Pesachim 3b — Langage propre : du verset à la parole de chacun

Pesachim 3b

Sougya : Le daf reprend la fin de 3à. La Tora évite le mot inconvenant quand la formule propre à la même longueur ; quand elle allongé, elle choisit le mot bref, et l'on enseigné au disciple par la voie courte.

Le ketiv rakhevet tranche le verset d'Avigayil. Puis des récits montrent ce que la parole révélé : deux disciples devant Rav, deux disciples devant Hillel, trois cohanim et le le'hem ha-panim, l'Araméen du korban Pessa'h pris par le filet de Rabbi Yehouda ben Beteira à Netzivin, l'annonce de la mort de Rav Kahana, et Yo'hanan Hakuka devant la récolte.

Quand la Tora choisit le mot Formules de même longueur lashon nekiya langage propre, langage d'honneur Le mot propre allongé lashon ketsara langage bref : la girsa tient mieux Rav Houna au nom de Rav, où au nom de Rabbi Meir : enseigner au disciple par la voie brève. rokhevet 5 lettres montée yoshevet 5 lettres assise ketiv : rakhevet 4 lettres, sans vav le bref l'emporte
Même longueur : langage propre. Mot propre plus long : langage bref. Le ketiv rakhevet, quatre lettres, l'emporte sur yoshevet.
Ce que la parole entraîne Parole Qui Suite davar aher fatigue le détour qui dit le porc disciple devant Rav Rav ne lui parle plus on ne cueille pas en pureté il ne nomme pas la tuma disciple devant Hillel il rendra la horaa queue de lézard mesure d'un sheretz cohen, le'hem ha-panim shemets de pasoul où shahats, l'orgueil donnez-moi de l'alya la queue grasse offerte Araméen à Jérusalem on l'examine, on le tué filet tendu depuis Netzivin moi, je ne le dis pas verset du sot qui répand émissaire vers Rav Kahana keria retournée dans le dos la mort sans la phrase l'orge est devenue belle il tait le blé rate Yo'hanan Hakuka mieux : blé de l'an passé où lentilles, nourriture d'homme
Six paroles du daf, et ce que chacune entraîne : silence de Rav, horaa, pasoul, filet de Netzivin, annonce voilée, formule à reprendre.
1
מִשּׁוּם בָּנָיו — אוֹרְחָא הוּא.

À cause de ses fils, c'est l'usage.

📜 Rachi (1)
מִשּׁוּם בָּנָיו שֶׁהֵן זְכָרִים כָּתַב לְשׁוֹן רְכִיבָה:
Parce que ce sont des mâles, il à écrit un langage de rekhiva (monte).
🪔 Ben Yehoyada (1)
וְהָכְתִיב: (שְׁמוֹת ד, כ) "וַיִּקַּח מֹשֶׁה אֶת אִשְׁתּוֹ וְאֶת בָּנָיו וַיַּרְכִּיבֵם עַל הַחֲמֹור"? הָתָם, מִשּׁוּם בָּנָיו, אוֹרְחָא הוּא. עַיֵּין פֵּירוּשׁ רָשִׁ"י זַ"ל [שֶׁהֵן זְכָרִים כָּתַב לְשׁוֹן רְכִיבָה] וְנִרְאֶה לִי בס"ד הַכַּוָּונָה, כֵּיוָן דְּבָנָיו הָיוּ עִמָּהּ עַל חֲמוֹר אֶחָד שֶׁהֵם קְטַנִּים וּצְרִיכָה לֶאֱחֹוז אוֹתָם אִי אֶפְשָׁר שֶׁתֵּשֵׁב עַל הַחֲמוֹר מִן הַצַּד אֶלָּא מֻוכְרָח שֶׁתֵּשֵׁב בְּפִיסּוּק רַגְלַיִם כְּדֵי שֶׁתּוּכַל לֶאֱחֹוז בָּהֶם שֶׁלֹּא יִפְּלוּ. אוֹ יוּבָן הַכַּווָּנָה כֵּיוָן דְּבָנָיו גַּם כֵּן הָיוּ עִמָּהּ עַל חֲמוֹר אֶחָד אֵינוֹ מַסְפִּיק גַּב הַחֲמוֹר שֶׁתִּהְיֶה הָרְכִיבָה מִן הַצַּד בְּלִי פִּיסּוּק רַגְלַיִם. אוֹ יוּבָן הַכַּווָּנָה כֵּיוָן דְּבָנֶיהָ עִמָּהּ שֶׁרוֹכְבִים אֶחָד מִלְּפָנֶיהָ וְאֶחָד מֵאַחֲרֶיהָ אָז אֵין גְּנַאי לִרְכֹּוב בְּפִיסּוּק רַגְלַיִם יַעַן כִּי פִּיסּוּק רַגְלֶיהָ יִהְיֶה מְכֻוסֶּה בְּבָנֶיהָ מִכָּאן וּמִכָּאן.
Et il est écrit (Chemoth 4, 20) : "Moché prit sa femme et ses fils, et il les fit monter sur l'âne" ? La-bas, à cause de ses fils, c'est l'usage. Vois le commentaire de Rachi, sa mémoire soit en bénédiction [ce sont des mâles : il à écrit un langage de rekhiva]. Il me semble, avec l'aide du Ciel, que l'intention est celle-ci : puisque ses fils étaient avec elle sur un seul âne, qu'ils sont petits et qu'elle doit les retenir, il est impossible qu'elle s'asseye sur l'âne de côté ; elle est contrainte de s'asseoir les jambes écartées, afin de pouvoir les retenir pour qu'ils ne tombent pas. Ou bien l'on entend l'intention ainsi : puisque ses fils aussi étaient avec elle sur un seul âne, le dos de l'âne ne suffit pas pour que la monte se fasse de côté, sans écartement des jambes. Ou bien l'on entend l'intention ainsi : puisque ses fils sont avec elle, l'un montant devant elle et l'autre derrière elle, il n'y a alors pas de gêne à monter les jambes écartées, car l'écartement de ses jambes sera couvert par ses fils de chaque côté.
💡 Explication

Le daf reprend la question laissée en 3a. Le verset dit que Moché fit monter sa femme et ses fils sur l'âne (Chemoth 4, 20) : le verbe est un verbe de rekhiva. Réponse : à cause des fils, des mâles, ce langage est l'usage.

Le Ben Yehoyada donne trois lectures de cette contrainte. Les enfants sont petits et il faut les tenir : l'assise de côté est impossible. Le dos d'un seul âne ne laisse pas la place d'une assise de côté. L'un devant et l'autre derrière couvrent l'écartement des jambes.

2
וְהָכְתִיב: ״וְהִיא רֹכֶבֶת עַל הַחֲמוֹר״! הָתָם, מִשּׁוּם בִּיעֲתוּתָא דְּלֵילְיָא — אוֹרְחָא הוּא. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: מִשּׁוּם בִּיעֲתוּתָא דְּלֵילְיָא — לֵיכָּא, מִשּׁוּם בִּיעֲתוּתָא דְּדָוִד — אִיכָּא. וְאִיבָּעֵית אֵימָא: בִּיעֲתוּתָא דְּדָוִד — נָמֵי לֵיכָּא, מִשּׁוּם בִּיעֲתוּתָא דְּהַר — אִיכָּא.

Et il est écrit : "Et elle était montée sur l'âne" ! La-bas, à cause de la crainte de la nuit, c'est l'usage.

Et si tu veux, dis : la crainte de la nuit, il n'y en a pas ; la crainte de David, il y en a. Et si tu veux, dis : la crainte de David non plus, il n'y en a pas ; la crainte de la montagne, il y en a.

💡 Explication

Nouveau verset : Avigayil, "elle était montée sur l'âne" (I Samuel 25, 20). Trois réponses, chacune à la place de la précédente. Crainte de la nuit : voyager de nuit impose la monte. Crainte de David : la rencontre impose la monte. Crainte de la montagne : la descente impose la monte. Dans chaque cas, la rekhiva est l'usage du moment.

🖼️ Schéma
Avigayil : trois craintes, chacune à la place de la précédente Nuit biyeta de la nuit voyager de nuit impose la rekhiva David crainte de la nuit écartée la rencontre avec David impose la rekhiva Montagne crainte de David écartée la descente du har impose la rekhiva
Trois craintes, en cascade : la nuit, puis David, puis la descente. Chacune rend la rekhiva ordinaire.
3
וּבְאוֹרָייְתָא מִי לָא כְּתִיב ״טָמֵא״? אֶלָּא: כֹּל הֵיכָא דְּכִי הֲדָדֵי נִינְהוּ — מִשְׁתַּעֵי בְּלָשׁוֹן נְקִיָּה, כֹּל הֵיכָא דִּנְפִישִׁין מִילֵּי — מִשְׁתַּעֵי בְּלָשׁוֹן קְצָרָה. כִּדְאָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב, וְאָמְרִי לָהּ, אָמַר רַב הוּנָא אָמַר רַב מִשּׁוּם רַבִּי מֵאִיר: לְעוֹלָם יִשְׁנֶה אָדָם לְתַלְמִידוֹ דֶּרֶךְ קְצָרָה.

Et dans la Tora, "tame" (impur) n'est-il pas écrit ? Voici la règle : partout où les formules sont égales, on parle en langage propre ; partout où les mots sont plus nombreux, on parle en langage bref.

Comme l'a dit Rav Houna au nom de Rav, et d'autres disent : Rav Houna à dit au nom de Rav, au nom de Rabbi Meir : toujours, un homme enseigné à son disciple par la voie brève.

📜 Rachi (1)
דְּכִי הֲדָדֵי נִינְהוּ שֶׁאֵין אֹורֶךְ בִּלְשׁוֹן צַח מִן הַמְגֻונֶּה מִשְׁתַּעֵי בִּלְשׁוֹן כָּבוֹד:
Lorsqu'il n'y a pas plus de longueur dans la langue nette que dans la langue inconvenante, on parle en langage d'honneur.
🪔 Ben Yehoyada (1)
חַד אָמַר לְהוּ: "מִפְּנֵי מַה בּוֹצְרִין בְּטָהֳרָה וּמוֹסְקִין בְּטֻמְאָה". זוֹ גִּרְסַת עֵין יַעֲקֹב דְּגָרֵיס 'לְהוּ' דְּקָאֵי עַל הִלֵּל אוֹ עַל רַבִּי לְחַד לִישָּׁנָא וְכֵן הוּא גִּרְסַת תַּלְמוּד כְּתָב יָד אֲבָל בַּתַּלְמוּד שֶׁבְּיָדֵינוּ לָא גָּרֵיס 'לְהוּ' וּצְרִיכִים לְהָבִין לְגִרְסַת 'לְהוּ' מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? וְנִרְאֶה לִי בס"ד עַל פִּי מַה שֶׁכָּתַב הָרַשְׁבָּ"ץ (ח"ג סִימָן ע"ח) מִפְּנֵי מַה שִׁיבַּח הַתַּלְמִיד שֶׁאָמַר 'אֵין מוֹסְקִין בְּטָהֳרָה' אַדְּרַבָּא הֲוָה לֵיהּ לְשַׁבּוֹחֵי לְאִידָךְ שֶׁקִּיצֵּר בִּלְשׁוֹנוֹ דְּהָא אָמְרִינַן (פְּסָחִים ג:) 'לְעוֹלָם יְשַׁנֶּה אָדָם לְתַלְמִידָיו דֶּרֶךְ קְצָרָה'? וְהֵשִׁיב הָרַשְׁבָּ"ץ שֶׁשָּׁמַע מֵהַגָּאוֹן מו"א זַ"ל שֶׁתֵּירֵץ בְּשֵׁם הָרַבָּנִית אִשְׁתּוֹ שֶׁל הָרַב רַבִּי יוֹסֵף זַ"ל דְּמַה שֶׁאָמְרוּ 'יְשַׁנֶּה דֶּרֶךְ קְצָרָה' דַּוְקָא הָרַב לְתַלְמִיד כְּדֵי שֶׁלֹּא יִשְׁתַּבֵּשׁ הַתַּלְמִיד בְּלָשׁוֹן אֲרֻוכָּה, אֲבָל הַתַּלְמִיד שֶׁשּׁוֹאֵל מִן הָרַב עָדִיף לְדַבֵּר בְּלָשׁוֹן נְקִיָּה וְלָא בָּעֵי לָשׁוֹן קְצָרָה, כִּי הָרַב לִבּוֹ רָחָב וְלֹא יִתְבַּלְבֵּל בְּלָשׁוֹן אֲרֻוכָּה יְעַייֵּן שָׁם. וְלָכֵן דִּקְדֵּק מִסֵּדֶר הַשַּׁ"ס לִמְנַקֵּט 'לְהוּ' דְּפֵירוּשׁוֹ לְהַלֵּל אוֹ לְרַבִּי לְחַד לִישָּׁנָא לוֹמַר כֵּיוָן דְּהָיָה הַתַּלְמִיד שׁוֹאֵל לָרַב לְכָךְ יָאוּת לוֹ הַשֶּׁבַח שֶׁדִּיבֵּר בְּלָשׁוֹן נְקִיָּה אַף עַל גַּב שֶׁדִּיבֵּר בְּלָשׁוֹן אֲרֻוכָּה. וּבָזֶה נִיחָא נָמֵי לְתָרֵץ דִּקְדּוּק אַחֵר דְּאָמַר ' מֻבְטָח אֲנִי בָּזֶה שֶׁמּוֹרֶה הוֹרָאוֹת בְּיִשְׂרָאֵל ' וְיֵשׁ לְהַקְשׁוֹת מַה שַׁייָּכוּת יֵשׁ לָזֶה בָּזֶה כִּי מַה שֶּׁנִּמְצָא שֶׁדִּבֵּר בְּלָשׁוֹן נְקִיָּה רָאוּי שֶׁיֹּאמַר שֶׁיְּהֵא חָסִיד וּפָרוּשׁ כִּי סִימָן זֶה נוֹגֵעַ לְכָךְ? אַךְ כְּפִי הָאָמוּר נִיחָא כֵּיוָן שֶׁדִּיבֵּר בְּלָשׁוֹן אֲרֻוכָּה לְרַבּוֹ, וְהַייְנוּ נִמְצָא דְּחֵלֶק כָּבוֹד לְרַבּוֹ לוֹמַר שֶׁיֵּשׁ לוֹ לֵב רָחָב וְאֵינוֹ מִשְׁתַּבֵּשׁ בִּלְשׁוֹן אֲרֻוכָּה, לָכֵן בִּזְכוּת שֶׁחָלַק כָּבוֹד לְרַבּוֹ וַדַּאי יִזְכֶּה לְכָךְ שֶׁכָּל הַנִּזְהָר בִּכְבוֹד רַבּוֹ זוֹכֶה לִהְיוֹת הוּא רַב מוֹרֶה הוֹרָאוֹת בְּיִשְׂרָאֵל מִדָּה כְּנֶגֶד מִדָּה.
L'un leur dit : "Pourquoi vendange-t-on en état de pureté, et cueille-t-on les olives en état d'impureté ?" C'est la version du Ein Yaakov, qui lit "leur" (lehou). Ce pronom vise Hillel, où Rabbi selon une version ; c'est aussi la leçon d'un manuscrit du Talmud. Dans le Talmud que nous avons en main, on ne lit pas "leur". Il faut comprendre, pour la leçon "leur", ce que cela vient nous apprendre. Il me semble, avec l'aide du Ciel, d'après ce qu'à écrit le Rashbats (troisième partie, siman 78) : pourquoi à-t-on loue le disciple qui a dit "on ne cueille pas les olives en état de pureté" ? Il aurait fallu, au contraire, louer l'autre, qui a abrégé son langage, puisque nous disons (Pesachim 3b) : "Toujours, un homme enseigné à ses disciples par la voie brève." Le Rashbats répondit qu'il avait entendu du gaon, mon maître et mon père, sa mémoire soit en bénédiction, lequel avait tranche au nom de la rabbanit, épouse du rav Rabbi Yossef, sa mémoire soit en bénédiction : ce qu'ils ont dit, "qu'il enseigné par la voie brève", vise le rav envers le disciple, afin que le disciple ne se trouble pas dans un langage long. Le disciple qui interroge le rav, lui, à intérêt à parler en langage propre, et il n'a pas besoin du langage bref : le rav à le cœur large, et un langage long ne le brouille pas. Vois la-bas. C'est pourquoi le rédacteur du Chas à été précis en retenant "leur", dont le sens est : à Hillel, où à Rabbi selon une version. Il dit ainsi : puisque le disciple interrogeait le rav, la louange lui convient d'avoir parle en langage propre, bien qu'il ait parle en langage long. Par la se règle aussi un autre scrupule. Il à dit : "Je suis assuré de celui-ci, qu'il rendra des décisions en Israël." On peut objecter : quel lien y a-t-il entre ceci et cela ? Puisqu'on a trouvé qu'il parlait en langage propre, il convenait de dire qu'il sera un hassid et un paroush, car ce signe touche à cela. Selon ce qui a été dit, la chose se tient : puisqu'il à parlé en langage long à son rav, on trouve qu'il à honore son rav, en tenant pour acquis que celui-ci à le cœur large et qu'un langage long ne le trouble pas. Par le mérite d'avoir honore son rav, il méritera ceci : quiconque prend garde à l'honneur de son rav mérite d'être lui-même un rav qui rend des décisions en Israël, mesure pour mesure.
💡 Explication

La Tora écrit tame, mot direct. La où les deux formules ont la même longueur, on parle en lashon nekiya. La où le langage propre multiplie les mots, on parle en lashon ketsara. Rav Houna au nom de Rav, où au nom de Rabbi Meir : on enseigné toujours au disciple par la voie brève, afin que la girsa tienne.

Rachi serre la première branche : on choisit le langage d'honneur quand la formule propre n'est pas plus longue que la formule inconvenante. Le Ben Yehoyada, sur la leçon "leur" du récit des deux disciples, distingue le rav qui abrégé pour son élève, et l'élève qui, lui, parle proprement à son rav, fut-ce plus longuement.

4
וְכָל הֵיכָא דְּכִי הֲדָדֵי נִינְהוּ מִשְׁתַּעֵי בִּלְשׁוֹן כָּבוֹד? וְהָא ״רוֹכֶבֶת״ ו״יוֹשֶׁבֶת״ דְּכִי הֲדָדֵי נִינְהוּ, וְקָאָמַר ״רוֹכֶבֶת״! ״רָכַבְתָּ״ כְּתִיב.

Et partout où elles sont égales, parle-t-on en langage d'honneur ? Or "rokhevet" (montée) et "yoshevet" (assise) sont égales, et il dit "rokhevet" !

C'est "rakhevet" qui est écrit.

📜 Rachi (2)
וְכָל הֵיכָא כּוּ' וְהָנֵי דִּלְעֵיל עִיקֵּם לְלַמֶּדְךָ שֶׁצָּרִיךְ לְחַזֵּר אַחַר לָשׁוֹן נָקִי וּבִשְׁאָר מְקוֹמוֹת כְּתִיב לָשׁוֹן מְגֻונֶּה וְקָצַר לְלַמֶּדְךָ שֶׁיִּשְׁנֶה אָדָם לְתַלְמִידוֹ לָשׁוֹן קְצָרָה לְפִי שֶׁמִּתְקַיֶּימֶת גִּירְסָא שֶׁלָּהּ יוֹתֵר מִן הָאֲרֻוכָּה:
Et partout où, etc. : ces cas ci-dessus, il les a infléchis pour t'apprendre qu'il faut rechercher un langage propre ; et dans les autres endroits est écrit un langage inconvenant et bref, pour t'apprendre qu'un homme enseigné à son disciple un langage bref, parce que la girsa de celui-ci se maintient mieux que la longue.
רָכַבְתָּ כְּתִיב ואע"ג דְּמָצֵי לְמִיכְתַּב נָמֵי יָשַׁבְתָּ חָסֵר מִיהוּ כָּל חֲסֵירוֹת שֶׁבַּתּוֹרָה לִדְרוֹשׁ הֵן בָּאִין וְכָאן לִמֶּדְךָ בְּחִסָּרוֹן זֶה שֶׁתִּתְפּוֹס לָשׁוֹן קְצָרָה וַאֲפִילּוּ הוּא מְגֻונֶּה שֶׁהֲרֵי כָּאן תָּפַס לָשׁוֹן מְגֻונֶּה וְקָצַר:
"Rakhevet" est écrit : et bien que l'on aurait pu écrire aussi "yashvet" en graphie défective, toutes les defectivites de la Tora viennent pour être derachees ; ici, par cette defectivite, il t'apprend à saisir le langage bref, même inconvenant, puisqu'ici il à saisi un langage inconvenant et bref.
🗂️ Tossefot (1)
רָכַבְתָּ כְּתִיב וא"ת לִכְתֹּוב נָמֵי יָשַׁבְתָּ וְאוֹמֵר ר"י דְּלָא מָצֵי לְמִיכְתַּב יָשַׁבְתָּ דְּכָל הֵיכָא דְּכָתַב יָשַׁב בְּלֹא וָי"ו אֲתָא לִדְרָשָׁה כִּדְדָרְשִׁינַן וְלוֹט יֹשֵׁב בְּשַׁעַר סְדֹום אוֹתוֹ הַיּוֹם מִינּוּהוּ שׁוֹפֵט (בְּרֵאשִׁית רַבָּה פָּרָשָׁה נ):
"Rakhevet" est écrit. Et si tu dis : qu'il écrive aussi "yashvet" ! Le Ri dit qu'on ne peut pas écrire "yashvet", car partout où "yashav" est écrit sans vav, cela vient pour une derasha, comme on derache "et Lot s'assit à la porte de Sodome" : ce jour-la, on le nomma juge (Bereshit Rabba, section 50).
💡 Explication

Rokhevet et yoshevet comptent le même nombre de lettres, et le verset dit pourtant la monte. Réponse : le ketiv est rakhevet, sans vav, donc plus court. La brièveté l'emporte.

Rachi : une graphie défective sert d'ordinaire à la derasha ; ici la defectivite enseigné à prendre le mot bref. Les Tossefot, au nom du Ri : yashav sans vav est déjà une derasha, comme Lot à la porte de Sodome, nomme juge ce jour-la (Bereshit Rabba 50).

5
הָנְהוּ תְּרֵי תַּלְמִידֵי דַּהֲווֹ יָתְבִי קַמֵּיהּ דְּרַב. חַד אָמַר: שַׁוִּיתִינַּן הַאי שְׁמַעְתָּא כְּדָבָר אַחֵר מְסַנְּקָן, וְחַד אָמַר: שַׁוִּיתִינַּן הַאי שְׁמַעְתָּא כִּגְדִי מְסַנְּקָן, וְלָא אִישְׁתַּעִי רַב בַּהֲדֵי דְּהַאיְךְ.

Ces deux disciples étaient assis devant Rav. L'un dit : nous avons rendu cette shemata pareille à une autre chose fatiguée.

Et l'un dit : nous avons rendu cette shemata pareille à un chevreau fatigue. Et Rav ne parla pas avec celui-là.

📜 Rachi (1)
כִּגְדִי מְסַנְּקָן כִּגְדִי עָיֵיף סִינּוּק לְשׁוֹן עֲייֵפוּת וְדוֹמֶה לוֹ גָּד גְּדִי וְסִינֵּק לֹא בַּגְּמָרָא דְּשַׁבָּת בְּפֶרֶק בַּמֶּה אִשָּׁה יוֹצְאָהּ (שַׁבָּת דַּף סז:) הִתְגַּבֵּר מַזָּלִי וְאַל תְּהִי עָיֵיף:
Comme un chevreau fatigue : comme un chevreau épuisé. Sinouk est un langage de fatigue. Semblable à cela : "gad gedi ve-sinouk lo", dans la Guemara de Chabbat, au chapitre Bame isha (Chabbat 67b) : "que mon mazal se renforce, et ne sois pas fatigue".
💡 Explication

Deux disciples, une même fatigue, deux mots. Davar aher est le détour par lequel on désigne le porc. Gedi est un chevreau, animal pur. Rav cesse de parler avec celui qui a fait entrer le porc dans la maison d'étude.

Rachi : mesankan est la langue de la fatigue, comme la formule de Chabbat 67b, gad gedi ve-sinouk lo.

6
הָנְהוּ תְּרֵי תַּלְמִידֵי דַּהֲווֹ יָתְבִי קַמֵּיהּ דְּהִלֵּל, וְחַד מִינַּייְהוּ רַבָּן יוֹחָנָן בֶּן זַכַּאי. וְאָמְרִי לָהּ, קַמֵּיהּ דְּרַבִּי, וְחַד מִינַּייְהוּ רַבִּי יוֹחָנָן. חַד אָמַר: מִפְּנֵי מַה בּוֹצְרִין בְּטָהֳרָה וְאֵין מוֹסְקִין בְּטָהֳרָה? וְחַד אָמַר: מִפְּנֵי מַה בּוֹצְרִין בְּטָהֳרָה וּמוֹסְקִין בְּטֻומְאָה? אָמַר: מֻובְטָח אֲנִי בָּזֶה שֶׁמּוֹרֶה הוֹרָאָה בְּיִשְׂרָאֵל. וְלֹא הָיָה יָמִים מוּעָטִים עַד שֶׁהוֹרָה הוֹרָאָה בְּיִשְׂרָאֵל.

Ces deux disciples étaient assis devant Hillel, et l'un d'eux était Rabban Yo'hanan ben Zakkai. Et d'autres disent : devant Rabbi, et l'un d'eux était Rabbi Yo'hanan.

L'un dit : pourquoi vendange-t-on en état de pureté, et ne cueille-t-on pas les olives en état de pureté ? Et l'un dit : pourquoi vendange-t-on en état de pureté, et cueille-t-on les olives en état d'impureté ?

Il dit : je suis assuré de celui-ci, qu'il rendra une décision en Israël. Et il ne s'écoula que peu de jours avant qu'il rende une décision en Israël.

📜 Rachi (2)
מִפְּנֵי מַה בּוֹצְרִים בְּטָהֳרָה בְּכֵלִים טְהוֹרִים:
Pourquoi vendange-t-on en état de pureté : dans des ustensiles purs.
וְאֵין מוֹסְקִין בְּטָהֳרָה בְּזֵיתִים קָא קָרֵי מְסִיקָה וְאֵין צָרִיךְ לְמָוסְקָן בְּטָהֳרָה כִּדְאָמַר בְּמַסֶּכֶת שַׁבָּת בִּיצִיאוֹת שַׁבָּת (ד' יז.) דְּלָא חֲשִׁיב מוֹהֵל הַיּוֹצֵא מֵהֶן לְהַכְשִׁיר שֶׁאֵינוֹ שֶׁמֶן גָּמוּר אֶלָּא הַיּוֹצֵא ע"י הַבַּד אֲבָל יַיִן הַזָּב עַל הָעֲנָבִים מַכְשִׁירָן דְּנִיחָא לֵיהּ בֵּיהּ:
Et l'on ne cueille pas en état de pureté : ce sont les olives qu'il appelle mesika, et il n'est pas nécessaire de les cueillir en état de pureté, comme il est dit dans le traité Chabbat, aux sorties de Chabbat (17à) : le mohal qui en sort ne compte pas pour rendre apte à l'impureté, car ce n'est pas une huile achevée ; seule compte celle qui sort par le pressoir. Mais le vin qui coule sur les raisins les rend aptes, car il lui est agréable.
🗂️ Tossefot (1)
אֵין מוֹסְקִין בְּטָהֳרָה מְפָרֵשׁ ה"ר יוֹסֵף דְּטַעֲמָא דִּבְצִירָה דפ"ק דְּשַׁבָּת (ד' יז. וְשָׁם) לָא שָׁיְיכִי בִּמְסִיקָה דְּשֶׁמָּא יִבְצְרֶנּוּ בְּקֻופָּה מְזֻופֶּפֶת וְהַהִיא נָמֵי פְּעָמִים שֶׁאָדָם הוֹלֵךְ לְכַרְמוֹ וְרוֹאֶה אֶשְׁכּוֹל שֶׁבִּיכְּרָה סוֹחֲטוֹ וּמְזַלְּפוֹ ע"ג עֲנָבִים וּבִשְׁעַת בְּצִירָה עֲדַייִן מַשְׁקֶה טוֹפֵחַ עֲלֵיהֶן דִּבְזֵיתִים אֵינוֹ רָגִיל לַעֲשׂוֹת כֵּן שֶׁאֵינוֹ מַשְׁקֶה וְאֵינוֹ חָשׁוּב כִּדְאָמַר הָתָם וְאֵינוֹ רוֹצֶה בְּקִיּוּמָהּ:
On ne cueille pas en état de pureté. Le Rav Yossef expliqué que les raisons de la vendange, au premier chapitre de Chabbat (17à, et la-bas), ne s'appliquent pas à la cueillette des olives. Peut-être les vendangera-t-il dans une coupe enduite de poix ; et encore : parfois un homme va à sa vigne, voit une grappe mûrie, la presse et en asperge les raisins, et au moment de la vendange le liquide est encore humide sur eux. Pour les olives, on n'a pas coutume d'agir ainsi : ce n'est pas une boisson, ce n'est pas considéré, comme il est dit la-bas, et il n'en veut pas le maintien.
🪔 Ben Yehoyada (2)
חַד אָמַר לְהוּ: "מִפְּנֵי מַה בּוֹצְרִין בְּטָהֳרָה וּמוֹסְקִין בְּטֻמְאָה". זוֹ גִּרְסַת עֵין יַעֲקֹב דְּגָרֵיס 'לְהוּ' דְּקָאֵי עַל הִלֵּל אוֹ עַל רַבִּי לְחַד לִישָּׁנָא וְכֵן הוּא גִּרְסַת תַּלְמוּד כְּתָב יָד אֲבָל בַּתַּלְמוּד שֶׁבְּיָדֵינוּ לָא גָּרֵיס 'לְהוּ' וּצְרִיכִים לְהָבִין לְגִרְסַת 'לְהוּ' מַאי קָא מַשְׁמַע לַן? וְנִרְאֶה לִי בס"ד עַל פִּי מַה שֶׁכָּתַב הָרַשְׁבָּ"ץ (ח"ג סִימָן ע"ח) מִפְּנֵי מַה שִׁיבַּח הַתַּלְמִיד שֶׁאָמַר 'אֵין מוֹסְקִין בְּטָהֳרָה' אַדְּרַבָּא הֲוָה לֵיהּ לְשַׁבּוֹחֵי לְאִידָךְ שֶׁקִּיצֵּר בִּלְשׁוֹנוֹ דְּהָא אָמְרִינַן (פְּסָחִים ג:) 'לְעוֹלָם יְשַׁנֶּה אָדָם לְתַלְמִידָיו דֶּרֶךְ קְצָרָה'? וְהֵשִׁיב הָרַשְׁבָּ"ץ שֶׁשָּׁמַע מֵהַגָּאוֹן מו"א זַ"ל שֶׁתֵּירֵץ בְּשֵׁם הָרַבָּנִית אִשְׁתּוֹ שֶׁל הָרַב רַבִּי יוֹסֵף זַ"ל דְּמַה שֶׁאָמְרוּ 'יְשַׁנֶּה דֶּרֶךְ קְצָרָה' דַּוְקָא הָרַב לְתַלְמִיד כְּדֵי שֶׁלֹּא יִשְׁתַּבֵּשׁ הַתַּלְמִיד בְּלָשׁוֹן אֲרֻוכָּה, אֲבָל הַתַּלְמִיד שֶׁשּׁוֹאֵל מִן הָרַב עָדִיף לְדַבֵּר בְּלָשׁוֹן נְקִיָּה וְלָא בָּעֵי לָשׁוֹן קְצָרָה, כִּי הָרַב לִבּוֹ רָחָב וְלֹא יִתְבַּלְבֵּל בְּלָשׁוֹן אֲרֻוכָּה יְעַייֵּן שָׁם. וְלָכֵן דִּקְדֵּק מִסֵּדֶר הַשַּׁ"ס לִמְנַקֵּט 'לְהוּ' דְּפֵירוּשׁוֹ לְהַלֵּל אוֹ לְרַבִּי לְחַד לִישָּׁנָא לוֹמַר כֵּיוָן דְּהָיָה הַתַּלְמִיד שׁוֹאֵל לָרַב לְכָךְ יָאוּת לוֹ הַשֶּׁבַח שֶׁדִּיבֵּר בְּלָשׁוֹן נְקִיָּה אַף עַל גַּב שֶׁדִּיבֵּר בְּלָשׁוֹן אֲרֻוכָּה. וּבָזֶה נִיחָא נָמֵי לְתָרֵץ דִּקְדּוּק אַחֵר דְּאָמַר ' מֻבְטָח אֲנִי בָּזֶה שֶׁמּוֹרֶה הוֹרָאוֹת בְּיִשְׂרָאֵל ' וְיֵשׁ לְהַקְשׁוֹת מַה שַׁייָּכוּת יֵשׁ לָזֶה בָּזֶה כִּי מַה שֶּׁנִּמְצָא שֶׁדִּבֵּר בְּלָשׁוֹן נְקִיָּה רָאוּי שֶׁיֹּאמַר שֶׁיְּהֵא חָסִיד וּפָרוּשׁ כִּי סִימָן זֶה נוֹגֵעַ לְכָךְ? אַךְ כְּפִי הָאָמוּר נִיחָא כֵּיוָן שֶׁדִּיבֵּר בְּלָשׁוֹן אֲרֻוכָּה לְרַבּוֹ, וְהַייְנוּ נִמְצָא דְּחֵלֶק כָּבוֹד לְרַבּוֹ לוֹמַר שֶׁיֵּשׁ לוֹ לֵב רָחָב וְאֵינוֹ מִשְׁתַּבֵּשׁ בִּלְשׁוֹן אֲרֻוכָּה, לָכֵן בִּזְכוּת שֶׁחָלַק כָּבוֹד לְרַבּוֹ וַדַּאי יִזְכֶּה לְכָךְ שֶׁכָּל הַנִּזְהָר בִּכְבוֹד רַבּוֹ זוֹכֶה לִהְיוֹת הוּא רַב מוֹרֶה הוֹרָאוֹת בְּיִשְׂרָאֵל מִדָּה כְּנֶגֶד מִדָּה.
L'un leur dit : "Pourquoi vendange-t-on en état de pureté, et cueille-t-on les olives en état d'impureté ?" C'est la version du Ein Yaakov, qui lit "leur" (lehou). Ce pronom vise Hillel, où Rabbi selon une version ; c'est aussi la leçon d'un manuscrit du Talmud. Dans le Talmud que nous avons en main, on ne lit pas "leur". Il faut comprendre, pour la leçon "leur", ce que cela vient nous apprendre. Il me semble, avec l'aide du Ciel, d'après ce qu'à écrit le Rashbats (troisième partie, siman 78) : pourquoi à-t-on loue le disciple qui a dit "on ne cueille pas les olives en état de pureté" ? Il aurait fallu, au contraire, louer l'autre, qui a abrégé son langage, puisque nous disons (Pesachim 3b) : "Toujours, un homme enseigné à ses disciples par la voie brève." Le Rashbats répondit qu'il avait entendu du gaon, mon maître et mon père, sa mémoire soit en bénédiction, lequel avait tranche au nom de la rabbanit, épouse du rav Rabbi Yossef, sa mémoire soit en bénédiction : ce qu'ils ont dit, "qu'il enseigné par la voie brève", vise le rav envers le disciple, afin que le disciple ne se trouble pas dans un langage long. Le disciple qui interroge le rav, lui, à intérêt à parler en langage propre, et il n'a pas besoin du langage bref : le rav à le cœur large, et un langage long ne le brouille pas. Vois la-bas. C'est pourquoi le rédacteur du Chas à été précis en retenant "leur", dont le sens est : à Hillel, où à Rabbi selon une version. Il dit ainsi : puisque le disciple interrogeait le rav, la louange lui convient d'avoir parle en langage propre, bien qu'il ait parle en langage long. Par la se règle aussi un autre scrupule. Il à dit : "Je suis assuré de celui-ci, qu'il rendra des décisions en Israël." On peut objecter : quel lien y a-t-il entre ceci et cela ? Puisqu'on a trouvé qu'il parlait en langage propre, il convenait de dire qu'il sera un hassid et un paroush, car ce signe touche à cela. Selon ce qui a été dit, la chose se tient : puisqu'il à parlé en langage long à son rav, on trouve qu'il à honore son rav, en tenant pour acquis que celui-ci à le cœur large et qu'un langage long ne le trouble pas. Par le mérite d'avoir honore son rav, il méritera ceci : quiconque prend garde à l'honneur de son rav mérite d'être lui-même un rav qui rend des décisions en Israël, mesure pour mesure.
מֻבְטָח אֲנִי בָּזֶה שֶׁמּוֹרֶה הוֹרָאוֹת בְּיִשְׂרָאֵל. מַקְשִׁים מַה שַׁייָּכוּת יֵשׁ לָזֶה בָּזֶה? וַהֲוָה לֵיהּ לְמֵימַר שֶׁיְּהֵא חָסִיד וּפָרוּשׁ מִשּׁוּם שֶׁדִּבֵּר בְּלָשׁוֹן נְקִיָּה! וְנִרְאֶה לִי בס"ד דְּמִלְּבַד דָּבָר טוֹב זֶה שֶׁמָּצָא בּוֹ שֶׁדִּבֵּר בְּלָשׁוֹן נְקִיָּה עוֹד מָצָא בּוֹ חֲרִיפוֹת שֵׂכֶל וְחָכְמָה יְתֵירָה דַּהֲוָה דָּיֵיק לִישָּׁנָא שֶׁלֹּא אָמַר לָשׁוֹן דְּמִשְׁתְּמַע לִתְרֵי אַנְפֵּי כְּמוֹ חֲבֵירוֹ וְהוּא כִּי חֲבֵירוֹ אָמַר ' מִפְּנֵי מַה בּוֹצְרִין בְּטָהֳרָה וּמוֹסְקִין בְּטֻמְאָה ' דְּבָרָיו אֵלּוּ סוֹבְלִים שְׁנֵי פֵּירוּשִׁים הָא' לוֹמַר כַּוָּנָתוֹ לִשְׁאֹל רַק עַל הַמְּסִיקָה שֶׁל זֵתִים לָמָּה יַעֲשׂוּ בְּטֻומְאָה וּבֶאֱמֶת כָּךְ הִיא כַּוָּנָתוֹ בִּשְׁאֵלָה זוֹ, אַךְ דְּבָרָיו אֵלּוּ סוֹבְלִים עוֹד פֵּירוּשׁ אַחֵר אֲשֶׁר אֵין זֶה מַטְּרַת שְׁאֵלָתוֹ וְהוּא שֶׁהַשּׁוֹמֵעַ יְפָרֵשׁ שְׁאֵלָתוֹ כָּךְ 'לָמָּה בּוֹצְרִין בְּטָהֳרָה וּמוֹסְקִין בְּטֻומְאָה וְאֵין עוֹשִׂין לְהֵפֶךְ לִהְיוֹת בּוֹצְרִין בְּטֻומְאָה וּמוֹסְקִין בְּטָהֳרָה?' דְּכַוָּנָתוֹ לִשְׁאֹל עַל שְׁנֵיהֶם לָתֵת שֶׁל זֶה בָּזֶה וְשֶׁל זֶה בָּזֶה, וּבֶאֱמֶת הוּא לֹא הָיְתָה כַּוָּנָתוֹ כָּךְ אֶלָּא שֶׁדְּבָרָיו סוֹבְלִים גַּם פֵּירוּשׁ זֶה וְנִמְצָא אֵינוֹ חָכָם לִהְיוֹת דִּיֵּיק בִּלְשׁוֹנוֹ לִתְפֹּוס שְׁאֵלָתוֹ בְּלָשׁוֹן בָּרוּר שֶׁאֵינוֹ סוֹבֵל אֶלָּא פֵּירוּשׁ אֶחָד דַּוְקָא. אַךְ זֶה הַשֵּׁנִי שֶׁלֹּא זָכַר בִּדְבָרָיו טֻומְאָה בְּחַד וְטָהֳרָה בְּחַד אֶלָּא שָׁאַל ' מִפְּנֵי מַה בּוֹצְרִין בְּטָהֳרָה וְאֵין מוֹסְקִין בְּטָהֳרָה ' אֵין דְּבָרָיו סוֹבְלִים שְׁנֵי פֵּירוּשִׁים אֶלָּא רַק פֵּירוּשׁ אֶחָד דְּמֻוכְרָח לְפָרֵשׁ דְּבָרָיו שֶׁכָּל שְׁאֵלָתוֹ הִיא רַק עַל הַטָּהֳרָה לָמָּה אֵין עוֹשִׂין אוֹתָהּ גַּם בִּמְסִיקָה, וְלֹא אֶפְשָׁר לְפָרֵשׁ דְּבָרָיו שֶׁשּׁוֹאֵל בִּשְׁתַּיִם לָתֵת שֶׁל זֶה בָּזֶה. וְשֶׁל זֶה בָּזֶה. וְלָכֵן כֵּיוָן שֶׁרָאָה חָכְמָתוֹ דְּדָיֵיק בִּלְשׁוֹנוֹ לִמְנַקַּט לָשׁוֹן בָּרוּר אָמַר ' מְבַטְּחֵנִי שֶׁיִּהְיֶה חָכָם גָּדוֹל שֶׁמּוֹרֶה הוֹרָאוֹת בְּיִשְׂרָאֵל ' כִּי דָּבָר זֶה דְּדָיֵיק בְּלִישָּׁנָא הוּא סִימָן טוֹב לָזֶה וּכְמוֹ שֶׁאָמְרוּ בְּעֵירוּבִין (עֵירוּבִין נג.) בְּנֵי יְאֻודֶּה דְּהָווּ דָּיְיקִי לִישָּׁנָא הָווּ גַּלֵּי מַסֶּכְתָּא מַה שֶׁאֵין כֵּן בְּנֵי גָּלִיל. וַעֲדַייִן יֵשׁ לְדַקְדֵּק בְּמַה שֶׁאָמַר ' בְּיִשְׂרָאֵל ' נִרְאֶה לְשׁוֹן יֶתֶר? וְנִרְאֶה לִי בס"ד יֵשׁ מוֹרֶה הוֹרָאוֹת בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ וְאֵין זוֹכֶה שֶׁתִּתְפַּשֵּׁט הוֹרָאָתוֹ לַעֲשׂוֹת מַעֲשֶׂה בְּקֶרֶב כָּל יִשְׂרָאֵל עַל פִּי הוֹרָאָתוֹ אֶלָּא הוֹרָאָתוֹ תִּשָּׁאֵר עֲצוּרָה בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ דְּאֵין הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ. וְיֵשׁ שֶׁזּוֹכֶה שֶׁיִּקְבְּעוּ הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ לְעִנְיַן מַעֲשֶׂה הִנֵּה זֶה הוֹרָאָתוֹ יוֹצְאָהּ בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ וּמִתְפַּשֶּׁטֶת בְּקֶרֶב יִשְׂרָאֵל דְּעָבְדִי עֻובְדָּא כְּוָותֵיהּ וְעַל זֶה נֶאֱמַר (מִשְׁלֵי ה, טז) יָפֻוצוּ מַעְיְנֹתֶיךָ חוּצָה. הָנְהוּ תְּלָתָא כָּהֲנֵי, חַד אָמַר [לְהוּ] : הִגִּיעַנִי כָּפוּל, וְחַד אָמַר : הִגִּיעַנִי כְּזַיִת, וְחַד אָמַר : הִגִּיעַנִי כִּזְנַב הַלְּטָאָה . בָּדְקוּ אַחֲרָיו וּמָצְאוּ בּוֹ שֶׁמֶץ פְּסוּל [ג:] קָשֶׁה הָנְהוּ תְּרֵי קַמָּאֵי לָמָּה הִזְכִּירָם פֹּה? וְסַגִּי לוֹמַר 'הַהוּא כָּהֲנָא דְּאָמַר הִגִּיעַנִי כִּזְנַב הַלְּטָאָה וּבָדְקוּ אַחֲרָיו'? וְנִרְאֶה לִי בס"ד דְּאִם לֹא הָיוּ אֵלּוּ עִמּוֹ שֶׁקָּדְמוּ וְדִבְּרוּ בְּשֶׁבַח לֹא הָיוּ בּוֹדְקִים אַחֲרָיו מֵחֲמַת שֶׁאָמַר כֵּן דְּהָיוּ אוֹמְרִים מִשְׁגֶּה שֶׁכָּךְ נָפַל בְּפִיו בִּשְׁגָגָה וְהָיָה נִשְׁאַר בְּחֶזְקָתוֹ וְלֹא הָיוּ בּוֹדְקִין אַחֲרָיו אַךְ מֵאַחַר דְּהָווּ יָתְבִי תְּלָתָא וְהָיָה הָאֶחָד מְחַבֵּב הַקֳּדָשִׁים שֶׁהָיָה מֵיצֵר עַל רֹועַ מַזָּלוֹ שֶׁלֹּא הִגִּיעַ לוֹ מִבְּשַׂר הַקֹּודֶשׁ אֶלָּא דָּבָר מוּעָט וְהַשֵּׁנִי הָיָה מְחַבֵּב הַקֳּדָשִׁים בְּאוֹמְרוֹ אֲנִי זָכִיתִי לְחֵלֶק חָשׁוּב יוֹתֵר מִמְּךָ שֶׁהִגִּיעַ לִי כַּזַּיִת וְזֶה הַשְּׁלִישִׁי לֹא הָלַךְ בְּדֶרֶךְ חֲבֵרָיו שֶׁחִבְּבוּ הַקֳּדָשִׁים אֶלָּא עָנָה אַחֲרֵיהֶם בִּדְבַר בִּזָּיוֹן לְדַמּוֹת הַקֳּדָשִׁים לְשִׁיעוּר זְנַב הַלְּטָאָה תּוּ לֵיכָּא לְלַמֵּד עָלָיו זְכוּת וְלוֹמַר בִּשְׁגָגָה דִּבֵּר בְּלָשׁוֹן זֶה לְכָךְ בָּדְקוּ אַחֲרָיו! אִי נָמֵי יֵשׁ לוֹמַר אֵין הַבֵּית דִּין בָּדְקוּ אַחֲרָיו דְּאֵין צְרִיכִין מִן הַדִּין לִבְדֹּוק אַחֲרָיו בַּעֲבוּר דְּבָרִים אַחַר שֶׁהָיָה מֻוחְזָק בְּכַשְׁרוּת אֶלָּא אוֹתָם הַשְּׁנַיִם שֶׁהָיוּ עִמּוֹ חָרָה לָהֶם עַל דְּבָרָיו וּבָדְקוּ וּמָצְאוּ שֶׁמֶץ פָּסוּל וּבֵירְרוּ אוֹתוֹ אַחַר כָּךְ בְּבֵית דִּין. בְּרַם אִיכָּא לְמֵידַק אֵיךְ יַגִּיעַ לָזֶה כָּפוּל וְלָזֶה כַּזַּיִת מִלֶּחֶם הַפָּנִים וַהֲלֹא צָרִיךְ לְחֶלְקוֹ בֵּינֵיהֶם בְּשָׁוֶה חֵלֶק כְּחֵלֶק? וְדֹוחַק לוֹמַר זֶה בַּעַל הַזַּיִת חָטַף מֵאֲחֵרִים וְנִשְׁלַם חֶלְקוֹ לְשִׁיעוּר זַיִת. וְנִרְאֶה לִי בס"ד דְּאֵלּוּ הַשְּׁלֹשָׁה לָאו מֵחַד מִשְׁמָר הֵם אֶלָּא כָּל אֶחָד מִן מִשְׁמָר אַחֵר וְלָכֵן בְּמִשְׁמָר שֶׁל זֶה הָיוּ הַחֲלָקִים כֻּולָּם עַל שִׁיעוּר פּוֹל וּמִשְׁמָר זֶה כֻּולָּם זַיִת. אִי נָמֵי לְעוֹלָם שְׁלָשְׁתָּם מִשְׁמָר אֶחָד וְהַחֲלָקִים הָיוּ שִׁיעוּר פּוֹל לְכָךְ אָמַר הָרִאשׁוֹן הִגִּיעַנִי כָּפוּל וְהַשֵּׁנִי אָמַר אֲנִי חֶלְקִי הָיָה חָשׁוּב בְּעֵינַי כְּשִׁיעוּר זַיִת שֶׁהוּא גָּדוֹל מִפּוֹל וְהַג' אָמַר שֶׁהָיָה נִרְאֶה בְּעֵינָיו כִּזְנַב שֶׁהוּא קָטָן מִפּוֹל.
"Je suis assuré de celui-ci, qu'il rendra des décisions en Israël." On objecte : quel lien y a-t-il entre ceci et cela ? Il aurait fallu dire qu'il sera un hassid et un paroush, puisqu'il à parlé en langage propre. Il me semble, avec l'aide du Ciel : outre cette bonne chose qu'il à trouvée en lui, qu'il parlait en langage propre, il à encore trouve en lui une vivacité d'esprit et une sagesse de plus : il précisait son langage. Il n'a pas dit une formule qui s'entend de deux façons, comme son compagnon. Voici : son compagnon à dit "pourquoi vendange-t-on en état de pureté, et cueille-t-on les olives en état d'impureté". Ces paroles portent deux lectures. La première : son intention est de ne questionner que la cueillette des olives, pourquoi on la fait en état d'impureté ; et telle est bien l'intention de sa question. Ces paroles portent encore une autre lecture, qui n'est pas le but de sa question : l'auditeur expliquera la question ainsi, "pourquoi vendange-t-on en pureté et cueille-t-on les olives en impureté, et pourquoi ne fait-on pas l'inverse, vendanger en impureté et cueillir les olives en pureté ?", son intention étant de questionner les deux, pour mettre celui-ci à la place de celui-là et celui-là à la place de celui-ci. En vérité son intention n'était pas celle-là ; ses paroles portent aussi cette lecture. Il se trouve qu'il n'a pas la sagesse de préciser son langage, pour saisir sa question dans une formule claire qui ne porte qu'une seule lecture. Celui-ci, le second, n'a pas mentionné dans ses paroles l'impureté pour l'un et la pureté pour l'autre. Il à demandé : "pourquoi vendange-t-on en état de pureté, et ne cueille-t-on pas les olives en état de pureté". Ses paroles ne portent pas deux lectures, une seule : on est force d'expliquer que toute sa question porte sur la pureté, pourquoi on ne la pratique pas aussi pour la cueillette, et l'on ne peut pas expliquer qu'il questionne les deux pour les échanger. Puisqu'il à vu sa sagesse, qu'il précise son langage pour prendre une formule claire, il à dit : "Je suis assuré qu'il sera un grand sage, qui rendra des décisions en Israël." Préciser la langue est un bon signe pour cela, comme ils ont dit à Erouvin (53a) : les gens de Yehouda, qui précisaient la langue, leur enseignement était clair, ce qui n'est pas le cas des gens du Galil. On peut encore scruter le mot "en Israël" : il semble de trop. Il me semble, avec l'aide du Ciel : il y a celui qui rend des décisions dans le beit ha-midrach, et qui ne mérite pas que sa décision se répande pour qu'on agisse, au sein de tout Israël, selon elle ; sa décision reste enfermée dans le beit ha-midrach, car la halakha n'est pas fixée comme lui. Et il y a celui qui mérite qu'on fixe la halakha comme lui pour la pratique : sa décision sort du beit ha-midrach et se répand au sein d'Israël, car on fait l'acte selon lui. De celui-là il est dit (Mishlei 5, 16) : "que tes sources se répandent au-dehors". Ces trois cohanim. L'un dit [leur] : il m'est echeu comme une fève. L'un dit : il m'est echeu comme une olive. L'un dit : il m'est echeu comme une queue de lézard. Ils examinèrent derrière lui et trouvèrent en lui un shemets de pasoul [3b]. Difficulté : ces deux premiers, pourquoi les mentionner ici ? Il suffirait de dire : "ce cohen qui dit : il m'est echeu comme une queue de lézard, et ils examinèrent derrière lui". Il me semble, avec l'aide du Ciel : si ceux-là n'avaient pas été avec lui, eux qui ont parlé d'abord en éloge, on ne l'aurait pas examine pour avoir dit cela. On aurait dit : une méprise, cela lui est tombé de la bouche par erreur ; il serait reste dans sa hazaka, et on ne l'aurait pas examine. Puisque les trois étaient assis, que le premier chérissait les kodashim, peine de sa mauvaise part, de n'avoir reçu de la chair sacrée qu'une chose minime, et que le second chérissait les kodashim en disant : j'ai mérite une part plus importante que toi, il m'est echeu comme une olive, celui-ci, le troisième, n'a pas suivi la voie de ses compagnons qui chérissaient les kodashim. Il à répondu après eux par une parole de mépris, en comparant les kodashim à la mesure d'une queue de lézard. Il n'y a plus lieu de le juger favorablement et de dire qu'il à parlé ainsi par erreur : c'est pourquoi on l'a examiné. On peut dire aussi : le beit din ne l'a pas examine. Du point de vue du din, on n'a pas à l'examiner pour des paroles, des lors qu'il était tenu pour kacher. Ce sont les deux qui étaient avec lui : ses paroles les ont mis en colère, ils ont examine, ils ont trouvé un shemets de pasoul, et ils l'ont ensuite éclairci au beit din. On peut encore scruter : comment l'un reçoit-il comme une fève et l'autre comme une olive, du le'hem ha-panim ? Il faut le partager entre eux à parts égales, part pour part. Il est force de dire que le détenteur de l'olive à saisi la part d'autrui et que sa part s'est complétée jusqu'à la mesure d'une olive. Il me semble, avec l'aide du Ciel : ces trois-la ne sont pas d'un seul mishmar ; chacun est d'un autre mishmar. Dans le mishmar de celui-ci, toutes les parts étaient à la mesure d'une fève, et dans ce mishmar-ci, toutes étaient à la mesure d'une olive. On peut dire aussi : les trois sont bien d'un seul mishmar, et les parts étaient à la mesure d'une fève. C'est pourquoi le premier à dit : il m'est echeu comme une fève ; le second à dit : ma part était, à mes yeux, importante comme la mesure d'une olive, qui est plus grande qu'une fève ; et le troisième à dit qu'elle lui paraissait comme une queue, qui est plus petite qu'une fève.
💡 Explication

Une seule question, deux phrases. Les raisins : le vin qui coule est voulu, il fait hekhsher ; on vendange dans des kelim tehorim. Les olives : le mohal n'est pas une huile achevée, et l'on n'en veut pas le maintien ; la mesika n'exige pas la tahara (Chabbat 17à). Les Tossefot, au nom du Rav Yossef : la coupe poissee et le jus encore humide sont des raisons de la vigne.

Le premier élève dit "on ne cueille pas en pureté" : il ne nomme pas la tuma. Le second dit "on cueille en impureté" : il la nomme. Le maître est assuré de celui qui a parlé proprement : il rendra la horaa en Israël. Deux scènes : Hillel et Rabban Yo'hanan ben Zakkai, où Rabbi et Rabbi Yo'hanan.

🖼️ Schéma
Une question, deux phrases On ne cueille pas en pureté il ne nomme que la tahara une seule lecture possible celui-ci rendra la horaa On cueille en impureté il nomme la tuma la phrase peut s'entendre comme un échange des deux Raisins : batsir le vin qui coule est voulu hekhsher : kelim tehorim Olives : mesika le mohal n'est pas l'huile finie pas d'obligation de tahara
La phrase qui ne nomme que la tahara, et la phrase qui nomme la tuma. En dessous : pourquoi la vigne exige la pureté, et non la cueillette des olives.
7
הָנְהוּ תְּלָתָא כָּהֲנֵי. חַד אָמַר לְהוּ: הִגִּיעַנִי כָּפוּל, וְחַד אָמַר: הִגִּיעַנִי כַּזַּיִת, וְחַד אָמַר: הִגִּיעַנִי כִּזְנַב הַלְּטָאָה. בָּדְקוּ אַחֲרָיו, וּמָצְאוּ בּוֹ שֶׁמֶץ פְּסוּל.

Ces trois cohanim. L'un leur dit : il m'est echeu comme une fève.

Et l'un dit : il m'est echeu comme une olive. Et l'un dit : il m'est echeu comme une queue de lézard.

Ils examinèrent derrière lui, et ils trouvèrent en lui un shemets (trace) de pasoul.

📜 Rachi (2)
הִגִּיעַנִי כָּפוּל מִלֶּחֶם הַפָּנִים לְחֶלְקִי:
Il m'est echeu comme une fève : du pain de proposition, pour ma part.
שֶׁמֶץ פָּסוּל פְּסוּל כְּהֻונָּה חָלָל:
Shemets de pasoul : invalidité de kehouna, un halal.
🗂️ Tossefot (1)
שֶׁמֶץ פָּסוּל פֵּירֵשׁ רַבֵּינוּ חֲנַנְאֵל דְּבַר עֲבוֹדַת כּוֹכָבִים כְּדִכְתִיב (שְׁמוֹת ל״ב:כ״ה) לְשִׁמְצָה בְּקָמֵיהֶם וּפָסוּל לִכְהֻונָּה כְּדִתְנַן בְּמַסֶּכֶת מְנָחוֹת (דַּף קט.) כֹּהֲנִים שֶׁשִּׁמְּשׁוּ בְּבֵית חוֹנְיוֹ לֹא יְשַׁמְּשׁוּ בַּמִּקְדָּשׁ וְאֵין צ"ל לְדָבָר אַחֵר פֵּירוּשׁ לַעַ"ז שֶׁנֶּאֱמַר אַךְ לֹא יַעֲלוּ כֹּהֲנֵי הַבָּמוֹת אֶל מִזְבַּח ה':
Shemets de pasoul. Rabbénou Hananel explique : une affaire d'avoda zara, comme il est écrit (Chemoth 32, 25) "en shemetsa parmi leurs adversaires", et il est pasoul pour la kehouna, comme nous l'enseignons dans le traité Menahot (109a) : des cohanim qui ont servi dans la maison de Honio ne serviront pas dans le Temple ; et il n'est pas besoin de le dire pour une autre chose, c'est-à-dire pour l'avoda zara, car il est dit : "toutefois, les cohanim des bamot ne monteront pas vers l'autel de Hachem".
🪔 Ben Yehoyada (1)
מֻבְטָח אֲנִי בָּזֶה שֶׁמּוֹרֶה הוֹרָאוֹת בְּיִשְׂרָאֵל. מַקְשִׁים מַה שַׁייָּכוּת יֵשׁ לָזֶה בָּזֶה? וַהֲוָה לֵיהּ לְמֵימַר שֶׁיְּהֵא חָסִיד וּפָרוּשׁ מִשּׁוּם שֶׁדִּבֵּר בְּלָשׁוֹן נְקִיָּה! וְנִרְאֶה לִי בס"ד דְּמִלְּבַד דָּבָר טוֹב זֶה שֶׁמָּצָא בּוֹ שֶׁדִּבֵּר בְּלָשׁוֹן נְקִיָּה עוֹד מָצָא בּוֹ חֲרִיפוֹת שֵׂכֶל וְחָכְמָה יְתֵירָה דַּהֲוָה דָּיֵיק לִישָּׁנָא שֶׁלֹּא אָמַר לָשׁוֹן דְּמִשְׁתְּמַע לִתְרֵי אַנְפֵּי כְּמוֹ חֲבֵירוֹ וְהוּא כִּי חֲבֵירוֹ אָמַר ' מִפְּנֵי מַה בּוֹצְרִין בְּטָהֳרָה וּמוֹסְקִין בְּטֻמְאָה ' דְּבָרָיו אֵלּוּ סוֹבְלִים שְׁנֵי פֵּירוּשִׁים הָא' לוֹמַר כַּוָּנָתוֹ לִשְׁאֹל רַק עַל הַמְּסִיקָה שֶׁל זֵתִים לָמָּה יַעֲשׂוּ בְּטֻומְאָה וּבֶאֱמֶת כָּךְ הִיא כַּוָּנָתוֹ בִּשְׁאֵלָה זוֹ, אַךְ דְּבָרָיו אֵלּוּ סוֹבְלִים עוֹד פֵּירוּשׁ אַחֵר אֲשֶׁר אֵין זֶה מַטְּרַת שְׁאֵלָתוֹ וְהוּא שֶׁהַשּׁוֹמֵעַ יְפָרֵשׁ שְׁאֵלָתוֹ כָּךְ 'לָמָּה בּוֹצְרִין בְּטָהֳרָה וּמוֹסְקִין בְּטֻומְאָה וְאֵין עוֹשִׂין לְהֵפֶךְ לִהְיוֹת בּוֹצְרִין בְּטֻומְאָה וּמוֹסְקִין בְּטָהֳרָה?' דְּכַוָּנָתוֹ לִשְׁאֹל עַל שְׁנֵיהֶם לָתֵת שֶׁל זֶה בָּזֶה וְשֶׁל זֶה בָּזֶה, וּבֶאֱמֶת הוּא לֹא הָיְתָה כַּוָּנָתוֹ כָּךְ אֶלָּא שֶׁדְּבָרָיו סוֹבְלִים גַּם פֵּירוּשׁ זֶה וְנִמְצָא אֵינוֹ חָכָם לִהְיוֹת דִּיֵּיק בִּלְשׁוֹנוֹ לִתְפֹּוס שְׁאֵלָתוֹ בְּלָשׁוֹן בָּרוּר שֶׁאֵינוֹ סוֹבֵל אֶלָּא פֵּירוּשׁ אֶחָד דַּוְקָא. אַךְ זֶה הַשֵּׁנִי שֶׁלֹּא זָכַר בִּדְבָרָיו טֻומְאָה בְּחַד וְטָהֳרָה בְּחַד אֶלָּא שָׁאַל ' מִפְּנֵי מַה בּוֹצְרִין בְּטָהֳרָה וְאֵין מוֹסְקִין בְּטָהֳרָה ' אֵין דְּבָרָיו סוֹבְלִים שְׁנֵי פֵּירוּשִׁים אֶלָּא רַק פֵּירוּשׁ אֶחָד דְּמֻוכְרָח לְפָרֵשׁ דְּבָרָיו שֶׁכָּל שְׁאֵלָתוֹ הִיא רַק עַל הַטָּהֳרָה לָמָּה אֵין עוֹשִׂין אוֹתָהּ גַּם בִּמְסִיקָה, וְלֹא אֶפְשָׁר לְפָרֵשׁ דְּבָרָיו שֶׁשּׁוֹאֵל בִּשְׁתַּיִם לָתֵת שֶׁל זֶה בָּזֶה. וְשֶׁל זֶה בָּזֶה. וְלָכֵן כֵּיוָן שֶׁרָאָה חָכְמָתוֹ דְּדָיֵיק בִּלְשׁוֹנוֹ לִמְנַקַּט לָשׁוֹן בָּרוּר אָמַר ' מְבַטְּחֵנִי שֶׁיִּהְיֶה חָכָם גָּדוֹל שֶׁמּוֹרֶה הוֹרָאוֹת בְּיִשְׂרָאֵל ' כִּי דָּבָר זֶה דְּדָיֵיק בְּלִישָּׁנָא הוּא סִימָן טוֹב לָזֶה וּכְמוֹ שֶׁאָמְרוּ בְּעֵירוּבִין (עֵירוּבִין נג.) בְּנֵי יְאֻודֶּה דְּהָווּ דָּיְיקִי לִישָּׁנָא הָווּ גַּלֵּי מַסֶּכְתָּא מַה שֶׁאֵין כֵּן בְּנֵי גָּלִיל. וַעֲדַייִן יֵשׁ לְדַקְדֵּק בְּמַה שֶׁאָמַר ' בְּיִשְׂרָאֵל ' נִרְאֶה לְשׁוֹן יֶתֶר? וְנִרְאֶה לִי בס"ד יֵשׁ מוֹרֶה הוֹרָאוֹת בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ וְאֵין זוֹכֶה שֶׁתִּתְפַּשֵּׁט הוֹרָאָתוֹ לַעֲשׂוֹת מַעֲשֶׂה בְּקֶרֶב כָּל יִשְׂרָאֵל עַל פִּי הוֹרָאָתוֹ אֶלָּא הוֹרָאָתוֹ תִּשָּׁאֵר עֲצוּרָה בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ דְּאֵין הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ. וְיֵשׁ שֶׁזּוֹכֶה שֶׁיִּקְבְּעוּ הֲלָכָה כְּמוֹתוֹ לְעִנְיַן מַעֲשֶׂה הִנֵּה זֶה הוֹרָאָתוֹ יוֹצְאָהּ בְּבֵית הַמִּדְרָשׁ וּמִתְפַּשֶּׁטֶת בְּקֶרֶב יִשְׂרָאֵל דְּעָבְדִי עֻובְדָּא כְּוָותֵיהּ וְעַל זֶה נֶאֱמַר (מִשְׁלֵי ה, טז) יָפֻוצוּ מַעְיְנֹתֶיךָ חוּצָה. הָנְהוּ תְּלָתָא כָּהֲנֵי, חַד אָמַר [לְהוּ] : הִגִּיעַנִי כָּפוּל, וְחַד אָמַר : הִגִּיעַנִי כְּזַיִת, וְחַד אָמַר : הִגִּיעַנִי כִּזְנַב הַלְּטָאָה . בָּדְקוּ אַחֲרָיו וּמָצְאוּ בּוֹ שֶׁמֶץ פְּסוּל [ג:] קָשֶׁה הָנְהוּ תְּרֵי קַמָּאֵי לָמָּה הִזְכִּירָם פֹּה? וְסַגִּי לוֹמַר 'הַהוּא כָּהֲנָא דְּאָמַר הִגִּיעַנִי כִּזְנַב הַלְּטָאָה וּבָדְקוּ אַחֲרָיו'? וְנִרְאֶה לִי בס"ד דְּאִם לֹא הָיוּ אֵלּוּ עִמּוֹ שֶׁקָּדְמוּ וְדִבְּרוּ בְּשֶׁבַח לֹא הָיוּ בּוֹדְקִים אַחֲרָיו מֵחֲמַת שֶׁאָמַר כֵּן דְּהָיוּ אוֹמְרִים מִשְׁגֶּה שֶׁכָּךְ נָפַל בְּפִיו בִּשְׁגָגָה וְהָיָה נִשְׁאַר בְּחֶזְקָתוֹ וְלֹא הָיוּ בּוֹדְקִין אַחֲרָיו אַךְ מֵאַחַר דְּהָווּ יָתְבִי תְּלָתָא וְהָיָה הָאֶחָד מְחַבֵּב הַקֳּדָשִׁים שֶׁהָיָה מֵיצֵר עַל רֹועַ מַזָּלוֹ שֶׁלֹּא הִגִּיעַ לוֹ מִבְּשַׂר הַקֹּודֶשׁ אֶלָּא דָּבָר מוּעָט וְהַשֵּׁנִי הָיָה מְחַבֵּב הַקֳּדָשִׁים בְּאוֹמְרוֹ אֲנִי זָכִיתִי לְחֵלֶק חָשׁוּב יוֹתֵר מִמְּךָ שֶׁהִגִּיעַ לִי כַּזַּיִת וְזֶה הַשְּׁלִישִׁי לֹא הָלַךְ בְּדֶרֶךְ חֲבֵרָיו שֶׁחִבְּבוּ הַקֳּדָשִׁים אֶלָּא עָנָה אַחֲרֵיהֶם בִּדְבַר בִּזָּיוֹן לְדַמּוֹת הַקֳּדָשִׁים לְשִׁיעוּר זְנַב הַלְּטָאָה תּוּ לֵיכָּא לְלַמֵּד עָלָיו זְכוּת וְלוֹמַר בִּשְׁגָגָה דִּבֵּר בְּלָשׁוֹן זֶה לְכָךְ בָּדְקוּ אַחֲרָיו! אִי נָמֵי יֵשׁ לוֹמַר אֵין הַבֵּית דִּין בָּדְקוּ אַחֲרָיו דְּאֵין צְרִיכִין מִן הַדִּין לִבְדֹּוק אַחֲרָיו בַּעֲבוּר דְּבָרִים אַחַר שֶׁהָיָה מֻוחְזָק בְּכַשְׁרוּת אֶלָּא אוֹתָם הַשְּׁנַיִם שֶׁהָיוּ עִמּוֹ חָרָה לָהֶם עַל דְּבָרָיו וּבָדְקוּ וּמָצְאוּ שֶׁמֶץ פָּסוּל וּבֵירְרוּ אוֹתוֹ אַחַר כָּךְ בְּבֵית דִּין. בְּרַם אִיכָּא לְמֵידַק אֵיךְ יַגִּיעַ לָזֶה כָּפוּל וְלָזֶה כַּזַּיִת מִלֶּחֶם הַפָּנִים וַהֲלֹא צָרִיךְ לְחֶלְקוֹ בֵּינֵיהֶם בְּשָׁוֶה חֵלֶק כְּחֵלֶק? וְדֹוחַק לוֹמַר זֶה בַּעַל הַזַּיִת חָטַף מֵאֲחֵרִים וְנִשְׁלַם חֶלְקוֹ לְשִׁיעוּר זַיִת. וְנִרְאֶה לִי בס"ד דְּאֵלּוּ הַשְּׁלֹשָׁה לָאו מֵחַד מִשְׁמָר הֵם אֶלָּא כָּל אֶחָד מִן מִשְׁמָר אַחֵר וְלָכֵן בְּמִשְׁמָר שֶׁל זֶה הָיוּ הַחֲלָקִים כֻּולָּם עַל שִׁיעוּר פּוֹל וּמִשְׁמָר זֶה כֻּולָּם זַיִת. אִי נָמֵי לְעוֹלָם שְׁלָשְׁתָּם מִשְׁמָר אֶחָד וְהַחֲלָקִים הָיוּ שִׁיעוּר פּוֹל לְכָךְ אָמַר הָרִאשׁוֹן הִגִּיעַנִי כָּפוּל וְהַשֵּׁנִי אָמַר אֲנִי חֶלְקִי הָיָה חָשׁוּב בְּעֵינַי כְּשִׁיעוּר זַיִת שֶׁהוּא גָּדוֹל מִפּוֹל וְהַג' אָמַר שֶׁהָיָה נִרְאֶה בְּעֵינָיו כִּזְנַב שֶׁהוּא קָטָן מִפּוֹל.
"Je suis assuré de celui-ci, qu'il rendra des décisions en Israël." On objecte : quel lien y a-t-il entre ceci et cela ? Il aurait fallu dire qu'il sera un hassid et un paroush, puisqu'il à parlé en langage propre. Il me semble, avec l'aide du Ciel : outre cette bonne chose qu'il à trouvée en lui, qu'il parlait en langage propre, il à encore trouve en lui une vivacité d'esprit et une sagesse de plus : il précisait son langage. Il n'a pas dit une formule qui s'entend de deux façons, comme son compagnon. Voici : son compagnon à dit "pourquoi vendange-t-on en état de pureté, et cueille-t-on les olives en état d'impureté". Ces paroles portent deux lectures. La première : son intention est de ne questionner que la cueillette des olives, pourquoi on la fait en état d'impureté ; et telle est bien l'intention de sa question. Ces paroles portent encore une autre lecture, qui n'est pas le but de sa question : l'auditeur expliquera la question ainsi, "pourquoi vendange-t-on en pureté et cueille-t-on les olives en impureté, et pourquoi ne fait-on pas l'inverse, vendanger en impureté et cueillir les olives en pureté ?", son intention étant de questionner les deux, pour mettre celui-ci à la place de celui-là et celui-là à la place de celui-ci. En vérité son intention n'était pas celle-là ; ses paroles portent aussi cette lecture. Il se trouve qu'il n'a pas la sagesse de préciser son langage, pour saisir sa question dans une formule claire qui ne porte qu'une seule lecture. Celui-ci, le second, n'a pas mentionné dans ses paroles l'impureté pour l'un et la pureté pour l'autre. Il à demandé : "pourquoi vendange-t-on en état de pureté, et ne cueille-t-on pas les olives en état de pureté". Ses paroles ne portent pas deux lectures, une seule : on est force d'expliquer que toute sa question porte sur la pureté, pourquoi on ne la pratique pas aussi pour la cueillette, et l'on ne peut pas expliquer qu'il questionne les deux pour les échanger. Puisqu'il à vu sa sagesse, qu'il précise son langage pour prendre une formule claire, il à dit : "Je suis assuré qu'il sera un grand sage, qui rendra des décisions en Israël." Préciser la langue est un bon signe pour cela, comme ils ont dit à Erouvin (53a) : les gens de Yehouda, qui précisaient la langue, leur enseignement était clair, ce qui n'est pas le cas des gens du Galil. On peut encore scruter le mot "en Israël" : il semble de trop. Il me semble, avec l'aide du Ciel : il y a celui qui rend des décisions dans le beit ha-midrach, et qui ne mérite pas que sa décision se répande pour qu'on agisse, au sein de tout Israël, selon elle ; sa décision reste enfermée dans le beit ha-midrach, car la halakha n'est pas fixée comme lui. Et il y a celui qui mérite qu'on fixe la halakha comme lui pour la pratique : sa décision sort du beit ha-midrach et se répand au sein d'Israël, car on fait l'acte selon lui. De celui-là il est dit (Mishlei 5, 16) : "que tes sources se répandent au-dehors". Ces trois cohanim. L'un dit [leur] : il m'est echeu comme une fève. L'un dit : il m'est echeu comme une olive. L'un dit : il m'est echeu comme une queue de lézard. Ils examinèrent derrière lui et trouvèrent en lui un shemets de pasoul [3b]. Difficulté : ces deux premiers, pourquoi les mentionner ici ? Il suffirait de dire : "ce cohen qui dit : il m'est echeu comme une queue de lézard, et ils examinèrent derrière lui". Il me semble, avec l'aide du Ciel : si ceux-là n'avaient pas été avec lui, eux qui ont parlé d'abord en éloge, on ne l'aurait pas examine pour avoir dit cela. On aurait dit : une méprise, cela lui est tombé de la bouche par erreur ; il serait reste dans sa hazaka, et on ne l'aurait pas examine. Puisque les trois étaient assis, que le premier chérissait les kodashim, peine de sa mauvaise part, de n'avoir reçu de la chair sacrée qu'une chose minime, et que le second chérissait les kodashim en disant : j'ai mérite une part plus importante que toi, il m'est echeu comme une olive, celui-ci, le troisième, n'a pas suivi la voie de ses compagnons qui chérissaient les kodashim. Il à répondu après eux par une parole de mépris, en comparant les kodashim à la mesure d'une queue de lézard. Il n'y a plus lieu de le juger favorablement et de dire qu'il à parlé ainsi par erreur : c'est pourquoi on l'a examiné. On peut dire aussi : le beit din ne l'a pas examine. Du point de vue du din, on n'a pas à l'examiner pour des paroles, des lors qu'il était tenu pour kacher. Ce sont les deux qui étaient avec lui : ses paroles les ont mis en colère, ils ont examine, ils ont trouvé un shemets de pasoul, et ils l'ont ensuite éclairci au beit din. On peut encore scruter : comment l'un reçoit-il comme une fève et l'autre comme une olive, du le'hem ha-panim ? Il faut le partager entre eux à parts égales, part pour part. Il est force de dire que le détenteur de l'olive à saisi la part d'autrui et que sa part s'est complétée jusqu'à la mesure d'une olive. Il me semble, avec l'aide du Ciel : ces trois-la ne sont pas d'un seul mishmar ; chacun est d'un autre mishmar. Dans le mishmar de celui-ci, toutes les parts étaient à la mesure d'une fève, et dans ce mishmar-ci, toutes étaient à la mesure d'une olive. On peut dire aussi : les trois sont bien d'un seul mishmar, et les parts étaient à la mesure d'une fève. C'est pourquoi le premier à dit : il m'est echeu comme une fève ; le second à dit : ma part était, à mes yeux, importante comme la mesure d'une olive, qui est plus grande qu'une fève ; et le troisième à dit qu'elle lui paraissait comme une queue, qui est plus petite qu'une fève.
💡 Explication

Le le'hem ha-panim est partagé en parts minuscules. La fève et l'olive sont des mesures de nourriture. La queue de lézard est la mesure d'un sheretz. On examine ce cohen, et l'on trouve un shemets de pasoul.

Rachi : un halal, pasoul pour la kehouna. Rabbénou Hananel : une tache d'avoda zara, d'après le mot shemetsa (Chemoth 32, 25). Les cohanim de la maison de Honio ne servent pas au Temple ; ceux des bamot ne montent pas à l'autel (Menahot 109a).

8
וְהָא (תַּנְיָא): אֵין בּוֹדְקִין מִן הַמִּזְבֵּחַ וּלְמַעְלָה!

Et voici qu'on enseigné : on n'examine pas depuis l'autel et au-dessus !

📜 Rachi (2)
אֵין בּוֹדְקִין לְעִנְיַן יוּחֲסִין לִישָּׂא אִשָּׁה:
On n'examine pas : au sujet des lignages, pour épouser une femme.
מִן הַמִּזְבֵּחַ וּלְמַעְלָה אִם שִׁימֵּשׁ בַּמִּזְבֵּחַ אֵין צָרִיךְ לִבְדֹּוק לְמַעְלָה הֵימֶנּוּ דְּאִם לֹא הָיָה רָאוּי לִכְהֻונָּה לֹא הָיוּ מַנִּיחִין אוֹתוֹ לְשַׁמֵּשׁ כְּדִתְנַן בְּמַסֶּכֶת מִדּוֹת (פ"ה מִשְׁנָה ד') לִשְׁכַּת הַגָּזִית שָׁם הָיוּ יוֹשְׁבִים ב"ד מְיַחֲסֵי כְּהֻונָּה וּלְוִיָּה כָּל כֹּהֵן שֶׁנִּמְצָא בּוֹ פָּסוּל כְּשֶׁהָיָה רוֹצֶה לְהִתְחַנֵּךְ לַעֲבוֹדָה לוֹבֵשׁ שְׁחֹורִים וְיוֹצֵא:
Depuis l'autel et au-dessus : s'il à servi à l'autel, il n'est pas nécessaire d'examiner au-dessus de lui, car s'il n'avait pas été apte à la kehouna, on ne l'aurait pas laisse servir. Comme nous l'enseignons dans le traité Middot (chapitre 5, michna 4) : à la chambre de la pierre taillée siégeait un tribunal des lignages de kehouna et de levia. Tout cohen en qui l'on trouvait un pasoul, lorsqu'il voulait être initie au service, revêt des habits noirs et sort.
💡 Explication

Règle des yuhasin : on n'examine pas la lignée d'un cohen au-delà de l'autel, lorsqu'il s'agit d'épouser. S'il à servi, le tribunal de la Lishkat ha-Gazit l'a déjà passé. Un cohen pasoul, à son entrée au service, revêt des habits noirs et sort (Middot 5, 4).

Le récit heurte la règle : cet homme à reçu du le'hem ha-panim, donc il à servi.

9
לָא תֵּימָא ״שֶׁמֶץ פְּסוּל״, אֶלָּא אֵימָא ״שַׁחַץ פָּסוּל״. וְאִי בָּעֵית אֵימָא: שָׁאנֵי הָתָם, דְּאִיהוּ דְּאָרַע נַפְשֵׁיהּ.

À la place de "shemets de pasoul", lis "shahats de pasoul". Et si tu veux, dis : la-bas c'est différent, car c'est lui qui a fait porter le soupçon sur sa personne.

📜 Rachi (2)
שַׁחַץ פָּסוּל הוּא עַצְמוֹ הָיָה גַּס רוּחַ וּמְבַזֶּה קָדְשֵׁי שָׁמַיִם וְאֵין רָאוּי לְשַׁמֵּשׁ כִּדְקַייְמָא לָן [בִּמְנָחוֹת] (דַּף יח:) עֲבוֹדָה הַמְּסוּרָה לִבְנֵי אַהֲרֹן כֹּהֵן שֶׁאֵינוֹ מוֹדֶה בְּכֻולָּן אַף בַּמְגֻונָּה שֶׁבָּהֶן אֵין לוֹ חֵלֶק בַּכְּהֻונָּה:
Shahats de pasoul : lui-même était grossier d'esprit et méprisait les saintetés du Ciel, et il n'est pas apte à servir. Comme nous tenons [dans Menahot] (18b) : le service confie aux fils d'Aharon, un cohen qui ne reconnaît pas la totalité, même ce qu'il y a de méprisable, n'a pas de part dans la kehouna.
דְּאָרַע אַנַּפְשֵׁיהּ וְהִצְרִיךְ בְּדִיקָה אַחֲרָיו וְגִלָּה שֶׁלֹּא בְּדָקוּהוּ יָפֶה מִתְּחִלָּה:
Qui a fait porter le soupçon sur sa personne : il à rendu nécessaire un examen derrière lui, et il à révélé qu'on ne l'avait pas bien examine au début.
💡 Explication

Deux issues. Première lecture : shahats de pasoul, l'orgueil. Il à méprise les kodshe shamayim. Un cohen qui ne reconnaît pas tout le service confie aux fils d'Aharon, même la part que l'on méprise, n'a pas de part dans la kehouna (Menahot 18b).

Seconde lecture : la règle de l'autel demeure, et cet homme à lui-même rendu l'examen nécessaire. L'examen à montré que la première vérification avait été incomplète.

🖼️ Schéma
On n'examine pas depuis l'autel : deux lectures shahats de pasoul orgueil, mépris des kodashim inapte à servir même le rite méprise fait partie de la kehouna Menahot 18b c'est lui qui a provoque la règle de l'autel demeure sa parole à exige l'examen l'examen montre que la première vérification avait été incomplète
Soit l'on lit shahats, l'orgueil qui rend inapte au service. Soit l'homme à lui-même provoque un examen que la règle de l'autel n'exigeait pas.
10
הָהוּא אַרְמָאָה דַּהֲוָה סָלֵיק וְאָכֵיל פְּסָחִים בִּירוּשָׁלַיִם. אָמַר: כְּתִיב ״כָּל בֶּן נֵכָר לֹא יֹאכַל בּוֹ״, ״כָּל עָרֵל לֹא יֹאכַל בּוֹ״, וַאֲנָא הָא קָאָכֵילְנָא מִשֻׁופְרֵי שֻׁופְרֵי.

Un certain Araméen montait et mangeait des pesahim a Jérusalem. Il dit : il est écrit "aucun fils d'étranger n'en mangera", "aucun incirconcis n'en mangera", et moi, voici que je mange des plus beaux des beaux.

🗂️ Tossefot (1)
וַאֲנָא אַכִּילָנָא מְשֻׁופְּרֵי שׁוֹפְרֵי מִכָּאן אֵין רְאָיָה שֶׁנַּאֲמִין לְכָל הַבָּא לְפָנֵינוּ וְאוֹמֵר יִשְׂרָאֵל אֲנִי דְּשָׁאנֵי הָכָא דְּרֹוב יִשְׂרָאֵל הָיוּ וְאָזְלִינַן בָּתַר רֻובָּא אַךְ יֵשׁ לְהָבִיא רְאָיָה מִפֶּרֶק הַחוֹלֵץ (יְבָמוֹת דַּף מה. וְשָׁם) דְּאָמַר לֵיהּ זִיל גְּלִי אוֹ נְסֵיב בַּת מִינָּךְ וְכֵן מֵהַהוּא דַּאֲתָא לְקַמֵּיהּ דְּרַבִּי יְהוּדָה וְאָמַר נִתְגַּייַּרְתִּי בֵּינִי לְבֵין עַצְמִי אֲמַר לֵיהּ נֶאֱמָן אַתָּה לִפְסֹול אֶת עַצְמְךָ וְאִי אַתָּה נֶאֱמָן לִפְסֹול אֶת בָּנֶיךָ וְהַייְנוּ מִשּׁוּם דְּמָצֵי לְמֵימַר יִשְׂרָאֵל אֲנִי וְהָא דְּאָמַר בְּהַחוֹלֵץ (דַּף מו:) מִי שֶׁבָּא וְאָמַר גֵּר אֲנִי יָכוֹל נְקַבְּלֶנּוּ תַּלְמוּד לוֹמַר אִתְּךָ בְּמֻוחְזָק לְךָ הָתָם מַיְירֵי בְּמֻוחְזָק לָן בַּאֲבָהָתֵיהּ שֶׁהֵם נָכְרִים דְּאִי לָאו הָכִי נֶאֱמָן בְּמִיגּוֹ דְּאִי בָּעֵי אָמַר יִשְׂרָאֵל אֲנִי:
Et moi, je mange des plus beaux des beaux. De la, il n'y a pas de preuve que l'on croie quiconque vient devant nous et dit "je suis Israël". Ici, c'est différent : la majorité était Israël, et l'on suit la majorité. On peut toutefois apporter une preuve du chapitre Ha-holets (Yevamot 45a, et la-bas), où on lui dit : va, exilé-toi, où épouse une fille des tiens. Et de même celui qui vint devant Rabbi Yehouda et dit : je me suis converti entre moi et moi-même. Il lui dit : tu es croyable pour te disqualifier toi-même, et tu n'es pas croyable pour disqualifier tes fils. C'est qu'il pouvait dire : je suis Israël. Et ce que l'on dit dans Ha-holets (46b) : celui qui vient et dit "je suis un ger", pourrait-on le recevoir ? Le verset enseigné "avec toi" : lorsqu'il est établi pour toi. La-bas, il s'agit d'un cas où il est établi pour nous que ses pères sont des nokhrim. Sinon, il est croyable par un migo : s'il l'avait voulu, il aurait dit "je suis Israël".
🪔 Ben Yehoyada (1)
וַאֲנָא, הָא קָאָכֵילְנָא מִשּׁוּפְרֵי דְשׁוּפְרֵי. יֵשׁ לְהַקְשׁוֹת אִם הָיָה אוֹכֵל מִן הָאֵיבָרִים הַחֲשׁוּבִים סַגִּי לֵיהּ לוֹמַר קָאָכֵילְנָא מְשֻׁופְּרֵי וּמַה כַּוָּנָתוֹ לוֹמַר 'שׁוֹפְרֵי דְּשׁוֹפָרִי'? וְנִרְאֶה לִי בס"ד דְּאִיתָא לְקַמָּן (דַּף נז.) מַלְכָּא אָמַר הַגְּדִי מְשֻׁובָּח יוֹתֵר וּמַלְכְּתָא אָמְרָה הַכֶּבֶשׂ מְשֻׁובָּח יוֹתֵר וְשָׁאֲלוּ לְכֹהֵן גָּדוֹל, וְהֵשִׁיב הַכֶּבֶשׂ מְשֻׁובָּח יְעַייֵּן שָׁם. וְדִינוֹ שֶׁל פֶּסַח בָּא הֵן מִן הַכְּבָשִׂים הֵן מִן הָעִזִּים שֶׁיֵּשׁ נִמְנִים עַל כֶּבֶשׂ וְיֵשׁ נִמְנִים עַל עז וְהוּא כְּדֵי לְהִתְפָּאֵר הָיָה נִמְנֶה עַל כֶּבֶשׂ שֶׁהוּא שׁוֹפְרֵי וְהָיָה אוֹכֵל מִן הָאֵבָרִים הַחֲשׁוּבִים שֶׁבּוֹ וְלָזֶה אָמַר 'מְשֻׁופְּרֵי דְּשׁוֹפָרִי'. וּבֶאֱמֶת דָּבָר זֶה שֶׁדִּקְדֵּק בּוֹ הָיָה סִיבָּה לְמַפַּלְתּוֹ דְּאִם הָיָה נִמְנֶה עַל עז וּגְדִי לֹא הָיָה אֶפְשָׁר לְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא לִפְרֹושׁ לוֹ רֶשֶׁת לְלָכְדוּ בְּדָבָר זֶה שֶׁאָמַר לוֹ 'מֵאֵלֶיהָ מִי קָא סָפוּ לָךְ?' כֵּיוָן דִּבְעֹז וּגְדִי לֹא יֵשׁ אֵלֶיהָ אַךְ עַל יְדֵי שֶׁדִּקְדֵּק לֶאֱכֹול 'מְשֻׁופְּרֵי דְּשׁוֹפָרִי' בָּזֶה נִלְכַּד בְּדָבָר זֶה שֶׁל אֵלִיָּה.
Et moi, voici que je mange des plus beaux d'entre les plus beaux. On peut objecter : s'il mangeait des membres importants, il lui suffisait de dire "je mange des plus beaux". Quelle est son intention en disant "les plus beaux d'entre les plus beaux" ? Il me semble, avec l'aide du Ciel : il est enseigné plus loin (57à) que le roi dit : le chevreau est le plus excellent, et la reine dit : l'agneau est le plus excellent ; ils interrogèrent le cohen gadol, et il répondit : l'agneau est le plus excellent. Vois la-bas. La règle du Pessa'h est qu'il vient aussi bien des agneaux que des chèvres : les uns se comptent sur un agneau, les autres sur une chèvre. Lui, pour se glorifier, se comptait sur un agneau, qui est le plus beau, et il mangeait des membres importants de celui-ci. C'est pour cela qu'il à dit "des plus beaux d'entre les plus beaux". En vérité, cette précision à été la cause de sa chute. S'il s'était compte sur une chèvre et un chevreau, Rabbi Yehouda ben Beteira n'aurait pas pu lui tendre un filet pour le prendre par cette parole : "De l'alya, t'en a-t-on donne à manger ?", puisqu'il n'y a pas d'alya chez la chèvre et le chevreau. Parce qu'il à tenu à manger "des plus beaux d'entre les plus beaux", il à été pris sur ce point de l'alya.
💡 Explication

Un Araméen montait à Jérusalem, mangeait le korban Pessa'h, et opposait à son repas les versets : aucun ben nekhar, aucun arel (Chemoth 12, 43 et 48). Moshparei shufrei : les plus belles parts.

Les Tossefot : ce récit ne prouve pas que l'on croit toute personne qui dit "je suis Israël". Ici la majorité était Israël, et l'on suit le rov. Les preuves sont à Yevamot : le migo "je pouvais dire : je suis Israël", et le verset "itekha", quand les pères sont établis comme nokhrim.

Le Ben Yehoyada lit le double "plus beaux" : il s'était compte sur un agneau, l'animal que le cohen gadol déclare supérieur (Pesachim 57à). Ce choix ouvre le filet de l'alya, présente sur l'agneau, absente du chevreau.

11
אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא: מִי קָא סָפוּ לָךְ מֵאַלְיָה? אֲמַר לֵיהּ: לֹא. כִּי סָלְקַתְּ לְהָתָם אֵימָא לְהוּ: סְפוּ לִי מֵאֵלֶיהָ. כִּי סָלֵיק, אֲמַר לְהוּ: מֵאֵלֶיהָ סְפוּ לִי! אָמְרוּ לֵיהּ: אֵלִיָּה לְגָבוֹהַּ סָלְקָא.

Rabbi Yehouda ben Beteira lui dit : t'a-t-on donne à manger de l'alya ? Il lui dit : non.

Quand tu monteras la-bas, dis-leur : donnez-moi à manger de l'alya. Quand il monta, il leur dit : de l'alya, donnez-moi à manger !

Ils lui dirent : l'alya monte vers le Haut.

📜 Rachi (2)
מִי קָא סָפוּ לָךְ כְּלוּם נוֹתְנִין לְךָ מִן הָאַלְיָה לֶאֱכֹול אֵין נוֹתְנִין לְךָ אֶלָּא מִן הַכָּחוּשׁ שֶׁבּוֹ וְנִתְכַּווֵּן לְהַטְעוֹתוֹ לִכְשֶׁיֵּלֵךְ עוֹד יִשְׁאַל מִן הָאַלְיָה וּבְיַד ר' יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא לֹא הָיָה לְהָורְגוֹ:
T'a-t-on donne à manger : est-ce qu'on te donne de l'alya à manger ? On ne te donne que de la partie maigre. Il à eu l'intention de l'induire en erreur, afin que, lorsqu'il ira de nouveau, il demande de l'alya. Et Rabbi Yehouda ben Beteira n'avait pas en main de le tuer.
סְפוּ לִי מֵאֵלֶיהָ הַלְעִיטוּנִי מִן הָאַלְיָה וְכֶבֶשׂ הָיָה וְאַלְיָיתָהּ קְרֵיבָה לְגָבוֹהַּ דִּכְתִיב בַּכֶּבֶשׁ (וַיִּקְרָא ג) הָאַלְיָה תְּמִימָה:
Donnez-moi à manger de l'alya : gavez-moi de l'alya. C'était un agneau, et son alya est offerte vers le Haut, comme il est écrit au sujet de l'agneau (Vayikra 3) : "l'alya entière".
🗂️ Tossefot (1)
מֵאֵלֶיהָ מִי קָסָפוּ לָךְ אע"ג דִּגְדִי אֵין אַלְיָתוֹ קְרֵיבָה רֹוב פִּסְחֵיהֶם הָיָה טָלֶה אוֹ שֶׁמָּא הִגִּיד לוֹ וְרַבִּי יְהוּדָה בֶן בְּתֵירָא שֶׁלֹּא עָלָה לְרֶגֶל י"ל שֶׁלֹּא הָיָה לוֹ קַרְקַע אוֹ זָקֵן הָיָה שֶׁאֵינוֹ יָכוֹל לְהַלֵּךְ בְּרַגְלָיו דְּפָטוּר מִפֶּסַח כְּמוֹ מֵרְאִיָּה א"נ נְצִיבִין חוּ"ל הִיא כִּדְמוֹכַח בְּסִיפְרֵי בְּפָ' רָאָה וְעוֹד בְּתַרְגּוּם יְרוּשַׁלְמִי (בְּרֵאשִׁית י) וְאֶרֶךְ וְאַכַּד וְכַלְנֵה בְּאֶרֶץ שִׁנְעָר מְתַרְגֵּם וַהֲדַס וּנְצִיבִין וּקְטִיסְפֵּי:
De l'alya, t'en a-t-on donne à manger ? Bien que l'alya d'un chevreau ne soit pas offerte, la plupart de leurs Pessa'h étaient des agneaux ; où bien peut-être le lui avait-il dit. Et Rabbi Yehouda ben Beteira, qui ne montait pas en pèlerinage : on peut dire qu'il n'avait pas de terre, où qu'il était âgé et ne pouvait marcher sur ses pieds, et qu'il est dispensé du Pessa'h comme de la re'iya. Autre explication : Netzivin est hors du pays, comme il ressort du Sifri à la section Ré'eh ; et encore, dans le Targoum Yerushalmi (Bereshit 10), "et Erekh, et Akkad, et Kalne, au pays de Shinear" est traduit "et Hadas, et Netzivin, et Ktesifon".
🪔 Ben Yehoyada (2)
אֲמַר לֵיהּ רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא: מֵאֵלֶיהָ מִי קָא סָפוּ לָךְ. פֵּירֵשׁ עט"ר אֲדוֹנִי הָרַב מו"ר אָבִי זלה"ה בְּסִפְרוֹ 'מִדְרַשׁ אֵלִיָּהוּ' דֶּרֶךְ רֶמֶז דְּיִשְׂרָאֵל נִשְׁפָּעִים מִמָּקוֹם עֶלְיוֹן מֵהַחֲסָדִים וְהָרַחֲמִים וְהָאֻומּוֹת מִלְּמַטָּה וְהַחֲכָמִים זַ"ל כָּל שִׁיחַתֶּם הִיא דִבְרֵי תוֹרָה שֶׁגַּם בְּעֵת שֶׁיְּדַבְּרוּ דְּבָרִים פְּשׁוּטִים מִשְׁתַּעוּ בִּלְשׁוֹן חָכְמָה וְלָכֵן רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא שָׂם בְּפִיו שֶׁל זֶה לוֹמַר 'סְפוּ לִי מֵאֵלֶיהָ' שֶׁיֵּשׁ רֶמֶז בְּתֵיבָה זוֹ 'מא"ל י"ה' כִּי רָאָהוּ אוֹכֵל מִן הַקֹּודֶשׁ בְּגֶזֶל וְאִיסּוּר וְאָמַר כְּשֶׁיַּזְכִּיר שְׁמוֹת א"ל י"ה בְּפִיו הֵם יִנְקְמוּ מִמֶּנּוּ וְכֵן הָיָה לוֹ שֶׁהֵם הִרְגִּישׁוּ בְּרוּחַ קָדְשָׁם בָּזֶה וְאָמְרוּ לוֹ שֶׁלֹּא בְּמִתְכּוֹיִין א"ל י"ה לְגָבוֹהַּ אֵלּוּ יִשְׂרָאֵל דַּוְקָא סָלְקָא. וּמֵחֲמַת שֶׁהֻוזְכְּרוּ בְּאוֹתוֹ מַעֲמָד שְׁמוֹת הַקֹּודֶשׁ אֵלּוּ לְכָךְ עָשׂוּ פְּעֻולָּה זוֹ לְעוֹרֵר אֶת לֵב הַשּׁוֹמְעִין לִבְדֹּוק אַחֲרָיו וּבָדְקוּ וּמָצְאוּ וּבָעֲרוּ הָרַע מִן הָעוֹלָם עכת"ד זַ"ל.
Rabbi Yehouda ben Beteira lui dit : de l'alya, t'en a-t-on donne à manger ? La couronne de ma tête, mon maître le rav, mon maître et mon père, sa mémoire soit pour la vie du monde à venir, à expliqué dans son livre Midrach Eliyahou, par voie de remez : Israël reçoit l'influx d'un lieu d'en haut, des hasadim et des rahamim, et les nations d'en bas. Et les sages, leur mémoire soit en bénédiction, toute leur conversation est parole de Tora : même lorsqu'ils disent des choses simples, ils parlent en langage de sagesse. C'est pourquoi Rabbi Yehouda ben Beteira à placé dans la bouche de celui-ci la formule "donnez-moi à manger de l'alya" : ce mot porte un remez, me-El Yah. Il le voyait manger du kodash par vol et par interdit, et il à dit : lorsqu'il mentionnera dans sa bouche les noms El et Yah, ils se vengeront de lui. Ainsi en fut-il : ils le sentirent par leur esprit de sainteté, et ils lui dirent sans en avoir l'intention : El Yah vers le Haut, cela ne monte que pour Israël. Parce que ces noms saints ont été mentionnés dans cette assemblée, ils ont produit cet effet : éveiller le cœur des auditeurs à examiner derrière lui. Ils ont examine, ils ont trouvé, et ils ont écarte le mal du monde. Jusqu'ici son langage, sa mémoire soit en bénédiction.
אֵימָא לְהוּ: "סְפוּ לִי מֵאֵלֶיהָ". הַדָּבָר יִפָּלֵא אֵיךְ הֶאֱמִין זֶה הָעַכּוּ"ם שֶׁיִּהְיֶה רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא רַבָּן שֶׁל יִשְׂרָאֵל מְיַעֲצוֹ לַעֲשׂוֹת דָּבָר הֶפֶךְ הַתּוֹרָה אֲשֶׁר צִוְּתָה 'עָרֵל לֹא יֹאכַל בּוֹ' (שְׁמוֹת יב, מח) דְּוַדַּאי מֵאַחַר שֶׁעָלְתָה בְּיָדוֹ עָרְמָתוֹ בַּתְּחִלָּה וְגַם אֶת הַמִּקְרָאוֹת יָדַע לְהוּ לֹא הָיָה טִפֵּשׁ? וְנִרְאֶה לִי בס"ד דְּאוֹתוֹ עַכּוּ"ם כְּשֶׁאָמַר דָּבָר זֶה לְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא הָיְתָה כַּוָּנָתוֹ לְזַלְזֵל בְּיִשְׂרָאֵל בְּאוֹמְרוֹ שֶׁאֵין מְדַקְדְּקִים לִשְׁמוֹר מִצְוֹת ה' אֱ-לֹהֵיהֶם כָּרָאוּי שֶׁהֲרֵי הֵם מַאֲכִילִים בְּיָדַיִם אֶת הַפֶּסַח גַּם לְנָכְרִים וַעֲרֵלִים וְאֵין מַרְגִּישִׁים! וְהֵשִׁיב לוֹ רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא ' מֵאֵלֶיהָ מִי קָא סָפוּ לָךְ? ' וְכַוָּנָתוֹ לוֹמַר מַה שֶׁצִּוְּתָה תּוֹרָה 'כָּל עָרֵל לֹא יֹאכַל' לֹא צִוְּתָה עַל בְּשַׂר הַפֶּסַח אֶלָּא רַק עַל חֵלֶק הַמְשֻׁובָּח שֶׁבּוֹ שֶׁהוּא הָאַלְיָה וְלָכֵן כָּל אָדָם שֶׁאֵינוֹ בָּדוּק אֶצְלָם שֶׁהוּא יִשְׂרָאֵל אֵין מַאֲכִילִין אוֹתוֹ מִן הָאַלְיָה אֲבָל עַל שְׁאֵר בָּשָׂר הַפֶּסַח כֵּיוָן דְּאֵין עָלָיו אַזְהָרָה מִן הַתּוֹרָה מַאֲכִילִין אוֹתוֹ לְכָל אָדָם שֶׁיָּבֹא וְיֹאמַר יִשְׂרָאֵל אֲנִי אַף עַל פִּי שֶׁאֵין בּוֹדְקִים אוֹתוֹ וְרַק לְנָכְרִי וְעָרֵל וַדַּאי לֹא יַאֲכִילוּהוּ מִבְּשַׂר הַפֶּסַח דְּמַעֲלָה וְסִלְסוּל נָהֲגוּ בּוֹ לְבִלְתִּי יֹאכַל עָרֵל מִבְּשַׂר הַפֶּסַח אֲבָל מִן הַתּוֹרָה אֵין מוֹנֵעַ בָּזֶה, וְאַתָּה אִם תִּרְצֶה לְהַבְחִין וְלֵידַע שֶׁדִּבְרֵי אֵלֶּה אֱמֶת אוֹ לָאו תֵּלֵךְ וְתֹאמַר לָהֶם לִסְפּוֹת לְךָ מִן הָאַלְיָה וְתִרְאֶה שֶׁלֹּא יַאֲכִילוּ אוֹתְךָ אֶלָּא אִם כֵּן יִבְדְּקוּ אוֹתְךָ תְּחִלָּה. וְזֶה הַנָּכְרִי נִכְנְסוּ בְּדַעְתּוֹ דְּבָרָיו שֶׁל רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא וְלָא עָלָה עַל לִבּוֹ שֶׁאִם יִבְדְּקוּהוּ וְיִמְצָאוּהוּ עָרֵל יַהַרְגוּהוּ כִּי מֶה עָשָׂה אִיסּוּר שֶׁיִּתְחַייֵּב עָלָיו כָּךְ וַהֲלֹא מִקֹּודֶם לֹא הָיָה אוֹכֵל אֶלָּא מִן הַבָּשָׂר דַּוְקָא דְּאֵינוֹ אָסוּר מִן הַתּוֹרָה לְנָכְרִים וַעֲרֵלִים דְּהָא כְּתִיב 'לֹא יֹאכַל בּוֹ' דַּיְיקָא דְּהַייְנוּ מְחַלֵּק הֶחָשׁוּב וְהַמֻּובְחָר שֶׁבּוֹ וּלְכָךְ הָלַךְ לְנַסּוֹת כְּמוֹ שֶׁאָמַר לוֹ רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא וְנִיצּוֹד וְנִלְכַּד! וְנִרְאֶה לִי בס"ד כִּי מַה שֶׁאָמַר לוֹ רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא 'מִי קָא סָפוּ לָךְ?' וְכֵן אָמַר לְדִידֵיהּ שֶׁיֹּאמַר לָהֶם בְּלָשׁוֹן זֶה 'סְפוּ לִי' דְּנָקֵיט לְשׁוֹן סְפוּ וְלֹא אָמַר 'הַאֲכִילוּנִי'? הִנֵּה בָּחַר רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא בְּהַאי לִישָּׁנָא לְרָעָתוֹ שֶׁל זֶה כִּי סָפוּ הוּא סוֹבֵל, גַּם כֵּן מִמַּשְׁמָעוּת הֶרֶג וְכִלָּיוֹן כְּמוֹ יַחְדָּו יָסֻפוּ נְאֻם ה' (יְשַׁעְיָהוּ סו, יז) וּבְרִית כְּרוּתָה לַשְּׂפָתַיִם הִכְרִיחַ שֶׁיִּהְיֶה הוּא פּוֹתֵחַ בְּרָעָתוֹ.
Dis-leur : "donnez-moi à manger de l'alya". La chose étonne : comment cet idolâtre à-t-il cru que Rabbi Yehouda ben Beteira, maître d'Israël, le conseillait de faire une chose à l'encontre de la Tora, qui a ordonné "un incirconcis n'en mangera pas" (Chemoth 12, 48) ? Certainement, puisque sa ruse avait d'abord réussi, et qu'il connaissait aussi les versets, il n'était pas un sot. Il me semble, avec l'aide du Ciel : lorsque cet idolâtre dit cette chose à Rabbi Yehouda ben Beteira, son intention était de rabaisser Israël, en disant qu'ils ne prennent pas soin de garder les mitsvot de Hachem, leur D.ieu, comme il convient, puisqu'ils font manger de leurs mains le Pessa'h même à des nokhrim et à des incirconcis, et qu'ils ne s'en aperçoivent pas. Rabbi Yehouda ben Beteira lui répondit : "De l'alya, t'en a-t-on donne à manger ?" Son intention, dans cette lecture, est de dire : ce que la Tora à ordonné, "aucun incirconcis n'en mangera", elle ne l'a pas ordonné sur la viande du Pessa'h, seulement sur la part excellente de celui-ci, qui est l'alya. C'est pourquoi tout homme qui n'est pas vérifié chez eux comme Israël, on ne lui donne pas à manger de l'alya. Sur le reste de la viande du Pessa'h, puisqu'il n'y a pas sur elle d'avertissement de la Tora, on en donne à manger à tout homme qui vient et dit "je suis Israël", même si on ne l'examine pas. Seulement à un nokhri et à un incirconcis certain on ne donnera pas à manger de la viande du Pessa'h : on a pris à son égard une élévation et un soin, afin qu'un incirconcis ne mange pas de la viande du Pessa'h ; de la Tora, rien n'empêche en cela. Et toi, si tu veux discerner et savoir si ces paroles sont vraies où non, tu iras et tu leur diras de te donner à manger de l'alya, et tu verras qu'ils ne te donneront à manger qu'après t'avoir examine d'abord. Ce nokhri : les paroles de Rabbi Yehouda ben Beteira sont entrées dans son esprit, et il ne lui est pas venu à l'esprit que, s'ils l'examinaient et le trouvaient incirconcis, ils le tueraient. Quel interdit à-t-il commis, pour être passible de cela ? Auparavant il ne mangeait que de la viande, précisément, laquelle n'est pas interdite de la Tora aux nokhrim et aux incirconcis, puisqu'il est écrit "il n'en mangera pas", à prendre au précis, c'est-à-dire de la part importante et choisie. C'est pourquoi il est allé essayer, comme le lui à dit Rabbi Yehouda ben Beteira, et il à été chassé et pris. Il me semble, avec l'aide du Ciel : Rabbi Yehouda ben Beteira lui à dit "t'en a-t-on donne à manger ?", et il lui à dit de leur parler dans cette langue, "donnez-moi à manger" : il à pris le mot sefou, et il n'a pas dit "faites-moi manger" (haakhilouni). Rabbi Yehouda ben Beteira à choisi cette langue pour le malheur de celui-ci, car sefou porte aussi le sens de mise à mort et d'anéantissement, comme "ensemble ils périront, parole de Hachem" (Yeshaya 66, 17). Une alliance est scellée pour les lèvres : cela à contraint que ce soit lui qui ouvre la parole de son malheur.
💡 Explication

Rabbi Yehouda ben Beteira est à Netzivin : il n'a pas en main de le mettre à mort. Il le pousse à redemander, la fois suivante, la part que l'on ne mange pas. L'alya du keves est offerte : "l'alya temima" (Vayikra 3). Les Tossefot : la plupart des pesahim étaient des agneaux. Son absence de aliya la-regel : pas de terre, où l'âge qui empêche la marche, dispense du Pessa'h comme de la re'iya ; où bien Netzivin est hors du pays (Sifri, Ré'eh ; Targoum Yerushalmi, Bereshit 10).

Le Ben Yehoyada lit dans me-alya le remez me-El Yah. Dans l'autre glose, il reconstruit ce que l'Araméen à cru entendre : l'interdit ne viserait que l'alya. Le mot sefou, à la place de haakhilouni, porte aussi le sens de la perte (Yeshaya 66, 17) : une berit keruta la-sefatayim, c'est lui qui ouvre la parole de son malheur.

🖼️ Schéma
Le filet de l'alya Il se vante : il mange le Pessa'h, des plus beaux des beaux À Netzivin : t'a-t-on donne de l'alya ? Non. La prochaine montée : demande l'alya. R. Yehouda ne peut pas le tuer la-bas. À Jérusalem : de l'alya, donnez-m'en. Réponse : l'alya monte vers le Haut. Qui te l'a dit ? R. Yehouda ben Beteira. On examine : c'est un Araméen. On le tué. Message : tu es à Netzivin, et ton filet est étendu à Jérusalem.
De la vantardise à Netzivin jusqu'à l'examen à Jérusalem : demander l'alya, part offerte, fait découvrir l'Araméen.
12
אָמְרוּ לֵיהּ: מַאן אֲמַר לָךְ הָכִי? אֲמַר לְהוּ: רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא. אָמְרוּ: מַאי הַאי דְּקָמִן? בָּדְקוּ בָּתְרֵיהּ, וְאַשְׁכְּחוּהוּ דְּאַרְמָאָה הוּא וְקַטְלוּהוּ. שְׁלַחוּ לֵיהּ לְרַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא: שְׁלָם לָךְ רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא! דְּאַתְּ בִּנְצִיבִין וּמְצוּדָתְךָ פְּרוּסָה בִּירוּשָׁלַיִם.

Ils lui dirent : qui t'a dit cela ? Il leur dit : Rabbi Yehouda ben Beteira.

Ils dirent : qu'est-ce que ceci qui est devant nous ? Ils examinèrent derrière lui, ils trouvèrent qu'il était un Araméen, et ils le tuèrent.

Ils envoyèrent à Rabbi Yehouda ben Beteira : paix à toi, Rabbi Yehouda ben Beteira ! Tu es à Netzivin, et ton filet est étendu à Jérusalem.

📜 Rachi (3)
ר' יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא קָאָמַר לִי שֶׁאֵין אַתֶּם נוֹתְנִים לִי חֵלֶק יָפֶה אֶלָּא מִן הַכָּחוּשׁ וַאֲנִי נָתַתִּי דָּמִים כְּמוֹ כֵן:
Rabbi Yehouda ben Beteira : il m'a dit que vous ne me donnez pas une belle part, seulement de la maigre, et moi j'ai donné de l'argent tout autant.
מַאי דְּקָמִן מָה הַדָּבָר הַזֶּה שֶׁבָּא לְפָנֵינוּ:
Qu'est-ce qui est devant nous : quelle est cette chose qui est venue devant nous.
נְצִיבִין שֵׁם עִירוֹ הַאי עֻובְדָּא נְקַט הָכָא מִשּׁוּם הַהוּא דִּלְעֵיל דְּגָרְמוּ שְׁנֵיהֶם לִבְדֹּוק אַחֲרֵיהֶם וְהַהוּא נְקַט מִשּׁוּם לָשׁוֹן מְגֻונֶּה:
Netzivin : le nom de sa ville. Ce fait est rapporté ici à cause de celui d'en haut : l'un et l'autre ont causé qu'on examine derrière eux. Et celui-là est rapporté à cause du langage inconvenant.
🪔 Ben Yehoyada (1)
שְׁלָם לָךְ רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא, דְּאַתְּ בִּנְצִיבִין וּמְצוּדָתְךָ פְּרוּסָה בִּירוּשָׁלַיִם. נִרְאֶה לִי בס"ד אִם אַתָּה בִּירוּשָׁלַיִם וּמְצוּדָתְךָ בִּנְצִיבִין אֵין זֶה חִידּוּשׁ וּפֶלֶא כִּי זְכוּת אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל מְסַייְּעָהּ אוֹתְךָ, וְכֵן הִיא הַמִּדָּה דִּכְתִיב (יְשַׁעְיָה ב, ג) 'כִּי מִצִּיּוֹן תֵּצֵא תוֹרָה וּדְבַר ה' מִיְּרוּשְׁלֶ‍ם' אַךְ הַחִידּוּשׁ וְהַפֶּלֶא הוּא דְּאַתְּ בִּנְצִיבִין חוּץ לָאָרֶץ, וּמְצוּדָתְךָ פְּרוּסָה בִּירוּשָׁלַיִם דְּאִסְתַּיְּיעָא מִילְּתָא טוּבָא. וְדַע שֶׁיֵּשׁ קַבָּלָה בְּיַד אַנְשֵׁי נְצִיבִין אֲשֶׁר רַבִּי יְהוּדָה בֶּן בְּתֵירָא קָבוּר אֶצְלָם רָחוֹק מְעַט מֵהָעִיר, שֶׁפַּעַם אַחַת בָּאוּ גּוֹיִם וְלָקְחוּ אֲבָנִים מִן הַבִּנְיָן הַבָּנוּי עַל קִבְרוֹ וּנְשָׂאוּם עַל הַגְּמַלִּים וְנִסְתְּמוּ עֵינֵיהֶם שֶׁל הַגְּמַלִּים וְאוֹמְרִים דְּבַעֲבוּר נֵס זֶה קוֹרִין אוֹתוֹ הַגּוֹיִם מעא"מי פֵּירוּשׁ מְסָמָא עַל שֵׁם הַמּוֹפֵת הַזֶּה. וַאֲנָא עָבְדָא בִּשְׁנַת תרכ"ט עָלִיתִי לעה"ק תובב"ב וּבַחֲזַרְתִּי לְעִיר בַּגּ'דֹאַד בָּאתִי עַל דֶּרֶךְ נְצִיבִין וְזָכִיתִי לְנַשֵּׁק אַבְנֵי הַצִּיּוּן שֶׁלּוֹ וְלָמַדְתִּי שָׁם הַמַּאֲמָר הַזֶּה דִּמְכִילְתִּין. יְהִי רָצוֹן זְכוּתוֹ יָגֵן בַּעֲדֵינוּ וּבְעַד כָּל יִשְׂרָאֵל אָמֵן כֵּן יְהִי רָצוֹן!
Paix à toi, Rabbi Yehouda ben Beteira, tu es à Netzivin et ton filet est étendu à Jérusalem. Il me semble, avec l'aide du Ciel : si tu es à Jérusalem et que ton filet est à Netzivin, cela n'a rien d'une nouveauté ni d'un prodige, car le mérite de la Terre d'Israël t'assiste. Telle est la mesure, comme il est écrit (Yeshaya 2, 3) : "car de Tsion sortira la Tora, et la parole de Hachem, de Jérusalem". La nouveauté et le prodige, c'est que tu es à Netzivin, hors du pays, et que ton filet est étendu à Jérusalem : la chose à été beaucoup assistée. Sache qu'il y a une tradition chez les gens de Netzivin : Rabbi Yehouda ben Beteira est enterré chez eux, un peu à l'écart de la ville. Une fois, des non-Juifs sont venus, ont pris des pierres du bâtiment construit sur sa tombe, les ont chargées sur les chameaux, et les yeux des chameaux se sont fermés. Ils disent qu'à cause de ce miracle les non-Juifs l'appellent Maami, c'est-à-dire celui qui aveugle, du nom de ce prodige. Et moi, le serviteur, en l'an 5629, je suis monte à la ville sainte, qu'elle soit reconstruite et rétablie bientôt de nos jours ; en revenant vers la ville de Bagdad, je suis passe par Netzivin, j'ai mérite de baiser les pierres de son tsioun, et j'y ai étudie ce passage de notre traité. Que ce soit la volonté : que son mérite nous protège, nous et tout Israël. Amen, ainsi soit la volonté.
💡 Explication

Le nom de Rabbi Yehouda ben Beteira rend la demande impossible à ses yeux : il n'aurait pas dit de manger l'alya. L'examen suit. L'homme est un Araméen. Ils le mettent à mort. Le message à Netzivin : le filet est tendu à Jérusalem alors que le maître est hors de la ville.

Rachi relie les deux récits. Le cohen et l'Araméen ont, l'un et l'autre, cause l'examen qui les vise. Le premier récit est amené par le langage inconvenant.

13
רַב כָּהֲנָא חַלָּשׁ. שַׁדְּרוּהּ רַבָּנַן לְרַבִּי יְהוֹשֻׁעַ בְּרֵיהּ דְּרַב אִידִי, אָמְרוּ לֵיהּ: זִיל בְּדֹוק מַאי דִּינֵיהּ. אֲתָא, אַשִּׁכְחֵיהּ דְּנָח נַפְשֵׁיהּ. קַרְעֵיהּ לִלְבוּשֵׁיהּ, וְאַהֲדָרֵיהּ לְקִרְעֵיהּ לַאֲחוֹרֶיהָ, וּבְכִי וְאָתֵי. אָמְרוּ לֵיהּ: נָח נַפְשֵׁיהּ? אֲמַר לְהוּ: אֲנָא לָא קָאָמֵינָא. ״וּמוֹצִיא דִבָּה הוּא כְסִיל״.

Rav Kahana tomba malade. Les Sages envoyèrent Rabbi Yehoshoua, fils de Rav Idi.

Ils lui dirent : va examiner quelle est sa situation. Il vint, il le trouva qui avait rendu l'âme.

Il déchira son vêtement, il retourna la déchirure vers l'arrière, et il venait en pleurant. Ils lui dirent : son âme s'est-elle reposée ?

Il leur dit : moi, je ne le dis pas. "Et celui qui fait sortir une mauvaise parole est un insensé."

📜 Rachi (2)
בָּדוּק מַאי דִּינֵיהּ בָּדוּק וְדַע מֶה נִהְיְיתָה בּוֹ:
Examine quelle est sa situation : examine, et sache ce qu'il est advenu de lui.
אַהְדַּרִי' לְקִרְעֵיהּ לַאֲחוֹרֶיהָ שֶׁלֹּא יָבִינוּ מַהֵר לְהֶדְיָא וְיֵצֵא לִבָּם:
Il retourna la déchirure vers l'arrière : afin qu'ils ne comprennent pas vite, explicitement, et que leur cœur ne sorte.
💡 Explication

Rabbi Yehoshoua accomplit la keria, puis retourne la déchirure dans le dos : la nouvelle n'arrive pas de face. À la question "son âme s'est-elle reposée ?", il refuse la phrase et répond par le verset (Mishlei 10, 18).

La mort est portée par la déchirure, les pleurs, et le refus de la dire. Rachi : le cœur des auditeurs ne doit pas sortir d'un coup.

14
יוֹחָנָן חָקוֹקָאָה נְפַק לְקִרְייָתָא. כִּי אֲתָא, אָמְרוּ לֵיהּ: חִיטִּין נַעֲשׂוּ יָפוֹת? אָמַר לָהֶם: שְׂעוֹרִים נַעֲשׂוּ יָפוֹת. אָמְרוּ לֵיהּ: צֵא וּבַשֵּׂר לַסּוּסִים וְלַחֲמוֹרִים, דִּכְתִיב: ״הַשְּׂעֹרִים וְהַתֶּבֶן לַסּוּסִים וְלָרָכֶשׁ״. מַאי הֲוֵי לֵיהּ לְמֵימַר? אֶשְׁתָּקַד נַעֲשׂוּ חִיטִּין יָפוֹת. אִי נָמֵי: עֲדָשִׁים נַעֲשׂוּ יָפוֹת.

Yo'hanan le Hakuka sortit vers les villages. Quand il vint, ils lui dirent : le blé est-il devenu beau ?

Il leur dit : l'orge est devenue belle. Ils lui dirent : sors, et annonce-le aux chevaux et aux ânes, car il est écrit : "l'orge et la paille, pour les chevaux et les coursiers".

Qu'aurait-il du dire ? L'an passé, le blé est devenu beau.

Ou encore : les lentilles sont devenues belles.

📜 Rachi (4)
חָקוֹקָאָה כִּינּוּי הַשֵּׁם:
Hakuka : un surnom.
לְקִרְיָיתָא לַכְּפָרִים לִרְאוֹת בַּתְּבוּאוֹת:
Vers les villages : vers les hameaux, pour voir les récoltes.
שְׂעוֹרִין נַעֲשׂוּ יָפוֹת וּמִכְּלַל דְּבָרָיו מַשְׁמַע שֶׁהַחִטִּים לֹא נַעֲשׂוּ יָפוֹת וְלֹא הָיָה רוֹצֶה לְהוֹצִיא דְּבַר קְלָלָה מִפִּיו:
L'orge est devenue belle : et de l'ensemble de ses paroles on entend que le blé n'est pas devenu beau, et il ne voulait pas faire sortir une parole de malédiction de sa bouche.
עֲדָשִׁים נַעֲשׂוּ יָפוֹת מַאֲכַל אָדָם:
Les lentilles sont devenues belles : nourriture de l'homme.
🗂️ Tossefot (1)
חָקוֹקָאָה פִּי' רַבֵּינוּ חֲנַנְאֵל סוֹפֵר ור"י פֵּירֵשׁ מֵעִיר חֲקוּקָה הָיָה בְּסֵפֶר יְהוֹשֻׁעַ (יט):
Hakuka. Rabbénou Hananel explique : un sofer (scribe). Et le Ri explique : il était de la ville de Hakuka, dans le livre de Yehoshoua (19).
🪔 Ben Yehoyada (1)
אָמְרוּ לֵיהּ: "צֵא וּבַשֵּׂר לַסּוּסִים וְלַחֲמוֹרִים". קָשֶׁה וְכִי הַשְּׂעוֹרִים הֵם קְלָלָה בָּעוֹלָם, וַהֲלֹא גַּם בָּהֶם יֵשׁ צֹורֶךְ לִבְנֵי אָדָם כִּי בְּנֵי אָדָם צְרִיכִין לִבְהֵמוֹת וְהֵם צְרִיכִין לִשְׂעוֹרִים, וְיֵשׁ בְּנֵי אָדָם שֶׁאוֹכְלִים פַּת שְׂעוֹרִים, וְאַמַּאי הִקְפִּידוּ עַל בְּשׂוֹרָה שֶׁבְּשָׂרָם בִּשְׂעוֹרִים וַהֲלֹא מָצִינוּ שֶׁהַכָּתוּב שֶׁבַח אֶת אֶרֶץ יִשְׂרָאֵל בְּשִׁבְעַת הַמִּינִים שֶׁבִּכְלָלָם הַשְּׂעוֹרִים דִּכְתִיב (דְּבָרִים ח, ח) אֶרֶץ חִטָּה וְשַׂעֲרָה אַטּוּ יֹאמְרוּ ח"ו לִפְסֹוק 'צֵא וּבָשָׂר לְסוּסִים'? וְנִרְאֶה לִי בס"ד כִּי רָצוּ שֶׁבִּרְאוּתוֹ הַחִיטִּים שֶׁל אוֹתָהּ שָׁנָה אֵינָם יָפוֹת יִפְתַּח פִּיו לְטוֹבָה לְהַזְכִּיר שֵׁם יָפוֹת עַל הַחִיטִּים, דְּאוּלַי יִתֵּן הַשֵּׁם יִתְבָּרַךְ בְּרָכָה בְּאוֹתוֹ הַמֻּועָט לְהַסְפִּיק בְּמָקוֹם מְרֻובֶּה כְּמוֹ שֶׁמָּצִינוּ שֶׁפָּתַח אַבְרָהָם אָבִינוּ ע"ה פִּיו לְטוֹבָה עַל יִצְחָק וְחָזַר לְשָׁלוֹם, וְלָכֵן הָיָה יוֹתֵר נָכוֹן שֶׁיֹּאמַר 'אֶשְׁתָּקַד נַעֲשׂוּ חִטִּים יָפוֹת' דְּעַל כָּל פָּנִים זוֹכֵר שֵׁם יָפוֹת עַל הַחִיטִּים, וְהֵם הָיוּ מְבִינִים מִדְּבָרָיו עַל חִיטִּים דְּאוֹתָהּ שָׁנָה אֵיךְ הֵם, וְנָח לָהֶם בְּלָשׁוֹן זֶה שֶׁפּוֹתֵחַ פִּיו לְטוֹבָה עַל שֵׁם חִיטִּים. וְדַע דְּהָא דְּקָאָמַר הַשַּׁ"ס הֲוָה לֵיהּ לְמֵימַר 'אֶשְׁתָּקַד' לָאו דַּוְקָא אֶשְׁתָּקַד אֶלָּא הַכַּוָּונָה עַל אֵיזֶה שָׁנָה שֶׁעָבְרָה שֶׁנַּעֲשׂוּ בָּהּ חִיטִּים יָפוֹת כְּדֵי שֶׁלֹּא יוֹצִיא שֶׁקֶר מִפִּיו, וְכֵן מַה שֶׁאָמְרוּ עֲדָשִׁים לָאו דַּוְקָא עֲדָשִׁים אֶלָּא הַכַּוָּונָה שֶׁיִּתְפֹּוס אֵיזֶה מִין מִמִּינֵי מַאֲכָל שֶׁנַּעֲשָׂה יָפֶה בֶּאֱמֶת.
Ils lui dirent : "Sors, et annonce-le aux chevaux et aux ânes." Difficulté : l'orge serait-elle une malédiction dans le monde ? Il y a aussi en elle un besoin pour les hommes, car les hommes ont besoin des bêtes, et celles-ci ont besoin d'orge, et il y a des hommes qui mangent du pain d'orge. Pourquoi ont-ils été pointilleux sur l'annonce qu'il à faite au sujet de l'orge ? Nous trouvons que le verset loue la Terre d'Israël par les sept espèces, au nombre desquelles l'orge, comme il est écrit (Devarim 8, 8) : "un pays de blé et d'orge". Dira-t-on, has ve-shalom, au verset : "sors, et annonce-le aux chevaux" ? Il me semble, avec l'aide du Ciel : ils voulaient que, voyant le blé de cette année qui n'est pas beau, il ouvre la bouche pour le bien, et qu'il mentionné le mot "beau" sur le blé. Peut-être le Nom, béni soit-Il, mettra-t-il une bénédiction dans ce peu, pour qu'il suffise à la place du beaucoup, comme nous trouvons qu'Avraham notre père, la paix sur lui, à ouvert la bouche pour le bien au sujet de Yitshak, et celui-ci est revenu en paix. Il était donc plus juste qu'il dise : "l'an passé, le blé est devenu beau". De toute façon, il mentionné le mot "beau" sur le blé ; eux comprenaient, de ses paroles, comment est le blé de cette année ; et cette langue leur agréait, qui ouvre la bouche pour le bien sur le nom du blé. Sache que ce que dit le Chas, il aurait dû dire "l'an passé", ne vise pas l'an passé au sens étroit : l'intention est une année déjà passée où le blé est devenu beau, afin qu'il ne fasse pas sortir un mensonge de sa bouche. De même, ce qu'ils ont dit des lentilles ne vise pas les lentilles au sens étroit : l'intention est qu'il saisisse une espèce, parmi les espèces de nourriture, qui est devenue belle en vérité.
💡 Explication

Yo'hanan Hakuka ne veut pas faire sortir une malédiction sur le blé. Il répond par l'orge. On lui renvoie le verset : l'orge et la paille sont la part des chevaux et des coursiers (I Rois 5, 8).

La Guemara indique deux formules qui gardent une bonne nouvelle dans la bouche : le blé d'une année passée, où les lentilles, nourriture d'homme. Rachi : Hakuka est un surnom. Les Tossefot : un sofer, selon Rabbénou Hananel ; un homme de la ville de Hakuka (Yehoshoua 19), selon le Ri.

🖼️ Schéma
Annoncer la récolte sans malédiction Ce qu'il a dit l'orge est belle on entend : le blé à rate part des chevaux Première formule le blé de l'an passé était beau le mot beau reste sur le blé Seconde formule les lentilles sont belles nourriture d'homme une année où c'est vrai
L'orge fait entendre que le blé à rate. Le blé de l'an passé, où les lentilles, gardent une parole bonne.
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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).