•ื™ ืžื™ื“ื™ ืœื ืฉื™ื™ื›ื ื‘ื™ื” ืžืขื™ืœื” ื•ื”ื™ื™ื ื• ื ืžื™ ื˜ืขืžื ื“ื›ืœ ืื™ืกื•ืจื™ ื”ื ืื” ืื™ืŸ ืžืงื“ืฉื™ืŸ ื‘ื”ืŸ ื”ืืฉื” ืืข"ื’ ื“ื›ืœ ื”ื ืฉืจืคื™ืŸ ืืคืจืŸ ืžื•ืชืจ ื•ืืคื™ืœื• ืื™ ื“ื‘ืจ ื”ื’ื•ืจื ืœืžืžื•ืŸ ื›ืžืžื•ืŸ ื“ืžื™ ื•ืžืขืœ ืœื ื“ืžื™ ื“ื”ืชื ื—ื–ื™ ืœืื—ืจ ื”ืคืกื— ืฉื”ื•ื ื›ืžื• ื‘ืขื™ืŸ ื•ืขื•ื“ ื™ืฉ ืœื•ืžืจ ื”ื ื“ืื™ืŸ ืžืงื“ืฉื™ืŸ ื‘ืื™ืกื•ืจื™ ื”ื ืื” ื”ื™ื™ื ื• ื”ื™ื›ื ื“ืœื™ืช ื‘ื™ื” ืฉื•ื” ืคืจื•ื˜ื” ืœื›ืฉื™ื”ื ืืคืจ ื•ืœืชื™ืจื•ืฅ ืงืžื ืงืฉื” ื”ื ื—ื–ื™ ื‘ืขื™ื ื™ื” ืฉืœื ื›ื“ืจืš ื”ื ืื”:
Cela fait difficultรฉ ร  RI : mรชme si l'on ne rachรจte pas, qu'il y ait me'ila. Car aprรจs qu'il a รฉtรฉ brรปlรฉ et qu'il est devenu cendre, on peut le racheter, et la jouissance en est permise. On peut dire : en l'รฉtat oรน il est maintenant, il ne vaut rien, et la me'ila ne s'y applique pas. Et c'est aussi la raison pour laquelle tous les interdits de jouissance ne servent pas ร  la kidouchin (consรฉcration) d'une femme, mรชme si tout ce qui se brรปle a une cendre permise. Et mรชme si une chose qui aboutit ร  un bien compte comme un bien, au point qu'il y aurait me'ila, les cas diffรจrent : lร , aprรจs Pessa'h, l'objet est utilisable et il est encore en son รฉtat. Et on peut encore dire : on ne consacre pas par des interdits de jouissance lร  oรน il n'y a pas la valeur d'une perouta une fois que c'est de la cendre. Et contre la premiรจre rรฉponse, une difficultรฉ : en son รฉtat, il est utilisable hors du mode ordinaire de jouissance.
๐Ÿ’ก Explication

L'avis me'ila tient le pidyon (rachat) permis pour les chiens : le hametz a un prix, l'usage est un dรฉtournement. L'avis pas de me'ila tient le pidyon interdit : ร  cette heure le hametz consacrรฉ n'a pas d'usage, donc pas de valeur.

Rachi renvoie la divergence ร  Temoura 31a. Une exposition lit et non pour les chiens dans le verset. L'autre s'arrรชte ร  la chehita, pour รฉcarter la tonte et le lait, et n'expose pas le cas des chiens.

Tossefot : ร  Bekhorot, le dรฉbat du pidyon vise la saintetรฉ du corps, quand la consรฉcration prรฉcรจde le dรฉfaut. RI : ici, on ne rachรจte pas par dรฉcret des Sages, et sans valeur il n'y a pas de me'ila de la Torah. La vente des mรฉlanges de Zevahim reste possible : ces bรชtes seraient propres ร  l'homme si on les distinguait. Deuxiรจme difficultรฉ : la cendre, plus tard, est rachetable. Rรฉponse : maintenant l'objet ne vaut rien. Limite de cette rรฉponse : un usage hors du mode ordinaire reste possible tant qu'il est entier.

๐Ÿ–ผ๏ธ Schรฉma
Racheter les kodashim pour les chiens ? Hametz de l'hekdesh pendant la fรชte On rachรจte Propre ร  nourrir les chiens Il a une valeur Me'ila On ne rachรจte pas Pas d'usage ร  cette heure Pas de valeur Pas de me'ila
Pidyon pour les chiens : le hametz a une valeur, il y a me'ila. Pidyon refusรฉ : pas d'usage ร  cette heure, pas de me'ila.
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ืจื‘ ืื—ื ื‘ืจ ืจื‘ื ืชื ื ืœื”

Rav Aha bar Rava l'a enseignรฉe.

๐Ÿ’ก Explication

La phrase s'arrรชte au bas de l'amoud. Rav Aha bar Rava enseigne la discussion qui prรฉcรจde. La suite est au daf suivant.

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Texte hรฉbreu et aramรฉen vocalisรฉ : รฉdition numรฉrique William Davidson du Talmud Koren Noรฉ, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction franรงaise, notes et schรฉmas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).