Pesachim 4à — Deuil en silence, bedika de nuit, clés du quatorze

Pesachim 4a

Sougya : Rav monte en Erets Israël. Rabbi Hiya demande si Ayevo et Imma vivent.

Rav répond par une question sur l'autre, et Rabbi Hiya comprend que son frère et sa sœur sont morts. Il retire ses chaussures et part au bain : trois halakhot de deuil en sortent, dont la chemoua rehoka (nouvelle lointaine) d'un seul jour.

Deux récits lient une tournure de langue à la tribu : Dan pour le jugement, Zevouloun pour le rivage. La sougya revient à la bedika du hamets : puisque l'interdit ne commence qu'à la sixième heure, pourquoi chercher des la nuit du quatorze ?

Réponse : les gens sont chez eux, et la lampe éclaire mieux la nuit. Puis : qui vérifie une maison louée le quatorze, et tient-on la maison pour déjà vérifiée ?

Trois halakhot tirées du geste de Rabbi Hiya Ôte mes chaussures. Porte mes habits au bain. Chaussure Il fait ôter ses sandales un avel est interdit de ne'ilat ha-sandal Nouvelle lointaine La mort est ancienne de plus de trente jours chemoua rehoka : un seul jour Partie du jour Il va au bain le jour même miktsat ha-yom ke-koulo
Rabbi Hiya retire ses sandales puis va au bain le jour même : deuil, chemoua rehoka d'un jour, et une partie du jour vaut le jour.
Pourquoi la bedika à lieu la nuit du 14 Or = la nuit. Le hamets de la Tora n'est interdit qu'à partir de la sixième heure. Proposition 1 Chercher à la 6e heure juste avant l'interdit Proposition 2 Chercher le matin zerizin, comme la mila Tenue : la nuit Les gens sont chez eux La lampe y est bonne Abaye Le soir du 13 qui entre dans le 14, le talmid ne commence pas son étude fixée. La sugya peut s'étirer, et la bedika serait manquée.
La sixième heure et le matin des zerizin sont écartés. On cherche la nuit : présence à la maison, lumière de la lampe.
Maison louée le 14 : qui fait la bedika ? Clés non remises Le 14 commence avant la remise des clés Le bailleur vérifie Clés déjà remises Le 14 commence après la remise des clés Le locataire vérifie Mezuza écartée. Deuxième question. La mezuza est hovat ha-dar, obligation de celui qui habite. Si le bailleur est absent : la maison est-elle tenue pour déjà vérifiée ?
La bedika suit la remise des clés au moment où le 14 commence. La mezuza ne tranche pas, elle suit l'habitant.
1
רַב, בַּר אֲחוּהּ דְּרַבִּי חִיָּיא וּבַר אֲחָתֵיהּ. כִּי סָלֵיק לְהָתָם, אֲמַר לֵיהּ: אַיְּיבוּ קַייָּם? אֲמַר לֵיהּ: אֵימָא קַייֶּמֶת?! אֲמַר לֵיהּ: אֵימָא קַיֶּימֶת? אֲמַר לֵיהּ: אַיְּיבוּ קַיָּים?!

Rav était le fils du frère de Rabbi Hiya et le fils de sa sœur. Quand il monta la-bas, [Rabbi Hiya] lui dit : Ayevo est-il en vie ?

[Rav] lui dit : Imma est-elle en vie ? [Rabbi Hiya] lui dit : Imma est-elle en vie ?

[Rav] lui dit : Ayevo est-il en vie ?

📜 Rachi (8)
רַב בַּר אֲחוּהַּ וּבַר אֲחָתֵיהּ דָּר' חַיָּיא הֲוָה אַייְּבוּ אָבִיו שֶׁל רַב אָחִיו שֶׁל ר' חַייָּא הָיָה מִן הָאָב כִּדְאָמְרִינַן בפ"ק דְּסַנְהֶדְרִין (דַּף ה.) אַיְּיבוּ וְחִנָּא וְשִׁילָא וּמָרְתָא וְר' חַייָּא כּוּלְּהוּ בְּנֵי דָּר' אֲחָא מְכַפְּרִי הָווּ וְאֵימָא שֶׁהָיְתָה אִמּוֹ שֶׁל רַב אֲחוֹתוֹ שֶׁל ר' חַיָּיא הָיְתָה מִן הָאֵם:
Ayevo, père de Rav, était le frère de Rabbi Hiya du côté du père, comme on le dit au premier chapitre de Sanhédrin (5a) : Ayevo, Hana, Chila, Marta et Rabbi Hiya étaient tous fils de Rabbi Aha de Kafri. Et Imma, mère de Rav, était la sœur de Rabbi Hiya du côté de la mère.
כִּי סָלֵיק רַב מֵעִירוֹ מִבָּבֶל לְאֶרֶץ יִשְׂרָאֵל שֶׁהָיָה ר' חַיָּיא שָׁם:
Rav monta de sa ville, de Bavel, en Erets Israël, où se trouvait Rabbi Hiya.
אָמַר ר' חַייָּא לְרַב אַייְּבוּ אָבִיךָ הוּא קַיָּים:
Rabbi Hiya dit à Rav : Ayevo, ton père, est-il en vie ?
א"ל רַב:
Rav [répondit].
אֵימָא קַיֶּימֶת בִּלְשׁוֹן שְׁאֵילָה כְּלוֹמַר עַד שֶׁאַתָּה מַשְׁאִיל עַל אָבִי שְׁאַל עַל אִמִּי שֶׁאַף הִיא אֲחוֹתְךָ:
Sur le ton d'une question. C'est-à-dire : avant de m'interroger sur mon père, interroge sur ma mère, car elle aussi est ta sœur.
אָמַר לוֹ עוֹד ר' חַייָּא לְרַב וְאֵימָא אֲחוֹתִי קַיֶּימֶת:
Rabbi Hiya dit encore à Rav : et Imma, ma sœur, est-elle en vie ?
אֲמַר לֵיהּ רַב:
Rav [répondit].
אַייְּבוּ קַיָּים וְאָבִי כְּלוּם קַיָּים הוּא עֲדַייִן לֹא הֲשִׁיבוֹתִיךָ עָלָיו וּמֵאֵלָיו הֵבִין וי"א בְּנִיחוּתָא הָיָה מְשִׁיבוֹ רַב עַל מִי שֶׁאֵינוֹ שׁוֹאֵל כְּדֵי שֶׁיָּבִין מִן הַכְּלָל וְקָשֶׁה בְּעֵינַי לוֹמַר שֶׁיּוֹצִיא רַב דְּבַר שֶׁקֶר מִפִּיו:
Et mon père, est-il encore en vie ? Je ne t'ai pas encore répondu à son sujet. De lui-même, il comprit. Certains disent que Rav lui répondait sur un ton affirmatif au sujet de celui dont il ne demandait pas, afin qu'il comprenne à partir de l'ensemble. Il me paraît difficile de dire que Rav aurait laissé sortir une parole fausse de sa bouche.
🗂️ Tossefot (1)
אַבָּא קַייָּם א"ל אַבָּא קַיָּים אֵימָא קַיְימָא א"ל אִימָּא קַיְימָא זֹאת גִּירְסַת פר"ח פִּי' ר' חַייָּא שָׁאַל עַל אָבִיו אִם הוּא קַייָּם וְרַב הֵשִׁיב לוֹ שֶׁאָבִיו שֶׁל רַב קַיָּים וְכֵן בְּאֵם וּלְפִי גִּירְסַת הַסְּפָרִים ר' חַייָּא שָׁאַל עַל אָבִיו אִם הוּא קַיָּים וְהֵשִׁיב לוֹ רַב אִימָּא קַייֶּמֶת פִּי' אִימָּא שֶׁל רַב הִיא קַייֶּמֶת וְלֹא רָצָה לְהָשִׁיב אַבָּא קַיָּים שֶׁלֹּא יִטְעֶה רַבִּי חַיָּיא וְיִסְבֹּור שֶׁמְּשִׁיבוֹ עַל מַה שֶׁשָּׁאֲלוּ דְּקָרֵי אִינָשֵׁי לַאֲבִי אַבָּא אַבָּא לְכָךְ פֵּירֵשׁ הַגְּמָרָא דְּרַב בַּר אַחֲוָה וּבַר אֲחָתֵיהּ דָּר' חַייָּא הֲוָה לְפָרֵשׁ טַעְמָא לָמָּה מֵשִׁיב כֵּן:
C'est la version de Rabbeinou Hananel. Explication : Rabbi Hiya demanda si son père était en vie, et Rav lui répondit que le père de Rav était en vie, et de même pour la mère. Selon la version des livres, Rabbi Hiya demanda si son père était en vie, et Rav lui répondit : Imma est en vie, c'est-à-dire que la mère de Rav est en vie. Il ne voulut pas répondre « Abba est en vie », de peur que Rabbi Hiya se trompe et croie qu'il répond à ce qu'il avait demandé : les gens appellent le grand-père abba. C'est pourquoi la Guemara à exposé que Rav était le fils du frère et le fils de la sœur de Rabbi Hiya : pour expliquer pourquoi il répond ainsi.
💡 Explication

Rav est neveu de Rabbi Hiya des deux côtés. Ayevo, son père, est frère de Rabbi Hiya par le père. Imma, sa mère, est sœur de Rabbi Hiya par la mère. Rachi renvoie à Sanhédrin 5a.

Rabbi Hiya demande si Ayevo vit. Rav renvoie la question sur Imma. Rabbi Hiya demande alors pour Imma. Rav renvoie sur Ayevo. Aucun des deux n'est déclaré mort. Rabbi Hiya comprend des deux silences.

Rachi tient la réponse pour une question, et écarte la lecture où Rav affirmerait la vie de celui dont on ne parle pas : cela ferait sortir une parole fausse. Les Tossefot opposent la version de Rabbeinou Hananel, réponse directe, et la version des livres, où Rav répond sur la mère pour que le mot abba ne soit pas pris pour une réponse sur le grand-père.

🖼️ Schéma
Chaque question reçoit la question sur l'autre Ayevo est-il en vie ? Imma est-elle en vie ? Imma est-elle en vie ? Ayevo est-il en vie ? Rien n'est dit en clair. Rabbi Hiya comprend que les deux sont morts.
Quatre répliques. Chaque demande sur l'un reçoit la demande sur l'autre.
2
אֲמַר לֵיהּ לְשַׁמָּעֵיהּ: חֲלֹוץ לִי מִנְעָלַי וְהוֹלֵיךְ כֵּלַי אַחֲרֵי לְבֵית הַמֶּרְחָץ. שְׁמַע מִינָּה תְּלָת. שְׁמַע מִינָּה: אָבֵל אָסוּר בִּנְעִילַת הַסַּנְדָּל. וּשְׁמַע מִינָּהּ: שְׁמוּעָה רְחוֹקָה אֵינָהּ נוֹהֶגֶת אֶלָּא יוֹם אֶחָד. וּשְׁמַע מִינָּהּ: מִקְצָת הַיּוֹם כְּכֻולּוֹ.

Il dit à son serviteur : ôte-moi mes chaussures, et emporte mes habits derrière moi à la maison du bain. On en apprend trois choses.

On en apprend : un endeuillé (avel) est interdit de chausser la sandale. Et on en apprend : une nouvelle lointaine (chemoua rehoka) ne se pratique qu'un seul jour.

Et on en apprend : une partie du jour vaut comme le jour entier (miktsat ha-yom ke-koulo).

📜 Rachi (2)
חֲלוֹץ לִי מִנְעָלַי לְהִתְאַבֵּל עַל אָחִי וַאֲחוֹתִי:
Pour prendre le deuil de mon frère et de ma sœur.
וְהוֹלֵךְ כֵּלַי אַחֲרֵי לְבֵית הַמֶּרְחָץ לְלַמֵּד הֲלָכָה לַתַּלְמִידִים נִתְכַּווֵּן שֶׁאֵין שְׁמוּעָה רְחוֹקָה שֶׁלְּאַחַר שְׁלֹשִׁים יוֹם נוֹהֶגֶת אֶלָּא יוֹם אֶחָד וּמִקְצָתוֹ כְּכֻולּוֹ וְאֵינוֹ צָרִיךְ לֵישֵׁב כָּל הַיּוֹם כֻּולּוֹ מִדְּאָמַר לֵיהּ וְהוֹלֵךְ לִי כֵּלַי אַחֲרֵי לְבֵית הַמֶּרְחָץ וְלֹא הִמְתִּין עַד לְמָחָר אַלְמָא שָׁעָה אַחַת דַּי:
Il visait à enseigner la halakha aux disciples : une nouvelle lointaine, après trente jours, ne se pratique qu'un seul jour, et une partie de ce jour vaut le tout. Il n'a pas à rester assis toute la journée. Preuve : il lui dit d'emporter ses habits derrière lui à la maison du bain, et il n'attendit pas le lendemain. Une heure suffit donc.
💡 Explication

Rabbi Hiya fait deux gestes le jour même. Retirer la sandale montre l'issour ne'ila de l'endeuillé. Partir au bain aussitôt montre que la chemoua rehoka, nouvelle arrivée plus de trente jours après la mort, ne dure qu'un jour, et qu'une partie de ce jour suffit.

Rachi : le bain est choisi pour l'enseignement. S'il avait du rester en deuil jusqu'au soir, il n'aurait pas fait porter ses habits au bain des maintenant.

3
הַהוּא דְּאָמַר: דּוּנוּ דִּינֵי. אָמְרִי: שְׁמַע מִינַּהּ מִדָּן קָאָתֵי, דִּכְתִיב: ״דָּן יָדִין עַמּוֹ כְּאַחַד שִׁבְטֵי יִשְׂרָאֵל״.

Un certain homme disait : jugez mon procès (dounou dini). Ils dirent : on en apprend qu'il descend de Dan, car il est écrit : « Dan jugera son peuple, comme l'un des tribus d'Israël ».

📜 Rachi (1)
הַהוּא דַּהֲוָה קָאָמַר דּוּנוּ דִּינֵי בְּכָל דְּבַר מַשָּׂא וּמַתָּן שֶׁהָיָה לוֹ עִם אָדָם הָיָה אוֹמֵר תָּמִיד בָּא לְדִין וְאֵינוֹ נִשְׁמָע לְדָבָר אָדָם אֶלָּא עַל פִּי דַּיָּין:
Dans toute affaire et tout négoce qu'il avait avec quelqu'un, il disait toujours : viens au tribunal. Il ne se rendait pas à la parole d'un homme, seulement à celle d'un juge.
💡 Explication

La tournure revient sans cesse : dounou dini, jugez ma cause. Le verset de Dan (Bereshit 49, 16) emploie la même racine, yadin. Les Sages en tirent l'origine, sans dire qu'ils ont vérifie.

4
הָהוּא דַּהֲוָה קָא אָזֵיל וְאָמַר: אַכֵּיף יַמָּא אָסֵיסְנִי בִּירָאתָא. בְּדַקוּ וְאַשְׁכְּחוּהוּ דְּמִזְּבוּלוּן קָאָתֵי, דִּכְתִיב: ״זְבוּלֻן לְחוֹף יַמִּים יִשְׁכֹּן״.

Un certain homme allait en disant : au rivage de la mer, les buissons sont des cyprès (akif yama, asisanei birata). Ils vérifièrent et trouvèrent qu'il descend de Zevouloun, car il est écrit : « Zevouloun demeurera au bord des mers ».

📜 Rachi (1)
אַכֵּיף יַמָּא אָסֵיסְנִי בִּירָאתָא אֲתַקֵּן בִּירוֹנוֹת אִם הָיוּ לִי פָּלָטִין לִבְנוֹת לֹא הָיִיתִי קוֹבְעָם אֶלָּא עַל שְׂפַת הַיָּם וְתָמִיד הָיָה מִשְׁתַּבֵּחַ בִּשְׂפַת הַיָּם וּבִתְשׁוּבוֹת הַגְּאוֹנִים מָצָאתִי אַכֵּיף יַמָּא אֲסַנָּא בְּרָאתָא וּפֵירוּשׁ כָּךְ הָיָה מִשְׁתַּבֵּחַ בִּשְׂפַת הַיָּם וְאוֹמֵר תָּמִיד סְנָאִים שֶׁעַל שְׂפַת הַיָּם בְּרוֹשִׁים הֵם בִּמְקוֹמוֹת אֲחֵרִים וְלָשׁוֹן זֶה הָגוּן סְנֶה בְּלָשׁוֹן אֲרַמִּי אַסְנָה בְּרוֹשׁ בְּרוֹתָא:
Si j'avais des palais à bâtir, je ne les fixerais que sur le bord de la mer. Il louait toujours le bord de la mer. Dans les réponses des Gueonim, j'ai trouvé : akif yama, asna barata. Voici le sens : il louait le bord de la mer et disait toujours : les buissons qui sont au bord de la mer sont des cyprès dans les autres lieux. Cette langue est juste : séné en araméen se dit asna, et le cyprès, berota.
🪔 Ben Yehoyada (1)
בָּדְקוּ וְאַשְׁכְּחוּהָ דְּמִזְּבוּלוּן קָאָתֵי. קָשֶׁה לָמָּה עַל אָדָם זֶה בָּדְקוּ וְעַל אוֹתוֹ שֶׁאָמַר 'דָּנוּ דִּינִי' הֶחֱלִיטוּ דְּמִדָּן אָתֵי בְּלֹא בְּדִיקָה? וְנִרְאֶה לִי בס"ד כִּי זֶה הָיָה נוֹהֵג בְּדָבָר זֶה תָּמִיד לְכָךְ הֶחֱלִיטוֹ בְּלֹא בְּדִיקָה אַךְ אוֹתוֹ דְּמִזְּבוּלוּן אָתֵי לֹא אָמַר אוֹתוֹ דָּבָר אֶלָּא פַּעַם אַחַת, וּלְכָךְ לֹא הֶחֱלִיטוּ הַדָּבָר בְּלֹא בְּדִיקָה וְלָכֵן מֵחֲמַת קֻושְׁיָא זוֹ נִתְחַכֵּם מִסֵּדֶר הַשַּׁ"ס לַעֲשׂוֹת שִׁינּוּי בִּלְשׁוֹנוֹ בֵּין זֶה לָזֶה כִּי בָּרִאשׁוֹן נָקֵיט ' הַהוּא דַּהֲוָה קָאָמַר ' וּבַשֵּׁנִי נָקֵיט ' הַהוּא דַּהֲוָה קָאֲזִיל וְאָמַר ' לְלַמֶּדְךָ שֶׁיֵּשׁ שִׁינּוּי בֵּין זֶה לָזֶה דְּחַד הֲוָה אָמַר בִּתְמִידוּת וְחַד נִזְדַּמֵּן פַּעַם אַחַת שֶׁשָּׁמְעוּ מִמֶּנּוּ שֶׁאָמַר כָּךְ. וְעוֹד נִרְאֶה לִי בס"ד דְּהָרִאשׁוֹן בְּאוֹתָם דְּבָרִים יָצָא מִגֶּדֶר טִבְעָן שֶׁל בְּנֵי אָדָם כִּי טִבְעָן שֶׁל בְּנֵי אָדָם לִהְיוֹת בּוֹרְחִים מִבֵּי דִּינָא וּבוּשָׁה לָהֶם לִקְבֹּול בְּבֵית דִּין וְזֶה עַל דָּבָר כָּל דְּהוּ אוֹמֵר רוֹצֶה לָדוּן בְּבֵית דִּין לְכָךְ הֶחֱלִיטוּ 'מִדָּן אָתֵי' בְּלֹא בְּדִיקָה מַה שֶׁאֵין כֵּן הַשֵּׁנִי שֶׁהָיָה אוֹהֵב הַיְּשִׁיבָה עַל שְׂפַת הַיָּם, הִנֵּה טֶבַע זֶה יֶשְׁנוֹ בְּכַמָּה בְּנֵי אָדָם לֶאֱהֹוב יְשִׁיבָה זוֹ לְכָךְ לֹא הֶחֱלִיטוּ עַד שֶׁבָּדְקוּ.
Ils vérifièrent et trouvèrent qu'il descend de Zevouloun. Difficulté : pourquoi, pour cet homme, ont-ils vérifie, alors que pour celui qui disait « dounou dini » ils ont tranché qu'il vient de Dan sans vérification ? Il me semble, avec l'aide du Ciel : celui-là avait coutume de le dire en permanence, c'est pourquoi ils ont tranché sans vérification. Celui qui vient de Zevouloun n'a dit cette chose qu'une seule fois, c'est pourquoi ils n'ont pas tranché sans vérification. À cause de cette difficulté, l'ordonnateur du Talmud à changé sa langue de l'un à l'autre. Pour le premier il prend « celui qui disait ». Pour le second il prend « celui qui allait et disait ». Cela t'apprend la différence : l'un parlait en permanence, l'autre, on l'a entendu une seule fois. Il me semble encore, avec l'aide du Ciel : le premier, par ces paroles, est sorti de la mesure ordinaire des hommes. L'usage des hommes est de fuir le tribunal, et ils ont honte de porter plainte au beit din. Celui-ci, pour la moindre chose, dit qu'il veut plaider : c'est pourquoi ils ont tranché « il vient de Dan » sans vérification. Le second aimait séjourner au bord de la mer. Cet usage se trouve chez plusieurs hommes. C'est pourquoi ils n'ont tranché qu'après avoir vérifie.
💡 Explication

La phrase araméenne loue le rivage. Rachi donne deux lectures. L'une : il ne bâtirait ses palais qu'au bord de la mer. L'autre, d'après les Gueonim : les buissons du rivage valent des cyprès ailleurs. Sene se dit asna, le cyprès berota. Le verset (Bereshit 49, 13) place Zevouloun au bord des mers. Ici, ils vérifient.

Le Ben Yehoyada explique le changement de verbe. « Il disait » marque l'habitude, et l'on tranche pour Dan. « Il allait et disait » marque une fois, et l'on vérifie pour Zevouloun. Seconde raison : réclamer le juge à tout propos sort de l'usage ; aimer le rivage s'y rencontre.

🖼️ Schéma
Une parole, une tribu Dounou dini Jugez mon procès Dan yadin amo Il vient de Dan Akif yama Il loue le bord de mer Zevouloun le-hof yamim On vérifie : Zevouloun
Dan est conclu sur la parole répétitive. Zevouloun est confirme après vérification.
5
וְהַשְׁתָּא דְּקַייְמָא לַן דִּלְכֻולֵּי עָלְמָא ״אוֹר״ אֻורְתָּא הוּא, מִכְּדֵי בֵּין לְרַבִּי יְהוּדָה וּבֵין לְרַבִּי מֵאִיר — חָמֵץ אֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה, וְנִבְדּוֹק בְּשִׁית.

Et maintenant que nous tenons pour établi que, pour tout le monde, or désigne la nuit (orta) : voyons, aussi bien selon Rabbi Yehouda que selon Rabbi Meir, le hamets n'est interdit qu'à partir de six heures et au-delà. Que l'on vérifie donc à la sixième heure.

📜 Rachi (2)
בֵּין לְר' מֵאִיר וּבֵין לְרַבִּי יְהוּדָה דְּאִיפְּלִיגוּ בְּמַתְנִיתִין בְּהַרְחָקָה דַּעֲבוּד רַבָּנָן לִדְאוֹרָייְתָא חָמֵץ אֵינוֹ אָסוּר מִן הַתּוֹרָה בְּבַל יֵרָאֶה וּבַאֲכִילָה אֶלָּא מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת מִשֶּׁעָבְרוּ שֵׁשׁ שָׁעוֹת כִּדְיָלֵיף לְקַמָּן מִן אַךְ חִלֵּק וּמִן לֹא תִשְׁחַט עַל חָמֵץ:
Ils divergent dans la michna sur l'éloignement (harhaka) que les Sages ont institué par rapport à la Tora. Le hamets n'est interdit par la Tora, au titre de bal yerae (on ne le verra pas) et de la consommation, qu'à partir de six heures, une fois les six heures passées, comme on l'apprend plus loin du mot akh qui vient partager, et du verset « tu n'égorgeras pas sur le hamets ».
נִבְדּוֹק חָמֵץ בִּתְחִלַּת שֵׁשׁ וְקֹודֶם אִיסּוּרוֹ יְבַעֲרֶנּוּ לָמָּה לִי לְאַקְדּוֹמֵי כֻּולֵּי הַאי דְּבִשְׁלָמָא אִי אוֹר יְמָמָא הוּא אִיכָּא לְתָרוּצֵי דְּמַתְנִיתִין נָמֵי בְּשֵׁשׁ קָאָמַר אֲבָל הַשְׁתָּא תִּקְשֶׁה:
Que l'on vérifie le hamets au début de la sixième heure, et qu'on le détruise avant son interdit. Pourquoi avancer autant ? Si or désignait le jour, on pourrait répondre que la michna aussi parle de la sixième heure. Maintenant, la question tient.
⚖️ Rosh (2)
גְּמָ' מַאי אוֹר רַב הוּנָא אָמַר נַגְהֵי. וְרַב יְהוּדָה אָמַר לֵילֵי וּמַסְּקִינַן דְּכֻולֵּי עָלְמָא בֵּין לְרַב הוּנָא בֵּין לְרַב יְהוּדָה אוֹר אוּרְתָּא הוּא וְלָא פְּלִיגִי מָר כִּי אַתְרֵיהּ וּמָר כִּי אַתְרֵיהּ. בְּאַתְרֵיהּ דְּרַב הוּנָא קָרֵי נַגְהֵי. וּבַאֲתָרֵי דְּרַב יְהוּדָה קָרֵי לֵילֵי. וְתַנָּא דְּמַתְנִי' מַאי טַעְמָא לָא תְּנָא לֵילֵי. לִישָּׁנָא מְעַלְּיָא נְקַט. דְּאָמַר רִיבָּ"ל לְעוֹלָם אַל יוֹצִיא אָדָם דָּבָר מְגֻונֶּה מִפִּיו. שֶׁהֲרֵי עִקֵּם הַכָּתוּב שְׁמֹנֶה אוֹתִיּוֹת וְלֹא הוֹצִיא דָּבָר מְגֻונֶּה. שֶׁנֶּאֱמַר מִן הַבְּהֵמָה הַטְּהוֹרָה וּמִן הַבְּהֵמָה אֲשֶׁר אֵינֶנָּה טְהֹורָה וְתָנֵי דְּבֵי ר' יִשְׁמָעֵאל לְעוֹלָם יְסַפֵּר אָדָם בְּלָשׁוֹן נְקִיָּה. שֶׁהֲרֵי בַּזָּב קְרָאוֹ מֶרְכָּב וּבָאִשָּׁה קְרָאוֹ מוֹשָׁב. וְאוֹמֵר וְתִבְחַר לְשׁוֹן עֲרוּמִים וְאוֹמֵר וְדַעַת שְׂפָתַי בָּרוּר מִלֵּלוּ. הָנְהוּ תְּרֵי תַּלְמִידֵי דְּהָווּ יָתְבִי קַמֵּי דְּרַבִּי. ח"א מִפְּנֵי מַה בּוֹצְרִין בְּטָהֳרָה וּמוֹסְקִין בְּטֻומְאָה וח"א מִפְּנֵי מַה בּוֹצְרִין בְּטָהֳרָה וְאֵין מוֹסְקִין בְּטָהֳרָה אָמַר רַבִּי מֻובְטָח אֲנִי בָּזֶה שֶׁמּוֹרֶה הוֹרָאָה בְּיִשְׂרָאֵל. אָמְרוּ לֹא הָיוּ יָמִים מוּעָטִים עַד שֶׁהוֹרָה הוֹרָאָה בְּיִשְׂרָאֵל וּמַנּוּ ר' יוֹחָנָן וְהַשְׁתָּא דקיי"ל אוֹר אֻורְתָּא הוּא וּדְכוּלֵּי עָלְמָא חָמֵץ לָא אִיתְּסַר אֶלָּא מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה כִּדְבָעֵי' לְמֵימַר לְקַמָּן אַמַּאי מַקְדְּמִינַן וּבָדְקִינַן מֵאֻורְתָּא נִשְׁהֵי עַד מָחָר וְנִבְדּוֹק בְּשִׁית. וְכִי תֵּימָא זְרִיזִין מַקְדִּימִין לְמִצְוֹת. נִבְדּוֹק מִצַּפְרָא דִּכְתִיב וּבַיּוֹם הַשְּׁמִינִי יִמּוֹל בְּשַׂר עָרְלָתוֹ מְלַמֵּד שֶׁכָּל הַיּוֹם כֻּולּוֹ כָּשֵׁר לְמִילָה אֶלָּא שֶׁזְּרִיזִין מַקְדִּימִין לְמִצְוֹת שֶׁנֶּאֱמַר וַיַּשְׁכֵּם אַבְרָהָם בַּבֹּקֶר. וְאָמַר רלב"י בְּשָׁעָה שֶׁבְּנֵי אָדָם מְצוּיִין בְּבָתֵּיהֶם וְאוֹר הַנֵּר יָפֶה לִבְדִיקָה. אָמַר אַבָּיֵי הִלְכָּךְ הַאי צֻורְבָּא מִדְּרַבָּנָן. לָא לִפְתַּח בְּעִידָּנֵיהּ בְּאוּרְתָּא דִתְלֵיסַר נַגְהֵי דְּאַרְבֵּיסַר דִּילְמָא מִימַּשְׁכָא שְׁמַעְתָּא וְאָתֵי לְאִימְּנוֹעֵי מִמִּצְוָה.
Guemara. Que signifie or ? Rav Houna dit : noghei. Rav Yehouda dit : leilei. On conclut que, pour tout le monde, aussi bien selon Rav Houna que selon Rav Yehouda, or désigne la nuit (orta). Ils ne divergent pas : chacun selon son lieu. Dans le lieu de Rav Houna on appelle cela noghei. Dans le lieu de Rav Yehouda on appelle cela leilei. Et le tanna de notre michna, pourquoi n'a-t-il pas enseigné « la nuit » ? Il à pris une langue élevée (lichna ma'alya). Car Rabbi Yehochoua ben Levi à dit : que l'homme ne laisse jamais sortir de sa bouche une parole inconvenante. Le verset à allongé de huit lettres et n'a pas sorti une parole inconvenante, ainsi qu'il est dit : « de la bête pure et de la bête qui n'est pas pure ». On enseigné à l'école de Rabbi Yishmael : que l'homme raconte toujours en langue nette. Pour le zav, on l'a appelé merkav (monture). Pour la femme, on l'a appelé mochav (siège). Et il dit : « Tu choisis la langue des avisés ». Et il dit : « La connaissance de mes lèvres, ils parlent net ». Ces deux disciples étaient assis devant Rabbi. L'un dit : pourquoi vendange-t-on en pureté et olé-t-on en impureté ? L'autre dit : pourquoi vendange-t-on en pureté et n'olé-t-on pas en pureté ? Rabbi dit : je suis assuré de celui-ci qu'il rendra des décisions en Israël. Ils dirent : peu de jours passèrent, et il rendit des décisions en Israël. Qui est-ce ? Rabbi Yo'hanan. Et maintenant que nous tenons pour établi qu'or est la nuit, et que pour tout le monde le hamets n'est interdit qu'à partir de six heures et au-delà, comme nous allons le dire plus loin : pourquoi avancions-nous et vérifions-nous des le soir ? Attendons jusqu'à demain, et vérifions à la sixième heure. Et si tu dis : les empressés devancent les mitsvot (zerizin makdimin), vérifions des le matin. Car il est écrit : « Le huitième jour, on circoncira la chair de son prépuce », ce qui enseigne que tout le jour est valable pour la mila, mais les empressés devancent les mitsvot, ainsi qu'il est dit : « Avraham se leva tôt le matin ». Et Rav Nahman bar Yitshak à dit : à l'heure où les gens se trouvent dans leurs maisons, et où la lumière de la lampe est bonne pour la bedika. Abaye à dit : par conséquent, ce jeûne sage (tsourba mi-rabbanan) ne commencera pas à son heure fixée, le soir du treize qui point vers le quatorze, de peur que l'enseignement ne s'étire et qu'il en vienne à être empêche de la mitsva.
עָבַר זְמַנּוֹ אָסוּר בַּהֲנָאָה פְּשִׁיטָא לָא צְרִיכָא לְשָׁעוֹת דְּרַבָּנַן. דא"ר גִּידֵּל א"ר חַייָּא ב"ר יוֹסֵף אָמַר רַב הַמְקַדֵּשׁ מו' שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה אַפֵּי' בְּחִיטֵּי קוּרְדִּנְייָתָא אֵין חוֹשְׁשִׁין לְקִדּוּשִׁין פירש"י מִתְּחִלַּת ו' שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה. וְלִישָּׁנָא דְּמִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת מַשְׁמַע מִסּוֹף שֵׁשׁ כְּדִלְעֵיל (פְּסָחִים דַּף ד.) דכ"ע חָמֵץ מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה אָסוּר. וּמְפָרֵשׁ ר"ת מִסּוֹף ו' שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה. וּמַשְׁוֶה יַחַד שָׁעוֹת דְּאֻורְיִי' וְחִיטֵּי קוּרְדִּנְייָתָא דְּהָוֵי חָמֵץ דְּרַבָּנָן. דְּחָמֵץ נֻוקְשֶׁה אֵינוֹ אָסוּר אֶלָּא מִדְּרַבָּנָן מו' שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה דְּהָא דְּמִרַבֵּינַן לְקַמָּן (פְּסָחִים ד' מג.) חָמֵץ נֻוקְשֶׁה מִקְּרָא הַייְנוּ דַּוְקָא תּוֹךְ זְמַנּוֹ אֲבָל לִפְנֵי זְמַנּוֹ לֹא אָסוּר אֶלָּא מִדְּרַבָּנָן הִלְכָּךְ מַיְיתֵי מֵרַב גִּידֵּל וּמְדַמֵּי אַהֲדָדֵי שָׁעוֹת דְּאוֹרָייְתָא וְחָמֵץ דְּרַבָּנָן לְשָׁעוֹת דְּרַבָּנָן וְחָמֵץ דְּאוֹרָיְיתָא וּבַעַל הָעִיטּוּר זַ"ל כָּתַב דְּהָא דְּרַב גִּידֵּל מִתְּחִלַּת שָׁעָה שְׁבִיעִית מַיְירֵי וְאַלִּיבָּא דְּרַבִּי שִׁמְעוֹן דְּאָמַר לְקַמָּן (פְּסָחִים דַּף כֹּח:) מִן הַתּוֹרָה מֻותָּר בַּהֲנָאָה עַד הַלַּיְלָה וְקָאָמַר רַב גִּידֵּל כֵּיוָן דַּחֲכָמִים אֲסָרוּהוּ בַּהֲנָאָה מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה אֵין חוֹשְׁשִׁין לַקִּדּוּשִׁין. אֲבָל בְּשָׁעָה שִׁשִּׁית חוֹשְׁשִׁין. וְלָא יָדַעְנָא מְנָא לֵיהּ דלר"ש אָסוּר בַּהֲנָאָה מִשֵּׁשׁ שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה מִדְּרַבָּנָן. ור"י כָּתַב דְּמֻותָּר בַּהֲנָאָה לְר' שִׁמְעוֹן עַד הַלַּיְלָה אֲפִילּוּ מִדְּרַבָּנָן. וּבַעַל הַמָּאוֹר זַ"ל כָּתַב אע"פ שֶׁהֱבִיאָהּ רַב אִלְפָּס לְהָא דְּרַב גִּידֵּל בְּהִלְכוֹתָיו אֵין נִרְאֶה לָנוּ לִסְמֹוךְ עָלֶיהָ. דְּרַב לְטַעְמֵיהּ דִּסְבִירָא לֵיהּ כְּר' יְהוּדָה לְקַמָּן (פְּסָחִים דַּף כט) דְּאָמַר חָמֵץ מו' שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה עוֹבֵר עָלָיו מִן הַתּוֹרָה וַחֲכָמִים עָשׂוּ סְייָג וְאָסְרוּ שָׁעָה שִׁשִּׁית מִדִּבְרֵיהֶם וְלָא קיי"ל הָכִי אֶלָּא כר"ש דְּאָמַר בֵּין לִפְנֵי זְמַנּוֹ בֵּין לְאַחַר זְמַנּוֹ אֵין עוֹבֵר עָלָיו וְלֹא כְלוּם. אֲבָל לְכַתְּחִלָּה אֵין לְהַשְׁהוֹתוֹ מו' שָׁעוֹת וּלְמַעְלָה. דְּלָא פְּלִיג ר"ש אַהָא דְּדָרְשִׁינַן אַךְ בַּיּוֹם הָרִאשׁוֹן תַּשְׁבִּיתוּ וְאַךְ חִלֵּק אִי נָמֵי לֹא תִשְׁחַט עַל חָמֵץ דַּם זִבְחִי. אֶלָּא אִם עָבַר וְקִידֵּשׁ כָּל הַיּוֹם חוֹשְׁשִׁים לְקִדּוּשָׁיו. ואע"פ דִּסְתָם מַתְנִיתִין מוֹקְמִינַן הָכָא לְשָׁעוֹת דְּרַבָּנָן וְכִדְרַב גִּידֵּל. לָא קיי"ל הָכִי דְּהָא סֵיפָא דְּמַתְנִיתִין וְלֹא יַסִּיק בּוֹ תַּנּוּר וְכִירַיִם מוֹקְמִינַן לָהּ אַלִּיבָּא דְּר' יְהוּדָה וְלֵית הִילְכְתָא כְּוָותֵיהּ וּלְקַמָּן נְדַקְדֵּק בִּפְסַק זֶה דְּיֵרָאֶה דְּאַף עַל גַּב דְּרַב פָּסַק כְּרַבִּי שִׁמְעוֹן הַיְינוּ דַּווְקָא לְאַחַר זְמַנּוֹ אֲבָל לִפְנֵי זְמַנּוֹ קיי"ל כְּר' יְהוּדָה וְאִיתָא לִדְרַב גִּידֵּל. אָמַר חִזְקִיָּה מִנַּייִן לְחָמֵץ בַּפֶּסַח שֶׁאָסוּר בַּהֲנָאָה שֶׁנֶּאֱמַר לֹא יֵאָכֵל חָמֵץ לֹא יְהֵא בּוֹ הֶיתֵּר אֲכִילָה. א"ר יַעֲקֹב אָמַר ר' יוֹחָנָן בְּכָל מִתְרַפְּאִין בִּמְקוֹם סַכָּנָה חוּץ מֵעֲצֵי אֲשֵׁירָה דְּתַנְיָא ר' אֱלִיעֶזֶר אוֹמֵר אִם נֶאֱמַר בְּכָל נַפְשְׁךָ לָמָּה נֶאֱמַר בְּכָל מְאֹדֶךָ וְאִם נֶאֱמַר בְּכָל מְאֹודֶךָ לָמָּה נֶאֱמַר בְּכָל נַפְשְׁךָ. אִם יֵשׁ לָךְ אָדָם שֶׁמָּמוֹנוֹ חָבִיב עָלָיו מִגּוּפוֹ לְכָךְ נֶאֱמַר בְּכָל מְאֹדֶךָ. וְאִם יֵשׁ לְךָ אָדָם שֶׁגּוּפוֹ חָבִיב עָלָיו מִמָּמוֹנוֹ לְכָךְ נֶאֱמַר בְּכָל נַפְשְׁךָ. וּבְמַס' ע"ז הֶאֱרַכְתִּי בָּזֶה. כִּי אֲתָא רָבִין אֲמַר ר' יוֹחָנָן בְּכָל מִתְרַפְּאִין בִּמְקוֹם סַכָּנָה חוּץ מע"ז וְגִילּוּי עֲרָיוֹת וּשְׁפִיכוּת דָּמִים. ע"ז הָא דַּאֲמָרָן. גִּילּוּי עֲרָיוֹת וּשְׁפִיכוּת דָּמִים מְנָא לֵיהּ. דְּתַנְיָא רַבִּי אוֹמֵר כִּי כַּאֲשֶׁר יָקוּם אִישׁ עַל רֵעֵהוּ וּרְצָחוֹ נֶפֶשׁ כֵּן הַדָּבָר הַזֶּה. וְכִי מָה עִנְיַן רוֹצֵחַ אֵצֶל נַעֲרָה הַמְאֹורָסָה. אֶלָּא הֲרֵי זֶה בָּא לְלַמֵּד וְנִמְצָא לָמֵד. מַה נַעֲרָה הַמְאֹורָסָה נִיתָּן לְהַצִּילָהּ בְּנַפְשׁוֹ אַף רוֹצֵחַ נִיתָּן לְהַצִּילוֹ בְּנַפְשׁוֹ. וּמַקִּישׁ נַעֲרָה הַמְאֹורָסָה לְרוֹצֵחַ מָה רוֹצֵחַ יֵהָרֵג וְאַל יַעֲבֹור אַף נַעֲרָה הַמְאֹורָסָה תֵּהָרֵג וְאַל תַּעֲבֹור וְרוֹצֵחַ גּוּפֵיהּ מְנָא לֵיהּ סְבָרָא הוּא כִּי הָהוּא דַּאֲתָא קַמֵּיהּ דְּרָבָא אֲמַר לֵיהּ מָרֵי דּוּרַאי א"ל זִיל קַטְלֵיהּ לִפְלָנְיָא וְאִי לָא קָטְלִינָא לָךְ. אֲמַר לֵיהּ לִיקְטְלָךְ וְלָא תִּיקְטְלֵיהּ מַאי חֲזֵית דִּדְמָא דִּידָךְ סֻומָּקֵי טְפֵי דִּילְמָא דְּמָא דְּהָהוּא גַּבְרָא סֻומָּקֵי טְפֵי. מָר בַּר רַב אָשֵׁי אַשְׁכְּחֵיהּ לְרָבִינָא דְּקָא שָׁיֵיף לְבַרְתֵּיהּ בְּגָרְקֵי דְּעָרְלָה. אֲמַר לֵיהּ אֵימוֹר דְּאָמְרִי רַבָּנַן בִּשְׁעַת הַסַּכָּנָה שֶׁלֹּא בִּשְׁעַת הַסַּכָּנָה מִי אֲמוּר. א"ל הַאי אִשָּׁתָא צְמִירְתָּא כִּשְׁעַת הַסַּכָּנָה דָּמְיָא. וְאִיכָּא דְּאָמְרִי הָכִי אֲמַר לֵיהּ מִידֵּי דֶּרֶךְ הֲנָאָתוֹ קָעָבֵידְנָא וְכֵיוָן דְּלָאו דֶּרֶךְ הֲנָאָתוֹ קָעָבֵידְנָא לְצֹורֶךְ רְפוּאָה מֻותָּר אע"ג דְּלֵית בֵּיהּ סַכָּנָה. אֲבָל שֶׁלֹּא לְצֹורֶךְ רְפוּאָה אֲפִילּוּ שֶׁלֹּא כְּדֶרֶךְ הֲנָאָתוֹ אָסוּר מִדְּקָאָמַר לֵיהּ ר' יוֹחָנָן אֵין לוֹקִין עֲלֵיהֶן אֶלָּא דֶּרֶךְ הֲנָאָתוֹ מַשְׁמַע מַלְקוּת הוּא דְּלֵיכָּא הָא אִיסּוּרָא מִיהָא אִיכָּא וּבְכִלְאֵי הַכֶּרֶם וּבְבָשָׂר בְּחָלָב דְּלָא כְּתִיב בְּהוּ אֲכִילָה אֲפִילּוּ שֶׁלֹּא כְּדֶרֶךְ הֲנָאָתָן אָסוּר שֶׁלֹּא בִּמְקוֹם סַכָּנָה: אִיתְּמַר הֲנָאָה הַבָּאָה לוֹ לְאָדָם בְּעַל כָּרְחוֹ. אַבַּיֵּי אָמַר מֻותָּר. וְרָבָא אָמַר אָסוּר. אֶפְשָׁר וְקָמְכַוֵּין. לֹא אֶפְשָׁר וְקָמְכַוֵּין כ"ע לָא פְּלִיגִי דְּאָסוּר לָא אֶפְשָׁר וְלָא קָמְכַוֵּין כ"ע לָא פְלִיגִי דְּשָׁרֵי. וּמַיְירֵי בִּדְלָא הָוֵי פְּסִיק רֵישֵׁיהּ כְּגוֹן שֶׁיָּכִיל לִסְתֹּום נְחִירָיו שֶׁלֹּא יֵהָנֶה מִן הָרֵיחַ. דִּפְסִיק רֵישֵׁיהּ הָוֵי כְּמִתְכַּוֵּין בְּכָל אִיסּוּרֵי דְּאוֹרָייְתָא. כִּי פְּלִיגִי בְּאֶפְשָׁר וְלֹא מְכַוֵּין וְלֵר' יְהוּדָה דְּאָמַר דָּבָר שֶׁאֵין מִתְכַּוֵּין אָסוּר כ"ע לָא פְלִיגִי דְּאָסוּר וְאַלִּיבָּא דְּר' שִׁמְעוֹן פְּלִיגִי וְכוּ'. וא"ד אֶפְשָׁר וְלָא מִכַּוֵּין הַייְנוּ פְּלֻוגְתַּייְהוּ דְּר' יְהוּדָה ור"ש כִּי פְּלִיגִי דְּלָא אֶפְשָׁר וְקָמְכַוֵּין אַבַּיֵּי אָמַר מֻותָּר. וְרָבָא אָמַר אָסוּר וקי"ל כְּרָבָא: וְלֹא יַסִּיק בּוֹ תַּנּוּר וְכִירַיִם וְכוּ'. תָּנוּ רַבָּנַן תַּנּוּר שֶׁהִסִּיקוּהוּ בִּקְלִיפֵּי עָרְלָה אוֹ בְּקַשִּׁין שֶׁל כִּלְאֵי הַכֶּרֶם חָדָשׁ יֻותַּץ יָשָׁן יוּצַן אָפָה בּוֹ אֶת הַפַּת רַבִּי אוֹמֵר הַפַּת אֲסוּרָה וחכ"א הַפַּת מֻותֶּרֶת. בִּישְּׁלָהּ עַל גַּבֵּי גֶּחָלִים דִּבְרֵי הַכֹּל הַפַּת מֻותֶּרֶת. וְהָתַנְיָא בֵּין חָדָשׁ בֵּין יָשָׁן יוּצַן. לָא קַשְׁיָא הָא דְּתַנְיָא יֻותַּץ רַבִּי אֱלִיעֶזֶר הִיא דְּאָמַר זֶה וָזֶה גּוֹרֵם אָסוּר. וְהָא דְּתַנְיָא יוּצַן רַבָּנָן הִיא דְּאָמְרִי זֶה וָזֶה גּוֹרֵם מֻותָּר. וְהִלְכְתָא כְּרַבָּנָן דְּזֶה וָזֶה גּוֹרֵם מֻותָּר. וְהָכִי מַסְּקִינַן בְּמַס' ע"ז בְּפֶ' כָּל הַצְּלָמִים (עֲבוֹדָה זָרָה דַּף מט.) בְּעִנְיַן זוֹרְעִין תַּחְתֶּיהָ יְרָקוֹת בִּימוֹת הַגְּשָׁמִים דָּר' יוֹסֵי סָבַר זֶה וָזֶה גּוֹרֵם מֻותָּר וְאָמַר רַב יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל הֲלָכָה כְּר' יוֹסֵי וְאָמְרִי' הָתָם הַהִיא גִּינְּתָא דְּאִיזְדַּבַּלָא בְּזֶבֶל ע"ז שְׁלַח רַב עַמְרָם קַמֵּיהּ דְּרַב יוֹסֵף כִּי הַאי גַּווְנָא מַאי א"ל הָכִי א"ר יְהוּדָה אָמַר שְׁמוּאֵל הֲלָכָה כְּר' יוֹסֵי הִלְכָּךְ גַּם חָדָשׁ יוּצַן וּמַסִּיקִין אוֹתוֹ בְּעֵצִים דְּהֶיתֵּירָא וַהֲוָה לֵיהּ זֶה וָזֶה גּוֹרֵם וְשַׁרְיָא. ואע"ג דִּלְכַתְּחִלָּה אָסוּר לַעֲשׂוֹת זֶה וָזֶה גּוֹרֵם כִּדְמוֹכַח בְּפֶרֶק כָּל הַצְּלָמִים (עֲבוֹדָה זָרָה דַּף מח:) דְּתַנְיָא ר' יוֹסֵי אוֹמֵר נוֹטְעִין יִחוּר שֶׁל עָרְלָה וְאֵין נוֹטְעִין אֱגוֹז שֶׁל עָרְלָה וּמוֹדֶה ר' יוֹסֵי שֶׁאִם נָטַע וְהִבְרִיךְ וְהִרְכִּיב שֶׁהוּא מֻותָּר וַחֲשִׁיב לֵיהּ הָתָם זֶה וָזֶה גּוֹרֵם. יֵשׁ לוֹמַר דְּהָתָם דִּין הוּא שֶׁלֹּא יֵהָנֶה לְכַתְּחִלָּה מִן הָאִיסּוּר עַצְמוֹ. אֲבָל הָכָא הַתַּנּוּר אֵינוֹ הָאִיסּוּר בְּעַצְמוֹ אֶלָּא שֶׁהַתַּנּוּר נִגְמַר בַּעֲצֵי אִיסּוּר וְאִי אָמְרִי' יֻותַּץ נִמְצָא הַתַּנּוּר מֻופְסָד וַהֲוָה כְּדִיעֲבַד. וּלְעִנְיַן אָפָה בּוֹ אֶת הַפַּת הֲלָכָה כְּרַבִּי דְּאָמַר הַפַּת אֲסוּרָה מִשּׁוּם דְּיֵשׁ שֶׁבַח עֵצִים בַּפַּת. דְּהָא אַפֵּיךְ שְׁמוּאֵל וְתָנֵי רַבִּי אוֹמֵר הַפַּת מֻותֶּרֶת וחכ"א הַפַּת אֲסוּרָה מִשּׁוּם דִּבְהָא סָבַר שְׁמוּאֵל הֲלָכָה כְּרַבִּי וְאַפֵּי' מֵחֲבֵירָיו וְאַפֵּיךְ וְתָנֵי לָהּ בִּלְשׁוֹן רַבָּנָן כִּי הֵיכִי דְּתֵקוּם כְּרַבָּנָן לְאִיסּוּר הִלְכָּךְ קְעָרוֹת וְכוֹסוֹת וּצְלוֹחִיּוֹת שֶׁהִסִּיקוּם בַּעֲצֵי עָרְלָה אֲסִירֵי וּקְדֵירָה נָמֵי אֲסִירָא דְּהָא מְקַבְּלָהּ בִּישּׁוּלָהּ מִקַּמֵּי דְּנִיְתּוֹ עֵצִים דְּהֶיתֵּירָא. כִּי פְּלִיגִי בְּתַנּוּר דִּלְמַאן דְּאָסַר זֶה וְזֶה גּוֹרֵם אָסוּר. וּלְמַאן דְּמַתִּיר זוז"ג מֻותָּר. וקי"ל מֻותָּר כִּדְפֵי'. וּבְבִישְּׁלָה ע"ג גֶּחָלִים פְּלִיגִי שְׁמוּאֵל וְר' יוֹחָנָן. ח"א לֹא שָׁנוּ אֶלָּא גֶּחָלִים עוֹמְמוֹת אֲבָל לוֹחֲשׁוֹת אֲסוּרָה. וח"א אַפֵּי' לוֹחֲשׁוֹת מֻותֶּרֶת. וְעָבְדִינַן לְחוּמְרָא. וְהָא דְּשָׁרֵי בְּעוֹמְמוֹת לְדִבְרֵי הַכֹּל דַּוְקָא בִּקְלִיפֵּי עָרְלָה וּבְקַשִּׁין שֶׁל כִּלְאֵי הַכֶּרֶם מִשּׁוּם דְּדִינָן בִּשְׂרֵיפָה תְּמוּרָה לד. וקי"ל כָּל הַנִּשְׂרָפִין אֶפְרָן מֻותָּר אֲבָל בְּחָמֵץ בְּפֶסַח קי"ל כְּרַבָּנָן דְּאָמְרִי מִפֶּרֶר וְזוֹרֶה לָרוּחַ וְהָווּ בִּכְלַל כָּל הַנִּקְבָּרִים שֶׁאֶפְרָן אָסוּר וְכָל שֶׁכֵּן הַגֶּחָלִים. ה"ר יוֹנָה זַ"ל
Son temps passe, il est interdit à la jouissance (hanaa). C'est évident. Le cas vise les heures des Sages (chaot de-rabbanan). Car Rabbi Guidel a dit au nom de Rabbi Hiya bar Rav Yosef, au nom de Rav : celui qui fiancé à partir de six heures et au-delà, même avec du blé de Kourdanya (hitei kurdanaita), on ne tient pas compte des kidouchin. Rachi explique : depuis le début de la sixième heure et au-delà. Or la langue « à partir de six heures » signifie depuis la fin de la sixième, comme plus haut (Pesahim 4a) : pour tout le monde, le hamets à partir de six heures et au-delà est interdit. Rabbeinou Tam expliqué : depuis la fin de la sixième heure et au-delà. Il met ensemble les heures de la Tora et le blé de Kourdanya, qui est un hamets de-rabbanan. Le hamets noukche (levain incomplet) n'est interdit que de-rabbanan à partir de six heures et au-delà. Ce que l'on inclut plus loin (Pesahim 43a), le hamets noukche à partir du verset, vise pendant son temps ; avant son temps, il n'est interdit que de-rabbanan. C'est pourquoi il cite Rav Guidel et rapproche l'un de l'autre : heures de la Tora avec hamets de-rabbanan, et heures de-rabbanan avec hamets de la Tora. Le Baal ha-Itour, que sa mémoire soit en bénédiction, à écrit que cet enseignement de Rav Guidel parle du début de la septième heure, et selon Rabbi Chimon, qui dit plus loin (Pesahim 28b) : de la Tora, la jouissance est permise jusqu'à la nuit. Rav Guidel dit : puisque les Sages l'ont interdit à la jouissance à partir de six heures et au-delà, on ne tient pas compte des kidouchin. À la sixième heure, on en tient compte. Je ne sais d'où il tient que, selon Rabbi Chimon, la jouissance est interdite à partir de six heures et au-delà de-rabbanan. Le Ri à écrit : selon Rabbi Chimon, la jouissance est permise jusqu'à la nuit, même de-rabbanan. Le Baal ha-Maor, que sa mémoire soit en bénédiction, à écrit : bien que Rav Alfas ait rapporté cet enseignement de Rav Guidel dans ses halakhot, il ne nous paraît pas de s'y appuyer. Rav suit sa position : il tient comme Rabbi Yehouda plus loin (Pesahim 29), qui dit que le hamets, à partir de six heures et au-delà, on transgresse à son sujet de la Tora, et les Sages ont fait une clôture (seyag) et ont interdit la sixième heure de leurs paroles. Nous ne tenons pas ainsi. Nous tenons comme Rabbi Chimon, qui dit : avant son temps comme après son temps, on ne transgresse rien à son sujet. À priori (le-hatehila), on ne le laissera pas subsister à partir de six heures et au-delà. Rabbi Chimon ne diverge pas de la dérivation : « mais, le premier jour, tu feras cesser », et le mot akh vient partager ; où bien « tu n'égorgeras pas sur le hamets le sang de mon sacrifice ». S'il à passé outre et fiancé, tout le jour on tient compte de ses kidouchin. Bien que l'on établisse ici la michna anonyme pour les heures de-rabbanan, et selon Rav Guidel, nous ne tenons pas ainsi : la fin de la michna, « on n'allumera pas avec lui un four ni un réchaud », on l'établit selon Rabbi Yehouda, et la halakha ne suit pas son avis. Plus loin nous serrerons cette décision. Il apparaîtra que Rav tranche comme Rabbi Chimon seulement après son temps ; avant son temps, nous tenons comme Rabbi Yehouda, et l'enseignement de Rav Guidel tient. Hizkiya à dit : d'où sait-on que le hamets à Pessa'h est interdit à la jouissance ? Il est dit : « on ne mangera pas de hamets » — il n'y aura en lui aucune permission de consommation. Rabbi Yaakov à dit au nom de Rabbi Yo'hanan : de tout on se soigne la où il y a danger, hors le bois d'une achera. Car on enseigné : Rabbi Eliezer dit : si « de toute ton âme » est dit, pourquoi « de tout ton bien » est-il dit ? Et si « de tout ton bien » est dit, pourquoi « de toute ton âme » est-il dit ? S'il y a un homme à qui son bien est plus cher que son corps, c'est pourquoi il est dit « de tout ton bien ». S'il y a un homme à qui son corps est plus cher que son bien, c'est pourquoi il est dit « de toute ton âme ». Dans le traité Avoda Zara, j'ai développé cela. Quand Ravine est venu, il à dit au nom de Rabbi Yo'hanan : de tout on se soigne la où il y a danger, hors l'idolâtrie, les relations interdites (gilouy arayot) et le meurtre (chefikhout damim). L'idolâtrie, c'est ce que nous avons dit. Les relations interdites et le meurtre, d'où ? On enseigné : Rabbi dit : « car de même qu'un homme se lève contre son prochain et le tué, ainsi est cette chose ». Quel rapport entre un meurtrier et une jeune fille fiancée ? Voici que ceci vient enseigner et se trouve enseigné. De même que la jeûne fille fiancée, on peut la sauver au prix de la vie [de l'agresseur], de même le meurtrier, on peut le sauver au prix de sa vie. On compare la jeûne fille fiancée au meurtrier : de même que le meurtrier, qu'il soit tué et qu'il ne transgresse pas, de même la jeûne fille fiancée, qu'elle soit tuée et qu'elle ne transgresse pas. Et le meurtrier lui-même, d'où ? C'est un raisonnement (sevara). Comme cet homme qui vint devant Rava. Il lui dit : le maître de mon village m'a dit : va tuer un tel, sinon je te tué. Il lui dit : qu'il te tué, et toi, ne le tué pas. Qu'as-tu vu pour que ton sang soit plus rouge ? Peut-être le sang de cet homme est-il plus rouge. Mar bar Rav Achi trouva Ravina en train d'oindre sa fille avec de la lie d'orla (gerkei de-orla). Il lui dit : dis que les Sages ont parlé au moment du danger. Hors du moment du danger, l'ont-ils dit ? Il lui dit : cette fièvre interne (ichta tsemirta) équivaut à un moment de danger. Il y en a qui disent : voici ce qu'il lui dit : est-ce que j'agis selon la voie de sa jouissance ? Puisque je n'agis pas selon la voie de sa jouissance, pour un soin c'est permis, même sans danger. Hors d'un soin, même hors de la voie de sa jouissance, c'est interdit. Preuve : Rabbi Yo'hanan à dit qu'on ne frappe de coups qu'en cas de jouissance selon sa voie. On entend : les coups manquent, l'interdit demeure. Pour les kilayim de la vigne (kilaei ha-kerem) et pour la viande dans le lait, où « manger » n'est pas écrit, même hors de la voie de leur jouissance c'est interdit hors d'un lieu de danger. On a enseigné : une jouissance qui vient à l'homme malgré lui. Abaye dit : permis. Rava dit : interdit. Possible, et il vise : impossible, et il vise : tout le monde s'accorde, c'est interdit. Impossible, et il ne vise pas : tout le monde s'accorde, c'est permis. On parle d'un cas qui n'est pas pesik reicha (suite inévitable), par exemple s'il peut boucher ses narines pour ne pas jouir de l'odeur. Un pesik reicha compte comme une intention dans tous les interdits de la Tora. Ou divergent-ils ? La où c'est possible et qu'il ne vise pas. Selon Rabbi Yehouda, qui dit qu'une chose à laquelle on ne vise pas (davar che-ein mitkaven) est interdite, tout le monde s'accorde : c'est interdit. Ils divergent selon Rabbi Chimon. Il y en a qui disent : possible et sans visée, c'est la divergence de Rabbi Yehouda et de Rabbi Chimon. Ou divergent-ils ? La où c'est impossible et qu'il vise. Abaye dit : permis. Rava dit : interdit. Nous tenons comme Rava. « On n'allumera pas avec lui un four ni un réchaud », etc. Les Sages ont enseigné : un four chauffe avec des écorces d'orla où avec de la paille de kilayim de la vigne : s'il est neuf, on le démolira ; s'il est ancien, on le laissera refroidir. S'il y a cuit le pain, Rabbi dit : le pain est interdit. Les Sages disent : le pain est permis. S'il à cuit sur des braises, de l'avis de tous le pain est permis. Or on enseigné : neuf où ancien, on le laissera refroidir. Il n'y a pas de difficulté. Celle qui enseigne « on le démolira » est Rabbi Eliezer, qui dit : ceci et ceci causent (zeh va-zeh gorem), c'est interdit. Celle qui enseigne « on le laissera refroidir » est des Sages, qui disent : zeh va-zeh gorem, c'est permis. La halakha suit les Sages : zeh va-zeh gorem est permis. C'est ainsi que l'on conclut dans le traité Avoda Zara, au chapitre Kol ha-tselamim (Avoda Zara 49a), au sujet de semer des légumes au-dessous à la saison des pluies : Rabbi Yossi tient que zeh va-zeh gorem est permis, et Rav Yehouda à dit au nom de Chmouel : la halakha suit Rabbi Yossi. On dit la-bas : ce jardin fumé avec du fumier d'idolâtrie, Rav Amram envoya demander devant Rav Yossef : dans un cas de cette sorte, qu'en est-il ? Il lui dit : voici ce qu'à dit Rav Yehouda au nom de Chmouel : la halakha suit Rabbi Yossi. Par conséquent, même un four neuf, on le laissera refroidir et on l'allumera avec du bois permis : ce sera zeh va-zeh gorem, et c'est permis. Bien qu'à priori il soit interdit de produire un zeh va-zeh gorem, comme il ressort au chapitre Kol ha-tselamim (Avoda Zara 48b). On enseigné : Rabbi Yossi dit : on plante un rejeton d'orla, on ne plante pas une noix d'orla. Rabbi Yossi convient que s'il à planté, couche et greffe, c'est permis. La-bas, on le compte comme zeh va-zeh gorem. On dira : la-bas, le din est de ne pas jouir à priori de l'interdit lui-même. Ici, le four n'est pas l'interdit lui-même. Le four à été achevé par du bois interdit. Si l'on dit de le démolir, le four est perdu, et le cas est comme un déjà-fait (be-diavad). Pour « il y a cuit le pain », la halakha suit Rabbi, qui dit que le pain est interdit, parce qu'il y a un apport du bois dans le pain (yech chvah etsim ba-pat). Chmouel à inverse et enseigné : Rabbi dit que le pain est permis, et les Sages disent que le pain est interdit, parce que sur ce point Chmouel tient que la halakha suit Rabbi, même face à ses collègues. Il inverse et enseigné dans la langue des Sages, afin que l'interdit se tienne selon les Sages. Par conséquent, plats, coupes et flacons chauffés au bois d'orla sont interdits, et une marmite aussi est interdite : elle reçoit sa cuisson avant que n'arrivent des bois permis. Ou divergent-ils ? Pour le four. Pour celui qui interdit zeh va-zeh gorem, c'est interdit. Pour celui qui le permet, c'est permis. Nous tenons que c'est permis, comme expliqué. Pour la cuisson sur les braises, Chmouel et Rabbi Yo'hanan divergent. L'un dit : on n'a enseigné que des braises qui s'éteignent (omemot) ; des braises qui flambent (lohachot), c'est interdit. L'autre dit : même des braises qui flambent, c'est permis. Nous agissons selon la rigueur. Ce qui est permis pour les braises qui s'éteignent, de l'avis de tous, vise seulement les écorces d'orla et la paille de kilayim de la vigne, parce que leur din est la combustion (le texte porte : temoura lad). Nous tenons : tout ce qui doit être brûlé, sa cendre est permise. Pour le hamets à Pessa'h, nous tenons comme les Sages, qui disent : on l'émiette et on le disperse au vent. Ils entrent dans l'ensemble de tout ce qui s'enterré, dont la cendre est interdite, et à plus forte raison les braises. Rabbeinou Yona, que sa mémoire soit en bénédiction.
💡 Explication

Le mot or est fixe : la nuit. Rabbi Yehouda et Rabbi Meir divergent sur la clôture des Sages, et s'accordent sur l'heure de la Tora. Bal yerae et l'interdit de manger ne commencent qu'une fois six heures passées. La question : pourquoi la michna place-t-elle la bedika des la nuit, plutôt qu'au début de la sixième heure, avant l'interdit ?

Rachi : si or voulait dire le jour, la michna parlerait déjà de cette heure. Puisque or est la nuit, l'avance reste à justifier. Les deux réponses viennent aux segments suivants : les zerizin, puis la lampe.

Le Roch reprend ici tout le fil, de la langue nette jusqu'à Abaye, puis le pesak sur les heures, les kidouchin avec du hamets, la guérison en cas de danger, la jouissance malgré soi, et le four chauffe avec de l'orla. Registre de décision : chaque maître cité tranche un point qui sera repris plus loin dans le traité.

🖼️ Schéma
La nuit du 14, avant la sixième heure du jour Nuit du 14 bedika à la lampe Matin zerizin : écarte Dès la 6e heure interdit du hamets On avance la recherche à la nuit, la où la lampe et la présence à la maison se rejoignent.
La bedika est placée la nuit, bien avant l'heure où le hamets devient interdit.
6
וְכִי תֵּימָא זְרִיזִין מַקְדִּימִין לְמִצְוֹת, נִבְדּוֹק מִצַּפְרָא. דִּכְתִיב: ״וּבַיּוֹם הַשְּׁמִינִי יִמּוֹל בְּשַׂר עָרְלָתוֹ״, וְתַנְיָא: כָּל הַיּוֹם כֻּולּוֹ כָּשֵׁר לְמִילָה, אֶלָּא שֶׁזְּרִיזִין מַקְדִּימִים לְמִצְוֹת, שֶׁנֶּאֱמַר: ״וַיַּשְׁכֵּם אַבְרָהָם בַּבֹּקֶר״.

Et si tu dis : les empressés devancent les mitsvot (zerizin makdimin le-mitsvot), que l'on vérifie des le matin. Car il est écrit : « Le huitième jour, on circoncira la chair de son prépuce ».

On enseigné : tout le jour est valable pour la mila, mais les empressés devancent les mitsvot, ainsi qu'il est dit : « Avraham se leva tôt le matin ».

📜 Rachi (1)
נִבְדּוֹק מִצַּפְרָא דְּאִיכָּא הַקְדָּמָה לִזְרִיזִים כִּדְאַשְׁכְּחַן גַּבֵּי מִילָה וּבִזְרִיזוּתֵיהּ דְּאַבְרָהָם שֶׁנֶּאֱמַר וַיַּשְׁכֵּם אַבְרָהָם בַּבֹּקֶר שֶׁלֹּא הִמְתִּין עַד הָנֵץ הַחַמָּה וּמִכָּל מָקוֹם בַּלַּיְלָה לֹא הִקְדִּים:
Que l'on vérifie des le matin : il y a la une avance pour les empressés, comme on le trouve pour la mila et pour l'empressement d'Avraham, ainsi qu'il est dit « Avraham se leva tôt le matin » : il n'attendit pas le lever du soleil. Malgré cela, il n'a pas avance jusqu'à la nuit.
🗂️ Tossefot (1)
שֶׁנֶּאֱמַר וַיַּשְׁכֵּם אַבְרָהָם בַּבֹּקֶר וְאִם תֹּאמַר וְהֵיכִי מוּכָח מֵהַאי קְרָא דִּזְרִיזִין מַקְדִּימִין לְמִצְוֹת וְאֵין מַקְדִּימִין טְפֵי מִצַּפְרָא וְהָא בְּפֶרֶק גִּיד הַנָּשֶׁה (חֻולִּין צא. שָׁם) יָלֵיף ר' אֱבֵהוּ מֵהַאי קְרָא דְּתַלְמִיד חָכָם לֹא יֵצֵא יְחִידִי בַּלַּיְלָה וְיֵשׁ לוֹמַר דְּהָכָא מוּכָח מִקְּרָא דַּעֲקֵידָה דְּלָא הָיָה נִמְנָע אַבְרָהָם מִלָּצֵאת יְחִידִי בַּלַּיְלָה דִּשְׁלוּחֵי מִצְוָה אֵינָן נִזּוֹקִין וְעוֹד דִּשְׁנֵי נְעָרָיו הָיוּ עִמּוֹ וְהָתָם מוּכָח מִוַּיִּשְּׂכֶם אַבְרָהָם בַּבֹּקֶר דִּכְתִיב גַּבֵּי סְדוֹם דְּלָא הָיָה מִצְוָה וִיחִידִי הָיָה שֶׁלֹּא רָצָה שֶׁיִּרְאוּ בְּמַפַּלְתָּן שֶׁל סְדוֹם:
Si tu dis : comment ce verset prouve-t-il que les empressés devancent les mitsvot, et qu'ils n'avancent pas au-delà du matin ? Au chapitre Guid ha-nache (Houlin 91a), Rabbi Abahou apprend de ce verset qu'un talmid 'hakham ne sort pas seul la nuit. On peut dire : ici, c'est prouvé par le verset de la akeda. Avraham ne se serait pas retenu de sortir seul la nuit, car les envoyés d'une mitsva ne sont pas atteints, et de plus ses deux jeûnes gens étaient avec lui. La-bas, c'est prouvé par « Avraham se leva tôt le matin » écrit au sujet de Sedom : il n'y avait pas de mitsva, et il était seul, car il ne voulait pas qu'on voie la chute de Sedom.
💡 Explication

Réplique possible : les zerizin font tôt, donc la bedika serait le matin, comme la mila. Le verset donne tout le huitième jour. La baraita ajoute que les empressés devancent, sur le modèle d'Avraham à la akeda. Rachi : il se lève avant le soleil, et il ne fait pas la mitsva de nuit. Le matin resterait donc l'heure, et la nuit de la michna resterait à expliquer.

Les Tossefot séparent deux « il se leva tôt ». Ici, la akeda : des envoyés de mitsva, et deux serviteurs avec lui. La nuit ne l'aurait pas arrête. Son matin prouve donc la limite des zerizin. À Houlin, le même verbe vise Sedom : pas de mitsva, et il est seul. De la, un sage ne sort pas seul la nuit.

7
אָמַר רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: בְּשָׁעָה שֶׁבְּנֵי אָדָם מְצוּיִין בְּבָתֵּיהֶם, וְאוֹר הַנֵּר יָפֶה לִבְדִיקָה.

Rav Nahman bar Yitshak dit : à l'heure où les gens se trouvent dans leurs maisons, et où la lumière de la lampe est bonne pour la bedika.

📜 Rachi (1)
וְאוֹר הַנֵּר יָפֶה לִבְדִיקָה בַּלַּיְלָה אֲבָל בַּיּוֹם מַחְשִׁיךְ וְאִם תֹּאמַר יִבְדֹּוק לְאוֹר הַיּוֹם הָא יָלְפִינַן לְקַמָּן מֵחִיפּוּשׂ שֶׁמִּצְוָתוֹ בְּנֵר:
La nuit. Le jour, elle obscurcit. Si tu dis : que l'on vérifie à la lumière du jour. Plus loin, on apprend de la fouille que sa mitsva se fait à la lampe.
💡 Explication

Deux faits tiennent ensemble. La nuit du quatorze, les gens sont chez eux : la bedika peut se faire. Et la ner éclaire les trous mieux dans le noir que dans le jour, où sa flamme se perd. Rachi renvoie à la dérivation plus loin : la fouille du hamets à pour mitsva la lampe, sur le modèle du verset de la fouille.

🖼️ Schéma
Pourquoi la bedika à lieu la nuit du 14 Or = la nuit. Le hamets de la Tora n'est interdit qu'à partir de la sixième heure. Proposition 1 Chercher à la 6e heure juste avant l'interdit Proposition 2 Chercher le matin zerizin, comme la mila Tenue : la nuit Les gens sont chez eux La lampe y est bonne Abaye Le soir du 13 qui entre dans le 14, le talmid ne commence pas son étude fixée. La sugya peut s'étirer, et la bedika serait manquée.
Les deux heures proposées tombent. Restent la maison occupée et la lampe.
8
אָמַר אַבַּיֵּי: הִילְכָּךְ, הַאי צֻורְבָּא מֵרַבָּנַן לָא לִפְתַּח בְּעִידָּנֵיהּ בְּאוּרְתָּא דִתְלֵיסַר דְּנַגְהֵי אַרְבֵּסַר — דִּלְמָא מָשְׁכָא לֵיהּ שְׁמַעְתֵּיהּ, וְאָתֵי לְאִימְּנוֹעֵי מִמִּצְוָה.

Abaye dit : par conséquent, ce jeûne sage (tsourba mi-rabbanan) ne commencera pas à son heure fixée, le soir du treize qui point vers le quatorze, de peur que son enseignement ne s'étire, et qu'il en vienne à être empêche de la mitsva.

📜 Rachi (2)
לֹא יִפְתַּח בְּעִידָּנָא לֹא יַתְחִיל בַּגִּירְסָא אִם קָבַע עֵת לַתּוֹרָה בַּלֵּילוֹת לֹא יַתְחִיל לְהִתְעַסֵּק בִּשְׁמַעְתְּתָא:
Il ne commencera pas la révision. S'il à fixé un temps pour la Tora les nuits, il ne commencera pas à s'occuper d'une sugya.
בְּאֻורְתָּא דִּתְלֵיסַר נַגְהֵי אַרְבֵּסַר לֵילֵי יְצִיאַת שְׁלֹשָׁה עָשָׂר שֶׁהוּא כְּנִיסַת אַרְבָּעָה עָשָׂר וְהוּא לֵיל בְּדִיקַת חָמֵץ:
La nuit où sort le treize et où entre le quatorze. C'est la nuit de la bedika du hamets.
💡 Explication

Hilkakh : conséquence pratique. La bedika à son heure, la nuit où le 13 finit et le 14 commence (naghei : la nuit qui pointe vers le jour nomme). Un talmid qui ouvre alors sa session fixe risque de suivre la sugya et de manquer la mitsva. Il n'ouvre pas.

9
בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: הַמַּשְׂכִּיר בַּיִת לַחֲבֵירוֹ בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר, עַל מִי לִבְדֹּוק? עַל הַמַּשְׂכִּיר לִבְדֹּוק — דַּחֲמִירָא דִּידֵיהּ הוּא, אוֹ דִּלְמָא עַל הַשּׂוֹכֵר לִבְדֹּוק — דְּאִיסּוּרָא בִּרְשׁוּתֵיהּ קָאֵי? תָּא שְׁמַע: הַמַּשְׂכִּיר בַּיִת לַחֲבֵירוֹ — עַל הַשּׂוֹכֵר לַעֲשׂוֹת לוֹ מְזוּזָה!

Ils demandèrent à Rav Nahman bar Yitshak : celui qui loue une maison à son prochain le quatorze, sur qui pèse la bedika ? Sur le bailleur, parce que le hamets est le sien ?

Ou bien sur le locataire, parce que l'interdit se tient dans son domaine ? Viens et entends : celui qui loue une maison à son prochain, c'est au locataire de lui faire une mezuza.

📜 Rachi (3)
דַּחֲמִירָא דִּידֵיהּ הוּא הֶחָמֵץ שֶׁבַּבַּיִת שֶׁלּוֹ הוּא:
Le hamets qui est dans la maison est le sien.
בִּרְשׁוּתֵיהּ קָאֵי שֶׁהֲרֵי עַתָּה הַבַּיִת שֶׁלּוֹ:
Car maintenant la maison est à lui.
לַעֲשׂוֹת לוֹ מְזוּזָה אַלְמָא מִידִי דְּמִצְוָה עֲלֵיהּ רַמְיָא:
On en tire que la chose de la mitsva pèse sur lui.
🗂️ Tossefot (1)
עַל הַמַּשְׂכִּיר לִבְדֹּוק דַּחֲמִירָא דִּידֵיהּ הוּא אֵין לְפָרֵשׁ הַטַּעַם כֵּיוָן דְּשֶׁלּוֹ הוּא וְאֵין אָדָם יָכוֹל לְבַטֵּל אֶלָּא הוּא חַיָּיב לִבְדֹּוק דְּא"כ אַמַּאי נְקַט מַשְׂכִּיר לַחֲבֵרוֹ בי"ד אֲפִילּוּ בי"ג יִתְחַייֵּב הַמַּשְׂכִּיר מֵהַאי טַעְמָא לִבְדֹּוק לְכָךְ מְפָרֵשׁ רִ"י דַּחֲמִירָא דִּידֵיהּ הוּא וְחָל עָלָיו חִיּוּב בְּדִיקָה שָׁעָה אַחַת קֹודֶם שֶׁהִשְׂכִּירָהּ וּמַייְתִי רְאָיָה מִמְּזוּזָה דאע"פ דְּחָל חִיּוּב קֹודֶם שֶׁהִשְׂכִּיר עַל הַשּׂוֹכֵר לַעֲשׂוֹת מְזוּזָה וְדָחֵי דִּמְזוּזָה חוֹבַת הַדָּר הוּא כְּלוֹמַר אַפֵּי' לֹא הָיָה מַשְׂכִּירָהּ הָיָה יָכוֹל לִיפָּטֵר מִמְּזוּזָה שֶׁלֹּא הָיָה דָּר וּמִשְׁתַּמֵּשׁ בַּבַּיִת אֲבָל גַּבֵּי חָמֵץ [אִילּוּ] לֹא יַשְׂכִּיר לְאַחֵר יִצְטָרֵךְ לִבְדֹּוק:
On n'expliquera pas le motif ainsi : puisque c'est le sien, et que nul ne peut l'annuler sinon lui, il est tenu de vérifier. Si tel était le motif, pourquoi le texte prend-il une location le quatorze ? Même le treize, le bailleur serait tenu de vérifier pour ce motif. Le Ri explique donc : le hamets est le sien, et l'obligation de bedika est tombée sur lui une heure avant qu'il ne loue. Il en apporte une preuve par la mezuza : même si l'obligation est tombée avant la location, c'est au locataire de poser la mezuza. Et l'on repousse : la mezuza est l'obligation de l'habitant (hovat ha-dar). C'est-à-dire : même s'il ne l'avait pas louée, il pouvait s'exempter de la mezuza en n'habitant pas et en n'usant pas de la maison. Pour le hamets, s'il ne loue pas à un autre, il devra vérifier.
💡 Explication

Location conclue le 14. Deux rattachements. Le hamets appartient au bailleur : hamira didei. L'interdit se trouvera dans la maison du locataire : issoura bi-rechoutei. Première preuve amenée : la mezuza d'une maison louée pèse sur le locataire. Les Tossefot, au nom du Ri, refusent de fonder l'obligation du bailleur sur le seul droit d'annuler. Le cas est date du 14 parce que l'obligation à déjà pu tomber sur lui avant la remise.

10
הָתָם, הָא אָמַר רַב מְשַׁרְשְׁיָא: מְזוּזָה חוֹבַת הַדָּר הִיא. הָכָא, מַאי? אֲמַר לְהוּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, תְּנֵינָא: הַמַּשְׂכִּיר בַּיִת לַחֲבֵירוֹ, אִם עַד שֶׁלֹּא מָסַר לוֹ מַפְתְּחוֹת חָל אַרְבָּעָה עָשָׂר — עַל הַמַּשְׂכִּיר לִבְדֹּוק, וְאִם מִשֶּׁמָּסַר לוֹ מַפְתְּחוֹת חָל אַרְבָּעָה עָשָׂר — עַל הַשּׂוֹכֵר לִבְדֹּוק.

La-bas, Rav Mecharchia n'a-t-il pas dit : la mezuza est l'obligation de l'habitant (hovat ha-dar) ? Ici, qu'en est-il ?

Rav Nahman bar Yitshak leur dit : nous l'avons déjà enseigné. Celui qui loue une maison à son prochain : si, avant qu'il lui ait remis les clés, le quatorze est tombé, c'est au bailleur de vérifier ; si, des lors qu'il lui à remis les clés, le quatorze est tombé, c'est au locataire de vérifier.

📜 Rachi (2)
חוֹבַת הַדָּר לְפִי שֶׁהִיא מִשְׁמַרְתּוֹ וּכְתִיב בֵּיתְךָ בִּיאָתְךָ נִכְנָס וְיוֹצֵא בָּהּ אֲבָל הָכָא בְּדִיקַת חָמֵץ דְּרַבָּנָן דְּאִי מִשּׁוּם בַּל יֵרָאֶה וּבַל יִמָּצֵא הָא אָמַר לְקַמָּן דְּסַגִּי לֵיהּ בְּבִטּוּל בְּעָלְמָא אִי מַסִּיחַ דַּעְתֵּיהּ מִינֵּיהּ וּמְשַׁוֵּי לֵיהּ כְּעַפְרָא וְאָמַר כָּל חֲמִירָא דִּבְבֵיתָא הַדִּין כו' וְרַבָּנָן הוּא דְּאַצְרוּךְ בְּדִיקָה וְהַשְׁתָּא כִּי הַאי גַוְונָא מִיבַּעְיָא לָן טֹורַח זֶה עַל מִי מֻוטָּל:
Parce qu'elle le garde, et qu'il est écrit « ta maison », ta venue : il entre et sort par la. Ici, la bedika du hamets est de-rabbanan. Pour bal yerae et bal yimatse, on dit plus loin qu'une annulation suffit : s'il en détourne sa pensée et le rend comme de la poussière, et dit « tout hamets qui est dans cette maison... ». Ce sont les Sages qui ont exige la bedika. Dans un cas comme le nôtre, on demande sur qui pèse cette peine.
מְסִירַת מַפְתֵּחַ הוּא קִנְיַן הַשְּׂכִירוּת וְאִם עַד שֶׁלֹּא מָסַר הַמַּפְתֵּחַ נִכְנַס לֵיל אַרְבָּעָה עָשָׂר חָלָה חוֹבַת הַבְּדִיקָה עַל הַמַּשְׂכִּיר שֶׁעֲדַיִין הָיְתָה בִּרְשׁוּתוֹ וְאַף עַל פִּי שֶׁמָּסַר לוֹ בַּיּוֹם כְּבָר חָלָה חוֹבָה עָלָיו:
La remise de la clé est l'acquisition de la location. Si, avant qu'il ait remis la clé, la nuit du quatorze est entrée, l'obligation de bedika est tombée sur le bailleur, car elle était encore dans son domaine. Même s'il la lui remet le jour, l'obligation à déjà été posée sur lui.
🗂️ Tossefot (1)
אִם מִשֶּׁמָּסַר הַמַּפְתֵּחַ פירש"י דִּמְסִירַת הַמַּפְתְּחוֹת קוֹנָה וְאֵין נִרְאֶה לְרִ"י דְּהָא אָמַר בִּמְרֻובָּה (ב"ק עט.) כְּשֵׁם שֶׁקַּרְקַע נִקְנֵית בְּכֶסֶף בִּשְׁטָר וּבַחֲזָקָה כָּךְ שְׂכִירוּת [קַרְקַע] נִקְנֶה בְּכֶסֶף וְכוּ' וְלָא אָמְרִי' דִּמְהַנֵּי מְסִירַת הַמַּפְתֵּחַ אֶלָּא כְּמַאן דְּאָמַר לֵךְ חֲזַק וּקְנֵי כִּדְאָמְרִינַן בַּהֲפָרָה (ב"ק נב. וְשָׁם) וּמְפָרֵשׁ רִ"י דְּהָכָא שֶׁמָּסַר לוֹ הַמַּפְתֵּחַ וְלֹא הֶחֱזִיק וּמִי שֶׁיֵּשׁ בְּיָדוֹ מַפְתֵּחַ כְּשֶׁחָל י"ד חַיָּיב לִבְדֹּוק דְּאוֹתוֹ שֶׁאֵין בְּיָדוֹ מַפְתֵּחַ אֵיךְ יִכָּנֵס וְיִבְדֹּוק מִיהוּ אִם הִפְקִיד אָדָם מִפֶּתַח בֵּיתוֹ אֵצֶל אָדָם אַחֵר אֵינוֹ חַיָּיב הַנִּפְקָד לְבָודְקוֹ אֶלָּא דַּוְקָא כְּשֶׁרוֹצֶה לְהַחְזִיק בַּבַּיִת וְלִקְנוֹתוֹ [וע"ע תּוּ' ב"ק נב. ד"ה כֵּיוָן וְתוּ' ב"ב נב: ד"ה נָעַל]:
Rachi à expliqué que la remise des clés acquiert. Cela ne paraît pas au Ri. On dit dans Merouba (Bava Kamma 79a) : de même que le fonds s'acquiert par l'argent, par l'acte et par la hazaka (prise de possession), de même la location d'un fonds s'acquiert par l'argent, etc. On ne dit pas que la remise de la clé agisse, sinon selon celui qui dit « va, prends possession et acquiers », comme on le dit au chapitre de la vache (Bava Kamma 52a, et la-bas). Le Ri explique : ici, il lui à remis la clé, et l'autre n'a pas fait de hazaka. Celui qui a la clé en main quand tombe le quatorze est tenu de vérifier : celui qui n'a pas la clé, comment entrera-t-il pour vérifier ? Toutefois, si un homme à déposé la clé de sa maison chez un autre, le dépositaire n'est pas tenu de la vérifier. Le cas vise celui qui veut prendre possession de la maison et l'acquérir. Voir aussi Tossefot Bava Kamma 52a, dibour « puisque », et Tossefot Bava Batra 52b, dibour « il à fermé ».
💡 Explication

La preuve tirée de la mezuza est écartée : hovat ha-dar, elle suit celui qui habite. Rachi : le verset dit « ta maison », au sens de l'entrée et de la sortie. La bedika est une exigence des Sages. L'interdit de la Tora, bal yerae et bal yimatse, se règle par le bitoul, l'annulation en parole.

La baraita tranche par les clés. Le 14 tombe avant la remise : le bailleur vérifie, l'obligation l'a déjà saisi. Le 14 tombe après la remise : le locataire vérifie. Rachi lit la remise comme l'acquisition. Le Ri : la clé ne fait pas l'acquisition à elle seule. Elle dit qui peut entrer au moment où l'heure arrive. Un simple dépôt de clé ne charge pas le dépositaire.

🖼️ Schéma
Maison louée le 14 : qui fait la bedika ? Clés non remises Le 14 commence avant la remise des clés Le bailleur vérifie Clés déjà remises Le 14 commence après la remise des clés Le locataire vérifie Mezuza écartée. Deuxième question. La mezuza est hovat ha-dar, obligation de celui qui habite. Si le bailleur est absent : la maison est-elle tenue pour déjà vérifiée ?
L'heure où le 14 commence se compare à l'heure où les clés changent de main.
11
בְּעוֹ מִינֵּיהּ מֵרַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק: הַמַּשְׂכִּיר בַּיִת לַחֲבֵירוֹ בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר, חֶזְקָתוֹ בָּדוּק אוֹ אֵין חֶזְקָתוֹ בָּדוּק? לְמַאי נָפְקָא מִינַּהּ? לִישַׁיְּילֵיהּ! דְּלֵיתֵיהּ לְהַאי דִּלְשַׁיּוֹלֵיהּ. לְאַטְרוֹחֵי לְהַאי, מַאי?

Ils demandèrent à Rav Nahman bar Yitshak : celui qui loue une maison à son prochain le quatorze, sa présomption est-elle qu'elle à été vérifiée, où sa présomption n'est-elle pas qu'elle à été vérifiée ? Quelle conséquence pratique ?

Qu'on le lui demande. C'est un cas où celui-là n'est pas la pour qu'on le lui demande.

Imposer cette peine à celui-ci, qu'en est-il ?

📜 Rachi (3)
בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר שַׁחֲרִית מִי מַחְזְקִינַן לֵיהּ לְהַאי מַשְׂכִּיר דְּוַדַּאי בָּדְקוּ אֶמֶשׁ כְּמִצְוַת חֲכָמִים אִי לֹא:
Le matin du quatorze. Tient-on pour sur que ce bailleur à vérifie la veille au soir, selon la mitsva des Sages, où non ?
לְמַאי נָפְקָא מִינֵּיהּ לִישַׁיְּילֵיהּ לְהַאי אִם בָּדְקוּ אִם לָאו:
Quelle conséquence ? Qu'on demande à celui-ci s'il à vérifie où non.
כְּגוֹן דְּלֵיתֵיהּ לְהַאי מַשְׂכִּיר לְמִישְׁיְילֵיהּ וּמִיבְעֵי לָן לְאַטְרוֹחֵי לְהַאי שׂוֹכֵר לִבְדֹּוק מִסָּפֵק מַאי:
Par exemple, ce bailleur n'est pas la pour qu'on le lui demande. On demande : imposer au locataire de vérifier par doute, qu'en est-il ?
💡 Explication

Seconde question, le matin du 14. La maison louée à-t-elle une hazaka d'avoir été vérifiée la nuit ? Si le bailleur est la, on lui demande. Le cas utile est son absence. Faut-il alors faire porter au locataire une bedika de doute ?

12
אֲמַר לְהוּ רַב נַחְמָן בַּר יִצְחָק, תַּנִּיתוּהָ: הַכֹּל נֶאֱמָנִים עַל בִּיעוּר חָמֵץ, אֲפִילּוּ נָשִׁים אֲפִילּוּ עֲבָדִים אֲפִילּוּ קְטַנִּים. מַאי טַעְמָא מְהֵימְנֵי,

Rav Nahman bar Yitshak leur dit : vous l'avez déjà enseigné. Tous sont croyables au sujet du biour du hamets, même les femmes, même les esclaves, même les mineurs.

Quelle est la raison pour laquelle ils sont crus,

📜 Rachi (2)
נֶאֱמָנִין עַל בִּיעוּר חָמֵץ לְהָעִיד בְּאַרְבָּעָה עָשָׂר שֶׁבָּדְקוּ בְּעָלָיו אֶמֶשׁ:
Pour témoigner, le quatorze, que ses propriétaires ont vérifie la veille au soir.
מַאי טַעְמָא נֶאֱמָנִין הָא לָאו בְּנֵי אַסְהוֹדֵי נִינְהוּ לָאו מִשּׁוּם דִּבְלָאו אֲמִירָה דִּידְהוּ נָמֵי מַחְזְקִינַן לֵיהּ בָּדוּק דְּוַדַּאי לֹא עָבַר זֶה עַל דִּבְרֵי חֲכָמִים וַאֲפִילּוּ הוּא עַם הָאָרֶץ לִשְׁאָר דְּבָרִים חָבֵר הוּא לְעִנְיַן בְּדִיקָה דְּהַכֹּל זְרִיזִין:
Pourquoi sont-ils crus ? Ils ne sont pas des gens de témoignage. Sinon parce que, même sans leur parole, on tient la maison pour vérifiée : celui-ci n'a certainement pas passé sur les paroles des Sages. Même s'il est un am ha-arets pour le reste, il est un haver pour la bedika, car tous sont empressés.
⚖️ Rosh (1)
תַּנְיָא הַכֹּל נֶאֱמָנִים עַל בְּדִיקַת בִּיעוּר חָמֵץ אֲפִילּוּ נָשִׁים אֲפִילּוּ עֲבָדִים וַאֲפִילּוּ קְטַנִּים מִשּׁוּם דִּבְדִיקַת חָמֵץ. דְּרַבָּנָן וְהֵימְנִינְהוּ רַבָּנָן בִּדְרַבָּנָן וּבִירֻושַּׁל' פְּלִיגִי אִיכָּא מ"ד לָא תִּתְּנִי נָשִׁים לְפִי שֶׁהֵן עַצְלָנִיּוֹת וְהֵן בּוֹדְקוֹת כָּל שֶׁהוּא.
On enseigné : tous sont croyables au sujet de la bedika et du biour du hamets, même les femmes, même les esclaves, et même les mineurs. Parce que la bedika du hamets est de-rabbanan, et les Sages les ont crus dans une matière de-rabbanan. Dans le Yerouchalmi ils divergent. Il y a un maître qui dit : n'enseigne pas les femmes, parce qu'elles sont negligeantes, et elles ne vérifient qu'un minimum (kol che-hou).
💡 Explication

La baraita : tout le monde est cru sur le biour, y compris des personnes que l'on n'admet pas d'ordinaire au témoignage. La question « pourquoi ? » s'ouvre ici et se poursuit au daf suivant. Rachi donne déjà le fond : on tient chacun pour empressé dans cette mitsva, au point qu'un am ha-arets est un haver pour la bedika. La hazaka existe même sans leur parole.

Le Roch donne la raison de-rabbanan, et signale le Yerouchalmi, où une opinion retire les femmes de la liste, au motif d'une bedika trop courte.

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Texte hébreu et araméen vocalisé : édition numérique William Davidson du Talmud Koren Noé, via Sefaria (licence CC BY-NC). Traduction française, notes et schémas : Chiourim BA (licence CC BY 4.0).